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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 08:53

Les mains de Jeanne-Marie

 

Jeanne-Marie a des mains fortes, 

Mains sombres que l'été tanna, 

Mains pâles comme des mains mortes. 

- Sont-ce des mains de Juana? 

 

Ont-elles pris les crèmes brunes

Sur les marchés des voluptés? 

Ont-elles trempé dans des lunes

Aux étangs de sérénités? 

 

Ont-elles bu des cieux barbares, 

Calmes sur des genoux charmants? 

Ont-elles roulé des cigares

Ou trafiqué des diamants? 


Sur les pieds ardents des Madones

Ont-elles fané des fleurs d'or?

C'est le sang noir des belladones

Qui dans leur paume éclate et dort.

 

Mains chasseresses des diptères

Dont bombinent des bleuisons

Aurorales, vers les nectaires? 

 Mains décanteuses de poisons?

 

Oh! quel rêve les a saisies

Dans les pandiculations?

Un rêve inouï des Asies,

Des Khengavars ou des Sions?

 

- Ces mains n'ont pas vendu d'oranges,

Ni bruni sur les pieds des dieux:

Ces mains n'ont pas lavé des langes

Des lourds petits enfants sans yeux.

 

Ce ne sont pas mains de cousine

Ni d'ouvrières aux gros fronts

Que brûle aux bois puant l'usine

Un soleil ivre de goudrons.

 

Ce sont des ployeuses d'échines,

Des mains qui ne font jamais mal,

Plus fatales que des machines,

Plus fortes que tout un cheval!

 

Remuant comme des fournaises,

Et secouant tous ses frissons,

Leur chair chante des Marseillaises

Et jamais des Eleisons!

 

ça serrerait vos cous, ô femmes

Mauvaises, ça broierait vos mains,

Femmes nobles, vos mains infâmes

Pleines de blancs et de carmins.

 

L'éclat de ces mains amoureuses

Tourne le crâne des brebis!

Dans leurs phalanges savoureuses

Le grand soleil met un rubis!

 

Une tache de populace

Les brunit comme un sein d'hier;

Le dos de ces Mains est la place

Qu'en baisa tout Révolté fier!

 

Elles ont pâli, merveilleuses,

Au grand soleil d'amour chargé,

Sur le bronze des mitrailleuses

A travers Paris insurgé!

 

Ah! quelquefois, ô Mains sacrées,

A vos poings, Mains où tremblent nos

Lèvres jamais désenivrées,

Crie une chaîne aux clairs anneaux!

 

Et c'est un soubresaut étrange

Dans nos êtres, quand, quelquefois,

On veut vous déhâler, Mains d'ange,

En vous faisant saigner les doigts!

 

Arthur Rimbaud, Poésies 1870-1871 

Rimbaud.jpg

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21 décembre 2013 6 21 /12 /décembre /2013 08:38

Union bancaire européenne : une réforme qui passe à côté de l’essentiel

Les ministres européens des finances viennent de conclure un accord pour la mise en place de l’union bancaire, présentée comme une « relance de l’Europe » et un « saut décisif pour sauver l’euro ». Ce nouveau dispositif de régulation bancaire ne s’attaque pas aux causes de la crise de l’euro, il les aggrave. Il n’empêchera pas les crises bancaires futures car il ne remet pas en cause le fonctionnement actuel des banques, dominé par la spéculation.

Chacun des trois piliers qui composent l’union bancaire soulève de gros problèmes.

Le premier pilier institue la fonction de superviseur unique de la zone euro, confiée à la Banque centrale européenne (BCE). Mais en réalité, la BCE ne contrôlera directement que les 128 plus grandes banques sur les quelques 6000 banques de la zone euro. Pire encore : puisque les pays de l'UE hors zone euro ne reconnaissent pas l’autorité de la BCE, le Royaume-Uni, à la tête de la principale industrie financière européenne, échappera ainsi au superviseur européen.

En second lieu, cette réforme aggrave le déni de démocratie en Europe. Le pouvoir de la BCE va être considérablement renforcé par ses nouvelles fonctions de superviseur. Or aucune décision n’a été prise pour réduire l’indépendance de la BCE et la rendre plus responsable devant les autorités élues, à commencer par le Parlement européen.

Les piliers 2 et 3 prévoient respectivement la création d’un système européen de garantie des dépôts et un mécanisme commun de résolution des crises bancaires. Le but affiché par ces nouveaux dispositifs est double : renforcer la solidarité entre pays en cas de crise, et faire payer aux actionnaires, plutôt qu’aux contribuables, le coût des défaillances bancaires.

Il est fort probable que ces beaux principes resteront lettre morte. En effet, les ressources financières prélevées sur les banques pour alimenter le fonds européen de résolution ne s’élèveront qu’à 60 milliards d’euros... en 2026. C'est ridiculement faible : la seule BNP Paribas représente un bilan de 2000 milliards d’euros. Par ailleurs l’Allemagne, qui refuse de payer pour les banques des pays du sud de l’Europe, a obtenu que les mécanismes de solidarité soient fortement réduits.

Mais la principale limite de l’union bancaire est qu’elle ne s’attaque pas au modèle bancaire dominant en Europe, qui mélange les activités de banque de détail tournée vers les ménages et les PME, et les activités de banque d’investissement tournée vers les marchés et la spéculation. Or ce sont ces dernières activités qui sont à l’origine de la crise financière, et menacent l’investissement et l’emploi.

La réforme de la régulation bancaire en Europe doit commencer par une remise en cause de la banque dite universelle, en introduisant une séparation radicale des activités de banque de détail et de banque d’investissement.    

Attac France,

Paris, le 20 décembre 2013

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 16:47

Ces derniers jours, les tensions sont montées d'un cran entre le Parti de Gauche et le Parti Communiste au niveau national, après la tentative de Jean-Luc Mélenchon et du Parti de Gauche d'empêcher l'élection à la tête du Parti de la Gauche Européenne de Pierre Laurent au motif qu'il a soutenu à titre personnel la perspective d'une union de la gauche à Paris.

Comme beaucoup de communistes attachés au développement du Front de Gauche et à la construction d'une alternative crédible au social-libéralisme pour mener des politiques de transformation sociale dont l'Europe et la France ont plus que jamais besoin en ces temps troublés et dangereux où la pression des pouvoirs financiers et du vote d'extrême-droite se font plus que jamais sentir, j'ai été déçu, et même très déçu par la décision des communistes de Paris, de Toulouse et d'autres grandes villes comme Nantes, Rennes ou Brest de faire alliance au premier tour avec le PS aux municipales pour avoir des élus et mener, espérons-le, une politique municipale progressiste. Nous avions des élections à deux tours: il fallait utiliser le premier tour pour marquer notre différence, créer un rapport de force, dire que nous avions une ambition autre que de gérer la misère ... de budgets publics locaux en baisse et d'une population fragilisée par l'austérité.   

Ces décisions s'inscrivent toutefois dans les statuts du PCF, qui prévoient que les militants décident souverainement de la stratégie aux élections municipales dans leur commune. Elles peuvent s'expliquer par des circonstances particulières au niveau local et elles procédent aussi sans doute de la volonté légitime d'un certain côté de défendre un bilan, de battre la droite au niveau local pour mener des politiques au service des habitants.

Elles ne renforcent pas l'unité et la crédibilité du Front de Gauche comme force politique capable par sa cohérence et sa constance d'intention de constituer une alternative à gauche à un PS qui depuis un an et six mois mène au niveau national une politique libérale de centre-droit, ne cessant de faire des concessions au MEDEF et à l'orthodoxie économique en ignorant les revendications du mouvement social et les attentes de la population et du peuple de gauche, du moins ce qu'il en reste. 

Ces décisions créent de l'ambiguïté et une certaine confusion dans l'esprit des militants et des électeurs et nous rappellent combien il est difficile d'exister pour un mouvement politique transformateur face au bipartisme de fait qu'organisent les institutions de la Ve République et au scrutin majoritaire à deux tours, préféré au scrutin proportionnel qui permet une juste représentation de la diversité des sensibilités politiques de l'électorat. 

Seulement, même si l'on peut comprendre la frustration de Parti de Gauche et d'autres composantes du Front de Gauche, il ne faudrait pas que l'absence de mesure et d'esprit de responsabilité l'emporte en mettant en péril notre patrimoine commun, le Front de Gauche, un rassemblement divers en son principe mais uni par une analyse de la réalité politique et un programme de transformation sociale, économique, démocratique et écologique, L'humain d'abord, qui est le seul, sur l'échiquier politique français, à répondre aux défis du temps.  

Les médias au service des forces conservatrices font leur chou gras de nos divisions qui renforcent aussi les partis qui co-gèrent un système de plus en plus inégalitaire et brutal pour la population.

Sur le plan de leur action parlementaire, les députés nationaux et européens, les sénateurs communistes élus sous l'étiquette et grâce aux électeurs du Front de Gauche n'ont jamais désavoué leur mandat et leur programme, votant contre les lois anti-sociales (retraites, ANI) les budgets d'austérité, le pacte budgétaire européen, faisant des propositions pour conquérir de nouveaux droits pour les salariés et la population, propositions qui ont été le plus souvent déboutés sans débat par le PS, EELV et les radicaux. 

Pierre Laurent, dans ses discours publics, ne témoigne d'aucune connivence avec la politique que mène le PS au niveau national, sans pour autant renoncer à convaincre les électeurs et élus de gauche déçus par la politique du gouvernement.

Nous ne voulons pas nous enfermer dans une gauche critique ou protestataire sans débouché sur le réel. Nous voulons peser sur les décisions, trouver les convergences qui permettent de réorienter sur des bases vraiment de gauche les politiques menées.

Jean-Luc Mélenchon est un homme politique brillant et extrêmement dynamique qui a magnifiquement porté la campagne du Front de Gauche aux élections présidentielles de 2012, nous permettant de retrouver un écho et un électorat moins confidentiel sur des bases programmatiques ambitieuses et claires, résultats de la fusion très riche de plusieurs héritages militants et idéologiques.

Nous lui sommes redevables d'avoir eu le courage de quitter le PS pour donner plus de résonnance à ses idées, d'avoir avec les communistes et la Gauche Unitaire surmonté des contentieux historiques pour créer le Front de Gauche, et d'avoir mené avec des dizaines de milliers de militants, anciens et nouveaux, cette belle campagne de 2012 qui a permis, partout en France, à des collectifs citoyens du Front de Gauche et à des assemblées citoyennes de se créer, beaucoup plus rassembleuses que les partis politiques traditionnels.

Il a contribué aussi à redonner aussi un peu de radicalité, d'ambition et de couleurs écologiques au PCF grâce à l'influence du Front de Gauche.

Nous comptons toujours sur lui pour la suite. Comme nous comptons sur d'autres responsables politiques très capables du Front de Gauche: Pierre Laurent, André Chassaigne et Clémentine Autain en particulier, mais il y en a bien d'autres. Nous ne devons pas avoir la culture du leader irremplaçable et infaillible, même si c'est toujours un avantage d'avoir des personnalités politiques charismatiques.    

Le PCF est un parti avec des dizaines de milliers de militants, une longue histoire, faite de luttes et d'actions dans les institutions. Il entend être respecté dans sa particularité, son autonomie, comme il se doit de respecter l'apport et la particularité des autres forces du Front de Gauche.

Dans la circonstance, il a jugé certainement que l'intérêt de la population, des gens que nous voulons défendre et représenter, les classes populaires, n'était pas d'affaiblir un peu plus la représentation électorale locale des communistes en perdant des élus qui se mettent au service de tous dans les municipalités.

Il y a bien sûr des élus et des militants au PCF qui sont au Front de Gauche sur la pointe des pieds, qui considèrent que le Front de Gauche est avant tout une stratégie électorale ponctuelle et un risque pour la permanence du parti, des élus, leurs alliances préférentielles avec le PS... Mais c'est loin d'être la majorité.

De la méfiance peut subsister néanmoins chez beaucoup vis à vis d'un risque d'effacement du PCF, un parti auquel la plupart des militants qui ont tenu contre vents et marées le cap de leur espérance et de leur fidélité sont viscéralement attachés, ce qui ne les empêche pas d'êtres critiques et exigeants. On a le souvenir de ce qu'a engendré en Italie l'auto-dissolution du Parti Communiste: la dérive complète de la gauche qui compte électoralement vers le centre libéral.

Personnellement, je crois que la force du Front de Gauche, c'est de trouver l'unité et l'apport réciproque dans la diversité, c'est son côté pluricéphale, même si c'est aussi parfois une faiblesse et un risque, même si cela demande toujours des efforts de compréhension, de compromis. 

Personne ne peut se dire propriétaire de l'identité et de la visée du Front de Gauche même si cette identité et cette visée existent bien, s'exprimant souvent dans les tensions et la contradiction, comme toutes les productions historiques.

L'attente du mouvement social, les besoins de la population, les espoirs que nous avons su faire naître, l'immense et périlleux chemin qui nous reste à parcourir pour convaincre la majorité de notre peuple que le changement est non seulement souhaitable mais possible, à condition de ne pas se résigner, de bousculer les féodalités économiques et les certitudes assénées par la bourgeoisie et ses relais idéologiques, nous imposent de sortir par le haut de cette crise interne au sommet que l'on ne ressent pas partout sur le terrain, heureusement. 

Mettons les egos et les rancunes en sourdine, assumons nos responsabilités au regard de l'histoire et du collectif: retrouvons le chemin du dialogue, de l'unité et du combat commun contre le libéralisme, le capitalisme financier, les lâches renoncements de la gauche gouvernementale face aux pouvoirs financiers, à la montée de la crise écologique, l'intolérance et de la xénophobie.

Evitons la complaisance, la mollesse comme le sectarisme et l'invective.

Ne transformons pas nos divergences en casus belli, nos désaccords en chantage.

Nous avons tant de chemin à faire ensemble! Nous en avons déjà tant fait! 

La richesse du fonctionnement du Front de Gauche dans beaucoup d'endroits (comme à Morlaix) où il a su dépasser, grâce à la volonté des militants des partis fondateurs, le format d'un rassemblement ponctuel d'organisations à finalité électorale pour devenir une force citoyenne et politique à part entière, témoigne des promesses de notre mouvement, où l'on retrouve des écologistes, des anciens socialistes, des communistes, des militants venus de l'extrême-gauche, des altermondialistes, des militants associatifs et syndicaux, un grand nombre encore de citoyens qui n'avaient jamais eu d'engagement politique auparavant.

Ayons en tête la leçon et l'esprit de Jaurès, le grand orateur, le grand intellectuel, le grand serviteur de la paix, de l'humanisme concret et de l'émancipation sociale du monde ouvrier. Il savait être ferme dans l'affirmation des principes et la dénonciation des injustices tout en parlant à tous, sans excès de procès d'intention, en ne renonçant jamais à convaincre, à indiquer le chemin de la raison. Il sut unifier un mouvement socialiste éparpillé en plusieurs chapelles divisées par des contentieux historiques et idéologiques pour gagner en efficacité pour l'action. Il n'opposa jamais le travail dans les institutions et la lutte sociale, les conquêtes sociales et démocratiques immédiates à l'ambition révolutionnaire de dépassement du mode d'exploitation capitaliste. Il y voyait des moyens pour le grand nombre de prendre conscience de sa force, de gagner en capacité de mobilisation. Il sut toujours montrer au-delà des débats du moment l'horizon d'avenir meilleur qu'une résolution favorable laissait présager. Il sut élever la politique au-dessus du pinaillage, de l'esprit de coterie et de la guerre des chefs.

Le respect de l'humanité, la noblesse du caractère, l'humilité, l'esprit de synthèse et de compromis jointe à la grandeur de vue et à la sincérité de la visée révolutionnaire font de Jaurès un exemple dont les dirigeants politiques qui se réclament à bon droit de son héritage (la direction du PS actuel n'y a aucun droit) feraient bien de s'inspirer.

Ismaël Dupont.           

 

   

    

 

   

 

    

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20 décembre 2013 5 20 /12 /décembre /2013 16:43
Le site raciste et antisémite Breizh Atao du sinistre Boris Le Lay condamné à plusieurs reprises par la justice pour insultes à caractère raciste et propos négationnistes, confirme son rejet fondamental des valeurs républicaines et humaines les plus élémentaires en se félicitant de la mort de Michel Mazéas, maire de Douarnenez pendant 24 ans, qualifié d'"ignoble pourriture communiste". 
Ce groupuscule d'extrême-droite radicale qui revendique bien légitimement l'héritage du PNB fasciste et collaborateur fait honneur à Michel Mazéas en le poursuivant de sa haine absurde, lui l'héritier des valeurs de la résistance, de la lutte contre la peste brune et de la construction d'une société solidaire, fraternelle, et plus égalitaire dont le programme du Conseil National de la Résistance trace le projet. 
Le PCF du Finistère salue la mémoire de cet élu communiste, historien, homme de passion et de raison, qui a marqué l'histoire politique et sociale du Finistère, à l'instar de Sébastien Velly, le deuxième maire communiste de France, élu en 1921 à Douarnenez, et des élus communistes Fernand Jacq de Huelgouat et Pierre Guéguen de Concarneau, fusillés dans la carrière de Châteaubriant, qui y chantèrent le "Bro Gozh ma zadou" et l'Internationale en breton quand les mentors Breizh Atao de Boris Le Lay vendaient leur âme chimérique aux nazis. 
La fédération PCF du Finistère
logo
...................
Lien avec le site des enragés de l'extrême-droite anti-bretonne.  
Voici ce qu'on peut voir sur le site Breiz Atao de Boris Le Lay à l'adresse ci-dessous
http://breizatao.com/?p=16644
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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 13:57

Mise en place de la réformes des rythmes scolaires

Rapport de la commission « Enfance, jeunesse, école, culture » du Front de Gauche Morlaix

Membres:

Michèle Abramovicz: co-présidente de l'association du Front de Gauche du pays de Morlaix, n°2 de la liste « Pour un bien vivre partagé à Morlaix ».

Didier Allain: ex président de la MJC et de Div Yezh Montroulez (association pour développer l'enseignement bilingue français-breton dans le public), enseignant en lycée professionnel, candidat sur la liste « Pour un bien vivre partagé à Morlaix »

Annie Bergot Le Calvez: élue communiste pendant 3 mandats à Morlaix, chargée de la Jeunesse, « candidate sur la liste « Pour un bien vivre partagé à Morlaix » 

Claude Bonnard: vice-président du Résam, ancien président de la MJC, responsable du Théâtre de la Corniche

Anne Caradec: graphiste, parent d'élève d'enfants scolarisés au Château, candidate sur la liste « Pour un bien vivre partagé à Morlaix »

Ismaël Dupont: parent d'élève d'enfants scolarisés à Corentin Caer et au collège Mendès France, enseignant, co-président de l'association Front de Gauche du Pays de Morlaix, et tête de liste de la liste « Pour un bien vivre partagé à Morlaix ».

Babeth Gaud: ancienne membre de la liste Idées, ancienne animatrice d'activités péri-scolaires à Kerfraval et membre de l'APE de Kerfraval.

Fréderic L'aminot: ancien président de l'APE de Jean Piaget – Kerfraval, candidat sur la liste « Pour un bien vivre partagé à Morlaix ».

Pierre Le Steun: ancien enseignant puis AVS, co-président du Comité Chômeurs et Solidaires, membre du CCAS, ancien candidat de la liste Idées, candidat sur la liste « Pour un bien vivre partagé à Morlaix »

Annie Morel: assistante sociale, candidate de la liste « Pour un bien vivre partagé à Morlaix ».

François Plassart: ancien élu communiste et adjoint aux affaires scolaires à Morlaix, candidat sur la liste « Pour un bien vivre partagé à Morlaix »

Daniel Ravasio: responsable syndical FSU, ex enseignant au Château

François Rippe: enseignant spécialisé à l'IME Ar Brug, ancien candidat de la liste Idées, membre de la Gauche Anticapitaliste, candidat sur la liste « Pour un bien vivre partagé à Morlaix »

Valérie Scattolin: salariée et syndicaliste à Brit Air, ex parent d'élève au Poan Ben, candidate sur la liste « Pour un bien vivre partagé à Morlaix »

 

Ce qu'il faut savoir en avant-propos:

La France est un des pays où le niveau social influe le plus sur le niveau scolaire des élèves. Le taux de réussite au brevet par exemple est de 68,4% chez des enfants d'ouvriers, de 94,9% chez les enfants de cadre supérieur et la différence est encore plus importante quand on mesure les chances d'avoir la mention Bien ou Très Bien au Brevet, d'accéder et de réussir dans l'enseignement supérieur. Les lacunes et mises en échec en primaire se répercutent souvent sur toute la scolarité.

Voici les arguments principaux du gouvernement pour cette réforme des rythmes:

Les écoliers avaient le nombre de jours d'école le plus faible des 34 pays de l'OCDE – 144 jours sur 365, contre 187 jours en moyenne. Et des journées plus longues que la moyenne. Les 4 jours et demi étaient la règle jusqu'en 2008 (date à laquelle on a troqué 3h d'enseignement devant élèves contre des heures APC, d'activités pédagogiques complémentaires: aide individualisée, renforcement des apprentissages avec des tout petits groupes tournants). Avec la mise en place de la réforme des rythmes, on passe à 180 jours d'école pour les enfants, tandis que les élèves ont toujours 24h de cours avec leurs enseignants par semaine.

Au-delà de 5h d'enseignement dans la même journée, les élèves sont moins concentrés.

Début novembre, on a utilisé une étude prouvant prétendument la satisfaction de 20% de communes ayant appliqué la réforme des rythmes dès cette année scolaire: c'étaient les maires qui s'exprimaient et non les enfants, les parents, les enseignants et les personnels. De plus, sur les 4000 communes ayant adopté la réforme des rythmes (en général des communes de la même couleur politique que le gouvernement), seules 1200 d'entre elles avaient répondu (sans doute a fortiori celles dont les maires étaient plutôt zélés pour faire admettre une réforme gouvernementale) et sur celles-ci, 60 se disaient plutôt satisfaites, 23% tout à fait satisfaites. Presque toutes (77%) disent avoir eu des difficultés financières. 80% seulement ont opté pour la gratuité. L'enquête révèle un coût médian de 150€ par élève et par an (soit une charge de 50€ supplémentaire par élève et par an par commune, sachant que l'Etat versait en moyenne 50€ par élève et la CAF 54€ par élève). 40% des communes disent avoir eu des difficultés à recruter des animateurs. Certaines communes rurales ont fait appel au bénévolat. Une commune sur deux déclare un taux de fréquentation de plus de 85% des activités périscolaires.

 

Au Front de Gauche, nous rejetons globalement cette réforme des rythmes telle qu'elle nous est présentée et soutenons la mobilisation des personnels de l'éducation, des parents et des citoyens pour qu'elle soit suspendue pour être repensée.

Une réforme de l'école était, est et reste nécessaire. L'école publique, sans la dénigrer car elle remplit encore une partie de ses missions, n'est plus capable de réduire les inégalités. Au contraire, elle tend à les renforcer. Or, pour nous, l'État doit viser l'objectif de la réussite pour tous les enfants à l'école et par l'école.

Dans la politique scolaire du gouvernement, il y a des éléments qui vont dans la bonne direction, même s'ils ne vont pas assez loin: création de 60 000 postes (mais la droite en a supprimé le double et il ne s'agit pas que de postes d'enseignants ni de postes de fonctionnaires, loin s'en faut), rappel de l'objectif de la scolarisation à 3 ans, effort officiellement porté sur le primaire.

Seulement, la priorité au primaire ne peut se résumer à une réforme des rythmes mal pensée et inégalitaire dans son principe. Une réforme des rythmes qui est conçue et imposée à la hâte, sans concertation suffisante, et sans tenir compte de l'opposition ou des exigences préalables des personnels (enseignants, ATSEM, éducateurs communaux), des syndicats, d'une fédération de parents d'élèves.

Beaucoup d'autres éléments sont à prendre en compte, qui ne sont pas considérés par le gouvernement et Mr Peillon: baisse des effectifs par classe et renforcement de la présence enseignante face à 30000 élèves supplémentaires annoncés pour la rentrée 2014 et à l'asphyxie provoquée par les suppressions de postes à la chaîne imposées dans le cadre de la RGPP sous Chirac, puis sous Sarkozy, relance et renouveau de la formation continue, allègement des programmes, différenciation et prise en charge du soutien scolaire dans le cadre du temps scolaire, ouverture plus grande aux parents dans les écoles pour leur expliquer les méthodes, objectifs, fonctionnements des enseignants, et les rendre acteurs de la réussite de leurs enfants, renforcement des RASED, des mesures concrètes pour l'éducation prioritaire, libération de temps pour le travail en équipe des enseignants.

Ces mesures attendues par beaucoup d'enseignants et de parents sont difficilement compatibles avec un budget d'austérité liée à la soumission aux injonctions ultra-libérales de l'UE et des pouvoirs financiers. L'humain ou la finance d'abord, il faut choisir et il semble que le gouvernement ait choisi son camp, qui n'est pas, globalement, celui de l'amélioration du Service Public pour répondre aux besoins sociaux.

Augmenter globalement le nombre de jours d'école tout en réduisant le nombre de semaines d'école d'affilée pour réduire la fatigue des enfants aurait pu prendre une autre voie: la réorganisation des vacances scolaires. Mais le lobby touristique, qui impose 3 zonages pour le calendrier scolaire et met les enfants dix semaines de suite à l'école, a été ménagé encore une fois.

L'organisation du temps scolaire impacte directement l'organisation de la vie de famille (temps de travail, vacances, garde des enfants, alternée ou pas, etc...). Une telle réforme ne devait pas se mettre en place sans une VRAIE concertation des parents et des enseignants et EVIDEMMENT PAS A MOYENS CONSTANTS! Par exemple, le ministre ne pouvait faire l'impasse sur la nécessaire formation des personnels chargés d'accueillir les jeunes en dehors des temps d'apprentissages scolaires.

Libérer du temps sur la journée scolaire implique évidemment que les pouvoirs publics permettent aux collectivités d'investir ce temps, à la condition de leur donner les moyens, aussi bien matériels qu'en personnels formés à cette fin.

Cette réforme est d'autant plus inacceptable en l'état qu'elle dépend des moyens dont disposent les communes (d'où des inégalités sur le territoire) et qu'elle est difficile à mettre en œuvre de manière satisfaisante pour des communes déjà mises à rude épreuve par la baisse des dotations de l'Etat et les nouvelles charges liées à la crise. Cette territorialisation de l'éducation qui est un facteur d'inégalité entre les citoyens, par laquelle l'État se décharge d'une partie de ses missions éducatives sur les communes, n'est pas acceptable. D'emblée cette réforme ne garantit pas l'homogénéité de la proposition scolaire sur le territoire, donc pas non plus l'égalité des chances. Elle laisse présager l'apparition d'une école à la carte, avec des inégalités accrues entre territoires en termes de volume et de qualité d'enseignement.

L'expérience le prouve, des communes ont appliqué cette réforme en faisant souvent du bricolage et en essayant de limiter les coûts, suscitant des réactions des parents et des enseignants. S'en est suivi un certain nombre de dysfonctionnements: précarité et absence de formation suffisante des intervenants encadrant les enfants pendant les temps périscolaires; groupes surchargés; locaux non adaptés; recours nécessaire au bénévolat; activités ressemblant plus à de la garderie qu'à des vraies activités culturelles, sportives, artistiques; temps de transition difficiles à négocier; activités parfois payantes. Nous pensons que les embauches et les emplois, parfois nouveaux dans leurs profils, liés à la réforme des rythmes, si son caractère obligatoire est confirmée par le gouvernement, ne doivent surtout pas être traités comme des petits boulots à temps partiels: il faut respecter ce qui reste de droit du travail à la fois dans l'éducation nationale, dans les communes, les associations prestataires, les activités.

 

Notre boussole pour les choix à faire sur Morlaix: l'intérêt des enfants

Sur Morlaix, nous voulons préparer la mise en place de la réforme des rythmes en concertation véritable avec les parents, les enseignants, les ATSEM, les associations, les responsables DDEN et avec pour priorité: l'intérêt de l'enfant et de la réussite de tous les enfants.

L'éducation et le bien-être des enfants, le travail pour garantir autant que possible l'égalité des chances entre les jeunes, sont pour nous des priorités absolues.

C'est pourquoi même si nous sommes en désaccord avec cette réforme des rythmes, nous reprochons à Agnès Le Brun d'avoir dédaigné et interrompu le processus de concertation avec enseignants, parents, acteurs socio-culturels, afin de jouer un coup politicien d'opposition à la réforme. Mme Le Brun a en effet court-circuité la troisième réunion du comité technique en novembre et refusé d'envoyer à la DASDEN (inspection académique) le pré-projet d'application validé par les représentants parents et personnels du comité technique. Les membres du comité technique se sont vus soumis un projet déjà largement bouclé sans être vraiment partie prenante de l'élaboration.

Nous reprochons à Mme Le Brun d'avoir organisé une consultation et une concertation au rabais. Nous exigeons qu'il y ait au moins un enseignant et un parent par école dans le comité technique (et si possible un pour une école maternelle, un pour une école primaire), et que les ATSEM soient également représentés.

A Plourin les Morlaix qui appliquera la réforme à la rentrée 2014, les réunions de concertation ont été plus précoces, plus régulières, et deux fois plus nombreuses qu'à Morlaix: chaque école maternelle, chaque école primaire de la commune délègue un représentant enseignant et un représentant parent tandis qu'à Morlaix, le comité technique chargé de la mise en place de la réforme ne comportait en tout et pour tout que deux représentants parents (pour 11 écoles et 1608 élèves) et deux représentants enseignants, ces derniers s'étant d'ailleurs plus au moins auto-désigné au départ en l'absence d'organisation de débats préalables communs à plusieurs écoles par la mairie. Cette insuffisante représentation des parents et enseignants, qui fait que les ¾ des écoles ne sont pas représentées à ce comité technique, a des conséquences sur la qualité de la réflexion, qui ne peut qu'omettre certaines spécificités des écoles morlaisiennes (locaux, éloignement vis à vis des structures sportives et culturelles).

A notre connaissance, à ce stade de la concertation, qui est au point mort à Morlaix faut-il le rappeler, l'avis des enfants n'a pas non plus été recueilli sur la nature des temps et des activités péri-scolaires à proposer, ce qui est dommage et regrettable.

Chez les enseignants, des inquiétudes légitimes se font jour: des non-enseignants vont intervenir en milieu scolaire, utiliser les classes, et pas pour faire de l'enseignement? Quels effets cela peut ensuite avoir sur nos pratiques, nos relations aux élèves? Est-ce que cela ne va pas introduire la confusion dans l'esprit des élèves? Nous faisions déjà des activités d'ordre péri-scolaires avec des buts éducatifs et scolaires (activités en partenariat avec le musée, le cinéma La Salamandre, le Théâtre, des marionnettistes...): est-ce que nous pourrons encore investir ce champ qui permet d'apprendre en s'amusant, de développer la curiosité, la créativité des élèves, de les rendre acteurs, de faire des ponts entre les savoirs et la vie, de démocratiser l'art et la culture? Qui va coordonner les activités et les mises à disposition de locaux pour une dizaine d'intervenants adultes encadrant des activités péri-scolaires? Est-ce que cela va être encore une surcharge de travail non rémunéré pour les enseignants? La réforme des rythmes impose déjà deux trajets supplémentaires le mercredi, un travail supplémentaire d'organisation, la gestion de temps de transition, la composition avec des gens peu connus qui sont amenés à encadrer les enfants. Quand pourra t-on évaluer la qualité des dispositifs? Ce qu'en ont retiré les enfants?

Les parents se posent aussi beaucoup de questions: On nous garantit la gratuité pour l'instant, mais après, dans quelques années, est-ce certaines activités péri-scolaires ne vont-elles pas devenir payantes? Où faire les activités dans des locaux aux possibilités limitées? Quel taux d'encadrement pour les animateurs, éducateurs, personnels communaux encadrant les activités? Comment vont faire le mercredi après-midi les familles qui ne peuvent pas venir chercher leurs enfants le midi, qui mettaient leurs enfants à la Recré, à la Ferme des enfants... Sur quelles structures d'accueil va t-on s'appuyer? Alors qu'elles sont déjà saturées: il n'y a presque plus de la place à La Récré, à la Ferme des Enfants: plus de place. Va t-on réellement pouvoir assurer l'égalité des enfants et des écoles devant les ateliers, garantir les mêmes offres pour tous. Il y a aussi le problème des salles et du matériel disponible dans les écoles qui est soulevé, des temps de transition, de l'éloignement de certaines écoles par rapport aux structures (musée, Maj, Carré d'As...) Cf Gambetta, E.Cloarec.

Autre problème spécifique perçu par les parents: celui des AVS. Va t-on augmenter leur temps de service pour qu'elles accompagnent les enfants aidés dans les activités péri-scolaires? Les enfants vont-ils être livrés à eux-mêmes? Des parents se demandent si les intervenants vont recevoir des formations premiers secours et être recrutés sur la base d'un BAFA. Les parents craignent le recours normalisé au bénévolat sur ces temps péri-scolaires: problème de la compétence, de la formation, de la confiance que l'on peut faire aux adultes sur le plan de leur apport aux enfants. Faut-il que toutes les écoles morlaisiennes appliquent les 2 x 1h30 d'activités péri-scolaires deux après-midi dans la semaine ou certaines écoles peuvent-elles sur la base de la volonté majoritaire des parents et des enseignants proposer 4 x 45 mn le lundi, mardi, jeudi et vendredi, pour mettre en place des ateliers du midi jusqu'à 14h40 environ.

 

Notre proposition pour la mise en place des rythmes à Morlaix, si son caractère obligatoire se confirme

 

C'est la majorité municipale actuelle qui va concevoir le projet pour la mise en place des rythmes scolaires pour à la rentrée 2014. Son projet s'imposera à nous pendant une année même si nous aurons certainement à trouver des solutions en cours d'année scolaire 2014-2015 pour faire face aux défaillances du dispositif.

Pour l'année 2015-2016, sans avoir, espérons-le, à changer le dispositif du tout au tout, car les enfants ont aussi besoin de repères et de stabilité, comme les personnels, les intervenants qui les prennent en charge d'ailleurs et les parents d'ailleurs, nous nous engageons, sur la base d'évaluations faites l'année précédente dans les écoles en interrogeant les parents, les enfants, les personnels, à proposer la meilleure prise en charge péri-scolaire possible en donnant d'abord la parole aux premiers intéressés. Pour résumé, en cas de victoire aux Municipales, nous appliquerons pendant un an pour l'essentiel le projet de la municipalité actuelle, à supposer qu'il produise un minimum de consensus et sans nous interdire de le faire évoluer pour l'améliorer, et l'année suivante, nous remettrons ce projet sur le chantier avec une remise à plat et une autre méthode: notamment sans imposer un projet clef en main...

 

Ceci dit, même si nous voulons que la municipalité construise avec les acteurs concernés, nous ne sommes pas sans propositions ni exigences pour cette application de la réforme des rythmes scolaires. Voilà quelques-unes d'entre elles:

nous voulons garantir la gratuité sur la durée des activités péri-scolaires

nous voulons proposer des activités d'éveil et d'expérimentation artistiques (musique, Arts Plastiques, théâtre), culturelles, sportives, ludiques, mais aussi des activités d'aide aux devoirs, de consolidation des acquis scolaires.

nous voulons laisser un choix aux enfants, quitte à fusionner des niveaux voisins de même cycle, en leur proposant par alternance – par trimestre ou par semestre – des champs d'activités péri-scolaires distincts. L'enfant pourrait faire 1h30 d'activité « théâtre » pendant un trimestre ou un semestre sur un jour, 1h30 d'activité aide aux devoirs sur l'autre jour dédié aux activités péri-scolaires. Cette activité serait choisie parmi d'autres possibles: par exemple, « jeux sportifs », « jeux de société », « éveil citoyen », « arts plastiques » et le trimestre ou le semestre suivant, après son cycle de 18h ou de 25h sur une activité péri-scolaire d'éveil, l'enfant pourrait en choisir une autre. Dans la mesure du possible, nous souhaiterions éviter

nous souhaitons favoriser une bonne mise en œuvre de qualité de la réforme des rythmes scolaires prioritairement dans les écoles publiques. Selon nos premiers calculs, en se basant sur un accompagnement communal de la réforme des rythmes à l'école publique (990 élèves sur 1608 élèves), la seule à y être astreinte et celle qui par vocation poursuit des objectifs d'égalité républicaine et de laïcité, il faudrait entre 70 et 80 adultes devant les enfants des six écoles publiques pour 3h d'activités péri-scolaires sur la semaine (ou entre 35 et 40 adultes pour 6h). Cela représente à peu près 7 salariés équivalent temps plein, soit 220 000€ rien que pour les charges de personnels, auxquelles on devra forcément ajouter d'autres surcoûts: garderie et cantine assurées le mercredi, matériels, aménagements des locaux, embauche d'animateurs jeunesse dans les centre de loisirs pour accompagner cette réforme et faire face aux besoins, ...

la porte d'entrée du débat et de la réflexion ne doit pas malgré tout être le coût financier que représente cette réforme des rythmes pour Morlaix mais le contenu que l'on veut y mettre pour les enfants, pour qu'ils ne perdent pas leur temps et que cette réforme leur soit profitable autant que possible. La Mairie a bien investi beaucoup d'argent dans le Pôle Petite Enfance: c'est un choix politique de mettre la priorité ou non sur l'avenir de la jeunesse, c'est à dire l'avenir de notre société. La droite a investi 230 000€ pour refaire la place Émile Souvestre avec une utilité et un intérêt esthétique contestables, c'est plus que ce qui resterait à charge de la mairie pour la mise en place de la réforme des rythmes. Peut-être qu'on peut préférer une très bonne prise en charge des enfants à l'école sur les activités péri-scolaires au financement de rénovation de trottoirs, de murs, de routes, de grandes roues de fête foraine. La mise en place de la réforme des rythmes, et bien sûr le coût exact dépendra beaucoup des dépenses que l'on prend en compte, de l'ambition sur le plan des activités péri-scolaires, des écoles concernées par le financement communal de cette réforme des rythmes, représenterait entre 1 et 1,5% du budget communal. Selon les estimations généralement citées sur le plan national, la mise en place de la réforme coûterait entre 150€ et 300€ par enfant et par an, mais, jusqu'en 2015 seulement pour l'instant, 50€ est pris en charge par l'État et 54€ par la CAF, ce qui fait un reste à charge pour la commune réduit pour l'année prochaine. Le problème est que le subventionnement CAF n'est pérennisé que pour trois ans et que le fonds d'amorçage de l'Etat n'est pas garanti au-delà de 2015 pour l'instant. Quoiqu'il en soit, nous ne souhaitons pas poursuivre les hausses d'impôt importantes après celles de la municipalité Le Goff puis celle de la municipalité Le Brun: il y aura des choix budgétaires à faire.

à la maternelle, surtout en petite et moyenne section du fait des siestes, des effectifs chargés entraînant une fatigue des enfants, la mise en place de la réforme des rythmes ne peut s'opérer de la même manière. Elle doit être assouplie, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut rien proposer aux enfants, mais peut-être plus sur 45 mn tous les jours ou deux fois par semaine que sur 1h30 tous les deux jours.

 

dans plusieurs écoles (Kerfraval et le Poan Ben notamment, où il y a un manque de salles et des garderies trop petites) la mise en place de la réforme des rythmes suppose d'avancer rapidement sur les demandes exprimées depuis des années pour la rénovation ou l'agrandissement des locaux. La réforme des rythmes implique une autre occupation de l'espace puisque le taux d'encadrement pour les intervenants adultes en responsabilité des activités péri-scolaires est plus faible que celui des enseignants: 1 pour 15 contre 1 pour 30 ou + couramment. 

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19 décembre 2013 4 19 /12 /décembre /2013 07:26

Il rêvait de lys blancs, 

D'un rameau d'olivier, 

Des seins de son aimée épanouis le soir. 

Il rêvait, il me l'a dit, d'un oiseau

Et des fleurs de l'oranger. 

Son compliquer son rêve, il percevait les choses

Telles qu'il les ressentait... et les sentait.

Une patrie, il me l'a dit,

C'est savourer le café de sa mère,

C'est rentrer à la tombée du jour. 

Et la terre? Je lui demandai. 

Il répondit: Je ne la connaissais pas. 

Je ne sentais pas qu'elle était ma peau et mon coeur, 

Ainsi qu'il est dit dans les poèmes. 

Mais soudain je la vis, 

Comme une boutique... une rue... des journaux. 

Je lui demandai: L'aimes-tu? 

Il répondit: mon amour est une brève promenade, 

Un verre de vin... une aventure. 

- Donnerais-tu ta vie pour elle? 

- Non! 

Je ne suis lié à cette terre que par un éditorial... un discours enflammé! 

On m'a enseigné à aimer son amour. 

Mais je n'ai pas senti son coeur se fondre avec le mien. 

Je n'ai pas humé l'herbe, les racines et les branches...

- A quoi ressemblait son amour? 

Brûlant comme les soleils... la nostalgie? 

Il fit front: 

- Ma voie à l'amour est un fusil, 

Des fêtes revenues de vestiges anciens, 

Le silence d'une statue antique

D'époque et d'origine indéterminées! 

Il me parla de l'instant des adieux, 

De sa mère

Pleurant en silence lorsqu'on l'envoya

Quelque part sur le front...

De sa voix éplorée, 

Gravant sous sa peau un souhait nouveau: 

Aah si seulement les colombes grandissaient au ministère de la défense...

Aah si les colombes!...

 

... Il fuma une cigarette, puis il me dit

Comme s'il échappait d'un marécage de sang: 

J'ai rêvé de lys blancs, 

D'un rameau d'olivier...

D'un oiseau étreignant le matin

Sur la branche d'un citronnier...

- Qu'as-tu vu? 

- Mes actes, 

Ronces rouges explosées dans le sable... les poitrines...

   et les entrailles.

- Combien en as-tu tué?

- Difficile de les compter...

Mais je n'ai été décoré qu'une fois.

 

Je lui demandai, me faisant violence:

S'il en est ainsi, décris-moi un seul cadavre.

Il rectifia sa position, caressa son journal plié

Et me dit comme s'il me chantait une ritournelle:

Tente de vent sur les gravats,

L'homme enlaçait les astres brisés.

Une couronne de sang ceignait son large front

Et sa poitrine était sans médailles,

Puisqu'il s'était mal battu.

Il avait l'aspect d'un paysan, d'un ouvrier ou d'un marchand ambulant.

Tente de vent sur les gravats... Il mourut

Les bras jetés comme deux ruisseaux à sec.

Et lorsque j'ai cherché son nom dans ses poches,

J'ai trouvé deux photos,

L'une... de sa femme,

L'autre... de sa fille...

Je lui demandai: En es-tu attristé?

Il m'interrompit: Mahmoud, mon ami,

La tristesse est un oiseau blanc

Etranger aux champs de bataille. Et les soldats

Commettent un péché, s'ils s'affligent.

Je n'étais, là-bas, qu'une machine crachant un feu rouge

Et changeant l'espace en un oiseau noir.

Plus tard,

Il me parla de son premier amour,

De rues lointaines,

Des réactions après la guerre,

Des fanfaronnades à la radio et dans les journaux.

Et lorsqu'il dissimula sa toux dans son mouchoir,

Je lui demandai: Nous reverrons-nous?

Il me répondit: Dans une ville lointaine.

 

Au quatrième verre,

J'ai dit, taquin: Ainsi tu partirais... Et la patrie?

Il me répondit: Laisse tomber...

Je rêve de lys blancs,

D'une rue qui gazouille et d'une maison éclairée.

Je quête un coeur bon, non des munitions,

Un jour ensoleillé, non un instant de folle victoire... fasciste.

Je quête un enfant souriant au jour,

Non une place dans la machine de guerre.

Je suis venu ici vivre le lever des soleils,

Non leur coucher.

 

Il me fit ses adieux... Il était à la recherche de lys blancs,

D'un oiseau accueillant le matin

Sur un rameau d'olivier.

Il percevait les choses

Telles qu'il les ressentait... et les sentait.

La patrie, il me l'a dit,

C'est boire le café de sa mère

Et rentrer, à la tombée du jour, rassuré.

 

Mahmoud Darwich, La terre nous est étroite , 1967

 

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 15:33

Le 22 novembre, nous assistions avec plusieurs membres de la liste du Front de Gauche "Pour un bien vivre partagé à Morlaix" à la réunion célébrant les 20 ans du Comité Chômeurs et Solidaires de Morlaix.

Mme Le Brun, Maire de Morlaix, et Marie Simon Gallouedec, adjointe aux affaires sociales, étaient présentes au début de cette réunion pour dire l'intérêt qu'elles portent au Comité et le soutien que leur majorité municipale lui apporte. Jusque là, rien à dire: la place des élus est bien auprès des associations développant la solidarité et la lutte contre l'exclusion et le chômage.

Le problème, c'est qu'au cours de cette réunion, au début de laquelle elle a pris la parole sitôt après les orateurs, Mme Le Brun a différencié l'aide constructive aux chômeurs et à leurs initiatives locales qu'une municipalité peut apporter, et les réponses politiques pour lutter contre le chômage, sur lesquelles il peut y avoir désaccord entre les mouvements politiques. Cette distinction peut se concevoir mais Mme Le Brun a ensuite repris l'antienne de ses amis du MEDEF, de l'UMP et des Bonnets Rouges en col Vichy sur les charges et le coût du travail qui seraient trop élevés en France, décourageant l'activité, créant du chômage.

Autrement, dit, il faudrait baisser le salaire indirect et différé, celui qui finance les Retraites, la Sécurité Sociale solidaire et les allocations chômage, pour que les entreprises embauchent plus, même si cela conduit à la destruction des dispositifs de solidarité construits dans l'après guerre par le Conseil National de la Résistance prévoyant que l'entreprise finance l'assurance sociale du travailleur qui crée ses richesses. 

Après avoir asséné cette doxa libérale bien dans l'air du temps, Mme Le Brun a parlé des risques que faisant courir à l'ordre républicain la manifestation intersyndicale pour l'emploi du 23 novembre à Morlaix où, a t-elle dit, des élèments extrêmistes pourraient s'inviter. 

C'est sans doute pour cela que toute la ville a été bouclée bien au-delà du nécessaire et des habitudes, avec des barrières empêchant les riverains de circuler gardées par des sociétés de surveillance privée payées par le contribuable (a t-on fait le bilan financier de ce dispositif sécuritaires quyi nous rappelerait presque les sommets du G8?). A moins que ce bouclage et cette interdiction de circuler en voiture dans le centre-ville ne vise à dissuader les manifestants potentiels de se joindre aux syndicats et mouvements politiques de gauche ayant appelé à la mobilisation?

Dans mon intervention devant les sympathisants et adhérents du comité de chômeurs, j'ai rappelé en quoi le chômage était depuis 30 ans un choix, qui permet de faire pression pour baisser les salaires, les protections collectives des salariés, sert d'argument pour désosser le code du travail, de levier pour dominer davantage les salariés. Ce choix, c'est celui d'aller toujours plus loin dans la construction de l'Europe et de la mondialisation libérale passant par la mise en concurrence des salariés et des systèmes sociaux, la dérèglementation, le refus de l'intervention publique. C'est le choix de tourner le dos au partage du temps de travail, à la retraite à 60 ans et de mener à l'échelle européenne une politique d'austérité qui bénéfice objectivement aux milieux financiers. 26% de chômeurs en Grèce et en Espagne. 15% au moins en France. Parallèlement le contrôle social sur les chômeurs et leur précarité se renforcent tandis que le Pôle Emploi perd ses moyens humains pour un accompagnement efficace et humain des chômeurs. Le chômage fait parti du système, il a un rôle, il sert des intérêts. Les mêmes qui disent "il faut baisser le coût du travail" disent "il faut rendre le régime d'indemnisation moins protecteur". C'est l'exemple des lois Hartz en Allemagne mises en place par Gérard Schröder. Dire aujourd'hui, il faut baisser le coût du travail pour créer de l'emploi, c'est reprendre une rengaine assénée plus ou moins ouvertement depuis 30 ans. A force de réductions de cotisations patronales, de cotisations sociales, on asphyxie financièrement les caisses de retraite, d'assurance maladie, de chômage et on justifie l'étranglement du chien que l'on a rendu enragé. C'est qu'il y a du profit à réaliser pour les financiers qui rêvent de récupérer ces secteurs aujourd'hui dévolus à des systèmes de solidarité sociaux et publics. C'est surtout qu'il faut des chômeurs toujours moins protégés, indemnisés pour faire baisser les salaires, tandis que la baisse ou la stagnation des salaires produit également du recul de l'activité, et plus de chômage.

Nous avons plus de 5 millions de chômeurs aujourd'hui (3,3 millions inscrits à Pôle emploi), 8,7 millions de personnes qui vivent en dessous du seuil de pauvreté.

Une seule solution: le partage.

Partage des richesses.

Partage du temps de travail.

Cela demande de reprendre l'initiative de l'affrontement avec le grand patronat et les milieux financiers, de dénoncer les traités européens ultra-libéraux.

Rien ne se fera sans mobilisation populaire.

Quand on voit un ultra-privilégié comme Michel Leclerc parler du "boulet des charges" tout en revendiquant de travailler à augmenter le pouvoir d'achat (certainement pas de ses employés ou de ses fournisseurs), on se dit qu'il y a de bonnes révoltes des Bonnets Rouges qui se perdent... ou se trompent de combats. En 1675, c'était plus d'égalité que les paysans de Cornouaille réclamaient en prenant d'assaut les châteaux de l'aristocratie ... 

Ismaël Dupont.      

 

Michel Leclerc : « Ôter le boulet des charges »

Le patron de l'enseigne de distribution était l'invité de Paris Breizh Media. Et parle ouvertement de crise du politique.
 AFP

On ne vous a pas entendu beaucoup lors de la fronde des Bonnets rouges ?

Pas plus que sur d'autres sujets depuis six mois. Mais pour revenir à la Bretagne, je note que le Pacte d'avenir a été approuvé par le conseil régional. La Bretagne a de très bons fondamentaux mais on est parfois face à des contradictions. Comment demander plus d'indépendance et exiger en même temps plus de subventions ?

Vous dîtes : « L'impôt a sa raison d'être. »

Oui. Mais la question est de savoir à quoi il sert. L'écotaxe a cristallisé le trop plein d'impôts. Mais quelles doivent être les priorités ? Dans quels secteurs la France va-t-elle se développer ? Il y a une crise du politique.

Leclerc est assigné par Bercy devant le tribunal pour ses relations avec ses fournisseurs ?

Là encore, le politique se trompe de combat. Il divise au lieu de fédérer. Moi, je réponds sur le terrain du pouvoir d'achat. Une crise qui frappe tous les Français avec trois ans de baisse effective et une fiscalité accrue. Il ne faut pas toucher aux salaires mais enlever le boulet des charges. Le CICE reste une machinerie... Notre réussite donne des boutons à certains. Mais, en trente ans, le groupe (11 000 emplois en Bretagne dont 3 000 industriels) a créé 100 000 emplois dont 3 000 cette année.

La Bretagne garde des atouts...

Bien sûr. Il n'y a pas de crise du modèle breton. La Région a un réel potentiel et résiste même mieux que d'autres. Il faut simplement aider les entrepreneurs qui veulent rester conquérants. Mais une chose est claire : on ne construira pas la Bretagne contre la France même si la cause bretonne est noble.

Recueilli par Pierre CAVRET.

http://www.entreprises.ouest-france.fr/article/michel-leclerc-oter-bo

 


   

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 13:41

Budget de la Sécu remis en cause. Les Patrons en rêvaient… Le gouvernement a fait un projet de loi …Les députés PS et Verts l’ont voté !

Les médias, si prompts à nous donner des nouvelles de la prostate de notre président sont restés bien silencieux à propos de la nocivité du projet de loi sur la protection sociale.

Avec cette loi, le gouvernement annonce un véritable « choc social ». En réalité, cela constituera un nouvel obstacle à la croissance, à l'emploi, et donc au financement pérenne de la Sécurité sociale.

Une fois encore, les efforts demandés pour le rétablissement des comptes de la Sécurité sociale ne visent que les salarié-e-s et les citoyen-ne-s. Aucune mesure ne mettra àcontribution les entreprises de manière effective. Aucune mesure ne mettra à contribution les coûts du capital(intérêts et dividendes) qui prélèvent aujourd'hui plus de 300 Mds d'euros sur la richesse produite, au détriment de l'emploi et des salaires qui sont pourtant les garants de recettes futures pour la Sécurité sociale et l’État.

Pas étonnant donc que pour la première fois, toutes les instances consultées pour avis se soient prononcées contre ce texte.

Les députés Front de Gauche ont démontré à quel point ce projet n’était ni juste ni équitable et la pertinence de leur opposition et de leurs propositions alternatives, contraignant le Gouvernement à un 2ème passage à l’Assemblée Nationale.

La future réforme du financement de la protection sociale, sous couvert de « remise à plat de la fiscalité », et de la branche famille de la sécurité sociale en lien avec la réforme de la politique familiale, dessinent d'ores et déjà de funestes perspectives pour les salariés, jeunes et retraités du pays. Le patronat et la finance s'en frottent les mains.

 

Décidément, ce n’est pas pour ça que nous avons voté Hollande, il est temps de changer de politique, il est temps de tourner le dos aux orientations libérales que les partis de droite (UMP, UDI, FN …) prônent, et que le gouvernement actuel perpétuent, il est temps que les citoyens expriment leur désaccord avec ces orientations néfastes, il est temps de donner toute sa place au Front de Gauche, seul à proposer un changement réel.

Nicole Labelle

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 11:20

Les « Cinq de Roanne » ont obtenu la relaxe  (Politis)

Les cinq militants CGT de Roanne, poursuivis pour avoir refusé un prélèvement ADN, ont été relaxé aujourd’hui par le tribunal correctionnel de la sous-préfecture de la Loire. Pour ces syndicalistes et leurs nombreux soutiens, cette décision de justice est l’aboutissement d’un long combat judiciaire.

Roanne, Palais de justice, 5 novembre 2013 (photo @YdahoYdaho).

A l’audience le 5 novembre, le parquet avait encore requis contre eux un mois de prison avec sursis. Une peine qui aurait pu coûter leur emploi à ces cinq fonctionnaires (quatre hommes et une femme) de la Défense et agents hospitaliers pour un délit extrêmement mineur.
En novembre 2012, ils avaient été reconnus coupables par la cour d’appel de Lyon de dégradations en réunion, mais dispensés de peine, pour des tags hostiles au député UMP et ancien maire de Roanne, en marge d’une manifestation contre la réforme des retraites, le 23 septembre 2010. A la suite de ce jugement, ils avaient toutefois été convoqués par la police et la gendarmerie pour être inscrits au fichier national automatisé des empreintes génétiques (FNAEG), ce qu’ils ont refusé en mai, écopant d’un nouveau procès.

Le tribunal de Roanne a estimé, dans son jugement rendu cet après-midi, que le prélèvement ADN ne concernait que des personnes condamnées, alors que les prévenus dans le cas présent avaient été dispensés de peine. Le parquet général n’aurait donc pas dû requérir ce prélèvement et la justice ne pouvait donc pas leur reprocher de l’avoir refusé. 
Le tribunal a également considéré que les gardes à vues du mois de mai étaient irrégulières.

Cette relaxe ne clôt pas la bataille pour l’amnistie de tous les syndicalistes, une amnistie que le gouvernement et la très grande majorité des parlementaires socialistes continuent de refuser.

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18 décembre 2013 3 18 /12 /décembre /2013 08:38

Y a-t-il toujours « social » dans socialiste ?

Autrefois cette notion était un marqueur partagé par les forces de gauche même si, bien sûr, les modalités étaient parfois différentes.

Est-ce toujours le cas aujourd’hui ? La politique salariale du gouvernement donne quelques éléments de réponse :

1 –On se souvient que Marylise Lebranchu, ministre de tutelle de la fonction publique a annoncé que, pour la quatrième année consécutive, la valeur du point d’indice serait gelée. Le point d’indice sert de base de calcul au traitement de l’ensemble des agents des trois fonctions publiques (d’état, hospitalière et des collectivités territoriales). C’est donc une régression du pouvoir d’achat des fonctionnaires qu’impose le budget 2014, pour la quatrième fois.. Budget voté sans état d’âme par l’ensemble des parlementaires socialistes du Finistère dont G Bui.

2 – Michel Sapin, ministre des affaires sociales et ancien condisciple du Président de la République à l’ENA, vient d’annoncer qu’il n’y aurait pas de « coup de pouce » au SMIC. L’augmentation sera donc strictement limitée aux obligations règlementaires et le SMIC mensuel porté à 1113 euros nets pour un temps plein. Concrètement cela veut dire que les millions de SMICARDS vont bénéficier d’une augmentation de 12 euros par mois. Soit 40 centimes par jour s’ils travaillent à temps plein. Ils pourront donc s’acheter une baguette de plus tous les deux jours… pour le beurre il faudra attendre les jours suivants.

Espérons que, pour une fois, le gouvernement restera sourd aux récriminations du MEDEF dont le président Gattaz trouve que cette augmentation est beaucoup trop dispendieuse car , bien entendu , il n’est pas question pour lui de toucher au niveau des profits.

Le Front de Gauche quant à lui a mis le SMIC à 1 700 euros par mois dans son programme « L’Humain d’abord ». Cherchez la différence !

Alain DAVID

17.12.2013

 

 

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