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31 août 2026 1 31 /08 /août /2026 06:41
Des salaires bloqués, 107 milliards d’euros dilapidés pour les actionnaires : l’indécence du rire patronal - éditorial de l'Humanité de Rosa Moussaoui, 31 août 2026
Des salaires bloqués, 107 milliards d’euros dilapidés pour les actionnaires : l’indécence du rire patronal

Cet éclat de rire a la clarté limpide des moments de vérité : il charrie toute l’arrogance des cousus d’or, leur mépris de classe, leur désinvolture. En moquant l’appel de Jean-Luc Mélenchon à la hausse des salaires, les patrons réunis à l’occasion de l’université d’été du Medef à Roland-Garros ont offert le spectacle d’une élite économique avide, cupide, et parfaitement indifférente à l’effet récessif du blocage des salaires.

C’est pourtant le b.a.-ba : la perte de pouvoir d’achat des travailleurs et des travailleuses conduit inévitablement à la contraction globale de l’activité économique. En période d’inflation, la stagnation des salaires et la smicardisation étranglent la demande et plombent la croissance.

Ces patrons qui s’esclaffent affichent la suffisance des repus : les entreprises du CAC 40 ont reversé l’an dernier plus de 107 milliards d’euros à leurs actionnaires, qui accaparent 70 % des profits sous forme de dividendes ou de rachats d’actions. C’est un record historique. Et c’est aux salariés produisant les richesses que cette rente est arrachée.

En France, un salarié sur deux gagne moins de 2 190 euros net ; 10 % des salariés gagnent moins de 1 492 euros net. Avec la précarité, les temps partiels subis, les horaires morcelés, le développement, via les plateformes, du travail peu qualifié payé à la tâche, bien des salariés ne peuvent même plus vivre décemment de leur travail. Au point que 2,3 millions de personnes exerçant une activité professionnelle s’enlisent sous le seuil de pauvreté.

L’abîme entre rémunération du travail et rémunération du capital atteint des profondeurs d’autant plus intolérables que les aides publiques aux grandes entreprises et les cadeaux fiscaux aux plus riches grèvent le budget de l’État au détriment de la protection sociale et des services publics.

 

Ce n’est pas seulement injuste, c’est inefficace. Le bilan d’une décennie de réformes macronistes guidées par la « politique de l’offre » et la compression des salaires chères au Medef est accablant : croissance nulle, hausse historique de la dette publique, productivité en berne, explosion des inégalités sociales. Il n’y a vraiment pas de quoi rire.

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31 août 2026 1 31 /08 /août /2026 06:24
La fête de l'Humanité, c'est dans quelques jours: achetez votre vignette bon de soutien à 45 euros auprès de la section PCF de Morlaix, des sections communistes du Finistère et de la fédération
La Fête de l’Humanité, c’est dans quelques jours dans l'Essonne, à la base 217 de Plessis Paté/ Bretigny-sur-Orge
Pour que cette grande fête populaire puisse continuer à vivre, votre soutien est essentiel.
Achetez dès maintenant votre bon de soutien auprès des militants communistes et profitez du meilleur tarif : 45 € au lieu de 70 € donnant droit à l’entrée les 3 jours.
En prenant votre bon, vous soutenez aussi l’Humanité et son indépendance.
Rendez-vous les 11, 12 et 13 septembre !
 
Numéro pour commander la vignette pour la section de Morlaix (06 20 90 10 52)
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30 août 2026 7 30 /08 /août /2026 18:49
La réussite de la fête de l'Humanité se joue maintenant - par Fabien Gay, directeur de l'Humanité

Chers lecteurs et chères lectrices, chers camarades,

Comme vous le savez, la Fête de l’Humanité se pense, se prépare, et se coconstruit avec vous plusieurs mois à l’avance. Nous arrivons dans
la dernière ligne droite puisque, dans trois semaines, nous ouvrirons grand les portes de la Base 217 pour accueillir un public divers et large. Parmi vous, nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui seront déjà sur le terrain de la Fête depuis plusieurs jours pour préparer les stands et construire ce village éphémère fourmillant d’idées, d’initiatives pour faire vivre et rayonner nos valeurs.

Cette Fête, qui est notre bien commun, n’existerait pas sans l’engagement, l’ingéniosité et la volonté conjointe des équipes de l’Humanité, des militantes et militants communistes rejoints par des militants syndicaux, associatifs, politiques de tout l’horizon de la gauche sociale et écologique. Mais, au-delà de cette énergie humaine et fraternelle des bâtisseurs et bâtisseuses, il nous faut réunir un budget de plus en plus important pour construire la Fête.

Ce n’est plus un scoop : derrière les concerts, les débats, et les centaines de milliers de personnes qui se retrouvent, il y a une organisation lourde, des engagements financiers importants et des dépenses qui doivent être honorées bien avant que les portes de la Fête ne s’ouvrent. En clair, il nous faut avancer toutes les dépenses avant la Fête, alors que 80 % des recettes tombent après. C’est donc un effort de trésorerie difficile à tenir.

Aujourd’hui, nous devons affronter une difficulté concrète : les ressources sont insuffisantes pour aborder cette édition avec la sérénité financière nécessaire. Comme j’ai déjà eu l’occasion de vous le dire, de nouveaux coûts (et coups !) nous tombent dessus, notamment une demande d’assurance en cas d’annulation pour cause de canicule. Grâce à vos dons, nous avons récolté 150 000 euros. Merci à toutes celles et ceux qui nous soutiennent, mais nous sommes encore loin du compte.

Par ailleurs, le rythme de vente des bons de soutien et de la billetterie commerciale n’est pas assez dynamique et, si ce niveau restait en l’état, cela nous mettrait en péril tant pour l’organisation de la Fête que pour l’équilibre financier du journal. Dans un contexte où le secteur de la presse est fragilisé, cela pèse sur notre capacité à poursuivre correctement notre activité et nos objectifs dans les mois à venir, avec
la perspective de l’élection présidentielle. J’ai déjà dû prendre en ce mois d’août des décisions difficiles, dont celle de reporter des investissements importants pour la transformation numérique qui devait commencer à la fin du mois afin d’honorer les factures des prestataires. Cela met en difficulté le programme de développement qui est le nôtre en vue d’être prêts en 2027.

C’est pourquoi, je ne peux que vous inviter à multiplier les initiatives dans les fédérations, dans les sections pour échanger et diffuser le bon de soutien. Nous tiendrons d’ailleurs une grande initiative à Paris, mercredi 26 août, avec les différentes fédérations PCF d’Île-de-France
et le comité national de diffusion du bon de soutien.

Dans cette actualité saturée d’informations et de tensions, la possibilité de se retrouver ensemble, de débattre et de confronter les points de vue est primordiale.

C’est l’une des raisons pour lesquelles la Fête de l’Humanité continue d’attirer autant de monde. Mais un tel rassemblement ne peut pas reposer uniquement sur l’enthousiasme de celles et ceux qui y participent. Il a besoin d’une base financière solide.

L’alerte est lancée aujourd’hui parce que nous pouvons encore agir mais la situation est urgente. Merci à toutes celles et tous ceux qui contribueront à cette souscription et permettront à la Fête de l’Humanité de poursuivre son histoire et de nous faire rêver.

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30 août 2026 7 30 /08 /août /2026 18:46
Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF. Menaces sur le financement des Maisons des adolescents (MDA).
Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF. Menaces sur le financement des Maisons des adolescents (MDA).
Déclaration de la Fédération du Finistère du PCF.
Menaces sur le financement des Maisons des adolescents (MDA).
Dans la préparation frénétique du budget 2027, la santé est particulièrement dans le viseur du gouvernement.
Il ne se contente pas de s’en prendre brutalement au droit à la santé en augmentant le reste à charge pour les malades, il vise aussi des politiques publiques essentielles.
Alors que la santé mentale est proclamée pour la 2ème année consécutive grande cause nationale, les discours ministériels et présidentiels ont du mal à s’accorder avec les faits.
En cette période de rentrée scolaire et universitaire, source de préoccupations pour les jeunes et leurs parents, vient s’ajouter la menace de non-reconduction en 2026 et 2027 des financements perçus en 2025 par les Maisons des adolescents.
La Ministre de la Santé invoque la nécessité de « concilier l’ensemble des priorités » dans « un cadre budgétaire contraint ».
Sauf que ce cadre budgétaire apparaît beaucoup moins contraint dès lors qu’il s’agit des cadeaux au multinationales ou de l’explosion des dépenses militaires !
Il est clair que la santé mentale des jeunes ne fait pas partie de ces priorités gouvernementales.
Et pourtant... Toutes les enquêtes convergent, les signaux d’alerte se multiplient.
De plus en plus de jeunes éprouvent des symptômes anxieux ou dépressifs qui se nourrissent de l’inquiétude devant la situation internationale, les bouleversements climatiques, de la crainte pour leur avenir personnel, études, entrée dans l’emploi…
Un tiers des 11-24 ans déclarent un mal-être psychique. Chez les filles âgées de 10 à 14 ans, les tentatives de suicide ont augmenté de 118 % en cinq ans. Les hospitalisations en psychiatrie des adolescents ont, elles aussi, fortement progressé.
C’est dans cette situation que le gouvernement envisage de réduire les financements des Maisons des adolescents (MDA).
Elles constituent pourtant un dispositif précieux, permettant aux jeunes de 12 à 25 ans de trouver gratuitement, près de chez eux, un lieu d’accueil, d’écoute, de prévention, d’orientation et d’accompagnement pluridisciplinaire.
Les Maisons des adolescents sont au nombre de deux dans le Finistère, rattachées à nos hôpitaux publics : l’une à Quimper à l’EPSM du Finistère Sud, l’autre à Brest au CHU.
À elles deux, elles accueillent plus de mille jeunes et adolescents chaque année.
Elles fonctionnent en réseau avec les autres accueils répartis sur le territoire du département.
Cet accueil précoce, professionnel et bienveillant, de proximité, permet souvent de rassurer, de prévenir l’aggravation du mal-être et d’éviter l’entrée dans un parcours de soins plus lourd. Mais aussi d’orienter vers le soin quand cela paraît nécessaire.
Au contraire des choix austéritaires du gouvernement, les communistes, très attachés aux politiques de santé publique, proposent la pérennisation et le renforcement des financements des Maisons des adolescents, avec des financements pluriannuels permettant aux équipes de travailler et de développer leur présence sur l’ensemble du territoire.
Nous voulons aussi renforcer les CMP (centres médico-psychologiques) et CMPP (centres médico-psycho-pédagogiques), développer les équipes mobiles, la prévention et le repérage précoce, garantir à chaque jeune un accès rapide et gratuit aux soins, indépendamment de son lieu de vie et des ressources de sa famille.
Madame la Ministre, il faut choisir entre la priorité annoncée pour la santé mentale et les décisions austéritaires qui menacent sa prise en charge et notamment le financement des Maisons des adolescents !
Le bien-être des jeunes doit être une préoccupation majeure.
La santé, et la santé mentale, est au cœur de la vie, en prendre soin dans nos politiques publiques c'est agir pour le bien-être de toutes et tous, ce n'est pas un coût mais un atout et une richesse pour notre société.
On peut ajouter que Mael de Calan, président de droite du conseil départemental du Finistère, a lui aussi fortement contribué à fragiliser les MDA du département, puisque par exemple à Quimper la baisse de dotation de la MDA par le CD 29 s'est traduite par une réduction de 60% du temps de présence de l'éducatrice spécialisée.
 
Yvonne Rainero, pour la fédération du PCF du Finistère
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30 août 2026 7 30 /08 /août /2026 18:07
Université d'été du PCF - Atelier sur les logiques de privatisation de l'enseignement supérieur avec Camille Mongin et Nicolas Tardits
Université d'été du PCF - Atelier sur les logiques de privatisation de l'enseignement supérieur avec Camille Mongin et Nicolas Tardits

Université d’été du PCF à Toulouse.

Notre camarade dirigeante nationale de l’UEC (et ancienne secrétaire départementale de la JC du Finistère), étudiante en biologie, Camille Mongin, a animé avec Nicolas Tardits, enseignant chercheur, un passionnant et accablant atelier dimanche matin, 23 août, à Toulouse sur les logiques de privatisation croissante dans l’enseignement supérieur, conséquences de choix politiques assumés de la droite et des libéraux, qui ont préféré la restriction des moyens de l’université, l’enseignement supérieur et de la recherche publique, la sélection via parcoursup, pour développer le marché de l’éducation à visée commerciale et soumettre tout au principe de rentabilité, de tri social, d’utilitarisme, au mépris de l’égalité du droit d’accès aux savoirs, aux qualifications. En 1998 il y avait 250 000 étudiants dans l’enseignement supérieur privé, 790 000 aujourd’hui (+316%), + 17% dans l’enseignement supérieur public avec des moyens stagnants ou en baisse dans le même temps. Contrairement aux idées reçues, ce sont les jeunes issus de milieux moins favorisés, sélectionnés de parcoursup, et avant par le secondaire et le système scolaire, qui sont les plus exposés à recourir aux écoles d’enseignement supérieur privé, souvent à but commercial, insuffisamment contrôlé, pratiquant les changements de noms, de marques, de périmètre, de diplômes continuels, parfois la publicité "poudre aux yeux", et beaucoup avec des dimensions frauduleuses dans leur affichage sur la valeur du diplôme, l’insertion professionnelle. Aujourd’hui 1/4 des effectifs étudiants français sont dans le privé, et les logiques marchandes, de rentabilité, d’adaptation aux besoins du patronat, du marché, contaminent très largement les facs... l’argent public, via le développement de l’apprentissage, va de plus en plus au privé et à l’enseignement privé... 80% des universités sont en déficit aujourd’hui, avec une baisse drastique du nombre d’heures d’enseignement effectifs pour les étudiants, une casse de certaines filières, le gel des recrutements d’enseignants chercheurs, une sélection accrue des étudiants qui en sont les conséquences... Une pression forte mise sur les étudiants, un appauvrissement dramatique des facs: par exemple, la bibliothèque universitaire de la Sorbonne a décidé d’arrêter d’acheter des livres, faute de moyens...

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30 août 2026 7 30 /08 /août /2026 18:00
 "Clamer notre solidarité avec la Palestine !" - par Fabien Gay, 27 août 2026 - éditorial de l'Humanité

 "Clamer notre solidarité avec la Palestine !"

Les dernières déclarations d’Itamar Ben Gvir sont d’une ignominie sans nom. Le ministre israélien de la Sécurité nationale, figure de l’extrême droite au sein du gouvernement de Benjamin Netanyahou, revendique publiquement la mise à mort quotidienne de dizaines de Palestiniens à Gaza. Il appelle à tuer 30 à 40 personnes chaque nuit et défend dans le même temps l’expulsion des Palestiniens et la colonisation de Gaza.

C’est ce même ministre qui, au printemps dernier, a porté et fait adopter une loi instaurant la peine de mort pour les Palestiniens. Une loi qui marque un nouveau recul de l’État de droit et illustre jusqu’où peut aller l’extrême droite israélienne.

Ces déclarations s’ajoutent à une longue liste d’atrocités subies par le peuple palestinien. En Cisjordanie, les violences des colons, les incursions militaires, les arrestations, les destructions et les expulsions se multiplient. Il s’agit d’une politique assumée : une politique d’annexion, de colonisation, d’apartheid et de dépossession du peuple palestinien, que veut encore amplifier le funeste plan E1. Face à cela, comment imaginer que la communauté internationale se contente de déclarations de circonstance ?

D’autant que la justice internationale, elle aussi, a parlé. Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale a délivré un mandat d’arrêt contre Benyamin Netanyahou, estimant qu’il existait des motifs raisonnables de le tenir pour responsable de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité.

Ce mandat doit être mis en oeuvre pour mettre un terme à l’impunité !

Dans ce contexte, notre pays a une responsabilité particulière. Parce que la France est membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU et qu’elle prétend défendre le droit international et les droits humains. La reconnaissance de l’État palestinien par la France, il y a tout juste un an, était une décision importante, mais depuis ?

Aujourd’hui, il faut condamner les responsables de la colonisation et du génocide, faire respecter l’interdiction d’importer les produits issus des colonies, mettre fin aux relations commerciales qui contribuent à l’entreprise de colonisation et utiliser tous les leviers diplomatiques dont dispose notre pays pour faire respecter le droit international. Il est plus qu’urgent de rendre possible la mise en oeuvre effective de la solution à deux États. Nous le réaffirmons sans ambiguïté : soutenir le peuple palestinien, ce n’est pas s’en prendre au peuple israélien. C’est refuser de confondre un gouvernement d’extrême droite avec l’ensemble de son peuple, tout comme c’est refuser l’antisémitisme, qui doit être combattu partout.

C’est aussi pourquoi nous devons continuer à faire vivre la solidarité internationale. La prochaine Fête de l’Humanité, qui se tiendra les 11, 12 et 13 septembre  prochains, fera résonner partout dans les allées la solidarité avec le peuple palestinien, notamment en présence de Mme Hala Abou-Hassira, ambassadrice de la Palestine en France. Avec elle, avec les militants de la paix, nous clamerons notre refus des logiques de guerre permanente et de domination.

Nous y ferons entendre une voix simple et forte : la Palestine, de Gaza à la Cisjordanie, en passant par Jérusalem- Est, ne doit pas être condamnée au silence ni réduite à néant. Nous y rappellerons que, derrière les cartes, les résolutions et les communiqués, il y a des femmes, des hommes, des enfants, des familles qui veulent simplement vivre libres, sur leur terre, en paix. Alors donnons-nous rendez-vous à la Fête de l’Humanité. Pour la Palestine, pour le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes. Et pour, enfin, une paix juste et durable au Proche-Orient."

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30 août 2026 7 30 /08 /août /2026 17:57
+ 7% de progression des lecteurs et lectrices de l'Humanité en un an!
+7 % de lectrices et de lecteurs supplémentaires pour L’Humanité en un an.
2e meilleure progression dans la presse quotidienne.
Bravo aux équipes.
Merci de votre soutien.
 
Fabien Gay, Directeur de l'Humanité
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30 août 2026 7 30 /08 /août /2026 17:53
Vente de l'Humanité sur le marché de Morlaix ce samedi 29 août et distribution de programmes de la fête de l'Humanité par le PCF Pays de Morlaix

Nos camarades François Tréhoret et Jean-Luc Le Calvez étaient présents pour la vente de l’Humanité du PCF Pays de Morlaix sur le marché de Morlaix ce samedi 29 août, et ils ont pu aussi distribuer des présentations du programme musical principal de la fête de l’humanité 2026 les 11, 12, 13 septembre prochain à Plessis-Paté/ Bretigny-sur-Orge dans l'Essonne.   

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28 août 2026 5 28 /08 /août /2026 05:58

 

Le secrétaire national du PCF et le maire ultralibéral de Cannes, candidat à la présidentielle, ont débattu de la production et de l’industrie, à l’occasion de l’université d’été du Medef.

 

 

L’un veut un État planificateur, l’autre veut le désosser. Sur le court central de Roland-Garros, un tel fossé idéologique crée forcément des étincelles. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, était invité, ce 27 août, à débattre avec le maire de Cannes, David Lisnard, par ailleurs candidat déclaré à la présidentielle, à l’occasion de l’université d’été du Medef (la Ref).

Au centre du débat : la production et l’industrie, les deux hommes s’accordant sur le constat inquiétant d’une France qui se désindustrialise. Quand le communiste y lit l’échec des politiques libérales qui s’empilent depuis des décennies – politique de l’offre, baisse des cotisations, crédits d’impôts… –, le Cannois, lui, y voit la conséquence de « vingt ans de socialisation de l’économie ».

Fabien ROUSSEL souhaite que l'Etat reprenne la main sur l'industrie

C’est que David Lisnard, qui met régulièrement en scène sa fascination pour le président libertarien de l’Argentine, Javier Milei et dit « voir des communistes partout dans le débat présidentiel », a l’avantage d’endosser, à chaque intervention, la caricature de l’ultralibéral. Jusqu’au burlesque, parfois. « Le soviétisme ne marche pas, c’est comme ça, on a trop administré l’économie », lâche-t-il.

Du populisme patronal en somme, tant son discours allait au-delà même des revendications du Medef. Face à cela, Fabien Roussel, devant un parterre forcément peu enclin à l’étatisme, défend son projet de planification industrielle en martelant que « l’État n’est pas l’ennemi des entreprises » : « Planifier la réindustrialisation de notre pays pour avoir de la lisibilité, arrêter le “stop and go”. Nous avons un avantage compétitif sur le volet énergétique, avec une énergie décarbonée et abondante. »

 

Pour ce faire, le communiste plaide, face à la rengaine du toujours moins d’impôts de Lisnard, d’augmenter drastiquement les recettes de l’État : « La formation est un enjeu immense, rien que ce défi-là va coûter des milliards d’euros ces prochaines années. On aura besoin d’un choc d’investissements et d’un plan de relance. On ne paiera pas uniquement cet investissement en taxant les grandes fortunes et les dividendes. Tout le monde doit contribuer selon ses moyens. »

 
Un contrôle renforcé des aides publiques versées aux entreprises

 

Il a aussi rappelé qu’en termes d’assainissement des dépenses, l’État pourrait regarder du côté des 211 milliards d’aides aux entreprises versées chaque année : « Il faut les conditionner a minima, pour garantir que notre industrie et nos emplois restent en France et pour créer les conditions d’une croissance socialement et écologiquement utile, pour que nous tenions le cap de nos objectifs climatiques. »

Dans un débat au timing très serré, assez frustrant, Fabien Roussel s’est en revanche gardé de répondre à toutes les provocations de son adversaire de débat, qui est allé jusqu’à affirmer que « c’est parce qu’on a jamais autant dépensé dans le social qu’il y a autant de SDF dans la rue ». Avant de demander à être invité à la Fête de l’Humanité… Le thème de ces journées patronales était, après tout, celui du « courage ».

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28 août 2026 5 28 /08 /août /2026 05:51
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