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29 octobre 2026 4 29 /10 /octobre /2026 09:17
Élections en Israël : l’éclatante percée de la gauche et des partis arabes -Benjamin König - L'Humanité 28 octobre
Élections en Israël : l’éclatante percée de la gauche et des partis arabes

Benjamin König - L'Humanité 28 octobre 

Avec 85 % des bulletins dépouillés, les résultats des législatives en Israël font de la gauche et des partis arabes une force incontournable pour la formation d’une majorité. L’opprobre jeté par Netanyahou sur les Arabes israéliens n’a fait que renforcer leur mobilisation.

Le monde entier a les yeux rivés sur Israël, pour un scrutin législatif historique, le premier depuis les attentats du 7 octobre et la guerre génocidaire menée en réponse par le gouvernement de Benyamin Netanyahou. L’enjeu : renouveler les 120 membres de la Knesset, le parlement israélien, et dégager une majorité de 61 députés pour former un gouvernement.

Avec un peu plus de 85 % des bulletins dépouillés, le premier ministre sortant est nettement battu : son parti, le Likoud, obtient pour l’heure 26 sièges, et sa coalition 53 avec ses alliés d’extrême droite, notamment 7 pour Otzma Yehudit, le parti du ministre suprémaciste juif, Itamar Ben Gvir. Le chef de l’opposition, le centriste Gadi Eisenkot, obtient 21 députés, et sa coalition 48. Il n’a pas réussi son pari de devancer nettement Benyamin Netanyahou. Et pour lui le dilemme est clair : gouverner avec les partis arabes, ou rejeter leur soutien et rester dans l’opposition.

La percée historique de la gauche israélienne

Car l’autre enseignement principal est la percée historique de la gauche israélienne et des partis arabes. La progression est impressionnante : de 13 sièges, ils passeraient à 19, dont 12 pour la liste unifiée, qui comprend notamment le parti communiste israélien du député sortant Ofer Cassif. Sur X, celui-ci a résumé l’enjeu : « Israël se trouve face à une opportunité historique unique pour éliminer la menace de Netanyahou une fois pour toutes. » L’autre liste, celle de la coalition arabe Ra’am, obtiendrait 7 sièges.

Le chef de la liste unifiée, Yousef Jabareen, a déclaré que sa coalition est une « liste importante et forte qui ne peut être ignorée dans aucun scénario politique ». Le quatrième de la liste, Bakar Awawdeh, a ajouté que la forte participation électorale « une victoire, et la preuve que la population arabe aspire à vivre en paix et en égalité. Nous avons ouvert aujourd’hui une formidable opportunité de chasser les fascistes et les racistes. »

Pas question de gouverner avec les partis arabes

Car la question majeure qui se pose, non seulement aux élus israéliens et à la classe politique, mais au pays tout entier : sera-t-il possible de former une majorité avec les partis arabes et la gauche israélienne, notamment le parti communiste ? Ou bien Gadi Eisenkot, ancien chef d’état-major de l’armée, rejettera-t-il cette éventualité, alors que Benyamin Netanyahou n’a eu de cesse de pointer du doigt ces électeurs ?

Sa première réaction n’est pas surprenante : pas question de gouverner avec les partis arabes. Gadi Eisenkot a ainsi réagi : « Si tels sont les résultats définitifs, j’œuvrerai immédiatement à remplacer le gouvernement de Netanyahou et à établir un gouvernement sioniste dès que possible. » Comprendre : exclusivement juif.

Mais un autre dirigeant de l’opposition, le chef du parti des Démocrates Yair Golan, a appelé à la formation d’un gouvernement avec les partis à majorité arabe pour remplacer la coalition du premier ministre, Benyamin Netanyahou. Sur X, Yaïr Golan a indiqué que « nous n’avons aucun avenir ici si nous ne cessons pas d’avoir peur et si nous ne mettons pas fin au racisme. Nous ne pouvons plus accepter la distinction raciste de Netanyahou entre les votes juifs et arabes », ajoutant qu’il existe une « opportunité de former un gouvernement de changement en partenariat avec les citoyens arabes d’Israël ». Un choix déterminant pour l’avenir du pays.

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29 octobre 2026 4 29 /10 /octobre /2026 09:17
Soyons toutes et tous mobilisé.e.s pour la journée d'actions intersyndicale du jeudi 5 novembre à Morlaix : les salaires, le pouvoir d'achat, les services publics et l'emploi.

Soyons toutes et tous mobilisé.e.s pour la journée d'actions intersyndicale du jeudi 5 novembre à Morlaix : les salaires, le pouvoir d'achat, les services publics et l'emploi.

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29 octobre 2026 4 29 /10 /octobre /2026 09:17
Acte III : la justice sociale ou on sort! Toutes et tous mobilisé.e.s le samedi 31 octobre pour une manif "Kenavo c'est les ténèbres"

Acte III: la justice sociale ou un sort! Kenavo c’est les ténèbres! Samedi 31 octobre de mobilisation, le 3e samedi d’affilée après le samedi 17 octobre et le 24 octobre ! 🔴 MORLAIX 🔴

📍 Acte III
📆 31 octobre
🕛 14h - Place des Otages

👇 🤝

Depuis des semaines, la jeunesse lycéenne et étudiante se mobilise de manière historique et massive pour un modèle éducatif plus juste et plus égal sur l'ensemble du territoire.
Les services publics se sont mobilisés le 29 septembre dernier pour la défense des services publics et les syndicats des services publics ont été partout en soutien par la grève et la manifestation aux côtés des lycéennes et lycéens.
Les 17 octobre et 24 dernier, une mobilisation populaire massive a eu lieu partout en Bretagne et en France, contre la vie chère, l'austérité et les services publics.

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29 octobre 2026 4 29 /10 /octobre /2026 09:13
L'éditorial de Rosa Moussaoui de l'Humanité - Élections en Israël : Benyamin Netanyahou usera de toutes les roueries pour tenter de se maintenir au pouvoir (29 octobre 2026)

Son parti, le Likoud, a beau être arrivé en tête, Benyamin Netanyahou a perdu les élections législatives du 27 octobre. La coalition qu’il forme avec les partis religieux et l’extrême droite suprémaciste d’Itamar Ben Gvir et Bezalel Smotrich est passée de 68 sièges à 53, en deçà des 61 requis pour former une majorité à la Knesset. La sanction est nette.

Mais, avec 48 sièges, l’hétéroclite bloc d’opposition conduit par Gadi Eizenkot ne peut incarner l’alternance sans alliance. Or, le fait majeur de ce scrutin, c’est la percée historique des listes dites « arabes » (19 sièges) – en fait, des listes mixtes, unissant juifs et palestiniens d’Israël –, et surtout l’excellent score de la Liste unifiée (12 sièges), une coalition où le Hadash et les communistes jouent un rôle pivot.

Donald Trump en appui

Sur le papier, un gouvernement incluant les listes judéo-arabes ou bénéficiant de leur soutien sans participation permettrait de chasser Benyamin Netanyahou du pouvoir. Mais la politique n’est pas l’arithmétique et dans le bloc Eizenkot, deux figures venues du Likoud, Naftali Bennett et Avidgor Liberman, devraient tout renier de leurs convictions racistes pour envisager un tel accord. « Quiconque souhaite proposer une alternative réelle et authentique à ce gouvernement aux mains tachées de sang devra s’adresser à nous pour ouvrir la voie au changement », a déclaré au lendemain du scrutin Yousef Jabareen, à la tête de la Liste unifiée.

Si cette main tendue n’est pas saisie, Benyamin Netanyahou, ce criminel de guerre cerné par les affaires de corruption, usera de toutes les roueries pour se maintenir à son poste, quitte à déchaîner encore la guerre. Il peut compter dans cette entreprise sur son plus sûr allié, Donald Trump, qui travaille en coulisses à échafauder le scénario d’un « gouvernement d’union nationale » contredisant radicalement le verdict des urnes.

Benyamin Netanyahou a annihilé Gaza ; ses croisades ont ravagé le Moyen-Orient ; il a livré la Cisjordanie, qu’il voue à l’annexion, à la terreur des colons. Il démolit méthodiquement ce qui reste de l’État de droit en Israël. Il faut sortir de ce cauchemar, retrouver le chemin de la paix, en finir avec la colonisation et l’occupation de la Palestine.

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29 octobre 2026 4 29 /10 /octobre /2026 07:49
« Une justice de classe au service des dominants » : avec la loi « casseurs-payeurs », le gouvernement durcit l’arsenal contre les mouvements sociaux: Fabien Gay dénonce la loi casseurs-payeurs au Sénat

Le gouvernement et la droite ont multiplié les propositions répressives, avec le soutien du RN. Fabien Gay a dénoncé une volonté de « casser le mouvement social » par la menace financière.

Lisa Guillemin

« Même si vous n’avez rien cassé, même si vous n’avez rien brûlé. » Payer pour les dégradations d’autrui : c’est le risque qu’a dénoncé Fabien Gay, ce mardi 27 octobre au Sénat, lors de l’examen du projet de loi « casseurs-payeurs ». Le sénateur communiste de Seine-Saint-Denis et directeur de l’Humanité a défendu une motion d’irrecevabilité contre une « forfaiture juridique qui confond volontairement manifestants et casseurs ».

Conçu après les violences ayant accompagné la victoire du PSG, le projet a été présenté comme une réponse aux dégradations du 17 octobre. Son principe : rendre certains participants à un groupement violent ou à un attroupement solidairement responsables des dommages, jusqu’à 10 000 euros par personne, sans établir qu’ils les ont causés.

Depuis 2019, l’État peut déjà se retourner contre les auteurs des dégâts. Le rapporteur Olivier Bitz a assumé de faire payer les participants « sans pour autant que la preuve qu’ils en soient les auteurs directs puisse être rapportée ».

Laurent Nuñez a invoqué la participation à un groupement constitué en vue de violences ou le maintien dans un attroupement après sommations, en connaissance des dégradations. « Quelque part, vous rendez possibles les dommages », a soutenu le ministre de l’Intérieur. Mais comment se disperser lorsqu’on est nassé ? L’écologiste Mélanie Vogel a résumé : « Ce texte permet à celui qui était là et qui n’a rien cassé de payer. »

Qui a cassé les services publics ?

« Nous ne partageons ni la casse ni les vols », a précisé Fabien Gay. Mais « l’urgence est à répondre à la colère populaire et aux revendications sociales ». Il a rappelé les demandes des lycéens, puis dénoncé la répression des manifestations, le mépris des pétitions et la poursuite de la même politique malgré la défaite électorale. « La Macronie est comme une tache. Plus on frotte pour qu’elle s’en aille, plus elle s’étale. »

Il a renvoyé le gouvernement à son bilan : classes fermées, lits supprimés… « Qui a cassé les transports et les services publics de proximité ? »

La menace financière pèserait surtout sur les familles modestes. Le projet initial prévoyait des saisies sur les allocations familiales et les aides au logement. La commission y a ajouté le RSA, en promettant de préserver un reste à vivre. « Rien ne justifiait que le RSA soit sanctuarisé », a expliqué le rapporteur LR David Margueritte, avant d’annoncer vouloir saisir d’autres prestations.

« Une justice de classe au service des dominants », a dénoncé Fabien Gay. « Vous voulez, par la peur, par la dissuasion, casser le mouvement social et contraindre les personnes qui résistent à courber l’échine. » La commission lui a reproché un « propos liminaire » plutôt qu’une argumentation constitutionnelle.

La socialiste Marie-Pierre de La Gontrie a rappelé les principes menacés : responsabilité personnelle et protection des enfants. Laurent Nuñez a assuré que les forces de police n’intervenaient qu’en cas de débordements, de dégradations ou d’atteintes aux personnes. « Jamais dans d’autres circonstances. Jamais. Jamais. Jamais. »

Le « baiser de la mort » du RN

La sénatrice RN Edwige Diaz, tout juste arrivée au Sénat, a surenchéri. Elle a accusé la gauche de « haine anti-police », invoqué les « hordes de sauvages » et lancé : « Vous en faites un texte contre la police et pour les casseurs. » Jusqu’à lui imputer le malheur des Français : « À cause de vous, ils ont peur, ils sont malheureux et ils n’ont pas envie d’entreprendre. » Marie-Pierre de La Gontrie a relevé ce « baiser de la mort » au gouvernement.

Le texte a été durci en commission : drones judiciaires, extension du bannissement des réseaux sociaux et renforcement de l’interdiction du territoire français. Pour la séance, les rapporteurs ont proposé de punir la seule participation à une manifestation interdite de six mois de prison et 7 500 euros d’amende, sans violence ni dégradation commise.

Le gouvernement a proposé des interdictions individuelles de manifester prononcées par les préfets et de nouveaux pouvoirs de retrait de contenus en ligne. L’amendement n° 94 prévoit un retrait sous une heure des appels à l’insurrection ; à défaut, l’administration pourrait demander le blocage et le déréférencement des sites, sans décision judiciaire préalable.

 

Les deux motions de rejet ont été repoussées. À ceux qu’il a accusés de vouloir étouffer le mouvement social, Fabien Gay a lancé : « Pari perdu », avant d’appeler à poursuivre les mobilisations, « unis, pacifiques, rassemblés ».

 

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29 octobre 2026 4 29 /10 /octobre /2026 07:45
Surtaxe des grands groupes : le RN aux ordres du patronat - éditorial de l'Humanité, Stéphane Sahuc, 28 octobre 2026

L'éditorial de Stéphane Sahuc

Publié le 28 octobre 2026

Deux voix. C’est à cette marge minime qu’a tenu la surtaxe sur les bénéfices des grandes entreprises. Mardi 27 au soir, l’Assemblée nationale a refusé de la reconduire. Cinq milliards d’euros de recettes disparaissent ainsi du budget.

Ce vote dessine une majorité que ses membres se gardent bien de revendiquer mais Ô combien révélatrice : les macronistes, la droite et le Rassemblement national. Sur les plateaux télé, ils s’opposent. Lorsqu’il s’agit de préserver les intérêts des puissants, ils savent se retrouver.

Marine Le Pen et Jordan Bardella peuvent bien faire leur numéro de défenseurs des catégories populaires et d’opposants au macronisme : les votes de leurs députés racontent une autre histoire. Ceux qui refusent l’augmentation du SMIC et l’indexation des salaires sur les prix viennent désormais au secours fiscal des géants du CAC 40. La fidélité aux intérêts patronaux reste l’ADN de l’extrême droite.

Ce vote intervient au moment où TotalEnergies s’apprête à annoncer 8,9 milliards de dollars de bénéfice net pour le troisième trimestre, soit deux fois plus qu’un an auparavant. Les tensions provoquées par la guerre en Ukraine et par le chaos au Moyen-Orient renchérissent l’énergie et fragilisent les approvisionnements. Elles pèsent sur les ménages, mais font prospérer les actionnaires. En trois mois, les marges de raffinage du groupe ont progressé de 146 %.

Patrick Pouyanné tente de faire passer la pilule en mettant en avant le plafonnement des prix à la pompe : 1,99 euro le litre pour l’essence et 2,25 euros pour le gazole. L’opération coûterait 500 millions d’euros à TotalEnergies. Une somme qui paraît considérable jusqu’à ce qu’on la rapporte aux milliards de bénéfices du groupe. Elle n’est d’ailleurs pas sans contrepartie commerciale : ses parts de marché dans la distribution sont passées de 23 % à plus de 30 %.

Le PDG de TotalEnergies ne s’en tient pas à la communication. Il prévient que, si l’État décidait de surtaxer les bénéfices du groupe, « le plafond va s’arrêter ». Une entreprise privée fait savoir au gouvernement qu’une mesure destinée à contenir le prix des carburants dépendra de la fiscalité qu’on lui appliquera. Ce n’est plus une discussion c’est un chantage, et Patrick Pouyanné ne doute manifestement pas de son avantage.

Il faut dire que l’exécutif lui a donné quelques raisons de se montrer sûr de lui. Le gouvernement envisageait déjà de réduire les taux de la surtaxe afin, que selon la formule consacrée, de ne pas « inquiéter les investisseurs ». À Bercy, les arguments du Medef ont depuis longtemps leurs entrées.

 

À tel point qu’à propos de l’une des rares avancées obtenues mardi soir par les communistes : la taxation des bénéfices mondiaux des multinationales en fonction de leur activité réalisée en France Roland Lescure, le ministre de l’économie, a aussitôt déclaré la mesure impossible, au motif qu’elle contreviendrait aux conventions fiscales bilatérales. Le droit international invoqué non pour empêcher les multinationales de déplacer leurs bénéfices, mais pour expliquer qu’il serait impossible de les imposer là où elles exercent réellement leur activité. Le droit protège l’évasion. Le RN protège l’extorsion… Patrons dormez tranquilles.

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29 octobre 2026 4 29 /10 /octobre /2026 07:38
Élections en Israël : l’électorat des Palestiniens de 1948 plus que jamais présent dans les urnes (L'Humanité, Lina Sankari, 28 octobre 2026)

Relégués au rang de citoyens de seconde zone, les Palestiniens de 1948 se sont massivement rendus aux urnes malgré la campagne de peur de Benyamin Netanyahou. Ils entendent porter la question des discriminations qui se sont aggravées depuis le 7-Octobre.

Lina Sankari, L'Humanité, 28 octobre 2026 

« La seule démocratie du Moyen-Orient », comme il est coutume de désigner Israël de manière trompeuse, saura-t-elle saisir l’une des dernières chances qui lui est sans doute donnée ? La participation historique des Palestiniens d’Israël aux législatives du 27 octobre (80 %) détrône le taux de 1999 (75 %).

À l’époque, Benyamin Netanyahou – déjà lui – avait freiné le processus d’Oslo et ceux-ci entendaient porter une nouvelle dynamique de paix. Aujourd’hui, c’est plutôt l’urgence qui les a incités à se rendre aux urnes. La poussée record de la Liste unifiée (qui comprend des partis arabes et le Hadash au sein duquel le Parti communiste israélien est représenté) et de la Liste arabe unie (Ra’am, religieux, conservateur) les rend désormais incontournables si aucun bloc, celui du premier ministre sortant, Benyamin Netanyahou, et celui de Gadi Eizenkot, ne parvient à réunir les 61 sièges requis pour constituer une majorité.

Fort des 12 sièges qui lui sont promis, le chef de file de la Liste unifiée, Youssef Jabareen, a d’ores et déjà annoncé être disposé au dialogue et à la construction d’un « partenariat entre juifs et Arabes ». « Quiconque souhaite proposer une alternative substantielle et véritable au gouvernement du bain de sang de Netanyahou devra nous parler, afin d’ouvrir la voie au changement auquel aspire le public israélien », dit-il à l’adresse de l’ancien général Gadi Eizenkot, sioniste de droite assumé.

Et de poser ainsi l’alternative à Benyamin Netanyahou et ses ministres suprémacistes : « Soit nous poursuivons dans la voie du racisme, de l’exclusion et de la suprématie, soit nous construisons un véritable partenariat entre juifs et Arabes. » Créditée quant à elle de 6 sièges, Ra’am s’est également dite prête à plusieurs reprises à coopérer avec le bloc formé par Gadi Eizenkot pour chasser Benyamin Netanyahou du pouvoir. Le chef des Démocrates (progressistes), Yaïr Golan, appelle cette alliance de ses vœux mais la droite nationaliste représentée par Avigdor Liberman en fait une ligne rouge.

Chômage, pauvreté et manque de services publics

Pour les formations dites « arabes » et de gauche, la question n’est pas tellement de se poser en faiseurs de rois. En votant massivement, les Palestiniens de 1948 ont opéré un acte politique fort qui ne se contente pas de dire leur révolte face au génocide imposé à la population de Gaza et à l’apartheid auquel est soumise la Cisjordanie occupée.

Ce vote agit aussi comme le cri de ceux qui se vivent comme des citoyens de seconde zone, frappés par les discriminations, livrés aux doubles violences des extrémistes armés par le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, depuis le 7-Octobre, et des bandes criminelles qui extorquent les commerçants, poussent les habitants à la fuite et menacent les responsables politiques.

« Certains étaient des collaborateurs d’Israël en Cisjordanie et sont sous la protection du Shin Bet (le service de renseignement intérieur – NDLR) », expliquait il y a un an Sharif Zoabi, ancien candidat de Hadash aux municipales dans la ville arabe de Nazareth, à l’Humanité. Dans cette localité, la participation a bondi de 48 % en 2022 à 72 % cette année.

En 2024, le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a acté une réduction de 15 % des dotations pour Nazareth, annulant les investissements prévus, aggravant le chômage, la pauvreté et l’intervention des services publics notamment pour le ramassage des déchets. Dans une société malade de ses divisions, de nombreux citoyens palestiniens d’Israël sont désormais convaincus que, après la Cisjordanie et Gaza, leur tour viendra.

La participation plutôt que le boycott

Ces élections étaient d’autant plus importantes que, depuis le 7-Octobre, les Palestiniens d’Israël sont arrêtés lorsqu’ils expriment une simple opinion sur les réseaux sociaux ou sont empêchés de manifester. En plaçant la Liste unifiée en tête, ils n’affirment pas un vote communautaire (le mouvement Hadash coalise juifs et Arabes), mais la volonté d’en finir avec le Likoud et les différentes nuances du suprémacisme juif qui prône le meurtre et le transfert de populations.

La campagne de peur conduite par Benyamin Netanyahou pour tenter de dissuader les électeurs palestiniens a achevé de les pousser vers les urnes. En attestent les familles postées dans les files d’attente pour accéder aux bureaux de vote. N’en déplaise à Itamar Ben Gvir, qui a cru bon de se rendre dans la ville à majorité arabe de Kafr Qassem (centre), et aux militants, parfois armés, qui ont investi les bureaux.

En ce sens, cette fois, le vote n’est plus perçu comme un acte de légitimation d’un système qui reproduit les discriminations. Par le passé, l’abstention et le bulletin blanc avaient ainsi fait figure d’acte de protestation après l’assassinat de 13 citoyens palestiniens par la police israélienne en 2000.

Cette fois, ils ne renoncent pas à leur droit d’exprimer leur voix. Une manière d’exister quand certains restent déterminés à effacer la présence palestinienne. En ce sens, il s’agit bien d’un message d’espoir en la démocratie. Reste à savoir si le bloc d’Eizenkot est prêt à partager le pouvoir et à faire une place à 21 % de la population au-delà du symbole.

 

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28 octobre 2026 3 28 /10 /octobre /2026 11:43
L’AFPA doit vivre. Piquet de grève et manifestation unitaire. En soutien de l’Afpa de Morlaix avec les formateurs, salariés, stagiaires de l’AFPA, les syndicalistes, les élu.e.s du territoire, la présence de 7 élus communistes et de nos camarades de la section PCF du Pays de Morlaix.

L’AFPA doit vivre. Piquet de grève et manifestation unitaire. En soutien de l’Afpa de Morlaix avec les formateurs, salariés, stagiaires de l’AFPA, les syndicalistes, les élu.e.s du territoire, la présence de 7 élus communistes et de nos camarades de la section PCF du Pays de Morlaix.

Mobilisation contre la fermeture de l'AFPA de Morlaix ce mercredi 28 octobre
Mobilisation contre la fermeture de l'AFPA de Morlaix ce mercredi 28 octobre
Mobilisation contre la fermeture de l'AFPA de Morlaix ce mercredi 28 octobre
Mobilisation contre la fermeture de l'AFPA de Morlaix ce mercredi 28 octobre
Mobilisation contre la fermeture de l'AFPA de Morlaix ce mercredi 28 octobre
Mobilisation contre la fermeture de l'AFPA de Morlaix ce mercredi 28 octobre
Mobilisation contre la fermeture de l'AFPA de Morlaix ce mercredi 28 octobre
Mobilisation contre la fermeture de l’AFPA de Morlaix
Ce matin, les salariés de l’AFPA de Morlaix ont appelé les citoyens à ce réunir au centre afin de dire leur opposition à la fermeture du centre de Morlaix.
Avec des élus du territoire, des citoyens, des militants politiques et syndicaux nous étions présent afin de dire notre soutien aux salariés et notre détermination à garder ce centre ouvert.
La formation professionnelle ne doit pas être vue comme une simple dépense sociale mais comme un investissement vers l’avenir. Un investissement pour les travailleuses et les travailleurs qui dans des moments compliqués de leur vie, font le choix de se reformer, de se réorienter.
À Morlaix, le centre AFPA forme chaque année des centaines de personnes à des emplois nécessaires sur le territoire avec un taux de retour vers l’emploi très élevé. Sa fermeture serait un véritable coup dur pour le territoire et les personnes qui auront demain besoin d’une formation et qui seront contraint de se déplacer à Brest avec un coup des transports en perpétuelle augmentation.
Le PCF Pays de Morlaix rappelle son opposition à la fermeture du centre !

Ismaël Dupont a pris la parole en tant que conseiller départemental du canton de Morlaix avec Joëlle Huon, vice-présidente aux finances de Morlaix-Communauté, maire de Plouigneau et conseillere départementale, Olivier Le Bras conseiller régional, représentant Loïg Chesnais Girard, le président de Region Bretagne, et Sandrine Le Feur la députée, pour souligner l’importance de cet outil de formation professionnelle public hérité du gouvernement de la Libération qu’est l’AFPA pour le territoire, l’insertion économique, sociale, professionnelle de nos jeunes et travailleurs. Nous restons pleinement solidaires et déterminés pour que l’AFPA de Morlaix ne ferme pas, ni celui d'Auray et celui de Saint-Malo: en 20 ans au niveau national les effectifs des salariés de l'AFPA ont déjà diminué de plus de moitié. 

Photos et commentaires Enzo De Gregorio et Ismaël Dupont

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28 octobre 2026 3 28 /10 /octobre /2026 11:35
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27 octobre 2026 2 27 /10 /octobre /2026 08:05
300 personnes réunis à Morlaix ce lundi 26 octobre contre la banalisation de la parole raciste après la tuerie raciste et terroriste de Trappes et La Verrière
300 personnes réunis à Morlaix ce lundi 26 octobre contre la banalisation de la parole raciste après la tuerie raciste et terroriste de Trappes et La Verrière
300 personnes réunis à Morlaix ce lundi 26 octobre contre la banalisation de la parole raciste après la tuerie raciste et terroriste de Trappes et La Verrière
300 personnes réunis à Morlaix ce lundi 26 octobre contre la banalisation de la parole raciste après la tuerie raciste et terroriste de Trappes et La Verrière
300 personnes réunis à Morlaix ce lundi 26 octobre contre la banalisation de la parole raciste après la tuerie raciste et terroriste de Trappes et La Verrière

Plusieurs centaines de Morlaisiens et habitants de la region de Morlaix réunis ce lundi soir suite à la tuerie raciste de Trappes et La Verrière ayant causé la mort d’un jeune de 26 ans, Pengo Bossio Wangi, tué parce que noir, et plusieurs blessé.e.s, dont une enfant de 12 ans, Ramatou !!! Un rassemblement contre la haine raciste et ceux qui l’alimentent politiquement et médiatiquement. Une réaction unitaire et salutaire!

Le Parti communiste appelait à ce rassemblement avec l'intersyndicale, l'ensemble des partis de gauche, et nous étions plusieurs dizaines de militants présents avec nos élus de la région de Morlaix. 

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