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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 07:35
États-Unis. Course aux armements nucléaires : Biden ne change rien (L'Humanité, Odile Tsan, 11 juillet 2021)
États-Unis. Course aux armements nucléaires : Biden ne change rien
Dimanche 11 Juillet 2021 - L'Humanité

L’augmentation des dépenses prévues par la Maison-Blanche au budget 2022 pour « la modernisation » de l’arsenal nucléaire, reprend la périlleuse fuite en avant initiée par l’ex-président.

 

Joe Biden s’inscrit dans la poursuite de la course aux armements nucléaires engagée par son prédécesseur. Cette volonté transpire dans les chiffres que vient de fournir la Maison-Blanche sur ses propositions de budget pour l’année 2022. Le financement de la « modernisation de l’arsenal nucléaire » lancée à grands frais par Donald Trump, est maintenu dans les mêmes ordres de grandeur. Au grand désappointement de plusieurs ONG engagées en faveur de la lutte pour la paix et le désarmement. L’Association pour le contrôle des armes (Arms Control) prend les citoyens à témoin en citant des extraits de discours de campagne où Joe Biden se répandait contre « l’excès des dépenses pour les armes nucléaires ».

« 1,5 fois plus importante que le budget total des centres sanitaires et de prévention. » Mark Pocan et Barbara Lee, membres démocrates de la Chambre des représentants

Au sein de l’aile gauche du Parti démocrate, inquiétudes et critiques s’accroissent après les récents renoncements d’un plan bipartisan sur les infrastructures – le projet d’augmentation de l’impôt sur les sociétés de 21 % à 28 % y a été tout simplement biffé. À elle seule, l’augmentation des dépenses militaires programmée est sur un an « 1,5 fois plus importante que le budget total des centres sanitaires et de prévention » contre la pandémie de Covid-19, s’insurgent dans une déclaration commune Mark Pocan et Barbara Lee, membres démocrates de la Chambre des représentants.

Un budget historique de 752,9 milliards de dollars

La hausse des dépenses pour les armes nucléaires contribue pour une bonne part à l’augmentation de 11 milliards de dollars du projet de budget consacré aux armées et à leurs engins de mort. Soit un niveau historique de 752,9 milliards de dollars, qui pulvérise les records déjà atteints ces quatre dernières années.

La « modernisation » de l’arsenal nucléaire obéit à une logique extrêmement périlleuse. Elle est en effet en bonne partie destinée à l’élaboration d’armes dites de « plus faible puissance » (lower field), qui rendraient leur usage plausible sur un éventuel champ de bataille. En rupture donc avec les principes de la dissuasion nucléaire fondés sur un non-usage des armes atomiques par crainte d’un anéantissement réciproque. Lors du lancement du processus en 2018, Trump avait soulevé un tollé et avait été accusé, à juste titre, de se comporter comme un docteur Folamour justifiant le recours d’une éventuelle « frappe nucléaire en premier » contre un adversaire sans risquer l’apocalypse en retour.

Miniatures mais monstrueux

La « modernisation » reprise à son compte par l‘équipe Biden suppose la poursuite de la mise au point de missiles dits « miniaturisés » tirés depuis des sous-marins, dont la puissance ne permettrait certes pas, selon les spécialistes, de vitrifier des métropoles entières, mais serait tout de même équivalente à celle de la… bombe d’Hiroshima.

C’est la gabegie de dépenses militaires sur le long terme qui inquiète le plus les progressistes états-uniens. La « modernisation » des arsenaux nucléaires répond en effet à la nécessité d’une programmation sur au moins une décennie. L’Association pour le contrôle des armes a calculé que cela induit un surcroît de dépenses militaires de quelque 634 milliards de dollars (510 milliards d’euros) sur les dix prochaines années.

De plus, ce type de décision risque d’aiguiser dangereusement les tensions internationales. Elle devrait conduire Russie et Chine à répliquer dans la course aux armes nucléaires de toutes sortes. Moscou et surtout Pékin ont été présentés en juin lors des sommets de l’Otan et du G7 comme les ennemis d’un Occident dont Joe Biden s’est proclamé le guide.

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14 juillet 2021 3 14 /07 /juillet /2021 07:32
Cuba. Dans la Grande Ile asphyxiée par le blocus, la colère déborde - Rosa Moussaoui, L'Humanité, 13 juillet 2021
Cuba. Dans la Grande Île asphyxiée par le blocus, la colère déborde
Mardi 13 Juillet 2021 - L'Humanité

Des manifestants sont descendus dans les rues de plusieurs dizaines de villes. Les sanctions américaines, la pandémie de Covid-19 et la crise économique se conjuguent pour le pire, dans un climat de tension guetté par Washington.

C’est une secousse sérieuse. Sans doute la plus forte depuis le Maleconazo du 5 août 1994, lorsque les dures restrictions économiques de la « période spéciale », dans une île sous blocus états-unien, ayant perdu ses appuis soviétiques avec la chute du bloc de l’Est, avaient donné lieu, à La Havane, à de violentes émeutes. Dimanche, des marches ont réuni, aux cris de « Liberté ! », des milliers de Cubains excédés par les pénuries d’aliments, de médicaments, par les coupures d’électricité. Parti de San Antonio de los Baños, une petite ville à 25 km au sud-ouest de La Havane, où le premier rassemblement a été signalé, cet élan a gagné plusieurs dizaines d’autres villes, dont la capitale, au rythme des images répercutées sur les réseaux sociaux, de plus en plus fréquentés depuis l’arrivée de l’Internet mobile, fin 2018.

« Nous avons faim ! » 

Conséquence logique de la pire crise économique depuis trente ans : la crise sanitaire, la mise à l’arrêt du secteur touristique et le brutal durcissement des sanctions américaines par l’administration Trump se sont combinés pour le pire, entraînant, ces derniers mois, une dégradation terrible des conditions de vie de la population. « Nous avons faim ! » scandaient les protestataires, en défiant d’imposants déploiements militaires et policiers.

Les réformes économiques entrées en ­vigueur au début de l’année, dans le contexte le plus défavorable qui soit, avec une ­récession de 11 % en 2020, n’ont pas eu les effets escomptés. Au contraire, la fusion au début de l’année du peso (CUP) et du peso convertible (CUC), aligné sur le dollar, a entraîné une sévère spirale inflationniste. Les salaires des fonctionnaires et les retraites ont bien été multipliés par cinq, mais ces hausses, qui ne concernent que les trois cinquièmes de la population, ont vite été rattrapées par l’hyperinflation, malgré l’instauration d’un contrôle des prix.

L’industrie du tourisme, l’une des principales pourvoyeuses de devises et d’emplois, qui représentait, en 2019, près de 10 % du PIB, s’est, elle, effondrée avec la pandémie de Covid-19 : Cuba n’a accueilli, en 2020, que 1 million de visiteurs étrangers, contre plus de 4 millions l’année précédente. Autre ressource vitale qui s’est réduite comme peau de chagrin : les transferts de fonds des Cubains établis à l’étranger, qui ont diminué de plus de 50 % au cours de l’année 2020. Une pénurie de devises propre à asphyxier un pays qui importait, en 2019, près de 70 % de ses denrées alimentaires.

Le cynisme de Washington

Dans ces circonstances, le marché noir prospère, mais à des prix inaccessibles pour l’écrasante majorité des Cubains, et, surtout, l’île est plus vulnérable que jamais aux effets de la guerre économique sans merci que lui livre Washington avec le blocus décrété en 1962, dont la portée extraterritoriale interdit le développement des échanges économiques et commerciaux avec des pays tiers. Au début de la pan­démie, la haute commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, avait mis en garde contre les effets humanitaires désastreux de ces sanctions, en appelant à les « assouplir » ou à les « suspendre ». Non seulement son appel n’a pas été entendu, mais Donald Trump les a au contraire renforcées, avec un arsenal de 243 nouvelles mesures et l’inscription de Cuba sur la liste des pays que les États-Unis tiennent pour « terroristes ».

Avec cette politique d’étranglement aux conséquences criminelles, l’objectif stratégique de Washington est clair : pousser la population à bout, l’encourager à se ­retourner contre le gouvernement cubain pour le faire tomber. Sur ce terrain, l’admi­nistration Biden n’a pas manifesté de ­volonté de rupture. Dans un message adressé, le 20 mai dernier, à « tous ceux qui construisent un Cuba meilleur », le secrétaire d’État Antony J. Blinken exaltait la « quête de liberté, de prospérité et d’un avenir plus digne » appuyée selon lui par les États-Unis. Lesquels plaident désormais, avec un cynisme assumé, pour un « corridor humanitaire », Joe Biden imputant même « les souffrances économiques » des Cubains au « régime autoritaire » de La Havane. Réponse de Miguel Diaz-Canel, dimanche, à la télévision : « Nous n’admettrons pas que de quelconques contre-révolutionnaires, des mercenaires vendus au gouvernement des États-Unis (…) provoquent la déstabilisation dans notre peuple. » Le président cubain a solennellement appelé «  tous les révolutionnaires du pays, tous les communistes, à descendre partout dans la rue pour déjouer cette provocation » annonçant à ses yeux un « plan d’annexion ».

Le coût des sanctions

Au total, La Havane estime à 9,157 milliards de dollars le préjudice causé par le blocus à son économie, entre avril 2019 et décembre 2020, soit 436 millions par mois en moyenne. Au cours de ces cinq dernières années, ces sanctions auraient coûté à l’économie cubaine plus de 17 milliards de dollars.

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 05:10

 

Les négociations à l’OCDE s’annoncent très serrées après le feu vert donné samedi par les ministres des Finances du G20 à l’impôt mondial de 15 % et à la taxation des multinationales.

D’habitude avares en tout, les grands argentiers du G20 ont été prodigues en superlatifs. « Nous sommes parvenus à un accord historique sur une architecture fiscale internationale plus stable et juste », ont-ils annoncé samedi en clôture de leur sommet à Venise. Les ministres des Finances et des gouverneurs de banque centrale des vingt plus grandes puissances économiques mondiales ont repris à leur compte l’accord travaillé au sein de l’OCDE et appuyé par le G7 début juin. À défaut de l’ONU, non saisie sur la question, c’est à ce club des riches qu’est revenu l’honneur de poser la première pierre de cette construction fiscale à deux « piliers ». Le premier vise à taxer les plus grandes multinationales qui échappent à l’impôt à coups d’optimisations fiscales. Le second porte sur une imposition minimale mondiale de 15 % sur les bénéfices des entreprises afin de réduire le dumping fiscal entre pays ainsi que le nombre de paradis fiscaux. Si les principes sont posés, les détails restent à régler. Or, les discussions qui vont reprendre à l’OCDE jusqu’en octobre pourraient réduire cette maison commune fiscale aux ambitions déjà bien réduites en une baraque ouverte à toutes les exceptions.

1- Un impôt mondial façon emmental

Bruno Le Maire a salué samedi une « révolution fiscale » pour laquelle « il n’y a plus de retour en arrière possible ». Le ministre de l’Économie peut se montrer enjoué. Lui qui avait rué dans les brancards lorsque à l’OCDE un taux minimal d’impôt sur les sociétés de 25 % était discuté, puis bataillé contre les 21 % proposés il y a tout juste un mois par les États-Unis se contente fort bien des 15 % planchers entérinés par le G20. Un taux de 25 % aurait pourtant rapporté jusqu’à 32 milliards d’euros dans les caisses du fisc français chaque année ou 170 milliards d’euros à l’Europe, selon l’Observatoire européen de la fiscalité. Mais le gouvernement suit à la lettre son document de positionnement sur la transparence fiscale adressé à l’Union européenne, que le Medef avait rédigé.

Si la France n’en a pas l’ambition, rien n’empêche d’autres pays de fixer un impôt sur les bénéfices des sociétés au-delà de ces 15 %. Mais alors bien plus haut. « Après plusieurs décennies de baisse des taux nominaux de l’impôt sur les sociétés, la convergence semble désormais se faire autour de 25 % », notait le Conseil des prélèvements obligatoires en fin de semaine dernière. Les États-Unis passeront à 28 %, les Britanniques à 25 %. L’Italie est à 24 %. L’Allemagne n’est pas loin en comptant son imposition locale. La France, qui vise les 25 % en 2022, ne dépareillera pas.

Ces 15 % n’effraient pas non plus les multinationales. Moins de 10 000 grandes entreprises seraient concernées : celles dont le chiffre d’affaires annuel dépasse 750 millions d’euros. Elles pourront sans doute compter sur le club de paradis fiscaux, mené par l’Irlande, rassemblant notamment la Hongrie, l’Estonie, la Barbade pour négocier quelques exemptions afin de préserver leur « attractivité fiscale ». Voilà pourquoi l’OCDE table sur 150 milliards de dollars de recettes fiscales annuelles par an. Que ça. Mais déjà ça.

2- Les multinationales tremblent peu

La taxation des multinationales telle que prévue dans le « pilier un » ne fait pas peur non plus aux entreprises les plus riches. Dans l’état actuel des discussions, seules celles dont le chiffre d’affaires dépasse les 20 milliards de dollars et qui affichent une rentabilité supérieure à 10 % sont visées. 20 % et 30 % de leurs « surprofits » pourraient être taxés. Mais à ce compte, Amazon échapperait au mécanisme du fait de son agilité fiscale. Quant aux entreprises financières et extractives, elles ont bon espoir d’être exemptées. Parties à cent, les multinationales visées pour payer leurs impôts dans le pays de leurs sièges sociaux et de leurs activités pourraient se retrouver à 70.

Par ailleurs, comme le note Quentin Parrinello, d’Oxfam France, « des exemptions s’organisent déjà. Trois lignes dans le texte de l’OCDE indiquent que si vous disposez d’actifs, comme une usine, ou de salariés dans un pays, vous aurez droit à 5 % de déduction fiscale dans les cinq premières années de mise en place de l’accord, puis de 7,5 %. On ne parle plus de trous dans le plancher des 15 %. Ce sont carrément des parties qui ont été sciées ! ».

Les multinationales tremblent d’autant moins que celles s’estimant trop taxées pourraient saisir des tribunaux arbitraux. Face à leurs bataillons d’avocats, les gouvernements désargentés pèseraient peu dans ces juridictions privées.

3 - Des mécanismes qui ne réduisent pas les inégalités

Des pays en développement comme le Nigeria et le Kenya n’ont pour l’heure pas signé le texte de l’OCDE. C’est qu’ils ne profiteront globalement pas de ce surplus fiscal. 40 % de la population mondiale la plus pauvre devra se partager, selon les projections de l’OCDE, 2,4 milliards d’euros à l’année, soit à peine un euro par citoyen, quand les huit États les plus riches récupéreront, eux, plus de 50 milliards. Or, ce sont les pays en développement qui souffrent le plus de l’évasion fiscale des multinationales.

Pour tenter de faire passer la pilule, les ministres des Finances des 19 pays les plus riches et de l’Union européenne vont discuter d’une nouvelle émission de droits de tirage spéciaux (DTS) au profit des plus vulnérables.

Derrière ce nom technique se cache la monnaie du Fonds monétaire international (FMI). Adossés aux grandes banques centrales, ces fonds soit servent de monnaie de réserve pour stabiliser la valeur de la monnaie intérieure, soit sont dépensés pour financer des investissements. Le G20 réfléchit ainsi à mobiliser un peu plus de 80 milliards d’euros en DTS, dès le mois d’août. Soit à peine une année de revenus de taxe sur les multinationales, dont les pays pauvres ne verront globalement pas la couleur.

4 - Les États-Unis donneront le la

Une dernière incertitude demeure : l’application par les États des mesures une fois définies au sein de l’OCDE. La taxe sur les multinationales implique que les pays où les firmes ont leurs activités s’entendent avec ceux où ces mêmes firmes possèdent leurs sièges pour recouvrir les taxes dues. « Les modalités d’une telle coopération, qui pourraient faire l’objet d’une convention multilatérale, restent à fixer », prévient le Conseil des prélèvements obligatoires (CPO). Quant à l’impôt mondial, il appartient à chaque pays de l’OCDE de le retranscrire. « Certains États – notamment ceux pratiquant les taux d’imposition les plus faibles – pourraient être tentés de transposer les règles de manière très restrictive », reprend le CPO.

Les États-Unis, qui ont donné une impulsion décisive aux travaux de l’OCDE cet hiver, joueront là encore un rôle pivot. L’administration Biden n’a pas lâché son objectif d’affaiblir les Gafam. Le président états-unien a exhorté vendredi la juriste Lina Khan, pourfendeuse des géants du numérique à la tête de l’autorité américaine de la concurrence (FTC), de viser les activités anticoncurrentielles de ces firmes.

Mais l’affaire s’annonce difficile au Parlement avec les républicains. Dans ce jeu de politique intérieure, les taxes Gafam, appliquées par exemple en France ou en projet en Europe, feront objet de monnaie d’échange. La secrétaire au Trésor Janet Yellen a appelé dimanche les Européens à reconsidérer ces taxes « discriminatoires à l’égard des entreprises américaines ».

 

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13 juillet 2021 2 13 /07 /juillet /2021 05:06

 

Depuis plusieurs semaines, suite à un le début de reprise économique, les médias mettent l’accent sur la volonté des Français de dépenser l’épargne cumulée durant les mois de confinement. En occultant le fait que 80% de cette épargne supplémentaire se trouve sur les comptes de 20% des ménages. De leurs côtés, les multinationales de l’industrie automobile lancent une nouvelle forme « destruction » dite « créatrice » au nom de la conversion à la voiture électrique.

La récession économique de 2020 imputable au coronavirus a fragilisé beaucoup de professions, à commencer par toutes celles dont l’activité dépend de l’argent dont disposent les ménages, qu’il s’agisse d’aller au restaurant, de fréquenter une salle de sport ou de s’offrir des vacances pour ne prendre que quelques exemples. Dans une longue note de conjoncture publiée le 1er juillet, l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE) prévoit une croissance du Produit intérieur brut (PIB) de +6% sur l’année 2021 après un recul de -8% en 2020. L’inflation serait de +1,8% sur l’année en cours et la « croissance du pouvoir d’achat rapporté au nombre d’unités de consommation en 2021 » serait de +1,4%.

Dans un dossier en quatre parties rendu public le 29 juin dernier, l’INSEE se montrait beaucoup moins optimiste que dans la note du 1er juillet. On apprenait que « fin 2020, 28,2 millions de personnes sont en emploi en France, dont 25,2 millions de salariés. L’emploi salarié a baissé de 296.000 sous l’effet de la crise sanitaire (…) Par ailleurs, les démarches de recherche d’emploi ont été limitées par les restrictions de certaines activités, si bien que le chômage au sens du BIT (Bureau international du travail) a reculé et le halo, la part des personnes de 15 à 64 ans, sans emploi et souhaitant travailler a augmenté de 0,4 point parmi les 15-64 ans pour atteindre 10,3% », précisait l’INSEE dans ce dossier.

L’Institut relevait aussi, qu’en 2020, «la durée effective de travail des salariés à temps complet a fortement reculé par rapport à 2019 : -101 heures.  Les trois quarts de cette baisse sont imputables à la période du premier confinement. Les secteurs dont l’activité a été considérée comme non essentielle où ceux qui sont liés au tourisme ont été les plus touchés ». Certes, l’indemnisation du chômage partiel a compensé une partie importante des pertes de salaires en 2020, mais cela s’est néanmoins traduit par un recul du pouvoir d’achat pour des millions de ménages dont les revenus étaient déjà insuffisants pour vivre correctement avant la crise.

Chute moyenne de 4,9% du salaire par tête en 2020 

Dans la présentation générale de ses notes du 29 juin, l’INSEE précisait à propos de l’évolution de la situation des salariés en 2020 : « Dans le privé, le salaire moyen par tête (SMPT nominal) a chuté de 4,9% en moyenne en 2020 notamment au deuxième trimestre où il s’est effondré. Cela résulte du recours massif au chômage partiel qui s’est substitué aux salaires (…) La crise a davantage pénalisé les bas salaires mais les dispositifs de soutien ont limité l’accroissement des inégalités ». Ce qui signifie qu’elles ont tout de même augmenté. Du coup, même avec 1,4% de mieux qu’en 2020 on est loin de retrouver la situation moyenne de 2019 concernant le pouvoir d’achat.

La partie de l’étude du 29 juin  consacrée à l’évolution de la situation des salariés nés entre 1940 et 1980 montrait, sans surprise,  que les aînés ont travaillé dans un contexte de croissance économique plus favorable que les plus jeunes  tandis qu’au « fil des générations, le diplôme  apparaît de moins en moins rémunérateur relativement aux autres participants au marché du travail» Mais «en période de chômage élevé, les salariés les moins qualifiés sont davantage évincés de l’emploi que les autres», notait  aussi l’INSEE.

Risques de mauvaises surprises en 2021 et 2022

Revenant sur les conséquences de la  récession économique de 2020 dans  le quatrième volet de son étude, l’INSEE indiquait que, l‘an dernier, «quatre salariés sur cinq étaient employés dans une entreprise dont l’activité a fortement baissé; le télétravail s’est fortement développé et a concerné jusqu’à 28% des salariés; le chômage partiel a concerné jusqu’à  27% des salariés (…) Tous secteurs confondus: 37%  des salariés étaient employés dans une entreprise dont l’activité  s’est dégradée lors des deux confinements de 2020». Dans le secteur de la restauration, 70% des salariés étaient dans une entreprise complètement à l’arrêt au premier confinement, le chiffre étant de 60% dans celui du spectacle. Durant la même période, « l’activité a été interrompue ou s’est fortement dégradée dans plus de 80% des entreprises de la construction, le recours au chômage partiel s’est alors généralisé », précisait l’Institut.

Toujours en 2020, « l’industrie automobile a pâti du manque de débouchés, en particulier lors du premier confinement. Pour plus de 90% des entreprises l’activité s’est arrêtée ou a baissé de plus de moitié. Le dispositif de chômage partiel a été fortement mobilisé au cours des premiers mois de la crise », relève cette étude. Mais, depuis des semaines, du fait des ruptures dans les livraisons de pièces- notamment des composants électroniques dont la production a été délocalisées en Asie et ailleurs pour réduire le coût de la main-d’œuvre- on nous informe que des chaînes de montages sont à l‘arrêt en France et en Europe.

Un bilan carbone sous-estimé pour la voiture électrique

Par ailleurs, la course de vitesse dans laquelle sont lancées les firmes multinationales pour produire des voitures dotées d’un moteur électrique se traduit déjà en France par des réductions de commandes chez les sous-traitants produisant des pièces pour les voitures thermiques. Pourtant, les chaînes de montages auront encore besoin de ces pièces durant plusieurs années en France comme en Europe. Mais commander davantage dans des pays à bas coûts de main d’œuvre semble être la stratégie des grandes marques françaises et européennes désormais.

En réalité les grandes firmes de l’automobile sont en train de mettre en place un processus accéléré de « destruction créatrice », au nom d’une nécessaire réduction des émissions de CO2. En tentant de faire oublier que chaque voiture dotée d’un moteur électrique doit parcourir au moins 40.000 kilomètres avant que son bilan carbone ne passe sous celui d’un moteur thermique. Car il faut extraire et travailler beaucoup de fer, de cuivre et d’autres matériaux pour produire ces voitures et leurs grosses batteries.  De ce fait, il est déjà acquis que cette conversion mondiale fera croître les émissions de CO2 sur toute la planète durant les deux prochaines décennies, voire au-delà. Surtout si les voitures thermiques retirées du marché dans les pays développés continuent d’être exportées en Afrique comme c’est le cas depuis de nombreuses années. Il resta aussi à voir quel sera le prix d’une voiture électrique quand le cuivre et les métaux issus des terres rares se feront de plus en plus rares.

Cela arrivera bien plus tôt que les économistes libéraux et les décideurs politiques ne l’imaginent aujourd’hui.               

 

 

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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 05:38

 

Avec sa campagne estivale lancée la semaine dernière, le PCF souhaite mettre au cœur du débat d’autres réformes que celles envisagées par Emmanuel Macron pour les mois à venir. Entretien avec son porte-parole, Ian Brossat. Entretien

Au nom de la dette et de l’équilibre du système, Emmanuel Macron envisage de porter à 64 ans l’âge de la retraite. Comment un départ à 60 ans, comme vous le proposez, est-il possible ?

IAN BROSSAT Pendant que les ultrariches bénéficient d’une sorte de totem d’im­munité, le gouvernement fait les poches des plus modestes. L’impératif budgétaire ne saurait justifier un nouveau recul social. Malgré le matraquage sur le déséquilibre de notre système, les dernières études du Conseil d’orientation des retraites montrent que le niveau de déficit n’a rien d’alarmant et que la part des pensions dans le PIB va passer de plus de 14 % à 13,7 %.

Lire aussi : Présidentielle 2022. Sous le soleil de Marseille, la « Caravane des jours heureux »

Repousser l’âge de départ revient de fait à expliquer aux salariés en première ou deuxième ligne pendant les différents confinements qu’ils devront travailler plus pour toucher la même pension. C’est d’autant plus scandaleux qu’une retraite digne à 60 ans au bout de 37 annuités et demie, comme le propose Fabien Roussel, est tout à fait possible si on a le courage de s’en prendre aux revenus financiers des entreprises.

Face à cette politique, la gauche dans son ensemble atteint péni­blement les 25 % dans les sondages sur 2022. Comment la candidature PCF, créditée pour l’heure de 3 à 3,5 %, peut-elle aider à inverser ce rapport de forces ?

IAN BROSSAT Il y a les sondages, mais aussi les leçons à tirer des dernières élections. Or, quand on compare les résultats de premier tour dans un dépar­tement comme le Pas-de-Calais, on s’aperçoit que, le même jour avec une candidature unique aux régionales, la gauche fait 20 %, et qu’avec des candidatures diverses aux départementales elle rassemble 46 % des voix. Autrement dit, l’idée qu’une ­candidature unique à la présidentielle serait une solution miracle ne se vérifie pas dans les faits.

Notre objectif n’est pas de retrancher des voix à d’autres mais de faire revenir à la gauche ceux qui s’en sont éloignés en se tournant vers l’abstention. Beaucoup des débats qui monopolisent l’attention – burkini, fêtes de mariage, assesseure voilée… – n’ont rien à voir avec les préoccupations quotidiennes des Français. Nous voulons remettre sur la table les vrais sujets qui les taraudent : le social, le travail, l’utilisation de l’argent, l’industrie, les délocalisations… D’ailleurs, depuis quelques semaines, Fabien Roussel commence à faire entendre sa petite musique, et à engranger des points.

La sécurité comme l’immigration ou encore la laïcité sont, elles, des questions omniprésentes dans le débat public et elles suscitent des divisions à gauche. Quelle ligne entend défendre le PCF ?

IAN BROSSAT La sécurité ne peut pas être un sujet tabou : ceux qui souffrent le plus de la délinquance sont les habitants des quartiers populaires. Mais nos réponses sont aux anti­podes de celles de la droite et de l’extrême droite. Elles passent à la fois par la reconstitution d’une police de proximité saccagée par Nicolas Sarkozy, par une justice qui retrouve les moyens de fonctionner alors même qu’elle a été clochardisée, et par un puissant travail de prévention avec les asso­ciations de terrain.

Quant à l’immigration, le Parti communiste est profondément attaché à ce que la France accueille dignement ceux qui cherchent un refuge. Force est de constater que le droit d’asile n’est pas respecté du fait de critères trop restrictifs et de l’aberrant règlement de Dublin. Il convient de revoir totalement notre politique d’accueil pour nous hisser à la hauteur des valeurs de la République aujourd’hui foulées aux pieds.

Lire aussi : Inégalités. Ces familles qui valent 1 000 milliards

La campagne estivale du candidat communiste a été lancée la semaine dernière avec une « Caravane des jours heureux ». Quelles propositions s’agit-il de faire connaître ?

IAN BROSSAT L’augmentation des salaires, le Smic à 1 500 euros net, le partage des richesses… Nous voulons placer au cœur de la campagne la nécessité absolue de nous attaquer à l’accroissement inouï des inégalités qui pourrissent la vie des Français : en un an le chômage a augmenté de 6 %, alors que les entreprises du CAC 40 ont prévu de verser 51 milliards d’euros à leurs actionnaires. Avec les 42 étapes de notre caravane, nous mettrons ces propositions en débat avec les vacanciers et les habitants. Nous poursuivrons ces échanges à l’automne, et Fabien Roussel présentera son projet en fin d’année.

La jeunesse est aussi une des priorités du PCF. Plan « Un jeune, une solution », garantie jeunes… Qu’opposez-vous à ces dispositifs mis en avant par l’exécutif ?

IAN BROSSAT Le gouvernement ne prend pas du tout la mesure du drame. Un jeune sur cinq vit sous le seuil de pauvreté. Et ce n’est pas avec les trois cacahuètes qu’il consent à leur accorder qu’il résoudra les difficultés, dont il est d’ailleurs responsable. Avec sa dernière réforme, l’APL de 40 % des jeunes allocataires a baissé. Notre ambition est de permettre à la jeunesse de France d’être la mieux formée du monde, ce qui suppose un accroissement considérable des moyens de l’éducation nationale et des universités. Et pour que chacun puisse vivre décemment, nous défendons la création d’un revenu étudiant afin que les jeunes ne soient plus condamnés à vivre dans la précarité.

 

 

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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 05:32
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12 juillet 2021 1 12 /07 /juillet /2021 05:23

 

Jean Bernard Levy, PDG d’EDF, a brutalement annoncé à la FNME-CGT l’abandon du projet de conversion «Ecocombust», travaillé par le syndicat avec les salariés de la centrale, dans le cadre des objectifs, fixés par le Chef de l’État lui-même, d’une sortie du charbon pour la production électrique en 2022.

Ecocombust, ce sont 400.000 tonnes de CO2 économisés annuellement, grâce au savoir-faire des salariés de l’énergie et à l’utilisation de la biomasse à la place du charbon, pour une très grande partie.

 

 

Visiblement gêné d’assumer cette décision totalement absurde et révoltante, le Président de la République prend la responsabilité de renoncer à un projet de conversion industrielle pourtant essentiel à la transition énergétique et à la lutte contre le réchauffement climatique, dans lequel se sont impliqués les salariés et que soutiennent très largement les collectivités locales.

Comment peut-on croire une seconde que pour quelques dizaines de millions d’euros, l’entreprise publique EDF, par ailleurs largement bénéficiaire cette année, renonce à un projet d’avenir, pour l’emploi comme pour la transition écologique ? C'est bien l'avenir du site et de ses emplois qui est en fait la cible du Chef de l'Etat.

Décidément, Emmanuel Macron n’a que mépris pour l’industrie de notre pays, pour les compétences de ses salariés et leur capacité d’innovation. Même sur les projets les plus innovants, il n’a de cesse que d’accompagner sinon d’organiser le démantèlement de l’industrie française, nourri par sa culture des milieux d'affaires et des banques.

Depuis de nombreux mois aux côtés des énergéticiens en lutte contre les divers projets de démantèlement de la filière énergie et de sa totale libéralisation, le PCF s’insurge contre ce nouveau coup porté à un territoire tout entier, mais aussi à l’ensemble d’une filière stratégique pour notre souveraineté.

Il continuera, aux côtés des salariés, de la FNME-CGT, des élus locaux, d’agir pour que les salariés disposent de réels pouvoirs d’intervention dans les choix de leur entreprise et pour que l’argent, qui ne manque pas, soit enfin mis au service d’une reconquête industrielle capable de lutter réellement contre le réchauffement climatique.

 

Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du PCF,

 

 

 

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10 juillet 2021 6 10 /07 /juillet /2021 07:14
Inégalités. Ces 500 familles françaises qui valent 1 000 milliards - L'Humanité, 9 juillet 2021
Inégalités. Ces familles qui valent 1 000 milliards
Vendredi 9 Juillet 2021 - L'Humanité

La mouture 2021 du classement des plus grandes fortunes de France a été publiée jeudi par Challenges. Leur enrichissement, en temps de crise sanitaire et économique, dépasse le stade de l’indécence.

 

C’est la première fois que le magazine Challenges semble embarrassé par son propre classement des 500 plus grandes fortunes de France. Les ultrariches ont tellement profité de la crise que ça en devient flagrant. Leur patrimoine cumulé a ainsi augmenté de 30 % en un an, pour frôler les 1 000 milliards d’euros.

Sur dix ans, la fortune des milliardaires français a gonflé de 439 %.

Il y a désormais 109 milliardaires, contre 95 l’an dernier. Rappelons qu’il y a dix ans, en 2011, ils étaient 51 à dépasser le milliard d’euros. « Ce sont les plus fortes progressions annuelles jamais enregistrées par notre palmarès, mis en place en 1996 », a indiqué Challenges. Sur dix ans, la fortune des milliardaires français a gonflé de 439 %.

Tout en haut de la pyramide

Comme chaque année depuis 2017, Bernard Arnault et sa famille sont en tête, avec une fortune estimée à plus de 157 milliards d’euros. Une progression de 57 % par rapport à juin 2020. « Les crises nous rendent plus forts », avait déclaré fin avril le PDG de LVMH en commentant les résultats financiers de son groupe. Suivent la famille Hermès (81,5 milliards d’euros), celle des Bettencourt (71,4 milliards) et en quatrième et cinquième positions celles d’Alain et Gérard Wertheimer, héritiers de Chanel, et de François Pinault, fondateur de Kering.

Icon Quote La fortune des 10 Français les plus riches est désormais supérieure de presque 100 milliards à celle des 490 autres grandes fortunes françaises.  Quentin Parrinello, porte-parole d’Oxfam

« L’enrichissement est particulièrement fort en haut de la pyramide. La fortune des 10 Français les plus riches est désormais supérieure de presque 100 milliards à celle des 490 autres grandes fortunes françaises, explique Quentin Parrinello, le porte-parole d’Oxfam. Un constat similaire à celui que nous dressions un an après la pandémie : entre mars 2020 et mars 2021, les milliardaires français ont gagné 170 milliards d’euros – soit deux fois le budget de l’hôpital public ! »

Profiteurs de crise

Ces grandes fortunes ont profité des plans de secours à l’économie : des milliers de milliards d’euros ont été injectés par les banques centrales et une bonne partie a fini sur les marchés financiers pour venir gonfler la capitalisation des groupes du luxe, des technologies et de l’industrie pharmaceutique. Le patrimoine des principaux actionnaires a grossi d’autant. En outre, malgré la crise, ils ne se sont pas privés de dividendes. La famille Arnault a touché la moitié de ceux versés par LVMH, soit près de 1,5 milliard d’euros ; 750 millions pour les Bettencourt ; 415 millions pour Pinault.

Des cascades d'argent public

Les croissances de patrimoine financier les plus importantes se retrouvent dans les entreprises technologiques, les licornes françaises, qui ont opéré des levées de fonds énormes, soutenues par une cascade d’argent public en soutien. Les dirigeants de Snowflake, société d’hébergement de données, ont vu leur fortune exploser de 400 % en un an. Le fondateur de Snapchat, jeune trentenaire naturalisé français par Emmanuel Macron, dépasse désormais les 10 milliards d’euros (+ 115 %). Côté Big Pharma, le PDG français de Moderna a vu son patrimoine tripler, les fondateurs du laboratoire Ethyfarm se contenteront d’une hausse de 114 % de leur fortune.

Même pour un média comme Challenges que la richesse fascine, ces résultats paraissent indécents alors que la crise a fait un million de nouveaux pauvres en France et 150 millions dans le monde. « Pourquoi le capitalisme accroît les inégalités », titre en page intérieure l’hebdomadaire. Un éditorial demande même à taxer les plus riches. Un sondage vient enfoncer le clou : les deux tiers des Français demandent au gouvernement de taxer les grandes fortunes.

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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 08:42
A coeur ouvert, le journal santé PCF Bretagne de l'été 2021 avec des contributions d'Irène Frachon, Benjamin Amar, Serge Klopp, Marion Villez, Daniel Junker
A coeur ouvert, le journal santé PCF Bretagne de l'été 2021 avec des contributions d'Irène Frachon, Benjamin Amar, Serge Klopp, Marion Villez, Daniel Junker
A coeur ouvert, le journal santé PCF Bretagne de l'été 2021 avec des contributions d'Irène Frachon, Benjamin Amar, Serge Klopp, Marion Villez, Daniel Junker
A coeur ouvert, le journal santé PCF Bretagne de l'été 2021 avec des contributions d'Irène Frachon, Benjamin Amar, Serge Klopp, Marion Villez, Daniel Junker
A coeur ouvert, le journal santé PCF Bretagne de l'été 2021 avec des contributions d'Irène Frachon, Benjamin Amar, Serge Klopp, Marion Villez, Daniel Junker
A coeur ouvert, le journal santé PCF Bretagne de l'été 2021 avec des contributions d'Irène Frachon, Benjamin Amar, Serge Klopp, Marion Villez, Daniel Junker

Sommaire de ce numéro 7 de A cœur ouvert - 2e trimestre 2021

Le journal santé de la commission santé du PCF Bretagne:

- "Le covid 19 et la crise de la civilisation capitaliste" - par Benjamin Amar, porte-parole de la CGT Val-de-Marne, membre de la direction nationale de la CGT

- "Au procès du Mediator, Servier est déclaré coupable mais reste impuni..."  - par Irène Frachon, pneumologue au CHU de Brest

- "Quand le gouvernement déshumanise la psychiatrie, c'est l'humanité de chacun-e qui est attaquée! " - par Serge Klopp, référent psychiatrie du PCF

- "Alzheimer: des représentations plus nuancées mais encore fortement stigmatisantes" - par Marion Villez, enseignant-chercheur à l'université paris-Est Creteil

- "Une société pour tous les âges" - par Daniel Junker, Agent retraité SNCF, animateur collectif retraite du PCF

 

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9 juillet 2021 5 09 /07 /juillet /2021 08:37

Ouest-France

Morlaix. Une navette électrique en test dans le centre-ville

Une navette électrique est en test dans le centre-ville de Morlaix (Finistère), de samedi 10 juillet 2021 au 31 décembre 2021. Côté plages, il sera désormais possible de rejoindre Carantec via une navette estivale des bourgs de Taulé et Henvic.

 

Des navettes électriques viendront compléter l’offre de transports publics du centre-ville de Morlaix, dès samedi 10 juillet 2021. | OUEST-FRANCE

Une navette électrique débarque en centre-ville de Morlaix (Finistère), samedi 10 juillet 2021. Un test jusqu’au 31 décembre 2021. « Le but est de réduire l’empreinte carbone de nos transports », commente Roger Héré, vice-président chargé des mobilités, lors du conseil de Morlaix communauté de ce lundi 5 juillet 2021.

Gratuite et de 22 places, elle suivra un itinéraire Traoulen-Pouliet vers la place Puyo. Soit 19 allers-retours de plus de l’offre existante. « Elle s’arrêtera à l’Ehpad Saint-François pour sept allers-retours et au quartier du Val-Fleuri pour neuf allers-retours. Là où il n’y avait pas de transports publics auparavant. »

Expérimentation entre Taulé-Henvic à Carantec

Enfin, une expérimentation est mise en place entre les bourgs de Taulé-Henvic pour rejoindre le collège des Deux-Baies, à Carantec.

Une correspondance avec les navettes estivales carantécoises est prévue. Elle fonctionne avec deux allers-retours quotidiens. Idéal pour se rendre à la plage sans voiture…

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-une-navette-electrique-en-test-dans-le-centre-ville-e40bde90-ddc6-11eb-8229-722c0b385f7f

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