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Nous avons eu la tristesse d'apprendre le 7 juin le décès de notre camarade de Roscoff Gabriel Le Gall, survenu à l'âge de 82 ans des suites d'un cancer.
Gabriel a été élu communiste à Roscoff pendant plusieurs mandats, pilier de la section PCF de Roscoff avec Yvette et René Le Bars, CDH de l'Humanité.
C'était un militant formé et convaincu, un artisan proche des gens et du terrain, très apprécié à Roscoff.
Il a aussi milité à Lorient, à l'époque avec Patrick Le Hyaric qu'il appréciait beaucoup.
La section de Morlaix et la fédération du PCF Finistère expriment leur émotion d'apprendre le décès de Gabriel Le Gall, leur reconnaissance pour ses années d'engagement pour nos idées et nos combats, et leur témoignage de sympathie à toute sa famille, ses amis, ses camarades du secteur de Roscoff.
Un hommage lui sera rendu à Saint-Pol-de-Léon dans la salle de cérémonie des Pompes Funèbres Gouriou à 14h30 le mardi 9 juin.
Adoption de la base commune - communiqué de la commission de transparence des débats
Les 4, 5, 6, 7 juin 2026, 37 286 communistes à jour de leurs cotisations et adhérents depuis plus de trois mois étaient appelés à voter pour choisir la base commune de discussion pour le 40e Congrès parmi les quatre textes proposés.
24 608 électrices et électeurs ont voté, soit 66% des inscrits. 481 bulletins blancs ou nuls et 24 127 suffrages exprimés, soit 98,05%, ont été recensés
Ce haut niveau de participation témoigne d'un fort engagement démocratique.
"Un communisme de conquêtes", le texte du Conseil national a obtenu 14 810 suffrages, soit 61,38 % des exprimés.
Les textes alternatifs ont respectivement obtenu :
Le texte "Un communisme de conquêtes" devient la base commune de discussion de l'ensemble des adhérentes et adhérents.
Désormais les communistes dans leur diversité sont appelés à se rassembler en se saisissant de la base commune, en la travaillant, en l'enrichissant de leurs contributions et amendements.
Ce travail débutera avec les congrès de section et de fédérations.
Il trouvera son aboutissement lors du congrès national qui se déroulera le 3, 4 et 5 juillet à Lille.
Marie-Jeanne Gobert
Présidente de la Commission au niveau du PCF
TELECHARGER LE TABLEAU DES RESULTATSLes résultats au niveau de la Section PCF Pays de Morlaix
97 adhérents « A Jour de Cotisation » étaient appelés à s’exprimer par un vote pour choisir la base commune de discussion pour le 40e Congrès parmi les quatre textes proposés.
Les votes de 70 camarades ont été recensés au bureau de vote de la section les 6 et 7 juin 2026 : camarades venus voyer à la permanence de Lanmeur (10) ; camarades venus assister à l’AG du samedi 6 juin (35) ou/et venus déposer leur vote le dimanche 7 juin ; camarades ayant votés par correspondance ; camarades ayant donnés procuration à un autre camarade pour voter en leur place.
Il faut d'abord se féliciter de la bonne participation au vote comme aux réunions programmées à Lanmeur (10 votants) comme à Morlaix (35 participants).
Les votes de 2 camarades ont été recensés à la Fédération : ce sont des camarades qui ont envoyés leur vote par correspondances à la Fédération.
Les résultats, au niveau de la section, sont les suivants :
Inscrits : 97
Votants : 72
Nuls : 1
Blancs : 1
Exprimés 70
Texte 1 (« Un communisme de conquête ») : 48 voix (68,57% des exprimés)
Texte 2 (« Communiste à l'offensive ») : 19 voix (27,14% des exprimés)
Texte 3 (« Stratégie Communiste ») : 2 voix (2,86% des exprimés)
Texte 4 (« Résister et construire ») : 1 voix (1,43% des exprimés)
Deuxième étape : congrès de section le samedi 13 juin
Une AG de Section se tiendra le samedi 13 juin au Local du PCF Pays de Morlaix.
Accueil : 8 h 30
Congrès : 9 h – 12 h
Merci d'y être nombreux.
Ouest-France, Sarah Humbert, 2 juin 2026
Dans un communiqué de presse, le PCF (Parti communiste français), s’offusque de la plainte déposée par le président du département du Finistère Maël de Calan, contre un syndicaliste de la CGT.
Dans un communiqué de presse, la fédération du Finistère du PCF (Parti communiste français) « apporte son soutien à Ludovic Morin et l’union départementale CGT du Finistère et dénonce la procédure judiciaire bâillon engagée à travers une plainte en diffamation du président de Département Maël de Calan contre le secrétaire de l’UD CGT du Finistère par rapport à sa défense de la plainte des allocataires du RSA pour des radiations et des contrôles abusifs ».
Dans un communiqué de presse, la fédération du Finistère du PCF (Parti communiste français) « apporte son soutien à Ludovic Morin et l’union départementale CGT du Finistère et dénonce la procédure judiciaire bâillon engagée à travers une plainte en diffamation du président de Département Maël de Calan contre le secrétaire de l’UD CGT du Finistère par rapport à sa défense de la plainte des allocataires du RSA pour des radiations et des contrôles abusifs »
Cette plainte arrive alors que le 15 juin 2026, le président du conseil départemental et le directeur emploi, insertion et logement du Département, sont cités à comparaître par la CGT pour « harcèlement moral institutionnel ». Le syndicat dénonce notamment un harcèlement des bénéficiaires du RSA. Pour le PCF, « vouloir mettre en examen un secrétaire départemental de la CGT est un signal extrêmement grave. […] Nous défendrons sans relâche les libertés syndicales et la liberté d’expression. » Il rappelle que « depuis 2023, plus de 1 000 militants syndicaux ont été poursuivis ou sanctionnés pour leurs engagements en France ».
Les communistes seront aux côtés des syndicalistes le 15 juin à partir de 12 h, devant le tribunal de Brest pour soutenir le combat des syndicalistes « pour dire stop à la traque des précaires ».
Pierre-Yves Cadalen, député LFI de Brest, a lui aussi apporté son soutien au syndicaliste visé. Il explique que ce choix est fait en raison « de l’engagement au quotidien de ce syndicaliste pour défendre les allocataires du RSA. Pour ce qui est du harcèlement moral à l’encontre des allocataires du RSA, la justice est saisie. Elle fera son travail. »
Confrontations avec Bruxelles, tensions avec les socialistes, résistance face à Washington… Principale figure de l’aile gauche du gouvernement de coalition, Yolanda Diaz, deuxième vice-présidente du gouvernement espagnol, ministre du Travail et de l’Économie sociale, revient sur les leçons à tirer des succès espagnols face au néolibéralisme. Entretien exclusif avec « l’Humanité magazine ».
Avec ses bons résultats macroéconomiques, l’Espagne devient une référence pour la gauche européenne. Votre gouvernement est-il en train de démontrer que la croissance peut aller de pair avec davantage de droits et de progrès sociaux pour les travailleurs et les travailleuses, à contre-courant des politiques promues par l’UE ?
Yolanda Diaz
Ministre du Travail et de l’Économie sociale
Les néolibéraux ont un adage qui dit – depuis plus de trente ans – que si l’on protège trop il ne peut y avoir ni croissance ni efficacité économique. Le succès espagnol, résultat en très grande partie des politiques que nous avons conçues dans ce ministère, démontre que cette affirmation est scientifiquement fausse.
L’échec de la réponse néolibérale de l’Europe face à la crise financière de 2008, avec ses politiques d’austérité, avait déjà constitué une leçon.
Les technocrates de Bruxelles, « les hommes en noir » de la troïka, avec leurs coupes budgétaires brutales, n’ont fait qu’aggraver les problèmes. Il n’y a eu aucune efficacité économique, et les effets sociaux ont été terribles. Ici, c’était la droite – le Parti populaire (PP) – qui dirigeait le pays à cette époque, et le résultat de ses politiques a été plus de déficit public, moins de services publics, un chômage à 27 %…
C’est clairement une autre voie que l’Espagne suit aujourd’hui…
Nous suivons le chemin totalement opposé, qui s’est avéré fructueux, en nous appuyant principalement sur deux leviers. D’une part, l’augmentation du salaire minimal, avec une hausse de 66 %. Et ses résultats actent la défaite du néolibéralisme, car tout le monde – les experts, les banques centrales… – disait qu’avec cette stratégie nous allions détruire des emplois.
Non seulement cela n’a pas été le cas, mais aujourd’hui l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques), le FMI (Fonds monétaire international) et même la Commission européenne elle-même soulignent justement que le succès espagnol est largement obtenu grâce à l’augmentation du salaire minimal. L’autre pièce maîtresse est notre réforme du travail adoptée en 2022.
Celle-ci va aussi à contre-courant de la « flexibilité » tant louée par les libéraux, et la Commission européenne a été obligée de reconnaître ses mérites ; elle vient d’ailleurs de publier un nouveau rapport élogieux sur la transformation structurelle du marché du travail que nous menons.
Nous avons établi un cadre qui donne plus de stabilité aux travailleurs et travailleuses, plus de pouvoir de négociation, plus de force aux syndicats. De nouvelles règles qui incluent des mécanismes protégeant à la fois l’emploi et le salaire, empêchant leur dévaluation. Le résultat saute aux yeux, avec des chiffres que personne ne peut nier : plus d’emplois, un record de cotisations sociales, une augmentation des recettes fiscales…
Ainsi, par les faits, nous démontrons que la thèse néolibérale est fondamentalement fausse et que c’est en protégeant et en donnant plus de droits aux travailleurs et travailleuses que l’économie croît. Notre succès ne réside pas seulement dans les chiffres, mais dans le fond théorique qui les soutient. Les néolibéraux sont vaincus intellectuellement, il reste maintenant à les vaincre politiquement, démocratiquement.
La leçon, pour les voisins européens, c’est qu’il faut oser aller à l’affrontement avec Bruxelles ?
Absolument. La réforme du travail que j’ai impulsée depuis ce ministère a impliqué un duel avec les technocrates de Bruxelles – qui sont ceux qui orientent réellement les décisions.
Nous avons dû négocier durement. J’ai eu plus de 60 réunions avec eux, ce fut difficile mais à la fin nous avons gagné, et nous avons pu mettre en œuvre une réforme novatrice à bien des égards.
La leçon à tirer est donc que, oui, il faut se battre pour le modèle social que nous voulons, et je m’inquiète de voir le chemin opposé que beaucoup suivent en Europe : régression sociale, dérégulation, austérité… L’Espagne prouve que la voie progressiste peut être une réussite.
Mener à bien cette réforme a aussi impliqué une lutte interne : tout le monde n’y était pas favorable au sein du gouvernement…
Effectivement, ce fut une bataille qui a également impliqué de vives discussions au sein du gouvernement, qui a failli éclater car le Parti socialiste (PSOE) ne voulait pas de cette réforme. Disons les choses clairement : l’Espagne avait déjà connu 52 réformes du travail, toutes menées par le PSOE ou le PP, et toujours dans la même direction.
La seule visant un progrès social et qui s’avère réellement efficace pour résoudre nos problèmes est la nôtre, et je crois que nous pouvons dire, en toute humilité et honnêteté, que les grands changements réalisés récemment dans notre pays, et les succès dont se targue aujourd’hui le président du gouvernement Pedro Sanchez, viennent de Sumar (le parti politique qui représente la gauche du gouvernement – NDLR).
En ce moment même, nous avons une grande discussion au sein du gouvernement concernant un des principaux problèmes auquel l’Espagne fait face : celui du logement. De notre côté, nous considérons que l’État a l’obligation d’intervenir sur les prix des loyers, en considérant le logement comme un droit fondamental.
Malgré toutes ces tensions internes, quelle a été la recette du succès pour maintenir ce gouvernement de coalition ?
Nous gardons les idées claires sur ce que nous voulons faire. Pour ma part, je viens au gouvernement pour représenter les travailleurs et les travailleuses de mon pays, et je suis très fière d’être la première ministre à descendre dans la rue pour manifester chaque 1er-Mai.
C’est aussi la première fois que nous avons un ministère du Travail qui n’est pas sous la tutelle du ministère de l’Économie. Ma mission est limpide. Partant de là, il n’y a pas d’autre voie que de négocier…
Avec les partenaires sociaux, avec les autres membres de la coalition, avec le patronat… C’est très dur mais nécessaire, et notre détermination est totale car nous sommes animés par l’objectif de faire avancer les droits sociaux de la population.
Il est clair que ce gouvernement, et particulièrement son aile gauche, s’efforce de faire des droits sociaux les piliers de ses politiques, et que ses résultats sont probants. Cependant, nous constatons que la droite et l’extrême droite continuent de se renforcer en Espagne, malgré le fait qu’elles ont un agenda antisocial. Comment l’expliquer ?
Comme je le mentionnais antérieurement, le néolibéralisme est intellectuellement vaincu, mais le défi, désormais, pour nous les gens de gauche, est de vaincre ses représentants dans les urnes. C’est un sujet très complexe. L’extrême droite, ici et ailleurs, a su profiter politiquement du mal-être social existant, en le canalisant à travers une lecture simplifiée – et manipulatrice – de la réalité.
D’un point de vue global, nos sociétés se trouvent dans un moment non seulement terrible à cause des guerres, mais aussi marqué par une grande incertitude. Nous vivons un changement d’époque avec de profonds bouleversements technologiques, climatiques… Quand on interroge les Espagnols sur les réformes menées par ce ministère, nous constatons que nos mesures sont très positivement évaluées, par tous les électeurs, de manière transversale.
Alors, comment est-il possible que des personnes – des jeunes, des migrants, des travailleurs – qui sont agressées par les politiques défendues par les extrêmes droites puissent voter pour elles ? Il y a là un grand défi pour les gauches, mais il m’apparaît clair qu’en tant qu’acteurs politiques nous devons transformer les politiques publiques en actions avec des résultats qui améliorent concrètement la vie des citoyens, en réfutant par les faits les discours manipulateurs des droites.
Vous mentionnez le contexte international. Votre gouvernement et vous-même directement avez adopté une position ferme face au président des États-Unis. L’Espagne est-elle en train de montrer au reste de l’Europe qu’il est possible de dire non à Washington ?
Dire non à Washington est non seulement possible, mais aussi impératif, et cela relève d’un impératif démocratique majeur. Nous ne sommes pas les vassaux de Trump, et personne sur ce continent ne devrait accepter la façon dont la Commission européenne s’est conduite.
Le comportement de soumission qu’a adoptée Mme von der Leyen face au président des États-Unis devrait être inacceptable pour l’Union européenne.
Nous sommes un poumon, un espace politique, économique et social de première importance dans le monde. Pour notre part, nous n’acceptons aucune attitude de vassal.
Il est impossible de ne pas parler de la Palestine. Votre gouvernement a adopté des positions particulièrement courageuses face à Israël, se distinguant une fois de plus au niveau européen… Qu’est-ce qui vous pousse à agir de la sorte, presque en solitaire ?
N’oublions pas que nous – Sumar – avions incorporé la question de la reconnaissance de l’État palestinien, après d’intenses négociations avec le PSOE, dans les discussions qui ont permis l’accord de gouvernement de juillet 2023, c’est-à-dire avant la guerre criminelle débutée en octobre de cette année-là.
Partant de là, nous avons continué à gagner du terrain. La première étape a été de reconnaître que nous étions face à un génocide. La deuxième a été de nous joindre à la plainte déposée par l’Afrique du Sud devant la Cour pénale internationale.
Nos voisins auraient-ils oublié que Benyamin Netanyahou fait l’objet d’un mandat d’arrêt international ? La semaine dernière, nous avons de nouveau reçu la rapporteuse des Nations unies, Francesca Albanese, et nous étions d’accord sur le fait qu’il ne pouvait exister, au niveau international et lorsqu’on parle de sanctions, de deux poids deux mesures.
Nous devons rompre radicalement les relations commerciales avec Israël. D’ailleurs, depuis le ministère des Droits sociaux et de la Consommation que dirige Pablo Bustinduy, nous faisons pression et nous sanctionnons les entreprises espagnoles qui commercent avec Israël, car ce pays viole le droit international.
Pedro Sanchez promeut l’annulation de l’accord commercial entre Israël et l’Union européenne…
Évidemment, et s’il n’y parvient pas, nous le pousserons à prendre des mesures unilatérales. Nous continuerons à pousser les socialistes et le président à être à l’avant-garde sur le dossier palestinien. Il n’y a d’ailleurs rien de révolutionnaire dans ce que nous faisons : nous défendons simplement la légalité internationale.
L’histoire nous jugera tous. Le peuple palestinien se fait massacrer, des enfants continuent de mourir chaque jour, les fonctionnaires de l’ONU sont maltraités. Israël commet ce que nous n’aurions jamais imaginé voir au XXIe siècle. Face à cela nous aimerions faire encore beaucoup plus. Mais la véritable question devrait être : pourquoi les autres n’agissent-ils pas ?
Campagne nationale du PCF "1 million d’oliviers" pour la Palestine. C’est plus que jamais d’actualité au moment où la colonisation et le permis de tuer s'intensifient pour les Israéliens en Cisjordanie avec l'aide de leur gouvernement d'extrême-droite raciste et suprématiste! Le PCF Finistère avec les dons des adhérents, des sections, de la fédération, des sympathisants et déjà réuni l'an passé plus de 15 000 euros qui ont été envoyés en Palestine, de quoi payer 1500 oliviers pour être replantés dans la terre palestinienne, acte de résistance symbolique et de Paix. Chaque don, chaque engagement compte! Le PCF organise un déplacement de représentants de fédérations, sections engagés dans cette solidarité et de parlementaires et maires en Palestine à la mi juillet.
Au niveau national 45 000 euros avaient été récoltés en mars et 10 271 oliviers avaient été plantés grâce à ces dons. Chaque olivier planté est un acte de résistance face à l'occupation militaire et la colonisation de peuplement israélienne.