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13 décembre 2019 5 13 /12 /décembre /2019 06:43
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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 16:28
Marie-Claude Vaillant Couturier en 1945

Marie-Claude Vaillant Couturier en 1945

Marie-Claude Vaillant-Couturier, née Vogel
03/11/1912 - 11/12/1996


Résistante, communiste, arrêtée par la police de Vichy, livrée à la Gestapo et déportée à Auschwitz-Birkenau, dans le convoi du 24 janvier 1943 des 230 résistantes qui entrent dans le camp en chantant la Marseillaise, puis à Ravensbrück. Elle refuse de rentrer en France à la libération de Ravensbrück tant qu’il reste sur place des déportés français malades, femmes ou hommes, et elle ne revient que le 25 juin 1945, deux mois après sa libération.Elle témoigne au procès de Nuremberg en 1946 et au procès de Barbie en 1987.
Elle fut une des dirigeantes de la Fédération nationale des déportés et internés résistants et patriotes, membre de l’Amicale d’Auschwitz, première présidente de la Fondation pour la mémoire de la déportation, secrétaire de la Fédération démocratique internationale des femmes, vice-présidente de l’ Union des femmes françaises, élue députée PCF, vice-présidente de l’Assemblée nationale

 

 

Elle a planté ses yeux dans ceux des nazis

DANY STIVE

JEUDI, 7 MAI, 2015

L'HUMANITÉ

"Une vie de résistante, Marie-Claude Vaillant-Couturier", de Gérard Streiff.

Marie-Claude Vaillant-Couturier, rescapée d’Auschwitz, témoin à Nuremberg, militante communiste.

Quand elle entre dans la salle du procès des dirigeants nazis à Nuremberg le 28 janvier 1946, Marie-Claude Vaillant-Couturier aimante tous les regards. Cette belle et grande femme blonde aux yeux bleus, plutôt que s’avancer vers la barre où le président du tribunal vient de l’appeler, se dirige droit vers les bancs des accusés. Plantant ses yeux dans ceux des dignitaires nazis, cette femme sortie de l’enfer concentrationnaire sept mois auparavant défie les responsables de la solution finale. Avec elle, est entré dans cette salle le « terrible cortège de tous les rayés et tous les tondus des camps de concentration, avec le dernier corps trébuchant des affreuses files de Nuit et Brouillard, enfin tombé sous les crosses ; avec les huit mille Françaises qui ne sont pas revenues des bagnes, avec la dernière femme morte à Ravensbrück pour avoir donné asile à l’un des nôtres » (1). À la barre, elle apostrophe les responsables nazis : « Regardez-moi car, à travers mes yeux, ce sont des centaines de milliers d’yeux qui vous regardent, par ma voix, ce sont des centaines de milliers de voix qui vous accusent. »

Par cette scène initiale, Gérard Streiff ouvre une biographie rapide et bien enlevée de cette communiste hors du commun à l’usage des jeunes lecteurs. Autant dire que, en suivant les pas de Marie-Claude Vaillant-Couturier, on arpente le monde du XXe siècle. Photographe, journaliste, militante infatigable, pacifiste et féministe, élue communiste, elle a voyagé de par le monde et traversé les classes sociales. Issue de la bourgeoisie éclairée, elle rejoint les rangs des révoltés refusant les inégalités. Difficile avec un tel personnage, dans un texte si court, de ne pas verser dans l’hagiographie. L’auteur y parvient en refusant de l’enfermer dans la légende, mais en décrivant une femme « unique, engagée, habitée par la passion politique, d’une incroyable vitalité, élégante et discrète, humble mais tenace, simple et altière à la fois. Une sorte d’aristocrate rouge qui semble sortie d’un roman de Jean Vautrin ». Marie-Claude Vaillant-Couturier n’entrera pas au Panthéon en ce mois de mai, François Hollande ayant choisi d’autres personnalités pour féminiser un peu ce temple républicain si masculin. À lire ce portrait, on comprend qu’il a fait une erreur. Raison de plus pour encourager sa lecture par les plus jeunes.

(1) Discours d’André Malraux pour l’entrée au Panthéon des cendres de Jean Moulin.

 

Paul Vaillant-Couturier: L'autre figure communiste du Front populaire (Patrick Appel-Muller)

Il y a 23 ans disparaissait Marie-Claude Vaillant-Couturier
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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 13:04
Photo Catherine Tréanton

Photo Catherine Tréanton

Beaucoup de monde hier soir, mercredi 11 décembre 2019, au forum - Morlaix et ses associations de notre liste "Morlaix Ensemble" ! Des échanges très enrichissants avec de nombreuses associations morlaisiennes. De nombreuses associations étaient représentées à notre seconde réunion publique de campagne.  Merci à tous ! Les 344 associations morlaisiennes étaient à l'honneur hier soir ! Morlaix Ensemble échange avec cette richesse de notre territoire !

Jean-Paul Vermot avait introduit et animé la première réunion publique sur la redynamisation du centre-ville de Morlaix et du commerce il y a deux semaines. Cette fois-ci, c'était autour de Ismaël Dupont d'animer la réunion "Morlaix et ses associations" et d'introduire les débats en deux temps, un premier temps consacré à décrire la situation et les préoccupations transversales des associations morlaisiennes, les problèmes à régler, un second temps consacré à mettre en débat certaines de nos propositions et orientations tout en répondant à la douzaine d'interventions des acteurs associatifs morlaisiens. La prochaine réunion publique Forum de "Morlaix Ensemble", sur la Santé et les Solidarités dans l'action municipale à Morlaix, sera introduite et animée par Catherine Tréanton: le jeudi 9 janvier (Auberge de Jeunesse).

Les débats ont tourné:

- sur la place de la solidarité internationale, des droits de l'homme et de l'ouverture à l'international et aux jumelages dans la politique de la ville: intervention de représentants de Morlaix-Wavel, de l'AFPS pays de Morlaix, de Amnesty International, de Morlaix-Wurselen

- sur le suivi de associations remplissant un rôle quasiment de délégation de service public par la municipalité, un suivi très "relâché" pour ce qui est de la majorité actuelle, absente de nombreux CA: intervention de représentants de MAJ et de Carré d'AS

- sur la culture et la place de l'initiative et de la création associative à l'origine de projets majeurs pour la région: intervention de représentants de Wart, de SEW

- sur l'office municipal des Sports

- sur le besoin de sécurisation par des conventions pluri-annuelles et des financements liés au fonctionnement et non simplement aux projets ponctuels des associations

- sur la place de la jeunesse dans le projet municipal

- sur le rapport à Morlaix-Communauté et aux communes voisines pour mutualiser les compétences et les moyens en matière de soutien au monde associatif

- sur la future maison des associations, la nouvelle affection de la salle actuelle de cinéma de La Salamandre place de la Commune, ses rapports avec MAJ, sur la future affection possible des locaux du Patio en cas de création, que nous souhaitons, d'une nouvelle école intercommunale de musique et de danse

- sur le terrain synthétique de foot, projet construit à la va-vite en fin de mandat

- sur les assos qui s'auto-financent sans subvention comme le club de tir

- sur les modes d'attribution des subventions

- sur le soutien aux APE et aux écoles : présence de représentants d'APE d'Emile Cloarec et de Corentin Caër

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Municipales - Morlaix Ensemble - Une pleine réussite pour notre seconde réunion publique Forum Morlaix et ses associations ce mercredi 11 décembre
Municipales - Morlaix Ensemble - Une pleine réussite pour notre seconde réunion publique Forum Morlaix et ses associations ce mercredi 11 décembre
Photo Catherine Tréanton - 11 décembre 2019

Photo Catherine Tréanton - 11 décembre 2019

Municipales - Morlaix Ensemble - Une pleine réussite pour notre seconde réunion publique Forum Morlaix et ses associations ce mercredi 11 décembre
Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Photo Jean-Luc Le Calvez - 11 décembre 2019

Municipales - Morlaix Ensemble - Une pleine réussite pour notre seconde réunion publique Forum Morlaix et ses associations ce mercredi 11 décembre

Morlaix Ensemble

 

Forum

Morlaix et ses

ASSOCIATIONS

 

 LES CONSTATS

 

344 associations domiciliées sur Morlaix

¼ environ touchent des subventions de la ville

 

Sports, Culture, Culture bretonne, Sciences, Pratiques artistiques, Préservation du Patrimoine, Education populaire, APE et APEL de parents d'élèves, Enfance, Social, Solidarité et solidarité internationale, Humanitaire, Jumelages, Handicap, Environnement et écologie, Animation de quartiers, Anciens Combattants, l'éventail est très large.

 

Des milliers d'adhérents d'associations (25 % des morlaisiens donnent du temps pour une ou des associations) sont réunis par des passions partagées, l'envie de créer des liens et des échanges humains, d'améliorer la qualité de vie pour soi-même et dans notre ville par du plaisir à partager, des réalisations, du lien social.

 

Certaines de ces associations ont un statut particulier en tant qu'elles sont employeuses, et participent de ce fait directement à l'économie locale tout en ayant des modes de financement spécifiques. Dans le Pays de Morlaix, 440 associations sur 2648 soit à peu près 1 sur 6, ont des salariés, et certaines, dans le secteur social et médico-social, emploient beaucoup de personnes comme les Genêts d'Or, Don Bosco, Massé-Trevidy, etc. En tout le secteur associatif représente 11,6 % des emplois du privé dans le pays de Morlaix contre 10,5 % en moyenne nationale.

 

Les nouveaux arrivants sont souvent étonnés et agréablement surpris par l'extrême richesse et vitalité du tissu associatif morlaisien.

 

Les initiatives nouvelles fleurissent chaque année – festivals, évènements, nouvelles formes de solidarités et d'économie en phase avec le développement durable.

 

Des associations non domiciliées sur le territoire (problème de l'accès aux salles, aux moyens et aux boîtes aux lettres) mais dans des communes limitrophes de Morlaix ont aussi de nombreux bénévoles et adhérents morlaisiens, et une activité forte sur la ville.

 

Dans le domaine de la culture, du sport, du social et des solidarités, les associations sont à l'origine de projets, équipements, pratiques qui font désormais partie intégrantes de l'identité et du patrimoine de Morlaix, de son rayonnement et de son attractivité (Panoramas, SEW, etc)

 

Si Morlaix n'est pas simplement une ville sinistrée économiquement et démographiquement, mais a un pouvoir de séduction et une qualité de vie exceptionnels, on le doit en grande partie à nos associations qui créent de la vie, des échanges, du lien social.

En même temps, au milieu de ces initiatives collectives de la société civile morlaisienne, et compte tenu du fait que les associations proposent beaucoup, on ne voit pas toujours le fil rouge des politiques culturelles, sportives, sociales de la ville, ni l'existence de ces politiques en tant que telles.
 

Des préoccupations qui semblent partagées par le milieu associatif morlaisien :

 

- Avoir accès à des salles pour se réunir, pratiquer ses activités. Ce n'est pas simple faute d'équipements municipaux en nombre suffisant, de la pluralité des demandeurs, ou du fait de restrictions d'accès.

 

- Besoin d'avoir des élus plus disponibles, plus attentifs et à l'écoute, qui répondent plus rapidement et répondent tout court à nos interrogations.

 

- Etre reconnu dans ce que son association apporte à la collectivité. Avoir une visibilité, sentir que l'on n'est pas insignifiant mais au contraire important pour Morlaix.

 

- Avoir de la visibilité et des garanties sur les subventions que l'on va pouvoir obtenir quand on en demande. C'est d'autant plus important pour les associations employeuses, mais pas que pour elles.

 

- Avoir une transparence et une équité au niveau de l'attribution des subventions, des critères et des règles de décision qui y président.

 

- Avoir des moyens garantissant la réalisation des projets, le maintien de tarifs corrects pour les activités et pratiques, une évolution qualitative des équipements, performances, propositions.

 

- Ne pas être seuls face à la complexité du montage de dossiers, des taches administratives, des responsabilités.

 

- Simplifier le problème des doubles gouvernances et compétences entre communes, entre Morlaix et Morlaix-Communauté. Pouvoir bénéficier d'équipements du Pôle Urbain sans toujours réfléchir en termes de limites communales.

 

- Des équipements qui peuvent être vieillissants, inadaptés, à moderniser, sur lesquels il faudrait investir.

 

- Une consultation et une association aux projets d'investissement, aux politiques de la ville et de la communauté d'agglomération dans les domaines qui nous concernent

 

- Des cadres pour coopérer entre associations, être entendus, être visibles et reconnus

 

- L'office municipal des sports. Faut-il le rétablir?

 

Des propositions et orientations que nous mettons en discussion

 

- Une maison des associations avec une structure d'accueil en centre-ville, des antennes de quartiers, des services associés (boîtes aux lettres, prêts de matériel, communication, lien avec la municipalité, salles de réunions, formation, aide administrative) en lien avec le Resam et les services de la ville.

 

- Un Forum des Associations chaque année permettant non seulement aux associations de présenter leurs activités et atouts, mais aussi à celles-ci de dialoguer entre elles et avec les citoyens sur des sujets communs et transversaux. Périmètre du forum à définir ensemble.

 

- Des Assises de la ville et de la vie associative pour échanger en profondeur, notamment en début de mandat

 

- Une politique incitative de découverte et d'accès aux sports, à la culture et aux loisirs pour tous les publics. Des tarifications solidaires à développer.

 

- Des commissions extra-municipales régulières (deux par an au moins) pour réunir les acteurs associatifs par domaines d'activités pour préparer les projets municipaux.

 

- Des élus plus disponibles et à l'écoute.

 

- Des services municipaux dotés de davantage d'autonomie et étoffés pour faire face aux besoins. Une organisation plus simple, plus réactive et moins pyramidale.

 

- Des salles et des services gratuits.

- La possibilité pour les associations de naître et de développer des projets avec un soutien public.

 

- Une révision des règles et du calendrier de subventionnement.

 

- Une politique sportive plus ambitieuse.

 

Municipales - Morlaix Ensemble - Une pleine réussite pour notre seconde réunion publique Forum Morlaix et ses associations ce mercredi 11 décembre
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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 12:50
Sous une pluie battante, la manif du 12 décembre à Morlaix réunit plusieurs centaines de personnes (300 à 350) - Photos Jean-Luc Le Calvez
Sous une pluie battante, la manif du 12 décembre à Morlaix réunit plusieurs centaines de personnes (300 à 350) - Photos Jean-Luc Le Calvez
Sous une pluie battante, la manif du 12 décembre à Morlaix réunit plusieurs centaines de personnes (300 à 350) - Photos Jean-Luc Le Calvez
Sous une pluie battante, la manif du 12 décembre à Morlaix réunit plusieurs centaines de personnes (300 à 350) - Photos Jean-Luc Le Calvez
Sous une pluie battante, la manif du 12 décembre à Morlaix réunit plusieurs centaines de personnes (300 à 350) - Photos Jean-Luc Le Calvez
Sous une pluie battante, la manif du 12 décembre à Morlaix réunit plusieurs centaines de personnes (300 à 350) - Photos Jean-Luc Le Calvez
Sous une pluie battante, la manif du 12 décembre à Morlaix réunit plusieurs centaines de personnes (300 à 350) - Photos Jean-Luc Le Calvez
Sous une pluie battante, la manif du 12 décembre à Morlaix réunit plusieurs centaines de personnes (300 à 350) - Photos Jean-Luc Le Calvez
Sous une pluie battante, la manif du 12 décembre à Morlaix réunit plusieurs centaines de personnes (300 à 350) - Photos Jean-Luc Le Calvez
Sous une pluie battante, la manif du 12 décembre à Morlaix réunit plusieurs centaines de personnes (300 à 350) - Photos Jean-Luc Le Calvez
Sous une pluie battante, la manif du 12 décembre à Morlaix réunit plusieurs centaines de personnes (300 à 350) - Photos Jean-Luc Le Calvez

  Aujourd'hui encore, après les énormes manifs du 5 décembre et la mobilisation du 10 décembre, des centaines de milliers de manifestant-e-s ont défilé avec les syndicats et les organisations politiques de gauche.
Après les déclarations d'Édouard Philippe, nous appelons à continuer la lutte contre les attaques du gouvernement 🔥

300 à 350 manifestants à Morlaix

3000 à 3500 à Rennes

1000 à Lorient

5000 manifestants à Grenoble

5000 à Toulouse

etc...

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 08:21
Une partie de la liste d’union de gauche s’est dévoilée et invite celles et ceux qui veulent compléter la liste à prendre contact.
Une partie de la liste d’union de gauche s’est dévoilée et invite celles et ceux qui veulent compléter la liste à prendre contact.

Une liste d’union des forces de gauche existantes dans la commune est en construction pour les municipales de mars 2020. Les co-listiers annoncent d’ores et déjà quelques projets : des travaux sur les bâtiments vétustes de l’école du bourg afin de minimiser les pertes d’énergie en prévoyant une isolation par l’extérieur ; inciter et aider à l’installation d’un nouveau boulanger ; continuer à voir se développer la dynamique des associations ; mettre en valeur tous les quartiers sans restriction ; privilégier le circuit court et une alimentation bio dans les écoles ; envisager des solutions pour utiliser la matière première locale pour la chaufferie du bourg…

La « Liste de gauche sociale, écologiste et citoyenne » est constituée pour l’heure de quinze personnes sans tête de liste. Elle invite toutes celles et ceux qui visent le même objectif à venir compléter la liste. « Nous souhaitons que tous les quartiers de Plougonven soient représentés, de même que différentes professions et catégorie d’âge afin d’être présents sur tous les fronts ».

https://www.letelegramme.fr/finistere/plougonven/une-liste-d-union-de-gauche-pour-les-municipales-11-12-2019-12455501.php

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 08:06
Instant T, Tébéo, ce 10 décembre 2019

Instant T, Tébéo, ce 10 décembre 2019

Sur le plateau de la chaîne de télévision régionale dépendant du groupe Le Télégramme, Tebeo, ce mardi 10 décembre à Brest, interrogé sur la réforme des retraites, les mobilisations en cours, et les municipales par Julie Sicot. Émission Instant T diffusée a 19h15 le mardi 10 décembre que l'on peut revoir en Replay sur le site internet de Tebeo: 

Le replay https://www.tebeo.bzh/video/228323

Cet interview de 5 minutes m'a permis d'exprimer rapidement les positions du Parti communiste sur la réforme des retraites, le mouvement social en cours, et les municipales, notamment à Morlaix et Brest.

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 07:55
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Contre la réforme des retraites inégalitaire et régressive de Macron, la gauche fait front commun et échange dans un meeting à l'initiative du PCF à Saint-Denis (Revue de presse Le Monde, L'Humanité, 20 minutes)
Photos du meeting unitaire du 11 décembre contre la réforme des retraites organisé par le PCF à la bourse du travail de Saint-Denis: Ian Brossat et Laurence Patrice
Réforme des retraites : les partis de gauche cherchent l’union pour contrer le gouvernement

Le Parti communiste a organisé, mercredi, un meeting unitaire pour demander le retrait du projet d’Emmanuel Macron et mettre en place « une contre-réforme ».

Par Publié dans le Monde, 11 décembre 2019 

En musique, on appelle ça un « supergroupe », une formation réunissant des célébrités le temps d’un concert. Le meeting organisé mercredi 11 décembre à la Bourse du travail de Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) par le Parti communiste français (PCF) contre la réforme des retraites en a été la déclinaison politique.

Tous les partis de gauche ont répondu présent, ainsi que les syndicats Solidaires et la CGT. La liste complète des participants est trop longue pour être reproduite de manière complète. Mais citons pêle-mêle : Lutte ouvrière (LO), La France insoumise (LFI), le Parti socialiste (PS) ou encore Europe Ecologie-Les Verts (EELV) ; ainsi que de plus petites organisations comme République et socialisme, Place publique ou Génération.s. Tous étaient là pour s’opposer à « la retraite Macron » et pour affirmer qu’une « autre retraite est possible ».

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, résume l’état d’esprit de la soirée : « L’unanimité contre la réforme du gouvernement. Nous demandons le retrait de ce projet. On est tous unis sur ce point et appelons à la mobilisation le 17 décembre. » Le patron du PCF ne pouvait rêver meilleur timing pour son moment « historique », prévu depuis plusieurs jours : la CFDT a décidé, mercredi, de rejoindre le mouvement contre le projet du gouvernement. L’unité était donc parfaite, aussi bien du côté syndical que politique.

« Macron est fort de nos divisions »

Mais si la photo de famille était impressionnante, reste à savoir si toutes les formations de gauche – réformistes, populistes ou révolutionnaires – pensent la même chose. Et, à mesure que l’on se penche sur les positions des uns et des autres, on se rend compte que l’union va être un combat. « Il y a des désaccords entre nous, notamment sur la retraite par points », a ainsi reconnu Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice de Paris, et l’une des dirigeantes de la Gauche républicaine et socialiste, proche de LFI.

Olivier Faure, le premier secrétaire du PS, a aussi prôné l’unité… dans la différence : « Macron est fort de nos divisions. S’il nous voit rassemblés, s’il voit que les Français sont attachés à notre modèle social, alors nous pouvons gagner. Il faut que l’on soit tolérants les uns envers les autres. Nous sommes différents, mais nous avons des points communs. La philosophie du projet ne nous convient pas. »

En reconnaissant que la gauche avait pu, à cause de ses divisions, « ouvrir la voie aux libéraux », M. Faure a également proposé de créer un intergroupe au Parlement pour « avancer, travailler des amendements ». M. Roussel est favorable à cette proposition et veut même aller plus loin. « Nous devons marcher sur nos deux jambes : demander le retrait et faire des propositions, construites avec les organisations syndicales. Je propose la mise en place d’un comité de liaison à partir du 18 décembre. La première rencontre pourrait se faire au PCF. Viens qui veut. »

« Il faut engager la bataille de l’opinion publique »

Julien Bayou, le tout nouveau patron des Verts, a également conscience de la difficulté, pour la gauche, de parler d’une unique voix, même s’il prône le rassemblement et un contre-projet commun qui pourrait être présenté le 21 janvier 2020, la veille de la présentation au conseil des ministres de la réforme : « Il faut distinguer les points de désaccord et les prétextes de désaccord. Mais il y aura aussi des points d’accord. Il s’agit de se mobiliser contre cette réforme et son monde. Derrière, c’est la retraite par capitalisation, la sécession des riches. L’enjeu n’est pas le statu quo. Le système [actuel n’est pas] parfait. Il faut engager la bataille de l’opinion publique. »

De son côté, Olivier Besancenot, du Nouveau Parti anticapitaliste, a ironisé : « Je tiens à remercier Edouard Philippe d’avoir donné un second souffle au mouvement. » Et d’adresser des piques au PS en critiquant « les gouvernements de gauche qui ne sont pas revenus sur les réformes libérales ».

Il ajoute : « Le [gouvernement] voulait que l’on se bouffe la gueule entre nous, ils n’y sont pas arrivés. Sans se substituer [au mouvement social], on a une première responsabilité : on sera solidaires de cette mobilisation, jusqu’au retrait de la réforme (…). » Nathalie Arthaud, porte-parole de LO, abonde : « Il y en a marre des conditions de travail, de toutes ces réformes qui n’ont aucun sens. On ne gagnera pas sans un mouvement général, une levée en masse des travailleurs, y compris du privé. » Eric Coquerel, député LFI de Seine-Saint-Denis, a, lui, comparé Emmanuel Macron à Margaret Thatcher, ancienne première ministre britannique, connue pour sa politique ultralibérale extrêmement dure.

Finalement, au-delà de la question des retraites, l’opposition au gouvernement d’Edouard Philippe et à Emmanuel Macron reste le plus petit dénominateur commun de la gauche. Reste à savoir si cela sera suffisant pour construire une alternative politique.

 

20 minutes, 11 décembre - Thibaut Le Gal

Réforme des retraites : De Besancenot à Faure, la gauche (presque) unie à Saint-Denis contre le gouvernement

REPORTAGE Le PCF a réuni les partis de gauche et écologistes lors d'un meeting commun ce mercredi soir à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) pour demander le retrait de la réforme des retraites du gouvernement

A quelques jours de Noël, une drôle de famille s’est rassemblée ce mercredi soir à la Bourse du travail à Saint-Denis ((Seine-Saint-Denis). La gauche, dans son ensemble, a répondu favorablement à l’appel de Fabien Roussel, secrétaire national du Parti communiste français, pour s’opposer à la réforme des retraites lors d’un meeting commun. « Ça fait chaud au cœur de voir toute la gauche réunie », salue Laurent Russier, le maire PCF de la ville de Seine-Saint-Denis.

Quelques minutes avant les festivités, c’est l’embrassade. Le député insoumis Eric Coquerel salue Olivier Besancenot du NPA. La sénatrice d’EELV Esther Benbassa s’amuse avec le communiste Pierre Laurent. « Voir toute la gauche réunie ce soir, ça me surprend positivement », confie l’ancien patron du PCF. « C’est la preuve que quand les mobilisations sociales poussent aussi fortement dans la même direction, ça déclenche des dynamiques. Cette opposition au projet de réforme peut être un point d’appui pour la suite ».

L’unité, mais le PS attaqué

Comme dans tous les rassemblements de famille, certains s’évitent, d’autres se titillent. Nathalie Arthaud, porte-parole de Lutte Ouvrière, égratigne au détour d’une question le Premier secrétaire du Parti socialiste. « Ce qui nous unit, c’est d’être en bagarre dans la rue pour demander le retrait de la réforme du gouvernement. Mais il faudrait demander à Olivier Faure ce qu’il en pense dans sa totalité… »

Quelques minutes plus tard, sur scène, Olivier Besancenot en remet une couche. « On a un gouvernement qui nous déclare la guerre, il va falloir paralyser la France pendant plusieurs jours. J’espère qu’on en sera tous capable, car je me souviens aussi des gouvernements de gauche qui n’ont pas été capables de revenir sur des réformes de droite ».

Ciblé sans être toujours nommé, Olivier Faure répond aux attaques : « Macron, il est fort de nos divisions. S’il nous voit aujourd’hui rassemblés (…) alors nous pourrons gagner. Ça suppose que nous soyons tolérants les uns envers les autres, car oui nous sommes différents, nous avons des propositions différentes, mais nous avons aussi des combats communs », insiste le député PS de Seine-et-Marne. « Trop souvent par nos divisions, nous avons ouvert la voie aux libéraux », ajoute-t-il. Quelques applaudissements.

« Ça aurait de la gueule, de passer d’une coalition de rejet, à une coalition de projets»

Au-dessus des différents acteurs, une banderole annonce : « Contre la retraite Macron, une autre réforme est possible ». Sur scène, la photo est d’ailleurs belle, mais une tribune commune suffit-elle à mettre en accord les différentes composantes de la gauche, des trotskistes aux socialistes ? « Ça aurait de la gueule, de passer d’une coalition de rejet, à une coalition de projets », espère Julien Bayou. Le nouveau secrétaire national des écolos propose de présenter ensemble «un contre-projet le 21 janvier», soit la veille du jour où le projet gouvernemental serait examiné en Conseil des ministres.

Mais Eric Coquerel calme les ardeurs : « Est-ce que le temps des propositions est venu ? » Pas encore, pour le député LFI : « On n’est peut-être pas prêt à faire un programme commun ensemble […] On n’est pas encore sur la même longueur d’onde. Ce qui va être essentiel, c’est le retrait du projet de retraite par points, vérifions déjà qu’on est d’accord là-dessus, le reste on verra plus tard ».

Olivier Faure tend alors la main en proposant la création d’un intergroupe au Sénat et à l’Assemblée pour déposer des amendements communs contre le gouvernement. Mais le patron du PS est par ailleurs un peu chahuté par la salle lorsqu’il évoque les questions de financement des retraites et le besoin de faire des « compromis ».

Alors oui, ce mercredi soir, la gauche s’affiche unie. Mais simplement pour s’opposer au projet d'Emmanuel Macron et son gouvernement. Esther Benbassa le reconnaît : « On avait déjà réussi à se réunir contre la privatisation d’ADP. C’est bien de se battre tous ensemble, on ne va pas faire la fine bouche. Mais pour la suite, oui, soyons prudents ».

 

Pour la gauche, le discours de Philippe est un appel à continuer la mobilisation
Jeudi, 12 Décembre, 2019 - L'Humanité

En l’absence de vraies concessions sur le fond de la réforme, les annonces du premier ministre, Édouard Philippe, ont été accueillies glacialement par l’opposition.

 

Sans surprise, c’est toujours non. L’opposition a réaffirmé hier son rejet de la réforme des retraites voulue par le gouvernement, après les annonces du premier ministre, Édouard Philippe.

À gauche, les lignes rouges redoutées ont bien été franchies. « Si l’allocution du premier ministre était attendue, elle a finalement confirmé le pire », a réagi le Parti communiste français dans un communiqué, dénonçant un projet « conçu pour démanteler totalement le système solidaire issu du programme du Conseil national de la Résistance, pilier de notre système social ». Le secrétaire national d’EELV, Julien Bayou, regrette quant à lui que, « après avoir mis tout le pays sous tension, le gouvernement présente une “réforme” éloignée de l’objectif de justice sociale ».

Malus prévu en cas de départ avant l’âge pivot, à 64 ans

Au cœur de la crispation, l’âge pivot, accusé d’être une manière détournée de repousser sans le dire l’âge de la retraite, officiellement maintenu à 62 ans. « Les Français devront donc travailler plus ou gagner moins, soupire le député socialiste des Landes Boris Vallaud, en référence au malus prévu en cas de départ avant l’âge pivot, à 64 ans. Hier, les manifestations se fondaient sur des craintes, à partir d’aujourd’hui, elles se fonderont sur des certitudes.  » Chez les insoumis, même son de cloche : « Macron vient d’instaurer la retraite à 64 ans », estime sans détour Jean-Luc Mélenchon, député FI des Bouches-du-Rhône.

Le sort de la génération née entre 1975 et 2004, qui ne sera ni exemptée de réforme ni touchée directement dès 2022 puisque déjà sur le marché du travail, soulève aussi des préoccupations. « Le premier ministre laisse entendre qu’il pourrait y avoir un mix entre les deux systèmes pour ces générations, s’étonne Valérie Rabault, députée PS du Tarn-et-Garonne. Ce point est totalement flou, ce qui laisse supposer qu’il y aura des perdants. »

Parmi les autres arguments de vente avancés par le premier ministre : le caractère favorable de la réforme pour les femmes, avec principalement une majoration de la retraite de 5 % par enfant. Clémentine Autain (FI) s’en est indignée, dénonçant une « belle régression : le message, c’est mariez-vous et faites beaucoup d’enfants, sinon vos retraites seraient pires encore ».

Un « meeting unitaire » en vue de débattre d’un « projet de réforme alternatif »

Mais après le rejet, reste à s’organiser. Les forces de gauche se sont donné rendez-vous avec les syndicats hier soir, à Saint-Denis (après le bouclage de ce numéro) pour un « meeting unitaire » en vue de débattre d’un « projet de réforme alternatif ». Elles appellent aussi unanimement à poursuivre les mobilisations. « Ils ont décidé de déchirer le contrat social. Tous dans la rue demain », a appelé le sénateur PCF Fabien Gay.

Qu’en est-il de l’autre côté du spectre politique ? Le Rassemblement national reste fidèle à sa ligne, réclamant un « référendum sur les retraites » : une façon de surfer sur les velléités référendaires des gilets jaunes, tout en étant, sur le terrain, absent des grandes mobilisations.

Quant aux « Républicains », la séquence de la réforme des retraites témoigne de leur difficulté à exister en tant qu’opposition face à un texte dont ils approuvent la philosophie. Ainsi, faute de mieux, Christian Jacob, le patron du parti de droite, a fustigé le calendrier d’application du gouvernement, symptomatique de « l’absence de courage de la réforme, qui ne sera effective qu’à l’horizon 2040 ». Ou comment être mécontent tout en étant d’accord.

Cyprien Caddeo
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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 07:00
Réforme des retraites : l’injustice entre générations s’ajoute à l’injustice sociale  - Communiqué des députés communistes - 11 décembre 2019

Réforme des retraites : l’injustice entre générations s’ajoute à l’injustice sociale

Communiqué des députés communistes - 11 décembre 2019 

Ce matin, le Premier Ministre a dévoilé l’architecture de la réforme des retraites qui sera débattue au Parlement à compter de février 2020.

Cette réforme n’est qu’un copié-décalé du rapport Delevoye remis en juillet 2019. Toutes les mesures régressives de ce rapport sont ainsi confirmées.

L’instauration d’un système à points dans lequel la retraite sera calculée sur l’ensemble de la carrière, au lieu des meilleures années, conduira à une baisse universelle des pensions, pour les salariés du privé comme pour les fonctionnaires. Il faudra travailler plus longtemps, jusqu’à 64 ans, pour disposer d’une retraite sans décote. Les possibilités de départs anticipés pour les emplois pénibles dans le secteur public seront supprimées comme le seront les droits spéciaux reconnus à certaines professions.

A cette injustice sociale, s’ajoute l’injustice générationnelle.

Loin d’être universelle, cette réforme crée de multiples exceptions et oppose les générations entre elles en remettant en cause le principe de la répartition selon lequel les travailleurs financent les pensions actuelles des retraités. Si les personnes nées avant 1975 ne sont pas concernées par l’introduction de la retraite à points, elles seront impactées dès 2022 par l’entrée en vigueur de l’âge d’équilibre. Pour tous les autres, nés à compter de 1975, le projet s’appliquera.

Cet étalement dans le temps de l’application de la réforme révèle finalement toute sa nocivité. Si cette réforme était si bonne, pourquoi ne pas l’appliquer à tous et tout de suite ?

Le Premier ministre nous avait promis qu’il ne ferait pas « d’annonces magiques », il s’est néanmoins livré à un mauvais tour de prestidigitateur. Il nous a vendu une réforme, « plus simple, plus juste, pour tous » et a sorti de son chapeau une réforme incompréhensible, injuste et profitable aux seuls fonds de pension.

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 06:52
BLACKROCK. UN GÉANT AMÉRICAIN DE LA FINANCE À L’ASSAUT DES RETRAITES DES FRANÇAIS (L'HUMANITE - Mercredi 11 décembre 2019 - Sébastien CREPEL)

Fonds de pension.  Le gigantesque gestionnaire d’actifs BlackRock lorgne l’épargne hexagonale, qu’il voudrait transformer en retraite par capitalisation. Il attend que la loi Pacte votée au printemps et la réforme Delevoye lui ouvrent les portes de ce marché.

Pas la peine de chercher le nom de BlackRock dans l’agenda des concertations ministérielles sur les retraites : il ne figure nulle part. Cela n’empêche pas ce mastodonte de la Bourse américaine, présent dans le capital des plus grandes entreprises françaises et gérant l’épargne de millions de salariés à travers le monde, de s’intéresser de très près à la réforme des retraites, en dispensant ses « recommandations » au gouvernement et au président de la République. En juin 2019, soit quelques jours avant la remise du rapport de Jean-Paul Delevoye sur le projet de « régime universel », le fonds d’investissement a détaillé, dans un document d’une quinzaine de pages, tout le profit qu’il espère tirer d’une réforme des retraites qui fasse une large place à la capitalisation, en s’appuyant notamment sur la loi Pacte votée au printemps sous l’impulsion de Bruno Le Maire.

Le document intégral : « Loi Pacte: Le bon plan Retraite » (sic)

Cette loi trop peu connue du grand public a préparé le terrain, en créant les conditions d’une montée en puissance des produits d’épargne retraite dans les années qui viennent. La réforme Delevoye vient en quelque sorte en complément de celle-ci, les recommandations de BlackRock éclairant de manière saisissante le contexte d’offensives tous azimuts de l’univers de l’assurance privée dans lequel elle s’inscrit. Une opération facilitée par l’accession à l’Élysée d’Emmanuel Macron, qui cultive ses relations avec le PDG de BlackRock, Larry Fink.

Pour le fonds américain, l’Hexagone représente un marché essentiel : « Les Français se distinguent au niveau mondial par un taux d’épargne élevé, 14 % de leur revenu disponible chaque année », relève BlackRock. Cela représente un pactole accumulé, tous patrimoines confondus, de 13 125 milliards d’euros en 2016, dont 5 400 milliards d’actifs financiers. En Europe, seuls les Allemands épargnent davantage. BlackRock voudrait mettre la main sur cette montagne d’actifs, mais il doit pour cela éliminer un obstacle de taille : la méfiance historique des Français pour les produits financiers, et en particulier pour les retraites par fonds de pension, jugées peu sûres. 63 % d’entre eux estiment les placements en actions trop risqués, selon le baromètre de l’Autorité des marchés financiers. « Les différentes crises financières ont ancré dans les esprits que les marchés financiers sont d’abord des sources de risque avant d’être des sources de performance », se désole BlackRock. Et les 15 ans de réformes précédentes des retraites ont échoué à ouvrir le marché tant espéré.

Le « pilier » de la capitalisation est déjà au cœur de la réforme

Le fonds attend donc du gouvernement qu’il l’aide à vaincre cette aversion en réformant profondément les mécanismes d’épargne retraite. Ce qu’a commencé à faire la loi Pacte, « en permettant à l’épargnant de bénéficier d’un allègement fiscal » et d’une « gestion pilotée » de son plan d’épargne retraite, un outil programmé pour augmenter la part des investissements à risque, type actions en Bourse, pour les épargnants les plus jeunes. Pour BlackRock, au moment où les autorités s’apprêtent à réformer les « piliers 1 et 2 » de la retraite (les régimes de base et complémentaires), il est urgent d’ « intégrer le pilier 3 dans leur périmètre de réflexion » (la capitalisation) en « unifiant les différents volets de la réforme des retraites ».

De fait, le « pilier » de la capitalisation est déjà au cœur de la réforme, même si le haut-commissaire aux retraites – dont les liens avec le monde de l’assurance viennent d’être mis au jour – s’en défend. Son projet de régime universel est un « système de répartition par cotisation couvrant un maximum d’actifs », plaide-t-il, puisqu’ils cotiseront pour leur retraite sur une assiette de salaire allant jusqu’à 10 000 euros par mois. Soit quasiment l’intégralité des actifs… mais pas tous. C’est toute la subtilité. Pour rappel, jusqu’alors, les retraites complémentaires par répartition Agirc-Arrco permettaient de cotiser jusqu’à 27 000 euros de salaire mensuel. C’est donc un espace supplémentaire pour la capitalisation qui vient de s’ouvrir pour les plus aisés, au bénéfice des assureurs. Cela est d’ailleurs écrit en toutes lettres dans le rapport de Jean-Paul Delevoye : « Les employeurs et les salariés qui le souhaiteront pourront compléter le niveau de retraite par la mise en place de dispositifs collectifs d’épargne retraite. »

C’est cet avantage que veut pousser BlackRock, en dispensant une quinzaine de recommandations au gouvernement. Le but, vendre des produits d’épargne aux plus riches, mais, au-delà, le document propose par exemple une « contribution automatique » de 5 % des salaires à des plans d’épargne d’entreprise, complétée d’un « dispositif d’augmentation automatique » en cas de hausse des rémunérations… Il va jusqu’à envisager un « crédit d’impôt » de 1 000 euros par an « accessible aux ménages non imposables », ce qui « constituerait une forme d’abondement public » pour « démocratiser largement le modèle au-delà des seuls ménages ayant un intérêt fiscal à se constituer une épargne retraite ». Ou comment financer sur fonds publics le chiffre d’affaires des assureurs en fourguant des produits d’épargne aux plus pauvres.

Sébastien Crépel

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12 décembre 2019 4 12 /12 /décembre /2019 06:46

 

Travailler plus longtemps, pensions calculées avec des points et non plus des trimestres, âge pivot à 64 ans avec malus pour un départ avant cet âge… et donc recul de l’âge de départ à la retraite.

 

 

Et il ne dit pas un mot sur le blocage des ressources financières à 14% du PIB, confirmant que le cœur de la réforme vise bien à satisfaire des intérêts financiers et le monde des assurances.

La réforme Macron est en fait conçue pour démanteler totalement le système solidaire issu du programme du CNR, pilier de notre système social.

L’universalité est un leurre quand les annonces consistent à opposer les générations entre elles et à sacrifier les nouvelles générations. Si cette réforme était réellement vertueuse, pourquoi le décalage de sa mise en œuvre pour les générations nées après 1975 est-il présenté comme une bonne nouvelle pour celles  nées avant 1975 ?

Aujourd’hui, le pays n’a eu aucune réponse sur sa principale attente : à l’âge de la retraite, quel sera le niveau de ma pension par rapport à mon salaire de fin de carrière ? 

Le pays voit bien que l’objectif de Macron consiste à nous faire travailler toujours plus longtemps pour une pension toujours plus faible. Les rustines proposées, qui additionnent le pas grand chose au trois fois rien, visent à masquer la baisse de 27 % du niveau de pensions qui se profile pour les deux prochaines décennies.

Face au mouvement social et populaire qui s’installe avec force dans le pays et qui s’élargit, une autre réforme des retraites est possible pour répondre aux attentes et aux besoins. Le PCF mettra toutes ses forces dans son élargissement, jusqu’au retrait du projet Macron, et appelle à ce titre la jeunesse, particulièrement visée par les annonces du Premier ministre, à s’engager dans cette bataille.

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