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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 14:26
Présents au Conseil de Communauté hier soir, les utopistes en action (pour demander un local pour les vêtements et affaires collectés dans le cadre de la solidarité avec les migrants), les collectifs de citoyens de Plourin et du quartier de la rue de Callac et du Val Pinard pour réclamer des dessertes de transports en commun à l'occasion du débat sur le schéma transport

Présents au Conseil de Communauté hier soir, les utopistes en action (pour demander un local pour les vêtements et affaires collectés dans le cadre de la solidarité avec les migrants), les collectifs de citoyens de Plourin et du quartier de la rue de Callac et du Val Pinard pour réclamer des dessertes de transports en commun à l'occasion du débat sur le schéma transport

Conseil de communauté du 3 octobre 2016: photos Pierre-Yvon Boisnard et interventions de Ismaël Dupont, élu communautaire du Front de Gauche
Conseil de communauté du 3 octobre 2016: photos Pierre-Yvon Boisnard et interventions de Ismaël Dupont, élu communautaire du Front de Gauche
Conseil de communauté du 3 octobre 2016: photos Pierre-Yvon Boisnard et interventions de Ismaël Dupont, élu communautaire du Front de Gauche
Conseil de communauté du 3 octobre 2016: photos Pierre-Yvon Boisnard et interventions de Ismaël Dupont, élu communautaire du Front de Gauche
Conseil de communauté du 3 octobre 2016: photos Pierre-Yvon Boisnard et interventions de Ismaël Dupont, élu communautaire du Front de Gauche
Conseil de communauté du 3 octobre 2016: photos Pierre-Yvon Boisnard et interventions de Ismaël Dupont, élu communautaire du Front de Gauche
Conseil de communauté du 3 octobre 2016: photos Pierre-Yvon Boisnard et interventions de Ismaël Dupont, élu communautaire du Front de Gauche
Conseil de communauté du 3 octobre 2016: photos Pierre-Yvon Boisnard et interventions de Ismaël Dupont, élu communautaire du Front de Gauche
les utopistes en action réclament un local pour entreposer les vêtements et affaires destinés aux réfugiés de Calais et aux friperies du territoire et produit des dons et collectes

les utopistes en action réclament un local pour entreposer les vêtements et affaires destinés aux réfugiés de Calais et aux friperies du territoire et produit des dons et collectes

Conseil de communauté du 3 octobre 2016: photos Pierre-Yvon Boisnard et interventions de Ismaël Dupont, élu communautaire du Front de Gauche

Lors du Conseil Communautaire de Morlaix-Co du lundi 3 octobre 2016, je suis intervenu après Nathalie Bernard qui a présenté la proposition de nouveau schéma transport :

« Comme l'a exprimé notre collègue Nathalie Bernard, la projection sur un nouveau schéma des transports a une ambition « cadrée » par le « cadre contraint des financements de notre collectivité », en clair par la politique d'austérité du gouvernement : 2,5 milliards retirés encore aux collectivités dans le budget 2016, 9 milliards d'euros soustraits aux collectivités locales depuis 2012, dont 10 millions retirés à Morlaix Communauté depuis 2012. Or, le droit à la mobilité mérite un service public de qualité et les enjeux sont énormes en terme de vie quotidienne, d'aménagement du territoire, de pouvoir d'achat, d'écologie, et justifierait un autre développement du transport en commun, notamment avec plus de lignes péri-urbaines proposées aux habitants des communes périphériques de Morlaix-communauté. Je regrette que la construction de ce schéma transport ne soit pas parti en amont d'une enquête sur les besoins et les attentes des habitants dans les communes, recueillies par les élus locaux, que l'on n'ait pas non plus sollicité les organisations syndicales et les gros employeurs de la région comme l'hôpital de Plougonven et de Morlaix pour faire l'état des lieux des besoins et potentialités en terme de déplacement domicile-travail, que l'on n'ait pas non plus tenu compte des besoins exprimés formellement par des habitants, à travers par exemple des lettres, des pétitions, comme pour les habitants du quartier de la route de Callac, de la rue du Val Pinard, du Val Fleuri, de la rue Guy Le Normand, qui n'ont pas de desserte par le bus, y compris pour leurs enfants scolarisés. On ne peut pas dire non plus que la construction de ce schéma transports ait été vraiment collégiale en Commission environnement, impliquant les élus communautaires et municipaux présents comme acteurs, et non pas seulement un comité de pilotage restreint avec les services et un bureau d'étude. Il y a eu de la consultation en aval avec des réunions de secteurs auxquelles étaient invités les élus locaux des différentes parties de Morlaix-Communauté, mais pas de consultation en amont, à commencer par celle qui aurait pu s'adresser aux habitants eux-mêmes dans les communes. Il y a ceci dit quelques évolutions intéressantes dans ce schéma transport : Par exemple, l'affirmation d'un droit à l'expérimentation, le déplacement des bus le dimanche dans le pôle urbain, la nécessité affirmée de mieux coordonner les offres de transport (train, bus départementaux et péri-urbains, bus urbains). Néanmoins, nous avons aussi des motifs d'inquiétude et d'insatisfaction. Inquiétude quand on parle de supprimer des points de passage pour les bus scolaires, de regrouper les arrêts proches, au nom de l'optimisation des « dessertes scolaires » , de la réduction du temps de parcours des cars scolaires , mais surtout au nom de l'économie budgétaire : de la sorte, soit les parents vont devoir amener par voiture leurs enfants aux points de passage tôt le matin, soit ils s'y rendront à pied dans le noir avec ce que cela suppose en termes de marche, voire d'insécurité par la marche le long de la route. Je regrette aussi surtout que le budget transports reste constant alors que le transport péri-urbain est bien trop peu développé dans notre communauté d'agglomération et que les enjeux en termes de mobilité des personnes âgées et des jeunes, dans le cadre de phénomènes de péri-urbanisation qui pèsent sur le quotidien, de pouvoir d'achat, de lutte contre le réchauffement climatique par la limitation des déplacements individuels en voiture, sont très importants. Or, il y a aussi des marges de manœuvre qui existent dans le cadre actuel, en se fixant comme priorité budgétaire la densification de l'offre de transport en commun sur le territoire, car les deux tiers des habitants de Morlaix Communauté vivent en dehors du pôle urbain, et n'ont pratiquement pas accès à des propositions de transport en commun viables, en utilisant le surcroît de recettes de 250 000 euros du versement transport, en utilisant ponctuellement la récupération du trop perçu par Kéolis. Il y a nécessité à augmenter le nombre de lignes péri-urbaines avec des allers-retours à fréquence suffisante pour que l'offre crée des habitudes. En la matière, c'est la qualité de l'offre, la régularité des trajets allers-retours, qui crée les usages. Si l'offre est trop réduite ou inadaptée, il ne peut y avoir d'habitudes de prise alternatives aux déplacements en voiture. Je souhaiterai qu'on entende notamment, car le secteur sud et sud-est très mal desservi en transport en commun, les demandes des habitants de Plourin les Morlaix et de Plougonven pour une ligne à liaison régulière Plougonven-Guervénan- Plourin-St Fiacre – Hôpital- Traoulen. Ni le transport à la demande Flexo, qui coûte cher à la collectivité et ne marche pas vraiment, ni le recours au pis-aller du développement du co-voiturage ou d'un réseau pouce ne sauraient se substituer à un volontarisme véritable, aujourd'hui absent, en matière de développement du transport en commun ».

Seul dans l'assemblée, je me suis abstenu sur le vote sur le schéma Transports (aucun vote contre, tous les autres pour).

Seul dans l'assemblée je me suis abstenu sur le renouvellement de la DSP pour la piscine communautaire de St Fiacre et sur l'aéroport de Ploujean (j'ai demandé à cette occasion à Jean-Luc Fichet quel serait l'avenir de l'aéroport et de l'activité Hop ! sur le site compte tenu des logiques de restructuration, de suppression d'emplois et de regroupement d'activités au nom de la rentabilité).

Je me suis aussi abstenu sur une proposition d'aide à l'acquisition d'immobilier d'entreprises pouvant passer par des attributions en commission d'aides allant jusqu'à 60 000€ pour les entreprises hors commerce, agriculture, et alimentaire en intervenant sur l'idée que cette subvention attribuée, il n'y avait guère de moyens de contrôle sur l'utilisation de cet argent public pour créer des emplois durables, comme beaucoup d'aides publiques aux entreprises distribuées sans pouvoir de contrôle sur l'utilisation ni discrimination d'ailleurs sur les capacités d'investissement et le niveau de fortune des entrepreneurs.

Je suis enfin intervenu pour que la mairie de Morlaix subventionne les Moyens du Bord pour la tenue du festival de la petite édition d'artistes Multiples, au moins à la même hauteur de Morlaix-Communauté (5000€ de subvention exceptionnelle), pour faire face aux surcoûts occasionnés par la location de l'auberge de jeunesse (en lieu et place de la mairie et de l'école du Poan Ben, état d'urgence oblige, ... parait-il!) et d'un chapiteau chauffé à la Manufacture de tabac au mois de novembre.

Ismaël Dupont, le 4 octobre 2016

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 11:41
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 11:28

Un secteur miné par la libéralisation et l’abandon de toute notion de service public et d’aménagement du territoire

mardi 4 octobre 2016

Contribution des élus du groupe Communiste, Républicain et Citoyen du Sénat aux propositions du groupe de travail sur le financement des infrastructures de transport :

Une nouvelle fois, le Sénat s’est saisi de la question du financement des infrastructures de transport. Il s’agit d’un débat récurrent depuis plusieurs années, puisqu’une mission d’information a déjà été constituée sur ce sujet en 2008.

Aujourd’hui, le constat est partagé unanimement : les infrastructures de transport souffrent d’un sous financement chronique et de choix politiques qui ont asséchés ses sources de financements. Ainsi, alors que l’AFITF a été créé pour sanctuariser ces ressources et être l’outil d’un rééquilibrage au profit des modes alternatifs à la route, cette structure est aujourd’hui moribonde. La privatisation des concessions d’autoroutes, tout comme l’abandon de l’écotaxe, ont privé cette structure de ressources pérennes.

La question du financement des infrastructures de transport est donc d’une actualité toujours évidente.

Sur les propositions faites par le groupe de travail, nous en partageons certaines.

Ainsi, nous sommes évidemment favorables à la proposition d’investir massivement pendant les quinze prochaines années en faveur de la maintenance, du renouvellement et de la modernisation des réseaux existants, comme le rapport Rivière en soulignait l’importance. Pour autant, cet investissement, si l’on considère qu’il doit être public, suppose de desserrer l’étau sur les finances publiques. Les politiques de rigueur et la baisse des dotations sont incompatibles avec l’effort désigné.

Bien sûr, nous sommes favorables aux éléments de transparence préconisés : à une loi de programmation qui donne la lisibilité à la programmation des infrastructures des transports, comme l’a fait, le rapport Duron, tout comme à la transmission du budget de l’AFITF au Parlement.

Sur les nouveaux financements

Nous partageons l’idée d’un meilleur encadrement des concessions autoroutières, dont l’abandon au privé a constitué une faute politique et stratégique majeure. Ne pas rallonger la durée des concessions semble de bon sens. Pour autant nous allons plus loin en proposant la renationalisation de ces sociétés. L’Etat doit dans un premier temps dénoncer les contrats de concession au regard de considérations d’intérêt général liées à la maitrise de ce réseau. A défaut, il restera pied et main lié aux concessionnaires, qui exigeront continuellement des hausses de tarifs, sur un patrimoine qui a été financé par l’impôt de tous.

Avec ce schéma nous restons bien dans la définition d’une rente privée réalisée sur des investissements publics. Nous partageons enfin, l’idée d’apporter de nouvelles ressources à l’AFITF, ce que permettrait d’ailleurs sur le long terme la renationalisation des concessions d’autoroutes au regard des taux d’intérêts pratiqués actuellement. Sur les autres financements, les sénateurs du groupe CRC partagent également l’idée de trouver de nouvelles formes pour une écotaxe renouvelée, qui ne s’appuient pas sur un partenariat public privé, particulièrement avantageux pour le privé, comme c’était le cas avec la société Ecomouv.

L’idée de faire payer les usagers de la route, et notamment les camions, afin de favoriser le rééquilibrage modal, est une exigence forte liée aux impératifs environnementaux réaffirmés lors de la COP 21.

Alors que les usagers du rail payent les infrastructures, ils semblent normal que les usagers de la route en fassent de même. Pour aller plus loin, il faut en finir avec les avantages fiscaux du secteur routier, notamment l’exonération de TIPP.

Aujourd’hui, la route exerce une concurrence déloyale disposant d’un régime fiscal et social avantageux. Pour cette raison notamment, les sénateurs du groupe CRC ont rejeté la loi Macron, qui ouvre la voie, à une nouvelle concurrence rail/route au profit de la route. L’urgence climatique commande pourtant de favoriser le rail et donc le financement de ces infrastructures. La reprise de la dette de SNCF réseau est aussi une exigence que nous portons depuis de longues années, puisque cette dette plombe les investissements et les travaux sur le réseau ferroviaire.

Les sénateurs du groupe CRC portent depuis longtemps cette exigence, comme en témoigne les propositions de loi qu’ils ont déposé. Ils regrettent donc que le gouvernement ai encore refusé de reprendre une partie au moins de la dette ferroviaire. A l’inverse, les sénateurs du groupe ne partagent pas la proposition émise par le groupe de travail de rééquilibrer la participation de l’usager au financement du transport ferroviaire de proximité. Le financement des transports par les usagers ne peut être envisagée comme une source de ressources nouvelles, les sénateurs du groupe CRC estiment que les entreprises, qui bénéficient pour leurs salariés de bonnes conditions de transports, doivent également contribuer à l’effort de développement de l’offre ferroviaire. Pour cette raison, ils préconisent une augmentation du versement transport. Ils préconisent également la baisse du taux de TVA sur les transports pour que les autorités organisatrices disposent d’une marge de manœuvre renforcée.

Sur ce fond, et au-delà de ces considérations sur le financement, les sénateurs du groupe CRC estiment que ce qui mine aujourd’hui le secteur du transport public et donc son financement, c’est la libéralisation du secteur liée à l’abandon de toute notion de service public et d’aménagement du territoire. Progressivement, la SNCF a été démantelée, notamment dans son activité fret, la concurrence a été organisée, des lignes jugées trop peu rentables ont été abandonnées, les pans d’activités rentables ont été confiées au privé. L’Etat s’est désengagé du financement et de son rôle d’aménageur. Ce qui a été placé au cœur de l’activité notamment ferroviaire, c’est la notion de rentabilité. Les sénateurs du groupe CRC estiment donc, qu’il faut certes donner des financements nouveaux pour les infrastructures, mais qu’il est également important d’affirmer la nécessité d’une maîtrise publique du secteur, et donc l’abandon des lois de libéralisation et d’ouverture à la concurrence. Ce secteur, d’intérêt général, doit faire l’objet d’une politique publique à la mesure des enjeux environnementaux, sociaux et économiques ainsi que des enjeux d’aménagement du territoire

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 11:12
La République contre le piège identitaire - Patrick Le Hyaric, sur les primaires de la droite et l'exigence d'une refondation républicaine et démocratique

Les primaires de la droite donnent lieu à des scènes médiatiques aussi stupéfiantes que dangereuses.

Elles cachent l’unité profonde des candidats autour d’un programme économique et social d’une violence rarement égalée.

Un projet de purge sociale d’une brutalité extrême qui se décline par un rabotage sur la dépense publique qui oscille entre 80 et 100 milliards d’euros, par la fin des trente-cinq heures et un « travailler plus pour gagner moins », l’allongement de l’âge de départ en retraite, le sabotage de la sécurité sociale, des offensives antisyndicales, une chasse aux chômeurs et aux pauvres, tous affublés du délicat qualificatif « d’assistés ».

Ce ne sont ici que quelques exemples du coup de massue que veut assener l’ensemble des candidats de droite.

Tous s’accordent pour faire la poche aux travailleurs et accélérer le transfert de richesses du travail vers le capital. Ne les séparent que le ton et le temps laissé pour briser encore plus les fondements de notre société. Ils ne promettent en substance que du sang et des larmes à une population déjà au bord de l’asphyxie sociale, comptant plus de 5 millions de chômeurs, avec l’explosion de la précarité. Pas de quoi faire bondir de joie le citoyen ou l’électeur, quand bien même celui-ci serait sensible aux thèses classiques de la droite ! Lui aussi est peu enthousiaste à ce qui lui est présenté, tandis que dans l’autre camp, ce dernier quinquennat aura largement contribué à entamer les espoirs en des jours meilleurs.

Le consensus des élites sur une prétendue « politique économique unique », dictée par les institutions internationales et européennes, pousse certains à se différencier en empruntant les bourbeux chemins de traverse de l’identité dans le but de construire un récit national falsifié, propre à séduire une base électorale déboussolée, dégoutée et sensibilisée aux thèses de l’extrême-droite.

Ainsi M. Sarkozy peut-il déclarer que «dès que l’on devient Français, nos ancêtres sont Gaulois».

S’il s’agit évidemment d’une grossière provocation visant à extraire de la République nos concitoyens d’origines africaines et maghrébines et qui prolonge l’hystérie identitariste de l’été, c’est surtout une opération politique d’envergure visant à restaurer un discours national homogène, un récit cherchant à fédérer une partie de nos concitoyens sur des bases idéologiques, empruntées à la longue tradition réactionnaire et d’extrême-droite. C’est là un signe extrêmement inquiétant de l’évolution du débat politique.

Face aux impasses libérales qui ont produit un divorce profond entre les citoyens et ceux qui prétendent les représenter, certains cherchent à recréer une fiction nationale coulée dans le ciment, figée et édifiante, blanche et nationaliste. Cette démarche s’associe à des saillies verbales, essentiellement contre nos concitoyens de confession musulmane, visant à faire polémique et à créer des divisions mortifères.

Ce populisme de droite parcourt désormais le monde comme une étape nouvelle de la contre-révolution reaganienne.

Elle vise à conquérir pour longtemps une nouvelle hégémonie politique et idéologique en tentant d’enfermer les citoyens dans une pensée régressive bouchant pour longtemps toute perspective de progrès humain et écologique.

En Europe, ce national-populisme grignote des positions dans de nombreux pays, jusqu’à menacer de devenir majoritaire quand il ne l’est pas déjà dans certains pays de l’est du continent.

Ce discours travaille en profondeur les sociétés pour tenter de flatter un peuple sonné par la violence du capital mondialisé et financiarisé. Son objectif fondamental est de construire une base idéologique pour créer des conditions durables à l’acceptation de cette situation jusqu’à discréditer l’action politique ou d’accréditer l’idée de son impuissance alors qu’elle sert précisément la caste contre l’immense majorité des populations.

Des points ont été marqués dans ce sens.

Ceci souligne l’urgence de ressusciter et de refonder la démocratie et non de lui passer sur le corps dans une démarche de type gaulliste ou bonapartiste.

Seule une dynamique populaire, unitaire, pourrait offrir une perspective nouvelle d’émancipation et régénérer nos démocraties agonisantes.

L’enjeu du récit collectif à construire n’est pas anodin.

Un nouvel élan démocratique pourrait permettre d’en écrire un nouveau qui, nourri par les travaux des historiens, puiserait dans ce que notre pays a su construire de meilleur, un récit ouvert aux cultures qui composent désormais la République. Il engloberait les luttes anticoloniales, les mouvements de libération nationale, les luttes sociales et politiques pour l’égalité, contre les dominations, pour la survie de la planète, pour le désarmement et la paix.

National et internationaliste, il définirait les contours de ce que certains appellent une République cosmopolite, de pair avec une construction européenne refondée.

Il porterait en son cœur un projet solidaire de développement des capacités humaines, dans le respect de la planète, mêlant dans un projet commun toutes celles et tous ceux qui la constituent. Cette République-là prolongerait, dans les conditions de notre temps, le projet républicain à vocation universelle que nous ont légué les révolutionnaires de 1789 et 1793.

Une République fondée sur une ambition d’égalité sociale, antiraciste, universaliste, démocratique et écologique.

Patrick Le Hyaric

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 11:06

Le Canard Enchaîné, cette semaine, nous en apprend de belles.

Vous me direz qu'on a l'habitude, avec le Canard.

Vous me demanderez s'il s'agit d'une nouvelle frasque de Sarko ou de son entourage. Eh bien non, pas du tout. Les frasques qu'épingle Le Canard sont ou plutôt seront commises par de très dignes et savants médecins, hautes figures de la recherche française.

Jugez plutôt.

Vous connaissez les laboratoires Servier. Vous avez forcément entendu parler de cette entreprise qui, sciemment, a laissé s'écouler sur le marché pharmaceutique un poison mortel, le Mediator, responsable, selon les experts, du décès d'environ deux mille de nos concitoyens. L'instruction pénale est close aux chefs de « tromperie aggravée avec mise en danger de l'homme, escroquerie, trafic d'influence, prise illégale d'intérêt, corruption... ».

On attend le procès. Impatiemment. Mais les laboratoires Servier s'obstinent à contester les faits pied à pied, s'efforcent de retarder l'échéance, misant sur une donnée cruelle : nombre de plaignants vont mourir, nombre de plaignants sont trop pauvres pour s'opposer à des bataillons d'avocats, nombre de plaignants sont épuisés, faibles, incapables de travailler. Les laboratoires Servier jouent la montre. Et, dans le même temps, ils jouent les bienfaiteurs.

Les bienfaiteurs de la recherche. C'est ainsi, rapporte Le Canard, qu'ils organisent, les 16 et 17 novembre prochains, des « Journées scientifiques Servier » à la Maison de la chimie.

On pourrait s'attendre à ce que la communauté scientifique se bouche le nez, que les pontes et les gloires de la recherche récusent un tel hôte. Mais pas du tout. Le professeur Bricaire, infectiologue à la Pitié-Salpêtrière, le professeur Bousser, neurologue, sont d'ores-et-déjà à l'affiche. Le professeur Levesque, interniste au CHU de Rouen, secrétaire général de la Société nationale de médecine interne, appelle tous ses collègues à participer, et se réclame du professeur Devulder, son prédécesseur, ancien doyen de la faculté de médecine de Lille. Détail qui tue, si j'ose dire : M. Bricaire, Mme Bousser sont membres du comité scientifique de l'Institut Servier, institut dont M. Develder est le président. La mécanique est simple. Étouffer les plaintes. Corrompre les puissants. La méthode Corleone, celle de la mafia. Elle a fait ses preuves.

"Médecine: les dividendes du crime": par Hervé Hamon (Le Télégramme, 2 octobre): à propos des journées scientifiques Servier
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 09:26
Surenchère à droite sur la durée du travail: les esclavagistes sont de retour! (article Ouest-France, 4 octobre 2016)

15% de chômeurs en France, mais non, l'urgence, c'est de maximiser les profits des entreprises et de ne pas embaucher en faisant travailler les salariés 39h ou 48h... Et ce sont des privilégiés comme Alain Juppé, François Fillon ou Bruno Le Maire, qui n'ont jamais connu le monde du travail réel, qui gagnent plus de 10 000 euros par mois depuis des décennies pour poser leur cul sur des fauteuils en velours et pérorer sur les "devoirs" des autres, et qui friquotent avec la très grande bourgeoisie, qui le disent. Ne nous laissons pas faire!

La réduction du temps de travail, c'est un moyen de partager le travail, de réduire le chômage, de faire bénéficier aux salariés des bénéfices des gains de productivité, de réduire la plus-value des capitalistes sur les richesses contenues et produites par le travail.

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 08:36
Sur fond d'austérité, de néo-libéralisme, et de casse des services publics... un CHU et un hôpital des armées se marient à Brest (Ouest-France, 4 octobre 2016)
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 06:35
Un collectif brestois de solidarité dit: Bienvenue aux migrants (Ouest-France, 4 octobre 2016)
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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 06:32
Le groupe de Visegrad, une union nationaliste en Europe (l'Humanité)

Il y a tout juste 25 ans, le 15 février 1991, trois pays d’Europe centrale formaient, dans un village hongrois, une alliance pour favoriser leur intégration européenne.

Baptisé Visegrad 4 (V4) en 1993, après la partition de la Tchécoslovaquie, ce groupe un peu oublié est aujourd’hui un bloc nationaliste virulent au sein de l’UE. C’est un anniversaire qui passera sans doute inaperçu en Europe de l’Ouest.

Il y a vingt-cinq ans, le 15 février 1991, le président polonais Lech Walesa, son homologue tchécoslovaque Vaclav Havel et le premier ministre hongrois Jozsef Antall se retrouvent dans le village hongrois de Visegrad pour y créer une structure informelle entre ces trois pays d’Europe centrale. Ils y signent une « déclaration de coopération », dont l’objectif est de parvenir à leur intégration européenne. Le triangle, ou groupe de Visegrad, est né. Le lieu choisi ne doit rien au hasard. C’est ici, dans le château royal, qu’en 1335 les rois de Hongrie, de Bohême et Pologne scellèrent une alliance. En 1993, après la dissolution de la Tchécoslovaquie, le groupe de Visegrad comprend alors quatre membres et est baptisé Visegrad 4, ou V4. Il ne possède pas de siège, ni d’institution propre. Les quatre premiers ministres du V4 se retrouvent une fois par an, lors d’un sommet dans le pays qui préside le groupe de Visegrad.

Depuis le 30 juin 2015, c’est la République tchèque. Chaque présidence établit un programme d’actions et un calendrier des réunions à tous les échelons de la coopération.

Depuis l’année 2000, un Fonds international de Visegrad est installé à Bratislava. Il finance des projets dans les domaines de l’éducation, la culture ou des sciences.

En 2016, un bataillon visegradien devrait voir le jour. Septembre 2015, Visegrad sort de sa torpeur De 1993 à 1998, les pays du V4 ne font pas preuve d’une réelle solidarité. Dans la course à l’Europe, c’est la stratégie du cavalier seul qui s’impose. De plus, Prague, Budapest et Varsovie ne souhaitent pas trop s’afficher avec le premier ministre slovaque, le nationaliste et pro-russe Vladimir Meciar. Le départ du pouvoir de Meciar mais aussi du premier ministre eurosceptique tchèque Vaclav Klaus change la donne. Le V4 la joue plus collectif. Avec succès. En 1999, la Hongrie, la République tchèque et la Pologne intègrent l’Otan. Puis, en 2004, l’Union européenne, avec la Slovaquie qui rejoint cette même année l’Otan. Sans son appartenance à Visegrad, la Slovaquie aurait sans doute dû attendre le prochain élargissement pour faire partie de l’UE. Avec cette double intégration, le V4 remporte une victoire mais perd sa raison d’être. Il tombe en désuétude. Ses dirigeants continuent néanmoins de se rencontrer. « Ils se sont opposés à l’harmonisation fiscale de l’UE, ont demandé de concert une plus grande mobilité sur le marché du travail européen et défendu la sauvegarde du Fonds social européen, dont ils relèvent pour environ 1,3 % du budget », rappelle l’historien Georges Mink dans son récent livre, la Pologne au cœur de l’Europe.

Le 4 septembre 2015, à Prague, le groupe de Visegrad sort de sa torpeur et frappe un grand coup sur la scène européenne. Ses dirigeants, qui ne cessent de multiplier des propos antimusulmans, adoptent une déclaration qui rejette les quotas de réfugiés par pays imposés par Bruxelles. La Slovaquie, suivie de la Hongrie, saisit ensuite la justice de l’UE pour dénoncer ces quotas. « Ils n’ont pas confiance dans le modèle occidental d’une société multiculturelle (...). Voilà des positions qui peuvent unir des gouvernements aussi différents que celui de la droite nationaliste hongroise de Viktor Orban ou du social-démocrate slovaque Robert Fico », explique à Radio Prague le politologue Jacques Rupnik. Le pouvoir polonais rêve d’étendre le V4 à d’autres pays La victoire, le 25 octobre, de la droite nationaliste polonaise et ses attaques contre l’État de droit sonnent comme un deuxième coup de semonce. Alors que la prochaine présidence tournante de l’UE va échoir à la Slovaquie, en juillet, Bruxelles redoute que le groupe de Visegrad ne devienne un bloc nationaliste virulent. Crainte d’autant plus justifiée que le nouveau pouvoir polonais rêve d’étendre le V4 à d’autres pays d’Europe de l’Est pour concurrencer l’axe franco-allemand. Mais un V4+ a peu de chance de voir le jour tant les positions de ses potentiels membres à l’égard de la Russie et de l’Allemagne divergent. « Pour une initiative régionale, 25 ans, cela représente l’âge de la maturité », affirme le politologue Tomas Strazay, membre de Think Visegrad, le laboratoire d’idées du V4. Selon lui, « les prochains mois seront un test : nous verrons si le groupe de Visegrad est prêt à entrer dans la maturité ou au contraire souhaite prolonger son adolescence ».

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4 octobre 2016 2 04 /10 /octobre /2016 06:29
Référendum en Hongrie: Viktor Orban sort affaibli d'un référendum "imperdable" (PCF)

Referendum en Hongrie : Viktor Orban sort affaibli d'un referendum « imperdable » (PCF)

Les votants au référendum de dimanche en Hongrie ont, à 98,3 %, refusé d'accueillir des réfugiés dans le cadre d'une politique européenne d'accueil partagé. Mais ce referendum est invalidé par une participation au scrutin extrêmement basse (39,9%). Viktor Orban sort affaibli d'un referendum « imperdable ». Tout était bouclé. La question donnait l'impression d'une revendication démocratique contre un diktat de l'Union Européenne. La campagne publique organisait le black-out de ses opposants et des sommes astronomiques ont été dépensées dans des outils de communication de masse propageant clichés et haine raciste dans tout le pays. Comment alors ne pas voir une défiance, si ce n'est une forme de résistance, dans l'abstention massive des Hongrois ? Le PCF se félicite que Viktor Orban n'ait pas réuni de majorité populaire pour soutenir sa politique de haine et réaffirme son soutien aux courageuses forces démocratiques de Hongrie. Le crédit apporté jusqu'ici par notre gouvernement et l'UE, à cet autocrate violant régulièrement les droits et libertés de son peuple, et néfaste pour l'ensemble du continent, doit être reconsidéré, et les concessions au groupe de Visegrad stoppées. Seules des politiques européennes d'accueil des migrants, et de paix et développement humain, social et écologique au Moyen-Orient seront sont susceptibles d'apporter des réponses durables aux crises actuelles et de poser les bases d'un cadre de coopération et de sécurité collectives.

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