Faire élire une sénatrice, des sénateurs de gauche dans le Finistère est notre premier objectif.
Un certain nombre d’enjeux sont essentiels pour les communistes, correspondant aux préoccupations des élus locaux :
- la justice sociale et fiscale, dans un pays où les inégalités de patrimoine, de richesse, de revenus n’ont jamais été aussi fortes, où les profits des multinationales et de leurs actionnaires sont indécents. Nos élus défendent avec Fabien Gay et dans la suite de son rapport au Sénat sur les 211 milliards d’euros d’aides publiques aux entreprises par an sans contreparties ni conditions un meilleur contrôle de l’argent public versé au capital et des dispositifs d’exonération fiscale.
- permettre aux communes de retrouver des marges de manœuvre financières pour répondre aux besoins de la population et notamment des habitants qui ont le moins de ressources
- lutter contre le recul des services publics, notamment en milieu rural
- favoriser l’accès aux soins pour tous et l’accompagnement digne des personnes âgés, et le soutien à l’équilibre financier des EHPAD, notamment celui des EHPAD publics.
- favoriser l’accès au logement et au droit d’habiter partout dans notre département, en cessant d’enlever des moyens pour le financement des logements publics et sociaux
- réguler les plateformes de locations saisonnières et touristiques dans le sillage du combat du sénateur communiste Ian Brossat contre la toute-puissance de Airbnb plateformes de location
- la transition écologique et la lutte pour le climat dont chacun mesure dans le contexte de cet été caniculaire combien les enjeux en sont vitaux et urgents. Il faut faire tout le contraire de la libéralisation du droit de polluer qu’on observe avec la loi Duplomb.
- avoir un État qui s’engage pour les droits de l’homme, contre le racisme et la xénophobie, pour le droit d’asile, la Paix et la solidarité internationale
Depuis plusieurs années, les gouvernements successifs demandent aux communes, aux intercommunalités et aux départements et régions de participer toujours davantage au redressement des comptes publics. Cette logique est profondément injuste. Les collectivités ne sont pas responsables de la dette de l’État. Elles ont besoin d’une visibilité budgétaire. Or elles subissent les baisses de dotations, l’instabilité fiscale, les transferts de charge, l’augmentation du coût de l’énergie et l’accumulation de normes parfois contradictoires.
La France a besoin d’un État qui fasse confiance aux collectivités locales et aux élus et qui les soutiennent. Tout le contraire de ce que l’on observe avec Macron et sa majorité.
La présence des services publics en milieu rural est constamment remise en cause depuis des années. Écoles, bureaux de poste, trésoreries, gares et dessertes ferroviaires, services fiscaux, permanences administratives structurent pourtant la vie locale.
La transition écologique constitue une responsabilité collective. Les communes sont déjà en première ligne pour répondre aux conséquences du changement climatique, prévenir les risques, gérer l’eau, préserver les sols, rénover les bâtiments et développer les énergies renouvelables.
Elles ne peuvent cependant pas assumer seules le coût de ces transformations. L’État doit soutenir avec une vision de long terme les investissements nécessaires. Il doit prendre à bras le corps l’enjeu vital pour l’Humanité du Climat et de la lutte contre le dérèglement climatique.
Les épisodes météorologiques extrêmes (canicules, sécheresses) que nous vivons cet été démontrent l’urgence à agir.
La gestion de l’eau, la préservation des terres agricoles et la lutte contre l’artificialisation doivent faire l’objet de politiques ambitieuses si on veut que notre territoire reste habitable.
Au Sénat, les 18 sénateurs de notre groupe groupe CRCE-K (Communiste républicain citoyen écologiste Kanaky) dirigé par Cécile Cukierman, qui a pris la succession d’Eliane Assassi comme présidente du groupe, défendent :
- Les collectivités locales et leur autonomie, leurs capacités d’investissement comme leurs moyens de fonctionnement face aux désengagements financiers de l’État.
- Des moyens pour la formation publique des professions médicales et la régulation de l’installation des médecins pour lutter contre les déserts médicaux. La pénurie de médecins généralistes et de spécialistes, les difficultés rencontrées par les hôpitaux, les services d’urgence sous tension et l’éloignement de certains services fragilisent nos concitoyens et aggravent les inégalités face au droit à la santé.
- Le maintien de l’existence et des moyens des CCAS face à l’offensive des Républicains et de la droite qui visaient à les rendre optionnels et facultatifs, dans le cadre d’un amendement dans le projet de loi de simplification du droit des collectivités.
- Le financement du logement public et social face à une droite qui a retiré des dizaines de milliards pour la rénovation du parc HLM, malgré les enjeux en terme de cohésion sociale, de droit au logement, et de transition écologique et énergétique.
- Les moyens de réduire les inégalités d’accès aux droits par des services publics de qualité dans les territoires ruraux, les quartiers populaires urbains, les territoires et départements d’outre-mer où sévissent des inégalités très importantes et une pauvreté encore plus forte qu’en métropole.
- Le financement des lignes ferroviaires de proximité et de desserte du territoire essentielles à notre maillage territorial.
- La transition écologique : lorsque le Fonds Vert passe de 2,5 milliards à 650 millions d’euros en trois ans, difficile de végétaliser les cours, d’isoler les bâtiments, d’adapter les équipements. Rénovation ou construction d’écoles ne sont subventionnées qu’à 20 ou 30 % avec des restes à charge insoutenables pour les communes. DETR, DSIL, Fonds Verts ont vu leurs crédits fondre pour moitié dans les départements.
- Un revenu décent pour nos agriculteurs. Gérard Lahellec, sénateur communiste des Côtes d’Armor, a rappelé que 43 % des agriculteurs français ne dégagent pas même un SMIC pour 70h de travail par semaine. Un tout récent rapport de la commission d’enquête sur les marges des industriels et de la grande distribution a établi un fait incontestable : pour 100 euros de dépenses alimentaires au détail, environ 8 euros rémunèrent l’agriculture française, tandis qu’une part beaucoup plus importante de la valeur est captée par l’aval de la chaîne, notamment le commerce, la grande distribution, les centrales et structures de groupe. S’il faut encadrer les marges de la grande distribution et des grossistes, en revanche, le recul du droit de l’environnement et de la protection de la santé publique sous couvert de « simplification » n’est pas pour nous une option.
- La réorientation des 211 milliards d’euros d’aides publiques distribuées chaque année aux entreprises sans conditions ni contreparties, comme l’a établi le rapport parlementaire présenté par Fabien Gay, sénateur communiste de Seine St Denis. Les aides publiques accordées aux entreprises doivent être conditionnées au maintien de l’emploi, à l’investissement productif et au respect des engagements environnementaux. Il n’est pas acceptable que des entreprises bénéficient de financements publics tout en supprimant des emplois, en fermant des sites ou en délocalisant leur production
- Le contrôle plus étroit du recours au cabinet de conseils privés où pantouflent des politiques comme l’a établi notre camarade Eliane Assassi sénatrice de Seine St Denis et rapporteuse de la « commission d'enquête sur l’influence croissante des cabinets de conseil privés sur les politiques publiques » en janvier 2022, elle qui est à l'origine de « l'affaire Mc Kinsey », qui a interpellé aussi sur l'activité de Maël de Calan, rapport qui met en lumière le recours par le gouvernement à des prestations de cabinets de conseil « en lieu et place de l'administration », un « phénomène tentaculaire » touchant « des pans entiers des politiques publiques ». Eliane Assassi avait reçu le prix Ethique de l’association Anticor pour ce rapport et sa proposition de loi.
- Une politique de Paix contre l’engrenage militaire en Europe et dans le monde, s’opposant notamment à l’augmentation des dépenses dans le domaine du nucléaire militaire.
La France ne serait plus en mesure de financer ses dépenses sociales, sa santé et son éducation, mais lorsqu’il s’agit d’abonder les crédits de la Défense, soudainement les bourses se délient?
La loi de programmation militaire prévoit en effet 36 milliards d’euros de dépenses supplémentaires d’ici à 2030 afin d’atteindre un total de 436 milliards d’euros consacrés à la Défense sur la période 2024-2030. Le budget de la défense atteindrait 76,3 milliards d’euros en 2030, devenant plus important que le budget de l’Éducation nationale, contre 57,1 milliards en 2026.
Nos sénateurs communistes ont voté contre cette loi de programmation militaire. Ils ont déposé un amendement pour la fiscalisation des profits des entreprises de défense et des industriels de l’armement. N’oublions pas que la France est devenue en 2024 le deuxième exportateur mondial d’armement, devant la Russie.
Valérie Scattolin
C’est avec le souhait de porter ces objectifs que nous choisissons d’intégrer la liste « Finistère Ensemble » conduite par Forough Dadkhah.
Valérie Scattolin, ex-salariée et déléguée syndicale de Brit’Air puis de Hop !, adhérente au PCF depuis 2019, élue à la ville de Morlaix depuis 2017, est adjointe au maire depuis 2020 à Morlaix, à l’Animation, au Centre-Ville et au Tourisme de 2020 et 2026, et adjointe en charge des Ressources Humaines, Communication et Tourisme, depuis mars 2026. Elle est conseillère communautaire déléguée aux Piscines et évènements sportifs à Morlaix-Communauté, co-responsable de majorité à Morlaix et à Morlaix-Communauté.
Valérie SCATTOLIN :
« Si je me présente aujourd’hui sur cette liste d’union de la gauche, c’est avec une conviction simple : le Finistère a besoin d’une voix forte, ancrée dans le quotidien de ses territoires et résolument tournée vers le progrès social.
En tant que candidate communiste, mon engagement s'inscrit dans cette démarche collective. Face à la droite et au bloc central qui fragilisent nos acquis, la division n'est pas une option.
Au Sénat, je serai la défenseure intransigeante de nos collectivités. Nos communes, des plus rurales aux plus urbaines, sont le premier rempart républicain. Elles étouffent sous la baisse des moyens.
Nous nous battrons pour :
- Un financement juste et garanti pour nos budgets locaux.
- Le maintien et le développement de nos services publics : accès aux soins, transports au quotidien et écoles de proximité.
- Une transition écologique sociale, qui accompagne nos habitants, nos agriculteurs et nos pêcheurs sans jamais punir les plus modestes.
En soutenant notre liste d'union, vous choisissez une représentation sénatoriale proche du terrain, à l'écoute des maires et des conseillers municipaux. »