Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 05:37

Ian Brossat invité des 4 vérités de France 2, samedi 18 septembre

Partager cet article
Repost0
19 septembre 2021 7 19 /09 /septembre /2021 05:32

 

La sécurité est un droit et une liberté. Les populations les plus exposées à l’insécurité sont celles qui vivent dans les territoires les plus en difficulté. Dès son entrée en campagne, Fabien Roussel a pris cette question à bras le corps avec l’objectif de la mise en œuvre d’une politique progressiste au service de la tranquillité publique, avec une police républicaine proche des citoyens, au service de leurs attentes et de leurs besoins, pour en finir avec une politique sécuritaire utilisée aujourd’hui par un pouvoir de plus en plus autoritaire et réactionnaire.

 

A sept mois du premier tour de l’élection présidentielle, le candidat-président Emmanuel Macron a conclu le « Beauvau de la sécurité » avec un discours fleuve qui en dit long sur les urgences et les défis à relever. Contrairement à ce qui avait été annoncé en début d’année par son ministre de l’Intérieur, avec ce « Beauvau », il n’a pas été question d’un grand moment de « dialogue et de débat citoyen ». Au final, si des avancées sont obtenues, le « Beauvau » ne permettra pas une indispensable refondation. Si des sujets sensibles sont abordés ( recrutement, formation, encadrement, valorisation des métiers, contrôle et transparence ), l’intervention d’Emmanuel Macron est apparue davantage comme un discours de la méthode, un discours de campagne que comme une véritable réponse aux enjeux d’aujourd’hui et de demain. 

Le PCF propose : 

- Une remise à plat totale de l’ensemble de la doctrine d’emploi de la police et de la gendarmerie dans le cadre du maintien de l’ordre. Nous refusons le processus de privatisation de notre sécurité publique engagé par le gouvernement, porté par la loi de sécurité globale et le livre blanc sur la sécurité intérieure. Il convient de définir les orientations des politiques publiques de sécurité, de désigner les acteurs à qui ces missions seront confiées, d’en déterminer les modalités et d’engager les moyens budgétaires nécessaires. Nous proposons une loi de programmation budgétaire.

- Il y a urgence à reconstruire le lien de confiance entre police et les citoyens en réhabilitant une véritable police de proximité (Proposition de loi déposée par le groupe CRCE en septembre 2017) et en agissant pour une police républicaine respectueuse et proche des citoyens . Nous proposons de mettre fin à l’IGPN avec la création immédiate d’une structure indépendante de contrôle et d’enquête de l’action policière, une « haute autorité », composée de personnalités morales à la qualité incontestable, de parlementaires et de représentants des associations agissant en défense des libertés et des droits de l’Homme.

- Nous proposons la création d’une nouvelle direction dédiée à la police de proximité et dotée de 30 000 postes statutaires supplémentaires pour retisser un lien de confiance avec les habitants, avec la jeunesse. Une réorganisation des missions est indispensable afin de ne plus détourner les agents de leurs missions essentielles de gardiens de la tranquillité publique et de la sécurité des citoyens, tout comme la dotation en matériels permettant l’accomplissement de ces missions. La protection des policiers et des gendarmes est une nécessité, et les auteurs d’actes visant des fonctionnaires de nos forces de sécurité, comme pour toutes les personnes dépositaires d’une charge publique, doivent être sanctionnés pénalement.  Un effort particulier s’impose au profit de la formation, initiale (qui est trop réduite) et continue (en renforçant l’offre et en élargissant le nombre de bénéficiaires).

- Nous proposons l’extension à l’ensemble du territoire d’une police de proximité répondant aux attentes et aux besoins des personnes en matière de sécurité, avec des modalités différentes selon la situation, l’existence ou non d’une police municipale avec laquelle un partenariat peut dégager des complémentarités, avec un travail de partenariat avec les autres acteurs locaux. Il faut reconstruire une territorialisation de l’action policière et le rétablissement d’une relation de confiance avec la population. Elle suppose, à tous les niveaux, une large autonomie des agents, ceux-ci conservant une gamme étendue de missions, tout en pouvant faire appel à des unités spécialisées ou autres services de police si nécessaire. La réalisation d’une police de proximité suppose surtout une gestion des effectifs adaptés, avec les moyens humains nécessaires, mais aussi en veillant à assurer dans la composition des équipes un équilibre entre jeunes policiers et policiers expérimentés. 

- Instituer un nouveau pacte civique et social avec nos communes comme l’a proposé l’appel de Grigny avec son maire Philippe Rio:, l’Etat doit garantir le retour de l’ensemble des services publics, leur développement dans tous les territoires de la République. Il y a plus que jamais besoin de politique de solidarité, de justice sociale, d’insertion sociale et professionnelle, de logements dignes, d’éducation populaire et de culture, de santé, de transports, de loisirs...C’est sur un terreau de disparition des services publics que se développent les trafics et la loi des bandes, le développement d’une économie parallèle, des trafics de stupéfiants et aussi du crime.

- La lutte contre l’insécurité et pour la tranquillité publique exige aussi la mobilisation de l’ensemble des acteurs publics - communes , départements, éducation nationale, bailleurs sociaux, travailleurs sociaux, éducateurs, police ou gendarmerie, justice pour coordonner les actions et les moyens à mettre en œuvre pour chaque signalement concernant les enfants, les adolescents.

- La lutte contre tous les trafics implique enfin un contrôle plus strict et plus sévères des frontières et des flux financiers en impliquant les services douaniers, Tracfin et les banques. Nous proposons de revenir sur les  10 000 postes supprimés par le gouvernement ces 4 dernières années dans les services fiscaux et aux douanes et d’en créer 10 000 supplémentaires à Bercy et au ministère de la justice pour augmenter ces contrôles et poursuivre les délinquants en cols blancs.

 

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 05:58

 

Selon une étude publiée en décembre 2020 par Eurostat, le nombre de travailleurs pauvres dans les pays de l’Union européenne a augmenté en moyenne de 12 % entre 2010 et 2019, pour atteindre 9,4 %. Ce chiffre masque d’importantes disparités et se monte jusqu’à 12 % en Espagne et en Italie et 13 % au Luxembourg par exemple.

 

 

La crise actuelle a encore aggravé cette dramatique réalité. Ces chiffres illustrent à quel point la bataille pour l’augmentation du salaire minimum et des bas et moyens salaires est centrale pour le mouvement social et pour la gauche en Europe. Cela est d’autant plus criant que l’inflation rencontre son plus haut niveau depuis dix ans.


Différents mouvements récents sont convergents, en tenant bien sûr compte de la réalité des contextes nationaux.


En Allemagne, par exemple, le syndicat des conducteurs de trains a mené trois grèves en l’espace de quelques mois pour exiger une augmentation de salaires. Die Linke en fait une priorité de la campagne électorale en vue des élections au Bundestag qui auront lieu le 26 septembre prochain en mettant au premier rang des sept points de son programme la question du travail et en incluant un salaire minimum à 13 euros de l’heure, la généralisation des conventions collectives ainsi qu’un droit de veto des travailleurs sur les licenciements et les délocalisations.


Dans l’État espagnol, sous l’impulsion de nos camarades du PC d’Espagne et de la Gauche Unie, et notamment de la ministre du Travail Yolanda Diaz, le gouvernement de coalition de gauche, vient d’annoncer une augmentation du salaire minimum à 60 % du salaire moyen d’ici 2023. Cette mesure est d’autant plus nécessaire que l’augmentation du prix de l’électricité obère les revenus. Rapportée à la France, une telle augmentation reviendrait à fixer le SMIC à 1 909 euros brut.


En Belgique, l’augmentation des salaires est conditionnée par le niveau des salaires en France, aux Pays-Bas et en Allemagne depuis une loi de 1996 ! Le PTB (Parti du Travail de Belgique) mène campagne pour l’abolition de cette « loi 96 », pour un salaire minimum à 14 euros de l’heure et pour garantir l’indexation des salaires.


Le débat de la Fête de l’Humanité « Travailleurs européens, unissons-nous ! », avec Fabien Roussel et Raoul Hedebouw, porte-parole du PTB, a illustré avec force la convergence d’intérêts à travers l’Europe, sur les salaires, les retraites et la lutte contre l’évasion fiscale.


Alors, oui, mettre au cœur du défi des jours heureux, de la campagne présidentielle et législatives, la question des salaires, des revenus, des retraites comme le font les communistes et leur candidat Fabien Roussel est non seulement une nécessité, mais aussi un levier puissant pour construire le pacte d’engagements communs en France et des convergences en Europe.

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 05:11
Enseignement supérieur: une rentrée pire que la précédente (Olivier Chartrain, L'Humanité, 16 septembre 2021)
Enseignement supérieur. À l’université, une rentrée pire que la précédente
Jeudi 16 Septembre 2021

Premier syndicat du supérieur, le Snesup-FSU dénonce les conditions de la rentrée et le sous-financement chronique.

 

La rentrée universitaire ? La même que l’an dernier, sauf que « c’est encore pire », répond Anne Roger, la secrétaire générale du ­Snesup-FSU, le premier syndicat de l’enseignement supérieur. Si, quand même, une différence : la reprise des cours en « 100 % présentiel », vantée par Frédérique Vidal, quand l’an dernier, à la même époque, les universités se retrouvaient à improviser un passage aux cours « hybrides » sans préparation et sans moyens.

Sauf qu’Anne Roger dénonce le processus « insidieux » mis en œuvre dans nombre d’établissements d’enseignement supérieur, qui précisent que l’accueil physique des étudiants se fera « à concurrence des capacités d’accueil globales » et que les équipes pédagogiques jouissent d’une « totale autonomie » pour organiser les enseignements. Or l’autonomie, à l’université, présente une indiscutable tendance à désigner un principe de fonctionnement rien moins que glorieux : celui du « débrouille-toi avec ce que je te donne ». Dans le contexte d’asphyxie financière qui est celui de l’enseignement supérieur, le distanciel – qui ne nécessite pas de salles de cours, qui est reproductible sans enseignant physique… – peut donc être vu, et promu, avant tout comme une source d’économies. Ce que confirme Philippe Aubry, secrétaire général adjoint du Snesup : « Des présidents d’université parlent d’utiliser l’outil numérique pour des raisons budgétaires ou par manque de locaux. »

Un demi-million d’étudiants supplémentaires depuis dix ans

Car le problème de fond, en cette rentrée, demeure le sous-financement chronique de l’université. Les chiffres sont éloquents : un demi-million d’étudiants supplémentaires ont été accueillis dans les universités françaises depuis dix ans, 34 000 de plus rien que cette année. Parallèlement, entre 2006 et 2019, le recrutement d’enseignants-chercheurs a diminué de moitié, passant de 2 670 en 2006 à 1 332 en 2019 – alors qu’en parallèle le volume d’heures supplémentaires atteint aujourd’hui 6 millions, soit l’équivalent de près de… 30 000 postes statutaires. Dans certaines universités, seulement la moitié des heures sont assurées par des titulaires, le reste par des personnels vacataires. En outre, contrairement à ce qui s’était passé lors du précédent bond démographique des années 1990, les constructions de locaux n’ont pas suivi. Selon le Snesup, pour parer à l’urgence actuelle, il faudrait 9 000 embauches d’enseignants-chercheurs titulaires – la loi de programmation de la recherche (LPR) en prévoit 700 cette année – et la construction de six nouvelles universités.

Résultat : l’université craque. Ainsi la rentrée annulée dans la filière Staps (la deuxième plus importante de France) à Rennes II n’est « pas anecdotique mais symbolique de ce qui se passe dans l’enseignement supérieur et la recherche », note Anne Roger. Avec un taux d’encadrement d’un enseignant pour 44 étudiants, contre 1 pour 35 en moyenne en Staps et 1 pour 20 dans les autres filières, « les collègues et les étudiants mobilisés disent : “Ce n’est plus possible !” Et c’est une nouveauté », reprend la syndicaliste, qui prévient : « Cela se passe en Staps, mais ça se passera dans les autres filières si rien ne change. »

Dans une forme d’euphémisation, les animateurs du Snesup avouent « ne pas savoir ce qui a été réellement créé ou non, ni où, ni par qui » parmi les 19 000 places supplémentaires annoncées par Frédérique Vidal cet été. Le syndicat déplore que les enjeux de l’enseignement supérieur et de la recherche soient « difficiles à rendre visibles dans le débat public », alors que l’élection présidentielle approche. Pierre-Emmanuel Berche, du bureau national du syndicat, rappelle que « la formation de la jeunesse est un investissement pour l’avenir et qu’un pays comme la France devrait être capable de répondre au souhait d’une partie croissante de sa jeunesse de faire des études supérieures » .

Partager cet article
Repost0
18 septembre 2021 6 18 /09 /septembre /2021 05:00
Et le meilleur maire du monde est... Philippe Rio, maire communiste de Grigny - L'Humanité, Benjamin König, 15 septembre 2021
Grigny. Et le meilleur maire au monde est… Philippe Rio !
Mercredi 15 Septembre 2021

L’élu communiste, travailleur acharné pour l’égalité territoriale et la solidarité, a été honoré. L’occasion pour lui de mettre ces sujets sous le feu des projecteurs.

 

Au fond, voilà sans doute une récompense dont il se serait passé. Car la nomination de Philippe Rio, le maire communiste de Grigny (Essonne), au titre de meilleur maire au monde symbolise d’abord un combat sans relâche contre la rupture d’égalité et la pauvreté. « Il n’y a pas de super-héros », réagit l’intéressé, pour qui « cette récompense est d’abord celle d’une politique collective ».

La même humilité avait accompagné sa nomination parmi les douze finalistes en avril dernier pour ce prix qu’il remporte en compagnie de son homologue de Rotterdam (Pays-Bas), Ahmed Aboutaleb. Décerné par la City Mayor Foundation, un organisme créé en 2003 et basé à Londres, le prix s’appuie sur les votes de citoyens du monde entier. Il récompense cette année à la fois leur gestion de la pandémie auprès « des sections les plus vulnérables de la société civile », mais aussi, de façon plus habituelle, les élus « qui ont servi leurs concitoyens avec intégrité, courage et diligence ».

« Le quotidien est toujours difficile »

On pourrait ajouter ténacité, tant les problèmes à résoudre sont nombreux pour le maire, élu depuis 2014. Dans la ville la plus pauvre de France métropolitaine, le combat est quotidien. « C’est tout de même, précise Philippe Rio, une source d’espoir remarquable » qui symbolise la possibilité du « refus de l’échec, de la pauvreté », et fait passer « le message de la République pour tous ».

Malgré tout, ce titre honorifique ne va pas profondément modifier la donne : « Le quotidien est toujours difficile, ça ne va pas changer la vie des gens, mais peut-être que cela permettra de voir Grigny autrement », poursuit l’édile, qui pense « simplement à ce gamin de troisième qui ne trouve pas de stage parce que, sur l’enveloppe, il y a marqué Grigny ».

Grigny, un autre monde à 25 kilomètres de Paris

La ville n’est pourtant qu’à 25 kilomètres de Paris, mais c’est un autre monde. À la fin des années 1960, l’État y mène deux projets gigantesques d’aménagement urbain : la Grande Borne et Grigny 2. La population passe de 3 000 à 26 000 habitants en six ans. Aujourd’hui, difficile de savoir combien d’habitants compte précisément Grigny, en raison notamment du nombre d’immigrés : la ville est la porte d’entrée de l’Île-de-France. Précisément, c’est ce que retient la City Mayor Foundation, qui pointe le fait que Philippe Rio « a développé une vision positive mais pragmatique dans son combat contre la pauvreté et l’exclusion sociale ». Le résultat d’un « héritage », précise l’intéressé, le fruit également de plusieurs années ponctuées d’événements marquants.

En janvier 2015 d’abord, c’est un « électrochoc » avec le manifeste de la République pour tous : un document coécrit par les habitants et les élus de Grigny, à la suite des attentats, pour demander « toute la République : éducation, emploi, sécurité ». Des sujets qui sont au cœur des combats pour la ville elle-même, mais aussi pour tous ces territoires marqués du sceau de la ségrégation. En 2017, ensuite, l’Appel de Grigny réunit une centaine de maires et de nombreuses associations, à l’instar de Bleu Blanc Zèbre, pour demander une véritable politique de la ville dans ces territoires.

Suit l’élaboration du fameux rapport Borloo, un travail collectif de fond enterré sans coup férir par Emmanuel Macron. Puis, après une nouvelle interpellation du président de la République, la tenue d’un conseil interministériel des villes, sous l’égide de Jean Castex à… Grigny, en janvier dernier. Le premier ministre a alors dévoilé un plan financier pour les quartiers populaires, grands oubliés du plan de relance gouvernemental : 3,3 milliards d’euros, dont 2 milliards pour la rénovation urbaine.

21 mesures pour lutter contre la pauvreté

La particularité de cette récompense pour le maire d’une ville telle que Grigny tient à ce que les autres lauréats sont souvent les représentants de grandes métropoles mondiales : Rotterdam, Ankara, Mannheim ou bien encore ­Bratislava. C’est ce qu’a voulu mettre en avant la City Mayor Foundation, qui parle d’une « ville ouvrière de la banlieue sud de Paris », mais qui partage des « valeurs communes » avec Rotterdam. Avant de mettre en exergue le rôle de Philippe Rio, « qui se bat pour la dignité humaine, le respect d’autrui, la tolérance, la paix et la liberté ». Et, pourrait-on là encore ajouter, pour la solidarité concrète. Dans son plan de lutte contre la pauvreté mis en place en décembre 2020, la municipalité détaille 21 mesures, parmi lesquelles des places de crèche, des repas à 1 euro ou moins dans les écoles, la garantie d’un parcours de formation, l’accompagnement dans l’accès aux droits sociaux ou bien encore le développement de l’accès à la santé, via notamment le centre créé en 2019.

Mais, au milieu des concerts de louanges et des félicitations qui lui sont adressés depuis l’annonce de la récompense, Philippe Rio tient à rappeler que « d’autres maires, dont (il est) admiratif, mériteraient ce prix ». Et que le projecteur braqué à cette occasion sur Grigny doit d’abord être l’occasion, « à la veille de 2022, de poser dans le débat public la question de l’égalité territoriale ». Par exemple, avec le Conseil national des solutions, organisme lancé par plusieurs maires de villes populaires afin de « suivre finement la manière dont les politiques publiques sont mises en œuvre », pointe Hélène Geoffroy, maire PS de Vaulx-en-Velin et l’une des initiatrices du projet. Car, parmi les élus locaux, et Philippe Rio ne dira pas le contraire, ils sont nombreux à être un peu « les meilleures maires au monde ».

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 05:51

[…] Jamais les inégalités n’ont été aussi grandes entre ceux qui détiennent le capital et l’immense majorité des citoyens, qui n’ont que leur force de travail pour vivre.

En France, les champions de la finance sont dans le luxe, dans les armes et dans les médias. Cela dit beaucoup de la société dans laquelle nous vivons. Ils ne sont pas nombreux mais ils dominent tout, y compris la politique

 

En 4 ans de pouvoir du Président Macron, les 500 plus grandes fortunes de France ont vu leur patrimoine quasiment doubler ! Il est passé de 570 milliards d’euros en 2017, à 1 000 milliards en 2021. En pleine pandémie !

Et c’est pourquoi nous voulons libérer la France de leur poids, libérer la France du capitalisme !

Mais nous voulons aussi libérer la France de l’extrême droite et de ses idées racistes, nationalistes qui divisent le peuple ! Et je dis à tous ceux qui leur déroulent le tapis rouge, prenez garde ! C’est comme cela que la France a vécu les pires heures de son histoire.

C’est pourquoi, nous, nous voulons porter l’espoir et bâtir la France des Jours heureux !

Nous voulons relever le défi des Jours heureux pour répondre aux immenses attentes, aux espoirs de nos concitoyens, des salariés, des retraités, de la jeunesse.

Nous voulons reprendre le pouvoir à cette oligarchie financière, aux banques, aux milieux d’affaires, qui épuisent autant les êtres humains que la planète.

Nous voulons faire confiance au peuple pour décider de son avenir, pour répondre aux besoins du pays, pour assurer l’avenir de ses enfants, pour défendre la biodiversité et le climat.

Oui, faisons confiance aux salariés pour participer aux choix de leurs entreprises et mettre en place des modes de production qui respectent autant la dignité humaine que la planète.

Faisons confiance aux salariés pour garantir l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes. Cela fait 40 ans et 14 lois que ça dure et cette inégalité n’est toujours pas réparée.

Oui, nous faisons confiance aussi à la jeunesse pour bâtir une France généreuse, solidaire, soucieuse de faire vivre l’égalité des droits.

C’est le sens du pacte que nous proposons aux Français pour gagner les élections présidentielle et législatives.

Il n’y a pas d’autres voies que de redonner aux citoyennes et aux citoyens, au peuple, le pouvoir de décider, de bâtir une société au service de l’être humain.

Regardez comment le capitalisme nous mène droit dans le mur. Face à cette épidémie mondiale, au lieu de permettre la vaccination de toute l’humanité, ce système économique promeut encore la course aux profits. Quelle honte et quelles responsabilités ils portent !

J’accuse Pfizer et Moderna de refuser de partager leurs brevets avec les peuples qui en ont besoin pour gagner des montagnes d’or. Cette année, ils tablent à eux deux sur plus de 40 Mds d’euros de profits. Leur attitude est criminelle. Ils auront des comptes à rendre.

Car en Afrique et dans des dizaines de pays sur la planète, les vaccins manquent, des variants apparaissent et on meurt du virus.

C’est pourquoi, pour la France des jours heureux, je propose un pacte avec les Français pour faire du vaccin et de la santé un bien public. Tous ensemble, exigeons la fin des profits sur notre santé ! Les vaccins doivent être des biens communs.

Nous faisons confiance aux salarié·e·s

Quand nous, nous serons à l’Élysée et au Parlement, nous demanderons et nous obtiendrons la levée des brevets et les transferts de technologie, pour permettre à tous les peuples du monde d’accéder à la vaccination, pour produire les vaccins sur tous les continents.

Oui, unissons-nous pour la vaccination généralisée, dans le monde comme en France !

Car dans notre propre pays, la bataille de la vaccination est loin d’être gagnée. Majoritairement, ceux qui ne sont pas encore vaccinés sont les mêmes qui ne vont jamais chez le médecin ou sont éloignés des soins.

Oui, cette pandémie révèle les dégâts provoqués par la casse de notre système de santé publique et les terribles inégalités qui existent aujourd’hui entre les classes sociales, les départements, les milieux ruraux ou urbains.

Et nous affirmons qu’en République, les vaccins et l’accès aux soins doivent être garantis pour toutes et tous, que l’on habite Fort-de-France, St-Denis ou à Saint-Amand-les-Eaux, et dans chaque village, chaque commune de notre pays !

Il nous faut former des dizaines de milliers de médecins, d’infirmiers, de soignants, ouvrir des hôpitaux de proximité et des lits, permettre à chacun d’avoir accès à une maternité, un service d’urgence à proximité, à la campagne comme dans les grandes villes !

Mais aujourd’hui, l’urgence c’est la vaccination pour tous ! Alors vaccinez-vous contre le COVID car les vaccins existent. Et vaccinez-vous contre le capitalisme, car le vaccin existe aussi, et le vaccin c’est nous !

Dans ce combat, nous voulons faire aussi le choix du travail et du pouvoir d’achat. Nous voulons garantir à chacune, chacun d’accéder à un emploi et à un salaire digne tout au long de sa vie. Car une société qui s’accommode du chômage est une société malade.

Le chômage n’est pas un horizon de vie. Surtout quand il y a tant de besoins auxquels il faut répondre.

Embauchons, formons, créons des emplois dans nos services publics pour accompagner nos enfants, nos personnes âgées. Créons des emplois pour la transition énergétique, pour notre souveraineté économique, alimentaire ou pour garantir la sécurité, la tranquillité publique à toutes et tous.

Soyons ambitieux. Fixons-nous l’objectif d’éradiquer le chômage. Faisons vivre le droit universel au travail !

C’est une autre ambition que de faire des économies sur le dos des chômeurs avec la réforme honteuse de l’assurance chômage ! Au contraire, nous disons qu’il est possible de garantir à chacun, tout au long de sa vie, un vrai salaire, un vrai travail !

Et nous proposons de réduire le temps de travail pour vivre mieux, plus longtemps et en bonne santé. Oui, il vaut mieux travailler moins, mais travailler tous et travailler mieux. Et sans perte de salaire.

Et je vous donne rendez-vous, le samedi 20 novembre prochain à Paris, pour défendre nos emplois, nos salaires et ce droit universel au travail que nous voulons bâtir avec vous. […] 

[…] Ces deux dernières années, j’ai rencontré ces ouvriers, ces infirmières, ces agriculteurs, ces étudiants, ces hôtesses de caisse, ces enseignants, ces agents d'entretien, ces ingénieurs qui rêvent, tout simplement, de vivre, de vivre dignement, d’être utiles, de retrouver du sens à leur travail, du sens à leur vie.

Je vous le dis avec émotion : ces hommes et ces femmes que j’ai rencontrés, que j’ai vu les yeux souvent humides de colère, parfois brillants d’espoir, ce sont eux qui portent notre pays à bout de bras depuis deux ans. Ils ont tenu bon. Ils sont allés au front. Ils veulent être respectés. Ils sont beaux ces salariés, ils sont dignes et fiers de leur travail ! Oui, il est beau le peuple de France ! Il est juste et solidaire le monde du travail, épris de justice sociale et de solidarité !

D’ailleurs j’entends que tout le monde parle de souveraineté économique. Tout le monde la promet. Mais la France continue de délocaliser et d’importer massivement des produits alimentaires, sanitaires, des biens de consommation courante, des voitures, de l’acier !

Alors je fais une proposition à tous ceux qui découvrent l’industrie : Stop aux délocalisations ! Votons à l’Assemblée nationale un moratoire sur toutes les délocalisations en cours ! Décidons que dès maintenant, il ne doit plus y avoir un emploi, une activité délocalisée à l’étranger ! Avec nous à l’Élysée, chaque emploi industriel, chaque savoir-faire, chaque usine sera placé sous la protection de la nation, de la République !

C’est comme cela que nous protégerons le travail en France, que nous le développerons pour faire du travail un droit universel avec des salaires et des pensions dignes !

Et en même temps qu’il faut augmenter les salaires et les retraites, il faut agir sur le coût de la vie !

La croissance est de retour, nous dit le gouvernement. Mais pour l’immense majorité des Français, c’est la croissance des factures qui arrivent ! Et je dis à Monsieur Macron et à tous les autres candidats de la droite : Nous ne voulons plus de vous à l’Élysée car nous voulons un Président de la République et des députés qui défendent les travailleurs, qui défendent le pouvoir d’achat, les salaires, les retraites et nos services publics !

Nous voulons aussi gagner l’Élysée pour faire de la jeunesse une grande cause nationale. C’est pourquoi, je propose un pacte à la jeunesse de France.

La France des jours heureux, c’est la vôtre ! C’est celle qui a une grande ambition pour ses enfants, celle d’une nation qui leur offre les meilleures conditions d’études, les meilleures formations. Oui, nous voulons faire de l’enseignement une priorité, du plus jeune âge jusqu'aux études supérieures. Nous planifierons l'embauche et la formation de 90 000 enseignants, mieux rémunérés, tout comme la construction d'écoles, de collèges, de lycées et d'universités. Nous mettrons en place un revenu permettant aux étudiants de consacrer tout leur temps à étudier. Nous garantirons un emploi ou une formation rémunérée pour chaque jeune sortant de l'école, avec ou sans diplôme. Nous mettrons en place, avec eux, un statut social leur ouvrant des droits, dès l'âge de 18 ans, tels que le droit au logement, aux transports, à la culture, aux sports.

Eh oui, cela va coûter de l'argent ! Et alors ? L’argent, nous irons le chercher ! En commençant par rendre l’impôt plus juste et en faisant payer les multinationales qui font tout pour y échapper.

Il manque 80 Mds d’euros au budget de la France à cause de l’évasion fiscale. Avec nous, c’est fini. La corruption, la triche, les paradis fiscaux, terminé ! Aujourd’hui, les délinquants en cols blancs ont porte ouverte à l’Élysée. Demain, avec moi, ils seront condamnés et ils iront en prison !

Nous voulons remettre de l’ordre dans l’économie, dans les banques, dans les assurances qui nous saignent les veines. Il faut faire confiance aux salariés de ces entreprises qui sont bien souvent les lanceurs d’alerte de la République. Ce sont eux qui dénoncent un système qui protègent les actionnaires. À tous ceux-là je dis, allez-y ! Après le hastag « MeToo », innovons avec le hastag « balancetonfraudeurfiscal ». Il faut que la peur change de camp ! Car nous n’en voulons plus de ce système. Nous ne voulons plus d’un président des riches au service des banques et de la finance !

Oui, il faut rêver

Et si nous voulons reprendre le pouvoir à la finance, c’est aussi pour répondre à l’urgence climatique !

Nous sommes dans la décennie ou tout est possible. Nous pouvons encore inverser la courbe du réchauffement climatique. Oui, il est encore temps d’éteindre l’incendie. La calotte glacière a perdu 532 milliards de tonnes en 2019, établissant un triste record. 25 000 espèces sont directement menacées. Voilà où nous en sommes.

Le problème de la planète, c’est pas nous, c’est le capitalisme. 70 % des émissions mondiales de carbone sont le fait de 100 multinationales.

Aussi, pour la France des Jours heureux, je vous propose d’écrire un pacte pour la planète, pour sauver le climat.

Mettons en commun nos savoirs et les immenses richesses de la planète pour préserver le climat et la biodiversité. La priorité, c'est celle-là. Il faut changer radicalement nos modes de production, relocaliser notre industrie, investir dans des énergies décarbonées, dans les transports gratuits, dans la rénovation des maisons et des bâtiments énergivores !

Et la question énergétique doit être prise sans dogmatisme. Pour répondre à la crise du climat, nous ferons le choix du mix énergétique porté par le nucléaire et nos barrages hydro électrique. Et il faut investir dans ces deux filières ! Et parce que nous préférons sauver la banquise plutôt que le banquier, nous nationaliserons rapidement EDF et ENGIE pour retrouver notre indépendance énergétique.

C'est aussi par ce moyen que nous pourrons faire baisser les factures d'électricité et de gaz qui ont augmenté de 50 % en quelques années. Pour les familles comme pour les entreprises !

Tout cela, il faut le faire maintenant. Pas dans 10 ans ! Et à tous ceux qui me diront : "Mais vous rêvez, vous n’y arriverez jamais !" Je leur réponds : Oui, il faut rêver. Et la gauche doit faire rêver de nouveau !

Et je rêve de jours heureux pour mon pays, pour la jeunesse, pour nos enfants ! Je rêve que tous ensemble, nous puissions vivre, dans la fraternité, dans la bienveillance, dans la dignité retrouvée au travail, dans l’égalité entre les êtres humains, quels que soient leur genre, leur couleur, leur origine !

Et ces rêves, nous les ferons entrer ensemble dans la vie réelle par nos luttes et par nos votes en 2022 !

N’écoutez pas celles et ceux qui feront tout pour nous décourager. Au contraire, montrez-leur que c’est possible et même mieux, que cela existe !

Oui, cela existe dans toutes ces villes où les élus communistes savent rassembler largement la population en se mettant au service de cet idéal de justice, d’égalité et de fraternité.

Et nous ne sommes pas nombreux, à gauche, à avoir cette histoire, ces racines dans le pays, à avoir participé aux plus belles conquêtes sociales, à avoir combattu ces traités européens qui nous font tant de mal ! Et à avoir aussi le courage de traiter des problèmes de la société et des classes populaires.

Oui, cette légitimité, nous la revendiquons ! C’est pourquoi je vous propose d’écrire ensemble, à des millions de mains, ce pacte pour la France, pour une République sociale, laïque, féministe, écologiste ! Nous voulons être des millions à entrer à l’Élysée et à l’Assemblée nationale, à reprendre le pouvoir sur nos vies. Nous voulons une gauche authentique, sincère, qui retrouve le chemin du monde du travail, qui réveille l’espoir et qui gagne !

Nous sommes des militants du bonheur. Et comme l’a écrit Jacques Prévert : « Le bonheur en partant m’a dit qu’il reviendrait. »

Alors, tous ensemble, en nous unissant, en dépassant nos différences, faisons revenir le bonheur en France ! 

 

Partager cet article
Repost0
17 septembre 2021 5 17 /09 /septembre /2021 05:47
Partager cet article
Repost0
15 septembre 2021 3 15 /09 /septembre /2021 06:32
Présidentielles 2022: débat Fabien Roussel - Valérie Pécresse à la fête de l'Humanité: projet contre projet
Présidentielle 2022. Fabien Roussel et Valérie Pécresse, projet contre projet
Mardi 14 Septembre 2021- L'Humanité

Industrie, protection sociale, services publics… le candidat du PCF et l’une des aspirantes de la droite à l’Élysée ont débattu sans concession ce week-end.

 

Sous un chapiteau plein à craquer et dans une ambiance électrique, deux prétendants à l’Élysée ont confronté leurs propositions, en vue de 2022, au Forum social. À gauche, le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel. À droite, la présidente de la région Île-de-France, Valérie Pécresse.

Est-il possible de réindustrialiser le pays ?

Valérie Pécresse On a laissé se désindustrialiser la France, à gauche comme à droite. Les usines, ça polluait, ça exploitait, donc il fallait une France sans usines. Mais nous avons perdu la moitié de nos emplois industriels. C’est une catastrophe. On le voit encore plus avec la crise du Covid. Il faut donc réindustrialiser, c’est une question de souveraineté. Certains d’entre vous pensent qu’il faut produire moins, pour la planète. Mais il faut produire plus et mieux, en faisant la transition écologique, et en payant mieux ceux qui produisent.

Fabien Roussel J’entends bien tous les candidats dire qu’il faut produire en France. Mais, rappelez-vous que, le premier, c’était Georges Marchais. Quand Peugeot décide de délocaliser la C5 en Chine, ou Renault d’y produire la Dacia Spring, ils le font avec le soutien de l’argent public. Ça ne doit plus exister. Il faut un moratoire contre les délocalisations, les interdire tout de suite. Et chaque euro public doit être conditionné à la relocalisation, au maintien des emplois et des savoir-faire, à l’égalité professionnelle hommes-femmes et à la préservation de nos ressources naturelles. Cent cinquante milliards d’euros sont versés tous les ans, cette manne doit nous permettre de retrouver une industrie forte.

Valérie Pécresse Moi, je vis dans un monde où il est très compliqué d’empêcher une entreprise privée, surtout internationale, de délocaliser. Je me suis battue avec Peugeot en vallée de la Seine qui faisait ce chantage : vous payez 20 millions ou on délocalise. Nous avons payé, mais à chaque fois nous conditionnons à l’emploi, et il faut faire rembourser quand les engagements sont rompus. Mais il restera des délocalisations de multinationales si l’on n’est pas compétitif. En revanche, nous devons instituer une préférence européenne avec plus de réciprocité dans les échanges. Il faut aussi dresser la liste des produits stratégiques qu’on ne peut plus produire en France. Et, comme les Américains, il nous faut une procédure d’agrément de tous les rachats d’entreprises par l’étranger.

Faut-il renégocier les traités européens et ceux de libre-échange ?

Fabien Roussel Ces traités sont nocifs pour chaque travailleur de l’UE, ils organisent le dumping social. On vient de délocaliser l’usine Bridgestone de mon Nord parce que la Commission européenne a accepté de subventionner l’agrandissement de celle de Hongrie. Cette Europe libérale nous divise et fait porter toute la responsabilité sur le coût du travail, alors que c’est le coût du capital qui nous fait le plus mal. Nous devons mettre un coup d’arrêt aux traités de libre-échange qui laissent nos portes grandes ouvertes sans aucune taxe.

Valérie Pécresse Ce n’est pas crédible. Ce que je demande, c’est la réciprocité, ce n’est pas « je ferme les frontières ». Sinon, le lendemain, nous aurons un président américain qui dira « je taxe le champagne, le vin, les produits agricoles, le luxe », et vous ne pourrez plus rien vendre. Donc, je suis pour la réciprocité, pas pour la fin des traités de libre-échange. Le jean fabriqué en Chine fait combien de milliers de kilomètres ? Créons une vraie taxe carbone qui permette de rétablir l’égalité de compétitivité entre nous. Et aussi de se préoccuper de sauver la planète.

Fabien Roussel Mais je n’ai pas dit que nous devrions arrêter d’importer ou d’exporter. J’ai dit qu’il fallait arrêter avec les traités de libre-échange où il n’y a plus de règles, plus de normes, plus de douane. Nous avons besoin de règles pour vivre ensemble, pour organiser le commerce en répondant d’abord aux besoins humains et de la planète, et pas à des multinationales dont l’obsession est de gagner de l’argent sur notre dos. Mettons de la coopération entre les États et les continents, plutôt que de la compétition.

Comment augmenter les salaires aujourd’hui ?

Valérie Pécresse Ce qui me préoccupe, c’est que nous n’avons jamais eu autant de chômeurs et jamais autant de chefs d’entreprise qui cherchent des salariés. Il faut donc revaloriser le travail et remettre de l’ordre : je veux des emplois déclarés et en CDI. Mais comment augmenter les salaires de 10 %, comme je souhaite le faire ? Je propose de convaincre les entreprises de participer à hauteur d’un tiers, car elles ont reçu beaucoup d’aides de l’État et des régions. Je voudrais un autre tiers via des économies sur la dépense publique et un dernier tiers en baissant les cotisations sociales. Je sais que vous y êtes attaché, mais ce n’est pas normal que le Smic soit à 1 230 euros en net et à 1 630 euros en brut chargé.

Fabien Roussel Ce n’est pas une hausse de salaire que vous proposez, c’est un jeu de bonneteau. C’est nous qui allons la payer, car la baisse de la dépense publique, c’est moins d’argent pour nos écoles, nos hôpitaux, nos communes… Qui va dire « je gagne 10 % de plus mais mon école a moins de profs » ? Enfin, ce n’est pas possible ! Et ce que vous, vous appelez « charges », nous l’appelons « cotisations sociales ». C’est du salaire différé, cela nous permet d’accéder à la santé, à la carte Vitale et aux politiques familiales. Nous sommes même capables de les augmenter si, dans un grand débat avec les Français, nous leur disons que cela garantit un revenu étudiant pour nos jeunes et des retraites au-dessus de 1 200 euros !

Valérie Pécresse Il faut du courage pour augmenter les cotisations sociales…

Fabien Roussel Je vais vous parler, moi, des charges qui pèsent sur les entreprises. Celles qu’imposent les banques avec des taux d’intérêt élevés, ou les assurances qui se font des montagnes d’or avec des primes insupportables. C’est honteux. Ce sont aussi ces factures incroyables d’électricité avec une hausse de 50 % depuis la privatisation, de votre fait. Nous proposons de les baisser avec l’énergie nucléaire, hydraulique et la nationalisation d’EDF.

Pensez-vous qu’il faille changer les règles de l’assurance-chômage ?

Valérie Pécresse Absolument, parce que je suis pour la responsabilisation et l’incitation à repartir au travail. L’erreur de Macron, c’est de ne pas traiter différemment quelqu’un qui a cotisé vingt ou quarante ans et quelqu’un qui a cotisé dix-huit mois. Les chefs d’entreprise le disent tous : certains se font licencier pour des raisons de convenance personnelle. Et cela n’a absolument rien à voir avec le chômage subi, un fléau pour les familles.

Fabien Roussel Je ne partage pas du tout cette vision défendue par le président et les candidats de la droite. Ils parlent la même langue : il faut exercer une pression sur les salariés et les chômeurs pour les forcer à accepter des contrats précaires et sous-payés. Ils veulent faire des économies sur 800 000 privés d’emploi. Faute d’avoir trouvé un poste, ils basculeront au RSA, alimentant le cycle de la pauvreté et de la précarité.

Valérie Pécresse C’est le contraire, on rebondit quand on passe moins de six mois au chômage, comme l’ont théorisé un certain nombre de syndicalistes de gauche. Combien avons-nous de chômeurs de longue durée ? L’économie sociale et solidaire ne permettra pas de rattraper tout le monde.

Fabien Roussel Nous avons une tout autre ambition, nous voulons un droit universel au travail avec la planification écologique, l’industrie… Rien que dans les services publics, plusieurs centaines de milliers d’emplois sont à créer. Là où les aides à domicile touchent 800 à 900 euros par mois en temps partiel, nous créerons tout de suite 100 000 embauches en CDI avec de bons salaires.

Valérie Pécresse J’ai une proposition radicalement inverse, mais qui a le même but. Je veux une vraie politique familiale pour solvabiliser la demande, je n’attends rien de l’État. Pourquoi ? Parce qu’on est déjà les champions du monde des impôts en France.

Fabien Roussel J’en ai marre d’entendre dire que les « prélèvements obligatoires » en France sont les plus élevés d’Europe, c’est faux. Le chiffre de 44,5 %, sorti par tous ceux qui veulent attaquer notre système fiscal et notre protection sociale, comprend les cotisations sociales ! Mais, dans les autres pays, demandez-leur combien ils paient d’assurance pour leur santé, combien ils paient pour l’école… Il faut comparer ce qui est comparable.

Valérie Pécresse C’était vrai avant, quand les investissements dans les services publics n’avaient pas été sacrifiés au profit de la bureaucratie. On dit l’école gratuite, mais combien de parents sont obligés de payer des cours à côté ? L’État doit réinvestir dans son cœur de mission : l’éducation, la santé, la sécurité. Et qu’on arrête de sur­administrer. En Île-de-France, j’ai supprimé 480 emplois au siège et j’ai fermé des structures administratives, mais j’ai recruté 250 agents sur le terrain.

Fabien Roussel Les services publics ont été abîmés à force de cures d’austérité. « Réduction de la dépense publique », je ne supporte plus ces trois mots. Dès qu’ils sont prononcés, c’est qu’on va prendre cher, qu’une école ou un service d’urgence vont fermer. Mais parmi les impôts, certains sont sacrément injustes, comme la TVA. Elle ne représente pas la même part chez le smicard ou chez Bernard Arnault. Et les multinationales paient entre 4 et 8 % d’impôts, quand une PME en paie 15. Nous voulons de la justice fiscale : que les petits paient petit et que les gros paient gros.

Vous avez déclaré, Valérie Pécresse, qu’il faudrait supprimer des postes pour faire des économies…

Valérie Pécresse À certains endroits, pour dépenser mieux l’argent, comme je l’ai fait à hauteur de 2 milliards d’euros dans ma région pour investir dans les 200 lycées vétustes et les transports dévastés laissés par la gauche. Il faut des priorités, et il y a des doublons partout. Si les collectivités locales avaient la main, beaucoup de politiques publiques seraient plus efficaces. Il y a une marge colossale sur la simplification. Il faut arrêter avec l’ivresse de la dépense publique, ça ne marche pas.

Fabien Roussel La première des gabegies, c’est de donner de l’argent public à des multinationales qui versent des dividendes. Je reviendrai sur les deux fois 10 milliards de baisses d’impôts de production pour les entreprises prévus par le plan de relance. Car 6 milliards sont destinés à 30 grandes entreprises, et le tiers restant aux 520 000 PME et TPE du pays. C’est inacceptable. Je veux augmenter le budget de l’État. Au lieu qu’on se dispute les miettes, je veux un gâteau plus gros pour répondre à tous les besoins.

Partager cet article
Repost1
14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 06:36
Philippe Rio, maire communiste de Grigny (Essonne), élu meilleur maire du monde par la City major fondation
Et le meilleur maire du monde est donc… Philippe Rio, maire communiste de Grigny !
Et c’est notamment son action et celle de son équipe pour lutter contre la pauvreté et les exclusions, qui a été récompensée.
Bravo à lui et à son équipe.
 
Le meilleur maire du monde est à Grigny !

Philippe Rio (PCF), vient d’être élu ce lundi soir meilleur maire du monde par la City Mayors Foundation. « C’est sympa, mais je ne vais pas prendre le melon », promet l’édile.

C’est officiel depuis ce lundi soir : Philippe Rio (PCF) est le meilleur maire du monde ! L’édile a remporté ce prix, décerné par la City Mayor Foundation, ex aequo avec le maire de Rotterdam, Ahmed Aboutaleb, devant trente autres candidats venus de tous les continents, de Washington DC (États-Unis) à Delhi (Inde) en passant par Buenos Aires (Argentine), Ankara (Turquie) ou Milan (Italie). Philippe Rio avait appris sa nomination par mail en avril dernier. « C’est sympa, mais je ne vais pas prendre le melon, réagit-il à chaud. C’est un encouragement pour soulever les nombreuses montagnes sur notre chemin. »

La City Mayors Foundation, créé en 2003 à Londres, est un groupe de réflexion international dédié aux affaires urbaines et géré par des professionnels d’Europe, d’Asie et des Amériques qui travaillent ensemble « pour promouvoir des villes fortes, justes et prospères ainsi qu’un bon gouvernement local ». Tous les deux ans, la fondation met en vedette les maires jugés « les plus remarquables, qui ont servi leurs concitoyens avec intégrité, courage et diligence » en s’appuyant sur des grands enjeux de notre époque.

Les habitants du monde entier ont voté

Pour l’année 2021, elle rend hommage à ceux qui « ont fait preuve d’un leadership exceptionnel pendant la pandémie de Covid-19 ». Et ce sont les habitants du monde entier qui ont voté.

« Le maire de Grigny est le dirigeant d’une des villes les plus pauvres de France (la plus pauvre selon le rapport de l’Observatoire des inégalités publié l’an dernier, NDLR), précise le communiqué de la fondation. Il a développé une vision positive mais pragmatique dans son combat contre la pauvreté et l’exclusion sociale (…). Il veut faire de sa ville un laboratoire national pour combattre la pauvreté (…) en luttant contre ses causes structurelles. »

(Source: Le Parisien, 13 novembre 2021)

Partager cet article
Repost0
14 septembre 2021 2 14 /09 /septembre /2021 06:14
Fête de l'Huma et grosse manip' - par Guillaume Roubaud-Quashié
Fête de l'Huma et grosse manip'.
 
Trois jours d'une richesse politique, culturelle et humaine qu'on ne saurait résumer. Mais quel traitement médiatique sur les chaînes "d'information continue" ?
Des heures à tourner sur une phrase prononcée par un chanteur ("Tout le monde déteste la police") et les injonctions d'un ministre à s'en désolidariser.
1) Si le ministre et ces journalistes avaient prêté une plus grande attention au discours de Fabien Roussel devant la grande scène (le plus grand meeting politique de la campagne qui commence), ils se seraient évité ces sommations ridicules : le Parti communiste défend un service public de police républicaine garantissant la sécurité de toutes et tous. Aucune leçon à recevoir de ceux qui, pour faire des cadeaux aux plus riches, détruisent tous les services publics, celui-ci compris, et contribuent, bien plus qu'un chanteur, à les rendre impopulaires dans une partie de la population.
2) Et puis qu'est-ce que c'est que cette histoire ? M. le ministre a passé son week-end à écouter tous les concerts de la Fête pour vérifier si tout était bien dans la ligne ? Vite, qu'on rétablisse la censure ! Vite, des commissions de vérification de toutes les chansons avant diffusion ! Qu'on chante, mais qu'on chante des louanges dûment certifiées ! Il y aura 80 ans dans quelques mois, Aragon, pour le poème "Front rouge" (c'était autrement plus violent !), était traîné devant les tribunaux, la revue qui l'avait publié était saisie et le poète risquait jusqu'à 5 ans de prison. En ce temps-là, on savait y faire, ma brav'dame. Misère du "monde d'après" macronien...
Résumons : mesquine manipulation ministérielle pour polluer le fort message et la grande réussite de la Fête de l’Humanité ; lamentable conception de la vie culturelle. Décidément, il est temps de fermer ce chapitre !
 
Guillaume Roubaud-Quashié, dirigeant du PCF, porte-parole de la campagne présidentielle de Fabien Roussel
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011