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7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 07:00
Amérique. Cuba sous les griffes de la loi Helms-Burton (L'Humanité, mercredi 6 mars 2019, Cathy Dos Santos)
Amérique. Cuba sous les griffes de la loi Helms-Burton
Mercredi, 6 Mars, 2019

Les États-Unis renforceront le blocus économique le 19 mars, en activant le chapitre iii de cette législation de 1996 concernant les biens cubains.

Les États-Unis font feu de tout bois. Sans rien lâcher de son interventionnisme au Venezuela, l’administration américaine s’apprête à renforcer le blocus économique contre Cuba. Le département d’État a annoncé lundi l’activation du chapitre iii de la loi Helms-Burton sur les biens cubains, à compter du 19 mars. Cette législation, qui date de 1996, est l’une des plus virulentes mesures de rétorsion prises à l’encontre de Cuba et de ses partenaires économiques puisqu’elle universalise le blocus, en raison de son caractère extraterritorial. Jusqu’à présent, les locataires de la Maison-Blanche s’étaient gardés d’activer ledit chapitre, estimant que les sanctions rétroactives qu’il comprend auraient des répercussions sur ses propres alliés commerciaux.

La réponse de La Havane a été cinglante

Désormais, des personnes ou des entreprises états-uniennes pourront porter plainte devant les tribunaux contre des compagnies cubaines répertoriées par Washington, accusées de « faire trafic », grâce à des biens et des propriétés nationalisés au lendemain de la révolution du 1er janvier 1959. Le département d’État a précisé qu’il ne suspendait que pour trente jours la possibilité d’engager ce même type d’actions contre d’autres entreprises cubaines et étrangères ayant des liens commerciaux avec la Grande Île. « Nous devons responsabiliser Cuba et restituer aux plaignants les actifs saisis par le gouvernement cubain. Faire du commerce avec Cuba ne peut pas revenir à trafiquer avec des biens confisqués », a tweeté le secrétaire d’État, Mike Pompeo. Après soixante ans de sanctions brutales et illégales, la mise en œuvre de cette mesure vise à asphyxier davantage l’économie cubaine. Cette déclaration de guerre commerciale vaut également pour les entreprises françaises et européennes qui échangent avec le pays caribéen. La réponse de La Havane a été cinglante, estimant que les « prétentions » du Bureau ovale relèvent d’« esprits qui voient en Cuba une possession coloniale ». « Cette loi repose sur deux mensonges fondamentaux : la notion selon laquelle les nationalisations menées à bien peu après le triomphe de la révolution auraient été illégitimes ou indues et que Cuba constitue une menace pour la sécurité nationale des États-Unis », a tancé le ministère cubain des Affaires étrangères, en rappelant, avec insistance, que les nationalisations ont été réalisées dans le cadre « des lois, de la Constitution, et en conformité avec le droit international ». En outre, elles ont fait l’objet de compensations que Washington a toujours réfutées.

À un an de l’élection présidentielle, la première puissance mondiale multiplie les gestes en direction de l’électorat anticastriste et antichaviste, comme l’attestent les démonstrations grossières du conseiller à la sécurité nationale du président Donald Trump. « Le rôle de Cuba dans l’usurpation de la démocratie et l’encouragement de la répression au Venezuela est clair. C’est pour cela que les États-Unis continueront de renforcer les restrictions financières aux services des militaires et intellectuels de Cuba », a osé John Bolton, dont la réputation de faiseur de guerre est notoire. Comme il est désormais de coutume chez lui, il a exigé des « démocraties de la région qu’elles condamnent le régime de Cuba ». En novembre dernier, à l’occasion de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, les autorités cubaines ont représenté, pour la vingt-septième année consécutive, une résolution, certes non contraignante, exigeant la levée du blocus économique. Tous les États présents ont voté en faveur, à l’exception notable d’Israël et… des États-Unis.

Cathy Dos Santos
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7 mars 2019 4 07 /03 /mars /2019 06:16
Le billet d'humeur. Par Gérard Streiff

28 permanents

L’Institut Montaigne est le plus prospère think-tank libéral de la place de Paris. Cette organisation est chargée d’alimenter les possédants en concepts, argumentaires et autres éléments de langage pour justifier leur domination. Et mener leur guerre idéologique.

Le patron de Montaigne est un certain Laurent Bigorgne, qui la joue indépendant de chez les indépendants, mais qui fut tout de même le premier délégué général d’En Marche, dont les statuts étaient domiciliés chez lui.

C’est cette structure qui a alimenté le programme de Macron, qui a concocté les thèses sur l’école de Blanquer, qui a conseillé Pénicaud pour sa réforme du Code du travail, qui a suggéré des pistes pour la formation professionnelle.

L’Institut a un budget de huit millions d’euros et s’appuie sur 28 permanents, jolie « machine de guerre », comme dit l’avocate Emmanuelle Barbara. Qui finance ? Les gros, Axa, Engie, Solvay, BNP Paribas, d’autres encore. Au fait, est-ce que tout ça apparaît sur les comptes de campagne d’En Marche ou de Macron ?

Gérard Streiff

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 13:10

Kritsen Landivisiau. Les salariés dans l’incertitude

Un incendie a ravagé l’usine Kritsen de Landivisiau, à 95 %, il y a près de neuf mois. 

Un incendie a ravagé l’usine Kritsen de Landivisiau, à 95 %, il y a près de neuf mois.  (Photo Gwendal Hameury)

 

Près de neuf mois après l’incendie qui a ravagé l’usine Kritsen de Landivisiau (29), les salariés sont toujours dans le flou le plus complet. Ils réclament à leur direction une table ronde sur l’avenir du site.

L’usine Kritsen de Landivisiau, propriété de Mowi (*), sera-t-elle, un jour, reconstruite ? Rien n’est moins sûr. Près de neuf mois après l’incendie qui l’a ravagée à 95 %, les 300 salariés de l’entreprise spécialisée dans les produits de la mer ne savent toujours pas à quoi s’en tenir. Ce vendredi 1er mars, trois jours après un comité d’entreprise qui n’a pas permis de dégager l’horizon, 200 d’entre eux se sont réunis en assemblée générale à l’appel des représentants du personnel et de la CGT. Restés muets ou presque depuis leur placement en chômage partiel, ils ont décidé de s’exprimer à travers un communiqué. « Depuis le 11 juillet 2018, les personnels sont dans une grande incertitude sur les intentions du groupe quant à une éventuelle relance de l’activité industrielle sur site et un retour à l’emploi des salariés », écrivent leurs délégués. Qui pointent le silence assourdissant de la direction et réitèrent leur proposition, exprimée en fin d’année dernière, d’une table ronde à laquelle participeraient direction, élus du personnel et pouvoirs publics.

100 emplois conservés ?

Car, selon la CGT, des discussions seraient en cours chez Mowi pour évaluer les conditions de la reconstruction d’une unité de production à Landivisiau. Mais sans que personne ne connaisse les contours de l’activité ni l’effectif concerné. Selon nos informations, l’option sur la table serait une usine qui tournerait avec 100 salariés. Ce qui en laisserait 200 sur le carreau. Sauf si Boulogne, où Kritsen aurait un projet concurrent de celui de Landivisiau, empoche la mise, du fait des conséquences du Brexit (poisson trop cher à acheminer en Bretagne). Auquel cas, le pire est à craindre.

« Les personnels sont unanimes pour demander un retour à l’emploi dans une unité de production neuve à construire à Landivisiau », ne démordent pas les syndicats, « disposés à apporter leur concours pour contribuer au nouveau projet ». Qui pourrait prendre place sur les 14 000 m2 de terrains disponibles à côté de l’usine partie en fumée. « Nous restons mobilisés pour être force de proposition sur le contenu de l’activité future et la qualité des emplois qui seront nécessaires pour rendre opérationnelle cette nouvelle usine dans les meilleurs délais ».

Reste, désormais, à savoir si la direction, qui n’a toujours pas communiqué ses résultats du dernier trimestre 2018 qui devaient pourtant déterminer son positionnement sur la reconstruction, ou non, de l’usine landivisienne, saisira la perche tendue par les délégués du personnel.

* Le groupe norvégien Marine Harvest a récemment été rebaptisé Mowi.

https://www.letelegramme.fr/economie/kritsen-landivisiau-les-salaries-toujours-dans-l-incertitude-05-03-2019-12223151.php

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 12:37
Festival L'autre, c'est toi, c'est moi... Sixième édition - L'actualité de la lutte contre les discriminations du 6 au 23 mars sur le pays de Morlaix

Le festival "L'autre c'est toi, c'est moi" est le festival de lutte contre les discriminations. Expositions, ateliers, théâtre, documentaires, rencontres... du 6 au 23 mars.
Télécharger le programme

Le Reuz organise un arpentage du livre "La mécanique raciste" de Pierre Tévanian le dimanche 10 mars, de 15h à 18h à Carré d'As à Morlaix. Il s'agira de lire collectivement puis d'échanger sur cet ouvrage qui remonte aux origines du racisme français, en souligne le caractère social et systémique, et interroge l'antiracisme.
 
Par ailleurs, toujours dans le cadre du festival, Samir Elyes viendra faire une conférence autour de son expérience de l'éducation populaire autour de la lutte contre les violences policières, du MIB (mouvement de l'immigration et des banlieues)... ça sera le 18 mars à 15h à Ti An Oll (Plourin les Morlaix).
 

En plus de ça, il y a plein d'autres événements organisés par des associations et collectifs amis, des lectures par les copines de la caravane bibliothèque féministe, la conférence gesticulée d'Armel sur le capacitisme, des soirées conférence et discussion organisées par le planning familial...

Photo Le Télégramme, 27 février: organisateurs du festival L'autre c'est moi, c'est toi (Hélène Porret)

Photo Le Télégramme, 27 février: organisateurs du festival L'autre c'est moi, c'est toi (Hélène Porret)

L'autre, c'est toi, c'est moi... Cinq bonnes raisons de s'y rendre

Le Télégramme, Hélène Porret - 27 février 2019

Pour sa sixième année consécutive, les équipes du festival de lutte contre les discriminations ont prévu de nombreuses animations. Voici cinq bonnes raisons d’y participer du 6 au 13 mars.

Pour réfléchir sur les questions de genres

« La carlo bibli », une bibliothèque nomade proposant toutes sortes d’ouvrages sur les thèmes des genres, des sexualités, des identités, sera présente la première semaine du festival devant Carré d’As. Des lectures ouvertes à tou.te.s et gratuites sont prévues samedi 9 mars, à 14 h, et samedi 16 mars à 10 h. La sociologue Joëlle Magar-Braeuner animera aussi une soirée débat jeudi 21 mars, à 20 h 30, au lycée de Suscinio pour aborder la question des inégalités hommes femmes. De quoi aiguiser son esprit sur cette thématique brûlante d’actualité.

 

Pour poser un autre regard sur Morlaix

Trois photographes, Jean-François Kernéis dit Jef, Pierre Quentel et Zizounaï, montrent la précarité sous toutes ses formes (pauvreté, SDF, migrants) à Morlaix et ailleurs. Les visiteurs pourront reconnaître certains personnages et lieux de leur ville. Le vernissage en présence des artistes a lieu vendredi 8 mars, à 18 h 30, à Ti an Oll. L’exposition se poursuivra ensuite jusqu’au 1er avril.

 

Pour faire des rencontres

Pour la première fois, le festival accueille Armel Guegen du collectif anticapacitiste. En fauteuil roulant, ce Morlaisien va animer le 13 mars, à 20 h 30, à Ti an Oll une conférence intitulée Ça roule ! Le but : montrer pourquoi et comment certains.nes sont volontairement mis en situation de handicap, à partir d’anecdotes personnelles. Une conférence qui va au-delà de la question de l’accessibilité. « Je ne viens pas en donneur de leçon. J’essaye de parler de tout ce qui n’est pas dit comme l’exclusion sociale, les violences, le harcèlement », explique Armel Guegen.

Deux films sont au programme. Projeté lundi 11 mars à 20 h 30 au cinéma la salamandre, Les Figures de l’ombre raconte le destin extraordinaire de trois scientifiques afro-américaines. Dans un autre genre, le film Au pied de la lettre de Marianne Bressy, suit le parcours de Gérard, un illettré de 47 ans. Cet habitant du pays de Morlaix sait aujourd’hui lire et écrire. Il sera présent lors de la projection mardi 19 mars à 20 h 30 à la MJC de Morlaix. Un débat sera organisé ensuite au cours duquel il évoquera en compagnie de la réalisatrice les difficultés qu’il rencontre au quotidien.

Pour participer à l’enregistrement d’une émission radio

Le public est sollicité tout au long de l’événement. Les 1er, 8 et 15 mars (uniquement sur inscription), les intéressés sont invités à venir préenregistrer des interviews à Carré d’As, toujours en lien avec les discriminations. L’émission sera retransmise sur Radio Nord Bretagne le 22 mars, à 18 h 30. Un moyen de faire découvrir son média aux plus jeunes.

Et aussi : une lecture collective sur le racisme animée par Pierre Tévanian, une pièce de théâtre intitulée Waynak (t’es où en arabe) mis en scène par Annabelle Sergent, et des initiations au théâtre d’images pour les enfants…


Pratique
Pour plus d’informations, contactez Ti an Oll - centre social au 02 98 72 54 27 ou la MJC de Morlaix au 02 98 88 09 94
 
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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 12:30
Taxe sur les Gafa: un petit pas loin du compte (Fabien Roussel, PCF, 6 mars 2019)
 
 
 
COMMUNIQUE DE PRESSE
 
Taxe sur les GAFA : "un petit pas loin du compte" (Fabien Roussel - PCF)
 
Le ministre de l'Economie et des finances présente ce matin en conseil des ministres son projet de taxe sur les géants du numérique. La mesure doit rapporter, selon les estimations fournies par Bruno Le Maire,
environ 500 millions d'euros par an. Autrement dit, une somme bien modeste au regard des dizaines de milliards d'euros qui échappent chaque année aux radars du fisc. Voici trois mois à peine, Google était ainsi
pointé du doigt pour avoir exfiltré en 2017 19,9 milliards d'euros des Pays-Bas vers une société écran basée aux Bermudes.
 
Ce sujet révèle d'abord l'impuissance de l'Union Européenne à s'attaquer à la fraude et à l'évasion fiscale. Les premiers opposants à une taxe sur les géants du numérique sont des paradis fiscaux biens connus tels
que l'Irlande, les Pays Bas, le Luxembourg. En matière fiscale, la règle de l'unanimité prévalant dans cette Europe libérale, les citoyens européens ne risquent pas de voir revenir un jour les 1000 milliards
d'euros qui manquent aujourd'hui dans les budgets des Etats. Il est urgent de faire une liste française et européenne des paradis fiscaux intégrant ces pays qui siphonnent sans scrupules nos recettes fiscales.
 
La proposition de la France est certes un premier pas, mais il restera vain si l'on s'arrête au début du chemin. La fraude et l'optimisation fiscale sont pratiquées par de nombreuses multinationales et pas seulement celles du numérique ! Il manque à la France 80 à 100 milliards d'euros à cause de ces délinquants en col blanc.
 
C'est pourquoi, dans une Proposition de loi déposée en janvier, j'ai proposé le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales, sur le même principe que celui appliqué aux contribuables. Les richesses créées dans notre pays doivent être imposées dans notre pays pour financer nos politiques publiques ! Il est temps de mettre au P.A.S les multinationales car il est insupportables que la plupart d'entres elles
payent 3 fois moins d'impôts en moyenne que nos PME, TPE !
 
La France doit être à la pointe du combat contre l'évasion fiscale. Le prélèvement à la source des bénéfices des multinationales , comme le pratique l'Allemagne dans certains Länder, montre que c'est possible.
 
Pour lutter contre ce fléau de l'évasion fiscale, nous proposons la tenue d'une COP fiscale, à l'image de la COP sur le climat et l'environnement. C'est aussi la raison pour laquelle nous soutenons aujourd'hui la candidature du sénateur communiste Eric Bocquet à la présidence du futur Observatoire de la fraude fiscale.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
 
Paris, le 6 mars 2019.
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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 12:24

Appel de Grenoble

Faire valoir les droits des personnes sans-abri

mercredi 6 mars 2019 - Lettre du Cidefe, elunet.org

Réunis à Grenoble le 5 mars dernier, les acteurs de l’hébergement et du logement ont lancé un appel à « faire valoir les droits des personnes sans-abri ». Trop de personnes sans domicile ne sont pas accompagnées et renoncent à déposer un recours, restant sans toit stable.

L’Appel :

La déconnexion des prix du marché immobilier avec les revenus des personnes, en particulier dans les grandes villes, empêche un nombre croissant de ménages d’accéder ou de se maintenir dans un logement.

Chaque année, des dizaines de milliers de personnes sont jetées à la rue.

En 2017, 15 547 ménages ont été expulsés par l’intervention de la police et d’un huissier, du fait principalement d’impayés de loyer ou de congé pour vendre du propriétaire. Près de deux millions de ménages sont sur la liste d’attente pour un logement social.

En 2018, selon le collectif des morts de la rue, 422 personnes sans-abri sont décédées. Face à ces drames humains se jouant sous nos yeux chaque jour, les structures d’hébergement sont totalement saturées.

En 2007, notre pays s’est doté d’une loi ambitieuse instaurant le droit au logement opposable. L’objectif est de basculer d’une logique de moyens mis en oeuvre selon l’offre disponible de logements ou d’hébergements, à une logique de résultat : faire accéder à un logement ou un hébergement. L’opposabilité du droit contraint l’État à garantir l’accès effectif au droit à un logement ou à un hébergement.... (lire la suite)

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 12:19
5 propositions de loi du groupe communiste examinés demain 7 mars à l'Assemblée Nationale: augmentation du SMIC, allocation adultes handicapés, rétablissement de l'ISF...
5 propositions de loi du groupe GDR examinées demain à l’Assemblée

mercredi 6 mars 2019 - Lettre du Cidefe, elunet

Cinq Propositions de loi seront "débattues" demain, dans le cadre de la niche parlementaire annuelle du groupe Gauche démocrate et républicaine (GDR) à l’Assemblée nationale.

- Economie : transparence dans l’utilisation de l’épargne populaire en matière énergétique, - Rapporteure : Elsa Faucillon

- Economie : rétablissement de l’ISF et renforcement de la progressivité de l’impôt sur le revenu - Rapporteur : Jean-Paul Dufrègne

Pouvoirs publics : intégrité des mandats électifs et de la représentation nationale - Rapporteur : Moetai Brotherson

- Questions sociales et santé : suppression de la prise en compte des revenus du conjoint dans la base de calcul de l’allocation aux adultes handicapés - Rapporteure : Marie-George Buffet

Travail : augmentation du SMIC et des salaires en accompagnant les TPE et PME - Rapporteur Stéphane Peu

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 07:09

Alain Mila, auteur du livre "Une enfance retrouvée", raconte l'exil de son père, petit enfant d'une famille de républicains espagnols, de Catalogne au Guilvinec en passant par Quimper.

1939-2019 : 80 ème anniversaire de la Retirada

Après la chute de Barcelone, marquant la défaite de la République espagnole, vaincue par Franco avec le soutien d'Hitler et de Mussolini, des centaines de milliers d'Espagnols fuient vers la France.
Pour les combattants républicains, ce fut l'internement par les autorités françaises dans des camps.
Les familles furent dispersées dans divers départements.
En février 1939 un convoi de près de 700 réfugiés arrivait en gare de Quimper, ils seront hébergés à Poulgoazec en Plouhinec, au Dourdy malgré le refus du maire de Loctudy (au motif que cela ferait fuir les vacanciers !) , à Treffiagat et au Guilvinec dont les maires communistes Jean-Désiré Larnicol et Marc Scouarnec s'étaient portés volontaires pour recevoir des réfugiés dans leurs communes.
Parmi eux un enfant de 8 ans, Albert Mila, le père d'Alain Mila.
C'est au Guilvinec qu'il fut accueilli avec sa mère, sa sœur, son frère.
La solidarité ne fut pas institutionnelle, elle fut populaire.
La CGT, le Secours Rouge, le parti communiste, d'autres encore s'impliquèrent dans cette solidarité aux réfugiés.
A Quimper, l'un de ses artisans fut Julien Gracq, Louis Poirier à l'état-civil, qui était en 38-39 professeur au lycée La Tour D'Auvergne et membre de la direction de la section communiste.
Du fascisme triomphant en Italie, en Allemagne, en Espagne, à la résurgence actuelle des idées racistes, xénophobes, de la haine de l'autre ; de l'accueil des réfugiés espagnols à celui des migrants aujourd'hui, bien des questions soulevées par cette période de notre histoire européenne renvoient à l'actualité de 2019.

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6 mars 2019 3 06 /03 /mars /2019 05:51
Algérie. « Une conscience surgit, elle se nourrit d’une espérance »
Mercredi, 6 Mars, 2019

Figure de la jeune littérature arabophone, Salah Badis, 25 ans, se réjouit de voir sa génération ouvrir, à nouveau, « le champ des possibles », avec les manifestations contre un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika. Entretien.

Comment expliquez-vous la stratégie du passage en force choisie par le pouvoir algérien avec le dépôt de la candidature d’Abdelaziz Bouteflika ?

Salah Badis L’ancien régime veut imposer ses choix à des millions d’Algériens qui protestent dans la rue. La jeunesse refuse massivement le scénario du cinquième mandat. Apparemment, ils veulent imposer leur volonté au peuple. Ils promettent une « conférence », jurent de changer des choses. Depuis dimanche, je repense à ce qui s’est déjà passé en 2014. Nous étions convaincus que cette candidature n’irait pas jusqu’au bout. À l’époque, Bouteflika était malade, mais présent physiquement. Nous nous disions : ils ne peuvent pas faire ça. Ils l’ont fait. Ils franchissent toujours le seuil de l’impossible. Ils trafiquent les règles, les lois, s’arrangent avec le Conseil constitutionnel. Ils ont tous les moyens institutionnels d’imposer leurs choix. Dimanche, à la nuit tombée, des foules immenses ont envahi les rues, partout dans le pays. Tout le monde craignait des violences, des destructions, et finalement non. Les Algériens clament toujours « Silmya » : ils persévèrent, c’est très beau, dans la voie pacifique.

Où les manifestants puisent-ils ce calme, ce sang-froid, cette retenue ?

Salah Badis Le peuple algérien a tiré des leçons de son histoire. C’est particulièrement sensible dans ma génération. Ceux qui ont 18 ans aujourd’hui sont nés en 2000, après l’arrivée de Bouteflika. Ils ont compris qu’il fallait s’y prendre autrement. C’est le sale jeu des pouvoirs, partout dans le monde : t’acculer à la violence. Une conscience a surgi en Algérie, elle se nourrit d’une grande espérance. Les choses sont en train de changer. Il faut juste garder son calme, préserver ce caractère pacifique du mouvement. Les Algériens n’ont pas « cassé le mur de la peur », comme le répètent certains médias français. Ils ont ouvert le champ des possibles. Ils sont entrés dans l’espoir.

On disait la jeunesse algérienne apathique, plus intéressée par la consommation que par la politique, animée par le seul désir de fuite…

Salah Badis Nous n’avons jamais cessé d’occuper la rue : en 2001, au moment du Printemps noir ; en 2009, avec la révolte des chômeurs ; en 2011, avec des protestations sociales dans tout le pays ; en 2014, contre le quatrième mandat. Il me semble que l’espace virtuel a pris une grande importance. Ceux de 17, 18, 20 ans qui manifestent aujourd’hui n’avaient jamais entendu de discours politique : il n’en existait plus depuis des années. Mais ils ont très bien compris que ce cinquième mandat, cet affront à la dignité, ce manque de respect pour le peuple était une affaire publique, donc leur affaire. On a longtemps vu cette jeunesse comme nihiliste. Mais qui lui a donné le goût de la politique, en dehors de quelques festivals, de quelques associations attachées au travail de terrain ? Cette génération prouve ces jours-ci qu’elle sait parfaitement occuper l’espace public, le préserver, s’y exprimer. Grâce à Internet. Merci, Internet. Un espace public virtuel s’était constitué : les appels anonymes à des marches populaires et des marches étudiantes sont partis des réseaux sociaux. C’est ce qui a rendu possible un espace public réel. Le génie populaire a su jouer de ces allers-retours entre le virtuel et le réel.

Quelle place tiennent, dans cette prise de conscience, les événements de cette dernière décennie au Maghreb, de la révolution tunisienne jusqu’aux mouvements sociaux qui secouent le Maroc ?

Salah Badis Ma réponse est très personnelle. Dans ma propre vie, cela a beaucoup compté. Après 2011, dans le monde arabe, il s’est produit une ouverture. J’ai beaucoup voyagé, comme poète et traducteur, j’ai rencontré des jeunes créateurs, des artistes, des écrivains. J’ai écrit pour des médias du monde arabe, sur des sujets culturels. Beaucoup de choses ont changé. Dans la musique, dans la littérature, dans l’écriture même de la langue arabe, entre langue classique et dialectes. Je reste toutefois convaincu que l’Algérie a son propre rythme, son propre chemin, sa propre histoire. Dans ce pays, l’expérience de la colonisation fut très singulière, très différente de celles du Maroc, de la Tunisie, de l’Égypte, même s’il existe des traits communs. Ce peuple a été confronté à la dépossession, à une violence inouïe, jusqu’à la menace d’extermination. De ce fait, les histoires du mouvement national, de la révolution, de la construction de l’État-nation y sont très différentes aussi.

Pour semer la peur, le premier ministre, Ahmed Ouyahia, nous explique que, en Syrie aussi, tout a commencé avec des fleurs. Mais l’Algérie, ce n’est pas la Syrie. Il faut dire aussi que l’Algérie d’aujourd’hui n’est pas non plus l’Égypte ou la Tunisie de 2011. Je ne dis pas que l’Algérie, c’est le paradis, mais elle ne connaît pas les niveaux de pauvreté ou la torture policière généralisée qui régnaient sous Ben Ali ou Moubarak.

Comment voyez-vous la suite ?

Salah Badis Des centaines de milliers de jeunes Algériens sont dans la rue. Ils sont issus d’horizons sociaux différents alors que, jusqu’ici, les jeunes des classes les plus fragiles étaient le seul carburant des manifestations. Là, il y a une participation des classes moyennes éduquées. Il faut souligner le rôle des chômeurs, des supporters de football. Ils ont toujours été présents, occupant la rue, affrontant la police, investissant par effraction un espace public verrouillé. Tout le monde était heureux de reprendre dans la rue les chants politiques des ultras de l’USM Alger ou du Mouloudia d’Alger. Ils étaient comme un bouclier. Ceux-là se connectent aujourd’hui à d’autres classes sociales. Cette liaison est très importante. Il faudra construire là-dessus à l’avenir. Même si cette mascarade électorale a lieu, ça ne tiendra plus. Personne n’oubliera cette bouffée de politique, cette période d’engagement. Cette génération donnera du fil à retordre au pouvoir, quel qu’il soit. Elle invente un nouveau patriotisme. Vous savez, en Algérie, le patriotisme est très ancré, au point de se confondre avec sa propre caricature, dont on se moque en le baptisant le « wantoutrisme » (en référence au slogan « One, two, three, viva l’Algérie ! » né dans les stades – NDLR). C’est un peu le chauvinisme algérien. Mais, là, il y a comme un renouvellement, une mise à jour. Les jeunes s’en sont emparés, ils inventent un patriotisme de notre temps. C’est très intéressant. Le but n’est pas seulement de refuser le cinquième mandat. Nous voulons construire une société civile, une scène politique, une démocratie. Cela prendra des années, des décennies. Nous avons maintenant un bon socle social et politique sur lequel bâtir. Avec une génération qui a pris goût, dans ces manifestations, à la liberté.

Salah Badis

poète, écrivain et traducteur algérien

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui
Algérie, une conscience surgit, elle se nourrit d'une espérance (entretien du poète Salah Badis avec Rosa Moussaoui, L'Humanité, mercredi 6 mars 2019)
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5 mars 2019 2 05 /03 /mars /2019 06:31
Algérie « Un seul héros, le peuple »
Lundi, 4 Mars, 2019

Les jeunes Algériens retournent contre le régime ses propres armes en s’appropriant joyeusement les symboles d’une histoire trop longtemps livrée à la falsification, aux instrumentalisations.

Le 15 juillet 1957, à l’annonce du verdict la condamnant à la peine capitale, le rire retentissant de celle qui avait enduré les supplices des parachutistes de Bigeard et Massu ébranlait jusqu’aux magistrats du tribunal militaire d’Alger. Sa parole publique est rare, ses apparitions, exceptionnelles, mais Djamila Bouhired, 84 ans, a conservé intact son sens de la révolte, du défi, de l’insubordination. Dans les rues d’Alger, le 1er mars, l’icône de la guerre de libération nationale était là, parmi les manifestants, acclamée par la foule, le visage éclairé par un sourire radieux, heureuse de prendre part à cet élan de vie. D’une révolution à l’autre, l’image est saisissante, elle condense un désir qui déborde aujourd’hui en Algérie : celui de reconquérir une indépendance confisquée. On disait la jeunesse algérienne dépolitisée, apathique, oublieuse et sans mémoire : elle fait aujourd’hui preuve d’une conscience et d’une maturité politiques redoutables. Au point de retourner contre le régime ses propres armes en s’appropriant joyeusement les symboles d’une histoire trop longtemps livrée à la falsification, aux instrumentalisations.

Le 13 février, alors que des manifestations sporadiques prenaient déjà corps dans l’est du pays, le ministre de la Défense et chef d’état-major des armées, le général Ahmed Gaïd Salah, fidèle allié du clan Bouteflika, affûtait à Constantine, devant un parterre d’officiers, ses armes contre les opposants au cinquième mandat. Au cœur de son argumentaire : la rhétorique de la « main de l’étranger », la déchirure de la décennie noire et le spectre du chaos syrien. Dans son viseur : les « ennemis de l’intérieur » prêtant le flanc aux « manœuvres et manigances » des « ennemis de l’extérieur » ; les « ingrats » aux « ambitions sordides », prêts à « vendre la sécurité de leur pays et la stabilité de leur patrie ». Il concluait en invoquant « l’esprit de novembre », en référence au déclenchement de l’insurrection algérienne, le 1er novembre 1954, puis en saluant la « conscience » et le « discernement » d’un peuple « digne de perpétuer le message de ses aïeux et de prendre la responsabilité de préserver leur legs ».

Quelle que soit l’issue de cette crise, une page se tourne en Algérie

Conscience et discernement… le vieux militaire ne croyait pas si bien dire. À ceux qui les accusent de vouloir précipiter le pays dans l’abîme, les Algériens répondent en déployant des trésors de calme, de quiétude et de civisme. Leur mot d’ordre : « Silmya » (pacifisme). Les soupçons d’ingérence étrangère ? La bannière vert, rouge et blanc tient lieu de riposte : elle flotte sur les défilés, enveloppant les corps, déclinée sous toutes les formes. Les apparatchiks du régime sont conspués pour leurs biens mal acquis à l’étranger, leurs comptes en Suisse, leurs séjours médicaux dans les cliniques européennes, l’exil doré de leurs enfants qui étudient à Paris, New York ou Montréal. La fidélité à l’esprit de novembre ? Le FLN, promis au « musée », est renvoyé à ses propres trahisons, aux promesses piétinées de l’indépendance, aux libertés bafouées, à la démocratie étranglée, à la justice sociale troquée contre la redistribution clientéliste d’une rente pétrolière fluctuante et dilapidée par les clans au pouvoir. Ces griefs ne sont pas nouveaux. Mais ils sont exprimés, désormais, collectivement et sur la place publique. Au fond, la candidature d’un président impotent à un cinquième mandat n’explique pas seule le profond écœurement des Algériens. Depuis 1999, le système Bouteflika a ménagé une place démesurée aux forces de l’argent, encourageant l’émergence d’une classe d’oligarques corrompus, engraissés par les marchés publics et les programmes de privatisation. Il fallait, pour laisser libre courts à cette gabegie, endiguer le puissant courant des aspirations à l’égalité, à la justice sociale et à la liberté qui irrigue toute l’histoire algérienne. Mais celui-ci ne s’est jamais tari. Il rejaillit aujourd’hui.

Quelle que soit l’issue de cette crise, une page se tourne en Algérie. On disait le pays toujours traumatisé par la décennie de guerre intérieure sur laquelle devait s’ouvrir la transition démocratique avortée du début des années 1990. Cette obscure parenthèse est peut-être en train de se refermer maintenant seulement, dans le sentiment retrouvé de faire peuple, bien plus que dans la digestion des islamistes par le système et dans la politique de « concorde nationale », d’amnistie et d’amnésie conduite par Abdelaziz Bouteflika.

Les idées circulent, les solidarités se déploient

Échaudés par leur traumatisante expérience, les Algériens avaient observé avec distance et défiance le processus initié par leurs voisins tunisiens, en 2011. Sans échapper pour autant aux répliques des séismes politiques qui refaçonnent depuis dix ans le Maghreb, du soulèvement du bassin minier de Gafsa en 2008, en Tunisie, jusqu’au « Hirak » qui a secoué le Rif, dans le nord du Maroc, il y a deux ans. Les gouvernements ont beau tirer sur la corde chauvine, rien n’y fait plus. Les idées circulent, les solidarités se déploient. À Tunis, vendredi, un rassemblement frappé d’interdiction saluait le soulèvement algérien. Depuis sa prison de Casablanca, le Rifain Nasser Zefzafi applaudissait au même moment la révolte de ses « frères » : « Nous sommes un seul et même peuple », dit-il ainsi.

Dans la région, tous les yeux sont désormais rivés sur cette Algérie qui invente à son tour son propre printemps, déblaie son propre chemin, dans une frappante fidélité à son histoire révolutionnaire. « Un seul héros, le peuple », clament dans les rues d’Alger, d’Oran ou d’Annaba de jeunes manifestants de 20 ans. Ils arborent un portrait, celui de Larbi Ben M’hidi. Ce militant incorruptible, cerveau de la révolution algérienne, assassiné en 1957 par les parachutistes d’Aussaresses, fut, avec Abane Ramdane, l’un des principaux artisans du congrès de la Soummam, qui définissait le futur État algérien comme une « République sociale et démocratique ». Son sourire semble encourager cette marche vers une seconde indépendance. « Mettez la révolution dans la rue, prédisait-il, et vous la verrez reprise et portée par des millions d’hommes. »

Rosa Moussaoui
Algérie: Un seul héros, le peuple (Rosa Moussaoui, L'Humanité, 4 mars 2019)
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