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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 07:29
TURQUIE : RETOUR SUR LE CONGRES DU HDP auquel assistaient Pierre Laurent et Lydia Samarbakhsch pour le PCF

TURQUIE : RETOUR SUR LE CONGRES DU HDP

Pierre Laurent, vice-président du Parti de la gauche européenne, et Lydia Samarbakhsh, responsable des relations internationales du PCF, ont participé le dimanche 23 février au Congrès du Parti démocratique des peuples (HDP) à Ankara.

Compte tenu de la situation actuelle en Turquie, ce congrès revêtait une importance particulière. Malgré les 5 à 7000 parlementaires, maires, conseillers municipaux, militants et dirigeants du HDP emprisonnés et le climat très répressif instauré par Erdogan, 20 000 personnes ont participé au meeting.

Les délégations internationales étaient présentes, en particulier les Européens qui étaient nombreux, ainsi que toutes les forces kurdes. Le HDP a montré une nouvelle fois qu'il n'est pas seul et que son aura internationale est importante.

Lors de ce congrès, qui fut une réussite, le HDP a renouvelé partiellement sa direction en élisant un nouveau co-président car le sortant risque d'être arrêté prochainement.

Lors des interventions, les dirigeants ont réaffirmé la stratégie d’alliance démocratique informelle avec le CHP (nationaliste et social-démocrate) et iYi Parti (nationaliste) pour faire tomber Erdogan qui n'arrive pas pour l'instant à casser ce front.

Pour le co-président sortant, le HDP doit rester malgré les difficultés une force politique de terrain. Il a également mis l'accent sur la nécessité de faire l'union pour abattre Erdogan dont la politique nationale et internationale est dangereuse et néfaste pour tous.

Erdogan est isolé sur la scène internationale. L'intervention en Syrie divise son parti, l'AKP. La mort de soldats turcs fait monter le mécontentement dans le pays.

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 12:48
Les communistes des années 20 dans les séries Babylon Berlin et Peaky Blinders
le docteur Völcker, jouée par Jördis Triebel femme médecin dans le quartier ouvrier rouge de Kreuzberg et haut responsable du Parti communiste allemand

le docteur Völcker, jouée par Jördis Triebel femme médecin dans le quartier ouvrier rouge de Kreuzberg et haut responsable du Parti communiste allemand

le chanteur de cabaret travesti Nikoros -  la comtesse Svetlana Sorokina

le chanteur de cabaret travesti Nikoros - la comtesse Svetlana Sorokina

On dit que les séries attirent désormais de grands réalisateurs, de bons acteurs et des moyens financiers considérables.

C'est vrai pour plusieurs d'entre elles et parmi celles-ci, deux passionnantes séries européennes, Babylon Berlin et Peaky Blinders, reviennent sur les premiers pas du communisme dans les années 20, en Allemagne et en Angleterre.

Ce qui est intéressant est que l'image qui est donné des combats communistes dans ces séries est loin d'être dévalorisante, même si les parts d'ombre du stalinisme sont aussi évoquées. 

Babylon Berlin est une série télévisée allemande basée sur des romans policiers de Volker Kutscher. Elle a été diffusée sur Canal + en France à partir d'août 2018.

Dans Babylon Berlin, le principal personnage communiste dans le Berlin de la République de Weimar en 1929 est le docteur Völcker, jouée par Jördis Triebel femme médecin dans le quartier ouvrier rouge de Kreuzberg et haut responsable du Parti communiste allemand, qui avec un charisme certain mène les manifestations contre les violences policières, notamment un massacre contre des civils et des ouvriers communistes désarmés manifestant le 1er mai à Berlin organisée par la police. Le docteur Völcker dénonce les mensonges d’État au sujet de ces fusillades.  Elle est une figure d'intégrité politique et morale.

Ce que n'est pas la comtesse Svetlana Sorokina ( l'actrice lituanienne Severija Janusauskaité) émigrée russe, espionne pour le compte de la police secrète soviétique, également le chanteur de cabaret travesti Nikoros, qui donne son amant, leader charismatique trotskiste en exil, le courageux Alexei Kardakov. La lutte à mort entre les services staliniens et les réfugiés russes trotskistes est montrée également dans toute sa cruauté, ainsi que les divisions à l'intérieur du camp communiste en général. 

La série nous montre aussi la collusion entre les socio-démocrates et centristes de Weimar, les forces d'argent, et la police, pour empêcher le développement des idées révolutionnaires à Berlin et écraser les communistes. Elle montre aussi combien les forces nationalistes et fascistes ont des soutiens dans la police, l'armée, même si des fonctionnaires loyaux à la République de Weimar essayent de les contrer. La série présente aussi l'aide accordée par Staline, pour contrer les anciens ennemis de la révolution bolchevique, France et Grande-Bretagne, au réarmement clandestin de l'Allemagne en opposition avec le traité de Versailles.

Cette série baroque et inspirée, en forme de thriller politique haletant, dont la bande originale est envoûtante, décrit à merveilles le Berlin des années folles et ses contradictions politiques. Par delà l’intrigue policière proprement dite, la série décrit la vie quotidienne des différentes classes sociales, de la misère des immeubles de rapport surpeuplés à l’opulence des classes aisées de la capitale de la République.

Peaky Blinders est une  passionnante série télévisée britannique créée par Steven Knight diffusée depuis 2013 (depuis 2015 en France par Arte)Elle met en scène l'ascension sociale violente et mouvementée d'une famille mafieuse de Birmingham venant de la communauté des gens du voyage: les Shelby, dont le chef, Thomas, ancien soldat de la première guerre mondiale, bookmaker, a beaucoup de panache et de classe, même s'il sert ses propres intérêts sans scrupule.

Au début de l'histoire, située en 1919 à Birmingham. Sa sœur Ada amourache d'un leader communiste, ancien soldat de la Première Guerre Mondiale, Freddie Thorne, ami d'enfance de Thomas. Freddie incarne un militant communiste de grande valeur: charismatique, drôle, aventurier, courageux, capable de mobiliser les ouvriers en dénonçant les inégalités, les salaires de misère, alors que les planqués de l'arrière vivent dans le luxe.

Tout au long de la série, le communisme incarne une forme de légitimité sociale et de pureté morale, mais il est victime des coups conjoints des services de police réactionnaires de Churchill qui montent des coups montés pour emprisonner les militants et casser les grèves et l'organisation, et de les gangsters qui lui prennent main forte. Ada, plusieurs années après la mort de son mari Freddie, s'embourgeoise, et rentre dans le rang de la famille Shelby, devenue très puissante et capitaliste.

En dehors des ouvriers de Birmingham, qui suivent les mots d'ordre du syndicat communiste de manière très massive, un autre personnage positif de la série est la syndicaliste Jessie Eden, autre militante communiste et révolutionnaire, avec qui Thomas Shelby aura une relation, ce qui lui permettra de la manipuler.

Les forces russes tsaristes et anti-communistes réfugiées en Angleterre, et alliées des éléments les plus réactionnaires de la monarchie anglaise, sont elles dépeintes comme profondément rétrogrades, cruelles et corrompues. Impuissantes aussi sur le fond...

La première saison série montre les militants communistes de Birmingham condamnés à mort ou assassinés par un policier horrible,  l'inspecteur en chef Chester Campbell, missionné par Churchill qui a combattu l'IRA à Belfast. Elle montre aussi la misère ouvrière tendant à être instrumentalisée par le populisme violent des Shelby, Thomas Shelby devenant député socialiste pour se refaire une virginité sociale.

Cette série est sans doute un peu plus simpliste sur le plan politique mais elle montre bien aussi la corruption et le caractère foncièrement anti-communiste et sans scrupule des élites britanniques.  Dans cette série, les communistes sont surtout victimes, de l’establishment britannique, des capitalistes et des gangsters qui font travailler les "jaunes", même si la peur de la révolution est très présente chez les élites, avec un fondement réel car l'influence communiste est bien réelle.    

Ismaël Dupont

 Freddie Thorne - Peaky Blinders

Freddie Thorne - Peaky Blinders

Jessie Eden et Thomas Shelby - Peaky Blinders

Jessie Eden et Thomas Shelby - Peaky Blinders

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 11:34
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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 11:00
Marie-George Buffet, invitée de l'Université Populaire du Pays d'Iroise le mardi 7 avril à 18h30 à Locmaria Plouzané- L'égalité hommes-femmes de 1789 à nos jours (Ouest-France)

INFORMATION IMPORTANTE - INFORMATION IMPORTANTE.

Suite à l’acticité exceptionnelle à l’Assemblée Nationale du fait de la réforme des retraites, entre autre, Madame Marie George Buffet vient de nous demander de décaler sa conférence au Mardi 7 Avril 2020 même lieu même horaire. Les personnes ayant des billets réservés initialement pour le 31 Mars pourrons les présenter le 7 Avril sans problème.

S’il y a autour de vous des personnes intéressées pour venir à la conférence, soyez aimable de l’informer du changement de date.

Vous en remerciant par avance et avec toutes nos excuses pour ce contre temps

Cordiales salutations

Jean Michel Piquet

Président de l’UPPI.  

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 10:48
 
A l'heure de la clôture du dépôt des listes dans les communes du Finistère, nous sommes en mesure d'annoncer que le Parti communiste français présentera sur des listes de rassemblement de la gauche dans des configurations dépendant d'une commune à l'autre au moins 85 candidats dans les communes du département, parmi lesquels, une douzaine de sympathisants environ. 
 
Pas si mal pour un parti qui compte 900 adhérents dans le Finistère, même s'il y a eu des communes où il nous a été plus difficile, malgré notre volonté ou des opportunités, de bâtir des listes ou de trouver des candidats, ou parfois même des interlocuteurs à gauche.
 
Nous aurons des candidats sur des listes d'union de la gauche à Brest, Quimper, Briec, au Relecq-Kerhuon, Gouesnou, Morlaix, Pont l'Abbé, Loctudy, Carhaix, Rosporden-Kernevel, Scaër, Landerneau, Douarnenez, Plouigneau, Plougonven, Guimaëc, Saint Thégonnec-Loc Eguiner, l'Ile de Batz, Sizun, Moëlan-sur-Mer, voire Plomeur, Berrien si on compte de proches sympathisants .
 
Environ un tiers des électeurs du Finistère sera en mesure de voter pour une liste de gauche où figureront des militants communistes, en plus ou moins grand nombre.
 
Des camarades ou proches sympathisants se présentent aussi en tête de liste avec des possibilités réelles de gagner pour être maires à Scaër (Christian Carduner), Rosporden-Kernével (Jacques Rannou, maire délégué de Kernevel, avec Michel Loussouarn, maire de Rosporden), Plougonven (Martine Carn), Loctudy (Christine Corfmat), et Douarnenez (Hugues Tupin).
 
Nous présentons aussi beaucoup de jeunes candidats sur ces élections municipales, avec un renouvellement important de nos candidats et élus potentiels.
 
Merci à tous nos candidats pour leur investissement et leur prise de responsabilité au service des droits sociaux des citoyens, d'une démocratie vivante, de l'égalité, du partage, de l'écologie, du service public et d'une société de "l'humain d'abord" qui commence à se construire à l'échelle de la commune et des communautés de commune.
 
Nous espérons avoir de nombreux élus, adjoints, conseillers communautaires au sortir de ces élections municipales du 15 et 22 mars pour servir la population avec le souci de lui rendre des comptes régulièrement et de l'associer aux décisions. 
 
Bonne chance à tous nos candidats sur ces listes d'union.
 
Nous espérons qu'ils contribueront à permettre à la gauche de sortir renforcée de ces élections municipales dans le Finistère, comme dans le reste du territoire breton et national.
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF
Municipales: le Parti communiste présentera au moins 85 candidats dans le Finistère
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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 09:57
Assemblée nationale. Les pièges de la réforme révélés dans l’Hémicycle
Mercredi, 26 Février, 2020

Le débat de fond a surgi sur la réforme des retraites grâce à la bataille d’amendements menée par les groupes d’opposition. Au plus grand désespoir des macronistes, qui refusent de voir la réalité du texte et ne savent pas comment défendre la loi inique concoctée par le gouvernement.

 

Ils ne savent plus quoi répondre. Le débat parlementaire sur la réforme des retraites tourne au calvaire pour les députés LaREM. Ils éludent, renvoient à la conférence de financement, grossissent les défauts du régime actuel, vitupèrent, mais ne répondent pas sur le fond. « Il n’y a aucune garantie dans ce texte », déplorent les élus de gauche comme de droite : quel sera le niveau des pensions ? Quel sera l’âge de départ à la retraite ? Quels droits seront liés à la pénibilité, au chômage, aux enfants ? Silence radio du côté des macronistes. Poussée dans ses derniers retranchements, la rapporteuse du volet organique de la loi a même répondu, lundi, par un édifiant lapsus. « Nous vous proposons un grand bond en arrière ! » a tonné Cendra Motin, sous les applaudissements des élus de la majorité qui n’ont même pas entendu le cruel aveu. Tout comme ils n’écoutent pas les démonstrations réalisées chaque jour par les députés d’opposition. Florilège.

1 La règle d’or et rien d’autre

Ils ont épluché le projet de réforme et l’étude d’impact dans tous les sens : rien. « C’est incroyable, malgré tous nos efforts pour connaître la réalité de votre loi, nous ne savons toujours pas quel est l’âge d’équilibre à partir duquel les salariés pourront faire valoir leurs droits à taux plein », s’étouffe Fabien Roussel. « Dans l’étude, on parle de 65 ans, mais dans la loi, il n’y a rien ; dans vos propos, il n’y a rien ! » ajoute le secrétaire national du PCF. « C’est un système à points », répondent en chœur les macronistes, comme si cela devait tout expliquer. « Mais la valeur du point n’offre aucune garantie sur le montant des pensions, car le coefficient de conversion entre la valeur d’achat et la valeur de service est encore inconnu ! » insiste l’élu FI Adrien Quatennens. « Dans le texte, la seule garantie, c’est votre règle d’or qui porte uniquement sur l’équilibre financier du système et la part des retraites dans le PIB. Donc, les pensions serviront de variable et baisseront ! » s’insurge le député PS Boris Vallaud. N’ayant pas convaincu la majorité, les élus déposent des amendements. Les communistes Pierre Dharréville et Stéphane Peu invitent à interdire de désindexer les retraites par rapport à l’inflation, puis à fixer a minima des pensions à 75 % des salaires perçus pendant la carrière. Le rapporteur Modem Nicolas Turquois les repousse avec morgue. « J’ai fait un certain nombre de calculs pour essayer de favoriser l’endormissement des uns et des autres », démarre-t-il, avant d’assurer à tort que « les masses en jeu avant et après la réforme sont du même ordre de grandeur », et de conclure sans préciser : « Certains auront moins que prévu pour que d’autres aient plus que prévu. »

2 Les agriculteurs, sacrifiés sur l’autel du capital

Qui aura moins et qui aura plus, du coup ? « Vous avez décidé de câliner les plus riches, de faire payer les plus pauvres, d’humilier les agriculteurs, de renoncer à la parole donnée ! » dénonce dans l’Hémicycle le député PCF Sébastien Jumel. En cause, l’abandon de la promesse de Macron d’augmenter les pensions des agriculteurs déjà retraités à 85 % du Smic. « Le président dit qu’on n’a pas les moyens, mais on a trouvé les moyens de rendre 4 milliards d’euros au 1 % de Français les plus riches ! » accuse Boris Vallaud. L’élu PS pointe ici l’autorisation faite aux plus fortunés de se constituer leur propre cagnotte de retraite, au détriment de tous les autres. Les députés PCF déposent alors un amendement pour taxer le capital afin de financer les retraites. « Opposer en permanence travail et capital ne me semble pas très sain », répond le secrétaire d’État aux retraites Laurent Pietraszewski en rejetant la proposition. « Nous ne cherchons pas à opposer le travail et le capital, mais à inscrire la possibilité de les faire participer tous deux au financement du système de retraite ! » répond Fabien Roussel. Le socialiste Dominique Potier monte lui aussi au créneau. « Malsain ? Cette question des écarts entre capital et travail est tout sauf taboue, il est même extrêmement sain de la poser ! » lance-t-il en soutenant l’amendement PCF, en plus d’en déposer un autre pour « mobiliser 20 à 30 milliards d’euros sur les revenus du capital, soit 20 à 30 fois la somme nécessaire pour permettre aux paysans les plus pauvres de retrouver la dignité que leur doit la nation ». Cette solution, qui n’aurait pas bénéficié qu’aux agriculteurs mais à tous les Français, a sans surprise été jetée à la poubelle par la Macronie.

3 Les droits familiaux amputés

C’est l’un des arguments favoris du gouvernement : son régime par points permettrait d’en finir avec les inégalités de retraites, bien réelles, entre les hommes et les femmes. Dans le futur régime, « chaque naissance donnera lieu à l’attribution d’une majoration de 5 % des points acquis par les assurés au moment du départ à la retraite », promet le gouvernement. Mais, pour la députée socialiste Valérie Rabault, le compte n’y est pas. Dans l’Hémicycle, elle prend le cas d’une femme née en 1975, qui commence à travailler à 22 ans : « Dans le système actuel, cette femme doit cotiser 43 ans pour bénéficier d’une retraite à taux plein, ce qui l’amène à travailler jusqu’à 65 ans. Supposons maintenant qu’elle ait un enfant : le système actuel lui donne droit à une majoration de huit trimestres, ce qui lui permet de partir à 63 ans. Dans le futur régime, un enfant lui donnera certes droit à une majoration de 5 %… Mais si elle déci de toujours de partir à 63 ans, elle subira les effets du malus prévu, qui est de 5 % par année : soit 10 % de moins. Au total, elle aura donc perdu 5 % de pension. Je n’appelle pas ça la résorption des inégalités entre hommes et femmes. »

Autre lièvre soulevé par l’opposition, celui du volume de ressources attribué dans le nouveau régime à cette question. Le député LR Éric Woerth est revenu à la charge à plusieurs reprises : « Selon le graphique réalisé par vos services, les masses financières consacrées aux droits familiaux seraient, en 2050, moins importantes qu’elles ne l’auraient été sans la réforme. (…) Il y aurait donc moins de droits familiaux qu’actuellement ? » Sans surprise, sa question n’a pas obtenu de réponse claire.

4 Des revalorisations renvoyées à plus tard

Pour tenter d’apaiser les professions qui craignent d’être particulièrement pénalisées par la réforme des retraites, le gouvernement promet d’hypothétiques revalorisations de salaires. « Comment s’opposer à une réforme qui offre enfin l’occasion d’augmenter les salaires des enseignants et des chercheurs ? » fait mine de s’interroger Agnès Firmin-Le Bodo, députée Modem. Au passage, ce raisonnement est curieux, dans la mesure où on pouvait très bien revaloriser les enseignants sans réformer les retraites… Les syndicats ont entamé des négociations avec le ministère de l’Éducation. Le ministre Blanquer vient d’annoncer que les enseignants débutants gagneraient 100 euros de plus net par mois à partir de 2021, mais le flou persiste selon Francette Popineau, cosecrétaire générale du SNUipp-FSU : « Il n’est évidemment pas absurde de revaloriser les débutants. Mais nous avons besoin de précision. Qui sera concerné ? Les professeurs stagiaires ou bien les titularisés ? S’agira-t-il de salaire ou de prime ? Par ailleurs, il faudra revaloriser également les fins de carrière. » Quoi qu’il en soit, la syndicaliste souligne que les hausses de rémunération ne suffiront pas à corriger les effets du projet de loi : « Nous avons calculé que les enseignants perdront entre 600 à 900 euros de retraite avec la réforme. »

Aurélien Soucheyre et Cyprien Boganda

Édouard Philippe assume le 49.3

« Lorsqu’il faut prendre ses responsabilités, je le fais sans hésiter et j’utilise toute la Constitution, rien que la Constitution mais bien toute la Constitution. »  Le message d’Édouard Philippe est limpide, le premier ministre n’hésitera pas à engager sa responsabilité et celle de son gouvernement en faisant valoir l’article 49.3 pour faire passer sa réforme, en force, en cour-circuitant le débat parlementaire. Réaffirmant son objectif « d’adopter la réforme avant l’été », Édouard Philippe a rappelé, dans une réunion à huis clos du groupe majoritaire, que l’utilisation du 49.3 « est une responsabilité du premier ministre ». « Nous nous sommes engagés sur ce système universel de retraite par répartition et par points, et le fait majoritaire, ça existe ! » a-t-il encore assené.

Démocratie. Folle nuit à l’Assemblée
Jeudi, 27 Février, 2020 - L'Humanité

La majorité a insulté l’opposition et quitté l’Hémicyle, en plein débat sur les retraites.

Soirée folle, dans la nuit de mardi à mercredi, au Palais-Bourbon. Les députés LaREM ont quitté l’Hémicycle, pour protester contre le dépôt d’amendements par l’opposition. « Ils reviendront en cas de débat sain et apaisé », déclare leur président, Gilles Le Gendre, qui reste seul pour les représenter. En cause, une série de 656 amendements communistes visant à repousser la réforme, année après année, de 2022 à 2057. Afin que l’examen ne soit pas trop fastidieux, les élus PCF avaient proposé de les défendre « rapidement, en les regroupant », avant même l’esclandre de Gilles Le Gendre. Rien n’y a fait, et les députés LaREM ont quitté leurs sièges, malgré l’avis du président de séance, Hugues Renson, qui estimait la procédure « classique ».

Boutades douteuses

Passé ce coup de théâtre, le rapporteur Modem Nicolas Turquois est allé encore plus loin, multipliant les boutades douteuses avant de hurler à l’opposition : « Je vous dis que la République c’est nous, et que, vous, vous n’êtes rien ! » Des propos « indignes et inqualifiables », selon le député LR Philippe Gosselin, qui lui a lancé : « Reprenez-vous, vous perdez vos nerfs ! » Turquois s’est ensuite plaint d’être un « pantin au milieu d’un cinéma de guignols ». « Vous êtes au carrefour de tensions considérables qui existent bien au-delà de cet Hémicycle », tente l’élu PCF Pierre Dharréville, pour rehausser le débat. Hier, le rapporteur général LaREM, Guillaume Gouffier-Cha, reconnaissait l’erreur commise par Turquois, avant de le dédouaner en le disant victime d’une opposition qui use d’une « technique de harcèlement utilisée par les pervers narcissiques ». De quoi « apaiser » le débat, sans doute… A. S.

Retraites: Les pièges de la réforme révélée à l'Assemblée Nationale. La LREM perd ses nerfs (L'Humanité, 26 février 2020)
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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 09:54

Réforme des retraites, 49.3, motion de censure, salon de l’agriculture, politique agricole commune, municipales : on fait le point avec André Chassaigne, député communiste et président du groupe GDR à l’Assemblée nationale. Il est l’invité de #LaMidinale.

www.regards.fr

Sur le 49.3
« Je ne suis pas sûr que la décision soit prise aujourd’hui par le gouvernement. »
« Il y a un rejet de ce 49.3, qui est très impopulaire. »
« Pour le gouvernement, ça serait l’aveu qu’il y a le refus de discuter de ce projet de loi. »
« Le gouvernement a tout faux dans ce qu’il a mis en oeuvre aujourd’hui et si il me en mouvement le 49.3 il aura des explications à donner au peuple de France. »

Sur l’obstruction parlementaire
« Je n’assume pas l’obstruction parlementaire en tant que telle. »
« La multiplicité des amendements, c’est avant tout pour introduire le débat »
« 4000 de nos amendements ont été considérés irrecevables. »
« Les amendements, les défenses d’amendements, c’est pour poser des questions et débusquer le gouvernement. C’est faire en sorte qu’on puisse analyser, détricoter ce projet de loi et montrer à quel point il est nocif. »
« Ce projet de loi serait une catastrophe pour notre pacte social. »

Sur le recours au référendum
« Notre groupe parlementaire a pris l’initiative d’une motion référendaire soutenue par la FI et le groupe socialiste. »
« On ne lâche pas l’idée d’un référendum. C’est une exigence. C’est au peuple d’avoir le dernier mot. »
« On n’obtient pas le retrait du projet de loi. Dans ce cas là, qu’on suspende le débat afin qu’il reprenne lorsqu’on aura toutes les données en mains. »
« Je ne comprends pas cette crispation mentale qui fait que le gouvernement veut à tout prix terminer la discussion à l’assemblée nationale avant les municipales. Ça s’appuie sur quoi ? Ça ne s’appuie sur rien. »
« On est dans un déni de démocratie. »
« La meilleure des solutions serait que le mouvement social obtienne un retrait du projet de loi. »

Sur la motion de censure
« Les trois groupes sont favorables à une motion de censure : les groupes FI, GDR et socialistes. Il se pose juste la question du moment le plus opportun. »
« Qu’il y ait 49.3 ou pas, je suis persuadé qu’on déposera une motion de censure. »

Sur la retraite des agriculteurs
« On nous dit que les paysans vont être les grands gagnants. C’est pas du tout ça. »
« On sait qu’un chef d’exploitation, il est aide familial avec ses parents ou il est collaborateur. Les femmes souvent ne sont que collaboratrices et c’est souvent lorsque leurs maris prennent leur retraite, qu’elles-mêmes deviennent chef d’exploitation. »
« On n’a aucune visibilité sur le nombre de paysans qui pourront bénéficier de cette retraite à mille euros. »
« Avec l’âge pivot, les agriculteurs devront travailler davantage. »

Sur les révélations de Mediapart sur la FNSEA
« J’ai été surpris quand j’ai vu les chiffres annoncés. Je ne porte pas d’appréciation là-dessus. À eux d’assumer les montants de salaires. C’est aux adhérents de la FNSEA d’apporter une appréciation.

Sur la Politique Agricole Commune
« On a besoin d’une politique agricole commune. Je balaie tout ceux qui disent qu’il faut renationaliser. »
« Il faut repenser la PAC en plafonnement les aides et en tenant compte du nombre d’actifs sur une exploitation, ce qui n’est pas le cas actuellement. »
« Il faut rompre avec les accords de libre échange parce qu’ils réduisent à néant tout ce qu’on peut avoir d’objectifs ambitieux sur notre agriculture européenne. »

Sur les municipales et le PCF
« L’enjeu pour le PCF c’est de pouvoir avec des listes les plus larges possibles, sur des enjeux locaux, apporter du mieux vivre, du vivre ensemble, tout en prenant en compte les grands enjeux du moment : la défense des services publics, de l’environnement mais aussi de la sécurité alimentaire. »
« Il faut s’appuyer sur la population et les forces vivres, les associations, les citoyens, afin d’avoir des gestions communales qui répondent aux besoins et qui soient réfléchies collectivement. »

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 08:54
Le PCF premier parti de France en nombre d'adhérents et de militants - c'est confirmé par le rapport de la commission nationale des comptes de campagne et financements des partis politiques

D'après les chiffres de la commission des financements des partis politiques, le PCF est toujours le 1er parti de France en nombre d'adhérents

Chiffres de la commission des comptes de campagne et des partis politiques concernant l'année 2018 publiés au JO du 15 février 2020.

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 08:49
Archipel

L’Union européenne vient d’actualiser sa liste des paradis fiscaux ; on y retrouve des pays à l’exotisme mafieux genre îles Caïmans, Samoa, Fidji, Guam, Oman, Vanuatu, Aruba et autre Curaçao. Au même moment, la très sérieuse association britannique « Tax Justice Network » publie la liste des pays « financièrement opaques » ; elle y place en seconde position les États Unis.

« Les États-Unis sont à contre-courant de la tendance mondiale vers plus de transparence », note cette ONG, qui ajoute que les USA représentent 21 % du marché mondial de la finance obscure, cinq fois plus que la Suisse, quatre fois plus que Singapour et près de deux fois plus que le Luxembourg. « On constate au niveau fédéral des réticences systématiques à coopérer dans les échanges de données, même via les normes de l’OCDE. » Mieux, ou pire : « L’État du New Hampshire vient d’introduire un nouveau véhicule juridique autorisant la création de fondations privées non caritatives sans obligation de le déclarer. » Autant d’informations qui ont dû échapper à la vigilance de Bruxelles. Sans doute aussi que les Vingt-Sept ont du mal à situer sur une carte ce minuscule archipel que constituent les États-Unis.

Gérard Streiff

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27 février 2020 4 27 /02 /février /2020 08:46
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Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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