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5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 11:53

Réponse à Emmanuel Macron : la liberté est une valeur de gauche, pas le libéralisme

Tribune parue dans Libération, 29 septembre 2015

Il faut être d’une grande naïveté ou d’un grand cynisme pour ne pas voir que la gauche des opprimés et le libéralisme des oppresseurs sont irréconciliables.

Cher Monsieur Macron,

Dans une interview accordée au Monde dimanche 27 septembre, vous défendez votre projet de réforme du statut des fonctionnaires en prétendant que «le libéralisme est une valeur de gauche». Puis vous reprenez à votre compte l’idéal libéral «d’égalité des chances» qui, il faut sans cesse le répéter, n’est qu’une fable destinée à justifier l’inégalité des résultats et des conditions.

Qu’il y ait du bon dans le libéralisme est indéniable. Nous devons à la philosophie libérale d’Emmanuel Kant une méfiance de chaque instant envers les puissances tutélaires et une passion véritable pour l’émancipation humaine. Nous devons au libéralisme politique de Montesquieu un précieux mécanisme de séparation des pouvoirs permettant que, «par la force des choses», le pouvoir arrête le pouvoir. Nous devons au libéralisme culturel une ouverture d’esprit que nous aurions tort de négliger en ces temps de montée des intégrismes religieux et laïcard.

L’autre face du Janus libéral

Mais le libéralisme est une tradition trop complexe et trop riche pour qu’on la réduise aux quelques intuitions émancipatrices mentionnées ci-dessus. L’autre face du Janus libéral, celle qui l’a historiquement emporté sur sa rivale, véhicule un cortège d’apories logiques, d’absurdités politiques, de contresens économiques et de violences sociales. Un peu de mémoire suffit à se rappeler que le libéralisme s’est constitué du XVIIe au XIXe siècles en tant qu’idéologie des propriétaires d’esclaves, de la bourgeoisie, de la gent masculine, de l’impérialisme européen et des professionnels de la politique. Et que le libéralisme est aujourd’hui l’outil grâce auquel les vendeurs d’armes, les firmes transnationales, les maîtres chanteurs de la dette, les chantres de l’austérité, les dérégulateurs, les commerçants de l’eau et les entreprises pharmaceutiques font passer leurs intérêts privés pour l’intérêt général.

La gauche n’est pas du côté de ces puissances. Son parti est celui des gens de peu, des citoyens ordinaires, des individus décents, des massacrés, des prisonniers, des travailleurs précaires, des mères dans la pauvreté, des jeunes sans futur, des expulsés, des immigrés, des licenciés et de tous les damnés de la terre. Il faut être d’une grande naïveté ou d’un grand cynisme pour ne pas voir que la gauche des opprimés et le libéralisme des oppresseurs sont irréconciliables.

Les atrocités du libéralisme

En dépit de quelques heureuses intuitions, le libéralisme est aussi et surtout l’idéologie de l’être humain égoïste par nature et devant être rééduqué et réprimé par un Etat coercitif ; l’idéologie du tous contre tous, du chacun pour soi, du «j’écrase ou je suis écrasé» ; l’idéologie de la liberté contre l’égalité et de l’égalité contre la liberté, afin qu’on abandonne les deux ; l’idéologie du commerce, des magouilles, de la méfiance et de la guerre ; l’idéologie de l’individu contre le collectif ; l’idéologie de la non-intervention étatique, sauf lorsque les ministres renflouent les poches de leurs amis banquiers touchés par la crise à coup d’argent public, pour qu’à la fin de leur mandat politique ces mêmes ministres se reconvertissent confortablement dans le monde des affaires ; l’idéologie des experts contre le pouvoir des citoyens ; l’idéologie de l’économie contre la politique ; l’idéologie du privé contre le commun.

Que la gauche s’inspire du meilleur de la tradition libérale, soit. Qu’elle se réapproprie certaines idées de Kant et Montesquieu, oui. Mais qu’elle revendique le libéralisme comme une valeur constitutive, jamais. Le libéralisme est grevé d’atrocités irréparables et de contradictions insolubles. Si c’est la liberté que vous chérissez par-dessus tout alors sachez, Monsieur Macron, qu’il existe une longue histoire de la liberté avant et contre le libéralisme. De la sécession de la plèbe romaine sur l’Aventin à la Commune de Paris en passant par le soulèvement des paysans allemands en 1525 et la révolution haïtienne, la liberté s’est longtemps débrouillée sans l’appui du libéralisme. Depuis que celui-ci est devenu hégémonique, il cause d’ailleurs à celle-là de douloureux tracas.

Je vous sais occupé à démanteler tout ce qu’il reste de la gauche, Monsieur Macron. Mais de grâce prenez le temps de rouvrir un livre d’histoire. Vous y découvrirez les vraies valeurs de la gauche. Elles ne sont pas exemptes de critique. Mais contrairement aux valeurs libérales, elles peuvent encore se regarder dans une glace.

Manuel Cervera-Marzal

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 17:17
"La banque dont nous avons besoin"... Débat avec Xavier Compain et Denis Durand le jeudi 8 octobre à Lorient (20h)

La banque dont nous avons besoin…

Jeudi 8 octobre 20 h Cité Allende LORIENT salle A 02

« Notre ennemi c’est la finance » :

  • La BCE, indépendante des Etats, a mis la Grèce à genoux
  • Les grandes banques battent des records au CAC 40, empochent l’argent du CICE, tout en supprimant l’emploi
  • Elles trempent dans l’évasion fiscale (scandale HSBC)
  • Elles jouent sur les marchés financiers au détriment des crédits aux PME et aux particuliers
  • Elles financent les activités carbonées…
  • Les banques issues du mouvement mutualiste et coopératif valent-elles mieux ?
  • Qu’en est-il de l’épargne citoyenne, des monnaies locales ?
  • De quelles banques avons-nous besoin, au service de l’emploi et des territoires ?
  • En quoi consiste la proposition d’un pôle public régional d’investissement, porté par le Front de gauche aux élections régionales ?

Venez en débattre avec Denis DURAND, militant CGT à la Banque de France, membre de la commission économique du PCF

En présence de Xavier Compain, tête de liste Front de Gauche aux Régionales

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 08:49
Jeudi 8 octobre: une délégation japonaise pour la Paix en Bretagne à l'occasion du 70e anniversaire de Hiroshima et de Nagasaki: rencontres à Crozon et à Quimper
Xavier Compain, la tête de liste du Front de Gauche aux élections régionales, Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère et plusieurs militants et candidats aux Régionales sur la liste du Front de Gauche seront présents devant la base militaire de l'île Longue (au fret) à 10h30 le jeudi 8 octobre et à Quimper 14h30 aux Halles Saint François pour rencontrer la délégation japonaise et exposer nos orientations pour en finir avec les armes nucléaires en Bretagne, en France et dans le monde.

Cette rencontre avec la Délégation Japonaise contre l'arme atomique et le Mouvement de la Paix se déroule en deux temps :

à 10heures 30 à l'Ile longue, au Fret en presqu’ile de Crozon
à 14heures 30 aux halles St François (salle à l'étage) en
centre ville de Quimper, pour un point-presse témoignage-échange
avec les Hibakusha ( survivants des bombardements atomiques de 1945)


Soyons y le plus nombreux possible!

Une délégation de survivants d’Hiroshima et de Nagasaki à Rennes le 8 octobre

2015 est l’année du 70e anniversaire d’Hiroshima.

A cette occasion une délégation de survivants d’Hiroshima et de Nagasaki, de pacifistes et de syndicalistes japonais fait actuellement un tour d’Europe pour alerter sur les dangers de l’arme atomique et sur la nécessité d’obtenir un traité d’interdiction des armes nucléaires.

Cette délégation se rendra dans différents pays d’Europe dont l’Espagne l’Angleterre, l’Allemagne, les Pays-Bas, la Suède, la Belgique et la France.

Ils seront présents à Rennes le jeudi 8 octobre 2015 et participeront à une conférence débat qui se déroulera à l’auditorium de la Maison Internationale de Rennes (MIR) à 20h30.

La délégation est composée de survivants de Hiroshima, de responsables des associations pour la Mémoire de ce crime contre l'humanité, de responsables du mouvement de la paix japonais, du secrétaire adjoint de la plus grosse coordination syndicale japonaise:

  1. Masashi Ieshima (Mr) – Tokyo Federation of A-bomb Survivors Associations (Toyukai)
  2. Kuniko Kimura (Ms), Chiba Association of A-Bomb Survivors
  3. Yuri Nagao (Ms.) – Vice President of National Confederation of Trade Unions (Zenroren)
  4. Saburo Sugasawa (Mr.) – Yamanashi Gensuikyo
  5. Hiroko Imura (Ms.) – Hyogo Gensuikyo
  6. Hideki Yokoe (Mr.) – Aichi Gensuikyo
  7. Yayoi Tsuchida (Ms) – Assistant general secretary, Gensuikyo
  8. Hibiki Ouchi (Ms.) – Staff, Gensuikyo

Ce n’est pas tous les jours que nous avons de telles délégations composée de responsables nationaux du mouvement pacifiste et du mouvement syndical japonais.

Nous y parlerons bien sur de la question de la paix et du désarmement nucléaire mais aussi la volonté du gouvernement japonais de supprimer l’article 9 de la constitution japonaise qui interdisait à ce pays de se doter d’une armée et d’intervenir militairement à l’étranger mais nous aussi des différentes luttes que mènent les mouvements démocratiques japonais.

C’est pourquoi nous vous demandons de bien vouloir diffuser cette information dans vos réseaux et serions heureux de votre présence à la conférence débat.

..............................................................................................................

Voici transmis par notre correspondant du PCF Rennes Jacquy Rivoalan, deux liens qui concernent la Bretagne au premier chef et pour diverses raisons d'actualité

http://toutrennescultivelapaix.fr/2015/10/01/une-delegation-de-survivants-dhiroshima-et-de-nagasaki-a-rennes-le-8-octobre/

http://www.humanite.fr/tir-du-missile-nucleaire-m51-irresponsabilite-et-gabegie-financiere-585590

* les SNLE (sous-marins nucléaires lanceurs d'engins ) peuvent être mis en oeuvre à partir de la base opérationnelle de l' Ile - Longue dans la rade de Brest.

Les " chefs de guerre " français Hollande , Le Drian , Fabius témoignent d'une incessante bienveillance à l'égard de ces armes de destruction massive.

Jeudi 8 octobre: une délégation japonaise pour la Paix en Bretagne à l'occasion du 70e anniversaire de Hiroshima et de Nagasaki: rencontres à Crozon et à Quimper

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 05:47

Monique PIFFAUT se gave du porc finistérien

Le groupe parisien La Financière Turenne Lafayette de Monique Piffaut a repris, au début de l'année 2015, les deux ex-usines de charcuterie industrielle Jean Caby situées à Lampaul-Guimiliau, qui emploie 500 salariés pour la production annuelle de 34 000 tonnes de jambons vendus aux marques des distributeurs (Casino, Auchan, Leclerc...), et l’usine de Ergué-Gabéric qui emploie 150 salariés pour la production annuelle de 9 000 tonnes de lardons et de pâtés. Les deux usines sont désormais regroupées dans la société « La Lampaulaise de Salaisons ».

Dès ce rachat la nouvelle direction assurait dans un un communiqué que celui-ci permettait «d'assurer la pérennité des sites et de continuer à développer l'activité sur le marché de la charcuterie cuite ».

Du coup la société Jean Caby, dirigée par le milliardaire franco-américain Eric Steiner, a indiqué se recentrer sur son activité de fabrication de saucisses à Lille, sa ville d'origine.

Par cette acquisition bretonne,intervenue après un an de négociations, la Financière Turenne Lafayette (FTL) présidée par Monique Piffaut déjà propriétaire de grandes marques (Madrange, William Saurin, Garbit, Paul Prédault...) est devenue le numéro un français du jambon cuit, du pâté et de la charcuterie de volaille.
Quelques mois plus tard, la Lampaulaise de salaison annonce la suppression de 138 emplois dont 85 dans l'usine d'Ergué-Gabéric, et 53 dans celle de Lampaul-Guimiliau.

C'est un nouveau coup très rude pour les salariés et leurs familles et pour l'ensemble de l'activité du pays de Landivisiau et au delà.

Mais ça ne s'arrête pas là !

Dans le même temps la fermeture de la société GEO de Saint Martin des Champs, qui emploie 20 salariés est annoncée : les 20 emplois sont supprimés !

Or la société GEO, filiale de Madrange, appartient aussi au groupe La Financière Turenne Lafayette de Monique PIFFAUT, et son siège social est...65 B rue Lafayette à Paris.

Eté pourri : 158 emplois supprimés par ce seul groupe pour notre seul territoire de Landivisiau/Morlaix en ce seul été 2015.

Notons que, par l'élégance de nos chers capitalistes, les salariés de GEO ont eu la faveur de se voir proposer un emploi à Brennilis, au sein de l'entreprise Les Salaisons de l'Arrée dont la présidente est...Monique PIFFAUT !et dont le siège social est...65 B rue Lafayette à Paris !

Pourtant les résultats des différentes sociétés sont très bons. Mais peut-être pas encore assez et l'appétit des capitalistes ne connaît pas de limites !

Enhardis par les politiques libérales menées par nos gouvernements successifs, gavés mais jamais rassasiés, bien au contraire, par les milliards d'euros qui tombent dans leurs escarcelles, au titre du CICE et autres, ils se livrent avec délectation et totalement décomplexés à une exploitation capitaliste, féroce comme jamais !

Le PCF pays de Morlaix, le 3 octobre 2015

Usine Jean Caby de Lampaul Guimiliau (photo Ouest-France)

Usine Jean Caby de Lampaul Guimiliau (photo Ouest-France)

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 05:42
Tilly Sabco Bretagne: toujours en panne d'avenir (PCF pays de Morlaix)

TILLY SABCO Bretagne, toujours en panne d'avenir

Après le dépôt de bilan, dont 120 salariés ont fait les frais et se sont retrouvés sans réelles perspectives dans leur bassin d'emploi, nous espérions que la réorientation prise par les repreneurs au sein de la nouvelle entreprise Tilly Sabco Bretagne allait constituer l'amorce d'un virage dans le sens que nous préconisions, à savoir d'une part vers une production non exclusivement axée sur le poulet congelé export, et une orientation de la production dans le sens de la qualité et de la diversification.

Au mois d'avril dernier, lors d'une rencontre de Pierre Laurent secrétaire général du PCF, accompagné de militants de la section de Morlaix, avec les élus syndicaux et la direction de Tilly Sabco, constatant que le marché français était importateur d'une grande partie des produits consommés, et que les savoir-faire industriels permettaient d'envisager des débouchés sur le plan intérieur, nous indiquions qu'orienter différemment la production dans le sens de la qualité et de la diversification était plus que jamais d'actualité pour la stabilité, voire une progression, de l'emploi salarié, ainsi que de la filière avicole.

Toutefois nous avions constaté que des incertitudes demeuraient, et que les syndicalistes restaient inquiets quant à leur devenir et celui de l'entreprise. Nous nous interrogions ainsi : quels sont les engagements pris et tenus à ce jour par les actionnaires MS Foods et Breizh Algae ? Quel est le programme de travaux et d’investissements prévus et le programme de relance de la production ? Qu’en est-il du projet d’alimentation à base d’algues ? Quelle est la situation financière exacte de Tilly Sabco Bretagne ? Quelles perspectives réelles de réembauche à court ou moyen terme pour les salariés licenciés ?

La direction de Tilly Sabco Bretagne, avait assuré à l'époque que le programme d'investissements pour la réorientation de l'activité de l'entreprise prendrait corps pour le mois de juillet 2015.

Or, aujourd'hui, on est toujours au point mort !

Les syndicalistes n'avaient pas tort ! Car aujourd'hui, Ballusson Pdg de Olmix et président du directoire de la SAS Tilly Sabco Bretagne, semble « aux abonnés absents ». A tel point qu'au sein de l'entreprise les actionnaires seraient à la recherche d'une nouvelle gouvernance. Les promesses de Ballusson sur des investissements qui devaient être réalisées pour l'été, n'ont donc pas été tenues. Selon nos informations, il manquerait quelques 2,5 millions d'euros pour réaliser les investissements nécessaires.

Bien entendu, cette situation est plus que préoccupante pour l'activité et le devenir des salariés, d'autant plus que le marché du poulet export est tendu actuellement en raison de la présence massive des entreprises brésiliennes sur le marché, ce qui a engendré une baisse des prix du poulet export, à moins de 100 dollars la tonne.

Ainsi, l'inertie de la direction met clairement en péril l'activité de l'entreprise, qui n'en avait vraiment pas besoin.

Les pouvoirs publics doivent agir sans attendre pour qu'il en aille différemment, et pour sa part la CCI de Morlaix qui est au capital de l'entreprise est mieux placée que quiconque pour agir dans ce sens.

Le PCF pays de Morlaix, le 3 octobre 2015

Tilly Sabco Bretagne: toujours en panne d'avenir (PCF pays de Morlaix)

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 05:36
De gauche à droite: Roger Héré, Serge Puil, Ismaël Dupont, Jean-Luc Le Calvez Alain David, Michèle Bourven

De gauche à droite: Roger Héré, Serge Puil, Ismaël Dupont, Jean-Luc Le Calvez Alain David, Michèle Bourven

Le PCF Morlaix distribuait un tract pour la campagne des Régionales et contre la politique économique du gouvernement ce samedi 4 octobre au marché de Morlaix

Voici le tract que nous avons distribué:

Élection régionale des 6 et 13 septembre: Ensemble reconstruire l'espoir!

A ces élections Régionales le Front de Gauche présentera, en région Bretagne, une liste de large rassemblement antilibéral et anti-austérité, liste qui sera conduite par Xavier COMPAIN (PCF) et Sylvie LARUE (ENSEMBLE !).

Nous vivons une véritable crise politique, sociale, culturelle, écologique, qui touche à la fois nos régions, la France, l'Europe, et qui met en cause les équilibres mondiaux des territoires.

Mais nous ne nous résignons pas à ce constat. Une ambition politique beaucoup plus forte s'avère de jour en jour plus nécessaire pour faire face aux défis qui se posent à nous.

Car l'aspiration au changement est grande. Des femmes et des hommes agissent tous les jours concrètement contre les conséquences d'un système qui les broie et menace la planète. Ils et elles se mobilisent pour sauver le climat, développer l'agriculture paysanne, reprendre leur entreprise en Scop, défendre les droits des salariés, produire de l'énergie renouvelable, développer les services publics, accueillir les migrants...

Pour donner force politique à ces engagements, nous voulons construire un projet commun avec toutes celles et ceux qui veulent promouvoir un nouveau modèle économique, écologique et social, nous voulons co-élaborer et porter collectivement des politiques publiques au service du bien commun contre les logiques de compétitivité, contre les logiques productivistes. A l'occasion des élections régionales de décembre prochain, nous avons une responsabilité: ces femmes et ces hommes, dans les organisations politiques, les collectifs, les associations, les syndicats, sont prêts à unir leurs forces, dans un paysage politique nettement droitisé, et à porter une vision commune de la justice sociale, et environnementale dans les territoires.

Nous voulons contribuer à créer des synergies entre tous les échelons de décision, développer les territoires de manière équilibrée et pour cela donner les moyens aux collectivités de mener à bien leurs projets. Il est temps de stopper le désengagement de l'État et en finir avec les réductions des dotations de fonctionnement, et les logiques d'austérité. Il est temps de dénoncer les Partenariats Publics Privés qui fleurissent dans notre région comme partout en France, dont l'objectif est de pomper les finances publiques au profit d'entreprises privées et d'actionnaires qui s'enrichissent sur notre dos comme c'est le cas pour le projet de centrale à gaz de Landivisiau.

Parce que nous sommes attachés aux services publics, outils essentiels de l'égalité, la région doit se fixer comme objectif leur développement dans tous les bassins de vie, à commencer par l'accès de tous les lycéens à un établissement public proche de leur domicile.

Pour permettre à tous de se déplacer, et répondre aux enjeux écologiques nous voulons privilégier les lignes ferroviaires de proximité plutôt que le tout TGV ou le développement d’aéroport comme celui de NDDL qui ne profitent qu'à une minorité et s'inscrivent dans une logique de compétitivité et de mise en concurrence des régions à l'échelle européenne.

Pour favoriser l'accès à une alimentation saine et équilibrée, il devient urgent de construire la souveraineté alimentaire de chaque pays, chaque région, et d'en finir avec un modèle agricole productiviste et exportateur, en agissant pour garantir aux agriculteurs un revenu digne du rôle qu'ils jouent dans la société.

Nous proposons une véritable nouvelle ambition agricole et écologique pour la Bretagne. Parce nous pensons que les salarié-e-s peuvent et doivent de plus en plus intervenir dans la gestion de leur entreprise, nous proposons de soutenir tous les projets de coopérative, et de conditionner les aides publiques à des contraintes fortes en matière d'égalité salariale, et de respect strict de critères sociaux et environnementaux.

Le Front de Gauche aurait souhaité, qu’en Bretagne comme dans d’autres régions de France (en région PCA par exemple), qu’EELV soit partie prenante de ce rassemblement. Les militants d’EELV n’ont pas souhaité malgré des négociations qui ont montré de nombreux points communs : nous le regrettons.

Nous continuerons à assumer tous les principes politiques qui nous animent : démocratiques, sociaux, écologiques.

Notre intention est de réaliser sur le terrain, chez les Bretons eux-mêmes, l'unité de la gauche sociale et écologiste.

  1. La démocratie au cœur de notre projet.

  2. Pour travailler mieux, privilégions la solidarité, la coopération, et l'égalité des droits

  3. Pour se former, se cultiver et s'émanciper, donnons la priorité aux services publics et aux initiatives citoyennes.

  4. Pour l’accès de toutes et tous à une alimentation saine, sortons du productivisme et privilégions l'agriculture paysanne et la pêche artisanale.

  5. Pour développer de manière équilibrée les territoires, sortons des logiques de métropolisation et de compétition mondialisée.

Nous voulons écarter le risque grandissant d'une victoire généralisée de la droite et de l'extrême-droite, dont les conséquences seraient désastreuses pour le pays et les politiques publiques en région. Nous voulons contribuer à l'élection de nouvelles majorités régionales porteuses de choix de gauche pour des politiques publiques sociales, solidaires, écologiques, résistant aux logiques d'austérité et les faisant concrètement reculer.

Il y a beaucoup à gagner pour tous dans cette bataille : des élus utiles aux populations, des mesures concrètes qui amélioreront la vie au quotidien, des forces supplémentaires pour reconstruire une alternative politique dans le pays. Alors la voix de celles et ceux qui veulent des actions publiques vraiment de gauche, protectrices, solidaires et écologiques, sera en situation d'être écoutée et respectée de tous.

MACRON et les fonctionnaires: le monde du travail encore attaqué!

Pas un mois sans que le ministre des finances, le banquier Macron ne fasse la démonstration qu'il ne comprend rien au monde réel : « Il faut des jeunes français qui aient envie de devenir milliardaires », « Le travail du dimanche, c'est plus de liberté », « Si j'étais chômeur, je n'attendrais pas tout de l'autre »… et maintenant « Le statut des fonctionnaires n'est plus adapté au monde tel qu'il va ».

Ces déclarations ne se font pas au hasard. Le gouvernement Valls, aux abois et coupé du peuple, braconne sur les terres de droite. Il utilise ces déclarations démagogiques et mensongères pour justifier sa politique, qui s'attaque aux droits des salariés du privé (le code du travail), comme ceux du public !

Les fonctionnaires font un bouc-émissaire de plus pour les populistes de tous poils, ceux qui pointent au gouvernement comme ceux de droite ou d'extrême droite. Pourtant, les salaires des agents publics sont gelés depuis 5 ans. Et on demande toujours plus aux hospitaliers, aux fonctionnaires de police, aux enseignants,… car ils sont le service public, celui qui protège et travaille au bien commun.

Prétendre, au nom de l'égalité, niveler par le bas les droits des salariés en s'attaquant au statut des fonctionnaires va-t-il solutionner un seul problème ? Quel bénéfice le pays, l'économie et les foyers français tireraient d'un tel recul ? Aucun, au contraire, c'est un pas de plus vers la précarité. Le gouvernement ferait mieux de s'attaquer aux vrais tabous, la fraude et l'évasion fiscale, le pouvoir de la finance...

Décidément, pour l'ex-banquier d'affaires chez Rotschild, devenu Ministre de l'économie et des finances par la divine volonté présidentielle, enfiler des clichés de droite est devenu une activité à temps plein. Et gare aux « illettrés » qui se rebelleraient devant ses poncifs.

Récemment, il s'en était pris une fois de plus aux 35 heures, devant un parterre de patrons béats d'admiration : « La gauche a cru que la France pourrait aller mieux en travaillant moins ». C'est beau comme du Sarkozy !

Loin d'être des « maladresses », ces déclarations témoignent de la feuille de route du gouvernement inspiratrice de la loi Macron :

  • oins de droits pour les salarié-es et déréglementation du travail (Travail le dimanche, prud'hommes cassés, inspection du travail diminuée.. )

  • Moins de services publics (privatisations, déréglementation des transports, marchandisation de la santé, encouragement de la vente de HLM au secteur privé..)

  • Moins de protection pour les locataires, moins de contrôle écologique pour les citoyens, moins de moyens pour les associations …

En somme, c'est la même politique réactionnaire que la droite. Macron casse les droits sociaux et graisse la patte aux actionnaires : des recettes éculées, ringardes.

Dernière attaque en date de Macron, la fonction publique.

Le statut des fonctionnaires est hérité de la loi « Le Pors » de 1983, du nom du ministre communiste Anicet Le Pors.

Elle fixe les grands principes de la fonction publique : égalité, responsabilité et indépendance du pouvoir politique. Ce statut est bien la garantie de la neutralité et de la continuité du service public, au service de l'intérêt général. Précariser les fonctionnaires, c'est précariser la puissance publique.

Au-delà, il n'y a pas de fatalité à ce que la garantie de l'emploi soit un régime d'exception réservé aux fonctionnaires. La sécurisation des parcours professionnels pourrait bénéficier également aux salariés du privé. C’est le sens des propositions des communistes et du Front de gauche avec la création d'une « sécurité sociale de l'emploi ».

Le PS feint de protester en demandant à Macron de cesser de réfléchir à haute voix. Assez de double langage, si le PS comme le gouvernement ne partageaient pas ses choix libéraux et de droite, ils sanctionneraient Emmanuel Macron en le suspendant de ses fonctions comme le demande Pierre Laurent, secrétaire national du PCF.

Dans les scrutins à venir comme dans le mouvement social et citoyen, le peuple aura l'occasion de dire ce qu'il veut, et de ce qu'il ne veut pas, les politiques libérales qu'elles soient menées par la droite ou l'actuel gouvernement socialiste.

Le PCF Morlaix distribuait un tract pour la campagne des Régionales et contre la politique économique du gouvernement ce samedi 4 octobre au marché de Morlaix

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4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 05:29

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU MOUVEMENT DE LA PAIX

Tir du missile nucléaire M51 : irresponsabilité et gabegie financière


Alors que se tient une assemblée générale des Nations Unies, c’est un bien mauvais message que la France adresse à la communauté internationale en procédant a un nouvel essai du missile M51. Ce missile d’une portée de 8000 kilomètres peut être porteur de 6 a 8 bombes atomiques ayant chacune sa trajectoire propre et une puissance individuelle de plus de 100 fois la puissance d’Hiroshima.

Alors que les trois-quarts des États représentés aux Nations Unies ont à plusieurs reprises exprimé leur souhait de la mise en place d’un traité d’interdiction des armes nucléaires face au danger de catastrophe humanitaire qu'elles représentent, que l’opinion publique en France est favorable à un processus de désarmement nucléaire, qu’un large front se constitue au plan mondial réunissant tant les églises, les élus, les syndicats etc. La France persiste dans sa violation du Traité de non prolifération.

Par une lettre du 9 septembre, nous demandions au Président de la République d’annoncer à la tribune de l’ONU que la France gelait la modernisation des armes atomiques françaises. En vain, le Président de la République persiste dans la voie de l’irresponsabilité que constitue cette violation du droit international et de la gabegie financière puisque ces modernisations coûtent de l’ordre de 4 milliards d’euros au budget de la France et qu’au même moment, le gouvernement demande une coupe de 3,5 milliards d’euros dans le budget de la santé. C'est pourquoi le Mouvement de la Paix condamne le tir du M 51.

Plus que jamais l’action de l’opinion publique est nécessaire est nécessaire pour obtenir un traité d'interdiction des armes nucléaires.

Communiqué de presse du mouvement de la Paix: Tir du missile M51: irresponsabilité et gabegie financière

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:24

Les affrontements récurrents sur l’esplanade des mosquées où les provocations des juifs religieux extrémistes qui rêvent de construire un nouveau temple et violent le statu quo de 1967 ont mis le feu aux poudres la semaine dernière. La réponse de Benyamin Netanyahou a été de déclarer la « guerre aux lanceurs de pierres » en autorisant les tirs à balles réelles.

Dans ce contexte, la mort de deux Palestiniens – dont une jeune femme tuée par balles par l'armée israélienne dans un check-point d’Hébron parce qu’elle « allait poignarder un soldat » (selon la version de l’armée qui a été remise en cause par Amnesty International) – ou encore l’agression par des soldats israéliens, vendredi dernier, de deux journalistes de l’AFP, jetés à terre, leurs appareils brisés, sont révélateurs d'une situation qui alimente le désespoir.

A Jérusalem et en Cisjordanie la tension est à l’extrême, au point que le président Mahmoud Abbas a alerté lors de son séjour en France sur les risques d'une troisième intifada. Alerte confirmée par un récent sondage effectué par le Centre palestinien pour la recherche politique et les études stratégiques, entre le 15 et le 19 septembre, qui indique que 57 % des Palestiniens soutiendraient une intifada, alors qu’ils n’étaient que 49 % au mois de juin. Dans ce même sondage, 65 % des Palestiniens estiment que la création d’un État palestinien « n’est plus possible », et ils sont même 51 % à se dire désormais « opposés » à la solution des deux États. Il faut certainement y voir la conséquence des échecs successifs des plans de paix, des trop maigres progrès de la diplomatie palestinienne et des mécontentements populaires à l'égard de l’Autorité palestinienne en Cisjordanie, ou vis-à-vis du Hamas à Gaza.

La France devait présenter à l'ONU un plan visant à résoudre dans les 18 mois le conflit israélo-palestinien pour « atteindre, à travers des négociations, une solution juste, durable et globale, et faute d'accord à l'issue de ce délai devait reconnaître officiellement l’État de Palestine ». Ce plan bien qu’insuffisant à nos yeux a malgré tout été retiré sous les pressions israéliennes et américaines alors que l'heure est à l’urgence d’une mobilisation internationale pour stopper ce qui est conçu par Tel Aviv comme une stratégie de pourrissement de la situation.

Samedi 10 octobre, nous pouvons faire entendre cette exigence à l'occasion d'une journée d’action nationale et décentralisée pour la reconnaissance de l’État palestinien.

Monsieur François Hollande, il n’est plus possible d’attendre !

Le vote des parlementaires de l’Assemblée Nationale et du Sénat de décembre 2014 pour la reconnaissance de l'Etat palestinien doit être respecté.

La reconnaissance de l’Etat palestinien, c’est maintenant !

Nous appelons tous les pacifistes à multiplier les initiatives pour cette journée du 10 octobre partout en France et à Paris, place de la République.

Palestine : Monsieur Hollande, il n'est plus possible d'attendre !

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:21
Ils n’ont pas honte ! Le Grand Journal 
 de Canal plus, 
qui a vanté 
le « discours 
de vérité » du front national, a été applaudi par les pontes de l’extrême droite.

Maïtena Biraben, la journaliste-¬animatrice du Grand Journal de Canal Plus, n’a visiblement pas mesuré la gravité de ses propos. Jeudi dernier, face à l’avocat Éric Dupont-Moretti, elle vantait un « discours de vérité » que tiendrait « le Front national » et dans lequel « les Français se reconnaissent ». Formation ¬politique qualifiée, au passage et faussement, de « premier parti de France ». Rien de moins. Des affirmations étayées par la reprise in ¬extenso d’argumentaires frontistes qui en ferait ¬bafouiller de joie son service communication. Et pompon sur le casque à pointe : cette ¬repoussante séquence arrive peu après l’invitation controversée de Robert Ménard, maire lepéniste de Béziers, gratifié par la même Maïtena Biraben de « pro de la com ».

Le lendemain, acculée à une explication de texte, l’animatrice a assuré, avec une certaine suffisance, qu’elle avait disserté « sur la forme, pas sur le fond », balayant toute forme de critiques. Un peu court. À tel point qu’elle nous ferait presque regretter Jean-Michel Aphatie, remercié par Canal Plus il y a peu.Cet indéboulonnable réac en chef (il officie désormais sur Europe 1) s’est d’ailleurs offert le plaisir d’épingler la prestation de celle qui lui a succédé au travers d’un billet de blog vachard. « En associant Front national et vérité, elle a tranché à sa manière une question qui taraude la société depuis des lustres. Outre son illégitimité, s’ajoute la violence de la manière. » De son côté, la bande des Collard, Le Pen et Philippot a applaudi des deux mains, prenant là une revanche historique sur la chaîne qui, jusqu’à sa reprise en main par Vincent Bolloré, se faisait un devoir de les étriller ; pitreries du bouffon Cyrille Eldin mises à part. « La caste perd la tête : lyncher une journaliste car elle pose des questions qui déplaisent aux chantres de la pensée unique », a ainsi dénoncé Florian Philippot. Le Grand Journal de Canal Plus applaudi par les caciques du FN. La chaîne cryptée qui a prospéré sur le foot et le porno réserve encore bien des surprises

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1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 09:16
La leçon des migrants de Calais

HUMANITE DIMANCHE

La chronique de Christophe Le Duigou (*)

COMMENT POUVAIT-ON PENSER QUE LA MONDIALISATION SE LIMITERAIT À L’ÉCONOMIE ET PAS À LA CIRCULATION DES PERSONNES ?

Confrontée au problème de l’immigration et des réfugiés, l’Europe peine à mettre en œuvre les mesures d’urgence qu’impose la situation, et se divise. Plus grave encore, derrière les discours compassionnels, elle se refuse à appréhender la nature nouvelle des flux migratoires.

La cause immédiate des mouvements de populations qui viennent de mobiliser l’opinion est connue : les guerres – qui se sont intensifiées dans de nombreuses régions du monde et, singulièrement, en Afghanistan, en Syrie, en Irak – ont déplacé 60 millions de personnes. Les pays occidentaux ne peuvent se dédouaner de leurs responsabilités dans les conséquences de nombre de ces conflits, dont ils sont partie prenante. Accueillir une partie de ces réfugiés qui frappent aux portes de l’Europe et qui représentent entre 0,1 % et 0,2 % de la population de l’Union ne devrait pas être un problème.

Mais peut-on continuer à s’abriter derrière l’interprétation étroite du droit d’asile, sur laquelle s’arcboute la France ? L’immigration est toujours liée aux mouvements structurels du capital à l’échelon du monde. Mais cette foisci, le phénomène prend une tout autre dimension, comme nous le montrent les migrants de Calais qui cherchent à s’installer en Angleterre. Ils nous font comprendre que la mondialisation a changé la donne. Ces hommes et ces femmes veulent être aussi libres de circuler que les marchandises dans lesquelles ils se cachent pour traverser la Manche ! Comment pouvait-on penser que la mondialisation se limiterait à ses aspects économiques et financiers sans s’accompagner de la circulation des personnes ? Par le passé, les entreprises cherchant de la main-d’œuvre à bas coûts organisaient les migrations vers la métropole. Aujourd’hui, les mêmes, visant des profits à court terme, préfèrent délocaliser leur production dans les pays émergents, sans souci de contribuer à un développement économique cohérent des pays où ils s’implantent, si bien qu’une partie de la population de ces pays, notamment la plus formée, n’y trouve pas sa place et regarde légitimement vers les pays donneurs d’ordre. Ce mouvement est entretenu par une politique de drainage de la main-d’œuvre qualifiée par les pays qui se présentent comme les pôles actifs de la mondialisation – la Californie, l’Afrique du Sud, la Grande-Bretagne, l’Australie et désormais l’Allemagne. Une fois de plus, la théorie économique est vérifiée. La croissance des flux économiques dans une logique sélective de marché, ignorant des droits humains, ne réduit pas l’importance des flux migratoires, mais gonfle au contraire ces derniers.

N’en déplaise à Mme Le Pen, qui réclame « la fin de l’immigration », c’est seulement sur la base d’une mobilité organisée dans le cadre de coopérations avec les pays du Sud que peuvent se concevoir les réponses efficaces à ce nouveau défi. À l’heure d’Internet et de la télévision par satellite, penser la France et l’Europe comme des forteresses dans lesquelles on vivrait entre soi, hors des grands courants d’échanges, n’a pas de sens.

La seule solution crédible et durable est de passer d’un schéma de mondialisation où domine la logique de la pure compétitivité et du chacun-pour-soi à une logique de développement solidaire avec les pays d’immigration. La France ne peut bien sûr pas accomplir cette tâche toute seule. Mais c’est le sujet qu’elle devrait placer en priorité de l’ordre du jour de la conférence internationale annoncée par François Hollande.

(*) Économiste et syndicaliste.

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