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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:40
Photo Glenn Le Saoût - Les candidats titulaires de la liste En Finistère, la gauche: Sylvaine Vulpiani, Bernard Pino, Isabelle Mazelin, Philippe Broudeur

Photo Glenn Le Saoût - Les candidats titulaires de la liste En Finistère, la gauche: Sylvaine Vulpiani, Bernard Pino, Isabelle Mazelin, Philippe Broudeur

 
Les élections sénatoriales, dans le Finistère, c'est le 27 septembre.
 
Le Sénat, c'est la deuxième chambre du Parlement.
Au même titre que l'Assemblée nationale, il vote la loi. Son accord est même nécessaire pour les révisions constitutionnelles. Le Sénat est aussi un outil essentiel pour garantir un équilibre démocratique de notre République. Désigner une Sénatrice ou un Sénateur, le 27 septembre 2020, est donc un acte politique fort sur le plan local mais aussi national. Celles et ceux qui siègeront à compter du 1er octobre au Palais du Luxembourg auront à se prononcer dans les premières semaines sur la loi de Finances pour 2021 qui intègrera un plan de relance présenté le 3 septembre dernier. Elles et ils se prononceront sur la loi de programmation sur la recherche ainsi que, si Emmanuel Macron s'obstine, sur le projet de loi de destruction du système de retraite issu du programme du Conseil National de la Résistance.
 
En Finistère, la Gauche
Alors que nous subissons une crise multiple, sanitaire, économique, écologique, sociale et politique, une autre voix, votre voix, doit se faire entendre au Sénat. Nous serons des relais avec les élu.e.s de terrain et les luttes des citoyens. Il est urgent de porter au Sénat une parole différente qui affronte le désengagement de l’État et l'appauvrissement du fait communal, qui ouvre un nouvel horizon de progrès social et démocratique. Notre liste s'est constituée sur la base d'une volonté collective de réaliser l'union la plus large possible pour porter votre voix, la voix des territoires, pour redonner du sens à la gauche et qu'elle redevienne une alternative crédible.  
 
La liste est composée est conduite par:
 
Isabelle Mazelin, 56 ans, professeure d'histoire en collège, adjointe PCF à la culture au Relecq-Kerhuon
 
Isabelle Mazelin est une femme de caractère et de générosité, une battante engagée très tôt en politique et dans le syndicalisme étudiant. Elle est communiste, adjointe à la culture au Relecq-Kerhuon, ayant beaucoup fait pour le dynamisme associatif, culturel et artistique dans la commune.
Elle a 55 ans et exerce en même temps le beau métier de prof d'histoire-géo en collège à Landivisiau. Avec Isabelle, seule femme tête de liste aux Sénatoriales dans le Finistère jusqu'à présent, les élu.e.s du Finistère auront l'assurance de pouvoir compter sur une élue humble, simple, mais déterminée et pugnace pour défendre les intérêts du territoire, les communes et la démocratie de proximité, les droits des travailleurs contre le rouleau compresseur néo-libéral de la politique de Macron et ses soutiens dans la droite sénatoriale majoritaire. "En tant qu'élue, je mesure comme vous chaque jour les défaillances et l'abandon de l’État dans de nombreux domaines, et, au contraire, notre réussite d'élus de terrain lorsque nous en avons les moyens". Le 27 septembre, faites entrer une Finistérienne à la gauche du Sénat, dans le groupe de rassemblement CRCE (Communiste, Républicain, Citoyen, Écologiste) présidé par une autre femme (le seul groupe du Sénat à être présidée par une femme): Eliane Assassi. Les sénateurs du groupe CRCE sont les plus constants au Sénat pour défendre les droits des travailleuses et travailleurs, la lutte contre l'évasion fiscale et la défiscalisation des grosses entreprises du CAC 40 et des riches, pour les droits des chômeurs, la défense de l'hôpital public. Leur vote ne change pas avec les gouvernements, en passant de Hollande à Macron, ils ont un seul cap: la défense de l'intérêt général, de la justice sociale et des intérêts des classes populaires et des travailleurs.
Si elle était élue Sénatrice, Isabelle Mazelin suivrait les pas d'une autre sénatrice communiste bretonne, dans les Côtes d'Armor, dont le mandat qui s'achève a été très riche en combats pour les libertés, la solidarité internationale, les services publics, l'accueil des étrangers, l'égalité femmes-hommes: Christine Prunaud, dont nous ne pouvons que saluer son bel engagement dans son mandat de sénatrice.
 
Philippe Broudeur, 50 ans, élu à Quimper, chef de service à la Protection Judiciaire de la Jeunesse, président des Radicaux de Gauche Finistère
 
Philippe Broudeur, président de la fédération finistérienne du parti des Radicaux de Gauche, est en 2e position sur la liste "En Finistère, la gauche" aux Sénatoriales du 27 septembre 2020, au côté d'Isabelle Mazelin, Sylvaine Vulpiani, Bernard Pino, Catherine Flageul et Laurent Le Treust. Il a 50 ans, et il est chef de service à la protection judiciaire de la jeunesse, ainsi qu'élu municipal et communautaire à Quimper.
Homme de terrain, ayant une très bonne connaissance du Finistère de par ses engagements associatifs et politiques, il sera un lien, un très d'union entre les citoyens, les élus, et le Sénat.
 
Sylvaine Vulpiani, 56 ans, juriste, Conseillère régionale, membre de Génération.s (Plouescat)
 
Elle est en 3e position sur la liste "En Finistère à gauche" pour les Sénatoriales du 27 septembre 2020, Sylvaine Vulpiani, 56 ans, de Plouescat, juriste, conseillère régionale de Bretagne, militante associative et membre de Génération.S.
" Du fait de mes délégations dans la santé au Conseil Régional, je mesure tout le problème des déserts médicaux. Et en tant que conseillère du salarié, je pèse les conséquences du détricotage du droit du travail et de la protection sociale".
Sylvaine est une conseillère régionale très présente sur le territoire du pays de Morlaix.
Sa générosité et ses engagements humains et sociaux bien connus en font une excellente candidate et en feraient aussi une non moins précieuse sénatrice
 
Bernard Pino, 64 ans, médecin aux Urgences (Pont L'Abbé), écologiste membre de Nouvelle Donne
 
En 4e position sur la liste En Finistère, la Gauche pour les Sénatoriales 2020, Bernard Pino, 64 ans, résidant à Pont L'Abbé, médecin aux Urgences de Landerneau, écologiste et adhérent à Nouvelle Donne.
"Actuellement en fonction aux Urgences, j'assiste tous les jours aux conséquences de la dégradation des services publics (santé, handicap, EHPAD, psychiatrie, etc) mise en lumière par le Covid-19: ça ne peut plus durer!"
 
Et avec pour candidats suppléants:
 
Catherine Flageul, militante du PCF, du Mouvement de la Paix et de la plateforme finistérienne pour le désarmement nucléaire, CIAN 29 (Rosnoën), 63 ans, professeure des écoles en retraite
 
Laurent Le Treust, co-référent de Générations.S 29 (Quimper), 51 ans, conseiller clientèle en communication
 
Cette liste s'est constituée sur une volonté de notre part d'unir la gauche dans le sillage des réussites enregistrées aux municipales de rassemblements sur des bases de respect de la diversité de la gauche.
 
Nous pensons que nous pouvons créer une belle surprise!
 
Pour cela, nous avons besoin de votre soutien.
 
Si vous voulez donner votre soutien public d'élu-e, d'ancien élu, de citoyen, à la liste En Finistère, la gauche, la liste de soutien sera mise à jour régulièrement d'ici deux semaines et publiée sur les réseaux sociaux?
 
Dans ce cas, envoyez les informations que vous jugez utile: Nom/ Prénom/ âge (facultatif)/ Profession/ Mandat, Engagements, etc: à l'adresse dupont.ismael@yahoo.fr
 
 
Nos candidats de la liste d'union de la gauche "En Finistère, la Gauche", pour les Sénatoriales du 27 septembre 2020, s'engagent, s'ils sont élus, au Parlement, à défendre les services publics, garants de l'égalité des droits.
Il faut un plan d'urgence pour les EHPAD et les hôpitaux, où il faut mettre fin à la tarification à l'activité et à la main-mise croissante du privé lucratif.
Nous voulons relancer les lignes ferroviaires de proximité et le fret ferroviaire, lutter contre la mise en concurrence et le saucissonnage et le démantèlement de la SNCF, outil d'aménagement du territoire, d'égalité devant les mobilités, et de transition écologique.
Nous nous battrons pour sauver les gares, les bureaux de poste, les trésoreries, les écoles et les classes à chaque fois que les orientations libérales et austéritaires de l’État les menacent.
Nous voulons mettre fin au sous-financement des services publics et des structures, qui prennent en charge les plus fragiles d'entre nous: les personnes âgées, les personnes ayant des handicaps.
Cette politique de solidarité et de défense des services publics ne peut être financée que dans le cadre de politique de justices fiscales et sociales: lutte contre l'évasion fiscale, rétablissement de l'ISF, rejet de la politique de baisse de la fiscalité et des cotisations sociales pour les grands groupes, réforme de la fiscalité des entreprises pour soutenir l'emploi.
 
L'écologie, au cœur de nos engagements.
Face aux enjeux climatiques et de la crise écologique, nous nous battrons pour une transition écologique volontariste au Parlement:
- Soutien à l'agriculture bio et aux circuits courts.
- Transformation du modèle agricole et lutte contre les pesticides.
- Soutien à la pêche artisanale respectueuse de la ressource.
- Relance du fret ferroviaire et des transports en commun pour donner des alternatives au tout-voiture et au tout-camion
- Financement des travaux de rénovation du bâti, d'isolation
- Aider à l'harmonisation vers des normes vertueuses du tri sélectif des déchets, y compris en zone rurale.

Parce que la démocratie pour nous est essentielle, nous défendrons ce contre-pouvoir démocratique qu'est le Sénat face à l'ultra-présidentialisme de la Ve République aggravé encore par le président E.Macron: développement des commissions d'enquête, des missions d'information, pouvoir d'initiative parlementaire. Nous défendrons l'autonomie fiscale des communes, leurs dotations, nous nous opposerons aux mesures de recentralisation et d'éloignement des citoyens par rapport aux centres de décision. Nous serons particulièrement attentifs à soutenir les communes du monde rural exposées aux conséquences de la métropolisation et de la perte des services (publics et autres). Notre département est riche de son réseau de bourgs, de communes petites et moyennes, qu'il faut préserver, comme garant de la cohésion sociale et des solidarités, en soutenant les élus locaux. Le 27 septembre, votez pour la liste "En Finistère, la Gauche".

Quelques-uns des premiers soutiens publics à la liste : "En Finistère, la Gauche"

Comité de soutien à la liste « En Finistère, la gauche » (Génération.S, Les Radicaux de Gauche, Nouvelle Donne, Parti communiste français) pour les Sénatoriales du 27 septembre 2020
 

Pour rejoindre le comité de soutien de la liste « En Finistère, la gauche » : dupont.ismael@yahoo.fr

Christian BEAUMANOIR, syndicaliste, militant association action caritative et sociale, ancien élu PCF, Lanvéoc

Patrick BEGUIVIN chauffeur miroitier Conseiller municipal à Plouigneau, PCF

Djelloul BENHENNI conseiller municipal Rosporden-Kernevel

Annie BERGOT LE CALVEZ ancienne élue pendant plusieurs mandats à Morlaix

Thierry BIGER, conseiller départemental du Finistère sur le canton de Quimper-2, 44 ans, membre des Radicaux de gauche

Véronique BLANCHET ancienne adjointe et vice-présidente d'agglomération à Pont L'Abbé, candidate sur la liste du Front de Gauche aux Sénatoriales en 2014, PCF

Lydie BOURBIGOT membre de la commission consultative Rosporden-Kernevel

Anne BORGNIET-YOUÉNOU adhérente PCF Brest

Christophe BOUDROT, adjoint au sport et aux associations à Plouigneau, syndicaliste hôpital

Maéla BURLOT, élue à Morlaix, conseillère déléguée petite enfance-enfance, coordinatrice dans le secteur social

Bernard CALVEZ adhérent communiste Le Relecq Kerhuon
 
Denise CAM PCF Brest

Jean-Paul CAM secrétaire de section PCF du Pays de Brest

Eugène CARADEC DAVILLERS, conseiller municipal à Morlaix, à l'urbanisme membre du PCF et du MJCF

Christian CARDUNER conseiller municipal à Scaër

Martine CARN, conseillère municipale à Plougonven

Philippe Carquet ouvrier Gouesnou

Anne-Catherine CLEUZIOU, conseillère municipale de la ville de Brest.

Jean-Marie CLOAREC, adjoint à la culture à Rosporden-Kernevel

Jeannine DANIEL, élue à Scaër pendant plusieurs mandats, militante de la solidarité

Louis DEBARNOT  retraité arsenal Brest

Enzo De Gregorio, étudiant, membre des MJCF et du PCF, section de Morlaix

Corentin DERRIEN, conseiller municipal à Saint Thégonnec-Loc-Eguiner, étudiant, PCF et MJCF

Alain DAVID ancien maire adjoint , élu à Morlaix pendant 31 ans

Jean-Philippe DEUNF adhérent PCF Lanmeur

Ismaël DUPONT, premier adjoint à Morlaix, conseiller communautaire, PCF, tête de liste du Front de Gauche aux Sénatoriales de 2014

Laurence FLATTE membre de la commission consultative de Rosporden-Kernevel

Henri Merlin GABA ENGABA, conseiller municipal délégué aux travaux à Morlaix, membre de Génération.s

Patrick GAMBACHE, élu à Morlaix, conseiller délégué au Personnel

Eric GUELLEC, adjoint au maire de la ville de Brest, délégué à la dynamique associative, aux relations avec les équipements quartier, les acteurs de l’éducation populaire, les associations patriotiques et les anciens combattants. Conseiller Brest métropole.

Xavier HAMON Adjoint au maire à Brest, délégué à la salubrité, la sécurité dans les ERP, la gestion des risques et l’affichage municipal, membre de Génération.S

Roger HERE, premier adjoint Plouigneau, PCF

Yves HIRRIEN, adjoint à la communication et à la vie citoyenne à Plourin-les-Morlaix, Génération.s

Patrick GAMBACHE, militant communiste, conseiller municipal délégué de Morlaix

Mariane GAUTHIER-DESTABLE, élue à Plouigneau, conseillère déléguée à la communication

Gladys GRELAUD, candidate sur la liste de gauche à Landerneau, adhérente PCF

Jacqueline HERE, adjointe au maire de la ville de Brest en charge du quartier de Bellevue. Conseillère Brest métropole déléguée à l'urbanisme réglementaire

Karen LE MOAL, adjointe au maire (Sports) à Rosporden-Kernevel

Bernard JASSERAND, militant communiste, adjoint au maire de Quimper en charge de la mairie annexe de Kerfeunteun

Pascal KERBORIOU syndicaliste à l'hôpital public Ancien adjoint à Plougonven

Elise KEREBEL, conseillère municipale à Morlaix, déléguée à la culture

Corentin KERNEIS, ancien maire communiste et professeur des collèges en retraite

Michèle LACROIX BOURVEN retraitée Morlaix

Fréderic L'AMINOT, ouvrier en bâtiment, adjoint aux Affaires scolaires à Morlaix, PCF

Jérémy LAINE, adjoint au maire à Guimaëc, PCF

André LAURENT, adjoint à la culture à Morlaix, membre de Génération.s

Annie-Noëlle LE BERRE, professeur de lettres de l'éducation nationale en retraite, membre du PCF, Brest.

Yves LE BERRE Professeur émérite des universités Ancien adjoint au Maire de Brest

Jean-Luc LE CALVEZ, ancien élu PCF à la ville de Morlaix

Roger Le GUENIC PCF Brest

Jean-Michel LE LORC'H, vice-président de Brest métropole en charge de la proximité territoriale. Conseiller municipal de la ville de Brest

Sandra LE ROUX, conseillère municipale de la ville de Brest déléguée au développement du sport dans les quartiers

Martine LE NOZERH, adhérente PCF, Plozévet-Pays Bigouden

Michel LE ROUX PCF Brest

Glenn Le SAOUT,  candidat sur la liste de Ian Brossat aux élections Européennes dans le Finistère

Doriane LE TREUST, élue à QUIMPER, Génération.S

Pierre-Yves LIZIAR, 48 ans enseignant Conseiller municipal délégué En charge du handicap au Relecq-Kerhuon

Marie-Françoise MADEC JACOB Conseillère municipale déléguée aux Seniors à Morlaix, PCF

Marie-Christine MAHMUTOVIC, Adjointe à l'urbanisme au Relecq-Kerhuon, 2008-2014 et 2014-2020, Membre du PCF

Mathilde MAILLARD, adjointe au maire de la ville de Brest en charge de la politique du bien vieillir et de l’inclusion des personnes en situation de handicap. Conseillère Brest métropole.

Juliette MANNEVY, 42 ans, infirmière cadre à l’hôpital de Morlaix 

Taran MAREC, conseiller municipal de la ville de Brest délégué à la vitalité de la langue bretonne, à la charte « Ya d’Ar Brezhoneg », à l’enseignement et la signalétique bilingue.

Monique MEVELLEC SITHAMMA Professeur de lettres en retraite. Conseillère municipale déléguée en charge des associations au Relecq-Kerhuon Syndicaliste, militante dans des associations culturelles et caritatives.

Pierig MORVAN Membre de la consultation consultative de Rosporden-Kernevel

Lucienne NAYET militante de la mémoire présidente du réseau Musée National de la Résistance Locquénolé

Françoise NIOCHE,  enseignante retraitée, conseillère municipale Rosporden

Maxime PAUL, Plougastel-Daoulas, dirigeant mutualiste- Ancien Vice-Président de

Brest Métropole.

Jean-Claude PERROT, retraité de la Poste, Conseiller municipal de BRIEC, Trésorier du PCF de la section de QUIMPER

Catherine PIETRI adhérente PCF Finistère

Christine PRUNAUD, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Piero RAINERO Ancien élu communiste à la région Bretagne et maire-adjoint à la ville de Quimper, militant internationaliste

Yvonne RAINERO, Retraitée enseignante Conseillère municipale déléguée sur la Santé Conseillère communautaire Quimper

Jacques RANNOU Maire-Délégué de Kernével commune associée à Rosporden. Conseiller Communautaire de Concarneau Cornouaille Agglomération (Membre du Bureau deCCA) et Vice-président du SDEF (Syndicat Energie et Equipement du Finistère).

Quentin RANNOU conseiller municipal Rosporden-Kernevel

Daniel RAVASIO retraité éducation nationale et ancien responsable syndical - secrétaire section PCF Morlaix

Anita RICHARD Enseignante retraitée éducation nationale Adhérente Parti Communiste Français Conseillère municipale Rosporden Kernevel

Gisèle RICHEZ - Travailleur social Le Relecq Kerhuon

Erwan RIVOALAN Brest - syndicaliste CGT.

Katell SALAZAR, conseillère municipale à Morlaix, déléguée à la communication

Valérie SCATTOLIN Adjointe à Morlaix (Centre-ville, Commerce, Animations et tourisme), PCF

Pascal SEGALEN, le Relecq-Kerhuon. 

Jacques TANGUY, Brest, Lambezellec, conseiller d'orientation psychologue en retraire, adhérent PCF

Michel TANGUY adhérent PCF Finistère

Ronan TANGUY ancien adjoint PCF au Relecq-Kerhuon

Alain TASCON militant PCF FINISTERE

Pierre-Yves THOMAS, élu d'opposition à Carhaix, PCF

Catherine TREANTON, adjointe aux Affaires Sociales à Morlaix, Vice-présidente à Morlaix Communauté, co-référente Génération.S Finistère

Hugues TUPIN, conseiller municipal et conseiller communautaire à Douarnenez

Kofi YAMGNANE ancien député-maire, ancien ministre

Jocelyne VILMIN Conseillère déléguée au personnel au Relecq-Kerhuon de 2014 à 2020

 

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:40
Le groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste au Sénat s'engage pour la gratuité des masques
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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:39
Vous avez dit République? - Par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 23 septembre 2020
Vous avez dit République ?
Mercredi 23 Septembre 2020

Il semblerait désormais, selon le ministre de l’éducation nationale, qu’il faille aller chercher la République entre le nombril et le décolleté des jeunes filles... Le mot « République » est devenu dans la bouche du pouvoir un « mot gourdin », que l’on assène sur la tête des classes populaires au fur à mesure que l’on assèche ses principes. Un mot pour filer droit et mettre au pas, un mot pour surveiller et punir, un mot pour maquiller les propos xénophobes, un mot pour cacher la destruction méthodique de tous les fondements de la République démocratique et sociale érigée il y a 228 ans et fortifiée par le mouvement socialiste et communiste, un mot pour protéger le pouvoir.

Quelle farce d’hurler « République ! » quand l’éducation nationale est laissée à la merci de la concurrence d’officines privées et affaiblie dans ses missions, quand le Parlement est bâillonné, quand les services publics sont privatisés, quand le pouvoir dit « républicain » pactise avec la finance, devançant toutes les aspirations du capital, contre les retraites, les droits sociaux, la sécurité sociale.

Quelle blague de prétendre défendre l’unité républicaine quand les territoires sont laissés à l’abandon au profit de métropoles portées vers les rivages du capital mondialisé, quand la sécession des plus riches est entretenue, quand un sabir « globish » est imposé partout par les pouvoirs économiques et politiques, quand des élites corrompues adossent la France et l’Europe à l’empire états-unien.

Certes, le concept de République embrasse large. Raison de plus pour définir le sens que l’on veut lui donner. Il n’y a pas besoin d’aller chercher bien loin. L’histoire de notre pays et les principes constitutionnels arrachés contre la réaction ne demandent qu’à être défendus, travaillés et approfondis. L’émancipation individuelle et collective ne sera le fruit que d’une République garante des libertés, démocratique, sociale et laïque. Tisser à nouveau ce fil, en rehaussant le débat et non en le maintenant au niveau du nombril, voilà l’urgence.

Vous avez dit République? - Par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 23 septembre 2020
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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 19:36
Parlement. Au Sénat, nous affrontons LaREM et LR  (Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE, L'Humanité - 25 septembre 2020)
Parlement. « Au Sénat, nous affrontons LaREM et LR » (Eliane Assassi, présidente du groupe CRCE)
Vendredi 25 Septembre 2020
Les élections sénatoriales se tiennent dimanche. La présidente du groupe communiste, Éliane Assassi, revient sur les enjeux de ce scrutin. Entretien.
 

Vingt ans après le référendum sur le quinquennat, à quoi sert le Sénat ?

Éliane Assassi C’est toujours l’une des deux chambres qui votent la loi et contrôlent le gouvernement  ! Bien sûr, l’Assemblée nationale a le dernier mot. C’est logique puisqu’elle est élue au suffrage universel. Et le Sénat entretient toujours une approche plus fine dans sa relation aux collectivités locales. Mais il est aussi devenu une sorte de contre-pouvoir. C’est bien sûr dans un contexte où la majorité LR du Sénat affronte la majorité LaREM de l’Assemblée, ne soyons pas naïfs. Mais on peut dire que le bicamérisme a retrouvé du sens : l’Assemblée est de plus en plus soumise à l’exécutif, et le Sénat peut jouer un rôle de garde-fou. Nous l’avons vu sur le projet de réforme constitutionnelle et lors de l’affaire Benalla. Mais, d’évidence, nous, les communistes, avons deux adversaires au Sénat : la Macronie, qui dépose les projets de loi, et la droite, qui les réécrits dans un sens qui n’est pas le nôtre et qu’il faut combattre.

Quel est justement le rôle du groupe communiste ?

Éliane Assassi Il est toujours utile d’avoir des élus du local au national pour porter la voix des luttes, des citoyens et des collectivités locales. Nous forçons les débats, imposons des questions sur le monde du travail, les libertés collectives, l’écologie ou encore la fraude fiscale. Nous avons des textes qui ont été adoptés lors de beaux combats, comme la hausse des APL et la revalorisation des retraites agricoles. Nous sommes un peu les trublions de cette chambre, car nous cherchons toujours à mettre en avant des causes que le Sénat préférerait ignorer. Nous avons été très actifs l’an dernier, lors de l’immense mobilisation pour l’avenir d’Aéroports de Paris, qui a rassemblé plus d’un million de signatures. Les communistes ont prouvé qu’ils savent réunir toutes les familles politiques pour défendre un équipement stratégique au cœur des questions d’emploi, de souveraineté, d’aménagement du territoire, de comptes publics et d’écologie. Plus récemment, nous avons déposé deux propositions de loi : l’une pour réduire les inégalités d’accès au numérique, l’autre pour créer un pôle public du médicament assurant à la fois la production et le contrôle des prix.

Le Sénat est souvent présenté comme la chambre qui défend les territoires. Est-ce vraiment le cas ?

Éliane Assassi Il y a des postures sur cette question. Nous sommes en complet désaccord avec LaREM et la droite sénatoriale sur le projet de différenciation territoriale. Cela va conduire à terme à la création d’un État fédéral et à une rupture d’égalité devant la loi. Tout le monde parle en ce moment des « territoires ». LaREM et LR ont tous ce mot à la bouche. Mais ils sont en train de déployer une stratégie sémantique pour ne plus parler des communes et des départements, et encore moins de leurs compétences et de leurs moyens propres pour développer des politiques locales au service des citoyens. C’est une façon de revenir sur l’article 1 de la Constitution qui dit que la République est une et indivisible.

Quels sont vos objectifs pour les sénatoriales de dimanche ?

Éliane Assassi Nous entendons conserver nos sièges en Seine-Maritime avec Céline Brulin et dans les Côtes d’Armor avec Gérard Lahellec. Nous attendons aussi de bonnes nouvelles des Bouches-du-Rhône, où Jérémy Bacchi conduit la liste de rassemblement de la gauche. Des surprises peuvent enfin venir des Alpes-Maritimes, des Alpes-de-Haute-Provence, de Dordogne, du Rhône ou du Finistère, où les communistes sont reconnus comme des élus de terrain combatifs, constants et cohérents. Au final, la droite va gagner, ce n’est pas un suspense. Il y aura une possible recomposition au centre-droit et un retour du groupe EELV. Nous avons, quoi qu’il arrive, hâte d’en découdre sur le budget et celui de la Sécurité sociale, forts de notre propre plan de relance composé de 117 propositions. Nous sommes ici en phase avec l’opinion publique, que ce soit sur le conditionnement des aides publiques, l’hôpital, les retraites ou la gratuité des masques.

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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 05:25
Signez la pétition de l'UEC pour un revenu étudiant
Après avoir défendu cette revendication à l'Assemblée nationale, Marie-George Buffet, députée de Seine-Saint-Denis rejoint les signataires du revenu étudiant 🤩
Sur les bancs de la fac ou de l'Asssemblée Nationale, on signe la pétition pour un revenu étudiant ✊
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24 septembre 2020 4 24 /09 /septembre /2020 05:13

 

*Editorial par Amar Bellal, rédacteur en chef de la revue Progressistes

Alors que le débat sur le racisme a été très présent ces deniers mois, il a été fort peu question de la contribution des étrangers au rayonnement scientifique de notre pays. A-t-on entendu dans les médias, aux heures de grande écoute, ou lu dans la presse bien-pensante des références à la forte présence dans nos hôpitaux publics des médecins étrangers ou à tous ces chercheurs, souvent d’origine africaine et formés dans leur pays, qui travaillent dans les universités et dont la France bénéficie allégrement car immédiatement productifs et dans la force de l’âge ?

D’ailleurs, leur apport pose d’autres problèmes et met en évidence la nécessité de bâtir une coopération équitable entre les pays africains et la France, pour un développement scientifique commun… Et on n’oublie pas la lutte actuelle sur les droits d’inscription pour que les étudiants étrangers puissent continuer à venir en France. Étonnamment, on en parle rarement, alors qu’on devrait mettre en avant ce contre-discours, ce rappel qui pourrait s’avérer très utile face à l’extrême droite qui assimile inlassablement les immigrés à la délinquance, les présente comme intellectuellement inférieurs à la moyenne, incapables de quoi que ce soit, ne contribuant en rien à la richesse du pays. Écouter notre contre-discours pourrait en outre aider à « débloquer » une situation politique délétère, à démonter des mensonges massivement relayés à des fins électoralistes.

Alors pourquoi y fait-on si peu référence? Serait-ce parce que en parler sérieusement signifie replacer la question du travail au centre du débat et faire prendre conscience que nous ne sommes, avant tout, ni plus ni moins que des salariés partageant le sentiment d’être en partie exploités par le même système qui a pour boussole non pas le bien collectif mais le seul profit (qui peut parfois contribuer, si peu que ce soit, au bien collectif, bien que ce ne soit pas son but premier) ? Tout se passe comme s’il fallait éviter cette idée que, salariés, nous faisons tourner le pays, que pour cela nous recevons les mêmes fiches de paie, que nous voyons nos conditions de travail se dégrader et sommes pareillement exposés aux risques au travail. Et pourtant nous gardons l’envie du travail bien fait, avec cette caractéristique bien française qui est de vouloir à tout prix donner à son travail un sens, d’en faire autre chose qu’un simple un gagne-pain.

Ainsi, rappeler cette évidence qu’il y a des Noirs, des Arabes, des Asiatiques qui soignent et sauvent des vies, qui transportent ou font tourner les usines, les centres de recherche, etc., ceux-là mêmes que nous avons applaudis au balcon à 20 heures en pleine période de confinement Covid-19, nous incite à voir les choses différemment et contribue à dégonfler un tas de problèmes. Mais cette approche n’est jamais vraiment bienvenue pour les obsédés de l’« identité » de tous acabits, car cela casse leur fonds de commerce.

Bien sûr, cela ne suffit pas à lutter contre le racisme, car c’est un combat culturel plus global qu’il faut mener, mais cela y contribuerait fortement. Si les personnalités politiques de gauche, et au-delà, pouvaient l’entendre, ce serait un grand progrès!

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 05:42

 

La Covid 19 a révélé l’échec des politiques d’austérité et de la course aux profits qui épuise la nature et sacrifie les êtres humains. Mais tout continue comme avant ! Le « Ségur de la santé » ne résout en rien la crise de l’hôpital public. Si nous laissons faire, la France comptera un million de chômeurs·euses en plus d’ici à la fin de l’année et 700 000 jeunes arrivant sur le marché du travail risquent de voir leurs perspectives d’embauche s’évanouir.

Des grands groupes gavés d’aides publiques prétextent de la crise pour annoncer des plans massifs de suppressions d’emploi avec l’appui du gouvernement et des banques. La fiscalité est toujours aussi injuste et le gouvernement Castex continue de baisser les impôts sur le capital et les profits. Cela doit changer ! Les entreprises et les banques doivent être contraintes à des engagements précis et contrôlés par les salarié·es, les élu·es, la population.

Construisons une grande mobilisation à l’automne pour l’emploi, les salaires et les services publics nous exigeons que les milliards déversés par les banques et la BCE sur l’État et sur les entreprises soient utilisés autrement.

Dans l’immédiat, nous demandons :

  • Interdire les licenciements des grands groupes bénéficiant de fonds publics et instaurer un droit de contre-propositions des salarié·es et des habitant·es pour sécuriser l'emploi au lieu de baisser le "coût du travail".
  • Un plan jeunes d’embauches par les entreprises par un contrat sécurisant leur emploi et leur garantissant une formation rémunérée.
  • Une augmentation générale des salaires (revalorisation du SMIC de 20% et de toutes les grilles et échelles de salaires), des minima sociaux et un revenu minimum, à un niveau décent, pour les 18-25 ans.
  • Pour la santé et l’éducation nationale, un plan d’embauches et de formation, initiale et continue, l’annulation des fermetures de lits ou d’hôpitaux et de toutes les fermetures de classes et de postes.
  • Un fonds de sécurisation de l’emploi, de la formation et pour la transition écologique, géré démocratiquement, pour agir sur les décisions des grandes entreprises et des banques et faire contribuer le capital et les profits.

 

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 05:07

 

Tenir la Fête de l’Humanité, la semaine dernière malgré les embûches et les contraintes, s’est révélé nécessité absolue alors qu’en cette rentrée scolaire et sociale la menace épidémique et les craintes légitimes des français sont mises à profit par le pouvoir et quelques officines médiatiques pour lancer un concours d’indécence, de vulgarité et de racisme.


A la violence des mots du pouvoir pour détourner les regards des prédateurs et organiser les divisions au sein des classes populaires, la Fête de l’Humanité a opposé en de multiples débats et rencontres la fraternité, la force du débat politique, la solidarité.

 

Qui aurait pu croire, alors que le pays traverse une épreuve inédite, qu’en quinze jours à peine le débat public puisse être autant saturé de mots puisés dans l’imaginaire colonial ou dans la vieille tradition autoritaire ? Tout cela tandis qu’un plan de relance des inégalités nous est imposé sans débat, sans appel à la participation populaire, sans donner aux travailleurs et à leurs organisations syndicales des moyens de contrôle de ces budgets.


Examinons la nature de leurs mots chargés d’imaginaire et d’idéologie réactionnaire ; le tout sur fond de survalorisation de chaque fait-divers, comme lors des élections présidentielles de l’année 2002.

 

  • « L’ensauvagement » est bien celui d’un capitalisme financier qui organise le pillage du travail et de la nature.
  • Le « séparatisme » n’est que celui d’une caste protégée derrière les rideaux de fer et d’argent des beaux quartiers.
  • Quant au énième rapport sur la fraude « sociale » dans un pays si riche, il ne sert que de paravent à la file de la pauvreté qui s’allonge au fur et à mesure que se remplissent les coffres des paradis fiscaux.


Quelques jours auparavant, le président a profité du 150ème anniversaire du retour de la République, pour célébrer, encenser, plagier même, sa version autoritaire et bourgeoise, dont l’unité factice repose non pas sur la justice sociale et la reconnaissance de ses membres mais sur la mise au pas des citoyens. Une république qui met le vocabulaire, ses prérogatives, son pouvoir réel et symbolique au service d’une lutte de classe menée avec acharnement par le capital pour conserver les manettes. Tout l’inverse des fondements révolutionnaires de 1792 et du processus émancipateur et égalitaire dont la République sociale, laïque et démocratique est censée être le véhicule.


La Fête de l’Humanité, dont les débats et rencontres sont toujours à disposition sur notre plateforme numérique (accédez ici fete.humanite.fr/ ) a été l’antidote à la guerre idéologique menée par le pouvoir et ses relais, pour remettre les choses à l’endroit, pouvoir se défendre et rechercher les chemins de nouvelles espérances. 

 

Elle donne, avec d’autres évènements dont les journées d’action syndicale, le signal qu’une résistance s’organise pour contrer la curée sociale et inventer un système de garantie, pour chacune et chacun, d’un travail ou d’un accès à une formation pour des métiers en mutation, pour une régénération de l’industrie, une autre agriculture, de nouveaux services publics indispensables pour préserver la santé, développer l’éducation publique et réoxigéner la nature, bref pour porter en avant notre humanité commune.


Dans l’immédiat, le pouvoir ne peut se dérober face aux demandes pressantes de conditionnalité des milliards d’argent public versés aux grandes entreprises. Le scandale des licenciements et de la fermeture de l’usine Bridgestone à Béthune devient un cas d’école. On nous a dit que le CICE servirait à maintenir l’emploi. Celle-ci a touché des millions depuis sa création et elle pourtant maintenant elle va licencier. L’Etat et les gouvernements depuis le précédent quinquennat doivent être mis sévèrement devant leurs responsabilités. En lieu et place des licenciements d’opportunité et boursiers, les exigences montent pour réduire le temps de travail, améliorer la rémunération du chômage technique, encourager la mutation industrielle et agricole et développer la formation ainsi que les services publics.


C’est ce message d’espoir qu’ont porté les paroles et les cœurs des participants d’une fête – réussie malgré les difficultés – qui a proclamé, comme un défi lancé au virus, aux puissances d’argent, aux pouvoirs nationaux et supranationaux : « notre Humanité est plus forte que tout ». Une apostrophe à faire vivre dans les débats et l’unité populaire à construire sans attendre. Vous pouvez retrouver les débats et les concerts de la Fête sur la plateforme numérique dédiée (accéder ici)

 

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 05:03

 

*Yann Le Pollotec est ingénieur

Il existe une certaine hystérisation autour de la 5G, tantôt présentée comme la révolution technologique incontournable qu’il ne faudrait absolument pas manquer ou à l’inverse comme un danger apocalyptique pour notre santé, nos libertés et pour la planète. Or il en va des révolutions technologiques comme des révolutions politiques : elles sont imprévisibles, elles ont des causes multifactorielles. On sait qu’il s’agit d’une révolution que lorsqu’elle a eu lieu. Ainsi il y a quelques années, on prédisait que l’on serait en entouré en 2020 de 50 milliards d’objets connectés, mais en 2019 on en était qu’à 7,6 milliards, de même la blockchain devait révolutionner le monde de la finance et tuer les banques, aujourd’hui si elle impacte le système bancaire et monétaire, on est très loin d’une révolution…Lorsque Graham Bell a inventé le téléphone, il pensait révolutionner le monde la culture en permettant l’écoute à domicile de pièces de théâtre et d’opéras, l’appropriation sociale de son invention en a décidé autrement…Par contre le smartphone couplé à la 4G, aux techniques de streaming et au Wifi a été une vraie révolution que quasiment personne n’avait vu venir dans son ampleur. La 6G est déjà à l’essai dans les laboratoires. Parions qu’elle sera aussi présentée par certains comme révolutionnaire alors que d’autres la dénonceront comme une menace pour l’humanité et la planète…

 

Quid de la 5G

La 5G est la cinquième génération des standards en matière de téléphonie mobile. Elle succède à la 4G qui est l’actuel standard et qui nous permet entre autres l’usage sur nos smartphones du web. La 5G se différencie en performance par rapport à 4G sur trois points : le débit, le temps de latence et la densité du nombre de connexion simultanés. Les débits en 5G seront jusqu’à 10 fois plus élevés que ceux de la 4G, ils sont donc une comparable à la fibre. Le temps de latence, c’est-à-dire le temps nécessaire pour qu’une donnée aille d’un émetteur à un récepteur, est considérablement réduit par rapport à la 4G. C’est décisif pour des applications dans l’industrie où des échanges entre humains-machines connectées-robots des échanges de données sont constants et doivent être quasi-immédiat ou dans les transports (véhicules autonomes ou semi autonomes). Quant à la densité, la 5G permettra à terme la connexion d’1 million d’équipements au km2 soit 10 fois plus que la 4G

 

 

 

 

Par rapport à la 4G, la 5G utilise de nouvelles fréquences de transmissions autour de 3,5 GHz et de 26 GHz, dont la portée est plus courte ce qui implique plus d’antennes. Pour les opposants à la 5G l’usage de ces nouvelles fréquences provoquerait un risque accru de cancers, de dommages génétiques et neurologiques. Mais les partisans de la 5G avancent que contrairement aux antennes 4G qui diffusent par zone et arrose tout le monde, l’antenne 5G va se connecter et cibler uniquement une personne qui utilise un service 5G. Si elle n’utilise pas de service 5G, elle ne recevra pas d’ondes ni quoi que ce soit, ce qui limiterait ainsi considérablement l’exposition aux rayonnements électro-magnétiques.

 

5G et Santé

La 5G et la santé existent bien des fantasmes qui ne sont pas sans rappeler les peurs qui accompagnèrent le début du transport de passager par le chemin de fer. On pourrait avoir la cruauté de rappeler à ce propos l’intervention parlementaire en 1836 du grand scientifique François Arago, qui ne faisait que reprendre la littérature médicale dominante de l’époque1, sur les dangers du chemin de fer pour la santé des voyageurs.

S’il est relativement facile de démontrer la toxicité pour la santé humaine de telle ou telle technologique, il est beaucoup plus difficile d’apporter la preuve son innocuité. En effet le 1er juillet 2020, devant le Sénat, Oliver Merckel au nom de l’Agent nationale de sécurité sanitaire (ANSES)2 indiquait sur la 5G : «  on ne peut pas démontrer qu’il n’y a pas de risques, on ne pourra jamais […] la science ne peut pas donner une réponse totalement tranchée sur ces questions ». Mais il soulignait que pour toute la téléphonie mobile que cela soit la 2G, la 3G, la 4G et la 5G, le danger principal ne venait pas des antennes mais du téléphone «de par la proximité de cette source d’émission de radiofréquence par rapport au corps ».

Pour l’instant, il existe peu d’études sur l’impact de la 5G3 sur la Santé, et leurs conclusions varient selon leurs commanditaires, cependant la majorité d’entre elles semblerait plutôt montrés que la 5G serait soit moins nocive que l’actuelle 4G, soit au pire tout aussi novice mais de manière différente.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a elle-même une communication contradictoire sur le sujet d’un côté elle affirme « Au cours des 30 dernières années, environ 25.000 articles scientifiques ont été publiés sur les effets biologiques et les applications médicales des rayonnements électro-magnétiques. S’appuyant sur un examen approfondi de la littérature scientifique, l’OMS a conclu que les données actuelles ne confirment en aucun cas l’existence d’effets sanitaires résultant d’une exposition à des champs électro-magnétiques de faible intensité. Toutefois, notre connaissance des effets biologiques de ces champs comporte encore certaines lacunes et la recherche doit se poursuivre pour les combler 4» et de l’autre elle classe ces ondes comme possibles cancérigènes.

C’est pourquoi pour la 5G comme pour toute technologie, il s’agit de voir où on place le curseur du principe de précaution, mais aussi de développer des moyens publics d’expertises et de surveillance réellement indépendants des lobbies en tout genre.

 

5G et écologie

à l’heure actuelle que la 5G est énergivore et consommatrice de terres rares. Mais ceci n’est pas propre à la 5G mais à tout l’éco système numérique dont l’impact brut sur le réchauffement climatique croit de manière exponentielle. Cependant il faut nuancer cet impact brut par un impact relatif car le numérique permet aussi d’importantes économies d’énergie et de matières premières. Ainsi le télétravail va générer un transfert de consommation électrique de l’entreprise vers les ménages mais en même temps il économise du transport en voiture, en bus, De même in fine, le développement du E-Commerce face aux Grandes surfaces n’a-t-il pas un

bilan énergétique globalement positif ? Visiter Venise en immersion virtuelle grâce à la 5G est-il pire ou meilleur pour l’écologie que de faire le voyage physique ? Idem pour les outils de maintenance prédictive que la 5G rendra possible.

C’est pourquoi, il y a besoin d’évaluations et d’indicateurs globaux ne prenant pas en compte seulement le numérique et la 5G de manière isolée. Il faut aussi poser la question de la réutilisation de la chaleur produite par les data-centers, les équipements de télécom, et de la production massive d’électricité décarbonée car qu’on le veuille ou non l’augmentation de la population mondiale implique une augmentation de la consommation d’électricité sauf à trouver normal que des milliards d’humain soient privés de cette énergie. De même, il faut poursuivre les efforts de lutte contre l’obsolescence programmée comme avec la filière de smartphone reconditionné et pour l’optimisation des algorithmes afin qu’ils soient moins gourmand en puissance de calcul.

Sur la 5G écologique il conviendra que le législateur interviennent probablement pour réguler certains usages datavores et superfétatoires par rapport à l’utilité publique tout comme elle l’a fait que avec l’automobile : le fait d’avoir des autoroutes et des moteurs permettant de rouler à 200km/h a impliqué des limitations de vitesse.

Si la 5G ne doit pas être déployée sans que la préservation de l’environnement soit un impératif de son cahier des charges, elle n’est pas en elle-même écocide et peut même être une partie de la solution.

 

La question de la société de surveillance

Le problème est politique, et il est déjà posé avec l’usage des technologies actuelles (vidéo surveillance, drones, reconnaissance faciale, géolocalisation, googlisations, gestion des données médicales par les GAFA, exploitation des graphes de relations sociales sur les réseaux sociaux…)et la 5G n’implique pas un changement qualitatif du problème. La question est d’aller au-delà de la protection individuelle des données personnelles en passant à une protection et des droits collectifs à faire valoir sur les données et leur exploitation algorithmique.

 

Une campagne indirecte d’influence des États-Unis

Les technologies 5G des États-Unis sont en retard de plusieurs années par rapport à la Chine (Huawei,Zte), la Corée du sud (Samsung) et l’Europe (Ericsson, Nokia-Alcatel). Pour gagner le temps nécessaire à développer leur propre technologie, les États-Unis déploient une double stratégie d’influence : les équipements de Huawei sont accusés d’espionnage au profit de l’État chinois5, et pour bloquer les Coréens et les Européens, on lance en sous-main des campagnes via des ONG et certains médias accusant la 5G d’être dangereuse pour la santé, écocide et liberticide.

L’objectif des États-Unis est de retarder principalement en Europe le déploiement de la 5G pour avoir le temps de refaire leur retard technologique et d’imposer leur équipement comme norme internationale. Comme disait un ancien responsable de la NSA : lorsqu’on veut protéger sa plage privée on ne met pas un écriteau « interdit au public sous peine de poursuite » mais un panneau « danger requins, baignade interdite ».

 

La Cyber sécurité

Ceux qui prédisent qu’après le covid la prochaine catastrophe planétaire sera une paralysie mondiale des systèmes informatiques par une cyber attaque virale, n’ont probablement pas tort. Mais la 5G n’a pas inventé les risques liés au cyber piratage, cyber terrorisme et cyber crimes. Certes elle va mécaniquement aggraver ce risque par le volume gigantesque de données qui transitera par elle, mais sans en changer la nature fondamentale. Raison de plus pour prendre enfin véritablement au sérieux ce risque, et d’en faire un enjeu majeur de défense nationale en créant une nouvelle branche de notre armée au même titre que l’Armée de l’air, de terre et la marine.

 

A quoi sert la 5G ?

Les gains de 5G par rapport à la 4G en débit, temps de latence et nombre de connexion au km6 devraient permettre la généralisation des véhicules autonomes ou semi-autonomes, une accélération de la robotisation, de l’usage du big data couplé à l’intelligence artificielle en particulier dans l’industrie.

En matière de santé outre des applications de télémédecine, télé chirurgie, certains imaginent déjà d’équiper notre corps de capteurs émettant des informations en permanence permettant ainsi de faire de la médecine préventive un peu comme on fait déjà de la maintenance préventive de moteur d’avion. Cela pourrait prévenir ou éviter nombre d’AVC, de crises cardiaques… Mais là aussi il faudra que le législateur intervienne pour éviter des usages socialement toxiques de ces flux de données par les assureurs, les banquiers, et les DRH.

De même par rapport à l’impact écologique et social, en positif comme en négatif, l’usage de la 5G par les industries du divertissement et de la culture de la 5G : jeux vidéos, E-sport, tourisme virtuel,…devra être évalué et encadré législativement.

 

La 5G incontournable pour une renaissance industrielle de la France

Ce qu’installe les opérateurs de télécom à l’heure actuelle s’apparente plus à de la 4G+ qu’à de la 5G, en continuant à utiliser le cœur des réseaux 4G tout en ajoutant petit à petit des antennes 5G. La vraie 5G avec une infrastructure réseau dédiée serait probablement opérationnelle en 2023-25 avec la possibilité théorique de connecter un million d’objets au km2.

Ce n’est pas la 5G en elle-même qui va révolutionner le monde, mais une convergence technologique qui va d’abord se faire sentir dans les entreprises : le « Cloud distribué », le « edge computing », c’est-à-dire le stockage et l’analyse des données au plus proche de l’utilisation et des besoins, l’intelligence artificielle, la réalité augmentée et la réalité virtuelle, la robotisation ainsi que l’industrie des objets connectés. La mise en réseau de ces technologie étaient bloquées par les débits limités de la 4G.

Toutes ces technologies vont se nourrir les unes des autres progressivement pour amplifier les potentialités de la transformation numérique des modes de production et d’échange.

Potentiellement, cette convergence pourrait apporter des progrès que nous ne pouvons même pas imager aujourd’hui dans les domaines de la santé8, de l’énergie9, de la production industrielle10, de la gestion des déchets, des transports, de l’écologie, de la protection civile.

Demain on imagine mal une usine s’implantant dans un territoire non connecté à la 5G11. C’est pourquoi, si on veut une renaissance industrielle de notre pays assise sur des unités de productions distribuées et adaptables aux besoins, le déploiement de la 5G et des technologiques de connexion qui lui succèderont est indispensable. Par contre, de tels choix d’aménagement du territoire ne peuvent être abandonnés aux opérateurs privés et à la main invisible du marché. D’où la nécessité de créer une filière nationale dans le cadre

de coopération européenne autour des télécoms incluant opérateurs de service public, équipementiers, composants électroniques, cyber sécurité et applications.

Pour la 5G comme pour d’autres questions l’État, les collectivités territoriales ne doivent pas mettre en œuvre les politiques publiques que les entreprises veulent bien leur vendre, mais au contraire il faut que les entreprises se mettent au service des choix politiques effectués par le gouvernement et les exécutifs des territoires.

 

Mise aux enchères des fréquences et calendrier de déploiement

La 5G pour fonctionner va utiliser une gamme de fréquence qui jusqu’ici était réservée pour un usage militaire. Le gouvernement via l’Autorité de régulation des communications électroniques va mettre aux enchères le 29 septembre les licences d’exploitation de ces fréquences pour 15 ans auprès des opérateurs de télécom : Orange, Bouygues, Free et SFR, avec l’obligation de respecter un cahier des charges minimum et un calendrier de déploiement.

Outre qu’à travers ces enchères on vend un bien commun public, laisser, sans cohérence de filière, la réalisation de la 5G dans le cadre de la concurrence a des opérateurs privés12 motivés essentiellement par le profit et la rétribution des actionnaires, n’offre aucune garantie de couverture égalitaire des territoires par ce nouveau mode de télécommunication. Le retard français dans le déploiement de la fibre optique à très haut débit le montre.

Faute de vision stratégique, de maîtrise de la filière et d’outils publics comme un opérateur de télécom nationalisé ou des régies de télécom, la 5G au lieu d’être un levier de résorption des inégalités territoriales risque de devenir un accélérateur de la fracture numérique. Le système des enchères fait que la valorisation maximum des fréquences prime sur l’aménagement du territoire.

 

 

La question n’est pas de s’opposer à la 5G en elle-même, mais de mettre son usage au service du développement humain sur les territoires, dans le cadre d’une maîtrise publique et citoyenne. Ceci s’intégrant dans une stratégie numérique globale bas carbone, le respect drastique des normes de rayonnement électro-magnétique associé à une stricte surveillance des éventuels effets sanitaires de la 5G.

 


1 L’État n’est plus qu’un actionnaire minoritaire d’Orange avec 23% des actions

2 https://www.institutsapiens.fr/wp-content/uploads/2020/07/5G-au-service-de-la-sant%C3%A9-22-juillet.pdf

3 https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0306261919316599

4 https://lindustrie40.fr/category/reseau-5g/

5 https://www.industrie-techno.com/article/dossier-comment-la-5g-veut-transformer-les-usines.58966

6 Accusation jamais prouvée contrairement aux révélations de Snowden sur les pratiques des sociétés américaines en liaison avec la NSA et le Pentagone.

7 On prédisait que le train et ses terribles vitesses de plus de 40km/h allaient provoquer des décollements de la rétine, et dans les tunnels à cause de la différence de pression l’explosion des poumons. Les mouvements de trépidation des wagons devaient dégénérer en affections nerveuses telles que la danse de Saint-Guy, l’hystérie et l’épilepsie,… l’Académie de médecine de Lyon énonce en 1835, dans un mémoire resté célèbre : « La translation trop rapide d’un climat à un autre produira sur les voies respiratoires un effet mortel… L’anxiété des périls constamment courus tiendra les voyageurs dans une perpétuelle alerte et sera le prodrome d’affections cérébrales. Pour une femme enceinte, tout voyage entraînera infailliblement une fausse couche avec toutes ses conséquences »

8 https://www.anses.fr/fr/content/d%C3%A9ploiement-de-la-5g-en-france-l%E2%80%99anses-se-mobilise-pour-%C3%A9valuer-les-risques-pour-la-sant%C3%A9

9 4 études sur les fréquences à 3,5 Ghz et aucun étude spécifique sur les 26 Ghz, par contre en prenant en compte un spectre étendu on a 174 études sur la bande passante 24-60 Ghz.

10 https://www.who.int/peh-emf/about/WhatisEMF/fr/index5.html

11 https://www.industrie-techno.com/article/dossier-comment-la-5g-veut-transformer-les-usines.58966

12 L’État n’est plus qu’un actionnaire minoritaire d’Orange avec 23% des actions

 

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22 septembre 2020 2 22 /09 /septembre /2020 19:39
Il faut abroger le décret permettant de licencier les fonctionnaires hospitaliers: 10 000 emplois sont menacés (Laurence Cohen, sénatrice communiste)
LAURENCE COHEN:
✊ Ma dernière question écrite au Ministre de la Santé:
⤵️⤵️⤵️
Mme Laurence Cohen interroge M. le ministre des solidarités et de la santé sur la publication du décret n° 2020-1106 du 3 septembre 2020 relatif aux mesures d’accompagnement en cas de suppression d’emploi dans la fonction publique hospitalière.
En effet, la loi n° 86-33 du 9 janvier 1986 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique hospitalière (FHP) prévoyait dans son article 93 la possibilité d’un licenciement des fonctionnaires hospitaliers en cas de suppression de poste.
La loi prévoyait que l’État fasse alors au fonctionnaire trois propositions de reclassement, et qu’en cas de refus, celui-ci puisse être licencié ou mis en disponibilité. Pendant plus de 30 ans, malgré plusieurs tentatives les décrets d’application n’ont jamais été publiés, grâce à la mobilisation des organisations syndicales qui s’élevaient contre cette mesure allant à l’encontre de la garantie de l’emploi, propre à la fonction publique.
En octobre 2017, une décision du Conseil d’État a enjoint le Gouvernement à publier ce décret.
Cette décision va avoir pour conséquence de permettre de nombreux licenciements notamment dans le cadre des restructurations hospitalières (fermetures de services, d’établissements, groupements hospitaliers de territoire).
Cette disposition s’ajoute à la possibilité de ruptures conventionnelles dans la fonction publique hospitalière, instaurées par la loi n° 2019-828 du 6 aout 2019 de transformation de la fonction publique.
C’est donc une attaque supplémentaire contre la fonction publique et les fonctionnaires à mettre en perspective avec la volonté du Gouvernement de supprimer plus de 10 000 postes de fonctionnaires dans son objectif de plan d’économie.
Alors que la crise sanitaire n’en finit pas de secouer notre pays comme l’ensemble de la planète, mettant en exergue le besoin d’embauches dans les domaines de la santé et du médicosocial, alors que le Ségur de la santé était censé mieux prendre en compte le malaise et les attentes du personnel hospitalier, notamment sur le manque d’effectifs, la publication de ce décret entre en contradiction non seulement avec les réalités vécues par les personnels et les patients mais également avec les déclarations du Gouvernement...
Aussi, elle lui demande s’il compte abroger ce décret et supprimer l’article 93 de la loi de 1986 qui va à l’encontre des besoins pour redonner du souffle au système public de santé.
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