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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 08:07

‪Pour attaquer l’historien Benjamin Stora, l’hebdomadaire d’extrême droite Valeurs actuelles à qui Emmanuel Macron, président de la République, a accordé une longue interview il y a quinze jours, mobilise des caricatures antisémites dignes des antifreyfusards et des brûlots racistes des années 30. À lire ce vendredi 15 novembre dans l’Humanité.

Caricature antisémite contre Benjamin Stora dans Valeurs Actuelles: Rosa Moussaoui dénonce dans l'Humanité, vendredi 15 novembre
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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 06:53
GILETS JAUNES, AN II. « LES GILETS JAUNES ONT REMIS LA JUSTICE SOCIALE AU CŒUR DU DÉBAT PUBLIC » (L’HUMANITE - Jeudi 14 Novembre 2019 - Diego Chauvet)

Le mouvement des gilets jaunes, inattendu, a pris des formes inédites. En marge des organisations traditionnelles, il a cependant permis l’expression d’une colère populaire qui couvait. Rémi Lefebvre, politologue, et Laurent Jean-Pierre, auteur d’un ouvrage sur le sujet (1), analysent un an d’une lutte qui infuse dans la société.

 

Comment le mouvement des gilets jaunes a-t-il été possible ?

Laurent Jeanpierre. En son départ, il est le fruit inattendu de la rencontre entre des mobilisations conjoncturelles via les médias sociaux autour de l’automobile, de la limitation de vitesse à 80 km/h puis des taxes sur le gazole, et le rejet profond de Macron et de ses politiques favorables aux classes dominantes, détruisant le tissu institutionnel de redistribution et de solidarité du pays. À ces facteurs se sont ajoutées des tendances plus anciennes d’endettement du « bas » des classes moyennes et des classes populaires consolidées, de retrait des services publics sur nombre de territoires suite aux politiques néolibérales, et de subordination des villes périurbaines et de leur population vis-à-vis des grandes métropoles régionales et de Paris à cause d’un aménagement du territoire irrationnel ou absent et de la désertification des emplois.

Rémi Lefebvre. C’est un mouvement improbable qui reste à bien des égards une énigme pour les chercheurs. Il est aussi la traduction de phénomènes structurels qui ont nourri l’action collective : les problèmes de mobilité, le déclassement de certains territoires, la crise des services publics, les fractures territoriales…

Internet a joué un rôle majeur dans la dynamique de désintermédiation et réintermédiation que le mouvement traduit. Il démontre une nouvelle fois le potentiel de mobilisation qu’offre Internet et sa capacité à élargir l’accès à la parole publique. Les réseaux sociaux tendent à fonctionner comme des vecteurs et ascenseurs contestataires puissants qui ont permis de relier des gens inconnus dans une forme d’immédiateté et d’agréger soutiens et mots d’ordre.

 

Les revendications sont allées très au-delà ensuite. Comment ont-elles pu évoluer ?

Laurent Jeanpierre. Au risque de simplifier, on peut les diviser en deux grandes catégories. Des demandes de maintien du pouvoir d’achat qui insistent, non pas sur les salaires, mais sur le poids croissant des dépenses contraintes et préengagées chaque mois. Et des revendications de démocratie directe, dont le référendum d’initiative citoyenne n’a été que l’une des traductions, car elles invitaient aussi, en creux ou parfois plus vigoureusement, les organisations politiques et leurs représentants à se remettre en question, à se rapprocher de leurs concitoyens, à entendre leurs expériences quotidiennes de souffrance, à ne pas vivre hors-sol.

Rémi Lefebvre. Les gilets jaunes ont permis un partage de souffrances sociales, rendues publiques, encouragé l’expression de récits individuels de misères, mais ce rôle purement expressif a été progressivement dépassé par la transmutation de misères individuelles en une cause collective qui s’est dégagée. Si les revendications ont été évolutives, souvent contradictoires et non priorisées, formant une liste à la Prévert, les gilets jaunes ont réussi à mettre la justice sociale au cœur du débat public.

 

Une nouveauté dans l’histoire des mouvements sociaux en France ?

Laurent Jeanpierre. Ses formes d’action, de structuration souple et fragile, sa décentralisation importante, son rejet viscéral des grandes villes, en font incontestablement une mobilisation d’un type nouveau. Mais on peut aussi l’inscrire dans un ensemble actuel de mobilisations moins spectaculaires sur les territoires – contre les fermetures d’école, d’hôpitaux, contre les grands équipements inutiles – et aussi dans une lignée plus ancienne de mobilisations en rupture avec les syndicats et les partis, comme les coordinations, les mouvements de « sans » des années 1990 et d’autres protestations.

Rémi Lefebvre. Les coordinations dans les années 1980 ont des similitudes mais étaient cependant strictement corrélées et confinées à un milieu professionnel salarié et ont été largement animées par des militants de la « gauche syndicale ». Elles avaient désigné des interlocuteurs pour négocier avec le gouvernement. Le mouvement des gilets jaunes est beaucoup plus large et rassemble une fraction importante de primo-engagés.

De manière relativement inédite, la dynamique a été globalement spontanée, décentralisée, au départ essentiellement locale. Le mode de mobilisation perturbe les grilles d’analyse classiques : il est moléculaire, sans centre ni leader, et n’est cadré ni par un parti ou par une organisation syndicale. Le pouvoir est dérouté face à un mouvement sur lequel il n’a pas prise et qui refuse de produire des interlocuteurs pour négocier.

 

Est-ce qu’il a apporté quelque chose aux revendications populaires ?

Laurent Jeanpierre. Il a obtenu des concessions de la part du gouvernement qui bénéficient aux classes moyennes mais aussi aux petites retraites. Il a permis surtout de faire largement valoir l’idée que le règlement de la question écologique ne pouvait s’affranchir des enjeux de justice sociale et aussi des demandes de démocratie. Et il a rappelé que les grandes villes n’étaient qu’une partie du territoire national où vivent souvent les plus privilégiés et donc que la justice territoriale est un enjeu majeur en France. Écologie, justice sociale et spatiale, démocratie approfondie : ce sont des enjeux centraux pour les gauches de gauche afin de se renouveler et de parler au-delà de leurs bases électorales devenues de plus en plus étroites.

 

Pourquoi ont-ils réussi à durer ?

Laurent Jeanpierre. Ce mouvement a duré parce que les premiers gilets jaunes ont été remplacés ou accompagnés par d’autres manifestants, souvent plus précaires ou plus politisés qu’eux, et parce que la mobilisation a aussi été un vaste mouvement d’éducation politique populaire et de rencontres dans des zones où les habitants se croisent peu. Ces deux derniers facteurs ont incité beaucoup de gens à rester proches de la dynamique jaune.

Rémi Lefebvre. Les gilets jaunes ne sont pas un mouvement social sauvage qui rejette toute forme d’intermédiation. Si le mouvement a fait l’économie d’une organisation, il a structuré son action, articulant habilement le territorial et le virtuel, les luttes de proximité des ronds-points et les réseaux sociaux, les actions en province et les manifestations parisiennes. Un travail de médiation politique et sociale a bien été produit sans organisation et sans représentation dans ses formes habituelles. Il s’est ainsi installé dans la durée, aussi parce que l’opinion publique lui était favorable. Il a aussi pris et duré parce qu’il a généré des formes de sociabilité.

Le mouvement a assumé une autre fonction que les partis et organisations politiques remplissent de moins en moins : celle de solidarité et de socialisation. Les gilets jaunes ont révélé la solitude et le désœuvrement, notamment des femmes seules très présentes dans le mouvement, mais aussi l’aspiration à l’échange, aux coups de main, à la réciprocité.

 

La défiance à l’égard des organisations politiques et syndicales est restée de mise. N’a-t-elle pas empêché le mouvement de trouver une traduction politique lors des élections européennes ?

Laurent Jeanpierre. Peut-être, même si notre idée des traductions politiques d’un mouvement social ne devrait pas être réduite aux débouchés électoraux. De toute manière, pour des manifestants majoritairement profanes en politique, le scrutin européen n’a rien de mobilisateur. Il présente des enjeux et des problèmes trop lointains, trop abstraits par rapport aux expériences vécues quotidiennement qui étaient partagées sur les ronds-points. Il pourrait en aller différemment des scrutins municipaux car c’est à l’échelle locale que les gilets jaunes se sont rassemblés. Mais, là non plus, rien n’est certain.

Rémi Lefebvre. Les forces du mouvement (sa souplesse, son informalité, son horizontalité…) sont aussi ses faiblesses (absence d’horizon stratégique clair, de lisibilité…). Dès lors que le mouvement se veut autre chose qu’une protestation ponctuelle (ce qui est induit par la montée en généralité de ses mots d’ordre), ses contradictions surgissent. À partir de février 2019, la fracture a été de plus en plus forte entre la stratégie de la rue et celle des urnes, la deuxième impliquant la formalisation d’une organisation dans la perspective des élections européennes de mai. Devenir ou ne pas devenir une organisation (pas forcément liée au jeu électoral) ? Telle a été une des questions centrales qui a agité le mouvement.

 

Cette défiance est-elle indépassable ? Comment pourrait-elle être dépassée ?

Laurent Jeanpierre. Il n’y a rien de fatal en politique. Pour que la défiance des gilets jaunes envers les partis, les syndicats et les organisations soit dépassée, il faudra plusieurs ingrédients. Du temps, parce que cette distance est profonde de la part de fractions de la population qui, dans la leur écrasante majorité, ont découvert les protestations et se sont formées à la politique l’année dernière. Mais il faudrait aussi que les organisations politiques, notamment leurs appareils, réfléchissent aux raisons de leurs propres distances vis-à-vis de la colère jaune et de leurs difficultés préalables à en saisir les ressorts.

Les organisations pourront-elles aussi se saisir de la demande démocratique radicale du mouvement et des autres demandes ? Dans un premier temps, les échelles politiques locales et territoriales, dans le périurbain mais aussi dans les quartiers et les zones rurales, me paraissent plus favorables que d’autres échelles pour cela.

Rémi Lefebvre. La question démocratique de la représentation du mouvement est au cœur de la première assemblée des assemblées, qui regroupe une centaine de délégations des gilets jaunes en janvier. Le rejet de la représentation politique est au fondement de cette démarche marquée par le refus de la hiérarchie et de la délégation. La légitimité des délégués de cette assemblée pour parler au nom de tous les gilets jaunes est sans cesse remise en cause. Il y a chez une partie des gilets jaunes un rejet radical de toute forme de représentation qui conduit à une impasse.

Les organisations restent, sans doute, en démocratie représentative, sous condition d’une rénovation radicale de leur modèle, des structures indispensables pour agréger durablement des intérêts collectifs, les défendre et les porter dans le système politique à travers des programmes et des propositions…

 

Peut-on dire que le mouvement continue malgré la baisse du nombre de manifestants ?

Laurent Jeanpierre. Les effectifs de la mobilisation sont beaucoup plus faibles qu’au départ L’une des originalités de ce mouvement aura été de ne pas peser par le nombre mais par des formes nouvelles de révolte. Même si un noyau dur irréductible peut continuer à manifester les samedis, l’avenir est plus diffus. Il passe déjà par des projets électoraux, individuels ou collectifs, des lobbies citoyens, des assemblées locales, des tentatives fragiles de fédérations entre elles, et il pourrait surtout se traduire à plus long terme par un engagement dans la société civile.

Rémi Lefebvre. Il s’est beaucoup affaibli mais, à mon avis, il existe encore à l’état dormant. Je pense qu’il peut repartir même si la répression féroce du mouvement a eu de puissants effets de dépolitisation.

 

Un an après, qu’a-t-il apporté à la société française, à la vie politique ?

Laurent Jeanpierre. L’onde de choc se ressent et se fera ressentir dans nombre d’institutions. Si l’on devait retenir seulement quelques éléments, je dirais que le mouvement participe d’une tendance plus longue et internationale de relocalisation de la politique protestataire, elle-même parallèle à un investissement politique plus grand des sociétés locales par les pouvoirs publics, à travers les dispositifs participatifs par exemple. Plus largement, le mouvement amplifie le doute de nos sociétés sur la qualité de nos démocraties et témoigne, avec d’autres mobilisations, de la nécessité de les rénover profondément, surtout s’il s’agit de traiter ensemble la question écologique et la question sociale.

Rémi Lefebvre. La question de la justice sociale et la question démocratique (après Nuit debout) ont été mises au cœur de l’agenda politique. Les gilets jaunes ont produit une politisation intense d’acteurs qui ont pour la première fois pris part à des actions collectives, discuter politique, échanger… Ce mouvement aura des effets politiques à long terme.

(1) « In Girum. Les leçons politiques des ronds-points », de Laurent Jeanpierre. Éditions la Découverte, 192 pages, 12 euros.

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 06:49
COMMENT LES GILETS JAUNES ONT DONNÉ DE LA VISIBILITÉ À TOUS (L’HUMANITE - Vendredi 15 Novembre 2019 - Julia Hamlaoui et Lionel Venturini)

Ils ont permis la révélation au grand jour des fractures du pays : accès à l’emploi, mobilité, déclassement de certains territoires, crise des services publics… S’ils ont marqué des points en un an, d’autres revendications sont restées lettre morte.

Des gilets fluo pour donner une ultravisibilité à ce qui restait largement caché à une élite dirigeante : le coup de génie du symbole, que l’on a vu repris à l’étranger, va longtemps demeurer dans les esprits pour qualifier un mouvement social qui souffle sa première bougie, et que l’on aurait tort d’enterrer.

Comme il y a des conflits de basse intensité, il y a une colère sociale qui demeure dans le pays, sourde ou s’exprimant par étincelles… Comment pourrait-il en être autrement, quand les politiques publiques ont été insuffisantes à amortir les effets de la crise, singulièrement depuis 2008 ? Le décompte est saisissant. En 1980, le pays disposait de 784 maternités, contre 416 en 2017 (- 47 %), a chiffré la chaîne Public Sénat. Dans le même intervalle, 35 % des centres d’impôt, 28 % des gares de chemin de fer ont disparu. Les seuls secteurs qui progressent, ce sont… Pôle emploi, d’abord : 1 535 communes y ont une agence, contre 434 en 1980. Le nombre de maisons de retraite a aussi augmenté de plus de 95 %, mais il a fallu attendre 2016 pour une « loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement ».

Pas étonnant, alors, que les ronds-points aient rassemblé « au moins pour un temps, des membres du bas des classes moyennes, des fractions consolidées des classes populaires et des personnes en difficultés économiques », relève le chercheur Laurent Jeanpierre (1). Il faut en effet revenir à l’étincelle initiale, revenir à pourquoi ce fut par le prisme du carburant que le mouvement a cristallisé. La hausse voulue par le gouvernement, au nom de la transition écologique, a révélé un décalage entre l’ambition politique d’un moins de voitures, et la nécessité de mobilité pour toute une frange de la population. Les ronds-points occupés ont agi comme autant de révélateurs des conditions de vie d’une France décrite comme moyenne, mais qui vit en réalité depuis longtemps le sentiment d’un déclassement, voire d’être victime de « prolophobie ». Le mépris de classe régulièrement exprimé par le président de la République l’alimentant.

La question sociale s’est ainsi réinstallée au cœur du débat public à un moment où Emmanuel Macron pensait avoir « fait le job », avec les ordonnances et les réformes du début de mandat. Ce que le peuple des ronds-points lui a rappelé, c’est que le compte n’y était pas. Les revendications ne furent pas d’abord une hausse des salaires, portée par la gauche, mais ont visé le poids croissant des dépenses contraintes : se loger, se chauffer, aller travailler. Emmanuel Macron a tenté de faire diversion, dans sa lettre aux Français qui lançait le grand débat, avec une saugrenue question sur l’immigration, quand c’est celle du pouvoir d’achat que posaient d’abord les manifestants. Il n’a pas renoncé, laissant se développer la récurrence du débat autour du voile.

Depuis la rentrée de septembre, les fronts se multiplient

Un peu vite vu comme le mouvement du diesel, les gilets jaunes en réalité ne montrent pas d’hostilité à une transition écologique, mais ils veulent qu’elle combine justice sociale et justice environnementale. Surtout, comme le souligne Laurent Jeanpierre, « en quelques mois, le mouvement a obtenu plus que les mobilisations syndicales ou citoyennes des dix dernières années, et plus que la plupart des politiques ou commentateurs auraient jugé possible dans la conjoncture présente, toujours marquée par les politiques d‘austérité ».

L’exigence démocratique, à grand renfort de pancartes ou de chasubles affublées des trois lettres du RIC (référendum d’initiative citoyenne), ne tarde pas non plus à s’exprimer. C’est aussi une crise de confiance à l’égard des institutions politiques qui se donne à voir et à entendre sur les ronds-points. Un volet qui reste en suspens après des élections européennes marquées par un taux d’abstention (49,88 %) qui témoigne de l’absence de débouchés dans les urnes à ce mouvement populaire et à ses aspirations.

Pourtant, le rond-point, selon le chercheur, « a d’abord été un espace de rencontres et de partages, la découverte d’une possibilité disparue de la vie collective », et « participe d’un nouveau cycle contestataire où le niveau local de la politique joue un rôle prépondérant ». Et la violence ? Qu’exprimait-elle, sinon dénoncer une violence sociale niée ? Les premiers gilets jaunes en comparution immédiate, à l’automne 2018, ne sont pas des « black blocs », mais de jeunes révoltés qui, CAP en poche, ne s’en sortent pas. La réponse gouvernementale, elle, peut se traduire en chiffres, « 2 morts, 24 éborgnés, 5 mains arrachées, des centaines de blessés à la tête », pointe le journaliste David Dufresne.

Malgré la réplique autoritaire du pouvoir, les gilets jaunes ont aussi arraché des mesures (lire page 12) d’abord dites « d’urgence économique et sociale », fin 2018, comme la suspension puis l’abandon de l’augmentation des prix du carburant, l’annulation de la hausse de la CSG pour les retraités ou une prime exceptionnelle de fin d’année. Loin d’être satisfaisantes – la défiscalisation des heures supplémentaires, par exemple, prend dans la poche « Sécurité sociale » ce qu’elle met dans la poche « pouvoir d’achat » –, ces dispositions marquent tout de même un tournant : le gouvernement, qui avait tenu bon sur la réduction des APL ou la suppression des emplois aidés, plie un genou pour apaiser la colère. Elles seront suivies par la conclusion du grand débat. Au total, 17 milliards d’euros. Emmanuel Macron sauve cependant l’essentiel – pas de retour sur la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF), pas d’augmentation du Smic, pas de RIC – et se met en scène dans un « acte 2 » du quinquennat vantant une « méthode nouvelle ».

Le « storytelling » est bien ficelé. Jeudi encore, alors que les hospitaliers sont dans la rue et que les gilets jaunes s’apprêtent à souffler leur première bougie, le chef de l’État a fait le déplacement à Épernay (Marne) pour assister au conseil municipal sous l’égide d’un maire divers droite, soutien de LaREM aux européennes. Une opération de com vouée à montrer la proximité du président avec les Français dont la crédibilité achoppe sur l’imposant dispositif de sécurité : dès 10 heures, le centre-ville était bouclé et tout rassemblement interdit par arrêté préfectoral sur 12 communes alentour.

Pompiers, hôpitaux, RATP, étudiants… depuis la rentrée de septembre, les fronts se multiplient et c’est un nouvel embrasement qu’il s’agit d’éviter pour le gouvernement à l’heure de la réforme des retraites. Avant les municipales en mars, la prochaine étape se jouera dans la rue avec la grève du 5 décembre.

(1) Laurent Jeanpierre, In girum. Les leçons politiques des ronds-points, La Découverte.

 

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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 16:06

La vidéo du conseil municipal de jeudi dernier est disponible plus tôt que d'habitude.

C'était le débat d'orientation budgétaire.

Je suis intervenu sur l'accès aux salles pour les associations et le soutien au monde associatif, sur la nécessité d'organiser à nouveau la collecte des encombrants, notamment pour l'habitat collectif, sans stigmatiser dans les journaux les riverains pour leur prétendu incivisme, mais aussi sur la signalisation piétonne à développer a Morlaix, contre la vente de 78 logements HLM rue Courbet dans le quartier la Boissière par Aiguillon Construction.

J'ai rappelé que les taux de taxe d'habitation et de taxe foncière avaient beau baisser de 1 % depuis 3 ans, le volume d'impôts locaux versés à la ville par les morlaisiens sur la même période avait augmenté lui de 240 000 euros, avec un poids important pour les Morlaisiens imposables, et un différentiel qui continue à se creuser avec les communes voisines.

J'ai demandé à ce que le budget ne néglige pas les dépenses de fonctionnement au profit de l'investissement: personnels, soutien aux assos, petite enfance, imbécillité du non-remplacement des ATSEM...

A 1h25 de la vidéo, suite à ses interventions en réponse aux propos de Jean-Paul Vermot et Jean-Pierre Cloarec sur le DON, je demande à Agnès Le Brun de prendre conscience de ce que sa communication peut avoir d'arrogance et de condescendance pour les autres élus qui devraient confronter pouvoir les idées sur une base d'égalité et de respect et non être commentés et jugés comme s'ils passaient un entretien d'embauche ou un examen oral par un maire qui se placerait sur un piédestal à distribuer les bons et les mauvais points et commenter en position de surplomb en se risquant même à toutes sortes d'interprétations psychologiques et de jugements de valeur.

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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 15:15
Collecte de signature pour un référendum sur ADP le 16 novembre à Morlaix - en piste pour le million de signatures contre la privatisation d'Aéroport de Paris! (photos Pierre-Yvon Boisnard)!
Collecte de signature pour un référendum sur ADP le 16 novembre à Morlaix - en piste pour le million de signatures contre la privatisation d'Aéroport de Paris! (photos Pierre-Yvon Boisnard)!
Collecte de signature pour un référendum sur ADP le 16 novembre à Morlaix - en piste pour le million de signatures contre la privatisation d'Aéroport de Paris! (photos Pierre-Yvon Boisnard)!
Collecte de signature pour un référendum sur ADP le 16 novembre à Morlaix - en piste pour le million de signatures contre la privatisation d'Aéroport de Paris! (photos Pierre-Yvon Boisnard)!

Photos Pierre-Yvon Boisnard, marché de Morlaix, 16 novembre 2019

Ce matin, 16 novembre, sur le marché de Morlaix, une dizaine de militants du Parti communiste, de France Insoumise, d'Ensemble!, du Nouveau Parti Anticapitaliste, et d'Attac ont distribué le tract unitaire départemental contre la privatisation d'ADP et récolté des signatures avec deux points de collecte par ordinateur pour un référendum d'initiative partagée sur le projet de la LREM de privatisation des Aéroports de Paris. 

 

Un  « collectif Pays de Morlaix pour un référendum sur la privatisation d'ADP » est en cours de constitution (PCF – FI – Ensemble ! - NPA - ATTAC ….). Une délégation PCF-FI du collectif a rencontré l'Assemblée des Gilets Jaunes à Morlaix mercredi pour leur demander s'ils souhaitaient participer à la dynamisation de la collecte de signature sur le territoire du pays de Morlaix, comme ça se fait dans le pays de Quimperlé. Des courriers sont envoyés aux organisations de gauche, et bientôt à tous les maires du pays de Morlaix.

 

Une première initiative s'est donc tenu le samedi 16 novembre sur le marché de Morlaix.

 

https://framadate.org/LfzxAQiNYuhlQb9K

 

D’autres initiatives ont été actées

Communiqué de presse

-   Adresse aux mairies pour voter un vœu en Conseil Municipal et organiser la collecte de signatures sachant qu'un voeu pour le réferendum et contre la privatisation d'ADP a été adopté au conseil municipal de Morlaix, présenté par Ismaël Dupont pour l'opposition (avec l'abstention d'une grande partie de la majorité de droite et les votes pour de l'opposition de gauche), ainsi, toujours présenté par I Dupont, à une très large majorité et suite à un débat gauche-droite intéressant en Conseil Communautaire de Morlaix-Communauté en juin et juillet dernier.

Conférence de presse le samedi 23 novembre pour la constitution du collectif ADP (11 h 30 -  Café L’Europe)

Collecte de signatures sur le marché de Roscoff le mercredi 20 novembre (10 h – 12)

Collecte de signatures sur le marché de St Pol de Léon le mardi 19 novembre (10 h – 12)

Prochaine réunion du collectif : jeudi 5 décembre (18 h – local PCF Morlaix)

 

Pour les collectes de signatures sur Roscoff et Saint Pol de Léon, il faut trouver à chaque 4 fois au moins 4 personnes venant des différentes organisations du collectif.

Des initiatives sont à concrétiser :

Collecte de signature devant ou dans la mairie de Pleyber-Christ

Collecte de signature devant ou dans la mairie de Plourin les Morlaix (accord du maire Guy Pennec)

Collecte de signature devant ou dans la mairie de Saint Thégonnec

Collecte de signature devant ou dans la mairie de Plouigneau

Collecte de signature devant ou dans la mairie de Plougonven

 

Communiqué de presse : referendum sur la privatisation d’Aéroports de Paris. En piste pour le 1er million de signatures

 Malgré le silence des grands médias et du gouvernement, malgré l’absence de campagne officielle, la campagne pour obtenir un referendum concernant la privatisation d’Aéroports de Paris (ADP) bat son plein.

Lors des semaines passées, des dizaines de collectifs unitaires se sont créés dans toute la France, mobilisant des centaines de militant-e-s de terrain. Car ce referendum d’initiative partagée est un enjeu de société crucial : soit abandonner la gestion des richesses nationales et des biens communs aux entreprises privées pour le plus grand bonheur de leurs actionnaires; soit préserver ces biens, afin de réorienter leur usage, pour la justice sociale et la défense de l’environnement.

L’expérience récente des privatisations des autoroutes illustre bien le projet actuel du gouvernement : vendre des infrastructures publiques pour enrichir quelques-uns, tandis que la privatisation ne bénéficie pas à la majorité qui doit payer pour les profits des actionnaires.

La campagne pour le référendum sur la privatisation d’ADP doit prendre une nouvelle dimension en ce mois de novembre, pour atteindre le million de demandes du référendum et accélérer le rythme des signatures. 
A ce titre, la coordination nationale contre la privatisation d’ADP et toutes les organisations qui soutiennent la campagne pour le référendum appellent : 

-          A faire de la 2ème quinzaine de novembre une grande séquence de mobilisations pour le référendum ; à Paris cette mobilisation culminera par un rassemblement sur la place de la République le samedi 30 novembre à partir de 14H

-          Les maires de toutes les communes françaises à exercer leur droit à l’information auprès de leurs administrés, et à faire des mairies des lieux vivants de la démocratie ;

-          A être présents lors des manifestations qui vont se dérouler en novembre et décembre, notamment les mobilisations pour la santé du 14 novembre, féministes du 23 novembre et pour la défense des retraites du 5 décembre.

-          Les personnes qui ont déjà signer à convaincre 4 personnes de leur entourage à faire de même ; tous ensemble, on peut y arriver.

 32 organisations regroupées au sein de la coordination nationale contre la privatisation d’Aéroports de Paris ont lancé un outil commun afin de mobiliser pour exiger un référendum contre la privatisation d'ADP : le site commun privatisercestvoler.fr recense les différents documents et outils de mobilisations. 

 Une conférence de presse sera organisée le jeudi 28 novembre à 11 H au café Le Fluctuat Nec Mergitur sur la place de la République pour informer sur l’état des lieux de cette campagne et sur les actions à venir.

 Coordination nationale contre la privatisation d’Aéroports de Paris

Contacts : 

bonjour@privatisercestvoler.fr

Collecte de signature pour un référendum sur ADP le 16 novembre à Morlaix - en piste pour le million de signatures contre la privatisation d'Aéroport de Paris! (photos Pierre-Yvon Boisnard)!
Collecte de signature pour un référendum sur ADP le 16 novembre à Morlaix - en piste pour le million de signatures contre la privatisation d'Aéroport de Paris! (photos Pierre-Yvon Boisnard)!
Vœu pour un référendum contre la privatisation d'ADP - Aéroports de Paris
 
Conseil Municipal de Morlaix du 25 juin 2019
 
Rapporteur :  Ismaël Dupont
 
Le  Président de la République et le Gouvernement ont pour objectif de privatiser complément  les Aéroports de Paris (ADP) – qui gèrent Roissy Charles de Gaule, Orly, Le Bourget – un groupe  dont l’État reste actionnaire à 50,6 %. La privatisation d'ADP (aujourd'hui l’État est actionnaire à hauteur de 50,6%) a été votée par la loi Pacte au printemps 2019. Outre ADP, elle prévoit aussi la vente de ENGIE et de la Française des Jeux. Ils rapportent à eux trois 800 millions d'euros par an à l’État : 173 millions de dividendes pour l’État l'an passé pour ADP. ADP est la deuxième valeur boursière détenue par l’État après EDF.
 
Ce projet soulève une très forte opposition dans tout le pays, à l'Assemblée Nationale et au Sénat..
 
En effet, la maîtrise publique de nos plus grands aéroports nationaux est un enjeu d'intérêt national avec une forte dimension stratégique, économique et sécuritaire.  86 % des aéroports dans le monde sont sous contrôle public, dont 100 % aux États-Unis.
Si ADP est privatisé, quel impact sur l'aménagement du grand Paris ? Sur une augmentation des coûts des prestations pour les compagnies aériennes et les usagers ?
 
Pour privatiser l’État devra payer les actuels actionnaires minoritaires d'ADP à hauteur de 1 milliard. Parmi eux, le groupe Vinci, qui est candidat au rachat !ADP est le principal hub d’Air France, le privatiser c’est faire courir des risques à la compagnie nationale. La privatisation d'ADP fait peser de lourdes menaces sur les conditions de travail des salariés de l'entreprise.
 
Un exemple devrait inciter le président de la République à plus de prudence : le précédent de la vente de l'aéroport de Toulouse : Vendu pour 308 millions d'euros à un groupe chinois sans aucune expérience en matière aéroportuaire et composé à 51% d''une entreprise publique chinoise et à 49% d'un fonds d'investissement Hong Kongais domicilié dans un paradis fiscal (les îles vierges britanniques). Il a été revendu 200 millions d'euros plus cher après que les actionnaires en aient vidé les caisse. Cette privatisation a été épinglée par la Cour des comptes.
 
Les compagnies aériennes se sont déclarées défavorables à la privatisation car elles craignent une augmentation des coûts pour eux et donc une répercussion sur les prix des billets. L'association internationale du transport aérien a en effet mené une étude sur  près de 90 aéroports internationaux qui confirme que les aéroports privatisés sont plus chers que ceux restés dans le giron public
 
A l’initiative des parlementaires PCF, FI, PS et LR, la représentation nationale a réussi à imposer un Référendum d’Initiative Partagée (RIP) sur la reconnaissance du caractère de « service public national » des aérodromes parisiens, proposition d'un RIP validé le 9 mai dernier par le Conseil Constitutionnel.
 
Il faudra réunir avant le 12 mars 2020 4,7 millions soutiens à la loi cosignée par 248 parlementaires de gauche et de droite qui consacre ADP comme un service public national donc non cessible au privé. Si ces 4,7 millions de signatures sont recueillies, le gouvernement se trouvera l'obligation de consulter les français sur ce projet. Il va être possible de s'opposer à une nouvelle privatisation et au bradage du patrimoine public au profit exclusif des intérêts privés.
 
En tant qu'élus de Morlaix, nous nous sentons concernés par la possibilité que puisse se tenir ce Référendum d'initiative partagée et appelons un maximum de Morlaisiens à le demander en s'exprimant en mairie où sur le site internet du ministère de l'intérieur.
C'est un enjeu de maîtrise publique d'un secteur stratégique pour notre pays, un enjeu de démocratie, et aussi un enjeu financier pour l’État car ADP est rentable et permet d'investir des millions chaque année dans le service public.
En tant qu'élus de Morlaix, nous sommes pour un abaissement du seuil de 4,7 millions de soutiens à la loi pour le Référendum d'initiative partagée sur ADP. En tant qu'élus de Morlaix, nous exprimons notre refus de la privatisation complète d'ADP.
 
 

Vœu pour un référendum contre la privatisation d'ADP - Aéroports de Paris

Conseil Communautaire de Morlaix-Communauté du 1er Juillet 2019

Présenté par :  Ismaël Dupont

(35 voix pour, 8 abstentions, 2 oppositions)

Le  Président de la République et le Gouvernement ont pour objectif de privatiser complément  les Aéroports de Paris (ADP) – qui gèrent Roissy Charles de Gaule, Orly, Le Bourget – un groupe dont l’État est actuellement actionnaire à 50,6 %. La privatisation d'ADP a été votée par la loi Pacte au printemps 2019. Outre ADP, elle prévoit aussi la vente de ENGIE et de la Française des Jeux. Ils rapportent à eux trois 800 millions d'euros par an à l’État : 173 millions de dividendes pour l’État l'an passé pour ADP. ADP est la deuxième valeur boursière détenue par l’État après EDF.

Ce projet soulève une très forte opposition dans tout le pays, à l'Assemblée Nationale et au Sénat..

En effet, la maîtrise publique de nos plus grands aéroports nationaux est un enjeu d'intérêt national avec une forte dimension stratégique, économique et sécuritaire.  86 % des aéroports dans le monde sont sous contrôle public, dont 100 % aux États-Unis.

Si ADP est privatisé, quel impact sur l'aménagement du grand Paris ? Sur une augmentation des coûts des prestations pour les compagnies aériennes et les usagers ?

Pour privatiser, l’État devra payer les actuels actionnaires minoritaires d'ADP à hauteur de 1 milliard. Parmi eux, le groupe Vinci, qui est candidat au rachat ! ADP est le principal hub d’Air France, le privatiser c’est faire courir des risques à la compagnie nationale. La privatisation d'ADP fait peser de lourdes menaces sur les conditions de travail des salariés de l'entreprise.

Un exemple devrait inciter le président de la République à plus de prudence : le précédent de la vente de l'aéroport de Toulouse. Vendu pour 308 millions d'euros à un groupe chinois sans aucune expérience en matière aéroportuaire et composé à 51% d''une entreprise publique chinoise et à 49% d'un fonds d'investissement Hong Kongais domicilié dans un paradis fiscal - les îles vierges britanniques - il a été revendu 200 millions d'euros plus cher après que les actionnaires en aient vidé les caisses. Cette privatisation a été épinglée par la Cour des comptes.

Les compagnies aériennes se sont déclarées défavorables à la privatisation car elles craignent une augmentation des coûts pour elles et donc une répercussion sur les prix des billets. L'association internationale du transport aérien a en effet mené une étude sur près de 90 aéroports internationaux qui confirme que les aéroports privatisés sont plus chers que ceux restés dans le giron public

A l’initiative des parlementaires PCF, FI, PS et LR, la représentation nationale a réussi à imposer un Référendum d’Initiative Partagée (RIP) sur la reconnaissance du caractère de « service public national » des aérodromes parisiens, proposition d'un RIP validé le 9 mai dernier par le Conseil Constitutionnel. Il faudra réunir avant le 12 mars 2020 4,7 millions soutiens à la loi cosignée par 248 parlementaires de gauche et de droite qui consacre ADP comme un service public national, donc non cessible au privé.

Si ces 4,7 millions de signatures sont recueillies, le gouvernement se trouvera l'obligation de consulter les Français sur ce projet. Il va être possible de s'opposer à une nouvelle privatisation et au bradage du patrimoine public au profit exclusif des intérêts privés.

C'est un enjeu de maîtrise publique d'un secteur stratégique pour notre pays, un enjeu de démocratie, et aussi un enjeu financier pour l’État car ADP est rentable et permet d'investir des millions chaque année dans le service public.

En tant qu'élus de Morlaix-Communauté, nous nous sentons concernés par la possibilité que puisse se tenir ce Référendum d'initiative partagée et souhaitons que les habitants de la communauté d'agglomération puissent s'exprimer sur ce sujet.

En tant qu'élus de Morlaix-Communauté, nous exprimons notre refus de la vente et de la privatisation complète d'ADP, une question qui nous concerne tous.

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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 06:51

Les hommes sont fusillés le 21 février 1944 au Mont-Valérien, la seule femme du groupe est décapitée en Allemagne nazie le 10 mai 1944. Arméniens, Espagnols, Italiens et Français, juifs Roumains, Hongrois ou Polonais, ils ont su unir leur force au service de l’émancipation humaine. Combattants de la liberté et de la fraternité, ils incarnent le visage de la Résistance de la classe ouvrière et de ses défenseurs.  Cette classe ouvrière dont l'écrivain François Mauriac disait que "seule dans sa masse, elle est restée fidèle à la patrie profanée".

Durant plusieurs mois, le groupe Manouchian, du nom de son chef, passe à l’action armée plusieurs fois par semaine. Attentas, exécutions d’officiers allemands en plein jour, déraillement de trains, ils ne laissent aucun répit à l’occupant nazi. Casernes militaires, libraires nazies ou le siège du parti fasciste italien sont aussi pris pour cibles.

Les occupants nazis ordonnent à la police française de traquer sans relâche le groupe Manouchian. Et pas moins de 200 policiers, brigade spéciale anti-communiste, renseignements généraux et agents de l'ordre vont opérer en ce sens.

Arrêtés par des Français, avoir été torturés des heures durant, ces Résistants sont présentés devant une cour martiale allemande le 19 février 1944. Un simulacre de procès a lieu. Il débouche sur la condamnation à mort des vingt trois.

Les nazis profitent de l’occasion pour lancer une importante campagne de propagande destinée à diaboliser la résistance. Des milliers d’affiches et de tracts sont ainsi diffusés dans plusieurs grandes villes du territoire. Sur ces documents, Manouchian et neuf membres de son groupe sont présentés comme des terroristes étrangers.

 

 

Celestino Alfonso, Espagnol, 27 ans

Olga Bancic, Roumaine, 32 ans

Joseph Boczov, Hongrois, 38 ans

Georges Cloarec, Français, 20 ans

Rino Della Negra, Italien, 19 ans

Thomas Elek, Hongrois, 18 ans - Étudiant

Maurice Fingercwajg, Polonais, 19 ans

Spartaco Fontano, Italien, 22 ans

Jonas Geduldig, Polonais, 26 ans

Emeric Glasz, Hongrois, 42 ans

Léon Goldberg, Polonais, 19 ans

Szlama Grzywacz, Polonais, 34 ans

Stanislas Kubacki, Polonais, 36 ans

Cesare Luccarini, Italien, 22 ans

Missak Manouchian, Arménien, 37 ans

Armenak Arpen Manoukian, Arménien, 44 ans

Marcel Rajman, Polonais, 21 ans

Roger Rouxel, Français, 18 ans

Antoine Salvadori, Italien, 24 ans

Willy Schapiro, Polonais, 29 ans

Amédéo Usséglio, Italien, 32 ans

Wolf Wajsbrot, Polonais, 18 ans

Robert Witchitz, Français, 19 ans

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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 06:24
La grande majorité de la population estudiantine est en souffrance (Pierre OUZOULIAS Sénateur Communiste du groupe CRCE – 13 novembre 2019)

Plus d’un étudiant sur deux ne mange pas tous les jours à sa faim. Près d’un sur deux a renoncé à se soigner par manque d’argent. Il n’y a que 175 000 places en résidence étudiante pour 700 000 étudiants boursiers, et le loyer représente plus de 70 % du budget moyen des étudiants. Plus d’un étudiant sur deux est obligé de travailler pour étudier et subsister, et les étudiants salariés occupent les emplois les plus précaires, les plus harassants et les moins rémunérés ; ainsi, ils composent près de 60 % de la main-d’œuvre des plateformes de prestations.

À tout cela s’ajoutent des conditions d’enseignement indignes et un sous-encadrement pédagogique chronique.

La grande majorité de la population estudiantine est en souffrance. L’aggravation de ses conditions d’existence conduit à la désespérance, à des drames humains et à des gestes désespérés comme celui d’Anas, qui sont autant de cris de détresse que vous ne pouvez ignorer.

Les conséquences de ce mal-être endémique sont catastrophiques pour notre pays : de moins en moins d’étudiants poursuivent un cursus complet, le nombre de doctorants baisse chaque année et la fuite des cerveaux est maintenant manifeste.

Or, à cette crise majeure, vous répondez par une baisse des moyens alloués à l’enseignement supérieur. La dépense par étudiant atteint aujourd’hui son plus bas niveau depuis 2008, et il n’y a dans votre projet de loi de finances aucune ambition d’arrêter cette chute. À la jeunesse qui souhaite s’investir dans la connaissance, la culture et les œuvres de la pensée, vous envoyez le message détestable qu’elle ne serait qu’une charge, un fardeau improductif qu’il faudrait continûment alléger ! (Applaudissements sur les travées du groupe CRCE, ainsi que sur des travées du groupe SOCR. – M. Jean-Pierre Corbisez applaudit également.)

 

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État auprès du ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse.

 

M. Gabriel Attal, secrétaire d’État auprès du ministre de l’éducation nationale et de la jeunesse. Monsieur le sénateur Ouzoulias, vous abordez une réalité, une dure réalité : la précarité étudiante, parfois la misère étudiante.

Cette réalité a été remise en lumière par la tragique immolation d’un jeune, vendredi dernier, à Lyon. C’est évidemment vers lui, ses proches et la communauté étudiante et universitaire de Lyon que nos pensées se tournent aujourd’hui. Frédérique Vidal s’est rendue sur place dès samedi pour échanger avec eux.

Cette réalité, à laquelle nombre des gouvernements qui se sont succédé ces dernières années avaient cherché à répondre, nous avons choisi de la prendre à bras-le-corps. C’est ainsi que nous avons supprimé la cotisation de sécurité sociale de 217 euros qui était payée par les étudiants à chaque rentrée. De même, nous avons annoncé, voilà deux mois, une augmentation des bourses à hauteur de 46 millions d’euros. En outre, les bourses sont désormais versées à date, le 5 du mois – et même, par anticipation, en début d’année pour les étudiants qui ont constitué leur dossier.

Ces progrès sont concrets et tangibles ; on ne peut pas les nier.

 

Mme Cécile Cukierman. La précarité non plus, on ne peut pas la nier !

 

M. Gabriel Attal, secrétaire d’État. Évidemment, des situations difficiles demeurent ; évidemment, il faut poursuivre l’effort et faire mieux connaître les dispositifs d’aide – quasiment cinquante – qui existent à l’université. Je pense en particulier aux aides pour les situations d’urgence.

De fait, la précarité peut s’ajouter à la précarité en cas de rupture ou lors de tout autre moment difficile. L’enquête en cours à Lyon vise à déterminer si l’université et le Crous étaient informés de la situation très difficile de ce jeune et à comprendre pourquoi les aides disponibles ne lui ont pas été proposées.

Poursuivre l’effort, c’est aussi le sens du revenu universel d’activité : la concertation sur ce sujet doit nous conduire à repenser une partie de l’accompagnement social des jeunes. Nous sommes résolus à continuer dans cette voie.

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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 06:18

 

 

 

Madame la présidente, madame la ministre, mes chers collègues, le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 était très attendu par les professionnels de santé et paramédicaux mobilisés et en grève depuis six mois. Ils seront d’ailleurs de nouveau dans la rue le 14 novembre.

Mes collègues du groupe CRCE et moi-même serons à leurs côtés, car leurs revendications sont légitimes.

Mais voilà, madame la ministre, vous refusez d’affronter Bercy et de changer de cap ! Vous poursuivez les exonérations de cotisations et remettez ainsi en cause les fondamentaux de notre protection sociale, née du programme du Conseil national de la Résistance.

Nous craignions les attaques de la réforme des retraites, mais finalement vous n’en avez jamais assez, surtout quand il faut prendre aux familles, aux salariés, aux retraités, aux jeunes et aux plus fragilisés. On pourrait parler de boulimie !

Vous avez décidé de vous attaquer comme jamais au secteur de la santé, bien que celui-ci ait déjà souffert ces dernières années. Là, pour 2020, c’est le coup de massue : l’hôpital public va servir de variable d’ajustement à votre budget, avec un objectif de croissance de l’Ondam à 2,3 % en 2020, alors que vous savez pertinemment que celui-ci devrait être à 4,5 %.

Les services d’urgence et de nombreux SAMU traversent une crise grave, très grave. Ils multiplient les grèves et les 4,2 milliards d’euros d’économies sont la goutte d’eau qui fait déborder le vase pour les personnels hospitaliers. Ils sont en souffrance, en raison du manque de moyens en personnel ; ils ne veulent plus travailler dans des conditions indignes, pour eux-mêmes, mais surtout pour la qualité des soins aux patients.

Et vous, madame la ministre, votre seule réponse est de fixer une progression de l’Ondam à 2,1 % pour l’hôpital, en dessous de l’évolution naturelle des dépenses de santé. Décidemment, quand on veut noyer son chien, on dit qu’il a la rage !

Et ce n’est pas votre réforme du financement des hôpitaux de proximité qui va changer la donne. Vous aurez beau jeu de déplacer les services pour mutualiser toujours davantage les moyens. Les malades, eux, ne déménagent pas avec les hôpitaux !

Vous allez donc éloigner encore davantage les services de santé des populations, qui n’arrivent déjà plus à trouver un médecin de ville et des médicaments.

L’obligation pour les industriels de constituer un stock de sécurité de deux à quatre mois sur les médicaments d’intérêt thérapeutique majeur et les sanctions contre les laboratoires pharmaceutiques en cas de pénurie du médicament, prévues par ce PLFSS, vont dans le bon sens, mais elles arrivent trop tardivement par rapport à la crise que connaissent les malades.

Il n’est pas normal que, en France et en Europe, la puissance publique ne soit plus en capacité de produire des médicaments, d’autant que nous disposons, dans les pharmacies des hôpitaux, notamment à l’AP-HP, d’un savoir-faire à valoriser. Les hôpitaux ont tendance à délaisser leurs pharmacies pour assurer d’autres financements essentiels comme les investissements et les travaux de rénovation.

Sur ce sujet, vous avez fait adopter à l’Assemblée nationale un amendement visant à offrir aux établissements de santé une visibilité pluriannuelle, et non plus seulement annuelle, sur l’évolution de leurs ressources financières. Mais si c’est pour leur dire que les caisses resteront vides pendant trois ans, à quoi cela sert-il ?

L’État doit arrêter de se défausser sur la sécurité sociale et assumer les travaux de rénovation et de modernisation des hôpitaux publics.

L’État doit également assumer ses dépenses lui-même ! Les « gilets jaunes » se sont mobilisés, exprimant la colère populaire et le ras-le-bol face à la fin des services publics, aux fins de mois difficiles et aux petits salaires. Le président Macron a fait des annonces et mis en place des aides d’urgence pour répondre à cette colère, mais ce n’est pas au budget de la sécurité sociale de les porter ! C’est au budget de l’État que doivent être imputées les dépenses légitimes liées aux « gilets jaunes ».

Ce sont 3 milliards d’euros que vous prenez à tous les services de santé pour les donner aux autres salariés. La colère des uns ne peut pas se régler par un tour de passe-passe qui consiste à déshabiller les infirmiers, les aides-soignantes, les aides à domicile et les retraités, tous en lutte, pour habiller, très légèrement, certaines catégories de travailleurs pauvres.

Ce PLFSS est truffé de contradictions. Alors que 60 000 femmes par an doivent faire plus de quarante-cinq minutes de trajet pour se rendre à la maternité, plutôt que de maintenir les maternités de proximité et les services de maternité dans les hôpitaux de proximité, vous préférez éloigner davantage et payer l’hôtel aux mères concernées.

Ce mécanisme est un non-sens pour les femmes enceintes, qui devront se rapprocher de la maternité quelques jours avant la date prévue de l’accouchement, alors que nous savons toutes que les accouchements ne se déclenchent pas quand on fait la réservation de sa chambre d’hôtel !

Ces contradictions sont trop nombreuses pour ne pas penser qu’il s’agit en réalité d’une volonté délibérée de faire des économies sur le dos des plus précaires, en réduisant les indemnités journalières pour les parents de familles nombreuses, ou encore en refusant de réindexer les pensions de retraite de 4 millions de retraités qui dépassent 2 000 euros par mois.

Nous savons que vous préparez le prochain mauvais coup avec la réforme des retraites. Si le PLFSS 2020 ne prévoit finalement aucune mesure s’y rapportant, la fusion des caisses au sein des Urssaf s’apparente bien à un test pour préparer la fusion des régimes dans le système de retraite par points.

En attendant votre future loi sur la dépendance, dont nous ne connaissons même plus la date, à force de la voir reportée, ce PLFSS prévoit pour 2020 une enveloppe de 405 millions d’euros pour les Ehpad. Je voudrais relativiser ces chiffres par rapport aux besoins actuels et à venir de nos aînés.

Madame la ministre, nous avons déposé plusieurs dizaines d’amendements visant à supprimer la taxe sur les salaires ou à instaurer un moratoire sur les fermetures de lits et de services, etc.

En conclusion, votre projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2020 est très dangereux. Vous faites le choix de l’austérité contre l’humain et la santé. Vous faites le choix du libéralisme contre celui du service public.

L’argent existe, vous le savez, il est dans la poche de ceux que vous avez décidé de privilégier, ceux à qui vous faites des cadeaux depuis plusieurs mois et qui n’ont nullement besoin de plus pour l’hôpital public, puisqu’ils ne le fréquentent pas.

En plus d’être dangereux en l’état, votre projet de loi n’est pas fiable. Surprise de dernière minute : vous annoncez vouloir présenter, le 20 novembre, des mesures qui ne figurent pas dans le projet de loi. Nous nous apprêtons donc à discuter un budget incertain et donc insincère !

Pour toutes ces raisons, madame la ministre, nous ne voterons pas votre budget !

 

 

 

 

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16 novembre 2019 6 16 /11 /novembre /2019 06:12

 

Le Référendum d’Initiative Partagée (RIP) est un exercice inédit de consultation visant à faire participer les citoyen.ne.s à une décision majeure du pays. Des conséquences économiques et sociales de grande envergure en découleront : après le scandale de la privatisation des autoroutes, celle des Aéroports de Paris est une atteinte inacceptable aux biens communs de la nation et au service public. ADP appartiennent aux Français·e·s. C’est aux Français·e·s de décider de leur devenir. Si la décision de faire référendum sur le sujet l’emporte, un vrai débat pourra s’engager sur les orientations fondamentales du pays concernant les services publics. Comme cela a été le cas pour le traité de Constitution européenne en 2005.

 

 

924 000 Français·e·s ont déposé leurs signatures sur le site du ministère de l’Intérieur au 6 novembre selon le Conseil constitutionnel. Chaque semaine, 15 à 25 000 personnes s’inscrivent, malgré une non-communication orchestrée par le pouvoir. La mobilisation s’organise sur le terrain. Ainsi, de très nombreuses sections, fédérations ouvrent leurs locaux pour organiser des permanences ADP. De très nombreuses mairies, et singulièrement à direction communiste, organisent l’information et facilitent la signature au plus près de nos concitoyen.ne.s. Au niveau national nous participons à la coordination nationale ADP qui regroupe des syndicats CGT-FSU- Solidaires..., des associations, ATTAC, Copernic, Convergences des services publics… ; des partis politiques, EELV, Ensemble, FI, Générations, NPA… Nous participons également à l’inter groupe des parlementaires qui se sont prononcés pour l’organisation du RIP sur ADP.

La bataille de l’Information est lancée

73 % des Français.e.s sont contre la privatisation selon l’IFOP. Dans le même temps ils/elles ne comprennent pas la démarche du RIP, principalement par manque d’informations. Les parlementaires ont demandé par différents courriers à être reçus par E. Macron, par le président du Conseil constitutionnel, le président du CSA et la direction de France Télévisions et Radio France. L’achat de spots pour diffusion sur les radios du réseau France Bleu et France Info par les parlementaires est prévu. Une lettre des parlementaires est adressée à l’ensemble des maires pour les inciter à accompagner le RIP et sera rendu public au congrès des maires le 19 novembre prochain.

Nous organisons une bataille sur les réseaux sociaux, jeudi 14 novembre à 17 h :

Facebook et Twitter ont annoncé qu’ils n’acceptaient plus le sponsoring politique. C’est ainsi qu’ils refusent toute publicité pour l’obtention d’un référendum. Nous vous proposons de lever l’obstacle en diffusant sur vos sites, réseaux sociaux un « funnyclip » de 20 secondes.

Ce clip est conçu avec le personnage d’un travailleur au sol d’un aéroport en utilisant le code du gilet jaune comme clin d’œil et la voix off d’une agent d’accueil d’un hall d’attente. Ce clip non siglé, libre de droit permet dans cette période électorale de permettre aux villes, aux élu.e.s, aux candidat.e.s et à toutes celles et tous ceux qui le souhaitent de le faire circuler sans que cela soit imputable dans les comptes électorales.

Dans ce contexte difficile, la barre du million est primordiale

Primordiale pour lancer la machine médiatique et avoir un effet d’entraînement. Primordiale pour rappeler les propos du Président de la République, le 25 avril dernier, déclarant vouloir "aller plus loin" (sur le RIP) "en en simplifiant les règles, en permettant que l'initiative puisse venir de citoyens, un million de citoyens qui signeraient une pétition et qu'elle puisse prospérer en projet de loi et, si elle n'était pas examinée par les assemblées, aller au référendum".

Nous le prendrons au mot. Un meeting national du million sera organisé à ce moment-là.

Cela passe par une bataille de terrain

Il s’agit d’amplifier les permanences dans les sections, la tenue de meetings départementaux, des points ADP sur les lieux de passages (marchés, gares, places, restos universitaires, etc.) lors des initiatives du Parti (de la réunion de cellule à la soirée festive), sur les manifestations, sans oublier les réunions ateliers citoyens pour préparer les municipales, avec des ordinateurs ou formulaires CERFA.

Nous répondons favorablement à l’appel de la coordination nationale ADP qui propose de mettre le paquet du 14 au 30 novembre suite à une proposition du comité départemental du Val-de-Marne. « Un village ADP » des syndicats, associations, partis est organisé sur la place de la République à Paris, le 30 novembre prochain.

Nous insistons sur une évidence, beaucoup de communistes n’ont toujours pas « cliqué » pour demander un référendum. Faire le tour minutieux des adhérent.e.s, a minima par téléphone n’est donc pas inutile.

Eliane Assassi, Pierre Laurent

Ce clip sera sur les réseaux le 15 novembre à 17 h.

 

 

 

 

 

 

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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 06:41

Les soignants et médecins des Urgences, soutenus en cela par une large majorité de la population, ne cessent de réclamer des effectifs, des lits et une reconnaissance professionnelle par une augmentation de salaires : pleinement conscients que leurs mauvaises conditions de travail, le manque criant de personnels sont synonymes de dégradation des conditions d’accueil et de prises en charge des patients, ils ne veulent plus travailler dans ces conditions indignes pour eux-mêmes et les personnes dont ils/elles ont la responsabilité, au risque de les mettre en danger. Dans les EHPAD, la psychiatrie, les maternités, les personnels de santé n’en peuvent plus et les usagers sont lésés par la fragilisation des services publics et des financements de la santé.

La situation de notre système de santé et particulièrement de nos hôpitaux publics est dramatique.

Les personnels du centre hospitalier de Morlaix ont répondu présents à l'appel de grève intersyndicale du jeudi 14 novembre. 

Au moins 200 personnes (personnels ; comité de défense de l'Hôpital de Morlaix ; citoyens) ont manifesté à l'occasion de cette journée d'action.

Jeudi 14 novembre, toutes et tous ensemble, pour le droit à la santé, pour l’humain d’abord ! Manifestation Morlaix
Jeudi 14 novembre, toutes et tous ensemble, pour le droit à la santé, pour l’humain d’abord ! Manifestation Morlaix
Jeudi 14 novembre, toutes et tous ensemble, pour le droit à la santé, pour l’humain d’abord ! Manifestation Morlaix
Jeudi 14 novembre, toutes et tous ensemble, pour le droit à la santé, pour l’humain d’abord ! Manifestation Morlaix
Jeudi 14 novembre, toutes et tous ensemble, pour le droit à la santé, pour l’humain d’abord ! Manifestation Morlaix
Jeudi 14 novembre, toutes et tous ensemble, pour le droit à la santé, pour l’humain d’abord ! Manifestation Morlaix
Jeudi 14 novembre, toutes et tous ensemble, pour le droit à la santé, pour l’humain d’abord ! Manifestation Morlaix
Jeudi 14 novembre, toutes et tous ensemble, pour le droit à la santé, pour l’humain d’abord ! Manifestation Morlaix
Jeudi 14 novembre, toutes et tous ensemble, pour le droit à la santé, pour l’humain d’abord ! Manifestation Morlaix
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