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26 janvier 2014 7 26 /01 /janvier /2014 07:20

78% des Français approuvent la révision de la loi éliminant la notion "de situation de détresse" pour justifier l'accès à l'avortement dans le cadre de la loi Veil. 45% des catholiques pratiquant seraient également favorables à cet amendement, selon un sondage BVA-i Télé réalisé cette semaine. 

Pourtant, certains députés UMP ont à l'inverse déposé un amendement visant à dérembourser totalement l'IVG (par la sécurité sociale), amendement Jean-Philippe Poison (non pardons Poisson: l'homme est sourcilleux sur le respect de la vie... mais moins sur celui de l'auto-déremination des femmes) qui a reçu 7 votes favorables seulement, tous UMP, à l'exception de Jacques Bompard, et 4 abstentions. Jacques Bompard, le maire d'extrême-droite d'Orange, s'est illustré par la radicalité de son propos, voulant dit-il "montrer la réalité des foetus déchirés": "220000 enfants sont supprimés chaque année"... Marion Maréchal-Le Pen a également plaidé évidemment contre l'abandon de la référence à la situation de détresse. Comme François Fillon qui a qualifié l'article 5 C du projet de loi sur l'égalité hommes-femmes de "faute morale et politique" quand le très cabotin Jean-Louis Borloo craignait lui qu'"on ouvre la boîte de Pandore".

Le député UMP Nicolas Dhuicq a lui osé l'insulte suprême à la souffrance des jeunes filles qui se voient contraintes d'avorter, tout à son racisme anti-jeunes et à sa vision pétainiste de la société : "Je pense à l'ensemble de ces adolescentes qui ont déjà subi quatre ou cinq interruptions volontaires de grossesse"...  

A l'inverse, Marie-George Buffet a rappelé l'évidence: "La décision pour une femme d'avorter est une décision lourde, et le chemin qu'elle doit ensuite emprunter est parfois difficile (...). Tout cela ne va pas être effacé par l'amendement. Celui-ci dit juste que la femme décide, que la femme fait ce qu'elle veut". 

Najat Vallaud-Belkacem, une bonne ministre de l'égalité homme-femme à qui l'on doit aussi la pénalisation du client de la prostitution, ce rapport de domination fondé le plus souvent sur la contrainte et la misère, a elle conclu: "En mettant fin à cette notion (de détresse) nous préservons les femmes d'une régression", en citant l'Espagne où le gouvernement de droite s'apprête à un recul historique sur le droit à l'IVG. Un exemple pour certains à droite.  

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:52

- A l'hôpital de Morlaix, les contractuels se voient privés de leurs heures sup à la journée (36 mn): ils perdent ainsi 16 jours de RTT. Un nouveau motif de conflit avec la direction?

- A la Dapo (fournitures pour La Poste), cela devient une triste habitude, on supprime encore 5 postes.

- A Morlaix Communauté, au service environnement/ordures ménagères, comme nous l'avions prévenu et dénoncé cet automne avec les salariés, les nouvelles bennes enterrées (1 pour 60 habitations) vont conduire à la suppression de 5 ou 6 postes.

- A Tilly Guerlesquin, on travaille un jour par semaine et l'avenir s'écrit en pointillé...    

- La CFDT a révélé à l'issue du comité central d'entreprise que le repreneur potentiel des salaisons Jean Caby estimait qu'il y avait 150 salariés en trop dans l'entreprise... Après les 80 emplois supprimés en octobre 2013, ce seraient donc 150 nouveaux emplois, principalement des CDI, qui seraient à nouveau détruits sur le site de Lampaul-Guimiliau dans une région déjà sinistrée par la fermeture de GAD. 

Point commun de toutes ces annonces: elles illustrent combien le libéralisme économique et la dictature de la rentabilité financière sont préjudicables à l'emploi et à l'humain.  


 

 

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:51
Fusions à gogo pour Lebranchu

 

La ministre de la Réforme de l’État veut accélérer, après les élections territoriales de 2015, la centralisation des collectivités locales, selon les vœux de François Hollande.

«Il y aura des fusions de communes, d’intercommunalités, de départements et de régions», a affirmé Marylise Lebranchu, ministre de la Réforme de l’État, de la Décentralisation et de la Fonction publique, mardi soir, sur Public Sénat. Et, comme pour en rajouter sur l’ampleur du big bang de nos institutions territoriales qu’elle prépare et pour répondre aux vœux de François Hollande qui évoquait, samedi, à Tulle (Corrèze), le «mille-feuille», comme Sarkozy en 2009, la ministre ajoute vouloir, par exemple, «beaucoup moins de départements qu’aujourd’hui».

Après le vote de la loi sur la création des métropoles en décembre 2013, c’est donc d’une réorganisation de grande ampleur qu’il s’agit. Au même titre que celles réalisées dans d’autres pays européens pour diminuer le nombre de collectivités territoriales. Par exemple, moins 41 % de communes en Allemagne aujourd’hui par rapport à 1950, moins 75 % en Belgique, moins 79 % au Royaume-Uni… Et partout, le même argument : faire des économies, rationaliser…

Seulement, explique Cécile Cukierman, sénatrice PCF de la Loire, « cette réduction de la dépense publique, qui va se traduire par des diminutions des dotations aux collectivités territoriales, conduira à une diminution de fait des services publics de proximité ». Par ailleurs, ajoute-t-elle, « cette recentralisation à marche forcée va immanquablement éloigner les citoyens des pouvoirs de décision » et donc « faire reculer la démocratie locale » qui est une des originalités de notre pays.

Visiblement, le gouvernement français ne prend pas seulement exemple sur l’Europe libérale pour sa politique économique. C’est aussi le cas pour l’organisation des territoires. Pour Cécile Cukierman, « il est urgent », alors que le gouvernement va, au printemps, déposer son deuxième texte de loi sur la soi-disant décentralisation, après celui sur les métropoles, « que les élus des différentes collectivités territoriales se mobilisent pour dire leurs refus de cette vision centralisatrice de l’organisation de nos territoires ».

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25 janvier 2014 6 25 /01 /janvier /2014 08:36

Le Front de Gauche a rencontré samedi 18 juillet dans l'après-midi des représentants de l'association de défense des intérêts des habitants de Troudousten et Coatserho opposée au projet immobilier porté par la municipalité à l'emplacement de l'ancienne école de Troudousten.

L'entrevue a duré 1h30 environ. Pour le Front de Gauche, c'était Pierre Le Steun, Alain David, Ismaël Dupont, Yves Abramovicz, Michèle Abramovicz, Françoise Kéruzoré qui représentaient la liste « Un bien vivre partagé à Morlaix ». L'association de défense des intérêts des habitants de Troudousten était représentée par trois personnes.

 

Voici les enseignements que nous tirons de cette rencontre et de notre propre réflexion collective:

 

  • Le projet immobilier de Troudousten qui prévoit aujourd'hui l'installation de 44 logements à la place de l'ancienne école qui serait détruite est clairement sur-dimensionné et n'a été précédé d'aucune étude urbanistique sur l'impact global qu'il aura sur le quartier et les aménagements à prévoir. Ce projet ne contient aucun plan de circulation afférent. Or, c'est un quartier où la circulation est déjà difficile avec des rues étroites qui se croisent à la perpendiculaire et où le stationnement est déjà malaisé. C'est un projet de construction plus qu'un projet d'urbanisme: il y a eu aucune étude préalable sur ce qui se passe dans le quartier (circulation, dynamique démographique et besoins des habitants, desserte transport public).

  • Ce quartier de Troudousten a beaucoup perdu en vitalité avec la disparition de l'école, décidée par la mairie socialiste dans les années 2000, contre la volonté des élus communistes (une école qui avait 120 élèves en primaire, 60 en maternelle, qui accueillait beaucoup d'enfants de la Vierge Noire et garantissait une mixité sociale comme l'animation du quartier). De nombreuses maisons sont à vendre et ne trouvent pas d'acquéreur. Ce qui manque essentiellement à ce quartier, c'est la présence de commerces de proximité. Or, est-ce raisonnable de construire de l'habitat collectif neuf hors proximité avec les commerces du centre-ville ou des quartiers et zones périphériques sachant que les jeunes couples préfèrent les maisons individuelles et que les personnes âgées ont besoin de logements proches des commerces et si possible de plain-pied? Les membres de l'association se sont positionnés clairement dans une préférence pour l'habitat individuel (quelques petites maisons) qui peut s'entendre au regard de l'aspect du quartier.

  • La saturation liée à la circulation automobile trop dense dans le quartier de Troudoustenqui n'est pas vraiment prévu pour l'absorber, comme l'absence de commerce de proximité et d'espaces de vie sociale, peut continuer à dévaloriser le quartier, à l'inverse de l'effet ouvertement recherché. Il y a un vrai problème de manque de dynamisme démographique et même de perte d'habitants à Morlaix, problème qui se répercute sur la pression fiscale et les capacités d'investissement de la ville. Le manque d'adéquation du logement disponible à la demande, même si le nombre de logements vides est important, est une des données du problème, avec le poids de la pression fiscale, la concurrence des communes périphériques et le manque d'emploi sur Morlaix. Mais un tel projet ne nous paraît pas vraiment de nature a aller dans le bon sens pour résoudre ces problèmes d'attractivité de l'offre de logement.

  • En réalité, il s'agit d'une opération purement financière de la ville qui récupèrerait 230 000 € en vendant une école historique dont elle voulait se débarrasser pour ne plus en assumer les frais et parce qu'elle ne voulait pas lui trouver d'emploi. La cession des terrains à la société Aiguillon construction s'est faite à un prix modique et la ville de Morlaix a laissé tout loisir à ce promoteur immobilier de concevoir le projet de construction de manière à ce qu'il soit le plus rentable possible, et pour cela il fallait qu'un maximum de logements soit construit et qu'on ne se contente pas de faire des pavillons (qui ont davantage la préférence de la population) mais de l'habitat collectif (alors que de nombreux appartements sont vides à la Vierge Noire, à Kerfraval, à La Boissière, sans parler du centre-ville, où c'est la catastrophe...).

  • On peut imaginer que les propriétaires qui vont acheter ces logements y verront également surtout un intérêt financier de défiscalisation et il n'est pas certain du tout que tous ces logements trouvent preneurs à la location sur la durée. En présentant les choses un peu brutalement, on pourrait dire que ces logements s'apparentent à des produits fiscaux pour des propriétaires-bailleurs. Plutôt que de rester prisonniers d'une logique financière à courte vue, il aurait fallu protéger les habitants résidant déjà dans le quartier et les futurs occupants des logements construits à l'emplacement de l'école d'une surdensification de population résidente et passante dans cette partie de Troudousten enclavée par des ruelles et rues étroites.

  • Le fait que dans l'actuel projet de construction, une voie traverse les logements, une voie potentiellement empruntable par tous les habitants du quartier pour relier la rue Jean de Trigon et la rue du Maréchal Foch est un danger pour les futurs habitants, particulièrement les enfants. Il aurait fallu prévoir un cheminement piéton entre deux impasses pour prévoir la liaison de ces logements à partir des deux rues et empêcher que cela devienne un lieu de passage.

  • Ce complexe de logements n'est pas auto-suffisant en places de parking. Les parkings prévus à côté de ces logements sont insuffisants. Cela veut dire que les locataires et propriétaires de ces logements vont garer leurs voitures dans des rues déjà saturées et souvent sans trottoirs et sur les emplacements (12 au lieu de 16 initialement prévus) destinés à la maison de quartier de Troudousten.

  • Les 3 parcelles où se trouve cette salle commune (265 – 266 - 421) , dont la majorité municipale a garanti qu'elle serait conservée et resterait dans le domaine public, seront néanmoins vendus à Aiguillon Construction. Quelles garanties que la maison de quartier à caractère inter-générationnel qui anime le quartier soit conservée sur la durée même si pour l'instant il n'est pas question de la céder ou de la détruire (elle reste communale)? Le projet immobilier supprime déjà des espaces verts où avaient lieu toutes les fêtes de quartiers (circuit d'eau des bateaux pop-pop, montage de tentes de restauration, jeux...). Ce point doit inspirer une vigilance toute particulière: un quartier sans espace de vie collectif est un quartier dortoir qui vit moins bien.

  • L'espace herbé de 180 m2 qui a été rajouté dans la deuxième ou troisième version du projet est d'importance ridicule, appartiendra à Aiguillon Construction et il n'y a pas de garantie que les habitants du quartier pourront y jouer et y circuler. Demain, l'espace pourra tout à fait être grillagé et inaccessible pour les riverains si on en décide ainsi.

  • Le plus grave dans cette affaire est la manière dont Agnès Le Brun et son équipe ont baladé les habitants du quartier. Un premier projet architectural présenté si évidemment mauvais qu'on était sûr qu'on présenterait un second projet en faisant croire qu'on avait tenu compte des remarques critiques des riverains. Une présence à la première réunion de quartier convoquée sur le sujet où Agnès Le Brun et Bernard Guilcher s'étaient engagés à tenir les habitants régulièrement au courant de l'état d'avancement du dossier et à tenir compte de leurs interrogations et remarques, puis plus rien... Aucune information, aucune discussion, aucune participation. Une communication manipulatrice dans la presse et le « Morlaix Mag' » faisant passer ce projet de construction pour un projet social et les riverains, soit comme des gens convaincus par les évolutions positives du projet, soit comme des opposants irréductibles attachés à leurs seuls intérêts particuliers … alors qu'il est bien question d'intérêt général du quartier et de Morlaix. Un avancement du projet sans aucune transparence ni co-élaboration avec les habitants, avec souvent des informations erronées qui ont été transmises, en contradiction avec les plans d'Aiguillon Construction. Cet aspect là est sans doute le plus grave car il traduit un autoritarisme réel, un manque de considération des exigences démocratiques les plus élémentaires.

  • Et maintenant? Le conseil municipal a voté la vente des parcelles à Aiguillon Construction le 19 décembre et l'association a déposé un recours de contestation contre le permis de construire qui court jusqu'au 17 février. Au nom du principe de continuité des engagements pris, si l'acte de vente est signé avant les municipales, il sera difficile de revenir sur la vente à Aiguillon Construction. Pour l'instant, le dossier est à l'étude et, compte tenu de sa complexité, l'acte de vente pourrait mettre du temps à être signé. 

    Si la vente n'a pas lieu avant les municipales et que nous arrivons aux affaires, la Mairie pourra chercher à négocier une modification du projet de construction, une baisse du nombre de logements prévus, quitte à rétrocéder une partie de la somme accordée par Aiguillon Construction pour la vente des parcelles. Ce sera compliqué, nous ne nous en cachons pas. De toute façon, le problème de l'aménagement de ce quartier au niveau plan de circulation, commerce de proximité, desserte par rapport aux transports en commun, se posera, et notre équipe municipale s'y attèlera en prenant le temps de la concertation avec les habitants pour qu'ils puissent exprimer leurs besoins et ce qui dysfonctionne actuellement.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 06:47

Communiqué  remis à la presse le 22 janvier 2014

13 millions d'€ sont en jeu ... et que cherche t-on à construire avec le citoyen-usager dans ce projet? 

Le Front de Gauche du Pays de Morlaix alerte tous les habitants des 28 communes de Morlaix-Communauté sur les incohérences et les zones d'ombre du projet de Pôle d'Echange Multimodal (PEM) autour de la gare SNCF.

Il ne nous semble pas admissible qu'un Conseil Communautaire en fin de mandat puisse décider d'aménagements importants et durables sans débat public approfondi.

N'est-ce pas plutôt à la campagne des élections municipales de mars prochain de permettre le choix éclairé des citoyens ?

Comment se fait-il qu'un projet de pôle d'échange multimodal ne propose ni un vrai réseau de transport public périurbain, depuis les communes environnantes, ni une liaison mécanique rapide et à haute fréquence entre le centre-ville et la gare ?

N'est-ce pas mettre la charrue avant les bœufs ?

Pourquoi la rénovation de la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff est-elle absente du projet, alors que plus de 40 000 personnes habitent à proximité de cette ligne ?

Pourquoi le projet n'ose-t-il pas dire que les parkings TER et TGV seront payants ? A quel prix ? Et au profit de qui ?

Les auteurs du projet et la majorité des élus de Morlaix-Communauté ont-ils seulement réalisé qu'en l'absence de vrais services de transports publics, pour tous les habitants du centre-ville, du plateau nord-est, mais aussi de PLOURIN, PLOUGONVEN, et de la plupart des communes situées au sud et à l'est de Morlaixl'emplacement prévu pour ces parkings, au nord de la gare, obligera à un impossible parcours du combattant passant par le PONT BELLEC ?

Si l'on envisage une augmentation du trafic TGV et TER, pourquoi les bâtiments de la gare restent-ils si petits, et pourquoi les quais et les cheminements piétons ne sont-ils pas à l'abri de la pluie ?

Le franchissement des voies et l'accès aux quais par une passerelle ne nous semblent pas évidents. Il conviendrait d'examiner sérieusement la possibilité de prolonger le passage souterrain actuel : cela ferait deux fois moins de marches (24 ou 25, au lieu d'une cinquantaine) à monter et à descendre.

Il conviendrait aussi de prévoir, le long des marches, un tapis roulant pour les valises, ou, au minimum, un plan incliné, comme à Guingamp par exemple.

Le Front de Gauche appelle les 65 000 habitants de Morlaix-Communauté à questionner les élus municipaux et communautaires actuels, puis surtout à participer à l'enquête publique à venir, et bien sûr aux réunions-débats que nous organiserons sur ce sujet dans la perspective des municipales.

Hervé Penven, Plourin lès Morlaix, animateur du groupe de travail du Front de

Gauche sur les transports et déplacements, 20 janvier 2014.

 

front de Gauche Morlaix

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 06:33
Communiqué du Front de Gauche

 

 23 janvier 2014

 

"Baisse de subvention drastique à Trock'son: non au fait du prince!" 
 

La MJC avait déjà alerté fin décembre sur les risques d'une rupture de conventionnement avec Morlaix-Communauté mettant en péril un poste d'animateur qualifié de Trock'son pour tout Morlaix Communauté. Nous sommes consternés d'apprendre que l'exécutif de Morlaix-Communauté a validé la baisse drastique de subvention à Trock'son, celle-ci passant de 20 000 à 6000€.
Va t-on ainsi supprimer un emploi essentiel pour permettre à des jeunes musiciens et chanteurs du pays de Morlaix encore peu connus de créer pour devenir ensuite les ambassadeurs de la scène musicale de la région morlaisienne?    
 
Nous ne pouvons accepter que Morlaix-Communauté délaisse le soutien à la pratique artistique amateur, à la création contemporaine et au spectacle vivant, en se désengageant d'une structure qui profite à l'ensemble du pays de Morlaix. 
 
L'ambition de développement de la culture, moyen de partage, de compréhension et de réalisation individuelle, est au centre de notre projet de société. La culture doit être soutenue dans toutes ses dimensions : diffusion, création, apprentissage, artistique, scientifique, bretonne... en favorisant l'accès à tous.
Une nouvelle fois, avec la direction de Morlaix-Communauté, c'est l'arbitraire, le fait du prince et l'absence de réflexion globale qui dominent. 
Les règles du jeu en matière de choix des subventions dans le domaine culturel comme dans d'autres manquent complètement de transparence et de définition concertée et collective. 
Le copinage, les tocades de nos édiles font loi, leurs susceptibilités aussi, ce qui nous a valu le départ du Festival des Arts dans la Rue il y a cinq ans, Festival remplacé par trois manifestations aussi coûteuses et avec une qualité et un rayonnement bien moindres.  
Il est temps que de nouveaux élus qui soient au service des citoyens plus que de leurs egos changent les choses à Morlaix Communauté. 
C'est ce à quoi le Front de Gauche va s'employer pendant les municipales de mars 2014.
Un poing c'est tout FDG Morlaix
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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 13:28

Je tiens à réagir au non reconventionnement de Morlaix Co avecTrock'son .
Il y a trois ans en tant que président de la MJC j'avais été reçu par M Hervé pour ce reconventionnement.
J'avais alors été très surpris par ses propos:"j'en ai assez de recevoir des associations qui me réclament de l'argent, la semaine dernière j'ai  déjà reçu Wart pour Panoramas": d'une part les deux associations ne sont pas concurrentes mais au contraire complémentaires et d'autre part la gestion de l'argent public n'est pas du fait du prince.
Monsieur Hervé lors de ses voeux s'est montré très élogieux quand au rayonnement du Festival Panoramas. Il semblerait donc que celui ci en ne renouvelant pas le conventionnement de Trock'son soit  plus sensible à l'image qu'au travail de fond réalisé depuis vingt ans par Trock'son,  travail de fourmi, 365 jours /an qui permet en ces périodes difficiles, de soutenir des projets, des jeunes, des musiciens, des chanteurs qui seront plus tard les ambassadeurs du Pays de Morlaix.
Que représente ces 20 000 euros par rapport au budget de Morlaix Co ? Quelles doivent être les priorités d'une politique communautaire au service des habitants?

Didier Allain

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22 janvier 2014 3 22 /01 /janvier /2014 11:57

La subvention accordée à la MJC de Morlaix pour le Trock'son va passer de 20.000 à 7.000 €. Un emploi d'animateur oeuvrant sur tout Morlaix Communauté est en jeu.

Cette nouvelle décision arbitraire fragilise la vitalité culturelle et artistique dans le pays de Morlaix.

C'est inacceptable et cela confirme l'absence de réflexion concertée et globale touchant l'attribution des subventions, Annie Lonneux, vice -présidente en charge de la culture et Yvon Hervé, étant malheureusement des adeptes du fait du prince...

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 21:00

Oui à la ratification de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires

 

Les langues et cultures de France sont une composante de notre patrimoine national. Le reconnaître officiellement est un impératif démocratique. Il découle de notre attachement aux droits humains.

Il est une manière de dire que la diversité des langues et des cultures est une richesse, à l’échelle de la planète comme à l’intérieur de chaque nation. Aujourd’hui moins que jamais, on ne peut considérer que le déclin des langues régionales mais aussi celles issues des migrations qui ont peuplé notre pays, sert l’indispensable combat pour le rayonnement dans le monde du français, langue de la République. Au contraire la protection et l’épanouissement des langues et des cultures de France sont une condition pour que la France continue de jouer tout son rôle dans le concert des peuples et des nations.

Cette position est conforme à notre conception de l’avenir de la France, de l’Europe et du monde. Elle découle de notre vision du genre humain et de sa liberté. Si nous ne voulons pas d’un monde standardisé, étouffé par les mécanismes appauvrissant de l’argent roi et de l’étatisme centralisateur, il faut favoriser le développement de la personne humaine. Tout ce qui permet à chacune et chacun d’être un acteur autonome et conscient de son destin doit être valorisé par la puissance publique. Le droit à l’apprentissage de la langue nationale comme à celui des autres langues de France est une pièce décisive de l’équilibre démocratique.

La France a besoin de valoriser sa diversité. L’Europe aussi à condition qu’elle ne soit pas corsetée par le carcan libéral qui fait primer la finance sur le développement humain. L’Europe de la diversité linguistique est d’ailleurs contradictoire avec le traité de Lisbonne, les politiques d’austérité et le technocratisme antidémocratique rejetant la souveraineté des peuples et des nations qui la composent. Notre soutien à la charte européenne des langues régionales et minoritaires est indissociable de notre combat pour une réorientation progressiste de l’Europe.

Notre position favorable à la ratification de la charte est conforme aux différents projets de loi sur les langues et les cultures de France que nous avons proposée dès les années 80, le dernier en date en 2008, défendu en leur temps par Guy Hermier et Michel Vaxes. Marie-George Buffet l’a rappelé en 2013 lors du débat sur la loi de refondation de l’école.

C’est pourquoi nous approuvons la proposition du Premier Ministre d’engager le processus législatif en vue de la ratification par la France de la charte européenne des langues régionales ou minoritaires même si nous considérons que cette charte est incomplète, en particulier en ce qui concerne les langues issues des immigrations.

La proposition de loi doit venir en débat le 22 janvier. Cette étape constitutionnelle doit à notre sens, être suivie par l’adoption d’une loi-cadre garantissant un statut pour les langues et cultures de France.

Comment revendiquer la diversité culturelle et linguistique dans le monde, face l’hégémonie de l’anglo-américain, et la refuser à l’intérieur des frontières de notre pays. Comment ne pas voir que la valorisation de la richesse linguistique en France et dans le monde participe à la défense de la langue française, langue de la République et de la résistance au rouleau compresseur d’une monoculture liée à un impérialisme économique, culturel et consumériste ?

La question des langues et cultures de France contribue également à l’enrichissement de la dimension du fait régional en permettant une conception différente de la décentralisation. On voudrait nous faire oublier que la seule conception possible de cette décentralisation serait celle qui conduit à réduire l’Etat « au minimum » en transférant une « gouvernance locale » aux collectivités territoriales, qui assumeraient les coûts et les responsabilités politiques, pendant que l’Union Européenne serait chargée de faire respecter par tous, y compris les collectivités territoriales, la loi généralisée de la concurrence.

Nous avions proposé au nom du Front de Gauche lors de la campagne présidentielle qu’une nouvelle loi mette à jour la loi Deixonne de 1951,

« Une nouvelle loi mettra à jour la loi Deixonne de 1951, autorisant l’apprentissage des langues régionales dans l’enseignement public, et le Front de Gauche s’engage d’ores et déjà pour en rédiger le projet, en s’adressant aux différents partenaires et associations linguistiques et culturels.

Le Front de Gauche, dans sa volonté de refonder une Europe au service des peuples, intègrera les langues et cultures de France comme moyens d’ouverture sur nos voisins européens, en proposant de réviser tant sa constitution que la charte européenne des langues, pour en permettre sa signature. »

Cet engagement d’hier demeure le fil conducteur de notre engagement, le groupe GUE/NGL au Parlement s’est inscrit positivement dans cette démarche et nos actes au Parlement et au sénat traduiront cette volonté.

 

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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 06:55

Michel Le Saint au micro.

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