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Adoption de la base commune - communiqué de la commission de transparence des débats
Les 4, 5, 6, 7 juin 2026, 37 286 communistes à jour de leurs cotisations et adhérents depuis plus de trois mois étaient appelés à voter pour choisir la base commune de discussion pour le 40e Congrès parmi les quatre textes proposés.
24 608 électrices et électeurs ont voté, soit 66% des inscrits. 481 bulletins blancs ou nuls et 24 127 suffrages exprimés, soit 98,05%, ont été recensés
Ce haut niveau de participation témoigne d'un fort engagement démocratique.
"Un communisme de conquêtes", le texte du Conseil national a obtenu 14 810 suffrages, soit 61,38 % des exprimés.
Les textes alternatifs ont respectivement obtenu :
Le texte "Un communisme de conquêtes" devient la base commune de discussion de l'ensemble des adhérentes et adhérents.
Désormais les communistes dans leur diversité sont appelés à se rassembler en se saisissant de la base commune, en la travaillant, en l'enrichissant de leurs contributions et amendements.
Ce travail débutera avec les congrès de section et de fédérations.
Il trouvera son aboutissement lors du congrès national qui se déroulera le 3, 4 et 5 juillet à Lille.
Marie-Jeanne Gobert
Présidente de la Commission au niveau du PCF
TELECHARGER LE TABLEAU DES RESULTATSLes résultats au niveau de la Section PCF Pays de Morlaix
97 adhérents « A Jour de Cotisation » étaient appelés à s’exprimer par un vote pour choisir la base commune de discussion pour le 40e Congrès parmi les quatre textes proposés.
Les votes de 70 camarades ont été recensés au bureau de vote de la section les 6 et 7 juin 2026 : camarades venus voyer à la permanence de Lanmeur (10) ; camarades venus assister à l’AG du samedi 6 juin (35) ou/et venus déposer leur vote le dimanche 7 juin ; camarades ayant votés par correspondance ; camarades ayant donnés procuration à un autre camarade pour voter en leur place.
Il faut d'abord se féliciter de la bonne participation au vote comme aux réunions programmées à Lanmeur (10 votants) comme à Morlaix (35 participants).
Les votes de 2 camarades ont été recensés à la Fédération : ce sont des camarades qui ont envoyés leur vote par correspondances à la Fédération.
Les résultats, au niveau de la section, sont les suivants :
Inscrits : 97
Votants : 72
Nuls : 1
Blancs : 1
Exprimés 70
Texte 1 (« Un communisme de conquête ») : 48 voix (68,57% des exprimés)
Texte 2 (« Communiste à l'offensive ») : 19 voix (27,14% des exprimés)
Texte 3 (« Stratégie Communiste ») : 2 voix (2,86% des exprimés)
Texte 4 (« Résister et construire ») : 1 voix (1,43% des exprimés)
Deuxième étape : congrès de section le samedi 13 juin
Une AG de Section se tiendra le samedi 13 juin au Local du PCF Pays de Morlaix.
Accueil : 8 h 30
Congrès : 9 h – 12 h
Merci d'y être nombreux.
A lire dans l'Humanité d'aujourd'hui, l'interview d'Elsa Faucillon, rapporteuse de la commission d'enquête qui vient mettre en lumière l'inhumanité et l'inefficacité des politiques menées pour empêcher à toute force le passage des migrants qui cherchent à traverser la Manche.
Rapporteuse de la commission d’enquête sur les accords du Touquet, la députée PCF Elsa Faucillon revient sur vingt-cinq ans de sécurisation de la frontière franco-britannique. Elle auditionne, ce jeudi, les anciens ministres de l’Intérieur Gérald Darmanin et Bruno Retailleau.
Qu’attendez-vous des auditions de Gérald Darmanin et Bruno Retailleau ?
D’abord des clarifications sur les bases légales des pratiques mises en œuvre sur le littoral : les démantèlements, la crevaison d’embarcations, les nouvelles méthodes d’interception des « taxi-boats », ou encore les accords récents de réadmission sur le territoire français.
Je veux aussi leur demander comment ils évaluent une doctrine dont ils ont été de fervents artisans, alors que nos travaux montrent déjà qu’elle constitue à la fois un drame humain et un échec au regard de ses objectifs. Ils doivent aussi des réponses aux familles endeuillées : les morts dans la Manche et le respect des droits humains ont-ils véritablement fait partie de l’évaluation des politiques qu’ils ont conduites ?
Pourquoi avoir voulu cette commission d’enquête sur les accords du Touquet ?
Cette commission, nous la devons d’abord aux plus de 500 personnes mortes dans la Manche. Ces disparus ne font pas les gros titres, pas plus que les conditions de vie absolument dramatiques des personnes exilées sur le littoral. Depuis le démantèlement de la jungle de Calais, la dispersion des campements a aussi produit une forme d’invisibilisation. Il fallait redonner de la visibilité à ces personnes et, par là même, une forme de réhumanisation.
Il y a également un enjeu de contrôle démocratique. Les accords du Touquet, puis les actes qui ont suivi – décrets, circulaires, accords successifs – ont largement échappé au contrôle du Parlement. L’opacité demeure sur les moyens financiers déployés par l’État, mais aussi sur la ventilation des fonds britanniques.
Quels premiers enseignements tirez-vous des auditions menées jusqu’ici ?
Vingt-cinq années de politiques destinées à empêcher les passages n’y ont pas mis fin. Les tentatives ont continué d’augmenter. Au regard des objectifs affichés, il est difficile de ne pas parler d’échec.
Les personnes qui arrivent sur le littoral nord sont souvent au bout d’un parcours de plusieurs mois, parfois de plusieurs années. Certaines sont passées par les geôles libyennes et arrivent à 30 kilomètres des côtes britanniques. Ce n’est pas le harcèlement des contrôles qui les fera renoncer.
En revanche, la militarisation rend le passage plus dangereux : les départs ont lieu plus loin, les traversées sont plus longues, les embarcations plus chargées. Les empêchements ne suppriment pas les passages. Ils poussent les réseaux de passeurs à s’adapter.
Les pouvoirs publics justifient pourtant cette sécurisation par la lutte contre les passeurs…
Les passeurs exploitent évidemment la détresse humaine. Mais les politiques menées créent aussi les conditions dans lesquelles cette exploitation prospère. On nous explique que le « zéro point de fixation » permettrait d’éviter que les exilés tombent sous leur emprise. Or la dispersion, l’absence de protection des droits et les entraves au passage renforcent des réseaux criminels de plus en plus structurés.
On entend aussi régulièrement parler d’« appel d’air ». Mais lorsque je demande sur quoi repose cette notion, les réponses sont souvent inexistantes. Les travaux universitaires montrent que les obstacles dressés sur les routes migratoires ne mettent pas fin aux migrations : ils les déplacent et les rendent plus dangereuses. Ces travaux devraient aider à construire les politiques publiques ; ils sont largement ignorés.
Qu’induit le fait que la frontière britannique soit contrôlée côté français ?
Le Royaume-Uni finance une partie de la sécurisation du littoral français. Lors des dernières discussions autour des accords de Sandhurst, les Britanniques ont même envisagé de conditionner les fonds à un seuil d’interceptions par la police française. Cela revient à demander à la France de travailler à la tâche, comme sous-traitante de la politique migratoire britannique, en considérant les personnes exilées comme des colis à intercepter.
Sur le littoral, les conséquences sont visibles : des barbelés, des murs, des rochers, une présence policière permanente ; et, au milieu, des personnes qui manquent de tout. Heureusement que les associations non mandatées sont là pour assurer un minimum vital. À Calais, une crise humanitaire se déroule sur notre propre sol.
Campagne nationale du PCF "1 million d’oliviers" pour la Palestine. C’est plus que jamais d’actualité au moment où la colonisation et le permis de tuer s'intensifient pour les Israéliens en Cisjordanie avec l'aide de leur gouvernement d'extrême-droite raciste et suprématiste! Le PCF Finistère avec les dons des adhérents, des sections, de la fédération, des sympathisants et déjà réuni l'an passé plus de 15 000 euros qui ont été envoyés en Palestine, de quoi payer 1500 oliviers pour être replantés dans la terre palestinienne, acte de résistance symbolique et de Paix. Chaque don, chaque engagement compte! Le PCF organise un déplacement de représentants de fédérations, sections engagés dans cette solidarité et de parlementaires et maires en Palestine à la mi juillet.
Au niveau national 45 000 euros avaient été récoltés en mars et 10 271 oliviers avaient été plantés grâce à ces dons. Chaque olivier planté est un acte de résistance face à l'occupation militaire et la colonisation de peuplement israélienne.
L’actualisation de la loi de programmation militaire vient d’être adoptée à l’Assemblée nationale malgré l’opposition d’une grande partie de la gauche. Elle acte la trajectoire d’une augmentation des dépenses de l’État pour le domaine militaire de 36 milliards d’euros, portant ainsi les dépenses militaires à 436.000.000.000 (436 milliards) d’euros à horizon 2030 !
Alors que le gouvernement assèche les dépenses pour les services publics et refuse d’appliquer un impôt juste aux foyers les plus riches, il finance en masse l’industrie militaire et ceux qui en profitent…
Qui peut croire que l’on se sentira plus en sécurité demain avec ces dépenses colossales ? Evidemment que non, au contraire même.
Ce n’est pas la société que nous voulons, ce n’est pas la vision d’une société en paix que nous défendons.
J’ai voté contre ce projet de loi littéralement mortifère.
Jean-Paul Lecoq député communiste de Seine-Maritime
L'Humanité
Ah Dieu ! Que la guerre est jolie avec ses chants, ses longs loisirs. On pense encore à cette ironie amère de Guillaume Apollinaire, au front en 1916. Cette semaine, l’Assemblée nationale, à l’exception des députés communistes, écologistes et insoumis, a voté 36 milliards de crédits supplémentaires pour la loi de programmation militaire.
On ne peut ignorer les incertitudes du monde aujourd’hui, mais progressivement, une logique de guerre liberticide est instillée comme un poison dans l’opinion. Ainsi, la loi votée prévoit, au nom d’un « état d’alerte de sécurité nationale », la possibilité de déroger entre autres, au Code du travail… Ce sont toujours les peuples qui font les frais de ces logiques.
Où sont aujourd’hui les paroles de paix parmi les voix qui peuvent être entendues ? Où sont les voix des démocrates, des progressistes ? Quels gouvernements aujourd’hui pourraient eux-mêmes avoir le courage d’appeler les peuples à manifester pour la paix. Imaginons, avec John Lennon : « Rien à tuer ou pour lequel mourir/Pas de religion non plus/Imagine tous les gens/Vivant leur vie en paix »…
Le premier ministre Sébastien Lecornu a estimé ce mardi 19 mai que la guerre dans le golfe Persique coûterait plus de 6 milliards d’euros aux finances publiques. Il dévoilera ce jeudi les aides allouées en juin pour faire face à la hausse des prix du carburant.
Gaël de Santis, L'Humanité, 20 mai 2026
Le choix de la militarisation, du respect des traités européens et de la bienveillance envers les magnats du pétrole coûte cher. Ce mardi 19 mai, le premier ministre, Sébastien Lecornu a expliqué à l’Assemblée nationale que la guerre lancée par les États-Unis contre l’Iran avait des conséquences budgétaires. Des conséquences que les Français paieront par plus d’austérité.
« Le coût de six milliards d’euros que nous avions estimé devra être révisé », a-t-il informé. Six milliards d’euros de crédits, inscrits au budget 2026, ont été gelés en avril. « La hausse des taux d’intérêt et l’activité de nos forces armées en opérations extérieures dans la région créent inévitablement des dépenses et ont des conséquences sur nos finances publiques qui n’étaient pas prévues lors du vote du budget », a exposé le chef du gouvernement. Jean-François Husson, rapporteur du budget au Sénat, a demandé ce mercredi 20 mai que le gouvernement dépose un projet de loi de finances rectificatif.
La hausse des taux est pourtant la conséquence d’un financement de la dette sur les marchés et non par les banques centrales, une règle imposée par le traité de Maastricht. À la suite de l’agression de l’Iran, le taux d’intérêt sur les obligations françaises à dix ans est passé de 3,32 % à 3,8 %.
Quant à la justification par les coûts de l’armée, elle ne surprend pas le député PCF Édouard Bénard : « Dans la mesure où le modèle d’armée que défend ce gouvernement avec la loi de programmation militaire (LPM) votée mardi est celui d’une armée dimensionnée pour des opérations extérieures, dans le cadre d’une alliance dominée par les États-Unis, cela est logique. »
« L’actualisation de la LPM entérine 700 millions d’euros de plus pour les opérations extérieures, insiste le membre de la commission Défense. Or ce modèle expéditionnaire n’a jamais été questionné. Il nous rend de fait cobelligérants et nous fait payer le prix d’une guerre dont nous ne voulons pas ». La LPM prévoit une hausse des dépenses de défense de 36 milliards d’euros entre 2026 et 2030 par rapport à la trajectoire fixée par la LPM votée en 2023. En conséquence, le budget des armées augmentera de 6,6 milliards d’euros en 2026. « En dix ans, nous aurons doublé le budget des armées », s’est félicitée mercredi matin sur France Info la ministre de la Défense Catherine Vautrin.
Un autre choix s’avère onéreux : ne pas faire payer les profiteurs de guerre. Les six milliards d’euros qui manquent aux finances publiques représentent presque le superbénéfice affiché à la faveur de la flambée des cours du pétrole par TotalEnergies, ancienne entreprise publique, au seul premier trimestre 2026 : 5,8 milliards d’euros. Le 1er avril dernier, l’ONG Greenpeace Allemagne estimait que les firmes pétrolières européennes ont, sur le seul mois de mars 2026, engrangé 2,5 milliards d’euros de bénéfices supplémentaires du fait de la hausse des cours de l’or noir.
Le gouvernement se refuse à toucher à cette manne. « Vous ne pouvez pas inventer un impôt comme ça d’un claquement de doigts en milieu d’année », avait justifié fin avril le premier ministre, estimant qu’il s’agissait d’un « sujet pour l’année prochaine », tandis que la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, appelait à ne pas « tomber dans le Total bashing », l’entreprise ayant choisi volontairement de limiter son prix à la pompe à 1,99 euro le litre.
« Nous sommes le seul pétrolier au monde à avoir pris une telle décision », a argumenté le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, lors d’un entretien à Sud Ouest le 5 mai, se montrant menaçant : « En cas de surtaxe sur nos raffineries (…) nous ne pourrons pas maintenir le plafonnement dans nos stations en France. »
C’est que la gauche souhaite mettre le groupe à contribution. Les socialistes ont déposé une proposition de loi pour taxer les superprofits. Communistes et insoumis exigent un blocage des prix et envisagent une nationalisation entière de TotalEnergies pour les premiers, des activités françaises pour les seconds.
Les six milliards d’euros gelés en avril – « dans une logique de précaution », expliquait alors le ministre de l’Économie Roland Lescure – se répartissent entre 4 milliards d’euros sur le budget de l’État et deux milliards sur celui de la Sécurité sociale. Moins d’argent pour les services publics et la protection sociale. Seront-ils débloqués ? Réponse ce jeudi : le premier ministre doit faire des annonces sur les fonds alloués au mois de juin. D’ores et déjà, Sébastien Lecornu refuse des « aides généralisées ». Car les rares fonds qu’en bon libéral il s’autorise à répartir le seront entre aides ciblées à quelques travailleurs et soutien aux secteurs en difficulté. Du saupoudrage.
Pendant que Vincent Bolloré s'empare de la production cinématographique française, l'État coupe 173 millions d'euros dans la Culture. Avec Alexie Lorca et Aymeric Seassau, nous appelons à un nouveau pacte : les artistes et acteurs culturels doivent se savoir sous la protection de la nation tout entière.
Par Camille Mongin, secrétaire nationale de l’Union des étudiants communistes (UEC)*.
À l’heure où se prépare le budget 2026, le gouvernement choisit de durcir une politique déjà largement contestée : l’imposition des frais d’inscription différenciés pour les étudiants étrangers. Face à ces orientations, nous devons soutenir la vision d’un service public de l’enseignement supérieur accessible à toutes et tous.
Cette orientation ne sort pas de nulle part. En 2019, le plan « Bienvenue en France » marquait une rupture majeure avec le principe d’égalité d’accès à l’enseignement supérieur. Sous couvert d’attractivité internationale, il introduisait des droits d’inscription multipliés par 16 pour les étudiants hors UE. Nous l’affirmons : faire payer davantage les étudiants étrangers ne rend pas l’université française plus attractive, cela la rend simplement plus injuste.
Face à cela, de nombreuses universités avaient refusé d’appliquer ces hausses, maintenant un accès plus égalitaire. Mais aujourd’hui, le gouvernement persiste et impose. Le 20 avril dernier, le ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Espace, Philippe Baptiste, a décidé de passer en force contre les résistances, en annonçant la fin de la possibilité pour les universités d’exonérer les étudiants extracommunautaires de ces frais d’inscription différenciés. Ils devront donc débourser à la rentrée universitaire 2 895 euros en licence et 3 941 euros en master.
Ce choix n’est pas technique, il est profondément politique. Il intervient dans un contexte d’autonomisation forcée des universités auxquelles l’État impose de fausses solutions budgétaires. Il entérine une transformation de l’enseignement supérieur français, désormais alignée sur les logiques du marché, où les étudiants deviennent des clients solvables.
Ce choix est une impasse, et il aggrave des situations déjà critiques. Une université qui sélectionne par l’argent renonce à sa mission de service public.
En 2024-2025, un étudiant sur six dans les universités françaises était international. Parmi eux, 40 % déclarent ne pas pouvoir couvrir leurs besoins essentiels, contre 16 % des étudiants français. Seuls 2 % des étudiants extracommunautaires sont éligibles aux bourses sur critères sociaux. La suppression des APL pour les étudiants hors UE et non boursiers a déjà renforcé leur précarité. L’accumulation de ces mesures exclut une partie de la jeunesse mondiale et fait d’elle une véritable variable d’ajustement budgétaire.
Dans ces conditions, étudier devient pour beaucoup un combat quotidien. Faute de ressources, nombre d’étudiantes et d’étudiants étrangers sont contraints de travailler pour continuer leurs études. Ces emplois se font bien souvent dans l’ombre : travail non déclaré, horaires extensifs, absence de droits. Cette politique alimente ainsi la constitution d’une main-d’œuvre précaire, corvéable et à la merci du patronat. Elle organise, de fait, l’exploitation de celles et ceux qu’elle prétend accueillir.
Cette situation pose une fois de plus la question de l’enseignement supérieur que nous voulons : voulons-nous d’un enseignement supérieur qui continue de trier et précariser les étudiants ? Ou voulons-nous un service public du savoir, ouvert, fondé sur la coopération ?
Il est urgent de le réaffirmer : les étudiants étrangers ne sont pas une charge pour la France mais un maillon essentiel de la production scientifique nationale. En persistant dans cette voie, le gouvernement fait un choix clair : celui d’une université inégalitaire, fermée trahissant l’exigence d’un service public de partage et de construction collective des connaissances. Nous refusons ce basculement. Défendre l’égalité d’accès à l’enseignement supérieur, c’est affirmer que le savoir est un bien commun – et qu’il ne saurait être réservé à celles et ceux qui peuvent payer.
Nous demandons l’abrogation immédiate des frais d’inscription différenciés et le rétablissement d’un accès égal à l’enseignement supérieur pour tous les étudiants, quelle que soit leur nationalité. Le savoir n’est pas une marchandise. L’université n’est pas un marché. Étudier en France ne doit jamais devenir un privilège.
* Camille Mongin, étudiante en biologie, était secrétaire départementale du Mouvement des Jeunes Communistes dans le Finistère et candidate du PCF à Brest sur la liste de la Gauche unie pour Brest en mars 2026 (Note du Chiffon Rouge)
La Vie de la fédération
A Brest le 13/05/2026
Cher.e camarade,
Le samedi 6 juin et dimanche 7 juin jusqu'à 12h aura lieu le vote des adhérents du PCF à jour de cotisation*, pour le choix de base commune du 40 ème Congrès national du PCF qui aura lieu les 3, 4, 5 juillet à Lille.
Une proposition de base commune du Conseil National, "Un communisme de conquêtes" adoptée, suite aux travaux de la commission texte, et après amendements, à la majorité des membres du Conseil National est désormais soumise à la discussion et à la lecture des communistes, en même temps que 3 "textes alternatifs" qui ont rempli les conditions statutaires nécessaires pour se présenter au vote des communistes et devenir ainsi de possibles bases communes :
- "Pour battre l'extrême-droite et ouvrir l'espoir. Communistes à l'offensive".
- "Stratégie communiste. La lutte des classes comme boussole, le socialisme comme programme".
- "Résister et construire. Une nouvelle page du communisme".
Le résumé officiel de chacun des textes, validé par les représentants des textes concernés, vous est transmis dans ce courrier avec le bulletin officiel de vote. La transmission aux sections d'une brochure papier provenant de la direction nationale, avec les 4 textes imprimés aura lieu la semaine prochaine. Pour faciliter l'appropriation par chaque camarade des enjeux, points de vue et différences de ces 4 textes ces documents seront disponibles à la fédération et auprès de chaque section.
Les résumés et 4 textes intégraux sont aussi sur le site du congrès ainsi que le bulletin de vote, vous pouvez en prendre connaissance dès à présent.
La fédération ou les sections peuvent aussi en imprimer à la demande.
Merci à un maximum de camarades de participer au vote des 6 et 7 juin qui a beaucoup d'importance pour l'orientation de notre parti dans les années à venir et la vitalité démocratique de notre organisation. Il est possible de se mettre à jour de ses cotisations jusqu'au moment du vote.
Une commission départementale du vote, émanant de l'exécutif départemental, centralisera les résultats dimanche 7 juin à partir de 12h pour les transmettre au national.
Le texte qui arrivera en tête dimanche 7 juin deviendra la base commune de discussion de tous les communistes et sera soumise aux amendements des congrès de section les 13 et 14 juin, et du congrès départemental le samedi 20 juin, comme du congrès national des 3 au 5 juillet.
L'heure est aujourd'hui au débat et à la réflexion des communistes. Et à l'exercice par chacun de sa souveraineté d'adhérent.
Ces débats auront lieu dans beaucoup de sections avant ou au moment du vote qui aura principalement lieu dans chaque section les samedi 6 et dimanche 7 juin selon les modalités établies par chaque section, dans le cadre statutaire.
Le vote par procuration est possible en transmettant l'information au mandataire comme au secrétaire de section.
Le vote par correspondance, directement à la fédération, est possible aussi en envoyant un courrier à la fédération du PCF Finistère, 5 rue Henri Moreau 29200 BREST, sous réserve d'envoyer le vote suffisamment tôt pour qu'il arrive pour le samedi 6 juin (mettre une enveloppe anonymisée avec le bulletin dans un autre enveloppe, avec mention de votre section et de votre identité).
Le samedi 20 juin, le Congrès départemental débattra et votera sur les amendements, et élira la délégation du Finistère au Congrès National à Lille (8 représentants de la fédération avec droits de vote, à parité). Il aura aussi pour mission d’élire le conseil départemental et le ou la secrétaire départemental.e
Le Congrès départemental aura lieu :
Salle de l'Astrolabe au Relecq-Kerhuon
Samedi 20 juin de 9h à 18h.
Le Congrès se fera en présence de 65 à 70 délégués des sections (1 délégué de droit par section + 1 délégué par tranche de 10 adhérents entamée).
Le Congrès départemental sera préparé, en plus des 2 assemblées générales que nous avons eu cette année déjà, le samedi 14 février à Carhaix, et le samedi 4 avril à la MPT de Quimerc'h, par plusieurs conseils départementaux, dont celui du mercredi 10 juin à la MPT de Quimerc'h.
La commission de candidature et la commission texte auront lieu pour la première à Brest et la seconde à Pont de Buis le mercredi 17 juin.
Débattons en toute fraternité, en communistes tous autant les uns que les autres soucieux de l'avenir de leur organisation, de leurs idées et de leur utilité collective.
Fraternellement,
Christian Beaumanoir, Claude Bellec, Jean-Paul Cam, Ismaël Dupont, Gladys Grelaud, Taran Marec, Erwan Rivoalan, Ronan Tanguy, pour l'exécutif de la fédération PCF du Finistère
*Il est possible de se mettre à jour de sa cotisation, règlement des trois derniers mois, jusqu’au jour du vote