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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 14:28
Délabrement du service public postal - Lettre ouverte de Piero Rainero conseiller municipal et communautaire PCF de Quimper

Le Président de La Poste, Philippe Wahl, sera en visite à Quimper, le vendredi 14 février .

A cette occasion, les syndicats CGT-FAPT 29 nord et 29 sud ont déposé un préavis de grève de 24 h et invitent les postiers, les usagers et les élus à participer nombreux au rassemblement :

 

Le vendredi 14 février à 9 heures

devant la Direction de La Poste

32 rue du président Sadate - Creach gwen

à QUIMPER

 

Nous comptons sur vous, nombreux pour soutenir  les postiers et signifier votre mécontentement en tant qu'usagers du service public postal.

***

Ce vendredi 14 février, Philippe Wahl, Président Directeur Général du groupe La Poste, sera en visite dans
le Finistère, à Quimper.
Les syndicats CGT des Activités Postales et de Télécommunications du Finistère invitent tous les
postiers, les usagers et les élus à se rassembler devant la Direction, rue du Président Sadate
(Creac’h Gwen) à Quimper, à partir de 9h pour exprimer leur mécontentement et exiger un service
public postal de qualité.
Les agents pourront ainsi exprimer leur ras-le-bol de travailler dans des conditions qui se
dégradent de jour en jour et de ne plus avoir les moyens d’assurer leurs missions de service
public telles qu’elles devraient être rendues aux usagers.
Les usagers, notamment les Quimpérois, pourront lui demander des comptes, quant aux retards
intolérables dans la distribution du courrier (retards qui ont entrainés pour beaucoup des difficultés
telles majoration de facture, non présentation à des rendez vous importants, etc…) mais
également quant aux diminutions d’horaires et/ou fermetures de bureau de poste partout en
Finistère.
Les élus pourront lui exprimer les difficultés rencontrées par leurs concitoyens, notamment sur
l’accessibilité à des bureaux de postes offrant la globalité des services et l’égalité de traitement de
la population dans les territoires. Ils pourront également lui rappeler l’obligation de la Poste de
distribuer le courrier en tout point du territoire 6 jours sur 7.
Dans son courrier adressé aux postiers, Mr Wahl appelait de ses vœux : « J’attends de vous
une forte mobilisation pour traduire au quotidien nos engagements vis-à-vis des clients par
notre qualité de service » NE LE DECEVONS PAS ! Offrons-lui une forte mobilisation pour porter
notre exigence d’un service public postal de qualité !

Délabrement du service public postal - Lettre ouverte de Piero Rainero conseiller municipal et communautaire PCF de Quimper
Délabrement du service public postal - Lettre ouverte de Piero Rainero conseiller municipal et communautaire PCF de Quimper
Délabrement du service public postal - Lettre ouverte de Piero Rainero conseiller municipal et communautaire PCF de Quimper
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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 14:21

Dossier du Poher, Erwan Chartier- Le Floch: que reste t-il du communisme centre breton?

Les communistes ont encore quelque chose à dire dans nos territoires ruraux (Ismaël Dupont, Le Poher, interview avec Erwan Chartier, 12 février 2020)

Interview avec Erwan Chartier dans Le Poher sorti ce jour, qui présente tout un dossier d'une page très intéressante sur le communisme dans le centre-Bretagne (voir en pièce jointe, document PDF) avec la photo de Charles Tillon à Carhaix à la libération (archives Jean-Claude Cariou).

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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 11:18
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)

Photos Jean-Luc Le Calvez, 11 février 2020

Encore un beau moment d'éducation populaire hier au local du PCF Pays de Morlaix, au 2 petite rue de Callac à Morlaix, où Ismaël Dupont, auteur d'une maîtrise de philosophie sur l’œuvre de Jean Jaurès en 2001, a présenté la vie, l’œuvre, et le contexte historique des engagements du grand leader socialiste, idéaliste et marxiste, collectiviste et défenseur au cas par cas du rassemblement de la gauche pour conquérir des avancées d'étape pour les travailleurs, partisan d'un évolutionnisme révolutionnaire, défenseur de la laïcité et d'une politique des droits de l'homme, patriote et internationaliste, défenseur de la Paix. 40 personnes ont assisté à la conférence qui a duré deux heures ce mardi 11 février 2020. Elle s'est terminée par la lecture des comptes rendus féroces par la presse locale de droite catholique et de centre-gauche de la venue de Jaurès à Morlaix, le 5 avril 1900.

La conférence a été filmée par nos amis Caroline Bérardan et Mikaël Theng, l'équipe communication du PCF Finistère, et sera bientôt disponible sur la chaîne You Tube "Rouge Finistère".

Voici le texte qui a servi de base à la conférence:

"Le socialisme de Jean Jaurès: humaniste, internationaliste, républicain, révolutionnaire! - par Ismaël Dupont

Merci à tous les participants:

Prochain mardi de l'éducation populaire déjà programmé, au local du PCF Morlaix:

Théâtre et philosophie - Entretien de M.Descartes et de M. Pascal- 7 avril, 18h 

Mardi 7 avril 2020, entretien de M.Descartes et de M.Pascal le jeune Théâtre et philosophie au Mardi de l'éducation populaire du PCF Pays de Morlaix

 

Jaurès à Morlaix...

Le 5 avril c'est à la salle du commerce, à Morlaix, à l'invitation d'Yves Le Febvre que les 2 orateurs interviennent.

La municipalité a refusé ses salles pour la réunion publique présidée par Le Febvre. Entre 400 et 1000 spectateurs selon les sources assistent à la réunion publique avec Jaurès, qui valorise le développement des sociétés mutuelles, des syndicats et des coopératives, perçus comme moyen de la conquête des pouvoirs publics par la classe ouvrière pour transformer la société.

La Résistance (Croix de Morlaix), le journal de la droite cléricale et réactionnaire, note: "nous sommes bien obligés de reconnaître au citoyen Jaurès une très grande puissance oratoire (...). Il n'est qu'un tribun curieux à entendre, un illuminé dont les paroles ne doivent pas être prises en considération".

On lit aussi en première page dans l'hebdomadaire daté du samedi 7 avril, sous la plume d'un grand et subtil progressiste, Auguste Cavalier, paix à son âme:

" Jaurès à Morlaix.

L'Union sociale anticléricale vient de frapper un grand coup.

M. Jaurès, le Jaurès de Carmaux et de toutes les grèves, le Jaurès du syndicat Dreyfus-Reinach, est venu à Morlaix prêcher la lutte des classes et le collectivisme révolutionnaire.

A la veille des élections municipales, cette manifestation audacieuse du parti subversif est intéressante à noter. Rien n'est plus capable de montrer aux Morlaisiens attachés aux idées de liberté où on voudrait les mener et qui on leur propose de suivre.

On veut les mener au bouleversement violent de la société, à la guerre fratricide entre patrons et ouvriers, à la spoliation des possédants, tout simplement.

Certes le parti socialiste morlaisien est dans son rôle en poursuivant cette œuvre de destruction, mais quel est dans cette combinaison nouvelle le rôle de la faction bourgeoise qui trahissant la défense de la société et la république libérale se traine aujourd'hui à la remorque du parti révolutionnaire? 

Dans quelques semaines les amis de Jaurès et les amis de la rue de Paris uniront leurs votes pour tenter ensemble l'assaut de l'hôtel de ville de Morlaix. On assistera à ce spectacle immoral du socialisme publiquement affiché, avec toutes ses ruineuses conséquences et soutenu publiquement non pas seulement par les professionnels du désordre mais aussi par une minorité de bourgeois vindicatifs et sectaires.

La conférence de Jaurès vient à point pour rappeler toutes ces choses à ceux qui seraient tentés de les oublier. Sans doute l'orateur de la sociale n'a pas été cette fois sur l'estrade par les pontifes de l'opportunisme anticlérical. Ces messieurs sont opportunément demeurés en coulisse. Mais le public qui n'est pas dupe de toutes ces manigances n'aura pas de peine à se rappeler que MM. Bodros et Paul Le Gac, délégués de la rue de Paris, acceptèrent sans embarras de présider, il y a quelques mois, une conférence révolutionnaire analogue à celle d'hier.

Jaurès a plus de talent (et ce n'est pas beaucoup dire) que Chiron et Yves Le Febvre, mais il n'est pas plus compromettant. ..."

Auguste Cavalier

"LE RÉVEIL MORLAISIEN" qui se présente comme le "Journal républicain progressiste indépendant de l'arrondissement de Morlaix - Paraissant le samedi" n'est pas plus tendre et fait dans le sarcasme le 7 avril 1900:

"Conférence Jaurès

à Morlaix

-

Morlaix le 6 avril 1900

Dix mille socialistes convaincus? ont applaudi hier, jeudi, les citoyens Briand et Jaurès. 

Traduction vraie.

Lisez: Dix pantins plus ou moins convaincus ont trôné sur un tréteau, pendant une heure environ, devant deux ou trois centaines de curieux qui pensaient assister à une représentation oratoire et patriotique. (Car ne vous en déplaise, selon eux, MM. les socialistes internationalistes regorgent de patriotisme).

La déception!

Le concerto commence par un sermon très ? très ? applaudi? par la claque, prononcé par le barnum Briand qui fait l'apologie, mille et mille fois ressassée du traître Dreyfus.

Briand combat le nationalisme, mais il est très légèrement égotiste, car son idée et celle de Jaurès vise la confiscation des biens pour les convertir en biens nationaux

Écoutez-moi! mes frères, s'écrie le grand patriote Briand: Déroulède, Millevoye, Guérin, etc... se posent en professeurs de patriotisme...

Erreur!!! citoyens.

C'est nous qui sont les autres!

C'est nous les vrais patriotes!

Parce que?? Et bien!!!

Parce que nous voulons que ce soit nous et en dehors de nous il n'y a pas de salut!

En dehors du socialisme international fondé par nous, la France est perdue!!!

Ainsi dit le Grand Patriote dreyfusard Briand. 

Ici se placent trois bravos et un, un seul cri, que nous ne pouvons reproduire.

C'est infect!!!

Enfin, après ce long dithyrambe arrive le grand, l'incommensurable orateur Jaurès!!! le grand Jean Jaurès comme dit le petit Yves. En somme le vrai Jaurès.

Voici sa Pose:

Une main sur le coeur!

Un pouce dans le gousset!

Air légèrement penché...!

Il tousse!!

Heu! Heu!

Citoillennes!

Citoiens!

Heu!! Heu!!

Excusez!

Car je suis fatigué! Un coup à la topette car on fume.

C'est compréhensible.

Car depuis plusieurs semaines je voyage et je déblatère pour la misère du pauvre prolétaire.

(Accent gascon)

Ici une interruption:

" Pour la pièce de cent sous s'écrie un aveugle pour de vrai qui d'ailleurs se fait expulser, mais qui n'en a pas moins protesté à sa façon contre le commis-voyageur socialiste, rédempteur de la misère humaine".

Et dire que c'est un aveugle qui seul ou tout au moins le premier a vu clair dans cette aventure d'acteurs grassement payés pour pleurer des larmes de crocodile sur le prolétariat. 

Ici se place un grand mouvement oratoire:

Jaurès s'écrie:

Citoyens, mes frères... jusqu'à la poche - !!

Breuteur! Betec ar godel!

Le peuple souffre! pas de pain dans la huche! pas de fiacre pour aller à la grève gober des huitres socialistes à la barbe des gogos qui gobent nos paroles - et en outre un sale patron qui vous bigorne d'un œil dur derrière ses billets de banque! 

Ah! mes frères, réagissez!

Ou bien employez mon truc!!

Et:

D'un geste qui ne répudierait pas le dernier des gavroches, le richissime Jaurès verse une dernière larme en tapant sur son gosset et en s'écriant d'une voix plus que mêlé - cass

Tout evid homp, hag netra evit ar reo all!  

(Tout pour moi rien pour les autres)

Greomp partaj var leve an dudall, mes arab eo touch deus va leve.

(Partageons les propriétés des autres, mais il ne faut pas toucher à mon bien).

Tel est le fond de la doctrine Jaurès et Compagnie.

Ainsi donc!

Artisanet ha tabourrien!

Digoret mad ho daou lagat!

(Artisans et laboureurs, ouvrez l’œil et le bon) "

Le reste est à l'avenant de cet article farcesque signé Eb. Tam...

Le Courrier du Finistère le 7 avril 1900 toujours commente de manière tout aussi ironique et critique, mais plus informée et moins caricaturale, la réunion publique de Brest de Jaurès:

"Le Socialisme en Finistère

M. Jean Jaurès, rhéteur de grand renom, bourgeois, opulent et amateur mystique des eaux du Jourdain est venu mardi passé, porter aux prolétaires brestois la bonne parole socialiste et révolutionnaire. Sans être un évènement, c'était un gros incident dans le calme relatif de l'existence politique et sociale en Finistère. Cet incident, certains le prenaient d'avance au tragique, d'autres à la plaisanterie. Ces deux tendances étaient assez fidèlement représentées, l'une par la Dépêche, l'autre par le Finistère.  

La Dépêche craignait que la parole entraînante de l'ancien opportuniste devenu démagogue par calcul, ne fit beaucoup de mal. Cette crainte nous paraissait assez fondée. Car bien qu'on ne puisse guère voir en M. Jaurès "l'homme juste et constant en ses desseins, que l'écroulement du monde, au dire d'Horace, trouverait impassible", bien qu'on s'étonne de trouver chez lui un étrange alliage d'athéisme furibond et de pratiques outrées de vieille dévote, M. Jaurès n'en démeurait pas moins, pensions-nous, un orateur de premier ordre, dont la parole magique et chaudement imagée pouvait soulever les enthousiasmes populaires et jeter le trouble et le doute dans l'esprit des foules peu cultivées auxquelles il s'adresse désormais. 

Le troc qu'il a fait du sévère manteau philosophique contre la défroque pailletée du charlatan politique, n'a pas été il est vrai sans lui attirer des mésaventures: Après avoir renié ses premiers amours qui le classaient dans la bourgeoisie opportuniste, il n'est pas éloigné de se voir renié lui-même par le parti socialiste sur l'autel duquel il a brûlé ce qu'il avait d'abord adoré. 

Son attitude pompeuse jusqu'au grotesque dans l'affaire Dreyfus, lui a valu ainsi qu'à ses compagnons d'aventure, les plus sanglants sarcasmes du vieux doctrinaire du socialisme allemand, Liebnecht. Son ardeur soumise à soutenir envers et contre tous le ministère ou s'est embourgeoisé cette autre lumière du socialisme qui a nom Millerand, l'a mis en conflit avec le gros des troupes collectivistes qui marchent sous les ordres de Jules Guesde et Zevses. Et s'il peut encore se présenter au nom de quelqu'un autre que lui-même, c'est autant au nom du bourgeois Waldeck-Rousseau et du fusilleur Galliffet, qu'au nom de son ami et ministre Millerand. 

Et malgré tout, nous pensions qu'il lui restait encore une arme bonne et bien trempée, sa parole ardente et imagée bien qu'un peu creuse et boursouflée.

Après sa conférence de mardi soir à la salle de Venise, on peut dire hardiment qu'il ne lui reste plus rien. La chute est complète et l'on reste étonné de l'espace qu'il a parcouru dans la décadence depuis l'époque relativement rapprochée où il sortit de sa chrysalide bourgeoise, pour s'épanouir en papillon drapé du collectivisme.

Des lieux communs mille fois ressassés sur le paradis socialiste et le silence le plus complet sur les moyens pratiques d'y arriver, voilà tout ce que M. Jaurès a servi au public en échange de 50 centimes d'entrée. C'est un véritable abus de confiance... "

 

 

***

 

"Ils étaient usés à quinze ans

 

Ils finissaient en débutant
Les douze mois s'appelaient décembre
Quelle vie ont eu nos grand-parents
Entre l'absinthe et les grand-messes
Ils étaient vieux avant que d'être
Quinze heures par jour le corps en laisse
Laissent au visage un teint de cendres
Oui notre Monsieur, oui notre bon Maître

 

Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
On ne peut pas dire qu'ils furent esclaves
De là à dire qu'ils ont vécu
Lorsque l'on part aussi vaincu
C'est dur de sortir de l'enclave
Et pourtant l'espoir fleurissait
Dans les rêves qui montaient aux cieux
Des quelques ceux qui refusaient
De ramper jusqu'à la vieillesse
Oui notre bon Maître, oui notre Monsieur
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Si par malheur ils survivaient
C'était pour partir à la guerre
C'était pour finir à la guerre
Aux ordres de quelque sabreur
Qui exigeait du bout des lèvres
Qu'ils aillent ouvrir au champ d'horreur
Leurs vingt ans qui n'avaient pu naître
Et ils mouraient à pleine peur
Tout miséreux oui notre bon Maître
Couverts de prèles oui notre Monsieur
Demandez-vous belle jeunesse
Le temps de l'ombre d'un souvenir
Le temps de souffle d'un soupir
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?
Pourquoi ont-ils tué Jaurès?"
 
Jacques Brel

 

 

 

 

Pourquoi ont-ils tué Jaurès? - Mardi de l'éducation populaire à Morlaix - conférence d'Ismaël Dupont, 11 février 2020  (photos Jean-Luc Le Calvez)
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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 11:17
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

43/ Louis Le Roux (1929-1997)

Notice biographique d'Alain Prigent dans le Maitron ( https://maitron.fr/spip.php?article139881, notice LE ROUX Louis, François par Alain Prigent, version mise en ligne le 9 mars 2012, dernière modification le 25 avril 2013. )

Né le 12 août 1929 à Cherbourg (Manche), mort le 11 février 1997 à Brest (Finistère) ; docker, soudeur puis journaliste ; secrétaire de la fédération du PCF du Finistère (1953-1969) ; premier secrétaire de la fédération du Finistère Nord (1969-1986) ; membre du comité central du PCF (1970-1987) ; conseiller régional de Bretagne (1975-1992) ; adjoint au maire de Brest (1977-1980 puis 1982-1983).

Louis Le Roux était le fils d’un ouvrier breton de l’Arsenal de Cherbourg, originaire de Scaër (Finistère). Après avoir obtenu le CEP à onze ans, il dut arrêter ses études après le décès de son père. Il travailla comme ouvrier agricole puis travailla en 1946 comme docker dans une ville de Cherbourg marquée par les bombardements. Avec son frère Pierre Le Roux, il adhéra aussitôt à la CGT. Après avoir fait son service militaire dans la région d’Oran, il s’installa à Brest, adhérant au PCF en 1950.

Rapidement, Louis Le Roux fut élu secrétaire de la cellule Guérin, Kerigonan, puis intégra le comité de la plus importante section du Finistère. Remarqué par sa fédération, il suivit l’école interfédérale de Saint-Malo en novembre 1953. Correspondant du quotidien progressiste soutenu par les fédérations de l’Ouest, Ouest-Matin, il devint chef d’agence permanent à Brest, continuant dans le même temps à exercer le métier de soudeur chez un sous-traitant de l’Arsenal. En 1952, il fut détenu par la police à l’issue des manifestations de juin contre la venue de Ridgway en France, en pleine guerre de Corée. Fin décembre 1954, il fut retenu pour suivre les cours de l’école centrale de formation de rédacteurs de la presse communiste. Mais étant le seul rédacteur en poste à Brest, il dut renoncer à cette formation. Lorsque le journal eut de grosses difficultés financières en 1956, il occupa un emploi de plombier. Remarqué pour « ses grandes qualités politiques », Louis Le Roux fut proposé au bureau de la fédération du PCF du Finistère en mars 1953, bureau animé par Pierre Le Rose, Daniel Trellu, François Échardour, et Jacqueline Le Louet. Il fut élu en 1954 au secrétariat fédéral en même temps que Paul Le Gall. Dans un rapport à la SMC (section de montée des cadres), de mars 1955, Paul Fabri* précisait que Louis Le Roux « était enfoncé jusqu’au cou dans la rédaction de la page de Brest d’Ouest Matin, travaillant seul ». Guy Ducoloné, quelques mois plus tard, en décembre 1955, était résolument plus optimiste indiquant que Louis Le Roux était « apte à assurer la responsabilité de premier secrétaire ». Lors de la XVIIIe conférence fédérale du 13 mai 1956, Pierre Le Rose, voilier de Concarneau, et Albert Yvinec*, ouvrier à l’arsenal de Brest, furent écartés. La mise en place d’un secrétariat jeune (les quatre membres avaient une moyenne d’âge de 30,5 ans) traduisait, selon Christian Bougeard, une volonté d’évolution politique et d’ouverture du PCF après les années 1950 faites de sectarisme, de stalinisation et d’isolement. Les dirigeants issus de la Résistance (Daniel Trellu, Alain Signor, Gabriel Paul*) étaient écartés de la direction mais restaient au bureau ou au comité fédéral pour tenter, entre autres, de relancer un parti qui avait perdu bon nombre de militants dans les luttes et les épurations internes – Les effectifs de la fédération passant de 10 500 en 1947 à 2 300 en 1954.

Chronique des sections du PCF en Finistère 1955-1957: les carnets de Pierre Le Rose, dirigeant départemental du PCF

Responsable à l’organisation de la fédération (1956-1959), Louis Le Roux prit ensuite en charge le travail en direction des paysans (1961-1965) participant à l’émergence du MODEF (Mouvement de défense des exploitants familiaux) dans le Finistère. En 1966, afin de mieux seconder Paul Le Gall, premier secrétaire mais habitant dans le Finistère Sud, il fut reversé au « secteur organisation », un poste correspondant mieux à son profil militant. Il suivit les cours de l’école centrale de formation des cadres communistes, d’une durée de quatre mois (mars-juillet 1961). Le 25 janvier 1970, lors de la conférence fédérale tenue à Audierne, la partition des structures départementales (Nord à Brest et Sud à Quimper) fut décidée. Louis Le Roux fut alors élu premier secrétaire de la fédération du PCF du Nord Finistère, Paul Le Gall dirigeant celle du Sud. Les deux fédérations ne virent leurs effectifs progresser que dans la dernière phase de la période unitaire du programme commun (2900 en 1973 ; 4600 en 1977).

À partir de 1965, et pendant plus de deux décennies Louis Le Roux représenta le PCF dans les diverses élections. Il figurait en 1965 sur la liste d’union de la gauche conduite par Gabriel Paul*, ancien député. En 1971, les négociations ayant échoué à gauche, il conduisit, face au centriste Lombard qui l’emporta dès le premier tour, une liste qui devança celle de Francis Le Blé. Candidat du PCF aux élections législatives de juin 1968 dans la circonscription de Brest-1, arrivé en tête au premier tour, il représenta la gauche au second tour.

1967-1968: le Parti Communiste dans les luttes du Finistère (archives Pierre Le Rose)

Il fut également candidat en 1973, obtenant 11 899 voix, soit 16,1 % des suffrages exprimés au premier tour. En mars 1978, il obtint 11 864 voix au premier tour. Il fut à quatre reprises candidat aux cantonales dans le canton de Brest 2 (Recouvrance). En mars 1979, il obtint soit 16,6 % des suffrages exprimés. Lors des scrutins suivants son score fléchit très nettement suivant ainsi les tendances nationales (10 % en 1985 ; 6,7 % en 1992). C’est en fait après cet échec qu’il se retira de la vie publique en 1992.

Tirant les leçons de l’échec de 1971, dans un contexte de recomposition des rapports de forces, la gauche qui fit l’union derrière Francis Le Blé*, socialiste, l’emporta. Le Roux fut élu adjoint à l’action économique et à l’emploi (1977-1980). Dans un climat social très agité (grèves des ouvrières d’Ericsson et de Transocéan) et de tensions politiques autour du dossier de projet de centrale nucléraire à Plogoff, une crise municipale éclata en mars 1980. Le groupe communiste refusant de voter le budget, le maire sanctionna L. Le Roux et les cinq autres adjoints communistes (Sylvie Le Roux*, Yvon Pichavant*, Jean Perrot*, Yvonne Lagadec et Louis Aminot*). Après le décès de F. Le Blé en 1982, l’union se reconstitua. L. Le Roux devint le deuxième adjoint du nouveau maire PS, Pierre Maille*, chargé des affaires économiques. Pendant cette mandature (1977-1983), il fut également vice-président de la CUB (communauté urbaine de Brest). Il siégea dans l’opposition après la défaite de la liste de l’union de la gauche en 1983. En 1989, il ne se représenta pas aux élections municipales pour raisons de santé. Il fut désigné par le PCF comme conseiller régional en 1975, siégeant à ce titre jusqu’à l’organisation des premières élections régionales au suffrage universel. En 1986, il fut élu sur la liste communiste et siégea pendant un mandat à l’assemblée régionale.

Élu comme suppléant au comité central à l’issue du XIXe congrès en février 1970, il intégra les instances dirigeantes nationales de 1972 à 1987. Il intervint fréquemment lors des sessions du comité central, se faisant en général le porte-parole des autres fédérations bretonnes. Le 31 mars 1977, analysant les progrès de la gauche en Bretagne, il fut interpellé directement sur le cas de Saint-Brieuc par Georges Marchais qui lui reprocha des erreurs de tactique électorale bien que le dossier fut traité directement par le centre, en particulier par Georges Chirio. Il ne fut pas réélu en décembre 1987 au 26e congrès. Avec les autres secrétaires fédéraux bretons Marcel Alory, Armand Guillemot , Serge Huber et Paul Le Gall, il impulsa, au début des années 1970, une structure de concertation régionale (le CRAC). Il préfaça en 1979 une brochure éditée par la revue Économie Politique, Bretagne en péril, fruit des recherches d’un groupe de travail mis en place au niveau régional. Il devint le 19 février 1980 l’animateur du comité régional du PCF qui se mit en place à l’issue de sa première réunion à Lorient.

Les communistes du Finistère connurent au début des années 80 une crise politique majeure qui couvait depuis les changements de positionnement sur le dossier de Plogoff en particulier. Louis Le Roux se heurta à Paul Le Gall qui exprima des désaccords de fond lors de la session du comité central de novembre 1981, en particulier pour critiquer la position du parti au sujet de l’intervention soviétique en Afghanistan et l’appréciation de Georges Marchais sur le « bilan globalement positif » des pays socialistes. La fédération du Finistère Nord qu’il dirigeait fut alors secouée par des affrontements internes qui débouchèrent sur les départs successifs de Louis Aminot* et Yvonne Lagadec. La fédération du Sud connut la même évolution avec les dissidences de Jean-Pierre Jeudy et de Paul Le Gall. En 1986, pour tenter de surmonter les difficultés Piero Rainero* fut chargé de mettre en place une fédération réunifiée, décision finalisée après les conférences tenues à Morlaix et Quimper. Le Finistère fut le seul des quatre départements bretons à connaître de telles difficultés internes. Affecté par cette séquence de divisions, marqué par des ennuis de santé récurrents, Louis Le Roux se retirera progressivement de la vie politique. Renonçant à se représenter aux municipales de 1989, il annonça en 1990 qu’il ne solliciterait pas un nouveau mandat régional en 1992.

Louis Le Roux se maria en 1956 avec Jeannette, une ilienne originaire de Molène. Le couple qui eut trois enfants (Alain, Marie-Pierre et Françoise) vivait dans le quartier de Recouvrance. Retraité, Louis Le Roux présida l’amicale des plaisanciers du troisième bassin à Brest.

La municipalité de Brest a donné son nom à un jardin public du quartier de Recouvrance afin d’honorer sa mémoire.

Lire aussi nos autres publications pour l'année du centenaire du Parti communiste dans la série "100 ans d'engagements communistes en Finistère":

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 09:29
Samedi 15 février - Morlaix Ensemble présent sur le marché et dans les quartiers de la rue de Callac et Saint Augustin (club Jean Moulin)

Samedi prochain, 15 février, Morlaix Ensemble rencontrera les Morlaisiens dans les Quartiers de la rue de Callac et auprès du foyer Jean Moulin dans le quartier saint Augustin l'après-midi et nous serons sur le marché toute la matinée avec nos colistiers.

A ce jour, déjà 200 personnes ont souhaité appeler publiquement à voter pour la liste "Morlaix Ensemble. Pour une ville solidaire, écologique, active"

La liste de ces premiers soutiens sera bientôt rendue publique.

Vous aussi, si vous voulez qu'il y ait une alternance à Morlaix après deux mandats d'Agnès Le Brun et qu'une gauche soudée, sérieuse, respectueuse et réaliste puisse à nouveau gérer la ville pour la relancer après 12 ans d'affaiblissement, grâce à un projet cohérent et complet construit pendant deux ans, appelez à voter pour notre liste, rejoignez notre comité de soutien pour faire gagner la gauche:

morlaix-ensemble.bzh

https://www.facebook.com/morlaixensemblebzh/

Rejoignez notre comité de soutien pour faire gagner la gauche à Morlaix.

Il suffit d'envoyer un mail avec votre nom, prénom, adresse, à yvonlaurans@orange.fr  ou morlaixensemble@gmail.com

La liste complète

Jean-Paul Vermot, 46 ans, directeur Afpa (Agence nationale pour la formation professionnelle des adultes) ;

 

 

 

Ahamada Zoubeiri, 54 ans, ouvrier agroalimentaire ; Catherine Tréanton, 53 ans, éducatrice spécialisée ; Laëtitia Tosser, 43 ans, chargée d’administration des ventes ; Camille Thomas, 41 ans, responsable communication ; Patricia Stéphan, 56 ans, responsable restauration collective ; Valérie Scattolin, 53 ans, coordinatrice HSE aérien ; Katell Salazar, 48 ans, écrivaine publique ; Françoise Queinnec, 65 ans, directrice de Segpa (Section d’enseignement général et professionnel adapté) à la retraite ; Élodie Postollec, 41 ans, infirmière ; Jérôme Plouzen, 48 ans, chef d’entreprise expertise du bâtiment ; André Paulus, 70 ans, directeur d’école retraité ; Marie-Françoise Madec-Jacob, 60 ans, agente hospitalière retraitée ; Calvin Louet, 21 ans, étudiant ; Ludivine Le Men, 29 ans, remplaçante éducative ; Laurent André, 58 ans, professeur spécialisé; Yvon Laurans, 66 ans, inspecteur jeunesse et sport retraité ; Frédéric L’Aminot, 47 ans, ouvrier dans les produits en béton ; Élise Kerebel, 49 ans, aide-soignante ; David Guyomar, 41 ans, animateur socioculturel ; Ghislain Guenguant, 32 ans, technicien de maintenance ; Hervé Gouédard, 73 ans, pédiatre hospitalier retraité ; Anne-Yvonne Gereec, 67 ans, retraitée ; Patrick Gambache, 61 ans, éditeur ; Henri Gaba Engaba, 44 ans, ouvrier agroalimentaire ; Édith Fer, 41 ans, enseignante ; Jolan Faucheur, 26 ans, entraîneur sportif ; Ismaël Dupont, 40 ans, professeur documentaliste ; Eugène Davillers-Caradec, 21 ans, service civique de l’EN ; Maëla Burlot, 32 ans, coordinatrice sociale ; Kristell Breton, 40 ans, mandataire judiciaire ; Annie Bergot-Le Calvez, 67 ans, retraitée des finances ; Nathalie Barnet, 43 ans, agente de planification aérienne ; Kristiane Bannier, 71 ans, formatrice retraitée ; Ali Azzala, 48 ans, technicien bâtiment ;

Plus d’informations au sujet des colistiers sur morlaix-ensemble.bzh.

https://www.facebook.com/morlaixensemblebzh/

 

Samedi 15 février - Morlaix Ensemble présent sur le marché et dans les quartiers de la rue de Callac et Saint Augustin (club Jean Moulin)
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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 09:00
Jean-Paul Vermot,  Tête de liste de Morlaix Ensemble - Morlaix, l'atout de la jeunesse - Le Télégramme, 12 février
MORLAIX ENSEMBLE - Une ville solidaire, écologique, active
Forum “Morlaix atout jeunesse”

18h30 au mille club de la Madeleine

Jean-Paul Vermot,  Tête de liste de Morlaix Ensemble - Morlaix, l'atout de la jeunesse - Le Télégramme, 12 février

Jean-Paul Vermot,

Tête de liste de Morlaix Ensemble

Morlaix, l'atout de la jeunesse


« La jeunesse a des aspirations légitimes : nous construirons dans l’écoute réciproque les réponses à ses besoins. Nous créerons une commission extra-municipale « jeunesse », ouverte aux jeunes, aux associations de jeunesse, pour ouvrir et entretenir un espace de dialogue permanent avec les jeunes. Cette instance permettra le débat et la construction de projets avec les élus municipaux. C’est un bon moyen pour les jeunes de s’inscrire ainsi dans la vie de la cité et de passer à l’action.

Inversement, nous avons, nous, élus, besoin de la jeunesse pour intégrer l’urgence climatique et l’inclusion dans tous nos projets.

Faire une place à la jeunesse, c’est également l’accompagner dans l’accès à son premier emploi en veillant à soutenir constamment les associations agissant sur ce champ.

Nous serons également présents dans l’accès au logement des jeunes en développant une offre qui leur est accessible.

L’accès à la culture, au sport, sera facilité par une politique permettant à chacun, chacune, de découvrir et de s’investir dans des activités en facilitant l’accès aux tickets sports révisés et aux tarifs dégressifs.

Nous œuvrerons avec Morlaix Communauté et le dispositif « Jeunes en TTTrans » (2D, information jeunesse, parcours citoyens, collectifs services civiques…) pour pérenniser et inventer de nouvelles façons d’associer les jeunes.

Pour que les jeunes trouvent toute leur place dans la ville, nous leur proposerons d’envisager ensemble une manifestation annuelle de la jeunesse ».

https://morlaix-ensemble.bzh/

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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 08:00
Tribune Libre Réforme des Retraites - Dominique Noguères: le choix de l'humain des avocats: une juste colère

Notre amie Dominique Noguères, avocate, vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme, venue aux mardis de l'éducation populaire l'an passé, 15 janvier 2019, à Morlaix pour nous parler de la justice en France, s'exprimait hier dans l'Humanité sur la juste colère des avocats face à la dégradation de leurs pensions de retraite et de leurs conditions de travail.

Vidéo de la conférence de Dominique Noguères, avocate, vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme, aux Mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix, 15 janvier 2019

Tribune libre réforme des retraites. Le choix de l’humain des avocats : une juste colère
Mardi, 11 Février, 2020 - l'Humanité

 Une tribune de Dominique Nogueres Avocate, vice-présidente de la LDH

Mes confrères et consœurs avocats et avocates sont en colère. Le projet de loi sur la réforme des retraites pénalisera nombre d’entre eux. Leur colère est légitime et nécessaire. La justice est en soi un monde à part, avec son langage, son rituel. Nombreux sont les justiciables qui, se présentant pour la première fois devant un tribunal, n’en connaissent ni les codes ni le fonctionnement.

Pourtant, jamais les demandes de règlement de conflits par la voie judiciaire n’auront été si importantes en quantité, les personnes considérant que la justice doit non seulement réparer l’injustice dont elles s’estiment victimes, mais également réguler les rapports sociaux. La justice, c’est la justice civile, celle du quotidien, des divorces, du surendettement, des injonctions de payer, des gardes d’enfants, des tutelles ou des curatelles, etc. C’est aussi la justice administrative avec, entre autres, le droit des étrangers et, bien entendu, la justice pénale. Dans toutes ses déclinaisons, la présence de l’avocat est fondamentale pour décoder, aider, assister, conseiller ceux qui le mandatent.

Sans les avocats, les justiciables n’y trouvent pas leur compte. Alors que la réforme récente de la justice a transféré à des algorithmes ou à des plateformes les règlements de certains conflits, et n’a pas pris en compte la nécessaire revalorisation de l’aide juridictionnelle, cette réforme des retraites met en péril nombre de cabinets qui n’auront plus la perspective de bénéficier d’une retraite décente.

Pourquoi ? Parce que, contrairement à une idée reçue, tous les avocats ne sont pas des nantis et ceux qui, comme moi, ont mis leur profession au service de la défense des plus démunis paient le prix de leurs convictions et de leur engagement. Point de corporatisme dans cette lutte, mais simplement la préservation d’une profession indispensable dans la société et, si elle a bien des défauts, elle a aussi une qualité essentielle, le choix de l’humain.

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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 07:08
Jaurès, débat à l'Assemblée Nationale avec Clémenceau en 1906: la question de la violence des travailleurs en colère et de la violence capitaliste ordinaire

1906, débat à la chambre avec Clémenceau -

Jaurès:

«  La violence (…) est chose visible, palpable, saisissable chez les ouvriers : Un geste de menace, il est vu, il est noté. Un acte de brutalité, il est vu, il est retenu. Une démarche d'intimidation est saisie, constatée, traînée devant les juges (…) Le patronat n'a pas besoin, lui, pour exercer une action violente, de gestes désordonnés et de paroles tumultueuses ! Quelques hommes se rassemblent, à huis clos, dans la sécurité, dans l'intimité d'un conseil d'administration, et à quelques-uns, sans violence, sans gestes désordonnés, sans éclat de voix, comme des diplomates causant autour du tapis vert, ils décident que le salaire raisonnable sera refusé aux ouvriers, ils décident que les ouvriers qui continueront la lutte seront exclus, seront chassés, seront désignés par des marques imperceptibles, mais connues des autres patrons, à l'universelle vindicte patronale. Cela ne fait pas de bruit ; c'est le travail meurtrier de la machine qui, dans son engrenage, dans ses laminoirs, dans ses courroies, a pris l'homme palpitant et criant, la machine ne grince pas et c'est en silence qu'elle broie ».

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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 06:51
69 ans de la mort d'Ambroise Croizat - les députés communistes célèbrent le père de la Sécurité sociale et du système des retraites par répartition
Assemblée nationale. Ambroise Croizat, un puissant antidote au macronisme
Mercredi, 12 Février, 2020 - L'Humanité

Hier, les députés PCF lui ont rendu hommage, en rappelant la modernité de son œuvre, que le chef de l’état entend détruire.

A u milieu d’une salle de l’Assemblée nationale, Pierre Caillaud-Croizat sourit doucement depuis de longues minutes. Entouré de députés communistes, il se déclare « heureux d’être parmi ceux qui défendent le nom et l’œuvre de Croizat aujourd’hui ». En ce 11 février 2020, cela fait 69 ans jour pour jour que son grand-père Ambroise Croizat est décédé. « Lui rendre hommage ici au moment où le gouvernement veut détruire les retraites, contre l’avis des Français, nous semblait évident », indique André Chassaigne. Aux côtés du président du groupe GDR, Fabien Roussel honore la mémoire de celui qui fut ministre communiste du Travail de 1945 à 1947, bâtisseur de la Sécurité sociale et cheville ouvrière de la généralisation des retraites pour les Français. « Croizat a montré qu’il était possible de mener de grandes réformes dans ce pays, de belles réformes de progrès acceptées par la quasi-unanimité des Français, car véritablement dédiées à l’intérêt général », souligne le secrétaire national du PCF. « Quand on a un ministre qui vient du PCF et de la CGT, ça aide », ajoute-t-il, avant de rappeler que l’œuvre de Croizat peut être renforcée : « Notre pays est beaucoup plus riche aujourd’hui qu’en 1946. Il est possible d’aller encore plus loin. »

« Avant la Sécu, les Français vivaient dans la terreur de la maladie...»

Tel n’est pas le projet de Macron, qui veut en substance détruire la Sécu et vendre les retraites des Français. « Voir des députés LaREM brandir Croizat comme référence est scandaleux car leur projet est diamétralement opposé. Ils veulent la casse des retraites et la casse de nos garanties collectives », s’indigne au passage Frédéric Sanchez, secrétaire général de la fédération CGT métallurgie. Un poste autrefois occupé par Croizat, avant qu’il ne participe à la rédaction du programme du Conseil national de la Résistance et n’entre au gouvernement à la Libération. « Avant la Sécu, les Français vivaient dans la terreur de la maladie et de l’accident de travail, car, dès qu’ils étaient souffrants, non seulement ils n’étaient plus payés car ils ne pouvaient plus travailler, mais ils devaient en plus payer des sommes considérables pour se soigner, s’ils avaient une appendicite par exemple », raconte l’historien Michel Etiévent.

Croizat va réussir à conjurer cette « angoisse du lendemain » en bâtissant la Sécu avec les Français et les militants CGT. « Il a annoncé dans l’Hémicycle que les retraites ne devaient plus être l’antichambre de la mort mais une nouvelle étape de la vie, et c’est ce qui a été mis en place », apprécie Michel Etiévent, également biographe de Croizat. « Il a bâti la cotisation sociale, où chacun participe selon ses moyens et reçoit selon ses besoins, en socialisant les richesses créées », insiste Bernard Lamirand. Le président du Comité d’honneur Ambroise-Croizat raconte que le projet est né en 1936, quand Croizat, député du Front populaire et syndicaliste, a vu les adhésions à la CGT augmenter considérablement : « Avec tout l’argent récolté, il a appelé les fédérations à créer une maternité, une mutuelle, un centre de vacances… Il imaginait déjà une Sécu étendue à tous les Français. »

Et voulait aligner toutes les retraites vers le haut, « au lieu de niveler vers le bas les pensions comme l’entend Macron », insiste Pierre Caillaud-Croizat. « Nous ne manquerons pas de le rappeler et de défendre son œuvre lors des débats », conclut Fabien Roussel. Juste avant, André Chassaigne proposait d’accoler une plaque sur la place occupée par Croizat dans l’Hémicycle. « Cinquième travée, place 3 ! » a répondu Michel Etiévent en un éclair.

69 ans de la mort d'Ambroise Croizat - les députés communistes célèbrent le père de la Sécurité sociale et du système des retraites par répartition
Le rêve de Croizat, un cauchemar pour Macron
Mardi, 11 Février, 2020

L’œuvre du bâtisseur de la Sécu et du droit à la retraite est menacée. Son rôle en tant que ministre du Travail est même relativisé. Son apport reste indéniablement considérable devant l’histoire et porteur d’avenir.

 

Il s’agit du plus grand ministre du Travail que la France ait connu. Plus encore : du « seul ministre des travailleurs » de notre histoire. De qui s’agit-il ? Ambroise Croizat, bien sûr, ministre communiste du Travail de 1945 à 1947, dont le nom revient dans le débat public. Rien de plus normal, tant le projet du bâtisseur de la Sécurité sociale et du droit à la retraite est indémodable. Mais son œuvre est menacée par la réforme des retraites de Macron, qui tente parfois de gommer la figure même de Croizat. À entendre ses ministres, le communiste n’a rien fait. Les retraites et la Sécurité sociale ne seraient l’œuvre que des seuls gaullistes Pierre Laroque et Alexandre Parodi. Même l’ancien ministre PS du Travail François Rebsamen s’est converti à cette version erronée de l’histoire, en lançant mi-ignare, mi-suffisant, que « celui qui a marqué » son ministère en 1945, « c’est le général de Gaulle ». 

 

Pour leur répondre, citons Pierre Laroque lui-même. « Il faut dire l’appui irremplaçable d’Ambroise Croizat » dans la création de la Sécu, insistait en son temps le haut fonctionnaire. « C’est fou. La loi instaurant la Sécu, on ne l’appelle pas loi Croizat alors qu’il faudrait. Et on cite à sa place Laroque, qui a participé à la rédiger. Imagine-t-on faire de même pour la loi sur l’IVG, en retirant le nom de Simone Veil et en l’attribuant à son directeur de cabinet ? » interroge en souriant l’historien Michel Étiévent. Et le biographe de rappeler le formidable parcours de celui qui est né en 1901 en Savoie. Ouvrier métallo dès 13 ans, Croizat devient plus tard secrétaire général de la métallurgie CGT. Membre du PCF dès 1920, il est élu député du Front populaire en 1936. « Son apport est considérable lors des accords de Matignon, qui instaurent les congés payés et la semaine de 40 heures. Il est l’auteur de la loi sur les conventions collectives, primordiales car le droit oral et divin du patron est remplacé par une convention écrite établie par les salariés », insiste Étiévent. Ceux qui prennent de haut Croizat peuvent commencer à pâlir.

Le syndicaliste participe au programme du CNR

Ils n’ont pas terminé. En 1943, Croizat est nommé par la CGT à la commission consultative du gouvernement provisoire, autour du général de Gaulle. Il participe à la rédaction du programme du Conseil national de la Résistance (CNR), et y inscrit l’objectif de création de la Sécu. « Nous, combattants de l’ombre, exigeons la mise en place d’un plan complet de Sécurité sociale vivant à assurer à tous les citoyens des moyens d’existence dans tous les cas où ils sont incapables de se le procurer par le travail avec gestion par les intéressés et l’État », écrivent les résistants. À la Libération, Croizat devient ministre du Travail.

« La Sécu n’est pas tombée du ciel et n’est pas l’œuvre d’un beau général. C’est le résultat d’un combat pour la dignité qui vient du fond des siècles et s’enracine alors. En 1945, le rapport de forces est clair : le PCF fait 29 % des voix, il y a 5 millions d’adhérents à la CGT, une classe ouvrière grandie par la Résistance et un patronat mouillé dans la collaboration », tranche Étiévent. Le pays est à reconstruire, mais il est fort d’esprits soudés. Croizat entend briser « l’angoisse du lendemain, de la maladie ou de l’accident de travail, en cotisant selon ses moyens et en recevant selon ses besoins ». Concernant les retraites, il martèle : elles ne doivent plus être « l’antichambre de la mort mais une nouvelle étape de la vie ».
 

 

 

Aidé par une foule de citoyens et de militants CGT sur le terrain, il généralise la retraite pour tous les Français et double les montants. « On doit également à ce combat des prestations familiales uniques au monde, les comités d’entreprise, la médecine du travail, la reconnaissance des maladies professionnelles, la prime prénatale et plus encore… » pointe l’historien. Un tournant révolutionnaire, d’autant plus que, avec la Sécu, « les travailleurs s’emparent d’une grande partie du capital en le socialisant et en l’orientant uniquement vers le bien-être », apprécie Étiévent. Ce qui ne s’est pas fait sans l’opposition de la droite. De Gaulle, d’ailleurs, découpe la Sécu en tranches dès qu’il reprend la main en 1967 et instaure le paritarisme : la gestion à 75 % pour les salariés et 25 % pour le patronat passe à 50-50.

Tout cela est bien souvent ignoré au sommet. Et parfois plus. Croizat n’est entré qu’en 2012 dans le Larousse… Les ministres sont néanmoins capables de se rappeler à son bon souvenir en le détournant, quand cela les arrange. Ils ont plusieurs fois osé affirmer vouloir achever le « rêve » de Croizat, qui espérait créer un régime « universel ». « Il y avait 1 093 caisses d’assurance privées et des inégalités insupportables. Croizat a voulu les regrouper dans un seul régime général, avec l’idée de tout aligner sur les plus hauts conquis sociaux, notamment ceux de la SNCF. Tout l’inverse de ce que propose le gouvernement, qui veut tout aligner vers le bas et baisser les pensions », s’indigne Étiévent. Détruire le rêve de Croizat, plutôt que l’accomplir en somme, en transformant la Sécu en coquille vide et en livrant nos vies aux fonds privés. « Croizat est parvenu à couvrir tous les Français de façon digne, avec 138 caisses de Sécu et 113 caisses d’allocations familiales. Avant lui, sur 7 millions de salariés, 5 millions n’avaient aucune protection sociale. On vivait dans la terreur de la maladie. C’est ce qu’il faut retenir », ajoute le biographe.

Un progrès immense que Croizat savait en danger. « Ne parlez pas d’acquis sociaux, mais de conquis sociaux, parce que le patronat ne désarme jamais », prévenait-il

 
Aurélien Soucheyre
Ambroise Croizat (au centre) à la sortie du Conseil des ministres, en juillet 1946. Mémoires d’Humanité/Archives départementales de la Seine-Saint-Denis - L'Humanité, 11 février 2020

Ambroise Croizat (au centre) à la sortie du Conseil des ministres, en juillet 1946. Mémoires d’Humanité/Archives départementales de la Seine-Saint-Denis - L'Humanité, 11 février 2020

Pierre Caillaud-Croizat : « Dire qu’il n’aurait joué aucun rôle, c’est du révisionnisme »
Mardi, 11 Février, 2020

Le petit-fils du ministre communiste du Travail rappelle l’action décisive de son grand-père dans la mise en place de la Sécurité sociale. Il analyse le projet de casse des retraites. Entretien.
 

 

Pierre Caillaud-Croizat. Petit-fils d’Ambroise Croizat

Comment réagissez-vous à l’usage qui est fait par le gouvernement du nom de votre grand-père ?

Pierre Caillaud-Croizat J’ai un devoir en tant que représentant familial de veiller à ce que l’héritage de Croizat ne soit pas galvaudé et que son nom ne soit pas sali. Je salue tous les militants communistes, de la CGT, élus et anonymes qui n’ont de cesse de rappeler son souvenir.

Certains, à droite, tentent de minimiser le rôle d’Ambroise Croizat. Quel a-t-il été concrètement ?

Pierre Caillaud-Croizat Quand on l’interrogeait sur son rôle dans la mise en place de la Sécurité sociale, il répondait : « C’est une loi qui a une portée si étendue qu’on ne peut pas l’attribuer à une seule personne. » Chacun a joué sa partition. Le rôle de De Gaulle est d’avoir fait paraître les ordonnances d’octobre 1945, d’avoir nommé Croizat ministre du Travail en novembre de la même année. Mais dans la construction elle-même de la Sécurité sociale, de Gaulle n’a joué aucun rôle. Pierre Laroque était un haut fonctionnaire du ministère du Travail à qui on confiait des missions, c’était un homme qui pouvait mettre en mouvement toute une administration. Il a pu proposer des équilibres de financement, mais en ce qui concerne la hauteur et la qualité de la prise en charge des personnes, ce n’était pas lui qui prenait les décisions. Ambroise Croizat est celui qui a bâti la Sécurité sociale, qui a défendu la loi à l’Assemblée nationale, qui a affronté les oppositions, notamment dans l’Hémicycle. Affirmer qu’il n’aurait joué aucun rôle, j’assimile cela à du révisionnisme.

Quel est pour vous l’héritage de votre grand-père ?

Pierre Caillaud-Croizat C’est un héritage qui est complètement occulté. Jack Ralite, qui fut ministre de la Santé, m’a dit cette chose extraordinaire : « Ce qui a marqué socialement le XIX e  siècle, c’est le nom de Jules Ferry et l’accès à l’éducation, quand les historiens prendront du recul, on regardera le XX e   siècle comme un temps marqué socialement par le nom d’Ambroise Croizat et la mise en place d’un système de prise en charge de la santé publique. »

Que pensez-vous du projet de réforme des retraites du gouvernement ?

Pierre Caillaud-Croizat C’est une opération de nivellement des pensions vers le bas qui conduit les personnes à souscrire à des assurances privées si elles veulent garder un niveau correct de pension. C’est l’ouverture à la capitalisation qui est en jeu, où déjà les assureurs se positionnent sur ce marché juteux à venir, dans la captation de parts de marché.

Entretien réalisé par Sabrina Roja
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12 février 2020 3 12 /02 /février /2020 06:44
Signez la pétition unitaire en ligne de l'Humanité pour réclamer un référendum sur la réforme des retraites

Après plus de deux mois de mobilisations sociales d’une ampleur historique, une majorité de Français demandent toujours le retrait de la réforme du système de retraites voulu par le gouvernement. Alors que les projets de loi commencent à être examinés à l’Assemblée nationale, tout est organisé pour contourner le débat devant la représentation nationale et inciter les  parlementaires à voter à l’aveugle, avec le recours programmé à pas moins de 29 ordonnances. Même le Conseil d'État a rendu un avis très sévère, relevant « la fausse promesse d’un régime universel », des projections financières « lacunaires »,  mais aussi des dispositions « contraires à la Constitution ».

Ce niveau de défiance à l’égard d’une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir un système social qui constitue l’une des composantes majeures du contrat social », comme le souligne à juste titre le Conseil d’État, pose un problème démocratique majeur. A ce stade, seule une consultation populaire permettrait de le résoudre. Un référendum sur le retrait du projet gouvernemental doit être organisé, pour que le peuple ait le dernier mot.
L'Humanité a lancé lundi un appel avec de nombreuses personnalités. Il peut être signé ici : Sign the Petition
 
Démocratie. « Monsieur le président, soumettez votre réforme au référendum »
Lundi, 10 Février, 2020

Pour signer cette pétition : http://chng.it/BYhjbLJ5

 

Après plus de deux mois de mobilisations sociales d’une ampleur historique, une majorité de Français demandent toujours le retrait de la réforme du système de retraite voulue par le gouvernement. Alors que les projets de loi commencent à être examinés à l’Assemblée nationale, tout est organisé pour contourner le débat devant la représentation nationale et inciter les parlementaires à voter à l’aveugle, avec le recours programmé à pas moins de 29 ordonnances.

Même le Conseil d’État a rendu un avis très sévère, relevant « la fausse promesse d’un régime universel », des projections financières « lacunaires  », mais aussi des dispositions « contraires à la Constitution ».

Ce niveau de défiance à l’égard d’une réforme « inédite depuis 1945 et destinée à transformer pour les décennies à venir un système social qui constitue l’une des composantes majeures du contrat social », comme le souligne à juste titre le Conseil d’État, pose un problème démocratique majeur. À ce stade, seule une consultation populaire permettrait de le résoudre. Un référendum sur le retrait du projet gouvernemental doit être organisé, pour que le peuple ait le dernier mot.

Signez en ligne cette pétition : http://chng.it/BYhjbLJ5

Les premier signataires (au 10 février 2020)

Elisa Aboucaya, avocate, Paris.          

Mickaël Aboulkheir, avocat, Val de Marne.        

Michel Agier, anthropologue.           

Christophe Alévêque, humoriste.           

Pouria Amirshahi, président et directeur de publication de Politis.     

Gérard Aschieri, membre du Conseil économique, social et environnemental, ancien secrétaire général de la FSU.

Eliane Assassi, sénatrice communiste, présidente du groupe CRCE.      

François Audard, avocat, Val de Marne.        

Jean-Louis Auduc, agrégé d’histoire.          

Clémentine Autain, députée FI.          

Audrey AvramoLechat, avocate au barreau de Paris.       

Guillaume Balas, coordinateur de Génération.s.         

Jeanne Balibar actrice, réalisatrice.          

Kian Barakat, avocate au barreau de Rouen.       

Julien Bayou, secrétaire national d’EELV.         

Linda Bechaouch, cheffe de projet.         

Sonia Bechaouch, avocate.           

Séfiane Belmahi, analyste financier.          

Noria Bendjebbour, avocate au barreau du Val d'Oise.      

Eva Bergamaschi, avocate au barreau du Val-de-Marne.       

Alaia Berhonde, comédienne.           

Sandrine Berrosi, avocate, Seine-Saint-Denis.          

Sandrine Berrosi, avocate, Seine St Denis.        

Arno Bertina, écrivain.           

Claire Biélakoff, avocate, Seine-Saint-Denis.          

Laurent Binet, écrivain.           

Anastasia Binoche, avocate, Val d'Oise.         

Morgane Blanchard, avocate, Val-de-Marne.          

Michel Blay, directeur de recherche honoraire à l’EHESS.      

David Bobée, metteur en scène.          

Ariana Bobetic, avocate Seine st Denis.        

Frédéric Boccara, économiste, dirigeant national du PCF, membre du CESE.    

Nicolas Bouchaud, comédien.           

Magalie Boudringhin, aide-soignante.           

Pascale Bougier, avocat, Seine-Saint-Denis.          

Pascale Bougier, avocate, Seine St Denis.        

Philippe Bouyssou, maire d’Ivry-sur-Seine.          

Patrick Braouezec, membre honoraire du Parlement.        

Delphine Breton, avocate, Seine St Denis.        

Daniel Breuiller, vice-Président de la métropole du Grand Paris.     

Ian Brossat, adjoint au logement de la Maire de Paris.    

Céline Brulin, sénatrice PCF.          

Dominique Bucchini, ancien président de l’Assemblée de Corse.      

Axel Calvet, avocat, Val d'Oise.         

Jean-Christophe Cambadélis, ex-premier secrétaire du PS.        

Guy Carlier, auteur.           

Jean-Michel Carré, cinéaste.           

Luc Carvounas, député PS.           

Aude Catala, avocate au barreau de Paris.       

Aurélie Cattan-Attias, avocate au barreau de Paris.       

Stéphanie Chabauty, avocate, Seine-Saint-Denis.          

Alexis Charansonnet, historien, université Lumière Lyon 2.       

André Chassaigne, président du groupe GDR à l’Assemblée nationale.     

Geneviève Chemla, avocate, Val-de-Marne.          

Stéphane Chenon, cuisinier.           

Hana Cherif-Hautecoeur, avocate au barreau de Paris.       

Samuel Churin, comédien.           

Estelle Cimarelli, avocate au barreau de Thionville.       

Chloé Clair, avocate, Val-de-Marne.          

Laurence Cohen, sénatrice PCF.          

Fabien Contaminard, ingénieur.           

Yves Contassot, responsable du pôle idées de Génération-s.      

Jacques Cotta, journaliste et réalisateur.         

Thibaud Cotta, avocat, Paris.          

Alain Coulombel, porte-parole d'EELV.          

Olivier Coulon-Jablonka, metteur en scène.         

Clotilde Couratier-Bouis, avocate au barreau de Paris.       

Pierre Cours-Salies, sociologue.           

Cécile Cukierman, sénatrice PCF.          

Christian de Montlibert, sociologue, professeur émérite de l’université de Strasbourg.    

Eléna de Gueroult d'Aublay, avocate, Val d'Oise.       

Ludivine de Leeneer avocate, Val-de-Marne.         

Michelle Décosse, retraitée de l'éducation nationale.        

Anaïs Defosse, avocate, Seine-Saint-Denis.          

Brieuc Derrien, technicien géomètre.          

Philippe Derrien, Agent de recensement INSEE.        

Isabelle Desjardins-Azoulay, avocate au barreau de Paris.       

Pascal Dessaint, écrivain.           

Richard Dethyre, sociologue.           

Richard Dethyre, sociologue Mickaël Dion, producteur.        

Paul Devin, président de l’Institut de Recherches de la FSU.    

Pierre Dharréville, député PCF.          

Cyril Dion, écrivain et réalisateur.         

Marion Dodier, avocate, Seine St Denis.        

Marion Dodier, avocate, Seine St Denis         

Claude Douare, directeur d'école.          

Peio Dufau, cheminot, Hendaye.          

Anne Dupré, cadre retraitée de la fonction publique hospitalière.     

Sonia Elghozi, avocate, Val-de-Marne.          

Hakim et Mouss, Zebda-Motivés.          

Jean-Baptiste Eyraud, porte-parole de Droit au logement.       

Eric Fassin, sociologue.           

Elsa Faucillon, députée PCF.          

Olivier Faure, député et secrétaire national du PS.      

Pascale Fautrier, écrivaine.           

Christian Favier, sénateur PCF, président du conseil départemental du Val-de-Marne    

Caroline Fiat, députée FI.          

Gérard Filoche, porte-parole de la Gauche démocratique et sociale.     

Bernard Friot, économiste.           

Sophie Frontino, infirmière.           

Bruno Gaccio, comédien, auteur.          

Daniel Gaxie, politiste, Paris-1.          

Fabien Gay, sénateur PCF.           

Marion Geniès, avocate, Val-de-Marne.          

Agathe Gentilhomme, avocate, Paris.          

Joao Goncalves, avocat, Val-de-Marne.          

Roland Gori, psychanalyste, professeur émérite à l'université Aix-Marseille.      

Jérôme Goutille, avocat, Val-de-Marne.          

Stephanie Gracia, cheminote.           

Florent Gras, avocat, barreau de Bordeaux.        

Michelle Gréaume, sénatrice PCF.          

Mathieu Grégoire, maître de conférences en sociologie, chercheur à l’IDHES (CNRS).   

Agathe Grenouillet, avocate, Seine St Denis.        

Alain Gresh, journaliste.           

André Grimaldi, professeur émérite de médecine.        

Antoine Grouhel, salarié d’un laboratoire pharmaceutique.        

Florent Gueguen, dirigeant associatif dans la lutte contre l’exclusion.     

Michel Guez, informaticien.           

Arnaud Guyonnet, avocat, Paris.          

Marion Havard, avocate, Paris.          

Bruno Hélin, cadre supérieur paramédical et vice Président du département du Val de Marne.

Odile Henry, sociologue, Université Paris-8.         

Charles-Emmanuel Herbière, avocat, Val d'Oise.         

Adrien Holstein, politiste, Université de Nanterre.        

Adrien Holstein, politiste, Université de Nanterre        

Marie-Claude Hourquiscot, retraitée.           

Christian Hutin, député MRC.          

Rim Jouida, avocat, Val de Marne.        

Pierre Jouvet, conseiller départemental, porte-parole du PS.       

Régis Juanico, député Génération-s.          

Sébastien Jumel, député PCF.          

Insaf Kabsi, avocat, Val-de-Marne.          

Patrick Kanner, président du groupe PS au Sénat.      

Razmig Keucheyan, sociologue.           

Pierre Khalfa, économiste, fondation Copernic.         

Bernard Lahire, professeur de sociologie, ENS Lyon.       

André Laignel, vice-président de l’Association des maires de France.     

Aurore Lalucq, députée européenne Place publique.        

François-Michel Lambert, député Liberté, écologie, fraternité.        

Pierre Larrouturou, député européen Nouvelle Donne.        

Anne Lassalle, avocate, Seine St Denis.        

Soria Latreche, avocate, Seine St Denis.        

Pierre Laurent, sénateur PCF.          

Myriam Lavigne, gestionnaire de stock.         

Anicet Le Pors, conseiller d’Etat honoraire.        

Didier Le Reste, président de Convergence nationale Rail, ancien secrétaire général de la CGT cheminots.

Hervé Le Corre, écrivain.          

Martine Le Roux, avocate, Paris.         

Patrick Le Hyaric, directeur de l’Humanité.        

Frédéric Lebaron, professeur de sociologie, ENS Paris-Saclay.       

Serge Lechtimi, Parti progressiste martiniquais.         

Pierre Lemaitre, écrivain.           

Renaud Lemoine, ingénieur.           

Krystel Lepeu, avocate, Val de Marne.        

Aude Lequerré, avocate, Val de Marne.        

Marie-Noëlle Lienemann, sénatrice Gauche républicaine et socialiste.       

Whiteside Lottin, conducteur RATP.          

Fernando Lourenco, sans profession.           

Mélanie Luce, présidente de l’Unef.         

Marie Luchi, responsable projet Génération-s.         

Nabil Maiz, technicien métallurgie.          

Delphine Malapert, avocate, Paris.          

Delphine Malapert, avocate, Paris          

Noël Mamère, militant écologiste.          

Emmanuelle Marteau, gestionnaire immobilier.          

Alexandre Martin, avocat au barreau de Toulouse.       

Christiane Marty, syndicaliste, militante associative, spécialiste des retraites.      

Corinne Masiero, comédienne.           

Sylvie Maugat, épidémiologiste.           

Claire Maugat-Decosse, avocate, Val de Marne.        

Emmanuel Maurel, député européen de la Gauche républicaine et socialiste.    

Caroline Mécary, avocate, Paris.          

Jean-Luc Mélenchon, député FI.          

Marion Ménage, avocate, Val d'Oise.         

Daniel Mermet, journaliste.           

Dominique Mestre-Agelina, avocat, de Marne          

Catherine Mills, économiste, directrice de la revue Economie et Politique.    

Laëtitia Mole, cheminote, Hendaye.          

Jean-Yves Mollier, historien.           

Bernard Montagne, syndicaliste, responsable associatif.         

Gérard Mordillat, écrivain et cinéaste.         

François Morel, écrivain et comédien.         

Dominique Noguères, avocate retraitée.          

Gérard Noiriel, historien.           

Alain Obadia, président de la fondation Gabriel-Péri.       

Abdallah Ouahmane, sans profession.          

Ahmed Ouahmane, ambulancier.           

Aïcha Ouahmane, avocate, Val de Marne.        

Fatima Ouahmane, retraitée.           

Mina Ouahmane, agent de surveillance.         

Benjamin Page, chauffeur poids lourd.         

Mathilde Panot, députée FI.          

Sandra Paparemborde, enseignante.           

Willy Pelletier, coordinateur général de la fondation Copernic.      

Mimouni Peres-Rifka, avocat, Seine-Saint-Denis.          

Clémentine Perros, avocate, Paris.          

Michel Pigenet, historien.           

Ernest Pignon-Ernest, artiste plasticien.          

Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues, anciens directeurs de recherche au CNRS.  

Éric Piolle, maire de Grenoble.         

Céline Piques, porte-parole d’Osez le féminisme.        

Mélanie Plouviez, philosophe.           

Joël Pommerat, auteur, metteur en scène.        

Didier Porte, humoriste.           

Christine Prunaud, sénatrice PCF.          

Eric Puisais, enseignant, Poitiers.          

Adrien Quatennens, député FI.          

Valérie Rabault, présidente du groupe PS à l’Assemblée nationale.     

Nicolas Rebbot, avocat, Paris.          

Catherine Renaux-Hemet , avocate, Seine St Denis.       

Robin Renucci, comédien et réalisateur.         

Sébastien Revault-d'Allonnes, avocat, Paris.          

Jacques Rigaudiat, économiste.            

Denis Robert, journaliste.           

Jean Rol-Tanguy, journaliste retraité.          

Anne Rortais, Coordinatrice associative.          

Guillaume Roubaud-Quashie, directeur de la revue Cause commune.      

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord.    

Catherine Roussière, avocate, Paris          

Damien Rudant, cheminot, Saint-Jean-de Luz.         

Alain Ruscio, historien.           

Mathilde Sanson, avocate, Rouen.          

Mathilde Sanson, avocate, Rouen.          

Gisèle Sapiro, directrice d'études à l'EHESS et directrice de recherche au CNRS.  

Jamila Sarraf, avocate, Val de Marne.        

David Sarramagna, cheminot, Bayonne.          

Jean-Marie Sauret, psychanalyste, professeur émérite des universités.       

Pascal Savoldelli, sénateur PCF.          

Frédéric Sawicki, professeur de sciences politiques.        

Claudine Secq, retraitée.           

Stéphanie Secq, avocate, Val de Marne.         

Geneviève Sellier, universitaire.           

Lucien Sève, philosophe.           

Karine Shebabo, avocate, Paris.          

Karen Sileber, assistante de direction.         

Jean-Pierre Siméon, poète.           

Evelyne Sire-Marin, magistrate et membre du Syndicat de la magistrature.    

Stéphane Sirot, historien.           

Gabrielle Siry, porte-parole PS.          

Dylan Slama, avocat, Paris.          

Henri Sterdyniak, animateur des Economistes atterrés.        

Pascale Taelman, avocate, Val de Marne.        

Sophie Taillé-Polian, sénatrice Génération-s.          

Yves Tamet, Avocat, ancien bâtonnier, Seine St Denis.      

Danielle Tartakowski, historienne.           

Bertrand Tavernier, cinéaste.           

Agnès Teissedre, avocate au barreau de Paris.       

Jacques Testart, biologiste.           

Benoît Teste, secrétaire général de la FSU.       

Bernard Thibault, représentant des travailleurs au conseil d’administration de l’Organisation internationale du travail. 

François Thiollet, délégué au projet EELV.        

Emmanuel Todd, démographe et historien.         

Pascale Torgemen, avocate, Val de Marne.        

Louise Tort, avocate, Paris          

Lise Toussaint, cadre la fonction publique territoriale.       

Aurélie Trouvé, porte-parole d’Attac.          

Sophie Ulliac, avocate  au barreau  de Paris.       

Boris Vallaud, porte-parole et député PS.        

Lucas Vazquez Vespoli,  avocat, Toulouse.         

Arthur Vercken, avocat, Paris.          

Arthur Vercken, avocat, Paris          

Marie-Christine Vergiat, responsable associative et ex-députée européenne.       

Claude Vincent, avocate, Paris, membre du SAF.       

Marie Violleau, avocate, Paris.          

Francis Wurtz, membre honoraire du Parlement européen. 

Signez la pétition unitaire en ligne de l'Humanité pour réclamer un référendum sur la réforme des retraites
Retraites. L’appel pour un référendum rencontre un bon écho
Mardi, 11 Février, 2020 - L'Humanité

15 000 signatures les premières 24 heures. La pétition en ligne lancée par l’Humanité, avec le soutien de personnalités, pour réclamer qu’un référendum tranche la question de la réforme des retraites a connu un bon démarrage.

Lancée le 10 février au matin, la pétition initiée par l'Humanité dépassait les 20 000 signatures le lendemain soir. Lorsqu’ils signent sur la plateforme change.org, les internautes laissent parfois un commentaire. Ainsi, Laura le dit sans ambages, « cette réforme ne servira qu’à enrichir les fonds de pension et appauvrir les travailleurs ». Brigitte renchérit : « Je signe car cette réforme est profondément injuste. Elle va frapper de plein fouet les plus fragiles, les femmes, tous ceux qui n’auront pas une carrière complète (chômage, maladie…). » Pour Jacques, « cette réforme, à l’image de l’ensemble de la Macronie, est totalement déconnectée des vrais problèmes. Une déconnexion de plus en plus violente ». Jean-Luc, lui, considère que la réforme projetée par Emmanuel Macron est un faux-semblant : « Au nom de l’universalité, le gouvernement va favoriser une fois de plus ceux qui sont déjà privilégiés (ceux qui profitent d’un allongement de l’espérance de vie). On n’entend pas dans tous les médias, poursuit-il, le pourquoi de l’excédent des caisses de retraite des métiers les plus éprouvants, pourtant l’explication est simple : c’est que l’immense majorité a cotisé pendant quarante ans et décède au moment de la retraite. »

Pour beaucoup de signataires, la question est aussi d’ordre démocratique, ni plus ni moins. Selon Pierre, « faire adopter une réforme d’une telle ampleur historique par le jeu d’ordonnances et donc en catimini, après un débat plus que limité au Parlement, est le signe d’un pouvoir qui a décidé de ne pas s’encombrer des processus démocratiques. Le seul moyen de revenir à des bases et un débat sain, c’est un référendum ! » L’enjeu, Olga le résume très simplement : « Parce que nous voulons décider de nos vies ! »

 

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