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21 août 2017 1 21 /08 /août /2017 07:07
Mardi 22 août à 20h30 à PLOUGASNOU : concert en plein air de Pol Huellou, Gilles Le Bigot, Marc Lecoq
Mardi 22 août à 20h30 à PLOUGASNOU : concert en plein air de Pol Huellou, Gilles Le Bigot, Marc Lecoq

Concert en plein air, le mardi 22 aout à 20H30: Pol Huellou (chant, flutes, sanza) Gilles Le Bigot (guitare) Jean Marc Lecoq (accordéon) Place du Centre, Plougasnou (29630) Musiques et chants du Monde, MUSIQUE AU MONDE !

 

A Lire ou relire sur "Le Chiffon Rouge": 

Pol Huellou, musicien, chanteur et écrivain voyageur, amoureux de l'Irlande, nous raconte les ballades de son dernier album "The Lost Agenda"

"The lost agenda" de Pol Huellou: un très bel album à recommander chaleureusement!

 

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 09:52
Pol Huellou, musicien, chanteur et écrivain voyageur, amoureux de l'Irlande, nous raconte les ballades de son dernier album "The Lost Agenda"
Pol Huellou, musicien, chanteur et écrivain voyageur, amoureux de l'Irlande, nous raconte les ballades de son dernier album "The Lost Agenda"

Pol Huellou, artiste musicien, parolier et chanteur voyageur ayant son pied à terre à Plougasnou, militant de la CGT, du PCF et du Mouvement de la Paix passionné par la culture, la musique et l'histoire irlandaise, qui était venu avec le guitariste Gilles Le Bigot (et le groupe morlaisien Coverfield) animer la soirée musicale "irlandaise" du PCF à Roscoff au mois de mai dernier avec le député du Sinn Féin et ancien prisonnier de l'IRA Raymond Mc Cartney, vient de sortir un magnifique album "The lost agenda", avec des chansons souvent inspirées du répertoire irlandais ou écossais d'une beauté souvent déchirante et très émouvante, avec une voix très blues, de très beaux moments de flûte irlandaise, et un accompagnement à la chanson de Michèle Kerhoas.   

Cet album dédié aux musiciens disparus amis de Pol - Tibor Gunar (1953-2011), Bruno Le Masson (1956- 2013) et Serge Kerguiduff (1943-2016)  - est à mettre entre toutes les mains et à écouter pour les plaisirs de l'ouïe et de l'âme. 

contact pour commander l'album: artforpeace@wanadoo.fr

 
Le CD est distribué par Dialogues Musiques (Brest)
 
Il est sur les plateformes internet: en téléchargement et streaming. 
 

A notre demande, Pol Huellou s'est attelé à la présentation  artistique de son album "The Lost Agenda" et nous raconte chaque titre avec des explications savoureuses et précieuses.  

Pour commencer, en guise de mise en bouche, cette traduction d'une des chansons qu'il interprète, superbe comme la voix qui la porte: 

Dans mes souvenirs, je verrai toujours

Cette ville que j’ai tant aimée

Notre école jouait au foot près du mur des réservoirs à gaz

On se marrait à travers la brume et les odeurs.

Rentrant à la maison sous la pluie, courant dans la petite allée sombre

Passant près de la prison en descendant près de la fontaine

C’étaient des jours heureux

De diverses façons

Dans cette ville que j’ai tant aimée.

 

Dès les premières heures de la journée, la sirène de l’usine de chemises

Appelait les femmes de Craigan, de la Lande et de la Tourbière

Pendant que les hommes jouaient le rôle de mères

Donnaient à manger aux enfants et entrainaient les chiens.

Quand les temps étaient durs, il y avait à peine le nécessaire

Mais ils y faisaient face sans plainte

Car au profond d’eux mêmes il y avait un sens de l’honneur

Pour cette ville que j’ai tant aimée.

 

Il flottait une musique dans l’air de Derry

Telle une langue que nous pouvions tous comprendre

Je me rappelle le jour où j’ai touché ma première paye

Alors que je jouais dans un petit orchestre.

C’est là que j’ai passé ma jeunesse, et pour vous dire la vérité

Je fus triste de la quitter

C’est là que j’ai appris la vie et trouvé une femme

Dans cette ville que j’ai tant aimée.

 

Mais quand j’y suis retourné, mes yeux m’ont brûlé

De voir une ville mise à genoux

Par des véhicules blindés, les bars détruits pas les bombes

Des odeurs de fumée accrochées  à chaque brise.

Aujourd’hui l’armée s’est installée près du mur à gaz

Et ces damnés de barbelés s’élèvent de plus en plus haut ;

Avec leurs tanks et leurs fusils, mon dieu, qu’ont ils fait

A la ville que j’ai tant aimée.

 

Aujourd’hui la musique a disparu mais la vie continue

Leur esprit a été blessé mais jamais brisé

Ils n’oublieront jamais car leur cœur est préparé

Pour demain et le retour de la paix.

Ce qui est fait est fait, ce qui est gagné est gagné

Ce qui est perdu est perdu et parti pour toujours

Je ne peux que prier pour un jour neuf

Dans la ville que j’ai tant aimé.

 

Pol Huellou & Friends                                              The Lost Agenda

 

Les morceaux

 

1. Fortune My Foe   (John Dowland  1563-1626)                         2 :39

 

J’ai appris cette ballade pendant une tournée avec Serge Kerguiduff, en

Angleterre, au Pays de Galles et en Irlande. Le texte n’est pas sans rappeler La

Ballade du Pendu, de Villon. Même situation, dernier message d’un condamné à mort.

Ce texte réapparaît plus tard dans les Veuves Joyeuses de W. Shakespeare.

Shakespeare est une référence partagée avec les amis du Travelling Footsbarn

Théâtre que je retrouve régulièrement depuis des années au gré des voyages et

tournées.

A noter que ce morceau s’ouvre sur quelques accords de cibalum avec Tibor

Gunar, grand virtuose rom rencontré pendant les enregistrements à Prague. Avec

Serge nous avions une version luth et flûte baroque, ici j’ai fais le choix d’une

interprétation qui ne relève pas de ce qu’on appelle la musique ancienne, mais

une version plus personnelle, contemporaine, intuitive.

 

Tibor Gunar et Pol Huellou

Tibor Gunar et Pol Huellou

2. Planty Irvine - Sé Bheag Sé Mhor (T. O’Carolan 1670-1738)  5 :19

 

Après avoir régulièrement joué en concert des planxties de Turlough O’Carolan,à la flûte, avec des harpistes tels que Myrdhin ou Anne Auffret, ici je vous propose une version à la sanza, parfois appelée Kalimba, Karimba, Ikembe (instrument

joué en Afrique au sud de l’équateur) + guitare et accordéon chromatique.

 

3. The Town I Loved So Well  (Phil Coulter)                       5 :32

Chanson incontournable quand on se réfère à la période de guerre civile récente

en Irlande du Nord, parfois appelée ‘Les Troubles’. D’autres villes martyres

viennent à la mémoire :

 

A pour Alep

B pour Belfast, Berlin, Brest

C pour Coventry

D pour Dresden …

 

4. The Star of County Down  (instrumental) (trad.)            2 :43

Retour à la sanza. Cette chanson, hymne du Co. Down (Irlande du Nord) est ici

interprétée en version instrumentale. L’altération rythmique m’est venu lors d’une soirée tardive au Festival de Cork, lors d’une jam session avec Flaco Jimenez

(accordéon Tex-Mex), Steve Cooney (guitare) et David Hopi Hopkins (Bodhran), compagnon de route depuis des années. Le Co. Down est une région que je visite régulièrement depuis maintenant des décennies, pour y retrouver des spectateurs mais aussi des amis, comme Tommy, Colum, Catherine, Barbara Sands….

Cet enregistrement a été réalisé à l’Espace Glenmor à Carhaix par Bruno Le

Masson, autre compagnon de route pendant des années lors d’un spectacle

intitulé Hommages Vagabonds.

 

5. Moi J'm'ennuie  (Camille François – Wal Berg)               5 :48

Seul morceau où je n’apparais pas. La preuve, c’est qu’elle s’ennuie… Chanson à texte comme je les aime et du genre que nous avons présentées lors de dizaines

de concert. Curieusement, le chorus à la guitare après le texte, devait être une

introduction. Les hasards de l’inspiration de production en studio m’ont amenés à déplacer cette intro comme développement instrumental à la fin du morceau.

 

6. Les Goémons  (Serge Gainsbourg)                                    3 :25

Basé sur la côte nord de la Bretagne actuellement, j’avoue, et n’en soyez pas

choqués, que la nature, la mer, les paysages m’inspirent plus que les chants de

marins des fêtes estivales. Je ne peux pas faire abstraction de ma rencontre avec Dermot Healy, de Sligo et de ses nouvelles et poèmes. Même sensibilité païenne. Les goémons mais aussi les oies bernaches. Gainsbourg aurait pu être des nôtres lors d’un pub crawl historique à Dublin…

 

7. Just eur gigolo  (Casucci/ adapt.Y.F.Kemener)                 2 :15

 

Ce standard a été adapté en breton par Yann Fanch Kemener. Il était normal

d’avoir sur cet agenda une chanson en breton, en hommage à tous les bretonnans, et mon père qui a contribué à sa manière personnelle à la chanson en langue

bretonne, décédé ce printemps  2017 et qui pour l’annecdote a connu les

évolutions des technologies d’enregistrement en l’espace d’une vie : direct à la

radio (radio Quimerc’h, ondes courtes – Pierre Trépos – Pierre Jakez Hélias),

disques en cire (aujourd’hui disparus), 78 tours,  LP carbonne, Vinyl, cassette,

CD, internet.

 

Adaptation clin d’œil…. A noter la contribution à la harpe celtique cordes métal

innovante de Jochen Vogel dans un style swing.

 

8. Cailin Deas Crùite na mBo  (trad./arr.)                                     2 :49

Vous avez dit romantisme, paysages celtiques, imaginaire ?

 

 

9. A Pretty Girl Milking Her Cow  (Roger Edens)               2 :25

Dans le rapport absurde et nostagie moteur de ce projet, cette chanson correspond à la première catégorie. Même si Julie Garland a fait rêver nombre d’entre nous. Le lilt, chant onomatopé à la fin du morceau nous ramène en Irlande…

 

10. The Tube   (Pol Huellou)                                       3 :14

Un simple tube en PVC, un ‘oud, un groove. Dialogue avec un autre compagnon de route : Vasken Solakian.

 

11. Let's Blues It  (trad/Paddy in The Bush)                         5 :21

J’aime la transe, le plinn. Le groupe virtuel Paddy in The Bush, issu de la tribu,

pose ici les pieds sur terre et danse…. Ici sur ce chant arménienne une nouvelle

visite, cover version  développement  sur un thème traditionnel.  Al balouzit, ‘Let’s Blues it’… Enregistré chez Michal et testé immédiatement en sonorisation

disco, l’autre côté de la rue en compagnie de danseurs tchèques, irlandais,

bretons, ukrainiens, à fond les caisses de sonorisation. A écouter en augmentant

le son tard le soir.

 

Recorded, mixed and mastered by Michal Sunbauer. 

Additional recordings :  Colum Sands  & Bruno Le Masson (track 4, live

recording Hommages Vagabonds, Carhaix)

Pol Huellou, musicien, chanteur et écrivain voyageur, amoureux de l'Irlande, nous raconte les ballades de son dernier album "The Lost Agenda"
Pol Huellou, ici avec Gilles Le Bigot, qui collabore à cet album à la guitare avec Denis Colin (clarinette), David Hopkins (bodhran), Jean Marc Lecoq (accordéon), Christophe Menguy, Paul Rodden (banjo), Michèle Kerhoas, Jochen Vogel (harpe celtique)

Pol Huellou, ici avec Gilles Le Bigot, qui collabore à cet album à la guitare avec Denis Colin (clarinette), David Hopkins (bodhran), Jean Marc Lecoq (accordéon), Christophe Menguy, Paul Rodden (banjo), Michèle Kerhoas, Jochen Vogel (harpe celtique)

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14 juillet 2017 5 14 /07 /juillet /2017 13:20
"The lost agenda" de Pol Huellou: un très bel album à recommander chaleureusement!
"The lost agenda" de Pol Huellou: un très bel album à recommander chaleureusement!

Pol Huellou, musicien et chanteur de Plougasnou, militant de la CGT et du mouvement de la paix passionné par la culture, la musique et l'histoire irlandaise, qui était venu avec le guitariste Gilles Le Bigot (et le groupe morlaisien Coverfield) animer la soirée musicale "irlandaise" du PCF à Roscoff au mois de mai dernier avec le député du Sinn Féin et ancien prisonnier de l'IRA Raymond Mc Cartney, vient de sortir un magnifique album "The lost agenda", avec des chansons souvent inspirées du répertoire irlandais ou écossais d'une beauté souvent déchirante et très émouvante, avec une voix très blues, de très beaux moments de flûte irlandaise, et un accompagnement à la chanson de Michèle Kerhoas.   

Cet album dédié aux musiciens disparus amis de Pol - Tibor Gunar (1953-2011), Bruno Le Masson (1956- 2013) et Serge Kerguiduff (1943-2016)  - est à mettre entre toutes les mains et à écouter pour les plaisirs de l'ouïe et de l'âme. 

contact pour commander l'album: artforpeace@wanadoo.fr

 

Pol Huellou, ici avec Gilles Le Bigot, qui collabore à cet album à la guitare avec Denis Colin (clarinette), David Hopkins (bodhran), Jean Marc Lecoq (accordéon), Christophe Menguy, Paul Rodden (banjo), Michèle Kerhoas, Jochen Vogel (harpe celtique)

Pol Huellou, ici avec Gilles Le Bigot, qui collabore à cet album à la guitare avec Denis Colin (clarinette), David Hopkins (bodhran), Jean Marc Lecoq (accordéon), Christophe Menguy, Paul Rodden (banjo), Michèle Kerhoas, Jochen Vogel (harpe celtique)

"The lost agenda" de Pol Huellou: un très bel album à recommander chaleureusement!
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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 06:36

Mon ami Matthieu me rappelle les paroles rétrospectivement étrangement divinatoires de notre commune passion de jeunesse, la chanson de Miossec.

étrange...

Mais cette chanson "On était tellement de gauche" est trop belle, comme tant d'autres chez Miossec.  

"C'est drôle de voir ce que nos pensées sont devenues, on était tellement de gauche, aujourd'hui on ne sait plus. On compte les plaies, les bosses, tout ce qu'en marche on a perdu…"

Miossec 1997 Album "Baiser"

Et aussi, pour un week-end de ressourcement mélancolique ... 

" la mélancolie, c'est communiste, tout le monde y a le droit de temps en temps; la mélancolie, c'est pas capitaliste, c'est même gratuit pour les perdants..."

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12 mars 2017 7 12 /03 /mars /2017 07:53
Angel Parra à la fête de l'Humanité 2003

Angel Parra à la fête de l'Humanité 2003

Le chanteur et guitariste chilien Angel Parra, figure de la diaspora de ce pays, est mort samedi 11 mars à Paris à l’âge de 73 ans des suites d’un cancer, a annoncé l’ambassadrice du Chili en France. « C’est une grande perte pour le Chili et pour l’art, a déploré Marcia Covarrubias. Angel Parra a vécu quarante ans en France, qui était devenue aussi sa patrie. »

 

Né en 1943, à Valparaiso, le musicien était le fils de Violeta Parra (1917-1967), chanteuse chilienne qui a remis à l’honneur la musique traditionnelle et populaire et a vécu longtemps à Paris.

 

Opposant à Pinochet

 

Angel Parra avait très vite partagé la scène avec sa mère, comme musicien et compositeur, et formait aussi un duo avec sa sœur Isabel. Engagé au Parti communiste et soutien du président Salvador Allende, il a été interné en 1973 puis expulsé du Chili après le coup d’Etat du général Pinochet. Des événements qu’il évoque dans le roman Mains sur la nuque, publié en 2007 et dans un disque Venceremos, en 2013.

Le chanteur engagé a aussi rendu hommage à sa mère en interprétant ses chansons et en lui consacrant une biographie, Violeta se fue a los cielos, adaptée au cinéma par Andres Wood en 2012.


 

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 07:19
Jean-Baptiste Clément

Jean-Baptiste Clément

A propos de Jean-Baptiste Clément, l'auteur du Temps des Cerises, décédé le 23 février 1903: explications de Robert Clément
A propos de Jean-Baptiste Clément, l'auteur du Temps des Cerises, décédé le 23 février 1903: explications de Robert Clément

Jean Baptiste Clément, décédé le 23 février 1903.

(Sur l'excellente page facebook de Robert Clément, , ancien président communiste du Conseil Général de Seine-St-Denis)


Les chansons, ne l'oublions pas, sont aussi, souvent, des poèmes. Jean-Baptiste Clément fut un partisan farouche de la Commune et harangua les foules tant à Paris que dans les Ardennes.

Poète du peuple il lança, dans ses « Chansons de l'avenir », un appel à « un quatre-vingt-neuf des travailleurs ». Ne le connaît-on pas surtout pour quelques chansons restées célèbres : « Dansons la Capucine !», « La Marjolaine » et le nostalgique « Temps des cerises » ?

Jean Baptiste Clément est un chansonnier, montmartrois et communard français . La plus grande partie de son répertoire est aujourd'hui oubliée, excepté quelques chansons et en particulier les très célèbres Le Temps des cerises et La Semaine sanglante.
Né dans une famille aisée, originaire de Nanterre, fils d'un riche meunier de Montfermeil, il quitte très jeune le foyer.

Dès l'âge de 14 ans, il exerce le métier de garnisseur de cuivre, métier qu'il qualifiait lui-même de plus insignifiant de tous les métiers. Il exerce encore plusieurs autres métiers et rejoint Paris où il côtoie des journalistes écrivant dans des journaux socialistes, notamment « Le Cri du peuple » de Jules Vallès.

En 1867, il doit se réfugier en Belgique, où il publie la célèbre chanson Le Temps des cerises. Revenu à Paris, il collabore à divers journaux d'opposition au Second Empire, tels que La Réforme de Charles Delescluze et Auguste Vermorel. Jean Baptiste Clément est condamné pour avoir publié un journal non cautionné par l'empereur.
En 1885, il fonde le cercle d'études socialiste, l'Étincelle de Charleville et la Fédération socialiste des Ardennes. Il est initié comme franc-maçon en 1898 à la Loge « Les Rénovateurs » à Clichy.
Lorsqu'il fut inhumé au cimetière du Père-Lachaise le 26 février 1903, entre quatre et cinq mille personnes assistèrent à la cérémonie.
Clément le pamphlétaire s'est aussi exprimé par la chanson engagée avec “89” ou tendre, telle la délicieuse romance du “Temps des Cerises”, reprise bien plus tard par Yves Montand et Juliette Gréco.
 

Le 1er mai 1891, le chômage est général dans les centres industriels à forte concentration ouvrière. Au son de la Carmagnole et de la Marseillaise, on réclame la journée de 8 heures. 
Ce jour-là, à Fourmies, la troupe tire sur la foule. On dénombre 9 morts dont des enfants : Fourmies donne à la IIIème République sa première tragédie ouvrière. Le même jour, à Charleville, Jean Baptiste-Clément est arrêté et emprisonné.
 

Il revient en 1888 et découvre une situation syndicale peu brillante. Pendant 6 années il engage un lent travail d'organisation et d'éducation des masses laborieuses. C'est sans doute dans les Ardennes que Jean-Baptiste Clément déploya le mieux ses qualités de propagandiste et d'organisateur. Il crée des dizaines de syndicats, des cercles d'études politiques ; il organise des centaines de réunions ; il rédige presque seul “l'Emancipation” devenu “l'Emancipateur” en 1891 ; il mène le combat aux élections législatives de 1888 et 1893 où la fédération des Ardennes le présente.


Jean Baptiste Clément a écrit un grand nombre de chansons et comptines :
Au Moulin de Bagnolet (1863)
Le Moulin des larmes (1865)
Le Temps des cerises (1866), la plus connue
La Semaine sanglante (1871)
La chanson du semeur (1882)
Aux loups (1884)
La grève (1893)
En avant Paysans ! (1900)
Dansons la Capucine 
La Marjolaine 
Bonjour Printemps 
Quatre-vingt-neuf 
L’Eau va toujours à la rivière 
Fournaise 
Ah le joli temps! 
Le Chasse neige 
Le Bonheur des Champs 
Le Couteau de Jeannette 
Fille des champs 
Le Barde Gaulois 
J’n’en ai pas le courage 
Le Chant du ruisseau 
Je vais chez la meunière
 

Le Temps des Cerises eut donc un destin étrange. Cette chanson d’amour devint révolutionnaire par la force des choses, avant de redevenir une chanson d’amour dont ses interprètes, célèbres ou anonymes, connaissent, en la chantant, sa charge subversive passée. Parmi les versions les plus connues, celles d’André Dassary (le bouillant créateur de “ Maréchal, nous voilà ! ”), Tino Rossi, Yves Montand, Mouloudji, Nana Mouskouri, Colette Renard, Juliette Gréco.
Outre “ Le temps des cerises ” et “ La Semaine sanglante ”, Jean-Baptiste Clément écrivit un grand nombre de chansons et comptines, dont certaines très célèbres : “ Au Moulin de Bagnolet ”, “ La chanson du semeur ”, “ Aux loups ”, “ La grève ”, “ En avant Paysans ! ”, “ Dansons la Capucine ”, “ La Marjolaine ”, “ L’Eau va toujours à la rivière ”, “ Ah le joli temps! ”, “ Le Chasse neige ”, “ Le Bonheur des Champs ”, “ Le Couteau de Jeannette ”, “ Fille des champs”, “ Le Barde Gaulois ”.

Le temps des cerises, par Yves Montand

Le temps des cerises - interprété par Noir Desir

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23 février 2017 4 23 /02 /février /2017 06:30
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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 09:26

Il y a 73 ans, le 21 février 1944, les 22 membres du groupe Manouchian sont arrêtés, condamnés à mort et fusillés le même jour au Mont-Valérien. Olga Bancic, la seule femme du groupe, sera envoyée en Allemagne et décapitée le 10 mai 1944. Onze ans plus tard, Louis Aragon leur rend hommage en un magnifique poème Strophes pour se souvenir . En 1959, Léo Ferré le met en musique, le chante et le fais connaître sous le titre l'Affiche Rouge. Le groupe Manouchian, du nom de leur chef Missak Manouchian, était formé de résistants communistes membres des Francs-tireurs et partisans - Main-d’œuvre immigrée (FTP-MOI).

Olga Bancic

Olga Bancic

Olga Bancic « Malgré des tortures ignobles, elle ne céda jamais »

Par Max Weinstein, 
Vice-Président de l’association Mémoire des Résistants Juifs 
de la MOI (MRJ-MOI).
MAX WEINSTEIN
VENDREDI, 16 JUILLET, 2010
L'HUMANITÉ

 

Juive, roumaine et communiste, Olga Bancic a toujours combattu le système fasciste. Seule femme du groupe Manouchian, engagée dans les FTP-MOI, elle fut parmi les premières à organiser des actes de résistance qui 
se transformèrent 
en lutte armée.

C’est un honneur pour la France d’avoir pu compter dans les rangs de la résistance à l’envahisseur nazi une femme de la trempe d’Olga (Golda) Bancic. Elle était d’un courage inébranlable, une grande figure féminine, une mère aimante, qui rehausse avec force le rôle qu’ont joué de très nombreuses femmes et jeunes filles avec l’ensemble des résistants. Et l’on sait que, malgré les tortures ignobles de ses geôliers, elle n’a pas cédé ni concédé le moindre renseignement pouvant les servir dans leurs tristes besognes. On sait aussi que, durant le laps de temps qui s’est écoulé entre la date de sa condamnation et son exécution en Allemagne elle fut de nouveau lourdement harcelée et torturée, sans jamais céder. Une véritable héroïne, communiste, juive et résistante.

Sixième enfant d’un petit fonctionnaire, à quatorze ans, elle a commencé à travailler comme ouvrière. Après une enfance et une jeunesse active et animée en Roumanie, pays où elle est née en mars 1912 dans la ville de Kichinev, alternant travail clandestin et séjours en prison pour ses activités syndicales et revendicatives, à seize ans et demi, elle se marie et part à Bucarest, où elle adhère aux Jeunesses communistes. Recherchée, traquée de toutes parts, elle quitte son pays et arrive en France en 1938 pour suivre des études à la faculté des lettres. Alors âgée de vingt-six ans, elle participe avec un de ses compatriotes, Jacob Salomon, à l’envoi d’armes aux républicains espagnols. Elle épouse Alexandre Jar, ancien des Brigades internationales et écrivain (1911-1988), et donne naissance en 1939 à une petite fille, Dolorès.

1940, c’est la guerre avec l’occupation allemande de la France. Sans la moindre hésitation, Olga s’engage et fait partie des FTP-MOI (Francs-tireurs et partisans de la main-d’œuvre immigrée) dans la lutte contre les nazis. Elle hésite d’autant moins que le système fasciste, sinistre ennemi, elle l’a vécu en Roumanie où elle fut persécutée. Elle fut parmi les premières à organiser et réaliser des actes divers de résistance qui se transformèrent assez rapidement en lutte armée.

Pour être libre de ses mouvements et pouvoir se consacrer entièrement à la Résistance, elle confie sa petite fille à une famille française qui en prendra bien soin.

Elle est chargée de l’assemblage de bombes et divers engins explosifs, de leur transport à destination et également du convoiement d’armes destinées aux opérations, armes qu’elle récupère après chaque opération pour les mettre en lieu sûr.

Le 16 novembre 1943, elle est arrêtée par les brigades spéciales de la préfecture de police de Paris, en même temps que Marcel Rayman et Joseph Sevec, combattants des FTP-MOI, en tout 23 d’entre eux qui donneront à la propagande nazie l’occasion de faire placarder la célèbre Affiche rouge, dite du groupe Manouchian, à Paris et dans toute la France.

Le 21 février 1944, les 23 sont condamnés à mort par une cour martiale allemande, réunie à Paris le 15 février 1944. Les 22 hommes du groupe sont fusillés le jour même de leur condamnation, au mont Valérien, dans la banlieue parisienne. Olga Bancic est transférée en Allemagne. Elle est incarcérée à Karlsruhe puis, le 3 mai 1944, dans la prison de Stuttgart où elle est décapitée le 10 mai, à trente-deux ans, le jour même de son anniversaire.

Avant d’être exécutée, elle fit parvenir à la Croix-Rouge le 9 mai 1944 la lettre à sa fille accompagnant une note rédigée (texte à l’orthographe corrigé) ainsi :

« Chère Madame, je vous prie de bien vouloir remettre cette lettre à ma petite fille Dolorès Jacob après la guerre. C’est le dernier désir d’une mère qui va vivre encore douze heures. Merci. »

Lettre à sa fille (1) :

« Ma chère petite fille, mon cher petit amour,

« Ta mère écrit la dernière lettre, ma chère fille, demain à 6 heures, le 10 mai, je ne serai plus.

« Mon amour, ne pleure pas, ta mère ne pleure pas non plus. Je meurs avec la conscience tranquille et avec toute la conviction que demain tu auras une vie et un avenir plus heureux que ta mère. Tu n’auras plus à souffrir. Sois fière de ta mère, mon petit amour.

« J’ai toujours ton image devant moi.

« Je vais croire que tu verras ton père, j’ai l’espérance que lui aura un autre sort. Dis-lui que j’ai toujours pensé à lui comme à toi. Je vous aime de tout mon cœur.

« Tous les deux vous m’êtes chers. Ma chère enfant, ton père est pour toi une mère aussi. Il t’aime beaucoup.

« Tu ne sentiras pas le manque de ta mère.

« Mon cher enfant, je finis ma lettre avec l’espérance que tu seras heureuse pour toute ta vie, avec ton père, avec tout le monde. Je vous embrasse de tout mon cœur, beaucoup, beaucoup.

« Adieu mon amour.

« Ta mère. »

 

Olga Bancic est devenue le symbole des femmes et jeunes filles étrangères engagées dans la Résistance en France. En 1995, la Ville de Paris lui a rendu hommage en apposant une plaque à sa mémoire sur un des murs du carré des fusillés du cimetière d’Ivry, juste derrière les tombes de ses camarades de combat, Missak Manouchian et Marcel Rayman. Le 26 octobre 1999, sa mémoire fut à nouveau honorée par le Conseil supérieur de la mémoire, avec celle de quatre autres personnalités célèbres : Jean Moulin, Félix Éboué, Pierre Brossolette et Jacques Trolley de Prévaux.

Jamais elle n’inclina son visage devant les bandits tueurs de peuples. Jamais elle ne cessa de lutter. Elle est morte fièrement pour que l’abominable régime fasciste ne puisse triompher ni en France ni en Europe.

Pensons à elle et à toutes ses compagnes !

 

(1) Transcription de la dernière lettre d’Olga Bancic à sa fille. Extrait de la plaquette 
sur l’Affiche rouge d’Adam Rayski publiée 
par la Mairie de Paris/Comité d’histoire 
de la ville de Paris, septembre 2009.

olga bancic

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9 janvier 2017 1 09 /01 /janvier /2017 20:56

Lu sur la page Facebook Histoire Populaire

 

Louise Michel 29/05/1830 - 09/01/1905
Institutrice, féministe, antimilitariste, militante révolutionnaire et libertaire, très active pendant la Commune de Paris.
"La révolution sera la floraison de l'humanité comme l'amour est la floraison du cœur."

 

Retour sur les derniers instants de Louise Michel, morte à Marseille le 9 janvier 1905 à Marseille.

(journal La Marseillaise) 

Les conférences que donnent Louise Michel la mènent à Nice pour deux réunions, les 28 et 30 décembre 1904 (1), c’est là qu’elle tombe malade « mais n’en continua pas moins à poursuivre la série des réunions publiques qu’elle avait fait annoncer »  (2) : Draguignan, Barjols puis Oraison. « Là, le mal s’aggravant, Louise Michel, à bout de forces, fut obligée de rentrer à Marseille où elle arriva jeudi soir. Descendue à l’hôtel de l’Oasis, au boulevard Dugommier, elle s’alita aussitôt et le docteur Dufour appelé à son chevet, diagnostiqua une congestion pulmonaire double ». Il fait appel au docteur Bertholet, de Toulon qui l’avait soignée de la même affection en février 1904. L’état de santé de la malade est jugé « fort inquiétant ». « Louise, comme l’appelaient simplement ses familiers, conservait toute sa lucidité d’esprit, même aux moments les plus critiques et la résistance qu’elle opposait au mal était vraiment surhumaine ».

Le 9 janvier, « Vers 9 heures du soir, Louise Michel (…) entrait définitivement en agonie. Elle rendit le dernier soupir à 10 heures un quart très exactement, sans souffrance, comme le flambeau qui lentement s’éteint ».

« Un incident répugnant »

Le journal signale « un incident répugnant » : « de nombreux agents de la Sûreté » surveillaient l’hôtel « jusque dans les escaliers, à la porte même de la malade ». Ses amis télégraphieront à Clemenceau « Louise Michel mourante - Attitude ignoble de la police », lui demandant d’intervenir pour faire cesser le brouhaha.

« Toutes les persécutions subies - la prison, le bagne, la misère - (…) l’ont d’ailleurs suivie jusqu’à l’heure suprême : la police est demeurée en surveillance rigoureuse autour de la maison où la pauvre femme dépérissait d’heure en heure, osant aller jusqu’à épier ses hoquets d’agonie après avoir épié durant près de quarante années ses plus innocentes harangues de réunions publiques, et ne consentant à abandonner sa bonne garde qu’après avoir passé sa consigne à la Mort. » 

Louise Michel est « sur son lit de mort, dans la modeste chambre d’hôtel où elle était descendue, à peine plus pâle qu’elle ne l’était vivante, le corps maigre et comme desséché perdu dans la blancheur des draps ». Aussitôt le décès connu, dans la chambre « sans le décor d’aucun apparat funèbre » où seules des fleurs rouges seront déposées entre ses mains, et jusqu’aux obsèques, ce sera un « défilé ininterrompu, (…) attestant éloquemment quelles profondes et cordiales sympathies possédait Louise Michel dans le prolétariat et chez le peuple pour qui elle se dévoua durant toute sa vie ».

Des délégations de militants socialistes, républicains, syndicalistes, libre-penseurs, anarchistes, laïques, antimilitaristes… venues des Bouches du Rhône, du Var, du Vaucluse et des Basses Alpes.Le 11 janvier, « bien avant l’heure fixée pour les funérailles, une foule immense se porte aux alentours de la maison mortuaire. Le boulevard Dugommier est noir de monde. L’affluence est telle que la circulation des tramways est interrompue. (…) Le cortège imposant des funérailles ne tarde pas à se former. Il s’ouvre par le drapeau de la Bourse du Travail et celui de l’Union des Chambres syndicales ouvrières » (2).

« Je sens monter la révolution »

Le cortège de plus d’un kilomètre de long sillonne la ville, « la foule, massée sur les trottoirs est de plus en plus considérable » pour arriver « vers 5 heures, à la tombée du jour (…) sur l’esplanade du cimetière Saint-Pierre, littéralement noire de monde ». Le cortège « pénètre dans le cimetière et gravit la petite colline couverte d’une magnifique pinède où se trouve la salle du dépôt. Il commence à faire nuit. Tout là-bas, derrière les montagnes violacées, le soleil jette une dernière lueur rouge qui vient mourir à travers les branches des pins. (…) Le spectacle offert par la nature en cet instant de deuil et de douleur, est saisissant ». Devant « une forêt de drapeaux rouges » et « un amas de couronnes », tour à tour, prennent la parole le docteur Flaissières, maire de Marseille, Lafaille, au nom de la Bourse du Travail, Santini, en italien, au nom des groupes révolutionnaires transalpins et Girault.

Louise Michel avait manifesté le désir de reposer au petit cimetière de Levallois-Perret, auprès de sa mère. Dès son décès une grande souscription a été lancée pour le transfert du corps et de grandes funérailles à Paris.

Le 21 janvier, sa dépouille est conduite jusqu’à la gare Saint-Charles, suivie par plusieurs milliers de personnes. Le cortège traverse à nouveau Marseille, jusqu’à la gare où « une foule immense avait déjà envahi les abords ». Puis, « c’est entre deux haies de drapeaux que la bière est placée dans le fourgon ». Après une prise de parole, le train démarre, tandis que l’Internationale s’élève.

Le 22 janvier, tôt le matin, les policiers investissent la gare de Lyon. L’armée et la police sont sur le pied de guerre, environ 10 000 hommes ont été mobilisés. Treize jours après sa mort, elle les faisait toujours trembler !

Le corbillard est « un modeste char de 8e classe sans draperies ». Un drapeau rouge est déposé sur le cercueil. Dans le hall de la gare, on entend « Vive la Commune ! » Puis, monte l’Internationale. La police essaie en vain d’interrompre le chant. Il y a là les anciens de la Commune, les rescapés des bagnes et de la déportation et tous ses camarades de combat. Un immense cortège de 120 000 personnes l’accompagne.

Peu de temps avant sa mort, Louise avait acquis la conviction que la révolution viendrait de Russie, « au pays de Gorki et de Kropotkine, se passeront des événements grandioses. Je la sens monter, grandir, la révolution qui balaiera le tsar, et tous ces grands-ducs ».

Comme un clin d’œil de l’histoire, ce même 22 janvier 1905, à Saint-Pétersbourg, des milliers de manifestants marchaient sur le palais impérial pour réclamer du pain. Les soldats du tsar tiraient sur la foule, la révolution russe de 1905 débutait.

Raymond Bizot

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 19:48
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