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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 15:55
Jean-Yvon Ollivier (CGT) et Patrick Le Goas (FO) se sont exprimé devant les manifestants

Jean-Yvon Ollivier (CGT) et Patrick Le Goas (FO) se sont exprimé devant les manifestants

Manif à l'appel de l'intersyndicale pour le pouvoir d'achat et les droits des retraités ce jeudi 14 juin à Morlaix (photos de Pierre-Yvon Boisnard)
Manif à l'appel de l'intersyndicale pour le pouvoir d'achat et les droits des retraités ce jeudi 14 juin à Morlaix (photos de Pierre-Yvon Boisnard)
Manif à l'appel de l'intersyndicale pour le pouvoir d'achat et les droits des retraités ce jeudi 14 juin à Morlaix (photos de Pierre-Yvon Boisnard)
Manif à l'appel de l'intersyndicale pour le pouvoir d'achat et les droits des retraités ce jeudi 14 juin à Morlaix (photos de Pierre-Yvon Boisnard)
Manif à l'appel de l'intersyndicale pour le pouvoir d'achat et les droits des retraités ce jeudi 14 juin à Morlaix (photos de Pierre-Yvon Boisnard)
Manif à l'appel de l'intersyndicale pour le pouvoir d'achat et les droits des retraités ce jeudi 14 juin à Morlaix (photos de Pierre-Yvon Boisnard)
Manif à l'appel de l'intersyndicale pour le pouvoir d'achat et les droits des retraités ce jeudi 14 juin à Morlaix (photos de Pierre-Yvon Boisnard)
Manif à l'appel de l'intersyndicale pour le pouvoir d'achat et les droits des retraités ce jeudi 14 juin à Morlaix (photos de Pierre-Yvon Boisnard)
Manif à l'appel de l'intersyndicale pour le pouvoir d'achat et les droits des retraités ce jeudi 14 juin à Morlaix (photos de Pierre-Yvon Boisnard)

CSG, blocage des pensions : ça suffit !
Manifestations dans tout le pays
Jeudi 14 juin 2018 à 10h30
                   11 rassemblements* dans le Finistère

Depuis son installation à la présidence de la République, M. Macron a gelé les pensions en 2018 et a augmenté la CSG de 25 %, ce qui diminue de plusieurs centaines d’euros par an le pouvoir d’achat d’un grand nombre de retraités depuis le 1er janvier 2018.


A l’appel de  neuf organisations, les retraités ont  exprimé leur colère en manifestant : 80 000 le 28 septembre, puis 200 000 le 15 mars dans plus de 160 villes.
(2500 et 7000 dans notre département)

Cette colère vient de loin, de l’accumulation d’attaques menées par les gouvernements depuis le printemps 2014 : gel des pensions, création ou augmentation de taxes, suppression de dispositions fiscales spécifiques, etc.

L’énorme succès des manifestations a incité le premier ministre à effectuer un tout petit geste, à exonérer d’augmentation de la CSG quelques 100 000 retraités… en 2019. Ce premier recul reste bien trop limité !

Les propos tenus les 12 et  15 avril à la télévision par le Président de la République confirment qu’il ne veut toujours rien comprendre de la colère des retraités. Il nous dit qu’il ne prend pas les retraités « pour un portefeuille », peut-être, mais il les prend bien pour un porte-monnaie … dans lequel il tape pour aller grossir les portefeuilles d’une minorité privilégiée.

Aujourd'hui il déclare ne pas être contre une seconde journée de solidarité!

Cela ressemble à une mauvaise blague. La hausse de la CSG a été imposée par le gouvernement pour compenser la suppression des cotisations maladie et chômage prélevées sur les salaires… et voila que les mêmes demandent aux salariés de travailler "gratis" un jour férié sans rémunération pour… aider les personnes en situation de dépendance.

Et les patrons et les plus riches ne sont pas sollicités ? Macron est bien le président des riches!
Le gouvernement doit annuler la hausse de la CSG,  mettre fin au gel des pensions et les revaloriser.
L’union syndicale des retraités CGT du Finistère et 8 organisations et associations vous invitent à participer massivement à cette journée d’action. 

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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 14:46
Le crime était presque parfait ! - adoption du pacte ferroviaire au Sénat (Fabien Gay, sénateur communiste)

Le crime était presque parfait ! - par Fabien Gay, sénateur communiste

La droite n’a eu de cesse de citer Lénine, Staline, ou encore Maurice Thorez. Ce qui me vient à l’esprit, c’est ce film d’Hitchcock.

Le Sénat a voté aujourd’hui, par 145 voix contre 82, le projet de loi portant « nouveau pacte ferroviaire ». Il ne leur aura fallu que quelques jours à l’Assemblée nationale, trois jours au sénat et une heure en Commission mixte paritaire pour casser 80 ans de service public du rail. C’est un travail d’expert, un ultra-libéralisme à la sauce Thatcher.

Pourtant, l’expression « pacte ferroviaire » a été, avec cette réforme, totalement galvaudée. Point de pacte, qui supposerait un dialogue et une décision concertée avec les cheminots et leurs organisations syndicales, les usagers et les citoyens de ce pays, ni de vision d’un réel développement de notre système ferroviaire dans cette réforme dogmatique. C’est une union entre les droites sénatoriale et gouvernementale pour porter un nouveau coup au service public.

L’absence totale d’un véritable projet d’aménagement du territoire, d’une stratégie sur les défis d’humanité que nous avons à relever, en particulier en termes d’environnement, ainsi que d’un projet de droit à la mobilité, font craindre le pire. Les marchandises à transporter vont tripler dans les décennies à venir, pourtant le transport par fret a diminué depuis la privatisation au début des années 2000. Nous ne le dirons jamais assez, il faut tirer les conclusions des ouvertures à la concurrence. Nous ne le dirons jamais assez, l’urgence environnementale impose des actions fortes. Ce texte va à l’encontre des discours présidentiels en la matière.

Cette réforme se fonde sur trois piliers. Tout d’abord, l’ouverture à la concurrence, qui a eu des effets désastreux dans tous les autres pays où elle a été mise en place ; l’explosion des prix, la détérioration des conditions de transport pour les usagers, la détérioration des conditions de travail pour les salariés, le manque d’investissement et d’entretien, les failles de sécurité…

Ensuite, la transformation des trois EPIC en SA, sans justification crédible et que l’on ne comprend malgré tout que trop bien -la préparation d’une future privatisation, notamment avec la filialisation des TER ou de Gares et Connexions. De plus, il faut le rappeler, cela va empirer la dette, car la SA ne sera plus gagée sur l’État et empruntera donc plus cher sur les marchés financiers.

Et enfin, le totem ! Le fameux statut des cheminots, malheureux objet de préjugés savamment entretenus par le gouvernement -l’actuel et les autres. C’est là où le mépris de classe et la haine ont été les plus forts, dans l’hémicycle comme sur nombre de médias ; je vous invite à regarder le dernier reportage de Capital de dimanche dernier, qui est simplement édifiant.

Mais tout le monde l’aura compris, il ne s’agit que d’une première étape. Partout où je rencontre des salariés et des agents de la fonction publique ils me répètent leur solidarité avec les cheminots et les cheminotes. Ils le disent eux-mêmes ; « on ne peut pas se mettre en grève, car nos salaires sont trop peu élevés, et nos managements sont devenus pires que dans le privé. On ne parle plus d’humain, on ne parle plus que de rentabilité ». Ils le savent, si l’on scalpe les cheminots, c’est pour ensuite s’attaquer à l’ensemble des statuts de la fonction publique, et pour ensuite pouvoir s’occuper des retraites qui vont avec.

Ce n’est pas en tirant vers le bas les avancées sociales que nous améliorerons l’existence des Français-e. C’est au contraire en créant de la protection pour tous.

Enfin, j’ai été ulcéré par le fait que certains parlent d’avancée sociale dans ce texte. « Avancée sociale », ce sont des mots qui ont un sens dans l’histoire de notre pays, et pour le mouvement ouvrier. C’est 36, 45, 68, toutes les luttes pour la liberté syndicale, la création des Comités d’entreprise, les congés payés, la réduction du temps de travail, etc. Ce texte a concédé quelques demi-reculs sociaux au mouvement des cheminots qui en est aujourd’hui à son 30ème jour.

Je tiens d’ailleurs une nouvelle fois à saluer avec force leur courage et leur détermination pour ce combat d’intérêt général qu’ils mènent. Et ils le savent, nous serons toujours à leurs côtés dans cette bataille qui n’est pas finie, et au cours des prochaines qui arriveront.

Je terminerai par une paraphrase d’un célèbre proverbe mexicain : Ils ont essayé de nous enterrer, mais ils ne savaient pas que nous étions des graines. Ce sont les graines de la colère et de l’espoir de construire un autre monde qu’ils ont semées aujourd’hui.

Le crime était presque parfait ! - adoption du pacte ferroviaire au Sénat (Fabien Gay, sénateur communiste)
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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 06:11
Manif pour l'hôpital de Morlaix et le maintien du service de cardiologie 28 avril 2018

Manif pour l'hôpital de Morlaix et le maintien du service de cardiologie 28 avril 2018

Manif pour l'hôpital de Morlaix et le maintien du service de cardiologie 28 avril 2018

Manif pour l'hôpital de Morlaix et le maintien du service de cardiologie 28 avril 2018

 

La direction de l’hôpital de Morlaix a fermé le service de cardiologie et l’unité de soins intensifs de cardiologie de l’hôpital de Morlaix à compter du 1er mai 2018.

Une importante mobilisation suite à cette décision

Dès l’annonce de cette décision, le 23 avril 2018, à l’initiative du comité de défense de l’hôpital public en Pays de Morlaix (association dans laquelle les communistes de Morlaix sont très actifs) a organisé un rassemblement devant la direction de l’hôpital qui a réuni 200 personnes. Le même jour, en fin de journée, le comité de défense est intervenu au conseil communautaire (Morlaix communauté) pour alerter de la situation et appeler élus et population tout entière à se mobiliser. Le samedi suivant, 28 avril, à son initiative et celle de l’intersyndicale de l’hôpital de Morlaix (CFDT, CGT et Sud), une importante manifestation a eu lieu qui a rassemblé 2 000 manifestants à Morlaix.

Depuis la mobilisation continue et le comité de défense a rencontré le directeur de l’ARS à Rennes (M. Olivier de Cadeville) le 23 mai 2018. Le comité était accompagné d’un représentant des médecins et d’une représentante de la CGT de l’hôpital de Morlaix.

Une pétition à destination de la population, sur le territoire du Pays de Morlaix, est actuellement en cours (cf : pièce jointe).

Les conséquences pour les usagers et pour l’activité de l’hôpital de Morlaix

Désormais, la prise en charge effective des patients de cardiologie se fait par les services correspondants du CHRU de Brest, voire de la Clinique privée de Kéraudren à Brest, ville distante de 65 km, avec tous les risques que l’éloignement fait courir aux patients.

Or, si cette unité de haute technicité, qui assure une prise en charge immédiate, sur place, en cas d’accident cardiaque, est absolument indispensable pour les patients de cardiologie eux-mêmes résidant dans le Pays de Morlaix, elle l’est également, plus largement, pour la sécurité de tous les patients hospitalisés au CHPM.

En effet, une telle fermeture définitive aurait fatalement des répercussions sur tous les autres services (réanimation, urgences, etc.), et fragiliserait l’ensemble des activités du CHPM, alors que plusieurs services fonctionnaient très bien et voyaient leur activité reconnue.

La situation est catastrophique. Faute de relancer la cardiologie dans un court délai, des réactions en chaîne sont à craindre :

- les réanimateurs, déjà à flux tendu, ne pourront pas continuer à ce rythme, et l’espoir de recruter de nouveaux médecins en renfort cette année a été douché par la perspective de la fermeture de la cardiologie.

- La fermeture de la cardiologie va avoir obligatoirement des retentissements sur l'activité de tous les services, la sécurité étant moins assurée : médecine interne, SSR, Urgences, Chirurgie, Maternité, Réanimation.

- Il est à craindre que certains médecins quittent le CHPM dans les mois à venir en l'absence de relance de la cardiologie, le CHPM, en tant qu'hôpital périphérique, étant moins attractif. Déjà de nombreux médecins ont annoncé leur décision dans ce sens.

- Des risques aussi en conséquence pour la santé , voire pour la vie des patients. En l’absence de cardiologue, les patients qui arrivent aux urgences avec un problème de cardiaque doivent attendre un transfert au CHU via le SAMU. Cela a pu prendre des heures ces dernières  semaines. Le temps d'attente de la disponibilité du SAMU pour un transfert de Morlaix à Brest constitue une perte de chance réelle pour les patients. Par ailleurs lorsque le SMUR est ainsi mobilisé vers Brest, il n’est plus disponible sur le territoire pour d’autres patients qui en aurait le besoin.

De plus, le service de cardiologie de Brest est saturé, car rempli à 110%, d’où de réelles difficultés pour accueillir les patients de Morlaix dans des conditions normales.

Le comité de défense de l’hôpital public en Pays de Morlaix a fait part de ces craintes au directeur de l’ARS à Rennes, et lui a indiqué :

- ne pas accepter que le centre hospitalier de Morlaix puisse devenir à terme, si rien n’est fait rapidement, un simple hôpital périphérique ou un SSR,

- que les usagers et la population du territoire du Pays de Morlaix avaient besoin d’un hôpital de proximité, de plein exercice, doté de tous les services pour les besoins et la sécurité des patients,

- que l’hôpital de Morlaix devait disposer à nouveau, dans un délai très rapide, d’un service de cardiologie et d’une unité de soins intensifs de cardiologie, et de disposer très rapidement de la présence dans l’établissement d’un cardiologue en permanence, 24 h /24,

- que c’était vital pour l’hôpital car, passé l’été, la situation serait très préoccupante voire catastrophique,

- que pour cette raison une solution pérenne devait être trouvée et mise en place avant la fin juin, le directeur de l’ARS étant invité à prendre toutes les dispositions pour y parvenir.

Les causes de cette situation

La directrice de l’hôpital a motivé sa décision de fermeture du service de cardiologie et de l’unité de soins intensifs, pour une durée minimale de six mois, en indiquant que celle-ci avait été rendue nécessaire en raison d’un manque de cardiologues, un seul cardiologue demeurant désormais en activité, après la confirmation du départ, fin avril, de deux autres praticiens cardiologues.

En fait, il y a maintenant six mois que l’unité de soins intensifs de cardiologie du centre hospitalier de Morlaix est en état de crise.

A cette époque une crise ouverte était intervenue entre la directrice de l’hôpital et le Dr Cornec, médecin cardiologue et président de la Commission médicale d’établissement de l’hôpital de Morlaix. Ce désaccord a été rendu public par voie de presse, la presse locale relayant leurs échanges par lettres ouvertes, tout comme la présidente du conseil de surveillance, Mme Agnès Le Brun, maire (LR) de Morlaix, associée à la directrice de l’hôpital pour reprocher au DR Cornec son activité, et en particulier dénoncer une convention datant de plusieurs années qui amenait ce dernier à pratiquer une partie de ses activités au sein de la clinique de Kéraudren à Brest (l’ARS a confirmé que cette convention était illégale).

Le résultat a été que cette polémique a amené le DR Cornec a ses désinvestir des ses responsabilités, et certains de ses collègues à démissionner de leurs fonctions de cardiologues.

Du même coup, le service de cardiologie s’est trouvé dépourvu de cardiologues fin novembre, et la direction a envisagé de fermer une première fois le service de cardiologie et son unité de soins intensifs.

Toutefois, à l’époque, devant l’ampleur de l’émoi suscité par cette perspective, et une première mobilisation importante de la population avec les syndicats de l’hôpital et le comité de défense des usagers de l’hôpital public de Morlaix (1 200 manifestants le samedi 2 décembre 2017) la direction avait été poussée à rechercher des solutions temporaires, pour tenter d’éteindre l’incendie, en maintenant le service de cardiologie par l’intervention de cardiologues intérimaires intervenant ponctuellement, le tout sous la tutelle du professeur Mansourati, chef du service de cardiologie du CHRU de Brest.

Mais faute d’avoir recherché, depuis, une véritable solution pérenne, le feu a continué de couver, pour reprendre de plus belle aujourd’hui.

Fin avril, la direction indiquait qu’elle n’était plus en mesure d’assurer un tableau de garde, et décidait de fermer le service (le directeur de l’ARS a affirmé récemment qu’il ne l’avait pas souhaité, son directeur adjoint indiquant que le GHT n’avait pas été « magique » en la circonstance).

Les conséquences

Quelles que soient les responsabilités des uns et des autres dans cette situation, ce sont les patients et les usagers qui pâtissent en premier lieu de cette situation, ainsi que les personnels concernés, ballottés entre les différents services.

Ce sont aussi les équipes médicales et les praticiens des autres services qui voient leur activité impactée par une situation qu’ils regrettent profondément.

Par ailleurs une situation de crise existe aussi de façon importante dans d’autres services (en psychiatrie par exemple) où des praticiens décident de partir à leur tour.

Nous avons recensé récemment que, outre une douzaine de praticiens ayant annoncé récemment leur départ certain, environ dix autres envisagent de le faire à court terme si la situation ne venait pas à s’améliorer.

Ainsi la décision de fermer l’unité de soins intensifs de cardiologie de l’hôpital de Morlaix (USIC) à compter du 1er mai est ainsi très grave et parfaitement inacceptable, et est susceptible de conduire à des réactions en chaîne aux effets destructeurs.

Il y a donc urgence à rouvrir ce service dans un court délai (avant l’été), faute de quoi la situation deviendrait très compliquée, voire difficilement réversible.

Tout cela est accentué par la politique menée par la direction et le climat de défiance qui en résulte actuellement dans les équipes médicales.

Au-delà c’est le service public hospitalier en Pays de Morlaix qui est ébranlé et tout le bassin de vie et d’emploi du Pays de Morlaix qui s’en trouve également affecté (le Centre hospitalier de Morlaix emploie 2 400 personnes ; c’est le premier employeur du Pays de Morlaix).

Il n’est pas acceptable que le centre hospitalier de Morlaix devienne à terme un simple hôpital périphérique ou un SSR.

Les usagers et la population du territoire du Pays de Morlaix ont besoin d’un hôpital de proximité, de plein exercice, doté de tous les services pour les besoins et la sécurité des patients.

Une pétition du comité de défense de l'Hôpital pour la réouverture de la cardiologie qui a déjà recueilli 4500 signatures peut-être signée.  

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 17:15
Les parlementaires communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin au chevet de l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin
Les parlementaires communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin au chevet de l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin
Les parlementaires communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin au chevet de l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin
Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Christine Prunaud, sénatrice communiste des Côtes d'Armor

Dominique Watrin, sénateur communiste du Pas-de-Calais

Dominique Watrin, sénateur communiste du Pas-de-Calais

Christine Prunaud (Côtes d'Armor) et Dominique WATRIN (Pas-de-Calais), sénateurs communistes, seront à l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin dans le cadre du Tour de France des Hôpitaux

entrepris par les Parlementaires communistes (députés et sénateurs) depuis le début de l'année 2018

Voici le programme de leur matinée à Morlaix: 


Centre Hospitalier du Pays de Morlaix

 

-     9h : entretien des Parlementaires Christine Prunaud, Dominique Watrin, de Lisa Thomas, attachée parlementaire, et Ismaël Dupont, conseiller municipal et communautaire, avec Directrice Mme Bénard     

-     10h : visite par la délégation du bâtiment médecine avec Mme le Dr Lemoine, présidente de la commission médicale d’établissement, et de la psychiatrie avec Mme le Dr Le Lann, chef de pôle Psychiatrie-addictologie.

-     11h 30: rencontre avec les représentants des 3 organisations syndicales (CFDT, CGT, Sud)       

-     12h40 : point presse devant l'hôpital avec Comité de défense de l'hôpital et les syndicalistes qui le désirent, en présence aussi de Christiane Caro (22) et Yvonne Rainero (29), membres de la commission nationale santé du PCF et animatrices des commissions Bretagne et Finistère. 

-     13 h – 13 h 45: repas avec le Comité de Défense de l'Hôpitaet syndicats au local PCF, 2 petite rue de Callac

Un repas sera organisé le midi avec les militants et sympathisants du PCF, les syndicalistes de l'hôpital, des membres du comité de défense de l'hôpital, au local de la section PCF de Morlaix, 2, petite rue de Callac. 

Leur présence à Morlaix le jeudi 14 juin vise à comprendre la situation des personnels hospitaliers, des usagers, leur détresse, et proposer le projet du Parti Communiste pour la santé et l'hôpital public en même temps qu'illustrer l'action déjà entreprise des parlementaires communistes, les seuls à gauche sur une ligne de résistance aux politiques libérales à avoir un groupe à l'Assemblée et au Sénat, contre la casse de l'hôpital public.  

La section PCF du Pays de Morlaix travaille de longue date sur les questions de santé, de perte d'autonomie, et sur l'information et la mobilisation des usagers de l'hôpital public, par des réunions publiques, des distributions de tract tous les deux mois environ à l'hôpital (journal de la commission santé du PCF).  

Tract de l'atelier citoyen Santé PCF-Front de Gauche Bretagne (recto)

Tract de l'atelier citoyen Santé PCF-Front de Gauche Bretagne (recto)

Tract de l'atelier citoyen Santé PCF-Front de Gauche Bretagne (verso)

Tract de l'atelier citoyen Santé PCF-Front de Gauche Bretagne (verso)

Lettre des parlementaires communistes pour le Tour de France des hôpitaux

Lettre des parlementaires communistes pour le Tour de France des hôpitaux

Les parlementaires communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin au chevet de l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin
Les parlementaires communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin au chevet de l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin
Les parlementaires communistes Christine Prunaud et Dominique Watrin au chevet de l'hôpital de Morlaix le jeudi 14 juin
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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 17:15
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

Communiqué de la section PCF du Pays de Morlaix : 

Retraités, c'est le moment de nous mobiliser !

La section PCF de Morlaix appelle les retraités du pays de Morlaix à se mobiliser très nombreux à l'appel des syndicats et organisations de retraités le jeudi 14 juin à 10h30, au départ de la mairie de Morlaix et jusqu'à la sous-préfecture, en passant par la permanence de la députée La République En Marche.  

Les dernières manifestations des retraités des 28 septembre et du 15 mars, avec des centaines de milliers de manifestants, et plus de 1000 personnes défilant à Morlaix la dernière fois contre l'augmentation de la CSG, le gel des pensions, pour une meilleure protection sociale des personnes retraitées et un plan pour garantir le droit à l'autonomie et la dignité et une prise en charge humaine et qualitative des personnes âgées dépendantes en maison de retraite, ont montré l'ampleur des attentes et du ras-le-bol face à des politiques qui ignorent les attentes et besoins des retraités et ponctionnent des retraités aux revenus modestes pour mieux servir les milieux financiers.

Macron et Philippe doivent entendre la colère de nos concitoyens qui ont fait la France d'aujourd'hui car à leur travail et leur engagement et réclament d'être traités de manière respectueuse, tout en craignant que les orientations libérales actuelles ne cassent les solidarités et n'accroissent les inégalités. 

Seuls le refus de la résignation, l'esprit de résistance et des mobilisations d'ampleur de la population peuvent stopper ou infléchir la politique bulldozer de Macron qui entend aujourd'hui remettre sur le chantier une réforme des retraites qui se ferait au préjudice des droits d'une grande partie des salariés, et faire en sorte que notre pays riche affecte les richesses produites par le travail aux besoins sociaux qui actuellement sont de moins en moins bien couverts, notamment pour ce qui est de la perte d'autonomie, de la santé.  
 
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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 15:24
Livret A: les épargnants spoliés de plus de 6 milliards
 PAR 

Si les prévisions officielles d’inflation sont respectées, autour de + 1,6 % en 2018, le maintien à 0,75 % du taux de rémunération du livret A va faire perdre aux épargnants une somme considérable : entre 5,9 et 7,7 milliards d’euros, selon nos évaluations. Confirmation que ce gouvernement, très généreux pour les plus riches, n’a nulle intention de protéger le pouvoir d’achat des plus modestes.

Cherchant à gommer dans l’opinion l’image de « président des riches » qui colle à Emmanuel Macron, le gouvernement répète à l’envi que son premier souci est celui du pouvoir d’achat. Il n’est pas certain, pourtant, que le message ait un quelconque effet. Car le pouvoir d’achat des Français est actuellement souvent malmené.

Nouvelle illustration avec le livret A : selon les évaluations de Mediapart, le maintien du taux de rémunération du produit fétiche des Français à 0,75 % va faire perdre aux épargnants, tous produits confondus, fiscalisés ou non, une somme considérable qui sera comprise entre 5,9 et 7,7 milliards d’euros sur l'ensemble de l'année 2018.

Ces calculs ne sont pas difficiles à vérifier.

Il faut d’abord prendre en compte le taux de rémunération du livret A. Depuis le 1er août 2015, il est fixé à 0,75 % et le gouvernement l’a gelé de manière totalement arbitraire jusqu’au 1er février 2020. C’est le taux le plus bas enregistré depuis la création de ce livret, en 1816. Il contrevient gravement aux intérêts des épargnants les plus modestes, dont le livret A est le produit d’épargne favori.

Ce taux est d’autant plus choquant qu’il ne résulte plus de l’application d’une formule d’indexation, connue de tous les Français. Manquant constamment à sa parole, l’État a sans cesse changé les règles du jeu, d’un gouvernement à l’autre, à chaque fois que la formule d’indexation risquait de jouer, même de manière infime, en faveur des épargnants.

Combien de fois cette règle a-t-elle été modifiée ? Près de dix fois en moins de quinze ans ? Cela a été si fréquent que même les experts les plus pointus ont fini par s’y perdre. Et les épargnants plus encore. Tout juste ont-ils appris au fil des ans que la parole de l’État ne valait effectivement rien du tout. Et celle du gouverneur de la Banque de France encore moins.

C’est ainsi qu’en août 2015, l’État a une nouvelle fois renié ces engagements en fixant ce taux de rémunération du livret A à 0,75 %, alors que la formule d’indexation lui faisait obligation de retenir un taux de rémunération supérieur (lire nos enquêtes ici et ).

 

Depuis trois ans, les épargnants, et notamment les épargnants les plus modestes, perdent donc en pouvoir d’achat car l’inflation a souvent été légèrement supérieure à ce taux. Ils ont d’autant plus perdu que ce taux de 0,75 % est celui du livret A, mais tous les autres livrets défiscalisés suivent les mêmes fluctuations que lui. Et pour les livrets fiscalisés, c’est-à-dire les comptes sur livret distribués par les banques, celles-ci disposent de la liberté de fixer les taux de rémunération qu’elles souhaitent, mais en pratique, pour des raisons bien compréhensibles, on a toujours constaté qu’ils suivaient à la hausse ou à la baisse des évolutions parallèles à celles du livret A.

Pour l’avenir, Bercy prétend certes qu’il va fixer une nouvelle règle du jeu. Dans uncommuniqué en date du 19 avril, le ministère de l’économie et des finances assure qu’à compter du 1er février 2020, une nouvelle formule d’indexation – une de plus ! – interviendra. Passablement peu favorable aux épargnants, elle ne garantira pas que le livret A suive au moins l’inflation. Tout juste une clause garantira-t-elle – si l’État tient parole ! – que le taux du livret A ne « pourra jamais être inférieur à un minimal absolu de 0,5 % » par rapport à l’inflation.

Mais d’ici là, cette clause, pourtant très défavorable aux épargnants, ne sera pas même respectée. Or c’est très préoccupant, parce que le deuxième élément à prendre en compte dans notre calcul des pertes massives subies par les épargnants, c’est précisément l’inflation, qui depuis plusieurs mois est repartie sensiblement à la hausse. Ce qui entraîne une spoliation sans précédent depuis plusieurs décennies pour les épargnants.

Si l’on prend les dernières statistiques de l’Insee, celles publiées pour la période s’achevant à la fin du mois de mai 2018, la hausse des prix s’est en effet accélérée, pour atteindre 2 % en rythme annuel. Autrement dit, fin mai, l’écart entre l’inflation en rythme annuel et le taux de rémunération du livret A était de 1,25 point. Ce qui correspond pour les épargnants à une perte de pouvoir d’achat sans précédent au cours des récentes décennies.

 

D’après les prévisionnistes, il s’agit là d’un pic. L’inflation devrait rester, par la suite, un peu moins forte. Un peu, mais c’est tout : selon les dernières prévisions de la Banque de France, publiées le 15 mars dernier, « l’inflation mesurée par l’indice des prix à la consommation harmonisé (IPCH) se redresserait nettement en 2018, à 1,6 % en moyenne annuelle, après 1,2 % en 2017, en particulier sous l’effet de la remontée des prix de l’énergie et des hausses de taxes sur le tabac. Elle évoluerait toutefois avec quelques à-coups, se repliant à 1,4 % en 2019 avant d’augmenter plus franchement en 2020, à 1,8 % en moyenne annuelle ».

Pour l’année 2018, cela permet donc de disposer désormais de deux premiers paramètres pour calculer la perte de pouvoir d’achat subie par les épargnants : avec un taux de rémunération de 0,75 % du livret A et une inflation moyenne de l’ordre de 1,6 %, les épargnants subiraient une spoliation équivalente à 0,85 % de leur épargne. Ce qui, là encore, est une ponction considérable.

Pour arriver à connaître la perte de pouvoir d’achat des épargnants disposant de livrets d’épargne fiscalisés ou défiscalisés, ne reste plus à connaître que le montant des sommes déposées sur ces différents produits. L’évaluation précise, à l’euro près, n’est pas encore possible car la Banque de France met un temps infini à publier les statistiques ad hoc, par le biais de son Observatoire de l’épargne réglementée. Le dernier rapport annuelpublié par cet organisme porte ainsi sur l’année 2016.

Mais le Fonds d’épargne, qui est géré par la Caisse des dépôts et consignations, publie des chiffres plus récents. Le dernier rapport en date porte sur l’année 2017. La Caisse des dépôts publie en outre des communiqués réguliers, donnant le bilan de la collecte sur certains des produits d’épargne défiscalisés. Selon le communiqué le plus récent, en date du 23 mai dernier, on sait ainsi que l’encours des dépôts, à la fin du mois d’avril 2018, sur le livret A et le livret de développement durable et solidaire (LDDS) atteignait 385,6 milliards d’euros.

La perte de pouvoir d’achat se poursuivra en 2019

On ne dispose pas, pour les autres produits d’épargne défiscalisés, de statistiques aussi récentes. Mais on sait approximativement que le montant des dépôts avoisine 50 milliards d’euros pour le livret d’épargne populaire (LEP), près de 30 milliards d’euros pour le compte épargne logement (CEL) et 6 milliards pour le livret jeune. Ce qui fait un total un peu supérieur à 470 milliards d’euros pour la totalité des produits défiscalisés, qui ont des taux d’indexation identiques au livret A ou dont les évolutions sont similaires.

Dès lors, une première évaluation est possible. Si la perte en pouvoir d’achat des épargnants est équivalente à 0,85 % de leurs placements, cela veut donc dire que sur tous les produits défiscalisés, ils vont être spoliés d’environ 4 milliards d’euros en 2018.

Ce manque à gagner n’est pas le seul, puisqu’il faut aussi prendre en compte les produits fiscalisés distribués par les banques qui suivent, en pratique, des évolutions parallèles à ceux du livret A, même si ces taux sont libres. Pour ces produits, on ne dispose pas davantage de statistiques récentes, mais on peut se reporter au rapport de l’Observatoire de l’épargne réglementée pour 2016, qui donne des ordres de grandeur : les livrets ordinaires avaient cette année-là des encours de 160,4 milliards d’euros et les comptes à terme des encours de 70,8 milliards. Si l’on retient ces chiffres, même s’ils ont un peu vieilli, on arrive à un total de 231,2 milliards d’euros pour les produits fiscalisés. Toujours dans l’hypothèse minimale de perte de 0,85 % du pouvoir d’achat de l’épargne, cela veut dire que les épargnants concernés seront perdants de 1,9 milliard d’euros en 2018.

Les comptes sont donc vite faits : au total, la spoliation des épargnants pourrait atteindre 5,9 milliards d’euros, tous produits d’épargne confondus. Et davantage encore si d’aventure l’inflation restait au-dessus de la moyenne de 1,6 % sur l’ensemble de l’année 2018, ce que l’on ne peut pas exclure. De surcroît, ce chiffre de 5,9 milliards ne prend en compte que la perte de pouvoir d’achat des épargnants par rapport à l’inflation.

Car si l’on prend en compte la formule d’indexation du livret A qui était en cours jusqu’au printemps 2017, aux termes de laquelle le taux de rémunération devait être supérieur d’un quart de point à l’inflation – formule qui a été dévoyée par le ministre des finances Bruno Le Maire et le gouverneur de la Banque de France François Villeroy de Galhau –, la spoliation est encore plus spectaculaire : elle devrait avoisiner 7,7 milliards en 2018.

Et cette évaluation ne vaut que pour 2018. Car les pertes de pouvoir d'achat sur l'épargne se poursuivront tout au long de 2019, puisque les prévisions économiques suggèrent que le taux d'inflation restera toujours sensiblement supérieur au taux de rémunération du livret A. Extraite du rapport du Fonds d'épargne pour 2017, l'infographie ci-dessous permet de visualiser que cette spoliation est sans précédent pour la période récente.

 © Caisse des dépôts© Caisse des dépôts

 

Ce constat d’ensemble est bien sûr à manier avec beaucoup de précaution parce que les épargnants concernés ne sont pas tous modestes. Mais tout de même, si l’on ne retient que les produits défiscalisés, et surtout le seul livret A qui recueille l’épargne des moins aisés, la perte de pouvoir d’achat reste massive.

L’argument mille fois avancé par le gouvernement pour justifier un bas taux de rémunération est que cela permet de financer le logement social dans de meilleures conditions. Mais l’argument est fallacieux, car une part importante de la collecte de l’épargne défiscalisée n’est plus centralisée à la Caisse des dépôts pour le financement du logement social ; et ces mêmes banques profitent en outre de l’effet de ce taux bas sur tous les autres produits fiscalisés. Ceux qui profitent de cette spoliation historique des épargnants peuvent donc être facilement identifiés : il s’agit, pour une part modeste, du logement social, et pour une part massive… des banques.

Preuve qu’Emmanuel Macron, ancien banquier d’affaires, fait décidément toujours la part belle à ceux qu’il a servis !

Livret A: les épargnants spoliés de plus de 6 milliards 13 JUIN 2018 PAR LAURENT MAUDUIT
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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 15:14
Shoah par balle

Shoah par balle

 

L’Union des Juifs pour la Résistance et l’Entraide, UJRE, et

Mémoire des Résistants Juifs de la Main d’Œuvre Immigrée, MRJ-MOI,

sont révoltées et indignées que le président de l'Assemblée nationale et le président du Sénat aient reçu le président du parlement ukrainien, M. Andriy Parubiy.

Ce dernier est l’un des fondateurs d’une organisation dénommée « Parti social-nationaliste d’Ukraine », renommé Svoboda, qui glorifie la collaboration avec l’Allemagne nazie d’une partie de la population ukrainienne et de dirigeants, au cours de la Seconde Guerre mondiale,

Mr Parubiy revendique l’héritage des atrocités antisémites, entre autres, de la Shoah par balles, des déportations vers les chambres à gaz, des massacres de Babi Yar.

En agissant ainsi, les présidents du Sénat et de l’Assemblée nationale ont délivré à Mr Parubiy, un vernis de respectabilité qu’il ne mérite certainement pas.

L’UJRE et MRJ-MOI protestent contre cette complaisance inadmissible, contre ce grave outrage, non seulement envers les victimes de ce Génocide, mais également envers tous ceux qui ont eu le courage d’affronter l’ennemi nazi et, notamment, ceux qui se sont levés pour résister à l’hitlérisme dans tous les pays d’Europe. 

Jacques Lewkowicz, Président de l’UJRE

Claudie Bassi-Lederman, Présidente de MRJ-MOI

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 14:57
Près de Michelle Thépault, la fille de Jules Lesven, 2e à gauche, les représentants d'associations (Roger Berthelot et Jean-Claude Cariou, de l'ANACR, fils de résistants) et des lycéens

Près de Michelle Thépault, la fille de Jules Lesven, 2e à gauche, les représentants d'associations (Roger Berthelot et Jean-Claude Cariou, de l'ANACR, fils de résistants) et des lycéens

Les lycéens commémorent la mort de Jules Lesven

 Ouest-France Brest 02/06/2018

 https://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/les-lyceens-commemorent-la-mort-de-jules-lesven 5802586

Toute la semaine, le lycée qui porte son nom a célébré le 75e anniversaire de la mort de Jules Lesven. Responsable finistérien des Francs-tireurs et partisans (FTP), il fut fusillé au camp d'Auvours, dans la Sarthe, le 1er juin 1943. Vendredi, des lectures de textes ont été faites dans le lycée en présence d'associations elles que Brest 44, l'Anacr, le mémorial Fort-Monbarey, de la présidente du Réseau musée de la résistance nationale et de Michelle Thépaut, la fille de Jules Lesven. « Une véritable surprise » pour le proviseur Stéphane Revelen, qui a longuement recherché des descendants de Jules Lesven. Un calligramme, réalisé par des élèves de seconde CAP à partir de la dernière lettre écrite par Jules Lesven, a reçu un prix dans le cadre du Concours de la Résistance et de la déportation.

Les lycéens commémorent la mort de Jules Lesven (Ouest-France, 2 juin 2018) - Dernière lettre de Jules Lesven, militant cégétiste et communiste, résistant FTPF, fusillé le 1er juin 1943

 

Avertissement: Une photocopie de mauvaise qualité de cette lettre manuscrite se trouvait dans la liasse confiée par Jacques Guivarch de Pleyber-Christ à Alain David et Ismaël Dupont, appartenant d'abord à son père, Jean Guivarch, patron d'une marbrerie funéraire à St Martin des Champs, militant communiste de la section de Morlaix, ancien résistant.

***

Lettre de Jules Lesven, fusillé à Champagné (dans la Sarthe) le 1er juin 1943

Ma chère Monique bien aimée,

Dans quelques heures, je vais être fusillé. Ma dernière pensée va vers toi ma chère Monique car demain toutes ces responsabilités vont peser sur tes épaules, la lourde charge d'assurer le pain pour nos trois petits chéris. Le moment est (illisible) mais je sais que tu es courageuse et que tu ne manqueras pas d'assumer la tâche qui t'incombe en ces heures tragiques et qui vont me séparer de tous ceux qui me sont les plus chers. Du fond de ma noire cellule où j'écris ces derniers mots, je pense à tous ceux que je ne reverrai plus et que j'aimerais saluer, embrasser de tout mon cœur une dernière fois. Je meurs en patriote pour que vive la France, pour avoir la tête haute, pour la libération de mon pays.

Je vais devant le peloton d'exécution la tête froide conscient d'avoir rempli mon devoir de Français.

Je suis resté fidèle à mon passé et à la classe ouvrière et à notre grand parti Communiste auquel j'appartiens qui mène une lutte vigoureuse pour unir toutes les forces vives du pays pour sa libération.

J'adresse aussi à mes camarades de travail mon dernier salut ainsi qu'à tous mes Amis. Je termine cette dernière lettre en te disant Adieu ma chère Monique, Adieu mon cher fils Gilbert, Adieu ma chère fille Mathilde, Adieu mon petit Pierrot.

 

VIVE LA FRANCE

 

***

 

Qui était Jules LESVEN?
 
(un très bon article biographique sur le site du lycée technologique et professionnel brestois, réalisé avec le concours de l'ANACR)
 
Jules LESVEN est né le 25 avril 1904 à Saint-Thégonnec. Orphelin à 4 ans, il est élevé par une tante. En 1929, il épouse Monique Kerrien, née à Plouescat en 1908, couturière. Le couple aura 4 enfants, dont 3 d'entre eux, toujours vivants, résident à Brest ou dans les alentours.
 
Forgeron, Jules Lesven a travaillé à Plouescat, Landivisiau, Plounévez-Lochrist chez un réparateur de machines agricoles. Dès 1929, il est forgeron à l'arsenal de Brest.
Militant syndical - membre du Conseil d'Administration de la CGT (Confédération Générale du Travail) à l'arsenal - et militant politique - il adhère au Parti Communiste en 1935 - il doit faire face à une situation délicate en 1939 lorque le gouvernement Daladier interdit le Parti Communiste. Il participe à sa restructuration clandestine à l'arsenal.
Au sein de son syndicat, il s'oppose aux dirigeants réformistes de la CGT qui sont devenus majoritaires et qui lui demandent de renier son Parti et de condamner la politique de l'Union Soviétique.
Il est alors déchu de son mandat syndical mais s'oppose à cette mesure de déchéance qu'il juge arbitraire, tout comme les ouvriers de l'arsenal.
En novembre 1939, il est coopté au "triangle" de direction de l'organisation communiste clandestine brestoise. Ce triangle est composé de Jeanne Goasguen-Cariou, Eugène Kerbaul et Jules Lesven.
Ce triangle est une unité d'organisation du Parti communiste ; ce mode d'organisation sera ensuite utilisé au sein de la Résistance pour protéger ses membres. Chaque adhérent se situe à une des extrémités d'un triangle et ne connait que les deux autres camarades des deux autres sommets du triangle, ce qui permet d'assurer une certaine sécurité du réseau.
 
En 1940, lors du départ des Anglais, Jules Lesven, avec quelques camarades, récupèrent des armes et des munitions. Le groupe organise des sabotages, dès janvier 1941, sur les chantiers et à l'arsenal. Fin juin 1941, un triangle militaire est mis en place et comprendre Jules LESVEN, Pierre CORRE et Lucien KEROUANTON. Le Triangle militaire a pour but de coordonner l'action des groupes O.S. (Organisation Spéciale de Protection des membres du P.C. distributeurs de tracts et écrivains ruraux et des militants et de leurs familles) de la région brestoise.
Fin 1941, les réserves d'eau distillée destinées à alimenter les batteries des sous-marins allemands sont sabotées à l'arsenal de Brest.
 
Le 27 mars 1942, des sous-stations électriques de l'arsenal sont sabotées.
Fin avril - mai 1942, les groupes O.S. disparaissent : ils sont versés dans les formations de combat mises en place par "Le Front National de lutte pour la libération et l'Indépendance de la France" : ce sont les F.T.P.F (Francs-Tireurs et Partisans Français) pour lesquels compte avant tout l'action directe (propagande, lutte armée, sabotages).
Jules LESVEN devient responsable départemental des "F.T.P." puis interrégional de Bretagne.
 
"Grillés", recherchés par la police française et par les Allemands, les responsables brestois quittent la région de Brest.
Mais les actions continuent : sabotage à la gare de tirage du Mans (09.01.1943) et de la voie ferrée Le Mans - Rennes (26.01.1943), attentats à la bombe à l'arsenal de Brest.

Jules LESVEN, recherché, a quitté l'arsenal de Brest.
Devenu responsable politique de la SARTHE, il est arreté par des policiers français le 7 mars 1943 (jour du 1er anniversaire de son fils Pierre) au domicile d'un chef de train.
Livré au Allemands, torturé, jugé et condamné à mort, il sera fusillé au camp d'AUVOUR (à 15 km du Mans - Commune de CHAMPAGNE), le 1er juin 1943.
Dernière lettre à sa femme de Jules Lesven, résistant communiste brestois fusillé le 1er juin 1943

Dernière lettre à sa femme de Jules Lesven, résistant communiste brestois fusillé le 1er juin 1943

Les lycéens commémorent la mort de Jules Lesven (Ouest-France, 2 juin 2018) - Dernière lettre de Jules Lesven, militant cégétiste et communiste, résistant FTPF, fusillé le 1er juin 1943
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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 12:48
Des retraités de plus en plus indignés d’être à ce point maltraités
GÉRARD LE PUILL
MERCREDI, 13 JUIN, 2018
HUMANITE.FR
Les retraités sont appelés à battre le pavé jeudi 14 juin à l'initiative de neuf organisations syndicales. Photo : Boris Horvat/AFP
Les retraités sont appelés à battre le pavé jeudi 14 juin à l'initiative de neuf organisations syndicales. Photo : Boris Horvat/AFP

A l’appel de 9 organisations dont l’Union confédérale des retraités CGT, des dizaines de milliers de retraités vont défiler dans tout le pays demain contre l’amputation de leur pouvoir d’achat depuis le début de cette année via la hausse de la CSG. Cette baisse des pensions est d’autant plus injuste que ces dernières sont bloquées depuis des années tandis que la hausse de la CSG sert, entre autre, à alimenter l’UNEDIC alors que les retraités, de par leur statut de pensionnés, ne peuvent avoir droit au chômage.

Pour bien comprendre le sens de la journée d’action de ce jeudi 14 juin chez les retraités et prendre la mesure du mécontentement qui les anime, on peut se reporter au 12 avril de cette même année 2018. Ce jour-là, au journal de 13H de Jean-Pierre Pernaut, décentralisé dans l’école primaire d’un village normand, Emmanuel Macron avait « remercié » les retraités de l’effort  qu’il leur avait imposé au nom, disait-il, de la « solidarité nationale » en faveur des jeunes générations.

Depuis la tenue de ces propos incongrus par le président de la République, une étude de l’INSEE publiée le 5 juin sur l’évolution du patrimoine et du pourvoir d’achat des Français entre 1996 et 2015 nous apprend que « huit ménages de parents d’un jeune de 18 à 24 ans sur dix, l’aident financièrement à hauteur de 3.670€ par an. Au total, 8% du revenu disponible des ménages de parents est consacré à l’ide du jeune adulte », poursuit l’INSEE. Certains de ces parents sont aussi des retraités et l’INSEE n’a pas poussé la curiosité jusqu’à chercher à savoir dans quelles proportions les retraités aident aussi leurs petits enfants financièrement comme en assurant bénévolement la garde à la sortie des écoles ainsi durant les jours où les gosses ne sont pas scolarités.          

Quand la pension de 1.500€ baisse de 27,45€ par mois

Depuis l’entrée en vigueur de cette hausse de la CSG,  chacun peut se rendre compte que la ponction de + 1,7%  appliquée à la pension brute, se traduit par une baisse de 1,83% sur la pension nette. Quiconque percevait 1.500€ net avant la hausse pouvait penser que sa pension allait diminuer de 25,50€ par mois et de 306€ sur l’année. Au final, la baisse est  de 27,45€ par mois et de 329,40 euros sur l’année. C’est la baguette de pain que Macron enlève chaque jour de la bouche du modeste retraité.

Des veufs et surtout des veuves qui  touchaient moins de 1.200€ par mois, mais percevaient en plus une pension de réversion de leur défunt conjoint, se retrouvent taxés sur la totalité de leurs revenus par ce prélèvement. Le nouveau président des riches pille les retraités afin de concéder une petite augmentation du salaire net aux actifs, sans que cela ne coûte un centime aux employeurs. Mais, en supprimant la cotisation maladie et la cotisation chômage qui étaient à la charge du salarié, on augmente si faiblement le salaire net que même les bénéficiaires sont mécontents du résultat. Car ils subissent aussi la hausse de la CSG. Parallèlement, la hausse du prix du pétrole brut comme celle des taxe sur les carburants en France depuis le début de l’année ont déjà annulé le mini hausse du pouvoir d’achat des actifs que Macron a fait payer par les retraités en choisissant de ne rien demander aux patrons de LVMH, de Carrefour, de Renault, de Peugeot-Citroën, de Dassault, du Crédit Agricole ou de BNP Paribas.

Quand les retraités paient à la place des patrons du CAC 40

Faut-il croire que ces patrons ne pouvaient pas payer ? Le Figaro du 5 mars de cette année indiquait que, pour l’année 2017, « sur les 39 entreprises du CAC 40  qui ont dévoilé leurs comptes, 31 affichent des résultats en hausse. La palme du plus fort bénéfice revient à Sanofi avec 8,4 milliards d’euros ». LVMH a annoncé 5,12 milliards d’euros de bénéfices pour l‘année 2017. Bernard Arnault, première fortune française, bénéficie de la suppression de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) pendant que la ponction sur nos pensions sert à payer la cotisation de chômage et de maladie de ses employés. Carlos Ghosn, PDG de Renault ne paiera plus cet ISF sur ses 7 millions d’euros de salaire perçus en 2017.

Partout où ils osent encore aller au contact de la population dans leur circonscription, les députés de La République En Marche constatent que cette hausse de la CSG a profondément mécontenté les gens qui ont voté pour eux.  Voilà pourquoi les retraités ont de bonnes raisons de manifester le 14 juin. D’autant qu’Emmanuel Macron joue un double jeu pour le moins pervers. Evoquant la prochaine réforme unificatrice des retraites sur laquelle il demande au Parlement de légiférer, il prétend qu’il y aura demain un droit à pension identique pour chacun comme pour tous et cela résultera de chaque euro cotisé. Mais le niveau des pensions des retraités ont bien été calculés  individuellement en fonction des années et des niveaux de cotisations de chacun et chacune. Or Macron a utilisé la CSG pour réduire de manière autoritaire et probablement illégale les pensions de retraites en janvier 2018.

L’étrange complicité du Conseil Constitutionnel

Ajoutons que le Conseil Constitutionnel, présidé par l’ancien Premier ministre et ancien président de l’Assemblée nationale Laurent Fabius, n’a rien trouvé à redire contre cette ponction. Le Conseil Constitutionnel se rend ainsi complice de la spoliation dont sont victimes des millions de retraités alors que le Conseil d’Etat a mis en doute la légalité de cette façon de procéder. Au delà du président de la République et de son gouvernement, le moment n’est-il pas venu de demander des explications au président de Conseil constitutionnel sur cette douteuse complicité ?

Journaliste et auteur
Des retraités de plus en plus indignés d’être à ce point maltraités - Gérard Le Puill, L'Humanité - 13 juin 2018
Communiqué de la section PCF du Pays de Morlaix : 

Retraités, c'est le moment de nous mobiliser !

La section PCF de Morlaix appelle les retraités du pays de Morlaix à se mobiliser très nombreux à l'appel des syndicats et organisations de retraités le jeudi 14 juin à 10h30, au départ de la mairie de Morlaix et jusqu'à la sous-préfecture, en passant par la permanence de la députée La République En Marche.  

Les dernières manifestations des retraités des 28 septembre et du 15 mars, avec des centaines de milliers de manifestants, et plus de 1000 personnes défilant à Morlaix la dernière fois contre l'augmentation de la CSG, le gel des pensions, pour une meilleure protection sociale des personnes retraitées et un plan pour garantir le droit à l'autonomie et la dignité et une prise en charge humaine et qualitative des personnes âgées dépendantes en maison de retraite, ont montré l'ampleur des attentes et du ras-le-bol face à des politiques qui ignorent les attentes et besoins des retraités et ponctionnent des retraités aux revenus modestes pour mieux servir les milieux financiers.

Macron et Philippe doivent entendre la colère de nos concitoyens qui ont fait la France d'aujourd'hui car à leur travail et leur engagement et réclament d'être traités de manière respectueuse, tout en craignant que les orientations libérales actuelles ne cassent les solidarités et n'accroissent les inégalités. 

Seuls le refus de la résignation, l'esprit de résistance et des mobilisations d'ampleur de la population peuvent stopper ou infléchir la politique bulldozer de Macron qui entend aujourd'hui remettre sur le chantier une réforme des retraites qui se ferait au préjudice des droits d'une grande partie des salariés, et faire en sorte que notre pays riche affecte les richesses produites par le travail aux besoins sociaux qui actuellement sont de moins en moins bien couverts, notamment pour ce qui est de la perte d'autonomie, de la santé.  

CSG, blocage des pensions : ça suffit !
Manifestations dans tout le pays
Jeudi 14 juin 2018 à 10h30
                   11 rassemblements* dans le Finistère

Depuis son installation à la présidence de la République, M. Macron a gelé les pensions en 2018 et a augmenté la CSG de 25 %, ce qui diminue de plusieurs centaines d’euros par an le pouvoir d’achat d’un grand nombre de retraités depuis le 1er janvier 2018.


A l’appel de  neuf organisations, les retraités ont  exprimé leur colère en manifestant : 80 000 le 28 septembre, puis 200 000 le 15 mars dans plus de 160 villes.
(2500 et 7000 dans notre département)

Cette colère vient de loin, de l’accumulation d’attaques menées par les gouvernements depuis le printemps 2014 : gel des pensions, création ou augmentation de taxes, suppression de dispositions fiscales spécifiques, etc.

L’énorme succès des manifestations a incité le premier ministre à effectuer un tout petit geste, à exonérer d’augmentation de la CSG quelques 100 000 retraités… en 2019. Ce premier recul reste bien trop limité !

Les propos tenus les 12 et  15 avril à la télévision par le Président de la République confirment qu’il ne veut toujours rien comprendre de la colère des retraités. Il nous dit qu’il ne prend pas les retraités « pour un portefeuille », peut-être, mais il les prend bien pour un porte-monnaie … dans lequel il tape pour aller grossir les portefeuilles d’une minorité privilégiée.

Aujourd'hui il déclare ne pas être contre une seconde journée de solidarité!

Cela ressemble à une mauvaise blague. La hausse de la CSG a été imposée par le gouvernement pour compenser la suppression des cotisations maladie et chômage prélevées sur les salaires… et voila que les mêmes demandent aux salariés de travailler "gratis" un jour férié sans rémunération pour… aider les personnes en situation de dépendance.

Et les patrons et les plus riches ne sont pas sollicités ? Macron est bien le président des riches!
Le gouvernement doit annuler la hausse de la CSG,  mettre fin au gel des pensions et les revaloriser.
L’union syndicale des retraités Cgt du Finistère et 8 organisations et associations vous invitent à participer massivement à cette journée d’action
* (BREST, CARHAIX, CHATEAULIN, CONCARNEAU, CROZON, DOUARNENEZ,
LANDERNEAU, MORLAIX, PONT L’ABBE, QUIMPER, QUIMPERLE)

RASSEMBLEMENT MORLAIX
JEUDI 14 JUIN 2018
A 10H30 PLACE DE LA MAIRIE
La Cgt vous invite également à signer la pétition (au verso) pour exiger du gouvernement une loi rectificative des finances pour supprimer la hausse de la CSG, la fin du gel des pensions et une augmentation significative des pensions.

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13 juin 2018 3 13 /06 /juin /2018 12:38
Circonscriptions législatives: le Big Bang annoncé de la carte électorale (Le Monde)
Le big bang annoncé de la carte électorale

mercredi 13 juin 2018

Le Monde du 10 juin a consacré un article à la réforme des institutions, dont l’examen va démarrer le 19 juin en commission à l’Assemblée nationale, qui, mécaniquement, entraînera un vaste redécoupage des circonscriptions législatives dans l’optique du scrutin de 2022.

Avec la baisse de 30 % du nombre de parlementaires, il n’y aura plus que 404 députés lors de la prochaine législature, contre 577 aujourd’hui (et 244 sénateurs au lieu de 348). Mais en plus de cette coupe inédite dans les effectifs, l’introduction d’une dose de 15 % de proportionnelle fera élire 61 députés sur des listes nationales et non plus dans des circonscriptions géographiques.

Au total, en excluant les députés représentant les Français de l’étranger et ceux élus dans les territoires d’outre-mer, il ne restera qu’environ 320 sièges en métropole. Près de 40 % des circonscriptions sont donc appelées à disparaître.Le gouvernement s’est engagé à maintenir au moins un député et un sénateur par département, comme l’exigeait le Sénat.

Le quotidien décrypte ce big bang annoncé.

Le big bang annoncé de la carte électorale

Près de 40  % des circonscriptions doivent être supprimées pour les élections législatives de 2022. Un vrai casse-tête pour l’exécutif.

 

LE MONDE | Par 

 

C’est un grand chamboule-tout de la carte électorale qui va constituer une petite révolution pour le Parlement et un défi majeur pour l’exécutif. La réforme des institutions voulue par Emmanuel Macron, présentée en conseil des ministres le 23 mai et dont l’examen va démarrer le 19 juin en commission à l’Assemblée nationale, doit mécaniquement entraîner un vaste redécoupage des circonscriptions législatives dans l’optique du scrutin de 2022.

Un chantier jugé « compliqué » par les spécialistes de la carte électorale et qui représente un vrai casse-tête pour l’exécutif, confronté à d’innombrables contraintes techniques et politiques. « C’est un bouleversement total de la carte électorale, très complexe à mener », observe Benjamin Morel, docteur en science politique à l’ENS Cachan, qui évoque « une usine à gaz » et « un monstre à la Frankenstein », tant le nombre de paramètres à respecter rendent l’équation subtile.

 

« Du jamais-vu »

Ce quatrième redécoupage sous la Ve République (après ceux de 1958, 1986 et 2010) représente un projet sans précédent par son ampleur. Avec la baisse de 30 % du nombre de parlementaires, il n’y aura plus que 404 députés lors de la prochaine législature, contre 577 aujourd’hui (et 244 sénateurs au lieu de 348). Mais en plus de cette coupe inédite dans les effectifs, l’introduction d’une dose de 15 % de proportionnelle fera élire 61 députés sur des listes nationales et non plus dans des circonscriptions géographiques.

Au total, en excluant les députés représentant les Français de l’étranger et ceux élus dans les territoires d’outre-mer, il ne restera qu’environ 320 sièges en métropole. Près de 40 % des circonscriptions sont donc appelées à disparaître.« Aucun gouvernement n’a mené un redécoupage d’une telle ampleur », souligne-t-on à Matignon, où l’on ne minimise pas l’ampleur de la tâche. Ce délicat dossier doit être bouclé par les services du ministère..

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