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L’acte III de la mobilisation des samedis - Kenavo les ténèbres - à Morlaix ce samedi 31 octobre, avec 850 manifestants. Photo Zizounaï Elwing
L’acte III de la mobilisation des samedis - Kenavo les ténèbres - à Morlaix ce samedi 31 octobre, avec 850 manifestants. Photo Zizounaï Elwing
L’acte III de la mobilisation des samedis - Kenavo les ténèbres - à Morlaix ce samedi 31 octobre, avec 850 manifestants. Photo Zizounaï Elwing
L’acte III de la mobilisation des samedis - Kenavo les ténèbres - à Morlaix ce samedi 31 octobre, avec 850 manifestants. Photo Zizounaï Elwing
L’acte III de la mobilisation des samedis - Kenavo les ténèbres - à Morlaix ce samedi 31 octobre, avec 850 manifestants. Photo Zizounaï Elwing
L’acte III de la mobilisation des samedis - Kenavo les ténèbres - à Morlaix ce samedi 31 octobre, avec 850 manifestants. Photo Zizounaï Elwing
L’acte III de la mobilisation des samedis - Kenavo les ténèbres - à Morlaix ce samedi 31 octobre, avec 850 manifestants. Photo Zizounaï Elwing
L’acte III de la mobilisation des samedis - Kenavo les ténèbres - à Morlaix ce samedi 31 octobre, avec 850 manifestants. Photo Zizounaï Elwing
L’acte III de la mobilisation des samedis - Kenavo les ténèbres - à Morlaix ce samedi 31 octobre, avec 850 manifestants. Photo Lucienne Nayet
L’acte III de la mobilisation des samedis - Kenavo les ténèbres - à Morlaix ce samedi 31 octobre, avec 850 manifestants. Photo Lucienne Nayet
Une mobilisation qui ne faiblit pas à Brest ce samedi 31 octobre: au moins 15 000 manifestants (photo Jacqueline Héré): " À Brest, l'énorme cortège se déroulait dans une ambiance bon enfant, mais était régulièrement bloqué par les forces de l'ordre. Pendant que des manifestants continuaient en danse et musique, d'autres ont improvisé des barricades, avancé sur les forces de l'ordre, entré dans le secteur interdit à la manifestation. Les forces de l'ordre ont usé d'une énorme quantité de gaz lacrymogène, poussant les maniestants à fuir ce nuage." (Ouest-France)
Une mobilisation qui ne faiblit pas à Brest ce samedi 31 octobre: au moins 15 000 manifestants (photo Jacqueline Héré)
Une mobilisation qui ne faiblit pas à Brest ce samedi 31 octobre: au moins 15 000 manifestants (photo Jacqueline Héré)
Une mobilisation qui ne faiblit pas à Brest ce samedi 31 octobre: au moins 15 000 manifestants (photo Jacqueline Héré)
Mobilisation à Quimper: un millier de manifestants environ. Photo Philippe Moreau: la manifestation avait été interdite en centre-ville à partir de 16h. "À ce moment-là, des manifestants se sont assis sur la route, face aux policiers. Ces derniers ont finalement retiré leurs casques et posé les boucliers, sous les applaudissements. Un policier est venu échanger avec les manifestants, qui sont partis dans le calme." (Ouest-France)
Rennes 31 octobre 2026 - Une mobilisation en hausse à Rennes! - Photo Matthieu Mahéo. Acte III : la mobilisation ne faiblit pas, au moins 20 000 manifestants à Rennes.
Quelques semaines après avoir fait l’objet d’une lettre ouverte demandant sa démission après ses propos indignent concernant le massacre des Algériens le 17 octobre 1961, David Lisnard est de nouveau la cible d’une demande de retrait. Cette fois, les maires communistes dénoncent le conflit d’intérêts entre ses ambitions présidentielles et son mandat de président de l’AMF.
Théo Bourrieau, L'Humanité
David Lisnard n’est pas seulement candidat à l’élection présidentielle, il est aussi le président de l’Association des Maires de France (AMF). Et c’est bien le problème soulevé par les maires communistes dans une lettre ouverte destinée au maire LR de Cannes. « Lors de votre campagne vous défendez moins d’interventions publiques, davantage de ”solidarités” privées et la privatisation de certains services », constatent les maires communistes. « À la tête de l’AMF, vous devez porter les positions arrêtées collectivement. Votre mandat est de défendre les services publics de proximité et les moyens des communes », rappellent ensuite les édiles.
« Les communes ne peuvent pas devenir la variable d’ajustement du recul de l’État », continuent les élus. « Mettez-vous en retrait de la présidence pendant votre campagne présidentielle », exigent en conséquence les maires communistes et apparentés membres du comité directeur de l’AMF, les maires et présidents d’intercommunalités du réseau de la Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens adhérents de l’AMF.
En clair, les maires communistes mettent en garde contre l’évident conflit d’intérêts entre les ambitions à la présidence de la France de David Lisnard et son actuel mandat de président de l’AMF. « Vos opinions personnelles ne fondent pas notre demande de retrait », précise bien la lettre ouverte.
Les auteurs de la missive reviennent aussi sur les nombreux manquements de David Lisnard, censé représenter tous les maires de France. Le 17 octobre, Bernard Baudoux, maire d’Aulnoye-Aymeries, (Nord) a été roué de coups par des colons israéliens à Taybeh, en Cisjordanie occupée. « Nous vous demandons de condamner publiquement (cette agression) et d’affirmer le soutien de l’AMF à notre collègue », exigent les maires communistes.
La lettre mentionne également les propos indignes du maire de Cannes concernant le massacre d’Algériens du 17 octobre 1961. « J’en ai rien à foutre, j’en ai rien à cirer, j’étais pas né », avait ainsi déclaré David Lisnard, provoquant une violente polémique. Azzédine Taïbi, maire communiste de Stains, avait lui aussi écrit une lettre ouverte, signé par 61 édiles, pour exiger la démission du candidat à l’élection présidentielle. « Retirez ces propos. Présentez vos excuses aux familles. Respectez l’égale dignité de toutes les victimes », réclament de leur côté les édiles.
Monsieur le Président,
Nous vous écrivons au nom de l’ensemble des maires communistes et apparens du comité directeur et des maires et présidents d’intercommunalités adhérents de l’AMF de notre réseau au sein de la Coopérative des élus communistes républicains et citoyens.
Jusqu’ici le mandat de gestion paritaire paraissait clair : défendre les communes et rassembler les maires de toutes les sensibilités, au service de toute la population. L’AMF ne peut être un instrument de campagne lors d’une présidentielle.
Si nous ne partageons que peu de votre vision politique, vous avez su jusqu’ici mener l’AMF dans son esprit premier : l’intérêt général que nous devons servir comme élus locaux et l’unité républicaine malgré nos appartenances à des familles politiques différentes. À chaque débordement lors de votre mandat, nous avons su trouver les moyens collectifs pour maintenir l’association dans ses missions premières et chacun a pu exprimer ses positions.
Mais vos opinions personnelles ne fondent pas notre demande de retrait. C’est l’exercice de votre présidence aujourd’hui qui est en cause.
Lors de votre campagne vous défendez moins d’interventions publiques, davantage de « solidarités » privées et la privatisation de certains services. C’est votre liberté personnelle. À la tête de l’AMF, vous devez porter les positions arrêtées collectivement. Votre mandat est de défendre les services publics de proximité et les moyens des communes.
Les communes ne peuvent pas devenir la variable d’ajustement du recul de l’État. Elles risqueraient de devoir pallier seules aux hausses des besoins sociaux et financer davantage de soins, notamment dans leurs centres de santé. Les moyens correspondants ne sont pas garantis. Les habitants resteraient confrontés aux déserts médicaux et aux renoncements aux soins. De nouveaux désengagements de l’État imposeraient des choix lourds : réduire les services, augmenter les tarifs ou les impôts locaux, reporter les investissements.
Dans l’éducation, la mise en concurrence fragilise la mixité sociale et d’accentuer les inégalités territoriales. L’école doit rester un service public, gratuit et laïque, garantissant à chaque enfant les mêmes droits et les mêmes chances de réussite, indépendamment de son origine sociale ou de son lieu de résidence. Cette logique de compétition compliquerait également la prévision des effectifs et la planification des investissements nécessaires à la construction et à la rénovation des écoles. Elle déstabilisera l’organisation des cantines et du périscolaire, des services essentiels à l’égalité des chances et au quotidien des familles.
Nos exigences sont claires : l’accès de toutes et tous, des tarifs maîtrisés et la continuité des services. Les communes doivent en garantir l’équité et en garder le contrôle démocratique. La présidence de l’AMF ne peut servir un projet qui ferait payer aux communes et à leurs habitants le recul organisé des services publics.
Nous rejetons vos attaques contre les socialistes et vos propos sur les « délires écologistes, wokistes ou islamistes ». Les maires communistes, socialistes et écologistes ont toute leur place à l’AMF. Ils ont droit au même respect et à la même représentation que leurs collègues de droite, du centre ou sans étiquette.
La Coopérative vous a déjà alerté. André Laignel et Jean-François Debat l’ont fait à leur tour le 21 octobre. Vous vous étiez rendu à Limoges après l’incendie de la mairie. Ils vous écrivaient alors : « vos propos ont largement dépassé le cadre transpartisan qui est celui de l’AMF pour rejoindre davantage ceux du candidat à l’élection présidentielle ». Nous faisons nôtre cet avertissement. Respectez la gouvernance collective de l’AMF.
La solidarité avec les maires doit être sans faille. Ce mois d’octobre Bernard Baudoux, maire d’Aulnoye-Aymeries, dans le Nord, a été roué de coups par des colons israéliens. L’agression s’est produite à Taybeh, en Cisjordanie occupée, lors d’une visite aux côtés de diplomates européens. Le ministère français des Affaires étrangères l’a condamnée dans un communiqué. Nous vous demandons de la condamner publiquement et d’affirmer le soutien de l’AMF à notre collègue.
Plus de 60 maires vous ont écrit après vos propos sur le massacre du 17 octobre 1961. Des Algériennes et des Algériens manifestaient pacifiquement. La police française les a massacrés sous l’autorité du préfet Maurice Papon. Vous avez répondu : « j’en ai rien à foutre, j’en ai rien à cirer, j’étais pas né ». Ces mots sont indignes de vos responsabilités. Ne pas être né n’efface pas le devoir de mémoire. Les descendants de l’immigration algérienne n’ont pas à oublier leurs morts pour appartenir à la communauté nationale. Les travailleurs algériens ont aussi contribué à reconstruire notre pays.
Retirez ces propos. Présentez vos excuses aux familles. Respectez l’égale dignité de toutes les victimes. Nous demandons la pleine reconnaissance de la responsabilité de l’État, une commémoration nationale et la poursuite de l’ouverture des archives.
François Baroin a montré la voie en septembre 2016. Il soutenait alors un candidat à la primaire de la droite et du centre. Il s’est mis en réserve de l’expression et de la représentation publiques de l’AMF. Il avait eu le sens républicain des responsabilités. Suivez son exemple.
Mettez-vous en retrait de la présidence pendant votre campagne présidentielle. Les instances de l’AMF doivent en organiser la continuité. À défaut, retirez votre candidature à sa présidence lors du prochain congrès. Si vous la maintenez, nous voterons contre. Cette exigence d’indépendance vaut pour tout candidat, quelle que soit sa sensibilité politique.
Alors que notre pays subit un attentat raciste et xénophobe à Trappes, notre association et les élus de la République doivent incarner l’unité du peuple et l’apaisement.
Nous appelons les maires de droite et du centre à prendre leurs responsabilités. L’intérêt des communes doit l’emporter sur les logiques de parti.
Nous demandons la réunion rapide du bureau et du comité directeur. Des garanties publiques doivent séparer votre campagne de la communication, des moyens, des fichiers et des événements de l’AMF. L’élection présidentielle sera bientôt passée et les maires et élus locaux devront continuer à défendre ensemble la nation.
L’AMF appartient à tous les maires. Son unité et son indépendance doivent primer sur les ambitions personnelles.
Veuillez recevoir, Monsieur le Président, nos salutations les plus républicaines
Les maires communistes et apparentés membres du comité directeur,
les maires et présidents d’intercommunalités du réseau de la Coopérative des élus communistes, républicains et citoyens adhérents de l’AMF
Nous étions 15.000 le 30 octobre à Trappes avec de très nombreux élus et militants communistes pour honorer la mémoire des victimes de l’attentat raciste perpétré la semaine dernière par un fanatique du RN.
Nous étions 15.000 le 30 octobre à Trappes avec de très nombreux élus et militants communistes pour honorer la mémoire des victimes de l’attentat raciste perpétré la semaine dernière par un fanatique du RN.
Nous étions 15.000 le 30 octobre à Trappes avec de très nombreux élus et militants communistes pour honorer la mémoire des victimes de l’attentat raciste perpétré la semaine dernière par un fanatique du RN.
L’homme suspecté d’avoir tué une personne et d’en avoir blessé cinq autres dont un enfant, à l’arme automatique, à Trappes, le 23 octobre, pour des motifs ouvertement racistes, transportait des tracts du Rassemblement national dans son véhicule.
Le lendemain, à Orléans, Jordan Bardella, accusé, avec de nombreuses preuves à l’appui, d’écrits antisémites dans sa jeunesse, était réélu à 99 % des voix des congressistes à la tête du parti lepéniste. Ce même week-end, le service d’ordre du parti d’extrême droite violentait des étudiants juifs venus dénoncer la reconduction de Jordan Bardella. Simultanément, dans différentes villes de France, des nervis d’extrême droite agressaient les manifestants pacifiques comme à Brest, Nice ou Montpellier. Une victime bretonne s’est vu prescrire quarante-cinq jours d’interruption de travail.
Ces faits ont donné lieu à très peu d’indignation des membres de l’exécutif, de la droite dite républicaine et même de la part de grands médias prompts à demander des comptes aux partis de gauche sur les violences de rue en marge des manifestations du 17 octobre.
Que n’aurait-on entendu si, par la plus grande des invraisemblances, les tracts retrouvés dans la voiture du tireur de Trappes avaient porté le sigle de La France insoumise ? Évidemment, ce n’est pas le cas, et pour cause : quand des auteurs de crimes ou de délits racistes se trouvent reliés à des idées politiques, il s’agit la plupart du temps de celles des partis d’extrême droite. Il n’y a pas de hasard.
Du meurtre de Brahim Bouarram en 1995 à l’attentat de Trappes, en passant par celui de la mosquée de Bayonne en 2019, l’assassinat de Mahamadou Cissé en 2022, celui du rugbyman Federico Aramburu, l’attaque d’un chauffeur de bus dans le Val-de-Marne par un électeur RN revendiqué en 2024, le meurtre de Djamel Bendjaballah et l’attaque du centre kurde à Paris la même année, ou encore le meurtre de Hichem Miraoui en 2025, les mêmes motivations conduisent aux mêmes ingénieurs du racisme et de la xénophobie.
Pourtant, personne, à notre connaissance, n’a demandé, après la révélation de l’antisémitisme de Jordan Bardella, la dissolution du RN parmi les mêmes qui ont réclamé à cor et à cri, ces dernières semaines, celle de LFI, sur la simple présomption que le soutien au mouvement social équivaudrait à inciter au pillage, voire à l’organiser. Se souvient-on, en revanche, de l’infâme procès en antisémitisme fait aux soutiens de la paix et des droits du peuple palestinien, dont l’Humanité a aussi fait les frais ? Ne soyons pas dupes.
Derrière ces accusations, c’est toute la gauche qui est ciblée et ses conceptions criminalisées, de LFI aux Écologistes et au PCF. Le Figaro écrit noir sur blanc ce que la droite pense tout haut : « Depuis des années, la gauche radicale a signé son crime. » Vouloir la justice sociale, plaider pour s’en prendre aux grandes fortunes et aux 211 milliards d’euros versés annuellement sans contrepartie aux entreprises, refuser la saignée budgétaire et résister à l’ascension des fascistes, ce serait se comporter en « ennemis de la démocratie », écrit le quotidien.
Ces réactions s’expliquent par le contexte politique inédit du mouvement social en cours. À moins de six mois de l’élection présidentielle, celui-ci pourrait rebattre toutes les cartes s’il parvient à se frayer une voie jusque dans les urnes. Le cauchemar pour les libéraux et les réactionnaires, de CNews au Medef, d’Édouard Philippe à Marine Le Pen. Il faut donc absolument empêcher cette traduction politique de se produire. Quitte à faire la courte échelle à l’extrême droite plutôt que de laisser un large front de toute la gauche se construire dans la rue et dans les urnes, en singeant un vieux mot d’ordre de la bourgeoisie : plutôt Hitler que le Front populaire.
Nos camarades Jean-Luc Le Calvez et Roger Héré vendaient l'Humanité magazine sur le marché de Morlaix ce samedi 31 octobre (photo Pierre-Yvon Boisnard)
Nous avons le plaisir de vous présenter le dernier numéro du journal du PCF Finistère, Rouge Finistère, daté de novembre-décembre 2026.
Il sera distribué gratuitement à 10 000 exemplaires partout dans le Finistère.
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La nouvelle hausse des prix de l’énergie est scandaleuse, honteuse.
Ce gouvernement demande toujours plus aux ménages, aux commerçants aux petites entreprises qui étouffent !
+30% en quelques années !
Il est temps d’arrêter le massacre !
Nous voulons la baisse de la TVA et une vraie entreprise publique de l’énergie pour garantir des tarifs justes sur l’essence et sur l’énergie.
Avec 85 % des bulletins dépouillés, les résultats des législatives en Israël font de la gauche et des partis arabes une force incontournable pour la formation d’une majorité. L’opprobre jeté par Netanyahou sur les Arabes israéliens n’a fait que renforcer leur mobilisation.
Le monde entier a les yeux rivés sur Israël, pour un scrutin législatif historique, le premier depuis les attentats du 7 octobre et la guerre génocidaire menée en réponse par le gouvernement de Benyamin Netanyahou. L’enjeu : renouveler les 120 membres de la Knesset, le parlement israélien, et dégager une majorité de 61 députés pour former un gouvernement.
Avec un peu plus de 85 % des bulletins dépouillés, le premier ministre sortant est nettement battu : son parti, le Likoud, obtient pour l’heure 26 sièges, et sa coalition 53 avec ses alliés d’extrême droite, notamment 7 pour Otzma Yehudit, le parti du ministre suprémaciste juif, Itamar Ben Gvir. Le chef de l’opposition, le centriste Gadi Eisenkot, obtient 21 députés, et sa coalition 48. Il n’a pas réussi son pari de devancer nettement Benyamin Netanyahou. Et pour lui le dilemme est clair : gouverner avec les partis arabes, ou rejeter leur soutien et rester dans l’opposition.
Car l’autre enseignement principal est la percée historique de la gauche israélienne et des partis arabes. La progression est impressionnante : de 13 sièges, ils passeraient à 19, dont 12 pour la liste unifiée, qui comprend notamment le parti communiste israélien du député sortant Ofer Cassif. Sur X, celui-ci a résumé l’enjeu : « Israël se trouve face à une opportunité historique unique pour éliminer la menace de Netanyahou une fois pour toutes. » L’autre liste, celle de la coalition arabe Ra’am, obtiendrait 7 sièges.
Le chef de la liste unifiée, Yousef Jabareen, a déclaré que sa coalition est une « liste importante et forte qui ne peut être ignorée dans aucun scénario politique ». Le quatrième de la liste, Bakar Awawdeh, a ajouté que la forte participation électorale « une victoire, et la preuve que la population arabe aspire à vivre en paix et en égalité. Nous avons ouvert aujourd’hui une formidable opportunité de chasser les fascistes et les racistes. »
Car la question majeure qui se pose, non seulement aux élus israéliens et à la classe politique, mais au pays tout entier : sera-t-il possible de former une majorité avec les partis arabes et la gauche israélienne, notamment le parti communiste ? Ou bien Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major de l’armée, rejettera-t-il cette éventualité, alors que Benyamin Netanyahou n’a eu de cesse de pointer du doigt ces électeurs ?
Sa première réaction n’est pas surprenante : pas question de gouverner avec les partis arabes. Gadi Eisenkot a ainsi réagi : « Si tels sont les résultats définitifs, j’œuvrerai immédiatement à remplacer le gouvernement de Netanyahou et à établir un gouvernement sioniste dès que possible. » Comprendre : exclusivement juif.
Mais un autre dirigeant de l’opposition, le chef du parti des Démocrates Yair Golan, a appelé à la formation d’un gouvernement avec les partis à majorité arabe pour remplacer la coalition du premier ministre, Benyamin Netanyahou. Sur X, Yaïr Golan a indiqué que « nous n’avons aucun avenir ici si nous ne cessons pas d’avoir peur et si nous ne mettons pas fin au racisme. Nous ne pouvons plus accepter la distinction raciste de Netanyahou entre les votes juifs et arabes », ajoutant qu’il existe une « opportunité de former un gouvernement de changement en partenariat avec les citoyens arabes d’Israël ». Un choix déterminant pour l’avenir du pays.