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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 05:49

 

Egypte : Le PCF salue le courage et la détermination du peuple égyptien

 

Les millions d'Egyptiens qui ont manifesté hier dans tout le pays signent l'échec total des Frères Musulmans au pouvoir depuis quelques mois.

Depuis l'élection de Mohamed Morsi, comme Président, qui n'avait recueilli que 20 % du corps électoral, les Frères Musulmans ont tenté d'imposer à la fois une islamisation rampante de la société, notamment par le biais de la Constitution, et une politique libérale forcenée qui a conduit à une dégradation générale de la situation économique et sociale, avec les hausses du chômage et de l'inflation, le recul des services publics, l'aggravation de la dette et la chute de la monnaie, cette politique ayant reçu les encouragements du FMI et Qatar réunis.

En un mot tout l'inverse de ce pourquoi le peuple égyptien s'était dressé il y a 2 ans en chassant le dictateur.

Depuis, les manifestations contre le nouveau régime n'ont jamais cessé et le bras de fer avec les Frères Musulmans n'a fait que se durcir. La mobilisation historique de ce week-end marque une rupture irréversible entre les forces vives du peuple et la confrérie.

Comme le propose le mouvement Tamarod qui reçoit le soutien de l'opposition de gauche, laïque et libérale et des 22 millions de signataires, la solution est dans le départ de Morsi et la tenue de nouvelles élections présidentielles.

Le PCF salue le courage et la détermination du peuple égyptien, de sa jeunesse, des femmes, des syndicalistes, des progressistes qui écrivent aujourd'hui une nouvelle page d'histoire de leur pays, pour une Egypte démocratique, de justice sociale et de dignité.

 

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1 juillet 2013 1 01 /07 /juillet /2013 17:09

Dans le journal du week-end  dernier (Le Télégramme de samedi) , on peut lire "Les effectifs de La Poste ont diminué de 1,2% en 2012, soit environ 2500 postes, selon un document interne obtenu hier par l'AFP. Une baisse des effectifs que La Poste explique notamment par "la diminution des volumes de courrier et la baisse de fréquentation des bureaux de poste" (tu parles... si tu les supprimes et limite au maximum les horaires d'ouverture et services non rentables offerts à la population...), "insistant sur sa "politique d'emploi responsable dans une conjoncture économique difficile". Les principaux syndicats évoquent de leur côté jusqu'à 4800 suppressions de postes cette année. Selon le document interne, la part des contrats à durée déterminée (CDD) dans les effectifs est par ailleurs restée stable, à 5,1% en 2012 (quelques 11.000 postes)" .

Au début des années 80, il y avait 13000 bureaux de poste en France: il y en a aujourd'hui 3000 ou 4000.  

Les militants et sympathisants du PS ont souvent contribué en toute bonne fois au référendum citoyen pour empêcher que la Poste devienne une société anonyme privatisée. Mais aujourd'hui, les dirigeants du PS ne sont en aucun cas disposés à refaire de La Poste un service public à part entière: au contraire, ils justifient et encouragent la dérive managériale et les suppressions d'emplois et de postes à La Poste, une entreprise qui est devenue, sous la contrainte des exigences de rentabilité de l'actionnaire (l'Etat tout particulièrement) souvent brutale et inhumaine pour ses salariés, infantilisés, culpabilisés, préssurisés et poussés parfois au départ...

Tout cela est révoltant!       

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 19:13

 La Cour des comptes annonce un risque d'augmentation du déficit public pour 2013 à 4%, supérieur aux 3,7% prévus initialement.

Et cela, malgré la politique de pression fiscale opérée sur les ménages essentiellement et le ralentissement de la dépenses publique. Un risque amplifié par une croissance négative qui impacterait in fine les recettes publiques de 2013 de l'ordre de 0,3 points de PIB. Dès lors, la Cour propose-t-elle d’arrêter avec cette politique d'austérité qui donne les résultats qu'elle dénonce ? Que nenni. Au mépris de toute logique, elle ne trouve pas autre chose à prôner que le renforcement des économies budgétaires : 28 Mds supplémentaires d'ici à fin 2015 !

Quel aveuglement. Ce n'est plus de l 'exercice comptable mais de l'obscurantisme idéologique. La cause des déficits s'enracine avant tout dans la chute historique du pouvoir d'achat des français (-0,9%), du ralentissement de la masse salariale (+1,7% en 2012 contre +3,2% l'an passé), de l'explosion du chômage (+11,5% en un an, que ne parviendront pas à enrayer les 20% de hausse des radiations des statistiques de juin 2011), de la fonte des effectifs salariés (98 000 emplois en moins en 2012). Causes qui pèsent autant sur la demande que sur l'offre, et qui pénalisent l'activité économique.

La lutte contre les déficits publics par la baisse de la dépense publique et la hausse de la fiscalité sur les ménages, pour répondre aux diktats des marchés financiers, alourdit la pression sur la consommation et réduit les capacités de création de richesses du pays.

C'était vrai pour la Grèce, l'Espagne, le Portugal ... C'est dorénavant vrai aussi pour la France.

Sans cherchez bien loin, il existe une alternative pour l'emploi, pour un véritable redressement productif, pour une appropriation sociale de l'argent et de son utilisation! Gracieusement, le PCF et le Front de gauche tiennent à la disposition de la cour des comptes leurs propositions.

 

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 18:57
La répartition de la baisse des dotations d'Etat aux collectivités n'est pas encore tranchée que, déjà, plusieurs rapports pointent la progression des dépenses de fonctionnement des communes. De nouveaux efforts pourraient leur être demandés.
Mercredi 26 juin, André Laignel, président du Comité des finances locales (CFL) et maire socialiste d'Issoudun, transmettait au premier ministre, Jean-Marc Ayrault, la proposition des élus locaux pour se répartir ce qu'ils appellent "le coup de massue " financier de l'Etat aux collectivités : une baisse de 4,5 milliards d'euros de dotation sur deux années, 2014 et 2015. La répartition a été réalisée en fonction des recettes totales de chaque type de collectivité : les communes verraient ainsi en 2014 leur enveloppe annuelle diminuer de 840 millions d'euros (55,97% du total), les départements, qui sont en charge de l'action sociale, devraient supporter une baisse de 476 millions (31,74%), enfin, les régions, chefs de file du développement économique sur les territoires, auraient leurs marges de manœuvre rognées de 184 millions (12,20%).
Toutefois, alors que la répartition de "la douloureuse" - selon l'expression d' André Laignel - n'est pas encore décidée par Matignon, le rapport de la Cour des comptes, publié le 27 juin, sur la situation et les perspectives des finances publiques, somme les collectivités de serrer de nouveau leurs ceintures budgétaires de quelques crans : "La participation des collectivités territoriales à l'effort de redressement devrait être appelée à se renforcer." En période de raréfaction budgétaire, "les dépenses de fonctionnement des administrations publiques locales progressent" alors que les investissements "stagnent, voire diminuent" en 2012, soulignent les magistrats.

 HAUSSE DES DÉPENSES SOCIALES, BAISSE DES INVESTISSEMENTS

En vigueur depuis 2011, le gel des dotations, premier instrument d'incitation à la maîtrise des dépenses locales, a eu des conséquences diverses selon le type de collectivités. Selon une note de conjoncture publiée mercredi 26 juin par le Forum pour la gestion des villes et des collectivités territoriales et la banque Arkea, les régions devraient, en 2013, parvenir à maîtriser leurs dépenses de fonctionnement tout en maintenant leurs investissements. Une équation rendue possible au prix d'une forte hausse de l'endettement, + 5,6 % cette année. "Entre 2002 et 2012, la dette régionale a ainsi progressé de 9,4 % en moyenne annuelle", souligne l'étude. Pour les départements, il est anticipé une hausse mesurée de 1,8 % des recettes fiscales alors que les dépenses d'action sociale augmenteraient bien plus vite (2,8%). Selon l'Assemblée des départements de France, la différence entre les ressources transférées par l'Etat et la réalité de la demande sociale représentera un solde net de plus de 6 milliards d'euros en 2013. Pour maintenir les dépenses sociales, les départements ont dû restreindre les investissements (–1,5%). Dans l'avenir "la soutenabilité" de leur action passera par "le transfert de recettes dynamiques", souligne le Forum. La Cour des comptes évoque, dans son rapport annuel de 2013, des pistes pour améliorer la situation financière des conseils généraux, notamment une meilleure redistribution des taxes foncières et plus de solidarité entre départements riches et pauvres.
Si les départements et régions ont infléchi leurs dépenses, "il n'en a pas été de même pour les communes", pointe la Cour des comptes. Un état des lieux que recoupe l'étude du budget 2013. Les recettes fiscales des villes devraient progresser de 3,2 % en 2013 et conservent de solides marges de manœuvre budgétaires : les charges de personnel sont en hausse de 2,2 % alors que les investissements et l'endettement restent stables.

LES COMMUNES "EN LIGNE DE MIRE"

Pour engager les collectivités à plus de rigueur, la Cour de comptes ressort son couteau suisse de mesures dont l'application réelle se fait toujours attendre, faute d'un cadre législatif efficace : réduction des normes, rationalisation de la carte intercommunale, mutualisation des services des collectivités, maîtrise des dépenses de personnel... Les magistrats et Matignon s'accordent : il n'est pas d'actualité d'alourdir la fiscalité et ce malgré les demandes pressantes des départements et des régions à retrouver de l'autonomie fiscale.
Dotées d'une fiscalité dynamique, "les communes sont dans la ligne de mire de la Cour des comptes depuis plusieurs années, estime Philippe Laurent, maire UDI de Sceaux (Hauts-de-Seine) et président du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale. On voudrait nous faire jouer à un jeu de bonneteau fiscal et transférer une part de nos ressources à d'autres collectivités. Ultimement, la grande idée de Bercy est de transférer la dette de l'Etat sur les collectivités. C'est hors de question. Aux départements qui, sous Raffarin, ont choisi d'assumer l'action sociale pour court-circuiter la montée en force des régions, de gérer avec l'Etat."André Laignel, également vice-président de l'Association des maires de France, assure "que les communes ne disposent plus de marge de manœuvre." La montée constante des dépenses de personnel correspondrait à la nature des services qu'offrent les communes : des services de proximité, pour la petite enfance, les activités périscolaires, l'accompagnement de personnes âgées. "L'Etat veut réduire les dépenses des communes ! C'est simple, supprimons des services de proximité !"ironise l'élu socialiste. L'heure est à fourbir ses armes en prévision de la campagne municipale. La cure budgétaire des communes ne sera pas à l'ordre du jour avant l'arrivée des équipes élues en mars 2014.

Eric Nunès

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 09:40

150 personnes réunies il y a 4 jours à Plouigneau pour dire non à la fermeture de la perception, de ce centre des finances publiques employant 4 personnes qui avait pu être installé à Plouigneau en vertu d'une volonté de proximité et d'investissements locaux importants, et qui rendait des vrais services à la population et aux élus.  

Les militants et élus du Parti Communiste et du Front de Gauche qui appelaient à se mobiliser pour la défense de ce service public formaient une partie significative des citoyens rassemblés contre le transfert de la perception à Lanmeur.

Les élus du territoire de droite (Rolande Le Houérou, maire de Plouigneau) et du PS (Paul Uguen, vice-président de Morlaix-Communauté et maire de Guerlesquin, et Joëlle Huon, conseillère générale, élue à Plouigneau) ont regretté l'affaiblissement du service public rural, le préjudice que causerait au canton de Plouigneau la fermeture de cette perception, mais se sont bien gardé, tout en regrettant le manque de compréhension et de concertation de l'Etat et de l'administration des finances publiques, de mettre en relief la logique politique, les choix nationaux et les responsabilités présidant à cette décision qui est loin d'être un cas isolé, qui s'explique par une volonté de prioriser la baisse des dépenses de l'Etat sur les besoins du service public et de la décentralisation. 

Ce sont les syndicalistes - Florence Héré pour la CGT des Impôts et le responsable départemental FO pour les Finances Publiques, et Ismaël Dupont, pour le Front de Gauche - qui ont, par-delà cette union sacrée de façade (mais toujours bonne à prendre, il est vrai, à condition que les actes suivent les mots) pour la défense du clocher et du service public, mis en avant le fait que cette décision de fermeture devait être rapportée à des engagements européens d'austérité, de baisse rapide des dépenses publiques, inscrits dans le marbre avec la signature et la ratification du Traité Budgétaire Européen et la mise en place par les socialistes au pouvoir de la MAP (Modernisation de l'Action Publique), plan de réduction des postes et de réorganisation de la fonction publique qui prolonge les objectifs de la RGPP qui sous la droite a détérioré gravement le fonctionnement des services publics.

Maintenant, il revient aux citoyens de s'emparer de la question pour obliger les élus - y compris à Gwenegan Bui et Marilyse Lebranchu, qui est tout de même ministre de la fonction publique et de la réforme de l'Etat - à intervenir pour que cette perception ne soit pas fermée.  Au-delà de cette cause du moment, c'est la dangereuse et absurde politique de réduction des capacités du service public au nom du néo-libéralisme qu'il faut enfin abandonner, car elle abîme la République et aggrave les effets de la crise. C'est pour cela que les Français ont voté pour François Hollande et le PS en 2012, pas pour voir continuer à opérer les mêmes logiques que sous la présidence Sarkozy, avec les mêmes ravages.      

 

https://picasaweb.google.com/109963435597173332416/PERCEPTIONPLOUIGNEAULE26JUIN2013?authuser=0&feat=directlink

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30 juin 2013 7 30 /06 /juin /2013 08:06

La perception de Plouigneau peut être sauvée que si les citoyens s'en mêlent et obtiennent un engagement public ferme de tous les élus de la région pour la conserver et dire non à l'économie budgétaire sur le dos de l'aménagement du territoire et du service public de proximité! 

 

Lors d'un comité technique local à Quimper, la directrice départementale des finances publiques a présenté son projet de "réorganisation du réseau des trésoreries" dans le cadre des objectifs de réduction de la dépense publique liée à la MAP (Modernisation de l'Action Publique), qui, avec le gouvernement socialiste actuel, remplace la RGPP tout en conservant le même cap néo-libéral compatible avec le cadre austéritaire fixé par Bruxelles.  

Ce plan prévoit la suppression au 1er janvier 2014 des trésoreries de Plouigneau, Plouescat et Pont-Aven, et le transfert de leurs missions vers Lanmeur, Saint Pol de Léon, Concarneau et Quimperlé. A cela s'ajoute le transfert d’une partie des missions (recouvrement des impôts) de la trésorerie dite “de Saint Thégonnec” mais située à Pleyber Christ au service des impôts des particuliers de Morlaix (Pouliet), avec en vue la fusion ultérieure annoncée de cette perception avec celle  de Saint Martin des Champs, à savoir soit la suppression de l’une des deux, ce qui n’est pas précisément déterminé à ce jour. Ce projet a été rejeté à l’unanimité des organisations syndicales (CGT, FO, Solidaires et CFDT).
Ce vote unanime oblige la directrice départementale à convoquer un second CTL, après un délai de 8 jours, et à présenter un nouveau projet, le cas échéant.  Sans surprise elle a d’ores et déjà annoncé qu’elle représenterait le même projet lors du CTL qui sera convoqué vraisemblablement vers le 8 ... 10 juillet.
A l’issue du second CTL, la directrice pourra transmettre son projet de réorganisation des services pour réduire les postes et les frais de fonctionnement à la direction générale des Finances publiques (DGFiP).
En dernier ressort, c'est le ministre des Finances qui décidera.
Il est nécessaire pour faire avorter ce projet de réorganisation qui contredit l'impératif de proximité, de décentralisation et d'égalité d'accès au service public des citoyens tout au long du territoire national. 
Pour y parvenir, il faudrait que tous les élus du territoire s'expriment publiquement d'une même voix pour réclamer le maintien de la perception à Plouigneau et l'abandon de ce plan de réorganisation. Maintenant, les actes doivent suivre les paroles. 

 

 

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28 juin 2013 5 28 /06 /juin /2013 05:49

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Claude-Bartolone-au-Roudour 2550

 

Une centaine de personnes s'étaient mobilisées pour exiger une vraie politique de gauche, tournant le dos à l'austérité et aux renoncements face au monde de l'argent, dont une cinquantaine d'employés de l'hôpital de Morlaix en grève avec les syndicats CGT et SUD pour s'opposer aux nouvelles coupes sombres dans le budget de l'hôpital de Morlaix-Plougonven, aux suppressions de poste, à la remise en cause des accords sur les RTT et la suppression des 115 mensualités de remplacements. 

Le matin, les personnels de l'hôpital avait interrompu le Comité Technique d'2tablissement pour dénoncer "le plan de réduction des dépenses imposé par la direction", étant entendu que celui-ci s'inscrit dans un contexte dicté par une politique gouvernementale. "La campagne budgétaire 2013 imposée par l'Agence régionale de santé (ARS) impacte fortement la situation budgétaire de notre centre hospitalier. C'est bien la politique de l'ARS, donc celle du gouvernement qui attaque nos acquis sociaux et nos emplois"   (Francis Landouar, qui lisait la motion de l'intersyndicale le jeudi matin au CET: propos rapportés par le Télégramme du 28 juin 2013).

Qu'il était beau, ce chantier d'agrandissement de l'espace du Roudour, avec la bonne humeur des manifestants et aux grilles métalliques des drapeaux rouges et violets, de la CGT, du Front de Gauche, du Parti Communiste, de SUD, flottant aux vents, et dominant des roses inclinées, comme en berne, hommage aux soldats inconnus ou disparus du socialisme...

A 8h15, Patricia Blosse (CGT) a pris la parole au nom des grévistes de l'hôpital et des syndicats SUD et CGT en rappelant la motion qui avait été lue le matin pour justifier la grève et le refus du budget d'hyper-austérité qui dégrade les conditions d'accueil des citoyens-patients à l'hôpital ainsi que les conditions de travail des personnels. C'est la même logique, a t-elle dit, qui prévaut à l'hôpital aujourd'hui - une gestion imitant le modèle de l'entreprise et fondée sur le seul critère de rentabilité - que celle qu'y avaient installé la droite et Sarkozy.

Ismaël Dupont a pris la parole ensuite pour le Front de Gauche.

Il a rappelé combien les choses allaient mal dans le pays - 5 millions de chômeurs, des charretées de licenciés chaque jour, des millions de travailleurs précaires, de retraités aux pensions dérisoires, de jeunes qui peinent à accéder à l'emploi et se contentent de survivre, des services publics que l'on continue à dévaster au nom de la réduction des dépenses publiques et sociales, dont l'obligation a été volontairement inscrite dans le marbre avec la signature par Hollande du Traité Merkozy et la ratification par les députés PS, du traité Merkozy, le fameux TSCG ou pacte budgétaire européen qui enlève leur souveraineté aux citoyens à leurs représententants pour la définition des politiques économiques et sociales, en imposant l'austérité sur la durée.

Partout  en Europe ces recettes libérales, associées à l'objectif de baisse du coût du travail et de compétitivité par la réduction des impôts et de la contribution sociale des entreprises ainsi que des droits sociaux des salariés, conduisent à la récession, au chômage de masse, à l'accroissement des inégalités, et à la montée du desespérance sociale qui nourrit l'extrême-droite et le discrédit du politique, et Hollande, alors qu'il a été élu par nous sur des promesses d'affronter le monde de la finance et de conduire une politique de justice sociale, loin d'ouvrir une brèche dans le mur de la domination des milieux financiers et de l'ultra-libéralisme, s'inclinent devant eux et les renforcent en légitimant leur discours ("nous avons pas un problème avec le capitalisme financier mais avec notre dette, nos dépenses publiques, notre coût du travail...") et en leur donnant de nouveaux outils et de nouveaux droits sociaux en pâture: ANI, nouvelle réforme des retraites...

Halte à la trahison du monde du travail, des électeurs de gauche, les responsables et élus du PS doivent se rappeler au bon souvenir des idéaux fondateurs de leur parti et à leur responsabilité historique face à la progression d'une droite de plus en plus radicale et de l'extrême-droite. Ils doivent conduire enfin une politique susceptible de satisfaire une majorité de français, car ce sera une politique de progrès social et d'égalité, et non une politique de lâcheté et de soumission à l'ordre néo-libéral. En ont-ils la volonté? Rien n'est moins sûr. C'est alors aux citoyens de s'organiser pour construire l'alternative à ce système oligarchique et cadenassé.

Martine Carn s'est exprimé avec émotion en tant qu'ancienne infirmière et employée de l'hôpital et qu'actuelle élue du PCF et du Front de Gauche à Plougonven pour dire son soutien par rapport aux salariés de l'hôpital souvent exposés à une maltraitante venant du sous-effectif et des contraintes de "productivité" et des rythmes infernaux empêchant une bonne prise en charge des patients, et sa préoccupation de voir la politique de gribouille des dirigeants PS renforcer l'extrême-droite, dont les dangers ne sauraient être sous-estimés, comme l'a montré encore récemment le meurtre de Clément Méric.

 

Quand Claude Bartolone, président de l'Assemblée Nationale et quatrième personnage de l'Etat, est enfin arrivé vers 8h 45 avec Gwenegan Bui, René Filly, et d'autres responsables locaux du PS, il a "accordé 5 minutes" au bon peuple de gauche en colère avant d'expliquer et de justifier la politique du PS lors d'une réunion privée avec des militants et des élus socialistes, qui ne devait surtout pas être conçue comme une réunion-débat ou une réunion contradictoire, ce pourquoi on nous a encouragé à ne pas chercher à poser nos questions et dire notre amertume et nos inquiétudes à l'intérieur du Roudour. 

Ismaël Dupont, pour le Front de Gauche, a repris la parole devant Claude Bartolone et Gwenegan Bui pendant quelques minutes, pour leur faire savoir quelle était l'ampleur de notre impatience et de notre colère face aux renoncements et aux trahisons du président Hollande, du gouvernement, et des députés PS (vote du TSCG, ANI, budget d'hyper-austérité, crédits d'impôts de 20 milliards pour les entreprises, et 60 milliards en moins pour les services publics en 3 ans, hausse de la TVA pour les catégories populaires, pas d'augmentation des salaires et des minima sociaux, refus d'amnistie pour les syndicalistes, préparation d'une nouvelle réforme des retraites anti-sociales...). Claude Bartolone n'a pas daigné répondre à ces critiques et ces exigences pour un changement complet de politique. Gwenegan Bui a juste dit qu'il était disposé à rencontrer une délégation du Front de Gauche pour nous expliquer que nous nous trompions sur le sens de leur politique...

Dans ce cas-là, nous sommes loin d'être les seuls à ne pas voir en quoi la politique de Hollande et des socialistes est une politique de progrès social pour l'emploi et le partage des richesses, car des millions de concitoyens pensent comme nous et attendent un changement de cap!

 

Sur ce lien, les photos prises par Yves Abramovicz du rassemblement revendicatif et de la rencontre assez consternante avec Claude Bartolone sur le parking du Roudour:

 

https://picasaweb.google.com/109963435597173332416/CLAUDEBARTOLONEAPHONEAStMARTINDESCHAMPSFACEAUPEUPLEDEGAUCHE?authuser=0&feat=directlink

 

 

      

 

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26 juin 2013 3 26 /06 /juin /2013 14:11
Nous avons su que Claude Bartolone, le président de l'Assemblée Nationale, à l'occasion d'une tournée de deux jours dans le Finistère, était "invité par Gwenegan Bui et Jean-Luc Fichet à une réunion publique au Roudour de Saint Martin des Champs le jeudi 27 juin à 20h30".  Voilà l'occasion de rappeler aux socialistes leurs engagements de la campagne présidentielle, de leur dire ce que nous pensons des trahisons des électeurs que constituent l'ANI, le vote du Pacte Budgétaire Européen, et prochainement peut-être d'une nouvelle réforme des retraites faisant reculer les droits. Disons-leur aussi l'urgence de changer d'orientation tout de suite si on ne veut pas approfondir la crise, les souffrances sociales  et le discrédit du politique, et offrir ainsi un boulevard pour des années à la droite et à l'extrême-droite.  La victoire de la gauche en mai 2012 était aussi notre victoire, un appel à plus d'égalité et de justice, à tourner la page de la domination du libéralisme ! Mobilisons-nous pour qu'elle cesse d'être confisquée!
 
APPEL du Front de Gauche du pays de Morlaix à se rassembler devant le Roudour de Saint Martin des Champs le jeudi 27 juin à 20H.  
 
" Le Front de Gauche du Pays de Morlaix appelle les citoyens, salariés et syndicalistes qui rejettent la politique d'austérité et veulent une vraie politique de gauche pour l'emploi, le service public, la revalorisation des salaires et des minima sociaux à se rassembler à 20H le jeudi 27 juin devant la salle du Roudour de Saint Martin des Champs, où le président socialiste de l'Assemblée Nationale, Claude Bartolone, a prévu d'animer une réunion publique avec M.Bui et M.Fichet.
Ces élus ont voté le Traité budgétaire européen, le budget 2013 d'hyper-austérité, l'ANI qui démantèle le code du travail et ils s'apprêtent à soutenir une réforme qui allonge encore la durée de cotisation ouvrant droit à la retraite, ce qui réduira fatalement les pensions du plus grand nombre. Le résultat de cette politique de soumission aux directives ultra-libérales de l'UE qui dégradent partout le tissu social des pays  européens, c'est la récession, l'aggravation du chômage et des inégalités, le renoncement aux préoccupations écologiques, une progression extrêmement inquiétante de l'extrême-droite.  
Cette orientation qui prolonge la politique de Sarkozy et de la droite est à 180 degrés des promesses de François Hollande et du PS pendant la campagne présidentielle. Un changement de cap s'impose de toute urgence. Nous voulons que la gauche soit utile à la population et sorte le pays de la crise en pariant, non sur la "réduction du coût du travail" et l'augmentation des profits de la finance, mais sur le partage des richesses, la démocratie et les services publics et une réelle orientation écologique".   
 
bandeau Front De Gauche
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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 18:40

Ouest-France, lundi 24 juin 2013:

 

A la suite d'une assemblée générale de Sud Santé et de la CGT de l'hôpital, qui a réuni "150 salariés" de l'établissement, jeudi après-midi, l'intersyndicale appelle à un "débrayage illimité des personnels, de 8h30 à 11h30 et de 13h30 à 16h30, à partir de jeudi prochain". Le préavis a été déposé jeudi à la suite de cette assemblée. 

La mesure a été prise en opposition "au plan d'économie voulu par la direction, dans le but de dégraisser la masse salariale des hôpitaux du pays de Morlaix en la ramenant de 78 à 71% du budget"

D'autres actions ont été prises par l'assemblée: la diffusion de tracts d'information et d'appel à la mobilisation dans tous les services. Mais aussi la participation à des actions lors du comité technique d'établissement (CTE) de jeudi, à 8h30, et lors du conseil de surveillance du lendemain, à 9h30, où le budget sera présenté officiellement par la direction au conseil.  

 

Le PCF soutient cette défense des missions de l'hôpital public.

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 16:11

Ce samedi 22 juin, on pouvait lire dans le Ouest-France un article faisant suite à une action de protestation des salariés de Brit'Air:

 

""En plaçant l'enseigne Hop! brit air sur le bâtiment du siège social, ce n'est pas les 40 ans de Brit Air que l'on veut fêter mais plutôt son enterrement" jugent les délégués du personnel CFDT, CFE-CGC, CGT et UNSA de la compagnie morlaisienne. Vendredi de 15h30 à 18h, alors que le nouveau directeur général de Hop! brit air, Georges Daher, découvre sous la conduite de Marc Lamidey, l'ex-patron de la compagnie, les bureaux, une partie des 350 salariés du siège (1230 employés au total) manifeste son mécontentement dans la "précipitation" de ce changement de nom. "Brit air ne devient Hop! brit air que lundi", soulignent-ils.

Des délégués qui ne manquent pas de mettre en avant leurs inquiétudes quant à l'avenir de la compagnie sur le site de l'aéroport de Morlaix. "Déjà, 35 postes ont été supprimés au siège, c'est quand même 10% de l'effectif. Cela touche tous les services de la direction. Seule la maintenance est épargnée", précise Valérie Scattolin (UNSA), Hervé Kergutuil (CGDT) et Francis Requena (CGT).

L'occasion aussi, de rappeler leur méfiance dans le discours de la direction de Hop! sur l'avenir morlaisien. "Par notre présence devant le siège, nous voulons alerter les élus politiques locaux, mais aussi régionaux et nationaux. Hop! est en train de piquer tout le savoir-faire de Brit Air acquis en 40 ans de transport aérien" avertissent-ils..."

 

Le PCF et le Front de Gauche sont solidaires des salariés de Brit Air et dénoncent les suppressions de postes dans les services administratifs au nom de la sacro-sainte rentabilité, suppression de postes qui vont générer une surcharge de travail pour ceux qui restent et qui contribuent à aggraver les difficultés économiques et sociales de la région de Morlaix.  

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans LA VIE LOCALE
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