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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 12:23
Pierre Hervé dans les années 1940     Assemblée nationale, Notices et portraits, 1946

Pierre Hervé dans les années 1940 Assemblée nationale, Notices et portraits, 1946

Pierre Hervé dans les années 1940     Assemblée nationale, Notices et portraits, 1946

Pierre Hervé dans les années 1940 Assemblée nationale, Notices et portraits, 1946

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère

54/ Pierre Hervé (1913-1993)

Selon Roger Faligot, sa femme, la résistante Annie Noël, avait servi de modèle à Jacques Prévert, dont il était l'ami, pour son célèbre poème "Barbara"(Paroles, Gallimard, 1946). Née en 1917 dans le département de la Nièvre, Annie Noël était fille d'enseignants, militante de l'Union des Etudiants communistes à Paris, elle épouse avait épousé Pierre Hervé, secrétaire de l'UEC, le . Le couple s'est engagé dans la Résistance. Pierre Hervé est arrêté le . Dans la nuit du 8 au elle organise l'évasion de celui-ci et de vingt-et-un autres prisonniers du Palais de justice de Paris. Elle est alors âgée de 24 ans. Elle appartient ensuite au mouvement de résistance  Libération-Sud Elle est membre du Bureau d'information et de propagande de la Résistance, auprès de Georges Bidault. Arrêtée le alors qu'elle se trouvait au café Au vieux Paris et placée quelques jours en détention, elle est déportée aux camps de Ravensbrück puis de Sachsenhausen. Libérée par un contingent de l'Armée Soviétique, à son retour en France elle est déléguée à l'Assemblée Consultative Provisoire au titre des 47 représentants des prisonniers et déportés. Comme eux elle y siège de juin à .

Annie Hervé était Médaillée de la Résistance, officier de la Légion d'honneur et titulaire de la Croix de guerre

Sur le réseau Canopé, possibilité de réécouter en ligne un témoignage de résistance d'Annie Hervé, née Noël
Notice: 

Rediffusion de l'émission de François Georges, réalisée par Jean Couturier (27 août 1994). Bobine A:  39'15, Annie HERVE évoque son frère qui était à l'origine du mouvement des "Forces patriotiques de la jeunesse" et d'un de ses actes de résistance. -

À réécouter en ligne.

"Rappelle-toi Barbara

Il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là

Et tu marchais souriante

Épanouie ravie ruisselante

Sous la pluie

Rappelle-toi Barbara

Il pleuvait sans cesse sur Brest

Et je t’ai croisée rue de Siam

Tu souriais

Et moi je souriais de même

Rappelle-toi Barbara

Toi que je ne connaissais pas

Toi qui ne me connaissais pas

Rappelle-toi

Rappelle-toi quand même ce jour-là

N’oublie pas

Un homme sous un porche s’abritait

Et il a crié ton nom

Barbara

Et tu as couru vers lui sous la pluie

Ruisselante ravie épanouie

Et tu t’es jetée dans ses bras

Rappelle-toi cela Barbara

Et ne m’en veux pas si je te tutoie

Je dis tu à tous ceux que j’aime

Même si je ne les ai vus qu’une seule fois

Je dis tu à tous ceux qui s’aiment

Même si je ne les connais pas

Rappelle-toi Barbara

N’oublie pas

Cette pluie sage et heureuse

Sur ton visage heureux

Sur cette ville heureuse

Cette pluie sur la mer

Sur l’arsenal

Sur le bateau d’Ouessant

Oh Barbara

Quelle connerie la guerre

Qu’es-tu devenue maintenant

Sous cette pluie de fer

De feu d’acier de sang

Et celui qui te serrait dans ses bras

Amoureusement

Est-il mort disparu ou bien encore vivant

Oh Barbara

Il pleut sans cesse sur Brest

Comme il pleuvait avant

Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé

C’est une pluie de deuil terrible et désolée

Ce n’est même plus l’orage

De fer d’acier de sang

Tout simplement des nuages

Qui crèvent comme des chiens

Des chiens qui disparaissent

Au fil de l’eau sur Brest

Et vont pourrir au loin

Au loin très loin de Brest

Dont il ne reste rien".

Source Notice du Maitron: Claude Pennetier

Et Musée de la résistance en ligne

Pierre Hervé (1913-1993):

Né le 25 août 1913 à Lanmeur, ferme de Kergolvas (Finistère), mort le 8 mars 1993 à Châtel-Censoir (Yonne) ; professeur ; secrétaire national de l’Union des étudiants communistes (UEC) en 1938 ; résistant, secrétaire général du Mouvement de libération national (MLN) et membre du Conseil national de la Résistance (CNR) ; rédacteur en chef adjoint de l’Humanité (1945-1949) ; rédacteur en chef d’Action (1949-1952), exclu du PCF en 1956, communiste oppositionnel puis gaulliste de gauche ; délégué à l’Assemblée consultative provisoire (1944-1945), député communiste du Finistère (1945-1948).

Pierre Hervé naquit à la ferme de Kergolvas à Lanmeur (Finistère).

Les deux branches de sa famille étaient composées de fermiers et de petits propriétaires. Son père, mutilé de guerre, obtint en 1920 sa nomination aux fonctions de percepteur qu’il exerça dans les Côtes-du-Nord et le Finistère. À la fin de ses études secondaires au collège de Lannion, Pierre Hervé, pupille de la Nation, lisait les publications libertaires comme L’En dehors d’E. Armand, les cahiers Les Humbles et les brochures d’extrême-gauche publiées par la Librairie du Travail. Ce fut seul, par ses lectures, qu’il découvrit le marxisme au travers du Manifeste du Parti communiste de Marx et Engels et de l’ouvrage de Lénine La Maladie infantile du Communisme.

Cette découverte marque sa vie : elle détermine son goût pour la philosophie, en même temps que son engagement communiste. Pierre Hervé s'inscrit pour la première fois aux Jeunesses Communistes en 1932, alors qu'il est encore élève en khâgne au lycée de Rennes. En khâgne au lycée de Rennes, en 1932, il donne ainsi son adhésion aux Jeunesses communistes puis continua à militer l’année suivante au lycée Lakanal de Sceaux (Seine). Il avait pour condisciple Jean Toussaint Desanti — dont il reçut l’adhésion aux Jeunesses communistes — et Pierre Courtade — alors socialiste.

A Rennes, il est le condisciple de Paul Ricoeur et de Pierre-Jakez Helias.

Lors de ses études de philosophie, il côtoie Jean-Pierre Vernant, qui deviendra un autre grand intellectuel communiste.

En 1934, Aragon, qui travaillait comme rédacteur à l’Humanité, lui demanda de collaborer à Commune, l’organe de l’AEAR (Association des écrivains et artistes révolutionnaires).

Son inscription à la Sorbonne au début de l’année scolaire 1934-1935 coïncida avec son entrée à la direction de l’Union fédérale des étudiants (UFE), organisation très proche du Parti communiste. Les Jeunesses communistes le désignèrent à leur Comité central en 1936. Il collaborait alors avec Henri Chrétien, Francis Cohen, Victor Leduc, Gilles Martinet et Jean-Pierre Vernant. En mars 1937 parut le premier numéro du journal mensuel des Étudiants communistes Relève puis, à la rentrée 1937-1938, fut créé le secrétariat national des Étudiants communistes de France, dirigé par Pierre Hervé. Il siégeait au conseil général de l’Alliance internationale des Étudiants pour le Socialisme, fondée le 18 juillet 1937, pour regrouper les étudiants communistes et socialistes de plusieurs pays. Pierre Hervé partit au service militaire pendant l’été 1938, et, conformément aux directives du moment, cessa toute activité. Notons cependant que son nom figure au nombre des membres du bureau national de l’UEC élu le 2 avril 1939 à l’issue de la première conférence nationale constitutive avec Emma Choury, Francis Cohen, Jean Daudin, Yvon Djian, Robert Faure, Maurice Laban, Pierre Lamandé, Yves Moreau, Henri Rack, Olivier Souef et Paul Théanor.

Titulaire d’une licence ès-lettres (Philosophie) et d’un diplôme d’études supérieures de Philosophie, Pierre Hervé se maria le 9 mai 1940 à Paris (Ve arr.) avec une étudiante communiste, Annie, Louise Noël.

Pierre Hervé était soldat de deuxième classe au 46e Régiment d’infanterie quand fut connue la nouvelle du Pacte germano-soviétique. Selon son témoignage : « il se tait, car il n’est ni sollicité ni contraint de prendre publiquement position [...] Pendant la drôle de guerre, il a des contacts avec les communistes qui se trouvent dans son régiment ou dans des régiments voisins (à la frontière) : tout se borne à des conversations au cours de réunions informelles. Certes, il n’approuva pas le Pacte germano-soviétique et surtout l’alignement du Parti communiste, mais il évite de le dire, il insiste surtout sur le fait que d’après un numéro clandestin des Cahiers du Bolchevisme qu’il a lu à Paris pendant une permission, la situation n’est pas celle de 1917 en Russie et n’entraîne pas le « défaitisme révolutionnaire » (témoignage p. 4). Lui-même se proposa sans succès comme volontaire dans les corps francs. Le 21 mai 1940, sur la rive de l’Aisne, Pierre Hervé fut blessé à la face par un éclat d’obus. Il entra le 18 juin à l’hôpital maritime de Brest pour une opération à l’œil, mais les Allemands arrivèrent à Brest et Hervé fut fait prisonnier de guerre.

Il réussit à s’évader le 25 juillet pendant le voyage vers l’Allemagne. Caché un temps dans l’Yonne, il fut surveillant d’externat à l’école Colbert du 21 octobre 1940 au 29 janvier 1941. « Ayant pris contact avec le Parti communiste clandestin, écrit-il, il fut affecté à l’organisation des étudiants communistes à Paris, ce qu’il estima peu raisonnable et dangereux : pendant cette courte période, il participa à la préparation du 11 novembre à l’Arc de Triomphe » (témoignage, p. 5). Le 29 janvier 1941, le rectorat le délégua dans les fonctions de professeur de philosophie au lycée Marcelin-Berthelot à Saint-Maur-des-Fossés (Seine). Jacques Solomon lui confia l’organisation de « l’Université libre » dans la région parisienne et lui demanda de collaborer à la feuille ronéotypée clandestine du même nom. Le 12 juin 1941 deux inspecteurs des renseignements généraux l’arrêtèrent. Une perquisition à son domicile, 3, cours de Rohan (VIe arr.), permit de saisir des tracts et des affiches (Arch. PPo. 84, 13 juin 1941). Les Renseignements généraux pensaient qu’il « dirigeait la propagande communiste dans les milieux universitaires » (rapport de quinzaine). Écroué le 13 juin à la prison de la Santé, jugé quelques jours plus tard, le 17, il fut acquitté. Il resta cependant détenu au dépôt comme interné administratif, avant d’être conduit au camp de Châteaubriant.

Sa femme Annie Noël entreprit alors la préparation de son évasion. Dans la nuit du 7 au 8 juillet, deux amis réussirent à ouvrir une brèche dans les barreaux du dépôt du Palais de justice. Sur quarante-deux internés, vingt et un profitèrent de cette évasion réalisée sans l’autorisation préalable du Parti communiste. L’avis de recherche lancé par la police donnait ce signalement : 1 m 65, châtain roux moyen, rasé.

Ils passèrent clandestinement en zone sud. Un an plus tard, en juillet 1942, par une filière indiquée par un socialiste, il se rendit à Lyon pour entrer en contact avec la Résistance. Lucie Aubrac, qui l’accueillit, l’avait bien connu au Quartier latin. Elle fit aussitôt confiance à Annie et Pierre Hervé qui devint chef régional de Libération à Lyon. Le problème de ses liens avec le Parti communiste se pose : Henri Frenay (La nuit finira), Daniel Mayer (Les Socialistes dans la Résistance en France) pensent que Pierre Hervé était entré à Libération sur ordre du Parti communiste conformément à un plan de conquête de la direction des mouvements gaullistes, et qu’il aurait recruté deux mois plus tard Kriegel-Valrimont et Malleret-Joinville. Nous ne pouvons que renvoyer au témoignage de Pierre Hervé qui affirme avec force avoir rejoint Libération de sa propre initiative : « Il est évident que le Parti communiste ne cherche pas à récupérer Pierre Hervé et même, comme cela va se préciser, il entretient la méfiance à son égard. » Kriegel et Malleret, arrivés fin août ou début septembre 1942, n’auraient pas été reçus par lui. Pierre Hervé partit à Toulouse avant de revenir à Lyon, en avril 1943, comme secrétaire des MUR. Sa femme travaillait au bureau d’information et de presse dans les services de Georges Bidault. Les services du MUR s’installèrent à Paris d’où Hervé écrivit au Comité directeur un rapport connu sous le nom de « Rapport Chardon » (du pseudonyme d’Hervé) : il y prenait position en faveur de l’union de toute la résistance, partis et syndicats compris. « Le rapport Chardon, écrivit-il, contribua à la constitution du groupe, composé d’hommes qui, les uns avaient des convictions communistes et les autres non, après la libération de Paris, formèrent ce qu’on a appelé la minorité du MLN et fondèrent l’hebdomadaire Action ».

De mi-juin 1944 à la libération de Paris, Pierre Hervé siégea au comité directeur du Mouvement de libération nationale et au Conseil national de la Résistance. Directeur adjoint du quotidien Libération et membre du Comité directeur de l’hebdomadaire Action, il entra à l’ Assemblée nationale consultative puis fut élu député du Finistère sur les listes communistes aux deux Assemblées nationales constituantes (commission de la Constitution) puis à la première Assemblée nationale de la Quatrième République (commissions de l’Intérieur, des Affaires étrangères et membre de la commission d’enquête sur les événements de 1933 à 1945 en France).

Pierre Hervé reprit en 1946 sa carte du Parti communiste français qu’il n’avait plus depuis son départ au service militaire en août 1938. En décembre 1946, il quitta Libération et devint rédacteur en chef adjoint de l’Humanité. Dans ses mémoires, son rédacteur en chef Georges Cogniot le qualifia de « charmant collaborateur, dénué de toute arrière-pensée et de tout sentiment mesquin » (Parti pris, p. 78). On lui reprocha cependant d’avoir publié dans Action du 22 novembre 1946, un article intitulé « Il n’y a pas d’esthétique communiste ». Convoqué par Maurice Thorez, Duclos et André Marty, il entendit un réquisitoire d’Aragon et une autocritique de Garaudy qu’il refusa de suivre. En 1947, Pierre Hervé, à la différence de ses amis Kriegel-Valrimont et Malleret-Joinville, n’entra pas au Comité central du PCF. Selon son témoignage : « En juin 1948, excédé par les persécutions dont il était l’objet, principalement de la part d’André Marty et par les intrigues qui se dessinent contre lui dans sa circonscription du Finistère, il demanda à Maurice Thorez l’autorisation de démissionner de l’Assemblée nationale pour se consacrer à la presse ». Il démissionna le 15 juin. Fin mars 1949, il se consacra à Action, nouvelle formule, dirigé par Yves Farge et en fut rédacteur en chef. Mais, en 1952, la direction du PCF décida de supprimer Action.. Pendant deux ans, de 1952 à 1954, il écrivit dans La nouvelle critique. En 1952, (n° 35 et 41) parurent deux articles critiques sur François Mauriac et Albert Camus mais surtout un texte interminable de sept chapitres intitulé De Trotski à Tito dont on a pu dire qu’il en faisait trop ! Il disparut de la revue, comme auteur, après un bref article dans le numéro 60 De l’Iran au Gatémala. Il accepta d’entrer à la section de propagande du Comité central où sa situation devint difficile lorsqu’un député de droite l’accusa, en décembre 1954, à la tribune de l’Assemblée nationale, d’être un indicateur de police rémunéré par Baranès. « Au siège du Comité central, personne ne lui demanda la moindre explication. Il y eut une perquisition de la DST à son domicile : sans résultat. Au procès de Baranès, personne ne le fit citer : ni l’accusation, ni la défense ». Pendant l’été 1955, Pierre Hervé rédigea son ouvrage La Révolution et les Fétiches où il souhaitait que le communisme se délivre « d’une scolastique fétichiste pour revenir à son esprit authentique et s’ouvrir à l’immense aspiration des hommes ». Prudent dans ses commentaires sur la politique du PCF et de l’URSS, le livre ne parut pas moins dangereux à la direction communiste. La même année 1955, dans le numéro 72 de La nouvelle critique parut sous le titre Une apologie du réformisme un article signé Jean Kanapa et Jean Suret-Canale qui critiquait sévèrement l’ouvrage.

Hervé fut exclu le 16 février 1956, le jour même de l’ouverture du XXe congrès du PCUS. Il répliqua aux diverses critiques dont son ouvrage avait fait l’objet dans Lettre à Sartre et à quelques autres par la même occasion puis, lors d’une conférence donnée le 3 décembre 1956, il appela à la constitution de « Cercles marxistes » : un seul, semble-t-il, vit le jour sous le nom de « Justice et Liberté ». Il avait repris sa place dans l’enseignement à la rentrée scolaire d’octobre 1955 : il fut successivement professeur de philosophie au lycée Voltaire (1956), au collège de Louhans (1956-1957), au lycée de Châlons-sur-Marne (1957-1960), au lycée de Rambouillet (1960-1963), au lycée François Villon de Paris (1963-1973).
Antistalinien déterminé, il collabora pendant un certain temps avec Auguste Lecœur à La Nation socialiste et, le 13 janvier 1957, se présenta aux élections législatives, 1er secteur de Paris, comme « candidat du communiste démocratique et national ». Il fut directeur d’une éphémère revue mensuelle La Nouvelle Réforme dont trois numéros parurent en 1957 et 1958. Combattu avec vigueur par le PCF, Hervé se sentit ostraciser par les socialistes critiques, en particulier par l’UGS à l’occasion des élections partielles de mars 1958. Le Monde du 21 octobre 1958 annonça que Pierre Hervé et Auguste Lecœur demandaient leur adhésion au Parti socialiste SFIO en précisant : « les militants soussignés souscrivent aux perspectives d’avenir offertes par le Parti socialiste, d’autant plus qu’ils avaient accueilli avec satisfaction la résolution sur l’Algérie votée par le récent congrès et apprécié le rôle joué par les ministres socialistes au sein de l’actuel gouvernement. » Pierre Hervé, qui n’était pas un soutien de Guy Mollet, resta membre du Parti socialiste SFIO jusqu’en 1963. Enfin, de 1967 à 1969, il collabora à Notre république, organe des gaullistes de gauche.

Retiré dans un village bourguignon en 1973, il cessa toute activité politique.

Pour citer cet article :

https://maitron.fr/spip.php?article75831, notice HERVÉ Pierre, Marie par Jean Maitron, Claude Pennetier, version mise en ligne le 7 janvier 2010, dernière modification le 11 décembre 2018.

Lire aussi:

Un document exceptionnel sur le Parti Communiste dans le Finistère au début de la IVe République: le livret de la 10ème conférence fédérale du Parti Communiste à Brest en mai 1947 (archives Jean-Claude Cariou)

L'audience du Parti Communiste à la libération dans le Finistère

"Entre 1945 et 1946, le PCF Finistère se félicite d'avoir gagné 25 000 voix aux élections dans le département. Dans des élections législatives à la proportionnelle, le Parti Communiste recueillait 70 000 voix en novembre 1945 (2 députés), 80 000 voix en mars 1946 (2 députés), 105 800 voix en novembre 1946 (3 députés sur 10 députés finistériens).

Il regrette toutefois que l'animation politique par les militants se fassent trop sur des objectifs électoraux.

Un Parti de 14 000 adhérents dans le département en 1946-1947: 14 500 cartes du PCF ont été placées aux sections dans le Finistère, et 13 261 cartes réglées.  

L'audience du Parti était très grande dans le Finistère à la Libération. On évaluait les adhérents à 10 000 ou 12 000. Les cartes étaient placées aux réunions publiques au lendemain de la libération. L'organisation ne suivait pas. Mais dans les localités importantes (Brest, Morlaix, Quimper, Douarnenez, Concarneau), les cellules avaient des Bureaux et des activités réelles. Le premier pointage réel que j'ai pu faire en Avril 47 (je venais d'avoir la responsabilité de l'organisation fédérale) faisait apparaître plus de 7000 adhérents. Nous avons vu jusqu'à 12 000 personnes à nos fêtes fédérales (fête de la Bretagne, notre journal, avec Marcel Cachin; 40 000 personnes à Brest sur le cours d'Ajot avec Maurice Thorez le 6 juillet 1947). Parallèlement, les JC (44-45) puis l'UJRF (à partir d'avril 45) comptaient entre 9 et 10 000 adhérents (jeunes venus des FTP, jeunes filles très nombreuses). Les jeunes prenaient leurs responsabilités pour organiser les activités ( 400 Jeunes Communistes à Quimper, 200 à Concarneau, mêmes chiffre à Douarnenez; organisations existant dans les localités rurales du Centre Finistère, Riec sur Belon, etc...). Les meetings des JC rassemblaient autant et parfois plus d'auditeurs que le Parti. Ce sont les JC (garçons et filles) qui ont vite fourni les cadres du Parti (peut-être au détriment de l'organisation des jeunes)".

 

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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