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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 05:20

Un joli montage de notre ami Pierre-Yvon Boisnard sur la fête du Viaduc 2019, le rassemblement syndical du 1er mai 2019 a Morlaix et une année de défense des droits des travailleurs, contre la réforme des retraites notamment, sur fond de "Ma France" de Jean Ferrat, superbe!!!

Et nous avons aussi un autre reportage - montage de Pierre-Yvon Boisnard sur la 54e Fête du Viaduc en 2018 place Allende à Morlaix.

Un grand merci à Pierre-Yvon!!!

 

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1 mai 2020 5 01 /05 /mai /2020 04:00
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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 17:20
Disparition. Denis Goldberg, une vie à lutter contre l’apartheid et pour la liberté de l’Afrique du Sud (Pierre Barbancey, 30 avril 2020)
Jeudi, 30 Avril, 2020 - L'Humanité
Disparition. Denis Goldberg, une vie à lutter contre l’apartheid et pour la liberté de l’Afrique du Sud

Militant communiste et de l’ANC, il était aux côtés de Nelson Mandela lors du procès de Rivonia et condamné à la prison à vie en 1963. Il s’est éteint mercredi soir au Cap. Il avait 87 ans.

 

Denis Goldberg venait d’avoir 87 ans. Il s’est éteint ce 29 avril, peu avant minuit, comme l’a annoncé sa famille sur son compte Facebook en inscrivant : « Sa vie a été bien vécue dans la lutte pour la liberté en Afrique du Sud. Il nous manquera ».

De parents, immigrants, juifs et communistes, Denis Goldberg a très vite appris ce qu’était l’injustice dans une Afrique du sud d’abord raciste puis franchement d’apartheid. Il milite dans des associations progressistes de jeunesse tout en poursuivant ses études d’ingénieur à l’Université du Cap, puis, recruté par l’avocat Braam Fischer, rejoint en 1957 le parti communiste alors interdit. Malgré les dangers, dès cette époque, il participe à différentes actions, notamment des distributions de tracts et la création du Congrès des Démocrates où se retrouvent les blancs opposés à apartheid.

En 1961, Nelson Mandela et Joe Slovo, secrétaire général du parti communiste sud africain, forment la branche armée du Congrès national africain (ANC) qui prendra le nom de Umkhonto we Sizwe (MK). En tant qu’ingénieur, donc capable de manier et de fabriquer des explosifs, Denis Goldberg est très vite contacté pour rejoindre les MK. Ce qu’il fera sans hésiter, d’autant que lui-même penche pour l’action armée depuis pas mal de temps déjà ! Il devient officier technique. Une période dont il se souvient dans une interview qu’il m’avait accordé en 2013 .

Alors qu’en août 1962 Nelson Mandela a été appréhendé par la police d’apartheid, grâce à l’aide de la CIA, les actions se poursuivent. Mais en juillet 1963, il est arrêté au siège clandestin du parti communiste, Lilies Farm, dans le quartier de Rivonia à Johannesburg. Avec lui, Walter Sisulu, Govan Mbeki, Ahmed Kathrada, Raymon Mhlaba, Elias Motsoaledi et Andrew Mlangeni (qui est maintenant le dernier survivant du groupe). Ils seront tous dans le box des accusés, aux côtés de Mandela, dans ce qu’on appelle le « procès de Rivonia ». Ils seront tous condamnés à quatre fois la prison à vie. Denis Goldberg, que Madiba appelait « the Boy », parce que « le plus jeune des accusés », est le seul blanc. Il est emprisonné à Pretoria alors que les autres sont emmenés sur l’île de Robben Island, ségrégation oblige ! Il ne sera libéré que 22 ans plus tard, en 1985. De 1985 à 1994, il est à Londres où il travaille pour la représentation de l’ANC. Puis, en 2002, de retour en Afrique du Sud, il devient conseiller de Ronnie Kasrils, alors ministre des eaux et des forêts.

Jusqu’à la fin, Denis Goldberg n’aura rien perdu de ses convictions politiques et humaines, toujours membre du parti communiste et de l’ANC. « Il était un « mensch », un être d’honneur de la plus haute intégrité qui rejetait les ambitions personnelles », a immédiatement réagi l’archevêque Desmond Tutu, prix Nobel de la paix. « Sa vie dédiée à l’Afrique du Sud et à son peuple était sans pareil. Avec son décès c’est comme si la nation avait perdu une partie de son âme ». Dans un long communiqué, le Parti communiste sud africain, salue « un géant est tombé », et veut s’assurer « que la société socialiste pour laquelle il a vécu et s’est battu, devienne une réalité ». Pour le président de l’Afrique du Sud et du Congrès national africain, Cyril Ramaphosa, Denis Goldberg était « un vrai patriote qui a sacrifié sa vie pour la liberté de notre peuple et dont les idées nous inspirent. »

Disparition. Denis Goldberg, une vie à lutter contre l’apartheid et pour la liberté de l’Afrique du Sud (Pierre Barbancey, 30 avril 2020)
Communiqué du Parti communiste sud-africain (SACP) - traduction Nico Maury

Hamba Kahle (adieu en zoulou) camarade Denis Goldberg.

Nous serons éternellement solidaires avec les travailleurs-travailleuses en souvenir de votre nom.

Le SACP abaisse sa bannière rouge et salue le camarade Denis Goldberg, piliers du Parti, de l' uMkhonto weSizwe ("fer de lance de la nation" - branche militaire du Congrès national africain d'Afrique du Sud et du Parti communiste), membre du SACP et de l'ANC, dirigeant de l'ANC et communiste jusqu'au bout de sa vie. Le camarade Denis Goldberg est décédé juste avant minuit, le 29 avril 2020 à l'âge de 87 ans. Le SACP est profondément attristée et a exprimé ses sincères condoléances à sa famille, à la fondation, à la classe ouvrière, aux camarades et amis, pour la grande perte rencontrée .

Son message au SACP, aux communistes et aux amoureux de la liberté du monde entier lors de son interview en février de cette année, nous a appelé à intensifier la solidarité avec les travailleurs-travailleuses et, à travers cette solidarité, à défendre les droits de ces derniers.

Nous avons appréciés la pertinence de ses luttes pour vaincre la pandémie de Covid-19 et pour garantir que les plus vulnérables de notre société soient à l'abri du virus, pour être en mesure de mettre de la nourriture sur la table et d'avoir un abri et de l'eau pour la vie. Le camarade Denis Goldberg en tant qu'ingénieur de formation a servi ce pays comme conseiller au ministère en charge de l'eau après son retour d'exil, de 2002 jusqu'à 2004. Il nous appartient de récupérer sa lance tombée et de nous assurer que le droit d'accès à l'eau propre et potable soit une réalité pour tous les Sud-Africain.e.s.

Le camarade Denis a été politisé enfant face à la montée du fascisme en Europe et suite aux événements de la guerre. Son engagement envers l'internationalisme n'a jamais faibli. Il a rejoint la Modern Youth Society alignée sur les socialistes en 1953 alors qu'il étudiait le génie civil à l'Université du Cap.

Le camarade Denis a été recruté au Parti communiste par le camarade Braam Fischer et a servi loyalement au sein du Parti tout au long de sa vie. Il était un membre actif du Parti clandestin dans les années 1950 et a joué un rôle actif dans la distribution du matériel du SACP au Cap, en utilisant son toit de voiture comme mécanisme de distribution pour les zones où les risques de distribution étaient connues. Telle est la créativité d'un ingénieur communiste!

En tant que membre du SACP, il a rejoint d'autres membres éminents pour former le Congrès des démocrates, la maison des militants du mouvement des congrès blancs dans les années 1950, et a fait partie de son exécutif. Pendant l'état d'urgence en 1960, Goldberg et sa mère ont été détenus pendant quatre mois. Il a donc été licencié, mais cela ne l'a pas dissuadé de sa contribution à notre révolution.

Le camarade Denis a rejoint le uMkhonto weSizwe en 1961 et a été officier technique. En juillet 1963, il a été arrêté au siège clandestin du SACP, Liliesleaf Farm. Décrit par camarade Nelson Mandela dans son autobiographie, Long Walk to Freedom, comme «le plus jeune des accusés», il a été inculpé dans le procès de Rivonia et condamné en 1964 à quatre peines de prison à perpétuité. En raison de la ségrégation raciale, il ne fut pas enfermé avec ses camarades à Robben Island, mais à la prison centrale de Pretoria. Le camarade Denis était un fervent partisan de l'abolition de l'apartheid pendant que d'autres étaient opprimés et exploités.

Fidèle au principe selon lequel l'apprentissage est une activité permanente, il a étudié en prison et a obtenu des diplômes en administration publique, en histoire et géographie, et en bibliothéconomie. Goldberg avait presque terminé ses études de droit à sa sortie de prison, après avoir purgé 22 ans. En 1985, il part en exil à Londres pour rejoindre sa famille.

À Londres, il a repris son travail à l'ANC dans son bureau de Londres de 1985 à 1994. Il a été porte-parole de l'ANC et l'a également représenté au Comité anti-apartheid des Nations Unies. Il a été reconnu internationalement pour son travail contre l'apartheid.

Le camarade Denis Goldberg est retourné en Afrique du Sud en 2002 et a été nommé conseiller spécial de Ronnie Kasrils, alors ministre des Affaires hydrauliques et forestières, jusqu'en 2004. Ces dernières années, le camarade Denis a lutté contre la maladie avec le même esprit indomptable qu'il a combattu contre l'apartheid et capitalisme. Il est resté un activiste jusqu'à son dernier souffle, avec de merveilleux plans de développement communautaire dans sa région natale de Hout Bay, qui en son honneur doivent être maintenus et développés.

Un géant est tombé.

Un révolutionnaire a respiré son dernier souffle.

Alors que nous saluons notre camarade décédé et exprimons nos condoléances à sa famille et à ses camarades, veillons à ce que la société socialiste pour laquelle il a vécu et combattu devienne une réalité.
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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 16:24
Le PCF lance un appel à toutes les forces de progrès, syndicats, parents d'élèves, mouvements pédagogiques, lycéens, élus...

Le PCF lance un appel à toutes les forces de progrès, syndicats, parents d'élèves, mouvements pédagogiques, lycéens, élus...

Macron et Philippe maintiennent l'anxiété sur la réouverture des établissements, en renvoyant à chacun le choix ou l'obligation de scolariser les enfants. L'école garderie pour une partie seulement des élèves en primaire et en collège. « Plus tard » pour lycée et université. Le tout sans condition réelle de sécurité sanitaire et sans moyens financiers à la hauteur des besoins.

Quel but poursuivent -ils au fond ?

Pendant qu'ils attire l'attention sur la date du 11 mai, que nous n'aurions qu'à accepter ou refuser, ils imposent discrètement leurs réels objectifs.Le gouvernement fait comme si la date de reprise ne laissait le choix qu'entre reprendre le 11 mai ou « attendre » septembre. Soyons clairs : si l’on laisse faire le gouvernement, la situation sera la même en septembre. Faute de vaccin, la situation de la crise sanitaire sera la même qu'aujourd'hui probablement pendant un an, et les conditions d'étude dans les établissements seront les mêmes si les moyens ne sont pas engagés dès aujourd'hui. Le gouvernement ne fera rien pour créer les conditions sanitaires et pédagogiques d'une reprise de l'école avec le plus de sécurité possible : avec cette crise historique, durable, c'est pour lui l'occasion de nous mettre devant le fait accompli, en « laissant le choix ». Ceux qui sont les plus éloignés de la culture scolaire et sans emploi sont poussés à garder leurs enfants, et donc à les déscolariser longuement. Ceux qui n'ont pas le choix pour gagner leur salaire exposeront les leurs pour une école au rabais. Ce qui va inviter les familles qui le peuvent à garder leurs enfants à la maison en en la remplaçant par des officines privées de téléformation.

Si nous nous contentons de repousser l'échéance à septembre sans réorienter les conditions, alors Macron et Philippe auront gagné la fin de la scolarité unique, en divisant les intérêts des familles selon leurs classes sociales.

Tel est leur plan : profiter de la crise pour concrétiser ce qui s'est déjà passé pour d'autres services publics nationaux, réduits au minimum, ouvrir totalement le marché de l'éducation au privé.

Le système scolaire actuel était tiraillé entre une logique de sélection sociale et une logique de démocratisation des études. La droite, le patronat, et les macronistes veulent porter l'estocade et renoncer à la démocratisation. Comme la Sécurité sociales, les hôpitaux, les retraites, le droit du travail, La Poste, les grands services publics : le patronat n'en veut plus. Certains ont déjà été détruits. Le service public d'éducation résistait.

L'heure et grave, et appelle des réponses urgentes

Si nous ne faisons pas dérailler leur plan avant l'été, les conditions de la rentrée de septembre nous imposeront une école inégale selon les classes sociales, et les solution du chacun pour soi. Un an à ce rythme et chacun aura pris des habitudes.

NE LAISSONS PAS FAIRE

Le PCF est de ceux qui portent une ambition éducative

Dans ce grand désordre idéologique, nous pensons que qu'il faut imaginer et construire au contraire un meilleur service public d'éducation nationale. C'est dans ces moments de crise que peuvent surgir des rassemblements pour aller de l'avant. Car la situation accroît l'opposition entre les logiques antérieures :sélection sociale pour l'école du capitalisme contre démocratisation pour l'école de l'égalité et de l'émancipation humaine. La situation montre de façon accrue le besoin de lutter contre les inégalités scolaires et de démocratiser l'accès aux études et l'appropriation par tous des savoirs pour mieux comprendre le monde. Notre pays a besoin de davantage de chercheurs, de médecins, mais aussi d'ingénieurs, d'ouvriers et d'employés bien formés pour relocaliser notre industrie.

Pour nous communistes, l'émancipation de tous les individus et l'émancipation collective sont indispensable pour faire face aux défis de notre siècle.

L'école doit être fondée sur plusieurs grands principes

D'abord celui de l'égalité. C'est pour cette raison que seul un service public national est garant de l''accès de tous et toutes à l'ensemble du cursus scolaire ; en corollaire, la gratuité est la condition de l'égalité. Nous affirmons, par ailleurs, une visée humaniste fondamentale : les dons n'existent pas et de fait, tous les élèves sont capables d'acquérir un haut niveau de formation et de culture au cours de leur scolarité. Enfin, nous disons que le modèle qui fonde le système éducatif doit être celui de l'élève qui n'a que l'école pour apprendre.

Pour être possible, cela implique des conditions sanitaires pour la situation d'urgence, mais aussi économiques, pédagogiques, de formation utile aux enseignants pour la démocratisation scolaire. Ces conditions sont à définir très vite pour permettre la réouverture avec le plus de sécurité possible. Et, en fonction de ces conditions, il faut que ce soit le plus tôt possible, car beaucoup d'enfants auront passé des mois sans apprentissage scolaire, ce qui va poser de grandes difficultés pour reprendre une activité d'études.

Le PCF, en cette période de crise historique, met en débat un plan d'urgence

Pour l'immédiat, pour que les établissements rouvrent au plus vite dans les conditions nécessaires, pour tous les élèves. Et un plan de décisions politiques à moyen et long terme pour répondre aux besoins de formation d'un pays comme le nôtre.

Ce plan a la forme d'un document que nous transmettons aux organisations, associations, élus, citoyens. Des idées circulent, mettons-les en commun. Rencontrons-nous. Confrontons nos idées, et peut-être nos divergences. Mais ne laissons pas faire. Inventons une sortie de progrès social. Portons une alternative au projet destructeur de Macron. Soyons ambitieux : si le système financier est capable de dégager des milliards pour sauver les profits des actionnaires, ces moyens peuvent être réorientés vers les services publics.

 
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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 09:02
Parti communiste - 1er mai : confiné.e.s, mobilisé.e.s et en colère !  Déclaration du PCF Finistère- 29 avril 2020
Parti communiste - 1er mai : confiné.e.s, mobilisé.e.s et en colère !

Déclaration du PCF Finistère- 29 avril 2020

Nous allons vivre un 1er mai inédit, avec l'impossibilité d'organiser les manifestations et rassemblements syndicaux et politiques (les fêtes du parti communiste à Brest et Morlaix). Les 900 adhérents de notre parti dans le Finistère et ses sympathisants étaient évidemment très impliqués dans les initiatives de cette journée et le seront encore, sous une autre forme, cette année.  

Cette journée est, rappelons-le, avant d'être un férié, d'abord une journée de grève et de mobilisation, pour les droits sociaux et politiques des travailleuses et travailleurs, pour la limitation de la durée du travail et un meilleur partage des richesses. En France, la mystification de la « fête du Travail » sous Pétain est redevenu le jour férié de défense des droits des travailleurs en 1947, alors que le ministre du travail communiste était Ambroise Croizat, l'initiateur de la Sécurité Sociale et du système de retraite par répartition.

Même confiné.e.s, nous pouvons être actifs et actives, utiles à nos idées de justice sociale. Le 1er mai, contre Macron et son monde, celui du capitalisme, faisons-nous entendre sur les réseaux sociaux et à nos fenêtres avec nos revendications, nos colères, nos propositions !

Le covid-19 n’est pas, comme beaucoup voudraient nous le faire croire, le déclencheur de tous les maux auxquels nous sommes confrontés actuellement et que nous devrions subir demain, il n’en est que le révélateur. Si le nombre de malades et de morts a été si grand en France, et la crise si compliquée à gérer, c'est en grande partie la responsabilité d'un libéralisme économique aveugle qui a fragilisé les hôpitaux, les EHPAD, empêché la construction d'une réponse de santé publique organisée, rationnelle, efficace, avec des tests, des médicaments, du matériel de soins et de protection adaptés, une transparence et une cohérence de la politique de l’État.  

Il ne fait que mettre en exergue les inégalités et l’importance des professions très féminisées et pour cela socialement et économiquement injustement dévalorisées : infirmières (87 % de femmes) et aides-soignantes (91 % de femmes), mais aussi des aides à domicile et des aides ménagères (97 % de femmes), des agentes d’entretien (73 % de femmes), des caissières et des vendeuses (76 % de femmes).

Les néo-libéraux au pouvoir en France et dans la plupart des pays voudront faire payer l'ardoise de la crise économique liée au Covid-19 aux travailleurs et aux travailleuses, à ceux et celles là-même qui ont été en première ligne pendant la crise du Covid-19 et qui ont été fragilisé.e.s par des décennies de casse des services publics, de la Sécu, des droits sociaux.

Lucides sur la « statégie du choc » des capitalistes pour continuer à imposer leur agenda par un discours de sacrifices nécessaires liés à la crise et à une « économie de guerre », nous ne voulons pas pour autant revenir au « monde d'avant », qui est le monde d'injustices intolérables d'aujourd'hui!

8 milliardaires qui détiennent autant de patrimoine que 3,6 milliards de femmes et d'hommes, des millions de pauvres dans la cinquième puissance mondiale, la France, des milliards de dividendes versés aux actionnaires en échange de la pression grandissante exercée sur les salarié.e.s, les salaires, la démocratie et le mouvement social muselés, ça ne peut plus durer !

La Sociale, la lutte des classes, le combat international pour la défense des travailleurs sont toujours à l'ordre du jour!

Le plan de déconfinement  annoncé le 28 avril par le premier ministre, sans consultation et construction démocratique préalable, et voté dans la foulée, juste après avoir été découvert par les parlementaires, avec la majorité étriquée constituée par les seules voix des groupes LREM et Modem est à la fois flou et dangereux.

Il ne comporte aucune mesure forte sur les moyens financiers à mobiliser: lutte contre l'évasion fiscale, rétablissement de l'ISF, taxation des revenus financiers. Alors que le nombre de personnes en-dessous du seuil de pauvreté dans notre pays pourrait augmenter de 9 millions à 12 ou 13 millions dans ce contexte de crise du Covid-19, qui voit le retour intolérable de la faim, le plan du gouvernement ne comprend aucun plan de lutte contre la pauvreté.

Dans une sorte de fausse décentralisation imposée par l'incompétence, l’État se défausse sur les mairies, les collectivités, les entreprises, les associations, les écoles, d'une grande partie des responsabilités qu'il n'assume plus, en termes de santé publique, de normes et de moyens d'une reprise d'activité dans des conditions minimales de sécurité.

C'est le grand flou sur l'accès aux tests, aux masques, sur les conditions effectives de la reprise de la scolarité. L'école "facultative" et « à la carte » met les parents, les enseignants et les communes et collectivités de référence devant des responsabilités difficiles à assumer sur le retour ou non de leurs enfants à l'école, alors qu'ils ne connaissent toujours pas les conditions effectives qui seront celles de la reprise après le 11 mai, ni le rôle qu'y jouera l'Etat.

L'exécutif étale ses défaillances dans tous les domaines tout en continuant à avancer sur son agenda de restriction des libertés publiques (prolongation de l'état d'urgence sanitaire jusqu'à mi-juillet) et de maintien dans le temps des dispositifs dérogatoires au droit social.

Les Français sont nombreux à ne pas faire confiance à ce gouvernement pour gérer la crise et ils ont raison.

Le PCF a porté des propositions précises à l'exécutif par la voix de ses députés :

- Le rétablissement de l'ISF, un grand plan de lutte contre l'évasion fiscale et le refus d'aider des grosses entreprises qui déclarent leurs bénéfices dans des paradis fiscaux.

- Le blocage des prix : produits de première nécessité en grande distribution, eau, électricité, gaz, télécommunications et assurances.

- Une loi de finance rectificative pour soutenir financièrement les collectivités qui sont en première ligne dans la gestion de la crise du Covid-19

- Un grand plan de lutte contre la pauvreté (gel des loyers, aides aux organismes HLM, aux associations de solidarité, aide directe aux familles les plus démunies, aux étudiants salariés précaires, soutien au PME en difficulté et aux auto-entrepreneurs).

- Un chômage partiel financé à 100 % de la rémunération, l'abandon de la réforme de l'assurance chômage, le maintien des droits et des allocations des chômeurs, l'abrogation de la réforme des retraites. L'augmentation du SMIC et des minima sociaux.

- Un plan massif d'embauches à l'hôpital et les EHPAD et la revalorisation des métiers, la mise en chantier d'une loi de santé publique et l'annulation de la dette des hôpitaux.


La crise sanitaire conduit à l'interdiction de la vente du muguet et des des fêtes du Parti communiste qui permettent, en plus d'être de beaux moments festifs de fraternité, de débats politiques, de financer une partie de l'activité politique. 

Pour tenter de compenser en partie cette perte financière le Parti communiste a donc réalisé un visuel symbolique, un brin de muguet virtuel, associé à une souscription.

Cette souscription est ouverte entre le 1er mai et le 11 mai.

https://www.pcf.fr/le_muguet_du_1er_mai.

Pour une participation à la souscription et un paiement par chèque, libellez le chèque à l'ordre de l'ADF PCF 29, et indiquez l'adresse de la fédération: PCF Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 Brest.

Le PCF Finistère.

A Brest, le 29 avril 2020,

Parti communiste - 1er mai : confiné.e.s, mobilisé.e.s et en colère !  Déclaration du PCF Finistère- 29 avril 2020
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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 09:02
Alain Signor (deuxième homme en partant de la droite) avec Pierre Le Rose (caché derrière la première bigoudène), Rol-Tanguy et Paul Le Gall et des résistantes du Pays Bigouden à une fête de la Bretagne dans les années 50. Corentine Tanniou Dornic est la bigoudène située au centre, une courageuse résistante du pays bigouden (4ème portrait des 100 ans d'engagements communistes en Finistère)

Alain Signor (deuxième homme en partant de la droite) avec Pierre Le Rose (caché derrière la première bigoudène), Rol-Tanguy et Paul Le Gall et des résistantes du Pays Bigouden à une fête de la Bretagne dans les années 50. Corentine Tanniou Dornic est la bigoudène située au centre, une courageuse résistante du pays bigouden (4ème portrait des 100 ans d'engagements communistes en Finistère)

Corentine Tanniou Dornic est la bigoudène située au centre, elle est entourée de Rol Tanguy (chef FFI qui a libéré Paris, ancien métalo né à Morlaix, ancien des Brigades Internationales), Paul Le Gall (futur secrétaire départemental du PCF Finistère Sud), Alain Signor, responsable communiste depuis l’avant guerre, résistant, député à la Libération, et Pierre Le Rose (archives Pierre Le Rose)

Corentine Tanniou Dornic est la bigoudène située au centre, elle est entourée de Rol Tanguy (chef FFI qui a libéré Paris, ancien métalo né à Morlaix, ancien des Brigades Internationales), Paul Le Gall (futur secrétaire départemental du PCF Finistère Sud), Alain Signor, responsable communiste depuis l’avant guerre, résistant, député à la Libération, et Pierre Le Rose (archives Pierre Le Rose)

Alain Signor (photo officielle du député communiste)

Alain Signor (photo officielle du député communiste)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère:

85/ Alain Signor (1905-1970)

Devoir de mémoire. Au nom de son père, Alain Signor, député communiste du Finistère à la Libération (Le Télégramme, 25 juillet 2019)

En juillet 2019, à 89 ans, la fille du député communiste du Finistère et cadre de la Résistance Alain Signor, Elise Foliot, membre du PCF Pays Bigouden, témoignait dans le Télégramme (article de Delphine Tanguy, 25 juillet 2019):

"Une rue de Pont-l’Abbé porte son nom. « Ce n’est pas lui qui l’a demandé. C’était après sa mort », s’empresse de préciser Élise Foliot, sa fille, qui souhaite raviver le souvenir de son père, un homme intègre, trop tôt disparu à l‘âge de 65 ans. C’était un homme très simple qui a passé une grande partie de sa vie à Pont-l’Abbé où il est né et qui a fait deux mandats de député », expose cette dernière qui tient à effectuer ce devoir de mémoire avant d’elle-même disparaître. « Il était instituteur et il a été arrêté dans sa classe, devant ses élèves, par la police pétainiste, avant que les Allemands n’arrivent, puis interné à l’île d’Yeu. N’avait-il pas le droit d’avoir ses idées comme tout un chacun ? », s’interroge encore aujourd’hui la vieille dame à propos de ce père qui a créé une section des jeunes communistes en 1924 à Pont-l’Abbé et a adhéré au PCF en 1927. Depuis l’âge de 20 ans, il était communiste et nous, sa femme et ses quatre filles, on a dû se cacher. se souvient Élise. Révoqué de son poste d’instituteur par le régime de Vichy le 28 octobre 1940, il rejoint les rangs de la Résistance en zone sud après s’être évadé du camp de Saint-Augeau, dans le Cantal. « Nous étions seules, ma petite mère et ses quatre filles. Il a bien fallu qu’on nous accueille quelque part. La résistance était déjà organisée et s’est occupée de nous trouver une famille, ma sœur aînée et moi, à Plougonvelin, dans une ferme. En Bretagne il y avait des gens vraiment bien, raconte Élise avec émotion. J’avais 10-11 ans et pendant une année, on n’est pas allé à l’école. Une fois les vacances finies, on faisait attention de ne pas faire de bruit pour que les gens ne posent pas de question sur notre présence. Il y avait de la délation », complète celle-ci qui avait 15 ans à la Libération et sa sœur Monique 17 ans. Sa mère s’était quant à elle réfugiée avec les deux plus jeunes chez sa sœur dans le 14e arrondissement de Paris.  Il a repris ses fonctions d’instituteur après la guerre, à Issy-les-Moulineaux puis à Brest, et il a enseigné jusqu’à sa retraite. C’est à ce moment-là qu’il a commencé à écrire sur son Pays bigouden qu’il adorait avant tout », raconte encore Élise à propos de son père qui est l’auteur d’un livre sur la révolution à Pont-l’Abbé. Elle se souvient également de son séjour en URSS, accompagné de sa femme. « C’est ma grand-mère bigoudène qui est venue s’occuper des quatre filles à Issy-les-Moulineaux ». Une grand-mère qui tenait un commerce de bières, boissons gazeuses et confiserie au n° 5 de la rue Lamartine à Pont-l’Abbé avec son fils Pierre. « Il est resté six mois là-bas et il a vu des choses qu’il n’aurait pas dû voir mais il ne pouvait pas rester sans parler », ajoute Élise. Il séjourna à Moscou de septembre 1945 à mars 1946 comme correspondant de l’Humanité et représentant du PCF et milita après son retour en France au sein de l’association France URSS. Le 10 novembre 1946, Alain Signor fut élu député du Finistère en troisième position sur la liste « d’Union républicaine et résistante », avec Pierre Hervé et Gaby Paul. Lors de ses mandats, il fut membre des commissions de l’agriculture (1946-1947), de l’Éducation nationale (1949-1951), et surtout de la Marine marchande et des pêches (1946-1951). À la Chambre, il fut très actif : défense des agriculteurs, des pêcheurs, des normaliens et des écoles normales dont il devint le spécialiste, tout en protestant contre la guerre d’Indochine » détaille le site internet « Guerre et résistance en Pays bigouden » créé en 2016 par trois enseignants à la retraite dont Jean Kervision, ancien instituteur qui a connu la rafle du 12 août 1944. "

Notice du Maitron par Christian Bougeard et Jacques Girault sur Alain Signor:

Pour citer cet article : http://maitron-en-ligne.univ-paris1.fr/spip.php?article131174,

Né le 28 septembre 1905 à Pont-l’Abbé (Finistère), mort le 6 février 1970 à Menton (Alpes-Maritimes) ; instituteur ; membre du comité central du PCF ; député communiste du Finistère (1946-1955).

Le nom de Le Signor fut annulé par décision de justice et transformé en Signor en 1949. Les parents d’Alain Le Signor, domestiques de ferme, vinrent à Pont-l’Abbé après leur mariage en 1903 et travaillèrent comme manœuvre. Le père mourut en 1911 et la mère exploita un commerce de bière, boissons gazeuses et confiserie qui employait en 1933 un frère d’Alain, son beau-frère et deux employés. Le Signor, élève du cours complémentaire de Pont-l’Abbé, entra à l’École normale d’instituteurs de Quimper (promotion 1921-1924) et obtint le brevet supérieur. Il enseigna en pays bigouden (Plomeur puis Plobannalec-Lesconil) jusqu’en 1940. En janvier 1924, il adhéra au syndicat des membres de l’Enseignement (CGTU) dans lequel l’influence de militants anarcho-syndicalistes comme Josette Cornec et Jean Cornec était forte. Il fut le secrétaire adjoint de la section départementale du syndicat « unitaire » de 1930 à la fusion dans le Syndicat national des instituteurs en 1936.

Après son service militaire effectué comme soldat de 2e classe au 106e régiment d’Infanterie de Châlons-sur-Marne de 1925 à 1927, Le Signor épousa le 4 décembre 1927 à Pont-L’Abbé, Yvonne Guillaumat, qui, née de père inconnu, abandonnée par sa mère, fut élevée par Charles Le Signor, un simple homonyme, un maçon qui militait avant la guerre à la SFIO, fut secrétaire du syndicat du bâtiment de Pont-l’Abbé en 1913-1914 puis resta fidèle lecteur de l’Humanité après la guerre. Ouvrière brodeuse puis ménagère à partir de 1927, elle était présentée par son mari comme sympathisante communiste « mais son attachement au foyer est encore plus grand. » Après la guerre, sans profession, elle adhéra au Parti communiste français. Le couple eut cinq enfants.

Le Signor fonda une section des Jeunesses communistes à Pont-l’Abbé en septembre 1924. Secrétaire de la Xe Entente des Jeunesses communistes, il adhéra au Parti communiste le 12 mai 1927, ce qui en fit en 1953 l’un des deux plus vieux adhérents de la direction fédérale du Finistère avec Pierre Salaün (adhérent depuis 1925), ouvrier papetier, maire de Scaër après 1945.

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun

Secrétaire du rayon communiste de Pont-l’Abbé de 1927 à 1939, il devint membre du comité de la région communiste de Bretagne en 1930, secrétaire du comité départemental, responsabilité étendue au secrétariat de la région bretonne Finistère-Morbihan lors de sa création en juin 1934. Placé à la tête des délégations bretonnes en 1936 au congrès de Villeurbanne, en décembre 1937 au congrès d’Arles où il défendit la politique de la « main tendue », il fut élu membre suppléant du comité central. Depuis 1935, lors de sa recréation, il dirigeait le journal hebdomadaire régional La Bretagne ouvrière, paysanne et maritime. Candidat aux élections législatives d’avril 1936 dans la troisième circonscription de Quimper, il obtint 15,5 % des voix et se désista pour le député sortant radical-socialiste Albert Le Bail, favorable au Front populaire. Dans ce fief électoral des Le Bail, père et fils, la percée communiste, notamment dans les ports de pêche, n’était pas négligeable.

Non mobilisable pour des raisons de santé (ancien tuberculeux, difficultés cardiaques) en septembre 1939, inscrit au carnet B depuis 1927, Le Signor fut astreint à résidence forcée dans l’arrondissement de Quimper au 1er octobre 1939. Puis il reprit son travail en octobre 1939. Selon Eugène Kerbaul, il contribua à la mise en place des premières structures clandestines du Parti dans le Sud-Finistère. Le 17 septembre, son domicile avait déjà été perquisitionné. Il fut suspendu de ses fonctions par décision préfectorale du 18 novembre 1939 qui, sans doute, ne reçut pas d’application. Selon ses Souvenirs d’un militant, il subit en janvier 1940 de nombreuses pressions de l’inspecteur d’Académie et de la police : demande de condamnation de l’URSS et du pacte germano-soviétique. La suspension de son poste d’instituteur en février fut suivie d’une nouvelle perquisition policière le 13 mars 1940. La police cherchait à éliminer les cadres qui tentaient de réorganiser les communistes. Arrêté le 25 mars. interné à l’île d’Yeu puis, à la fin d’avril 1940, au camp de Saint-Angeau près de Riom-ès-Montagne (Cantal), il s’évada de ce dernier, le 15 septembre 1940. Révoqué le 28 octobre 1940 avec deux autres instituteurs du Finistère, Jean Cornec et Charles Drapier, il participa dès lors à la Résistance en zone sud.

Responsable régional à Grenoble (Isère) en 1941, au début 1941, il prit la direction clandestine du Parti communiste dans la région marseillaise, remplaçant Caresmel. Après l’arrestation de Barthel (Jean Chaintron) en mars 1941, envoyé à Lyon, il devint instructeur du comité central, puis membre de la délégation du comité central en zone Sud jusqu’à l’été 1944 du triangle de direction avec Léon Mauvais et Hubert Ruffe. Il participa à la préparation des grèves, à l’organisation paysanne dans les villages, la constitution de comités de défense et d’action paysanne, à la préparation de l’insurrection à Marseille en juillet-août 1944. 

Dans ses professions de foi, il écrivait que ses « services dans la Résistance étaient homologués du 1er septembre 1940 au 1er septembre 1944 avec le grade de lieutenant-colonel » et se présentait comme un grand invalide de la Résistance.



En novembre 1944, Alain Le Signor revint dans le Finistère où il joua un rôle important dans la mise en place de la nouvelle direction d’une fédération en plein essor, s’occupant de la sélection et de la formation des cadres. En mars 1945, il était membre du secrétariat du PCF du Finistère et fit de Gabriel Paul le secrétaire fédéral qui devint député en septembre 1945. Il fut lui-même élu au comité central lors du congrès de 1945 et occupa des responsabilités dans la section idéologique, dans la section de propagande. Il fut aussi nommé à la direction des Cahiers du Communisme où ses choix sur le contenu des articles furent parfois critiqués. Il séjourna à Moscou (septembre 1945 – mars 1946) comme correspondant de l’Humanité et représentant du PCF. Il milita après son retour en France à l’association France-URSS. Reconduit comme membre du comité central par le congrès de 1947, il fit partie d’une délégation du comité central dans les Antilles françaises (septembre-octobre 1947).

Le 10 novembre 1946, Alain Signor fut élu député du Finistère en troisième position sur la liste « d’union républicaine et résistante », avec Pierre Hervé et Gaby Paul, la liste communiste recueillant 27,84 % des suffrages (plus 10 000 voix depuis juin 1946) et 3 sièges sur 10.

Pierre Le Rose, Lettre à Pierre Crépel datée du 16 octobre 1985:

"Dans des élections législatives à la proportionnelle, le Parti Communiste recueillait 70 000 voix en novembre 1945 (2 députés), 80 000 voix en mars 1946 (2 députés), 105 800 voix en novembre 1946 (3 députés sur 10 députés finistériens). La part de la jeunesse et des femmes fut considérable dans cette période. Nous avions la première femme maire (Kernevel), des adjointes. Notre Parti faisait le plus confiance aux jeunes (Gabriel Paul, député et secrétaire fédéral à 26 ans), Marie Lambert, députée et secrétaire fédérale à 33 ans (idem dans les Côtes d'Armor avec Hélène Le Jeune). On retrouve des jeunes de nos fédérations bretonnes également à Ouest-Matin (sur Rennes comme correspondants).

L'audience du Parti était très grande dans le Finistère à la Libération. On évaluait les adhérents à 10 000 ou 12 000. Les cartes étaient placées aux réunions publiques au lendemain de la libération. L'organisation ne suivait pas. Mais dans les localités importantes (Brest, Morlaix, Quimper, Douarnenez, Concarneau), les cellules avaient des Bureaux et des activités réelles. Le premier pointage réel que j'ai pu faire en Avril 47 (je venais d'avoir la responsabilité de l'organisation fédérale) faisait apparaître plus de 7000 adhérents. Nous avons vu jusqu'à 12 000 personnes à nos fêtes fédérales (fête de la Bretagne, notre journal, avec Marcel Cachin; 40 000 personnes à Brest sur le cours d'Ajot avec Maurice Thorez le 6 juillet 1947). Parallèlement, les JC (44-45) puis l'UJRF (à partir d'avril 45) comptaient entre 9 et 10 000 adhérents (jeunes venus des FTP, jeunes filles très nombreuses). Les jeunes prenaient leurs responsabilités pour organiser les activités ( 400 Jeunes Communistes à Quimper, 200 à Concarneau, mêmes chiffre à Douarnenez; organisations existant dans les localités rurales du Centre Finistère, Riec sur Belon, etc...). Les meetings des JC rassemblaient autant et parfois plus d'auditeurs que le Parti. Ce sont les JC (garçons et filles) qui ont vite fourni les cadres du Parti (peut-être au détriment de l'organisation des jeunes)."

L'audience du Parti Communiste à la libération dans le Finistère

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

Durant la campagne, Signor s’était signalé par son antisocialisme. En tête de la liste communiste, il fut réélu le 17 juin 1951, ainsi que Paul (20,93 % des suffrages). Lors de ses mandats, il fut membre des commissions de l’agriculture (1946-1947), de l’Éducation nationale (1949-1951), et surtout de la Marine marchande et des pêches (1946-1951). A la Chambre, il fut très actif : défense des agriculteurs, des pêcheurs, des normaliens et des écoles normales dont il devint le spécialiste, tout en protestant contre la guerre d’Indochine.

Lors de la conférence fédérale de février 1949, présidée par Jeannette Vernmeersch,  une véritable « purge » frappa le comité fédéral : 24 nouveaux membres y entrèrent avec la promotion de Daniel Trellu, ancien chef départemental des FTP, comme secrétaire fédéral. Cette mesure résultait de la crise politique de la fédération du PCF du Finistère en 1948-1949, marquée notamment par la démission de Pierre Hervé de son siège de député le 15 juin 1948.

Bien qu’ayant quitté le comité central, Signor, dans le Finistère, participa à la reprise en main et au durcissement de la ligne du parti et de la CGT. Selon les Renseignements généraux, la direction Trellu-Signor fut chargée d’écarter les militants considérés comme « titistes, déviationnistes ou mous ». En mars 1949, ils présentaient Signor comme « très autoritaire et sectaire ». Les autocritiques, les mises à l’écart de cadres et les exclusions se succédèrent.

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 1/ Daniel Trellu (1919-1998

Signor fit partie des 26 membres (15 titulaires et 11 suppléants) écartés lors du XIIe Congrès du PCF en avril 1949. Ses liens avec Charles Tillon inquiétaient la direction du PCF.

Au printemps 1950, une série de grèves violentes secoua le Finistère. Le 14 avril, une manifestation de femmes de l’Union des femmes françaises à Brest se solda par l’arrestation de la députée communiste Marie Lambert et de deux cadres du Parti.

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

En effet, du 17 mars au 24 avril 1950, une longue grève des ouvriers du bâtiment brestois, organisée par un comité intersyndical CGT-FO-CFTC et soutenue par les ouvriers de l’arsenal, les traminots, les cheminots, les dockers et les agents de la Sécurité sociale, se termina tragiquement. Le 17 avril, lors d’une manifestation de protestation de 5 000 personnes contre l’intransigeance patronale, l’ouvrier communiste Edouard Mazé, frère du secrétaire général de la CGT du bâtiment, fut tué au cours d’affrontements avec la police d’une balle en pleine tête. Il y eut une cinquantaine de blessés dont quatre par balles et seize arrestations dont celles de deux députés du PCF. Une foule immense et traumatisée participa aux obsèques de Mazé le 19 avril. Arrêté le soir même, Signor fut bientôt relâché ainsi que sa collègue alors que Jacques Duclos interpellait le gouvernement contre la violation de leur immunité parlementaire. Les deux députés finistériens furent condamnés à six et cinq mois de prison avec sursis. Dans le procès en appel, il fut défendu par les avocats Léo Matarasso et Marcel Willard.

Durant cette période, l’affrontement entre les communistes et les socialistes SFIO dirigés par Tanguy Prigent était très virulent. Reflet de cette politique sectaire, Signor conduisait, pour la première fois, la liste du PCF dans le Finistère aux élections législatives du 17 juin 1951 (six listes sans apparentements). Le PCF devançait encore nettement la SFIO (16,1 %) qui avait stabilisé son score de 1946. Mais avec 20,9 % des suffrages exprimés (moins 27 345 voix) au lieu de 27,8 % en novembre 1946, il perdait un siège de député dans le Finistère.

Aux élections législatives de janvier 1956 (9 listes), après un nouveau changement de direction fédérale et la dénonciation du sectarisme passé, Signor fut écarté de la liste du PCF alors que Gaby Paul et Auguste Penven étaient élus députés (18,6 % des voix). (...)

Alain Signor n’appartenait plus aussi à la direction fédérale, devenant membre du seul comité de la fédération en 1953. Selon le rapport de Servin, la conférence fédérale en mai 1956 ne procéda pas à sa réélection comme membre du comité fédéral. (...)

Alain Signor, après la fin de son détachement comme parlementaire, réintégra l’Éducation nationale et demanda sa mutation en région parisienne. Il reprit en octobre 1956 du service dans l’enseignement à Issy-les-Moulineaux où il habitait, d’abord, puis à Brest, jusqu’à l’heure de sa retraite, en 1959. Il se retira à Pont-l’Abbé et consacra dès lors ses loisirs à la recherche historique. Puis il partit pour la Côte d’Azur pour des raisons de santé.

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article131174, notice SIGNOR Alain, Pierre, Marie [LE SIGNOR dit] par Christian Bougeard, Jacques Girault , version mise en ligne le 30 novembre 2010, dernière modification le 20 février 2020.
1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 85/ Alain Signor (1905-1970)

Le Télégramme de l'Ouest et de Brest, Journal républicain du matin, 29 novembre 1944

Quimper

"Meeting communiste

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Le dimanche 26 novembre, le parti communiste a tenu un meeting dans la salle des fêtes. Plusieurs milliers de personnes y assistaient. 

M. Théo Le Coz, de la section de Quimper, présente Alain Signor, membre du comité central, qui s'évada du camp de Saint-Augeau, dans le Cantal, en 1940, et dirigea l'insurrection de Marseille lors du débarquement allié. 

M. Alain Cariou, membre du C.D.L (Comité Départemental de Libération) et du bureau régional du parti, entretient l'assemblée du problème du ravitaillement général, qui laisse à désirer, des collaborateurs dont les biens devraient être confisqués au profit de la nation, de la commission des profits illicites qui fera, sans faiblir, l'épuration économique. Il exalte le courage de nos vaillants F.F.I et s'élève contre la menace de saisie du journal communiste "L'aurore". 

M. Signor déclare que son parti a toujours travaillé à l'union de tous les Français. Il rappelle les atrocités commises par les boches et dit que les troupes françaises doivent aller à Berlin pour poser de sévères conditions de paix et libérer nos prisonniers et nos déportés. Il demande à chacun de travaille à l'amélioration des conditions économiques du pays et réclame l'augmentation des salaires et des retraites, la suppression des trusts et la disparition du chômage. Il fait appel au patriotisme de tous pour souscrire à l'emprunt.

M. Signor s'élève contre la décision du gouvernement de désarmer les gardes civiques républicaines et de procéder à des élections en l'absence des prisonniers et des déportés. Il préconise la préparation des Etats généraux dans toutes les villes et communes. Des assemblées réunissant des patriotes seraient chargées, sur la base du programme de la Résistance, d'établir des cahiers de la Renaissance française et de désigner les délégués aux États généraux de leur commune. Ceux-ci désigneraient leurs délégués au département: ces derniers, à leur tour, enverraient des délégués aux Etats généraux de la Renaissance française qui se réuniraient à Paris. 

Après un appel de M. Signor en faveur de son parti et le vote des deux résolutions, l'assemblée se sépare au chant de la "Marseillaise".

Sur le blog de Gaston Balliot: https://bigouden1944.wordpress.com

A la mémoire des fusillés de Poulguen, par Alain Signor

A LA  MEMOIRE DES FUSILLES DE POULGUEN par Alain Signor en 1964 

Le  8 mai dernier (1964), dans toutes les communes de France, a été commémoré l’Armistice du 8 mai 45. Au Guilvinec, à Treffiagat et Penmarc’h, cette cérémonie a  été marquée par un dépôt de gerbe au monument aux Morts. La plupart des participants se sont ensuite rendus au monument des fusillés de Poulguen, Poulguen où, d’avril à mai 1944 (voici donc 20 ans), tombèrent avec un grand courage 33 combattants de la Résistance.

Deux républicains espagnols y achevèrent leur héroïque combat pour la liberté, mêlant un sang généreux à celui de nos compatriotes . Plus tard les bourreaux hitlériens, après avoir abattu sur le territoire de leur commune natale les deux frères Volant, de Plobannalec-Lesconil. vinrent enfouir leurs cadavres dans le sable abreuvé de sang de Poulguen. Au total 35 patriotes y trouvèrent une fin glorieuse.

Leurs noms sont gravés dans le granit du monument érigé en 1947 à l’initiative de la municipalité de Penmarc’h, sur les lieux même du massacre, sauf pour quatre d’entre eux, non identifiés et qui y figurent sous l’inscription : «  quatre Anonymes » .Quatre soldats sans uniforme, de la  liberté et de l’indépendance, soldats aux noms perdus, d’autant plus chers, s’il est possible, à nos cœurs.

Ces combattants étaient tous des travailleurs : ouvriers, paysans, marins, artisans, commerçants, enseignants, fonctionnaires…

La noble figure du docteur Nicolas, né à Pont-L’Abbé , le 16 décembre 1879, domicilié à Concarneau représentait les professions libérales. C’était aussi le doyen d’âge de tous ces héros. Il aurait pu être le père, et même le grand-père de beaucoup d’entre eux.

Ce qui frappe, en effet, c’est leur jeunesse. La plupart étaient Finistériens; mais l’Ille-et-Vilaine, L’Eure-et-Loir et la Région parisienne y étaient aussi représentés, et, nous l’avons vu les Républicains espagnols . Ce qu’ils avaient tous de commun, c’était la haine de l’oppression, l’amour de la liberté, la volonté d’une vie  meilleure dans un monde libéré de la servitude.

Nom et prénoms                    date de naissance       lieu de naisance     Résidence
Quatre anonymes
MORENO (pseudo) Joseph           15.09.1915          Madrid (Espagne)        Réfugié en France
GARCIA Martin Antonio              13.0.1911              Avila  (Espagne)           idem
LE GALL François                       09.11.1923                   ?                        Saint_Grégoire(IetV)
CARON William                             18.02.1919                  ?                    Sorel-Moussel (EetL)
COCHERY René                          06.01.1914          Chartres (E et L)          Morlaix
BEVIN Yves                                 09.01.1921          Peumerit ( Fin.)        Vitry-sur-Seine
LANCIEN Jean-Louis                  05.05.1921          Scaër                          Scaër
QUEINNEC Arthur                      18.09.1919          Quimper            Quimper
LE PORT Charles                          2301.1920           Quimper             Quimper
VOLANT Marcel                        04.08.1916           Quimper               Quimper
KERGONNA Marcel                 08.09.1919             Beuzec-Cap-Sizun    Quimper
PLOUZENNEC Pierre               12.05.1920         Plogastel-Saint-Germain  Quimper
CAM  Maurice                            20.06.1919             Pont-De-Buis           Pont-de-Buis
NORMANT Robert                    30.07.1919         Plouhinec                    Plouhinec
VOLANT Antoine                       20 ans           Plobannalec-Lesconil  Plobannalec-Lesconil
VOLANT Yvon                            30 ans                              idem               idem
GRALL Henri                             07.01.1922          Pleyber-Christ            Pleyber-Christ
BOURLES Jean                          11.06.1920            Pleyber-Christ            Pleyber-Christ
CREAC’H Albert                        07.08.1920                           idem             idem
PHILIPPE François                     22.09.1920                   idem                  Landivisiau
LE BUANEC Arthur                   01.09.1919            Guerlesquin                 Morlaix
LE SIGNOR Roger                     29.12.1919            Camaret-sur-Mer Camaret-sur-Mer
COAT Paul                                 03.03.1925             Brest St Marc              Brest
TANGUY Hervé                         25.01.1926                    idem                     idem
PAUGAM Roger                        12.10.1923                    idem                     idem
LE BAUT Roger                         17.09.1921                    idem                     idem
BRUSQ  Emmanuel                     13.08.1923              Audierne               Audierne
SIMON Jean                              09.10.1924                    idem                  idem
CADIC Eugène                           14.04.1921               Bannalec                Bannalec
LOREC Eugène                          10.04.1920             Pont-L’Abbé              idem
Dr NICOLAS Pierre                   16.12.1879                   idem                 Concarneau

Les Résistants étaient astreints à la stricte observation des règles de la clandestinité. La moindre indiscipline en ce domaine pouvait entraîner de redoutables conséquences. C’est pourquoi de leurs épreuves, de leurs combats, de leurs succès comme aussi de leurs revers, il subsiste peu de traces écrites, car l’ordre était, ici, inflexible : il fallait détruire toutes les traces écrites susceptibles de renseigner l’ennemi.

Toutefois, voici deux témoignages : l’un émane de Jean-Roland PENNEC de Camaret-sur-Mer, plus connu de ses compagnons d’armes sous le pseudonyme de « Capo ». L’autre vient  d’un douanier allemand de la Gast de Guilvinec, recueilli par un de ses collègues d’Audierne et rapporté par Francis POSTIC, ancien maire de cette dernière commune et ancien douanier lui-même.

« Capo » avait 23 ans lors de évènements dramatiques de Poulguen. Ce n’est qu’à une énergie indomptable qu’il  dut de ne point partager le sort de ses infortunés compagnons.

Très tôt, sa volonté de combattre l’envahisseur les armes à la main le conduisit à s’enrôler dans les F.T.P.F., avec une poignée de Camarétois aussi décidés que lui à la lutte. Affecté au maquis de Spézet, il entra, avec son ami Roger SIGNOR dans l’unité de choc constituée en 1943 et placée sous le commandement de Yves BEVIN, professeur à Vitry-sur-Seine.

L’unité comprenait d’autres résistants connus pour leur bravoure : Jean-Louis LANCIEN de Scaër , Fernand AUMEL, probablement de Callac ( Côtes du Nord), Jean-Louis DERRIEN de Plonéour-Ménez, leur agent de liaison et un Camarade juif dont « Capo » ignorait l’identité et dont il pense qu’ils seraient parmi les « anonymes » de Poulguen.

Cette unité harcela l’ennemi dès sa constitution ; elle battait un vaste secteur de la Montagne Noire. Admirablement renseignés, elle frappait les postes isolés, mitraillait les cantonnements, les transports, faisait sauter les dépôts de munitions et de matériel de guerre. L’objectif atteint la troupe s’évanouissait, puis se regroupait sur des bases éloignées.

Cependant Yves BEVIN fut arrêté au Fell en Spézet, en 1943, avec son agent de liaison et un autre camarade. Condamnés à mort, ils furent exécutés à Poulguen. L’unité reconstituée,

Le commandement en fut confié à « Capo ».

Au début de l’hiver 1943-44, elle reçut la mission de transférer cinq aviateurs américains dans les Côtes-du-Nord. La tâche accomplie, l’escorte s’arrêta à Gourin sur le chemin du retour ; elle fut hébergée à l’hôtel-restaurant Perrot, près de la gare. A ce moment « Capo » contracta une forte grippe et dut garder le lit. Il demanda en vain à ses compagnons de quitter l’hôtel-restaurant, mais aucun ne voulut le laisser seul. Deux jours plus tard , ils y étaient encore. Au cours de la dernière nuit passée à l’hôtel, 200 Allemands transportés par camions, cernèrent l’immeuble. Jetés dehors, en chemise, les mains levées et aveuglés par les phares des camions, Capo et ses compagnons demeurèrent deux heures durant exposés aux morsures d’un froid glacial. Emprisonnés d’abord à Carhaix, privés de toute nourriture et de boisson pendant trois jours, ils furent ensuite transférés à la prison Saint-Charles de Quimper. Tous furent condamnés à mort. Ils se retrouvèrent à dix dans le cachot destiné aux condamnés à mort. Aussitôt, ils entreprirent de s’évader, se procurèrent une corde, peu solide hélas, percèrent le plafond de la cellule puis la toiture. Selon l’ordre déterminé; Capo sortit le premier suivi de Jean-Louis DERRIEN. Lorsque Roger SIGNOR, plus corpulent parvint presqu’à la toiture, la corde se rompit. Les huit patriotes qui restaient furent exécutés à Poulguen en avril-mai 1944.

Pour terminer cette évocation et faire toucher du doigt – notamment aux jeunes générations- le courage inouï de ces hommes , nous rappellerons l’exemple de Manu BRUSQ d’Audierne. Ce témoignage nous vient d’un douanier allemand de la  GAST  (Douane allemande) du Guilvinec, recueilli par un de ses collègues d’Audierne et que nous a rapporté Francis Postic, ancien maire de cette commune et ancien douanier lui-même.

Manu Brusq, jeune homme athlétique. Dynamique, très intelligent et cultivé, était l’homme des coups de main spectaculaires, I’homme « sans peur ». Il avait du mal à se contenir et sa témérité frisait apparemment l’inconscience du danger comme en témoigne son dernier acte avant son exécution.

Alors que les condamnés arrivaient au lieu désigné pour leur exécution, encadrés par les soldats allemands, fusils chargés, baïonnette au canon, un capitaine commit l’imprudence de s’approcher trop près des patriotes pour lancer un ordre aux soldats de tête. D’un geste frénétique, Manu BRUSQ s ‘empara du petit sabre de l’officier et le tua. Presque massacré à coups de crosses, il fut fusillé quelques minutes plus tard.

Ni chez Manu, ni chez ses camarades, il n’y avait la moindre inconscience du danger. Bien au contraire, ils étaient bien placés pour apprécier la sauvagerie de l’ennemi et savaient pertinemment à quoi ils s’exposaient, mais leur détermination venait d’abord de leur haine d’un oppresseur particulièrement féroce, mais aussi dans ce que, dans le combat, ils s’étaient aguerris et connaissaient parfaitement ses insuffisances et ses faiblesses.

A l’heure où certains s’efforcent de ternir l’image de la Résistance, de réhabiliter quelques criminels nazis, où certaines organisations d’extrême-droite se réclament ouvertement de l’idéologie fasciste, il était bon que soient rappelés les immenses sacrifices consentis par notre peuple pour libérer notre territoire de l’oppresseur hitlérien.

Alain Signor, Député du Finistère

 

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1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 84/ Marc Scouarnec (1894-1968)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 83/ Germain Bournot (1915-2007)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 82/ Michel Nédelec (1940-2009)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 81/ Eric Texier (1902-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 80/ Théophile Kerdraon ( 1891-1984)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 79/ André Guéziec (1922-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 78/ Jean Kérautret (1918-1942) et Vincent Guivarc'h (1918-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 77/ Emile Le Page (1922-1942) et Pierre Jolivet (1921-1942)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 76/ Louise Tymen (1925-2015)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 75/ Yves Giloux (1921-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 74/ André Garrec (1922-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 73/ Frantz Boucher (1924-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 72/ François Echardour (1925-1988)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

100 ans d'engagements communistes en Finistère: 70/ Charles Moigne (1894-date de décès inconnue)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 68/ François Tanguy (1925-1987)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes: 67/ François Tournevache (1919-1993)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 66/ Jos Quiniou (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 65/ François Gaonac'h (1901-1978)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 64/ Paul Lespagnol (1949-2003)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 60/ Guillaume Bodéré

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 08:52
Débat Covid-19 à l'Assemblée du 28 avril : très forte intervention du député communiste Stephane Peu (Seine Saint Denis)

Débat Covid-19 – Allocution de Stéphane Peu

Assemblée nationale – 28 avril 2020


Monsieur le Président,
Monsieur le Ministre,

Chèr·e·s collègues,

Après nous avoir convié à débattre cet après-midi d’une application qui n’existe pas, voilà que vous nous convoquez à un débat bâclé sur un plan de déconfinement que les parlementaires n’ont pas eu le loisir de découvrir ou d’amender.
En réalité, dans de telles conditions, ce que vous nous demandez n’est pas même un avis, mais
simplement la confiance.
Or, cette confiance vous est, moins que jamais, acquise. Car si l’ampleur comme la soudaineté de cette crise sanitaire nous a longtemps conduit à réfréner nos critiques, elle ne suffit pas à expliquer l’impréparation totale de votre gouvernement, ses changements de pieds et le bricolage dont il témoigne en toute occasion.

Impréparation, car le risque d’une pandémie hautement pathogène et à forte létalité, était connu depuis longtemps. Faute d’avoir écouté les alertes multiples, comme celle du conseil mondial du suivi de la préparation, qui en septembre dernier exhortait les nations à « mettre en place les systèmes et la collaboration nécessaires pour détecter et combattre les flambées épidémiques potentielles. » Le rapport concluait : « Les responsables de tous niveaux ont les cartes en mains. »


Que faisiez-vous au temps où ces recommandations étaient publiées ?
Que faisiez-vous lorsque les urgences et les chefs de services hospitaliers du pays vous imploraient depuis des mois de débloquer les moyens qui faisaient défaut ?
Rien, car vous étiez trop occupé à « moderniser » notre système de santé, ce qui dans votre langue est synonyme de saboter.


Car ce que nous avons sous les yeux, n’est pas le seul fruit d’une impréparation, mais aussi celui d’un froid projet que d’autres ont certes engagé avant vous, mais que vous avez opiniâtrement poursuivi : 5 milliards d’euros de moins pour la santé dans le PLFSS 2020, dont 1 milliard au détriment de l’hôpital public. En vingt ans, 100.000 lits ont été supprimés, dont 17.500 depuis 6 ans !


Au nom du dogme de la libre entreprise et de l’idée d’une France sans usine, vous avez accepté le déménagement de notre industrie aux quatre coins du monde, et poursuivit consciencieusement l’affaiblissement de notre capacité à produire « à porté de malades et de soignants » ce qui est indispensable aux soins : les antidouleurs, les antibiotiques, les matériels de réanimation, les protections, etc.

Et après avoir saboté, maintenant vous pataugez.


Oui, vous cafouillez en multipliant les déclarations et décisions contradictoires, assenées avec assurance et immédiatement démenties par les faits, ou par l’un des vôtres : « Pas de risque de propagation depuis Wuhan » expliquait fin janvier la ministre de la santé tout en alertant, parait-il, le Premier Ministre de la gravité de la pandémie. « Pas besoin de dépister systématiquement », une doctrine défendue contre l’avis de l’OMS et les résultats obtenus dans d’autres pays.

Au moment même ou vous invitiez à « Restez chez vous », votre ministre du Travail exhortait à la reprise du travail dans le bâtiment.


Cafouillage aussi sur les masques car vous n’avez pas reconstitué les importants stocks stratégiques. Faute de masque, vous avez déployé une irresponsable argumentation sur leur inutilité pour les bien portants. Votre doctrine est simple : ce qui fait défaut n’est pas indispensable.

Et la semaine dernière nous avons appris, médusés que sur les 10.000 respirateurs commandés, 8.500 ne sont pas adaptés aux malades Covid-19…


Quelle débâcle ! L’édifice de vos méthodes managériales, bâti sur le sable de votre imaginaire libéral, tout s’est effondré.


Et pourtant, nous sommes convaincus que l’ensemble des français, que toutes les forces vives du pays, notamment ses forces politiques dont la nôtre, sont prêtes à se retrousser les manches. J’en ai le démonstration dans mon département de Seine-Saint-Denis où la méthode qui prévaut est celle de ces efforts conjoints.


Mais au-lieu de faire ce choix de l’unité, vous restez crispés sur votre dogme libéral qui vous aveugle et vous pousse vers des méthodes autoritaires.
Résultat, vous nous invitez à débattre, sur un coin de table, d’un plan de déconfinement et d’une application qui semble promise au même destin, puisque sur ce sujet aussi, vous avez également changé d’avis, et puisque sur ce sujet aussi, nous continuons de parler dans le vague.
Monsieur le Premier Ministre, lorsqu’un immeuble est en flamme et qu’on ne dispose ni de lances à incendie, ni d’échelles, ni même de soldats du feu en nombre suffisant, on ne se demande pas s’il faut lancer une application mobile pour prévenir les pompiers.

D’autant qu’un tel dispositif technologique de traçage percute dangereusement nos valeurs républicaines et menace incontestablement nos libertés, sinon notre souveraineté. Le pseudonymat n’est pas l’anonymat, et aussi sécurisée sera-t-elle, une base de données de personnes réputées infectées attirera les convoitises de cybercriminels qui ne manqueront pas de trouver le moyen de capter les données des mobiles, ce que déjà Google et Apple peuvent faire sans notre consentement.

En outre, il n’a aucun sens s’il ne vient pas compléter une réponse globale solide, celle que nous aurions aimé contribuer à élaborer à partir des nombreuses propositions que nous avons construites ces dernières semaines avec mes collègues communistes, en lien avec notre réseau d’élus locaux, avec les associations et les organisations syndicales.

Il est temps de sortir du flou des discours du Président de la république qui ne donne pas une ligne claire des principes qui sauraient rassembler le pays face au virus. En lâchant « au jugé » un déconfinement pour le 11 mai, sans qu’à l’évidence on ne se soit préoccupé en amont de savoir si c’était possible et surtout à quelles conditions, le Président n’est pas le dernier, malgré les habits martiaux ou les accents du CNR recherchés dans ses prises de paroles, a avoir contribué à semer le trouble.


Trouble car pour nombre de familles qui aspirent à la reprise de l’école pour leurs enfants, le choix de cette date du 11 mai est apparue comme répondant à un objectif essentiellement de remise au travail des salariés, et non comme la date à laquelle, toutes précaution étant prise, il est possible de reprendre l’école dans des conditions sanitaires adaptées.

Un trouble qui s’est renforcé lorsque le ministre a indiqué que cette reprise était laissée au libre choix des parents. Beaucoup de salariés ne l’auront pas, ce qui ne peut conduire une fois de plus, à renforcer l’idée d’un deux poids, deux mesures, à culpabiliser les parents et à creuser un peu plus des inégalités scolaires que cette crise a aiguisées.


Malgré toute la bonne volonté et l’investissement des enseignants, cette reprise du 11 mai ne sera pas une rentrée. Il faudra dès septembre, engager un plan de rattrapage massif dans trois directions : la médecine scolaire, l’objectif de « plus de maîtres que de classes » et la revalorisation du traitement des enseignants.

Il faut aussi sortir du flou sur les points les plus essentiels d’un plan de déconfinement :
- affirmer le droit au masque gratuit pour toute la population et garanti par l’État, est la condition
pour le rendre obligatoire, par exemple dans les transports en commun.
- rendre dès qu’ils seront disponibles et sous la responsabilité de l’État, les tests sérologiques
mensuellement obligatoires pour toute la population.
- mettre en isolement des personnes testés positifs au Covid 19
- ou encore soumettre toute reprise d’activité d’une entreprise à l’expertise et à l’approbation du
comité économique et social d’entreprise.

Alors seulement, nous seront disponibles pour écouter les variations du Président de la République autour de « la France d’après », déclarations qui ont été immédiatement contredites par ses premières décisions, les vôtres, à commencer par le projet de loi de finance rectificative ou la loi d’urgence sanitaire.
Ainsi, le pays applaudit chaque soir ses soignantes et ses soignants, ses ambulanciers, ses pompiers.

Construire la France d’après, c’eut été octroyer enfin et durablement, dès votre projet de loi de finance rectificative, les moyens dont l’hôpital public a besoin pour que son bon fonctionnement ne repose plus sur le seul dévouement exceptionnel de ses personnels.
Vous découvrez tout soudain la France des invisibles, ces travailleuses et ces travailleurs qui en nous ravitaillant, en nous transportant, en collectant nos déchets, font tenir le pays debout.


Construire la France d’après, ce serait déjà contraindre les entreprises qui rechignent à verser la prime promise aux salariés de la seconde ligne. Et ce serait surtout, en augmentant le SMIC et par une conférence sur l’augmentation des salaires, reconnaître enfin la contribution économique et sociale réelle de ces salariés de l’ombre, reconnaissance que le marché du travail se trouve incapable de traduire par une juste rémunération.


Le Président se dit prêt à remettre en cause ses propres certitudes mais rien ne témoigne de cette prise de conscience dans ses actes.


Construire la France d’après, ce n’est pas délivrer à nouveau des chèques aux grandes entreprises, sans contrepartie, comme vous venez de le faire pour Air France. Ce serait de conditionner les aides à une réorientation de l’économie évaluée sur sa performance sociale et environnementale, et ne pas écarter le principe des nationalisations permettant le retour d’une maîtrise publique au service de la transition écologique.


Construire la France d’après, ce n’est pas octroyer toujours plus de pouvoirs discrétionnaires au patronat, pour déroger à la durée de temps de travail ou au repos dominical, ce serait au contraire redonner du pouvoir aux salariés, par exemple celui que vous leur avez ôtez de peser sur leurs conditions sanitaires de travail, en supprimant les CHSCT.


Construire la France d’après, ce serait suivre la proposition des parlementaires communistes que vous avez rejeté de refuser les aides et prêts aux sociétés qui ont des actifs dans les paradis fiscaux. Ce serait aussi de rétablir l’ISF, un symbole fort de l’effort de solidarité attendu par le pays.

Monsieur le Premier Ministre, lorsque notre Nation est confrontée à une crise aussi grave, on ne confine pas ainsi le débat parlementaire et la démocratie.
Face à cette terrible épreuve, nous étions depuis le début disponible pour travailler, dans la solidarité nationale, à construire une issue à cette crise. Mais plutôt que de construire le commun combat, vous avez choisi de briser l’unité.

 

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 08:38
Appel unitaire du 1er mai de la plateforme Plus jamais çà!

La Convergence avec 30 organisations regroupées derrière le mot d'ordre"Plus jamais çà !" après avoir initié une pétition appellent à participer aux mobilisations syndicales pour donner au 1er mai 2020, journée internationale de lutte des travailleuses et travailleurs, un écho tout particulier dans le contexte de crise sanitaire. La pandémie qui se répand dans le monde entier révèle de manière tragique les dérèglements du capitalisme néolibéral et productiviste ainsi que les dysfonctionnements de l’actuelle gouvernance mondiale. La situation nécessite d’affronter ensemble les urgences écologiques, sociales et démocratiques.

Les impératifs de santé publique seront à l’honneur de ce 1er mai. Nos organisations appellent à manifester la solidarité avec les travailleurs.ses, en France et dans tous les pays, dont les activités continuent, souvent sans même le matériel de protection nécessaire.

La solidarité aussi avec les « invisibles » que la crise a pourtant révélé.e.s comme indispensables, ainsi qu’avec les précaires et les « sans », dont la situation s’est dramatiquement aggravée pendant la crise.

Pour tout cela, nous exigeons :

que la santé de toutes et tous soit une priorité, maintenant et après le 11 mai, date annoncée de sortie du confinement alors même que les conditions sanitaires ne sont pas réunies.

que toutes les mesures d’urgence soient prises pour lutter contre les inégalités sociales et pour préserver les droits de chacun.e durant cette période, dont celui d’un travail, d’une alimentation, d’un logement de qualité. que la protection sociale des jeunes soit refondée afin de les faire rentrer dans le droit commun. Les jeunes ne peuvent être ni la variable d’ajustement, ni les oublié.e.s de l’après.

que la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité soient des priorités pour le plan de relance de l’économie, à la mesure de l’urgence climatique.

une solidarité avec les populations des pays pauvres, premières victimes des dérèglements climatiques, touchés par la crise sanitaire alors que leurs systèmes de santé et les services publics sont encore moins préparés que le nôtre à faire face à cette pandémie, sous la menace de crises alimentaires émergentes, passant en premier lieu par l’annulation de leur dette extérieure en 2020 et le versement de financements additionnels d’urgence.

que les multinationales s’assurent du respect des droits humains et de conditions de travail décentes pour les travailleuses et travailleurs employé.e.s par leurs filiales, fournisseurs et sous-traitants à travers le monde plutôt que de les laisser sans revenus, aides ou protections sociales, les rendant plus vulnérables aux risques d’exploitation plutôt que de verser des dividendes à leurs actionnaires. Le monde d’après doit enfin appliquer l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes.

Ce sont souvent des femmes, dans l’ensemble du secteur de la santé et du social, dans les services publics, dans les commerces, dans l’agroalimentaire, qui ont sauvé des vies, ont permis de nous alimenter, ont assuré des missions de protection de la population et ont permis à notre pays de tenir alors qu’elles sont toujours bien moins payées que les hommes : il est temps de reconnaître leur investissement.

Le monde d’après ne doit pas non plus se solder par de nouvelles régressions des droits démocratiques. De ce point de vue, en France comme ailleurs conscient.e.s de la nécessité de respecter toutes les mesures de confinement nécessaires, nous ne sommes pas moins indigné.e.s des violences policières, des contrôles abusifs, des atteintes à la protection des données personnelles et de la vie privée, de la violation des droits des migrant.e.s …

Lors de ce 1er mai, nous manifesterons aussi pour exiger un plan de relocalisation solidaire et écologique des activités de l’industrie, de l’agriculture et des services :

«plus jamais» des travailleur-ses mis.e.s en concurrence et appauvri.e.s !

«plus jamais» la dépendance aux marchés internationaux comme le manque de masques, de sur-blouses et de médicaments,

«plus jamais» les produits qui font le tour de la planète engendrant pollutions et émissions de gaz à effet de serre !

Et «plus jamais» la captation des ressources naturelles du Sud au seul profit des transnationales des pays riches.

 

Pour que le jour d’après ne soit plus comme le jour d’avant, tout soutien public aux entreprises doit d’ores et déjà être conditionné à une reconversion écologique et sociale, qui nous permettra de créer des centaines de milliers d’emplois de qualité en France. Le gouvernement ne doit pas remettre en cause, sous l’influence des industries polluantes, les engagements et les objectifs environnementaux, déjà très en dessous du niveau exigé par l’urgence climatique. Il doit aussi suspendre les ventes d’armes qui alimentent les conflits et le terrorisme, et réfléchir à abandonner la dissuasion nucléaire coûteuse et plus dangereuse qu’efficace.

Nous exigeons que la lutte contre le changement climatique et la protection de la biodiversité soient des priorités pour le plan de relance de l’économie, et qu’elles soient à la mesure de l’urgence climatique.

Lors de ce 1er mai, nous manifesterons encore pour obtenir un plan de développement de tous les services publics et une revalorisation des métiers d'utilité publique :

«plus jamais» les hôpitaux débordés du fait des fermetures de lits et du manque de soignant.e.s,

«plus jamais» d’une recherche publique manquant de crédits,

«plus jamais» des services publics exsangues,

«plus jamais» des Ehpad délaissés,

«plus jamais» des personnes sans revenu et en précarité alimentaire.

«plus jamais» de fausses excuses quant au manque de budget public pour les financer, alors qu’une fiscalité plus juste (y compris sur la fortune / le patrimoine), une véritable lutte contre l’évasion fiscale et la transformation de la dette publique en dette perpétuelle à taux zéro par la BCE en donneraient les moyens.

Même confiné.e.s, manifestons toutes et tous le 1er mai, depuis chez soi, avec des pancartes, banderoles ou en envahissant les réseaux sociaux.

Rendons visibles, exprimons ce que nous voulons en France comme ailleurs : un changement de cap, pour un futur écologique, social, féministe et démocratique

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 07:27
Signez la pétition de soutien à Anthony Smith, inspecteur du travail de la Marne, mis à pied par la ministre du travail Muriel Pénicaud

Depuis le 15 avril Anthony Smith, un inspecteur du travail de la Marne, ancien secrétaire général de la CGT-TEFP (travail emploi formation professionnelle), membre de son bureau national et représentant des inspecteurs du travail ne peut plus exercer sa mission.

Pourquoi ? ll a été mis à pied par la Ministre du Travail Muriel Pénicaud.

Que lui reproche-t-on ? D’avoir prescrit l’utilisation de masques pour les aides à domicile, tout en adressant régulièrement des lettres de rappel de la règlementation aux entreprises de son secteur. En réalité, Anthony Smith a simplement fait son travail : protéger les salariés.

La décision de la Ministre du travail est proprement honteuse !

A l’initiative de l’UFCE-CGT, une tribune dans Libération, signée par plus de 150 personnalités politiques, syndicales et associatives, dont notre président Michel Jallamion , interpelle la ministre Perricaud.

La protestation du mouvement syndical de la Marne s’est organisée et s’amplifie.

Vous pouvez demander la levée immédiate des sanctions contre Anthony Smith en signant la

petition

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30 avril 2020 4 30 /04 /avril /2020 07:25
Nous voulons que le déconfinement soit synonyme de sécurité, de confiance mais aussi d’espoir (Fabien Roussel)

"Nous voulons que le déconfinement soit synonyme de sécurité, de confiance mais aussi d’espoir. L’espoir de bâtir un nouveau modèle économique, protégeant l’être humain du virus, préservant nos ressources naturelles, garantissant notre souveraineté et les valeurs de notre République, si fragilisées au cours de ces dernières années. Les députés communistes voteront contre ce plan." - Fabien Roussel député du Nord

Le Député du Nord et secrétaire national du PCF est intervenu à l’Assemblée Nationale sur le plan de déconfinement. Extrait :

« Nous avons le sentiment que cette reprise est précipitée et qu’elle est plus soumise à des injonctions économiques, aux besoin de la machine économique plutôt qu’une réponse pour nos enfants, pour la continuité pédagogique, plutôt que de créer les conditions de la sécurité pour tous. »

En voir plus 

Zoom sur… l’explication de vote de Fabien Roussel

Nous ne voterons pas votre plan car il laisse trop de places aux approximations et face à un tel virus,
c’est dangereux.

De plus, il renvoie aux élus locaux, aux associations, aux chefs d’entreprise, aux enseignants, aux organisateurs des transports et même à des brigades locales, le soin d’organiser le déconfinement, la campagne de test et d’isolement. Alors qu’une deuxième vague menace.

Vous n’annoncez aucun moyens humains et financiers supplémentaires pour mettre en place cette stratégie, pour l’Éducation nationale, pour le dépistage, pour rendre gratuit un minimum de masques pour chaque citoyen. Pire, vous renvoyez même aux Français le soin de les faire eux-mêmes.
Il y aura le masque LVMH Haute couture que portera Bernard Arnault et celui confectionné avec beaucoup d’amour et quelques bouts de tissus.

Et à la fin, vous annoncez même que la réussite de cette stratégie repose sur le civisme des Français !!

Mais les français font preuve de beaucoup de civisme et de responsabilité. Mais où est le rôle et la responsabilité de l’Etat dans votre plan ?

Comme beaucoup ici, nous regrettons la précipitation, le manque de moyens qui vous conduisent à proposer un plan imparfait, incomplet, qui sème toujours le doute.

Nous ne partageons pas votre manière de vous décharger sur les maires, sur les entreprises pour mettre en place ce plan. Vous « invitez », « incitez », « encouragez » alors qu’il faut « édicter » des règles, « organiser », « contrôler ». Comme vous, nous avons le souci d’écouter les élus locaux, les partenaires sociaux. Sont- ils rassurés ce soir ? Non.
La progressivité du déconfinement dans le temps, dans le pays, tout cela nous le partageons mais cela ne s’improvise pas. Vous avez dû tenir compte de la colère des gens, de leurs craintes sur l’école et nous nous félicitons que les lycées ne rouvrent pas tout de suite. Mais nous ne partageons pas votre choix d’ouvrir les écoles le 11 mai comme vous le proposez, sur la base du volontariat et sans moyens supplémentaires. Ceux qui sont au chômage partiel avec un salaire partiel n’auront pas le choix, ni ceux qui perdent leur emploi et qui sont prêts à tout pour le retrouver.

Et celles et ceux qui ne veulent pas mettre leurs enfants à l’école : pourront-ils les garder chez eux, sans risquer une sanction ou un licenciement ?

Nous vous demandons de mettre en place toutes les conditions de sécurité sanitaire avec les moyens
humains en face, avant de décider d’une date d’ouverture des écoles, dans toute la France et pour tout le monde.

La République doit garantir les mêmes droits pour tous, dans toutes les campagnes, dans toutes les
villes, ici et en Outre-mer, et pour tous les citoyens. C’est l’égalité de tous, même face à un virus.

Nous demandons un minimum de masques, gratuits et aux normes, pour chaque citoyen-ne.

Nous voulons des prix encadrés. Vous ne pouvez pas continuer à protéger les plus riches et renvoyer les Français, les plus fragiles, les plus démunis, dans les pharmacies pour s’acheter un masque, face à un virus potentiellement mortel.

Nous voulons un pilotage de l’Etat sur toutes ces questions, celle de la production du matériel, celle du pilotage des tests comme pour celle des brigades de dépistages que nous souhaitons également. Mais à la différence de vous, elles ne peuvent pas dépendre du bon vouloir des mairies ou des associations locales.
Sinon, c’est du bricolage.

De même, comment laisser aux entreprises le soin d’organiser le travail, sans donner plus de droits aux salariés, aux syndicats ?

Les conditions de travail, les déplacements, les horaires : tout doit être revu pour faire face aux risques épidémiques.

L’objectif de la reprise du travail aujourd’hui ne doit plus être la rentabilité, mais plutôt de s’adapter aux risques épidémiques et être l’occasion de repenser complètement notre modèle économique.

Tout le monde est prêt à travailler et à trouver des solutions. Tout le monde aspire à ce que les enfants retrouvent le chemin de l’école au plus vite.

Mais pas à n’importe quel prix, pas pour faire comme avant.

Nous voulons donner un sens nouveau au travail, à l’effort collectif, à la production de richesses.

Nous voulons que le déconfinement soit synonyme de sécurité, de confiance mais aussi d’espoir.
L’espoir de bâtir un nouveau modèle économique, protégeant l’être humain du virus, préservant nos
ressources naturelles, garantissant notre souveraineté et les valeurs de notre République, si fragilisées au cours de ces dernières années.

C’est dans cet esprit que nous avons formulé des propositions, en tenant compte de la réalité de notre pays, ici comme dans les Outre-mer où les inquiétudes sont encore plus fortes.

Pour toutes ces raisons, les députés communistes et ultramarins du groupe GDR voterons contre ce
plan.

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
Paris, le 28 avril 2020

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