Overblog Tous les blogs Top blogs Politique Tous les blogs Politique
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
5 octobre 2026 1 05 /10 /octobre /2026 19:07
Lycée Tristan Corbière de Morlaix - la créativité lycéenne au pouvoir
Lycée Tristan Corbière de Morlaix - la créativité lycéenne au pouvoir
Lycée Tristan Corbière de Morlaix - la créativité lycéenne au pouvoir
Lycée Tristan Corbière de Morlaix - la créativité lycéenne au pouvoir
Lycée Tristan Corbière de Morlaix - la créativité lycéenne au pouvoir
Lycée Tristan Corbière de Morlaix - la créativité lycéenne au pouvoir
Lycée Tristan Corbière de Morlaix - la créativité lycéenne au pouvoir

La créativité au pouvoir chez les lycéennes et lycéens de Tristan Corbière à Morlaix/ Plourin-les-Morlaix. Rendez-vous demain, mardi 6 octobre, à 8h pour la grande manif Tristan Corbière - place des Otages! Photos de notre camarade du PCF Morlaix Remy Joly.

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2026 1 05 /10 /octobre /2026 19:06
TRIBUNE
JAMAIS DEPUIS MAI 68, UN GOUVERNEMENT N’A RÉPONDU DE LA SORTE À UNE MOBILISATION LYCÉENNE,
PAR SOPHIE BINET,
SECRÉTAIRE GÉNÉRALE DE LA CGT
 
Le gouvernement doit en finir avec la répression et livrer une réponse politique à ceux et celles qui se mobilisent pour exiger un avenir qu’on leur confisque, lance la secrétaire générale de la CGT dans une tribune à «Libération».
Il y a quelque chose de profondément vertigineux dans les images qui nous parviennent depuis plusieurs jours : des adolescent·es face à des cordons de CRS, 5 000 personnes interpellées, essentiellement des lycéennes et des lycéens, près de 250 jeunes et professionnel·les blessé·es aux abords de leurs établissements scolaires, parfois très gravement, des procureurs dont le ministre exige une réponse pénale «ferme».
Prenons un instant pour mesurer ce que cela signifie.
Nous parlons de lycéen·nes et étudiant·es. Pour l’essentiel, des mineurs. Des jeunes qui, depuis plusieurs jours, disent leur colère face à des classes surchargées, au manque d’enseignants, à la dégradation de leurs établissements, à la sélection sociale et à l’angoisse de leur avenir. D’une mobilisation qui s’ancre et qui réussit le tour de force de rassembler lycéen·nes de quartiers populaires, de centres-villes et de territoires ruraux. De jeunes qui demandent une chose : l’Ecole de la République. L’Ecole de la liberté, de l’égalité et de la fraternité.
On peut débattre de leurs modes d’action, on doit bien sûr condamner les violences commises contre des personnels ou des établissements. Mais une démocratie ne peut pas confondre une mobilisation de jeunesse avec une menace à éradiquer.
Et, c’est précisément ce que le gouvernement est en train de faire.
Une erreur politique majeure
Plutôt que de se demander pourquoi une génération qui n’a pas encore quitté le lycée est descendue dans la rue, il cherche qui serait derrière elle. Plutôt que de répondre à ses revendications, Matignon parle d’«instrumentalisation», de «violences urbaines», de «groupuscules», voire de «proxy d’ultragauche» ! Le vocabulaire du maintien de l’ordre a pris le pas sur celui de l’Education nationale. Les stratégies politiciennes sur l’intérêt général.
C’est une erreur politique majeure. Car, lorsqu’un pouvoir répond à une colère sociale par la force avant même d’avoir répondu à ses causes, il ne rétablit pas l’ordre. Il fabrique de la colère et prend le risque de la rendre incontrôlable. Il faut le dire clairement : ce qui se passe aujourd’hui est grave. Très grave.
Jamais, au moins depuis Mai 68, un gouvernement n’a répondu de la sorte à une mobilisation lycéenne.
Cette mobilisation couvait depuis des années. Rarement les conditions de vie et d’études des jeunes auront été aussi dégradées. Explosion du nombre d’élèves par classe et par amphi, enseignant·es non remplacé·es, bâti scolaire dégradé et totalement inadapté au réchauffement climatique, remise en cause de la liberté d’accès à l’enseignement supérieur avec Parcoursup, véritable machine à broyer l’avenir, augmentation du coût de la vie et dégradation des revenus de leurs parents… Surtout, les lycéen·nes nous renvoient en miroir l’absurdité des perspectives que nous leur offrons.
Alors que les conséquences du dérèglement climatique sont chaque jour plus palpables, la classe dirigeante fait l’autruche, et nous continuons à polluer, comme si de rien n’était. Alors que les concepteurs même de l’IA parlent d’un risque majeur pour l’humanité, aucune initiative sérieuse de régulation n’est prise. Alors que nous assistons en direct à un génocide en Palestine, le gouvernement israélien continue à tuer en toute impunité…
Une génération qui a grandi avec la crise climatique, le terrorisme, le Covid-19, les guerres et l’IA
La génération qui passe le bac cette année est rentrée au CP en 2015 et a été préparée aux intrusions dans les classes et au risque attentat. Elle a quitté l’école primaire et est rentrée au collège sous confinement en apprenant la distanciation sociale et les cours en ligne. Elle est entrée au lycée avec le changement des règles du jeu du bac, l’évolution des épreuves et la pression de Parcoursup. Elle a vécu la multiplication des stages, en 3e et en 2de, la sélection sociale et les accidents, parfois mortels qui vont avec.
Et elle est marquée par une santé mentale très dégradée. 20 % des lycéen·nes disent avoir eu des pensées suicidaires ! Cette génération a grandi avec la crise climatique, le terrorisme, le Covid-19, les guerres, et désormais la perspective d’un monde du travail bouleversé par l’intelligence artificielle. Nous ne pouvons pas leur demander de porter toutes les incertitudes du monde tout en leur retirant les moyens de construire leur avenir.
Pour des milliers de lycéen·nes, cette mobilisation est la première expérience collective et démocratique. Que vont-ils en retenir si, lorsqu’ils se mobilisent, ils rencontrent des forces de l’ordre, des interpellations et des gardes à vue plutôt que des enseignants, des CPE et des réponses politiques ?
Ce qui se joue dépasse largement la question des lycées : quel message envoyons-nous à une génération si nous lui apprenons que se mobiliser est dangereux ? C’est précisément le contraire de ce que devrait être la république.
Entendre le ministre de l’Intérieur déclarer «qu’il n’y aura aucune consigne de retenue» fait froid dans le dos. Un·e lycéen·ne a déjà perdu un œil, l’autre ses dents, plusieurs accidents graves, voire mortels ont été évités de très peu. Il faut arrêter cette escalade. Maintenant. Le gouvernement doit cesser de souffler sur les braises. Il doit renoncer à cette fuite en avant répressive, garantir effectivement les libertés publiques et entendre enfin ce que les lycéens lui disent.
Pour cela, au lieu de multiplier les fermetures administratives de lycées et les interdictions de manifester, il faut ouvrir les lycées. Il faut permettre aux lycéen·nes de s’y réunir et de débattre de leurs revendications, d’ouvrir le dialogue avec leurs équipes éducatives. Leur permettre d’exercer leur droit fondamental à manifester et à exprimer leurs revendications. Les recevoir au ministère et dans les rectorats pour recenser leurs demandes et examiner les moyens d’y répondre.
Cela nécessite d’accepter de revoir la copie du prochain budget. Renoncer à supprimer 1 588 postes d’enseignant·es, créer des postes de CPE, d’infirmières et d’assistantes sociales, débloquer une enveloppe pour isoler et rénover les établissements scolaires… Et supprimer Parcoursup.
Car, les lycéennes et les lycéens ne demandent pas à être mis au pas. Ils demandent qu’on cesse de leur voler leur avenir, ils demandent des enseignant·es, une Ecole qui fonctionne, des études accessibles, des conditions d’apprentissage dignes. Ils et elles demandent de ne pas commencer leur vie adulte avec la certitude qu’ils vivront plus précaires que leurs parents.
Ces revendications méritent une réponse politique : pas des matraques, des gardes à vue ou une démonstration de force !
 
Partager cet article
Repost0
5 octobre 2026 1 05 /10 /octobre /2026 16:52

 

 

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2026 1 05 /10 /octobre /2026 16:44
Trois adolescents grièvement blessés en quelques jours.
Combien faudra-t-il de mains, d’yeux, d’avenirs brisés pour remettre en cause une doctrine du maintien de l’ordre « sans retenue » qui s’abat sur la jeunesse de ce pays ?
Soyons les plus nombreuses et nombreux demain dans la rue pour la protéger et porter haut et fort ses revendications.

 

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2026 1 05 /10 /octobre /2026 16:31

 

 

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2026 1 05 /10 /octobre /2026 05:00

 

Partager cet article
Repost0
5 octobre 2026 1 05 /10 /octobre /2026 04:12
Que représente René Vautier - Piero Rainero nous le rappelle

Piero Rainero.

Après la scandaleuse décision du maire d'extrême-droite d'Elne dans les Pyrénées-Orientales de débaptiser le cinéma de sa ville qui portait le nom de René Vautier, quelques souvenirs, parmi beaucoup d’autres, de celui qui était un ami personnel me reviennent en mémoire.

René Vautier était de ces intellectuels attachés à la liberté d’expression et de création. Toute sa vie il s'éleva contre ce qu'il appelait « l'hypocrisie de la censure en France » dont il fut souvent lui-même victime.

 

En 1950 il réalisa, à la demande de la Ligue de l'Enseignement, le premier film anticolonialiste français « Afrique 50 » qui lui valut 1 an de prison et fut totalement interdit de diffusion par les autorités françaises en application d'un décret de 1934 portant la signature de Pierre Laval, futur ministre du gouvernement de collaboration de Pétain.

Ce film n'obtint son visa de distribution qu'en...1996.

Mais bien qu'interdit il fut tout de même projeté hors programmation officielle au Festival de Cannes et largement diffusé dans le monde, et valut à René de recevoir des mains de Joris Ivens la médaille d’or du Festival mondial de la jeunesse à Varsovie.

Mais bien qu'interdit il fut tout de même projeté au Festival de Cannes où il fut couronné du prestigieux Prix de la Critique Internationale et largement diffusé dans le monde. Ce film est un témoignage accablant relatant les pillages et les ravages de la colonisation en Afrique et son cortège de crimes, de viols, de destructions de villages entiers. J'entends encore René Vautier dénoncer de sa voix claire et puissante chargée de colère « les rapines coloniales » et les « Oradour-sur-Glane innombrables » commis par les colonialistes sur ce continent (le comédien Gérard Philippe avait donné son accord pour lui prêter sa voix mais les contraintes d'un autre tournage, m'expliqua René, l'en empêchèrent)

 

« La première mondiale de ce film », l'expression est de René lui-même, eut lieu à Quimper en décembre 1950, dans les locaux du gymnase municipal rue Jean-Jaurès devant des salles archi-combles avec le concours de plusieurs organisations de jeunesse : JC, JOC, Éclaireurs de France, et la protection de militants communistes et de la CGT. Une poignée de paras de la caserne voisine voulait en effet empêcher sa projection mais force devait rester aux militants de la liberté d'expression.

« On avait prévu une seule projection mais comme la salle était trop petite pour accueillir tout le monde on en fit 2 dans la même soirée » devait me dire René bien plus tard.

 

René Vautier fut contraint de vivre 2 ans ans la clandestinité à partir de 1958 pour avoir réalisé un film sur la vie quotidienne des résistants algériens dans les maquis des Aurès. Un contrat sur sa tête fut décidé dans certains cercles colonialistes. Un militaire du contingent appelé en Algérie, qui allait dans les années 80 prendre des responsabilités dans un grand journal régional, devait nous dire, à René et à moi, bien après la guerre, que l'un de ses officiers lui avait dit de «  foutre une balle dans la peau à Vautier » s'il le voyait quelque part.

 

Alors qu'il venait d'apprendre que le film « Octobre à Paris », produit avec le concours de la société qu’il avait créée, l'UPCB, Unité de Production Cinématographique Bretonne, et réalisé par Jacques Panijel, portant témoignage du massacre par la police de Papon de centaines d’Algériens de France lors de leur manifestation pacifique du 17 octobre 1961, était interdit de projection, il décida d'engager une grève de la faim dans une dépendance du château de Perennou à Plomelin où il avait installé le siège de sa société.

 

Le 2 janvier 1973, tôt le matin, il me téléphona pour me dire sa décision, et sa détermination, me demandant d'en informer Roland Leroy qui était le responsable de la politique culturelle à la direction nationale du PCF, ce qui fut fait par le secrétaire départemental du PCF, Paul Le Gall.

 

Je connaissais René Vautier qui, à chaque venue dans la région, rendait visite au siège de la fédération communiste du Finistère. Nous avions noué des liens amicaux lors de la sortie en salle de son film « Avoir 20 ans dans les Aurès ». Il m'avait sollicité pour que le mouvement des Jeunesses Communistes, dont j'étais l'un des responsables en Bretagne, contribue à sa diffusion et à sa popularisation. Ce que nous fîmes avec enthousiasme et avec le concours de militants de la JOC. Ce film, qui reçut le prestigieux Prix de la Critique Internationale du Cinéma au festival de Cannes, était l'objet de manifestations d'hostilité, violentes parfois, à chaque projection publique, de la part de nostalgiques du colonialisme.

 

Roland Leroy aussitôt informé nous demanda de faire savoir à René qu'il avait le plein soutien du PCF et de lui transmettre ses amitiés. Il souhaita aussi que nous assurions une relation permanente avec lui. Elle fut établie par Jean-François Hamon qui était alors secrétaire de la section communiste de Quimper et dirigeant départemental du SNI et de la FEN, et moi-même.

 

Lors de la visite que nous fîmes le jour-même à René, nous mesurâmes combien il était sensible à notre démarche et au soutien que les communistes avaient décidé de lui apporter : « Je sais », nous dit-il « que je peux compter sur le parti ».

 

Plusieurs fois par semaine, tout au long de sa grève de la faim, nous lui avons rendu visite. Nous l'informions des campagnes de pétitions que nous avions engagées et des multiples démarches que nous faisions auprès des Ministres concernés et de la Présidence de la République. Lors de ces rencontres René aimait parler avec nous de cinéma, de ses films, de la censure, de son passé de jeune lycéen résistant de La Tour d’Auvergne à Quimper, de son soutien à la résistance algérienne,

 

Alors que les jours passaient nous constations que son organisme s'affaiblissait, il s'amaigrissait. Il nous dit, lors d'une de ces visites, souffrir de douloureuses crampes d'estomac mais il restait toujours déterminé, ne buvant que de l'eau et prenant quelques médicaments que les médecins lui imposaient.

Sur l'insistance de ses médecins et de ses amis parmi lesquels Nicole et Félix Le Garrec, et sur les recommandations de Roland Leroy dont Jean-François et moi lui avions fait part, il accepta d'être hospitalisé à Quimper.

 

Au terme de 31 jours de grève de la faim, le Ministre de la culture, Jacques Duhamel, dans un courrier qu'il adressa au député de droite de Quimper, Marc Bécam qui, pressé par les amis de René Vautier l'avait interpellé, écrivit : « J'ai déclaré, à plusieurs reprises, et devant le Parlement, qu'il n'y avait pas de censure politique...Vous savez du reste que j'ai autorisé « Octobre à Paris » dès le mois de janvier ».

 

René Vautier sortait vainqueur de cette épreuve, il arrêta ce jour-là sa grève de la faim. Le film qu'il avait produit pouvait être projeté librement et le Ministre lui-même écrivait qu'il n'y avait pas de censure politique…

Ce fut une victoire pour la liberté de création.

 

Au terme de cette épreuve René fut accueilli chez des amis dans une maison au bord de mer à l'Ile-Tudy où nous avons poursuivi nos visites amicales.

 

Nos relations devinrent alors plus fréquentes et des liens d'amitié se nouèrent entre nous. Il répondait toujours présent à nos sollicitations, pour un débat, une conférence, la projection d'un film, un appel, une pétition à signer, un conseil, une information. J'ai gardé les lettres qu'il m'adressait. Il présida mon comité de soutien lorsque je fus candidat aux élections législatives de 1988 et 1993 .

 

Lorsqu'en décembre 1979, avec 6 autres militants communistes, je fus traduit, en application d'une loi pétainiste de 1942, devant le tribunal correctionnel de Quimper, pour avoir participé aux luttes pour la défense du réseau ferré en Bretagne et de ses petites gares, René fut l'un des 100 témoins que nos avocats, Maîtres Roland Weyl du Barreau de Paris et Claude Larzul du Barreau de Rennes firent citer.

Je me souviens qu'il provoqua durant son témoignage l'ire du Procureur de la République lorsqu'il déclara son indignation de voir que c'était « en application d'une loi de Pétain, un collabo condamné à mort pour trahison » que ce tribunal siégeait. Et il ajouta, se tournant vers nous : « Je ne comprends pas, vous les poursuivez pour avoir arrêté des trains, alors que des camarades à moi ont été décorés pour les avoir fait dérailler pendant la guerre! »

Cela provoqua des applaudissements nourris dans le public où les militants et les amis étaient très nombreux, rendant inaudible la diatribe du Procureur et conduisit le Président à menacer de « faire évacuer tout le monde par les forces de l'ordre ».

Quelques années plus tard, alors que j'étais engagé dans des missions civiles de solidarité internationale avec le peuple palestinien en Israël, au Liban et en Palestine occupée, j'avais évoqué lors de conversations avec lui le projet d'un film sur la situation dans les camps de réfugiés.

Il était enthousiasmé par la proposition, mais sa santé ne lui permit pas de la réaliser.

 

René Vautier est décédé le 4 janvier 2015 à l'âge de 86 ans à Cancale où il demeurait. Ses obsèques, le 8 janvier, à la maison funéraire de Saint-Malo furent suivies par une foule nombreuse d'amis venus de toute la France et d'Algérie. L'Ambassadeur d'Algérie à Paris prononça un court et vibrant hommage de ce cinéaste anticolonialiste qui avait été de 1962 à 1965 directeur du Centre Audiovisuel d'Alger et secrétaire général des Cinémas Populaires.

 

Dans l'éloge funèbre qu'il me fut demandé de prononcer je comparai les engagements humanistes de René Vautier à ceux de grandes figures des combats pour les droits des peuples à vivre libres comme le journaliste et écrivain Henri Alleg auteur du livre « La Question » qui dénonçait les tortures institutionnalisées par le gouvernement français, il en avait lui-même été victime ; le psychiatre et philosophe martiniquais Frantz Fanon qui fut l'un des théoriciens de la pensée tiers-mondiste ; l'ouvrier communiste Fernand Iveton seul européen soutenant la cause du peuple algérien à avoir été guillotiné pendant la guerre d'Algérie ; l'aspirant Henri Maillot qui rejoignit la résistance algérienne ; le mathématicien Maurice Audin, membre du parti communiste algérien, que le général Aussaresses se vanta d'avoir fait torturer et dont on ne retrouva jamais le corps.

 

C'est l'hymne, en arabe, de la République Algérienne et « l'Internationale » ce chant français qui a fait le tour du monde des combats pour l'émancipation des peuples qui clôturèrent cette émouvante cérémonie témoignant avec éclat de l'engagement universaliste de René Vautier.

 

Lire aussi: 

Un cinéma René Vautier débaptisé par un maire d'extrême-droite (Le Télégramme)

Un témoignage exceptionnel de René Vautier: une enfance héroïque - avoir 13-16 ans dans la Résistance à Quimper (Des enfants dans la Résistance, Philippe Chapleau, Ouest-France)

Disparition de René Vautier, cinéaste militant communiste et anti-colonialiste: article du Monde

Coffret de films de René Vautier "Rouge Bretagne" disponible chez les Mutins de Pangée

René Vautier chez lui à Cancale (photo Ouest-France)

René Vautier chez lui à Cancale (photo Ouest-France)

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2026 7 04 /10 /octobre /2026 16:58
Lycéens mobilisés: le PCF Pays de Morlaix appelle à soutenir leur mouvement, notamment lors de la manifestation du 6 octobre
Lycéens mobilisés: le PCF Pays de Morlaix appelle à soutenir leur mouvement, notamment lors de la manifestation du 6 octobre
Partager cet article
Repost0
4 octobre 2026 7 04 /10 /octobre /2026 16:52
Appel à une grande manifestation pour la Palestine le 10 octobre à 14h à Morlaix: Stop génocide & colonisation, sanctions contre Israël

L'AFPS du Pays de Morlaix à proposé à tous les partenaires associatifs, politiques et syndicaux de s'associer à son appel pour une nouvelle et forte mobilisation avec le peuple palestinien LE SAMEDI 10 OCTOBRE à 14H.

Le soutien de plusieurs d'entre eux est déjà assuré ; notamment celui de l’UDB, du NPA, de LFI, du PCF, de la LDH, d'Amnesty, et de la CNT….

Cette fois, certains groupes locaux proches de Morlaix ont décidé de nous rejoindre pour donner un écho plus fort à notre solidarité.

C’est un grand rassemblement qui se prépare à Morlaix pour l'Ouest-Bretagne à l'occasion de la journée internationale de la Palestine !

Solidarité, Humanité, Défense des droits des Palestiniens ...
Halte au génocide, halte à la colonisation, halte à l'épuration ethnique !

Partager cet article
Repost0
4 octobre 2026 7 04 /10 /octobre /2026 07:59
Manifestation devant le lycée Tristan Corbière ce vendredi 2 octobre 2026

Manifestation devant le lycée Tristan Corbière ce vendredi 2 octobre 2026

Je suis en colère et je ne vais pas m’en excuser

Ce matin, je suis allé devant le lycée Tristan-Corbière. Je n’y allais pas pour me montrer, pour faire une photo. J’y allais parce que depuis plusieurs jours, des lycéennes et des lycéens se mobilisent, et que j’avais ce besoin profond d’être là.

Ce que j’y ai vu, c’est une jeunesse debout, calme, déterminée. Des gamins de 15, 16, 17 ans qui se sont retrouvés devant leur établissement pour dire des choses simples : on veut plus de professeurs, on veut des locaux qui tiennent debout, on veut des rythmes scolaires qui aient du sens, on veut que l’école publique ait enfin les moyens de ses ambitions, et on ne veut plus d’un système qui nous classe avant même qu’on ait commencé à vivre. Rien d’extravagant là-dedans. Ce sont des demandes de bon sens, portées avec une dignité que beaucoup d’adultes devraient envier.

Je les regardais, et je n’arrivais pas à ne pas penser à moi. J’ai 23 ans. Il n’y a pas si longtemps, j’étais à leur place, sur les trottoirs d’un autre lycée mais avec les mêmes questions dans la tête. Un internat qui se délabrait, des professeurs non remplacés, Parcoursup. Je sais ce que c’est d’avoir 17 ans et de regarder les adultes décider de votre avenir sans toujours avoir le sentiment d’être entendu. Je sais ce que ça fait de se demander si votre parole compte réellement. Et je sais ce que cela signifie de voir l’école, qui devrait être une promesse, devenir parfois une source d’angoisse et de frustration.

C’est pour cela que ce qui se passe depuis quelques jours me touche autant.

Mais surtout, c’est pour cela que ce que je vois dans certaines villes me met profondément en colère.

Des images de lycéens gazés. Des lycéens frappés. Des jeunes face aux forces de l’ordre. Des jeunes, pas des ennemis. Des jeunes qui se mobilisent pour leur école et pour leur avenir.

Et je dois le dire simplement : je refuse de trouver cela normal.

Je veux être clair, parce que je sais comment ces mots seront lus. Je n’aime pas voir les bâtiments publics dégradés. Ce sont ceux de tout le monde, ceux qu’on paie ensemble, ceux où nos parents, nos voisins et nos proches travaillent. Je refuse également de voir des enseignants, des personnels ou des proviseurs victimes de violences.

Mais cela ne peut pas nous conduire à accepter que des jeunes soient gazés ou frappés.

On peut condamner des dégradations et défendre les personnels. On peut souhaiter que les mobilisations se déroulent sans violence. Et dans le même temps, on peut dire clairement que la réponse à une mobilisation lycéenne ne peut pas être la violence exercée contre des adolescents.

Un lycéen n’est pas un ennemi.

Un jeune de 16 ou 17 ans qui manifeste n’est pas une menace pour la République.

Il est un citoyen.

Et même s’il est mineur, même s’il est maladroit dans sa manière de s’exprimer, même si l’on n’est pas d’accord avec toutes ses revendications ou toutes ses actions, il doit pouvoir être entendu, protégé et respecté.

C’est cela qui me met en colère.

Parce que lorsque je vois ces images, je pense immédiatement aux jeunes que j’ai rencontrés ce matin à Morlaix. Je pense à leur âge. Je pense à leurs visages. Je pense à leurs pancartes. Et je me dis qu’à quelques centaines de kilomètres, des jeunes exactement comme eux peuvent se retrouver avec du gaz au visage simplement parce qu’ils ont décidé de se mobiliser.

Je ne peux pas m’y habituer.

Et je ne veux surtout pas que nous nous y habituions.

Il y a une question qui me tourne dans la tête depuis plusieurs jours : dans quelle République voulons-nous vivre si, lorsqu’une partie de notre jeunesse se lève pour défendre l’école publique, notre première réponse est de lui demander de se taire ?

Ce n’est pas la République que l’on m’a enseignée.

La République, ce n’est pas seulement le respect des institutions. C’est aussi la liberté de s’exprimer, la liberté de manifester, le droit de contester et la possibilité de défendre collectivement une autre vision de la société.

Et c’est précisément parce que je crois à cela que je considère que nous devons être aux côtés de ces jeunes.

Pas seulement lorsqu’ils sont devant notre lycée.

Pas seulement lorsqu’ils sont calmes et que leurs pancartes ne dérangent personne.

Pas seulement lorsque leur mobilisation fait de belles images.

Il faut être là lorsqu’ils sont attaqués. Il faut être là lorsqu’ils sont caricaturés. Il faut être là lorsqu’on leur explique qu’ils sont trop jeunes pour comprendre.

Parce que leur âge ne retire rien à la légitimité de leur colère.

Je suis militant communiste, et je le suis pour des raisons concrètes, pas pour des slogans. Je crois profondément que l’école publique doit permettre à chacun de s’émanciper, quel que soit son milieu. Je crois que la jeunesse doit pouvoir prendre sa place dans le débat public. Et je crois que lorsqu’une génération se lève pour défendre ses conditions d’étude, son avenir et les services publics auxquels elle a droit, notre rôle n’est pas de regarder depuis le bord du trottoir.

Notre rôle est d’être à ses côtés.

C’est aussi pour cela que je suis fier que le PCF soutienne cette mobilisation. Parce que nous ne pouvons pas demander aux jeunes de croire en l’école publique, en la République et en la démocratie si, lorsque ces jeunes décident de se mobiliser, nous leur expliquons qu’ils doivent rentrer chez eux.

Alors je le dis simplement, comme militant, comme élu, comme jeune, mais surtout comme quelqu’un qui n’a pas oublié ce que c’est d’avoir 17 ans : je serai aux côtés des lycéennes et des lycéens.

Et je crois que nous devons être nombreux à l’être.

Pas pour parler à leur place.

Pas pour récupérer leur mobilisation.

Mais pour les soutenir.

Pour défendre leur droit à se mobiliser.

Pour porter avec eux leurs revendications.

Pour exiger que leur parole soit entendue.

Et pour rappeler une chose essentielle : une jeunesse qui se lève pour défendre son école n’est pas une jeunesse qu’il faut faire taire. C’est une jeunesse qu’il faut écouter, respecter et accompagner.

Alors oui, je suis en colère.

Et je ne vais pas m’en excuser.

Cette colère, je préfère la mettre au service d’un combat collectif plutôt que de la garder pour moi.

Je serai aux côtés des lycéens. Et j’appelle toutes celles et ceux qui partagent ces valeurs à faire de même.

Enzo DE GREGORIO, le 2 octobre 2026

Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011