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14 juillet 2026 2 14 /07 /juillet /2026 07:10

Dans l’Hexagone, 15,4 % de la population vivaient en situation de pauvreté monétaire en 2024. C’est le plus haut chiffre jamais enregistré par l’Insee. En parallèle, les inégalités continuent de s’accentuer et atteignent leur plus haut niveau depuis 30 ans.

 

Chloé Bodin-Szczyglak

La pauvreté monétaire en France métropolitaine bat des records, selon les derniers chiffres de l’Insee publiés ce 9 juillet. En 2024, le taux de pauvreté s’élevait à 15,4 %, ce qui représente 9,8 millions de personnes. Par convention, le seuil de pauvreté est établi à 60 % du niveau de vie médian de la population. Pour une personne seule, cela équivaut à recevoir moins de 1 337 euros par mois.

Une stabilité contrastée

15,4 %, un pourcentage resté « stable » par rapport à 2023 d’après l’Insee. Les niveaux de vie ont pu progresser grâce à la « décrue de l’inflation », aux revalorisations du Smic, des pensions de retraite et de certaines prestations sociales. L’institut national de la statistique souligne également le rôle de l’augmentation des salaires « dans un contexte de hausse du taux d’emploi » et de maintien du taux de chômage.

Mais pour le collectif ALERTE, qui réunit 37 associations et fédérations nationales de solidarité, la stabilité des chiffres présentés par l’Insee « n’est pas une victoire sociale ». « Elle ne signifie pas pour autant que la pauvreté a reculé ni que les personnes concernées sont sorties de la précarité », précisent-elles dans un communiqué publié ce 9 juillet.

En effet, dans le même temps, les inégalités n’ont cessé de se creuser. 1,7 % de la population est passée sous le seuil des plus modestes, tandis que la tranche la plus aisée a grossi de 1,4 %. Les chômeurs et les familles monoparentales restent les plus touchés par la pauvreté, suivis par les moins de 18 ans. Le taux de pauvreté des retraités est toutefois en baisse et atteint 10,7 %, un chiffre équivalent à celui des actifs.

1,2 million de plus qu’en 2017

Il faut noter que depuis 2017, date du premier quinquennat d’Emmanuel Macron, ce sont 1,2 million de personnes supplémentaires qui sont passées sous le seuil de pauvreté. Le 23 avril dernier, les députés socialistes ont d’ailleurs soumis à l’Assemblée la création d’une nouvelle commission d’enquête en vue de déterminer l’impact précis des réformes macronistes, sociales et économiques, sur l’augmentation de la misère.

Entre-temps, le collectif ALERTE appelle quant à lui le gouvernement à faire de la lutte contre la précarité une priorité, notamment en améliorant sa politique de solidarité et en investissant « dans la prévention de la pauvreté plutôt que dans la seule gestion de ses conséquences ».

Le seuil monétaire n’est pas le seul enjeu selon eux. La pauvreté « recule lorsque les personnes retrouvent un logement, accèdent effectivement à leurs droits, peuvent se soigner, nourrir leur famille dignement et se projeter dans l’avenir. Nous en sommes encore loin », concluent-ils.

 
 
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14 juillet 2026 2 14 /07 /juillet /2026 05:00

 

1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire Communistes lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936. 17/23 février 1936 (7) La pasionaria

Toute la semaine, c’est l’actualité espagnole qui fait la Une. On parle des 14 communistes élus au parlement de Madrid ; des droites défaites en Andalousie et en Asturies ; d’une grève générale proclamée à Saragosse ; de la constitution d’un gouvernement de gauche sous la présidence de Mabuel Azana.

Celui-ci proclame aussitôt l’amnistie en faveur « des condamnés pour délits politiques et sociaux et des conseillers municipaux condamnés en septembre 1934 ». Il est vrai que dès l’annonce de la victoire du Frente Popular, et sans attendre ce décret, des prisons commençaient à se vider sous la pression populaire. 30 000 détenus quittent leurs pénitenciers.

À Madrid, gare du nord, une manifestation, drapeaux rouges en tête, salue l’arrivée d’une élue des Asturies, la pasionaria, surnom de Dolorès Ibaruri. Elle est née en 1895 dans une famille de mineurs, huitième enfant d’une fratrie de onze.

Militante révolutionnaire dès 1917, elle participe à la fondation du PCE, est élue à sa direction dès 1930. Elle est déléguée au Komintern à Moscou en 1933. Deux de ses enfants (les quatre autres sont morts très jeunes) vivent à Moscou, dont Ruben, mort dans la bataille de Stalingrad.

En France, une série de grèves traverse le pays. Celle des dockers de Marseille qui a paralysé le port est victorieuse ; l’accord reconnaît le droit syndical, « garantit les us et coutumes » des travailleurs du port et précise que tous les dockers seront réembauchés. L’animateur de la lutte n’est autre que Charles Tillon (futur député communiste d’Aubervilliers).

Alors que se précise le congrès de réunification de la CGT à Toulouse, des dirigeants syndicalistes interviennent très régulièrement en Une de l’Humanité sur les différents enjeux de ce congrès.

Ainsi le 21 février, Julien Racamond (responsable de la CGTU et du Parti communiste) revient sur un des points du programme : « la mise en œuvre rapide d’un véritable programme de grands travaux d’utilité publique pour lutter contre le chômage ».

Les deux courants (CGT et CGTU) partagent cette revendication comme l’ont montré leurs derniers congrès confédéraux respectifs. Sur ce point il y aura unanimité à Toulouse.

Mais « une différence importante subsiste en ce qui concerne les moyens de financement de ces travaux et on trouve dans ces positions divergentes les caractéristiques qui marquent les plans de la CGT et de la CGTU. » Pour Racamond, la solution consiste à « faire payer les riches », mot d’ordre qui est d’ailleurs le titre de son article.

Gérard Streiff

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13 juillet 2026 1 13 /07 /juillet /2026 08:23

 

L'adoption par l'Assemblée nationale de la proposition de loi instaurant une présomption de légitime défense pour les forces de l'ordre constitue une grave remise en cause des principes fondamentaux de notre État de droit. En créant un régime d'exception, ce texte rompt avec le principe d'égalité devant la loi et fragilise le rôle de l'autorité judiciaire, seule garante d'une appréciation indépendante et impartiale des faits.

Contrairement à ce que prétendent ses promoteurs, cette réforme n'apportera ni davantage de sécurité aux policiers et gendarmes, ni davantage de protection à nos concitoyens. Les femmes et les hommes qui servent dans les forces de l'ordre ont besoin de moyens, de formation, d'un encadrement clair et d'une justice efficace, non d'une présomption qui risque d'entretenir la confusion entre protection juridique et impunité.

De nombreuses organisations de défense des droits humains, ainsi que le Défenseur des droits, alertent sur les conséquences d'un tel dispositif. En inversant la logique du contrôle judiciaire, cette réforme fait peser un risque sérieux sur les libertés publiques, le droit à un recours effectif et la confiance indispensable entre la population et celles et ceux qui sont chargés d'assurer sa sécurité.

La sécurité ne peut se construire contre l'État de droit. Opposer justice et forces de l'ordre est une impasse. Les policiers ne doivent pas être abandonnés, mais ils ne doivent pas davantage être instrumentalisés à des fins idéologiques. Que ce soit par ceux qui entretiennent l'illusion qu'une dérégulation de l'usage de la force résoudrait les difficultés du quotidien ou par ceux qui opposent la police et la population. 

Au-delà d'une énième réforme législative, le véritable enjeu est ailleurs : une justice exsangue, des délais de traitement toujours plus longs, un manque criant de magistrats, de greffiers et d'enquêteurs, et des conditions de travail dégradées pour l'ensemble de la chaîne pénale. Renforcer les moyens de la justice, c'est garantir des décisions rendues dans des délais raisonnables, protéger les droits des citoyens, mais aussi offrir aux forces de l'ordre la sécurité juridique qu'elles sont en droit d'attendre. C'est enfin permettre un contrôle indépendant et rigoureux de l'usage nécessaire, proportionné et légitime de leurs armes, condition indispensable à la confiance entre la population, la justice et la police.

Les communistes réaffirment leur attachement à une police républicaine, respectée parce qu'exemplaire, protégée parce que justement encadrée, et à une justice indépendante, seule à même de dire le droit au nom du peuple français. C'est ce choix de l'équilibre, de la responsabilité et de l'État de droit qui permet de garantir durablement la sécurité de toutes et tous.

Parti Communiste Français,
Le 8 juillet 2026

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13 juillet 2026 1 13 /07 /juillet /2026 05:05

 

 

 

 

 

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12 juillet 2026 7 12 /07 /juillet /2026 12:32

 

1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire Communistes lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.

10/16 février 1936 (6)


Victoire du Frente Popular

Le 13 février, Léon Blum est agressé et blessé par les Camelots du roi, la milice de l’Action française. Le directeur du Populaire quittait la Chambre des députés quand sa voiture est immobilisée, boulevard St-Germain, bloquée par le cortège funèbre de l’académicien royaliste Jacques Bainville. Les factieux reconnaissent le dirigeant socialiste, se mettent à crier « Blum à la Seine ! » et s’apprêtent à le lyncher ; il est sauvé par l’intervention d’ouvriers maçons travaillant dans les environs. Blum a été transporté à l’Hôtel-Dieu. Protestation indignée du PCF qui déplore la mansuétude du gouvernement à l’égard de l’extrême droite. « Le secrétariat du parti fait un devoir aux organisations du parti d’assurer la protection des militants », dit un communiqué. Une délégation de députés de gauche, dont Maurice Thorez, demande des mesures contre les ultras ; dans la soirée, l’Action française est mise hors-la-loi.

Une manifestation de protestation des organisations de gauche est organisée le dimanche 16, du Panthéon à la Nation; l’Humanité titre : « En prison, tous les chefs factieux sans exception ! Désarmement et dissolution de toutes les ligues fascistes ! » Plus d’un demi-million de Parisiens manifestent contre le fascisme assassin, titrera le lendemain le journal.

Toujours ce 16 février, victoire du Frente Popular en Espagne ; la coalition de gauche l’emporte avec 47,03 % des voix et 286 sièges (+ 186) devant le Bloc national, coalition des droites, 46,4 % (141 sièges, - 56). La coalition du Frente Popular inclut notamment le Parti communiste d’Espagne (PCE), le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), le Parti ouvrier d’unification marxiste (POUM), des partis républicains et l’Union générale des travailleurs (UGT). Il est soutenu par les indépendantistes galiciens et catalans et par la CNT, Confédération nationale du travail (qui pour la première fois ne boycotte pas les élections).

Au programme du Frente Popular la libération des prisonniers politiques arrêtés après novembre 1933, réintégration des fonctionnaires suspendus ou licenciés pour des raisons politiques, révision de la loi sur l’ordre public, enquêtes sur les violences policières ; au plan économique extension de l’intervention de l’État dans les travaux publics. Notons que les femmes en Espagne ont le droit de vote depuis 1931.

Gérard Streiff

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11 juillet 2026 6 11 /07 /juillet /2026 07:00

🔴 AVANT-PREMIÈRE AUJOURD'HUI ! Rendez-vous à 16h30 pour la ...

 
INVITATION
 
nous avons le plaisir de vous inviter  le15 juillet à 20H à la projection du documentaire
 A l’assaut du ciel, Cuba ou la solidarité anti-impérialiste
en présence d'un membre de l'équipe de réalisation. La projection sera suivie d'une discussion.

Ouverture des portes à 19h30.

- Bar sur place -

Entrée à prix libre

 Venez nombreu⋅x⋅ses, à bientôt!

La Dérive

 
https://www.youtube.com/watch?v=uVjHoJmi_sE

SYNOPSIS
Soixante ans après la conférence de la Tricontinentale organisée à La Havane en 1966, ce documentaire interroge l’héritage d’un événement qui a réuni pour la première fois les mouvements de libération d’Afrique,d’Asie et d’Amérique latine dans une même stratégie internationale contre le colonialisme et l’impérialisme. À travers les analyses du sociologue et militant Saïd Bouamama, le film explore comment cette expérience unique a permis de construire une solidarité concrète entre peuples en lutte : du Vietnam à l’Afrique du Sud, de la Palestine aux mouvements de libération africains. Plus qu’une simple page d’histoire, la Tricontinentale apparaît comme un laboratoire politique, culturel et intellectuel dont les questionnements résonnent avec les crises contemporaines.
Alors que l’ordre mondial connaît de profondes mutations, que
l’hégémonie occidentale est contestée et que de nouveaux rapports
de force émergent, le documentaire interroge une question centrale : les peuples du monde sont-ils capables de réinventer aujourd’hui une solidarité internationale à la hauteur des défis du XXIe siècle ?
Entre mémoire historique et réflexion géopolitique contemporaine, le film raconte comment une conférence oubliée continue d’éclairer les luttes du présent et les possibles de l’avenir.

 
Contact : pontmenou@riseup.net
Notre site internet : http://pontmenou.jimdo.com

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11 juillet 2026 6 11 /07 /juillet /2026 05:05

 

 

 

 

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10 juillet 2026 5 10 /07 /juillet /2026 12:31

 

1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire Communistes lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.

1-9 février 1936 (5)

Les factieux s’agitent

Pour le deuxième anniversaire du 6 février 1934, le comité régional de coordination PC/PS décide d’une série de meetings en région parisienne pour rendre hommage aux « morts tombés dans la lutte antifasciste » ; les noms des quatre manifestants progressistes tués sont : Vincent Perez, Maurice Bureau, Ernest Schnarbach, Louis Lauchin. Ces meetings sont prévus alors même que les milieux fascistes s’agitent à Paris : avocats d’extrême droite qui attaquent un confrère progressiste au Palais de Justice, défilé d’étudiants d’ultra droite au Quartier Latin, milices armées de « Solidarité française » paradant en uniforme à un meeting à Wagram, ouverture par les Allemands « d’une maison brune » à Paris. Les antifascistes s’organisent. « Un peu de poigne et tout rentrerait dans l’ordre. Mais quelle poigne peut-on attendre de ce gouvernement… », écrit l’Humanité. Un rassemblement est donc prévu dimanche 9 février place de la République, à 14 h, « pour barrer la route au fascisme ».

Le jour de la manifestation, un communiqué du PCF lance un dernier appel au « peuple de Paris, du Paris du 14 juillet 1789 et de la Commune de Paris » de venir nombreux à la République. Le texte se termine ainsi : « Avec nous, en avant pour la République française des soviets ! »

Marcel Cachin (9 février) appelle à relancer la souscription du Parti afin d’assurer aux 600 candidats communistes aux prochaines législatives un matériel « de propagande » efficace. Son article est ironiquement intitulé « L’or de Moscou ».

Gros succès dimanche 2 du cross de l’Humanité à La Courneuve ; on parle de 4 000 participants (« les sportifs ouvriers ») et de 35 000 spectateurs.

À l’occasion de la visite à Paris de Maxime Litvinov, ministre soviétique (commissaire du peuple) des Affaires étrangères, Marcel Cachin en une de l’Humanité du 3 février appelle la Chambre des députés à ratifier le « pacte franco-soviétique contre la guerre » (et à confirmer ainsi le traité signé à Moscou en mai 1935), alors que la droite et l’extrême droite déclenchent une violente campagne antisoviétique.

Long article (9 février) de Gabriel Péri intitulé « La paix, partout ! » ; il rappelle l’histoire de la politique communiste depuis le traité de Versailles, celle de l’URSS aussi « désireuse de vivre en bonne intelligence avec tous les pays », l’importance d’un pacte franco-soviétique (combattu par la droite), les différences de positions entre communistes et socialistes ; une analyse qui donne déjà toutes les clés pour comprendre ce qui adviendra trois ans plus tard, le pacte de non-agression germano-soviétique.

À Vienne, le parti communiste autrichien anime une radio clandestine, lançant des appels au front unique ; les émissions se terminent par l’Internationale ; la police n’a pas réussi à repérer la station.

Gérard Streiff

Les quatre manifestants progressistes tués en 1934 sont :

 

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9 juillet 2026 4 09 /07 /juillet /2026 05:05

 

 

 

Le contexte devrait tous nous inviter à la lucidité. Notre pays a traversé, en moins de deux mois, deux canicules à l’intensité et la précocité historiques.

Personnes âgées, travailleurs exposés, personnes fragiles ont été touchés. Ce n’est pourtant pas une surprise : les scientifiques nous alertent depuis des années sur la multiplication des événements climatiques extrêmes : incendies dans nos forêts, sécheresse sur nos cultures, inondations. Nous avons aussi connu le covid et ses conséquences sanitaires, économiques et sociales considérables.

Bizarrement, quand il s’agit d’augmenter les moyens de nos armées, cela va vite ; mais quand il s’agit d’adapter notre pays au changement climatique, c’est beaucoup plus long !

Vous proposez d’ajouter 36 milliards d’euros aux plus de 400 milliards déjà programmés pour le réarmement, au nom d’une menace russe présentée comme majeure, et que nous ne sous-estimons pas.

Il ne s’agit pas d’opposer les enjeux. La sécurité d’une nation ne s’analyse pas par une seule grille de lecture. Notre capacité à protéger nos concitoyens face aux crises climatique, industrielle et sociale est essentielle.

Pour cette raison, nous défendons une approche fondée sur la stricte suffisance : disposer des moyens nécessaires à notre défense sans basculer dans une logique de surenchère qui réduirait nos marges de manoeuvre pour répondre aux autres vulnérabilités de notre pays.

Le Haut Conseil des finances publiques (HCFP) a rappelé la contrainte forte qui pèse sur nos finances publiques, dans un contexte de déficit excessif et de dette insoutenable. Or cette actualisation de la LPM représente autant de crédits qui ne seront pas investis dans les services publics ni consacrés à l’adaptation au changement climatique, à l’école, à l’hôpital, à la justice, aux transports ou à la protection civile.

La sécurité nationale, c’est d’abord la protection de notre population, de notre territoire et de nos infrastructures critiques. Cela suppose une adaptation au changement climatique.

À chaque crise, la même réponse : toujours plus d’armements, de dérogations, et d’atteintes nouvelles aux libertés publiques. Par touches successives, on dessine un régime d’exception permanente... Et que dire de l’avenir de notre jeunesse, enfoncée dans la précarité ?

Nous voulons un dialogue respectueux avec les collectivités territoriales et leurs élus, une association réelle aux décisions, avant d’ajouter des charges complémentaires.

Une politique de défense responsable ne peut être pensée indépendamment des autres dimensions de la souveraineté. Aucun État ne pourra seul répondre aux différents défis que nous aurons à affronter ensemble.

Une grande puissance se distingue également par sa capacité à faire vivre le droit international et les initiatives diplomatiques en faveur de la paix, dont il n’est guère mention ici.

Notre discours n’est pas dirigé contre nos armées : nous savons ce que représentent les industries de défense.

Mais, parce que nous prenons au sérieux les enjeux de défense, nous refusons la fuite en avant. Le groupe CRCE-K votera donc contre les conclusions de la CMP.

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8 juillet 2026 3 08 /07 /juillet /2026 05:00

 

1936 fut une année magnétique, l’année du Front populaire ! Notre hebdomadaire Communistes lui rend hommage en évoquant, chaque semaine de 2026, des événements survenus la semaine équivalente (ou presque) de 1936.

26/31 janvier 1936 (4)

Vers la réunification de la CGT

« Il n’y a plus qu’une seule CGT », titre l’Humanité du 29 janvier. En prévision de son congrès d’unité de Toulouse (mars), le comité confédéral national a désigné, la veille, le bureau provisoire de la CGT réunifiée. Dans un article du 31, Benoit Frachon écrit : « Pendant le mois qui nous sépare du congrès, les assemblées syndicales vont se réunir pour étudier les problèmes qui seront débattus à Toulouse. Sur certains d’entre eux des opinions diverses se feront jour. Elles exprimeront les courants d’idées qui existent dans le mouvement ouvrier. Mais nous connaissons assez les travailleurs de notre pays pour savoir que, le plus souvent, ces discussions se dérouleront sans passion partisane. Chacun s’efforcera de convaincre son camarade de la justesse de son opinion. Chacun fera son possible pour faire triompher, dans le cadre de la démocratie syndicale, les conceptions qu’il estime être les meilleures. »

29 janvier encore : Message de Georges Dimitrov pour le soixante-dixième anniversaire de Romain Rolland : « Je vous envoie mes meilleurs souhaits, à vous l’écrivain mondial, le maître de la littérature, l’ami fidèle de l’Union Soviétique et des travailleurs du monde entier ; le combattant inlassable contre la guerre, le fascisme et la réaction ; le défenseur inébranlable des victimes de l’oppression et de l’asservissement capitalistes, dont le nom glorieux est prononcé avec amour et espoir par les prisonniers languissant dans les cachots fascistes : Thaelmann, Ossietsky et Ludwig Renn ; Gramcsi et Terraccini ; Rakosi, Antikainen, Itsikava, et par des milliers d’autres prisonniers du fascisme et de la réaction dans les pays capitalistes. »

Un hommage à Romain Rolland est rendu à la Mutualité pour son 70e anniversaire Le meeting est sous la présidence d’André Gide. Parmi les orateurs, Aragon, Jean-Richard Bloch, Léon Blum, Marcel Cachin, Jean Guéhenno, Paul Langevin, Paul Vaillant-Couturier. L’historien Michel Winnock y voit « l’acte de naissance du Front populaire ».

Ces jours de fin janvier, deux questions reviennent assez régulièrement dans la presse : la montée du mouvement revendicatif (grève des traminots de Lille-Roubaix-Tourcoing ; mineurs d’Isère ; métallos de St-Nazaire, dockers de Marseille, tisseurs du Nord) ; et les provocations répétées des groupes fascistes. Le chef des Croix-de-Feu, La Rocque, traite le nouveau gouvernement (le ministère Sarraut) de « fumier » et déclare « qu’il préparait un coup dur pour qu’il n’y ait pas d’élection ». La gauche demande l’application rapide de la loi d’interdiction des ligues.

Au plan international, à noter la visite à Londres du Soviétique Toukhatchevsky, commisaire du peuple (ministre) à la Défense, et les victoires des communistes chinois dans plusieurs régions du pays.

Gérard Streiff

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