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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 05:52

 

Article tiré du Think Tank "Le Club des Juristes".1

Guillaume Desgens-Pasanau, magistrat, professeur associé au CNAM, ancien directeur juridique de la CNIL.

"Alors que nous traversons la plus grave crise sanitaire de l’histoire moderne, il nous appartient collectivement de veiller à ne pas porter une atteinte irréversible à nos libertés fondamentales et individuelles.

Dans le but de cartographier la propagation du virus et identifier les personnes à risque, de nombreux projets de surveillance des personnes sont désormais à l’étude. Ils reposent principalement sur des techniques de traçage des téléphones portables par géolocalisation ou utilisation de la technologie bluetooth (« contact tracing »).

Sans méconnaitre l’intérêt possible (mais pas toujours certain) de l’utilisation de ces technologies pour endiguer l’épidémie durant la phase de déconfinement, ces initiatives doivent impérativement s’accompagner d’une réflexion attentive sur les enjeux induits en termes de protection de la vie privée.

« Nous sommes en guerre ». Plutôt que d’invoquer sans cesse l’existence d’une période inédite, nous serions collectivement bien inspirés de prendre le temps d’un regard rétrospectif sur l’évolution des législations de protection des données au cours des 20 dernières années.

La « guerre » contre la crise sanitaire succède en réalité à près de 20 années de « guerre » contre le terrorisme engagée depuis les attentats du 11 septembre 2001. Cette volonté de renforcer la sécurité publique s’est traduite en France par un nombre toujours croissant de législations spéciales, venant déroger aux principes fondamentaux du droit commun de la protection des données, lequel a été tout récemment renforcé au niveau européen à l’occasion de la mise en œuvre du règlement européen général sur la protection des données (RGPD).

Un exemple marquant est celui de la vidéosurveillance, désormais appelée « vidéoprotection », et plus récemment des techniques de reconnaissance faciale dont le développement s’est progressivement élargi dans l’espace public, au gré de lois évoquant tout d’abord la prévention d’actes de terrorisme, puis la protection des lieux particulièrement exposés à des risques d’agression, puis la prévention des risques naturels et désormais la simple constatation d’infractions aux règles de la circulation routière. L’évolution des textes encadrant la vidéosurveillance est symptomatique de ce processus irréversible appelé « effet de cliquet » : une fois qu’une technologie de surveillance est mise en œuvre, son développement devient inéluctable et s’inscrit dans des usages de plus en plus banalisés à mesure qu’ils sont socialement acceptés. Allons-nous irrémédiablement poursuivre sur cette même pente en raison de la crise que nous traversons ?

Protéger nos données n’est pas qu’une coquetterie

L’absence de protection des données relatives à la santé des individus pourrait conduire à un grave risque de stigmatisation. C’est ainsi qu’à la fin des années 90, seule l’intervention de la CNIL a permis de mettre en œuvre un dispositif de surveillance épidémiologique des personnes séropositives tout en garantissant leur anonymat et l’absence d’exclusion sociale. Aujourd’hui encore, c’est le RGPD qui protège les salariés en interdisant aux employeurs de procéder par eux-mêmes à la collecte d’informations relatives à la recherche d’éventuels symptômes du virus, ceci étant réservé aux seules autorités sanitaires.

Plus largement, la constitution de fichiers ou de « listes noires » visant à profiler les individus peut conduire à de graves risques de discrimination sur le plan économique. A l’heure de la mise en œuvre d’outils de détection ou de surveillance d’individus atteints du COVID, quelles seraient les conséquences de la délivrance éventuelle de « certificats d’immunité » ? Que deviendra celui qui, ne disposant pas d’un tel certificat, se verrait demain interdire l’accès à des commerces ou services de première nécessité ?

N’oublions pas également que la technologie ne constitue jamais une solution miracle. Les données de localisation issues des téléphones reposent sur des infrastructures techniques dont la précision et la fiabilité sont très variables. Leur efficacité en termes de lutte contre la pandémie est de ce point de vue à relativiser et ne risque pas de remplacer nos « gestes barrières ». Comme pour toute technologie innovante, par exemple en matière de biométrie, il faut scrupuleusement évaluer le risque de « faux positif », c’est-à-dire le risque que la machine se trompe ! Le contrôle par la machine ne doit pas remplacer le contrôle par l’humain.

Ne pas céder à la tentation de législations d’exception

La réglementation européenne, qu’il s’agisse du RGPD ou de la directive « e-privacy », autorise la mise en œuvre d’outils technologiques de lutte contre la pandémie tout en préservant nos libertés fondamentales. La géolocalisation des individus est par exemple possible, à la condition de respecter certains principes fondamentaux, en particulier l’anonymisation des données. Il importe par conséquent, à court mais aussi à plus long terme, de ne pas déroger à ces règles, en exhortant nos législateurs à ne pas céder à la tentation d’adopter des législations dérogatoires qui viendraient ainsi détricoter les principes construits en France et en Europe depuis près de 45 ans, et qui, à coup sûr, perdureraient au-delà de la crise sanitaire.

De même, les contrepouvoirs institutionnels doivent pleinement jouer leur rôle dans l’analyse des dispositifs de surveillance massive de la population.

Alors que les pouvoirs publics insistent sur l’effort de transparence qu’ils entendent engager pour informer le public sur l’évolution du virus, la même transparence doit être attendue des autorités indépendantes de contrôle et en particulier de la CNIL. Son rôle ne doit pas se limiter à accompagner les acteurs institutionnels en leur rappelant poliment le cadre juridique applicable. Il lui incombe de se positionner plus clairement et communiquer publiquement sur les lignes rouges à définir concernant l’action à venir des pouvoirs publics et des opérateurs privés. S’agissant de l’utilisation de données de géolocalisation, l’anonymisation systématique et irréversible des données des individus devrait être consacrée comme l’unique solution acceptable sur le plan des libertés individuelles.

Au-delà, il appartiendra aux ordres juridictionnels de jouer pleinement leur rôle dans le contrôle de la légalité et de la proportionnalité des dispositifs envisagés.

Engager un véritable débat de société

Il ne suffit pas de rappeler que notre droit pose des règles de protection de nos données. Encore faut-il que la société veuille bien s’en emparer. Dans le contexte où les individus se sont de plus en plus accommodés à l’usage des technologies, au point de ne plus en percevoir parfois les risques (comme en matière d’exposition de soi sur les réseaux sociaux), la crise sanitaire est une occasion unique de relancer un grand débat de société sur l’équilibre à construire entre technologie, sécurité et liberté.

La dimension européenne ne devra pas être oubliée : à l’heure où Google et Apple annoncent s’associer pour rationaliser l’exploitation des données issues de nos téléphones portables, se pose crûment la question de notre souveraineté numérique. Notre modèle européen de protection des données est l’un des plus protecteur au monde. Il serait grand temps de le faire prévaloir, et de se réarmer sur le plan industriel en investissant massivement dans la conception d’outils numériques made in Europe et « privacy by design »."

Revue Progressistes | 2 Mai 2020 à 12:03 | Catégories : COVID-19 | URL : https://wp.me/p3uI8L-256

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 05:31
Simone Bastien (à gauche) en compagnie d'amies dont Angèle Le Nédelec (à droite) Source: lecteur de l'Humanité (Livre Héroïques Femmes en Résistance tome 1, Antoine Porcu, Le Geai Bleu, 2006)

Simone Bastien (à gauche) en compagnie d'amies dont Angèle Le Nédelec (à droite) Source: lecteur de l'Humanité (Livre Héroïques Femmes en Résistance tome 1, Antoine Porcu, Le Geai Bleu, 2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

95/ Simone Bastien (1921-2006)

Simone Bastien n'est pas finistérienne mais rémoise mais elle va jouer un rôle important dans la résistance finistérienne.

Elle est née le 8 février 1921 à Reims (Marne), et décédée le 16 novembre 2006 à Quetigny (Côte-d’Or) ; ouvrière du textile puis dans l'armement ; elle fut responsable des jeunesses communistes dans le Finistère puis dans les Côtes-du-Nord ; arrêtée à Guingamp le 5 août 1943 puis déportée à Ravensbrück ; responsable nationale de l’ANACR.

Le père de Simone, Louis Bastien, apprêteur à Reims, revint gazé à l’ypérite de la première guerre mondiale. Malade de la tuberculose, il fit de très nombreux séjours en sanatorium. Sa mère Lucie née Larue, couturière, fut ouvrière chez Panhard pendant le conflit, tournant des obus. Les parents de Simone Bastien n’étaient pas politisés. En 1935, à la mort de son père, Simone, l’aînée d'une famille de sept enfants, travailla dans une biscuiterie comprenant une vingtaine de salariés.

Adhérant aux Jeunesses communistes et à l'Union des Jeunes filles de France à Reims en 1936, elle participa à la campagne des élections législatives. Très active pour venir en aide aux républicains espagnols, elle donna son adhésion au Parti communiste en 1938, militant à la cellule du troisième canton de Reims dont elle fut la trésorière.

À l’automne 1939, avec sa mère et ses frères et sœurs, elle rejoignit la région parisienne chez un oncle à Thiais dans la Seine. Elle travailla dans une manufacture d’armes de Courbevoie jusqu’en juin 1940 au moment de la débâcle. Devant l’avance des nazis, les ouvriers qui voulaient détruire l’outil de travail se heurtèrent à la direction de l’entreprise. En septembre 1940, elle regagna Reims tentant de renouer les fils avec les organisations communistes, en particulier avec Armande Gandon. Elle y rencontre François Lescure qui accomplit la même mission auprès des membres du parti dispersés. A plusieurs reprises, elle fait la navette entre Paris et Reims, transportant tracts et affichettes.

Le 22 janvier 1941, son groupe de jeunesses communistes, à peine reconstitué, fut démantelé. Elle fut condamnée à huit mois de prison, avec cinq autres camarades, pour infraction au décret du 26 septembre 1939 sur la dissolution du PCF. Elle fut emprisonnée à La Petite Roquette, puis à Fresnes avant d’être transférée à la centrale de Rennes.

Libérée le 23 septembre 1941, elle regagna Reims mais n’y resta pas craignant une mesure d’internement administratif. Jo, responsable interrégionale des jeunes, lui demanda de « se planter » dans le vignoble champenois, pour faire les vendanges.

Début 1942, après avoir repris contact avec lui à Épernay, elle fut mise en contact avec Mariette, Madeleine Vincent, membre de la direction clandestine des jeunesses communistes à Paris, qui lui demanda de s’occuper de l’organisation des jeunesses communistes en Bretagne. Elle doit assurer la responsabilité régionale des JC. Des priorités lui sont fixées: recruter, répartir le matériel de propagande, assurer la distribution de tracts, coller des affichettes, couvrir les murs d'inscriptions.

Fin 1941, Simone Bastien, dite "Monique", la jeune militante communiste champenoise envoyée dans le Finistère pour réorganiser départementalement les Jeunesses Communistes, travaille à Brest depuis le domicile de Jeanne Goasguen-Cariou.  Les femmes communistes sous la direction de Marie Miry, sage-femme, de Angèle Le Nédellec, de Marie Salou, de Simone Bastien, d'Aline de Bortoli, d'Yvette Richard-Castel, organisent des soins, des manifestations pour la libération des prisonniers de guerre et contre la fin des restrictions alimentaires.

Elle rejoignit le Finistère, en avril 1942, où elle remplaça Jean Kérautret, appelé à d’autres tâches en particulier à l’OS (organisation spéciale). Les groupes armées de l'OS sont mis sur pied par le PCF, avec l'appui de la JC, à Brest, Quimper, Concarneau, Pont-l'Abbé, Douarnenez, Châteaulin, Landerneau, Morlaix... Elle sillonna le département du Finistère afin d’organiser ces petits groupes de jeunesses communistes à Quimper, Concarneau, Morlaix et principalement à Brest. Elle participa à des manifestations illégales comme celle du 14 juillet 1942 à Brest pour célébrer la Révolution de 1789 et manifester l'opposition à la Révolution Nationale anti-républicaine et anti-démocrate du régime de Pétain.

À l’automne 1942, devant la vague d'arrestations ayant lieu chez les communistes finistériens, sentant l'étau se resserrer autour de Simone Bastien, Jacqueline, interrégionale pour la jeunesse, Lucienne Michaut, lui demanda de rejoindre les Côtes-du-Nord où elle fut en contact avec les principaux responsables politiques communistes du département : Antoine ; André, Léon Renard ; Maurice, Louis Pichouron ; Yves, Marcel Brégeon, Kervarec, Louis Picar, et Edmond, André Cavelan.

Les conditions de survie dans la clandestinité sont assez difficiles. Les illégaux ne possèdent pas de cartes de ravitaillement, sans lesquelles les épiceries et autres magasins alimentaires ne délivrent aucune denrée. Au printemps, Simone, en compagnie de deux autres camarades "visite" nuitamment la mairie de Ploumiliau. Ils récupèrent les indispensables cartes d'alimentation. 

En juillet 43, au cours d'une réunion importante dans un bois de Guingamp, Simone, consciente que ses responsabilités qui la conduisent à sillonner plusieurs départements bretons depuis vingt mois, risquent à tout moment de se conclure par son arrestation, demande à être déchargée de cette responsabilité et à intégrer un maquis. Combattant FTP, un certain "Max", que Simone regarde avec méfiance, s'y oppose et argumente pour qu'elle reste à son poste.

Le pressentiment de Simone va se révéler juste quelques jours plus tard. Alors qu'elle se rend à un rendez-vous fixé dans un square, elle est arrêtée avec Marie Miry le 5 août 1943 à Guingamp, place du Champ au Roy, par la SPAC (section la police anticommuniste) dans le cadre d’une très vaste opération de démantèlement de l’organisation clandestine du PCF dans les Côtes-du-Nord.

Elle fut blessée par balle par un des inspecteurs lors de son arrestation.

50 militants dont 17 femmes furent ainsi arrêtés puis déportés.

Après les premiers soins chez un médecin du quartier à Guingamp, escortée par des policies, Simone est conduite à l'hôpital de Guingamp avant d'être transférée à celui de Saint-Briève. Enfermée dans un cabanon réservé aux fous, une surveillante implacable s'exerce jour et nuit. Malgré la complicité des religieuses qui s'efforcent de lui trouver de la fièvre, Simone Bastien fut transférée à la maison d’arrêt de Rennes où elle fut emprisonnée de longs mois, à la prison Jacques Cartier, jusqu'en mai 1944. A Rennes, elle partage sa cellule avec Madeleine Allard, la fille du général Allard, chef de l'armée secrète dans la zone M2, arrêtée avec sa belle-mère à Messac le 1er décembre 1943.

Transférée à Romainville, elle fit partie d’un convoi de 50 femmes qui quitta le pays le 6 juin 1944. Elle fut déportée à Ravensbrück, matricule 43048. Elle fit partie du kommando de Leitmeritz, dépendant du camp de concentration de Flossenburg. Elle fut libérée le 10 mai 1945 dans les Sudètes en Tchécoslovaquie où le groupe de déportées avait été évacué devant l’avance des troupes alliées.

Simone Bastien se maria à Reims le 27 février 1946 avec Guy Lecrux, cheminot, ancien déporté à Auschwitz, qu'elle avait connu à la prison de Rennes . Installée en Côte-d’Or à Dijon, à la mort de son mari en 1963 (les séquelles de sa déportation avaient gravement détérioré sa santé), elle eut des responsabilités nationales à l’ANACR. Jusqu’à son décès elle est restée fidèle au PCF.

Sa soeur Marcelle* participa à la Résistance fut déportée et eut une fille de Lucien Dupont*.

Sources:
 
https://maitron.fr/spip.php?article15875, notice BASTIEN Simone, Monique [épouse LE CRUX] par Alain Prigent, version mise en ligne le 20 octobre 2008, dernière modification le 19 octobre 2010.
 
Antoine Porcu, Héroïques. Femmes en résistance. Tome 1, éditions le Geai Bleu, 
 
Article sur Simone Bastien dans memoiredeguerre.free.fr
 
Eugène Kerbaul - Chronique de la section PCF de Brest pendant l'occupation 
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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 07:38

A Morlaix, il n'y a plus que le foyer du Jarlot à avoir quelques places d'hébergement d'urgence, et encore pas libres en permanence, du fait de la fermeture pendant le Covid de deux hôtels qui travaillaient avec le 115 à Morlaix et St Martin des Champs, du refus des autres d'accueillir des personnes envoyées par le 115 (dans cette période du moins), et de l'incapacité à trouver une structure qui veuille bien gérer l'accueil ponctuel et pour quelques personnes par semaine seulement en auberge de jeunesse pour des personnes en besoin d'hébergement d'urgence..

C'est extrêmement dommageable et assez révoltant aussi qu'on ait pas pu trouver une solution en 2 mois de temps depuis le début du confinement...

Plusieurs personnes en besoin ont été déroutées" vers Landivisiau, Roscoff...

La ville et l'Agglo ont été interpellées sur cette situation, par moi entre autres au début du confinement, mais rien ne s'est débloqué en 2 mois. Tu parles d'une efficacité pour soulager humainement l'extrême précarité!

Ismaël Dupont - 10 mai

Photo Le Télégramme - Le planning familial s’alarme du manque de places en hébergement d’urgence

Photo Le Télégramme - Le planning familial s’alarme du manque de places en hébergement d’urgence

Publié le 09 mai 2020 - Le Télégramme, 9 mai
Le planning familial s’alarme du manque de places en hébergement d’urgence

 

Depuis le début du confinement et la recrudescence des besoins d’hébergement d’urgence liés aux violences interfamiliales, le planning familial de Morlaix s’alarme d’une pénurie de places d’accueil dans le pays de Morlaix. « Il n’y a plus de places à Morlaix, sur le Pays de Brest ça devient critique et les personnes et un appel récent d’une femme du pays de Morlaix a dû être basculé sur l’Abri côtier, dans le Sud-Finistère, loin de chez elle », explique la bénévole du planning familial.

Foyer complet, établissements relais fermés
En effet, depuis le début du confinement, le CHRS, qui a un rôle d’évaluateur en cas d’appel du 115 affiche complet : les quatre places d’urgence au foyer du Jarlot et les deux chambres individuelles sont occupées. Les fermetures de certains établissements en raison de la crise sanitaire compliquent leur mission. L’auberge de jeunesse et l’Hôtel de l’Europe qui sont d’ordinaire le relais du CHRS pour les appels au 115 sont fermés. Dans le centre-ville de Morlaix, l’Hôtel du Port est lui resté ouvert. A minima. Il fonctionne avec une activité extrêmement réduite et sur des horaires d’ouverture restreints, pour accueillir quelques médecins remplaçants de l’hôpital et des ouvriers qui refont la piste du stade Aurégan , mais ne travaille pas avec le 115. À Saint-Martin-des-Champs, le gérant de l’hôtel The Originals, ouvert a minima (sans repas ni petits-déjeuners), se dit pour sa part « prêt à répondre à des demandes éventuelles du 115 ». Mais ces dernières semaines, le CHRS explique « ne plus recevoir de demandes, car le centre régulateur du 115 sait qu’il n’y a actuellement plus de places sur le pays de Morlaix ».

Appel aux hébergements alternatifs
Un manque d’appels qui inquiète également les bénévoles du planning familial. « D’ordinaire, on reçoit des appels réguliers. Depuis quelques semaines, ils sont devenus quasi inexistants ». Pour cette raison, le Planning familial, qui relaie localement les appels à l’aide au 119 (personnes victimes de violences) vers les demandes d’hébergement d’urgence du 115, essaie de trouver dans le cadre du confinement des alternatives aux nuitées hôtelières. Plusieurs conventions ont été passées, ou sont en bonne voie, avec des communes (Saint-Rivoal, Scrignac, Botmeur…) qui mettent à disposition gracieusement des chalets ou gîtes communaux. « Des gîtes, souvent grands, plus adaptés à une femme avec enfants, ou à des personnes sans papier, qu’une chambre d’hôtel », souligne la bénévole.

Conventions possibles avec le 115
Elle informe aussi qu’au regard de la situation sanitaire, tous les gîtes classés Gîtes de France - actuellement interdits à la location saisonnière - peuvent bénéficier d’une convention avec le 115, c’est-à-dire être payés, dans le cadre d’une mise à disposition des lieux pour de l’hébergement d’urgence, qui permet de reloger les personnes temporairement et pas trop loin. C’est le choix qu’ont déjà fait des propriétaires privés de gîtes sur les communes de Saint-Jean-du-Doigt et Brennilis.

En cette période particulière, le planning familial espère que ces initiatives pour favoriser l’hébergement d’urgence trouvent un écho solidaire sur le territoire.

ContactPermanence téléphonique du planning familial : tel 06 41 27 57 40, SMS possibles.

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 07:37
Marie Miry - Calvarin (photo publiée dans le Maitron)

Marie Miry - Calvarin (photo publiée dans le Maitron)

Marie Miry ( source https://www.resistance-brest.net/)

Marie Miry ( source https://www.resistance-brest.net/)

Article de presse pour son élévation au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur. Article de presse mis en ligne par Gildas Priol (source https://www.resistance-brest.net/)

Article de presse pour son élévation au grade de Chevalier de la Légion d’Honneur. Article de presse mis en ligne par Gildas Priol (source https://www.resistance-brest.net/)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère:

94/ Marie Miry née Calvarin (1905-1997)

Née le 28 août 1905 à Lambézellec (Finistère), morte le 4 janvier 1997 à Brest (Finistère) ; sage-femme ; responsable de l’organisation communiste clandestine des femmes dans les Côtes-du-Nord (1943) ; déportée.

Marie Calvarin épousa Ernest Miry le 17 septembre 1932 à Lambézellec. Son mari fut un des responsables du PC clandestin à Brest. Il est secrétaire du syndicat CGT de l'arsenal avant guerre.

Il fut arrêté le 3 octobre 1941 pour avoir distribué des tracts à Brest et à Lorient et participé à la rédaction d’un journal communiste clandestin. Interné à Châteaubriant jusqu’au 19 mai 1942, à Voves, à Pithiviers, à Laon et à La Rochelle, il s’évada début 1944.

Marie Miry entre dans la Résistance en 1941 sous les ordres de M. BALLANGER (alias Grand Charles). Elle est l'organisatrice de différentes manifestations de femmes patriotes à Brest, contre le STO, le mauvais ravitaillement. Elle participe au casse la vitrine du siège de la LVF (Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme) à Brest le 28 août 1942, à manifestation des ménagères le 28 avril 1942. Elle participe à de nombreuses liaisons et transports d’armes, tracts et documents à Brest et environs, de nuit comme de jour, ainsi qu'à l'hébergement d'autres résistants (Primas). 

Avec Jean Le Nédellec, Angèle Le Nédellec, née Angèle Kerlirzin, Jules Lesven, Jeanne Goasguen-Cariou, Pierre Corre, Marie Miry monte à partir de 1941 une organisation clandestine de solidarité pour venir en aide aux familles de victimes des troupes d’occupation à Brest et ses environs. C'est une forme de relance du Secours Populaire, en version clandestine. Dès août 1941, les familles en difficulté recevront une aide. A l'arsenal, sur les chantiers, des quêteurs efficaces et discrets du Secours populaire reçoivent un bon accueil.

En janvier 1942, elle fut contactée à Brest par Françoise, responsable inter-départementale du PC clandestin chargée du travail en direction des femmes. Quelques temps plus tard, Odette la chargea du travail en direction des masses.

Eugène Kerbaul rappelle l'activité de ces résistantes communistes brestoises au début de l'année 1942:

"En janvier 42, toujours, des femmes communistes brestoises, avec notamment Marie Salou et Jeanne Goasguen-Cariou, font évader des militants républicains espagnols enfermés au fort de Montbarrey sur le lieu de travail forcé, sur la base sous-marine qu'ils creusent dans des conditions terribles. Ceux-ci reçoivent de faux papiers d'identité et sont employés dans des entreprises du bâtiment avant leur départ grâce à Jacob Mendrès et Jean Jézéquel, deux militants du Parti. On sut que parmi ces évadés, il avait 3 membres du Comité Central du PC espagnol qui rejoindront l'Espagne. Les femmes communistes sous la direction de Marie Miry, sage-femme, de Angèle Le Nédellec, de Marie Salou, de Simone Bastien, d'Aline de Bortoli, d'Yvette Richard-Castel, organisent des soins, des manifestations pour la libération des prisonniers de guerre et contre la fin des restrictions alimentaires. En juillet 1942, Un groupe de femmes communistes emmenée avec Raymonde Vadaine, Angèle Le Nedellec, Yvette Richard-Castel et Marie Salou infiltrent l'arsenal pour servir de relais au niveau des consignes du Parti Communiste et de la propagande".


En janvier 1943, elle entra dans la clandestinité, se cachant à la campagne n’ayant plus de contact avec la direction clandestine.

Elle renoua les fils à Carhaix (Finistère) avec Emile, responsable politique du Finistère et Marcel, René Poirot, responsable inter-régional. En juin 1943, elle fut « mutée » dans les Côtes-du-Nord où elle prit contact avec Isabelle Duchemin* et Marie Follézou*, militantes communistes de Guingamp (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor). Elle devint responsable des femmes dans les Côtes-du-Nord, succédant à Hélène Le Chevallier (épouse Le Jeune plus tard)* qui venait d’être arrêtée. Elle est en contact avec Louis Picard*. Elle travailla avec Elise Le Masson* et Maria Chevalier*, rencontrées à Maël-Carhaix (Côtes-du-Nord, Côtes d’Armor) puis à Carhaix. Elle fut en contact avec Charles Mahé*, alias Max ou Casino. En raison de son état de santé, Louis Picard voulut la remplacer début juillet 1943 par Nicole. Cachée chez Francine Joss*, elle fut arrêtée avec Simone Bastien* le 5 août 1943 à Guingamp.

Incarcérée à Saint-Brieuc, Rennes, Angoulême puis au fort de Romainville, où se retrouve beaucoup d'autres résistantes destinées à être déportées en Allemagne, majoritairement communistes, elle fit partie d’un convoi de déportées qui quitta la France le 18 avril 1944.

Arrivée à Ravensbrück le 22 avril, elle fut évacuée vers la Suède par la Croix Rouge suédoise fin avril 1945 et  revint de déportation en mai 1945.

Le 25 octobre 1957, le Ministre des Anciens Combattants et Victimes de Guerre décide de lui attribuer le titre de Déporté Résistant .

Sources:
https://maitron.fr/spip.php?article144916, notice MIRY Marie, née Calvarin par Alain Prigent, version mise en ligne le 11 février 2013, dernière modification le 26 février 2017.
Article publié par Geneviève Bergot sur le site Mémoire des résistant-e-s du Pays de Brest: https://www.resistance-brest.net/

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1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 85/ Alain Signor (1905-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 84/ Marc Scouarnec (1894-1968)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 83/ Germain Bournot (1915-2007)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 82/ Michel Nédelec (1940-2009)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 81/ Eric Texier (1902-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 80/ Théophile Kerdraon ( 1891-1984)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 79/ André Guéziec (1922-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 78/ Jean Kérautret (1918-1942) et Vincent Guivarc'h (1918-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 77/ Emile Le Page (1922-1942) et Pierre Jolivet (1921-1942)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 76/ Louise Tymen (1925-2015)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 75/ Yves Giloux (1921-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 74/ André Garrec (1922-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 73/ Frantz Boucher (1924-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 72/ François Echardour (1925-1988)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

100 ans d'engagements communistes en Finistère: 70/ Charles Moigne (1894-date de décès inconnue)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 68/ François Tanguy (1925-1987)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes: 67/ François Tournevache (1919-1993)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 66/ Jos Quiniou (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 65/ François Gaonac'h (1901-1978)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 64/ Paul Lespagnol (1949-2003)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 60/ Guillaume Bodéré

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 07:28
Cent ans du parti communiste français - Commandez le livre du centenaire au Cherche-Midi coordonné par Guillaume Roubaud-Quashie avec le concours de Valère Staraselski

Alors qu’on claironnait la « fin de l’histoire » il y a trente ans, voici que le capitalisme suscite aujourd’hui bien plus d’un doute. La conscience très croissante des périls environnementaux pose dans de nombreuses têtes la question de la possibilité de sa conciliation avec la pérennité d’une vie humaine sur Terre.

Pour autant, l’alternative au capitalisme n’apparaît pas réglée pour une immense majorité de personnes. En particulier, le communisme continue de pâtir d’un déficit d’image et de crédibilité comme perspective souhaitable et souhaitée, possible et active de dépassement du capitalisme.

Le centenaire est ainsi l’occasion de poser en grand la question de l’actualité et de la pertinence du communisme face aux enjeux contemporains. Oui, le communisme est le parti de l’émancipation de notre temps, affrontant toutes les aliénations et proposant un chemin d’humanité dans ce monde que les pilotes capitalistes mènent à l’abîme.

Les enjeux proprement mémoriels existent bien sûr également et pèsent plus lourd qu’on ne le pense dans la bataille d’idées. Selon qu’on imagine le passé comme ceci ou comme cela (avec des communistes utiles et efficaces ou criminels et sans effet ; avec des conquêtes sociales présentes perçues comme le fruit de mobilisations populaires ou de la générosité de quelque grand homme…), on se place dans le présent et on se projette dans l’avenir bien différemment…

Le passé ne suffit pas, bien sûr, car on peut estimer que ce qui fut bon et vrai hier ne l’est plus aujourd’hui, mais il demeure un enjeu important dans la lutte politique présente. L’adversaire de classe ne se prive d’ailleurs pas d’attaquer sur ce terrain…

À nous, dans les fédérations, dans les sections, dans les cellules, de faire de ce centenaire un grand moment de rayonnement et de renforcement du PCF, allant bien au-delà des seuls rangs militants. Abordons ce centenaire avec l’ambition de nous adresser au très grand nombre pour, ensemble, entrer dans un nouveau siècle de combats communistes.

Guillaume Roubaud-Quashie Membre du comité exécutif national, chargé de la coordination du centenaire du PCF

 

Le livre du centenaire : Cent ans de Parti communiste français

Cherche-Midi, 220 pages, 24X26 cm. Préface de Fabien Roussel ; postface de Claude Mazauric.

PRECOMMANDE DISPONIBLE. Sortie : automne 2020.

Une trentaine de jeunes historiens, politistes, sociologues, proposent, année par année, un regard sur les communistes français. À destination des militants comme du grand public, le livre, richement illustré, permet de redécouvrir les combats et les réalisations d’hier, l’actualité d’un projet.

Prix public TTC : 25 €. Précommande jusqu’au 31juillet : 20 € (et 3€ de frais de port).

Commandes et chèques (à l’ordre du Cherche-Midi) à adresser à Centenaire du PCF – 2, place du Colonel-Fabien 75019 Paris.

Pour le succès du centenaire et donner de la force au combat communiste, la souscription reste précieuse et nécessaire. Nous pouvons la proposer largement autour de nous. https://souscription.pcf.fr/


N.B. : pour les commandes fédérales groupées, des réductions sont possibles. Merci de vous rapprocher de nous en écrivant à centenaire@pcf.fr

Cent ans du parti communiste français - Commandez le livre du centenaire au Cherche-Midi coordonné par Guillaume Roubaud-Quashie avec le concours de Valère Staraselski
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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 06:08

 

Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory, et Philippe Rio, maire de Grigny, ont été les invités de notre Direct

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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 05:53
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10 mai 2020 7 10 /05 /mai /2020 05:46

 

Les mesures de confinement multiplient des utopies utiles au capitalisme et offrent des opportunités au régime néolibéral de déréglementation, par la hausse des profits grâce à l’exploitation du virtuel et par le contrôle de la contestation.

Par Antoinette Molinié - directrice de recherche émérite au CNRS, membre du comité d’éthique du CNRS

En réponse à l’épidémie de Covid-19 que nous vivons et au confinement qui nous est imposé, beaucoup de commentaires proposent une vision optimiste dans une perspective généralement « de gauche ». Certes, à première vue on peut envisager le virus et les mesures qu’il impose comme un bâton dans les roues du capitalisme, comme une leçon d’austérité aux émetteurs de dioxyde de carbone, comme un prêche de sobriété adressé aux consommateurs, comme un acte de contrition des prédateurs de profit…

Comme souvent, tous ces sermons ne feront que conforter un capitalisme néolibéral qui a fait sienne désormais l’idéologie bien-pensante de la social-démocratie. C’est ainsi que la protection de la nature anthropomorphisée a généré de nouvelles marchandises. Produits biologiques rentables, biotourisme décimant les sociétés traditionnelles, marchandisation de la culture par patrimonialisation imposée, l’écologie et sa politique verte sont désormais sources de profits, que celui-ci soit monétaire ou idéologique. Même si elle part de bons sentiments, sa fonction idéologique implicite est bien de faire apparaître comme correcte la politique peu correcte induite par le système capitaliste : de moraliser le profit et de donner une dimension éthique au pillage de la planète. On connaît le rôle joué par l’« éthique protestante » dans l’« esprit du capitalisme » naissant.

Les mesures de confinement, par leur dimension doloriste, ne font que stimuler ces utopies, certes généreuses, mais si utiles au capitalisme. Mais elles offrent au régime néolibéral des opportunités de déréglementation aussi : d’une part, la captation de la hausse du profit par l’exploitation du virtuel ; d’autre part, le contrôle des sources de contestation du système ainsi conforté.

 

LE TRAVAIL « VIRTUEL », NOUVEAU FÉTICHISME DE LA MARCHANDISE

Au cours de la crise du Covid-19, chacun aura observé la facilité avec laquelle a été organisé le télétravail et le caractère apologétique qui l’accompagne le plus souvent. Certes, il présente des avantages pour certains travailleurs, certainement pas les plus précaires : diminution du temps de transport, aménagements personnels et compatibilité, dit-on, avec une vie de famille… On parle moins de la contribution du télétravail au profit du patronat. Or, comme le souligne IT Social du 16 mars 2020, dès le premier jour du confinement, « la Digital Workplace, le poste de travail virtualisé, améliorerait la productivité des employés en réduisant les coûts et en augmentant leur performance »https://itsocial.fr/enjeux-it/enjeux-utilisateurs/poste-de-travail/poste-de-travail-virtualise-ameliore-productivite/. Nul besoin de statistiques pour comprendre que la réduction du temps de transport profite au rendement du travail en réduisant la fatigue des trajets aux heures d’affluence. Avantage supplémentaire : les investissements en transports publics se réduisent, diminuant ainsi le « coût » du travail.

Le télétravail a un autre avantage non négligeable pour les employeurs et les assurances : en restant à la maison, le travailleur risque moins un accident de travail qui, pour être reconnu comme tel, exige de se produire dans le lieu de travail ou en route pour s’y rendre, par opposition à l’accident domestique : il coûtera moins cher aux assurances et mutuelles et, finalement, à l’employeur.

On le voit, le télétravail promu par l’épidémie de Covid-19 augmente le nombre d’heures de travail et la productivité de celles-ci. Inutile de dire qu’il augmente la plus-value et agit ainsi comme agent efficace du fétichisme de la marchandise, et partant de l’aliénation des travailleurs. L’adjectif « virtuel » par lequel on qualifie ce travail sur ordinateur en dit long sur sa prétendue virtualité : la plus-value n’a jamais été si bien dissimulée que derrière les écrans, le fétiche n’a jamais été aussi magique qu’à l’ère de l’informatique et du virtuel. Comment penser que cette leçon ne va pas être retenue par le système capitaliste ? Comment penser que les profits générés par les mesures de confinement ne vont pas être captés par les patrons et susciter leur enthousiasme ?

Mais le télétravail a un autre avantage pour un système fondé sur le profit, dont la contestation constitue toujours une menace pour le capital : il permet un meilleur pointage des salariés.

 

DU CONFINEMENT COMME MODÈLE DE CONTRÔLE

Il ne s’agit pas ici de contester l’utilité du confinement dans la lutte contre la propagation du coronavirus, et ce n’est pas notre sujet de mesurer ici sa nécessité ni d’en analyser les modalités. Cela dit, on ne peut ignorer que le confinement et, surtout, le déconfinement sont fondés sur une surveillance qui peut facilement être transposée de la crise sanitaire actuelle à la crise économique phénoménale qui ne saurait tarder.

Tout d’abord, les heures effectivement passées à télétravailler font l’objet d’une comptabilité automatique effectuée par le poste de travail virtuel (digital workplace) : à tout moment il est possible de « tracer » la présence de l’employé. Finis les instants de répit, causettes de bureaux et conversations autour de la cafète pendant que le boss est en réunion. Les heures de travail effectif sont désormais vérifiées à distance. Ce contrôle pourrait ne pas s’exercer seulement sur les heures de travail, mais s’étendre à l’ensemble de la sociabilité et à sa réduction induite par le travail virtuel : le confinement pour réduire la propagation du Covid-19 peut suggérer un modèle de limitation des interactions sociales. Comment imaginer dès lors des réunions syndicales virtuelles ? Certes on pourrait organiser celles-ci par vidéo : on comprend vite que l’expression des travailleurs serait moins rude que si elles se tenaient sur le carreau d’une mine ou sur la chaîne de production d’une usine.

On connaît l’importance des cafés parisiens dans la diffusion des idées des Lumières. Dès 1785, les guinguettes des faubourgs de Paris accueillent les contestataires des fermiers généraux. Le 12 juillet 1789, c’est devant le Café de Foy que Camille Desmoulins prononce son grand discours devant la foule réunie au Palais-Royal ; deux jours plus tard, la Bastille est prise ! Les cafés parisiens deviennent désormais le siège des sociétés patriotiques et autres clubs. On y échafaude les émeutes du lendemain. Danton, Robespierre et Marat ne se sont-ils pas réunis le 28 juin 1793 dans l’arrière-boutique du Cabaret de la rue du Paon ?

C’est pourquoi la fermeture des restaurants, des salles de spectacle et autres boîtes de nuit imposée par le confinement coronavirus peut suggérer un moyen efficace de contrôler les mécontentements de la population. C’est évidemment encore plus vrai pour des cultures méditerranéennes, comme celle de l’Espagne, où les débats de comptoir constituent le pilier de la contestation sociale et politique.

On déplore que le confinement signe la mort des salles de spectacles et autres loisirs collectifs, et avec eux celle des commerçants. Il faut noter la rapidité avec laquelle certaines d’entre elles ont su s’adapter aux limitations de circulation, et même se sont organisées pour en tirer profit. C’est ainsi que nous avons appris à savourer des opéras joués aux quatre coins du monde grâce à Internet. Gratuitement à une date fixée à l’avance ou pour moins de 5 € à toute heure nous pouvons assister à un spectacle de qualité au Metropolitan Opera de New York. Nous n’avons pas à prendre de fâcheux transports ni à dépenser un centime en soupers fastidieux après l’extase de Mozart. Une sociabilité virtuelle pourrait ainsi se bâtir sur le modèle d’un confinement réel et souvent non exempt de profits. Nous sommes heureux de payer 5 € pour un spectacle qui, sans virtualité, nous en eût coûté 200. Mais ce produit du MET se vend dans le monde entier à des millions de spectateurs. Va-t-on ainsi confiner des corps jouissants et potentiellement explosifs en réorganisant le financement de la politique culturelle ?

D’autres réglementations se profilent à l’horizon du capitalisme non réglementé. Pour freiner la propagation du Covid-19, il va falloir procéder à des tests et des diagnostics massifs, à un tri de la population selon des critères certes médicaux, mais non contradictoires avec ceux du profit. Il est question que les vieux et les malades soient plus volontiers voués au confinement alors qu’ils représentent, car moins mobiles, moins de risques d’être de contaminants que la jeunesse. En revanche, les jeunes, plus amenés aux rassemblements, seraient appelés à sortir plus vite du confinement. Certes, ils sont plus robustes et résistants à la maladie. Et surtout leur travail est plus à même de générer du profit. Cette typologie des âges en fonction des effets du virus ne peut-elle pas guider une possible discrimination en fonction de la force de travail ? Et que penser d’une banalisation du tri et de son usage pour une discrimination des droits du citoyen, telle qu’elle pourrait être générée par la crise économique sans précédent qui nous attend ?

C’est ainsi que l’épidémie de coronavirus, par le confinement qu’elle implique, loin d’ouvrir sur des lendemains radieux de conscience citoyenne, risque d’inspirer un capitalisme financier en pleine mutation. Il est vrai que la virtualité du travail n’est pas une invention du confinement : mais elle acquiert, dans celui-ci, une légitimité de sauvetage qui invite à son extension. Il est vrai également que la réduction de la sociabilité réelle et le développement des relations virtuelles sont largement répandus par le numérique, par les réseaux sociaux, par la dimension masturbatoire des selfies et autres pornographies du contact. Tout cela n’est évidemment pas nouveau. C’est l’association de ces pratiques à une catastrophe sanitaire qui leur confère une dimension salvatrice dont le capitalisme, avec la dynamique exponentielle qui lui est propre, va pouvoir s’emparer.

Revue Progressistes | 30 Avr 2020 à 21:40 | URL : https://wp.me/p3uI8L-24x

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 16:55
Hommage de l'ANACR à Cécile Rol-Tanguy
Hommage de l'ANACR à Cécile Rol-Tanguy

 

 

HOMMAGE A CECILE ROL-TANGUY

 

C’est avec une profonde émotion et une grande tristesse que nous avons appris en ce 8 mai 2020, jour du 75ème anniversaire de la Victoire sur le nazisme, la disparition de Cécile Rol-Tanguy qui, antifasciste dès sa jeunesse, Résistante depuis les premiers jours de l’Occupation et au régime pétainiste, prit pleinement sa part dans le combat pour la Libération de la France et pour cette Victoire sur la barbarie.

 

Fille de Germaine et François Le Bihan ouvrier électricien, syndicaliste et militant communiste qui mourra en déportation, Cécile Le Bihan, née à Royan le 10 avril 1919, passa son enfance au Vésinet (Seine-et-Oise), puis à Paris à partir de 1933. Titulaire du Brevet élémentaire, elle suivit le cours Pigier de sténodactylo et fut embauchée en novembre 1936 au Syndicat des métaux CGT de la région parisienne, où elle rencontra Henri Tanguy.

Elle adhéra en 1936 à l’Union des Jeunes Filles de France (UJFF), puis, en 1938, au Parti communiste, et devint la marraine de guerre d’Henri Tanguy, combattant des Brigades internationales, avec qui elle se maria le 15 avril 1939.

L’hiver 1939-1940, Henri Tanguy mobilisé, Cécile conserva des contacts militants, tel celui qui s’avéra essentiel avec Marcelle Gautier, femme d’Henri Gautier, trésorier du Syndicat des Métaux, clandestin depuis que sa direction avait refusé de désavouer le pacte germano-soviétique. Grâce à cette liaison, Henri Tanguy, démobilisé, put reprendre contact dès le 19 août 1940 avec Gautier, puis prévenu le 5 octobre de l’arrestation de celui-ci, entrer immédiatement en clandestinité. De l’automne 1940 au printemps 1941, Cécile Tanguy frappa des stencils et assura des liaisons pour les Comités populaires des métallos, dont Henri fut l’un des responsables.

A partir de juillet 1941, Cécile Tanguy, successivement «Jeanne», «Yvette», «Lucie», joua un rôle essentiel auprès d’Henri quand celui-ci devint responsable, militaire ou politique, de directions interrégionales des premiers groupes armés, puis des FTP. Secrétaire, elle frappa tracts, directives, rapports à la direction nationale FTP, journaux clandestins.

Agent de liaison, elle assura de 1941 à 1943 le contact avec Marcel Paul, puis avec les membres des triangles de direction à Paris : Raymond Losserand et Gaston Carré, puis Roger Linet et Raymond Colin, enfin Joseph Epstein et Edouard Vallerand ; avec des responsables FTP dépendant de la direction interrégionale : en Anjou Maurice Lacazette et Marcel Hamon, à Paris Boris Holban ou Boris Milev, de la MOI ; avec la direction nationale FTP : Eugène Hénaff, Georges Vallet, René Camphin, Georges Tessier, Albert Ouzoulias, Pierre Le Queinnec, d’autres encore. Elle transporta aussi tracts et journaux clandestins, armes et explosifs, parfois dans le landau de leur fille Hélène, née le 28 mai 1941.

Malgré la clandestinité, Cécile et Henri préservèrent un espace de vie familiale, en dépit des nombreux déplacements et de fréquentes séparations de domicile. Ils cohabitèrent cependant à Quinçay près de Poitiers à l’automne 1942, puis à Antony après le retour en Région parisienne en mars 1943. Leur fils Jean, naquit à Antony le 13 novembre 1943.

Lorsque Henri Tanguy fut affecté en automne 1943 aux FFI, puis devint en juin 1944, sous le nom de «colonel Rol», chef régional des FFI d’Ile-de-France, Cécile continua à remplir sa double fonction. Elle frappa les ordres du chef régional et assura ses liaisons avec le général Malleret-Joinville, chef d’état-major national des FFI, avec les colonels Avia et Villate, de l’état-major régional, avec les états-majors départementaux FFI, la direction nationale FTP, avec Pierre Villon, représentant du Front national au CNR et Président du COMAC, avec, pendant l’insurrection parisienne, André Tollet, président du Comité Parisien de Libération.

Cécile Tanguy, présente en août 1944 dans le PC souterrain de Rol Place Denfert-Rochereau, y tapa l’Appel à l’insurrection de la Région parisienne qu’Henry lui dicta. Le 28 août 1944, elle sera la seule femme invitée à la réception au Ministère de la Guerre par le général de Gaulle des responsables de la Résistance dans Paris libéré.

Au lendemain de la Libération, alors qu’Henri Tanguy, désormais «Rol-Tanguy» – patronyme officialisé en 1970 – rejoignait le général Koenig au Gouvernement militaire de Paris, et commençait une carrière militaire, Cécile fut notamment chargée d’organiser le service social de l’état-major régional FFI, créé en octobre 1944, et qui fut intégré dans l’armée régulière en mars 1945.

Adhérente du Parti communiste, membre de l’Union des Femmes Françaises (UFF), elle s’engagea dans la préservation de la mémoire des combats des antifascistes et des Résistants, et pour la transmission des valeurs pour lesquelles ils combattirent, en premier lieu à la jeunesse. Depuis le décès d’Henri Rol-Tanguy le 8 septembre 2002, Cécile Rol-Tanguy est très souvent intervenue, partout à travers la France, devant des jeunes collégiens et lycéens ; en 2011, elle vint évoquer l’Insurrection parisienne au Stage National de l’ANACR.

Présente à plusieurs congrès nationaux de l’ANACR, elle en devint à celui de Lons-le-Saunier en 2012, Présidente nationale avec Louis Cortot, Henriette Dubois (Nelly) et Pierre Martin.

Pour toutes celles et ceux qui l’ont connue dans ces instances et assises de l’ANACR, en premier lieu les membres du Bureau national, Cécile par toute sa vie, a été, est et restera un exemple inspirant le plus profond respect ; et toutes et tous garderont avec émotion le souvenir de sa chaleur humaine, le souvenir de cette Grande dame de la Résistance.

Médaillée de la Résistance en septembre 1945, homologuée lieutenant FFI en janvier 1946, chevalier de la Légion d’honneur en avril 1984, elle fut en 2013 élevée à la dignité de Grand officier de la Légion d’honneur et, le 18 novembre 2017 à celle de Grand’Croix de l’Ordre National du Mérite.

En ces moments douloureux, au nom de tous les membres du Bureau National, de tous les membres de l’ANACR, nous tenons, partageant leur peine, à exprimer à ses enfants, Hélène, Claire, Jean, et Francis, à ses petits-enfants, à tous ses proches, nos sentiments les plus affectueux.

Pour le Bureau National de l’ANACR :

Pierre MARTIN, Président, Jacques WEILLER, Anne FRIANT-MENDRES, Anne-Marie MONTAUDON, Martine PETERS, Robert FOREAU-FENIER, Vice-Président(e)s, Jacques VARIN, Secrétaire général, Jean-Paul BEDOIN, Secrétaire-général adjoint.

 

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 10:11
Il y a 76 ans... La libération de Plougasnou - Photos de la cérémonie d'hommage et de la commémoration des 65 ans il y a 10 ans par Pierre-Yvon Boisnard
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Les soixante cinq ans de la Libération de Plougasnou dimanche 9 Août 2009
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