Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
8 août 2026 6 08 /08 /août /2026 07:07

La reconnaissance officielle de l’État de Palestine a constitué, pour de nombreux militants œuvrant pour une paix juste et durable au Proche-Orient, l’aboutissement de plusieurs années, voire de plusieurs décennies, de mobilisation. Néanmoins, elle ne peut rester seulement symbolique et doit s’accompagner d’actes forts.

Il y a presque un an jour pour jour, le journal L’Humanité publiait une tribune qui avait rassemblé plus de 150 élus, citoyens, artistes, syndicalistes, militants politiques et associatifs afin de défendre la ferme Hakoritna et la famille Odeh, propriétaire des lieux. À l’initiative de Fayez Odeh, le chef de famille, cette ferme est devenue un lieu d’accueil, une école ouverte à quiconque souhaite se former aux questions d’autonomie alimentaire et de permaculture.

La mobilisation locale et internationale autour de la ferme Hakoritna avait permis de stopper les projets de destruction des forces d’occupation israéliennes. Néanmoins, la répression contre la famille Odeh n’a pas cessé pour autant. Mardi 28 juillet à 2 h 00, Adi, l’un des fils de la famille, a été arrêté par les forces d’occupation israéliennes, sans qu’aucun de ses proches ne reçoive la moindre information sur son sort.

Le cas de Fayez et des siens n’est cependant pas isolé. Alors que les médias et de nombreux citoyens avaient les yeux rivés sur Gaza et sur l’épuration ethnique en cours, le gouvernement d’extrême droite de Benyamin Netanyahou a renforcé son soutien aux colons en Cisjordanie, accélérant de facto la colonisation des territoires officiellement contrôlés par l’Autorité palestinienne selon les Nations unies. Le 24 juillet dernier, un raid de colons israéliens armés dans un petit village proche de Naplouse a fait quatre morts. Depuis le début de l’année 2026, 87 Palestiniens ont été tués en Cisjordanie : 66 par l’armée israélienne et 21 par des colons agissant au mépris du droit international.

En septembre 2025, le président de la République, Emmanuel Macron, annonçait à la tribune de l’ONU que la France reconnaissait officiellement l’État de Palestine. Cette annonce a constitué, pour de nombreux militants œuvrant pour une paix juste et durable au Proche-Orient, l’aboutissement de plusieurs années, voire de plusieurs décennies, de mobilisation. Néanmoins, cette reconnaissance ne peut être seulement symbolique : elle doit s’accompagner d’actes forts.

Nous, signataires de cette tribune, exigeons que, dans le prolongement de cette reconnaissance, la France s’engage publiquement :

 

● à interdire de territoire les colons israéliens, en particulier ceux coupables d’actions violentes ;

● à rompre les accords commerciaux qui la lient à Israël, tant au niveau national qu’européen ;

● à agir au sein des Nations unies afin que des Casques bleus soient déployés dans les territoires occupés illégalement ainsi que dans les zones de tension, notamment à Jénine ou à Naplouse, afin d’éviter que les drames humains ne se multiplient.

Nous, citoyens, militants associatifs, politiques et syndicaux, artistes, élus, issus d’horizons et de familles politiques différents, souhaitons que la France se souvienne que le droit international n’est pas à géométrie variable et qu’accepter cet état de fait mène rarement à la paix.

Or, pour qu’un État palestinien puisse vivre en paix aux côtés de l’État d’Israël, il faut que les frontières de celui-ci soient respectées et que, le cas échéant, la communauté internationale agisse pour les faire respecter.

Si vous souhaitez vous associer à cette tribune, merci d’envoyer votre NOM + PRÉNOM + Qualité à l’adresse suivante : TribuneCisjordanie@outlook.com

Partager cet article
Repost0
28 juillet 2026 2 28 /07 /juillet /2026 07:00

Quatre Palestiniens ont été tués alors qu’une centaine de « randonneurs » israéliens armés ont tenté d’entrer dans leur village. Deux d’entre eux ont perdu la vie. La violence coloniale se déchaîne toujours plus à quelques mois d’un scrutin législatif incertain.

Pierre Barbancey

Le 19 juin, l’organisation non gouvernementale israélienne Peace Now, opposée à la colonisation, mettait en garde : « À l’approche des élections, le gouvernement se précipite pour créer autant de faits accomplis que possible sur le terrain, laissant derrière lui une traînée de destruction. » Nous y sommes. Ce qui s’est passé ce 24 juillet ne doit rien au hasard.

Comme pratiquement chaque jour maintenant, et plus particulièrement le vendredi, jour de repos pour les musulmans, des groupes de colons, armés, arpentent les collines de la Cisjordanie, menaçant les villageois palestiniens, les frappant, les empêchant de se rendre dans leurs champs ou effrayant les troupeaux.

Les réseaux sociaux regorgent de vidéos, tournées par les Palestiniens eux-mêmes ou par des progressistes israéliens qui tentent, par leur présence, d’éviter le pire, mais sont eux-mêmes victimes de la violence coloniale. C’est ce qu’il s’est passé à Tell, dans le nord du territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967.

Selon le chef du conseil du village, Walid Zidan, les heurts ont éclaté après l’entrée dans la localité d’une vingtaine de colons de l’implantation voisine de Havat Gilad. « Des soldats israéliens étaient présents et, avec les colons, ont ouvert le feu (…). Ce sont les colons qui ont pris d’assaut le village, avec l’intention de tuer, de saccager et d’incendier des biens », a-t-il raconté à l’AFP.

La violence se déchaîne

Tous les témoignages recueillis sont similaires. Et, comme d’habitude, l’armée israélienne a évoqué une attaque contre des « randonneurs israéliens » (sic), qui étaient une centaine. Des randonneurs certainement surpris par la réaction des Palestiniens. Ces derniers ont empêché les colons de pénétrer dans leur village.

 

Au cours des heurts, un villageois a saisi l’arme d’un colon et a tiré, le tuant ainsi qu’un autre Israélien. Puis l’armée est intervenue, abattant quatre Palestiniens et en blessant grièvement plusieurs autres, avant de se déployer dans les rues de Tell. 51 habitants ont été arrêtés pour interrogatoire.

« Chaque personne qui était amenée se voyait attribuer un numéro, qui était inscrit sur son front », a révélé Saïf Hamza, relâché après avoir été interrogé. « Jusqu’à (ma libération), je suis resté menotté et les yeux bandés. »

Alors que les blessés Palestiniens étaient amenés à l’hôpital de Naplouse, l’armée bouclait toutes les entrées de la grande ville du nord. Des vidéos issues des caméras de surveillance montrent l’intrusion des soldats israéliens dans l’établissement de santé, forçant le personnel médical à s’allonger à même le sol, les mains derrière la tête et arrêtant au moins un blessé qui sortait d’une salle de soins.

Les barrages militaires se traduisent par des drames humains répétés. Selon Médecins pour les droits humains en Israël (PHRI), « deux femmes ont été contraintes d’accoucher dans des ambulances après avoir été incapables de se rendre à l’hôpital. Une troisième a accouché à la clinique d’Aqraba après que les équipes médicales n’ont pas pu l’évacuer pour des soins hospitaliers. Lors d’un autre incident, une ambulance qui tentait de transporter un patient à travers la zone d’une colonie israélienne voisine a été contrainte de faire demi-tour après s’être vu refuser le passage ».

Il ne s’agit pas d’incidents isolés. On note d’abord que les Palestiniens, laissés bien seuls y compris par les forces de sécurité de l’Autorité palestinienne – coincées il est vrai par les accords d’Oslo, qui ne leur permettent d’intervenir qu’en zone A, c’est-à-dire les grandes villes –, ont décidé de ne plus se laisser faire.

Ainsi, un colon israélien a été blessé samedi à Masafer Yatta, près de Susiya, au sud d’Hébron (sud de la Cisjordanie), après que des jeunes Palestiniens se sont emparés de son arme et ont ouvert le feu. Les incidents se sont multipliés ces derniers jours dans tout le territoire palestinien où vivent quelque 500 000 colons.

La colonisation s’accélère

La colonisation s’est accélérée depuis le 7 octobre 2023 et, avec elle, la violence. Selon l’Office de coordination des Nations unies pour les affaires humanitaires (Ocha), le nombre de morts liés aux attaques de colons en 2026 a déjà dépassé le total enregistré pour l’ensemble de 2025.

« En Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est, les opérations des forces israéliennes, les démolitions, la violence des colons et l’expansion des colonies ont continué de provoquer des déplacements, des victimes et des dégâts matériels, les Bédouins et les communautés d’éleveurs de la zone C étant parmi les plus touchés. »

 

Par ailleurs, « les avant-postes de peuplement illégaux dans la zone B (administration palestinienne, sécurité sous contrôle israélien – NDLR) continuent de se développer, malgré les affirmations officielles répétées selon lesquelles ils sont démantelés », dénonce Peace Now. Le long des routes de Cisjordanie et à tous les ronds-points, des drapeaux israéliens ont été installés.

Outre les colonies proprement dites (illégales au regard du droit international), les avant-postes (illégaux du point de vue israélien) se sont multipliés avec l’aval de l’extrême droite au pouvoir. D’ailleurs, prenant prétexte des récents incidents, Benyamin Netanyahou, a annoncé plusieurs mesures parmi lesquelles figurent l’« accélération de la légalisation des avant-postes (…) et l’établissement de nouveaux ».

La violence en Cisjordanie comme arme électorale

Pour le premier ministre israélien et ses sbires fascistes, la course contre la montre électorale est engagée. Le scrutin législatif prévu au mois d’octobre s’avère serré et les sondages indécis. Avec le ministre des Finances, Bezalel Smotrich (colon lui-même), et Itamar Ben Gvir, en charge de la sécurité nationale, ils mettent le curseur le plus à droite possible, poursuivant le génocide à Gaza et le nettoyage ethnique en Cisjordanie, comptant sur la force des colons pour rester au pouvoir. Smotrich et Ben Gvir verraient bien les villages palestiniens, qui osent s’opposer aux violences coloniales, être totalement détruits.

Le chaos dans les territoires palestiniens occupés reste leur meilleure chance. Et les colons sont là pour la leur donner. « Le moment choisi pour cette escalade sanglante, coïncidant avec la campagne électorale israélienne, révèle clairement que le gouvernement d’occupation et les partis d’extrême droite rivalisent d’efforts pour faire couler davantage de sang palestinien en intensifiant l’agression et en laissant carte blanche aux colons pour commettre de nouveaux crimes, estime le Parti du peuple palestinien (PPP, communiste) dans un communiqué. Tout cela vise à consolider le projet d’annexion, à étendre les colonies et à imposer la loi du plus fort par la force. »

La « communauté internationale » est particulièrement silencieuse, à l’exception notable de l’Espagne (lire l’encadré), alors que Netanyahou s’apprête, mardi 28 juillet, à rencontrer, une nouvelle fois, Donald Trump à Washington.

Samedi soir, en Israël, le Parti communiste israélien et Hadash ont organisé des « manifestations de rage » contre le « terrorisme des résidents de colonies ». Lors d’un autre rassemblement, un Israélien dont les parents ont été tués le 7-Octobre a accusé publiquement le gouvernement d’alimenter la violence. « Les morts inutiles dans le village de Tell illustrent mieux que tout le chaos délibéré : des vies d’Israéliens et de Palestiniens continuent d’être fauchées dans un jeu cruel dans lequel on nous maintient délibérément. »

Pour Moshe Yaalon, ancien ministre israélien de la Défense de Netanyahou, « ce qui s’est passé dans le village de Tell est du « terrorisme juif ». Il a été déclenché par des colons qui ont attaqué le village, soutenus par des ministres du gouvernement comme Ben Gvir, Smotrich et Strock, et c’est la politique actuelle du gouvernement. » Parole d’expert.

Partager cet article
Repost0
25 juillet 2026 6 25 /07 /juillet /2026 08:00

Henri Thulliez, avocat des cinq ONG qui déposent, ce mercredi, une requête auprès du Conseil d’État, revient sur la portée et les possibles conséquences de cette action juridique inédite.

Arthur DumasElisabeth Fleury

Vous avez déposé, ce mercredi 22 juillet, une requête devant le Conseil d’État au nom de la FIDH, de la LDH, de Juristes pour le droit international, du Centre international de justice pour les Palestiniens et de Law for Palestine (loi pour la Palestine). Sur quoi repose-t-elle ?

 

Cette requête s’appuie sur un avis consultatif rendu, le 19 juillet 2024, par la Cour internationale de justice (CIJ) sur « les conséquences juridiques découlant des politiques et pratiques d’Israël dans le territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est ». Un avis fondamental. Rendu par la plus haute instance juridique du monde, il établit que la présence continue d’Israël dans les territoires palestiniens occupés est totalement illicite et que cette illicéité est valable pour tous les États.

Conséquence : Israël doit y mettre fin. Et les États tiers, dont la France, ont l’obligation de ne pas reconnaître, aider ou assister la situation résultant de cette occupation. Or, on le constate tous les jours, Israël poursuit sa politique de colonisation et ses crimes. Et la France, qui n’est pourtant pas inactive, qui s’est élevée contre la colonisation israélienne et qui a reconnu l’État Palestinien, reste muette à l’égard de ses entreprises qui, sur place, font du business.

Votre requête porte sur l’action de plusieurs entreprises et banques françaises dans ces territoires, étroitement liée à la colonisation. À qui s’adresse-t-elle ? À l’État français ou à ces entreprises ?

Selon la CIJ, les États tiers ont l’obligation d’adopter des mesures pour empêcher les échanges commerciaux et les investissements qui aident au maintien de la situation illicite, c’est-à-dire l’occupation par Israël des territoires palestiniens. Ils doivent donc empêcher leurs entreprises d’entretenir une relation commerciale qui favoriserait la colonisation.

 

La France, qui a reconnu cet avis, n’a pour autant pris aucune mesure empêchant les entreprises françaises de maintenir une activité commerciale dans les territoires palestiniens occupés. Notre requête s’adresse à l’État français. Elle vise à ce qu’il se conforme aux obligations listées dans l’avis de 2024, en prenant des mesures pour empêcher les entreprises françaises de maintenir des activités commerciales ou des investissements qui aident la colonisation par Israël des territoires palestiniens occupés.

Cet avis ne fait que rappeler aux États tiers, dont la France, leurs obligations. En réalité, la France est sommée de prendre ces mesures depuis des années…

C’est exact. La CIJ ne fait que rappeler le droit, et ces obligations, en réalité, existent depuis des années et n’ont jamais été suivies d’effet. Et cela fait des années que des ONG, le secrétaire général des Nations unies, d’autres agences réclament qu’il soit mis fin aux activités d’entreprises étrangères dans les colonies.

Dès 2020, le secrétaire général de l’ONU expliquait que, sans la participation importante des entreprises, les colonies, qui sont le moteur de l’occupation, représenteraient un fardeau économique insoutenable pour le gouvernement israélien.

Si le Conseil d’État vous donnait raison, que pourrait-il se passer concrètement ?

Quelle que soit la réponse du Conseil d’État, l’administration française va devoir nous répondre. Elle va devoir nous dire si les mesures qui existent actuellement lui paraissent suffisantes et quelle est sa position vis-à-vis des entreprises françaises qui se trouvent dans ces zones.

En soi, la réponse que produira l’administration devant le Conseil d’État nous apportera beaucoup d’informations sur l’interprétation que fait l’État français de ses obligations. Si, au terme de la procédure, le Conseil d’État nous donne raison, il enjoindra à l’administration de se conformer au droit international et donc d’adopter des mesures claires permettant à la France de se conformer aux obligations prévues par la CIJ.

Si, au bout d’un certain temps, nous constatons que l’administration n’a pas suivi l’injonction du Conseil d’État, nous pourrons à nouveau le saisir pour qu’il condamne cette inaction.

Partager cet article
Repost0
16 juillet 2026 4 16 /07 /juillet /2026 07:00

Le département d’État américain lance une campagne pour démanteler la CPI car elle menacerait la souveraineté états-unienne. Cette nouvelle escalade marque un tournant dans la stratégie de la Maison-Blanche contre le droit international.

 

Latifa Madani

« Aucune option diplomatique » n’est exclue pour « neutraliser de manière systématique la capacité de la CPI à fonctionner ». Ainsi, Marco Rubio, le secrétaire d’État américain, a-t-il déclaré la guerre totale à une Cour pénale internationale (CPI) déjà fragilisée par les sanctions à l’encontre de ses juges et par des retraits successifs de pays membres.

En intensifiant ainsi ses attaques contre la CPI, la Maison-Blanche passe une étape décisive dans sa politique tous azimuts qu’elle mène contre le droit international, particulièrement depuis que l’institution a émis, en 2024, des mandats d’arrêt contre le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, et contre l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis dans la bande de Gaza.

Marco Rubio a détaillé, dans une vidéo sur X et dans le Wall Street Journal, cette offensive majeure lancée contre l’institution de La Haye (Pays-Bas), leur « bête noire ». « À l’heure où nous parlons, la CPI et ses alliés mènent une guerre contre notre pays, non pas à coups de balle ou de missile, mais à coups de statut, de traité et de la force de ce qu’on appelle le « droit international » », a-t-il déclaré.

L’offensive contre la CPI prend une nouvelle tournure

Cette fois, il ne s’agit plus seulement pour Washington de sanctions individuelles et de pressions matérielles conjoncturelles. Son objectif est d’isoler l’institution, garante du respect du droit international, et de la priver de tout soutien politique et financier. Cette nouvelle campagne « mobilise l’ensemble du gouvernement » et vise à pousser d’autres pays « à se retirer de la CPI et à couper tout leur soutien à la Cour », a poursuivi le secrétaire d’État.

Il s’agit, selon des sources proches du département d’État américain, d’une part, « de pousser les pays qui sont actuellement signataires du statut de Rome (le traité qui a créé la CPI, en 2002, NDLR) de se retirer de la CPI et de cesser leur soutien politique et financier » et, d’autre part, d’appeler les pays qui, comme les États-Unis, n’ont pas ratifié le statut de Rome à mobiliser leurs réseaux diplomatiques pour prendre des mesures similaires.

 

« Nous observerons avec intérêt quels pays se joindront à nous pour lutter contre cette menace qui pèse sur les Américains prêts à risquer leur vie pour protéger autrui », a déclaré Marco Rubio, ajoutant cette menace de chantage à peine voilée : « Les pays qui refusent de rejeter la fausse autorité de la CPI tout en comptant sur l’aide des États-Unis risquent de faire l’objet d’une surveillance accrue. »

Il est utile de rappeler que le secrétaire d’État américain, à l’instar du président Trump et d’autres membres de l’administration américaine, fait l’objet d’une plainte déposée auprès de la justice fédérale de New York, le 24 juin, par trois juges de la CPI, qui avaient été sanctionnées en vertu du « décret anti-CPI » de février 2025 signé par le président états-unien à la suite de la visite à New York de Benyamin Netanyahou. Ce décret place sur la même liste magistrats internationaux et terroristes ou trafiquants.

 

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2026 7 05 /07 /juillet /2026 05:05

 

 

Donald Trump s’est emparé des célébrations du 250e anniversaire de la déclaration d’indépendance des États-Unis pour réaffirmer un récit mensonger de l’histoire du pays. Récit pourtant mis à mal depuis longtemps par les historiens, comme par les mouvements de la société.

 

L’histoire comme un parc d’attractions. Pour célébrer le 250e anniversaire de la naissance du pays dont il est le 47e président, Donald Trump a fait installer, face au Capitole, sur le National Mall de Washington, grande roue, stands et barbecues. Mais pas seulement. Jusqu’au 10 juillet, la Great American State Fair propose aux chalands une vision officielle de l’histoire, entre omniprésence militaire (orchestres, expositions et survols d’avions) et valorisation des « traditions » (en tout cas, celles choisies par la Maison-Blanche).

Pour inaugurer cette « foire », Donald Trump s’est mis au diapason, entre vulgarité et nationalisme avec un discours décousu et perlé de digressions incompréhensibles, dans lequel il a autant parlé de lui et de son œuvre que du pays. Mais l’essentiel de cette fausse fête populaire à ciel ouvert dépasse le folklore ou l’autocélébration. Elle vise à cultiver une histoire officielle.

En mars 2025, Donald Trump signait un décret présidentiel dont le titre disait tout : « Restaurer la vérité et la raison dans l’histoire américaine ». Il fallait contre-attaquer face à une « idéologie corrosive », une « révision de l’histoire » dans laquelle « l’héritage incomparable de notre pays – marqué par la promotion de la liberté, des droits individuels et du bonheur humain – est reconstruit comme foncièrement raciste, sexiste, oppressif, ou plus généralement comme irrémédiablement vicié ».

Un roman national réétudié

Depuis une dizaine d’années, l’effet conjugué des mouvements de la société (Black Lives Matter, MeToo) et du renouvellement du travail historiographique (avec en premier lieu Howard Zinn, auteur d’« Une histoire populaire des États-Unis », publié en 1980) a remis en cause une vision mythifiée d’une sorte d’Amérique éternelle, « le pays de la liberté, la patrie des braves », comme le prétend l’hymne national, « The Star-Spangled Banner » (la Bannière étoilée), à la « destinée manifeste » et forcément productrice du Bien.

 

De ce « roman national » étaient expurgés tous les éléments qui contredisaient la thèse. L’histoire n’était racontée qu’à moitié, c’est-à-dire pas du tout.

À son origine, le mythe de la fondation : la quête de la liberté a nourri la déclaration d’indépendance du 4 juillet 1776 et les États-Unis sont la première république née des Lumières. Rien de fondamentalement frelaté dans cette affirmation. Dans sa plus célèbre phrase, le texte qui défie la Couronne britannique, principalement rédigé par Thomas Jefferson, alors âgé de 33 ans, stipule : « Nous tenons pour évidentes pour elles-mêmes les vérités suivantes : tous les hommes sont créés égaux ; ils sont doués par le Créateur de certains droits inaliénables ; parmi ces droits se trouvent la vie, la liberté et la recherche du bonheur. »

Le péché originel de l’esclavage

Après la victoire des treize colonies, les États-Unis sont fondés et se dotent en 1787 d’une Constitution. C’est l’heure des travaux pratiques. Tous les hommes considérés comme égaux seront-ils dotés des mêmes droits inaliénables ? La question concerne évidemment l’éléphant au milieu de la pièce que les militants de l’indépendance ont bien pris soin de ne pas régler : l’esclavage.

Pour faire au plus simple : au moment de la fondation du pays, les États du Nord sont abolitionnistes de fait et ceux du Sud, dont l’économie repose alors sur la production de tabac et de riz (le développement du coton viendra plus tard), sont esclavagistes. Quelle loi va prévaloir en la matière ? Les « pères fondateurs » (on dit désormais « fondateurs », comme pour faire oublier qu’il n’y avait pas de « mères fondatrices ») vont résoudre cette équation presque impossible en créant une organisation du gouvernement de nature fédérale, ce qui permet à chaque État de procéder comme il l’entend chez lui.

Mais le Sud n’en a pas fini avec le sujet. Il entend incorporer les esclaves dans le calcul de la population représentée au Congrès, base sur laquelle est attribué le nombre de sièges. Les esclavagistes seraient ainsi supposés représenter les esclaves sans évidemment leur donner le droit de vote, tout en continuant à les considérer comme des « biens », et non des personnes. Le Nord refuse, dans un premier temps.

 

La création de la jeune République est en danger. Un second « compromis » est alors trouvé : dans le premier recensement du pays, base de la représentativité politique de chaque État, un esclave comptera pour trois cinquièmes d’être humain…

Le pays naissait à peine que les principes de son baptême se trouvaient sacrifiés sur l’autel de l’unité et du mode de production sudiste. « Les États esclavagistes se sont assurés d’un pouvoir politique démesuré à la fois dans les deux chambres du Congrès et de la présidence qui ont été contrôlées par des pro-esclavages jusqu’à l’élection de Lincoln en 1860 », souligne Matthew Desmond, professeur de sociologie à l’université Princeton dans « The 1619 project ».

Dix des douze premiers présidents du pays possédaient des esclaves, à commencer par George Washington lui-même. Quant à la plume de la déclaration d’indépendance, Thomas Jefferson, il était non seulement esclavagiste mais a présenté une de ses esclaves, Sally Hemmings, comme sa « maîtresse », sans jamais l’émanciper, et a eu un enfant avec elle.

Le projet 1619 ou l’histoire en mouvement

La première république de l’ère contemporaine était donc également esclavagiste. Cette contradiction fondamentale, ce péché originel même, a longtemps été camouflée derrière l’apparat de la grande terre de liberté et d’opportunités. Elle a retrouvé peu à peu la lumière, au fil des travaux d’historiens et du mouvement des droits civiques. Elle a surtout été projetée en pleine scène publique il y a sept ans lors de la publication, par le New York Times Magazine, d’un ensemble d’articles journalistiques et historiographiques, le Projet 1619.

La date ne devait rien au hasard : en août 1619, un navire anglais débarque une vingtaine d’Africains capturés dans ce qui deviendra la Virginie. Le débat entre historiens sur le statut exact de ces passagers n’est pas encore tranché mais l’événement est largement considéré comme le début de l’esclavage africain durable dans l’Amérique anglaise.

 

Dirigé par la journaliste Nikole Hannah-Jones, qui se verra récompensé d’un prix Pulitzer, le projet défend la thèse que 1619 constitue un moment fondateur de l’histoire des États-Unis, au même titre que 1776. Le projet soutient que l’esclavage et les contributions des Afro-Américains sont au cœur de la construction des États-Unis, et non un simple chapitre secondaire de l’histoire nationale. Il affirme notamment que l’esclavage ne constitue pas un chapitre de l’histoire du pays, refermé après la guerre de Sécession (1861-1865), mais une matrice.

Au fil d’articles passionnants, on découvre que la plantation a été le laboratoire de la fabrique américaine : organisation du travail, maintien de la sécurité et politique répressive, rôle du capital et des banques, etc. Le fordisme et Wall Street sont nés dans les champs de coton du Sud. L’usage dissuasif de la peine de mort et le surarmement des « hommes libres », donc blancs, aussi.

Amnésie collective autour de l’usage de l’impôt

Évidemment, Donald Trump a aussitôt dénoncé une « histoire révisionniste », un exemple parfait de la façon dont « la gauche a déformé, dénaturé et souillé l’histoire américaine ». Le milliardaire s’inscrit dans les pas de Ronald Reagan, vantant une Amérique éternelle, qui servait surtout le propos politique de sa « révolution conservatrice », présentée comme un retour aux sources plutôt que comme une réaction contre le New Deal et les années 1960. De cette époque date une vision figée du pays, qui s’est également exportée, au point qu’en France aussi elle est souvent considérée comme légitime.

 

Exemple : la résistance ontologique des États-Unis à l’impôt. Il y a certes une forte tradition antifiscale qui remonte aux origines : les propriétaires détestaient que l’on taxât marchandises, en l’occurrence des esclaves. Dans les colonnes de l’Humanité en février 2020, Gabriel Zucman rappelait pourtant que les États-Unis, le temple du capitalisme, étaient « allés très loin dans l’utilisation de l’impôt pour réguler les inégalités et l’économie de marché, avec un taux marginal d’imposition de 80 % en moyenne de 1930 à 1980. Les droits de succession s’établissaient également à 80 % et les taux d’impôt sur les sociétés à 50 %. »

« Devant le Congrès, en 1942, Roosevelt affirme clairement sa volonté d’instaurer un revenu maximal légal à hauteur de 25 000 dollars, l’équivalent de 1 million de dollars aujourd’hui. Il voulait alors créer un taux de 100 % au-delà de cette somme. Après avoir hésité, les parlementaires ont finalement voté un taux de 93 %, qui a été effectif pendant des décennies, à la fois sous des administrations démocrate et républicaine (Eisenhower), ce qui reflétait un consensus. Il y a une amnésie collective assez fascinante aux États-Unis sur cette période ».

Peine de mort : la dualité de l’Amérique

Autre exemple : l’Amérique est le « pays de la peine de mort ». La base matérielle de cette affirmation n’est absolument pas contestable. Hormis un moratoire, de 1972 à 1976, on a toujours exécuté dans le pays et on continue. Les États-Unis sont la dernière « démocratie occidentale » à pratiquer le crime d’État. Depuis 1977, 1 700 exécutions ont été menées et Donald Trump a pris un pervers plaisir à reprendre les mises à mort fédérales après une pause pendant la présidence de Joe Biden.

 

Pourtant, c’est aussi outre-Atlantique que l’on trouve précocement les ferments de l’abolitionnisme. Alors que la France a mis fin à la « peine capitale » en 1981, l’État du Michigan l’a fait dès… 1846, suivi quelques années plus tard par le Rhode Island et le Wisconsin. Au moment de célébrer le 250e anniversaire du pays, les faits sont plus contrastés que ne pourrait le laisser supposer la litanie des exécutions : un tiers du pays s’avère pratiquant, quasi intégralement des États du Sud. Le Texas à lui seul est responsable de plus du tiers des exécutions. Le Death Penalty Information Center estime que le pays vit dans une situation d’« abolition de fait ».

On pourrait multiplier ces sujets – naissance du 1er-Mai, création d’une première forme d’État-providence dès les années 1930 (contre 1945 en Europe), mouvement des suffragettes, qui conduit au droit de vote des femmes, certes seulement blanches, en 1920 (contre 1945 en France) – comme autant de pointillés qui dessinent une trajectoire plus complexe (la coexistence de deux Amériques) que la messe trumpiste.

Partager cet article
Repost0
30 juin 2026 2 30 /06 /juin /2026 20:10
Municipales en Autriche : à Graz, la poussée communiste qui bouscule la gauche -e 29 juin 2026 - l'Humanité Kevin Guillas Cavan
Municipales en Autriche : à Graz, la poussée communiste qui bouscule la gauche

Ayant récolté 35,63 % des voix ce dimanche aux élections municipales dans la deuxième agglomération du pays, le KPÖ a progressé de 7 points par rapport à 2021. Une majorité de gauche pourrait se dessiner avec les Verts et sans les sociaux-démocrates du SPÖ.

Dimanche 28 juin, à la Maison du peuple de Graz, militants et sympathisants communistes y vont chacun de leurs pronostics en attendant les résultats. « 26 % », dit un premier expliquant que, « après cinq ans à diriger la ville, on va régresser un peu. C’est normal ». « 30 % », estime sa voisine, faisant le pari inverse. « Les gens qu’on voit dans la rue sont satisfaits du bilan d’Elke (Kahr, la maire de Graz). Elle est honnête, proche des gens et a des résultats dans un contexte difficile. »

À 17 heures, l’euphorie éclate. Avec 35,63 %, le Parti communiste d’Autriche (KPÖ) progresse de 7 points par rapport à 2021 et frôle la majorité absolue dans les arrondissements populaires de Gries et Jakomini. Le score des Verts (14,83 %) permet d’envisager une majorité de gauche sans les sociaux-démocrates du SPÖ, laminés à 5,63 % (- 4 %). Ce scrutin ne bouleverse pas l’équilibre global droite-gauche, mais redistribue les cartes au sein des deux camps. De son côté, l’extrême droite FPÖ progresse légèrement (+ 1,5 %), aux dépens des conservateurs et du parti néolibéral Neos.

La santé publique, fer de lance d’un bilan plébiscité

Le SPÖ paye une campagne désastreuse, particulièrement agressive à l’égard des communistes et notamment du bilan de Robert Krotzer, l’adjoint en charge de la santé qui fait figure de dauphin. Dans un Land gouverné par l’extrême droite qui enchaîne les fermetures d’hôpitaux et où le nombre de médecins conventionnés est en chute libre, Graz a pourtant maintenu ses sept centres municipaux de santé où, désormais, un suivi par un travailleur social accompagne le suivi médical ou psychologique. Il s’agit de permettre aux usagers de connaître leurs droits en matière de santé et au-delà pour éviter le non-recours aux droits qui frappe les plus précaires.

La municipalité a aussi mis en place un service de santé à domicile, actif la nuit, les week-ends et pour les personnes à mobilité réduite et des centres de vaccination qui ont des effets tangibles en termes de recul des maladies infantiles. Les attaques du SPÖ et leur menace de ne pas reconduire la coalition s’ils ne sont pas à l’exécutif devaient sans doute servir à mobiliser leur électorat. Cela a eu l’effet inverse et conduit leurs électeurs à voter directement pour les communistes qui entament désormais les négociations en position de force.

Plus grande ville gouvernée par les communistes en Europe, Leningraz, comme la nomment ses détracteurs, apparaît de plus en plus comme un bastion pour le KPÖ, de plus en plus hégémonique à gauche. Dans un contexte mondial d’essor de l’extrême droite, la victoire a été saluée à travers le monde, du Parti communiste d’Afrique du Sud à celui de Cuba. Récemment, l’Allemande Ines Schwerdtner, coprésidente de Die Linke, avait fait le déplacement. De son côté, Fabien Roussel (PCF) a souligné dès 20 heures que « les communistes prouvent qu’ils savent répondre aux attentes de leurs habitants ».

 

 

 

Autriche : à Graz, un laboratoire communiste à l’épreuve des élections municipales

Les élections locales vont se tenir samedi 27 juin, à la proportionnelle intégrale. La seconde ville du pays dirigée par Elke Kahr et une coalition de gauche emmenée par le Parti communiste du KPÖ renouvelle son conseil municipal.

Le 27 juin, Graz renouvelle son conseil municipal. En 2021, la victoire des communistes avait constitué un séisme dans le paysage politique autrichien. La ville a offert au Parti communiste d’Autriche (KPÖ), arrivé en tête avec 28,8 %, la première mairie de son histoire. Et par n’importe laquelle : la capitale de la Styrie est aussi la deuxième ville autrichienne avec 345 000 habitants.

Gouvernée par la droite de 2003 à 2021, en coalition avec l’extrême droite de 2017 à 2021, la victoire de la gauche s’inscrit dans un contexte de scandales nationaux et locaux entachant les droites. Elle consacre aussi une lente montée du KPÖ initiée dans les années 1980.

Les sondages donnent le KPÖ à 32 %

Les municipales autrichiennes se faisant à la proportionnelle intégrale, y compris pour l’exécutif municipal, le KPÖ dispose dès 2003 d’adjoints au maire dans des majorités conservatrices au logement puis à la voirie. Malgré le peu de moyens, les communistes réussissent à améliorer la situation des logements communaux, dans un état d’insalubrité généralisé en mobilisant la population projet par projet.

Aujourd’hui, les sondages donnent le KPÖ à 32 %, loin devant les conservateurs (20 %), et la coalition sortante (KPÖ, Verts, SPÖ) totaliserait 53 % des voix, plébiscitant le bilan de la maire Elke Kahr. Depuis son arrivée à la tête de la ville en 2021, sa coalition a mis en œuvre une politique résolument tournée vers les préoccupations quotidiennes avec des avancées concrètes dans les domaines du logement, de l’environnement, des transports ou pour alléger le coût de la vie.

Ainsi, pour endiguer la flambée des prix, la ville a gelé les loyers dans ses logements communaux, augmenté les aides énergétiques et élargi l’accès à la SozialCard, qui permet notamment d’acquérir un abonnement annuel de transports en commun pour seulement 50 euros.

 

En matière d’environnement et de mobilité, l’accent a été mis sur les transports publics avec des investissements massifs dans de nouvelles lignes de tramway, l’extension du réseau de pistes cyclables, tout en protégeant les espaces verts grâce à un plan d’action contre la chaleur et de nouvelles réglementations. Ce virage social et écologique, qui place les besoins des citoyens au cœur de l’action, a valu à Elke Kahr une reconnaissance internationale avec le prix de « meilleure maire du monde » en 2023.

Un ancrage citoyen qui dépasse l’institution

Néanmoins, si l’action de la municipalité est réelle, son ampleur a été limitée par le niveau d’endettement record (près de 2 milliards d’euros) qu’elle hérite de la gestion des conservateurs et de l’extrême droite qui a fait passer la dette de la municipalité de 500 millions à 1,7 milliard entre 2017 et 2021.

Si les communistes restent populaires, c’est grâce à leur pratique politique. Leurs permanences sociales, organisées dans les locaux du parti, sont un outil d’écoute et de terrain. En dernier recours, le fonds social du parti – abondé par les indemnités des élus et une partie de la subvention publique – permet une aide financière directe. À Graz, il atteint 300 000 euros par an.

Car la reconduction de la coalition de gauche n’est pas garantie. Le SPÖ, partenaire minoritaire, conditionne son soutien à une présence dans l’exécutif : or, le scrutin proportionnel pourrait lui être fatal s’il échoue à franchir les 9 %. Surtout, les Verts, alliés jusqu’ici, laissent la porte ouverte à d’autres configurations, y compris une alliance avec les conservateurs ou l’extrême droite.

 
Partager cet article
Repost0
13 juin 2026 6 13 /06 /juin /2026 05:40
Week-end palestinien à Brest les 13 et 14 juin avec la troupe de danses de Dabkeh palestinienne
Week-end palestinien à Brest les 13 et 14 juin avec la troupe de danses de Dabkeh palestinienne
Week-end palestinien à Brest les 13 et 14 juin avec la troupe de danses de Dabkeh palestinienne
Partager cet article
Repost0
13 juin 2026 6 13 /06 /juin /2026 05:36
La Palestine en Bretagne - étape morlaisienne les 18 et 19 juin de la troupe de jeunes danseurs de Dabkeh avec Kemper Balata, Morlaix-Wavel, l'AJPF
Photo de Matthieu Stervinou - représentation de la troupe de danse palestinienne à Quimper le 12 juin

Photo de Matthieu Stervinou - représentation de la troupe de danse palestinienne à Quimper le 12 juin

Photo de Matthieu Stervinou - représentation de la troupe de danse palestinienne à Quimper le 12 juin

Photo de Matthieu Stervinou - représentation de la troupe de danse palestinienne à Quimper le 12 juin

Photo de Matthieu Stervinou - représentation de la troupe de danse palestinienne à Quimper le 12 juin

Photo de Matthieu Stervinou - représentation de la troupe de danse palestinienne à Quimper le 12 juin

Partager cet article
Repost0
12 juin 2026 5 12 /06 /juin /2026 05:43
Campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine - les communistes engagés au côté du peuple palestinien
Les communistes finistériens engagés pour la solidarité avec le peuple palestinien!
Partager cet article
Repost0
12 juin 2026 5 12 /06 /juin /2026 05:34
Rencontre avec les Palestiniens de Jalazone au local du PCF Pays de Morlaix

Solidarité des communistes avec la Palestine - Avec beaucoup d’émotion la semaine dernière, nous avons échangé pendant 1h30 au local du PCF à Morlaix avec les responsables des comités populaires des camps de réfugiés de Jalazone et de Balata en Cisjordanie, accompagnés par Saïd de l'AJPF, à l'initiative conjointe de Patrick Gambache et des Palestiniens. Un moment très fort qui permet de mesurer l'extrême dégradation des conditions de vie des Palestiniens de Cisjordanie sur le terrain, avec 80% de chômage dans les camps de réfugiés, incursions et exécutions par les Israéliens toutes les semaines dans les camps de réfugiés, torture systématique des prisonniers, sous le régime anti-démocratique de la détention administrative (pas de procès, d'avocat, d'information des familles et des incarcérés...). L'occasion pour ces militants du Fatah d'exprimer la valeur qu'ils donnent à la solidarité internationale des citoyens français et des communistes, et pour nous d'exposer nos différentes initiatives de solidarité avec le camp Palestinien du Liban de Wavel, avec le camp de Jalazone (dont l'implication dans la construction du jumelage et de la coopération décentralisée), avec la campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine, et avec Gaza.

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011