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À l’appel des neuf organisations de l’intersyndicale, les agents des services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) sont en grève ce 13 août pour demander que leur sécurité et leur santé deviennent une priorité. Retour sur les raisons de la colère avec Laurent Guilloteau, représentant CGT Sdis.
Pourquoi cet appel à la grève lancé par les neuf organisations syndicales de pompiers ?
Laurent Guilloteau
Représentant CGT Sdis
Toutes ces organisations partagent le même constat : notre modèle de sécurité civile n’est plus en cohérence avec nos missions. Nos effectifs et nos moyens n’ont pas évolué en adéquation avec l’augmentation du nombre d’interventions que nous devons réaliser et qui atteignent aujourd’hui 5 millions par an. Cette multiplication s’explique par la récurrence d’interventions majeures sur les feux d’espaces naturels ou sur des inondations, comme dans l’ouest de la France l’hiver dernier.
Mais il y a aussi les secours d’urgence aux personnes, c’est-à-dire les ambulances que l’on envoie auprès des personnes malades ou sur des accidents de la circulation. Or, ces derniers aussi ont explosé durant les dix dernières années, en raison de la disparition de la médecine de ville, de la fermeture de centres hospitaliers ou de services d’urgence, des fermetures de lits.
Les restrictions budgétaires subies par tous ces services publics, nous les encaissons aujourd’hui, avec des ambulances qui font de plus en plus de kilomètres pour trouver un établissement de soins, et des équipes assumant des missions qui ne sont pas liées à de l’urgence vitale mais qui relèvent de la médecine de ville.
Ces restrictions budgétaires touchent-elles aussi directement les services départementaux d’incendie et de secours (Sdis) ?
Oui, tous les syndicats sont d’accord pour dire que la politique d’austérité menée par le gouvernement Macron depuis des années, sur l’ensemble des services publics et en particulier sur la sécurité civile, a créé un vide financier pour les Sdis, qui n’arrivent plus à assurer leur budget annuel. Et comme ce qui coûte le plus cher, c’est la masse salariale statutaire, qui représente 80 % du budget de fonctionnement d’un Sdis, quand les budgets sont insuffisants, c’est elle qui est supprimée. Elle est remplacée par des sapeurs-pompiers volontaires, qui coûtent moins cher car ils ne bénéficient pas de cotisations sociales.
L’année 2022 avait montré les prémices de ces difficultés, mais là, c’est l’année de trop. Nous n’avons pas été écoutés et tout ce qui aurait pu être anticipé pour éviter des catastrophes n’a pas été fait. Le ministre de l’Intérieur peut toujours dire que tout va bien mais si nous nous étions préparés, nous n’aurions pas été confrontés à une pénurie de Canadair capables de voler le matin de la reprise du feu de Gironde, à des décès tragiques de collègues en service ou à la rupture capacitaire de départements qui ne pouvaient plus assurer leurs missions régaliennes.
Nous n’aurions pas non plus été contraints de faire appel aux mécanismes européens de protection civile et aux employeurs privés pour que des sapeurs-pompiers volontaires viennent renforcer les casernes. Tout cela révèle la faillite de notre gouvernement en matière de sécurité civile.
Que réclamez-vous en priorité ?
Pour commencer, nous ne voulons pas de médailles, mais juste pouvoir exercer notre métier dans des conditions acceptables, avec des ressources humaines et des moyens adéquats. Donc, notre priorité, c’est un financement pour les Sdis, principalement pour pouvoir augmenter la ressource humaine. Après les feux de 2022, Macron avait reconnu qu’il fallait augmenter les effectifs de sapeurs-pompiers. Mais il a ciblé les volontaires, et il n’y a pas eu de recrutements de sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires.
Ce qu’il fallait, c’était au contraire des emplois statutaires, et continuer à créer des concours de sapeurs-pompiers professionnels pour pouvoir pallier l’absence des agents malades ou blessés, mais aussi anticiper la vague de départs à la retraite à laquelle on assiste aujourd’hui. Les embauches de 16 000 sapeurs-pompiers professionnels supplémentaires sur plusieurs années seraient nécessaires, selon les calculs de la CGT.
Pour les financer, je ne pense pas que taxer le citoyen soit la meilleure solution. En revanche, toutes les grandes entreprises qui émargent au CAC 40, qui font les super profits, et qu’on défend aussi lors des feux de forêt, pourraient peut-être mettre la main au portefeuille.
J’ai lu avec beaucoup d’intérêt et de plaisir "Croisières et caravanes" d’Ella Maillart (1903-1997), aux éditions Payot Rivages (Petite bibliothèque des voyageurs, 2020) un récit de vie et d’aventures écrit en 1950, plein de souffle et d’énergie vitale, de fascination pour les vies autres qu’occidentales.
Ella Maillart, une femme au caractère bien trempé affirmait une liberté formidable dans les années folles.
Cette jeune suisse apprend la navigation et la régate sur son lac encore enfant avec sa meilleure amie Miette avant d’en faire son sport d’élection avec le hockey et le ski, et de naviguer avec sa copine en Méditerranée en vivant sur leur bateau commun sur la côte d’Azur ...
Le mariage de sa compagne de navigation l’amène à voyager en Grande-Bretagne en y donnant des cours dans une école privee avant de gagner Moscou et l’URSS pour y étudier les transformations de la société russe avec le communisme et le cinema soviétique en formation, avec le projet d’écrire un livre sur le cinema soviétique.
La rude vie de Moscou présente aussi ses plaisirs et est assumée en faisant du sport avec les jeunes moscovites.
Une rencontre avec des scientifiques alpinistes soviétiques l’amène à franchir les monts du Caucase, où elle filme les alpinistes, puis à entreprendre un voyage de plusieurs mois en Asie Centrale, dans le Turkestan de l’époque (Turkmenistan et Ouzbekistan), au Kazakhstan, dans les steppes du Kirghizistan, avec les nomades, franchissant tous les obstacles et les interdits avec une confiance et un courage extraordinaire qui l’amènent à se lier à des agents du Guepeou pour obtenir des permis de voyager et de résidence et surtout à être adoptée par les nomades.
Elle vit de presque rien, de l’argent de films et d’articles, de récits de voyage, elle qui ne se sent pas écrivaine mais qui ne tient pas en place et veut faire de sa vie un rêve. Elle séjourne a Boukhara, dans le Pamir tadjik, rentre en caravane de chameaux par la steppe en plein hiver en Russie avant de regagner la Suisse, d’y faire des conférences sur le pays des Soviets qui se veulent objectives mais qu’on trouve trop complaisantes pour l’Union soviétique, et rentre dans l’équipe nationale de ski feminine suisse avant d’engager un nouveau grand voyage en Chine, alors agressée en Mandchourie par le Japon, puis par caravane au Sing Chiang, au Tibet, zones interdites et pleines de rebelles et de brigands, et enfin au royaume ismaélien de Hunza, et au Cachemire.
Elle reviendra après la seconde guerre mondiale pour y découvrir les voies d’une exploration plus intérieure et y recevoir l’enseignement de Sri Aurobindo à Pondichery et d’un autre gourou inspire dans son ashram du Tamil Nadu, Ramana Maharishi, après un voyage éprouvant dans l’Iran du Shah et en Afghanistan en voiture depuis la Suisse ou elle dut faire face à la depression et aux tentatives de suicide d'une amie et compagne de voyage écrivaine et journaliste.
Une vie de voyages extraordinaires magnifiquement bien restitués dans leurs atmosphères inimitables.
I.D
1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire Communistes lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.
1/7 juin 1936 (22) Les accords de Matignon
Cette première semaine de juin 1936 est exemplaire. Alors que de jour en jour le mouvement de grèves se développe, mobilise des centaines de milliers de travailleurs, la semaine s’ouvre (ou presque) sur la constitution du gouvernement Blum et se conclut sur les accords de Matignon.
On assiste dans le même temps à une mobilisation sociale sans pareil et à une transformation du paysage politique et sociale absolument radicale. Ces deux dynamiques se confortent, s’épaulent, s’encouragent l’une l’autre.
Chaque jour de la semaine, l’Humanité titre sur le nombre de nouvelles grèves victorieuses. « Dans l’ordre, pour le droit syndical, pour le pain : 35 victoires, 200 entreprises en grève » (3/6) ; « 200 000 travailleurs défendent leur pain. 80 victoires nouvelles. Le mouvement s’élargit encore. » (4/6) À Renault, un premier mouvement avait contraint le patron à faire des promesses et le travail avait repris ; mais comme la direction ne tenant pas ses engagements, les 33 000 ouvriers de Renault reprennent la lutte. « Victoire à Gennevilliers ! », « Victoire à Nantes ». C’est un vrai feu d’artifices de victoires.
Au point que le 5 juin, le quotidien communiste accorde trois colonnes en Une à l’annonce de la formation du premier gouvernement de Léon Blum (la veille) et quatre colonnes aux luttes sociales (« 500 000 grévistes en France »). Le nouveau gouvernement comprend trois femmes dont Irène Joliot-Curie (sous-secrétaire d’État à la Recherche). Vincent Auriol est aux Finances, Roger Salengro à l’Intérieur, Jean-Baptiste Lebas au Travail, Édouard Daladier à la Défense nationale, Pierre Cot au ministère de l’Air, Jean Zay à l’Éducation, Léo Lagrange aux Loisirs et au Sport. Notamment. Il s’agit de responsables socialistes et radicaux. Le PCF soutient sans participer. Édouard Herriot est président de la Chambre et Jacques Duclos vice-président. Le gouvernement obtient la confiance : 384 voix contre 210.
Des négociations tripartites - CGT, patronat, gouvernement - aboutissent le dimanche 7 juin aux Accords de Matignon : reconnaissance de la liberté syndicale, élections des délégués du personnel, signatures de conventions collectives, semaine de travail de 40 heures, deux semaines de congés payés, augmentation générale des salaires (7 à 15 % de hausse).
Au Parlement, les communistes déposent une proposition de loi pour taxer les grosses fortunes. De premiers changements ont lieu dans l’appareil d’État. Jean Tannery, gouverneur de la Banque de France, « créature des 200 familles », est « remercié ». Au ministère des PTT, Georges Mandel, « l’homme des châtelains médocains », est parti sous les quolibets, son départ a été salué par une vibrante Internationale.
Gérard Streiff
Taran Marec est le seul élu PCF de la nouvelle équipe municipale de Brest. (Photo d’archives Le Télégramme/Chloé Crochu)
« Quelles que soient les divergences politiques qui peuvent nous opposer, aucune ne saurait justifier l’intimidation, la haine ou les menaces contre un élu », affirme la section brestoise du Parti communiste français (PCF) dans un communiqué ce dimanche 2 août 2026. Le PCF condamne ainsi, « avec la plus grande fermeté », « les menaces de mort adressées au maire de Brest, Stéphane Roudaut. De tels propos sont d’une gravité extrême et n’ont leur place ni dans le débat démocratique, ni dans notre République ».
Comme le groupe d’opposition socialiste, les responsables de la section brestoise du parti soulignent que « des attaques contre les responsables publics se multiplient », et apportent également leur soutien au député du Finistère Pierre-Yves Cadalen, récemment ciblé par des tags nazis et homophobes.
« Le PCF réaffirme un principe simple : aucun élu, quelle que soit son appartenance politique, ne doit être menacé ou pris pour cible dans l’exercice de son mandat. Les désaccords politiques se règlent dans les urnes et dans le débat public, jamais par les menaces, les intimidations ou les actes de haine », martèle le parti.
Article de Pierre Barbancey dans L'Humanité sur la délégation du PCF en Palestine dans le cadre de nos initiatives de solidarité avec le peuple palestinien et de la campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine
Article de Pierre Barbancey dans L'Humanité sur la délégation du PCF en Palestine dans le cadre de nos initiatives de solidarité avec le peuple palestinien et de la campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine
Article de Pierre Barbancey dans L'Humanité sur la délégation du PCF en Palestine dans le cadre de nos initiatives de solidarité avec le peuple palestinien et de la campagne 1 million d'oliviers pour la Palestine
COMMUNIQUE DE PRESSE
Incendies en Gironde et dans les Landes : face au désastre, faisons vivre la solidarité nationale (PCF)
Le Parti communiste français exprime à nouveau toute sa solidarité avec les populations touchées par les violents incendies qui frappent la Gironde et les Landes, comme avec celles confrontées aux feux dans d’autres départements. Nous adressons notre soutien aux personnes évacuées ou ayant perdu leur logement, leur véhicule ou leurs biens, ainsi qu’aux sapeurs-pompiers, personnels des services publics, bénévoles et habitantes et habitants mobilisés.
Dans cette situation dramatique, le PCF salue l’initiative du Secours populaire français, dont les bénévoles sont engagés auprès des populations sinistrées, parfois alors qu’ils sont eux-mêmes directement touchés par les incendies.
Le Secours populaire a lancé hier un appel national aux dons financiers afin de répondre aux besoins immédiats mais aussi d’accompagner les familles dans la durée.
Le PCF appelle nos concitoyennes et concitoyens qui le peuvent, à participer à cet élan de solidarité que nous faisons vivre sur nos fêtes d'été, notamment à Loctudy le 19 août pour la fête du travailleur bigouden.
Il appelle également ses militantes et militants, dans toute la France, à organiser la collecte de dons pour venir en aide aux familles localement.
Comme à chaque drame, la solidarité s’exprimera aussi à travers les collectivités qui peuvent apporter une aide financière auprès des communes touchées. Les villes à direction communiste y participeront.
Mais la solidarité ne peut reposer sur la seule générosité populaire. L’État également doit prendre toute sa part à l’effort financier nécessaire. Le PCF appelle à la mobilisation rapide de moyens publics exceptionnels pour venir en aide aux sinistrés, soutenir les communes touchées et les associations engagées sur le terrain, réparer les équipements détruits et permettre la reconstruction des logements et des activités. Les assurances devront répondre présentes et agir sans tarder en déployant rapidement des moyens humains pour venir en aide à leurs assurés et débloquer au plus vite les fonds nécessaires.
Cette mobilisation devra se poursuivre une fois les flammes éteintes. Pour de nombreuses familles, les conséquences matérielles, sociales et psychologiques de ces incendies dureront des mois. Comme à chaque fois les plus vulnérables qui ont vu leur biens dégradés ou détruits seront les plus démunis pour affronter un tel drame.
Aucune famille ne doit être laissée seule face aux pertes subies et aux démarches à accomplir.
Face aux catastrophes, la République doit garantir une solidarité nationale à la hauteur des besoins. Aux côtés de l’action indispensable des services publics, la solidarité populaire rappelle une nouvelle fois la réactivité de nos concitoyens et leur générosité à l’égard des victimes et des plus vulnérables.
Le 27 juillet 2026
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