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27 mai 2017 6 27 /05 /mai /2017 05:28
Et la rue, elle est à qui?

Et la rue, elle est à qui? Elle est à nous!

En marche ... quand les partisans de Macron dégommeront le droit du travail, les services publics, la sécurité sociale dans leurs Palais dorés!

Et pas besoin de Maréchal Ferrand, la cavalerie des affaires, c'est pas nous, c'est eux! 

Par contre, la résistance, c'est notre affaire.  

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:36

Homophobie -

 Par / 23 mai 2017
Question écrite à la Ministre de la culture

Mme Laurence Cohen interroge Mme la ministre de la culture sur le comportement homophobe d’un animateur de la chaîne télévisée C8.

Le 18 mai 2017, sous couvert d’humour, cet animateur, d’une vulgarité affligeante, a été volontairement homophobe, en mettant en scène, à son insu, un jeune homosexuel. Cette séquence violente, humiliante, emplie de stéréotypes déplacés est inacceptable, et elle a choqué de nombreuses personnes, comme en témoignent les 20 000 plaintes reçues par le conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) en quelques jours.

L’animateur n’en est pas à son premier dérapage, il tient très régulièrement des propos homophobes, sexistes. L’émission a déjà reçu plusieurs alertes du CSA mais sans sanction réelle jusqu’ici.

La journée internationale de lutte contre l’homophobie du 17 mai 2017 a une nouvelle fois mis en lumière la recrudescence des actes homophobes en France, qu’il s’agisse d’agressions physiques ou verbales (+ 20 % par rapport à 2016).

Cette banalisation de l’homophobie engendre une véritable souffrance et une véritable inquiétude chez les personnes homosexuelles.

Elle lui demande comment elle entend intervenir auprès du CSA, pour que cet épisode ne reste pas impuni, pour que la chaîne et l’animateur soient sanctionnés. Cette émission très regardée par le jeune public ne peut pas continuer de véhiculer des propos dont elle rappelle qu’ils sont passibles de sanctions pénales.

Homophobie, affaire Hanouna: Question écrite de Laurence Cohen, sénatrice communiste, à la Ministre de la culture Mme Nyssen
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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:16

Agriculture.  La vision des candidats

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    Agriculture.  La vision des candidats
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    Agriculture.  La vision des candidats
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    Agriculture.  La vision des candidats

Comment les candidats aux législatives sur la circonscription de Morlaix envisagent-ils l'avenir de l'agriculture ? Quelles sont leurs priorités pour la redynamiser ? Ce sont les questions que nous leur avons posées alors que le premier tour du scrutin, fixé au 11 juin, approche désormais à grands pas. Dans une région léonarde et trégorroise où l'agriculture demeure une composante importante de l'activité économique, leur vision sur la question est forcément intéressante à observer.

 

1. Patricia Blosse (Lutte ouvrière). L'agriculture n'échappe pas à l'exploitation et à la domination de la grande bourgeoisie sur les travailleurs. Revenus insuffisants et endettement sont le lot de nombreux agriculteurs car les banques, la grande distribution, les grands groupes de l'agroalimentaire dégradent leurs conditions de vie. Dans ces grands groupes tout puissants, la levée du secret des affaires permettrait aux paysans de voir dans quelles poches passent les richesses produites par leur travail

 2. Edith Roussel (Front national). Ma priorité est de favoriser les petites exploitations familiales et le développement des circuits courts. Cela permettra à nos agriculteurs de vivre décemment de leur travail. Je souhaite un allégement des charges et de l'administration qui leur prend un temps infini dans des journées déjà extrêmement chargées. Je souhaite aussi une revalorisation de leurs retraites, qui sont actuellement bien en dessous du seuil de pauvreté. 

3. Corinne Nicole (Oui la Bretagne). Il faut soutenir l'évolution et la diversification de l'agriculture pour aller vers des produits à plus forte valeur ajoutée. Chaque agriculteur doit pouvoir vivre de son métier. Du dynamisme de l'agriculture dépend aussi l'emploi agroalimentaire. La Pac doit évoluer pour gommer les distorsions de concurrence en Europe, être plus protectrice. Réglementairement, la profession doit être étroitement associée aux décisions et ses efforts pour la protection de l'eau reconnus.

 4. Christine Prigent (Europe Écologie - Les Verts). Nous prônons une agriculture familiale, bio et de qualité qui préserve la santé (paysans, consommateurs) : circuits courts, plateformes pour la restauration collective (écoles, lycées, Ehpad) qui crée des emplois. Arrêt des pesticides, des OGM. Réforme de la Politique agricole commune : pour l'emploi, la souveraineté alimentaire, le développement rural. Fin de la concurrence à l'agriculture des pays émergents.

 5. Jean-Paul Yves Le Goff (Rassemblement pour l'initiative citoyenne). Mon ignorance est profonde dans le domaine. Je sais seulement ce que sait (insuffisamment aussi) le grand public : les journées de travail interminables, le jamais de vacances, les endettements colossaux, les revenus dérisoires, les suicides à répétition... Nous devrions tous être atterrés. N'ayant guère d'illusions sur mes chances d'être élu, je pense que Sandrine Le Feur, agricultrice bio, pourrait faire beaucoup de bien à la profession.

 6. Julien Kerguillec (la France insoumise). Il faut accompagner la transition vers une agriculture diversifiée et écologique. Plafonner les marges de la grande distribution, garantir des prix rémunérateurs et décourager le dumping social et fiscal en Europe. Faciliter l'installation des jeunes et sanctuariser le foncier agricole naturel. Favoriser les circuits courts et la vente directe. Stopper les fermes usines. Refuser les OGM et les pesticides dangereux. Aller vers une alimentation 100 % bio local dans les cantines.

 7. Gwenegan Bui (Parti socialiste). La dérégulation des marchés agricoles a malmené nos exploitations. Il faut redonner aux agriculteurs une prise sur leur destin. Leur permettre de se regrouper pour être plus forts devant les industriels et les grandes et moyennes surfaces. Garantir un revenu décent en luttant contre la volatilité des prix en instaurant des mécanismes de régulation. Revoir la fiscalité agricole. Réviser la directive travailleurs détachés pour garantir le respect du principe à travail égal, salaire égal. 

8. Ismaël Dupont (Parti communiste). Le député communiste André Chassaigne a fait voter une revalorisation des retraites agricoles. Nous voulons une alimentation de qualité pour tous. Il faut stopper Tafta et Ceta, rompre avec les élevages surdimensionnés. Pour une transition vers une agriculture saine, le zéro pesticide, les circuits courts, le bio, l'agriculture raisonnée sont à développer. Encadrer les marges des supermarchés par des coefficients multiplicateurs et des conférences sur les prix. 

9. Maël de Calan (Les Républicains). L'agriculture représente 20.000 emplois directs et des dizaines de milliers d'indirects dans le Finistère. Si elle chute, toute notre économie chutera. Je me battrai pour alléger les charges (fiscales, sociales et administratives) qui plombent les exploitations, et pour revaloriser les prix (regroupement des producteurs, réforme LME...). Pour défendre notre agriculture, il faut élire un député qui pèse et qui saura se battre ! 

10. Sandrine Le Feur (la République en marche). Députée, je défendrai trois axes : réorganiser les filières pour mieux répartir la valeur ajoutée et assurer aux agriculteurs des prix rémunérateurs, simplifier les normes et défendre le droit à l'erreur face à l'administration, valoriser les circuits courts respectueux de l'environnement. Je veux une Pac au budget préservé et un système de subventions contra-cycliques de garantie sur les prix. Enfin, le chômage universel offrira une sécurité à tous. 

11. Serge Bougot (Parti breton, 100 % Breizh). Produire breton doit être synonyme de qualité, de respect de l'environnement, la garantie d'une vie et d'un salaire décent pour les agriculteurs, tous les salariés de l'agroalimentaire et du transport qui en dépendent. C'est un des piliers de l'économie bretonne. Il faut diversifier notre agriculture, réfléchir à la valeur ajoutée des produits et amorcer une révolution verte créatrice d'emploi. Nous n'y arriverons qu'à travers une Bretagne gouvernée par elle-même.

 12. Virginie Grall (Union populaire républicaine). La France voit son nombre d'agriculteurs diminuer de jour en jour, moins 90 % en 50 ans. Pour éviter la disparition des exploitations françaises familiales et pour lutter contre les grandes entreprises de l'agrobusiness, l'Union populaire républicaine (UPR) propose un programme de protection des marchés et des productions, de soutien économique et de développement des nouvelles techniques agrosylvopastorales.


© Le Télégrammehttp://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/agriculture-la-vision-des-candidats-26-05-2017-11528928.php#qYgSG92gUggBWrYC.99

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:10
Pierre Laurent (photo Le Télégramme)

Pierre Laurent (photo Le Télégramme)

Sénateur de Paris, secrétaire national du Parti communiste, Pierre Laurent doit gérer une relation difficile avec le mouvement de La France insoumise et avec son président, Jean-Luc Mélenchon. Selon lui, ce dernier a fait « un mauvais calcul ».



Avez-vous vraiment l'espoir de former un groupe parlementaire dans la prochaine Assemblée nationale ?
Oui. Je pense que des millions d'électeurs, parmi ceux qui ont voté Mélenchon et parmi ceux qui ont voté pour d'autres candidats de gauche, vont trouver dans la présence des communistes à l'Assemblée nationale le moyen de reconstruire la gauche et donner ainsi une garantie pour l'avenir. Je crois que le nombre de députés communistes et du Front de gauche peut être doublé. 

Vous êtes alliés parfois avec des socialistes, parfois avec des « insoumis » et parfois avec des écologistes. Ces alliances à géométrie variable ne sont-elles pas très ambiguës ?
Je ne le crois pas. Nous présentons des candidats dans la plupart des circonscriptions. À peu près 450. Et, dans un certain nombre de circonscriptions, nous soutenons des personnalités issues du mouvement social. Dans plusieurs dizaines de circonscriptions, nous soutenons des candidats de La France insoumise, des candidats écologistes et des candidats socialistes qui ont soutenu Benoît Hamon. Il y a une logique dans toutes ces candidatures : c'est que nous voulons contribuer à reconstruire une gauche qui soit fidèle à ses valeurs et qui ne s'embarque pas dans le soutien aux politiques libérales d'Emmanuel Macron. Il va y avoir besoin de cette gauche-là à l'Assemblée nationale. Dès cet été, pour empêcher le gouvernement d'utiliser les ordonnances contre le code du travail. 
 

 

Vous ne présentez pas de candidat contre Jean-Luc Mélenchon, vous en présentez un face à Benoît Hamon. Où est la logique ? 
À Marseille, nous avons cherché à créer les conditions d'une dynamique, au-delà de la seule circonscription de Jean-Luc Mélenchon. Nous avons fait cette proposition d'aller à la bataille, ensemble, dans toutes les circonscriptions marseillaises, tout en nous retirant de la circonscription de Jean-Luc Mélenchon, faisant de la sorte un geste de bonne volonté. Malheureusement, La France insoumise n'a pas saisi cette main tendue. Dans la circonscription de Benoît Hamon, nous considérons que le rassemblement des forces de gauche passe par la présence d'un candidat communiste. Nous avons une présence ancienne et forte dans la ville de Trappes. Beaucoup d'électeurs souhaitent s'exprimer au premier tour en faveur d'un candidat communiste. C'est pourquoi nous présentons un candidat. 

Jean-Luc Mélenchon est-il en passe d'atteindre son objectif, à savoir « plumer la volaille communiste » ?
Il a fait un choix que nous n'avons pas compris, qui a consisté à ne pas partir pour les élections législatives en rassemblant toutes les forces de gauche disponibles. Il essaie d'installer une nouvelle force politique au détriment des autres forces de gauche. C'est un mauvais calcul alors que nous aurions dû aller, ensemble, à la conquête d'une nouvelle majorité. Ce choix de la division va handicaper cet objectif. La gauche nouvelle que nous allons devoir reconstruire ne sera pas constituée d'une seule formation politique. Nous aurions préféré un choix de candidatures communes dans le plus grand nombre de circonscriptions. Cela dit, nous considérons que les conquêtes sont possibles dans une dizaine de circonscriptions.

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26 mai 2017 5 26 /05 /mai /2017 05:10
Morvan Marchal jeune (1920), en costume traditionnel breton - fond Mordrel (publié par Sébastien Carney)

Morvan Marchal jeune (1920), en costume traditionnel breton - fond Mordrel (publié par Sébastien Carney)

Vendredi 26 mai, de 14h30 à 17h00 aux AVF, section culture et histoire bretonne, de Landerneau, à l'invitation de Paolig Combot, je donne une conférence sur "Le Mouvement breton de 1918 à 1939" avec Gilles Meurice (la collaboration des nationalistes bretons) et Paolig Combot (la collaboration en Bretagne).

Ce sera à la salle municipale, 30 quai de Léon, juste en face du parking quai de Léon.   


Cette introduction sera basée sur un travail en vue d'une publication chez Skol Vreizh, pour l'appareil critique d'un essai de la costarmoricaine Maryse Le Roux, ancienne professeur de lettres qui a rencontré plusieurs militants de l'Emsav des années 30 et de la seconde guerre mondiale dans les années 90, et en a tiré une méditation personnelle passionnante et de haute tenue littéraire sur l'engagement breton, et une publication historique indépendante ultérieure sur le sujet des mouvements régionalistes et nationalistes bretons jusqu'à la guerre.

Ismaël Dupont

 

Voici le déroulé prévu de mon exposé d'une demi-heure:

1. - un bref passage introductif suite le mouvement régionaliste et nationaliste breton avant 14. L'URB, la FRB, Camille Le Mercier d'Erm et Louis Napoléon Le Roux et leur premier PNB.

2. - la naissance du groupe régionaliste breton, de Breiz atao et de l'Union de la jeunesse bretonne ((UYV, l'Unvaniez yaouankiz vreiz) dans l'après-guerre.

3. - Premiers portraits de Marchal, de Debauvais, de Mordrel

4 - Foisonnement culturel: les Seiz Breur, Gwalarn et Roparz Hémon

5 - 1927: le congrès de Rosporden et la naissance du PAB

6 - 1930 - Première expérience électorale aux élections législatives à Guingamp et à Rennes

7- 1931 - Scission au sein de l'EMSAV entre un PNB nationaliste tournant ses regards vers le fascisme et la FLB

8 - 7 août 1932 - L'attentat de Rennes, portrait de Lainé et "Gwen ha du"

9- 1933: Publication de SAGA, les liens du PNB avec l'Allemagne, la dérive vers l'extrême-droite avec la revue "Stur"

10. - les groupuscules d'extrême-droite dans le mouvement breton

11- Yann Sohier et Ar Falz - la sphère régionaliste communisante: Marcel Cachin, War Sao, War Zao la revue des bretons émancipés

12 - Raymond Delaporte, Fouéré, et le breton à l'école

13 - 1938-1939: intelligence avec l'ennemi... le manifeste anti-fasciste de la Fédération régionaliste de Bretagne, les procès des affichettes anti-françaises, l'affaire du Gwalarn

 

Pour en savoir plus, lire sur le Chiffon Rouge des articles écrits il y a quelques mois, fruit de 2 ans de lectures, incluant les dernières publications sur la question:

 

"Vie et destin de l'Emsav" - travail de 130 pages divisé en quatre parties

Vie et destins de l'Emsav : Première partie: l'émergence du mouvement régionaliste avant la première guerre mondiale - par Ismaël Dupont

Vie et destins de l'Emsav: deuxième partie: "Breiz Atao" jusqu'à la crise du Parti Autonomiste Breton en 1931 - par Ismaël Dupont

Vie et destins de l'Emsav: troisième partie: "1931-1939: un Parti National Breton évoluant vers le fascisme" - par Ismaël Dupont

Vie et destins de l'Emsav: quatrième partie: "le mouvement nationaliste breton dans la collaboration (1939-1944)" - par Ismaël Dupont

Et "Le Mouvement breton du XIXe siècle jusqu'à la seconde guerre mondiale": la synthèse corrigée et retravaillée. 

Le mouvement breton du XIXe siècle jusqu'à la Seconde Guerre Mondiale: une chronologie (par Ismaël Dupont)

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 13:48

Macron a désigné pour être ministre de l'éducation nationale Jean-Michel Blanquer, un juriste et  technocrate qui mit en oeuvre comme recteur en région parisienne avec beaucoup de zèle les coupes budgétaires et innovations managériales voulues par Nicolas Sarkozy, puis quitta l'éducation nationale pour diriger une école de management. 

Macron veut supprimer 50 000 postes dans la Fonction Publique d'Etat (70 000 dans la Territoriale). Difficile de croire que l'Education Nationale sera épargnée, alors que c'est le plus gros employeur. Le rattachement de la Fonction Publique au ministère du budget, confié au sarkozyste Gérald Darmanin, est en soi un signe plus qu'inquiétant. La vie et le développement des services publics sous la dépendance du ministère de l'austérité!  

Macron veut ériger en modèle la culture du privé dans la fonction publique et dans l'éducation nationale, radicalisant des tendances déjà à l'oeuvre. Culte de l'évaluation chiffrée, pilotage sur les résultats et les objectifs, autonomie et mise en concurrence des établissements, adaptation différenciée des horaires disciplinaires, dilution du cadre national d'enseignement, recrutements locaux possibles des professeurs par les chefs d'établissement, lien hiérarchique accru entre enseignants, principaux et proviseurs, qui se verront de plus en plus comme des managers pouvant faire intrusion dans les missions pédagogiques des enseignants, priorité au développement de l'apprentissage et à la sélection précoce plutôt qu'à l'ambition de faire acquérir un bon niveau général à tous en même temps qu'une qualification professionnalisante. Il pourrait aussi être question de supprimer le bac.  

Le programme de Macron sur l'éducation nationale est directement sorti des préconisations des think thanks libéraux Terra Nova, l'Institut Montaigne, et France Stratégie.   

Ismaël Dupont

Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l'Education Nationale

Jean-Michel Blanquer, nouveau ministre de l'Education Nationale

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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 06:21
Sa parole est d'or, André Chassaigne décrypte la modernité de Macron dans L'Humanité Dimanche: "C'est moderne une politique au bulldozer?"

L'Humanité-Dimanche, 24 mai: Le président du groupe Front de Gauche à l'Assemblée ces 5 dernières années, le député du Puy-de-Dôme André Chassaigne, décrypte les dangers du projet Macron et de sa prétendue modernité. 

 

Emmanuel Macron et le gouvernement tiennent un discours comme les tenants de la "modernité", rejouant en quelque sorte la querelle des Anciens et des Modernes. Quelle analyse faites-vous de ce discours? 

André Chassaigne: Ce type de discours revient régulièrement dans l'histoire politique de notre pays. Dans le passé, je pense à des Tapie, Servan-Schreiber... C'est cette idée de faire avaliser un programme conservateur sous l'apparence de la nouveauté et du progrès. L'essentiel est de ne pas se laisser attraper par ce marketing. Sur cette question du progrès, je pense à une citation de George Orwell: "Quand on me présente un progrès, je me demande d'abord s'il nous rend plus ou moins humains". Au-delà du vernis, le critère d'appréciation d'une politique réellement progressiste est de savoir si les mesures prises visent au premier rang le progrès humain et la satisfaction des besoins sociaux. Or, cela s'est beaucoup amplifié, de façon systématique, ces dernières années: on dissimule derrière le mot de progrès un projet global de soumission de l'humain à l'économie.

Et quand on s'y oppose, on est rapidement traité d'"archaïque". C'est habituel. Mais il y a une nouveauté: le rassemblement des libéraux autour de Macron, la volonté de casser le clivage droite-gauche. Que répondez-vous à ces procès en archaïsme. 

André Chassaigne: Est-ce ringard et archaïque de mettre l'humain au premier plan? Il y a en effet une volonté de casser le clivage droite-gauche, et ce gouvernement est un recyclage des libéraux de différentes sensibilités sous les parures du renouveau. Sous cet artifice, il y a la volonté d'occulter les sujets de fond. C'est une mise en scène afin de cacher le fait qu'Emmanuel Macron s'inscrit dans la stricte continuité des politiques menées ces quinze dernières années, et notamment celles de François Hollande, dont il était un des principaux artisans. 

Et un nouveau clivage apparaît où les libéraux renvoient dos à dos ce qu'ils nomment les "extrêmes"?

André Chassaigne: Avec François Hollande, on a eu un libéralisme honteux. On a désormais un libéralisme décomplexé. Les élites économiques et technocratiques, qui sont à l'origine du renoncement du quinquennat Hollande, sont désormais pleinement aux manettes. Elles donnent l'apparence de la modernité pour aller plus loin dans le travail de casse de notre modèle social initié pendant toute la précédente législature. C'est ce que l'on disait d'ailleurs: quand on fait sauter les digues, le déferlement arrive tôt ou tard. 

A quels exemples pensez-vous quand vous dites que cette politique sera tout sauf moderne? 

André Chassaigne: C'est moderne de limiter la démocratie, d'utiliser tous les leviers de l'autoritarisme sous couvert de "modernité"? Je ne pense pas seulement aux ordonnances qui font écho aux usages répétés du 49-3, mais aussi à des réformes annoncées pour confisquer le pouvoir des parlementaires. 

Vous faites allusion à cette réforme qui prévoit notamment de restreindre le pouvoir législatif des députés, avec une mesure technique mais très importante: l'impossibilité de représenter en séance publique un amendement rejeté en commission... 

André Chassaigne: Oui, exactement. C'est énorme ce qui est annoncé. Dans l'Hémicycle, en séance publique, votent la totalité des députés, en commission votent seulement les membres de la commission. Cela reviendrait à interdire à certains députés de légiférer. De plus, en séance publique, grâce aux amendements, on peut interroger, pousser les ministres à s'expliquer. Ne plus pouvoir le faire serait gravissime. 

C'est une modernité qui cache mal son autoritarisme? 

André Chassaigne: Quand Macron avait lancé son mouvement, j'avais parlé de tractopelle pour détruire notre modèle social. En fait, c'est un bulldozer. C'est moderne une politique au bulldozer?

Pour déconstruire ce discours, il faut s'intéresser au contenu politique. Quelle analyse en faites-vous?  

André Chassaigne: Il suffit de mettre son programme sur la table. La loi El Khomri était une mise en bouche. Faciliter encore les licenciements, limiter les indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif, l'ubérisation de la société au nom de la "libération de l'activité" sans oublier la réforme de l'assurance-chômage dont l'objectif est d'attaquer les contre-pouvoirs que peuvent représenter les représentants de salariés: c'est la modernité que dépeint le film de Ken Loach "Moi, Daniel Blake" (film qui narre le quotidien et les difficultés d'un Britannique de 59 ans souffrant de graves problèmes cardiaques et d'une mère célibataire de deux enfants maltraités par l'assurance-chômage anglaise - NDLR). Le message est clair: il s'agit d'accélérer l'adaptation de notre société à la compétition entre toutes et tous. 

La vision macroniste du rôle du Parlement et de sa majorité est révélatrice?     

André Chassaigne: Les députés macronistes seront soumis. Et il maquille cela, notamment, en employant le mot de "société civile". Pourquoi on opposerait la "société civile" au reste des citoyens? Tout cela est une opération de prestidigitation. 

Il est donc primordial d'avoir à l'Assemblée des députés véritablement progressistes. Quel doit être leur rôle dans l'Hémicycle et auprès des citoyens? 

André Chassaigne: Premièrement, être plus que jamais des "avocats du peuple", des "porte-voix des sans-voix", qui défendent ceux qui seront laissés sur le bord du chemin par le projet Macron. Ces députés seront des lanceurs d'alerte auprès du peuple: quand on décortique un texte de loi, on montre à quel point les conséquences peuvent être négatives. Ces députés seront des lanceurs d'alerte auprès du peuple: quand on décortique un texte de loi, on montre à quel point les conséquences peuvent être négatives. Deuxièmement, il faudra des députés qui portent des perspectives, ce que peut être une société de progrès humain. Nous devons être liés au mouvement social, car quand les luttes se développent, on est plus à même de porter nos propositions. Notre rôle n'est pas de se limiter à la seule radicalité du verbe, mais de travailler à une reconstruction de la gauche de combat, de rechercher des convergences avec d'autres, notamment au sein de l'Hémicycle, dans le respect des sensibilités de chacun. Les députés communistes auront un rôle moteur à jouer!

Entretien réalisé par Benjamin König 

 

 

 

 

 

Sa parole est d'or, André Chassaigne décrypte la modernité de Macron dans L'Humanité Dimanche: "C'est moderne une politique au bulldozer?"
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25 mai 2017 4 25 /05 /mai /2017 05:59
Face au libéralisme en marche, fédérons le peuple de gauche (André Chassaigne, tribune dans Témoignage Chrétien)

Face au libéralisme en marche, fédérons le peuple de gauche

Le quinquennat qui s’engage sous la présidence d’Emmanuel Macron est lourd de menaces pour les conquêtes sociales et les droits des salariés. Face à un président de la République déterminé à appliquer un programme rétrograde sous l’apparence de la nouveauté, nous devons prendre la mesure des défis qui nous attendent.

 Son programme s’inscrit dans l’exacte continuité de la politique conduite ces quinze dernières années. Il ne se fixe aucun objectif ambitieux ni en matière de croissance, ni en matière d’emploi, ni en matière d’écologie, mais il veut en revanche accentuer la remise en cause du droit du travail et des acquis sociaux.

 Derrière l’annonce de mesures justifiées par le « bon sens » et le « progrès », se cache en réalité un programme avec une cohérence idéologique. Il débutera son mandat en poursuivant par ordonnances la réforme du Code du travail. Sur la forme, le recours aux ordonnances fait écho aux usages réitérés du 49-3 lors de la précédente mandature. Emmanuel Macron privera ainsi la représentation nationale d’un débat digne de ce nom, illustrant son manque de considération pour le Parlement. Sur le fond, il promet de faciliter les licenciements, de plafonner les indemnités prud’homales, de promouvoir le travail dominical, d’institutionnaliser la précarité par l’ubérisation du marché du travail… Il veut encore réformer l’assurance chômage, en privant les salariés de tout pouvoir de décision en matière de couverture chômage, réduire également de 20 milliards d’euros supplémentaires l’imposition des entreprises, laisser la liberté aux entreprises d’augmenter la durée du travail.

 Le nouveau président ambitionne par ailleurs de diminuer de moitié l’impôt sur la fortune au bénéfice des actionnaires, de réduire l’autonomie des collectivités locales en leur imposant 10 milliards d’euros d’économies supplémentaires, de grever de 60 milliards d’euros les dépenses publiques au détriment de la Sécurité sociale et des services publics. Ses préconisations rejoignent celles de Bruxelles et passent sous silence les enjeux essentiels de la répartition des richesses, du renforcement des mécanismes de solidarité, de l’augmentation des revenus et des minima sociaux, de l’élaboration d’une véritable stratégie industrielle, de la conduite d’une politique énergétique et environnementale ambitieuse…

 Ce projet individualiste dessine une société qui laisse sur le bord du chemin les personnes et les familles les plus fragiles. C’est la raison pour laquelle il doit mobiliser contre lui toutes celles et ceux qui aspirent à la construction d’une société plus juste, plus solidaire, plus fraternelle. Cette mobilisation ne peut être que guidée par des valeurs de respect et d’espérance, sans alimenter la haine et le ressentiment.

 Il est ainsi plus que jamais nécessaire de faire converger dans leur diversité les projets d’émancipation sociale. À l’Assemblée nationale, il faudra que les forces de progrès soient en nombre suffisant pour oeuvrer à la reconstruction de la gauche en créant des passerelles, en élaborant des stratégies communes, dans le respect de l’identité de chacun. Nous ne pouvons nous permettre de ruiner à coups de querelles intestines et de batailles d’ego l’espérance de ceux qui aspirent à voir la gauche relever la tête et à se battre, pied à pied, contre ceux qui tentent d’imposer à la France la voie d’un libéralisme forcené. L’invective et les slogans ne font pas un programme politique.

 Le débat sur le projet de loi Travail en 2016 nous a déjà permis de tracer les contours d’une autre gauche, décidée à retrouver le chemin du progrès social et assumant l’héritage des luttes sociales, qui, du repos dominical aux 35 heures en passant par les congés payés, du salaire minimum au droit à la retraite en passant par la Sécurité sociale, ont permis de forger ce modèle social et républicain qui est aujourd’hui le patrimoine commun de millions de nos concitoyens.

 Faire reculer les dogmes libéraux et le pouvoir de l’argent sera demain au coeur des combats de la gauche. Pour bâtir une majorité et mettre en échec le programme porté par La République En Marche !, il nous faut fédérer le peuple de gauche, dialoguer et unir nos forces. C’est la tâche difficile mais exaltante qui attend les communistes et leurs alliés tout au long de cette campagne législative et qui les attendra demain dans l’hémicycle !

 

Tribune publiée dans La lettre hebdo de Témoignage chrétien du 18 mai 2017.

 

 

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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 20:48
L'été n'est pas fait pour casser le code du travail: contre la politique de Macron, écrivons de nouvelles pages du Maitron
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24 mai 2017 3 24 /05 /mai /2017 06:17

Rencontre avec le nouveau ministre de la Fonction publique

La CGT a réaffirme qu’elle est opposée à faire des fonctionnaires une variable d’ajustement économique

mercredi 24 mai 2017

Le 23 mai, les syndicats de la fonction publique ont commencé à rencontrer leur ministre de tutelle Gérald Darmanin, selon leur représentativité.

C’est donc la CGT qui a ouvert le bal avec une délégation composée de Mireille Stivala, Secrétaire Générale de la Fédération CGT Santé et Action sociale, Jean-Marc Canon, Secrétaire Général de l’Union Fédérale CGT des Syndicats de l’Etat et Baptiste Talbot, Secrétaire Général de la Fédération CGT des Services publics.

Le syndicat a pu exprimer ses craintes sur les mesures présentes dans le programme d’Emmanuel Macron, comme la restauration du jour de carence, la réduction de plusieurs milliards d’euros de dépenses publiques socialement utiles, et demander si le rendez-vous salarial d’augmentation du point d’indice, qui était prévu pour le printemps 2017 par le précédent gouvernement, tenait toujours.

« C’est plus que compromis », a regretté Jean-Marc Canon. La CGT a aussi réaffirmé qu’elle était opposée à faire des fonctionnaires une variable d’ajustement économique. « Supprimer 120 000 postes de plus, ce n’est pas possible, d’autant qu’il y a déjà des administrations qui sont sur l’os et ont besoin d’embaucher, a poursuivi Jean-Marc Canon.

Et comment contraint-on l’administration territoriale à supprimer des postes ? Le ministre nous a répondu qu’il était là pour appliquer la feuille de route du président mais qu’il ne faisait pas de l’objectif chiffré de suppression de postes sa boussole. »

 

A l’issu de la réunion la CGT Fonction publique a publié un communiqué

Communiqué de la CGT Fonction publique 

Ce matin, une délégation de la CGT Fonction publique (1) a rencontré Gérald Darmanin, nouveau ministre de l’Action et des Comptes publics.

La CGT a réaffirmé son désaccord quant au périmètre du ministère et à son intitulé, qui lient les enjeux de la Fonction publique aux impératifs budgétaires et privent la Fonction publique d’un ministère de plein exercice.

Nous avons affirmé notre attachement viscéral à une Fonction publique à trois versants, garantie par un Statut général fort.

La CGT a pointé sa disponibilité pour le dialogue avec le gouvernement tout en pointant qu’elle considère qu’un certain nombre de sujets n’est pas négociable. Il en va ainsi en particulier de la valeur unique du point d’indice de la Fonction publique.

La CGT a rappelé la nécessité de mesures salariales générales fortes pour faire face à la baisse de pouvoir d’achat des agents.

Sur les effectifs, nous avons fait part de notre désaccord quant aux projets de poursuite des politiques de suppression d’emplois et relevé que des créations d’emplois sont nécessaires dans de nombreux secteurs. Nous avons souligné que la succession de réformes a désorganisé les missions et conduit à une grande souffrance des personnels. Nous avons par conséquent plaidé pour un état des lieux et un débat public comme préalables à tout nouveau chantier en matière d’organisation des missions.

La CGT a fait part de son opposition au rétablissement du jour de carence, compte tenu en particulier de l’inégalité qu’elle génèrerait entre agents publics et salariés du secteur privé, compte tenu de la plus faible prise en charge de la protection sociale complémentaire par les employeurs publics.

Notre organisation s’est déclarée opposée aux velléités d’allongement du temps de travail des personnels compte tenu de l’accumulation des heures supplémentaires qui ne sont ni payées ni récupérées.

(1) Composée de Mireille Stivala, Secrétaire Générale de la Fédération CGT Santé et Action sociale, Jean-Marc Canon, Secrétaire Général de l’Union Fédérale CGT des Syndicats de l’État et Baptiste Talbot, Secrétaire Général de la Fédération CGT des Services publics

Nous avons également fait part de notre désaccord quant aux volontés de remise en cause des régimes de retraite de la Fonction publique, tout en soulignant l’urgence d’une meilleure prise en compte de la pénibilité tant en termes de prévention que de réparation.

Nous avons souligné notre attachement à la formation professionnelle et à la nécessité de son développement dans la Fonction publique.

La CGT a enfin fait part de sa volonté d’une pleine mise en œuvre de l’accord sur l’égalité professionnelle femmes/hommes dans la Fonction publique, de la poursuite du cycle de dialogue engagé sur les carrières des ATSEM, et de mesures permettant de garantir une participation de haut niveau lors des élections professionnelles de 2018.

Le ministre a rappelé que les engagements pris par le Président de la République constituent la feuille de route du gouvernement.

Il a fait part de sa volonté de mener son action dans le cadre d’un dialogue constant avec les organisations syndicales.

Le ministre a reconnu que la situation salariale des fonctionnaires est préoccupante, en particulier en catégorie C. Il a déclaré qu’un rendez-vous salarial concernant de possibles mesures générales pourrait être organisé au printemps 2018. Concernant notre interpellation sur la valeur unique du point d’indice, il a répondu que le gouvernement souhaite trouver un équilibre entre conséquences des décisions gouvernementales et nécessaire prise en compte des contraintes des élus locaux.

Le ministre a confirmé l’engagement présidentiel sur le jour de carence, tout en indiquant que cette mesure devra tenir compte de la situation salariale des agents et garantir une « équité » entre secteurs public et privé.

Sur les retraites, sans donner davantage de précisions, le ministre a relevé que ce chantier fera l’objet d’un cadre global défini par le Premier ministre, auquel les acteurs de la Fonction publique seront associés.

De nouvelles rencontres bilatérales sont prévues pour le mois de juin, avant une possible réunion plénière en juillet dans le cadre du Conseil commun de la Fonction publique.

Ce premier rendez-vous confirme donc la volonté gouvernementale de mise en œuvre des mesures portées pat le candidat Macron. L’échéance des élections législatives sera donc déterminante. La CGT appelle les agents de la Fonction publique à faire entendre à cette occasion leurs exigences en matière de progrès social.

Elle appelle également au développement des luttes, dans le cadre le plus unitaire possible, pour la satisfaction des revendications et le renforcement de l’emploi public et de nos missions.

Montreuil, le 23 mai 2017

Rencontre avec le nouveau ministre de la Fonction publique: la CGT réaffirme qu'elle est opposée à faire des fonctionnaires une variable d'ajustement économique
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