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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 18:55
Le Mouvement des Jeunes Communistes 29 tiendra comme convenu l'évènement "Un stade pour Gaza", à Brest au Stade Pen Helen, Rue du Bot le 21 juin à partir de 9h30 du matin. L'organisation se fera en lien avec l'AFPS.
L'inscription est de 2 euros par joueur qui seront reversés aux prisonniers politiques palestiniens.
Les équipes sont de 7 joueurs et/ou joueuses avec la possibilité d'avoir des remplaçants.  
Vous pouvez inscrire votre équipe sur la boite mail de la Jeunesse Communiste du Finistère: mjcfbrest@gmail.com.
Sinon vous pouvez venir seul ou avec quelques camarade et les équipes se constitueront sur place à partir de 9h30.
De plus, pour ceux qui n'aiment pas jouer au foot, une conférence sur la Bande de Gaza sera organisée et il y aura la projection du film "Ramallah's Maradona". Si des camarades peuvent donner un coup de main, ils seront aussi les bienvenus.
N'hésitez pas à diffuser très largement cet évènement autour de vous.

Romuald Pain, pour la mjcf29

http://29.jeunes-communistes.org/2013/10/24-mjcf-29-9965#.U5dV6HJ_uSo

 

un drapeau pour Gaza...à Morlaix

 

Le 14 mai 1948 est proclamé unilatéralement l’Etat d’Israël, succédant au mandat britannique. C’est alors que le conflit colonial prend toute son envergure. Les terres palestiniennes vont progressivement être colonisées par Israël, les ressources volées , Jérusalem annexée, ce qui engendrera les soulèvements populaires palestiniens , les « Intifada ».

Aujourd’hui, Israël, qui prétend être un Etat démocratique, impose un blocus illégal à la bande de Gaza, interdisant l’entrée de carburant, médicaments et matériel médical, denrées alimentaires, empêchant les pêcheurs d’accéder aux zones de pêche, les agriculteurs de se rendre sur leurs terres et la population de quitter Gaza ou d’y entrer. L’enfermement total des Gazaouis fait de Gaza une prison à ciel ouvert. Ce blocus viole le droit international et est condamné par les Nations unies et une majorité d’ Etats.

Israël a perpétré de véritables crimes contre les Palestiniens de Gaza lors de nombreuses opérations militaires et aussi contre les militants de la solidarité internationale : en abordant en 2010 la Flottille de la Liberté, faisant 9 morts et de nombreux blessés, en arraisonnant en eaux internationales d’autres bateaux en 2011 et 2012. En avril 2014 c’est l’Arche de Gaza, bateau qui doit exporter des produits de Gaza, revendiquant ainsi le droit de se déplacer et commercer. 

Un « stade pour Gaza » est une campagne créée en 2011 qui vise à médiatiser la situation à Gaza et en Cisjordanie, à créer des liens entre les Français et les Palestiniens, en organisant aux quatre coins de France des tournois de football solidaires. 11 l’an dernier. Portée par des associations comme l’AFPS, la FSGT, le MJCF, l’UJFP...cette campagne qui prend de l’ampleur témoigne de la solidarité des Français­es envers le peuple palestinien sous blocus et sous occupation.

L’argent récolté cette année le sera au profit des prisonniers palestiniens.

Un stade pour Gaza à Brest (Stade du Pen Helen - Rue du Bot à Brest) 

9h30 : Début des matchs (Foot à 7 sur demi­terrains)

13h : Conférence sur la situation à Gaza

14h : Reprise des matchs

16h : Diffusion du film « Ramallah's Maradona »

Organisation de la journée

Inscriptions par mail à mjcfbrest@gmail.com

Participation de 2 euros par joueur

Les « non footeux » sont bien évidemment conviés à cette journée !

www.france­palestine.org

29.jeunes­communistes.org

 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 17:32
Déclaration du Front de Gauche Morlaix

Avec un taux de chômage d'au moins 17 %, un très fort taux de non imposables et d'allocataires des minimas sociaux, de familles monoparentales en situation de précarité, des revenus médians de 25 % inférieurs à la moyenne régionale et communautaire, la ville de Morlaix est de surcroît frappé de plein fouet par la crise économique et sociale actuelle.
Corriger le plus possible les effets des inégalités en voie d'aggravation, garantir un minimum de solidarités et d'égalité des chances pour la jeunesse demande des moyens publics pour l'action sociale.
Or, les dotations d'Etat à la ville chuteront de manière vertigineuse d'ici 2017 ( 2,7 millions de recettes en moins) avec la politique d'hyper-austérité de Manuel Valls et Hollande.
Et c'est ce moment que choisit le gouvernement PS pour réduire de moitié le nombre de quartiers prioritaires éligibles pour les aides liées à la politique de la Ville, en particulier les contrats urbains de cohésion sociale.
Deux zones jugées particulièrement défavorisés, le centre ville et les quartiers du Plateau, valaient à Morlaix de toucher des aides spécifiques.
Aujourd'hui, avec la nouvelle carte des quartiers prioritaires établie par le ministère de la Ville Morlaix perdra ces aides d’état relevant d'une forme de discrimination positive pour permettre de compenser les difficultés des villes et quartiers les plus pauvres.
Les Morlaisiens ont-ils perçu une amélioration de leur pouvoir d'achat, de la situation économique et sociale de leurs quartiers  justifiant cette déqualification ? Évidemment non. Cette déqualification est donc incompréhensible et scandaleuse, motivée essentiellement encore une fois par l'économie de dépense publique et sociale, afin sans doute de financer 50 milliards d'allégements d'impôts pour les entreprises.  
En 2013, Morlaix a reçu 513 000€ d'aide d'état au titre de la dotation de solidarité urbaine, aide qui a permis de soutenir les actions Petite Enfance, les centres sociaux et centres de loisirs, les tarifs sociaux pour les cantines et garderies, l'insertion, l'aide aux personnes âgées et le soutien à l'ORPAM. Que vont devenir toutes ces aides, tous ces dispositifs, ces soutiens aux associations relevant de l'action sociale, avec le désengagement financier de l’état ? 

On peut craindre le pire. Mais nous ne nous résignerons jamais au moins-disant social et à l'affaiblissement de la capacité de la commune et de la communauté d'agglomération à réduire l'effet des inégalités. C'est pourquoi nous appelons la population à résister avec nous contre ces reculs.

 

front de Gauche Morlaix


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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 17:31

Grand marché transatlantique / Tafta :

pourquoi il faut se mobiliser

 

Il aura fallu des années de lutte et d’alertes du Front de Gauche1pour que le sujet du Grand marché transatlantique quitte un peu le désert médiatique où il était cantonné. Pourtant, malgré ces alertes, malgré l’affaire Snowden, malgré une importante mobilisation - en France et en Europe - des citoyens, et la création de collectifs locaux « Stop Tafta » innombrables, les négociations entre la commission européenne et les USA se poursuivent. Le 5e « round » a débuté fin mai en Virginie. On sait qu’il porte notamment sur les droits de la propriété intellectuelle, la « cohérence réglementaire » et du marché du travail, l'accès aux marchés agricoles et les appellations d'origine contrôlée…

Abordé lors des Européennes, le sujet semble retomber dans un relatif anonymat qui sied apparemment à ses défenseurs. Il reparaît de temps à autres à la surface des eaux médiatiques et politiques en tant que moyen de pression. C’est ainsi qu’on l’a vu revenir au plus fort de la crise ukrainienne, où le représentant US au commerce, Mickael Froman, déclarait que « la crise en Ukraine et les tensions avec le Russie illustr(ai)ent la nécessité d’un renforcement substantiel des liens économiques entre USA et EU »2, ou encore récemment lorsque Laurent Fabius mettait l’accord dans la balance pour éviter une amende trop salée de la justice américaine contre BNP Paribas3. Des signes clairs, s’il en fallait encore, qu’il ne s’agit pas d’un simple accord de libre-échange, mais d’un projet de marché unique et intégré aux enjeux géopolitiques majeurs.

Qu’est-ce que c’est ?

Le traité transatlantique (qu’on connaît parfois sous d’autre noms, voir l’encadré : « Dénominations ») est en préparation depuis une vingtaine d’années (voir l’encadré : « Historique »). Il s’agit de créer un vaste marché de 800 millions de personnes qui représenterait 50% de la richesse mondiale, et de définir ensemble des « normes mondiales » (article 7 du mandat de négociation). Le 13 février 2013, le Barack Obama, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso en lançaient officiellement les négociations sur la base d’un rapport qu’ils avaient commandé en 2011 à un « groupe de travail de haut niveau transatlantique ». Ce rapport fixe des objectifs « ambitieux » (sic.) concernant les domaines classiques de libéralisation, comme des « mesures d’accès au marché allant au-delà de ce que les Etats-Unis et l’UE ont accompli dans les accords commerciaux antérieurs  ». Ces objectifs, dictés par des lobbies industriels et négociés à huis-clos4, validés par les chefs d’état des 28 gouvernements et le parlement européen qui ont donné mandat à la commission pour les négocier en notre nom (voir l’encadré : « La procédure »), peuvent avoir des conséquences dramatiques sur la vie et le travail des peuples, et sur la capacité des autorités publiques à légiférer pour l’intérêt général.

Quatre grandes directions

En effet, s’il est vrai qu’il existe 1300 accords de libre-échange entre l’UE et le reste du monde, il s’agit ici d’un accord beaucoup plus vaste, impactant et contraignant, car il comporte quatre grandes directions, détaillées dans le mandat de négociation de 46 articles5, qui chacune suscite de réelles inquiétudes :

1) Baisse voire suppression des barrières tarifaires(les droits de douanes). Certes, ces droits sont très faibles entre les USA et l’UE dans de nombreux secteurs, mais ce n’est pas le cas, par exemple, de l’agriculture. Concentration des exploitations, réduction du nombre d’actifs agricoles, fin de l’objectif d’instaurer des circuits courts entre producteurs et consommateurs, etc. : les conséquences, en Bretagne notamment, sont potentiellement dévastatrices.

2) Harmonisation des barrières non tarifaires : ce qu’on trouve dans la constitution d’un Etat, dans ses lois, ses décrets, règlements, sous forme de normes, par exemple alimentaires,phytosanitaires, techniques, sociales (temps de travail, salaires), environnementales… Droits de propriété intellectuelle, environnement, énergie, sécurité agro-alimentaire, transports, OGM : tout est potentiellement concerné.Le mandat évoque bien des garanties de respect des normes fondamentales dans certains secteurs, mais toujours au conditionnel. Et indépendamment même des résultats auxquels aboutiront ces négociations, l’idée de mettre cela sur la table de négociation sans consultation ni publicité préalable est, à bien des égards, choquante : que sont ces normes, sinon des choix de société, des règles du « vivre ensemble » mises en place par les citoyens, vialeurs représentants, sur le temps long ?

3) Mise en place d’un mécanisme de règlement des différends (SIDS) c’est-à-dire la possibilité pour les firmes d’attaquer un Etat (ou une municipalité ou toute autre collectivité) quand une décision qu’il prendrait porterait atteinte aux bénéfices (présents ou escomptés) de ladite firme. Un mécanisme d’arbitrage privé (du type de celui de l’affaire Tapie) pourrait condamner à des peines qui se fixent souvent en millions voire en milliards de dollars, une décision prise démocratiquement par un Etat ! Concrètement, trois « experts » se réunissent pour traiter le différend en question. Ils ne basent pas leur décision sur le droit des Etats, mais uniquement sur les principes fixés dans le traité qu’a ratifié l’Etat. Ils délibèrent en secret  et il n’y a pas de procédure d’appel ! Trois exemples concrets des aberrations auxquelles cela peut aboutir : Vattenfall, entreprise suédoise qui possède deux centrales nucléaires, demande 3,5 milliards d’euros à l’Allemagne parce qu’elle a décidé de sortir du nucléaire ; l’entreprise Lone Pine poursuit le Canada et lui demande 350 millions de dollars car le Québec a pris une décision de moratoire sur l’exploitation du gaz de schiste par fracturation hydraulique ; plus près de nous, Véolia attaque le gouvernement égyptien pour avoir mis en place un salaire minimum… On ne compte pas moins de 500 procédures de ce genre en cours de règlement6, et ce nombre augmente régulièrement.

4) Le principe de la convergence réglementaire. Répondant en cela aux vœux de Business Europe (le Medef européen) qui déclarait qu’il fallait un « accord vivant », le mandat de négociation prévoit la mise en place d’un Comité de suivi de l’accord chargé de continuer à négocier, une fois l’accord signé, une harmonisation des normes dans les secteurs où un accord n’aurait pas été trouvé (article 43). Le risque est grand dès lors que la question de l’exception culturelle, par exemple, exclue pour le moment des négociations7, ne revienne par la fenêtre. Ou encore qu’on nous vende cet accord comme « équilibré » sous prétexte que les poulets au chlore, par exemple, en seraient exclus… provisoirement. Enfin, un « Mécanisme d’accord précoce » est prévu : il faudrait dès qu’une norme nouvelle est en préparation, demander aux gens concernés (concrètement, les lobbies industriels ou financiers) ce qu’ils en pensent par l’intermédiaire de ce comité de suivi. On imagine aisément la réponse qu’ils donneraient si la norme en question n’allait pas dans le sens de leurs intérêts.

Pourquoi ça nous concerne

- Parce que l’accord concernera « tous les niveaux de gouvernement ». Comme le rappellent les articles 4, 23, 24 et 45, l’Accord en négociation s’imposera aux municipalités et autres collectivités territoriales.

- Parce que les négociations d’harmonisation portent sur presque tous les domaines excepté les domaines dits régaliens (police, justice…), la production d’armes, et depuis peu la finance (les USA trouvant l’UE trop libérale dans ce domaine, l’a retiré des négociations en avril !) : droit de propriété intellectuelle, énergie, sécurité agro-alimentaire, transports, normes phytosanitaires, OGM, etc. En vertu du principe de la liste négative, tout ce qui n’est pas explicitement exclu des négociations est négociable.

La position du PS est inquiétante

Le Parti socialiste semble hésiter sur le sujet. Hier grands défenseurs du projet, la ligne majoritaire semble être désormais celle d’un « soutien sous conditions », selon les termes de Gwenegan Bui.8Comment comprendre dès lors qu’exactement un mois plus tôt l’écrasante majorité des députés PS au parlement européen aient donné leur accord au mandat de négociation qui détaille précisément les objectifs cités plus haut ?9Et pourquoi le PS a-t-il vidé de sa substance la résolution du Front de Gauche du 13 mai 2014 qui demandait la suspension de ces négociations tant que l’opacité régnerait10 ?

Par ailleurs, au vu de la manière dont le gouvernement actuel dirige le pays, en passant le plus souvent outre les oppositions, même celles émanant de ses propres rangs, on peut douter de sa volonté d’écouter les demandes de publicité et de débat portées par les opposants à ce projet. La nomination toute récente de Laurence Boone, chef économiste de Bank of America/ Merill Lynch, au poste de secrétaire général adjoint de l'Elysée chargée des questions économiques, laisse d’ailleurs peu d’illusions : l’exécutif soutiendra cet accord. Pour achever de s’en convaincre, on rappellera la stupéfiante déclaration de François Hollande lors de son voyage aux USA : « Nous avons tout à gagner à aller vite. Sinon, nous savons bien qu'il y aura une accumulation de peurs, de menaces, de crispations. » Une façon de tourner le dos à tout un pan de la société civile qui dénonce l'opacité des négociations. Pour le Front de Gauche comme pour bon nombre d'associations, il faudrait au contraire prendre davantage de temps, pour mener un débat serein sur ces questions lourdes de conséquences pour l'avenir.

L’avenir de la mobilisation

Des questions majeures subsistent : Les résultats des élections européennes permettront-elles une majorité de votes contre ce traité au Parlement Européen ? Les parlements nationaux seront-ils effectivement consultés lors de son éventuelle ratification ?

Théoriquement, la ratification de l’accord est prévue pour 2015. Certes, on ne sait pas encore ce qui sortira concrètement de ces négociations (le Canada a signé un accord de libre-échange équivalent avec l’UE il y a plus de six mois, et on n’en connaît toujours pas le contenu). Mais une chose est sûre : il faut continuer à mobiliser et à faire ce travail d’information que les tenants du projet nous refusent. C’est le sens du collectif morlaisien « Stop Tafta »11créé en début d’année à l’initiative d’Attac ; c’est le sens aussi de la motion proposée par Ismaël Dupont au conseil municipal de Morlaix le 5 juin, et au conseil communautaire le 16 juin. Quatre régions, et des dizaines de collectivités, dont Grenoble est la dernière en date, ont pris la décision de se déclarer « zones hors Tafta », décision certes symbolique, mais essentielle pour montrer que face à ce projet inacceptable, il est urgent de résister.

 

Julien Kerguillec

1 Le traité transatlantique faisait déjà partie, par exemple, des grands sujets de lutte mis en avant par Jean-Luc Mélenchon lors des élections européennes de 2009.

 

2 http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL6N0MJ0EK20140322 (22 mars 2014).

 

3 http://www.liberation.fr/economie/2014/06/06/l-amende-de-bnp-un-risque-pour-le-traite-transatlantique-previent-fabius_1034979 (6 juin)

 

4 Tout autant que les firmes américaines, les multinationales européennes et leurs lobbies (TABD, Conseil économique transatlantique. etc.) ont collaboré intensément avec la Commission européenne. Selon la commission elle-même, il y a 15.000 lobbyistes autour de l’UE ; elle reconnaît (en général elle ne dit rien de son mode de fonctionnement, mais elle est tenue de répondre quand on lui pose des questions précises) avoir tenu 119 réunions avec les lobbies du monde des affaires entre janvier 2012 et avril 2013 pour préparer le mandat qu’elle allait soumettre au Conseil des ministres, soit en moyenne une tous les quatre jours ! On peut considérer qu’environ les deux tiers du mandat viennent des lobbies.

 

 

5 Consultable ici : http://www.contrelacour.fr/marche-transatlantique-le-mandat-definitif-de-negociation-de-la-commission-europeenne-traduit-en-francais/

 

6 Elles sont listées sur le site de la CNUCED, rapport de mars 2013

 

7 En vérité ce ne sont que les « services audiovisuels » qui sont cités dans le mandat (article 21) : quid des musées, des bibliothèques, etc. ? Par ailleurs, la réaction des représentants des institutions européennes laisse peu d’espoirs : JE Barroso a immédiatement qualifié la demande de la France de « réactionnaire », et Karel de Gucht a précisé très vite que cette exclusion ne pouvait être que « provisoire » (l’article 44 le rappelle).

 

8 Dans une résolution européenne votée à l’assemblée nationale en juin 2013, ils disent globalement souhaiter l’accord, mais demandent le respect des « préférences collectives » des Européens, et que soit exclu du mandat le recours au mécanisme de règlement des différends investisseur/état.

 

9 http://www.europarl.europa.eu/sides/getDoc.do?pubRef=-//EP//NONSGML+MOTION+B7-2013-0187+0+DOC+PDF+V0//FR

 

10 http://www.humanite.fr/marche-transatlantique-la-resolution-europeenne-du-front-de-gauche-emiettee-par-le-ps-533192

 

 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 17:30

Les personnes âgées ont bâti notre pays, travaillé toute leur vie à produire des richesses sociales diverses: elles ont le droit de vieillir dignement, qu'elles soient aisées ou pas.

Relever dans la solidarité et l'humanité le défi du doublement du nombre de Français de plus de 85 ans d'ici 2040 exige, comme la création de la Sécurité Sociale dans l'après-guerre, la création de nouveaux espaces de socialisation des richesses limitant la financiarisation de l'économie.  

Le bien-être des vieux est un problème de partage des richesses.

A Morlaix et dans les communes de Morlaix-Communauté, beaucoup de personnes âgées, particulièrement celles en perte d'autonomie, vivent dans des conditions précaires, dans un relatif isolement, avec des difficultés à accéder à un logement adapté comme aux services proposés à l'ensemble des autres citoyens. Plusieurs particuliers ou associations comme l'ORPAM créer des solidarités concrètes pour faciliter l'accès des personnes âgées à leurs droits, à la vie sociale, aux loisirs et à la formation... mais cela ne suffit pas.

La collectivité n'investit pas assez dans l'accessibilité des équipements et de l'habitat pour les seniors. Beaucoup de progrès restent à faire en termes d'accès aux transports publics, à la mobilité, à l'échange social, aux loisirs.

La France compte 11 millions de plus de 65 ans, 9% de plus de 75 ans. Les jeunes, - de 25 ans, restent trois fois plus nombreux que ces derniers, et les mineurs (14 millions) encore plus nombreux eux aussi que les + 65 ans, contrairement à ce que l'on peut entendre sur le vieillissement inexorable de la population, argument rabâché pour remettre en cause les droits à la retraite ou parler d'un déclin économique et démographique de la France qui imposerait des renoncements sur la Sécurité Sociale et le retour à la simple solidarité familiale.

Néanmoins, le nombre de vieux de plus de 85 ans devrait passer de 1,3 millions en 2007 à 5,4 millions en 2060 selon les projections de l'INSEE . Le fait que les gens vivent plus longtemps n'est en soi un problème que pour les gens qui raisonnent en termes comptables. Pour nous, c'est avant tout une chance, et un défi pour construire de nouveaux outils de socialisation et de solidarité.

La réalité du vieillissement de la population est d'abord liée à des progrès techniques et sociaux très importants accomplis depuis l'après-guerre mais elle est relativisée par des inégalités et déterminée socialement. A 35 ans, l'espérance de vie pour un cadre est de 47 ans, de 41 ans pour un manœuvre. Et l'inégalité est plus importante encore si l'on veut parler d'espérance de vie en bonne santé. Les réformes des retraites imposées depuis 20 ans qui reculent l'âge de départ et le niveau moyen des pensions, aggravent les inégalités entre hommes et femmes, cadres et ouvriers, ne font qu'alourdir ce problème.

La retraite moyenne tourne autour de 1100 € par mois tandis que le minimum vieillesse se situe autour de 700€ par mois. Les maisons de retraite (EHPAD) ont un coût mensuel par personne de loin plus élevé: entre 1500 et 4600 euros, avec une moyenne à 2890 euros mensuels selon la Caisse nationale de solidarité pour l'autonomie. Même avec l'APA (l'allocation personnalisée pour l'autonomie), le reste à charge pour les personnes âgées et pour les familles de l'aide à domicile ou de la maison de retraite est très élevé: souvent autour de 1500-2000 € en établissement, plus de 500€ par mois pour un maintien à domicile, lequel est privilégié pour volonté de rester « dans ses meubles » et parfois avec les siens, mais aussi très souvent pour des raisons de nécessité financière. Des maisons de retraite publiques ou associatives à but non lucratif doivent être construites, rénovées et agrandies au plus près des gens, afin que leurs coûts modérés limitent le reste à charge pour les personnes âgées: aujourd'hui, avec un coût moyen de 1900€ mensuel en Bretagne, les maisons de retraite sont inaccessibles à des gens qui ont des petites retraites. Ce pourquoi, en forçant le trait, on pourrait dire qu'on y rentre quasiment que "pour y mourir": la durée moyenne d'un "séjour" en maison de retraite est de 23 à 24 mois.

Aujourd'hui, dans le Finistère, département vieillissant, il y a 91 EHPAD représentant 9127 places, et 42 foyers foyers logement pour personnes âgées autonomes (2390 places). Mais Pierre Maille lui-même disait il y a trois ans à Plouigneau: il manque 2000 places en maison de retraite dans le Finistère. Depuis, qu'a t-on fait pour combler ce manque ?

On estime à environ 4,3 millions le nombre de personnes qui apportent leur aide à un parent en perte d'autonomie: en cas de maladie comme Alzheimer, le temps passé auprès des malades peut-être très élevé. Et n'est pas sans affecter le moral ou la possibilité d'exercer son métier à plein temps. La conciliation entre vie familiale et professionnelle quand la perte d'autonomie affecte un proche est problématique. Impuissance, solitude, désarroi sont des mots qui reviennent souvent dans la bouche des aidants.

Un projet de loi dépendance, reporté sous Sarkozy, est en passe d'être adopté au Parlement. Il comporte des avancées, mais son financement est très insuffisant, centré sur la Casa (contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie), une taxe de 0,3% sur les pensions de retraites imposables qui rapporte 645 millions d'euros par an, lesquels serviront essentiellement à réévaluer l'APA. Depuis 2002, les départements portent le plus gros du financement de l'APA, et, dans plusieurs départements comme le Finistère, les nombres d'heure d'aide à domicile financées à ce titre diminuent pour les personnes âgées, laissant les personnes âges handicapées et leurs aidants dans une plus grande vulnérabilité. Après avoir promis la construction ou la rénovation de 80000 logements adaptés par an pendant la campagne des présidentielles de 2012, Hollande ne se fixait déjà plus l'objectif un an après que de 80 000 en 5 ans. Pourtant, vu que par choix et nécessité, l'arrivée en maison de retraite est beaucoup plus tardive, le droit de bien vieillir suppose un effort important de la collectivité pour aider les particuliers à aménager le logement, ou déménager dans un logement adapté, bien isolé, pas trop coûteux en énergie, proche des commerces, permettant les échanges sociaux.

Les associations qui gèrent l'aide à l'autonomie ont un équilibre précaire, emploient souvent du personnel dont les qualifications sont insuffisamment reconnues, en situation de précarité, avec des frais de déplacement pas assez pris en charge et des modes de gestion reposant souvent trop sur des bénévoles. Dans les EHPAD et les structures hospitalières, le manque d'effectif et un taux d'encadrement insuffisant créent en dépit du sérieux et de la bonne volonté des salariés un manque d'humanité dans la prise en charge, et parfois aussi une certaine forme de maltraitance institutionnelle ou de mise en danger des résidents. Les associations d'aide à domicile à but non lucratif financées par des crédits publics doivent pouvoir perdurer adossées à un vrai soutien et un contrôle public départemental pour garantir la qualité de la prise en charge et des formations.

Il y a des efforts énormes à faire pour adapter les villes, les logements, les services publics aux besoins des personnes en perte d'autonomie. Pour changer aussi le regard sur les seniors, développer le lien intergénérationnel, construire une société pour tous les âges.

Il faut que la société investisse des milliards d'euros pour faire de la prise en charge de la perte d'autonomie un droit universel sans conditions d'âge ou de ressources, financé par la solidarité nationale dans le cadre de la sécurité sociale.

La présidente de la FNPAEF (Fédération Nationale des Associations de Personnes âgées et leurs familles), citée le 9 janvier 2013 dans le Télégramme, disait: "il manque 12 milliards d'euros" chaque année pour assurer une prise en charge décente et universelle de la perte d'autonomie, "à comparer avec les 70 milliards d'euros de niches fiscales"... ou les 50 milliards d'allégements d'impôts octroyés aux entreprises, et particulièrement les plus grosses, sans contreparties exigées sur l'emploi.

 

 

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17 juin 2014 2 17 /06 /juin /2014 16:35

Clerc comme de l'eau de roche...

Dans l'éditorial du Télégramme du jour, Christine Clerc, dans un renversement des évidences digne des antiphrases de la propagande totalitaire imaginée par Orwell dans1984, qualifie le Front de Gauche de "gauche des privilèges" prétendument alliée à un milliardaire s'enivrant de désordre social, prêt à mettre dans la rue une "minorité rugissante" contre la "majorité silencieuse"  parce qu'elle soutient les cheminots qui défendent le service public du Rail. 
Les salariés de la SNCF sont une nouvelle fois qualifiés de privilégiés par un éditorialiste qui leur reproche leur emploi garanti à vie, leurs billets gratuits pour toute leur famille, "grands-parents compris". Je demande à voir la fiche de paie, les notes de frais, les petites escapades touristiques et gastronomiques de Mme Clerc.   
A notre "Gauche des privilégiés" s'oppose le "FN premier parti ouvrier", étendard des français qui se lèvent tôt dans l'angoisse de voir leurs enfants en retard à leurs épreuves de baccalauréat. 
A notre Gauche, "on reproche de rendre les citoyens moins égaux que jamais". Entre Marine Le Pen et le FDG, Mme Clerc a choisi! 
Dans l'éditorial du Ouest-France du jour, au titre limpide, "Menaces de gauche", le fond du propos de Michel Urvoy est comparable: le combat des intermittents, celui des cheminots, le combat de minorité agissante pour défendre l'intérêt particulier et les privilèges de catégories favorisées contre l'intérêt général.

Nous entendons ce genre de discours de la part des gardiens de l'ordre établi libéral depuis belle lurette, par exemple en 1995 quand on cherchait à discréditer les opposants à la réforme des retraites Juppé par les mêmes anathèmes. Tous les opposants à la réforme libérale sont qualifiés de "conservateurs", de "corporatistes". 
Urvoy note du moins que s'opère un rapprochement dangereux pour la ligne libérale du PS entre socialistes critiques, écologistes et FDG. 

Ce rapprochement a pour base le constat des conséquences catastrophiques de la politique d'austérité. 

L'association des maires du Finistère le note dans un communiqué s'inquiétant de la baisse des dotations d'Etat dans les budgets des communes: 

"Les collectivités locales, et en premier lieu les communes et leurs intercommunalités, risquent d'être massivement confrontées à des difficultés financières d'une gravité exceptionnelle. La seule alternative sera de procéder à des arbitrages douloureux affectant les services publics locaux et l'investissement du fait des contraintes qui limitent leurs leviers d'action. La diminution  drastique des ressources locales pénalisera à terme nos concitoyens", estiment les maires. 

Dans dans ce contexte budgétaire ultra tendu que Morlaix va perdre des dotations liées à la politique de la ville et à la nécessité d'atténuer les effets de la pauvreté d'une forte proportion de la population des plateaux et du centre-ville. L'Etat concentre ses moyens sur moins de quartiers prioritaires: moitié moins de villes bénéficieront des aides liées au Contrat de cohésion sociale (CUCS) ou aux moyens liées à la redynamisation urbaine. 

Morlaisiens, avaient vous constaté qu'avec l'aggravation de la crise, les habitants de Morlaix  vivent mieux, connaissent moins le chômage et la précarité? 

Dans le Télégramme toujours, Sud PTT alerte sur la destruction du service public postal: "en 2006, on comptait 150 bureaux de poste dans le Finistère. En 2014, il en reste 26". 

Le déplorer, pour sûr, c'est être réactionnaire... 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 20:39
Conseil communautaire 16 juin 2014 collectif stop TAFTA
conseil communautaire 16 juin 2014 collectif stop TAFTA 2
Conseil Communautaire 16 juin 2014 stop Tafta
Une fois n'est pas coutume, car les Indignés de Morlaix ont longtemps été bien seuls à suivre les débats communautaires tout en les relatant publiquement, le Conseil Communautaire du 16 juin 2014 a attiré un public important, principalement des militants contre le Grand Marché Transatlantique et parmi eux beaucoup de militants et sympathisants du Front de Gauche. 
conseil communautaire 16 juin 2014 intervention I.Dupont
Je suis intervenu pour demander à ouvrir largement les commissions communautaires aux élus municipaux, notamment ceux d'opposition et ceux des communes rurales. Le bureau exécutif avait déjà décidé de limiter drastiquement la présence des élus municipaux qui ne sont pas élus communautaires aux cas de suppléances d'élus communautaires inscrits dans une commission indisponibles dans un contexte où une commune n'aurait pas de représentants dans une commission. Exit donc les conseillers municipaux d'opposition et la possibilité pour les communes rurales d'être représentées dans toutes les commissions! 
Voici la question orale que j'avais transmise à Jean-Luc Fichet quelques jours avant et que j'ai défendu en Assemblée Communautaire aujourd'hui:

Question orale
" Au vu de l'importance croissante des compétences, des activités et du budget inter-communal au regard de la vie des vingt-huit communes de Morlaix-Communauté, au vu aussi du récent resserrement du nombre d'élus  communautaires, allez-vous favoriser la participation des élus communaux volontaires aux commissions communautaires, avec une possibilité d'intervention, d'information et de prise de renseignements, mais sans voix délibérative en cas de mise au vote d'une décision? 
Afin que tous les élus représentant les habitants des différentes communes, appartenant à la majorité comme à l'opposition, puissent connaître et participer à la vie de la Communauté d'Agglomération de Morlaix, quel dispositif prévoyez-vous pour rendre possible la participation des conseillers municipaux d'opposition n'étant pas élus communautaires aux travaux et présentations d'informations des commissions de Morlaix-Communauté? 
Vous dirigez-vous vers une limitation de la participation des élus communaux aux commissions communautaires ou au contraire vers une large ouverture de celles-ci aux élus des communes?

 Dans le premier cas, ne faudrait-il pas définir une règle de proportionnalité pour qu'il y ait toujours un certain nombre de conseillers municipaux d'opposition des communes dans les sept commissions communautaires, par exemple la même que règle de représentativité celle qui prévaut pour la représentation des élus municipaux dans les commissions municipales et les organismes divers ? " 
conseil communautaire 16 juin 2014 présidents et vice-pré
Sans la justifier sur le fond, Jean-Luc Fichet a rappelé la position du bureau des maires et/ou du bureau exécutif de ne pas ouvrir les commissions communautaires au-delà des suppléants d'élus communautaires inscrits dans ces commissions: il ne faut pas qu'elles soient trop "ventripotentes".
 
conseil communautaire 16 juin intervention I.Dupon-copie-1
Je suis aussi intervenu à l'occasion du vote du Compte administratif 2013 sur la question des transports en commun, demandant la création d'un groupe de travail pour:
-  développer le réseau en plusieurs lignes de bus régulières reliant les communes entre elles et à Morlaix
- réduire les tarifs (étant donné que les recettes tarifaires ne représentent que 15% des coûts de fonctionnement)
- passer en régie directe lors du renouvelement de DSP en 2017, sachant que c'est Morlaix-Communauté qui versait 2 millions d'euros l'an passé à la TIM-Kéolis pour l'achat de bus et que le service devrait coûter moins cher à la collectivité ou du moins être mieux rendu s'il n'y a pas à alimenter au passage les profits d'une entreprise privée.
Le but étant de créer un véritable intérêt communautaire autour de la mobilité et du transport en commun, de réduire l'usage de la voiture individuelle afin de servir le pouvoir d'achat des familles, de faire évoluer les pratiques et de réduire les émissions de gaz à effet de serre. 
On m'a répondu que les arguments en faveur d'une gestion directe non déléguée dans le cadre d'un vrai service public seraient examinés le temps voulu, d'abord en commission Environnement - Transports. 
Je suis aussi intervenu par rapport au projet d'échange multimodal à la Gare pour dire que de nombreuses voix d'usagers et de salariés actuels ou passés de la SNCF s'étaient élevés pour défendre les avantages d'une prolongation du tunnel par rapport au projet de passerelle au-dessus de la gare, moins coûteuse, mais moins satisfaisante pour l'accessibilité et l'esthétique. On m'a répondu un peu sèchement que c'était une question réglée depuis quelques mois.
Conseil communautaire 16 juin 2014 JM Parcheminade
J
Je me suis abstenu sur la subvention à Tébéo (100 000€ par an) avec Sarah Noll et Jean-Michel Parcheminade, et également sur la subvention à ADDESKI, en rappelant les débats qu'avaient suscité son mode de gouvernance et son rapport aux illetrés ou analphabètes d'origine étrangère et en mettant en avant l'importance de sa subvention (5000€) par rapport à celle d'un centre social comme Ti An Oll.
Je me suis aussi abstenu (avec Christine Prigent et Sarah Noll) sur l'engagement moral de cautionnement ou de prise en charge à hauteur de 500000€ (mobilisable en cas de défaillance de viabilité du projet) des 2 millions que la CCI a promis d'investir dans un montage pour restructurer Tilly-Sabco à Guerlesquin afin de pérenniser l'activité et l'emploi en anticipant un retrait de l'actionnaire actuel, Sauvaget, lié à l'ampleur des pertes enregistrées. Cette délibération n'était pas prévue, on n'a pas eu le temps de l'étudier et on n'a présenté aucune pièce du dossier permettant aux élus communautaires de se faire un avis éclairé sur le futur projet de restructuration (en termes de maintien des emplois, de réorientation de l'activité et de la filière, de viabilité à moyen terme du nouveau projet industriel) et on ne sait pas comment Mr Sauvaget s'en sortirait dans cette opération. La collectivité a longtemps soutenu à grand concours d'argent public la filière avicole sans que soit construit un modèle économique plus vertueux socialement et écologiquement, et plus durable à défaut d'aides publiques. Maintenant, il convient d'être plus exigeant et précautionneux, sans bien sûr consentir à la destruction des emplois mais en exigeant un meilleur contrôle public de la filière.
conseil communautaire 16 juin 2014 le public
J'ai présenté la motion refusée le 26 mai pour mettre Morlaix hors Zone Grand Marché Transatlantique, votée au Conseil Municipal de Morlaix le 25 juin par tous les élus de gauche, dont ceux du PS, ce qui montre qu'elle n'était pas si clivante, élaborée d'ailleurs sur la base rassembleuse d'autres motions présentées par des assemblées d'union de la gauche dans plusieurs collectivités.  J'ai réaffirmé le regret que Mr Fichet ne m'ait pas laisser présenter la motion présentée par le FDG au précédent Conseil communautaire du 26 mai.
 
J'ai découvert la dernière mouture de la motion soutenue par la majorité 5mn avant le Conseil Communautaire. Je n'ai pas été associé à sa rédaction, qui a avancé fort heureusement dans le sens d'une affirmation de la nécessité de prendre conscience des dangers du Traité Transatlantique et de de suspendre les négociations grâce notamment à Christine Prigent (EELV) qui a contribué à l'amélioration de la proposition initiale (dont j'ai eu connaissance 4 heures avant le Conseil). Cette motion de la majorité PS-ELLV reprend plusieurs propositions et phrases de la motion que je voulais présenter au nom du FDG le 26 mai mais ne demande pas l'arrêt des négociations Grand Marché Transatlantique.
Elle est parfois contradictoire ("C'est un premier pas vers une exigence de neutralisation des effets pervers que pourait entraîner la signature tel Tel Traité qui vise à harmoniser les législations en vigueur des deux côtés de l'Atlantique en libéralisant au maximum les échanges et la circulation des capitaux et en protégeant les investisseurs"), euphémisante ("nos citoyens ont le sentiment que cette négociation est lointaine et "secrète" ") ou fausse dans ses attendus, en cherchant à montrer des dangers du Traité Transatlantique, à réaffirmer les impératifs de défense du modèle social, des prérogatives des collectivités et de notre démocratie, tout en donnant des satisfecits immérités à Hollande sur la recherche de plus d'information des parlementaires, de plus de transparence, d'une mise hors négociation TAFTA de l'audiovisuel, de la défense des protections sanitaires, sociales, écologiques (là à mon avis, c'est carrément faux! ). 
La demande par Morlaix-Communauté de suspension des négociations est déjà une avancée et une victoire d'étape réalisée grâce à la mobilisation des citoyens, du collectif anti-TAFTA qui a communiqué sur ce sujet auprès des élus et des habitants, et de la pression du Front de Gauche. Mais c'est encore insuffisant: avec ce genre de déclaration mi-chèvre mi-chou qui reste au milieu du guet pour ménager les intérêts établis, il sera difficile d'entraver l'influence puissante des néo-libéraux et des multinationales.
On fait comme si on pouvait neutraliser des "effets pervers" d'un traité dont on n'aurait pas perçu auparavant la logique profondément libérale et post-démocratique et les intentions initiales: servir les gros intérêts financiers.  
L'aspect anti-démocratique de ce Grand Marché Transatlantique et de l'ouverture des négociations pour le construire, sans aucun mandat venu des peuples, n'est pas mis en avant.
C'est pourquoi j'ai décidé de m'abstenir sur la motion "de compromis" présentée par la majorité tout en saluant ce qu'elle contenait d'acquis tout en continuant à présentée la motion défendue par le Front de Gauche, qui en constituait le modèle initial.
La motion que j'ai présenté a recueilli 3 voix pour (la mienne, celle de Sarah Noll et de Christine Prigent), 9 voix contre, le reste en abstention (dont JP Vermot, Marc Madec, le président et des vice-présidents...).
Quelques élus de droite ont voté contre les deux motions, d'autres se sont abstenus sur les deux. Le Maire UMP de Carantec, Jean-Guy Guéguen, et la députée européenne UMP Agnès Le Brun, par la voix de Christine Léon (elle était absente et avait préparé un texte argumenté) ont dit leur confiance dans les effets et les intentions de ces négociations Grand Marché Transatlantique.  
Conseil Communautaire du 16 juin 2014
Motion présentée par Ismaël Dupont, élu de Morlaix et du Front de Gauche. 

«  Morlaix-Communauté,  zone hors partenariat transatlantique de commerce et d'investissement »

Le 14 juin 2013, les 27 gouvernements de l’Union européenne, dont la France, ont approuvé le mandat donné à la Commission européenne pour négocier un accord de libre-échange avec les États-Unis. Cet accord se négocie sans contrôle démocratique et sans transparence.
Il prévoit que les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique soient « harmonisées » en libéralisant au maximum les échanges, la circulation des capitaux et en protégeant les investisseurs.
Les entreprises auront la possibilité d’attaquer les États et les collectivités locales devant des tribunaux d'arbitrage privés, ce qui remet en cause le pouvoir législatif du Parlement et les compétences des élus du peuple.
Avec cet accord qui profiterait surtout aux multinationales américaines et européennes, l’agrobusiness américain pourra plus facilement écouler ses produits sur le marché européen et l'agriculture de qualité sera mise en difficulté : à l'inverse, ce sera la porte ouverte aux OGM, aux animaux traités aux hormones de croissance, à la décontamination chimique des viandes, à l'exploitation des gaz de schiste...
Cette libéralisation réglementaire, ferait voler en éclat les normes protectrices sociales, sanitaires et environnementales appliquées en Europe et dans notre pays.
Les collectivités territoriales pourraient se voir contraintes d'ouvrir leurs services publics au secteur privé marchand.
Notre région d'agriculture et d'élevage pourrait être lourdement pénalisée par le Grand Marché Transatlantique et les marges de manœuvre de la communauté d'agglomération en matière économique et d'appel d'offres seraient directement impactées si ce traité était signé.
Il sera alors en effet très compliqué d’établir des préférences pour les entreprises locales ou nationales lors des appels d'offre, de privilégier la nourriture biologique et locale dans les restaurants scolaires, de défendre une politique de régie pour la distribution d’eau et la production d’énergie.
Les élus de Morlaix-Communauté réunis en conseil communautaire demandent au Président de la République et au Président de la Commission Européenne :
-La suspension des négociations sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) dit Grand Marché transatlantique du fait de l'absence de contrôle démocratique et de débat public sur les négociations en cours.  
- La diffusion publique immédiate de l’ensemble des textes relatifs aux négociations du TTIP.
- L’ouverture d’un débat national sur l’ensemble des accords de libre-échange dits du Grand Marché Transatlantique impliquant la pleine participation des collectivités territoriales, des organisations syndicales et associatives, des organisations socioprofessionnelles et des populations.
- L’arrêt des négociations sur le Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement (TTIP) dit Grand Marché Transatlantique tant que la représentation nationale n’aura pas approuvé ces négociations.
Motion présentée par Christine Prigent au nom de la majorité PS-EELV: 35 pour, 18 abstentions (dont celle de Ismaël Dupont, FDG), 4 contre 
Dans la compétition exacerbée que se livrent les puissances mondiales et notamment face à la concurrence croissante des pays émergents, deux dangers guettent l’Europe : s’engager dans la course au moins-disant, perdue d’avance, et ouvrir ses marchés sans protéger ses salariés, ses entreprises, ses savoir-faire et ses consommateurs. Tous les continents protègent leurs emplois et leurs entreprises, à commencer par les Etats-Unis. Vue des autres puissances commerciales, l’Europe apparaît comme un espace ouvert, divisé, incapable d’imposer des contreparties. Cela a de quoi nous interroger.
Notre volonté est la mise en place d’un juste échange fondé sur le respect des droits de l’homme, de la démocratie, du progrès social et de la protection de l’environnement. Il s’agit de promouvoir un modèle économique et social plus juste, plus solidaire et durable à l’échelle mondiale.
C’est avec cet objectif que doit s’aborder la question des négociations commerciales Etats-Unis/Union européenne. En effet, le développement de notre communauté ne peut se concevoir dans le cadre d’une économie totalement dérégulée. L’éventuel futur traité de partenariat transatlantique de commerce et d’investissement, tel qu’il est négocié à l’heure actuelle, ne présente pas les garanties nécessaires pour l’avenir de notre territoire.
Dans le mandat de négociation de la Commission européenne, la France a déjà obtenu des avancées :
  • l’exclusion des services audiovisuels. L’accord ne devra porter aucun préjudice à la diversité culturelle et linguistique.
  • l’exclusion des marchés publics de défense
  • la préservation des préférences collectives : l’accord doit garantir un haut niveau de protection de l’environnement, des travailleurs et des consommateurs, préservant les choix de société comme sur l’interdiction des OGM, des viandes aux hormones…
C’est un premier pas vers une exigence de neutralisation de tous les effets pervers que pourrait entraîner la signature d’un tel Traité qui vise à harmoniser les législations en vigueur des deux côtés de l’Atlantique en libéralisant au maximum les échanges et la circulation des capitaux et en protégeant les investisseurs.
Une exigence de transparence : Trop souvent, nos concitoyens ont le sentiment que cette négociation est très lointaine et « secrète ». Dans la phase de négociation, la représentation des entreprises multinationales a été largement privilégiée au détriment de la représentation citoyenne.

Dès le départ, la France a demandé transparence et débat public, considérant que cet accord doit entrer dans le débat public. Ainsi le mandat de négociation a été transmis au Parlement français. Les parlementaires nationaux et européennes peuvent ainsi exercer leur devoir de vigilance durant le déroulement des négociations. Une fois négocié, l’accord devra être approuvé à l’unanimité par le conseil des Ministres de l’Union puis par le Parlement européen. Il sera ensuite soumis à l’approbation de chacun des vingt-huit parlements nationaux.
Les entreprises multinationales réclament la possibilité d’attaquer les États et les collectivités locales devant des tribunaux d'arbitrage privés lorsqu'elles estiment leurs intérêts lésés par des décisions gouvernementales, ce qui remettrait en cause le pouvoir des élus du peuple et ferait à terme voler en éclat les normes protectrices sociales, sanitaires et environnementales appliquées en Europe et dans notre pays.

De plus, si ce traité était signé, les collectivités territoriales pourraient se voir contraintes d'ouvrir leurs services publics au secteur privé marchand. Les marges de manœuvre de notre communauté d'agglomération en matière de gestion et d'appel d'offres risqueraient ainsi d'être directement impactées.

La coopération entre l'Union Européenne et les États-Unis ne doit pas être fondée sur le « tout concurrence ». Qui plus est, dans un monde multipolaire, nous ne devons pas tomber dans le piège d’une alliance occidentale qui s’opposerait aux pays émergents. Nous devons au contraire prendre toute la mesure de notre responsabilité à nouer avec ceux-ci des relations de partenariat pour un développement global harmonieux. Ce travail de coopération trouve tout son sens à Morlaix Communauté.

Pour ces raisons, les élus de Morlaix-Communauté réunis en conseil communautaire le 16 juin 2014 demandent au Président de la République et au Président de la Commission Européenne :

1/ de suspendre les négociations sur le Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement (TTIP) dit Grand Marché Transatlantique 

2/ de diffuser au public l’ensemble des textes relatifs aux négociations du TTIP ;

3/ d'ouvrir sur ce sujet un débat national impliquant la pleine participation des collectivités territoriales, des organisations syndicales et associatives, des organisations socioprofessionnelles et des populations ;
4/ de préserver notre modèle social dans toutes les négociations transnationales ;
5/ de défendre les principes d’un développement durable et non « délocalisable ».


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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 20:28
Communiqué du Front de Gauche Pays de Morlaix: solidarité avec la lutte des salariés de la SNCF
" Depuis 6 jours, à l'appel de la CGT et de Sud-Rail, les cheminots défendent le droit de voir enfin leur colère entendue par rapport au délitement du service public du rail et prises en compte aussi leurs inquiétudes par rapport à une réforme ferroviaire qui pourrait faciliter les projets de privatisation future portées par l'Europe en dissociant les activités et les financements de l'activité voyageur et de l'entretien des réseaux. 
Comme d'habitude, on culpabilise les grévistes accusés de prendre en otage la population alors que le service minimum, imposé par la droite et maintenu par le PS, retire déjà de l'efficacité à leurs sacrifices courageux accomplis au nom de l'intérêt général. 
Le Front de Gauche pays de Morlaix appelle les citoyens qui veulent une réforme ferroviaire au service d'une ambition de service public ferroviaire durable et qui refusent la déraillement de la SNCF sur les voies de garage de l'entreprise néo-libérale à se rassembler en solidarité avec nos amis cheminots le Mardi 17 juin à 12h devant la gare de Morlaix avec un pique-nique revendicatif. 
Maintes fois par le passé, les cheminots ont sonné l'heure de la riposte sociale: c'est maintenant qu'il faut se battre pour le changement!"  
front de Gauche Morlaix
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 20:18
 
Appels intersyndicaux et inter-organisations, à mobilisation nationale le 18 juin 2014
contre les fusions d'universités, les regroupements forcés et les ComUE




Préavis de grève pour le 18 juin 2014

Monsieur le Ministre,

La FERC CGT appelle à des rassemblements mercredi 18 juin contre les fusions et regroupements régionaux d’établissements d’enseignement supérieur, qui déstructurent le service public d’enseignement supérieur et de recherche et dégradent les conditions de travail des personnels. Les conditions dans lesquelles s’opèrent ces différents regroupements ou fusions, réalisés dans la précipitation et sans réel travail prospectif, sont totalement opaques et ignorent ostensiblement l’expression et le point de vue des personnels des établissements d’enseignement supérieur et de recherche.

À l’occasion des actions qui auront lieu ce jour-là, des agents seront conduits à décider de cesser le travail.

En conséquence, la FERC CGT dépose un préavis de grève pour la journée du 18 juin 2014, ainsi que pour les nuitées en amont et en aval de celle-ci pour les agents travaillant en horaires décalés.

Ce préavis concerne l’ensemble des personnels des établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche rattachés au Ministère de l’Éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche.

Soyez assuré, monsieur le ministre, de notre attachement indéfectible aux valeurs du Service public et de la Fonction publique.

Hervé BASIRE 
Secrétaire Général


jeudi 12 juin 2014

Dans la continuité du gouvernement précédent, le ministère actuel pousse à la fusion des universités. Dans cet objectif, la loi LRU-Fioraso du 22 juillet 2013 impose le regroupement régional des établissements d’Enseignement supérieur et de Recherche, principalement sous la forme de Communautés d’universités et d’établissements (ComUE), éventuellement sous le régime de l’association.

Ce double mouvement de fusions et de regroupements régionaux a des conséquences néfastes dont les personnels des universités fusionnées (Bordeaux, Aix-Marseille, Lorraine, par exemple) font d’ores et déjà les frais : mobilités forcées, obligation de candidater sur son propre poste, remise en cause des acquis en matière d’horaires et de congés, nivellement des primes par le bas, etc. Les regroupements impliquent des réorganisations, des mutualisations de services, des réductions d’effectifs, ainsi que l’externalisation de services entiers, entraînant fatalement une dégradation accrue des conditions de travail.

Nous ne pouvons cautionner cette politique, le plus souvent sans fondement scientifique et pédagogique, de regroupements purement technocratiques.

Les ComUE et les fusions, élaborées dans une grande opacité, se traduiront par :

  • La réduction significative de formations et d’activités de recherche au détriment de certains établissements, au détriment de certaines disciplines et au détriment des personnels et étudiants.
  • L’augmentation des coûts de fonctionnement et d’organisation ce qui risque de fragiliser encore davantage les établissements déjà durement touchés par les plans d’économie.
  • La remise en cause de la démocratie universitaire, déjà largement mise à mal par la loi LRU-Pécresse. L’objectif des regroupements est d’amoindrir systématiquement la représentation des personnels au nom d’une « gouvernance » resserrée.
  • La multiplication des niveaux de décision et de la bureaucratie.
  • La dégradation accrue des conditions d’exercice de nos métiers et la remise en cause des garanties pour les personnels.

Ce processus de territorialisation-régionalisation de l’enseignement supérieur et de la recherche, visant à réduire à une trentaine le nombre d’entités universitaires et de recherche, en cohérence avec l’acte III de la décentralisation, ne peut que déboucher à terme sur :

  • la régionalisation des diplômes, détruisant leur caractère national et remettant ainsi en cause les garanties collectives nationales des salariés,
  • la transformation des organismes nationaux de recherche en agences de moyens au service des politiques de sites régionales.

L’enjeu est considérable : le passage en force des ComUE et des fusions est une mise au pas des universités par le ministère avec la complicité de certains présidents. La remise en cause du caractère national des organismes de recherche menace directement l’existence de ces organismes et le statut de leurs personnels pouvant aller jusqu’à la perte du statut de fonctionnaires d’état comme on a pu le voir précédemment pour les personnels des lycées et collèges. Les personnels et les usagers n’acceptent pas ces regroupements qui concrétisent l’éclatement du service public national de l’enseignement supérieur et de la recherche.

NON aux fusions, COMUE et autres regroupements régionaux : moratoire immédiat de leur mise en place !

Maintien des diplômes nationaux (Licence, Master et Doctorat) dans les universités

ABROGATION DES LOIS LRU-PÉCRESSE ET LRU-FIORASO

RdV le 18 juin à 14h à Sèvres-Babylone 
où nous rejoindrons les personnels de l’Éducation Nationale qui manifestent 
contre la réforme des rythmes scolaires jusqu’au ministère !



 

  LA CAPORALISATION DE L'UNIVERSITE EN MARCHE

   supautonome-fo et snprees-fo


13 juin 2014

Avec le soutien des syndicats co-gestionnaires et de la CPU, la secrétaire d’État à l’Enseignement Supérieur Geneviève Fioraso poursuit aveuglément les réformes qui accentuent les problèmes qu’elle prétend résoudre loin de toute véritable concertation. La volonté du Ministère et de Présidents zélés d’imposer partout dans la précipitation et de manière autoritaire les regroupements d’établissements, et plus particulièrement les fusions et les COMUE, constitue une menace sans précédent sur la diversité académique,  les statuts des personnels et les libertés universitaires.

SUPAUTONOME-FO et le SNPREES-FO n’avaient pas approuvé l’émiettement inconsidéré de l’Université Française, mais nous ne pouvons cautionner cette politique, le plus souvent sans fondement scientifique et pédagogique, de regroupements purement technocratiques au prétexte fallacieux de simplification administrative et d’une plus grande efficacité de la gouvernance.

Les COMUE, élaborées dans une grande opacité se traduiront par :

·         La réduction significative de formations et d’activités de recherche au détriment de certains établissements et de certaines disciplines.

·         La transformation des organismes de recherche en agences de moyens territorialisées au service des politiques de sites régionales

·         L’augmentation des couts de fonctionnement et d’organisation ce qui risque de fragiliser encore davantage les établissements déjà durement touchés par les plans d’économie.

·         La concentration des pouvoirs entre les mains de quelques uns et l’éloignement des personnels des instances de décisions.

·         La multiplication des niveaux de décision et de la bureaucratie.

·         Une représentation des personnels et l’exercice de la démocratie collégiale en forte diminution.

·         L’aggravation des conditions d’exercice de nos métiers et la remise en cause des garanties pour les personnels.

Ne nous y trompons pas, le passage en force des COMUEs est une mise au pas des universités par le ministère avec la complicité de certains présidents qui ont confisqué les débats sans respect des règles de la démocratie universitaire. Confrontés aux injonctions comminatoires du Ministère et aux diktats des présidents, les personnels universitaires, sans lesquels rien d’efficace ne peut se faire, commencent à comprendre et refusent, de plus en plus nombreux, ces projets liberticides qui violent les libertés universitaires et bafouent leurs droits.

L’enjeu est considérable. Chacun doit se mobiliser dans les établissements pour faire prévaloir une université respectueuse des personnels et refuser les propositions dans lesquelles les conditions d’exercice de nos métiers, nos statuts et nos libertés sont menacés. Les personnels de l’enseignement supérieur doivent être libres des décisions qui les concernent et engagent leur avenir.

Les personnels et les usagers n'acceptent pas ces regroupements qui concrétisent l'éclatement du service public républicain dans un cadre territorialisé, en cohérence avec l'acte III de la décentralisation.

Dans cette perspective, VENEZ NOMBREUX, c'est l'avenir de l'université et de la recherche qui se joue ! SUPAUTONOME-FO et le SNPREES-FO appellent les personnels de l’enseignement supérieur et de la recherche à refuser les regroupements arbitraires et à se rassembler devant le Ministère de l’Education Nationale, l'Enseignement Supérieur et la Recherche le 18 juin.

RdV le 18 juin à 14h à Sèvres-Babylone, où nous rejoindrons les personnels de l'Education Nationale qui manifestent contre la réforme des rythmes scolaires jusqu'au ministère !

 


 


  

Journée de mobilisation le 18 juin. Contre le passage forcé aux COMUE -  Avant qu’il ne soit trop tard ! 
Groupe du 4 avril
RESAU
Sauvons l’Université !

16 juin 2014

L’obligation faite à marche forcée aux universités et aux écoles de se regrouper arrive à échéance en  juillet. Mais c’est dans les tous prochains jours que les CA des établissements d’enseignement supérieur doivent voter pour se prononcer pour ou contre les COMUE.

La loi qu’il s’agit de mettre en application a été modifiée de manière subreptice lors de la séance du 14 janvier dernier dans le cadre du débat sur la loi agricole, permettant le suffrage indirect des représentants. Aucune consultation des personnels, encore moins de démocratie dans ces futurs mastodontes pour lesquels nos responsables nous promettent la lune, après avoir tenu le même discours sur les PRES.

C’est maintenant qu’il faut se mobiliser pour soutenir nos élus dans les conseils.Après, il sera trop tard.

Clamons haut et fort que nous refusons que l’enseignement supérieur et la recherche soient traités de manière aussi désinvolte. 

Exigeons un moratoire sur ces regroupements, le temps qu’on nous donne les premiers bilans des réformes déjà engagées.

Exigeons que soit retiré le cavalier législatif inscrit dans le texte de la loi agricole en examen à l’Assemblée Nationale, et visant, entre vaches et cochons, à détruire un peu plus la démocratie et la collégialité universitaires.

Nous appelons les enseignants chercheurs, chercheurs, BIATSS, enseignants,  étudiants, tous ceux qui font et qui sont l’Enseignement supérieur et la Recherche,  à faire de la journée du 18 juin une première étape décisive dans un mouvement de réappropriation de nos libertés académiques, de nos établissements, de notre avenir.

Retrouvons nous le mercredi 18 juin à 14 h à Paris (métro Sèvres-Babylone) 

Groupe du 4 avril /Tribune Le changement à l’Université et dans la recherche, c’est maintenant?
RESAU
Sauvons l’Université !

 http://groupedu4avril.wordpress.com/ http://www.resau.fr/ http://www.sauvonsluniversite.com/ 
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 19:31
Appel urgent / Au 50ème jour de la grève de la faim collective des Palestiniens : il se peut que la procédure législative accélérée pour permettre l’alimentation forcée soit menée à son terme la semaine prochaine.
Ramallah occupée, 12 juin 2014 – Depuis le 24 avril, plus de 100 détenus et prisonniers palestiniens sont en grève de la faim pour protester contre la politique de détention administrative d’Israël. 
Le 9 juin, une proposition de loi d’initiative gouvernementale pour permettre l’alimentation forcée des grévistes de la faim a été adoptée  en première lecture au Parlement israélien, la Knesset. Le passage en deuxième et troisième lecture doit intervenir en une procédure accélérée la semaine prochaine.
La police secrète israélienne, le Shin Bet ou Shabak (connue aussi en tant que GSS, ISA) a encouragé le Premier Ministre israélien, Benyamin Netanyahu à imposer cette mesure législative aussi vite que possible, avec l’intention explicite de briser la grève de la faim plutôt que dans un souci du bien-être des grévistes.  
L’alimentation forcée est considérée comme une torture par la déclaration de Malte de l’Association Médicale Mondiale et a été condamnée par le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur la Torture et par d’autres organes des Nations Unies.
L’Association Médicale Israélienne (AMI) a désapprouvé publiquement la mesure législative et a annoncé que ses membres ne s’y soumettraient pas. Cependant, les médecins travaillant pour le Service des Prisons Israélien  ne sont pas membres de l’AMI. L’organisme chargé de superviser et de surveiller les médecins en Israël est le Ministère de la Santé, qui, malheureusement, est un des principaux soutiens et promoteurs de la mesure législative.
En accord avec l’approche prise par le Shin Bet et le Premier Ministre Netanyahu, le Ministère de la Santé est aussi en train d’adopter maintenant de nouvelles restrictions plus rigoureuses sur les contacts des médecins indépendants extérieurs  avec les grévistes de la faim, malgré le fait que le droit des prisonniers de voir un médecin indépendant est partie intégrante à la fois du droit israélien et des normes internationales. 
Qu’est-ce que la Détention Administrative ? 

Forme d’internement sans jugement, la détention administrative peut être ordonnée par un commandant militaire israélien dans les territoires palestiniens occupés (tpo), fondée sur « des raisons de sécurité », qui sont assez larges pour englober des activités politiques pacifiques et en pratique tout acte d’opposition à l’occupation israélienne. Au 1er mai 2014, 192 Palestiniens étaient détenus en détention administrative en Israël. Les détenus sont emprisonnés sans jugement, et ni eux, ni leurs avocats, ne sont autorisés à voir les « preuves secrètes » utilisées contre eux. Alors que les détenus peuvent faire appel de leur détention devant un tribunal militaire, un tel droit n’a plus aucun sens en l’absence de la connaissance des renseignements sur lesquels l’ordre de détention est fondé. La validité des ordres de Détention Administrative est de six mois à la fois et ils peuvent être renouvelés indéfiniment. Selon des témoignages recueillis par des organisations de défense des droits de l’homme, des détenus ont été emprisonnés en détention administrative pour des durées allant de un mois jusqu’à six ans. La fréquence de l’utilisation de la détention administrative a été fluctuante au cours de l’occupation israélienne. Elle a été utilisée de façon spécifique en tant que moyen de punition collective à l’encontre des Palestiniens s’opposant à l’occupation. Le Comité des Nations Unies sur l’Elimination de la Discrimination Raciale a récemment exprimé son opinion, selon laquelle la pratique israélienne en cours de la Détention Administrative est « discriminatoire et constitue une détention arbitraire selon le droit international sur les droits de l’homme ». L’Union Européenne a aussi condamné l’usage de cette mesure. 
Ce que vous pouvez faire :
-Contactez votre association médicale nationale et l’Association Médicale Mondiale et demandez leur de prier instamment et publiquement le gouvernement israélien de retirer la loi doh@wma.netwma@wma.net
-Contactez le Rapporteur Spécial des Nations Unies sur la Torture, le Professeur Juan Mendez et demandez-lui de condamner la loi et de prier instamment et publiquement le gouvernement israélien de la retirer : urgent-action@ohchr.org
-Contactez la Haute Représentante de l’Union Européenne, la Baronne Catherine Ashton, et demandez-lui de condamner la loi et de prier instamment et publiquement le gouvernement israélien de la retirer : Catherine.ashton@ec.europa.eu
-Contactez votre député-e et demandez-lui de condamner la loi et de prier instamment et publiquement le gouvernement israélien de la retirer. 

 Articles de presse récents :


Haaretz




Sites Internets relatifs à la question





Tentative d’Israël de briser la grève de la faim : Arrière-plan 

En 2012, des détenus et prisonniers palestiniens se sont engagés dans de multiples grèves de la faim, ayant pour but de mettre un terme à la politique de Détention Administrative tout comme de chercher à améliorer les conditions de détention et de rétablir les visites des familles de la Bande de Gaza et de Cisjordanie, qui avaient été interrompues. Malgré les mesures punitives contre les grévistes, les grèves de la faim ont été largement couronnées de succès, menant à la libération de plusieurs détenus administratifs  tout comme à un accord sous l’entremise de l’Egypte entre la direction des prisonniers et la Service des Prisons Israélien, qui comprenait un engagement à respecter la plupart des demandes des grévistes. Cette année, comme le nombre des détenus administratifs augmentait à nouveau progressivement et que les conditions de détention ne s’amélioraient pas, une nouvelle grève de la faim collective a été déclarée le 24 avril. Comme la grève de la faim gagnait de l’ampleur et des soutiens, la réponse du Service Israélien des Prisons s’est faite plus hostile. Le personnel pénitentiaire a mis en œuvre des pressions sur les grévistes de la faim, pour casser leur mouvement de protestations, de différentes façons comprenant l’isolement par rapport au monde extérieur  par le refus des contacts avec les avocats, les médecins indépendants et la famille, la séparation des autres prisonniers par l’isolement cellulaire  et des transferts fréquents d’une prison à l’autre, et des mesures punitives telles que des raids dans les quartiers des prisonniers en grève, la confiscation des biens personnels et des amendes. Le personnel médical du SPI a été impliqué dans ce processus en donnant la préférence aux intérêts du système pénitentiaire plutôt qu’à ses obligations envers leurs patients, en infraction avec les normes médicales professionnelles et éthiques. On a fait aller et venir les grévistes de la faim entre les différents services médicaux du système public de santé.
L’accès à un conseil juridique digne de confiance et à des médecins indépendants est crucial pour que les grévistes puissent prendre en conscience et en étant renseignés les décisions concernant leurs actions, mais les médecins de Médecins pour les Droits de l’Homme-Israël et les avocats des détenus  n’ont pu obtenir de rencontrer que quelques-uns des prisonniers en grève de la faim après des appels répétés devant les tribunaux.
Pour informations et mise à jour sur cette question s’il vous plaît contactez les Médecins pour les Droits de l’Homme-Israël : Amany Dayif à amanydayif@phr.org.il, ou Hadas ZIv à hadas@phr.org.il   

Cet appel est lancé par : 

Adalah – Centre Juridique pour les Droits de la Minorité Arabe en Israël (Haïfa)
L’Association Addameer de Soutien aux Prisonniers et des Droits de l’Homme (Ramallah)
Le Centre Al-Mezan pour les Droits de l’Homme (Gaza)
Le Comité Public contre la Torture en Israël (Jerusalem-Ouest)
Médecins pour les Droits de l’Homme-Israël (Jaffa – Tel Aviv)
(traduit de l’anglais par Y. Jardin - AFPS Douarnenez)
un drapeau pour Gaza...à Morlaix
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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 19:03
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