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8 juin 2026 1 08 /06 /juin /2026 19:00
Gabriel Le Gall - Photo Le Télégramme

Gabriel Le Gall - Photo Le Télégramme

Nous avons eu la tristesse d'apprendre le 7 juin le décès de notre camarade de Roscoff Gabriel Le Gall, survenu à l'âge de 82 ans des suites d'un cancer.

Gabriel a été élu communiste à Roscoff pendant plusieurs mandats, pilier de la section PCF de Roscoff avec Yvette et René Le Bars, CDH de l'Humanité.

C'était un militant formé et convaincu, un artisan proche des gens et du terrain, très apprécié à Roscoff.

Il a aussi milité à Lorient, à l'époque avec Patrick Le Hyaric qu'il appréciait beaucoup. 

La section de Morlaix et la fédération du PCF Finistère expriment leur émotion d'apprendre le décès de Gabriel Le Gall, leur reconnaissance pour ses années d'engagement pour nos idées et nos combats, et leur témoignage de sympathie à toute sa famille, ses amis, ses camarades du secteur de Roscoff.

Un hommage lui sera rendu à Saint-Pol-de-Léon dans la salle de cérémonie des Pompes Funèbres Gouriou à 14h30 le mardi 9 juin.

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8 juin 2026 1 08 /06 /juin /2026 18:53
Résultats du vote des adhérents du PCF sur la base commune du 40e congrès au niveau national, dans le Finistère et sur la section de Morlaix



Adoption de la base commune - communiqué de la commission de transparence des débats

Les 4, 5, 6, 7 juin 2026, 37 286 communistes à jour de leurs cotisations et adhérents depuis plus de trois mois étaient appelés à voter pour choisir la base commune de discussion pour le 40e Congrès parmi les quatre textes proposés.

24 608 électrices et électeurs ont voté, soit 66% des inscrits. 481 bulletins blancs ou nuls et 24 127 suffrages exprimés, soit 98,05%, ont été recensés

Ce haut niveau de participation témoigne d'un fort engagement démocratique.

"Un communisme de conquêtes", le texte du Conseil national a obtenu 14 810 suffrages, soit 61,38 % des exprimés.

Les textes alternatifs ont respectivement obtenu :

  • "Pour battre l'extrême droite et ouvrir l'espoir. Communistes à l'offensive", 6 117 voix soit 25,35 %;
  • "Stratégie communiste. La lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme", 1 833 voix, soit 7,60% ;
  • "Résister et construire, une nouvelle page du communisme", 1 367 voix, soit 5,67 %.

Le texte "Un communisme de conquêtes" devient la base commune de discussion de l'ensemble des adhérentes et adhérents.

Désormais les communistes dans leur diversité sont appelés à se rassembler en se saisissant de la base commune, en la travaillant, en l'enrichissant de leurs contributions et amendements.

Ce travail débutera avec les congrès de section et de fédérations.

Il trouvera son aboutissement lors du congrès national qui se déroulera le 3, 4 et 5 juillet à Lille.

Marie-Jeanne Gobert

Présidente de la Commission au niveau du PCF

TELECHARGER LE TABLEAU DES RESULTATS
 
Voici le résultat du vote interne sur la base commune dans le Finistère: 
 
474 inscrits (cotisants à jour)
 
316 votants (66%)
 
8 blancs et nuls 
 
305 exprimés 
 
156 voix pour "Un communisme de conquête", proposition de base commune du conseil national (51,15%)
 
123 voix pour "Pour battre l'extrême-droite et ouvrir l'espoir communistes à l'offensive" (40,33%)
 
20 voix pour "Stratégie communiste. La lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme" (6,56%)
 
6 voix pour "Résister et construire, une nouvelle page du communisme" (1,97%). 
 
Nous pouvons nous féliciter d'une participation forte dans la fédérationpar rapport à des précédents scrutins internes. 
 
Merci à tous les animateurs de section pour l'organisation du vote et à tous les militants pour leur participation. 
 
Ces résultats feront l'objet d'un premier échange au Conseil Départemental du mercredi 10 juin à la MPT de Quimerc'h à 18h. 
 
Les congrès de section auront lieu en fin de semaine prochaine. 
 
Le congrès fédéral aura lieu le samedi 20 juin au Relecq-Kerhuon (salle de l'Astrolabe) de 9h à 18h. 
 
La commission du texte et la commission de candidature préalables au Congrès départemental auront lieu le mercredi 17 juin (à Brest pour la commission de candidature (en viséo, à 17h00, au Relecq-Kerhuon pour la commission texte pour ordonner les amendements des sections, à 18h normalement).
 

Les résultats au niveau de la Section PCF Pays de Morlaix

 

97 adhérents « A Jour de Cotisation » étaient appelés à s’exprimer par un vote pour choisir la base commune de discussion pour le 40e Congrès parmi les quatre textes proposés.

 

Les votes de 70 camarades ont été recensés au bureau de vote de la section les 6 et 7 juin 2026 : camarades venus voyer à la permanence de Lanmeur (10) ; camarades venus assister  à l’AG du samedi 6 juin (35) ou/et venus déposer leur vote le dimanche 7 juin ; camarades ayant votés par correspondance ; camarades ayant donnés procuration à un autre camarade pour voter en leur place.

Il faut d'abord se féliciter de la bonne participation au vote comme aux réunions programmées à Lanmeur (10 votants) comme à Morlaix (35 participants).

 

Les votes de 2 camarades ont été recensés à la Fédération : ce sont des camarades qui ont envoyés leur vote par correspondances à la Fédération.

 

Les résultats, au niveau de la section, sont les suivants :

 

Inscrits : 97

Votants : 72

Nuls : 1

Blancs : 1

Exprimés 70

Texte 1 (« Un communisme de conquête ») : 48 voix (68,57% des exprimés)

Texte 2 (« Communiste à l'offensive ») : 19 voix (27,14% des exprimés)

Texte 3 (« Stratégie Communiste ») : 2 voix (2,86% des exprimés)

Texte 4 (« Résister et construire ») : 1 voix (1,43% des exprimés)

 

Deuxième étape : congrès de section le samedi 13 juin

 

Une AG de Section se tiendra le samedi 13 juin au Local du PCF Pays de Morlaix.

Accueil : 8 h 30

Congrès : 9 h – 12 h

Merci d'y être nombreux.

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6 juin 2026 6 06 /06 /juin /2026 12:51

 

Publié le 05 juin 2026

Le Parti communiste français exprime sa profonde émotion après la découverte d’un corps qui devrait, selon toute vraisemblance, être celui de Lyhanna, 11 ans, disparue depuis plusieurs jours. Nous adressons nos pensées à sa famille, à ses proches.

Mais aujourd’hui, l’émotion ne suffit plus.

Car ce que révèle l’affaire Lyhanna dépasse le cadre d’un fait divers tragique.
Elle met en lumière une contradiction devenue insupportable: jamais la protection de l’enfance n’a autant été proclamée priorité nationale ; jamais les professionnels, les magistrats,les associations et les familles n’ont autant alerté sur l’incapacité croissante des institutions à protéger effectivement les enfants.

Les éléments aujourd’hui connus sont accablants .

Depuis plusieurs années,des alertes, signalements,et procédures auraient concerné le principal suspect.
Plusieurs institutions ont été amenées à intervenir.
Pourtant, aucun dispositif n’a permis d’empêcher qu’une enfant de 11 ans perde la vie.

Il ne s’agit pas ici de désigner à l’avance des responsabilités individuelles.
Néanmoins, il est déjà possible d’identifier une responsabilité politique.

Lorsque les services de justice manquent de magistrats, lorsque les enquêtes s’accumulent faute d’effectifs suffisants, lorsque les délais deviennent incompatibles avec la protection immédiate des enfants, lorsque les dispositifs spécialisés sont insuffisants, lorsque les professionnels de la protection de l’enfance travaillent dans des conditions toujours plus dégradées, nous ne sommes plus face à des dysfonctionnements isolés.
Nous sommes face à une faillite structurelle.

Chaque année,des milliers de mineurs victimes de violences sexuelles voient leur parole se heurter à des procédures interminables.
Des plaintes sont classées sans suite.
Des enquêtes demeurent en attente.
Des familles restent sans réponse pendant des mois, parfois des années.

Dans le même temps, les gouvernements successifs continuent d’affirmer que la protection de l’enfance demeure une priorité absolue.
Une priorité se mesure aux moyens qu’on lui consacre.

Or, les choix politiques et budgétaires racontent une autre histoire.
L’affaire Lyhanna doit marquer un tournant.
Le Parti communiste français appelle à un plan d’urgence national pour la protection de l’enfance comprenant notamment :

  • le renforcement massif des moyens de la justice des mineurs et des services d’enquête spécialisés
  • ⁠le développement de structures spécialisées pour l’accueil et l’accompagnement des enfants victimes
  • ⁠une véritable coordination entre les institutions concourant à la protection de l’enfance
  • ⁠la mise en œuvre des préconisations formulées par la Ciivise
  • ⁠l’inscription de la protection de l’enfance au rang des priorités nationales avec les moyens humains et financiers correspondants.
  • Promulguer la loi-cadre intégrale proposée par la coalition féministe, contre les violences;
  • Mettre fin à l’impunité : établir une liste d’actes d’enquête minimaux sans lesquels le procureur ne pourrait pas classer sans suite une affaire ;

La mort de Lyhanna est le résultat d’un système qui proclame protéger les enfants mais qui ne donne aucun moyen pour le faire.
Une société se juge à la manière dont elle protège ses enfants.

Paris, le 5 juin 2026, 
Parti Communiste Français 

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6 juin 2026 6 06 /06 /juin /2026 06:04
Mort d’Areski Belkacem, artisan fantasque de la chanson - Clément Garcia, L'Humanité, 3 juin 2026
Mort d’Areski Belkacem, artisan fantasque de la chanson - Clément Garcia, L'Humanité, 3 juin 2026

Le musicien, âme sœur de Brigitte Fontaine pour laquelle il a composé des morceaux par dizaines, est décédé à 86 ans. Avec ses mélodies insaisissables, il était devenu une figure culte de l’avant-garde musicale.

« J’ai écouté tes maquettes et il faut que je te le dise : tu es complètement à contre-courant, tu prends tous les sens interdits, mais je vais bien sûr te produire. » La phrase du producteur Jean-Philippe Allard adressée à Areski Belkacem avant la sortie de son dernier album, le remarquable Long Courrier, pourrait résumer la trajectoire du musicien décédé mardi dans sa 87e année. Inclassable, intuitif, rétif à tout formalisme, l’homme dégageait une séduction immédiate et sa musique un parfum de mystère.

Sans s’exposer outre mesure, en toute discrétion, il aura entrepris un long vagabondage en territoires musicaux inconnus, défrichés avec sa muse et compagne Brigitte Fontaine pendant plus d’un demi-siècle. Areski, comme on l’appelle vite, se confiait volontiers sur son enfance passée à Versailles, ville des rois où il voit le jour en 1940 dans une famille de bistrotiers kabyles.

Chaque vendredi soir, le gamin trépigne d’impatience dans l’attente des concerts qui animaient le restaurant familial, avec des musiciens d’ici et d’ailleurs, rythmes chaabi et ritournelles de Trenet. Sans oublier les orgues de la cathédrale Saint-Louis qu’il allait espionner et dont les accords majestueux lui resteront en mémoire.

Rencontre sensible

Il entame sa vie de jeune homme en saltimbanque, s’essaye au théâtre et à différents instruments, jusqu’à faire la rencontre déterminante d’un camarade de régiment, Jacques Higelin, bientôt frère pour la vie. Ils enregistrent ensemble Higelin et Areski en 1969, premier album pour le jeune artiste d’une poésie surréaliste et d’une musique minimaliste. Dans la foulée, Higelin lui présente la jeune Brigitte Fontaine, déjà bien lancée.

Coup de foudre, comme nous le confiait la chanteuse : « J’étais présente à un enregistrement de Jacques Higelin et il y avait une voix et une musique tellement merveilleuses que je me suis mise à sangloter, moi qui ne pleure jamais. Je suis sortie du studio à cause de l’émotion », se souvenait-elle. Cette rencontre on ne peut plus sensible liera indéfectiblement les deux amants et âmes sœurs, tandem mythique de la chanson dont l’émulation ne cessera de fasciner.

Areski se dévouera à la cause Fontaine, composant pour elle des musiques aussi géniales que fantasques. À commencer par celles de l’album Comme à la radio en 1970, avec les éminents jazzmen de l’Art Ensemble of Chicago, Joseph Jarman, Malachi Favors et Roscoe Mitchell, dont il découvre la musique lors d’un concert parisien. « Je me suis pris une claque. C’est toujours musical, avec une maîtrise incroyable de l’instrument. Il n’y avait rien à comprendre. J’appréciais beaucoup ça chez eux », nous confiait-il. Un fleuron de l’avant-garde musicale française, régulièrement cité comme référence dans les mondes pop-rock.

Éternel curieux

Avec Pierre Barouh, chansonnier et fondateur du label Saravah, le duo enregistre des albums fondateurs d’une esthétique loufoque, à l’esprit punk avant l’heure, étrange et envoûtante. « Le désordre, c’est l’équilibre, comme dans l’univers », disait-il. À Brigitte les textes, à Areski la musique, incisive parfois, onirique souvent, insaisissable toujours : Je ne connais pas cet homme (1973), l’Incendie (1974), le Bonheur (1975), et leur chef-d’œuvre Vous et nous (1977) avec le morceau Patriarcat, inusable manifeste féministe électro.

Ces années sont aussi celles de concerts prodigués un peu partout, dans des conditions de préférence précaires. Les années 1980 seront plus discrètes pour les amoureux qui remontent sur les tréteaux pour la pièce écrite par Fontaine, Acte 2. Il faut attendre les années 1990 pour que Fontaine et Areski retrouvent l’inspiration et enregistre une ribambelle d’albums qui marquent à nouveau l’époque : French Corazon (1990), Genre humain (1995), les Palaces (1997) et Kékéland (2001) en compagnie des New-Yorkais de Sonic Youth.

Bien qu’habitué à l’ombre, Areski était un musicien courtisé. Il a joué avec Barbara, Moustaki ou encore Sapho, dont il compose la musique de l’album Universelle. En 2004, cet éternel curieux reprenait le chemin de l’école en suivant les cours d’harmonie à la très sérieuse Schola Cantorum. « L’harmonie, c’est des mathématiques. Et moi, j’ai toujours été doué en maths. Il fallait que j’apprenne le classique de la musique, la grammaire, la syntaxe, l’orthographe », nous confiait-il.

Peut-être cette expérience le décidera-t-elle à enregistrer son premier album solo en 2010, le Triomphe de l’amour, sans toutefois cesser d’offrir ses mélodies vénéneuses à sa muse. C’est elle qui avait trouvé le titre de son second et dernier album, Long Courrier, invitation au voyage autant que missive adressée à celle qu’il aura aimée tout au long de sa vie d’un amour rare, intense et splendide.

Mort d’Areski Belkacem, artisan fantasque de la chanson - Clément Garcia, L'Humanité, 3 juin 2026
"En cette année 1969, Higelin enregistre au Studio des Abbesses un nouveau disque pour Saravah où il chante un texte en vers libres de Brigitte: "Je veux des coupables". Higelin ne s'est pas lancé seul dans ce projet d'album: il l'enregistre en collaboration avec Areski Belkacem, un musicien d'origine kabyle qu'il a rencontré pendant son service militaire en Allemagne, quelques mois avant de partir pour l'Algérie... Ensemble, ils ont arpenté le Maroc jusqu'aux portes du désert, dans un véritable voyage initiatique à la rencontre des musiciens mystiques gnawas.
Percussionniste, batteur et guitariste, Areski est aussi un mélodiste inspiré. Depuis l'enfance, il baigne dans une atmosphère musicale éclectique: il a grandi à Versailles, dans un restaurant où ses parents accueillaient fréquemment la crème des musiciens algérois (Lili Boniche, Blond-Blond et bien d'autres encore), et adolescent, il a fréquenté assidûment les répétitions de l'Olympia dans la grande salle de Cyrano: spectateur clandestin, avec la complicité des ouvreuses, il a pu ainsi observer en pleine séance de travail des artistes aussi divers que Piaf, les Beatles, Brel, etc. Avant son passage sous les drapeaux, il a écumé les clubs avec ses baguettes pour participer à des jam-sessions.
Depuis son retour d'Algérie, lorsqu'il ne part pas en tournée sur les routes de France avec des chanteurs en vogue, comme Christophe, il propose ses services de musicien polyvalent dans différents clubs de rock et de jazz tels que Le Chat qui pêche, le Golf Drouot et le Moka Café...
La chanson "Remember" composée par Areski sur le texte de son compère va marquer les annales en produisant l'effet d'une bombe lacrymo sur Brigitte. Bouleversée mais ravie, elle décide bientôt de confier au musicien un poème inédit, "L’Été, l'été"... Quelques jours plus tard, de nouveau terrassée par l'émotion, elle s'évanouit littéralement en l'écoutant chanter à la guitare sa composition...
Au fil des mois, Brigitte va nouer une amitié artistique profonde et fructueuse avec le compositeur, sans se douter que celui-ci deviendra quelques années plus tard son amant, puis son époux. Parmi les textes qu'elle lui confie bientôt se trouve une lettre destinée au chef de gare de La Tour de Carol... "
Benoît Mouchart, Brigitte Fontaine intérieur/extérieur, Le Castor Astral, 2011
Vont suivre grâce à leur collaboration de véritables chefs d’œuvre de chansons expérimentales, tendres, poétiques et subversives:
" Comme à la radio"
"Toujours au fond des cafés"
"Je ne connais pas cet homme"
"L'Incendie"
"Il pleut sur la gare"
etc...
Areski et Brigitte vont partir en Algérie en tournée ensemble dans les années 70, donnant des concerts à Alger, Constantine, Annaba, Blida, et Oran.
Areski est engagé dans les combats anticolonialistes, d'émancipation, pour le peuple palestinien et il va donner à Brigitte, cette fibre militante dans les années 70
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6 juin 2026 6 06 /06 /juin /2026 05:57
L'Union européenne criminalise les exilés - L'Humanité, Tom Demars-Granja, mercredi 3 juin
« Un recul historique pour les droits fondamentaux des personnes exilées » : l’UE donne son feu vert pour enfermer les exilés dans des centres à l’étranger

Les États membres de l’Union européenne, le Parlement et la Commission se sont mis d’accord, lundi 1er juin, sur une loi portée par la droite et l’extrême droite sur les « expulsions des personnes sans papiers ». Le texte autorise la création de centres de détention hors-UE comme la détention des exilés pour une vérification d’identité.

La droite et l’extrême droite européenne jubilent. L’eurodéputé François-Xavier Bellamy, vice-président du Parti populaire européen (PPE), le premier parti du Parlement, parle même de « révolution (de) la politique européenne ». Le projet législatif de l’Union européenne (UE) sur les « expulsions des personnes sans papiers » a été validé, lundi 1er juin, par les États membres, le Parlement et la Commission, lundi 1er juin.

Le compromis, trouvé dans la soirée, devra être voté une dernière fois par le Parlement européen et les États membres dans les prochaines semaines. Si certaines dispositions – « hubs de retour », éloignement vers des pays tiers, soutien de Frontex – commenceront à s’appliquer dès l’entrée en vigueur du texte, le reste des mesures devrait être appliqué d’ici les douze prochains mois. Déjà sécuritaire, raciste et autoritaire, la politique migratoire va donc atteindre un nouveau stade, quitte à mettre en péril les derniers droits fondamentaux des exilés.

« L’arsenal juridique répondant à une idéologie xénophobe est complet »

Lors de la mise en place d’une « position de négociations » par les ministres de l’Intérieur des États membres, le 8 décembre dernier, seule l’Espagne s’était opposée au Conseil de l’UE. Symbole de cette escalade : la permission, pour les États qui le souhaitent, d’installer des centres de détention en dehors de l’Europe, afin d’y renvoyer des déboutés du droit d’asile.

« Le texte marque un recul historique pour les droits fondamentaux des personnes exilées, fustige Mélissa Camara, négociatrice pour le Groupe Verts/ALE sur le texte. Légalisation des centres de retour à l’extérieur de l’Union européenne, feu vert à la détention de personnes mineures, visites domiciliaires inspirées d’ICE (la police de l’immigration aux États-Unis, NDLR) : l’arsenal juridique répondant à une idéologie xénophobe est complet. »

Jusqu’ici, il était impossible de mettre sur pied des centres de retour dans des pays extérieurs à l’UE – hormis en Albanie, via un vide juridique combiné à d’autres bases légales. L’Italie, menée par la première ministre d’extrême droite Giorgia Meloni, n’a justement pas attendu la mise en application de ce volet du texte sur les « expulsions des personnes sans papiers » pour lancer ses projets avec Tirana, contrariés cependant par des décisions de justice.

Depuis, plusieurs autres pays, comme le Danemark, l’Autriche ou l’Allemagne, ont annoncé être favorables à la création d’« hubs de retour ». La possible installation de centres au Rwanda, en Ouganda ou en Ouzbékistan a ainsi déjà été abordée. Seuls les mineurs non accompagnés sont exclus de ce dispositif.

Porté par l’eurodéputé français François-Xavier Bellamy

« On ne voit pas très bien comment ça marchera », a néanmoins estimé une « source diplomatique » interrogée par l’Agence France-Presse (AFP). Malgré tout, la validation de ce volet sert de symbole pour la droite et l’extrême droite européenne. « L’Europe commence enfin à se donner les moyens d’exécuter ses décisions de retour », a par exemple claironné Fabrice Leggeri, du groupe d’extrême droite Patriotes pour l’Europe (Pfe), auprès du Monde.

De fait, la mouture retenue est le fruit d’une coopération entre ces différentes forces. Le texte porté par l’eurodéputé français François-Xavier Bellamy – le fruit d’une coopération entre le PPE, Pfe, les Conservateurs et réformistes européens (ECR) et l’Europe des Nations Souveraines (ESN) – est ressorti gagnant du vote réalisé le 9 mars dernier, en commission LIBE du Parlement européen.

 

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2 juin 2026 2 02 /06 /juin /2026 19:00
RSA. Le PCF réagit à la plainte de Maël de Calan contre le secrétaire général de la CGT

Ouest-France, Sarah Humbert, 2 juin 2026 

Dans un communiqué de presse, le PCF (Parti communiste français), s’offusque de la plainte déposée par le président du département du Finistère Maël de Calan, contre un syndicaliste de la CGT.

Dans un communiqué de presse, la fédération du Finistère du PCF (Parti communiste français) « apporte son soutien à Ludovic Morin et l’union départementale CGT du Finistère et dénonce la procédure judiciaire bâillon engagée à travers une plainte en diffamation du président de Département Maël de Calan contre le secrétaire de l’UD CGT du Finistère par rapport à sa défense de la plainte des allocataires du RSA pour des radiations et des contrôles abusifs ».

Dans un communiqué de presse, la fédération du Finistère du PCF (Parti communiste français) « apporte son soutien à Ludovic Morin et l’union départementale CGT du Finistère et dénonce la procédure judiciaire bâillon engagée à travers une plainte en diffamation du président de Département Maël de Calan contre le secrétaire de l’UD CGT du Finistère par rapport à sa défense de la plainte des allocataires du RSA pour des radiations et des contrôles abusifs »

Cette plainte arrive alors que le 15 juin 2026, le président du conseil départemental et le directeur emploi, insertion et logement du Département, sont cités à comparaître par la CGT pour « harcèlement moral institutionnel ». Le syndicat dénonce notamment un harcèlement des bénéficiaires du RSA. Pour le PCF, « vouloir mettre en examen un secrétaire départemental de la CGT est un signal extrêmement grave. […] Nous défendrons sans relâche les libertés syndicales et la liberté d’expression. » Il rappelle que « depuis 2023, plus de 1 000 militants syndicaux ont été poursuivis ou sanctionnés pour leurs engagements en France ».

Les communistes seront aux côtés des syndicalistes le 15 juin à partir de 12 h, devant le tribunal de Brest pour soutenir le combat des syndicalistes « pour dire stop à la traque des précaires ».

Pierre-Yves Cadalen, député LFI de Brest, a lui aussi apporté son soutien au syndicaliste visé. Il explique que ce choix est fait en raison « de l’engagement au quotidien de ce syndicaliste pour défendre les allocataires du RSA. Pour ce qui est du harcèlement moral à l’encontre des allocataires du RSA, la justice est saisie. Elle fera son travail. »

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2 juin 2026 2 02 /06 /juin /2026 18:02
« Le débat démocratique est légitime, la diffamation ne l’est pas » : Maël de Calan engage une procédure pénale contre le secrétaire général de la CGT du Finistère
Le 01 juin 2026 Le Télégramme

Nouvel épisode dans le conflit opposant la CGT à Maël de Calan sur la question du RSA. Ce lundi 1er juin, le président du conseil départemental du Finistère annonce engager « une procédure pénale pour diffamation à l’encontre de Ludovic Morin », secrétaire général de la CGT du Finistère.

Dans un communiqué, transmis à la rédaction du Télégramme ce lundi 1er juin, le conseil départemental du Finistère annonce sa « riposte » dans la polémique sur le RSA : « Depuis de trop nombreuses semaines, le Département du Finistère, ses agents et sa politique d’insertion en faveur des bénéficiaires du RSA font l’objet d’une campagne de désinformation méthodique, nourrie d’attaques personnelles, de propos mensongers et de contre-vérités agités par l’extrême gauche pour imposer son récit des faits. »

« Respectueux de ses missions de service public, le Département n’a jamais exposé publiquement les cas de fraudes mis au jour au cours des contrôles. Le temps des insinuations touche à sa fin. Le temps des faits approche enfin, poursuit le conseil départemental. Le Département attend avec détermination l’audience judiciaire du 15 juin prochain qui permettra de faire toute la transparence sur la situation professionnelle et pécuniaire des plaignants et ainsi, à chacun de mesurer qui du Département ou des demandeurs respecte les règles ou les contourne. La justice sociale, c’est pouvoir soutenir les personnes qui en ont réellement besoin et respectent leurs obligations prévues par la loi. »

Dans ce même communiqué, déplorant des « dérives observées dans le débat public », Maël de Calan annonce engager « une action pénale pour diffamation contre M. Ludovic Morin, secrétaire général de la CGT, à titre personnel, pour ses propos graves et inacceptables. Le débat démocratique est légitime. La diffamation ne l’est pas. Le Département défendra l’honneur et le travail du service public départemental d’insertion qui permet chaque année à des milliers de Finistériens de retrouver le chemin de l’emploi ».

« Des menaces » selon Kevin Faure

Dans un communiqué, Kevin Faure a réagi, dès ce lundi 1er juin, à cette déclaration. Le chef de file de l’opposition départementale Finistère & Solidaires, s’insurge contre la judiciarisation du débat par Maël de Calan. « Le débat démocratique ne peut pas se réduire à des menaces, ni à des procédures judiciaires », déclare-t-il à quelques jours de l’audience du 15 juin. L’élu socialiste dénonce le rejet systématique de ses propositions de transparence, qu’il s’agisse de la transmission mensuelle des données de radiations, du bilan attendu du médiateur ou d’un pilotage des contrôles confié à l’économie sociale et solidaire. Kevin Faure, qui a essuyé une fin de non-recevoir, persiste : « Demander des chiffres, des bilans et des garanties de neutralité est le rôle normal d’un élu ». L’élu brestois rappelle au passage son soutien aux syndicats et aux allocataires en précarité : « Convaincre par les preuves sera toujours plus solide qu’une communication solitaire et non contrôlable ».

 
Ismaël Dupont, le secrétaire départemental de la fédération PCF du Finistère, voit, quant à lui, dans cette procédure judiciaire « un signal extrêmement grave. Depuis 2023, plus de 1 000 militants syndicaux ont été poursuivis ou sanctionnés pour leurs engagements en France. La judiciarisation du débat social menace le pluralisme et le droit de défendre l’intérêt général ». Les communistes annoncent leur présence, le 15 juin, devant le tribunal de Brest, « pour soutenir le combat des syndicalistes et dire stop à la traque des précaires ».

 

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2 juin 2026 2 02 /06 /juin /2026 05:11
Au 54e congrès de la CGT, l’offensive de Sophie Binet contre l’extrême droite et pour la retraite à 60 ans
Au 54e congrès de la CGT, l’offensive de Sophie Binet contre l’extrême droite et pour la retraite à 60 ans

 

Naïm Sakhi 1er juin 2026 

Tours (Indre-et-Loire), envoyé spécial.

Une CGT mobilisée contre l’extrême droite. C’est le message qu’a martelé Sophie Binet, en ouverture du 54e congrès confédéral. « Jamais depuis 1945, l’extrême droite n’a exercé le pouvoir dans autant de pays. Le RN est traité comme un parti comme les autres par le Medef. Les masques tombent ; la vraie idylle cachée de Jordan Bardella, ce n’est pas la princesse des Deux-Siciles mais le patronat », lance la secrétaire générale.

Alors que la confédération tient ses assises à Tours (Indre-et-Loire) jusqu’au 5 juin, la cégétiste a prévenu : « Tandis que l’extrême droite cultive les clivages identitaires, nous rassemblons la classe des travailleurs, quels que soient leurs origines, leur genre ou leur religion. »

Un discours aux accents politiques prononcés, exprimé devant 2 000 congressistes, organisateurs et invités. Parmi lesquels Fabien Roussel (PCF), Manuel Bompard (LFI) et Olivier Faure (PS), mis en garde par la leader du syndicat : « Quand la gauche fait la même chose que la droite, quand elle ne parle plus du travail et se contente de répondre par des discours moraux et misérabilistes, l’extrême droite met ses pantoufles. »

Retraite à 60 ans

S’agissant des retraites, Sophie Binet, fortement applaudie, a lancé « l’appel de Tours » : « Aucun candidat n’aura les voix de la CGT et des travailleurs sans s’engager à abroger la réforme (de 2023, NDLR) sitôt arrivé à l’Élysée. » Avec les scrutins de 2027 en ligne de mire, la syndicaliste a réclamé le retour de « la retraite à 60 ans, des départs anticipés pour pénibilité dès 55 ans et la prise en compte des années d’études », dans le calcul des années de cotisation.

Face à l’urgence sociale, la responsable syndicale a prévenu Sébastien Lecornu : « Si vous ne voulez pas remplir à votre tour le cimetière des premiers ministres, prenez l’argent là où il est, dans les coffres des milliardaires, des multinationales, et dans les 221 milliards d’aides aux entreprises. »

Sur la structuration de la centrale, la secrétaire générale a précisé les enjeux. « Notre nombre de syndiqués augmente pour la première depuis 2012. Chaque jour, ce sont 130 salariés qui font le choix de la CGT », insiste-t-elle. Pourtant, « nous comptons 100 000 adhérents qui ne sont pas rattachés à un syndicat ». Et d’avancer que « ce congrès doit décider la création de syndicats professionnels de territoires. »

Des luttes intersyndicales

S’agissant des ingénieurs, cadres, techniciens et agents de maîtrise (Ictam), la cégétiste observe que « depuis 2023, leur nombre a augmenté de 13 % dans la CGT. Ils apprécient notre positionnement contre l’extrême droite ». Cette faiblesse dans la structuration de l’organisation expliquerait en partie qu’elle soit devenue la seconde confédération depuis 2018, derrière la CFDT.

Sophie Binet a également justifié le processus de rassemblement enclenché avec la FSU dans une « maison commune », présentée comme un « cadre de coopération permanent » (lire page ci-contre). Enfin, la cégétiste a défendu la stratégie de l’intersyndicale, avec les syndicats réformistes. « Les grandes luttes et victoires sociales ont toujours été unitaires. La technique du patronat, vous le vivez dans vos boîtes, c’est toujours de diviser pour mieux régner », glisse-t-elle. Ce mardi 2 juin, l’ensemble des secrétaires généraux de confédérations – à l’exception de FO – sont attendus à Tours. Une première, s’agissant de la CFDT, depuis 1999.

 

 

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2 juin 2026 2 02 /06 /juin /2026 05:06
RSA : la CGT dénonce le flicage et le harcèlement des allocataires, le président du Finistère attaque en diffamation (L'Humanité, Marie Toulgoat, 1er juin 2026)
RSA : la CGT dénonce le flicage et le harcèlement des allocataires, le président du Finistère attaque en diffamation

Alors que la CGT du Finistère pointe depuis plusieurs mois de graves irrégularités de contrôles des bénéficiaires du RSA, Maël de Calan, le président du département a porté plainte pour diffamation contre le secrétaire du syndicat départemental, Ludovic Morin.

Marie Toulgoat, L'Humanité, 1er juin 2026 

Une contre-attaque en règle. Ce lundi 1er juin, le président du département divers droite du Finistère Maël de Calan a annoncé par voie de communiqué porter plainte personnellement contre Ludovic Morin, secrétaire général de la CGT Finistère. Le département avait déjà annoncé vouloir saisir la justice contre le syndicat pour le même motif au début du mois de mars. Le syndicaliste aurait tenu des « propos graves et inacceptables », assure l’élu, qui refuse de se « laisser insulter ».

La mobilisation du syndicat contre des contrôles jugés abusifs des allocataires du revenu de solidarité active (RSA) a déclenché l’ire de l’élu départemental. Depuis plusieurs mois, le représentant de la CGT du Finistère a pris en grippe la politique d’allocation de ce minimum social dans le département.

En particulier, de nombreux allocataires ont dénoncé, auprès de la CGT, des contrôles zélés, accélérés depuis 2021, allant jusqu’à conduire à des redressements et des suspensions d’aide. « On a constaté une méthode bien huilée de contrôle qui peut s’apparenter à du harcèlement moral institutionnel », confirme Ludovic Morin.

« Les allocataires ressortent broyés »

« Cela se passe toujours de la même manière : les allocataires reçoivent un premier courrier très intrusif, demandant de fournir tous leurs relevés bancaires. Lorsqu’ils répondent, ils reçoivent un nouveau courrier demandant de justifier toutes les dépenses des trois derniers mois. Une fois que c’est fait, un nouveau courrier demande d’étendre les justifications à l’année passée entière. Puis, enfin, l’administration demande des précisions sur le train de vie, cherche à savoir qui sont les autres personnes inscrites sur le bail, par exemple… Chaque absence de réponse fait courir le risque d’une radiation. Les allocataires ressortent broyés », relate le cégétiste.

Forte d’une centaine de témoignages dont quarante versés au dossier, la CGT a déposé plainte au mois de mars auprès du tribunal de Brest contre le président divers droite du département, Maël de Calan, et son directeur de l’emploi pour « harcèlement par instigation des allocataires ». Depuis cette citation à comparaître, le nombre de cas similaires ne cesse d’augmenter, confortant le syndicat dans l’existence d’une « politique systématique « fondée sur » la répétition structurée de pratiques administratives ayant pour effet une dégradation des conditions de vie » des concernés. L’audience se tiendra le 15 juin.

 

Le président du département, qui réfute ces accusations, insiste de son côté sur la nécessité de son action face aux allocataires du RSA. « Le Département a engagé un plan RSA fondé sur la valeur travail et le respect des règles. La lutte contre la fraude est prévue et encadrée par la loi. Elle est absolument normale et nécessaire », indique un communiqué de la collectivité territoriale.

Maël de Calan se félicite par ailleurs de la chute du nombre d’allocataires au sein de son département, preuve selon lui que des « Finistériens ont retrouvé une situation favorable ». Selon les chiffres de la collectivité, le nombre de bénéficiaires du minima est passé de 18 000 à 13 500 en quatre ans. La preuve, pour Ludovic Morin, secrétaire de la CGT Finistère, d’un « service public de l’exclusion ».

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1 juin 2026 1 01 /06 /juin /2026 18:16
Halte à la criminalisation de l'action syndicale: toute notre solidarité avec Ludovic Morin et la défense des allocataires du RSA du Finistère par la CGT
 
La fédération du Finistère du PCF apporte son soutien à Ludovic Morin et l'union départementale CGT du Finistère et dénonce la procédure judiciaire "bâillon" engagée à travers une plainte en diffamation du président de Département Maël de Calan contre le secrétaire de l'UD CGT du Finistère par rapport à sa défense de la plainte des allocataires du RSA pour des radiations et des contrôles abusifs.

Vouloir mettre en examen un secrétaire départemental de la CGT est un signal extrêmement grave. Nous apportons notre soutien total à Ludovic Morin et tous les syndicalistes attaqués en justice abusivement, nous défendrons sans relâche les libertés syndicales et la liberté d’expression.

Depuis 2023, plus de 1.000 militants syndicaux ont été poursuivis ou sanctionnés pour leurs engagements en France.

La judiciarisation du débat social menace le pluralisme et le droit de défendre l’intérêt général.

Les communistes seront aux cotés des syndicalistes, avec la section de Brest et les militants de la fédération PCF du Finistère, le 15 juin à partir de 12H, devant le tribunal de Brest pour soutenir le combat des syndicalistes pour dire stop à la traque des précaires

Sur le fond de l'affaire, l’examen des données fournies par le Département interpelle.

En 5 ans, 4500 personnes sont sorties du dispositif, 12% d’entre elles, soit 540 personnes l’ont été à la suite de contrôles.

Parmi ces personnes, certaines témoignent de collecte intrusive de données personnelles, traitement humiliant et cynisme.

Au delà des déclarations sur le retour à l’emploi, le respect des règles, se pose la question du positionnement politique du Département, de ses conceptions à l’égard des allocataires.

Nous nous élevons contre ces manières de faire, qui relèvent selon nous d’une forme de brutalité sociale. En tout cas c'est vécu comme ça par les allocataires.

Au niveau national la Défenseuse des Droits ne s’y est pas trompée lorsqu’elle a appelé dans son dernier rapport « au respect des droits fondamentaux des bénéficiaires de prestations »

Un nombre important de nos concitoyens ne font pas valoir leurs droits pour diverses raisons (fracture numérique, isolement, inégalités sociales…) le PCF demande que l'énergie de la politique sociale du département soit d'abord déployée en faveur de ces personnes. 

La part du budget dédiée à l’insertion baisse, le nombre d’allocataires recule plus vite que dans le reste du pays, et ce recul doit plus aux radiations qu’aux sorties vers l’emploi durable. Aucun examen objectif n'est fait d'ailleurs sur le devenir des allocataires du RSA après leur fin de droit.
La perte des droits aux allocations du RSA permet aussi au département de se défausser de ses responsabilités d’accompagnement sur les CCAS, ou des associations solidaires comme les Restos du coeur, le secours populaire ou le secours catholique.
Il nous semble que le département des économies sur le RSA au détriment de la santé psychique et physique des allocataires, au détriment des communes qui viennent pallier ses désengagements. Et que dire de la précarisation accrue liée aux pertes de droit, de la violence psychologique et symbolique que peuvent constituer des contrôles tatillons, des demandes de documents et pièces justificatives difficiles à fournir pour des gens qui sont déjà souvent en situation humainement et socialement délicate.
Cette politique assumée transforme les allocataires du RSA en suspects.

La fédération PCF du Finistère.
Parti Communiste Français du Finistère
Halte à la criminalisation de l'action syndicale: toute notre solidarité avec Ludovic Morin et la défense des allocataires du RSA du Finistère par la CGT
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