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Photo de Matthieu Stervinou - représentation de la troupe de danse palestinienne à Quimper le 12 juin
Photo de Matthieu Stervinou - représentation de la troupe de danse palestinienne à Quimper le 12 juin
Ouest-France, Sarah Humbert, 2 juin 2026
Dans un communiqué de presse, le PCF (Parti communiste français), s’offusque de la plainte déposée par le président du département du Finistère Maël de Calan, contre un syndicaliste de la CGT.
Dans un communiqué de presse, la fédération du Finistère du PCF (Parti communiste français) « apporte son soutien à Ludovic Morin et l’union départementale CGT du Finistère et dénonce la procédure judiciaire bâillon engagée à travers une plainte en diffamation du président de Département Maël de Calan contre le secrétaire de l’UD CGT du Finistère par rapport à sa défense de la plainte des allocataires du RSA pour des radiations et des contrôles abusifs ».
Dans un communiqué de presse, la fédération du Finistère du PCF (Parti communiste français) « apporte son soutien à Ludovic Morin et l’union départementale CGT du Finistère et dénonce la procédure judiciaire bâillon engagée à travers une plainte en diffamation du président de Département Maël de Calan contre le secrétaire de l’UD CGT du Finistère par rapport à sa défense de la plainte des allocataires du RSA pour des radiations et des contrôles abusifs »
Cette plainte arrive alors que le 15 juin 2026, le président du conseil départemental et le directeur emploi, insertion et logement du Département, sont cités à comparaître par la CGT pour « harcèlement moral institutionnel ». Le syndicat dénonce notamment un harcèlement des bénéficiaires du RSA. Pour le PCF, « vouloir mettre en examen un secrétaire départemental de la CGT est un signal extrêmement grave. […] Nous défendrons sans relâche les libertés syndicales et la liberté d’expression. » Il rappelle que « depuis 2023, plus de 1 000 militants syndicaux ont été poursuivis ou sanctionnés pour leurs engagements en France ».
Les communistes seront aux côtés des syndicalistes le 15 juin à partir de 12 h, devant le tribunal de Brest pour soutenir le combat des syndicalistes « pour dire stop à la traque des précaires ».
Pierre-Yves Cadalen, député LFI de Brest, a lui aussi apporté son soutien au syndicaliste visé. Il explique que ce choix est fait en raison « de l’engagement au quotidien de ce syndicaliste pour défendre les allocataires du RSA. Pour ce qui est du harcèlement moral à l’encontre des allocataires du RSA, la justice est saisie. Elle fera son travail. »
Nouvel épisode dans le conflit opposant la CGT à Maël de Calan sur la question du RSA. Ce lundi 1er juin, le président du conseil départemental du Finistère annonce engager « une procédure pénale pour diffamation à l’encontre de Ludovic Morin », secrétaire général de la CGT du Finistère.
Dans un communiqué, transmis à la rédaction du Télégramme ce lundi 1er juin, le conseil départemental du Finistère annonce sa « riposte » dans la polémique sur le RSA : « Depuis de trop nombreuses semaines, le Département du Finistère, ses agents et sa politique d’insertion en faveur des bénéficiaires du RSA font l’objet d’une campagne de désinformation méthodique, nourrie d’attaques personnelles, de propos mensongers et de contre-vérités agités par l’extrême gauche pour imposer son récit des faits. »
« Respectueux de ses missions de service public, le Département n’a jamais exposé publiquement les cas de fraudes mis au jour au cours des contrôles. Le temps des insinuations touche à sa fin. Le temps des faits approche enfin, poursuit le conseil départemental. Le Département attend avec détermination l’audience judiciaire du 15 juin prochain qui permettra de faire toute la transparence sur la situation professionnelle et pécuniaire des plaignants et ainsi, à chacun de mesurer qui du Département ou des demandeurs respecte les règles ou les contourne. La justice sociale, c’est pouvoir soutenir les personnes qui en ont réellement besoin et respectent leurs obligations prévues par la loi. »
Dans ce même communiqué, déplorant des « dérives observées dans le débat public », Maël de Calan annonce engager « une action pénale pour diffamation contre M. Ludovic Morin, secrétaire général de la CGT, à titre personnel, pour ses propos graves et inacceptables. Le débat démocratique est légitime. La diffamation ne l’est pas. Le Département défendra l’honneur et le travail du service public départemental d’insertion qui permet chaque année à des milliers de Finistériens de retrouver le chemin de l’emploi ».
Dans un communiqué, Kevin Faure a réagi, dès ce lundi 1er juin, à cette déclaration. Le chef de file de l’opposition départementale Finistère & Solidaires, s’insurge contre la judiciarisation du débat par Maël de Calan. « Le débat démocratique ne peut pas se réduire à des menaces, ni à des procédures judiciaires », déclare-t-il à quelques jours de l’audience du 15 juin. L’élu socialiste dénonce le rejet systématique de ses propositions de transparence, qu’il s’agisse de la transmission mensuelle des données de radiations, du bilan attendu du médiateur ou d’un pilotage des contrôles confié à l’économie sociale et solidaire. Kevin Faure, qui a essuyé une fin de non-recevoir, persiste : « Demander des chiffres, des bilans et des garanties de neutralité est le rôle normal d’un élu ». L’élu brestois rappelle au passage son soutien aux syndicats et aux allocataires en précarité : « Convaincre par les preuves sera toujours plus solide qu’une communication solitaire et non contrôlable ».
Alors que la CGT du Finistère pointe depuis plusieurs mois de graves irrégularités de contrôles des bénéficiaires du RSA, Maël de Calan, le président du département a porté plainte pour diffamation contre le secrétaire du syndicat départemental, Ludovic Morin.
Marie Toulgoat, L'Humanité, 1er juin 2026
Une contre-attaque en règle. Ce lundi 1er juin, le président du département divers droite du Finistère Maël de Calan a annoncé par voie de communiqué porter plainte personnellement contre Ludovic Morin, secrétaire général de la CGT Finistère. Le département avait déjà annoncé vouloir saisir la justice contre le syndicat pour le même motif au début du mois de mars. Le syndicaliste aurait tenu des « propos graves et inacceptables », assure l’élu, qui refuse de se « laisser insulter ».
La mobilisation du syndicat contre des contrôles jugés abusifs des allocataires du revenu de solidarité active (RSA) a déclenché l’ire de l’élu départemental. Depuis plusieurs mois, le représentant de la CGT du Finistère a pris en grippe la politique d’allocation de ce minimum social dans le département.
En particulier, de nombreux allocataires ont dénoncé, auprès de la CGT, des contrôles zélés, accélérés depuis 2021, allant jusqu’à conduire à des redressements et des suspensions d’aide. « On a constaté une méthode bien huilée de contrôle qui peut s’apparenter à du harcèlement moral institutionnel », confirme Ludovic Morin.
« Cela se passe toujours de la même manière : les allocataires reçoivent un premier courrier très intrusif, demandant de fournir tous leurs relevés bancaires. Lorsqu’ils répondent, ils reçoivent un nouveau courrier demandant de justifier toutes les dépenses des trois derniers mois. Une fois que c’est fait, un nouveau courrier demande d’étendre les justifications à l’année passée entière. Puis, enfin, l’administration demande des précisions sur le train de vie, cherche à savoir qui sont les autres personnes inscrites sur le bail, par exemple… Chaque absence de réponse fait courir le risque d’une radiation. Les allocataires ressortent broyés », relate le cégétiste.
Forte d’une centaine de témoignages dont quarante versés au dossier, la CGT a déposé plainte au mois de mars auprès du tribunal de Brest contre le président divers droite du département, Maël de Calan, et son directeur de l’emploi pour « harcèlement par instigation des allocataires ». Depuis cette citation à comparaître, le nombre de cas similaires ne cesse d’augmenter, confortant le syndicat dans l’existence d’une « politique systématique « fondée sur » la répétition structurée de pratiques administratives ayant pour effet une dégradation des conditions de vie » des concernés. L’audience se tiendra le 15 juin.
Le président du département, qui réfute ces accusations, insiste de son côté sur la nécessité de son action face aux allocataires du RSA. « Le Département a engagé un plan RSA fondé sur la valeur travail et le respect des règles. La lutte contre la fraude est prévue et encadrée par la loi. Elle est absolument normale et nécessaire », indique un communiqué de la collectivité territoriale.
Maël de Calan se félicite par ailleurs de la chute du nombre d’allocataires au sein de son département, preuve selon lui que des « Finistériens ont retrouvé une situation favorable ». Selon les chiffres de la collectivité, le nombre de bénéficiaires du minima est passé de 18 000 à 13 500 en quatre ans. La preuve, pour Ludovic Morin, secrétaire de la CGT Finistère, d’un « service public de l’exclusion ».
Le 15 juin, l’Union Départementale CGT 29 donne rendez vous à Maël de Calan au tribunal correctionnel de Brest pour l’obliger à rendre des comptes sur sa politique de maltraitance des allocataires RSA. Depuis plusieurs mois, les contrôles et radiations se multiplient, avec des conséquences lourdes pour les personnes concernées. Nous dénonçons une politique de pression et d’exclusion sociale visant les plus précaires.A partir de 12H, l’Union Départementale et L’Union Locale CGT de Brest vous proposent de venir soutenir ce combat, en nous rejoignant pour un rassemblement devant le tribunal.Vous trouverez ci-dessous : l’affiche de mobilisation et un contre-argumentaire CGT sur la situation et les enjeux de cette politique.Nous vous invitons à diffuser largement ces éléments dans vos syndicats, sections et réseaux militants.