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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 08:14

A l’occasion de la commémoration du 72ème anniversaire des bombardements de Hiroshima et Nagasaki, le Parti communiste français tient à rappeler son engagement pour l’élimination des armes nucléaires, deux ans après la participation du PCF et de Pierre Laurent aux cérémonies du 70ème anniversaire au Japon.

Depuis, l’action conjointe d'associations, d'institutions internationales et de certains États a permis l'adoption par 122 pays d'un Traité d’Interdiction des Armes Nucléaires sous l'égide de l'ONU le 7 juillet dernier.
 En fournissant l’instrument juridique permettant d’aller vers la fin des armes nucléaires, ce traité représente une avancée considérable sur le chemin de leur élimination.

Les puissances dotées de l’arme nucléaire, signataires du Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires, se sont jusqu’à présent tenues à l’écart des négociations. En revanche, elles ne sont pas en mesure d’empêcher la poursuite du processus ainsi enclenché ; elles ne pourront pas indéfiniment ignorer l’aspiration des peuples au désarmement et à la paix.

La France peut s'investir sur la scène internationale en impulsant une nouvelle politique étrangère et de sécurité au service de la paix, du désarmement et du développement durable. Pour commencer, la France doit renoncer à la prétendue « modernisation » de son arsenal nucléaire et se retirer des structures militaires de l’OTAN, organisation issue de la guerre froide qui entretient les tensions en Europe.

Le PCF en appelle aux français pour que notre pays rompe avec la logique du surarmement et de la guerre puis rejoigne le camp de la paix.

A l'appel du Mouvement de la paix, les communistes participeront nombreux aux marches de la paix organisées partout en France le 23 septembre prochain, à l’occasion de la Journée Internationale de la Paix.

 

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15 août 2017 2 15 /08 /août /2017 08:13

Dix millions d’œufs contenant des traces d’un insecticide toxique, le Fipronil, ont été disséminés sur les étals européens. Retour sur l’éclosion d’une affaire où le manque de transparence des gouvernements impliqués inquiète.

Martin V.d.B et Mathijs I. avaient cru trouver la poule aux œufs d'or, ils ont finalement provoqué le scandale des œufs contaminés. Comme le raconte Marc Metdepenningen sur Le Soir, site d’information de Belgique francophone, les deux chefs d’entreprise néerlandais de la société Chickfriend avaient séduit leurs premiers clients lors des « Journées agricoles de Venray », une foire consacrée aux techniques de l’élevage intensif. Ils proposaient aux éleveurs avicoles un produit révolutionnaire, débarrassant les poules de leurs poux rouges pendant huit mois, quand les meilleurs insecticides leur promettaient au maximum trois mois de tranquillité. Avec en plus, une odeur de menthol et d’eucalyptus qui couvrait les effluves de l’insecticide traditionnellement utilisé. 

Potion magique

Car les poux rouges sont les ennemis jurés des éleveurs et de leurs poules. L'invasion des parasites qui se nourrissent du sang des poules perturbe la ponte, et peuvent même mener les volailles jusqu’à une mort par épuisement. Les petites bêtes, très colonisatrices, se reproduisent en une semaine. Leur élimination, et l'utilisation fréquente d'un insecticide, est indispensable à la vie du cheptel. La nouvelle de l’apparition de ce produit se répand donc chez les éleveurs de volaille de la région, et Chickfriend conquiert une grande partie du marché néerlandais (180 élevages), ainsi que cinquante élevages belges. Les deux entrepreneurs refusent de révéler la recette de leur potion magique aux éleveurs qui la leur demandent.

Le pot aux roses est découvert outre-Quiévrain le 2 juin, à l’occasion d’un contrôle de routine de l’agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire (AFSCA) dans un pondoir : le produit miraculeux, appelé DEGA16, est en fait un insecticide traditionnel allongé au Fipronil. Cette molécule, apprend-on dans un article du Monde, est un insecticide synthétisé par Rhône-Poulenc, et commercialisé depuis 1993 sous la marque Régent. Mais en 2003, le produit est soumis à un moratoire européen, mis en cause pour sa toxicité pour les abeilles.

 

10 millions d’œufs 

D’où vient ce poison ? L’enquête des inspecteurs de l'Afsca les mène sur la piste de Poultry Vision, une société basée à Weelde, en Belgique toujours, qui fournissait à Chickfriend le produit miraculeux. Poultry Vision se ravitaillait auprès de la Societatea Nationala Institutul Pasteur, située en Roumanie. Si l’on ne sait pas encore si Chickfriend était consciente de la dangerosité du DEGA16, les factures retrouvées à la Poultry Vision attestent du fait que la société agissait en connaissance de cause, explique De Telegraaf. Les 3 000 litres d’insecticides, acquis pour 108 000 euros, y apparaissent sous le nom de « Fypro-rein ».

Le 19 juin, l’Afsca belge avertit son homologue néerlandais. Les Pays-Bas bloquent leur production avicole le 22 juillet, après l’identification de quatre élevages suspects. Entretemps, le 20 juillet, les autorités belges informent les États membres et la Commission européenne au travers du réseau d’alerte européen (RASFF). Trop tard. Dix millions d’œufs potentiellement contaminés sont disséminés majoritairement entre les Pays-Bas, la Suisse, la Belgique, l’Allemagne ou encore la Suède. Les Échos indiquent que la grande surface Aldi a retiré tous ses œufs de la vente en Allemagne, quand Lidl, Rewe et Penny ont choisi de ne détruire que les œufs néerlandais. Les deux principaux supermarchés de Suisse les ont imités, tout comme quatre chaînes en Belgique.

 

Affaire européenne

En France, seulement cinq établissements d'ovoproduits ont reçu des œufs contaminés. Un seul éleveur du Pas-de-Calais a utilisé le fameux insecticide dans ses poulaillers, et les œufs qui en sont issus ont été interceptés avant leur mise sur le marché. « L'Union européenne estime qu'il n'y a aucun risque pour le consommateur s'il ingère moins de 0,009 mg/kg au cours d'un repas ou d'une journée. Pour une personne pesant 60 kg, cela représente 0,54 mg, soit environ huit des œufs présentant la plus forte concentration de Fipronil », indique Le Courrier Picard dans un article détaillé sur les effets de la molécule. Ainsi, seule l’ingestion d’œufs par des enfants pourrait leur faire dépasser le seuil réglementaire, sans que cela soit automatiquement synonyme d’empoisonnement.

Cette affaire d’œufs contaminés est néanmoins prise très au sérieux par les dirigeants européens. Les députés écologistes belges, et notamment Georges Gilkinet, se sont retournés contre leur nouveau ministre de l’agriculture Denis Ducarme, lui reprochant de n’avoir pas tiré la sonnette d’alarme dès juin, plutôt que d’attendre jusqu’à fin juillet. Les responsables belges se sont d’abord défendus en expliquant qu’ils préservaient ainsi le secret de l’instruction. Mais surtout, le ministre de l’agriculture belge a produit dans la matinée du 8 août un rapport de l’Afsca indiquant que les Pays-Bas avaient connaissance depuis novembre 2016 de traces de Fipronil dans les œufs de certaines de leurs exploitations, explique Le Parisien. « Quand un pays comme les Pays-Bas, un des plus gros exportateurs d’œufs au monde, ne transmet pas ce genre d’information, ça pose vraiment problème », a déclaré Denis Ducarme lors d’une audition publique extraordinaire devant des députés belges à Bruxelles. Christian Schmidt, le ministre de l'agriculture allemand, furieux, a déclaré dans un entretien avec le quotidien Bild : « Au regard de ce que l'on sait, quelqu'un a clairement procédé avec une énergie criminelle pour frelater [des œufs] avec un produit interdit. (...) J'attends des autorités compétentes qu'elles élucident [ce dossier] rapidement et minutieusement. En particulier la Belgique et les Pays-Bas en ont ici l'obligation. »

 

« Quid des pizzas et de la mayonnaise ? »

Le député Jean-Marc Nollet, peu convaincu par les explications de son ministre de l'agriculture, a répliqué en produisant la facture de « Fypro-rein » datant de mai 2016. « Potentiellement depuis le mois de mai 2016, le Fipronil est présent dans nos exploitations agricoles. Dire comme le ministre Ducarme le fait qu'il n'y a plus de problème parce que les exploitations ont été fermées, c'est faux. C'est vrai pour juillet 2017 mais pas pour avant », dénonce le parlementaire selon la RTBF, avant d’interroger : « L'entreprise en question, qui a été livrée, est actuellement bloquée mais elle a effectué nombre d'opérations dans des exploitations agricoles depuis mai 2016. Pour l'instant, on ne discute que de la partie visible de l'iceberg. Quid des produits dérivés, les pizzas, la mayonnaise ?»

La faible toxicité du Fipronil est une chance au vu de l’étendue de la catastrophe que cela aurait pu être avec un produit plus nocif. Mais cette affaire met en lumière la lenteur des autorités sanitaires à déceler les anomalies dans la production, le manque de transparence des gouvernements impliqués quand il s’agit de rendre public un scandale sanitaire susceptible de mettre en difficulté leurs entreprises, quand bien même la santé de leurs populations pourrait être en jeu. Ce qui n’est pas très rassurant.

Quant aux deux chefs d'entreprise, ils auraient peut-être dû réviser « La poule aux œufs d'or », de Jean de La Fontaine, dans le texte : 

L’avarice perd tout en voulant tout gagner,
Je ne veux, pour le témoigner,
Que celui dont la Poule, à ce que dit la Fable,
Pondait tous les jours un œuf d’or.
Il crut que dans son corps, elle avait un trésor.
Il la tua, l’ouvrit, et la trouva semblable
A celles dont les œufs ne lui rapportaient rien.
S’étant lui-même ôté le plus beau de son bien.
Belle leçon pour les gens chiches :
Pendant ces derniers temps, combien en a-t-on vus,
Qui du soir au matin sont pauvres devenus
Pour vouloir trop tôt être riches ?

 

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 10:41

 

Comme Helga, 80 ans, 11 % des retraités allemands sont contraints de travailler pour arrondir leurs fins de mois. C'est la conséquence des réformes Schröder du début des années 2000 qui ont accru les inégalités entre les personnes âgées.
Comme Helga, 80 ans, 11 % des retraités allemands sont contraints de travailler pour arrondir leurs fins de mois. C'est la conséquence des réformes Schröder du début des années 2000 qui ont accru les inégalités entre les personnes âgées.

Outre-Rhin, les relations entre les femmes et le monde professionnel sont marquées par la complexité. Les Allemandes sont souvent écartelées entre l'envie de maternité et la volonté de s'épanouir professionnellement. Concilier les deux, dans un contexte de précarisation du marché du travail et de retraites au rabais, relève du défi. 

De notre correspondant en Allemagne.

 

 Clac-Clac... La balayette cogne mollement sur les deux côtés des marches de l'escalier brun. 13 h : bientôt l'heure de la pause pour Helga au 4e étage de cet immeuble du centre de Berlin. Chaque mercredi, elle gravit, le souffle court, les cages d'escalier de quatre immeubles. Rituel laborieux qui la fait se lever à 6 h 30 et traverser la ville en métro.

950 euros de retraite après 44 ans de travail


En guise d'explication, ce petit bout de femme, parlant français avec une pointe d'accent, affirme qu'elle en « a besoin ». D'abord, « parce qu'elle a toujours travaillé » ; ensuite, parce qu'elle manque d'argent, joignant le geste à la parole en frottant son pouce sur son index. Helga a 80 ans. Elle a travaillé 44 ans de sa vie. Sa pension de retraite s'élève, si on peut dire, à 950 euros. Trop peu pour vivre ses vieux jours paisiblement, mais 150 euros de trop pour pouvoir prétendre au complément du minimum vieillesse pour les retraités. En digne héritière de sa mère, une de ces « Trümmerfrauen » (« femmes des ruines ») qui ont rebâti le Berlin bombardé après-guerre, celle qui n'a jamais connu son père a cumulé les boulots d'usine entre deux grossesses. Tissage, conserverie de poisson, façonnage du métal : l'essentiel était de « gagner sa croûte », dit celle qui a « mis ses deux hommes à la porte ». Aujourd'hui, seule, elle dépense presque la moitié de sa pension dans le loyer de son deux-pièces-et-demie situé dans la périphérie de Berlin-Ouest. Pour s'autoriser des extras, comme inviter sa fille au sauna afin de gommer les courbatures du ménage ou offrir des cours de français à l'un de ses huit petits-enfants, elle a donc « besoin » de la corvée du mercredi.

Le nombre de retraités actifs a doublé en dix ans


Dans un Berlin où la gentrification renchérit la vie, beaucoup de gens sont à la peine pour finir leur existence dans la dignité. La situation d'Helga est loin d'être une exception. Selon l'Institut fédéral de la statistique allemand, le nombre de retraités contraints de travailler a doublé en dix ans, soit 11 % des plus de 65 ans. Les réformes Schröder du début des années 2000 étaient motivées par l'ambition de sauver le système par répartition, menacé par le vieillissement de la population. Au menu : baisse des taux de cotisation et allongement progressif de la durée du travail. Cette réforme du chancelier social-démocrate a finalement eu pour effet pervers d'accroître les inégalités entre les personnes âgées. Avec des femmes en première ligne des injustices. Dans son livre, l'universitaire Kristina Vaillant évoque des « travailleuses piégées ». « Le retraité allemand standard est défini par la loi : il a travaillé 45 ans à plein temps, avec un salaire brut moyen de 3.000 euros. Quand il remplit tous ces critères, il perçoit une pension complète. Sinon, il y a des décotes automatiques qui touchent souvent les femmes, car la moitié de celles qui travaillent le font à mi-temps. S'est ajoutée la libéralisation du marché du travail, avec les minijobs, à 10 euros de l'heure ou moins, sans cotisations retraite. Dans ce secteur, il y a deux fois plus de femmes que d'hommes. » Résultat : les femmes perçoivent moitié moins de retraite que les hommes. Sel
on u
ne étude de l'institut Bertelsmann parue fin juin, dans la génération des baby-boomeuses parvenant à la retraite en 2030, la moitié percevra moins de 950 euros par mois, tous revenus complémentaires compris.

« Mère-corbeau »


Même si le travail au féminin est mieux accepté, une dimension culturelle imprègne la conception de la femme au travail : « Une mère ne prenant que deux mois de congés maternité est encore jugée comme une "mère-corbeau" qui abandonne son petit », constate Jutta Allmendinger, la directrice du Centre de recherches sociales (WZB). En théorie, les mères peuvent s'arrêter de travailler pendant un an après la naissance du bébé, en étant rémunérées jusqu'à 70 % de leur salaire. Mais certaines n'hésitent pas à « sacrifier » toute leur carrière professionnelle pour éduquer leurs enfants. Selon Barbara Vinken, auteure du « Mythe de la mère allemande », « la grande majorité des mères croient dans leur mission de rendre le monde meilleur en se consacrant à 100 % à leurs enfants. Les parents allemands estiment qu'"abandonner " un enfant d'un an à une crèche à plein temps est nocif pour son développement ». À 31 ans, Stella, rencontrée dans un café dédié aux enfants, a tiré une croix sur un emploi d'ingénieur pour devenir mère à plein temps d'Emma : « C'est mon métier maintenant, c'est normal ! ». Dans une société qui donne souvent le rôle de soutien de famille au père, beaucoup de villes restent à la traîne pour proposer des structures d'accueil des enfants car le concept d'école maternelle n'existe pas. Il manque 350.000 places de crèches, alors que 500.000 femmes souhaiteraient exercer un métier à temps complet, estime une étude du Parti social-démocrate. Entre impératifs économiques, préjugés culturels et désir d'accomplissement, la femme allemande doit louvoyer pour chercher le juste équilibre. 
 

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 07:02

Sous Trump, l’Amérique raciste défile et défie à visage découvert

LAURENCE MAURIAUCOURT
DIMANCHE, 13 AOÛT, 2017
L'HUMANITE
Des drapeaux nazis, ouvertement brandis samedi en Virginie : une image qui a fait le tour du monde via les réseaux sociaux.

Des violences entre des partisans de l'extrême droite américaine et des contre-manifestants ont causé la mort d'une, voire trois personnes et fait une vingtaine de blessés samedi à Charlottesville en Virginie. La réaction du président Donald Trump qui a renvoyé les deux camps dos à dos, a suscité de vives réactions, dont celle de l’ex-président Obama. Retour sur les faits.

L’information a ajouté l'indignation samedi : une femme de 32 ans a été tuée lorsqu'une voiture a foncé, volontairement selon des témoins, dans une foule de contre-manifestants venus s'opposer à un rassemblement unitaire de la droite radicale américaine: néo-nazis, suprémacistes blancs, Ku Klux Klan (KKK) jusqu'à la droite alternative ou Alt Right, dont une partie au moins avait soutenu Donald Trump à l'élection présidentielle.

Ce sont même trois morts qui sont dénombrés. "Nous avons des gens qui sont venus ici pour provoquer la confusion, le chaos et le trouble, lesquels ont provoqué trois décès", a en effet déclaré Maurice Jones, directeur municipal de Charlottesville, au cours d'une conférence de presse.

Des affrontements entre manifestants des deux camps s'étaient multipliés avant le rassemblement de Charlottesville, finalement annulé mais trop tard par les autorités de cette petite ville historique de l'est des Etats-Unis.

Donald Trump refuse de condamner explicitement les mouvements d’extrême droite

Le président américain Donald Trump a certes condamné les violences de Charlottesville, mais sans se prononcer sur la responsabilité de l'un ou l'autre des camps en présence. "Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties", a-t-il déclaré depuis son golf de Bedminster (New Jersey), où il passe ses vacances.

En semblant renvoyer dos à dos les deux camps, le président américain a provoqué l'indignation chez les Démocrates mais aussi un malaise chez les Républicains, son propre parti. "La haine et la division doivent cesser, et elles doivent cesser immédiatement", a lancé le président. Interpellé par des journalistes, il a refusé de condamner spécifiquement les mouvements d'extrême droite.

La démocrate Hillary Clinton, battue par Donald  Trump à l'élection présidentielle de 2016, l'a critiqué, sans le nommer. "Chaque minute où nous permettons à cela de se poursuivre par un encouragement tacite ou par inaction est une honte et un danger pour nos valeurs", a-t-elle tweeté.

Le sénateur républicain de Floride, Marco Rubio, est lui aussi intervenu sur Twitter. "Très important pour la nation d'entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu'ils sont, une attaque terroriste menée par des suprémacistes blancs".

Barak Obama cite Mandela

L'ex-président Barack Obama est sorti de sa réserve en citant Nelson Mandela: "Personne ne naît en haïssant une autre personne à cause de la couleur de sa peau, ou de ses origines, ou de sa religion".

Dans la soirée, le ministre de la Justice Jeff Sessions a dénoncé pour sa part "l'intolérance raciale et la haine". Les violences de Charlottesville "trahissent nos valeurs fondamentales et ne peuvent être tolérées", a-t-il dit.

Le FBI, la police fédérale, a d’abord annoncé l'ouverture d'une enquête sur les circonstances dans lesquelles la voiture a foncé sur la foule, tuant la jeune femme et blessant 19 autres personnes. Le conducteur du véhicule a été placé en garde à vue et la police traite les faits comme un "homicide criminel", a déclaré le chef de la police de Charlottesville, Al Thomas. Selon la chaîne de télévision CNN, le suspect, James Alex Fields Jr, 20 ans, originaire de l'Ohio, a été inculpé de meurtre, de blessures et de délit de fuite. Trois autres personnes ont été arrêtées et inculpées.

Témoignages

La vidéo montrant une voiture de couleur sombre percutant un autre véhicule par l'arrière, qui lui-même rentre dans une troisième voiture devant lui, a fait le tour du monde. La voiture responsable de la collision repart alors vivement en marche arrière au milieu des manifestants paniqués.

"On marchait dans la rue quand une voiture, une berline noire ou grise, nous a foncé dessus, elle a percuté tout le monde. Puis elle a reculé et nous a encore heurtés", a déclaré un témoin à l'AFP.

"Une fille au sol a été mutilée. C'était volontaire, ils ont fait exprès de faire marche arrière", a raconté un autre homme qui avait assisté à la scène.

L'annonce de ce rassemblement de mouvements d'extrême droite, qui voulaient dénoncer le projet de démontage de la statue d'un général sudiste et favorable à l'esclavage de la guerre de Sécession, suscitait les plus grandes inquiétudes.

Il se présentait comme l'un des plus importants de cette mouvance politique depuis au moins une décennie avec des centaines de participants, selon les organisations antiracistes.

Dès le début de la journée, de nombreux manifestants arboraient des armes semi-automatiques, comme le permet la loi en Virginie. Et devant de premières échauffourées très violentes, les autorités locales décrétaient l'état d'urgence et l'interdiction du rassemblement.

Drapeaux confédérés et salut nazi

De nombreux partisans de l'extrême droite brandissaient des drapeaux confédérés, que beaucoup d'Américains savent être un symbole de racisme, et certains faisaient le salut nazi.

Les militants anti-racistes agitaient des drapeaux du mouvement Black Lives Matter (BLM), qui proteste régulièrement contre les décès de Noirs victimes d'usage excessif de la force par la police. Ils scandaient des slogans comme "Nous disons non à la peur raciste" ou "Pas de nazis, pas de KKK, pas de fascistes aux USA".

Nazis, go home !

La police a fait usage de gaz lacrymogènes, alors qu'un des contre-manifestants, battu à coups de bâton et de barres en métal, était abandonné baignant dans son sang.

En fin d'après-midi, le centre de Charlottesville était pratiquement désert à part une forte présence des forces de sécurité.

Dans la soirée, le gouverneur de Virginie a attaqué les groupes d'extrême droite. "J'ai un message pour tous les suprémacistes blancs et les nazis qui sont venus aujourd'hui à Charlottesville. Notre message est simple et clair. Rentrez chez vous. Vous n'êtes pas les bienvenus dans cette belle communauté", a-t-il dit.

Si les autorités locales ont finalement fait état d’un bilan de trois morts et 35 blessés, c’est qu’elles y incluent le décès de deux policiers morts dans la chute de leur hélicoptère près de Charlottesville sans qu'un lien explicite avec les affrontements ne soit formellement établi.

Le gouverneur de Virginie Terry McAuliffe en était venu à déclarer l'état d'urgence en raison de la violence des affrontements qui opposaient des centaines de manifestants et de contre-manifestants avant même le début du rassemblement d'extrême droite. Intitulé "Unite the Right Rally", il réunissait des groupes de la droite radicale et identitaire, dont le Ku Klux Klan et des néonazis.

Ces groupes entendaient dénoncer le projet de Charlottesville de déboulonner dans un jardin municipal la statue du Général Lee, un gradé sudiste fervent pro-esclavagiste.

Des centaines de manifestants et de contre-manifestants étaient arrivés dans la matinée à Charlottesville, une ville de l'est de Etats-Unis. Des échauffourées entre les deux camps ont rapidement éclaté, malgré le déploiement de la police anti-émeutes et de la garde nationale.

Des événements prévisibles... 

Le 8 juillet dernier, quelques dizaines de membres encapuchonnés du Ku Klux Klan s'étaient déjà rassemblés dans cette ville décrite comme paisible. Les militants antiracistes se trouvant là furent bien plus nombreux. L’extrême-droite nationaliste, sans aucun doute décomplexée et boostée depuis que Donald Trump s’est installé à la Maison Blanche est apparue davantage rassemblée ce samedi 12 août.

Dans ce contexte, l’on mesure d’autant plus la pertinence du discours prononcé par Angela Davis, lors d’une manifestation féministe et antiraciste, dans les premiers jours après l’élection de Donald Trump.     

Lire aussi: 

Charlottesville : Trump critiqué pour ne pas avoir assez dénoncé les suprémacistes blancs
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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 05:43

Rassemblement à Trébeurden le dimanche 13 août 2017 des opposants à l'extraction de sable en Baie de Lannion.
 

Cette petite vidéo que j'ai réalisé ce matin est dédiée à Emmanuel Macron qui passe ses vacances en ce moment à Marseille, bien loin de Trébeurden.

 

Pierre – Yvon BOISNARD

 

 

 

 

 

 

«Pilleurs de sable»: La ruée vers l’or jaune

 

Quand il n’est pas, de façon « légale », ramassé à la pelle, quand il n’est pas aspiré dans la mer au moyen de bateaux-dragueurs, le sable est pillé. Depuis quelques années, les fabricants de béton, les cimentiers, les entreprises de l’industrie agro-alimentaire, les fabricants de verre se ruent vers le sable. Les pays émergeants, la chine construisent partout, les demandes explosent. Les carrières ont pour la plupart été fermées.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

TREBEURDEN 22 : NON A L EXTRACTION DU SABLE

 

Une vidéo plus ancienne.

 

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14 août 2017 1 14 /08 /août /2017 05:40

 

L'ouverture des États généraux de l'alimentation a eu lieu en grandes pompes, avec une volonté de grand battage médiatique. Pour diversion ? Les dernières décisions gouvernementales ne laissent en effet entrevoir aucune volonté de répondre à la nécessaire augmentation du pouvoir d'achat des citoyens. Elles ne s'attaquent pas plus aux chantiers urgents de la rémunération du travail paysan et des salarié-e-s.

Marchés, investissements, compétitivité semblent seuls préoccuper le Ministre de l'agriculture, alors que les producteurs manifestent et revendiquent massivement, depuis des années, pour une juste rémunération de leurs produits. La nouvelle répartition des aides européennes annoncée par le ministère, déjà en contradiction avec l'objectif affiché par les États généraux, ne fait même qu’accroître la mise en danger des exploitations familiales et paysannes.

De son côté le Président de la République annonce tout haut ce que les pouvoirs précèdents n'ont pas osé « Le monde agricole doit se transformer, le monde de la distribution doit l'accompagner »

Le PCF considère, lui, que l'encadrement des marges de la grande distribution est un des premiers leviers majeurs et prioritaires d'une nouvelle ambition pour un véritable modèle agricole repensé.

Produire une alimentation saine, accessible à tous pour rompre ainsi la fracture alimentaire, tout en vivant dignement de son travail, engager la transition écologique de l'agriculture, et promouvoir un aménagement équilibré des territoires, nous pensons que c'est possible et urgent !

Moins cher pour les consommateurs, plus rémunérateur pour les producteurs, le circuit court à prix juste, 
la population est invitée à en discuter... et à en bénéficier lors de la grande vente solidaire de fruits et légumes organisée, comme chaque année, par les communistes et par les agriculteurs de MODEF (Confédération syndicale agricole des exploitants familiaux).

Cette année rendez-vous est donné, à toutes et tous, à partir de 8h,

Jeudi 17 août, place de la Bastille à Paris, et dans beaucoup de villes d'Ile-de-France, chacune ayant souvent plusieurs points de vente

 

Mais aussi les 1er et 2 septembre dans le Territoire de Belfort, dans le Jura, les 22, 23 et 24 septembre en Isère…(programme complet sur demande )

Au total une centaine de points de vente solidaire, d'août à septembre, seront ainsi organisés en France, des initiatives de solidarité concrète du PCF et l'occasion pour le monde agricole, les salariés, les citoyens, consommateurs de se rencontrer pour échanger des idées, des projets et construire le nouveau modèle agricole et alimentaire responsable et solidaire dont nous avons besoin.

 

 

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 09:35
Fête de l'Humanité 2017: Pour être bénévole sur le stand de la fédération PCF Finistère, inscrivez-vous!
Fête de l'Humanité 2017: Pour être bénévole sur le stand de la fédération PCF Finistère, inscrivez-vous!

Cette année encore, la plus grande fête politique, sociale et musicale de France - la fête de l'Humanité, qui accueille chaque année entre 500 000 et 600 000 visiteurs sur 3 jours - va être un moment exceptionnel sur le plan humain, politique et festif, le grand rendez-vous de la rentrée pour construire et amplifier la résistance populaire aux politiques capitalistes et libérales de Macron et de ses appuis du Medef, et tracer des perspectives pour une alternative à gauche. 

Fête du journal L'Humanité, indispensable à sa survie et son rayonnement, fête des militants communistes élargie à toute la gauche, la fête de l'Humanité, qui tient sa 82e édition cette année au parc départemental de la Courneuve les vendredi 15, samedi 16, et dimanche 17 septembre, est en même temps une énorme fête populaire et internationale, où l'on mange bien, où l'on boit bien, où l'on s'amuse, où la jeunesse est très présente, où tous les métissages sont les bienvenus. 

Le stand du Finistère accueillera cette année encore plus d'un millier de visiteurs, fonctionnant grâce à 70 bénévoles environ, dans la joie et la bonne humeur. 

Si vous avez envie d'en être, inscrivez-vous en remplissant la fiche d'inscription jointe, que vous soyez adhérent ou pas du PCF. Nous avons besoin de monde sur plusieurs postes de travail. Et nous sommes surtout heureux de travailler avec une grande diversité de personnalités et de générations dans un esprit de solidarité et de partage. 

La vignette de la fête de l'Humanité est disponible avant le jeudi 14 septembre sous forme de bon de soutien (donnant droit à l'entrée pour les 3 jours) disponible auprès des militants communistes de votre section. Ce bon de soutien coûte 25€ contre 35€ à l'entrée, en FNAC ou en magasin. 

Des militants communistes finistériens le vendent tout en faisant la promotion de la fête de l'Humanité dans tous les festivals du département: ces dernières semaines, aux Vieilles Charrues à Carhaix, au Festival du Bout du Monde à Crozon, aux Jeudis du Port à Brest,à la Fête du Bruit à Landerneau, au Festival de Cornouaille à Quimper. 

Alors n'hésitez pas à nous contacter pour être bénévole sur le stand PCF Finistère de la fête de l'Humanité, vous pourrez profiter des spectacles, des autres stands et de l'ambiance tout en travaillant sur des plages de 4 heures au stand, et en étant hébergés en tente à l'arrière du stand.   

Pour l'instant, une cinquantaine de bénévoles sont déjà inscrits pour travailler sur le stand du Finistère. 

fête de l'Humanité 2016 sur le stand du Finistère

fête de l'Humanité 2016 sur le stand du Finistère

Fête de l'Humanité 2017: Pour être bénévole sur le stand de la fédération PCF Finistère, inscrivez-vous!
Fête de l'Humanité 2017: Pour être bénévole sur le stand de la fédération PCF Finistère, inscrivez-vous!
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3 jours de concerts, de débats, la plus belle des fêtes populaires ! 
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▬ Dimanche ▬
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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE NATIONALE DU PCF
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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 05:58

 

La « dette verte » a des conséquences incommensurablement plus importantes et graves que les dettes comptables dont les libéraux nous rebattent les oreilles.

Notre planète se consume et la mise en œuvre des décisions de la conférence mondiale sur le climat est d'une extrême lenteur, quand elle n'est pas contrecarrée par le président nord-américain et les grands groupes capitalistes transnationaux. Le 2 août dernier fut le jour dit du « dépassement », celui ou l'humanite a fini de consommer l'ensemble des ressources que la nature peut renouveler en une annee. En 1985, ce jour etait le 5 novembre. Ainsi, ce que l'on peut qualifier de « dette verte » équivaut a cinq mois de reproduction des ressources naturelles. Elle a des conséquences incommensurablement plus importantes et graves que les dettes comptables dont les libéraux nous rebattent les oreilles. Ce dont il s'agit ici, c'est de savoir si la Terre restera une planète habitable, capable de garantir l'avenir de nos enfants, et de toutes les générations a venir. Quel monde leur laisserions-nous si la biodiversité s'éteint, si le niveau des eaux continue de monter sous l'effet de la fonte de glaciers, si les abeilles indispensables a la production alimentaire continuent de disparaitre, comme les paysans d'ailleurs, si les sécheresses épuisent sans cesse les réserves en eau ? Que produiraient les migrations forcées de populations provoquées par la montée des niveaux des mers aux abords des zones côtières ou vit un être humain sur deux ? Celles dues à la sécheresse et aux pénuries d'eau ? Autant de conditions génératrices de nouveaux conflits, de nouvelles guerres qui rendent dérisoires bien des débats qui trop souvent occupent le devant de la scène médiatique.

Or, l'impact des mutations climatiques et environnementales est déjà à l'œuvre. Les saisons apparaissent comme déréglées, les vignobles sont plus précoces et on peut désormais les cultiver plus au nord, le niveau de la mer s'élève jusqu'a dix centimètres de plus a Marseille, une sécheresse des sols profonds, la perte de terres arables, davantage de grands incendies dévastateurs sont autant de faits incontestables qui partout devraient conduire a décréter l'état d'urgence absolue, avec de grandes initiatives d'informations et de débats populaires autour de ces enjeux. Elles devraient s'appuyer sur des expertises contradictoires pour affronter les immenses défis que pose l'incontournable processus de transformation de nos systèmes de production, d'échanges et de consommation, en les liant aux enjeux démographiques. Une telle démarche ne peut se frayer un chemin que par la participation et la coopération citoyennes planétaires, dans un cadre qui dépasse le système politique actuel dont la courte vue ne va pas au-delà de cinq ans, sauf pour la satisfaction des demandes des puissants. Surtout, elle ne peut s'accommoder d'un capitalisme financier dont les maitres mots sont la « productivité » et la « compétitivité », incompatibles avec les cycles de la nature. La reproduction naturelle de l'eau, de l'air pur, d'une part importante de l'énergie, de la fertilité des sols, des espèces sauvages indispensables a la vie humaine ne peut résister aux limites sans cesse repoussées d'un productivisme capitaliste a tous crins.

De ce point de vue, la fusion des groupes Bayer et Monsanto, il y a quelques mois, n'est pas une bonne nouvelle pour la nature, pas plus que l'alignement du gouvernement sur l'Allemagne dans l'acceptation d'un certain nombre de pesticides, ni les diminutions d'aides publiques a l'agriculture biologique. Le respect de la planète ne peut pas s'accommoder non plus de la destruction des services publics et de l'austérité. En témoignent les grands incendies, qui sont tout a la fois le résultat des modifications climatiques, du recul de la petite paysannerie et du nombre d'agents qui permettaient d'entretenir les forets, comme de la suppression de six mille postes de pompiers et du manque d'investissement dans nos moyens de lutte contre les incendies. Il est tout de même scandaleux que deux Canadair français soient cloues au sol faute de réparations confiées depuis quelques années à ... une société privée ! Les décisions du pouvoir de réduire les moyens publics et ceux des collectivités territoriales ne vont pas arranger les choses ! De même, pour que les états généraux de l'agriculture et de l'alimentation soient utiles a toute la société, il conviendrait d'y traiter de la rémunération du travail paysan comme des modes de production, de la qualité alimentaire et de la sante publique.

Aucun discours, aucune mesure ne sera crédible si en même temps sont signes des traites de « libre-échange libéral », comme celui avec le Canada que le Conseil constitutionnel vient de valider avec un argumentaire inquiétant. Notre planète ne pourra être vivable et durable que si on y promeut la coopération et le partage. Voila un chantier décisif que les citoyens de toute l'Europe devraient imposer aux institutions. Ce serait le chemin de nouveaux investissements utiles pour le bien commun pour un nouveau plein-emploi, le développement de la recherche et de la formation. La résorption de la dette verte appelle l'engagement dans un processus démocratique qui place au-dessus de toute autre considération l'intérêt des êtres humains et de leur environnement. Le temps presse.

 

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 05:57
Sébastien Jumel, Pierre Darhéville, Elsa Faucillon, trois nouveaux députés du PCF résolus à en découdre contre la politique ultra-libérale de Macron

Sébastien Jumel, Pierre Darhéville, Elsa Faucillon, trois nouveaux députés du PCF résolus à en découdre contre la politique ultra-libérale de Macron

L'ancien maire de Dieppe, nouveau député communiste de Seine-Maritime et co-porte parole du groupe communiste à l'Assemblée Nationale, Sébastien Jumel, exprime avec beaucoup de force et de conviction dans L'Humanité dimanche des 11-13 août en quoi la poursuite d'une volonté méthodique d'assèchement des moyens des collectivités aura des conséquences désastreuses sur la vie démocratique et la vie quotidienne des citoyens dans les territoires, approfondissant encore les inégalités sociales et territoriales. 

 

Sébastien Jumel:

"Il y a de l'intelligence dans les communes. Elles sont le symbole vivant d'une démocratie réelle qui se fait dans la proximité. C'est un échelon où les liens sont directs entre les élus et les citoyens qui s'y investissent quotidiennement. Les territoires font souvent preuve d'innovation, de bon sens, et expérimentent des pratiques collectives et des solidarités nouvelles qui peuvent servir d'exemple. Ils s'emparent de nombreuses questions. Tout cela peut être mis en miettes avec les 13 milliards d'euros de coupe annoncés par Emmanuel Macron. A Dieppe (Seine-Maritime), nous avons profité de la réforme des rythmes scolaires pour proposer un accès gratuit au théâtre, aux sciences et au sport. Nous avons aussi fait de notre projet pour la petite enfance une véritable question politique. Nous allons au-delà de nos compétences pour mieux prendre en compte les questions de culture et d'éducation, avec l'apprentissage d'un instrument pour chaque élève. Nous nous occupons de nos aînés avec de l'aide à domicile, des chorales, des cours de natation et des transports gratuits. Dans les communes rurales aussi, les élus sont des bénévoles, des militants du quotidien qui se battent pour un aménagement vertueux. Notre rôle est concret, aux prises avec la réalité de nos territoires, et ne saurait se limiter à une gestion administrative et comptable déconnectée de l'humain".   

 

"Le gouvernement est aveugle sur ce que dit l'élection présidentielle. La France et les Français souffrent d'un éclatement du territoire et d'une diminution des services publics. Les investissements se concentrent sur les métropoles et le risque de fracture s'accentue. Nous souffrons aussi d'un déni de démocratie. Le gouvernement n'a pas remis en cause officiellement la clause de compétence générale, qui permet aux communes d'aller au-delà de leurs obligations... Mais s'il ne la remet pas en cause en droit, il le fait en coupant les moyens, en empêchant de fait les communes de développer de véritables politiques locales. Cet assèchement va mettre les technocrates aux décisions. On a vu ce que ça a donné dans les hôpitaux, avec des déficits structurels, des fermetures de services d'urgence ou de maternités, et même des fermetures d'établissement. Il se murmure que, comme pour les hôpitaux, le gouvernement veut soumettre les communes et les collectivités à des conventions d'objectifs et de moyens. Il souhaite conditionner les dotations aux efforts d'austérité réalisés par les communes. C'est une façon d'imposer la casse des services publics et d'éloigner les citoyens de la cité, et c'est une façon de ne laisser aucune marge de manoeuvre pour innover et mener des politiques de solidarité qui ont pourtant fait leurs preuves".   

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13 août 2017 7 13 /08 /août /2017 05:56

 

Le gouvernement vient d'annoncer que deux nouvelles sociétés françaises sont concernées par des œufs contaminés à l'insecticide Fipronil.

En provenance de Belgique et des Pays-Bas, cela porte à sept les transformateurs ayant importé ces produits à base d'œufs. Au pays du capitalisme européen, où cet insecticide est pourtant interdit sur les animaux destinés à la consommation humaine, quinze pays sont eux aussi confrontés à cette crise sanitaire.

Le PCF demande que les investigations aillent des producteurs jusqu'aux distributeurs, via les transformateurs. Des sanctions doivent être prises à l'encontre des entreprises commanditaires et complices dans cette chaîne de responsabilités.

Une nouvelle fois pour toujours plus de profit, l'assiette du consommateur se retrouve avec des pesticides au mépris des réglementations sanitaires.

En France, comme en Europe, les communistes exigent une alimentation de qualité, saine, accessible à tous et débarrassée des pesticides. Pour cela il faut rompre avec la PAC répondant aux intérêts financiers et construire une politique agricole et alimentaire qui lutte contre les spéculations.

L'Europe doit engager la transition écologique de son agriculture, promouvoir un mode de développement respectueux des hommes et des territoires, garantir la rémunération de l'agriculture paysanne. La France doit porter cette ambition.

 

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