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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 06:55
Sylvie Lécuillier- Ismaël Dupont- Michèle Abramovicz - Julien Kerguillec, les candidats du Front de Gauche sur le canton de Morlaix (photo Yves Abramovicz)

Sylvie Lécuillier- Ismaël Dupont- Michèle Abramovicz - Julien Kerguillec, les candidats du Front de Gauche sur le canton de Morlaix (photo Yves Abramovicz)

Sur Morlaix, le taux de participation a été faible: 4946 électeurs sur 10399 (47,56%) et parmi ceux-ci 156 bulletins blancs ou nuls.

Au global, la liste Solange Creignou- Jean-Paul Vermot (PS) recueille 31,21% (1495 voix).

La liste de droite Clotilde Berthemet - Pierre Madec (UMP) recueille 29% (1392 voix).

La liste du Front de Gauche avec Michèle Abramovicz, Ismaël Dupont, Sylvie Lécuillier, Julien Kerguillec arrive en 3ème position avec 13,38% des suffrages (641 voix).

Puis on trouve la liste EELV conduite par Michel Le Saint, Maryvonne Breton, Sarah Noll et Josselin Boireau avec 13,24% (634 voix).

Et en dernière position mais un score meilleur qu'aux dernières européennes et aux municipales le FN avec 13,11% (628 voix).

Sur les bureaux de vote, le Front de Gauche affiche des bons résultats dans les quartiers populaires et mixtes (habitat locatif et social et maisons individuelles): Kerfraval (15,9%), La Madeleine (15,74%), La Vierge Noire (15,69%), Kernéguès (15,79%), St Augustin-Gambetta (16,71%). Dans tous ces quartiers, sauf à la Vierge Noire où le FN fait son meilleur score (19%), il devance assez largement le FN et Europe Ecologie (sauf à Kernéguès pour cette dernière).

Globalement, le score du Front de Gauche n'est faible nulle part puisque même dans les bureaux de vote conservateurs correspondant aux quartiers plus aisés et à la population relativement âgée de Troudousten-Coatserho et de Ploujean, le Front de Gauche est à 9,46% (Ploujean) et à 10,40% (Troudousten).

L'autre plus mauvais score du Front de Gauche est dans l'hyper-centre (mairie, rez-de-chaussée) avec 10,25%, là où la droite fait son meilleur score (34%) et EELV son deuxième meilleur score (17,75%). Par contre, dans les quartiers de centre-ville du Carmel et de St Mélaine (bureau de vote mairie salle Cornic: 14%) et celui, présentant peut-être un électorat populaire plus important, de la rue de Callac, de la rue de Paris (bureau de vote du Poan Ben: 14,13%), le Front de Gauche est aussi à un assez haut niveau.

1- Mairie salle Cornic:

52,7% de participation

Front de Gauche: 63 voix (14,06%) - UMP 30,3% PS 26,12% EELV 18,3% FN 11,16%

2- Mairie Rez-de-chaussée

42,2% de participation

Front de Gauche: 41 voix (10,25%) - UMP 34% PS 25% EELV 17,75% FN 13%

3 - Ecole Poan Ben

50,1% de participation

Front de Gauche: 63 voix (14,13%) - UMP 31,6% PS 27,3% EELV 14,35% FN 12,56%

4- Ecole Gambetta

47,2% de participation

Front de Gauche: 72 voix (16,71%) - UMP 24,8% PS 31% EELV 15% FN 12,3%

5 - Kernéguès Services Techniques

46,7% de participation

Front de Gauche 60 voix (15,8%) - UMP 29,2% PS 27,1% EELV 16,3% FN 11, 6%

6- Troudousten

52,3% de participation

Front de Gauche 52 voix (10,40%) - UMP 27,6% PS 36,2% EELV 14,6% FN 11,2%

7- Ploujean

51,4% de participation

Front de Gauche 53 voix (9,46%) - UMP 39,1% PS 25,9% EELV 12,7% FN 12, 86%

8- Jean Jaurès / La Boissière

50,4% de participation

Front de Gauche 41 voix (10,68%) - UMP 24% PS 44,8% EELV 6% FN 14,6%

9- Mille Club Madeleine

46,5% de participation

Front de Gauche 65 voix (15,74%) - UMP 24% PS 36,3% EELV 10,9% FN 12,8%

10- Zoé Puyo Vierge Noire

41,5% de participation

Front de Gauche 56 voix (15,69%) - UMP 26,3% PS 31% EELV 7,3% FN 19%

11 - Ecole Jean Piaget Kerfraval

42,8% de participation

Front de Gauche 75 voix (15,92%) - UMP 25% PS 33,55% EELV 11% FN 14,4%

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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 20:04

Communiqué des candidats Front de Gauche du canton de Morlaix et du canton de Plouigneau.

Nous remercions les électeurs qui nous ont fait confiance: ils étaient 1276 pour le canton de Morlaix, 1442 pour le canton de Plouigneau.

Mais le système électoral injuste ne permettra pas à nouveau d'avoir des élus du Front de Gauche au Conseil Départemental du Finistère alors que nous représentons un dixième des électeurs lors de cette élection sur tout le département.
A la proportionnelle, la Gauche anti-libérale serait représentée au Conseil Départemental afin de prendre en compte les besoins et attentes de la population.

Les partis responsables des politiques d'austérité vont donc se partager les sièges au sein du Conseil Départemental.

Pourtant, le poids très élevé de l'abstention et des votes blancs et nuls traduit le désaveu d'une majorité de la population par rapport aux politiques conduites par François Hollande et son gouvernement.

Mais ceux-ci ont déjà annoncé qu'ils ne changeraient rien à leur politique régressive et désastreuse.

Les électeurs écœurés par la crise qu'ils subissent et les conséquences sociales de ces politiques ne doivent pas se tromper de colère en votant pour le FN qui n'a jamais défendu les intérêts des classes populaires et dont l'histoire montre que tout l'oppose aux valeurs républicaines.

Contrer la progression extrêmement préoccupante de l'extrême-droite et du rejet de la politique est possible.

Pour cela, il faut respecter la souveraineté du peuple, construire des politiques courageuses qui s'attaquent au chômage, à la précarité et aux inégalités en rompant avec les recettes libérales et la soumission aux logiques capitalistes.

Nous continuerons notre combat pour des territoires solidaires, écologiques et démocratiques, avec tous ceux qui le souhaitent.

Les candidats du Front de Gauche sur Morlaix: Michèle Abramovicz, Ismaël Dupont, Sylvie Lécuillier, Julien Kerguillec

Les candidats du Front de Gauche sur Plouigneau: Martine Carn, Roger Héré, Solène André, Jeremy Lainé

Remerciement aux électeurs: communiqué des candidats du Front de Gauche de Plouigneau et Morlaix
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24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 06:41
Résultats du Front de Gauche sur les cantons de Morlaix et Plouigneau

Canton de Morlaix :

Ensemble du canton : Front de Gauche 9,6 % 1276 voix

415 blancs et nuls + 13000 abstentionnistes (49%)

Morlaix Front de gauche13,38 % (641)

EELV 13,24 % FN 13,11 % PS 31 % UMP 29 %

Plounéour-Ménez 12,82 % (60)

EELV : 13,7 % FN : 13,46 % PS : 38 % UMP : 21 %

Locquénolé 11,95 % (41)

EELV : 11,95 % FN : 12,5 % PS : 31,8 % UMP : 31,8 %

Pleyber-Christ 9,88 % (107)

EELV : 11 % FN : 17 % PS : 39 % UMP : 22 %

Saint-Seve 9,37 % (37)

EELV : 6,6 % FN : 11,1 % PS : 40 % UMP : 32 %

St Martin des Champs : 9,1 % (164)

EELV : 6,6 % FN : 15 % PS : 41,5 % UMP : 27,5 %

Taulé : 6,56 % (74)

EELV : 7 % FN : 16 % PS : 35,7 % UMP : 34,5 %

Henvic : 6,46 % (35)

EELV : 5,5 % FN : 13,8 % PS : 35 % UMP : 39 %

Carantec : 5 % (77)

EELV : 9,7 % FN : 15 % PS : 22 % UMP : 48 %

Saint Thégonnec : 3,48 (37)

EELV : 6,30 % FN : 13,4 % PS : 44,3 % UMP : 32 %

Loc-Eguiner St Thégonnec : 2,36 % (3)

EELV : 10,2 % FN : 20,4 % PS : 37,8 % UMP : 29 %

***

Canton de Plouigneau

Front de Gauche : 12,23 % 1442 voix

EELV : 8 % FN : 13,8 % Droite : 25,7 % PS : 40 %

Plougonven : 23,4 % (320)

EELV : 7,8 % FN : 10,55 % PS : 39 % Droite : 19 %

Plouégat-Guerrand : 20,1 % (81)

EELV : 9,6 % FN : 12 % PS : 39 % Droite : 18,6 %

Le Cloître St Thégonnec : 18 % (39)

Lanmeur 14,12 % (112)

Plouégat-Moysan : 13 % (34)

Guimaec 12,74 % (59)

St Jean du Doigt 12,54 % (38)

Guerlesquin 11, 17 % (62)

Bostorhel : 10,82 % (21)

Plourin 10,78 % (177)

Le Ponthou : 10,53 % (6)

Lannaeanou 10,27 % (15)

Garlan : 9,79 % (38)

Locquirec : 9,35 % (66)

Plouigneau 9,17% (180)

Plouézoc'h 9% (64)

Plougasnou 8 % (130)

Résultats du Front de Gauche sur les cantons de Morlaix et Plouigneau
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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 22:55
photo Yves Abramovicz

photo Yves Abramovicz

Réunion des candidats du Front de Gauche à la mairie de Morlaix le 19 mars -

Depuis un mois et demi, nous faisons cette campagne des départementales en travaillant en étroite collaboration entre candidats et militants des cantons de Morlaix et de Plouigneau. L'entente a été parfaite. Nous avons mené ensemble 8 réunions publiques où souvent, l'ensemble des candidats des deux cantons étaient présents: Plourin les Morlaix, Plougonven, Lanmeur, Pleyber-Christ, Plounéour-Menez, Locquénolé, Plouigneau, Morlaix.

Nous avons un comité de campagne qui a beaucoup travaillé dans l'ombre à la préparation des documents de campagne, du programme, des réunions publiques.

Anne Caradec et Christophe Ducourant, nos graphistes, Annie Le Calvez, qui nous a accueilli pendant un mois au lancement de la campagne pour nos réunions hebdomadaires du mercredi et qui s'est occupé de trouver tous les assesseurs dans le canton de Morlaix, Alain David, François Rippe, Bruno Fichou, Yann Guéméné, Daniel Ravasio, Christian Corre, Nicole Labelle, Yves Abramovicz, sont là pour en témoigner. Et d'autres encore qui ont beaucoup donné dans cette campagne: Michel Lespagnol, Michel Prigent, Annie Morel, Babeth Gaud, Babeth Racapé...

Des dizaines de militants ont parcouru les deux nouveaux cantons – 28 communes tout de même – pour distribuer des dizaines de milliers de tracts et de flyers, échanger avec les habitants, convaincre qu'il y avait de la place dans ce département et dans ce pays pour une gauche fidèle à ses valeurs, soucieuse de partage des richesses, d'affrontement vis à vis du libéralisme et des intérêts capitalistes, de solidarité, d'écologie et de participation citoyenne.

Si les électeurs vont être nombreux à nous accorder leur suffrage et leur confiance, c'est aussi grâce à tous ces militants qui cette fois-ci ne sont pas sur les affiches et qui s'investissent néanmoins totalement, y compris financièrement, car nous n'avons pas les moyens des partis de gouvernement.

Je ne les remercie pas car nous ne faisons chacun de bon cœur que si ce qui nous semble souhaitable et nécessaire pour le bénéfice de la collectivité et de la progression de nos idées communes mais je tenais néanmoins à saluer ces efforts et ces dévouements partagés.

Le Front de Gauche, c'est aussi ça, un collectif militant constitué de nombreux citoyens, et d'adhérents des différents partis qui composent notre coalition – PCF, Parti de Gauche, Ensemble. Un collectif où chacun sait travailler et se rendre utile à sa place.

Un collectif où la politique n'est pas vécue comme d'abord une concurrence pour le pouvoir mais comme une urgence sociale et humaine, un lieu d'épanouissement de possible réalisation de soi par le partage, la générosité dans l'effort et l'ouverture aux autres, la solidarité.

C'est pour ça que ce qui reste de nos campagnes électorales, au-delà du résultat brut, qui ne dépend pas que de nous, qui nous décevra toujours tant que nous laisserons aux manettes des partis dont on ne connaît que trop les politiques et les pratiques, c'est d'abord de belles expériences humaines, un capital de fraternité et de confiance pour l'avenir, pour continuer à travailler et se battre sur d'autres terrains que ceux de l'électoralisme.

Car le Front de Gauche, contrairement au PS ou à l'UMP, vous ne le voyez pas qu'à travers des élus ou lors des élections : il continue, avec ses moyens humains, qui ne sont pas illimités, tout au long de l'année à organiser des réunions publiques d'éducation populaire, des assemblées citoyennes sur des débats politiques de fond, il milite dans les quartiers populaires, aux portes des entreprises, sur les marchés, pour maintenir un contact régulier avec les citoyens, tenter d'accompagner chez eux l'esprit de révolte, de mobilisation, et surtout les faire sortir de la résignation et du dégoût passif. C'est notre but: rien ne se fera sans les citoyens. A nous seuls, sans la mobilisation du peuple, nous ne pourrons pas faire bouger le système de domination en place qui est bien installé pour protéger les intérêts de quelques privilégiés.

Le Front de Gauche exerce son droit d'alerte par ses communiqués, son journal L'Humain d'abord. Il assiste avec ses militants aux conseils municipaux et aux conseils communautaires.

En dehors du Front de Gauche qui fait ce travail pour restaurer la dignité de l'engagement et de la participation politique, pour expliquer aux gens qu'on peut penser hors du cadre dominant : celui du libéralisme et du capitalisme triomphants, celui de la délégation de pouvoir ?

Personne ou presque!

Les Verts se mobilisent à peu près exclusivement, avec un nombre de militants assez faibles, il est vrai, sur des questions écologiques. Importantes, certes, mais le social l'est aussi !

Quand il s'agit de mobiliser contre la réforme des retraites, l'ANI, la loi Macron, le TSCG, le Traité Transatlantique, quand il s'agit de défendre les services publics, le droit au travail et le droit du travail des salariés, nous sommes bien seuls, nous, militants et sympathisants du Front de Gauche, avec les syndicalistes qui ne sont pas dans l'accompagnement libéral du capitalisme comme la CFDT.

J'ai lu ce matin la profession de foi d'EELV : on pourrait pratiquement tout signer. Mais il manque tout de même des éléments importants : la référence à la montée des inégalités et de la pauvreté, de la précarité dans le travail. La dénonciation de la politique européenne et gouvernementale d'austérité et de soumission aux dogmes libéraux.

A se demander si les Verts localement ne ménagent leurs alliés des municipales socialistes.

Ce ne serait pas si étonnant quand on se souvient de ce qui s'est passé en 2012 : un parti qui fait 2 % aux présidentielles et obtient 18 élus grâce à ses accords d'avant présidentielles avec le PS. Le Front de Gauche, avec 11% aux présidentielles, obtient 11 députés un mois plus tard sans accord avec le PS.

Un parti avec deux ministres au gouvernement qui ont justifié par leur présence la mise en place de la politique d'austérité et de soumission aux directives ordo-libérales de Bruxelles, dont les députés pendant 2 ans, du temps du gouvernement Ayrault, non pas voté contre les budgets d'austérité, l'ANI (abstention).

Cécile Duflot a compris que continuer à soutenir cette politique et à la mettre en œuvre était une impasse sociale, économique et surtout pour EELV un suicide politique. Elle s'est depuis nettement démarquée de la politique de Hollande et Valls, a esquissé un début de réorientation des alliances dans la perspective de 2017 avec le Front de Gauche (45 % des listes EELV aux départementales se font avec le FDG, une ou certaines de ses composantes). Cécile Duflot a soutenu comme le front de gauche Syrisa. Elle a accepté avec Nouvelle Donne et des frondeurs du PS de participer aux "Chantiers d'espoir" pour construire une alternative au libéralisme à gauche pour les présidentielles de 2017.

Mais comme il y a une partie des élus écolos qui sont clairement sociaux-démocrates ou libéraux- centristes (la ligne de Rugy, Jean-Vincent Placé, Cohn-Bendit) et que ce n'est pas précisément un parti de militants (parmi ses 10000 adhérents déclarés, un certain nombre d'élus), EELV est d'ailleurs au bord de la scission.

En Bretagne, dans le Finistère : les écolos ont choisi la stratégie du Ni – Ni. Ni Parti Socialiste, ni Front de Gauche.

A Pont Labbé, Brest, et Morlaix-Plouigneau, ils ont refusé la main tendue du Front de Gauche.

Nous respectons leur choix, ils ont leur propres objectifs et intérêts politiques mais ce choix pourrait empêcher de passer devant le PS et d'avoir des élus autres que PS au Conseil Départemental pour faire vivre le pluralisme et le débat politique.

Or, il y a un enjeu très fort dans ces élections : montrer que la gauche aux responsabilités, ça peut être autre chose que le PS qui soutient et applique la politique d'austérité et la politique libérale du gouvernement. Cela ne peut qu'être autre chose que le PS, qui bien souvent, dans ses choix objectifs, ne se conduit plus en parti de gauche.

Il n'a pas dénoncé par exemple à travers sa majorité au Conseil Général la baisse des moyens à hauteur de 118 millions d'euros d'ici 2017 qui se traduira pas une augmentation de la fiscalité locale, des suppressions d'emplois dans les associations dépendantes du Conseil Général, les services sociaux et les autres services du Conseil Général, une dégradation des services publics et de l'action sociale en lien avec les compétences du Conseil Général.

Il soutient la réforme territoriale anti-démocratique qui veut adapter les territoires aux exigences de la concurrence capitaliste en éloignant les lieux de décision du citoyen et affaiblissant les solidarités et redistributions entre territoires.

S'il y a quelque chose qui doit nous convaincre que le PS s'est clairement coupé du peuple, c'est l'interview donné par François Hollande à Challenge, le journal très libéral des cadres, quand il dit qu'il ne changera rien à sa politique, qu'il ne changera pas de premier ministre, quelque soit le désaveu et le signe de profond désaccord et de volonté de sanction que les Français donneront le 22 et 29 mars.

C'est une raison suffisante pour ne pas appeler à voter PS au second tour si nous n'y accédons pas, pour ne pas donner de consigne de vote, pour laisser libres nos électeurs de choisir en conscience. Nous ne pouvons plus accepter que les représentants du peuple méprisent la volonté de peuple, qu'ils la dénaturent, qu'ils la confisquent.

Ce n'est pas ça la République. Pour nous, la République, c'est la chose du peuple, la res publica, pas celle des élites auto-proclamées qui gouvernent sans le peuple et contre lui.

Les dirigeants du parti socialiste devraient relire Jaurès qui est venu au socialisme car il ne séparait pas la république politique, entendue comme l'affirmation du suffrage universel et de la loi votée par les représentants du peuple, de la république sociale qui était son prolongement, souveraineté du peuple dans le domaine des relations économiques et sociales de manière à garantir les conditions minimales d'une égalité de bonheur pour tous.

Notre projet, c'est précisément de reconstruire cette gauche humaniste, transformatrice, volontariste, populaire, à mille lieux de celle qui n'est qu'une étiquette électorale pour conserver les intérêts du système et d'une coterie de carriéristes.

La république, notion à la mode, particulièrement depuis le 11 janvier et son fameux esprit saint d'oecuménisme républicain en trompe l'oeil.

L'UMP veut se rebaptiser "les républicains". Républicains à l'américaine, à la Reagan certes: ceux qui veulent garder l'ordre discriminatoire dans l'inégalité et mettre la force de l'Etat au service des privilégiés et des intérêts du capitalisme.

Quand nous disons que nous ne donnerons pas de consigne de vote au second tour, ce n'est pas pour dire qu'une victoire de la droite aux départementales nous indiffère. Au contraire. Mais seule la construction d'une alternative à vocation majoritaire de gauche anti-libérale claire sur ses objectifs et sa stratégie peut durablement faire échec à la droite et à l'extrême-droite.

Celles-ci sont d'ailleurs de plus en plus proches. Le maire UMP de Quimper, Mr Jollivet, ne qualifie t-il pas le FN de parti tout à fait républicain. Qualification qui en dit plus sur ce qu'est une partie de l'UMP aujourd'hui et ses arrière-pensées électorales que sur le FN!

L'UMP, on le sait, c'est la proposition d'un plan d'austérité dément de 150 milliards d'euros (trois fois plus que ce qui est fait aujourd'hui, avec déjà des conséquences catastrophiques sur l'économie, la montée des inégalités et la détérioration des services publics), la politique de l'argent roi, le passage à 40h travaillés dans le privé (payées 35), 38h travaillés dans le public (payées 35), la baisse des impôts pour les riches et les grosses entreprises, la culpabilisation et la réduction de droits pour les chômeurs, les précaires, les allocataires des minimas sociaux, la suppression de l'aide médicale d'urgence pour les sans-papiers.

Une vague bleue aux départementales ne nous rejouira aucunement, même si nous y verrons une conséquence logique de la politique libérale dirigée contre les travailleurs et les intérêts de la population de Hollande et de Valls. Nous connaissons cette droite sarkozyste qui ne reviendrait en grâce que par le biais du désaveu infligé aux socialistes et de l'absention. Nous savons de quoi elle est capable...

Nous savons que le risque de ces départementales est aussi qu'à force d'annoncer son ascension inexorable, le FN devienne, pas en Bretagne, mais dans beaucoup d'endroits en France, le nouveau venu des seconds tours.

Le FN ne sait qu'exploiter le ressentiment, le mal de vivre et les préjugés de citoyens déboussolés, frustrés, cherche à faire le buzz avec des slogans basiques et primaires, se complaît dans le culte de la personnalité : le Bleu Marine qui dissimule, si près derrière, le brun qui sent toujours aussi mauvais.

Il affiche partout en ville et sur la voix express des affiches d'auto-célébration mais on ne le voit pas exposer ses arguments et ses propositions dans des réunions publiques, dans des tracts, au contact avec les citoyens. Ses candidats sont parachutés à 50%, beaucoup n'ont strictement aucune crédibilité politique, ils n'ont pas conçu une ligne de programme, on recrute des mamies de plus de 90 ans sans craintre de prendre les électeurs pour des imbéciles.

Vous me direz, il n'a pas besoin d'avoir des candidats crédibles ou des propositions annoncées !

Ses prétendus adversaires de droite et du PS, par la nocivité de leurs politiques pour les classes populaires, travaillent pour lui, et parfois de manière tout à fait délibérée, comme Manuel Valls, comme les médias qui préfèrent poser en adversaires du système un parti d'extrême-droite national-populiste qui divise les pauvres et le monde du travail, alimente le vote utile au service des partis qui défendent les intérêts du système, ne remet pas en cause les conditions de l'accumulation capitaliste, bien au contraire puisqu'il s'attaque aux syndicats, aux acquis sociaux, stigmatise une partie des prétendus « assistés ». N'oublions pas que Jean-Marie Le Pen avait un portrait de Reagan sur son bureau...

Le FN se professionnalise, ratisse l'électorat populaire, principalement de droite, sur des thématiques anti-européennes, anti-libérales, lisse son discours, mais en Off, c'est toujours le même fond de commerce, celui de la xénophobie, de la stigmatisation de l'autre et de l'intolérance, et dans les municipalités qu'il dirige, ce sont des attaques contre l'action sociale, les pauvres et les quartiers populaires, les associations humanistes.

Le FN au pouvoir, avec les institutions de cette monarchie présidentielle qu'est la Ve République, avec son programme de sélection des bons et des mauvais français, d'explusion des résidents d'origine étrangère, c'est une aventure dont on sait par avance qu'elle est pas bonne à vivre. Mais le FN n'est pas encore aux portes du pouvoir, même si ses scores grimpent à la faveur de l'abstention.

René Perez, dans le Télégramme du lundi 16 mars, rappelait qu'entre les présidentielles de 2012 et les européennes de 2014, le FN était passé de 13% à 17% en Bretagne tout en perdant 80 000 électeurs: la prétendue montée inexorable du FN n'est qu'un effet du désaveu de plus en plus massif des français vis à vis des politiques, et de la montée de l'abstention due au sentiment que les alternances se suivent sans véritable changement de politique.

Je crois qu'il faut avoir la même attitude vis à vis du FN que Jaurès devant la montée en puissance de l'anti-républicanisme nationaliste et antisémite du général boulanger à la fin des années 1880: se dire que c'est l'indice d'une crise de régime, ne pas s'implimer dénoncer les conséquences mais s'intéresser aux causes, y voir "une aspiration confuse vers un monde meilleur" autant qu'"un acte de désespoir", y voir "un grand mélange de socialisme dévoyé" qui explique la capacité actuelle du FN à progresser dans les classes populaires désorientées par l'impuissance du politique, les conséquences du libéralisme européen et de la mondialisation financière et capitaliste. Et le FN n'est pas une exception en Europe: partout les partis d'extrême-droite ou nationaux-populistes progressent face aux politiques anti-populaires des droites et des sociaux-démocrates aux pouvoirs, soumis aux intérêts financiers et aux règles du libéralisme. Seule la reconstruction d'une gauche forte et ambitieuse, prête à sortir du "prêt-à- penser" libéral et capitaliste, à rompre avec les logiques austéritaires, comme elle émerge avec Syrisa en Grèce ou Podémos en Espagne, peut nous faire sortir des ornières de la montée des inégalités et de l'extrême-droite.

Ces élections départementales sont un moment important pour gagner ou perdre du temps sur ce chemin. Le Front de Gauche doit pouvoir continuer à grandir, et bien sûr à rassembler et se rassembler bien au-delà de ses rangs, avec les citoyens, les partis, les associations, les syndicats qui veulent d'un vrai changement économique, social, écologique, citoyen mettant l'humain au centre des décisions.

Ismaël Dupont -

Introduction au débat, réunion Front de Gauche à la mairie de Morlaix, le 19 mars 2015.

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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 22:55

Face à la droite et l'extrême-droite, face aux renoncements gouvernementaux

UNE NOUVELLE GAUCHE, UN NOUVEL ÉLAN

Déception, Résignation, colère…

Les mots se télescopent pour traduire le sentiment des femmes et des hommes qui ont voté en 2012 en espérant le changement. Électeurs de gauche, socialistes, écologistes, communistes et du Front de gauche, nous avons voté en 2012 non seulement pour nous débarrasser de Sarkozy, mais aussi de sa politique.

Certains avaient beaucoup d'espoir, d'autres beaucoup moins d'illusions. Moins de 3 ans après le bilan est catastrophique. Hollande et les gouvernements successifs n'auront même pas fait semblant de mener une politique de gauche. Depuis le début ils n'obéissent qu'au MEDEF et aux marchés financiers. Et pour quels résultats ? Alors que les dividendes versés aux actionnaires augmentent, nous assistons à l'explosion du chômage et de la précarité. La loi Macron, pire encore que l'illustration d'une politique de renoncement est saluée et encouragée par la droite et les forces libérales.

Face à ce que certains qualifient de trahison, les femmes et les hommes de gauche renoncent. Une force considérable, mais désabusée, qui, en ces temps difficiles et incertains, baisse les bras en se disant « A quoi bon ? Tous les mêmes ! ».

Le 22 mars lors des élections départementales, certains sont prêts à s'abstenir, ou à parfois se laisser tenter de voter pour le pire.

Nous avons toutes les bonnes raisons d'être déçus et en colère, mais pour autant faut-il laisser à la droite et son extrême tous les pouvoirs, les laisser décider de tout à notre place ? Faut-il, face à la trahison de nos espoirs, nous résigner à faire une croix sur notre avenir et l’avenir de nos enfants et petits-enfants ?

Face à la déception, Jean-Christophe Cambadelis, le Premier secrétaire du PS ne trouve rien de mieux que de faire porter la responsabilité de son échec sur l'ensemble des forces de gauche qui ne se rangeraient pas derrière le PS. Pour se rassembler la peur de la droite ne suffit pas, il faut être d'accord sur une politique. Et comment les forces de gauche pourraient-elles se rassembler derrière une politique libérale ?

Face à la colère, Manuel Valls panique et ne trouve d'autres solutions pour rassembler que d'agiter les peurs autour du Front national. Le danger est réel, mais pour l'endiguer, les postures, les gesticulations ne servent à rien : il faut changer de politique.

Les départements : un maillon essentiel des politiques publiques

Les élections départementales sont l'occasion de donner de la force à des élu-e-s de combats qui soutiendront les politiques de solidarité des départements : politiques de santé, d'aide aux personnes handicapées et âgées, de protection de l'enfance, de transports scolaires, d'insertion des personnes en difficultés etc. et d'encourager des choix pour le progrès social, l'emploi et les revenus, le vivre ensemble et l'environnement.

En résumé, c'est faire le choix du bouclier social quand tous les autres ne jurent que par des réductions de la dépense publique qui fragilisent les plus modestes et par conséquent sont créateurs d'injustices.

Une nouvelle gauche émerge

Ces élections sont aussi l'occasion de donner un signal : une nouvelle gauche se construit. Une gauche qui ne se résigne pas, une gauche anti-libérale, contre l'austérité. Une gauche qui fait passer l'intérêt des peuples avant celui des banques, une gauche pour qui le vivre ensemble ne reste pas qu'une formule !

Dimanche 22 mars, nous voulons faire entendre notre voix, une autre voix, nous sommes en colère mais nous ne nous résignons pas. Nous voulons un nouvel élan progressiste pour notre département et pour notre pays!

RENDEZ-VOUS

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, fera une déclaration au soir du premier tour des élections départementales.

A suivre en direct sur www.pcf.fr dimanche 22 mars à 20h15.

Dimanche 22 mars, votez Front de Gauche!
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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 17:37

Une cinquantaine de personnes étaient présentes à la mairie de Morlaix le jeudi 19 mars pour la dernière réunion du Front de Gauche dans le cadre des départementales avant le premier tour de dimanche prochain, sur le canton de Morlaix. La réunion a été dynamique et enthousiaste, ponctuée par des rires fraternels, des appels combatifs, quoique souvent marquée aussi par la gravité du moment.

Voici quelques photos de Serge Abramovicz.

Photos de la réunion de Morlaix du Front de Gauche: mercredi 19 mars
Photos de la réunion de Morlaix du Front de Gauche: mercredi 19 mars
Photos de la réunion de Morlaix du Front de Gauche: mercredi 19 mars
Photos de la réunion de Morlaix du Front de Gauche: mercredi 19 mars
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20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 17:15

REUNION MAIRIE DE MORLAIX

Jeudi 19 mars

Les propositions Front de Gauche, à deux voix

Michèle Abramovicz:

Avant de présenter les propositions du Front de Gauche, nous tenons à l’affirmer haut et fort : nous refusons que les missions du Conseil Départemental aient pour toile de fond l’austérité et les baisses de subventions. Comme l’a montré Julien, la France est un pays riche et avant de nous faire les poches, faisons donc une réforme fiscale, veillons à ce que les plus fortunés paient l’impôt à hauteur de leurs revenus et ramenons tout ce qui se trouve au Luxembourg, en Suisse, aux Iles Caïman ou autres paradis fiscaux ! Nous, ce que nous voulons c’est que l’économie profite à tous les citoyens et non à quelques-uns et quand on nous annonce que la France commence à aller mieux, on voudrait bien que ce soit le cas pour tout le monde ! Le département ne doit pas devenir un simple distributeur d’aides publiques. Il doit avoir les moyens de mettre en place une politique globale et cohérente sur le territoire. Pour cela, il faut que la clause de compétence générale soit maintenue et les moyens renforcés.

Sylvie Lécuillier:

Et puis, il faut arrêter de nous pondre des projets qui n’intéressent que ceux qui les ont conçus et leurs amis. Est-ce que la majorité des citoyens est d’accord avec la construction d’une centrale à Landivisiau ? – Est-ce que vous êtes pour la construction d’une centrale à Landivisiau ou d’un grand port de plaisance au Diben ? C’est curieux mais dans ces cas-là, l’austérité est oubliée ! Nous voulons que l’argent public soit dépensé à bon escient et pour servir l’intérêt général ! Pour toute élaboration de projet, une concertation citoyenne sera organisée, qui permettra de mieux appréhender les réels besoins sur le terrain et de gagner en efficacité.

Cela veut dire qu’il faut renverser la table.

Cela veut dire qu’il faut travailler à rebours de cette réforme territoriale qui cherche à éloigner les citoyens des centres de décision en les concentrant dans des structures toujours plus grandes et lointaines : régions, métropoles ou communautés d’agglo de plus en plus grandes … L’expertise des citoyens, des associations, du monde économique et de la jeunesse, ce n’est pas rien … Appuyons nous sur cette expertise pour élaborer ensemble une démocratie de proximité !

Michèle Abramovicz:

Est-il normal qu’on n’ait pas accès aux mêmes services publics partout sur le territoire ? que la Poste se désengage à Plougonven ou que la Trésorerie déserte Plouigneau ? Nous avons la chance d’avoir un territoire maillé par des villes petites ou moyennes ; il faut les préserver. On essaie de nous faire croire que les petites villes et les campagnes vont bénéficier de l’essor des métropoles ; ce n’est pas du tout ce que l’on voit. C’est même le contraire, les métropoles ont tendance à aspirer tout ce qui se trouve autour d’elles. Et c’est normal : la logique comptable impose de tout rentabiliser y compris les services publics ou les hôpitaux. Donc, ils sont transférés là où il y a du monde. Mais nous, au Front de Gauche, nous ne voulons pas de populations abandonnées et sacrifiées sur l’autel de la rentabilité. Nous allons donc développer une offre diversifiée de services publics et de proximité. Cela veut dire : lutter contre les déserts médicaux, développer une offre de transport public en secteur non urbain et entre les villes finistériennes non desservies par le train. Cela veut dire aussi : refuser l’unique logique comptable pour décider de la vie ou de la mort d’un collège. Et puis nous veillerons particulièrement à ce que l’offre culturelle soit mieux répartie, y compris en milieu rural. Le Finistère est riche d’un patrimoine architectural et culturel, du dynamisme de ses associations, il faut élargir leur rayonnement auprès du plus grand nombre. La culture contribue à l’enrichissement du lien social, elle ouvre sur d’autres façons de penser, de sentir, d’exprimer, elle ouvre donc sur la compréhension et l’acceptation des différences et nous savons combien nous en avons besoin aujourd’hui.

Sylvie Lécuillier:

Je crois qu’il faut parler des ressources et des richesses du Finistère. L’agriculture et la pêche demeurent les piliers de l’économie départementale. Le Finistère, c’est 1400 km de littoral, mais aussi d’innombrables ruisseaux et rivières. Tout ce patrimoine naturel, mais sensible, est à protéger et à mettre en valeur, afin de le transmettre aux générations futures. La mer est une richesse sur le plan touristique mais elle contient également des ressources considérables qu’il nous faut préserver. Réorienter la filière pêche vers une vraie politique de pêche durable, expérimenter des méthodes de pêche sélectives et de bonne gestion de la ressource, nous y sommes déterminés ; Nous accompagnerons le renouvellement de la flotte de pêche artisanale ; nous soutiendrons la recherche dans le domaine des sciences de la mer.

Michèle Abramovicz:

C’est vrai, notre région a une vocation agricole reconnue et ancienne mais on voit bien que le modèle actuel ne fonctionne plus et qu’il faut orienter les choses autrement : notamment arrêter la mise en place des fermes usines. Il faut répartir les terres agricoles pour une destination moins intensive. Réorienter les aides vers les pratiques biologiques et paysannes. A travers la restauration collective, le conseil départemental peut encourager les circuits courts de distribution et les productions de qualité ; il peut également développer des aides à la création de groupements coopératifs.

Et puis, il faut lutter contre l’étalement urbain qui est une catastrophe pour les terres agricoles et les espaces naturels. Les jeunes agriculteurs ne trouvent plus de petites surfaces pour s’installer et les terres indispensables à la production alimentaire du pays diminuent.

Sylvie Lécuillier:

D’une manière générale, le Conseil Départemental doit favoriser la mutation écologique du Finistère et l’aider à changer ses modes de production et d’échanges.

Nous ferons le choix des énergies renouvelables et renforcerons les plans d’économie d’énergie dans les collèges, le logement social et l’habitat privé

L’eau est un bien inaliénable dont la maîtrise et le contrôle doivent être assurés par les citoyens, les élus et les usagers. Nous soutiendrons le retour en régie publique de l’eau et de l’assainissement ; nous contribuerons à organiser les services publics de traitement des déchets selon des modes non polluants

Nous soutiendrons l’artisanat, les commerces de proximité et les PME/TPE, notamment à travers des pépinières d’entreprises qui créent de l’emploi.

Nous mettrons en place également des collaborations avec les acteurs de l’économie sociale et solidaire pour consolider ou encourager des initiatives locales.

Michèle Abramovicz:

Notre objectif premier c’est bien sûr d’améliorer la vie des finistériens au quotidien et de répondre à leurs besoins très concrets. Et le logement est une priorité. Sa part dans le budget d’un ménage a considérablement augmenté et 44 % des finistériens n’ont pas les moyens d’accéder à un logement de qualité. Il faut plus de 6 mois d’attente pour un logement social. Un de nos objectifs sera donc d’accroître l’offre de logements abordables mais également d’accompagner le développement de l’éco-habitat individuel et collectif. Et dans ce domaine, il faudra sans doute plus de transparence et donc un contrôle démocratique dans l’attribution des aides accordées aux communautés d’agglo ou aux bailleurs sociaux ; de même d'ailleurs que sur l’utilisation de ces aides. Aujourd’hui, on ne peut pas dire que la transparence soit toujours au rendez-vous.

Bien sûr, ce sont les personnes les plus précaires qui vivent le plus souvent dans des logements vétustes, voire indignes parfois, mal isolés, donc avec des factures énergétiques importantes. Or, la rénovation des logements sociaux ou l’accompagnement des propriétaires privés dans la rénovation des appartements entrent dans les compétences du département. Il y a là un chantier urgent que nous entreprendrons.

Favoriser la mixité sociale est aussi une priorité : certaines communes sont bien loin de respecter leurs obligations en matière de création de logements sociaux et il faudra bien accentuer les mesures incitatives et coercitives pour les y contraindre.

Sylvie Lécuillier:

Comme au plan national, la politique d’austérité menée actuellement fait basculer de plus en plus de finistériens dans la précarité. Le conseil général gère le dispositif du RSA. Or, il faut savoir que de nombreux bénéficiaires potentiels ne font pas valoir leurs droits. Cela veut dire qu’il est indispensable de mettre en place un guichet unique pour faciliter les démarches d’accès aux droits et aux informations. Mais il est surtout primordial de créer de l’emploi et le département peut y contribuer.

Nous développerons des politiques plus ambitieuses en matière d’insertion sociale en intensifiant la concertation avec les acteurs institutionnels ou associatifs qui sont en première ligne. C’est d’eux que viendront les solutions les plus cohérentes avec la réalité du terrain.

Michèle Abramovicz:

Un soutien plus énergique aux familles et aux jeunes en difficulté s’impose également. Cela veut dire bien sûr des crèches, le recrutement et la formation d’assistantes maternelles. La réussite scolaire se construit dès la plus petite enfance. Mais cela veut dire également qu’il y a urgence à investir de façon volontaire et massive dans la prévention en faveur des jeunes en difficulté et en risque de rupture familiale. Le Conseil départemental abandonne de plus en plus la prévention par manque de moyens et c’est intolérable. Nous assistons à une dégradation des situations qui amène à un recours de plus en plus fréquent aux placements en famille d’accueil et en institutions. Les travailleurs sociaux qui doivent faire face à des situations dramatiques qu’ils n’ont pas les moyens de gérer se sentent abandonnés. Il est urgent de les entendre et de construire des solutions avec eux.

Sylvie Lécuillier:

Les personnes âgées et en perte d’autonomie sont aussi les oubliées de notre société. Nous proposerons la création d’un pôle public de l’autonomie dans notre département et d’un service public à la personne qui structure une politique locale tant en direction des personnes âgées que des personnes handicapées ou invalides.

Nous établirons notamment un plan pluriannuel de créations de places en EHPAD. Selon Pierre Maille, il en manque au moins 2.000 alors qu’on en crée que 80 par an.

Nous avons également à structurer la filière du service à la personne en dotant les associations de moyens à la hauteur de l’enjeu, en revalorisant les professions par une formation, une rémunération digne et des conditions de travail satisfaisantes.

Le souhait majoritaire des personnes âgées est de rester à leur domicile : il faudra résoudre les difficultés liées à ce maintien. Nous développerons donc des aides à l’adaptation des logements ; nous faciliterons la création de logements intergénérationnels ou en centre-villes, à proximité des commerces et des services pour lutter contre l’isolement.

Enfin, les problèmes liés au vieillissement et à la dégradation de l’autonomie sont des problèmes de santé, nous lutterons et nous lancerons un débat public pour qu’ils soient reconnus et pris en charge comme tels par la sécurité sociale et l’hébergement par la solidarité nationale, sans que cela soit une charge pour les familles.

Michèle Abramovicz:

On voit bien que les restrictions budgétaires rendent difficiles la réalisation de ces projets qui ne sont pourtant que des réponses aux besoins élémentaires des citoyens. C’est la raison pour laquelle cette politique est indigne et que nous la refusons. Alors, ne nous leurrons pas, si nous n’avons que 2 élus au Conseil Départemental, nous ne pèserons pas suffisamment pour réaliser tout ce que nous vous avons proposé. Mais nous pourrons alerter, mobiliser, lancer le débat démocratique, défendre l’intérêt des finistériens, diffuser l’idée qu’une autre politique est possible. Seuls les Elus du Front de Gauche peuvent porter, au sein du conseil départemental, une alternative à cette politique comptable et purement gestionnaire. Seuls les élus du Front de Gauche peuvent porter une autre vision de la société qui met l’humain au centre et l’économie comme outil de son bien-être.

Voter pour les candidats du Front de Gauche, c’est voter pour une société progressiste, solidaire et fraternelle. Avec un vote massif Front de Gauche, tout peut changer.

Morlaix - le 19 mars 2015.

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 13:27
Solène André, Martine Carn, Roger Héré, et Jeremy Lainé

Solène André, Martine Carn, Roger Héré, et Jeremy Lainé

Introduction de Martine Carn

Introduction de Martine Carn

Photos de la réunion publique des candidats aux départementales à Plouigneau du mardi 17 mars (JL Le Calvez)
Photos de la réunion publique des candidats aux départementales à Plouigneau du mardi 17 mars (JL Le Calvez)
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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 06:50
Front de Gauche pays de Morlaix: dernière semaine de campagne avant le 1er tour des élections départementales
Front de Gauche pays de Morlaix: dernière semaine de campagne avant le 1er tour des élections départementales

Hier, mardi 17 mars à 20 H, a eu lieu à Plouigneau devant 50 personnes la dernière réunion publique avant le 1er tour animée par Roger Héré, Martine Carn, Jeremy Lainé, Solène André, candidats du Front de Gauche et de la liste "Finistère à gauche toute".

Martine Carn a insisté sur la trahison des dirigeants socialistes qui prennent les citoyens pour des imbéciles en menant une politique exactement inverse à ce pourquoi l'ensemble de la gauche a voté Hollande en 2012 aux présidentielles. Politique dictée par les intérêts du grand patronat et des actionnaires qui dégrade les conditions de vie de la population, le pouvoir d'achat, nourrit la désespérance sociale et politique. Seul le Front de Gauche incarne une alternative à cette orientation libérale et austéritaire.

Le 22 mars, 3 ans après l'élection de François Hollande, il s'agit aussi pour les Français de se prononcer sur sa politique nationale à l'occasion d'une élection où on vote dans toutes les communes.

Hollande a annoncé dans le magazine "Challenges" qu'il ne changerait ni de politique ni de premier ministre après la berezina annoncée des départementales. Quelle façon plus claire de dire que l'expression des citoyens compte pour rien, que le vrai maître: c'est le grand patronat et Bruxelles?

Il n'y a plus aucune raison de voter pour ces politiciens qui n'ont plus aucun rapport avec les valeurs et les idées historiques de la gauche, qui méprisent les citoyens et sont indifférents à la montée des inégalités, du chômage et de la précarité.

Nous espérons que notre campagne de terrain aura permis d'aider les citoyens à prendre conscience qu'il y avait une alternative à gauche en dehors des socialistes.

A Plouigneau, notamment, où Martine Carn a réalisé 22% des voix sur l'ancien canton en 2008, où Jeremy Lainé a réalisé 14% pour le Front de Gauche en 2011, il y a clairement la possibilité de passer devant la liste PS de Joëlle Huon et Georges Lostanlem avait de faire entrer la vraie gauche au Conseil Départemental.

Martine Carn et Roger Héré, respectivement ancienne adjointe au maire de Plougonven pendant 3 mandats et ancien dirigeant syndical, ont la crédibilité, la sincérité et la popularité nécessaire pour représenter l'électorat de gauche au second tour et gagner.

Cela dépend de la mobilisation dans les urnes des électeurs qui en ont assez de cette politique, de ces politiques - UMP et PS - qui adoptent les mêmes orientations anti-sociales, les mêmes pratiques anti-démocratiques.

Si Front de Gauche n'était pas présent au second tour, il ne donnera pas de consigne de vote car nous partageons complètement l'exaspération des citoyens par rapport à la politique conduite depuis trois ans, injuste et inefficace, que nous n'avons eu de cesse de combattre, et si nous savons que la droite a un projet réactionnaire et ultra-libéral qui aggravera encore la situation du pays, nous ne pouvons pas appeler à voter pour un Parti qui n'a plus de socialiste qu'un nom usurpé, et qui pour lui a perdu toute signification.

Un parti qui au gouvernement et à la présidence de la république mène une politique inégalitaire, destructrice des services publics, de la protection sociale et de l'économie réelle, tout ça pour se mettre au service du monde de la finance et de la soumission aux traités anti-démocratiques de l'Europe libérale.

Dans ces conditions, seule la révolte des citoyens comme en Grèce avec Syrisa, en Espagne avec Podémos et Izquierda Unida, en Irlande avec le Sinn Fein, contre la dictature du monde financier, du libéralisme et de l'austérité, peut amener en France, autour d'une montée en puissance du Front de Gauche, une perspective politique progressiste.

C'est ça ou l'élimination probable de la gauche au second tour des prochaines élections, avec des duels droite - extrême-droite.

Dans le canton de Morlaix le jeudi 19 à 20 h, mairie de Morlaix aura lieu la dernière réunion avant le 1er tour animée par Michèle Abramovicz, Ismaël Dupont, Sylvie Lécuillier, Julien Kerguillec, candidats du Front de Gauche et de la liste "Finistère à gauche toute".

Vous êtes invités à y venir nombreux !

Par ailleurs, pour l’affaire du service d’aide à domicile du CCAS de Plouigneau, qui a fait l’objet d’interventions de la part du front de gauche et de Roger Héré auprès de Mme Le Maire, Rolande Le Houérou (dans la presse et en conseil municipal), et malgré les deux avis défavorables donnés par le centre départemental de gestion, celle-ci maintient sa position de réduire les horaires des deux salariées de 17 h 50 à 5 h 00 par semaine.

Elle se refuse par ailleurs à rechercher toute solution au sein du CCAS ou de la commune pour maintenir ces salariées dans l’emploi.

C’est du licenciement pur et simple !

Un rassemblement (autour des intéressées) aura lieu ce mercredi 18 mars à 17 h 30 devant la mairie de Plouigneau. Ce serait bien que les militants du Front de Gauche soient là en nombre.

Tous celles et ceux qui le peuvent sont vivement invités à participer solidairement à ce rassemblement.

Le dimanche 22 mars, après le dépouillement et l'annonce des résultats, nous vous proposons de nous réunir à partir de 19h30 pour une soirée conviviale d'après campagne du 1er tour au local du 2 petite rue de Callac à Morlaix.

L'occasion de se retrouver pour un moment sympathique après une campagne intense.

Les militants des deux cantons de Morlaix et Plouigneau sont bien sûr invités...

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18 mars 2015 3 18 /03 /mars /2015 06:30

Le débat des départementales prévu par RCF Rivages n'a pas eu lieu mardi 17 mars comme initialement annoncé mais se déroulera ce mercredi 18 mars de 18h30 à 19h suite à la défection de Bernadette Malgorn et de Christian Troadec, remplacés par Maël de Calan (UMP) et un candidat UDB.

Je vous rappelle les 2 thèmes: Enfance-famille et Insertion.

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