Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 05:10

Maître de conférences en immunologie à l’université de Bourgogne, Françoise Salvadori a récemment travaillé en partenariat avec l’historien des sciences Laurent-Henri Vignaud sur un fonds d’archives inédites concernant les travaux de Pasteur. En a résulté Antivax. La résistance aux vaccins du xviiie siècle à nos joursi, un livre très riche qui a valu à ses auteurs le prix Villemot de l’Académie des sciences.

Entretien réalisé par Thomas Liechti*

 

Progressistes : Vous avez sorti en 2019, avant qu’on puisse encore envisager la pandémie de covid-19 en France et avant les polémiques actuelles, un livre apportant un regard historique sur les mouvements de résistances aux vaccins et leurs arguments au cours du temps, qu’est-ce qui a motivé l’écriture de ce livre ?

Françoise Salvadori : En 2015, mon collègue et coauteur, l’historien Laurent-Henri Vignaud, et moi-même avions travaillé sur des archives Pasteur non encore explorées, conservées dans sa maison familiale d’Arbois, dans le Jura ; il s’agissait de cahiers de traduction de publications de ses contemporains, souvent en compétition avec lui, et annotés par Pasteur lui-même. Nous avons été assez surpris d’y voir de nombreuses critiques sur sa nouvelle méthode de vaccination, notamment quand il l’a appliquée à la rage humaine… Mme Pasteur découpait aussi dans la presse les articles critiquant son mari, qui était en particulier la cible des ligues antivivisection.

Comme des doutes sur la vaccination commençaient à s’exprimer de plus en plus, en France comme ailleurs, en particulier depuis l’épisode de la grippe H1N1 en 2008-2009, de plus en plus largement relayés par les réseaux sociaux, l’idée nous est venue d’aller à la recherche des origines de ces opinions et d’étudier leur évolution, leurs différentes formes selon les lieux et les époques. Même si des travaux existaient, en particulier sur les oppositions à l’inoculation variolique au xviiie siècle, cette histoire de l’antivaccinisme n’avait pas fait l’objet d’un livre sur un temps long.

Notre étude nous a permis de montrer que quelques grands types d’oppositions actuels se trouvaient déjà dans la période pré-jennérienne. Rappelons l’origine des pratiques vaccinales : le médecin anglais Edward Jenner avait réussi à la fin duxviiie siècle à protéger contre la variole humaine en injectant un extrait de pustule d’une vache atteinte de vaccine, la variole bovine, peu dangereuse pour l’homme. Depuis au moins un siècle avant lui, on pratiquait déjà, en particulier en Asie et au Moyen-Orient, la variolisation : une injection de pus directement prélevé chez un malade de la variole, ce qui induisait une protection mais au prix de nombreuses infections varioliques

Ces oppositions qui ont donc accompagné l’histoire de la vaccination s’appuient parfois sur des arguments religieux (« providentialistes ») s’observant encore dans quelques courants fondamentalistes ou sectaires de toutes les religions, ou bien sur l’idée que « la nature fait bien les choses » et qu’elle est toujours préférable à l’artifice que représenterait le vaccin ; pour les adeptes des médecines « douces » ou parallèles, présentées comme plus naturelles, ce n’est pas tant le microbe qui occasionne la maladie qu’un déséquilibre de l’ordre naturel des « humeurs » ou des flux énergétiques, favorisé par une mauvaise alimentation ou d’autres facteurs constituant un « terrain » dégradé qu’il suffit de restaurer. On entend aussi chez certains opposants des affirmations pseudo-scientifiques ou fondées sur des théories « alternatives » non validées par la communauté scientifique, ou des revendications plus politiques qui dénoncent les bénéfices des industriels du vaccin et/ou la contrainte de l’État dans les régimes d’obligation vaccinale (vécue comme une entrave à la liberté individuelle).

Progressistes : Dans le contexte de l’apparition des vaccins contre la covid-19, on a pu voir une explosion de méfiance sur les réseaux sociaux et l’apparition de sondages montrant une forte défiance de la population face à la vaccination, notamment beaucoup de questionnements et de fantasmes autour des vaccins à ARN messager, ces méfiances sont-elles légitimes ?

Fr. S. : Elles sont légitimes, je dirais plutôt : elles l’étaient… En particulier quand on a annoncé la mise au point aussi rapide de vaccins – moins d’un an après l’apparition de cette nouvelle maladie, alors que les médias affirmaient depuis quelque temps que plusieurs années seraient nécessaires pour mettre au point un nouveau vaccin. Elles l’étaient aussi vis-à-vis des premiers vaccins ayant obtenu l’autorisation, les vaccins à ARN messager (ARNm), car cette technologie semblait nouvelle pour la population, et que l’ARN, assimilé à l’ADN, ouvre à toutes les craintes et fantasmes autour des OGM et d’une éventuelle « prise de contrôle » de nos cellules par ce vaccin… De fait, il faut un peu de pédagogie. D’une part, les vaccins anticovid ont bénéficié d’énormément de subventions et de précommandes de pays riches, qui ont fait eux aussi des calculs de bénéfices/risques et ont préféré financer la recherche-développement en espérant à terme diminuer les pertes de vies humaines et les pertes économiques liées aux confinements ! Ces financements massifs ont accéléré les recherches, et les spécialistes ne partaient pas de rien : la technologie des vaccins ARNm était au point depuis une quinzaine d’années, même si les applications étaient restées assez confidentielles et limitées au domaine de la cancérologie. D’autre part, des réglementations assouplies ont permis le chevauchement des phases d’essais 1, 2 et 3. Et un autre facteur qui a accéléré la récolte des résultats est justement l’intensité de l’épidémie dans certains pays, car en phase 3 on doit dénombrer les cas de covid pour comparer les groupes de volontaires vaccinés avec ceux qui ont reçu le placebo : plus l’incidence de l’infection est élevée, plus vite on aura des résultats comparatifs. C’est ce qui s’est passé, on a vu assez vite que pratiquement tous les cas, et les cas graves, s’observaient dans le groupe placebo !

Le risque zéro n’existe pas en médecine, mais ces vaccins à ARNm semblent très sûrs, on peut le dire de façon assez sereine maintenant que nous avons dans le monde autour de 200 millions de sujets vaccinés, avec un recul de deux mois, et seulement quelques accidents allergiques graves, prévisibles le plus souvent, se déclarant très vite après l’inoculation du vaccin, et que l’on sait prendre en charge. Il n’y a aucun risque que l’ARN modifie l’ADN de nos cellules, car il ne peut pénétrer dans le noyau ni a fortiori s’intégrer à l’ADN ! Quand nous sommes infectés par des virus à ARN (grippe, VIH, virus respiratoires banals…), l’ARN de ces virus ne modifie pas notre patrimoine génétique. C’est la même chose ici ! De plus, cet ARN vaccinal a une durée de vie très courte, il est traduit en protéines de spicule (les petites pointes qui forment la couronne externe du virus, à laquelle il doit son nom) par les ribosomes de la cellule, et ces protéines virales vont stimuler des lymphocytes qui produiront des anticorps contre elles, ainsi que des cellules qui vont constituer la base d’une mémoire immunitaire a priori durable.

Progressistes : Ces méfiances sont-elles nouvelles au regard de l’histoire des mouvements de résistance aux vaccins ou juste réadaptées à ces nouveaux vaccins ?

Fr. S. : Par rapport aux différents types d’arguments plutôt constants dans l’histoire, on va trouver ici une prédominance des opinions défendant la nature face à l’artifice du vaccin : on aimerait croire qu’un régime alimentaire, une hygiène de vie, des médicaments « simples et naturels » sont plus efficaces que les vaccins… La nature serait tellement bien faite qu’elle n’aurait pas pu « créer » ce virus, qui serait donc pour certains une fabrication humaine. Des personnalités très présentes sur Internet prétendent qu’un bon régime alimentaire et quelques vitamines nous sortiraient d’affaire ! Mais on entend aussi beaucoup de discours « alterscientifiques » venant de médecins et scientifiques proposant des molécules « magiques », qui ne donnent pourtant pas de résultats probants dans les différents essais menés selon les normes de la médecine fondée par les preuves (evidence-based medicine) ; certains médecins mettant volontiers en avant la liberté de prescription se sont même organisés en associations, telles la Coordination santé libre ou Laissons les médecins prescrire.

À ce scepticisme s’ajoute la dénonciation des profits des laboratoires pharmaceutiques. (Des soupçons d’enrichissement visaient déjà les médecins inoculateurs dans les salons du xviiie siècle, et se sont renforcés après la création de l’Institut Pasteur, que d’aucuns appelèrent « usine rabique » quand Pasteur lui-même était caricaturé en chimiste-financier.) L’industrie des vaccins très concentrée sur quelques gros laboratoires, les Big Pharma, est actuellement pointée pour avoir bénéficié d’aides massives des États (subventions et précommandes), qui en effet vont aussi profiter aux actionnaires, et pour entretenir une certaine opacité sur les tarifs négociés… Des débats sont ouverts sur une éventuelle levée des brevets sur les vaccins anticovid. Ces contestations plus politiques concernent également la distribution des vaccins : la lenteur du démarrage de la campagne est fortement critiquée par cette moitié des Français très favorables à la vaccination, lenteur qui peut en partie s’expliquer par un choix des autorités de santé qui, justement, ont souhaité rassurer avec un démarrage (excessivement ?) prudent. Les débats vont se renforcer dans un proche avenir au sujet d’un éventuel passeport vaccinal qui donnerait des libertés à ceux qui auraient accepté de se faire vacciner, et qui est parfois jugé discriminant à ce titre.

Progressistes : Pensez-vous que les mouvements antivax soient un symptôme d’une crise plus large de la médecine et/ou de la science en général en France ?

Fr. S. : Des éléments de profil type des sceptiques face aux vaccins contre la covid-19 ont été apportés récemment par les sociologues : jeune, plutôt féminin, avec des opinions politiques éloignées du pouvoir en place, à gauche ou à droite, plutôt populiste (mais sans doute à nuancer). Ce vaccin est vu comme un instrument de mainmise d’un État dont on condamne la politique en général, et la politique sanitaire en particulier.

On note depuis que des études nationales et internationales l’ont mesurée, c’est-à-dire depuis une quinzaine d’années, une forte défiance en France, qui nous a classés plusieurs fois comme les champions du monde de la crainte des vaccins. En France un décrochage assez net s’est observé à la suite de l’épidémie de grippe H1N1, en 2008-2009, mais la confiance avait déjà été érodée lors des cafouillages de communication autour de la vaccination contre l’hépatite B : deux ministres successifs – M. Douste-Blazy en 1994 et M. Kouchner en 1998 – avaient appliqué le principe de précaution dans des directions opposées ! Le premier avait fortement recommandé la vaccination en population générale, et partant des campagnes de vaccination scolaire à grande échelle furent organisées. Les cas de sclérose en plaques semblant en augmentation à cette période, on les relia à ce vaccin, poussant le second ministre à arrêter la vaccination des adolescents à l’école, ce qui bien sûr avait accrédité l’idée qu’il y avait bien un risque… Bien qu’aucune étude épidémiologique n’ait montré de lien causal, cette polémique franco-française n’est pas réellement finie ! Mais l’actuelle défiance se manifeste sur un fond particulier, car les Français n’ont pas oublié qu’on leur a tenu des discours mensongers ou partiels/partials sur le sang contaminé par le VIH, sur l’amiante, sur le Mediator… Et la gestion de l’épidémie de covid, la communication contradictoire sur les masques, les tests… ont montré que cette tendance à ne pas dire la vérité aux citoyens est très lourde dans notre pays.

Cette perte de confiance envers les autorités de santé s’explique donc assez bien ; elle peut renforcer une contestation plus globale des autorités politiques ou du parti au pouvoir, elle peut l’induire aussi. Elle semble actuellement s’étendre aux chercheurs et à la communauté scientifique ; c’est un phénomène plus récent selon les études des sociologues. On peut penser que les arènes médiatiques y ont contribué en donnant trop souvent le même écho à tous les « points de vue » – comme dans l’affaire Raoult –, ce qui pourrait passer pour une quête d’objectivité, en oubliant que le temps de la construction et de la validation des connaissances scientifiques n’est pas celui de l’information en continu.

Progressistes : Est-ce qu’on peut parler d’un affaiblissement, voire d’une rupture, du lien de confiance entre la population française et la science d’un point de vue historique ?

Fr. S. : Comme je l’ai dit, la défiance vis-à-vis des scientifiques a tendance à s’amplifier. La crise sanitaire actuelle n’y est sans doute pas pour rien, mais il faudra encore un peu de recul pour l’affirmer et l’étudier plus rigoureusement. Le fait même que cette épidémie nous atteigne si lourdement, alors que les progrès de la médecine nous ont fait oublier beaucoup de maladies et permis d’en soulager tant d’autres, peut faire douter de ces progrès ! Or on observe cette tendance à la rupture entre les citoyens et la science dans tous les pays développés : quand les gens accèdent à un niveau d’études plus élevé et qu’ils ont accès à des informations à foison, ils se sentent d’autant plus légitimes à affirmer leurs opinions ou leurs croyances sur des sujets scientifiques. Pour eux, les énoncés scientifiques sont des opinions comme les autres : chacun a la sienne et elle vaut celle de son voisin, de son enseignant, de son médecin…

Aux États-Unis des études de psychologues ont montré que plus les citoyens étaient éduqués, plus ils défendaient, par exemple, l’origine naturelle du réchauffement climatique s’ils étaient républicains, et son origine anthropique s’ils étaient démocrates ! L’éducation renforce leur niveau de croyance/confiance dans des influenceurs, le plus souvent recrutés dans leur « bulle », par ces biais de confirmation que les algorithmes d’Internet exploitent à merveille. On voit donc que l’enseignement des sciences est nécessaire, mais pas suffisant à l’ère d’Internet… Je ne pense pas que ce relativisme très contemporain soit typiquement français, mais il semble en progression dans notre pays.

Progressistes : On peut avoir l’impression que la confiance dans la médecine est différente selon les sociétés aujourd’hui. Est-ce que la France est un cas particulier des mouvements antivaccins ?

Fr. S. : La confiance dans les vaccins est différente d’un pays à l’autre, et elle semble faible en France, si toutefois les opinions avancées dans les sondages reflètent les véritables agissements de leurs auteurs… Car dire qu’on ne veut pas du vaccin, c’est aussi dire qu’on est contre Macron, ou pour Raoult, ou contre Sanofi, ou pour les médecines naturelles ! En situation, quand la vaccination sera proposée facilement et gratuitement à chacun, et si la maladie continue de tuer et d’empêcher la vie sociale, il est possible que les actes soient différents des opinions. Les sondages récents, qui plus est dans cette période où la pénurie et la distribution équitable sont au centre de la problématique, semblent le montrer.

Je ne pense pas que les Français soient défiants plus que d’autres vis-à-vis de la médecine, ils sont même parmi les plus gros consommateurs au monde de médicaments antibiotiques ou anxiolytiques ! Les sondages montrent qu’ils gardent une bonne confiance envers leurs médecins, ce qui a d’ailleurs été bien noté par les autorités de santé qui souhaitent s’appuyer sur les médecins généralistes pour accélérer la campagne de vaccination… La défiance isolée en France vis-à-vis de ces médicaments très particuliers que sont les vaccins reflète peut-être aussi une réticence à l’encontre d’une pratique du « pari » (on pense qu’on ne sera pas atteint soi-même, et que le coût de l’assurance est trop cher pour le risque ?), et du pari collectif, car l’efficacité de la vaccination ne peut se mesurer que collectivement. Quand il y a du collectif, il est normal que l’État s’en mêle, et là encore le bât blesse…

*THOMAS LIECHTI est membre du comité de rédaction de Progressistes

i. Éditions Vendémiaire, Paris 2019.

 

Partager cet article
Repost0
26 juillet 2021 1 26 /07 /juillet /2021 05:05

 

Partager cet article
Repost0
25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 14:19
Jeanne Civié Borzakian, née en Pologne en 1918, militante communiste, résistante et FTP-MOI est décédée à Paris le samedi 25 juillet 2021.

Jeanne Civié Borzakian, née en Pologne en 1918, militante communiste, résistante et FTP-MOI est décédée à Paris le samedi 25 juillet 2021.

Jeanne Civié Borzakian, ancienne résistante communiste juive de la FTP-MOI vient de s'éteindre à 103 ans
Douce pensée pour Jeanne Civié Borzakian qui vient de nous quitter à 103 ans🖤
Juive polonaise, arrivée en France à 10 ans, engagée toute sa vie pour la liberté mais aussi l’égalité et la justice sociale.
Communiste militante dès 1936, résistante et #FTPMOI.
Ses deux parents ont été assassinés à #Auschwitz parce que juifs
Laurence Patrice et Catherine Vieu-Charier
 
Jeanne Civié Borzakian, ancienne résistante et FTP-MOI est décédée à Paris le samedi 25 juillet 2021.
Jeanne Civié Borzakian, est née en Pologne le 14 décembre 1918 (103 ans). Ses parents, juifs, avaient rejoint la France en 1928 pour fuir la répression et des conditions de vie misérable. Elle adhère comme son père, au parti communiste et participe aux mouvements sociaux de 1936.
Au début de l’Occupation, elle commence à résister avec plusieurs de ses camarades communistes. Grâce à son sang froid et à sa vigilance, elle évite à plusieurs reprises d’être arrêtée. En revanche, ses parents sont déportés en février 1943 vers le camp de concentration et d’extermination d’Auschwitz où ils sont assassinés. Sa soeur cadette, Rosette, résistante elle aussi est déportée à Auschwitz en juin 1944 d’où elle reviendra après la Libération du camp.
Après le démantèlement de son réseau, Jeanne Civié intègre les FTP-MOI et participe à leurs actions. En 1947 elle épouse Puzant Borzakian, dit André, résistant comme elle. Lorsqu’on lui demandait pourquoi elle s’était engagée dans la Résistance, elle répondait : « Je devais bien ça à la France qui m’avait accueillie ».
Elle restera fidèle à ses convictions et militera jusqu'à sa mort.
Partager cet article
Repost0
25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 14:00
Vendredi 6 août - Mobilisation pour le désarmement nucléaire au Menez Hom à l'occasion de la commémoration des bombardements de Hiroshima et  Nagasaki
Vendredi 6 Août - Soirée pacifiste au Menez Hom
Compte tenu du climat délétère des contestations de la volonté de mise au pas de la population par les autorités, il apparaît essentiel que l'opinion se fasse entendre en toute sérénité, sur les domaines qui font société.
La commémoration des désastres des bombardements atomiques d'Hiroshima et Nagasaki, est de ce registre.
Comme tous les ans, le mouvement pacifiste va l'honorer.
Il va le faire cette année en adaptant l'action citoyenne qui porte cette mémoire, au contexte de la nouvelle donne que représente l'entrée en vigueur du Traité d'Interdiction des Armes Nucléaires, ce 21Janvier 2021.
Aussi le CIAN 29 (Collectif finistérien pour l'Interdiction des Armes Nucléaires) appelle la population à l'accompagner pour revendiquer que la France signe ce traité et engage le processus de démantèlement de ses armes nucléaires.
Le 6 Août, c'est en soirée, du point culminant de la presqu'île de Crozon, à quelques lieux du sanctuaire de l'Ile-longue, que raisonneront, dés 18 heures, les messages favorables à un avenir résolument humain, libéré de la menace périlleuse que fait courir à l'Humanité le maintien et la modernisation d'un arsenal atomique.
Vendredi 6 août - Mobilisons-nous pour le désarmement nucléaire dans le Finistère, au Menez Hom
16h ouverture de l'espace militant au sommet du Menez Hom
17h-18h Marche vers le Menez Hom. Départ du parking Sainte-Marie du Menez Hom
18h30-21h30: Pique nique et animations au sommet du Menez Hom
Partager cet article
Repost0
25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 05:51

 

D’emblée, je souhaite vivement contester la précipitation de ce débat. Alors que le Président de la République a annoncé lundi 12 juillet ses décisions, solitaires, le Parlement, mais aussi le pays tout entier sont obligés de se mettre au pas sans même avoir le temps d’examiner sérieusement les dispositions proposées qui ont d’ailleurs évolué au fil des jours.

Le Parlement, une nouvelle fois, est mis devant le fait accompli, M. le Ministre.
Nous sommes pleinement conscients des dangers que fait courir le variant Delta, mais vous devez accepter de débattre d’autres chemins existants que celui proposé par E. Macron. La démocratie, le pluralisme, c’est savoir écouter, prendre en compte et parfois, concéder et reconnaître ses erreurs.

Oui, nous savons que le variant Delta se répand vite, et nous le savons depuis de nombreuses semaines.

Oui, nous savons qu’en France les contaminations repartent vivement à la hausse.
Nous savons aussi que la vaccination est un rempart efficace qui évite les hospitalisations et les réanimations.

La vaccination est un outil formidable pour permettre de venir à bout de l’épidémie. Mais il faut des moyens pour aller au plus près de la population non vaccinée souvent par abandon social ou par manque d’information.

Informer, convaincre, mobiliser tous les acteurs de la société sont la clef d’une vaccination pour tous.

C’était peu ou prou votre position hier.
Pourquoi un tel revirement ?

Comment ne pas être surpris par cette volonté soudaine de culpabiliser notre peuple, de le diviser, de le fracturer ?

M. le Ministre, c’est vous qui avez refusé les vaccinodromes en janvier dernier. C’est vous qui avez fait le choix d’une vaccination progressive de la population, rappelant durant des semaines que les jeunes ne risquaient pas tant et pouvaient attendre.
Qui a fait le choix de commander massivement Astrazeneca qui fut sévèrement critiqué jusqu’à être interdit dans plusieurs pays ? La campagne vaccinale fut même suspendue en France.

En mai et en juin, la vaccination a décollé et la suspicion a reculé. Mais qu’avez-vous fait pour organiser la vaccination de masse durant les congés face à la déferlante du variant Delta ?

Quelle mouche vous a piqué pour dégainer un projet de loi aussi attentatoire aux libertés publiques ?

De plus, pourquoi produire un argumentaire culpabilisateur à outrance, alors que les doses ne sont pas disponibles pour parvenir rapidement à l’immunité collective ?
M. le Ministre, notre analyse que nous développerons au cours des débats est celle-ci.
Ce projet de loi, le discours d’E. Macron est un aveu d’échec manifeste.

Notre peuple n’est pas assez vacciné, non pas parce qu’il est récalcitrant, mais parce que vous n’avez pas mis en œuvre les moyens nécessaires.

Ensuite, et « en même temps » le Président de la République, utilise ce moment pour accentuer la dérive autoritaire de son pouvoir pour placer sous une cloche libérale notre pays.

Le 12 juillet, E. Macron a mêlé sa nouvelle réponse sécuritaire à la crise sanitaire, à la confirmation ou annonce de coup de force antisociaux.

À travers cette intervention, l’autoritarisme apparaît comme le point commun à ces différents aspects de la politique du pouvoir actuel.

La prolongation de l’état d’urgence sanitaire du 30 septembre au 31 décembre 2021 symbolise le maintien d’un état d’exception.

L’instauration du passe sanitaire est un outil de division de notre peuple. Je n’accepterai pas, M. Véran, que vous caricaturiez comme vous l’avez fait à l’Assemblée nationale, ceux qui, contre vents et marées, veillent à préserver le respect du droit, de l’égalité.

La Défenseure des droits, comme d’innombrables juristes, associations, syndicats, s’est vivement inquiétée et a annoncé dix recommandations précises importantes pour préserver les libertés et le droit face à vos propositions. J’aimerais connaître votre réponse détaillée à ces interpellations.

Le passe sanitaire est, selon nous, vicié dès le départ. Qui dit passe sanitaire dit contrôle d’identité. M. le Ministre, soit vous faites contrôler l’identité par des personnes non assermentées et c’est une dérive inacceptable, soit vous permettez d’intensifier des contrôles de police inopinés dans les restaurants, dans les cinémas, dans les salles de sport, dans les transports ou à domicile dans le cadre du contrôle de l’isolement.
Est-ce ce modèle de société que vous portez ? Une société de suspicion, de contrôle permanent !

Vous faites ce choix, ce n’est pas le nôtre je le répète, nous faisons le choix de la confiance et de la santé publique.

Le passe sanitaire pour nos concitoyens sera une obligation pour la vie quotidienne. Pour d’autres, ce sera une obligation au travail.

Nous refusons que la suspension ou le licenciement soit l’aboutissement de cette obligation en milieu professionnel.

Concernant les soignants, nous comprenons le débat sur l’obligation vaccinale des soignants.

Mais pourquoi là aussi la menace de la suspension et du licenciement ?

Comment osez-vous, après les avoir fait applaudir, menacer d’exclure de leur travail des femmes et des hommes qui ont souvent risqué leur vie pour le pays ?

L’obligation d’isolement que j’évoquais pose également de lourds problèmes de droit.
Nous refusons qu’une mesure privative de libertés, car c’est de cela dont il s’agit, puisse résulter d’un seul test positif, sans décision de justice.

Par ailleurs, comme ne pas constater une nouvelle fois la discrimination à l’égard des moins favorisés qui ne peuvent respecter l’isolement du fait des conditions de logement précaire ?

Enfin, M. le Ministre, comment ne pas s’alarmer du changement de donne concernant le système d’information dépistage, le SIDEP qui, réservé au personnel de santé, sera consultable demain par toutes les catégories habilitées à effectuer les contrôles ?
La préservation des données personnelles et le secret médical sont foulés au pied par votre projet.

M. le Ministre, nous voterons contre votre projet, même provisoirement assoupli par le Sénat, car sous le couvert d’un combat pour la vaccination, il accélère un projet de société attentatoire aux libertés et droits des salariés, sans armer notre pays face aux pandémies.

 

Partager cet article
Repost0
25 juillet 2021 7 25 /07 /juillet /2021 05:48

 

Le 12 juillet, le Président de la République a pris la parole devant les Françaises et les Français parce qu’une quatrième vague épidémique s’apprête à déferler sur notre pays et le continent européen. Une nouvelle vague prévisible puisque, dès le 12 mai, le variant Delta avait été classé préoccupant par l’OMS. Deux mois après, pour tenter d’amoindrir sa virulence, le Gouvernement annonce brutalement des mesures engendrant de graves tensions et déconnectées des réalités du terrain, soumises à partir d’aujourd’hui au Parlement, devenu simple chambre d’enregistrement. 
Les solutions préconisées par le chef de l’État tiennent en trois points : la vaccination obligatoire pour toutes les personnes qui travaillent dans le soin, un élargissement considérable du « pass » sanitaire et la fin du remboursement des tests.


 
L’élargissement du « pass » sanitaire, assorti d’un contrôle généralisé, et la fin du remboursement des tests convergent de fait pour rendre la vaccination obligatoire pour tous. Mais cette obligation ne veut pas dire son nom. Et elle est instaurée par le pire des détours : celui de la contrainte individuelle en mettant en avant une vision utilitariste et consumériste du vaccin. Il n’y a pas de doute sur le message envoyé par le Président de la République : vaccinez-vous pour pouvoir consommer, manger, vous distraire et voyager ! La protection des plus fragiles et l’immunité collective suivront. 

Cette inversion, qui place l’intérêt collectif au second rang, n’est en réalité guère surprenante. Depuis quatre ans, le Président de la République et sa majorité appliquent avec méthode des politiques néolibérales qui détricotent, maille après maille, notre contrat social et ses valeurs collectives. Cette idéologie individualiste anime Emmanuel Macron en toutes circonstances. C’est pourquoi il lui est si facile d’évoquer dans la même séquence le « pass » sanitaire, la réforme de l’assurance chômage et celle des retraites. Pour le Chef de l’État, le collectif n’a pas sa place. Seuls comptent les individus soucieux de maximiser leurs propres intérêts.

 Pourtant, la France porte en elle assez de générosité et de ressorts collectifs pour se mobiliser autour d’une stratégie vaccinale altruiste, fraternelle et acceptée par le plus grand nombre. À la double condition évidemment de s’en souvenir et de s’en donner les moyens.
 Il faut d’abord rappeler l’importance des vaccins dans notre histoire. Les grandes campagnes de vaccination que notre pays a connues ont eu des motivations pour l’essentiel altruistes, protégeant autant, sinon davantage, la collectivité que l’individu lui-même. Les vaccins contre la rubéole et la coqueluche en sont les exemples les plus caractéristiques : les enfants sont vaccinés contre la rubéole pour protéger les femmes enceintes, ce qui a permis une baisse spectaculaire des cas de rubéole congénitales tandis que le rappel pour la coqueluche permet de protéger les nourrissons non encore immunisés. La vaccination contre le Covid-19 ne déroge pas à la règle puisqu’elle vise à freiner la circulation du virus et à nous prémunir contre l’apparition éventuelle de nouveaux variants potentiellement plus dangereux.

Il faut ensuite mener une politique de santé publique qui permette à tous de pouvoir se faire vacciner en toute conscience et en toute confiance. La campagne de vaccination menée par le Gouvernement dans le cadre de la vaccination contre la Covid, c’est un fait, laisse sur le bord de la route une partie de nos concitoyens et essentiellement les « non connectés », ceux qui vivent dans l’isolement social, la pauvreté et la précarité.

Nous devons, de plus, regagner la confiance des Françaises et des Français. Le gouvernement a nourri un climat anxiogène aux effets délétères. Les retards, les mensonges et les atermoiements dans la gestion de cette crise en sont les premiers responsables.

Il faut enfin revendiquer une autre vision philosophique de la liberté que celle qui prédomine aujourd’hui, fruit de décennies de politiques libérales qui ont écrasé nos valeurs et divisé notre société. Non, la liberté ne se résume pas à l’absence de contraintes. Si tel était le cas, que devrions-nous penser de l’instruction obligatoire pour les enfants ? Que devrions-nous penser du Code du travail ? Ces mesures ne sont pas coercitives pour le plaisir de l’être. Dans notre État démocratique, elles ont été discutées, parfois âprement, contre la volonté des puissants et pour lever les réticences individuelles, puis votées et appliquées pour permettre à nos concitoyennes et concitoyens d’exercer leur liberté. Dans un pays démocratique, la liberté est le fruit d’un approfondissement constant de la relation entre les citoyens et la communauté nationale. En ce sens, elle est toujours l’objet d’une recherche, d’une tension et d’un travail de conviction pour que les contraintes soient admises comme un progrès et non pas un affaiblissement démocratique. La liberté est toute à la fois équilibre et mouvement.

 C’est pourquoi la vaccination ne peut être un acte liberticide. Elle doit être conçue comme un instrument mis à disposition par la puissance publique pour, à la fois, garantir l’intérêt général et préserver chacun des sévices de la maladie. Elle ne peut avoir comme objectif que de sortir de la crise sanitaire et éviter un nouveau confinement, source de terribles ravages pour nos enfants et les plus fragiles d’entre nous. N’écartons donc pas le principe d’une vaccination qui pourrait devenir obligatoire pour tous, plus respectueuse de nos principes républicains que ne peut l’être un « pass » sanitaire, mesure de police et outil de contrôle social.

Gageons que cette obligation s’appuierait sur une responsabilité retrouvée si elle était mise en place dans un climat de confiance, donc sans occulter d’éventuelles contre-indications médicales et en établissant un plan de gestion des risques pour parer à des évènements indésirables. Il serait alors inutile de recourir à des moyens coercitifs pour que 90 % de la population soit vaccinée et que nous atteignions ensemble l’immunité collective.

 Cette approche altruiste nous oblige également à agir au-delà de nos frontières. La France a un rôle essentiel à jouer au sein de l’UE afin qu’elle plaide pour une levée des brevets sur les vaccins à l’OMC, condition indispensable pour faciliter la diffusion de la vaccination dans les pays qui en sont encore exclus. Tirons les enseignements de l’histoire : l’éradication de la poliomyélite n’a été possible que grâce à la mise en place d’un vaccin non breveté permettant sa large diffusion dans la population. 
 La levée des brevets sur les vaccins Covid reste donc une priorité. Elle n’est, hélas, pas celle d’un Gouvernement pour lequel la vaccination n’est qu’un outil au service du retour à un consumérisme sans frein, pour le grand bonheur des multinationales du médicament.

 

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 11:56
Il y a urgence - le billet de Christophe Prudhomme dans L'Humanité: Numérus clausus ( C. Prudhomme, L'Humanité, 21 juillet)
Il y a urgence ! Le billet du Dr Christophe Prudhomme. Numerus clausus
Mercredi 21 Juillet 2021 - L'Humanité

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93. Il publie, chaque semaine, une chronique dans nos colonnes.

 

Alors que l’épidémie de Covid-19 a démontré – s’il en était besoin – que nous manquions de médecins en France, le gouvernement actuel persiste dans sa politique de restriction du nombre d’étudiants dans les facultés de médecine. M. Macron accumule en effet les mensonges, dans le cas présent l’annonce d’une réforme du mode de sélection avec la « suppression du numerus clausus ».

En fait, il n’en est rien. Car si le gouvernement ne fixe plus un nombre annuel d’étudiants entrant en deuxième année de médecine, il a délégué cette tâche aux universités dans les régions. Tout cela avec une perversité sans nom car, même les facultés qui auraient pu augmenter les quotas ne l’ont fait qu’à la marge, faute de moyens. En effet, dans le cadre de l’autonomie des universités, datant du quinquennat de Sarkozy, les budgets ne sont pas à la hauteur des besoins. À cela s’ajoute la position du représentant national des doyens des facultés de médecine, qui ne souhaite pas « trop augmenter le nombre d’étudiants pour ne pas avoir trop de médecins après 2030 » !

Le résultat est catastrophique pour les étudiants en cette fin d’année de mise en place de la réforme : un nombre de places insuffisant au concours avec une absence de possibilité de redoublement, la nouveauté de l'année, renvoyant les recalés à des études en licence, avec une possibilité de réintégrer les études de médecine ensuite. La mobilisation des étudiants a permis, sous la pression d’un rapport sénatorial et d’une injonction du Conseil d’État au gouvernement pour qu’il revoie sa copie, d’apporter des évolutions qui ne proposent cependant pas une solution pérenne au problème.

La conséquence est un gâchis immense et des jeunes sacrifiés qui, pour ceux qui ont la chance d’avoir une famille qui peut les soutenir, vont essayer de poursuivre leurs études à l’étranger. La presse belge vient de se faire l’écho d’un afflux d’étudiants français dans leurs facultés de médecine. Nous constatons ainsi que le gouvernement profite de la crise pour poursuivre sa politique d’organisation de la pénurie de médecins, lui servant en particulier d’argument pour restructurer et fermer des services et des hôpitaux.

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 11:49
Éditorial de l'Humanité -  Banditisme d’État - par Patrick Le Hyaric, 20 juillet 2021
Éditorial. Banditisme d’État
Mardi 20 Juillet 2021
 

Qui, dans les chancelleries européennes, peut sans fard prétendre qu’il ne savait pas ? La vaste opération menée par plusieurs États visant à soutirer les informations contenues dans des milliers de téléphones, grâce à un logiciel espion fabriqué en Israël par une société liée à son ministère de la Défense, est connue depuis quatre années désormais. Des régimes qui piétinent allègrement les droits humains en ont bénéficié pour écraser la voix des démocrates, pourchasser les oppositions politiques et espionner journalistes, avocats ou responsables politiques. À la clef, harcèlements, emprisonnements, assassinats… La lutte contre le terrorisme a décidément bon dos !

Ce silence devient complicité. Pourquoi aucune explication n’a été demandée ni au pays hôte du logiciel ni aux États qui en font usage contre leur population ? Il aura fallu qu’un consortium de journalistes s’y penche de plus près pour briser l’omerta.

Le président de la République ne peut rester inerte, sauf à se faire complice de ce banditisme étatique. Il doit demander des comptes, notamment au gouvernement israélien avec lequel l’Union européenne est liée par un accord d’association. Car une question se pose : Israël use-t-il du commerce de son logiciel comme d’une monnaie d’échange pour garantir son impunité et ses positions géopolitiques ? Une question loin d’être anodine alors que les rapprochements se sont multipliés précisément entre Israël et nombre des régimes incriminés, dont le Maroc, l’Arabie saoudite, les Émirats, le Rwanda ou encore la Hongrie, seul pays européen embarqué dans cette barbouzerie.

La France et l’Union européenne doivent également suspendre les accords d’association avec le royaume du Maroc qui cible des journalistes français, dont notre collègue et amie Rosa Moussaoui, coupables d’avoir eu le courage de révéler le sort atroce réservé à des journalistes marocains. Pour bien moins que ça, d’autres pays sont actuellement placés sous un sévère régime de sanctions.

Dans la course effrénée aux nouvelles technologies, les pouvoirs politiques et les forces économiques ont acquis une puissance inédite pour surveiller et réprimer. Les citoyens ne doivent pas rester seuls face à cette sous-traitance de la surveillance qui menace gravement nos libertés, dont celle d’informer.

La France doit saisir le Conseil de l’Europe sur ces agissements délictueux et criminels et travailler avec l’ONU à la mise en place d’une convention internationale de lutte contre ces armes numériques qui violent nos intimités autant qu’elles menacent nos libertés.

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 11:42
Pegasus.  L’Humanité et Rosa Moussaoui comptent parmi les cibles du logiciel espion-  Mardi 20 Juillet 2021 - Julia Hamlaoui
Pegasus. « L’Humanité » compte parmi les cibles du logiciel espion
Mardi 20 Juillet 2021 - L'Humanité

Selon l’enquête de Forbidden Stories, le téléphone de l’une de nos journalistes, Rosa Moussaoui, figure parmi les numéros sous surveillance.

 

Dans la longue liste des cibles mises sous surveillance via le logiciel Pegasus de NSO Group figurent de nombreux journalistes dont les téléphones ont été espionnés par les services de renseignements marocains. Victime de ces agissements comme les rédactions du Monde, de Mediapart, ou encore du Canard enchaîné, l’Humanité prend des dispositions en vue de porter plainte auprès du procureur de la République. Selon les données de l’enquête coordonnée par Forbidden Stories, le numéro de notre consœur Rosa Moussaoui est l’un des 50 000 potentiellement ciblés par le logiciel espion et aurait fait l’objet d’une surveillance à compter d’août 2019.

Cette atteinte à la liberté de la presse et à la protection des sources vise l’Humanité, qui compte parmi les premiers médias à avoir régulièrement fait place dans ses colonnes aux mouvements sociaux, à leur répression ainsi qu’aux attaques qui frappent les journalistes indépendants et toutes les voix critiques du pouvoir au Maroc. Le ciblage du numéro d’une journaliste de notre rédaction est ainsi intervenu après de nombreux reportages et enquêtes sur ces sujets. En amont de cette mise sous surveillance numérique, notre consœur s’est notamment rendue sur place en 2017 pour rendre compte de la révolte contre le régime monarchique qui battait son plein dans le Rif, faisant par la suite état sans relâche des mobilisations exigeant la libération des prisonniers politiques du hirak marocain. De même, notre titre s’est notamment attaché à faire connaître et à dénoncer, après le violent démantèlement du camp de protestation de Gdeim Izik, le sort des prisonniers politiques sahraouis, dont 19 sont encore détenus aujourd’hui à l’issue de procès sans preuves.

Déjà, à l’occasion de différents déplacements au Maroc, une surveillance physique et visible s’est exercée, dont témoigne notre journaliste. Le piratage via le logiciel de l’entreprise israélienne n’en serait que le prolongement dématérialisé. Lors de l’enquête menée en collaboration avec Rachida El Azzouzi, de Mediapart, sur le cas du journaliste marocain Omar Radi, poursuivi par le régime sous couvert d’accusations fallacieuses, des signes préoccupants se sont déjà manifestés. Une personne inconnue s’est ainsi introduite lors d’une visioconférence conduite par les deux journalistes avec une source marocaine. Cette fois, l’usage de Pegasus, indétectable par les utilisateurs des téléphones concernés, n’en est que plus inquiétant, puisqu’il peut être activé à tout moment sans être décelé.

En accès libre, toutes les enquêtes de Rosa Moussaoui sur le Maroc :

Liberté de la presse Au Maroc, le journaliste Souleimane Raissouni condamné à cinq ans de prison
Samedi 10 Juillet 2021. Rosa Moussaoui - Rachida El Azzouzi

Maroc. Soulaimane Raissouni, un journaliste entre la vie et la mort
Dimanche 6 Juin 2021. Rachida El Azzouzi - Rosa Moussaoui

Maroc. En prison, l’état de santé du journaliste Omar Radi se détériore dangereusement
Dimanche 9 Mai 2021. Rosa Moussaoui

Fouad Abdelmoumni : « Ces pratiques avilissantes doivent cesser, sinon le Maroc va imploser »
Mardi 2 Mars 2021. Rachida El Azzouzi. Rosa Moussaoui

Libération provisoire de Maati Monjib : « C’est la police politique qui gouverne au Maroc»
Jeudi 31 Décembre 2020. Rosa Moussaoui. Rachida El Azzouzi

Trump, Netanyahou et Mohammed VI marchandent sur le dos des Palestiniens et des Sahraouis
Vendredi 11 Décembre 2020. Rosa Moussaoui

Au Maroc, l’unique témoin dans l’ affaire Omar Radi entendu comme accusé
Mardi 24 Novembre 2020. Rosa Moussaoui. Rachida El Azzouzi

Sahara occidental. Le cessez-le-feu de 1991 vole en éclats
Lundi 16 Novembre 2020. Rosa Moussaoui

La journaliste Hajar Raissouni  témoigne : « J’ai été violée par l’État marocain »
Jeudi 8 Octobre 2020. Rosa Moussaoui. Rachida El Azzouzi

Au Maroc, l’affaire Omar Radi connaît un nouveau rebondissement judiciaire
Mercredi 7 Octobre 2020. Rosa Moussaoui et Rachida El Azzouzi

Maroc. Hajar Raissouni, sentence politique
Mercredi 2 Octobre 2019. Rosa Moussaoui

Affaire Omar Radi : révélations sur les méthodes de la monarchie marocaine pour bâillonner la presse
Mardi 22 Septembre 2020. Rosa Moussaoui

Ils n’ont pas honte. Omar Radi harcelé par la justice du roi
Lundi 29 Juin 2020. Rosa Moussaoui

Au Maroc, ils partent trimer la peur au ventre...
Vendredi 10 Avril 2020. Rosa Moussaoui

Maroc. Omar Radi dans les tornades de l’arbitraire
Lundi 30 Décembre 2019. Rosa Moussaoui

Maroc. Aux libertés syndicales Free n’a pas tout compris
Jeudi 24 Octobre 2019. Rosa Moussaoui

Grèce. Un opposant marocain dans les filets de Mitsotakis
Vendredi 11 Octobre 2019. Rosa Moussaoui

Maroc. Hajar Raissouni, sentence politique
Mercredi 2 Octobre 2019. Rosa Moussaoui

Hajar Raissouni. Une plume dans le viseur du Palais
Vendredi 6 Septembre 2019. Rosa Moussaoui

Descente parisienne des nervis de Mohammed VI
Samedi 16 Février 2019. Rosa Moussaoui

Maroc. Hayat, nouvel emblème d’une jeunesse assassinée
Jeudi 4 Octobre 2018. Rosa Moussaoui

Maroc. Sur le Rif, Medi 1 fait sa Pravda
Lundi 2 Juillet 2018. Rosa Moussaoui

Maroc. Retour aux années de plomb pour les révoltés du Rif
Jeudi 28 Juin 2018. Rosa Moussaoui

Sahara Occidental. Au 30e jour, Claude Mangin Asfari suspend sa grève de la faim
Jeudi 17 Mai 2018. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Claude Mangin-Asfari, la française qui défie le roi du Maroc
Lundi 7 Mai 2018. Rosa Moussaoui

Maroc. À Jerada, le déchaînement répressif fait plusieurs centaines de blessés
Vendredi 16 Mars 2018. Rosa Moussaoui

Sahara Occidental. Deux avocates françaises expulsées du Maroc
Mercredi 14 Février 2018. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. L’Acat honore le prisonnier Naâma Asfari
Lundi 29 Janvier 2018. Rosa Moussaoui

Un vent de contestation sociale et culturelle souffle sur le Maghreb
Jeudi 25 Janvier 2018. Rosa Moussaoui

Maroc. Au bord des puits de charbon de Jerada, le deuil et la colère
Mercredi 27 Décembre 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Le Palais à la chasse aux gosses dans le Rif
Mardi 26 Décembre 2017. Rosa Moussaoui

Maghreb. Mustapha Berhouchi : « L’Afrique du Nord a besoin d’un projet de civilisation »
Lundi 7 Août 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Grâce royale pour 58 détenus du Rif sur 270
Lundi 31 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Des larmes aux normes françaises
Mardi 25 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Dans le Rif, État policier et chemins de traverse
Vendredi 21 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Dures peines pour les détenus politiques de Gdeim Izik
Jeudi 20 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Les enfants d’Abdelkrim
Jeudi 20 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Nasser Zefzafi, l’icône du Rif devant les juges
Mercredi 12 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Silya Ziani, voix bâillonnée du hirak
Mardi 11 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Dans le Rif, la soif de dignité reste inextinguible
Vendredi 7 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

Khadija Ainani. « Au Maroc, l’espace public est verrouillé »
Vendredi 7 Juillet 2017. Rosa Moussaoui

L’homme du jour. Hassana Abba
Jeudi 29 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Dans le Rif, « Sa Majesté le peuple  » défie le Palais
Jeudi 22 juin 2017. Rosa Moussaoui

Mohamed El Majjaoui, enseignant
Jeudi 22 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Mohamed El Asrihi, journaliste
Jeudi 22 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Mohamed Jelloul, enseignant
Jeudi 22 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Mohammed VI, sanglant héritage
Mardi 20 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Gdeim Izik, un réquisitoire très politique
Jeudi 15 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Macron en hôte conciliant du roi Mohammed VI
Mercredi 14 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. À Rabat, l’écho de la révolte des Rifains
Mardi 13 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. La révolte du Rif, ligne de faille d’une société inégalitaire
Vendredi 2 Juin 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Les rebelles du Rif dans le viseur du roi Mohammed VI
Mardi 30 Mai 2017. Rosa Moussaoui

Aïcha Ech-Chenna : « Les enfants nés hors mariage sont discriminés »
Mercredi 5 Avril 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. La damnation sociale des mères célibataires
Mercredi 5 Avril 2017. Rosa Moussaoui

Oubbi Boucheraya Bachir : «Les peuples marocains et sahraouis doivent vivre en paix en Afrique»
Lundi 27 Mars 2017. Rosa Moussaoui

« Derrière le tribunal, il y a l’État et, à la fin, c’est le roi qui décide »
Lundi 27 Mars 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Le procès de l’occupation
Vendredi 17 Mars 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. L’ombre de la torture sur le procès des militants sahraouis de Gdeim Izik
Mercredi 15 Mars 2017. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Le procès du camp de Gdeim Izik vire à la mascarade
Mardi 14 Mars 2017. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Rabat met en scène son retrait d’une zone tampon
Jeudi 2 Mars 2017. Rosa Moussaoui

L’épouse française d’Ennâma Asfari expulsée du Maroc
Lundi 6 Février 2017. Rosa Moussaoui

Maroc. Al-Hoceima réclame toujours la vérité sur la mort de Mouhcine Fikri
Lundi 9 Janvier 2017. Rosa Moussaoui

Khadija Ryadi : « La séquence ouverte par les soulèvements de 2011 est loin d’être finie »
Mercredi 4 Janvier 2017. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. La justice marocaine, instrument de pouvoir et de répression
Mercredi 28 Décembre 2016. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Gdeim Izik, l’affaire qui embarrasse le palais
Mardi 27 Décembre 2016. Rosa Moussaoui

Le Maroc condamné par le Comité de l’ONU contre la torture
Lundi 26 Décembre 2016. Rosa Moussaoui

Sahara occidental. Le procès qui dérange les amis du roi du Maroc
Lundi 26 Décembre 2016. Rosa Moussaoui

Maroc. Le makhzen et la corde usée du chauvinisme
Mardi 8 Novembre 2016. Rosa Moussaoui

Maroc. Au royaume de la torture, l’impunité est reine
Mercredi 20 Mai 2015. Rosa Moussaoui

Partager cet article
Repost0
22 juillet 2021 4 22 /07 /juillet /2021 11:37
Pourquoi je m'oppose à des mesures aussi inefficaces que liberticides - par André Chassaigne, député communiste
Pourquoi je m'oppose à des mesures aussi inefficaces que liberticides
 
Par André Chassaigne
 
http://www.andrechassaigne.fr
 
"Le 12 juillet, le Président de la République a pris la parole devant les Françaises et les Français parce qu’une quatrième vague épidémique s’apprête à déferler sur notre pays et le continent européen. Une nouvelle vague prévisible puisque, dès le 12 mai, le variant Delta avait été classé préoccupant par l’OMS. Deux mois après, pour tenter d’amoindrir sa virulence, le Gouvernement annonce brutalement des mesures engendrant de graves tensions et déconnectées des réalités du terrain, soumises à partir d’aujourd’hui au Parlement, devenu simple chambre d’enregistrement.
Les solutions préconisées par le chef de l’État tiennent en trois points : la vaccination obligatoire pour toutes les personnes qui travaillent dans le soin, un élargissement considérable du « pass » sanitaire et la fin du remboursement des tests.
L’élargissement du « pass » sanitaire, assorti d’un contrôle généralisé, et la fin du remboursement des tests convergent de fait pour rendre la vaccination obligatoire pour tous. Mais cette obligation ne veut pas dire son nom. Et elle est instaurée par le pire des détours : celui de la contrainte individuelle en mettant en avant une vision utilitariste et consumériste du vaccin. Il n’y a pas de doute sur le message envoyé par le Président de la République : vaccinez-vous pour pouvoir consommer, manger, vous distraire et voyager ! La protection des plus fragiles et l’immunité collective suivront.
Cette inversion, qui place l’intérêt collectif au second rang, n’est en réalité guère surprenante. Depuis quatre ans, le Président de la République et sa majorité appliquent avec méthode des politiques néolibérales qui détricotent, maille après maille, notre contrat social et ses valeurs collectives. Cette idéologie individualiste anime Emmanuel Macron en toutes circonstances. C’est pourquoi il lui est si facile d’évoquer dans la même séquence le « pass » sanitaire, la réforme de l’assurance chômage et celle des retraites. Pour le Chef de l’État, le collectif n’a pas sa place. Seuls comptent les individus soucieux de maximiser leurs propres intérêts.
Pourtant, la France porte en elle assez de générosité et de ressorts collectifs pour se mobiliser autour d’une stratégie vaccinale altruiste, fraternelle et acceptée par le plus grand nombre. À la double condition évidemment de s’en souvenir et de s’en donner les moyens.
Il faut d’abord rappeler l’importance des vaccins dans notre histoire. Les grandes campagnes de vaccination que notre pays a connues ont eu des motivations pour l’essentiel altruistes, protégeant autant, sinon davantage, la collectivité que l’individu lui-même. Les vaccins contre la rubéole et la coqueluche en sont les exemples les plus caractéristiques : les enfants sont vaccinés contre la rubéole pour protéger les femmes enceintes, ce qui a permis une baisse spectaculaire des cas de rubéole congénitales tandis que le rappel pour la coqueluche permet de protéger les nourrissons non encore immunisés. La vaccination contre le Covid-19 ne déroge pas à la règle puisqu’elle vise à freiner la circulation du virus et à nous prémunir contre l’apparition éventuelle de nouveaux variants potentiellement plus dangereux.
Il faut ensuite mener une politique de santé publique qui permette à tous de pouvoir se faire vacciner en toute conscience et en toute confiance. La campagne de vaccination menée par le Gouvernement dans le cadre de la vaccination contre la Covid, c’est un fait, laisse sur le bord de la route une partie de nos concitoyens et essentiellement les « non connectés », ceux qui vivent dans l’isolement social, la pauvreté et la précarité.
Nous devons, de plus, regagner la confiance des Françaises et des Français. Le gouvernement a nourri un climat anxiogène aux effets délétères. Les retards, les mensonges et les atermoiements dans la gestion de cette crise en sont les premiers responsables.
Il faut enfin revendiquer une autre vision philosophique de la liberté que celle qui prédomine aujourd’hui, fruit de décennies de politiques libérales qui ont écrasé nos valeurs et divisé notre société. Non, la liberté ne se résume pas à l’absence de contraintes. Si tel était le cas, que devrions-nous penser de l’instruction obligatoire pour les enfants ? Que devrions-nous penser du Code du travail ? Ces mesures ne sont pas coercitives pour le plaisir de l’être. Dans notre État démocratique, elles ont été discutées, parfois âprement, contre la volonté des puissants et pour lever les réticences individuelles, puis votées et appliquées pour permettre à nos concitoyennes et concitoyens d’exercer leur liberté. Dans un pays démocratique, la liberté est le fruit d’un approfondissement constant de la relation entre les citoyens et la communauté nationale. En ce sens, elle est toujours l’objet d’une recherche, d’une tension et d’un travail de conviction pour que les contraintes soient admises comme un progrès et non pas un affaiblissement démocratique. La liberté est toute à la fois équilibre et mouvement.
C’est pourquoi la vaccination ne peut être un acte liberticide. Elle doit être conçue comme un instrument mis à disposition par la puissance publique pour, à la fois, garantir l’intérêt général et préserver chacun des sévices de la maladie. Elle ne peut avoir comme objectif que de sortir de la crise sanitaire et éviter un nouveau confinement, source de terribles ravages pour nos enfants et les plus fragiles d’entre nous. N’écartons donc pas le principe d’une vaccination qui pourrait devenir obligatoire pour tous, plus respectueuse de nos principes républicains que ne peut l’être un « pass » sanitaire, mesure de police et outil de contrôle social.
Gageons que cette obligation s’appuierait sur une responsabilité retrouvée si elle était mise en place dans un climat de confiance, donc sans occulter d’éventuelles contre-indications médicales et en établissant un plan de gestion des risques pour parer à des évènements indésirables. Il serait alors inutile de recourir à des moyens coercitifs pour que 90 % de la population soit vaccinée et que nous atteignions ensemble l’immunité collective.
Cette approche altruiste nous oblige également à agir au-delà de nos frontières. La France a un rôle essentiel à jouer au sein de l’UE afin qu’elle plaide pour une levée des brevets sur les vaccins à l’OMC, condition indispensable pour faciliter la diffusion de la vaccination dans les pays qui en sont encore exclus. Tirons les enseignements de l’histoire : l’éradication de la poliomyélite n’a été possible que grâce à la mise en place d’un vaccin non breveté permettant sa large diffusion dans la population.
La levée des brevets sur les vaccins Covid reste donc une priorité. Elle n’est, hélas, pas celle d’un Gouvernement pour lequel la vaccination n’est qu’un outil au service du retour à un consumérisme sans frein, pour le grand bonheur des multinationales du médicament.
Partager cet article
Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011