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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 05:54

 

Billet d'humeur de Laurent Ziegelmeyer, élu du personnel du Groupe Sanofi 

 

Le directeur général de Sanofi a indiqué le 14 mai dernier, dans une interview, que le futur vaccin contre le covid19 serait d’abord livré aux USA. Puis dans la journée, le président Sanofi France, Olivier Bogillot a tenté d’éteindre l’incendie : « on a été mal compris, c’est une mauvaise interprétation, mais quand même l’Europe devrait faire des efforts. »

Voilà l’aspect manipulation, on lâche une petite phrase, on plaide l’erreur, la mauvaise compréhension. Mais finalement, on a quand même mis en route la petite musique, l’Europe devrait passer à la caisse !

Expliquons : en effet, Sanofi a passé un accord avec le Barda, structure dépendant du ministère américain de la santé, qui a mis beaucoup d’argent sur la table pour ce vaccin. Et voilà, on va au plus offrant !

Pour eux le vaccin, comme le médicament est un produit comme les autres, d’abord source de profit ! Et comme toujours Sanofi « oublie » dans sa communication, un des éléments, ses résultats économiques, excellent au premier trimestre 2020. Il y a quelques semaines ils ont sans sourciller versé presque 4 milliards aux actionnaires pour l’exercice 2019 !

Puisque j’en suis aux chiffres, dans un grand élan de générosité, ils ont annoncé apporter 100 millions d’aides à la solidarité nationale ! Depuis des années, c’est au moins cette somme, dont ils bénéficient en crédit d’impôt ! En fait, ils font un petit remboursement du trop-perçu !

Sur cette affaire du vaccin, ils se sont même excusés en interne pour avoir causé un désagrément aux salariés ! Le désagrément n’est pas là ! En effet, malgré les aides importantes évoquées plus haut, ils ont quand même supprimé 50% des effectifs de recherche en France en dix ans, soit 3000 postes, détruits des pans entiers de cette recherche. On pourrait évoquer par exemple les anti infectieux, sacrifiés sur l’autel du profit.

A cela s’ajoutent les larmes de crocodile du gouvernement : « ce n’est pas bien » ! Franchement qui laisse faire cette entreprise depuis des années ?

En fait, cette affaire montre que le vaccin comme le médicament, n’est pas un produit comme les autres ! La revendication portée depuis des années par des syndicalistes, des chercheurs, des élus de la nécessité d’un pôle public du médicament et du vaccin, est plus que jamais d’actualité

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24 mai 2020 7 24 /05 /mai /2020 05:00
Jean Baudry (1901-1944) - Photo Maitron - Fichier de l’Association des familles de fusillés, Musée de la résistance nationale

Jean Baudry (1901-1944) - Photo Maitron - Fichier de l’Association des familles de fusillés, Musée de la résistance nationale

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère :

108/Jean Baudry (1901-1944)

BAUDRY Jean, Marie, Né le 14 mars 1901 à Léchiagat, commune de Tréffiagat (Finistère), fusillé le 5 avril 1944 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; marin pêcheur ; militant communiste de Tréffiagat ; résistant.

Jean Baudry fut élu en 1935 conseiller municipal de Tréffiagat ; il remplit ces fonctions jusqu’au 10 février 1940. Il avait adhéré au PCF en 1930.

Il fut suspendu de ses fonctions d'élu en fin 1939, puis "déchu" à la suite de l'interdiction du parti communiste. Il avait refusé de renier son parti et de condamner l'URSS. Il participe alors à la restructuration du PC dans la clandestinité. Il diffuse la presse clandestine du PC et du FN. Il passe au FTP en 1942.
Officier FTP en 1942 (Bataillon La Tour d’Auvergne, première compagnie). 

Il assure avec ses camarades le transfert et la planque pour les FTP d'armes venues par mer, en sous-marin.

Jean Baudry fut arrêté par les Allemands le 30 septembre 1942 à Lechiagat et accusé de transport d’armes par bateau, emprisonné à Quimper où il fut torturé par des policiers de Quimper, commandés par le commissaire S..., puis livré aux Allemands, emprisonné à Fresnes, puis condamné à mort par un tribunal militaire allemand le 27 mars 1943 et fusillé le 5 avril 1944 au Mont-Valérien (Suresnes).
Il était marié et père d’un enfant.

Sources:

Claude Pennetier: Maitron http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article15933

Eugène Kerbaul, 1918-1945: 1640 militants du Finistère

 

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 105/ Charles Vuillemin (1918-1943)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 97/ Marie Mahé (1911-2000)

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1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 91/ Joseph Laot (1920-2001)

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1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 72/ François Echardour (1925-1988)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

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1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 68/ François Tanguy (1925-1987)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes: 67/ François Tournevache (1919-1993)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 66/ Jos Quiniou (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 65/ François Gaonac'h (1901-1978)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 64/ Paul Lespagnol (1949-2003)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 60/ Guillaume Bodéré

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 18:26
Nicole Segalen-Hamon présente sa nouvelle équipe d'adjoints

Nicole Segalen-Hamon présente sa nouvelle équipe d'adjoints

Carantec: installation de la nouvelle équipe municipale ce 23 mai (photos Philippe Grincourt)

Dans la région de Morlaix, les nouvelles équipes municipales s'installent progressivement là où le 1er tour a déjà permis de dégager des majorités.

Nicole Segalen-Hamon à la tête d'une liste sans étiquette a emporté le scrutin du 15 mars dernier avec 51,24% des voix contre l'équipe de droite sortante, sans l'ex maire Jean-Guy Gueguen, qui ne se représentait pas, à l'issue d'une belle campagne citoyenne.
Bonne chance à la nouvelle équipe, soutenue par des citoyens pour la sortie du Conseil Municipal d'installation.
Photos Philippe Grincourt, 23 mai 2020  
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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 18:18
Annonce des résultats du 1er tour à Morlaix le 15 mars 2020 (photo Ouest-France)

Annonce des résultats du 1er tour à Morlaix le 15 mars 2020 (photo Ouest-France)

Municipales à Morlaix. Les candidats réagissent à l’annonce du deuxième tour le 28 juin

Le Gouvernement a annoncé que le deuxième tour des élections municipales aurait lieu le 28 juin prochain. Les quatre candidats morlaisiens réagissent à l’annonce.

Ouest-France Marie JOUSSEAUME. 23 mai 2020

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-morlaix-les-candidats-reagissent-l-annonce-du-deuxieme-tour-le-28-juin-6843982

Didier Allain, Morlaix alternative citoyenne (divers gauche) : « Plus serein d’attendre janvier »

« Le premier tour n’aurait déjà pas dû se tenir, quand on voit le taux de participation. Ça risque d’être pareil, pas sûr que ce soit une bonne idée pour la démocratie. Il aurait été plus serein d’attendre janvier pour refaire les élections. Les enjeux ont changé, on est tous d’accord là-dessus. Je ne pense pas qu’il y aura des discussions avec la liste Morlaix ensemble : ils avaient refusé le protocole d’accord qu’on avait soumis au lendemain du premier tour. »

Jean-Philippe Bapceres, Morlaix avec vous ! (LREM) : « Pas de date idéale, mais avancer »

« Il fallait que la démocratie continue de fonctionner. Il n’y a pas de date idéale, mais il faut avancer. C’est certain que si le scrutin avait été reporté en septembre, la campagne aurait été infaisable au mois d’août. Nous avons décidé de ne pas appeler à voter pour un tel ou un autre. Nous sommes un groupe aux sensibilités assez plurielles, chaque électeur décidera en son âme et conscience. »

Agnès Le Brun, Vivons Morlaix ! (Divers droite) : « Que ça se passe le mieux possible »

« Il n’y a pas d’avis à émettre, la décision est prise. Maintenant, il faut tout faire pour que le cycle démocratique reprenne, et que le cycle économique reprenne aussi. Il faut faire en sorte que ça se passe le mieux possible, avec des mesures barrières encore plus strictes que celles mises en place au premier tour, avec masques obligatoires, et probablement une file spécifique pour les personnes à risque. »

Jean-Paul Vermot, Morlaix ensemble (PS, PC, Génération·s) : « La vie démocratique doit redémarrer »

« C’est toujours mieux que le cycle démocratique se termine rapidement : là, on est dans un no man’s land démocratique. Au même titre que la vie économique et la vie scolaire, la vie démocratique doit redémarrer, si les conditions sont réunies pour ne mettre personne en péril. On va se remettre au travail au sein de la liste. Dans la foulée du premier tour, l’option de la fusion des listes n’avait pas été prise. On verra. »

 

1er tour

Pour rappel, au premier tour, Jean-Paul Vermot (Morlaix ensemble, PS-PC-Générations·s) est arrivé en tête avec 36,90 % des voix, juste devant Agnès Le Brun, (Vivons Morlaix ! Divers droite), 35,96 %. En troisième position, Didier Allain (Morlaix alternative citoyenne, Divers gauche) avait obtenu 19,64 % des voix. Enfin, Jean-Philippe Bapceres (Morlaix avec vous ! LREM) obtient 7,5 % des voix.

 

La participation à Morlaix au premier tour des élections municipales était de 43,68 %.

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 07:10
La liste Morlaix Ensemble arrivée en tête au premier tour à Morlaix avec 36,9 % des suffrages devant la liste d'Agnès Le Brun Vivons Morlaix! (35,9%), la liste MAC conduite par Didier Allain (19,6%) et la liste LREM conduite par Jean-Philippe Bapcérès (7,5%)

La liste Morlaix Ensemble arrivée en tête au premier tour à Morlaix avec 36,9 % des suffrages devant la liste d'Agnès Le Brun Vivons Morlaix! (35,9%), la liste MAC conduite par Didier Allain (19,6%) et la liste LREM conduite par Jean-Philippe Bapcérès (7,5%)

Le Télégramme, 23 mai 2020

Si la situation sanitaire le permet, le second tour des élections municipales se déroulera le 28 juin. Les trois candidats susceptibles de se maintenir à Morlaix se tiennent prêts.

1 De nouveau en campagne dès la fin du mois

La pandémie de Covid-19 a presque fait oublier que dans près de 5 000 communes françaises, le processus électoral des Municipales n’est pas allé à son terme. C’est le cas à Morlaix, où le second tour opposera deux ou trois candidats. Probablement le 28 juin, si la situation sanitaire le permet. C’est l’option retenue par le gouvernement, qui avait un temps envisagé un report en janvier 2021. Les candidats morlaisiens se tiennent donc prêts, malgré un contexte pour le moins compliqué et pesant, à repartir en campagne dès la fin du mois. Et ce, alors que les panneaux d’affichage électoraux viennent d’être retirés. Malgré le confinement, ils étaient régulièrement la cible de dégradations.

2 Les forces en présence

Le 15 mars dernier, le premier tour des Municipales dans la cité du viaduc avait été marqué, comme partout en France, par une abstention record de 56,32 %. Seuls 4 456 Morlaisiens, sur 10 202 inscrits, s’étaient rendus aux urnes.

Arrivé en tête avec sa liste d’union de la gauche Morlaix Ensemble, Jean-Paul Vermot avait obtenu 1595 voix (36,9 % des suffrages). Soit 41 de plus que la maire sortante Agnès Le Brun, chef de file divers droite de Vivons Morlaix !, en quête d’un troisième mandat consécutif, qui avait recueilli 1 554 voix (35,96 %). Arrivés en troisième position avec 849 voix (19,64 %), Didier Allain et sa liste Morlaix Alternative Citoyenne (divers gauche) étaient en mesure de se maintenir au second tour. Contrairement à Jean-Philippe Bapcères (*), à la tête de Morlaix avec vous (LREM), qui n’avait obtenu que 324 voix (7,5 %).


3 Jean-Paul Vermot : « La sécurité d’abord »

« Ce qui doit primer, c’est de pouvoir organiser ce second tour dans des conditions sanitaires irréprochables. Il faut que l’on puisse venir voter sans risque. La sécurité d’abord. Mais il est vrai qu’idéalement, il est préférable que ce cycle électoral s’achève fin juin », indique Jean-Paul Vermot, suite à l’annonce de la décision gouvernementale. Selon lui, on se trouve en effet, actuellement, « et c’est une première », dans un « no man’s land qui ne permet pas à la démocratie de vivre normalement ». Or, « il faut absolument légitimer les équipes communales et intercommunales pour relancer l’économie et la démocratie. Il est important de porter un projet pour la ville et l’agglomération. C’est la seule option de nature à relancer le territoire dans une communauté dont on connaît déjà les contours politiques », poursuit le conseiller départemental. Pourra-t-il compter sur les voix de MAC au second tour, qui avait publiquement envisagé son retrait si elle arrivait derrière Morlaix Ensemble à l’issue du premier ? L’avenir le dira.

4 Agnès Le Brun : « Relancer vies démocratique et économique »

Agnès Le Brun, elle, reprend à son compte l’argumentaire de l’association des maires de France, dont elle est porte-parole et l’une des vice-présidentes. « L’exécutif national doit décider sur la base d’une évaluation sanitaire. Mais il faut absolument achever ce cycle électoral. J’étais et reste favorable à un second tour en juin plutôt qu’en septembre ou janvier 2021 parce que, d’une part, on ne sait pas comment va évoluer la situation sanitaire ces prochains mois, et que, d’autre part, il faut absolument relancer vies démocratique et économique. Je rappelle que les collectivités locales portent 70 % de l’investissement public en France ». Selon la maire sortante, qui pilote la cellule de crise municipale depuis mi-mars, il faudra forcément réfléchir à des modalités de vote rassurantes pour tout le monde afin de lutter contre l’abstention : plus de procurations, des votes par correspondance ou un vote avec des créneaux horaires réservés aux personnes à risques. En attendant, Agnès Le Brun se dit prête à repartir en campagne. « Mais elle sera forcément très différente des précédentes ».


5 Didier Allain : « Pas lieu de se précipiter »

« Le premier tour n’aurait jamais dû avoir lieu. On ne se serait pas retrouvé dans cette situation. Pour ne pas rejouer un scénario où l’abstention sera majoritaire et donc délégitimer la future équipe municipale, reprogrammer les élections municipales en 2021 me semblait être la meilleure solution », commente Didier Allain. Auquel cas, un nouveau cycle complet aurait été nécessaire (premier et second tours). Le candidat estime qu’en raison de l’incertitude entourant la pandémie de Covid-19, il n’y avait pas lieu de se précipiter. « Un second tour fin juin fera prendre des risques inutiles à la population. Suite à cet événement sanitaire, il aurait fallu que les gens puissent choisir sereinement un projet capable de répondre aux enjeux de demain ». Mais puisque la date du 28 juin a été validée, Didier Allain va devoir rencontrer ses colistiers rapidement pour définir la stratégie à adopter au second tour. Une fusion avec Morlaix Ensemble n’étant visiblement pas d’actualité, le protocole d’accord proposé par MAC ayant été rejeté, deux options sont sur la table : le maintien, s’il est encore possible de déposer sa liste, ou le retrait pur et simple.

* Ce dernier estime qu’il n’y avait « pas de bonne date » mais qu’il « fallait bien continuer à faire vivre la démocratie. » Il ne donnera pas de consigne de vote pour le second tour.

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 05:00
Aline de Bortoli - Cliché de la famille

Aline de Bortoli - Cliché de la famille

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

107/ Aline de Bortoli (1908-2004)

Lire aussi

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

Née le 15 juillet 1908 à Bréhand (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor), morte le 21 avril 2004 à Lesconil (Finistère) ; aide-soignante ; militante communiste, résistante FTPF, vice-présidence de l’ANACR du Finistère ; femme de fusillé.

Aline Morin naquit à Bréhand (Côtes-du-Nord), petit village situé entre Moncontour et Lamballe, de parents agriculteurs, Pierre Morin et Marie Glâtre. Le couple avait six enfants dont deux moururent en bas âge. Ses parents louaient leurs bras, lui tantôt pour tenir une petite ferme, tantôt comme cantonnier, ouvrier agricole ou docker au déchargement du charbon au port du Légué à Saint-Brieuc Sa mère se rendait souvent à Paris comme employée de maison.
En 1925, à dix-sept ans, pour aider ses parents à construire leur petite maison, Aline Morin monta à Paris rejoindre sa sœur Marie. Elles travaillaient toutes les deux dans les hôtels, les restaurants, les cliniques. En deux ans, la maison fut payée intégralement. Quatre ans après son arrivée dans la capitale, elle fit la connaissance de Carlo de Bortoli fils de paysans pauvres ayant cinq frères et sœurs. Il était venu à Paris à quinze ans avec son père Angelo, militant socialiste antifasciste italien, conseiller municipal "bousculé" et menacé par ses collègues car il ne saluait pas le portrait de Mussolini à la fin du Conseil municipal, emprisonné sous Mussolini pour ses idées, fuyant le régime fasciste et la misère pour faire vivre la famille restée au pays. Ils se marièrent le 23 mai 1931 à Paris VIIIe arr. et eurent deux enfants : Sonia le 8 décembre 1934 à Saint-Brieuc, et Edgard le 7 juillet 1938 à Brest. Le couple s’était installé en Bretagne, en septembre 1935 à Brest où Carlo travaillait comme artisan mosaïste-carreleur,
Ils militèrent dans de nombreuses organisations : l’Union Populaire Italienne, la Ligue des Droits de l’Homme, le Parti Communiste Français, le Secours Populaire Français, la CGT, la Ligue Antifasciste, le Comité Mondial pour la Paix, le Soutien de l’Enfance.

Elle entre au PCF en octobre 1939 alors qu'il vient d'être interdit par le gouvernement Daladier après avoir commencé à militer dans la solidarité avec l'Espagne Républicaine de 1936 à 1939. 

Le 6 septembre 1939, Carlo tenta de s’engager dans l’Armée Française mais il fut refusé car il avait conservé sa nationalité italienne. Il liquida alors sa petite entreprise, redevint ouvrier pour être plus libre de ses mouvements.
Après la guerre éclair de mai-juin 1940, Aline et son mari entrèrent dans la Résistance. Leurs premières actions furent d’ empêcher les militants de rejoindre l’Angleterre, puis, plus tard, de convaincre les hommes de ne pas partir travailler en Allemagne.

Aline commença sa propagande de résistance par une distribution de tracts du PCF en juillet 1940, tract dénonçant la trahison du gouvernement Pétain à Vichy et la collusion du vieux maréchal avec l'occupant allemand et ses chefs nazis.

Aline De Bortoli se fit embaucher à l’Arsenal de Brest et Carlo à l’École navale, pour faire des sabotages. Aline animait des groupes de femmes, organisait des manifestations devant la mairie pour réclamer du pain, du beurre, de la viande pour les enfants, distribuait des tracts, parfois avec sa fille, à la sortie des cinéma, tracts dénonçant la collaboration. Elle hébergeait des responsables de la Résistance, dont Robert Ballanger, inter-régional du PCF pour la Bretagne, et Alain Le Lay, responsable régional quelques mois pour le Finistère, mort en déportation à Auschwitz, et assurait d’importantes liaisons entre les groupes FTP. Les réunions de femmes étaient de plus en plus réprimées
Carlo De Bortoli fut arrêté dans la rue le soir du 28 avril 1942, avec trois camarades alors qu’il portait une valise pleine de papier blanc pour imprimer les tracts du 1er mai. Carlo fut condamné à mort par un tribunal allemand sur les témoignages de policiers français, pour faits de Résistance et pour propagande communiste. Aline essaya de le faire évader, en vain. Le 22 août 1942, il a été fusillé au stand de tir place Balard, puis enterré au cimetière parisien d’Ivry-sur-Seine, dans le Carré des Fusillés.
Aline De Bortoli resta trois ans sans nouvelles de son mari, elle n’apprit son exécution qu’à la Libération.

Dans un premier temps, après l'arrestation de Carlo de Bortoli, Aline dût chercher du travail et en trouva à l'arsenal, près de la prison allemande de Pontaniou où était détenu son mari. Elle effectua là des sabotages de camions allemands par des coupures de pneus notamment. Elle tenta de faire évader son époux, et, selon Eugène Kerbaul, manquera de peu d'y réussir. Charles restera emprisonné à Pontaniou du 15 mai au 1er juillet 1942... (1918-1945, 1640 militants du Finistère, Dictionnaire biographique de militants ouvriers du Finistère élargi à des combattants de mouvements populaires de Résistance - Eugène Kerbaul) 

Elle continua la lutte sous le pseudonyme de "Térésa" prénom de sa belle-mère et devint responsable du "Comité des Femmes Patriotes" de Brest, alors composé exclusivement de femmes communistes qui en avaient pris l'initiative. Elle continue sur ces périodes, jusqu'au 9 février 1943, d'importantes liaisons PCF-FTP, mais, devant la menace d’être arrêtée, elle se réfugia chez sa marraine, dans son village natal de Bréhand, en février 1943. La police allemande la recherchait à Saint-Brieuc, où vivait sa mère.
Elle y resta jusqu’en octobre 1945, travaillant dans les fermes pour vivre, poursuivant son activité comme agent de liaison entre les maquis FTP (Bréhal et Montoncour), leur fournissant des renseignements sur l’ennemi, du ravitaillement, des vêtements, diffusant tracts et journaux du PCF, du Front National de Libéation, et des FTP à la population. Son rôle était aussi d’aller chercher à pied et de raccompagner des résistants à la gare de Lamballe, à sept kilomètres et de nuit, et d’organiser des réunions clandestines de la Résistance.

A la Libération, Aline de Bortoli a le grade de adjudant F.T.P.
De retour à Brest, elle retrouva son appartement, intact malgré les ravages dus aux bombardements alliés sur la ville. Aline vécut de petits emplois jusqu’à ce qu’elle entre à l’hôpital Ponchelet de Brest comme employée d’abord puis ensuite comme aide-soignante. Elle fit le choix de ne pas se remarier pour se consacrer à ses enfants et ses activités militantes. En 1946, elle fit la connaissance de ses beaux-parents.
Elle devint responsable de l’Association Nationale des Familles de Fusillés et Massacrés de la Résistance pour le Finistère, à l’Union des Femmes Françaises, milita activement au syndicat CGT des Hospitaliers et à l’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance – ANACR – dont elle était encore Vice-présidente jusqu’à son décès. Elle était « combattant volontaire de la Résistance ».
En 1950, elle s’installa à Lesconil où elle fit construire une petite maison, pour sa retraite et sa famille.
Son dernier combat, elle le mena pour le maintien du nom de Jean Moulin au fronton du Lycée Professionnel de Plouhinec.
Inhumée au cimetière de Lesconil le 24 avril 2004, Louis Le Pape lui rendit hommage en retraçant le parcours de sa vie militante.

Sources:

Maitron - Article de Annie Pennetier Pour citer cet article :https://maitron.fr/spip.php?article206871, notice DE BORTOLI Aline, née MORIN par Annie Pennetier, version mise en ligne le 8 octobre 2018, dernière modification le 10 octobre 2018. SOURCES : Louis le Pape : ancien maire de Plobannalec-Lesconil, Président du Comité Bigouden le l’Association Nationale des Anciens Combattants de la Résistance, ANACR, texte d’hommage auquel cette notice doit beaucoup . — Témoignage de son fils Edgard De Bortoli, 2018.

Eugène Kerbaul 1918-1945, 1640 militants du Finistère, Dictionnaire biographique de militants ouvriers du Finistère élargi à des combattants de mouvements populaires de Résistance

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 13:18
Turquie : Inacceptables destitutions et arrestations des maires kurdes (PCF)
Publié le 18/05/2020 par PCF
Turquie : Inacceptables destitutions et arrestations des maires kurdes

Recep Tayyep Erdogan n'en finit pas de régler ses comptes avec le nombre croissant de démocrates qui s'opposent à sa politique. Les forces armées spéciales ont ces jours-ci conduit de nouvelles opérations contre les municipalités reconquises de haute lutte, en avril dernier, par le Parti démocratique des peuples (HDP).

Les co-maires de nombreuses villes, dont ceux de Siirt, Kurtulan, Idgir et Baykan, ont été destitués par le ministre de l'Intérieur et remplacés par des administrateurs issus de l'AKP, le parti présidentiel. Au total, 45 maires sur 65 sont aujourd'hui destitués dont 21 incarcérés. A cela, il faut ajouter les parlementaires emprisonnés dont le député Selahattin Demirtas.


Fragilisé par sa défaite retentissante aux municipales dans les grandes villes et une crise économique sans précédent accentuée par la pandémie de Covid-19, R.T. Erdogan n'en poursuit pas moins ses purges et le démantèlement du système municipal kurde. Celui-ci constitue le laboratoire du projet politique kurde au service des habitants. Il impulse des politiques publiques en faveur de la jeunesse, de la culture, de l'environnement, de l'égalité femmes/hommes... véritable alternative à la corruption généralisée, au népotisme et à la prédation capitaliste conduite depuis Ankara par les islamo-conservateurs.


Avec cette violence, R.T. Erdogan tente d'anéantir l'espace politique kurde où la signification des élections est d'emblée entachée de nullité. Un régime qui s'affranchit de la légitimité des urnes bascule inéluctablement dans la dictature.
Le Parti communiste français (PCF) exprime sa totale solidarité avec les maires et les militants du HDP incarcérés. Il est aux côtés des peuples de Turquie qui se tiennent debout face à la dictature. Il appelle le gouvernement de la France et les pays de l'Union européenne, prompts à dénoncer sélectivement des atteintes à la démocratie, à condamner ce nouveau coup de force et à mettre un terme aux complicités avec cette tyrannie.

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 13:15
Palestine/Israël: Non à l'annexion ! La paix passe par la reconnaissance de l’État palestinien (PCF)

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De toute évidence, le Covid-19 n'entrave pas le projet colonial israélien. L’agressivité israélienne et la répression contre les Palestiniens ne faiblissent pas. L'armée et les colons profitent de la situation: assassinats en Cisjordanie, intervention violente à Jérusalem-Est, destruction de maisons tandis que les incursions militaires dans la bande de Gaza n'ont jamais cessé.

Depuis l'annonce du plan Trump, l'annexion de la vallée du Jourdain et d'une partie des territoires de la Cisjordanie se profile. Après l'accord de gouvernement entre B. Netanyhou et B. Gantz, le processus devrait débuter le 1er juillet contribuant à un regain d'instabilité et de tensions avec les pays voisins et notamment la Jordanie. Un nouvel embrasement régional s'annonce.

Le Parti communiste français dénonce avec force cette politique d'annexion et d'apartheid rendue possible par le non respect des résolutions internationales, le soutien inconditionnel des États-Unis et la complaisance des États de l'Union Européenne.

Le PCF exige la fin de tous les accords de coopération économique avec Israël. La paix dans la région ne reviendra pas sans la reconnaissance des droits légitimes du peuple palestinien à disposer d'un État dans le cadre des frontières de 1967.

Les périls sont chaque jour grandissants pour les Palestiniens. Partout la mobilisation doit grandir pour que la France et l'Union européenne condamnent le plan Trump et toutes perspectives de nouvelles annexions.

Parti communiste français
Paris, le 20 mai 2020

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 11:00
27 ET 29 MAI : DEUX COMMÉMORATIONS, UN MÊME PROJET (Francis Wurtz, L'Humanité Dimanche - 21 mai 2020)

Le 27 mai prochain, nous commémorerons la naissance du Conseil National de la Résistance. Cela fera, en effet, 77 ans que le CNR a tenu sa première réunion. La puissance de ce symbole -celui de l’union des forces antifascistes pour la renaissance démocratique et l’émancipation sociale- en fit, longtemps, une référence intouchable en France. Son programme, adopté le 15 mars 1944,  à l’unanimité de ses composantes -communiste, gaulliste, socialiste, centriste…- , fut, durant quatre décennies, considéré comme la pierre angulaire du fameux « modèle social français »,  souvent gravement écorné, mais jamais récusé. 
Tout changea au milieu des années 80, marqué par le début de la fin du système soviétique et, concomitamment, par l’explosion de la mondialisation capitaliste : âge d’or du « Reaganisme » d’un côté de l’Atlantique et, de l’autre, grand tournant néolibéral de la Communauté européenne, avec la signature de l’Acte unique européen, véritable trait d’union entre dirigeants  politiques « Thatcheriens », chrétiens-démocrates et sociaux-démocrates (1986). Il faudra attendre encore une vingtaine d’années de plus -et l’élection de Nicolas Sarkozy- pour que le MEDEF ose s’attaquer frontalement à la référence « systémique », voire civilisationnelle, du CNR.

C’est Denis Kessler qui s’y emploiera dans le magazine « Challenges » (4/10/2007) avec sa véritable « leçon de choses » devenue célèbre : « Le modèle social français est le pur produit du CNR (dont le programme)  se traduit par la création des caisses de Sécurité sociale, le statut de la fonction publique, l’importance du secteur public productif et la consécration des grandes entreprises françaises qui viennent d’être nationalisées, le conventionnement du marché du travail, la représentativité syndicale, les régimes complémentaires de retraite, etc.(…) Il y a une profonde unité à ce programme ambitieux (…) 

Il s’agit aujourd’hui de défaire méthodiquement le programme du Conseil national de la Résistance ! » 

Bel hommage du vice à la vertu , tel un rappel, « a contrario », des grandes batailles de notre temps !  Il faut croire que « l’effet-CNR » est toujours vivace dans la mémoire collective pour qu’Emmanuel Macron se soit cru obligé d’y faire subrepticement allusion en concluant l’une de ses récentes allocutions télévisées par ces mots directement tirés de cette belle page de notre histoire contemporaine : « Nous retrouverons les jours heureux »…
Par un hasard du calendrier, deux jours après la commémoration de la première réunion du CNR, nous célébrerons un événement bien plus récent, dont nombre de actrices et d’acteurs étaient empreints de l’esprit du CNR : la mise en échec du Traité constitutionnel européen, symbole de « l’Europe libérale »  et l’affirmation de la volonté d’agir ensemble pour l’émergence d’une « Europe sociale ». Le fait que le fruit de cette victoire a pu être confisqué est un échec politique, non la fin de l’ Histoire. Restent une expérience exemplaire de démocratie citoyenne et d’une mobilisation solidaire au-delà des frontières; une volonté irrépressible de conquête sociales , écologiques et éthiques; et aussi  la conscience d’une communauté de destin de toute l’humanité, sans laquelle une « autre Europe » n’aurait de « refondée » que le nom.

Les 27 et 29 mai : deux commémorations, un même projet. 

Francis Wurtz

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22 mai 2020 5 22 /05 /mai /2020 05:57

 

La violence de la secousse économique qui s’étend sous nos yeux agit comme un révélateur de grandes questions posées au pays. Parmi celles-ci : la question industrielle. Quelques chiffres : Entre 1980 et 2018, la part de marché mondiale de la France dans les biens est tombée de 6,3 % à 3 %... Derrière les Pays-Bas.

 

 

44 % du PIB de la zone euro sont consacrés aux importations contre 18 % en 1986 (alors que la Chine ou les États-Unis sont restés sous les 20 %). En 1990 la France produisait plus de la moitié de ses médicaments contre 11 % aujourd’hui. Chez Renault, 3,6 millions de véhicules étaient assemblés en France en 2004 pour 2,2 millions en 2019. Voilà pour le constat. Il est le fruit de choix politiques néolibéraux persistants et de mutations au sein même du capital lui-même avec une valeur actionnariale prenant le dessus sur la valeur ajoutée. La recherche insoutenable des taux de profits à deux chiffres pèse de tout son poids sur le développement humain, social, économique et précipite la planète dans une crise écologique sans précédent.

Et le Covid-19 fait apparaître aux yeux du plus grand nombre de grandes faiblesses systémiques : La difficulté d’approvisionnement en masques quand Plaintel en construisait il y a peu dans les Côtes-d’Armor. Les Luxfer dans le Puy-de-Dôme qui produisaient de l’oxygène médical et dont le gouvernement dit désormais timidement chercher un « repreneur européen ». SANOFI dont les États-Unis affirment vouloir la primauté des efforts de recherches sur le Covid avec l’essentiel des laboratoires de recherches installés sur leur territoire national alors que le chiffre d’affaires de l’entreprise se fait à 80 % sur les remboursement de la Sécurité sociale française…

Les exemples ne manquent pas, tous autant scandaleux, tous autant inquiétants. Ils provoquent des débats en France et en Europe sur de possibles relocalisations de productions dans une économie toujours aussi interconnectée et confrontée à une défaillance d’ampleur, qu’il s’agisse de la production ou de la fourniture de matières premières.

Les communistes proposent un nouveau système de développement articulant industrie et services (notamment les services publics) et de nouveaux pouvoirs à l’entreprise. Il s’agit d’allier relocalisations et coopérations en utilisant comme levier l’intervention politique, syndicale, citoyenne pour garantir et conditionner l’accès à l’argent, qu’il s’agisse de création monétaire, de crédit ou d’aides publiques.

Si Bruno Le maire concerte actuellement en réunissant les grandes filières industrielles nationales, nous craignons l’annonce de restructurations d’ampleur, avec suppressions d’emplois, dans l’automobile, l’aéronautique… Au profit d’une prétendue sauvegarde de l’appareil productif national et européen ainsi que d’une réorientation écologique qui n’en aura que le nom. D’ailleurs, pendant que le commissaire chargé de l’Économie, Paolo Gentiloni, annonce des discussions sur « la possibilité d’intervention d’un outil paneuropéen, également en capital », la BCE achète les titres de 38 entreprises des énergies fossiles. Et l’Union européenne reste profondément inégalitaire comme en témoigne le fait que parmi toutes les aides d’État validées par Bruxelles depuis le début de la crise, 52 % émanent d’Allemagne. Chiffre éloquent qui indique combien de nombreux pays appauvris par des années d’austérité n’ont plus les moyens de faire face dans les conditions actuelles.

Cela indique l’urgence à construire des coopérations économiques et industrielles nouvelles, réduisant les risques de dépendance dont nous voyons aujourd’hui les effets. D’autant que la tentation nationaliste menace d’ouvrir de nouveaux fronts de guerre économiques. Pour exemple, le Japon vient de débloquer 2,2 milliards en direction de ses entreprises qui quitteraient la Chine pour revenir au bercail, et l’Inde ne ménage pas ses efforts depuis avril pour attirer sur son territoire des entreprises installées en Chine.

En France, le pouvoir Macron met en œuvre une politique visant à constituer de grands champions du capital financier (voir son accompagnement des projets Alstom/Siemens ou Fincantieri/Chantier naval de Saint-Nazaire) au détriment du projet industriel, seul juge de paix d’une viabilité économique, sociale, écologique. Un État stratège peut intervenir sur les grandes filières industrielles nationales pour répondre aux enjeux de notre siècle : en conditionnant et en contrôlant tout l’argent public utilisé ; en nationalisant lorsque nécessaire pour faire reculer la domination du capital et non pour collectiviser les difficultés avant de restituer les bénéfices au marché ; en agissant au niveau européen pour une politique monétaire et du crédit garantissant un nouvel essor industriel engageant la transition écologique. La mobilisation de ces leviers, appuyés par de nouveaux pouvoirs à l’entreprise et sur les territoires, permettront d’engager les relocalisations et coopérations nécessaires.

Aymeric Seassau, membre du CEN.

 

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