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10 août 2025 7 10 /08 /août /2025 06:00

 

 

 

 

 

 

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9 août 2025 6 09 /08 /août /2025 06:00

 

 

 

 

 

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7 août 2025 4 07 /08 /août /2025 06:00

 

 

 

 

 

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3 août 2025 7 03 /08 /août /2025 05:10

 

 

 

 

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1 août 2025 5 01 /08 /août /2025 05:10

 

 

 

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31 juillet 2025 4 31 /07 /juillet /2025 05:30

 

 

 

 

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30 juillet 2025 3 30 /07 /juillet /2025 08:17

 

 

 

 

 

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28 juillet 2025 1 28 /07 /juillet /2025 05:00

 

Michèle Leflon

Présidente - Coordination Nationale des Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de proximité

Cet article a pour but de faire le point sur la question du 100 % Sécu à la suite d’un débat pluraliste(Février 2025 / Convergeons pour la Sécurité Sociale !) : les freins, les questions en suspens, les perspectives pour la réflexion et l’action.

La base commune adoptée au 39 congrès en dresse le cadre :

« Les communistes agissent pour un nouveau développement d’une Sécurité sociale du XXIe siècle, répondant aux besoins humains, prenant en charge les soins à 100 %, y compris pour l’autonomie, en lien avec le développement des services publics, revenant à une politique familiale universelle et garantissant une retraite de haut niveau.

Notre projet de société, à travers la Sécurité sociale du XXIe siècle, impose de mettre en œuvre les conditions d’une efficacité sociale nouvelle, en s’appuyant sur une dépense publique et sociale massive. »

Un intéressant débat contradictoire

À l’initiative de Convergence des Services Publics, une journée de débat a eu lieu à Montreuil le 1ᵉʳ février 2025. Le thème du matin était : « Pour la santé, engageons la bataille pour le 100 % Sécu ». Les organisateurs avaient réuni des intervenants présentant des approches diverses. En introduction, Barbara Filhol, de la CGT Santé et Action Sociale 94, est revenue sur les luttes en cours dans les hôpitaux de son département, boostées par la victoire à Villeneuve-Saint-Georges, où la grève a permis de gagner la création de 14 postes aux urgences.

Le premier intervenant de la table ronde, Tan Nguyen, représentant des usagers au titre de l’INDECOSA-CGT dans un hôpital du Val-d’Oise, a dressé les attentes de la population, des sujets de préoccupations majeures trop peu pris en compte : la recherche d’un médecin, les dépassements d’honoraires de plus en plus fréquents.

Le Pr Grimaldi a dénoncé la situation actuelle, l’existence en France d’une protection sociale à deux niveaux, la Sécurité sociale et les complémentaires, avec le gâchis dû à une double gestion, le gâchis aussi de la concurrence entre les complémentaires. Il critique également la non-solidarité des complémentaires, faisant payer plus aux personnes âgées, plus souvent malades, le fait qu’une partie des complémentaires favorise les dépassements d’honoraires en les remboursant ou les médecines alternatives non contrôlées, et regrette que les partis politiques de gauche et les syndicats, de par leur lien avec les mutuelles, entretiennent ce double système, comme en témoigne la création de la mutuelle obligatoire d’entreprise sous François Hollande. Il termine son propos par des propositions de débat en six points : il faut définir les remboursements qui sont nécessaires, et cela relève non du corps médical mais d’une décision démocratique. Il faut définir ce que deviennent les dépassements d’honoraires. Le débat doit porter sur le financement, ce qui revient à la CSG et à la cotisation : la TVA est inadmissible. Le système de soins doit être régulé, non d’un point de vue financier, mais sur la pertinence des soins. Les autres débats à avoir sont celui de la gestion démocratique et du devenir des salariés des mutuelles. Sa proposition concrète est de créer une assurance complémentaire gérée par la Sécu sur les bases de la Sécu. Il devait préciser en fin de débat sa raison pour ne pas tout simplement intégrer dans la Sécu : ne pas faire peur en augmentant de 30 milliards d’euros le budget de l’Assurance maladie.

Nicolas Souveton, secrétaire général des Mutuelles de France, prenait la suite en disant d’emblée qu’il y était très à l’aise, les Mutuelles de France étant issues des mutuelles ouvrières à l’action depuis la création de la Sécu pour la défendre et la renforcer, mais aussi pour construire des solutions sur tous les problèmes qui restent. Pour lui, il convient de ne pas se tromper de débat : le but est d’obtenir une protection sociale de haut niveau. Il souligne deux difficultés : le fait que la Sécurité sociale n’est pas considérée comme un objet politique, mais simplement technique, et les baisses de remboursement progressives depuis 30 ans, faisant que la Sécu est devenue minoritaire dans le remboursement des soins de ville hors ALD (affections de longue durée). La Sécu à 100 % ne peut pas être simplement la prise en charge du ticket modérateur, s’il n’y a pas aussi modification des tarifs (lunettes…) et transformation du système de santé en panne de professionnels actuellement. Il termine en disant qu’il y a là des luttes que les militants de la Sécurité sociale doivent mener tout de suite, et en particulier celui sur le financement, en comparant le déficit à la masse des exonérations. À la fin du débat, il reviendra sur la fragmentation de la population engendrée par l’ANI ayant généralisé des contrats obligatoires pour les entreprises privées et démontera la notion de frais de gestion attribués aux mutuelles, alors que ce sont pour l’essentiel des services rendus à la population.

Le Dr Limousin, directeur des Cahiers de Santé Publique et de Protection Sociale, revue du PCF, commence son intervention sur les attentes de la population, majeures en termes d’accès aux soins du fait des pénuries de professionnels, de lits… et des difficultés financières, objet du débat. Il faut en revenir aux fondamentaux : il faut un système de financement unique, non soumis à la concurrence, universel, pour tout le monde de façon égale, démocratique, indépendant de l’État, même s’il lui est lié, à dimension nationale, basé sur la solidarité intergénérationnelle, territoriale et sociale. Chacun paie selon ses moyens et reçoit selon ses besoins : c’est un système novateur. Dire que ce système coûte cher est un non-sens, car c’est l’outil principal du progrès social et économique, fondé sur la production des richesses. Il termine sur les propositions : pas de panier de soins, pas d’inclusion des mutuelles dans la Sécu, mais un 100 % clair et net. Le financement est possible : fin des exonérations, cotisation des revenus financiers des entreprises, modulation des cotisations. En fin de débat, il revenait sur les méfaits du capitalisme, les profits des complémentaires privées qui sur 100 euros de cotisation en rendent 50, ceux des laboratoires pharmaceutiques, avant de terminer sur les soins inutiles, en insistant sur le fait que c’est la science qui doit trancher.

Ce premier débat a été suivi l’après-midi d’un second, sur le financement, à propos des retraites et de la perte d’autonomie.

Décryptage

Le financement a été sur les lèvres de quasiment tous les intervenants, à la tribune ou dans la salle, même s’il était spécifiquement prévu de traiter cette question majeure l’après-midi, avec une quasi-unanimité sur la nécessité d’augmenter les ressources de l’Assurance maladie : les propositions du PCF de faire cotiser les revenus financiers des entreprises et de moduler les cotisations sociales en fonction des politiques des entreprises sont de plus en plus reprises. Dans le débat de l’après-midi, Frédéric Boccara est intervenu sur la nécessité d’une nouvelle efficacité économique : c’est sans doute l’aspect sur lequel le PCF reste très novateur. Dans la suite, les interventions dans la salle ont d’ailleurs plus porté sur le « comment mobiliser » que sur « où trouver l’argent nécessaire ».

De nouvelles ressources pour la Sécurité sociale sont en effet indispensables pour un vrai 100 % Sécu répondant réellement aux besoins, à la différence de la « grande Sécu » dont l’idée avait été lancée en 2021 avec le soutien d’Olivier Véran, alors ministre de la Santé, reprise tout récemment par l’UFC-Que Choisir dans un communiqué : un modèle où l’ensemble des soins essentiels serait pris en charge à 100 % par la Sécurité sociale et financé par un déplacement des cotisations des mutuelles vers la Sécu, le remboursement en fait d’un panier de soins, laissant la place à des complémentaires privées (appelées supplémentaires par certains). Les économies réalisées par la suppression de ces doubles remboursements sont certes réelles (frais de gestion et frais de recherche de nouveaux mutualistes), mais bien inférieures aux chiffres annoncés par ceux qui en font la solution miracle pour ne pas revendiquer des recettes nouvelles pour la Sécu, ne prenant pas en compte les services rendus par les mutuelles comme combler le déficit de centres de santé !

Augmenter les recettes de l’Assurance maladie (c’est valable pour les autres branches !) ne peut se faire par un prélèvement supplémentaire sur les salaires : c’est une part supplémentaire de la richesse produite qu’il faut mutualiser, et c’est donc sur les profits qu’il faut le faire ! À la différence de ceux, en particulier chez LFI, qui voudraient étendre le régime d’Alsace-Moselle, dont les cotisations ne sont payées que par les salariés (un défaut de ce système, entre autres, dont l’extension nous conduirait à une impasse, même s’il doit être pour l’instant préservé pour celles et ceux qui en bénéficient).

Le 100 % Sécu est un projet politique.

C’est un projet de solidarité pour répondre de manière universelle aux besoins de soins de la population face à la dérive libérale qui réduit de plus en plus les prises en charge par la Sécurité sociale pour faire la place au secteur assurantiel. Cela suppose de répondre à l’ensemble des besoins et pas seulement aux risques vitaux pour éviter le recours à une assurance « supplémentaire ». Il ne peut donc s’agir de ne rembourser qu’un panier de soins. Mais il n’est pas question non plus de rembourser les médecines parallèles, parfois dangereuses, souvent surtout mercantiles. C’est la science qui doit en décider, mais pas seule ! Les restes à charge, paradoxalement plus élevés chez les patients en ALD que dans le reste de la population, donnent une idée des besoins : soins de support, aides techniques… qui ne relèvent pas que de la science médicale.

Le 100 % Sécu appelle à un progrès démocratique, car c’est dans la rencontre entre les professionnels de santé et les assurés sociaux que peut se décider ce qui est utile et donc à rembourser. Il y a urgence à redonner le contrôle de la Sécurité sociale aux salariés par des élections des membres des conseils d’administration des caisses. C’est à eux, à leurs organisations syndicales de dire à quoi sont consacrées les richesses qu’ils produisent. Ils pourront se faire assister par tout le mouvement associatif qui existe dans le domaine de la santé et de l’autonomie, qui a développé une vraie expertise. À l’inverse de la gestion actuelle, fondée sur la recherche d’économies, il y a besoin d’élaborer démocratiquement une politique de réponse aux besoins, nationalement, mais aussi localement pour répondre à des besoins particuliers, pour exercer aussi un contrôle sur le système de soins, un contrôle bienveillant, pour éviter les pratiques mafieuses ou sectaires, et non comme actuellement pour chercher à faire des économies en sanctionnant les médecins faisant plus d’arrêts de travail que leurs confrères, sans en chercher les causes.

Le 100 % Sécu, c’est aussi marquer des points vers le dépassement du capitalisme. La Sécurité sociale n’est évidemment pas là pour enrichir les intérêts personnels, que ce soit ceux des professionnels libéraux, des laboratoires pharmaceutiques, des producteurs de dispositifs médicaux, des fonds de pension qui investissent dans les cliniques privées, les EHPAD, les laboratoires ou la radiologie !

Porter le projet d’un 100 % Sécu, c’est donc aussi porter le projet d’une organisation du système de soins reposant sur le service public, d’un pôle public du médicament, d’éventuelles nationalisations avec les questions d’emploi et de formation.

Rappelons que pour les communistes, l’autonomie est partie intégrante de la santé et que la création de la 5 branche n’a été qu’un cheval de Troie pour mieux casser la Sécu. Dans ce domaine aussi, le capitalisme, avec la silver economy, fleurit et nécessite services publics et contrôle citoyen du prix des matériels !

L’enjeu majeur des mobilisations

En dressant tous ces objectifs au 100 % Sécu, on pourrait faire croire que c’est un but inatteignable, alors que précisément c’est sa cohérence qui en fait la force et permet de rassembler toutes celles et ceux qui, dont notre pays, sont attachés à la Sécurité sociale, et ils sont très majoritaires ! Ce n’est pas pour rien que le projet de « grande Sécu » a fait des émules. Il fallait répondre à l’aspiration populaire en reprenant le projet des communistes pour le retourner à la sauce libérale, celle qui facilite le développement du marché assurantiel.

De nombreux militants progressistes, communistes souvent, sont engagés dans le mouvement mutualiste. Ce souhait de répondre tout de suite aux besoins est légitime. Il participe de plus au développement de la démocratie dans notre pays, à l’animation du débat sur la protection sociale.

Il ne s’agit donc pas d’opposer partisans du 100 % Sécu aux militants mutualistes, mais de construire ensemble les campagnes pour que la Sécu ait les moyens financiers de répondre aux besoins, pour sa démocratisation, pour un pôle public du médicament, et même des campagnes très concrètes, contre les dépassements d’honoraires par exemple.

La seule règle sans doute à se donner face aux multiples angles d’attaque pour aller vers le 100 % Sécu est d’éviter de créer de nouveaux freins au prétexte d’améliorations immédiates. La création de mutuelles communales interroge en ce sens : si cela répond à un besoin, c’est aussi contribuer à la fragmentation des publics, à l’opposé de l’universalisme nécessaire.

La loi qui vient d’être adoptée sur la prise en charge du cancer du sein, à l’initiative de Fabien Roussel, défendue par Cathy Apourceau-Poly au Sénat et Yannick Monnet à l’Assemblée nationale, même en partie dénaturée par le Sénat, est un bon exemple des mobilisations possibles : une amélioration très concrète et la progression du débat d’idées !

En conclusion, comme cela a été dit à de nombreuses reprises dans ce débat, la santé et la protection sociale ne sont pas des objets techniques, mais des objets politiques. L’accès aux soins est une préoccupation majeure de la population. Y répondre par le 100 % Sécu permet de rassembler largement en liant projet politique et expériences concrètes de luttes. Ne nous en privons pas !

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27 juillet 2025 7 27 /07 /juillet /2025 04:30

 

Emmanuel Macron vient de remettre au goût du jour le projet de « TVA sociale » pour financer la protection sociale. Une proposition qui ne vise pas moins que de démanteler définitivement notre modèle social au plus grand bénéfice du patronat.

 Le 15 avril dernier dans une interview, le président du Medef, Patrick Martin, préconisait de mettre en place une « TVA sociale » pour réduire les prélèvements obligatoires sur les entreprises, qu’il considère être à l’origine des difficultés économiques et budgétaires de la France. Lors de l’interminable interview donnée sur TF1 le 13 mai dernier, Emmanuel Macron, à son tour, estimait que le modèle social français « reposait trop sur le travail » et ne contribuait pas assez au financement de la Sécurité sociale, suggérant notamment un financement « par la consommation ». Ce faisant, sans la citer, il reprenait implicitement l’idée de la « TVA sociale », que lui avait soufflé quelques jours auparavant le patron du Medef.

Une action concertée

François Bayrou s’est engouffré dans la brèche ouverte par son président pour inviter les partenaires sociaux à « s’emparer de la question ». Une proposition immédiatement accueillie avec enthousiasme par Patrick Martin, président du Medef. En quelques jours, la boucle était bouclée.

La TVA dite « sociale » consiste à augmenter le taux de TVA (taux réduit et/ou taux normal) pour affecter les recettes supplémentaires de TVA « au budget de la Sécurité sociale », tout en diminuant en parallèle les cotisations patronales et éventuellement salariales. Une idée qui n’a pas le mérite de la nouveauté puisqu’elle faisait déjà partie des mesures prises par Sarkozy à la fin de son mandat présidentiel, et abrogée par son successeur, François Hollande. Une abrogation-soit dit en passant- qu’il déclarera avoir regrettée plus tard…

Ses partisans – le patronat, ses idéologues et son personnel politique – y voient à la fois un moyen de résorber le déficit (aujourd’hui de 15 milliards d’euros en 2024) en réduisant « le coût du travail ».

C’est oublier que ledit déficit a pour principale cause trente ans de politique d’austérité salariale et d’exonérations ou de réductions de cotisations patronales au nom du « coût du travail ». Des exonérations qui ont atteint, en 2023, le chiffre record de 75 milliards d’euros (1). Bien au-delà du déficit.

Enjeu de classe

Mais dans les faits, ce n’est pas tant l’impact sur le « coût du travail » qui préoccupe le patronat, que l’impact des cotisations sociales sur ses profits. Car le financement de la Sécurité sociale est, en France, au cœur de la lutte des classes pour le partage de la richesse créée dans les entreprises. Le profit des entreprises (l’excédent brut d’exploitation) est ce qui reste au patronat après avoir versé les salaires et… « les cotisations sociales à la charge des employeurs ». Aujourd’hui, ces cotisations représentent quelque 14 % de la valeur ajoutée des entreprises et près de 346 milliards d’euros.

On comprend que le patronat lorgne sur cette manne depuis des années et ne verrait pas d’un mauvais œil son retour dans l’escarcelle de ses profits.

Cette nouvelle étape envisagée dans le démantèlement du financement de la Sécurité sociale n’est donc que la suite d’une longue marche vers la « fiscalisation » totale des ressources de la Sécurité sociale, c’est-à-dire le remplacement des cotisations des entreprises par les impôts des ménages, qu’ils soient directs ou indirects, pour, finalement, supprimer toute contribution des entreprises au financement des dépenses sociales.

La première étape de cette longue marche fut la création par Michel Rocard de la Contribution sociale généralisée (CSG). C’est un impôt qui est assis sur l’ensemble des revenus des personnes résidant en France. Elle est prélevée à la source sur la plupart des revenus, Depuis 2018, elle contribue aussi au financement de l’assurance chômage. Son taux initial était de 1,1 %, mais il a subi de nombreuses augmentations pour atteindre aujourd’hui 9,2 %. En 2022, l’ensemble des ressources collectées au titre de la CSG s’est élevé à 141,6 milliards d’euros pour l’ensemble de ses attributaires (branches famille, maladie et « autonomie », Fond de Solidarité Vieillesse (FSV), Caisse d’Amortissement de la Dette Sociale (CADES) et UNEDIC).

La CSG a ainsi constitué un premier détricotage de notre modèle social. Alors qu’en 1990 le financement des dépenses sociales était assuré à près de 90 % par les cotisations, aujourd’hui, les cotisations ne représentent plus que 54 % des recettes de la Sécurité sociale et 31 % des ressources sont assurées par des impôts et taxes affectées à la protection sociale, essentiellement CSG mais aussi… TVA. Car depuis plusieurs années, une partie du financement de la protection sociale est déjà assurée par la TVA pour un montant de l’ordre – bon an mal an – de 50 milliards d’euros.

Des inégalités accrues

Le projet d’une TVA dite sociale constituerait donc l’officialisation et la généralisation d’une dérive déjà entamée depuis de nombreuses années. Avec cette nouvelle étape de transfert des cotisations patronales sur la TVA , le financement de la protection sociale serait encore plus inégalitaire : contrairement à l’impôt sur le revenu qui est progressif (plus les revenus sont élevés et plus son taux est important), la TVA est considérée comme un impôt régressif, au sens où sa part dans le revenu des ménages décroît avec le niveau de vie. Le caractère régressif de la TVA s’explique par la part du revenu allouée à la consommation qui décroît avec le niveau de vie. Celle-ci s’élève en moyenne à 97 % du revenu pour les deux premiers déciles contre 72 % pour les deux derniers déciles. La TVA représente ainsi une part beaucoup plus importante du budget des ménages pauvres : plus de 20 % du budget des 10 % les plus pauvres y passe, contre moins de 10 % de celui des plus aisés. Financer la sécurité sociale par la TVA, ce serait donc aggraver les inégalités devant la protection sociale

Des inégalités encore accrues par les effets économiques collatéraux de sa mise en œuvre.

Pour le patronat, ce transfert vers la consommation permettrait aux entreprises de regagner en compétitivité. Cela permettrait « aux travailleurs de gagner plus d’argent, aux entreprises de pouvoir embaucher plus », a ainsi promis Amir Reza-Tofighi, président de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME). On est habitué aux promesses du patronat, mais on ne se lasse pas. Souvenons nous de de la promesse de création d’un million d’emplois de Pierre Gattaz…

En fait, tout dépend de ce que feront les entreprises de cette manne récupérée de la baisse des cotisations patronales. Et il n’est pas sûr – loin de là – qu’elles les consacrent à augmenter les salaires ou à baisser leurs prix plutôt qu’à restaurer leurs marges. L’expérience de 30 ans d’exonérations de cotisations patronales incite à être circonspect. (Cf encadré)

En revanche, il est clair qu’une augmentation de plusieurs points de la TVA (un point de TVA ne rapporte à l’Etat que de l’ordre de 10 milliards d’euros) aura à court terme un effet inflationniste évident qui pénalisera encore les plus défavorisés

Etatisation contre démocratie 

 Cette transformation du financement pose en outre la question de la gestion de la protection sociale. La Sécurité sociale a été bâtie sur le principe de cotisations qui alimentaient des caisses distinctes de celles de l’État, gérées par les travailleurs eux-mêmes à travers des représentants élus, aux côtés des représentants du patronat. Il s’agissait donc d’un principe de démocratie sociale. Avec un financement par l’impôt, l’État pourrait justifier son action selon le principe « je finance, donc je gère ». On l’a vu avec les dernières réformes de l’assurance chômage : les cotisations sociales chômage ont été supprimées et remplacées par plus d’impôts nationaux. Résultat, il a fortement détérioré l’assurance chômage avec des effets très importants. Derrière ce changement de financement, se cache la question du pouvoir de décision sur toutes les questions essentielles : niveaux des prestations, niveau des contributions etc. Au fur et à mesure que le financement et la gouvernance sont étatisés, la volonté de réduction des dépenses devient clairement visible

Retour aux fondamentaux

La protection sociale est une composante essentielle d’une société solidaire moderne d’où la précarité devant l’emploi, la maladie et la vieillesse ont été éliminées. Son financement doit être assuré par un prélèvement direct sur les richesses produites là où elles sont produites, c’est -à-dire les entreprises. C’est pourquoi le financement par les cotisations – patronales et salariales – doit rester le principe fondamental de son financement.

Résorber le déficit ne passe pas par un transfert des ressources vers la consommation mais par le maintien du financement par les cotisations avec notamment

  • la remise en cause des exonérations de cotisations des employeurs
  • la revalorisation des salaires et notamment l’égalité salariale hommes femmes
  • une priorité donnée au développement de l’emploi, de la formation et à la reconnaissance des qualifications : pour un taux de cotisations donné, plus d’emplois avec de bons salaires, c’est directement plus de cotisations. Et c’est aussi plus de valeur ajoutée – car c’est le travail des salarié.e.s qui crée les richesses ; c’est donc le moyen d’augmenter les salaires et les cotisations ;
  • un prélèvement sur les revenus financiers des entreprises pour les inciter à consacrer leurs profits à la création d’emplois et de richesses plutôt qu’aux placements financiers. Rappelons que les revenus du capital (dividendes et intérêts perçus, notamment par les institutions financières) échappent à toute cotisation.

La cotisation est ainsi un outil d’efficacité économique et sociale. Une modulation des taux de cotisation constitue un outil puissant pour inciter les entreprises à développer l’emploi stable, les salaires, la formation, et à partir de là un nouveau type de croissance. Les entreprises qui, sous contrôle de l’intervention des salariés dans les gestions, relèvent la part de la masse salariale dans la valeur ajoutée seraient assujetties à un taux de cotisation relativement abaissé. À l’inverse, les entreprises qui licencient, réduisent la part des salaires dans la valeur ajoutée seraient assujetties à un taux de cotisation beaucoup plus lourd. On viserait ainsi à dissuader de la course à la croissance financière et aux économies massives sur l’emploi et les salaires. Au contraire, l’incitation à l’accroissement des salaires, de l’emploi, à l’enclenchement d’un nouveau type de croissance, permettrait une masse de cotisations accrue. Le taux de prélèvement pour financer la protection sociale devrait être ainsi plus efficace et plus équitablement réparti entre les secteurs d’activité en visant le développement de l’emploi et des salaires.

Le projet de TVA dite sociale va à l’opposé d’une telle société et d’une protection sociale du XXIe siècle. Il ne vise qu’à rétablir les profits des entreprises et à les exonérer de toute responsabilité sociale.

  • Rapport Bozio Wasmer Octobre 2024

Encadré : trente ans d’exonérations

C’est au nom du « coût du travail » que le patronat français milite activement pour la TVA « sociale ». Pourtant, beaucoup a été fait au cours des trente dernières années pour réduire ce fameux coût du travail.

Dans un récent rapport publié sous l’égide de la Cour des Comptes, on peut lire : « Depuis la mise en place des premières exonérations générales en 1993, le coût estimé pour les finances publiques de ces exonérations générales a crû de manière continue pour atteindre 75 milliards d’euros en 2023, soit 2,7 points de PIB (Graphique 1.24). Une première phase d’accélération dans les années 1990 coïncide avec la montée en charge progressive du dispositif et ses réformes successives (voir Chapitre 1, partie 1). Un deuxième moment de croissance au début des années 2000, les exonérations passant de 0,5 point de PIB à plus de 1 point, correspond au moment où le dispositif vise à accompagner la réduction du temps de travail. Un troisième changement de régime intervient avec la création du CICE en 2013 que nous comptabilisons ici conventionnellement comme une exonération : entre 2012 et 2018, le montant des exonérations progresse de 1,1 point à 2,1 points de PIB. Après une période de stabilité en 2019-2021, les exonérations générales progressent à nouveau plus rapidement en 2022 et 2023. »

 

 

Ces exonérations ont-elles été efficaces en termes d’emploi ? L’appréciation de la Cour des Comptes est (presque) sans appel. Ces exonérations incitent les entreprises à maintenir des bas salaires pour conserver le bénéfice des exonérations : « Dans les années 1990, l’emploi des travailleurs peu qualifiés a été stimulé par des réductions de cotisations sur les bas salaires. Cependant, la polarisation croissante du marché du travail a fait perdre la politique en efficacité, et présente un coût important pour les finances publiques, à hauteur de 75 milliards d’euros en 2023. La forte dégressivité des exonérations crée des trappes à bas salaires, freinant ainsi la dynamique salariale et les promotions. L’investissement des salariés et des entreprises dans la formation et les compétences est bloqué par les taux de prélèvements élevés. Par ailleurs, l’impact de la politique sur le secteur industriel reste modéré (à noter qu’il est positif pour l’emploi) et les récentes hausses du Smic ont augmenté les inégalités entre secteurs. Enfin, l’effet d’écrasement de la distribution des salaires freine les augmentations salariales et décourage ainsi l’amélioration des compétences des employés. »(Cour des Comptes, Les politiques d’exonérations de cotisation sociales : une inflexion nécessaire).

Les salariés, eux, ont été moins bien traités. Contrairement aux cotisations supportées par les employeurs, les prélèvements destinés au financement de la Sécurité sociale ont progressé entre 1991 et 2022 : le taux effectif de prélèvement salarial pour des rémunérations situées entre le SMIC et le PASS est passé de 13,6 % en 1991 à 16,8 % en 2022. Cette progression est imputable aux augmentations successives des taux de CSG intervenues sur la période, aux compensations qui en ont résulté et aux hausses des taux de cotisation vieillesse intervenues notamment dans le cadre de la réforme des retraites de 2014. (Comptes de la Sécurité Sociale 2022)

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26 juillet 2025 6 26 /07 /juillet /2025 12:58

 

 

Le dossier de ce numéro d’Economie&Politique traite de la guerre commerciale qu’a engagée Donald Trump, de ses conséquences possibles mais aussi des perspectives qu’elle pourrait ouvrir. Tout d’abord, comme vous pourrez en prendre connaissance dans un article fouillé et documenté de Frédéric Boccara, il ne faudrait pas tirer des conséquences trop rapides du comportement du président américain. En effet, derrière une apparente attitude désordonnée et fantasque, existent une ligne et un objectif précis. Il s’agit de remettre les États-Unis en ordre de marche afin de leur redonner leur lustre d’avant, c’est-à-dire de continuer dans les conditions actuelles à dominer le monde avec leur monnaie, le dollar, et de demeurer le modèle indépassable d’organisation de la société. C’est dans cette optique qu’il faut situer l’attitude et les choix certes parfois hésitants mais à vocation déstabilisatrice d’un Donald Trump.

Car tout cela n’intervient pas sans raison profonde, tout ne tombe pas comme un coup de tonnerre dans un ciel serein. C’est qu’en arrière-plan, aux États-Unis, c’est-à-dire dans le cœur du capitalisme mondial, se développe une nouvelle étape de la crise de système sans doute plus importante que ce qui a été évalué jusqu’alors et qui fait passer les uns après les autres les voyants au rouge. La base sociale du système US se lézarde, moins de valeur ajoutée se crée sur le sol américain – que voulez-vous, on ne peut aller faire produire en Chine et disposer pour soi-même de la valeur qui est créée sur ce territoire –, le déficit se creuse, la dette se gonfle à un point tel que pour la première fois les dirigeants des institutions financières et bancaires, dont le président de la FED, tirent officiellement la sonnette d’alarme. En règle générale, pour rattraper le déficit, il s’agissait soit de faire varier le cours du dollar, soit de provoquer une réunion de représentants du bloc capitaliste pour leur faire avaler quelques jolies couleuvres visant à sauver le dieu dollar et le tour était joué. Tout repartait à la « normale ».

Un défi à l’hégémonie du dollar

Mais un grain de sable est venu se loger dans ce bel ordonnancement. La donne mondiale a en effet quelque peu changé. Sont entrés sur la scène internationale de nouveaux acteurs, et pas des moindres. En premier lieu la Chine qui, en 2024, selon la Banque mondiale, est devenue le premier pays au monde pour le PIB à parité de pouvoir d’achat. Et comme si cela ne suffisait pas, ce pays qui détient 770 milliards de dollars de bons du trésor américain, ce qui en fait le second créancier des USA, a eu l’idée d’engager un processus visant à se passer du dollar pour réaliser les échanges commerciaux mondiaux. C’est dans cette optique que s’est créé depuis quelques années un groupe de pays, les BRICS. Ce groupe de pays représente aujourd’hui un tiers du commerce mondial et plus de 50 % de la population. Et chacun s’accorde en son sein sur une volonté commune de sortie de la domination du dollar. Comme pour anticiper la nouvelle donne, déjà de nombreux échanges se font dans une autre monnaie, le RMB (renminbi), monnaie chinoise. L’équivalent de 648 milliards de dollars a été ainsi échangé en 2024 entre ces pays. Plus près de nous encore, en mars dernier, 54,3 % des échanges entre ces pays ont été effectués en dehors du dollar. Pour le moins, ce n’est pas tout à fait ce qu’on peut appeler un non-évènement. Et pour couronner le tout, récemment le gouverneur de la banque centrale chinoise a réaffirmé la volonté de son pays de voir se mettre en place une nouvelle monnaie commune mondiale qui serait, on peut l’espérer ainsi à la lumière des travaux de Paul Boccara sur le sujet, d’une nouvelle monnaie commune mondiale issue des DTS, un véritable outil d’échange et de développement au service de tous les peuples du monde et non plus d’un ou de quelques-uns plus particulièrement.

On peut dès lors aisément comprendre l’inquiétude des USA, ainsi que des capitalistes américains (multinationales, fonds d’investissements), incarnation même du capitalisme mondial et de sa domination politique, culturelle, militaire sur le monde, voyant cette dernière sérieusement ébranlée. On peut aussi pressentir en même temps que tout ce joli parterre de milliardaires souhaite stopper au plus vite cette évolution et réinstaller leur domination, car concrètement ou intuitivement ils sentent bien qu’un tournant décisif risque de se prendre assez rapidement. Un tournant qui pourrait ouvrir sur une nouvelle phase des relations mondiales sur les plans financiers, économiques, commerciaux et politiques à partir du contournement engagé actuellement qui, s’il se transformait en un dépassement décisif serait sans possibilité de retour en arrière. Soit une évolution de la société mondiale passant par l’installation d’un nouveau système de régulation de la mondialisation des échanges, des relations et de la coopération entre les pays et les peuples du monde à partir d’une conception visant le co-développement et non la domination et l’exploitation.

Et ce qui se joue au plan mondial, c’est-à-dire, soit une aggravation et une détérioration pouvant conduire à des conflits majeurs voire à une troisième guerre mondiale, soit une évolution progressive et déterminée vers un monde de partage, de respect mutuel pour le développement de chacune et de chacun, se joue également certes à un autre niveau, en de multiples autres domaines.

En France, crise et austérité

Comment en effet ne pas voir que les choix qui se dessinent par exemple en France, en matière budgétaire, soit dans le cadre du projet de loi Finances, soit dans celui de la Sécurité sociale, puisent leur logique dans le même type de contradiction fondamentale ? C’est-à-dire le choix entre la satisfaction des besoins humains, sociaux et écologiques, piliers du vivre ensemble, et celui de la soumission à la politique de prédation imposée par les marchés financiers et leurs logiques de rentabilité et de domination par l’argent. Il en va ainsi de la course folle à la déréglementation du ferroviaire avec l’entrée sur le marché français de compagnies étrangères et vice versa, dans le but de créer à terme les conditions de monopoles européens qui ensuite seront totalement maître du jeu. Il en va de même de la disparition ou de la privatisation de pans entiers de services publics qui devraient découler du projet de réduction de 40 milliards d’euros de la dépense publique. Des services publics pourtant indispensables à la cohésion sociale et nationale, au vivre ensemble et au bien-être de toutes et de tous. Il en va encore de même s’de la politique de santé qui laisse des zones entières sans médecins, qui ferme à tour de bras des lits d’hôpitaux, qui conduit aujourd’hui à une hausse de la mortalité infantile, résultat de plusieurs facteurs croisés que sont la disparition des maternités de proximité, la situation de précarité sociale et économique des mamans, le manque de prise en charge de la prématurité. Et comme si cela ne suffisait pas, la ministre de la Santé annonce vouloir faire 1,8 milliards d’euros d’économies dans le secteur de la santé en 2025. Mais là ne s’arrêtent pas les projets destructeurs puisqu’à la faveur du débat lancé par le conclave sur les retraites, ressortent les vieilles mais tenaces ambitions du MEDEF et de ses dignes représentants que sont Emmanuel Macron et François Bayrou. Pour eux, il y a trop de prélèvements sur le travail. Et quels sont donc ces prélèvements ? Eh bien, les cotisations sociales évidement. Donc maintenant que la branche santé de la Sécurité sociale est financée en quasi-totalité par le l’impôt (CSG et compensation TVA), il s’agit de s’en prendre au gros morceau restant : les cotisations retraites… Ainsi Emmanuel Macron nous ressort le vieux truc de la TVA sociale, un pas supplémentaire dans le sens de la fiscalisation du financement de la protection sociale. Et le MEDEF, lui, tout en nous assurant la main sur le cœur qu’il ne s’agit en aucun cas de toucher à la répartition, nous glisse astucieusement à l’oreille qu’on pourrait avoir recours à une capitalisation complémentaire pour combler le manque de financement résultant du déséquilibre démographique entre actifs et retraités. Et voilà, le vers est dans le fruit, ne reste plus, au gré des questions qui ne manqueront pas à nouveau de se poser quant au financement des retraites, qu’à dire qu’on peut augmenter sans risque la part financée par la capitalisation, jusqu’à ce que cette dernière englobe la totalité. De la sorte, il en serait définitivement fait de la Sécurité sociale qu’Ambroise Croizat nous a léguée. Pour les capitalistes, ce serait une double victoire. Les entreprises ne prélevant plus les cotisations sur la richesse que créent leurs salariés auraient tout le loisir d’orienter ces sommes vers les dividendes alors que les salariés devraient apporter leur argent à des fonds de pensions dont les marchés financiers se servent pour réaliser leurs multiples placements et opérations…

Si par cet exemple on mesure à quel point le patronat est aujourd’hui revanchard, cela ne doit pas nous faire oublier l’état de crise profonde du système capitaliste. Les grandes difficultés auxquelles il est confronté exigent de lui d’accélérer le passage à un autre stade, et par conséquent l’engagement de réformes structurelles permettant d’atteindre ses objectifs en matière de taux de profit tout particulièrement. Voilà pourquoi, dans de telles conditions, il n’a jamais été aussi déterminant, pour l’avenir du peuple de France, que le parti communiste avance avec détermination ses propositions et montre que d’autres issues existent, que face à cette crise, d’autres choix doivent être faits passant par de vraies réponses à la détresse sociale, économique, écologique et politique de nos concitoyennes et concitoyens, engageant ainsi sans plus attendre un processus de dépassement réussi de ce système. L’heure est au changement de paradigme et nous avons les moyens de le réaliser. Dans chaque article du numéro de cette revue, sont pointés les dangers de la période mais sont aussi mises en avant des pistes de réponses et des solutions dont la cohérence en fait un socle programmatique indispensable à une alternative politique qui soit à la fois crédible et radicale. Les échéances électorales qui s’annoncent, à commencer, les élections municipales doivent être des moments forts à saisir pour engager partout le débat sur la transformation sociale avec trois objectifs en tête : la satisfaction des besoins écologiques et sociaux, les moyens nouveaux de financement, et l’intervention démocratique des salariés et de la population pour s’assurer que l’argent mobilisé va au bon endroit et pour les bons projets.

 

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