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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 09:50

 

Mercredi 11 décembre, le premier ministre a présenté les principales mesures de sa réforme, entraînant une véritable levée de boucliers.

Nasser Mansouri-Guilani Économiste et syndicaliste  Annie Jolivet Économiste, Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET) au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam
Pascal de Lima Économiste de l’innovation et enseignant à Sciences-Po Paris et  Gilles Raveaud Professeur d’économie, université Paris-VIII Saint-Denis

L’ouverture à la capitalisation - Nasser Mansouri-Guilani  - Économiste et syndicaliste

 

Pour apprécier le projet du gouvernement, il faut revenir à l’origine du système dont la pierre angulaire est le travail. Travail non comme catégorie abstraite qui sert aujourd’hui d’échappatoire : tout le monde tente de justifier ses projets au nom du travail, gouvernement et patronat compris. Travail comme un moyen qui permet à chaque individu de mettre ses capacités au service de la collectivité ; une obligation aussi pour cette dernière de donner à chaque individu la possibilité de le faire.

Cette obligation mutuelle a pour ambition de démultiplier les emplois stables et correctement rémunérés. D’où deux principes : la solidarité entre différents secteurs de l’économie et entre générations et la présence des représentants des travailleurs dans la gestion du système. Celui-ci présente ainsi une garantie, une sécurité aux travailleurs qui acceptent, dans un esprit collectif et solidaire, de cotiser aujourd’hui pour bénéficier, avec un haut degré de certitude, d’une pension correcte à l’issue de leur carrière professionnelle. Dans cette construction, les régimes spéciaux nourrissent l’espoir de tirer vers le haut les droits des travailleurs dans les autres secteurs. Ce système correspond à une avancée historique pour le monde du travail ; synonyme de recul pour le capital.

Différentes réformes ont affaibli ce système. Les libéraux se cachent derrière la hausse de l’espérance de vie pour justifier la nécessité de réduire ces droits. L’argument est irrecevable car, parallèlement, la capacité de produire et le volume de la production des richesses ont augmenté nettement plus vite. Le vrai changement tient au fait que les rapports de forces ont basculé en faveur du capital, qui veut récupérer ce qu’il a perdu par le passé. Le projet gouvernemental s’inscrit dans cette volonté de revanche du capital sur le travail. Il est le complément des autres « réformes » : loi El Khomri, nouvelle convention de l’Unédic, privatisations…

Sous couvert d’équité, le projet du gouvernement ouvre la voie à plusieurs choses : justifier la précarité ; en finir avec la solidarité ; mettre en concurrence les travailleurs pour niveler leurs droits vers le bas ; reculer l’âge de départ à la retraite ; promouvoir la retraite par capitalisation ; réduire, voire anéantir le pouvoir des travailleurs dans la gestion du système ; accroître l’incertitude sur le montant de la pension.

Le slogan « chaque euro cotisé doit donner droit à la pension » résume tout. Peu importe comment et dans quelles conditions cet euro est gagné. Le montant des pensions va baisser. La précarité et les bas salaires sont légitimés : la « pension minimale de 1 000 euros » pour une carrière complète condamne ces salariés à la pauvreté perpétuelle car déjà le « seuil de pauvreté » est de 1 040 euros. En revanche, les « premiers de cordée » seront bien servis : pensions convenables et surtout nouvelles possibilités de constituer une épargne retraite. La promotion de la retraite par capitalisation affaiblira le système par répartition. La valeur du point sera de fait déterminée par le gouvernement (à l’instar du coup de pouce du Smic). À l’incertitude sur le montant de la pension s’ajoute l’affaiblissement du pouvoir des travailleurs dans la gestion du système. Enfin, la disparition des régimes spéciaux enterre l’espoir de tirer les droits vers le haut.

En revanche, le projet gouvernemental renforcera la financiarisation de l’économie (par exemple par la promotion de la capitalisation), ce qui risque d’affaiblir le potentiel productif du pays, rendant plus difficile le financement d’un système appauvri.

L’impasse du projet - Annie Jolivet  - Économiste, Centre d’études de l’emploi et du travail (CEET) au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam)

 

Le projet présenté met l’accent sur le maintien d’un régime par répartition. Les cotisations versées pendant une année par les actifs de tous âges permettront toujours de financer les pensions des retraités. Toutefois, plusieurs éléments du projet fragilisent le principe même de la répartition. Les personnes qui perçoivent plus de 120 000 euros brut par an n’auraient plus droit à la moindre pension de retraite sur les revenus au-delà de ce seuil. En contrepartie, elles contribueraient désormais moins au financement des pensions sur cette partie de leurs revenus. Cela priverait de recettes le système par répartition. C’est aussi une rupture avec le principe que toute cotisation ouvre des droits. Et les personnes à très hauts revenus seraient poussées à se tourner vers des dispositifs d’épargne pour compenser la baisse de leur pension.

Le projet vise à opérer à la fois une redistribution horizontale (entre des personnes aux statuts d’emploi différents qui n’auraient aujourd’hui pas les mêmes droits à une pension de retraite) et une redistribution verticale (entre des personnes qui ne perçoivent pas les mêmes niveaux de rémunération). Les choix du gouvernement sont présentés comme inéluctables en raison des contraintes financières et en raison d’objectifs de justice sociale. Pourtant, certaines dispositions auraient pu être mises en place dans le système actuel (et parfois existent déjà), comme la prise en compte de la pénibilité du travail. Les choix faits, par exemple sur la réversion, ne sont pas expliqués. Parce que les évolutions de la protection sociale sont complexes, il est nécessaire d’éclairer les logiques sous-jacentes et d’en débattre.

Le projet de réforme pose aussi la question de la souplesse du futur système face à des variations de la conjoncture économique. Les régimes autonomes et le régime Agirc-Arrco avaient créé des réserves pour faire face à des chocs éventuels. Or il semble que rien n’est prévu pour y faire face dans le futur système. Y aura-t-il un fonds de réserve ? Que devient le Fonds de réserve des retraites, qui était censé faire face aux évolutions démographiques actuelles ? La seule option non discutée, ouverte par la loi Pacte, semble être de recourir à des dispositifs individuels ou à des dispositifs d’entreprise d’épargne retraite pour se protéger d’une baisse de pension. Or ces dispositifs s’appuient sur des avantages fiscaux qui réduisent les recettes fiscales.

La discussion sur les apports d’un régime universel a par ailleurs donné lieu à des affirmations perturbantes de la part de membres du gouvernement et de membres de la majorité parlementaire. Dire que le système actuel n’est pas viable (« vos enfants n’auront pas de retraite ») ou que « les personnes qui travaillent moins de 150 heures au Smic ne gagnent aucun droit » (alors qu’il s’agit d’un seuil de rémunération, pas d’un nombre d’heures en tant que tel, pris en compte sur une année et pas seulement sur un trimestre) fragilise la confiance dans un système par répartition.

Depuis la présentation du rapport Delevoye, le processus en cours a fait basculer la réforme d’un projet de société vers un projet technico-politique. Or l’enjeu est de déterminer une évolution souhaitable et tenable, qui préserve un équilibre des intérêts. Cela implique d’abord que le gouvernement explique en détail les ajustements auxquels il procède. Cela implique aussi une évaluation indépendante et globale du projet, par le Conseil d’orientation des retraites (COR) par exemple. Et peut-être de sortir de l’impasse en proposant un projet plus réaliste.

Le travail paiera - Pascal de Lima  - Économiste de l’innovation et enseignant à Sciences-Po Paris

 

La question qui me paraît la plus importante aujourd’hui est celle de savoir si les propositions concernant la réforme des retraites vont casser le modèle par répartition. Il nous semble que d’une certaine façon cette réforme peut remettre en cause le système par répartition. Aujourd’hui, la mondialisation pousse à ce que les spécificités locales disparaissent. Il en est du régime de retraite français comme des autres spécificités franco-françaises (35 heures, État providence français de façon générale…). Malheureusement, la France n’y échappe pas, c’est un premier point : la mondialisation homogénéisante. Il faudrait ajouter à cela l’évolution du rapport des actifs sur inactifs qui aujourd’hui ne permet plus totalement de financer le système. Le système de retraite par répartition tomberait sous la coupe de l’économique et s’étouffe (croissance molle, vieillissement et malgré quelques améliorations). Les déficits prévisionnels vont augmenter ! Il faut donc rationaliser cela pour pouvoir d’une façon ou d’une autre le piloter. De ce point de vue-là, les caractéristiques de cette réforme, à certains égards, ressemblent à un système d’accumulation de points et donc à un système d’assurance in vitro où chacun accumule des points pour se voir verser des pensions plus tard. Dans la forme, le système universalisant par points ressemble à une volonté de création d’un produit d’épargne. Seule l’histoire nous le dira, mais est-ce une première étape vers la fin du système par répartition ? Il est difficile en effet d’expliquer que les points que l’on accumule sont les points des autres, au moins sur la sémantique !! On est rassuré de savoir que les partenaires sociaux auront un droit de regard sur la valeur du point, mais celle-ci ne sera-t-elle pas de toute façon proposée de prime abord par Bercy… Car, en parallèle à cela, tout le monde a oublié la loi Pacte (loi du 22 mai 2019 relative à la croissance et à la transformation des entreprises), qui cherche justement à développer le système par capitalisation en transformant certains produits d’assurance-vie en épargne retraite. C’est l’argument de la logique préférentielle : développer progressivement le système par capitalisation. Bref, a priori, c’est mal parti pour le système par répartition.

D’un autre côté, on peut nuancer et rester calme. Gouverner, c’est prendre des décisions, et décider, c’est exclure, forcément, le débat philosophique, mais que l’on a tendance à oublier. Passé ce point, on est en droit de nous interroger sur la justification de la violence du mouvement. D’abord, le gouvernement aurait beaucoup à y perdre, municipales et même présidentielle. Les arguments sont martelés : « Le système sera le même pour tous les Français, sans exception », annonce Édouard Philippe, et d’ajouter : « Ce sera toujours un système de répartition avec le plus haut niveau de couverture au monde. » La force du mensonge plutôt que du message ? Ici, les coûts seraient très importants politiquement. Enfin, les exemples d’autres pays semblent montrer que le système par répartition n’a pas été remis en cause avec le système par points.

On retrouve ce système en Suède, en Allemagne et, au global, dans cinq pays de l’Union européenne, mais aussi en France pour les retraites complémentaires. En clair, la retraite par points ne serait pas une retraite par capitalisation, les cotisations versées chaque année par les salariés et les employeurs servent à payer les pensions courantes. C’est tout à fait compatible avec l’accumulation de points. Finalement, ne sommes-nous pas en train de nous égarer ? En clair, notre avis est que, quel que soit le système, le travail paiera toujours. Il faut aussi voir cette réforme dans la globalité des réformes, la flexibilité sur le marché du travail et ses ordonnances, la formation professionnelle, les parcours, etc. Notre humble avis est que le travail paiera toujours, épargnons, gardons éventuellement un système par répartition, quoi qu’il en soit, rassurons les populations qui veulent réussir et investir dans notre pays, rien ne changera dans ce procédé qui nous paraît somme toute, en synthèse, une affaire de comptable avec probablement à peu de chose près un jeu à somme nulle.

Pas de redistribution des riches -  Gilles Raveaud - Professeur d’économie, université Paris-VIII Saint-Denis

 

Le débat sur la retraite « universelle à points » a d’incroyables qualités : faible coût économique, et solidarité entre classes sociales. Par contre, il est injuste au regard de l’espérance de vie, ce que le gouvernement ne propose pas de corriger, bien au contraire. Le système de retraite par répartition ne coûte rien. Ou, plus exactement, tous les autres systèmes coûtent beaucoup plus cher. Certes, les assurances, banques et autres mutuelles nous proposent des « produits retraites » qui semblent avantageux. Mais les intérêts qu’elles nous reversent ne sont qu’une petite partie de ce qu’elles gagnent avec notre argent sur les marchés financiers. Car les traders n’oublient jamais de se servir en premier – avec notre épargne.

À l’inverse, dans le système de retraite par répartition, l’argent est pris, chaque mois, sur notre fiche de paie pour être reversé à nos aïeux retraités. Cela ne nécessite que des ordinateurs, et des salariés à la Caisse d’assurance-vieillesse, bien moins payés que les traders. Impossible de faire moins cher ! Deuxième avantage de notre système : la solidarité sociale, fondement du soutien politique. Dans le système de retraite par répartition, chacun cotise à due proportion de son salaire. Et reçoit, au moment de la retraite, d’autant plus qu’il a cotisé. Il n’y a donc pas de redistribution des riches vers les pauvres.

Pourquoi est-ce génial ? Parce que cela maintient les catégories les plus favorisées dans le système. En effet, si, aux États-Unis ou au Royaume-Uni, les classes moyennes se sont révoltées contre l’impôt, c’est parce que, dans ces pays, elles cotisaient plus mais ne recevaient pas plus lorsqu’elles étaient au chômage ou à la retraite. À l’inverse, en France, les cadres bénéficient plus de l’assurance vieillesse, puisqu’ils perçoivent des pensions plus élevées (parce qu’ils ont plus cotisé). Ils n’ont donc pas de raison de contester le système, de demander à leurs députés – qui les écoutent, plus que les classes populaires – de le mettre à bas. Et puis, bien sûr, ils souscrivent à des plans privés de retraite « complémentaires » afin de pouvoir faire de chouettes voyages.

Le gouvernement nous rebat les oreilles avec « l’équité », ou « l’égalité ». Or c’est sur ces points-là que le système actuel est le plus critiquable, mais pour des raisons bien plus profondes que celle, anecdotique, des « régimes spéciaux » (en commençant par celui des parlementaires). Tout d’abord, il ne suffit pas d’avoir cotisé 42 ans pour partir à la retraite. L’existence d’un âge légal, qui n’a aucun sens à mes yeux, a pour conséquence que les personnes qui ont commencé à travailler à 14 ans doivent attendre l’âge de 58 ans pour partir à la retraite. Ces personnes vont donc cotiser durant près de 44 ans ! (43 ans et 9 mois exactement).

De plus, les écarts d’espérance de vie sont prodigieux. Les 5 % d’hommes les plus riches vivent jusqu’à 84 ans ; les 5 % les plus pauvres, 71 ans seulement (Insee, 2018). L’argent, plus encore que le diplôme, achète donc des années de vie. De ce fait, les hommes pauvres, qui occupent des emplois manuels, dangereux, pénibles, qui travaillent de nuit, paient une partie non négligeable des pensions de retraite des hommes aisés, qui vivent beaucoup plus longtemps. De façon très étonnante, cette incroyable inégalité – l’inégalité face à la mort – n’est pas au centre des propositions du gouvernement.

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 09:47

 

La réforme des retraites annoncée en 2019 a provoqué depuis plusieurs semaines un mouvement social. Sommes-nous face à une rupture historique ? Le Centre d'histoire sociale a posé la question à Michel Pigenet, historien, Professeur émérite d'histoire contemporaine.

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 07:54
Morlaix Ensemble: rendez-vous de quartier "la parole aux habitants" à Kerfraval et Penlan samedi 21 décembre
Morlaix Ensemble: rendez-vous de quartier "la parole aux habitants" à Kerfraval et Penlan samedi 21 décembre

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 15:59
Appel à mobilisation jeudi devant les permanences des députés En Marche contre la réforme des retraites (Le Télégramme, 18 décembre)

Après la mobilisation du mardi 17 décembre, l’intersyndicale du Finistère appelle à la mobilisation, ce jeudi 19 décembre à midi, devant les permanences des députés LREM (La République en Marche) du département.

L’intersyndicale du Finistère appelle à poursuivre la mobilisation après « le grand succès de la journée du 17 décembre », explique-t-elle dans un communiqué de presse. « La balle est dans le camp du gouvernement, du Président de la République et de sa majorité. Ce gouvernement a réussi l’exploit de mettre l’ensemble des syndicats dans la rue : c’est simple, personne ne veut de sa réforme. Il doit la retirer. C’est pour cette raison, car il s’agit d’un sujet de société qui concerne tout le monde, que l’intersyndicale appelle les salariés du privé et du public, les jeunes, les retraités et les privés d’emploi à interpeller les députés de la majorité parlementaire dans tout le département, jeudi 19 décembre, à 12 heures ».

Le Télégramme, 18 décembre 2019

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 14:23
Conseil Municipal de Morlaix du 17 décembre 2019 - Interventions d'Ismaël Dupont

Il y avait hier soir, mardi 17 décembre, conseil municipal à Morlaix, de 18h30 à 22h, en partie consacré au vote du budget primitif.

Les débats seront bientôt disponibles en vidéo.

Je n'ai pas le temps de tout reprendre donc je m'en tiendrais à exposer mes interventions avant de faire droit au compte rendu de la presse et à la vidéo du Conseil. 

Ismaël Dupont, élu PCF d'opposition (avec Valérie Scattolin) - 28 12 2019 

Je suis intervenu à plusieurs reprises:

- Sur le vote du budget primitif, pour pointer une baisse des moyens de fonctionnement pour le service jeunesse (Marie Simon Gallouedec, adjointe aux Affaires Sociales, a fourni une explication probante) et pour mettre en questionnement le choix d'installer un terrain synthétique à Coatserho, la demande d'un terrain synthétique, exprimée déjà depuis plusieurs années par le club de foot, étant essentielle à prendre en compte, mais cette décision ne permettant pas de rassembler plusieurs terrains d'un complexe de sport en herbe qui aurait permis de regrouper les équipes de Morlaix, au moins de foot, avec d'autres hypothèses d'emplacement qui auraient pu être creusées. Charlotte Julie, adjointe au Sport et à la vie associative, a exposé en réponse la démarche qui avait présidé aux choix d'investissement dans les stades échelonnés sur plusieurs années suite à un audit.

Jean-Paul Vermot, Valérie Scattolin (j'avais son pouvoir car elle était en déplacement syndical), Elisabeth Binaisse, Hervé Gouédard, Claire Thomas et moi avons voté contre le budget primitif.

Jean-Pierre Cloarec et Sarah Noll (pouvoir à JP Cloarec) se sont abstenus 

- Sur un avenant au contrat de DSP stationnement accordant 18 360€ à Effipark (anciennement Vinci) l'entreprise pour la gratuité du stationnement après 15h pour les enclos et les horodateurs afin de soutenir le commerce de centre-ville, j'ai demandé pourquoi le raisonnement ne s'appliquerait pas sur toute l'année. 

- Sur les 303 774€ de financement par la ville des frais de fonctionnement des écoles privées  élémentaires et  maternelles, j'ai rappelé l'impact de la mesure du ministre Blanquer sur le caractère obligatoire de la scolarité des enfants à 3 ans, ayant pour but, non une finalité pédagogique, mais un financement plus important des écoles privées par les collectivités, sans compensation de l’État.  Une réforme profondément injuste... J'ai aussi rappelé combien la droite, par la loi Carle (2009: du 28 octobre 2009, dite “loi Carle”, tendant à garantir la parité de financement entre les écoles élémentaires publiques et privées sous contrat d'association lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune), par la loi du 13 août 2004, sous Chirac, puis par la circulaire du 15 février 2012, a fait en sorte que les écoles privées soient autant soutenues que les écoles publiques par les communes dans leurs frais de fonctionnement, ce qui pose question, sachant que les enseignants du privé sous contrat sont déjà rémunérés par l'Etat et le contribuable et que le privé n'a pas exactement les mêmes obligations, notamment en termes de mixité sociale et scolaire, que le public. Je me suis abstenu avec Hervé Gouédard sur cette délibération, même si elle rentre dans un cadre légal contraignant, pour rappeler mon attachement, dans une vision laïque, et j'ai rappelé le caractère progressiste et tolérant de la loi de laïcité de 1905 conçue par Jaurès et Briand, à ce que les fonds publics aillent prioritairement à l'école de service public, l'école républicaine. 

- Sur le vote de la convention d'objectifs pour 2020-2022 avec Wart, j'ai souligné l'importance de cette association pour le territoire, sa créativité, sa constance dans la volonté de faire vivre le territoire, et son engagement pour développer l'emploi et la culture sur le territoire de Morlaix alors qu'elle jouit désormais d'un rayonnement national, en tant que programmateur et développeur notamment (deux victoires de la musique pour Jeanne Added en 2019). J'ai parlé des promesses de SEW à la Manufacture des Tabacs, de la capacité de Wart à autofinancer une grande partie du festival Panoramas (même si les cachets des artistes en hausse, les nouvelles dépenses liées aux nouvelles normes de protection sonore et sécurité, la concurrence d'autres festivals, rendent le contexte financier plus tendu ces derniers temps pour un tel festival), et son apport à l'économie locale et à l'attractivité et l'image du pays de Morlaix et de la ville.

- Sur le vote de la convention liant la Salamandre et la ville, j'ai rappelé la rareté d'une telle offre de cinéma d'arts et d'essais et d'auteur dans une ville de la taille de Morlaix, la culture cinématographique de qualité que La Salamandre véhiculait, y compris dans l'éducation esthétique et à l'image des scolaires, l'intérêt de l'équipement cinéma porté par SEW  à la Manu pour une nouvelle montée en puissance de cette association passeuse d'art et de culture à un moment où plusieurs salles d'arts et d'essai sont lâchées par les pouvoirs publics, et/ou phagocytés par le cinéma commercial mainstream et ses gros groupes concentrés comme à Quimper.  J'ai témoigné de ce que révélait d'un engouement du territoire pour le cinéma le Blind-kino organisé le week-end passé au Tempo, et qui a eu un succès extraordinaire.

- Sur le vote des subventions aux associations et structures conventionnées pour 2020, j'ai rappelé que les chiffres concernant le montant de l'aide de la ville aux associations cité par le maire au dernier conseil municipal incluait le théâtre (522000€ de subvention déclarée, mais 366 000€ de subvention réelle, si on tient compte du loyer reversé et de la subvention exceptionnelle de 110 000€ qui se prolonge d'année en année) dont on peut estimer qu'il gagnerait à devenir une compétence communautaire.

Je suis surtout intervenu en soutien à l'ORPAM, l'Office des Retraités et Personnes âgées de Morlaix, créé en 1982, qui a voté deux semaines plutôt un budget risquant d'être en déséquilibre s'il ne reçoit pas une subvention complémentaire d'au moins 6314€. En effet, la ville a réduit sa subvention de 9000€ en 2015, celle-ci passant de 54000€ à 45200€. Et pourtant, l'Orpam remplit des missions de service public, et constitue quasiment une forme de délégation de service public beaucoup moins coûteuse, dans la lutte contre l'isolement et les effets du vieillissement des personnes âgées, la politique sociale, le lien social des seniors, que si ces missions étaient remplies par le CCAS, car en dehors du salarié très qualifié, sur un poste à 90%, il y a plusieurs bénévoles très qualifiés aussi qui ne comptent pas leur temps et leur investissement. Or, cette année, l'association a appris que la conférence des Financeurs, sous la dépendance de la CARSAT, de l'ARS, du département, qui sur projet précis et temporairement, avait pris la relève de la ville entre 2015 et 2019, avait redéployé ses moyens vers le centre-Finistère et ne lui accordait plus que 800€ sur une subvention demandée de 9000€. L'association ne pourra pas tenir plus d'un an ou deux à ce régime, d'autant que les tarifs des cours et sorties, et des adhésions ont déjà été réévalués, et que ces activités doivent pouvoir rester accessibles à tous. L'association comptait 145 Morlaisiens en 2011 quand elle bénéficiait de 54000€ de subvention, elle en compte désormais 215, ce qui montre son dynamise et la satisfaction de nombre de retraités par rapport aux services rendus, le besoin social qu'elle sert. L'asso a dans le même temps fait baisser ses charges d'exploitation de 15% et ses charges de fonctionnement de 5%.

Certes, la moitié environ des adhérents ne sont pas morlaisiens, et Morlaix Communauté comme les communes avoisinantes refusent pour l'instant d'aider l'ORPAM, mais il s'agit bien au départ d'un office municipal morlaisien et la ville à le devoir de permettre à cette association dont les activités et le siège sont allées du Poan Ben, mais qui rayonnent aussi dans d'autres salles et clubs de la ville, de perdurer. Dans ce cadre, je me suis étonné que la demande de rendez-vous et d'augmentation de la subvention municipale de l'ORPAM n'ait reçue aucune réponse depuis 15 jours.   

J'ai aussi rappelé, sur le sujet des personnes âgées, que l'ORPAM gérait autrefois l'aide à domicile pour les personnes âgées en perte d'autonomie, et qu'elle n'avait pas pu garder cette activité, ce qui avait fragilisé la structure. J'ai rappelé également que la ville de Morlaix avait laissé partir la grosse association d'aide à domicile AS Domicile à 2015 vers Saint-Pol-de-Léon où elle recrute essentiellement son personnel désormais, alors que Morlaix est dans son territoire d'activité, d'où une perte pour l'emploi et l'activité économique à Morlaix. 

- Sur le Musée de Morlaix, j'ai exprimé que depuis bientôt 3 ans que l'on avait fermé les salles d'exposition, le chantier du musée n'avait pas demarré réellement dans celles-ci, que les dépassements d'enveloppe budgétaire prévisionnelle avaient fait dévier le projet initial, et son calendrier, comme des appels d'offre infructueux, mais qu'on pouvait s'interroger du coup rétrospectivement sur l'intérêt qu'il y avait à fermer les salles d'exposition du musée pendant tout ce temps où le chantier est au point mort, surtout si on veut que les habitants du pays de Morlaix ne se déshabituent pas du musée.  

 

 

 

 

Conseil Municipal de Morlaix du 17 décembre 2019 - Interventions d'Ismaël Dupont
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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 14:12
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)

photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont

Ce fut un conseil communautaire marathon hier, 16 décembre, entre 17h30 et 23h , avec une pause casse-croûte.

Je suis intervenu

- pour que soit mis en ligne sur le site internet de la communauté les rapports de dsp transports, aéroport, auberge de jeunesse, centre aquatique, etc. Et pour que le site doit actualisé avec les bonnes dates de conseil communautaire, et les ordres du jour.

- Sur le débat d'orientation budgétaire, il y a eu une intervention assez (d)étonnante d'Agnès Le Brun, pourtant vice-présidente de la communauté d'agglomération (à l'enseignement) et impliquée dans les décisions, pour charger, avec une longue énumeration de récriminations, les nombreuses "erreurs", "fautes", "manquements", "insuffisances" de la communauté selon elle.

"Liste de courses pré-électorale" a rétorqué Thierry Piriou qui n'a pas masqué son exaspération face à un propos qu'il jugeait politicien et de mauvaise foi.

Pour ma part, je suis intervenu après Agnès Le Brun pour souligner au contraire, que, même si pendant 6 ans je n'avais pas été en accord avec certaines des orientations, il était indeniable que le poids et la hauteur de l'investissement communautaire pour Morlaix dans le mandat et pour l'avenir étaient considérables: maison du tourisme, chantier SEW a la Manu, Espace des sciences, rénovation de l'habitat social morlaisien, investissement économique... Ce sont des dizaines de millions d'euros qui ont été injectés pour renforcer l'attractivité de Morlaix, considérée comme la locomotive du territoire, dans un contexte difficile ou Morlaix communauté a perdu 1200 habitants en 6 ans (et la ville de Morlaix 2000 habitants en 12 ans), cette hémorragie se concentrant sur le pôle urbain, ceci lié en particulier a des dynamiques territoriales et politiques nationales qui renforcent les espaces métropolitains et l'est breton, sur l'axe Rennes Nantes.

Un signe qui ne trompe pas, cette année, près de moins 300 000 euros de produit de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (moins dix pour cent), signe de morosité économique. J'ai aussi demandé dans mon intervention sur le débat d'orientation budgétaire que soit mise en place rapidement un projet de financement et d'installation d'une nécessaire école intercommunale de musique et de danse et que soient titularisés les contractuels du service environnement - collecte des déchets (20 salariés en CDD ou remplaçants) et que l'on ne sacrifie pas les dépenses de fonctionnement du quotidien, celles liées à l'emploi public et aux services publics, au soutien au monde associatif, au profit du seul investissement.

Le débat sur le DOB a été très polarisé dans une opposition très rentre dedans de la droite morlaisienne venant au secours d'Agnès Le Brun qui s'est pris les pieds dans le tapis d'une intervention excessive, face à l'exécutif de Morlaix-Communauté et à son président, alors même que les faits montrent que toute l'assemblée communautaire a pris conscience de l'intérêt à soutenir le pôle urbain (50 millions d'euros d'investissement sur les 6 ans passés a rappelé Yves Moisan).

- Dans la suite du conseil communautaire, je suis intervenu pour demander des précisions sur la nature et la destination précise de la subvention de fonctionnement à l'espace des sciences, équipement culturel qui ne sera mis en route qu'au printemps 2020 ( mais qui reçoit 300 000 euros cette année pour les dépenses de personnels liées a la préparation du projet scientifique et muséal, des médiations scolaires, et 500 000 euros en vitesse de croisière).

- Je suis intervenu aussi sur le renouvellement de la DSP avec Veolia sur la gestion de l'eau et de l'assainissement a Morlaix et Saint-Martin des champs, pour un contrat de 4 ans, avec un meilleur contrôle public des engagements, qui devrait si la volonté politique est présente (cela ne m'a pas été confirmé explicitement) être suivi par un passage engestion publique directe, qui pourrait néanmoins avoir recours toujours à des prestations privées pour des questions de compétence et de personnels qualifiés. Je me suis abstenu sur cette délibération en rappelant mon attachement à la régie publique directe.... Seul parmi les conseillers communautaires: les autres élus ont voté pour.

- Je suis intervenu pour me féliciter de la subvention à l'association de la Maison du Peuple de Morlaix (aide à l'investissement de 9998€ financée à 50% par le département et à 50% par Morlaix Communauté) pour une pré-étude architecturale pour rénover la salle des fêtes, le jardin en terrasse, la tour et le monte-charge. J'ai évoqué la haute valeur patrimoniale et historique de la Maison du Peuple de Morlaix: maison noble, puis coopérative de distribution, épicerie sociale, siège de la CGT, puis de la CGT et CGTU, accueil de congrès de partis politiques de gauche, solidarité avec les réfugiés républicains espagnols. J'ai aussi souligné les évènements d'éducation populaire, culturels et artistiques de grande qualité qu'organisait la Maison du Peuple.

- Je suis aussi intervenu sur le personnel, demandant si les dispositions expérimentales en faveur du télétravail étaient de l'ordre du volontariat. Ce qu'on m'a confirmé.

- Sur le parcours culturel de l'élève et le financement de transports pour l'accès des scolaires de Morlaix communauté aux équipements culturels du territoire, suite à une intervention de Jean-Guy Guéguen, maire de Carantec, réclamant une aide équivalente pour les écoles privées, j'ai pris la parole en rappelant que les modalités voulues par Blanquer et le gouvernement pour la scolarité obligatoire à 3 ans avaient contraint les mairies à augmenter fortement leurs aides publiques à l'enseignement privé et que la situation d'une concurrence entre public et privé vivant de fonds publics, sans la totalité des obligations de service public ni les contraintes équivalentes, sans la même mixité sociale bien souvent, posait question et se faisait bien souvent au détriment de l'école de la République, à laquelle je préférais qu'aille de préférence les soutiens communaux et intercommunaux.

Les élus privilégient la prudence à l’ambition
 

Il y a eu débat au Conseil communautaire, lundi 16 décembre, sur l’orientation budgétaire en 2020. Agnès Le Brun a pointé un manque d’ambitions contre une salle favorable à des choix prudents.

C’était la dernière réunion de l’année pour les élus de Morlaix communauté. Le débat d’orientation budgétaire (DOB) a été avancé afin de se tenir deux mois avant le vote du budget primitif de 2020, en février prochain, et pour ne pas être gêné par les élections municipales à venir. De fait, les chiffres énoncés par Jean-Michel Parcheminal, vice-président de la commission finances administration générale, étaient un peu biaisés, s’arrêtant au début du mois de décembre 2019.

Les recettes sont en baisse. La faute à la perte de 420 763 € provenant du fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC). Avec plus d’un million d’euros de diminution dans les dotations et participations, le total des recettes devrait rester sous la barre de 40 millions d’euros, alors que les prévisions semblaient plus optimistes.

"Le sujet n’est pas de faire une liste préélectorale."

Du côté des dépenses, la maire de Morlaix Agnès Le Brun reste perplexe : « Il me semble qu’il y a un flou artistique. Étant donné notre capacité de désendettement, c’est dommage de ne pas être allé plus loin. Sur la compétence transport, l’ambition locale n’est pas suffisante. Comment imaginer que le dimanche, dans le cadre du développement durable, il n’y ait pas de navettes dans les collines. Il n’y a pas de réponses adaptées aux habitants ».

Une longue prise de parole durant laquelle l’édile prend soin de détailler plusieurs points. Le ton monte. Thierry Piriou, président de Morlaix communauté, réagit du tac au tac : « Nous sommes là pour débattre. Le sujet n’est pas de faire une liste préélectorale. C’est affligeant. Vous avez abordé un tel nombre de points que j’en ai oublié la moitié ». « Ça s’appelle de l’agressivité mal maîtrisée, lance Agnès Le Brun. Il n’y a qu’une seule façon de ne pas être contredit, c’est de parler entre-soi ».

« Des choix à faire »

Thierry Piriou reçoit par ailleurs le soutien de plusieurs conseillers communautaires. « Je ne pense pas que la Ville soit délaissée par l’agglo, souligne Ismaël Dupont. Entre le projet du SEW, le désenvasement du port, l’aéroport… Il y a un nombre d’investissements pour le territoire avec la volonté de faire rebondir Morlaix ». « C’est conforme à ce que nous avons présenté il y a quelques années », ajoute Joëlle Huon. « C’est un DOB prudent qui permet de préparer l’avenir, conclut Marc Madec, vice-président du PLUIH. Après, des choix seront à faire selon les orientations ».

Morlaix communauté prévoit d’investir plus de 11 M€ en 2020. Ce qui permettra d’accroître la marge sur l’objectif initial de 60 M€ sur le mandat 2014-2020. « Nous sommes déjà à 70 M€ d’investissements au bout de six ans », confirme Jean-Michel Parcheminal.

Ouest-France
 
Morlaix. L’Espace des sciences ouvrira finalement en 2021

Publié le 18/12/2019

À cause de retards pris sur le chantier, l’ouverture de l’Espace des sciences dans l’ancienne Manufacture des tabacs de Morlaix (Finistère) n’aura lieu qu’au printemps 2021.

L’Espace des sciences investira notamment la salle des moulins de l’ancienne Manufacture des tabacs.

 

L’Espace des sciences investira notamment la salle des moulins de l’ancienne Manufacture des tabacs. | DR

Le vote d’une subvention de 305 300 € à l’Espace des sciences, pour 2020, a suscité un débat lors du conseil communautaire du lundi 16 décembre. Ismaël Dupont s’est interrogé sur cette somme « qui sert à payer du personnel alors que l’Espace des sciences ne fonctionnera pas encore ».

Le chantier a en effet pris du retard à cause d’aléas techniques et de lots infructueux. Cet équipement, installé dans l’ancienne Manufacture des tabacs de Morlaix (Finistère) ne sera pas opérationnel l’année prochaine, comme prévu, mais au printemps 2021.

Pour justifier la subvention, Françoise Raoult, vice-présidente à la culture, a expliqué qu’à Morlaix communauté, « trois personnes travaillaient actuellement à la future ouverture du lieu. Il y a aussi du personnel à Rennes qui nous aide ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-espace-des-sciences-ouvrira-finalement-en-2021-6659998

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 13:54
Défense de l'hôpital de Morlaix - Contradiction...

Contradiction...

Un billet que je reprends partiellement de mon collègue de l'opposition Hervé Gouédard.

Hier soir , mardi 17 décembre, le maire de Morlaix Agnès Le Brun, a mis au vote en fin de Conseil Municipal une motion de soutien à l'Hôpital Public assez générale et incontestable même si elle aurait pu être plus précise sur les responsabilités de sa mise en tension et de sa dégradation.

Dans cette motion, elle s'élève contre le sous-financement notoire du secteur hospitalier public à l'origine de la précarisation des soins et de la souffrance des personnels médicaux et non médicaux.

Comment ne pas être d'accord? Toute les élus municipaux de Morlaix ont voté pour.

Mais avant de voter, Hervé Gouédard lui a tout de même demandé quelle avait été sa position comme présidente du Conseil de surveillance lorsqu'il avait fallu valider le prochain projet d'établissement de l'Hôpital de Morlaix qui prévoit la suppression de postes de personnels non soignants (30 apparemment) et la mise sous la direction du CHU de Brest pour l'hôpital de Morlaix.

Elle a voté pour (comme Mme Mingam, élue de la majorité municipale)...

Renseignement pris, tous les autres élus politiques présents au Conseil de surveillance ont montré leur désaccord par une abstention- gauche (JP Vermot et Solange Creignou du PS) et droite léonarde ( dont le maire de Saint Pol de Léon).

Cela rappelle l'opération com' de la ville avec les cœurs à accrocher à la poitrine lors de la grande manif pour le maintien de la cardio alors que Mme Le Brun et Mme Bénard n'étaient pas étrangères au départ du cardiologue obligeant la fermeture du service. 

Ismaël Dupont

Défense de l'hôpital de Morlaix - Contradiction...
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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:47
Quelques enseignants syndiqués se sont réunis dans l’ancien lycée de Morlaix pour échanger sur les actions à mettre en place contre la réforme des retraites. (Le Télégramme/Yann Clochard)

Quelques enseignants syndiqués se sont réunis dans l’ancien lycée de Morlaix pour échanger sur les actions à mettre en place contre la réforme des retraites. (Le Télégramme/Yann Clochard)

 

Réunis en assemblée générale, mardi 17 décembre, des enseignants du Pays de Morlaix ont réfléchi aux actions à mettre en place pour lutter contre la réforme des retraites.

Ils sont sept ou huit autour de la table. Des personnels syndiqués de l’Éducation Nationale avaient donné rendez-vous dans l’ancien lycée de Morlaix pour une assemblée générale, à 9 h. Au bout de quelques minutes, le groupe commence à échanger sur la réforme des retraites. Tous se désolent de ne pas voir leurs camarades présents. Même si certains étaient bien à la manifestation prévue deux heures plus tard.

Les enseignants se mobilisent car ils sentent la difficulté de maintenir la lutte active, à une semaine de Noël. Les chiffres d’Ismaël Dupont, adhérent au Snes-FSU et documentaliste au collège Pierre-Mendès-France, le confirment : « Nous sommes 63 % de grévistes alors que nous étions 90 % le 5 décembre ». « Chaque jour de grève, c’est 1/30e du salaire qui est retiré. Ça explique peut-être que ce matin, nous soyons moins nombreux », ajoute Yann Le Ninan, secrétaire général du Snes-FSU Pays de Morlaix.

Une première depuis 2003

Pourtant, ils comptent bien poursuivre le combat. Le tout est de savoir comment. Ils ont prévu de se réunir samedi 21 décembre, à 14 h 30, devant la mairie. Une page Facebook devrait être créée afin de faciliter les échanges et l’organisation de mouvements dans le Pays de Morlaix. « Beaucoup savent qu’à la retraite, ils vont perdre jusqu’à 1 000 €, souligne Sébastien Ménès, du syndicat Sud Éducation 29. Si Emmanuel Macron gagne, cela laissera le champ libre pour casser le statut de fonctionnaire ». « Avec cette réforme, les enseignants, notamment les femmes, seront perdants. Le gouvernement promet des revalorisations mais cela entraînera une hausse du temps de travail », précise Yann Le Ninan.

Ismaël Dupont dénonce par ailleurs la défiance du gouvernement face à un mouvement massif. « Il y avait 75 % de grévistes dans l’Éducation Nationale le 5 décembre. Les profs n’avaient jamais été autant déterminés depuis 2003 ». Où, déjà, les retraites étaient la cible du gouvernement, avec le projet de loi Fillon.

Bac +5 et 1 400 € net

« Cette réforme, c’est la goutte d’eau qui fait déborder la vase », lance Yann Le Ninan. « C’est plus qu’une goutte d’eau, surenchérit Julia Thatje, du Snes-FSU. Nous allons perdre 800 € par mois jusqu’à notre mort ! ». Au point que des enseignants se disent prêts à démissionner. « Les jeunes y songent de plus en plus, affirme Yann Le Ninan. On nous demande comment faire pour quitter l’Éducation Nationale ».

L’envoi massif de démissions simultanées est évoqué. Mais partir, c’est aussi abandonner un statut. Même si celui-ci s’avère plus précaire que par le passé. « Le salaire de départ est à 1 400 € net pour un niveau Master. Il faut souvent aller en région parisienne pour commencer. Et à aucun moment il y a consultation du personnel. On s’adapte à un nouveau dispositif et il faut changer un ou deux ans après… ».

Étudiants et enseignants dans la rue ?

« Face à un gouvernement qui, depuis un an, ne trouve comme seule réponse les lacrymogènes et des balles de défense, cela rend les échanges compliqués », confie Sébastien Ménès. S’ils aimeraient que la grève se généralise, que les étudiants aillent dans la rue, les enseignants ne veulent pas être accusés de « manipulateurs » vis-à-vis des jeunes. « Le niveau de répression lors de mouvements de lycéens est assez inédit, s’indigne Ismaël Dupont. Si des étudiants occupent leur fac, on fait venir les CRS. C’est stratégique. Les universitaires savent aussi que leurs parents se saignent pour leurs études ». Et ils n’ont pas envie de se faire saigner par les forces de l’ordre.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/les-enseignants-ne-lacheront-pas-leurs-retraites-18-12-2019-12461438.php

Les enseignants ne lâcheront pas leurs retraites/ L'intersyndicale veut poursuivre le mouvement - Le Télégramme et Ouest-France Morlaix, 18 décembre 2019
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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:43
Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

17 décembre... Un raz-de-marée de manifestants ultra-résolus à obtenir le retrait de la réforme des retraites de Macron et à faire échec à sa politique de casse sociale généralisée. La CGT déclare 1,8 millions de manifestants dans toute la France, plus que le 5 décembre.

plus de 15 000 manifestants à Brest, plus que le 5 décembre

8000 à 10 000 manifestants à Quimper

3000 manifestants à Morlaix

800 à 1000 manifestants à Carhaix

1500 manifestants à Quimperlé

30 000 dans le Finistère en tout

10 000 manifestants à Saint-Brieuc

2000 manifestants à Lannion

6000 manifestants à Lorient

Plus de 3000 manifestants à Vannes

20 000 à 25 000 manifestants à Rennes, plus que le 5 décembre

20 000 manifestants à Tours (la plus grande manifestation de ses 25 dernières années, dit-on)

12 000 au Mans

10 000 manifestants à Saint-Nazaire

30 000 à Nantes

850 à Ancenis et 500 à Châteaubriant

10 000 à Poitiers

12 000 à Albi

45 000 à 60 000 à Toulouse, plus que le 5 décembre

40 000 à Lyon

12 000 à Valence

10 000 à Strasbourg

15 000 à Nancy

15 000 à Nîmes, plus que le 5

9000 à Rodez, plus que le 5

4000 à Brive, 2000 à Tulle, 600 à Ussel

5000 à Epinal

3000 à Saint Quentin (Aisne)

70 000 à Bordeaux

18 000 au Mans

200 000 manifestants à Marseille

22 000 manifestants à Nîmes, plus que le 5 décembre

15 000 manifestants à Toulon, 700 à Brignoles, 1500 à Draguignan

13 000 manifestants à Orléans

10 à 12 000 à Tarbes

6 500 à Besançon

Chiffres et photos communiqués par les sections et fédérations du Parti communiste

 

Le ministère de l’intérieur minimise l’ampleur de la mobilisation
Mercredi, 18 Décembre, 2019 - L'Humanité

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation

 

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation. Selon les chiffres officiels, seules 615 000 personnes auraient défilé dans le pays, dont 76 000 à Paris, soit un résultat en deçà de celui de la mobilisation monstre du 5 décembre, selon le ministère… Quant au cabinet Occurrence, réalisant le comptage pour certains médias, il réussit l’exploit de recenser encore moins de manifestants que la préfecture, avec 72 500 personnes à Paris, quand la CGT en dénombre 350 000. Partout dans le pays, le constat d’une mobilisation grandissante est partagé par les organisations syndicales. La CGT ainsi que Solidaires, qui évoque « une grande réussite », recensent sensiblement les mêmes chiffres : 200 000 personnes à Marseille, 120 000 à Toulouse, 60 000 à Bordeaux, 35 000 à Rouen, 30 000 à Nantes et Lille, 20 000 à Montpellier, Clermont-Ferrand, Brest et Caen, 18 000 à Rennes, 12 000 à Nice et Quimper, 10 000 à Cherbourg…

 

La vraie raison de l'assaut contre les retraites - par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 18 décembre

Plus la lumière se fait sur la nature du projet de liquidation du système de retraites solidaire, plus le gouvernement patauge dans ses propres mensonges et contradictions. Le plan de communication patiemment huilé pour faire accepter ce recul de civilisation majeur, assaisonné des mots flétris « égalité », « universalité » ou « solidarité », s’enraye face à la clairvoyance d’une majorité de nos concitoyens qui continue de soutenir le mouvement grève lancé par les syndicats.

L’universalité prétendue du système par points apparaît désormais pour ce qu’elle est : une promesse de pension croupionne, nivelée vers le bas pour tous les salariés quel que soit leur statut, et qui rendra indispensable la recherche de gains pour financer ses vieux jours. « Au travail ! » pour les classes populaires qui n’auront d’autre choix que d’accumuler de nouveaux points après l’âge pivot, et « à la bourse ! » pour ceux qui auront les moyens de contracter une retraite par capitalisation : voilà le vrai « projet de société » vanté par M. Macron.

Comme l’y enjoint fermement l’Union européenne, le gouvernement s’acharne avec ce projet mortifère à doper la financiarisation de l’épargne retraite. Elle représente « seulement » 230 milliards d’euros d’encours, un niveau très faible comparé aux autres pays européens, et aux plus de 1.700 milliards d’assurances vie. Or l’Union européenne exige que les retraites servent de « galop d’essai » à l’unification des marchés de capitaux sur le continent.

Ce faible attrait pour l’épargne retraite serait dû selon la communication gouvernementale à la complexité des produits proposés. D’où la création d’un nouveau produit d’épargne retraite dans la loi Pacte, effectivement plus accessible mais aux standards de ce qui se fait de plus vorace et juteux sur les marchés financiers, avec les risques accessoires. Ce désintérêt est dû, en réalité, à l’incroyable succès du système de retraite français qui garantit un niveau élevé des pensions nous permettant d’afficher un taux de pauvreté chez les retraités parmi les plus bas du monde. Démonstration est ainsi faite qu’il n’y a nul besoin de s’enchaîner au capital et à ses profits arrachés à la sueur des travailleurs pour présenter un des systèmes les plus efficaces socialement au monde, financé par les richesses produites et redistribuées sans parasitisme actionnarial, et dont le déficit – opportunément exagéré par tous les gouvernements depuis 30 ans – s’avère purement artificiel et serait aisément corrigé par des mesures volontaristes pour sécuriser le travail et l’emploi, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et le retour au niveau antérieur de la cotisation employeur, tout en mettant à contribution les actifs financiers des entreprises et des banques.

Voilà le véritable scandale pour les capitalistes, et la véritable raison de l’assaut contre les retraites. Et le gouvernement peine à s’en cacher. « L’épargne retraite doit devenir un produit phare de l’épargne des Français », s’exclamait Bruno Le Maire le 1er octobre dernier, dès qu’eut séchée l’encre de son stylo au bas du décret d’application du nouveau Plan d’épargne retraite, défiscalisé comme il se doit. Que ce produit financier ait été lancé juste avant l’offensive contre notre système de retraites ne doit rien au hasard : il fallait coûte que coûte pour le pouvoir donner un « signal » de confiance aux assureurs et autres fonds de pensions comme aux potentiels épargnants pour garantir au nouveau produit financier un départ en fanfare. C’est ce dont témoigne la connivence du gouvernement et du Président avec le fonds Black Rock, ce mastodonte nord-américain de la finance qui rêve de mettre la main sur l’épargne française et une partie de la dette publique.

Exiger le retrait de ce projet, c’est empêcher les fonds vautours de s’attaquer aux richesses produites par les travailleurs et, du même coup, mettre un frein décisif à l’entreprise macronienne de saccage de la solidarité nationale et de mise à disposition du capital financier et mondialisé des richesses du pays.

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:29
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
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Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
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Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
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Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
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Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)

Photos de Jean-Luc Le Calvez dans la manif de Morlaix ce jour.
Belle mobilisation!

Toutes et tous uni.e.s dans la lutte!

3000 personnes à  Morlaix ce 17 décembre, sensiblement autant que le 5 décembre.

On lâche rien!

Avec hier  plus de 1,8 millions de manifestant.e.s en France, soit 300 000 de plus que le 5 décembre et 30000 sur le Finistère la réplique a été massive. La puissante déferlante populaire dans les rues de France, les grèves reconductibles, les assemblées générales, le soutien grandissant de nos concitoyens montrent le net refus de sacrifier ses vieux jours et, avec eux, la solidarité nationale. Le pouvoir doit l’entendre et retirer son projet rétrograde.

 Le capital financier a décidé, dans le prolongement de l'élection d'Emmanuel Macron en 2017, d'engager toutes ses forces pour imposer une immense régression. Non seulement le projet gouvernemental de réforme des retraites conduira à « fabriquer des pauvres » dans le prolongement de la réforme de l'Assurance chômage, selon le mot du député André Chassaigne. Mais au-delà, c'est le principe même de solidarité, sur lequel repose la Sécurité sociale, qui est mis à mal.

Communiqué national du PCF, 17 décembre:

La mobilisation de ce 17 décembre contre le projet de réforme Macron a dépassé celle du 5 décembre dernier et atteint un niveau historique, exceptionnel. Les salariés qui ont fait le choix de manifester, malgré les entreprises de division conduites par le Premier ministre et son gouvernement, sont toujours plus nombreux: personnels de la santé, de l'éducation nationale, pompiers, salariés des transports, des ports, énergéticiens, de la chimie, du commerce, de la fonction publique, étudiants.... la liste est longue et dépasse largement celle des régimes spéciaux !!

A l'évidence, après sa présentation par le Premier ministre, les Français-e-s ont parfaitement compris les conséquences d'un tel projet de retraites à points : moins de pensions, un nouveau recul de l'âge de départ à la retraite,... et toujours plus de sacrifices pour le monde du travail dans son ensemble. Ils et elles ont perçu que la retraite selon E. Macron et E. Philippe, c'était d'abord un formidable marché pour le monde de la finance et de l'assurance (320 milliards d'euros), si cher à l'ex Haut-Commissaire aux retraites.

Le Premier ministre n'a pas d'autre choix que de retirer son projet et d'ouvrir des véritables négociations avec les organisations syndicales et un débat politique dans tout le pays, sous peine d'aggraver la crise qui traverse notre pays juste avant les fêtes de fin d'années.


Le PCF, pour sa part, entend poursuivre et amplifier la mobilisation partout dans le pays, pour continuer à mettre à jour les effets néfastes de la réforme Macron et pour montrer qu'une bonne réforme de notre système de retraites solidaire est possible et nécessaire, sans allonger le temps de travail des salariés.


C'est le sens de la proposition des communistes adressés au Premier Ministre et aux forces syndicales ( accessible sur le site Pcf.fr ):

Faire cotiser les revenus financiers des entreprises au même niveaux que les salariés (31 Mds), assurer une stricte égalité salariales Femmes-hommes (Près de 9 Mds), augmenter le SMIC de 20 % (3 Mds) permettrait de corriger les insuffisances du système actuel et d'offrir de nouveaux droits à tous les salariés : partir à 60 ans avec une pension calculée sur les 10 meilleures années (et les 6 derniers mois pour les enseignants), garantir à chacun qu'aucune pension ne soit inférieure à un SMIC,...

Partout dans le pays, les communistes vont amplifier leurs efforts pour mettre ces propositions dans le débat public avec nos concitoyen-ne-s. Ils seront également aux côtés de tous les salariés en lutte, dans les formes qu'ils décident démocratiquement.


Ils prendront aussi toutes les initiatives pour travailler avec les autres forces de gauche et écologiste sur des propositions communes, en lien avec les organisations syndicales, pour montrer que d'autres choix, porteurs de progrès, sont possible.

 

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