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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 08:32

« Jamais nous ne tolérerons que ne soit renié un seul des avantages de la Sécurité sociale. Nous défendrons à en mourir et avec la dernière énergie, cette loi humaine et de progrès ».
C'est cet engagement d'Ambroise Croizat, dont nous célébrons le 120e anniversaire de sa naissance ce 28 janvier, que les communistes, avec de nombreux syndicalistes, font vivre dans toutes les luttes des salarié·e·s et des retraité·e·s face aux attaques portées contre notre modèle social, par les puissances de l'argent et les gouvernements successifs.

 

 

Mises en cause des droit des salarié·e·s, des droits de leurs représentants syndicaux, contre-réformes des retraites... les gouvernements successifs, soucieux de nourrir les appétits de la finance, n'ont eu de cesse de s'attaquer à l'édifice bâti par le ministre communiste.
Et alors que la campagne de vaccination balbutie et n'offre encore aucune perspective de sortie de la pandémie, l'exécutif et sa majorité parlementaire dessinent déjà les projets de régression qu'ils comptent imposer au monde du travail et de la création, comme pour préparer les consciences au pire. 

« Il faudra payer », tel est désormais le credo de ceux qui ont fait de la pandémie une crise sanitaire, parce qu'ils ont, depuis des années, affaibli l'hôpital public et perverti le financement de la Sécurité sociale par l'austérité budgétaire, au profit du grand patronat. 

Ils veulent désormais profiter de la crise économique pour reprendre au plus vite leur entreprise de démolition des fondements de notre modèle social. Avec des conséquences lourdes pour le monde du travail : moins de protection sociale, une retraite précaire et plus tardive, un allongement de la durée du temps de travail, la précarité des contrats. 


Il faut aujourd'hui choisir : soit continuer à préserver le capital, les marchés financiers et les grandes fortunes, qui nous ont mené à cette crise inédite, soit s'engager résolument dans la réponse aux besoins de sécurisation de la santé, de l'emploi, de la formation, du système des retraites pour chacune et chacun.


Ce choix, Ambroise Croizat l'a fait au sortir de la tragédie de la Seconde Guerre mondiale en construisant un édifice jusqu'à lors inconnu et a ainsi permis à notre pays de prospérer.
Aujourd'hui, pour sortir d'une crise inédite depuis 1945, le PCF appelle à être à la hauteur de cet héritage. Il propose d'engager notre pays dans la voie d'un nouvel âge de la Sécurité sociale et de poursuivre ainsi l'oeuvre du Conseil national de la Résistance et d'Ambroise Croizat. Ce sera le sens de toute son action dans les prochains mois, dans les luttes avec les salarié·e·s comme dans les institutions.

 

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 08:16

 

Loin de la magie supposée la « Silicon Valley », rappelons ce qu’est une « startup », c’est-à-dire en français moderne : une entreprise qui démarre. Une « startup » est une entreprise qui n’a pas encore de modèle économique et qui trouve des financements basés sur une spéculation sur la réussite commerciale d’innovations technologiques dont elle est censée être porteuse. Une « startup » se doit de lever un maximum de fonds financiers en faisant exploser son volume d’affaires, en particulier en maintenant des coûts bas pour assurer le plus haut niveau de rentabilité possible. Pour cela, sous la férule d’un « CEO (6) » érigé en gourou au pouvoir dictatorial, on exploite des armées de stagiaires, d’auto-entrepreneurs et de salariés fortement sous-payés au regard des heures effectuées. En France l’objectif réel des fondateurs de startups est d’empocher un maximum d’aides publiques tout en pratiquant l’« optimisation fiscale » (sic) afin de payer un minimum d’impôt, et en cas de réussite de se faire racheter sa technologie au prix fort par un grand groupe. Il ne s’agit en rien de bâtir une entreprise durable et encore moins de contribuer à lutter contre le chômage ou de participer au bien commun d’une nation.

Le concept de « startup nation » est simple : favoriser la naissance d’une multitude de startups par aides publiques et incitations fiscales, faire que quelque-unes deviennent des licornes (7), et que parmi ces licornes naissent avec un peu de chance des géants mondiaux des nouvelles technologies. Or ce schéma relève du conte de fées. Dans la vraie vie cela ne se passe pas comme ça, en particulier aux États-Unis : une startup comme Telsa-Space X n’aurait pu voir le jour et se développer sans le financement massif du Pentagone, de la NASA et l’exploitation de la « recherche & développement » des plus riches laboratoires universitaires des États-Unis. Aux États-Unis les premières startups sont nées dans les années 1920 dans le sillage du développement technologique de la télégraphie sans fil. Il s’agissait et s’agit toujours, dans le contexte juridique, démographique, géographique et économique particulier des États-Unis, de contourner la bureaucratie et la technocratie étouffantes des grandes entreprises et de l’État fédéral afin de financer des projets technologiques hétérodoxes. Le pari étant que sur des dizaines de milliers de projets qui échouent faute de trouver une utilité ou un modèle commercial, quelques-uns réussissent.

Les États-Unis ne sont pas une startup nation, mais leurs startups participent de leur domination mondiale dans le domaine des technologies nouvelles. Cet éco système des startups ne pourrait exister sans les riches et la puissance des laboratoires des universités de ce pays, sans l’intervention et le soutien de l’État via ses agences comme la NASA ou la DARPA (8), montrant ainsi que pour les États-Unis le libéralisme n’est qu’un produit d’exportation. En s’appuyant sur son richissime complexe militaro-industriel et sur une base industrielle qui reste puissante, seule la puissance du capitalisme américain peut se payer le luxe du système des startups qui est hyper spéculatif, très coûteux en ressources financières, générateur d’énormes gâchis humains, mais qui permet de produire les GAFAM, Tesla, SpaceXX, Intel, Cisco, Moderna, et bien d’autres groupes en situation d’oligopole… Or le contexte du capitalisme français est tout autre, le pays a été fortement désindustrialisé, les universités sont très loin d’avoir les moyens de leurs homologues étatsuniennes, il n’existe pas d’équivalent à la DARPA, ce qui rend le système des startups inadapté et inadaptable à la réalité française. Imiter servilement les États-Unis ne peut que conduire à l’échec.

L’incapacité à développer un vaccin, la désorganisation de la campagne de vaccination contre la Covid-19 ont fini de démontrer que la «startup nation » avec sa « French tech » n’était qu’un village Potemkine.

En effet, malgré la multiplication des startups de biotech en France, cet éco système est en échec sur la conception d’un vaccin contre la Covid-19. Les startups du numérique ont pour leur part été incapables de concevoir une plateforme globale pour organiser la vaccination. Seul doctolib a proposé une application très frustre de prise de rendez-vous en ligne à partir de son application générale. Or dès l’été, au moment où la plupart des vaccins entraient en phase 3, l’anticipation d’une organisation efficace de la campagne appelait la production d’une plateforme numérique nationale globale pour gérer la logistique, mais aussi les rendez-vous des personnes à vacciner, leur accueil, leur suivi, les ressources humaines et matérielles à mobiliser sur les lieux de vaccination, l’organisation de l’accès à ces lieux, la constitution d’équipes mobiles de vaccination… Dans un pays correctement administré, cette plateforme aurait pu naître d’une mobilisation et d’une coopération coordonnée par l’État entre services publics de santé, services de l’État, pompiers, l’armée avec son service de santé, ses moyens logistiques et la Délégation générale à l’armement, les collectivités territoriales, l’université, le CNRS, le CEA, la Sécurité sociale, les centres et écoles de formation d’informaticiens, la communauté du logiciel libre, les entreprises de la filière informatique, la CNIL et l’ANSSI (9) pour la protection des données. Ce grand projet commun et collectif à toute la nation aurait pu prendre la forme d’un hackathon géant. Pour cela, il aurait fallu avoir un gouvernement qui fasse confiance aux capacités d’initiatives et de créativité de son peuple en entier et non en une poignée de « premiers de cordée ». Or ce gouvernement se défie de son peuple, il en a peur.

Notre pays n’a pas besoin de devenir une « startup nation » pour le seul profit parasitaire de quelques grands groupes capitalistes, il doit simplement faire nation avec et pour tout son peuple. C’est ce à quoi œuvre le Parti communiste français avec ses parlementaires et ses élu·e·s territoriaux.

Yann Le Pollotec

secteur numérique

 

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 08:00
Ian Brossat en meeting des Européennes à Rennes (photo France Chapa)

Ian Brossat en meeting des Européennes à Rennes (photo France Chapa)

Il faut construire en conciliant l’écologie et le social

Ian Brossat Maire adjoint PCF à Paris, en charge du logement

Imaginait-on, il y a encore quelques années, qu’une étrange coalition contre nature, associant la droite la plus réactionnaire, EELV et la France insoumise, puisse s’opposer à la création de 80 logements sociaux (55 pour des familles modestes, 25 pour des sans-abri) en plein cœur du 16e arrondissement ? Une telle perspective aurait été tout simplement inenvisageable. C’est pourtant ce qui s’est produit, rue Erlanger. Pour annuler le permis de construire, le tribunal administratif s’appuie sur un vœu adopté au Conseil de Paris, au printemps dernier, par cette alliance de la carpe et du lapin.

Les arguments invoqués par les opposants sont pourtant d’une insondable faiblesse, arguant du fait qu’il s’agirait de « bétonner » un espace vert, oubliant que les logements prendraient la place d’une cour d’école bitumée et ignorant par la même occasion que le site est situé à 200 mètres du bois de Boulogne.

Cet événement n’aurait guère d’importance s’il ne renvoyait pas à un débat plus large sur l’avenir de nos métropoles. À l’heure où plusieurs municipalités lancent une révision de leur plan local d’urbanisme, un mot est dans toutes les bouches, « dédensification ».

La densité, voilà l’ennemi. C’est mettre de côté deux éléments fondamentaux. Le premier, c’est que les besoins en logements – et tout particulièrement en logements abordables – sont absolument considérables. Le deuxième, c’est qu’à ne pas vouloir bâtir d’habitations en zone dense, on prend le risque de pousser à l’étalement urbain, donc à l’artificialisation des terres. Car il faut bien construire quelque part. Notre pays compte désormais 300 000 sans domicile fixe, et il y a fort à parier que cet état de fait se dégrade dans les années qui viennent avec la crise économique et sociale qui s’aiguise.

À cet argument, beaucoup répondent qu’il conviendrait plutôt de mobiliser les surfaces vacantes : logements et immeubles de bureaux vides. Ce point est juste. Il l’est tellement que la Ville de Paris n’a attendu personne pour convertir 350 000 mètres carrés de bureaux obsolètes en logements au cours des six dernières années. La capitale compte par ailleurs plus de 100 000 logements vacants. Mais c’est oublier un peu vite que les municipalités n’ont aucun pouvoir de réquisition ; celui-ci est à la main du préfet, qui, lorsque des adresses lui sont pourtant signalées, rechigne à l’appliquer. Il y aurait matière à se mobiliser pour réclamer que les communes disposent de plus de compétences dans ce domaine. Après tout, les élus locaux ne seraient pas les plus mal placés pour décider de la réquisition de tel ou tel bâtiment laissé inoccupé depuis des lustres. Il reste que les municipalités ne disposent pas de cette arme-là aujourd’hui et il est fort peu probable que le gouvernement, qui n’a pas témoigné d’une confiance débordante vis-à-vis des collectivités territoriales, leur confie cette responsabilité.

Faut-il par conséquent attendre un bouleversement législatif – peu plausible à court terme – pour agir en faveur du logement pour tous ? Assurément non. Encore moins dans cette période caractérisée par une explosion de la pauvreté et de la précarité. Il faut par conséquent construire. Et il veut mieux construire en zone dense qu’entretenir le développement du pavillonnaire en deuxième couronne. C’est, à mes yeux, la seule position cohérente et sérieuse. La seule qui permette de concilier l’écologie et le social.

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 07:39
Le PCF appelle à manifester contre la loi Sécurité Globale à Brest et Quimper le 30 janvier
Appel à manifester contre la loi dite de sécurité globale …
La loi dite de sécurité globale conduirait à l’impunité pour les policiers coupables de violences C’est une loi d’exception qui prend sa place dans le cadre d’un climat sécuritaire et autoritaire installé par un pouvoir, qui tourne le dos aux principes démocratiques et de défense des libertés publiques.
La mobilisation contre cette loi liberticide qui a été votée à l’assemblée nationale et va désormais passer au sénat a été très importante. Il faut la poursuivre d’autant que trois décrets publiés dans le journal officiel du 4 décembre dernier, par le ministère de l’intérieur, visent à renforcer, sur de nouveaux critères, le fichage des individus et des personnes morales ! Malgré un recours initié par des organisations syndicales, la LDH …, le conseil d’État a pris la décision de ne pas suspendre l’extension du fichage des militants !
De plus, dans le projet de loi « confortant les principes républicains », précédemment nommée « contre le séparatisme », l’article 18 reprendrait les directives de l’article 24 de la loi « sécurité globale ».
 
Aussi la section du Pays de Brest du PCF invite tous les démocrates à se rassembler et à manifester ce samedi 30 janvier à 15 heures place de la Liberté à Brest.
PCF Section du Pays de Brest
 
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78
@ : pcf_brest@yahoo.fr
Préparation de la manif contre la loi Sécurité Globale à Quimper - Photo Ouest-France, 28 janvier 2021

Préparation de la manif contre la loi Sécurité Globale à Quimper - Photo Ouest-France, 28 janvier 2021

Quimper. Projet de loi Sécurité globale : nouvelle manifestation, samedi

Ouest-France, 28 janvier 2021

Une nouvelle mobilisation contre le projet de loi Sécurité globale est prévue ce samedi 30 janvier 2021 à Quimper (Finistère). Le cortège s’élancera à 14 h de la place Saint-Corentin.

Ils ne désarment pas. La coordination contre les lois liberticides – composée d’associations, syndicats et partis politiques – annonce un nouveau rassemblement samedi 30 janvier 2021 à 14 h place Saint-Corentin, à Quimper (Finistère). Les membres de ce collectif quimpérois, mobilisés depuis plusieurs semaines, rejoignent la mobilisation nationale contre la proposition de loi Sécurité globale.

« Retrait pur et simple du projet de loi »

De nombreuses associations et syndicats composent le comité : UL CGT, CNT, UL FO, FSU, UL Solidaires, SNJ, AFPS de pays de Cornouaille, Anti fasciste du pays de Kemper, Arts et culture, Fraternité Quimper, LDH, Libre Pensée, Mouvement de la Paix, EELV, Ensemble, France Insoumise, PCF et NPA.

Tous dénoncent « l’arsenal répressif et antidémocratique qui se met en place sous couvert de l’état d’urgence sanitaire » et appellent au « retrait pur et simple du projet de loi Sécurité globale » qui doit être examiné en mars par les sénateurs.

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 07:00
La section PCF de Brest appelle à se rassembler devant la fac Ségalen dimanche 31 janvier à 14h pour dire non à l'intolérance de la Manif pour tous et de Alliance Vita

Dimanche 31 janvier les franges les plus réactionnaires de la société française s’apprêtent à sortir dans la rue. Les organisations animatrices du mouvement sont toujours les mêmes et en particulier Alliance Vita et la manif pour tous. Ce sont des mobilisations pour le maintien (voir le renforcement) des inégalités de genre et d'orientation sexuelle. Au contraire nous continuerons à nous battre pour l'égalité de toutes et tous et sommes solidaires des associations LGBTQI.Les messages discriminatoires et les discours haineux de La Manif pour Tous, d'Alliance Vita et de Marchons enfants n'ont leur place ni à Brest, ni ailleurs.Le PCF avec les organisations syndicales réunies au sein de Visa 29 et d'autres forces de gauche appelle les Finistérien-ne-s à affirmer haut et fort leur refus de l'expression de l'intolérance et de la discrimination dans les rues de Brest . Retrouvons-nous à 14 h ce dimanche 31 janvier sur le parvis de la Fac Victor Segalen à Brest.

Section PCF de BREST

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30 janvier 2021 6 30 /01 /janvier /2021 07:00
Photo Rodolphe Pochet - Le Télégramme, 29 janvier 2021

Photo Rodolphe Pochet - Le Télégramme, 29 janvier 2021

À l’appel de la CGT, 50 personnes se sont rassemblées ce jeudi matin sur le site Enedis de Douarnenez, menacé selon le syndicat. Le projet « Hercule » de la direction est ciblé.

 

« Non, l’énergie n’est pas une marchandise comme les autres »

Le Télégramme - 28 janvier 2021

Des militants de tout l’Ouest breton se sont retrouvés à Douarnenez. (Rodolphe Pochet)

Venus de tout l’Ouest breton, des militants CGT d’Enedis, la filiale d’EDF chargée de la distribution d’électricité, se sont retrouvés ce jeudi à Douarnenez pour une action symbolique, dans le cadre d’une grève nationale. Accompagnés par des syndicalistes locaux et des élus communistes, ils dénoncent en premier lieu un projet de fermeture des sites de proximité de Pont-l’Abbé, Quimperlé et celui du Port-Rhu, où sont répartis quinze employés. « Ce qui signifie une centralisation à Quimper ! Imaginez un collègue qui a besoin d’une nacelle dans le Cap-Sizun, il fera l’aller-retour vers ce site, tous les délais seront rallongés, nous allons passer nos journées sur la route », signale Arnaud Derit, représentant syndical. (...)

Avec le soutien des élus communistes de Quimper qui étaient présents en solidarité avec les salariés et la population de ce territoire pour défendre la présence de l'agence Enedis de Douarnenez, et revendiquer un service public de l'énergie face aux projets Hercule et Clamadieu.
Bernard Jasserand, adjoint communiste de Quimper a pris la parole devant les grévistes.
Macron et son gouvernement veulent aujourd'hui porter le coup de grâce à ce qui reste du grand service public de l'électricité et du gaz créé à la Libération par Marcel Paul, ministre communiste et cégétiste du gouvernement du général de Gaulle, et qui était un modèle d'efficacité au service de la population, de réussite industrielle, de démocratie sociale.
Cela veut dire pour les usagers moins de service rendu, moins de proximité, plus de délais d'attente, moins de sécurité aussi, et une flambée des prix du gaz et de l'électricité qui plonge des millions d'entre eux dans la précarité énergétique.
Ne les laissons pas faire !
L'énergie est un bien commun.
Yvonne Rainero, conseillère municipale déléguée à Quimper et secrétaire de section PCF
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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 10:27

La France fait face à une augmentation importante de personnes contaminées. La circulation du virus s’emballe. La situation est préoccupante, notamment à cause de plusieurs souches de virus mutants présentes dans le pays.

 

 

Pourtant l’incertitude, l’angoisse d’un reconfinement, l’absence de perspective, la crise sociale qui s'aggrave pèsent sur tous les français-es, qu’ils soient étudiant-es, salarié-es, retraité-es, ou chefs d’entreprise. Ce dont le pays a le plus besoin aujourd’hui, ce qui doit être au cœur des prochaines décisions, c’est une trajectoire, une véritable stratégie pour les prochains, une gestion de la crise pour enfin voir le bout du tunnel.

L’exécutif doit passer un pacte de vérité et de transparence avec le peuple de France. Il n’y a pas 66 millions de procureurs, il y a 66 millions de gens qui ont déjà beaucoup donné, qui ont accepté les consignes sanitaires, qui ont tenu le pays à bout de bras, notamment les personnels de santé et les salariés de la seconde ligne, qui éprouvent une grande lassitude face à un horizon sanitaire et social toujours plus menaçant.

Si nous devons passer par une nouvelle période de confinement, un vrai débat démocratique doit permettre d’en décider les modalités. Pour le Parti communiste français, les prochaines semaines doivent d’abord être celles d’une vaccination massive, car le vaccin est la seule solution contre ce virus. Seule la vaccination nous permettra de sortir des confinements qui brisent un nombre considérable de vies.

Je demande un débat régulier, hebdomadaire au parlement pour que les décisions soient prises collectivement et non à 15 dans un bunker avec un Président coupé du monde et de la réalité.

Je demande à ce que l’on donne une trajectoire à nos concitoyens : confinement, vaccination, déconfinement, ouverture progressive des lieux culturels, sportifs et des restaurants… jusqu’à l’été 2021.

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord,

 

 

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 09:32

 

Sanofi, Michelin, Thalès, Air France KLM, Les Fonderies du Poitou, Derichebourg Aeronautics, Mecafi, Jacob Delafon, Auchan, Comatelec, Sodexo… La litanie pourrait continuer encore, et elle fait froid dans le dos. Ces derniers mois, les annonces de si mal nommés « plans de sauvegarde de l’emploi » se sont succédé, trop souvent assorties d’une tentative de nous faire croire que ces suppressions d’emplois massives sont une conséquence de la pandémie de la Covid-19.

 

 

Pourtant, certains de ces plans étaient prévus bien avant la crise, tandis que d’autres ont été annoncés au sein d’entreprises dont les carnets de commandes sont pleins, comme par exemple dans le cas de l’équipementier aéronautique Lisi-Creuzet. Or, ces vagues de licenciements interviennent au sein de groupes ayant pour la plupart bénéficié d’aides publiques depuis des années, notamment du Crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) ou du Crédit d’impôt recherche (CIR). Surtout, nombre de ces groupes ont été aidés par l’État pendant la crise sanitaire, que ce soit sous la forme de Prêts garantis par l’État ou de chômage partiel. Les exemples sont nombreux, tel celui du voyagiste TUI France qui se débarrasse – il n’y a pas d’autres termes lorsqu’un directeur annonce un PSE par visioconférence sans concertation depuis sa résidence au Maroc – de 60 % de ses effectifs français alors que 100 millions d’euros de prêts garantis par l’État allemand ont été consacrés à la branche française.

Si encore ces groupes s’appliquaient à eux-mêmes leurs pratiques austéritaires d’économies de bouts de chandelles, sans doute la pilule passerait-elle mieux. Mais loin de mettre en pratique les vertus qu’ils prêchent – pour les autres –, les actionnaires n’ont de cesse de continuer à se verser leurs dividendes et à les augmenter toujours davantage. La tendance est au profit immédiat, même en période de crise, sans vision d’avenir pour les entreprises devenues les cibles de ces parasites voraces qui ponctionnent tant et plus de dividendes. Dividendes par ailleurs chers payés, puisque ce faisant ils dépouillent la recherche et le développement, les investissements, la formation… et, bien évidemment, les salariés qui en paient le prix, sans compter les bassins d’emplois sinistrés et la perte d’attractivité des territoires concernés. Car les entreprises ne sont pas – ou plutôt, ne devraient pas être – des jouets aux mains des actionnaires : elles représentent la force productive de la France, elles fonctionnent grâce aux salariés, à leurs savoir-faire et leurs compétences, sont en lien direct avec leurs sous-traitants qui bien souvent dépendent d’elles. Plus grave, cette tendance traduit une modification profonde du rapport à la souveraineté de la France et de sa stratégie industrielle, à l’œuvre depuis des décennies.

Qu’on se penche un instant seulement sur le cas de Sanofi qui a annoncé 400 suppressions d’emplois cette année. Qu’est-ce qui se cache derrière ce plan, au-delà des pertes d’emplois – dramatiques – pour les salariés, et de la perte de compétences et de savoir-faire ? Ces 400 emplois concernent la recherche et développement, ce qui, pour un pharmaceutique en pleine pandémie, donne le frisson, d’autant que ce sont en tout quelque 1 000 emplois en France qui sont visés sur trois ans. Or, au cours des dix dernières années, Sanofi a touché autour d’un milliard d’euros de crédits d’impôts divers (CIR, CICE). Et n’oublions pas que l’entreprise bénéficie des remboursements de médicaments de la Sécurité sociale, ce qui représente 80 % de son chiffre d’affaires – chiffre d’affaires d’ailleurs en hausse du fait de la vente d’antidouleur en période de pandémie de la Covid-19. Ce serait risible si ce n’était pas si tragique.

Le groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste au Sénat porte la conditionnalité des aides publiques aux garanties d’emplois, ainsi que les enjeux de souveraineté et la nécessaire réindustrialisation de la France. 

Fabien Gay

sénateur

 

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 09:27

 

*Le docteur Michel Limousin, est coordonnateur du livre Refonder l’hôpital public et coanimateur du Comité français pour le soutien à la pétition ICE « Pas de profit sur la pandémie »

La pandémie de Covid 19 touche des millions de gens et a déjà fait près de deux millions de morts. C’est une catastrophe naturelle dont les causes sont encore à ce jour mal définies. Elle occupe les médias avec des chiffres, des statistiques, des conseils… où tout se mélange, mais à y regarder de près elle apparaît surtout comme révélatrice des difficultés de notre système de santé. Celui-ci est impacté par les politiques d’austérité qui se sont succédé depuis trente ans. Il est malmené dans toutes ses composantes et l’hôpital public n’est pas le dernier à en subir les conséquences. La privatisation féroce des établissements accueillant les personnes âgées n’est pas non plus pour rien dans le désastre des 10 000 morts de la première vague de Covid et des déjà 5000 morts dans le début de la deuxième vague en cours.

Il y a un an, un certain nombre d’entre nous, sur la base des travaux de la Commission nationale santé et protection du Parti communiste, se sont lancés dans la rédaction d’un ouvrage qui avait pour but de livrer une analyse assez complète de la question et de faire des propositions. Ce livre, Refonder l’hôpital public, est paru en juin 2020, au Temps des Cerises. C’est cette trame qui a permis de proposer une série d’articles sur ce sujet à la rédaction de Progressistes qui nous sollicitait. Nous traitons dans notre dossier un certain nombre de questions évoquées dans cet ouvrage.

Tout d’abord soulignons un aspect idéologique qui met sous contrainte l’hôpital et l’enfonce dans la crise : l’idée sans cesse martelée que la santé et la protection sociale seraient des charges pour la société. Dans cette optique, les ressources doivent être constamment limitées sous peine de gâchis et les fonds alors libérés doivent aller au capital supposé productif. Or le progrès économique et social est un tout. C’est l’homme qui produit la richesse. Tout ce qui lui permet de vivre mieux est facteur de développement économique et social. Si on se réjouit légitimement du développement de l’industrie de la culture, du tourisme, de l’habitat ou de l’électroménager, pourquoi ne se réjouirait-on pas du développement de l’économie de la santé ? Est-ce que c’est parce qu’il échappe en partie au contrôle du mégacapital ? parce qu’il est largement socialisé ? C’est la myopie de cette idéologie du marché qui a orienté le système vers la privatisation et immédiate en appliquant des règles de gestion stupides : réduction du nombre des personnels de santé, réduction des capacités d’accueil, maintien des bas salaires, abandon des outils de sécurité, abandon des politiques de prévention et de prévision, destruction progressive des ressources de l’Assurance maladie, gestion autoritaire et antidémocratique au profit du privé. Bref, l’incohérence a fait le lit des errements du gouvernement qui sont aujourd’hui visibles comme jamais.

Tout le monde est sur le pont pour lutter contre le coronavirus. On ne peut faire l’impasse sur cette urgence. Mais ne perdons pas de vue la nécessité d’une réflexion approfondie sur les causes de la crise sanitaire. Des propositions de sortie de crise doivent être construites ensemble, des alternatives doivent être proposées dans le débat public. C’est pourquoi nous avançons l’idée d’une réforme du système industriel de recherche et de production des médicaments et de vaccins. C’est cette idée de bien commun universel pour tous les peuples qui nous guide, et c’est pourquoi nous avons lancé avec plus de vingt organisations diverses une initiative citoyenne européenne (ICE) le 30 novembre 2020 intitulée « Pas de profit sur la pandémie », que nous vous invitons à signer sur le site https://noprofitonpandemic.eu . Réfléchir, proposer, rassembler, agir, c’est notre démarche

 

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29 janvier 2021 5 29 /01 /janvier /2021 09:26

 

Avec les vaches de race charolaise, limousine, blonde d’Aquitaine, salers, Aubrac, rouge des prés et quelques autres, les éleveurs français disposent d’une sélection génétique incomparable dans l’Union européenne. Mais, depuis quelques années, tirer un revenu décent de ce type d’élevage devient difficile. Le prix de vente des bovins de boucherie reste bas. Des étés de plus en plus chauds et secs sont devenus des facteurs aggravants faisant croître les coûts de production et favorisant le stress chez les animaux.

Par Gérard Le Puill

 

Selon l’Institut de l’élevage, la production de viande bovine a baissé en France de 1 % durant l’année 2020. Cette baisse serait imputable à une « décapitalisation » qui consiste à vendre plus d’animaux que souhaité quand on manque de trésorerie. Car on assiste à une augmentation des coûts de productions imputable aux sécheresses de 2019 et 2020. Selon les éleveurs du Massif Central affiliés à la FNSEA, la priorité est d’obtenir des « prix couvrant les coûts de production » au moment de vendre les animaux de boucherie, ce qui n’est pas toujours le cas. Les difficultés sont encore plus grandes sur le marché des « broutards », ces jeunes bovins vendus au moment du sevrage pour être engraissés en Italie notamment. Sur le marché intérieur, les baisses de prix résultent surtout des importations de viandes issues des vaches laitières de réforme dont usent et abusent les distributeurs pour leurs promotions à prix cassés.

Dans la filière allaitante, le prix du kilo de carcasse des jeunes bovins engraissé en France pour la boucherie a toujours été inférieur à 3,70 € entre le mois d’août et le mois de décembre 2020 alors qu’il se situait entre 3,85 et 3,95 € au cours des mêmes mois en 2019. De même, les jeunes bovins maigres, ces « broutards » dont la France exporte plus de 800 000 têtes par an au moment du sevrage pour être engraissés dans d’autres pays, se sont vendus 5 à 10 % moins cher en 2020 qu’en 2019. Le prix du kilo vif était tombé 2,41 € en décembre. Il était de 2,43 € le 18 janvier dernier à Mauriac.

200 000 vaches de moins en deux ans

Alors que de nombre de vaches allaitantes dépassaient les 4 millions de têtes en 2015, 2016 et 2017, il est tombé à 3, 9 millions en 2019 et à 3,8 millions en 2020. En Europe, la France possède, et de loin, le plus gros troupeau de vaches allaitantes issues de prestigieuses races à viande. L’augmentation des effectifs a été favorisée sur plusieurs décennies par la Prime annuelle au maintien du troupeau de vaches allaitantes (PMTVA) versée par l’Union européenne pour chaque mère qui fait naître un veau par an. Cela a permis de préserver l’élevage à l’herbe sur des terres peu favorables aux cultures céréalières.

Mais, en viande bovine, les marchés des pays tiers sont difficiles à conquérir, à commencer par celui de la Chine, qui fait jouer la concurrence internationale. Ces pays tiers n’ont acheté que 33 400 broutards en France sur les sept premiers mois de l’année 2020, dont 26.500 pour l’Algérie, soit un repli de 23 % sur 2019. Ajoutons que ces longs transports d’animaux vivants ne sont pas ce qui se fait de mieux en matière de bien-être animal.

Inquiétudes sur les conséquences du réchauffement climatique

La PMTVA est indispensable pour le maintien du troupeau allaitant, comme pour l’élevage à l’herbe permettant de stocker du carbone. Il serait possible et souhaitable d’en augmenter le montant par tête. Mais peut-être conviendrait-il, en même temps, de faire croître la superficie par vache sur chaque exploitation dans le cadre de la prochaine réforme de la Politique agricole commune. Cela permettrait de rendre les exploitations plus autonomes en fourrages avec un moindre chargement d’animaux à l’hectare. Car, depuis quelques mois, nous assistons aussi à une hausse de plus de 20 % des prix des céréales fourragères et des tourteaux de soja utilisés pour engraisser le bétail.

Avec le réchauffement climatique, le plus dur est peut-être à venir pour la filière française des bovins à viande. Dans l’hebdomadaire « La France Agricole » du 20 novembre 2020, un dossier était consacré à l’adaptation de cet élevage au changement climatique. L’étude indiquait que « les rendements fourragers sont attendus en forte baisse » dans les prochaines décennies. Parallèlement, « les trois dernières années de sécheresse ont également fait mûrir la réflexion des organismes de sélection quand aux orientations de leurs races respectives ». En Bourgogne prédomine la race charolaise tandis que la limousine, la salers et la blonde d’Aquitaine occupent plutôt les zones situées au sud de la Loire.

Les études concluaient que le stress des animaux ira croissant au fil des ans sur des périodes allant du milieu du printemps au milieu de l’automne. Trois graphiques figuraient côte à côte dans ce dossier, à partir d’une étude réalisée par le modèle de prédiction « Adalin RCP » dans le nord-ouest de la Saône et Loire. Le premier était consacré aux années comprises en 1986 et 2015. Sur les 100 jours les plus chauds de ces années, l’étude pointait une moyenne de 30 jours de « stress léger » dans les troupeaux de bovins sous l’effet de la chaleur. Il y avait autant de jours avec un « stress modéré ». S’y ajoutaient 20 jours de « stress marqué », dans les périodes de forte canicule. Les prévisions portant sur les années qui vont de 2030 à 2060, faisaient croître sensiblement le nombre de jours en « stress marqué » et en « stress modéré » tandis que reculait parallèlement le nombre de jours en « stress léger ». Entre 2070 et 2100 on atteignait une moyenne globale de plus de 50 jours de « stress marqué » sur 100.

La grotesque leçon d’économie du président Macron en 2019

Alors que la situation des éleveurs est difficile, la Commission européenne est mandatée par les pays membres de l’Union européenne, dont la France, pour négocier et signer des accords de libre-échange avec l’Australie et la Nouvelle Zélande, deux pays qui veulent aussi vendre plus de viande bovine en Europe. Ceci après d’autres accords déjà signés avec le Canada et les pays du Mercosur dont le Brésil et l’Argentine. Nous savons aussi que les exportations accrues de produits agricoles par les pays de Mercosur sont responsables des incendies et de la déforestation qui fait croître le réchauffement global de la planète.

Enfin, après avoir montré la complexité des problèmes actuels et à venir de la filière des bovins à viande en France, reproduisons, tels que publiés par l’hebdomadaire « l’Express » en novembre dernier, les propos tenus par le président Macron devant ces éleveurs lors d’un repas pris en commun sur le Salon de l’Agriculture en février 2019. Ce jour-là, après avoir fait la leçon aux éleveurs de porcs, le président de la République s’adressait aux éleveurs de bovins allaitants en ces termes : « Je vous ai ouvert les portes de la Chine et vous n’avez exporté que quelques tonnes. En France, les gens veulent du steak haché au restaurant, le charolais ne les intéresse pas. Donc bougez-vous ».

Cette fois encore, le parler « cash » de l’actuel président de la République le conduisait à faire étalage de son incompétence sur un dossier qu’il connaît mal. Ce faisant, il affichait aussi son mépris pour ceux et celles qui travaillent dur pour nourrir leurs semblables, sans en tirer un revenu leur permettant d’en vivre décemment.

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