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21 février 2024 3 21 /02 /février /2024 06:47
Missak et Mélinée Manouchian rentrent au Panthéon (Ouest-France, 21 février 2024)
Missak et Mélinée Manouchian rentrent au Panthéon (Ouest-France, 21 février 2024)
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16 février 2024 5 16 /02 /février /2024 16:39
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14 février 2024 3 14 /02 /février /2024 06:14
Gouvernement Attal : enquête sur ces millionnaires qui nous gouvernent (L'Humanité, 11 février 2024)

D’après les éléments rassemblés par l’Humanité, la moitié des ministres, au moins, disposent d’un patrimoine de plus d’un million d’euros. Mieux : un tiers du nouveau gouvernement pourrait être classé parmi le 1 % de Français le plus fortuné. De quoi expliquer la guerre de classe promise parmi les priorités fixées ce week-end par Gabriel Attal ? 

Thomas Lemahieu, L'Humanité, 11 février 2024

Il fallait le faire, et Emmanuel Macron l’a très probablement fait : désormais au complet – avec 34 membres au total –, le gouvernement dirigé par Gabriel Attal compte, en proportion, autant et même vraisemblablement plus de millionnaires que celui d’Élisabeth Borne en 2022.

À l’époque, déjà, les patrimoines des ministres dépassaient ceux des gouvernements d’Édouard Philippe et de Jean Castex qui, eux-mêmes, écrasaient ceux des ministres socialistes et apparentés sous François Hollande.

Les données officielles et stabilisées ne seront pas connues avant plusieurs longs mois, le temps que les responsables politiques fassent leur déclaration d’intérêts et de patrimoine à la Haute Autorité pour la transparence de la vie politique (HATVP). Et que celle-ci, dans la foulée, procède à leur examen avant de demander, si nécessaire, des précisions ou des modifications.

Mais, rien qu’à partir des éléments archivés et exhumés par l’Humanité – après la désignation à une fonction ministérielle ou élective au Parlement, les documents précédents sont, en effet, retirés du site de la HATVP –, il est déjà possible de décompter 17 millionnaires, soit un ministre sur deux.

Cela, sans tenir compte de tous ceux dont les données restent parcellaires ou inexistantes à ce stade. De quoi jeter une lumière un peu plus crue sur un gouvernement resserré, peut-être, en nombre mais pas en surface financière.

Une assurance-vie estimée à 1,5 million d’euros pour Gabriel Attal

Ainsi, quand le Conseil de ministres se réunit, comme samedi, pour une session dite de team building, afin de fixer les « priorités » et le « calendrier », c’est Gabriel Attal, si jeune premier ministre et déjà si riche – il dispose d’une assurance-vie évaluée à près de 1,5 million d’euros – qui est aux manettes.

Avec une fortune estimée à 7 millions d’euros, tirée en bonne partie des actions gratuites qu’elle a pu accumuler chez Axa, puis Carrefour, Amélie Oudéa-Castéra est toujours là, même si elle a perdu le portefeuille de l’Éducation nationale, transféré à Nicole Belloubet dont le patrimoine global avait été estimé à un million d’euros.

Après avoir touché pour 10 millions d’euros de salaires pendant quelques années à la Caisse de dépôt et de placement du Québec, avant de descendre dans l’arène politique macroniste, Roland Lescure, ministre délégué à l’Industrie et à l’Énergie, peut s’appuyer sur un patrimoine global évalué à 5 millions d’euros.

Un montant similaire pour l’ancien ténor du barreau, Éric Dupond-Moretti, qui a, au-delà de ses confortables émoluments comme avocat, ramassé le gros lot (près de 800 000 euros entre 2016 et 2020) en droits d’auteur et comme acteur de théâtre, juste avant de rentrer au gouvernement. Un chiffre dont, pour le Garde des Sceaux, on doit retrancher toutefois des dettes tournant autour de 1,1 million d’euros.

Ministre de la Fonction publique, Stanislas Guerini déclare un patrimoine juste en dessous des 4 millions d’euros, mais avec des emprunts chiffrés autour de 2,5 millions – ce qui en dit probablement long sur la confiance que les plus aisés peuvent inspirer aux banques.

Puis, il y a tous les autres, du champion toutes catégories Franck Riester à Agnès Pannier-Runacher, en passant par Dominique Faure et Jean-Noël Barrot, mais encore Olivia Grégoire, Fadila Khattabi, Sylvie Retailleau, Christophe Béchu ou Marc Fesneau, tous au-dessus du million, et parfois largement !

Selon l’Observatoire des inégalités, en France, les 10 % les plus fortunés possèdent des biens financiers, immobiliers ou professionnels d’un montant de 716 000 euros au minimum. Dès lors, les deux tiers du gouvernement Attal sont à ranger dans cette catégorie.

Possédant plus de 1,03 million d’euros, la moitié du gouvernement ferait, en l’occurrence, plutôt partie des 5 % des plus riches. Et dans le lot, au moins 9 membres du gouvernement actuel – un sur trois, sans doute, au bout du compte – sont en réalité à classer dans le 1 % des plus riches, c’est-à-dire parmi ceux qui détiennent un patrimoine dépassant les 2,2 millions d’euros.

Le spectre des conflits d’intérêts

Derrière les patrimoines, la HATVP va devoir se pencher également sur les conflits d’intérêts. Au sens strict, d’abord : il s’agit d’organiser les mises en retrait des ministres quand ils ne peuvent, du fait de leur passé professionnel ou de leurs liens familiaux, garantir leur indépendance.

Plusieurs décrets organisant des « déports » ont d’ores et déjà été pris par le premier ministre : le plus volumineux concerne le ministre de la Justice qui, du fait de son passé d’avocat, ne peut s’intéresser à la carrière de magistrats ayant officié dans des affaires où il était impliqué, au sort de ses anciens clients ou de son cabinet, etc.

Ministre de l’Économie et des Finances, Bruno Le Maire, dont le patrimoine total ne dépassait pas les 450 000 euros il y a quelques années, devra s’abstenir d’intervenir sur tout dossier lié à Aéroports de Paris (ADP), sa sœur ayant épousé le PDG du groupe, Augustin de Romanet.

Enfin, avant d’être renvoyée aux seuls Sports et aux jeux Olympiques et Paralympiques, Amélie Oudéa-Castéra devait s’interdire de toucher à quoi que ce soit lié aux activités de son mari, chez Capgemini ou Sanofi. Mais s’abstenir également sur ses activités passées, chez Axa, Carrefour – l’un et l’autre sponsors des JOP (jeux Olympiques et Paralympiques) – ou à la Fédération française de tennis.

Mais, derrière l’inventaire et le passage obligé au nom de la transparence, c’est un autre conflit d’intérêts que prépare le gouvernement Attal… D’une tout autre ampleur, avec ses priorités annoncées sur le droit du travail, l’école ou le logement.

Un conflit politique qu’on peut d’ailleurs entendre sourdre dans la nature même des patrimoines des ministres : alors que, par-delà le cas Oudéa-Castéra, les fortunes mi-actionnariales mi-salariales issues des géants du CAC 40, comme celles de Muriel Pénicaud ou de Laurence Boone, ont plutôt tendance à régresser au sein de l’équipe Attal, beaucoup de ministres, détenteurs parfois de cinq à dix propriétés immobilières, assoient leur patrimoine sur la pierre.

Et au fond, si Guillaume Kasbarian, ex-employé de cabinets de conseil et désormais ministre du Logement, poursuit, malgré le tollé suscité par sa désignation, une politique de répression des locataires, ce sera tout bénef… pour les membres du gouvernement et leur camp social.

Legs familiaux ou réseaux d’affaires : cinq ministres fortunés à l'épreuve de la HATVP

Les membres du gouvernement ont deux mois pour remettre à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique leurs déclarations actualisées d’intérêts et de patrimoine. Revenus sur les cinq dernières années, participations même à titre gracieux à des organismes divers, propriétés immobilières, comptes en banque, instruments financiers comme les plans d’assurance-vie… Tout doit y passer.

Franck Riester, ministre délégué au Commerce extérieur : à jamais le premier

Une fois de plus, c’est à lui que revient la palme : héritier de plusieurs garages et concessions automobiles créés par un aïeul, Franck Riester détient, avec plus de 10 millions d’euros selon la dernière estimation en date, la plus grande fortune au sein du gouvernement.

En plus de ses émoluments en tant que ministre – autour de 100 000 euros net par an –, il peut ainsi compter, chaque année, sur les confortables dividendes versés par l’entreprise familiale et ses diverses sociétés civiles immobilières (SCI).

Député UMP depuis 2007 et proche de Bruno Le Maire, celui qui a réussi à se maintenir au gouvernement depuis plusieurs années, passant par la Culture et les Relations avec le Parlement, sous Édouard Philippe, Jean Castex, Élisabeth Borne et Gabriel Attal, possède plusieurs appartements et maisons à Paris, en Seine-et-Marne et en Savoie.

Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée auprès du ministre de l’Agriculture : taux (de conflit) d’intérêts à la hausse

Dans ses précédentes fonctions à Bercy, elle avait une longue liste de sujets sur lesquels elle devait s’abstenir d’intervenir, sous peine de conflit d’intérêts. Ex-dirigeante de la Compagnie des Alpes, contrôlée par la Caisse des Dépôts et Consignations (CDC), Agnès Pannier-Runacher devait se déporter sur des sujets comme les parcs de loisirs, les remontées mécaniques, les tour-opérateurs en ligne, l’hôtellerie et restauration et même tout le secteur du tourisme.

Mais ça n’était pas tout : elle devait également s’interdire de prendre part à des décisions concernant l’entreprise de nettoyage Elis (où elle a fait une partie de sa carrière et dont elle détient encore des actions). Même chose pour l’armateur Bourbon et le groupe financier australien Macquarie impliqué dans le secteur autoroutier français.

Et, last but not least, elle devait s’écarter des dossiers liés au géant pétrolier français Perenco où son père avait occupé des postes élevés d’encadrement. Côté intérêts, la liste est longue… Et pour le patrimoine, c’est pas mal aussi : outre des biens immobiliers évalués au-delà de 1,2 million d’euros, elle disposait, lors de sa dernière déclaration à la Haute Autorité pour la transparence de vie politique (HATVP), de plus d’un million d’euros sur ses comptes courants dans les banques.

Dominique Faure, ministre déléguée aux Collectivités territoriales et à la Ruralité : l’autre tenniswoman du gouvernement

C’est l’autre ancienne championne de tennis du gouvernement. Mieux : elle a, tout comme Amélie Oudéa-Castéra, frayé dans les instances de la Fédération française de tennis (FFT).

Jusqu’à son entrée au gouvernement, en novembre 2022, l’ex-numéro 12 française avait mené une carrière professionnelle à des postes de direction intermédiaire ou locale dans des groupes comme Motorola, SFR ou Veolia.

En parallèle d’une carrière de maire de Saint-Orens-de-Gameville (Haute-Garonne) et d’élue à Toulouse Métropole, Dominique Faure est ensuite rentrée dans le monde du « conseil » et des consultants chez Altedia, puis chez Grant Thornton.

Ce dernier dispose d’ailleurs d’une branche « secteur public », avec une spécialité pour les collectivités territoriales. Dans la dernière version en date de sa déclaration d’intérêts – avant l’actualisation en cours –, Dominique Faure ne s’étendait pas sur le sujet. Concentré sur six propriétés immobilières et une holding contrôlée avec son mari, son patrimoine s’approche des 2 millions d’euros.

Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé des Affaires européennes : un air de dynastie familiale

Petit-fils de Noël Barrot, résistant dans l’Armée secrète puis député MRP après la guerre, et fils de Jacques Barrot, l’ancien hiérarque centriste qui a été ministre sous Giscard et Chirac, l’économiste encarté au Modem dispose d’un solide patrimoine : des propriétés immobilières évaluées à 2,25 millions d’euros, des plans d’assurance-vie pour un montant global de 1,6 million, une épargne-retraite du prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), où il a un temps enseigné. Et encore quelques centaines de milliers d’euros en plus sur ses comptes bancaires.

Côté famille, Jean-Noël Barrot a également une sœur, Hélène, qui s’occupe de la communication pour l’Europe de l’Ouest et du Sud au sein de la plateforme de VTC Uber.

Une proximité qui l’a poussé à « se déporter » sur le sujet, alors qu’il était auparavant ministre délégué à la Transformation numérique et que le scandale des Uber Files venait d’éclater dans l’Union européenne. Hasard ou coïncidence : dans le jury de thèse, en 2012, de Jean-Noël Barrot, on retrouve David Thesmar et Augustin Landier, deux des économistes à qui le géant américain commandera une étude « académique » en 2016.

Rachida Dati, ministre de la Culture : rattrapée par la patrouille de la transparence

Sur le site Internet de la Ville de Paris, sur la fiche de présentation de celle qui fut longtemps première opposante de droite à Anne Hidalgo et qui est désormais passée avec armes et bagages à la Macronie, les deux lignes paraissent cinglantes.

Rachida Dati « n’a pas souhaité transmettre sa déclaration de patrimoine ». Puis : Rachida Dati « n’a pas souhaité publier » sa déclaration d’intérêts. Mais maintenant qu’elle est au gouvernement, elle aura du mal à y couper. Il y a quelques années, au Parlement européen, l’ex-magistrate devenue avocate et consultante avait été recadrée pour avoir omis de déclarer une société de conseil, dissoute depuis.

Alors que ses avocats bataillent, en arguant de la prescription, pour empêcher son renvoi devant la justice dans l’affaire Renault-Nissan – après une longue information judiciaire, le Parquet national financier (PNF) soupçonne des versements frauduleux, pour un total de 900 000 euros, par la filiale financière du groupe aux Pays-Bas –, l’ex-sarkozyste en diable Rachida Dati pourrait avoir à dévoiler ses revenus, ses intérêts et son patrimoine. De quoi accréditer ou lever, peut-être, une bonne fois pour toutes les interrogations sur son inscription dans certains milieux d’affaires, de GDF-Suez à EDF et son ancien PDG Henri Proglio, en passant par le Qatar ou l’Azerbaïdjan

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14 février 2024 3 14 /02 /février /2024 06:08
Pour la Paix au Proche-Orient: conférence-débat avec THOMAS VESCOVI  À L'AUBERGE DE JEUNESSE DE MORLAIX à 18H 00, à l'invitation de l'AFPS
RETENEZ LA DATE :VENDREDI 1er MARS 2024
 
L’AFPS du PAYS de MORLAIX est heureuse de vous inviter à une conférence-débat avec THOMAS VESCOVI
 
À L'AUBERGE DE JEUNESSE DE MORLAIX à 18H 00
 
Son sujet plonge évidemment au cœur d'une actualité tragique qui semble sans espoir dans l'immédiat :
PROCHE ORIENT : QUELLES CONDITIONS POUR UNE PAIX ENTRE ISRAÉLIENS ET PALESTINIENS ?
THOMAS VESCOVI est historien et chercheur indépendant, spécialiste d'Israël et des Territoires palestiniens occupés. Il a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet et collabore à différents médias - "Middle East Eye", "Le Monde diplomatique", "Orient XXI"...
Il est l’auteur de "La Mémoire de la Nakba en Israël" (L’Harmattan, 2015) et de "L’Échec d’une utopie, une histoire des gauches en Israël " (La Découverte, 2021) qui seront en vente le jour de la conférence. Thomas Vescovi est aussi l’un des fondateurs du blog https://www.yaani.fr
NOUS SERONS RAVIS DE VOUS ACCUEILLIR À CETTE OCCASION POUR UN DÉBAT QUI PROMET D'ÊTRE PASSIONNANT.
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14 février 2024 3 14 /02 /février /2024 06:04
Rima Hassan, au nom de tous les siens (Anouk Chergui, L'Humanité, 8 février 2024)

La juriste franco-palestinienne essuie une vague de haine et d’accusations d’antisémitisme pour avoir défendu la voix des Palestiniens à disposer de leurs droits.

Anouck Chergui

Rima Hassan n’était pas née que l’histoire avait déjà décidé de son avenir. Consacrée en août par le magazine Forbes parmi les 40 femmes d’exception qui ont marqué l’année 2023, la juriste franco-palestinienne, petite-fille de Palestiniens chassés de leur terre à la création d’Israël en 1948, est récompensée pour son engagement auprès des réfugiés et des migrants.

Ce que n’avait pas prévu Forbes, habitué à davantage de consensus, c’est qu’Israël allait débuter une campagne massive de bombardements sur la bande de Gaza dans la foulée des massacres perpétrés par le Hamas, le 7 octobre 2023. Pour Rima Hassan, cette guerre où plus de 30 000 Palestiniens, majoritairement civils, sont morts réveille aussi l’envie de défendre leur voix. Spécialement en France, où un large pan du personnel politique et médiatique fait montre depuis lors d’un soutien inconditionnel au gouvernement israélien. « Naître palestinien, c’est naître avec une identité politique. Impossible d’y échapper », explique-t-elle.

Un sentiment de spoliation

Apatride jusqu’à ses 18 ans, celle qui a fondé l’Observatoire des camps de réfugiés en 2019, une ONG autour de la question des migrants et de la vie dans les camps, a aussi longtemps été rapporteuse auprès de la Cour nationale du droit d’asile. « Le droit est ma boussole », aime à rappeler cette spécialiste des législations internationales. Ce qui lui permet de décrire le « crime d’apartheid » auquel les Palestiniens sont soumis dans leur quotidien comme une « mécanique de dépossession permanente de leurs droits ».

Un sentiment de spoliation dont elle connaît les rouages : avant que sa mère ne rejoigne la France en 2002, sa famille vivait dans le camp palestinien de Neyrab, près d’Alep, dans le nord-ouest de la Syrie. « Dans ma famille, ce besoin d’en découdre face à l’injustice existe depuis longtemps : mon grand-père, dont ma mère me parlait souvent, était très impliqué dans les réseaux communistes. »

« La colonisation des Territoires empêche l’édification d’un État palestinien. »



Maniant le verbe avec brio, n’hésitant pas à porter des coups, la jeune femme de 31 ans s’est retrouvée projetée dans le marigot médiatique sans presque le vouloir. « Quelques mois auparavant, j’avais rejoint mon père, qui vit toujours dans le camp de mon enfance. Je ne l’avais pas revu depuis vingt ans. J’étais à un moment de ma vie où j’avais besoin de me
reconnecter avec cette partie de mon histoire familiale. Quand la guerre a commencé, je ne pouvais pas me taire. »
Ce qui ne l’empêche pas de dénoncer également les 1 200 Israéliens tués le 7 octobre : « Il est moralement inacceptable de se réjouir de la mort de civils », twitte-t-elle sur X aussitôt la tragédie connue.

La cible d’une guerre de propagande

Pourtant, à la télévision, sur les réseaux sociaux, ses mots déstabilisent une frange de l’opinion publique qui préférerait oublier la question palestinienne : « La sécurité d’Israël n’est pas liée au régime d’apartheid en place. Gaza en est la preuve la plus récente. Ce qui la garantit, ce serait la fin des persécutions vis-à-vis des Palestiniens. Encore faudrait-il que les Israéliens sortent de leur obsession démographique – de leur crainte d’être minoritaires – et acceptent de négocier sur le droit au retour », répète-t-elle, plaidant pour la création d’un État binational. En Israël, l’idée provoque un tollé tant elle remet en cause le principe d’Israël « foyer national du peuple juif ». Mais elle a l’avantage de partir du terrain. « La colonisation des Territoires empêche l’édification d’un État palestinien. »

Dans une France où Meyer Habib, député des Français de l’étranger (LR), se permet toutes les outrances, Rima Hassan s’attire les haines rances. Fin janvier, la voilà montrée du doigt pour « antisémitisme » supposé et conspuée pour « apologie du terrorisme » dans un post Instagram de l’animateur Arthur.

Plusieurs dizaines de comptes le relaient ensuite. Rima Hassan porte plainte, mais le mal est fait : Forbes annule la cérémonie de remise des prix pour « raisons sécuritaires ». « Ce qui me fait du bien malgré tout, c’est de me sentir soutenue », comme avec cette récente pétition signée par presque 700 élus qui s’insurgent contre son sort « ignominieux » visant au-delà de sa personne à « faire taire la Palestine et toutes les voix qui la défendent ».

Dans cette guerre de propagande, Arthur et ses « amis » ne sont pas les seuls à l’avoir prise pour cible. Depuis plusieurs mois, Rima Hassan est « trollée » (chassée), « doxée » (ses coordonnées personnelles communiquées sans son consentement) et, finalement, menacée de mort et de viol. « Arthur et ses amis ne pouvaient ignorer qu’ils relançaient une campagne de haine et de harcèlement à mon égard. »

Un climat délétère en France qui l’a poussée à rejoindre la Jordanie avec le projet d’écrire le récit de ce retour vers la Palestine. « Comme palestinienne, quand je rentre chez moi”, c’est vers un camp. » En ce lieu de pauvreté et d’oppression où elle retrouve pourtant son humanité au contact d’un peuple qui refuse l’oubli depuis soixante-quinze ans.

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13 février 2024 2 13 /02 /février /2024 06:19

"Avec une délégation d’élus, nous nous sommes rendus aux portes de Gaza. La bande de Gaza est un champ de ruines. Il n’y a pas que les bombes qui tuent, il y a aussi la pénurie désespérée de médicaments, de nourriture, d’eau. La voix de la France est importante, quelles actions sont mises en œuvre pour obtenir un cessez-le-feu immédiat ?"

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11 février 2024 7 11 /02 /février /2024 06:31

 

 

L’agriculture européenne et française doit nourrir près de 450 millions d’habitants de l’Union européenne et 68 millions de Français. Mais le modèle agricole actuel est en échec : il ne permet ni de garantir un revenu décent aux agriculteurs, ni d’assurer la souveraineté alimentaire de la France, ni de répondre au défi écologique !

Le constat est simple et accablant : les agriculteurs et agricultrices travaillent pour nous nourrir, mais nombre d’entre eux n’arrivent plus à vivre de leur travail ! Les revenus agricoles sont très bas, autour de 1 100 euros en moyenne nationale, mais avec des disparités très fortes en fonction des productions et des structures. 10 % des éleveurs gagnent moins de 800 euros par mois et 25 % sont sous le seuil de pauvreté. 20 % des agriculteurs ne dégagent quasiment aucun revenu. Rappelons que pour obtenir des revenus aussi faibles, leur temps de travail dépasse souvent 50 à 60 heures par semaine.

Un problème est au cœur de cette situation : les prix. Si les lois Egalim ont permis davantage de transparence sur les coûts de production, elles n’ont pas permis d’en finir avec les marges scandaleuses de l’industrie agro-alimentaire et de la grande distribution.

Dans ce contexte, il est clair que la suppression de la détaxe sur le gazole non routier, la hausse du coût de l’énergie qui touche les agriculteurs comme tous les Français et nombre de mesures de la loi de finances 2024 que nous avons combattue au Parlement, ne feront qu’aggraver la crise. Au-delà du recul du gouvernement sur le GNR, il faut annuler toutes les mesures qui rendent la vie toujours plus chère.

Hors l’enjeu des prix et des charges qui pèsent sur le monde agricole, c’est l’ensemble du modèle néolibéral, où le libre-échange règne en maître, qui affaiblit l’agriculture française et détruit l’environnement. Il est d’autant plus urgent de changer de politique que la moitié des exploitations devront être transmises d’ici 10 ans, pour cause de départs en retraite. Si rien n’est fait, elles ne trouveront pas preneur.

Les politiques de l’Union européenne ne protègent pas notre agriculture. Au contraire, elles aggravent la situation, tant par la frénésie du libre-échange que par une Politique agricole commune (PAC) qui encourage la course au gigantisme des exploitations et la spécialisation des producteurs comme des régions agricoles, sans se soucier de garantir des prix rémunérateurs aux agriculteurs, de préserver la biodiversité et de réduire les émissions de gaz à effet de serre.

L’heure est à un Grenelle de l’agriculture pour construire un pacte d’avenir avec tous les agriculteurs de notre pays, en les associant directement aux grandes décisions et à la gestion de nouveaux outils d’intervention.

 

Nos 15 propositions

Nous commencerons par revenir sur l’ensemble des mesures de la loi de finances 2024 qui rendent la vie toujours plus chère : maintien de la détaxe sur le gazole non routier, suppression de la hausse des tarifs de l’énergie et des franchises médicales...

 

Garantir un travail rémunérateur et une pension digne aux agriculteurs et agricultrices

1. Instaurer des offices publics qui, production par production, seront chargés d’établir un prix plancher, soit un prix minimum versé au producteur. Mettre en place des conférences permanentes territoriales associant la profession agricole, les filières, les pouvoirs publics et la société civile qui permettront la fixation démocratique d’un prix d’objectif, couvrant les coûts de production des agriculteurs. Instaurer un coefficient multiplicateur entre prix d’achat aux producteurs et prix de vente aux consommateurs pour encadrer les marges de la grande distribution.

2. Mettre en place un régime public agricole d’assurance et de gestion des risques climatiques, sanitaires et environnementaux, géré par les acteurs de l’agriculture et l’État et non pas par le secteur assurantiel et bancaire privé.

3. Porter toutes les retraites agricoles à un minimum de 85 % du Smic dans un premier temps puis au niveau du Smic.

 

Protéger nos agriculteurs face à l’ouverture des marchés agricoles

4. Remettre en cause les traités de libre-échange et porter de nouveaux accords de coopération agricole, pour en finir avec les importations de produits alimentaires provenant de pays qui ne respectent pas les mêmes normes sanitaires et environnementales que celles exigées à nos producteurs. Convoquer également en urgence une conférence européenne sur les conséquences agricoles et alimentaires de la guerre en Ukraine.

5. Garantir la traçabilité par l’étiquetage de l’origine pour tous les produits agricoles en imposant l’obligation de la mention d’origine des produits alimentaires pour tous les produits bruts ou transformés. C’est une exigence indispensable pour défaire l’opacité qui règne dans les échanges et une demande très forte des consommateurs comme des producteurs européens, notamment vis-à-vis des productions extracommunautaires importées.

6. Activer systématiquement les clauses de sauvegarde dès qu’une production française fait face à une distorsion de concurrence en matière sanitaire ou environnementale, et exiger le respect de la réciprocité des normes pour tous les produits entrant sur le marché français.

7. Définir des calendriers d’importation pour protéger les productions françaises en fonction de leur saisonnalité et leur arrivée sur le marché face à des productions importées moins-disantes.

8. Créer une police de la sécurité alimentaire européenne dotée de vrais moyens de contrôle aux frontières, comme à l’intérieur de l’Union européenne, pour un contrôle large et réel de la qualité des produits agricoles commercialisés. Renforcer significativement, dans le même temps, les services publics nationaux de contrôle que sont la Douane et la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudeurs (DGCCRF), tout particulièrement en nombre d’agents.

 

Développer l’agriculture française pour manger sain et à sa faim : objectif 500 000 agriculteurs en 2030 !

9. Doubler les fonds de la dotation d’installation des jeunes agriculteurs avec une attribution tenant compte des critères d’emploi sur l’exploitation, d’éco-conditionnalité et de durabilité avec l’objectif de permettre plus d’une installation pour un départ. Lancer un grand plan de relance de l’enseignement agricole public et de valorisation des apports de la recherche agronomique jusqu’à l’exploitation, en portant à la fois un soutien spécifique à la formation initiale mais aussi un véritable droit à la formation continue tout au long de la vie professionnelle.

10. Assurer une répartition des aides de la PAC selon d’autres critères permettant d’assurer le maintien et le développement des exploitations familiales et de petite taille : plafonnement et dégressivité des aides en soutenant prioritairement les premiers hectares et en les couplant avec les premiers volumes de production.

11. Créer un fonds alimentaire national doté de 10 milliards d’euros annuels, alimenté par l’État et par une contribution spécifique sur les revenus financiers de l’agroalimentaire, de l’agrofourniture et de la grande distribution, pour développer une restauration scolaire et collective avec des productions locales et de qualité à un prix accessible à toutes et tous.

12. Changer le rôle des banques et réorienter le crédit bancaire qui étrangle les exploitants agricoles et les pousse au surinvestissement et au productivisme, avec :

- un grand plan d’installation des jeunes agriculteurs, assorti de prêts à taux négatif sur des critères écologiques et sociaux, refinancés par la Banque centrale européenne ;

- une renégociation des dettes, jusqu’à certaines annulations, conditionnée là encore au respect de critères sociaux et écologiques ;

- une aide à la transformation agro écologique (dont la mise à niveau aux normes environnementales) avec des prêts à taux négatifs, financés par un fonds public de bonification, privilégiant le secteur mutualiste, refinancé par la BCE, sous condition d’engagements écologiques et sociaux précis, suivis en lien avec les conférences permanentes.

 

Engager vraiment la transformation agro écologique

13. Soutenir l’élevage herbager au moyen d’une aide couplée spécifique. Les prairies permanentes contribuent en effet au stockage du carbone et abritent une riche biodiversité.

14. Soutenir toutes les pratiques permettant d’améliorer la fertilité et de stocker du carbone dans les sols : polyculture-élevage ; mise en place de couverts végétaux intermédiaires ; agroforesterie…

15. Reconstruire un plan de sortie efficace des usages des pesticides de synthèse et de réduction de notre dépendance aux intrants, sur la base d’un accompagnement systématique de l’ensemble des agriculteurs (intégration des surcoûts économiques et des besoins en travail supplémentaire dans la définition des coûts de production et des prix d’achat, soutien de long terme à la déspécialisation agricole à l’échelle des exploitations comme des régions agricoles).

 

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9 février 2024 5 09 /02 /février /2024 02:03

 

Promise aux paysans par le président Macron lors d’un discours prononcé à Rungis le 11 octobre 2017, la loi Egalim n’a pas débouché sur une construction des prix agricoles à partir des coûts de production. Dès le départ, l’actuel chef de l’État affirmait que les paysans devaient gagner le bras de fer permanent avec les distributeurs, ce qui est impossible quand on produit de denrées périssables

Voté en 2018, le premier volet de la loi Egalim indiquait que la fixation des prix des produits agricoles vendus aux industriels de l’agroalimentaire, voire directement aux enseignes de la grande distribution et au petit commerce, devait tenir compte des coûts de production que supportent les paysans. Mais comment peut-on parvenir à faire ce calcul et à le faire admettre par les metteurs en marché quand l’évolution au jour le jour de presque tous les prix au départ de la ferme obéit aux cotations dans les salles de marché ?
La France Agricole est un hebdomadaire qui consacre chaque semaine trois pages aux cotations avec huit à dix encadrés sur autant de produits différents. Ces chiffres sont accompagnés de courbes de comparaisons sur les deux années précédentes. Avant la sortie des tracteurs autour des grandes villes à la fin de mois de janvier, la tonne de blé rendue au port de Rouen pour l’exportation cotait 212 € le 16 janvier, contre 290 € un an plus tôt. Le cabinet « Tallage », qui observe les marchés, expliquait que ce prix reste trop bas du fait de la « concurrence des origines de la mer noire », à savoir les blés de l’Ukraine et de la Russie. Le même jour, la tonne de maïs à Creil cotait 181 € contre 270 € un an plus tôt. Cette fois l’explication fournie par la « Coopération agricole métiers du grain » attribuait ce prix bas à « l’offre des deux pays du continent américain » que sont les États-Unis et l’Argentine.

« Ajuster les prix en fonction de l’origine la moins chère »

Le 30 janvier, alors que les tracteurs venaient d’envahir les autoroutes en France et cernaient les locaux de la Commission Européenne à Bruxelles, la tonne de blé cotait 209 € à Rouen. Cette fois, le commentaire explicatif provenait du cabinet « Argus Média-Agritel » selon lequel « la compétition sur la scène internationale reste rude et les disponibilités encore à écouler sont nombreuses, ce qui oblige les opérateurs à ajuster le prix en fonction de l’origine la moins chère ». Voilà qui ne favorise pas la prise en compte des coûts de production de la matière première agricole retenue pour fixer son prix au départ de la ferme via le vote de la loi Egalim.

Le même jour, la tonne maïs cotait 177 € à Creil, soit une baisse 3 € par rapport à la cotation du 16 janvier. Cette fois le cabinet Tallage expliquait que cette céréale fourragère se retrouve confrontée à « une morosité de la demande, couplée à des disponibilités élevées. C’est notamment la récolte américaine qui pousse les cours vers le bas, avec une production record de 390 millions de tonnes ». En France, du coup, l’Association Générale des Producteurs de Maïs (AGPM), qui est le syndicat de branche des producteurs affiliés à la FNSEA, indiquait que « les contractualisations à l’export du maïs américain ont atteint 1,25 million de tonnes la semaine passée. Le Mexique reste le principal acheteur de maïs américain, alors que la Chine est absente ». Là encore, une offre supérieure à la demande tire les prix vers le bas, sans tenir compte de l’évolution de coûts de production.

Une baisse de 20 % pour la vache de réforme

Quand on passe des céréales aux produits carnés, on découvre que le prix du kilo de carcasse d’une vache laitière de réforme que l’on envoie à l’abattoir cotait 3,95 € à Cholet le 22 janvier dernier contre 4,50 € un an plus tôt. Les veaux mâles de cette même race sont vendus quelques jours après leur naissance à des engraisseurs. Leur prix moyen était de 70 € l’animal le 30 janvier dernier contre 110 € un an plus tôt. « Malgré la baisse de l’offre, les intégrateurs maintiennent leurs positions. Les gros veaux destinés à l’Espagne restent demandés, mais les prix demeurent stables. Il en est de même pour les croisés laitiers ou mixtes de moyenne conformation, avec un commerce moins sélectif », indiquait le commentaire.
Finalement, seule la viande porcine bénéfice depuis un an de prix correctement rémunérateurs autour de 1,80 € le kilo de carcasse. Mais cela fait suite à une baisse sensible de la production dans les pays membres de l’union européenne. Elle résulte de prix trop bas entre l’été 2021 et le mois de février 2022. Durant plus de six mois, le kilo de carcasse de porc cotait entre 1,20 € et 1,30 € sur le marché au cadran de Plérin dans les Côtes-d’Armor, comme ailleurs en Europe. Pour limiter leur déficit d’exploitation, les éleveurs ont alors vendu des truies reproductrices qu’ils nourrissaient à perte dans plusieurs pays européens. La chute, de la production s’est ensuite traduite par une raréfaction de l’offre qui a fini par faire remonter les cours.

Grande inquiétude chez les éleveurs de poulets

Finalement, la contractualisation avec un prix d’achat fixé d’avance, à condition que les producteurs respectent un cahier de charges, n’existe que dans de rares filières comme le lait à comté, certains légumes de conserve et une partie de l’élevage de volailles. Néanmoins, l’inquiétude est aussi grande chez nos éleveurs de volailles que chez les céréaliers. Depuis deux ans, les pays membres de l’Union européenne ont mis en place ce qu’ils nomment des « corridors de solidarité » qui suppriment tout droit de douanes sur le blé, le maïs, le tournesol, le sucre de betterave et surtout le poulet produit en Ukraine dans d’immenses élevages appartenant à des oligarques.

Entre janvier et octobre 2023, les importations de viande de volailles en provenance d’Ukraine dans les pays membres de l’Union européenne ont atteint 202 850 tonnes contre 130 298 tonnes durant la même période l’année précédente, soit une augmentation de 55,7 %. En quelques mois, l’Ukraine est ainsi devenue le second fournisseur de viande de volaille à l’Europe, des 27. Elle arrive derrière le Brésil avec 248 726 tonnes, les autres grands fournisseurs étant le Royaume-Uni avec 138 037 tonnes et la Thaïlande avec 130 115 tonnes.

Les discours contradictoires d’Ursula Von der Leye

Ces importations entrent beaucoup dans les repas de la restauration collective comme dans celles de plats préparés vendus en grande surface. Nous en avons eu confirmation hier soir dans le journal de 20 heures sur France 2, puis dans le documentaire réalisé par Marie Drucker et diffusé sur la même chaîne. Dans les grands élevages ukrainiens, comme dans les abattoirs, les salaires sont inférieurs à 400 € par mois, tandis que les conditions sanitaires sont moins rigoureuses que dans l’Union européenne.

C’est donc la mondialisation des échanges sur fond de dumping social, fiscal et environnemental qui fait reculer la production agricole française dans la plupart des filières. Cette politique sous-rémunère les paysans en France, freine l’installation des jeunes agriculteurs et fait reculer notre « souveraineté alimentaire » alors que ces deux mots sont désormais inscrits dans la fonction officielle du ministre de l’Agriculture.

Présidente de la Commission européenne, Ursula Von der Leyen prétendait hier atteindre un objectif de réduction de 90 % des émissions de gaz à effet de serre en Europe d’ici 2040. Mais comme elle défend en même temps la multiplication des accords de libre-échange avec les pays tiers, elle plaide indirectement pour la déforestation et l’augmentation des transports sur route, ce qui contribue grandement au réchauffement climatique. Ce que fait aussi Thierry Breton, le commissaire français en charge du marché intérieur européen à la Commission !

 

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9 février 2024 5 09 /02 /février /2024 01:52

 

Monsieur le Premier ministre,


Avec respect mais avec sincérité, je vais vous exprimer un coup de colère.
Un coup de colère parce que je suis dans un Département où nous avons dépassé les 100 000 demandeurs de logements.

Un coup de colère parce 12 millions de personnes fragilisées par la crise du logement, c’est 12 millions de sinistrés.

Oui, c’est une bombe sociale à retardement.


La vérité c’est que dès 2017, vos politiques n’ont été qu’un « j’accuse » du logement social, pour libérer de toute contrainte le marché privé :

Baisse des APL dès l’élection d’Emmanuel Macron,

Ponction de 1,3 milliards d’euros dans les caisses des bailleurs sociaux

Loi ELAN pour obliger à vendre des logements sociaux à la découpe et faire disparaître les petits bailleurs

Loi Kasbarian-Bergé, pour faciliter les expulsions.

Et vous voilà désormais à démanteler la loi de Solidarité et de Renouvellement Urbain.

Monsieur le Premier Ministre, le bilan est dramatique : il n’y a plus de politiques publiques du logement en France.


Pour les acteurs du secteur, de nombreux emplois sont menacés. Et la majorité des habitants de notre pays est livrée à elle-même face à la spéculation.

 

Ma question est simple :

56% d’augmentation des loyers dans le parc privé, stop ou encore ?

2000 enfants à la rue, stop ou encore ?

A quand l’état d’urgence du logement ?

Oui, nous appelons à déclarer l’état d’urgence nationale du logement sur cinq axes. Moratoire sur les expulsions, encadrement des prix du foncier, plan pour les primo-accédants, relève du niveau de production et réquisition nationale des logements vides. Pour cela encore faudrait-il avoir une ou un ministre du logement. Monsieur le Premier ministre, l’abbé Pierre disait « Gouverner, c’est d’abord loger son peuple ».

Vous êtes le chef du gouvernement, alors maintenant, vraiment, gouvernez !

 

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5 février 2024 1 05 /02 /février /2024 06:13
Européennes 2024 : le PCF valide sa liste et vise le million de voix (L'Humanité, 4 février 2024)

« Nous avions rassemblé 560 000 voix en 2019, il nous en faut au moins un million cette année. » Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, a ainsi chiffré l’objectif des communistes pour le 9 juin, lors d’un conseil national qui a approuvé, ce samedi, la composition de la liste conduite par Léon Deffontaines.

En se basant sur les résultats des précédentes européennes, le million de voix est en effet le seuil nécessaire pour atteindre les 5 %, permettant l’élection d’au moins 5 députés en juin. Les membres du Conseil national ont d’ailleurs voté par 71 voix pour, une contre et 17 abstentions, la proposition de liste de leur direction.

Cette liste compte 81 candidats, certains noms restant à finaliser. Elle comprendra, outre les communistes, au moins 20 membres d’autres partis de gauche et autant de syndicalistes. En présentant le document soumis au vote du Conseil national, Pierre Lacaze, membre de l’exécutif national du PCF, a ainsi souligné la « double ouverture » réalisée.

Parmi les dix premiers candidats figurent quatre dirigeants du PCF : Léon Deffontaines, Hélène Bidard, André Chassaigne et Fatima Khallouk. Pour les autres, le choix s’est porté sur deux syndicalistes : Sigrid Gérardin (Snuep) en seconde position, et Fabien Gache, syndicaliste retraité de chez Renault, qui sera en 7e place.

Au moins deux autres candidats seront issus de partis de gauche : Emmanuel Maurel, eurodéputé sortant et fondateur du mouvement GRS, et Samia Jaber, porte-parole de l’Engagement, parti d’Arnaud Montebourg. La 10e place sera attribuée à la coprésidente du parti Les radicaux de gauche (LRDG), Isabelle Amaglio-Térisse.

« L’émergence d’un nouveau rassemblement », selon Léon Deffontaines

Pour la suite de la liste, hors PCF, on compte également des candidats LRDG, mais aussi du Parti communiste réunionnais avec Ary Yee Chong Tchi Kan à la 15e place. Il reste encore en suspens un accord avec le MRC, pour lequel des places sont réservées en attendant sa réponse.

« Cette liste est un arc de rassemblement large », a salué Pierre Lacaze. Elle sera soumise à un vote des adhérents du PCF, du 8 au 10 mars. À des membres du Conseil national s’interrogeant sur le processus accompli, les quelques places qui restent à attribuer et le calendrier de la campagne qui doit démarrer dès cette semaine, Aymeric Seassau, responsable national entreprises du PCF, a rappelé le « travail minutieux et conséquent qu’il a fallu mener avec les syndicats et le monde du travail » pour parvenir à des candidatures qui reflètent les luttes sociales.

« Elles donnent à voir le projet que nous voulons incarner, et surtout l’émergence d’un nouveau rassemblement », a aussi souligné Léon Deffontaines. Fabien Roussel a justifié un démarrage rapide de la campagne, sans attendre le 10 mars : « Nous sommes à quatre mois de l’élection, c’est-à-dire 120 jours. Ça va aller très vite », a averti le secrétaire national du PCF, qui sera le dernier candidat, placé en conclusion de la liste.

La direction du PCF devrait finaliser les dates des meetings de la campagne dès cette semaine. De premières réunions publiques auront lieu dans la foulée. Le Comité exécutif national, en tenant compte du vote des communistes, fera le point sur l’élargissement possible de la liste le 8 avril 2024, avant de la finaliser.

Européennes 2024 : le PCF valide sa liste et vise le million de voix (L'Humanité, 4 février 2024)
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