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13 août 2025 3 13 /08 /août /2025 06:00
La petite fille d’Hiroshima – Poème de Nazim Hikmet
La petite fille d’Hiroshima – Poème de Nazim Hikmet

Il y a 80 ans l’horreur d’Hiroshima et NagaszakiLe poème « Hiroshima Child » (La petite fille), écrit par le poète communiste turc Nazim Hikmet en 1956, fait référence à l’horreur des crimes les plus barbares du 20ème siècle – le largage de la bombe atomique par les impérialistes américains à Hiroshima et Nagasaki, respectivement les 6 et 9 août 1945. L’objectif réel de ce crime impérialiste était d’intimider les peuples, d’envoyer un « message » à l’Union soviétique et au mouvement communiste naissant, car la Seconde Guerre mondiale était en fait déjà terminée et l’utilisation d’armes nucléaires n’a joué aucun rôle dans son issue. Plus de 300 000 personnes sont mortes à cause des bombes et des millions ont été affectées par la radioactivité dans les années qui ont suivi. La « petite fille » d’Hiroshima parle d’une fillette de 7 ans qui a péri pendant l’holocauste nucléaire. De nombreux chanteurs et musiciens du monde entier ont interprété ce poème dans différentes versions.

La petite fille d’Hiroshima

Je viens et me tiens à chaque porte
Mais personne ne peut entendre mon pas silencieux
Je frappe et pourtant je reste invisible
Car je suis morte, car je suis morte

Je n’ai que sept ans, mais je suis morte
A Hiroshima, il y a longtemps
J’ai sept ans aujourd’hui comme j’avais sept ans alors
Quand les enfants meurent, ils ne grandissent pas.

Mes cheveux ont été brûlés par les flammes tourbillonnantes.
Mes yeux se sont assombris, mes yeux sont devenus aveugles
La mort est venue et a réduit mes os en poussière
Et celle-ci a été dispersée par le vent.

Je n’ai pas besoin de fruits, je n’ai pas besoin de riz
Je n’ai pas besoin de sucreries ni même de pain
Je ne demande rien pour moi.
Car je suis morte, car je suis morte.

Tout ce dont j’ai besoin, c’est de la paix.
Vous vous battez aujourd’hui, vous vous battez aujourd’hui
Pour que les enfants de ce monde
puissent vivre, grandir, rire et jouer.

Nazim Hikmet

 

Lire aussi: 

Nazim Hikmet

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11 août 2025 1 11 /08 /août /2025 05:00
Affiche commandée par le ministère du travail algérien finançant également la pièce de Kateb Yacine, l'ami d'Issiakhem, que cette affiche illustre

Affiche commandée par le ministère du travail algérien finançant également la pièce de Kateb Yacine, l'ami d'Issiakhem, que cette affiche illustre

Histoires d'Algérie: M'hamed Issiakhem, peintre emblématique de l'Algérie indépendante et artiste sympathisant communiste
M'hamed Issiakhem est un artiste emblématique de l'Algérie qui gagne à être connu pour ceux qui n'auraient pas cette chance déjà. Il est né en 1928 en région kabyle près d'Azeffoun (ex Port Gueydon) et a grandi à Relizane où son père est propriétaire de bain maure dans l'ouest algerien. Un événement tragique fait basculer son destin à la fin de la seconde guerre mondiale: une grenade volée aux troupes américaines avec des amis à 15 ans lui explose dans les mains et lui coûte en plus d'un bras, la vie de trois membres de sa famille. C'est lors de son hospitalisation à la suite de ce terrible accident qu'il va prendre le goût du dessin, comme Frida Kahlo. En 1950 il s'inscrit à l'école nationale des Beaux Arts puis rejoint Paris où il suit des cours de gravure. Il y rencontre le poète et romancier Kateb Yacine, journaliste à Alger Républicain également, et devient son ami. Proche des communistes et des étudiants algériens de Paris il défend la lutte pour l'indépendance de son pays pendant la guerre d'Algérie. En 1962 il retrouve Kateb Yacine à Alger et ils travaillent tous deux pour Alger Républicain qui reparaît en juillet 62, le journal de Henri Alleg, Boualem Khalfa, et Abdelhamid Benzine dont il devient un intime, tous trois des communistes indépendantistes du PCA ayant intégré le front national de libération algérien et subi les affres de la répression et des bagnes du colonialisme français. Issiakhem illustre à ce moment le récit témoignage "Le camp", journal de prison du dirigeant communiste Abdelhamid Benzine qui paraît en feuilleton dans "Alger Républicain" en 1962, comme "La question" d'Henri Alleg. Ses dessins de presse et caricatures sont mordants. Et à plusieurs reprises il illustre en pleine page les Unes d'Alger Républicain avec des dessins populaires, enthousiastes et rassembleurs au service de la révolution algérienne.
Issiakhem fait partie des artistes révolutionnaires qui comme Malek Haddad et Kateb Yacine veulent "gagner un public populaire à leur art" et affirmer leur solidarité avec le peuple. Il enseigne à l'école des Beaux Arts d'Alger et à l'école des Beaux Arts d'Oran et pratique le dessin de presse tout autant qu'une peinture plus savante, sombre et exigeante, hantée par le sacrifice des femmes dans la révolution algerienne, la torture et la mort. Il illustre aussi dans son style personnel les poèmes de Kateb Yacine de manière somptueuse. En 1972 il visite le Vietnam et il y affirme son soutien à la lutte contre l'impérialisme du Vietminh. Il séjourne à Moscou en 1977 et 1978 et y approfondit à la fois sa connaissance du communisme et son amour de la littérature russe, de Dostoïevski, Pouchkine, Maïakovski. Il réalise des affiches de pièces de théâtre et de couvertures de nouvelles et de romans de Kateb Yacine, des unes de magazines qui font penser à des affiches politiques aussi bien que des tableaux plus personnels, mélancoliques, torturés et expressionnistes. On lui doit de superbes visuels de billets de banque de l'Algérie indépendante, de timbres de l'état algérien, des pochettes de disques de musique algérienne, et beaucoup de portraits de femmes.
Issiakhem meurt le 1er décembre 1985. 
 
 
Source: livre collectif paru sous la direction de Djaafar Inal en 2007 "Issiakhem la face oubliée de l'artiste". 
Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

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Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

Couverture d'Alger Républicain par M'hamed Issiakhem

Autoportrait de M'hamed Issiakhem

Autoportrait de M'hamed Issiakhem

Histoires d'Algérie: M'hamed Issiakhem, peintre emblématique de l'Algérie indépendante et artiste sympathisant communiste
Histoires d'Algérie: M'hamed Issiakhem, peintre emblématique de l'Algérie indépendante et artiste sympathisant communiste
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A lire aussi :

Histoires d'Algérie : Blanche et André Moine, militants communistes du PCA pendant la guerre d'Algérie

La grande aventure d'Alger Républicain, par Henri Alleg, Abdelhamid Benzine, Boualem Khalfa

Les juifs algériens dans la lutte anticoloniale et les travaux pionniers de Pierre-Jean-Le Foll-Luciani - par Malika Rahal) 

D'une guerre civile à l'autre... - La guerre civile en France (1858-1962) par l'historien américain Grey Anderson (La Fabrique, 2018)

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Histoires d'Algérie - Connaissez-vous Raymonde Peschard, militante communiste algérienne tuée au maquis avec des camarades de l'ALN le 29 novembre 1957?

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Histoire d'Algérie: comment, sortis de leurs bagnes, les députés communistes reprenaient le travail de formation des militants en Algérie pendant la seconde guerre mondiale (Henri Alleg, Mémoire algérienne)

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Communist'Art: Anne Greki, poétesse algérienne (1931-1966)

Histoires d'Algérie: Colette Grégoire dite Anna Greki, poétesse, communiste, militante de l'indépendance: l'amour et la rage au cœur 

Histoires d'Algérie - Fernand Iveton: militant communiste algérien décapité pour l'exemple en février 1957

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A Khenchela, les colonialistes ont arrêté un instituteur français à titre d'otage - Marie Perrot, L'Humanité, 11 novembre 1954

Témoignage - L'itinéraire de Michel Tanguy, instituteur morlaisien communiste en Algérie pendant la guerre d'Algérie

Deux destins hors du commun: André Castel et Annick Castel-Pailler : un couple de carantécois dans la tourmente de la guerre d'Algérie.

Histoires d'Algérie - La militante du PCA Gaby Gimenez, arrêtée et torturée par Vichy puis pendant la guerre d'Algérie

Histoires d'Algérie - "Le camp des oliviers. Parcours d’un communiste algérien" (PUR, 2012)

Histoires d'Algérie - Alice Sportisse, députée communiste d'Oran

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25 février 2025 2 25 /02 /février /2025 06:29
Nadia Léger au Musée Maillol  - par Guy Darol

Nadia Léger au Musée Maillol 

 
Diego Rivera et Frida Kahlo ont formé un couple célèbre. Et c’est peu dire que le nom de Frida Kahlo, membre du Parti communiste mexicain, s’est depuis longtemps détaché de l’aura de son époux en tant qu’artiste révélée par André Breton. Celui-ci désirait en faire une égérie du surréalisme, elle se fit artiste sans domination, féministe d’abord et de rayonnement international.
 
L’histoire de Frida Kahlo fait désormais écho à celle de Nadia Léger, longtemps restée dans l’ombre de Fernand Léger, son mari, peintre et sculpteur cubiste d’immense renom, membre du PCF en 1945. Elle y serait encore, dans l’ombre, épouse dévouée à l’épanouissement de son mari, si Aymar du Chatenet ne s’était acharné à la rendre visible, après une très longue enquête. 
 
Car de Nadia Léger, on ne connaissait à peu près rien, sinon qu’elle avait dirigé l’Atelier Léger pendant plus de vingt ans, qu’elle avait peint une série de portraits comme ceux de Marcel Cachin, de Jacques Duclos, d’André Marty, de Maurice Thorez et que ceux-ci, monumentaux, avaient décoré en 1945 la Tribune officielle du Xe congrès du PCF.
 
Gagnée par le verbe envoûtant de Maurice Thorez, elle avait adhéré au Parti en 1933. Certains évoquent 1932, d’autres 1941, on voit bien que l’enquête n’est pas tout à fait terminée. On la remarque au bras de son Fernand dans toutes les manifestations du Front Populaire. Elle rejoint la Résistance en 1941 sous le nom de Georgette Paineau dans les réseaux de Gaston Laroche. 
 
Nadia a deux amours : l’art et le communisme. 
 
Émigrée biélorusse d’origine paysanne, née en 1904, formée à l’art par le peintre Kasimir Malevitch, elle arrive à Paris à l’âge de 20 ans pour rencontrer Fernand Léger. Bonne à tout faire, comme on disait alors, elle a déjà commencé son œuvre de peinture sous l’influence du suprématisme de Malevitch dont on retient généralement le Carré noir sur fond blanc.L’entourage de Fernand lui permet de connaître et d’apprécier Mondrian, Arp, Chagall et Picasso dont le tropisme communiste lui fournira des armes pour abolir la guerre. En 1948, dans le contexte du Mouvement de la Paix initié par le PCF, elle compose une œuvre ornée de colombes, emblème  inauguré par Picasso sur une idée de Louis Aragon.
 
Nadia Léger est un aboutissement de vingt-sept signatures. Et d’abord Nadedja Petrova Khodossievitch (son nom à l’état-civil), suivi de Nadia Petrova, de Léger (prêtant délicieusement à confusion), puis de Nadia Léger, après de nombreuses inventions, pseudonymes en cyrillique, comme autant de recherches ou d’errances, de moments qui signaleront son passage du cubisme au surréalisme, de l’abstraction au réalisme socialiste. Puisqu’il s’agit pour elle de hisser la classe ouvrière vers la beauté, qu’elle en connaisse les floraisons, qu’elle sache comme la bourgeoisie toutes les catégories de l’art, ses classements qui deviendront hélas des placements d’argent.
 
En 1936, la voici exposée dans la première Maison de la Culture, fondée à Paris par Paul Vaillant-Couturier, 22 rue de Navarin, siège de l’Association des écrivains et artistes révolutionnaires (AEAR) dont l’un des postulats ( « Il n’y a pas d’art ni de littérature neutres ») demeure plus que jamais actuel. 
 
Autoportrait au drapeau rouge, première œuvre montrée, première démonstration de son goût pour la couleur du sang et du sens de la vie. Un goût qui la porte vers l’exaltation de figures aujourd’hui discutées. Mais qui lui semblent avant-gardistes d’un bonheur évident, d’une harmonie cependant chahutée par les faits, rien que les faits, et dont elle fera Panthéon en icônisant Karl Marx, Staline, Lénine, Maurice Thorez. Également Maïakovski, Tolstoï, Tchaïkovski, Einsenstein. 
 
D’une façon qui précède le pop art d’Andy Warhol, de Roy Lichtenstein et de Jacques Monory. Avec cette longueur d’avance qui place l’Autoportrait au drapeau rouge à hauteur de ces figures de l’espérance dont nous savons évidemment ce qu’elles incarnent : la catastrophe et le possible.
 
Ce sont deux visions qui accompagnent la visite. Une découverte de 150 œuvres miraculeusement révélées, augmentées de celles de Nicolas de Staël, d’Hans Hartung, de Marcelle Cahn et de beaucoup d’autres élèves de l’Atelier Léger sur lequel veillait une enfant de la Révolution d’Octobre devenue milliardaire. 
 
Son mari avait fini par peser lourd, et elle était Léger, colombe vraiment, si haut perchée qu’on a failli ne pas la voir. Elle est heureusement au Musée Maillol (59-61 rue de Grenelle 75007 Paris) jusqu’au 23 mars 2025. Mais ce n’est qu’un début, son combat continue. Et nous la verrons encore et encore. 
 
Guy Darol 

 

Nadia Léger au Musée Maillol  - par Guy Darol
Nadia Léger au Musée Maillol  - par Guy Darol
Nadia Léger au Musée Maillol  - par Guy Darol
Nadia Léger au Musée Maillol  - par Guy Darol
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17 novembre 2024 7 17 /11 /novembre /2024 09:25
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
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Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux

Les rendez-vous de l'éducation populaire et de la culture du PCF Finistère

Passionnante visite collective et guidée de l'exposition Cartier Bresson à Landerneau avec ce samedi 16 novembre avec le PCF 29 et le guide du FHEL, Mehdi. C'était de 10h à 12h en présence de 30 camarades et invités du PCF Finistère.

Un moment suivi par une conférence au Mille-Club de Landerneau de 12h à 14h15 d'une richesse extraordinaire comme d'habitude de l'historien et critique d'art, et commissaire d'exposition, Renaud Faroux, par ailleurs professeur à l'université de Lille, auteur des livres  "Libres comme l'art" et "Le Pop art en Europe" sur la force esthétique et l'originalité de Cartier-Bresson dans son contexte artistique, culturel, politique et historique.

Superbe exposition Henri Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau. Né en 1908, fils d'une famille de riches industriels du textile du nord de la France, le jeune Henri boude la carrière capitaliste qui lui est promise et devient artiste et voyageur, photographe surréaliste, dilettante d'abord, attiré par le formalisme, puis engagé avec les communistes, photo-journaliste pour "Regards" et le le journal "Ce soir" dirigé par Aragon et financé par le PCF pendant le Front populaire, collaborateur de Jean Renoir (notamment sur le film "La vie est à nous" commandé par le parti communiste, et sur "Une partie de calmpagne"), engagé pendant la guerre d'Espagne pour témoigner de la lutte des Républicains espagnols, puis au service photographique des armées face à l'Allemagne nazie, prisonnier de guerre pendant 3 ans, évadé, témoin des jours de la Libération à Paris et en Allemagne, de la libération des camps et des stalags, fondateur de l'agence Magnum avec Robert Capa, aux premières loges pour suivre l'histoire en mouvement: la mort de Gandhi, la partition de l'Inde et sa guerre civile, la victoire des communistes en Chine, l'URSS post-stalinienne, le Mexique, les USA, l'Arménie, la révolution castriste à Cuba, mai 68. Entre formalisme et humanisme, art et témoignage engagé, la photographie de Cartier-Bresson nous fait revivre l'histoire du 20e siècle tout en affirmant l'autonomie artistique de la photographie.

Photos Jean-Luc Le Calvez, Ismaël Dupont et Roberte Saint-jalmes - Samedi 16 novembre 2024 au Fond Hélène et Edouard Leclerc aux Capucins à Landerneau et au Mille Club de Landerneau rue du Calvaire.

Landerneau, 16 novembre 2024: Retour sur la visite collective de l'exposition Henri Cartier-Bresson organisée par le PCF Finistère et suivie d'une conférence du critique et historien d'art Renaud Faroux
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3 octobre 2024 4 03 /10 /octobre /2024 05:21

Superbe exposition Henri Cartier-Bresson aux Capucins à Landerneau. Né en 1908, fils d'une famille de riches industriels du textile du nord de la France, le jeune Henri boude la carrière capitaliste qui lui est promise et devient artiste et voyageur, photographe surréaliste, dilettante d'abord, attiré par le formalisme, puis engagé avec les communistes, photo-journaliste pour le journal "Ce soir" dirigé par Aragon et contrôlé par le PCF pendant le Front populaire, collaborateur de Jean Renoir (notamment sur le film "La vie est à nous" commandé par le parti communiste), engagé pendant la guerre d'Espagne pour témoigner de la lutte des Républicains espagnols, puis au service photographique des armées face à l'Allemagne nazie, prisonnier de guerre pendant 3 ans, évadé, témoin des jours de la Libération à Paris et en Allemagne, de la libération des camps et des stalags, fondateur de l'agence Magnum avec Robert Capa, aux premières loges pour suivre l'histoire en mouvement: la mort de Gandhi, la partition de l'Inde et sa guerre civile, la victoire des communistes en Chine, l'URSS post-stalinienne, le Mexique, les USA, l'Arménie, la révolution castriste à Cuba, mai 68. Entre formalisme et humanisme, art et témoignage engagé, la photographie de Cartier-Bresson nous fait revivre l'histoire du 20e siècle tout en affirmant l'autonomie artistique de la photographie.

Ismaël Dupont, 3 octobre 2024

***

La fédération du Finistère du Parti communiste organise une visite collective de l'exposition Cartier-Bresson le samedi 16 novembre, suivie d'une conférence de l'historien et critique d'art Renaud Faroux à Landerneau:

 

Première rétrospective de l’artiste Henri Cartier-Bresson en Bretagne

La fédération PCF du Finistère vous propose une visite guidée

le 16 novembre 2024 à Landerneau.

L’exposition se tient au Fond Hélène et Edouard Leclerc pour la culture aux Capucins. L’entrée est à 7€ par personne.

  • La visite commencera à 10h15 et sera suivie d’une conférence animée par Renaud Faroux :

« Image à la sauvette ou l’image décisive ».

  • Le rendez-vous est fixé à 10h devant les capucins.

Une pause repas est prévue, apportez votre pique-nique.

  • La visite guidée est limitée à 35 personnes. Merci de vous inscrire auprès de Marion à la fédération soit par mail federation@29.pcf.fr soit par téléphone au 02 98 43 47 78


 

« Un parcours de près de 300 œuvres des plus célèbres aux moins montrées. À travers l’histoire de cet œil multifacette, cette grande rétrospective retrace aussi celle du XXe siècle. »

 

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5 mai 2024 7 05 /05 /mai /2024 08:38

A ne pas manquer: Christian Chapiron, alias Kiki Picasso, expose à Colonel Fabien

 

Exposition Kiki Picasso (Christian Chapiron) au siège du PCF Colonel Fabien. "Bilan provisoire": le mouvement de l'histoire des cinquante dernières années restitué en quelques instantanés parlants sur les fracas du monde et l'ambiance de l'époque.

 

Kiki Picasso à l'espace Niemeyer : Est-ce ainsi que nous vivons ?

En cinquante tableaux à l’espace Niemeyer, place du Colonel-Fabien à Paris, l’artiste Kiki Picasso, « qui fait n’importe quoi », nous met face à l’actualité du monde.

Maurice Ulrich - L'Humanité. 15 avril 2024

 

« C’est donc là que les hommes viennent pour vivre. Je serais plutôt tenté de croire que l’on meurt ici », écrivait Rainer Maria Rilke au tout début des Cahiers de Malte Laurids Brigge, en évoquant des hôpitaux comme une métaphore de la condition humaine. « Est-ce ainsi que les hommes vivent », interrogera Aragon dans son célèbre poème du recueil, le Roman inachevé, dont les dernières lignes citent, précisément, le nom de Rilke…

Qu’on nous pardonne cette longue digression, mais c’est à cela que l’on pense au fil des cinquante peintures de Kiki Picasso, exposées à l’espace Niemeyer par l’association Libres comme l’art et le PCF, sous le titre « Bilan provisoire », évoquant pour chacune d’elles une scène marquante des cinquante dernières années. Paradoxalement, en effet, l’usage intense de la couleur, qui est la marque de fabrique de l’artiste, sur des images de l’actualité reprises telles quelles ou parfois recomposées, vient approfondir dans la plupart des cas leur portée événementielle dramatique comme renouvelant notre regard.

Des tableaux historiques

Né à Nice en 1956, membre et fondateur du groupe activiste Bazooka, contestant aussi bien les galeries que les institutions artistiques officielles, graphiste et vidéaste, Christian Chapiron avait pris le pseudonyme de Kiki Picasso, en 1976, par provocation, alors que les membres du groupe étaient accusés de faire du « n’importe quoi ». Le procès qui lui sera intenté par la famille du peintre sera sans suite.

Parmi les pionniers de l’utilisation des techniques numériques, il travaille pour de nombreux supports, dont Libération, toujours dans une perspective activiste et propagandiste, souvent provocatrice. Avec les peintures exposées ici, écrit Éric de Chassey, directeur général de l’Institut d’histoire de l’art à qui l’on doit de nombreuses expositions remarquées, il produit « un discours foisonnant, non réductible à une signification unique mais pas moins engagé pour autant ».

C’est ainsi que passent au régénérateur d’actualité le premier vol du Concorde, la grève des Lip à Besançon, la reprise en 1995 des essais nucléaires français à Mururoa, avec un Jacques Chirac couronné de fleurs et entouré de vahinés dont l’une tient une sculpture représentant un atome… 1994, deux soldats en béret rouge et treillis sont debout devant un champ de cadavres, au premier plan un enfant hurle.

C’est le génocide au Rwanda avec 800 000 morts pour lequel Emmanuel Macron a reconnu récemment, et pour partie, la responsabilité de la France. En 1999, c’est une armée de fourmis en combinaisons blanches qui nettoie les côtes après le naufrage du pétrolier Erika, affrété par Total… Pour chaque toile, une note rappelle l’événement, ses circonstances et ses conséquences.

Ce n’est pas, écrit Pierre Laurent, le créateur de Libres comme l’art, « une exposition qu’il faut découvrir en spectateurs mais en actrices et acteurs de ce monde en mouvement », et peut-être pour se dire que « la fin de l’histoire ça n’existe pas. C’est à nous de la peindre ». Acceptons-en l’augure.

Jusqu’au 7 mai à l’espace Niemeyer, place du colonel Fabien.

1996 - le 28 juin 1996, 300 sans-papiers africains menacés d'être expulsés dans leurs pays d'origine suite à l'adoption des lois Pasqua se réfugient dans l'église Saint Bernard de la Chapelle. Deux mois plus tard ils sont expulsés sans ménagement par plus de 1000 CRS.

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1994 - Génocide des Tutsis au Rwanda avec une complicité de la France de Mitterrand avec le régime génocidaire et extrémiste hutu

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Evo Morales et les peuples indigènes de Bolivie.

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Giscard et les Essais nucléaires en Polynésie - réalisation du dernier essai nucléaire atmosophérique après l'élection de Giscard d'Estaing en 1974

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Chirac en Polynésie 1995: en 1995 le président Chirac autorise dans l'atoll de Mururoa une derière campagne d'essais  nucléaires avant la ratification du traité d'interdiction complète des essais nucléaires

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"Bilan Provisoire" - Découvrez la belle exposition Kiki Picasso ( Christian Chapiron) au siège du PCF
2018 - Mouvement des Gilets Jaunes

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14 février 2024 3 14 /02 /février /2024 06:28
Exposition au Jeu de Paume - La Traversée du siècle de Tina Modotti: le dossier de L'Humanité, Magali Jauffret, 13 février 2024

Lire aussi: COMMUNIST'ART: Tina Modotti (1896-1942): photographe et agent communiste cosmopolite au destin extraordinaire

Tina Modotti au Jeu de paume : l’empathie d’une pionnière du photojournalisme

L’exposition « Tina Modotti, l’œil de la révolution », sous le commissariat d’Isabel Tejeda Marin, ne cède pas à la facilité. Elle ne s’épanche pas sur le romanesque de la vie de l’artiste : elle ignore sa vie privée pour se concentrer sur son œuvre.

Magali Jauffret

Quelque 240 images en noir et blanc, souvent vintage, parfois reproduites dans les années 1980 ou tirées aujourd’hui, car encore inédites. Car, oui, la vie mouvementée et nomade de Tina Modotti a disséminé son œuvre produite dans la seule décennie 1920-1930.

Deux malles se trouvaient ainsi dans l’Oregon, chez Rose Richey, la mère de son époux Robo ; certains négatifs chez Edward Weston ; d’autres chez le collègue et ami Manuel Alvarez Bravo ; d’autres chez la fille de Vittorio Vidali, son dernier compagnon ; les derniers négatifs on été découverts chez les héritiers d’Anita Brenner.

Deux signatures différentes

Sur les cimaises du Jeu de paume à Paris, on voit l’évolution rapide de la photographe, qui passe d’images très formelles, enseignées par Edward Weston, à des roses qui, plein cadre, sans structure ni centre défini, ont quelque chose de tactile, de vulnérable. Elle s’émancipe, trouve sa propre signature.

Plus loin, c’est intéressant : ils ont, Edward et Tina, photographié le même cirque. Lui a privilégié les lignes, elle aussi, mais, dans le cadre, elle a fait entrer les spectateurs. Il lui faut de la chair, de l’humain. Au Mexique, elle a trouvé son peuple !

Pareil pour Luz. Lui a brossé un portrait sobre, mélancolique. Elle a choisi de la photographier, son bébé au bras. On verra plus loin avec quelle empathie elle regarde les mères avec enfants.

Bientôt, on découvre la commande d’Anita Brenner pour son livre Des idoles derrière les autels, qui traite de la culture populaire mexicaine. Ce travail lui ouvre des portes. Ainsi devient-elle la photographe officielle des peintres muralistes dont elle dresse les portraits en plein travail.

Sur toutes les cimaises, elle insiste sur les mains et les corps des prolétaires surexploités auxquels on fait porter de lourdes charges et qui en perdent leur individualité, sur les femmes avec enfants qui travaillent dur.

Enfin de la photo de rue !

Son œuvre évolue encore lorsque, en 1926, elle troque l’appareil Corona de ses débuts contre un Graflex qui lui permet de faire des photos de rue. À elle les manifestations ! Les ouvriers agricoles représentés, sous la forêt de leurs sombreros, comme une force unique, acquièrent de la puissance dans les colonnes du journal du Parti communiste El Machete collé sur tous les murs. Elle assiste aux réunions sur la redistribution des terres. Fleurissent les allégories de propagande sur la faucille et le marteau, la femme au drapeau…

Le contraste est terrible. À Berlin, déprimée, seule et sans le sou, elle n’est pas inspirée par la réalité. À Moscou, on ne sait pas ce qui est arrivé : a-t-elle jeté son appareil dans la Moskova comme le dit le poète Pablo Neruda ? On ignore aussi ce qui s’est passé pendant la guerre d’Espagne, si photogénique ! Vittorio Vidali dit qu’elle aurait fait des photos. Qui les détiendrait ? Où ?

On se rend compte qu’elle a anticipé le travail social de Walker Evans et Dorothea Lange, effectué en 1926 en Amérique. Et comme on aurait aimé savoir s’ils ont parlé photographie lorsqu’elle rencontra, à Madrid, lors d’une mobilisation pour la paix, Gerda Taro et Robert Capa…

Exposition au Jeu de Paume - La Traversée du siècle de Tina Modotti: le dossier de L'Humanité, Magali Jauffret, 13 février 2024
Exposition : la traversée du siècle de Tina Modotti

Le Jeu de paume, à Paris, présente une exposition des photographies de Tina Modotti, dont l’engagement communiste lui a valu de rester longtemps invisibilisée, exclue de l’histoire de l’art. Ainsi, à une époque où naît le cinéma muet, l’Italienne prend déjà pleinement sa place dans le débat entre formalisme et engagement politique.

Magali Jauffret

Elle débarque à Ellis Island, le 8 juillet 1913. Migrante de 17 ans, elle voyage seule et vient d’Udine, dans le Frioul italien, où vit sa famille, d’origine modeste. Elle fuit l’usine textile où, depuis l’âge de 12 ans, elle travaille douze heures par jour. À peine franchi l’océan, elle trouve un emploi de couturière dans un prestigieux magasin de mode. Et très vite, sa beauté aidant, elle en devient le mannequin, pose pour des portraits de nu et s’aventure à jouer dans des pièces de théâtre.

La vie américaine est pleine de révélations. Au Palace of Fine Arts, Tina Modotti découvre le peintre norvégien Edvard Munch, le photographe américain Edward Weston, et fait la connaissance du poète Roubaix de l’Abrie Richey, dit Robo, et de la bohème artistique qu’il fréquente.

La période Hollywood

Le 15 octobre 1918, le couple se marie et file à Hollywood où Tina, remarquée par des producteurs, s’essaie au cinéma en jouant dans plusieurs films, dont Tiger’s Coat. Le couple évolue avec bonheur au sein d’un cercle d’avant-garde, source d’inspiration intensive. Il n’a pas peur du maccarthysme qui gagne du terrain et n’empêche pas l’Italienne de s’engager en faveur de ses compatriotes immigrés anarchistes, Nicola Sacco et Bartolomeo Vanzetti, qui finiront électrocutés.

Tous sont fascinés par la révolution mexicaine qui vient de programmer la restitution aux populations indiennes des terres spoliées par l’Église et les gros propriétaires. Tous ont une furieuse envie d’aller voir ce que va donner ce pays où l’art est décrété l’un des piliers de la refondation, après la révolution.

L’image comme outil de dénonciation de la pauvreté

Le 25 avril 1921, Edward Weston qui, à sa demande, a commencé d’enseigner son art à Tina, lui donne rendez-vous dans son atelier pour une séance de pose. Ils entament une liaison enflammée. Mais voilà : l’homme, de dix ans son aîné, meilleur ami de Robo, a une femme et quatre enfants. Qu’importe, Tina Modotti a soif des recherches et expérimentations très pictorialistes d’Edward Weston. Et elle apprend vite !

En janvier 1922, Robo part seul au Mexique où il est invité à exposer avec Edward Weston. Son couple avec Tina bat de l’aile. Il décède là-bas de la variole. Dès lors, Tina décide d’arrêter le cinéma, de passer d’objet devant l’objectif à sujet, derrière.

En 1923, elle revient au Mexique avec Edward Weston. Ils ouvrent un studio photo. Elle devient son assistante. Bientôt, elle s’éloigne de son formalisme à lui en faisant ce qu’elle appelle une « photo incarnée », capable d’accueillir son émotion. Elle veut montrer « la façon dont vit l’autre moitié », l’autre moitié pauvre. Elle se sert de l’image comme outil de dénonciation de la pauvreté, du sort des femmes, publie dans le journal communiste El Machete. Jusqu’en 1930, elle donne tout à un photojournalisme engagé dont elle est pionnière.

L’assassinat de son amant

Après le départ d’Edward Weston, la maison de Tina continue d’être le lieu où se rencontrent l’anthropologue Anita Brenner, le peintre muraliste Diego Rivera, auquel elle présente Frida Kahlo, Vladimir Maïakovski et John Dos Passos, de passage à Mexico. Tina Modotti vit maintenant avec un jeune et brillant intellectuel cubain en exil, Julio Antonio Mella, fondateur du Parti communiste cubain. Un soir où ils rentrent du cinéma, il est abattu à ses côtés, en pleine rue.

Le pouvoir cherche à faire croire que ce crime politique est un crime passionnel. Blanchie lors d’un procès à charge, la jeune femme n’en subit pas moins un terrible harcèlement policier et médiatique. Sa vie privée est exposée, les nus qu’Edward Weston a faits d’elle. Bientôt, on attribue aux communistes la responsabilité d’un attentat contre le président. Tina Modotti est arrêtée et expulsée.

Sur le bateau qui l’emmène en Europe, elle retrouve l’Italien de Trieste Vittorio Vidali, qui rejoint Moscou où il travaille pour le Komintern. À Rotterdam, la police mussolinienne veut l’arrêter. Les avocats du Secours rouge international s’interposent.

Ne se plaisant pas à Berlin, elle rejoint Vittorio Vidali à Moscou. Passant de l’esprit du Bauhaus à celui du réalisme socialiste, elle abandonne la photographie pour se consacrer à la lutte contre le fascisme en travaillant pour le Secours rouge international.

Lorsqu’elle vient en réorganiser la section française, elle est hébergée par la famille Rol-Tanguy, chef d’état-major des FFI à Paris. Elle parcourt l’Europe dans tous les sens pour porter secours aux familles des prisonniers politiques. En Espagne, elle a fort à faire lorsque 30 000 mineurs des Asturies sont arrêtés, fin 1934.

Sur tous les fronts de la guerre d’Espagne

En 1933, elle rejoint Vittorio Vidali en Espagne. Il devient comandante Pablo Contreras. Tina devient Maria. Proche de Dolorès Ibarruri, présidente du Parti communiste espagnol, elle travaille à l’organisation de l’aide internationale à la République, écrit pour Ayuda, le journal du Secours rouge espagnol. Elle est sur tous les fronts : milicienne dans le bataillon féminin du 5° régiment, infirmière à l’hôpital ouvrier du Cuatro Caminos. Elle évacue les enfants vers le Mexique et l’URSS, elle accompagne le départ des Brigades Internationales et la Retirada…

Après la défaite, elle fuit avec Vittorio Vidali à Paris et, de là, à New York où, interdite de débarquement, on la place sur un bateau en partance pour le Mexique. Elle y vit en clandestine avant que le nouveau président n’annule son ordre d’expulsion. Vittorio Vidali est arrêté, accusé d’avoir trempé dans le meurtre de Trotski, survenu en août 1940 à Mexico. Elle a besoin de voir ses amis, passe la nuit de la Saint-Sylvestre chez Pablo Neruda, rentre d’un dîner chez l’architecte du Bauhaus Hannes Meyer lorsque, le 6 janvier, elle meurt, épuisée, d’une crise cardiaque, à l’arrière du taxi qui la ramène. Elle a 45 ans.

« Tina Modotti, l’œil de la révolution », jusqu’au 12 mai, au Jeu de paume, Paris. Catalogue Jeu de paume, Flammarion, Fondation Mapfre, 352 pages, 45 euros.

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4 février 2024 7 04 /02 /février /2024 18:00

Une superbe exposition de peintres et sculpteurs haïtiens de la deuxième moitié du XXe siècle et du XXIe siècle au siège national du Parti communiste à Colonel Fabien, que nous avons eu le bonheur de visiter à Colonel Fabien avec un des artistes, par ailleurs grand collectionneur et ambassadeur de l'art haïtien en France: Léon Patrick Cauvin.

Merci pour cette initiative et de nous faire découvrir ces artistes extraordinaires. 

Ismaël Dupont

 

Une superbe exposition d'artistes haïtiens à Colonel Fabien en ce début février
Une superbe exposition d'artistes haïtiens à Colonel Fabien en ce début février
Une superbe exposition d'artistes haïtiens à Colonel Fabien en ce début février
Une superbe exposition d'artistes haïtiens à Colonel Fabien en ce début février
Une superbe exposition d'artistes haïtiens à Colonel Fabien en ce début février
Une superbe exposition d'artistes haïtiens à Colonel Fabien en ce début février
Une superbe exposition d'artistes haïtiens à Colonel Fabien en ce début février
Une superbe exposition d'artistes haïtiens à Colonel Fabien en ce début février
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8 mai 2023 1 08 /05 /mai /2023 07:01
Le 6 mai, visite collective de l'exposition rétrospective Willy Ronis au Musée de Pont Aven suivie d'une conférence de Renaud Faroux
Le 6 mai, visite collective de l'exposition rétrospective Willy Ronis au Musée de Pont Aven suivie d'une conférence de Renaud Faroux
Le 6 mai, visite collective de l'exposition rétrospective Willy Ronis au Musée de Pont Aven suivie d'une conférence de Renaud Faroux
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Le 6 mai, visite collective de l'exposition rétrospective Willy Ronis au Musée de Pont Aven suivie d'une conférence de Renaud Faroux
Le 6 mai, visite collective de l'exposition rétrospective Willy Ronis au Musée de Pont Aven suivie d'une conférence de Renaud Faroux
Le 6 mai, visite collective de l'exposition rétrospective Willy Ronis au Musée de Pont Aven suivie d'une conférence de Renaud Faroux

Après la visite de l'exposition consacrée à Willy Ronis au Musée de Pont Aven conférence de Renaud Faroux salle Anne Follézou sur la Photographie humaniste.

Samedi 6 mai - Pont Aven et Port de Brigneau

Le photographe de "L'Humanité" et de "Regards" Willy Ronis mis à l'honneur par une visite collective organisé par le PCF 29 et le réseau partage des savoirs du PCF Pays de Quimperlé à Pont Aven et une conférence de Renaud Faroux.

Photos Dominique Gontier et Roberte Saint-jalmes

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13 mars 2023 1 13 /03 /mars /2023 11:33
Tawfik Zayyad

Tawfik Zayyad

Communist'Art: Tawfik Zayyad (1929-1994).
 
"Je graverai le numéro de chaque parcelle
de notre terre violée
et l’emplacement de notre village et ses limites
et ses maisons qu’ils ont dynamitées
et mes arbres qu’ils ont déracinés
et toutes les fleurs sauvages qu’ils ont arrachées
afin de me souvenir.
Je graverai inlassablement
toutes les saisons de mes douleurs
toutes les saisons de l’infortune
de la graine
à la coupole
sur l’olivier
dans la cour de ma maison."
 
Tawfik Zayyad est un poète palestinien né à Nazareth en 1929 et décédé en 1994.
Né en Galilée, il étudie la littérature en URSS.
Zayyad était à la fois maire de Nazareth, la plus grande ville palestinienne d'Israël, député communiste à la Knesset (parlement israélien) de 1973 à 1994 et dirigeant du parti communiste d'Israël, le Rakah, qui rassemblait des militants juifs et arabes.
L’une des réalisations les plus marquantes de Zayyad fut d’avoir dirigé avec succès la grève nationale du 30 mars 1976 organisée en guise de protestation contre la confiscation de terres palestiniennes par Israël et qui est aujourd’hui commémorée chaque année comme Journée de la Terre. Quand le gouvernement israélien tenta d’arrêter la grève en allant trouver les maires des municipalités palestiniennes en Israël, Zayyad, dit-on, montra du doigt la foule de plusieurs centaines de personnes massées en dehors de l’immeuble pour soutenir la grève et déclara : « Ce n’est pas vous qui décidez si cette grève a lieu ou pas, mais bien eux ! ». Une telle foi dans le pouvoir des masses et de la lutte de classe est profondément enracinée dans lidéologie communiste, dont Zayyad était un adepte passionné.
Un rapport qu'il coécrit sur les conditions dans les prisons et l'usage de la torture concernant les détenus palestiniens est réimprimé dans le journal israélien Al HaMishmar Il est également présenté aux Nations-Unies par Taoukik Toubi et Taoufik Ziyad après leur visite à la prison Al-Far'ah le 29 octobre 1987. Il est ensuite longuement cité dans un rapport de l'Assemblée générale des Nations Unies en date du 23 décembre 1987, où il est décrit comme « peut-être la meilleure preuve de la vérité des rapports décrivant les conditions inhumaines répugnantes endurées par les prisonniers arabes ».
Alors qu'il est toujours maire de Nazareth et membre de la Knesset, il est tué le 5 juillet 1994 dans une collision frontale dans la vallée du Jourdain, sur le chemin du retour de Jéricho où il venait d'accueillir Yasser Arafat, président de l'OLP, de retour d'exil.
 

Un point important que Sorek fait remarquer dans son livre, c’est que Zayyad et le communisme sont indissociables. La vision de Zayyad était fermement enracinée dans la solidarité de classe, l’anticolonialisme et le cosmopolitisme. De plus, Zayyad n’hésitait pas à défendre ses points de vue, réprimandant même Gamal Abdel Nasser en 1959 – le dirigeant arabe le plus populaire de l’époque, et même à ce jour – d’avoir adopté une position anticommuniste. La foi inébranlable de Zayyad en l’idéologie marxiste modelait sa vision dans le sens d’une réconciliation juste des Palestiniens et des Israéliens et d’un optimisme constant à propos d’un partenariat commun entre Palestiniens et Juifs.

« Il cherchait des ponts vers les Israéliens juifs en raison de sa foi en une humanité partagée, en une affiliation de classe partagée. » (Sorek, p. 282).

Internationaliste et communiste, Zayyad était profondément palestinien. Même s'il a écrit des poèmes en l'honneur des travailleurs et des poètes progressistes du monde, sa poésie se confond avec cette terre tant aimée, cette"terre violée" de la Palestine. Zayyad ressentait la tragique histoire de la Palestine et de son peuple qui lutte toujours pour sa survie. "Le drame que je vis est ma part de vos tragédies" écrivait-il dans l'un de ses poèmes :
 
"Je vous appelle
Je serre vos mains
J’embrasse la terre sous vos pieds
 
Et je dis : je vous donne ma vie
Je vous offre la lumière de mes yeux
Et la chaleur de mon cœur
Le drame que je vis est ma part de vos tragédies.
Face à mes oppresseurs je me suis dressé
Orphelin, nu, déchaussé
J’ai préservé l’herbe verte sur les tombes de mes ancêtres"
 
Comme d'autres palestiniens, Zayyad n'a pas quitté sa Galilée natale ; il voulait, disait-il, garder l'ombre des orangers et des oliviers de la Palestine:
 
"Ici nous resterons
Gardiens de l'ombre des orangers et des oliviers
Si nous avons soif nous presserons les pierres
Nous mangerons de la terre si nous avons faim mais nous ne partirons pas !!
Ici nous avons un passé un présent et un avenir"
 
Sources:
Wikipédia
https://charleroi-pourlapalestine.be/index.php/2020/12/23/tawfiq-zayyad-poete-de-la-resistance-et-la-lutte-palestinienne/
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