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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 05:36

 

En Direct avec Loïc Pen, médecin urgentiste CGT à l'hôpital de Creil (Oise). Vos réactions suite aux promesses du gouvernement ? 

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 05:31

 

Toutes les options sont sur la table » … Phrase mille fois répétée à Washington. Et sur tous les tons. Au micro, devant les caméras : Donald Trump (président), Mike Pence (vice-président), John Bolton (ex-conseiller à la Sécurité nationale), Mike Pompeo (secrétaire d’Etat), Elliott Abrams (envoyé spécial au [sur le] Venezuela). Plus, bien sûr, leur domestique de luxe, Luis Almagro, secrétaire général de l’Organisation des Etat américains (OEA) [1]. Un mantra repris depuis septembre 2018, dès qu’est évoqué le nom du président vénézuélien Nicolás Maduro.

Levons d’emblée une équivoque : du temps de Richard Nixon (1969-1974), le secrétaire d’Etat Henry Kissinger ne s’exprimait pas autrement. Le 27 juin 1970, lors d’une réunion du Conseil national de sécurité, avec une arrogance qui tient presque du rite, c’est lui qui déjà déclarait : « Je ne vois pas pourquoi nous devrions rester tranquilles quand un pays devient communiste à cause de l’irresponsabilité de son propre peuple. » Au Chili, le socialiste Salvador Allende venait d’être élu.
On remplacera ici « communiste » par « populiste » et, en un quart de seconde, on aura traversé cinquante années.

A partir du 3 mai au petit matin, plusieurs incursions maritimes de groupes lourdement armés – l’opération « Gedeón » – ont été neutralisées au Venezuela. Provenance des infiltrés : le département côtier de la Guajira, sur la Caraïbe, en Colombie.

Première tentative de débarquement à Macuto (Etat de La Guaira), proche (une quarantaine de kilomètres) de Caracas : deux prisonniers et huit morts chez les assaillants, dont l’un de leurs chefs, l’ex-capitaine de la Garde nationale vénézuélienne Robert Colina Ibarra, alias « Pantera ». Autres neutralisations et arrestations effectuées sur la côte de Chuao (Aragua, dans le nord du pays) et dans l’Etat de Vargas. En tout, plus de quatre-vingt-dix individus appréhendés, sous réserve de futures captures : intercepté le 11 mai dans l’Aragua, Jairo Betamy a révélé que cinquante-quatre hommes se trouvaient à bord de la vedette rapide qui l’a transporté de la côte proche de Maicao (Colombie), avec pour objectif le palais présidentiel de Miraflores.


Parmi les détenus, des capitaines déserteurs de la Force armée nationale bolivarienne (FANB) ; César Pérez Sequea, Jesús Ramos, Adolfo Baduel et Antonio Sequea. Ce dernier se trouvait en compagnie du président autoproclamé Juan Guaido et d’une poignée de soldats simulant la prise d’une base militaire, lors de la tentative de coup d’Etat avortée du 30 avril 2019. D’autres ex-officiers et sous-officiers, deux anciens policiers.

Deux têtes brûlées yankees, anciens des Forces spéciales, Luke Denman (de 2006 à 2011) et Airan Berry (de 1996 à 2013) ; des vétérans de l’Irak et de l’Afghanistan. Tous deux travaillent pour une société de sécurité privée, Silvercorp USA, basée à Melbourne, sur la côte est de la Floride, à 280 kilomètres de Miami.

Autre détenu : José Socorro, alias « Pepero ». Un narcotrafiquant vénézuélien, agent ou ex-agent de la Drug Enforcement Administration (DEA : les « stups » américains).

On se permettra de mentionner sans ajouter de commentaires (parfaitement inutiles) : depuis la Floride (ou la Colombie), le patron de Silvercorp USA, Jordan Goudreau, accompagné de l’ex-capitaine vénézuélien Javier Nieto Quintero, revendique immédiatement et par vidéo la direction de l’opération « Gedeón » [2]. Goudreau est un ancien des Forces spéciales US. Affecté au 10e Special Forces Group, unité spécialisée en guerre non conventionnelle et en contre-terrorisme, il a été décoré à trois reprises pour ses faits d’armes sur les champs de bataille d’Irak et d’Afghanistan. Le 23 février 2019, il a assuré la sécurité du concert « Venezuela Aid Live » – show organisé par le multimillionnaire britannique Richard Branson, patron de Virgin Group, pour le compte de Guaido, en Colombie, sur la frontière, à Cúcuta [3]. Il s’agissait de faire entrer en force une supposée « aide humanitaire » au Venezuela. Autre échec flamboyant. Sans appartenir au Secret Service – unité chargée officiellement de la protection du président américain –, Goudreau a contribué à la sécurisation de plusieurs rassemblements auxquels participait Donald Trump [4]. Genre de tâche qu’on assigne rarement un parfait inconnu.


Sur WhatsApp et les réseaux sociaux, quelques heures avant sa capture, Antonio Sequea appelait l’armée à se soulever et à rejoindre les rebelles pour « liquider la dictature ».
Abattu au cours de sa tentative de débarquement, Robert Colina Ibarra, dit « Pantera », était de son côté connu comme le loup blanc. Aussi bien au Venezuela qu’en Colombie. Son nom est apparu au grand jour après l’interception le 24 mars, lors d’une opération de routine de la police colombienne, d’un véhicule transportant un arsenal sur la route Barranquilla – Santa Marta. Depuis Barranquilla où il vivait en toute quiétude depuis deux ans, l’ex-général vénézuélien Cliver Alcala, virulent « anti-maduriste », révéla aux médias que ces armes appartenaient à 90 officiers déserteurs, que lui-même dirigeait. Qu’elles étaient destinées à passer clandestinement en Guajira vénézuélienne où, « pour libérer le pays et éliminer chirurgicalement les objectifs criminels » (lire le gouvernement), l’un de ses hommes de confiance devait les réceptionner. Un certain… « Pantera » ! Ce qu’on pourrait résumer en une formule : « Chronique d’une opération annoncée ». Et nommée « Gedeón ».
Accusé de « narcotrafic » par la justice américaine, Cliver Alcala s’est depuis tranquillement mis à disposition des autorités colombiennes, qui l’ont extradé dans des conditions très particulières, sans rudesse excessive, aux Etats-Unis [5].

Dans un premier temps, Guaido et son clan ont dénoncé un montage du pouvoir pour détourner l’attention de son incurie. L’essoreuse à information les a relayés. « Le Venezuela victime d’une tentative d’invasion, selon son président » (c’est nous qui soulignons) annonce la chaîne Arte (5 mai). « Au Venezuela, Maduro dénonce une tentative d’incursion armée », titrent les commissaires politiques du Monde, pour tirer dans un sens acceptable un article un peu trop décent de leur correspondante à Bogotá, Marie Delcas. Laquelle est rapidement éclipsée par le « papier » d’un confrère du même quotidien, Gilles Paris. Depuis Washington, celui-ci transforme le raid en une « rocambolesque équipée » conduite par un « pied nickelé ». Il relaie ainsi à distance l’ « opération suicide » – « Un Rambo et un narco-général » – de l’hebdomadaire colombien Semana. Deux reprises (parmi bien d’autres) de la thèse avancée, quelques jours auparavant, par l’agence Associated Press (AP).

Très documentée (d’éléments déjà connus et révélés par Caracas) sur le duo de cinéma « Alcala-Goudreau », cette enquête dissimulait difficilement son véritable objectif : « AP n’a pas rencontré d’indices de ce que des fonctionnaires étatsuniens aient appuyé les actions de Goudreau ni que Trump ait autorisé des opérations clandestines contre Maduro (…). » Pas même en promettant 15 millions de dollars à qui le capturera, ouvrant un champ « free play » – sans règles ni scénario ?
En marge des interprétations fumeuses, on découvrira rapidement la véritable ampleur et le rôle des protagonistes de l’incursion armée lancée le 3 mai [6]. Et planifiée depuis longtemps.

La tentation était grande. Sur le plan symbolique, cette agression caractérisée de la République bolivarienne a souvent amené, à gauche, à évoquer l’épisode de la Baie des Cochons. Comparaison n’est pas raison. Le 17 avril 1961, lorsque la Brigade 2506 débarqua à Cuba pour tenter de renverser Fidel Castro et la révolution, elle était composée de quelque mille cinq cents hommes. Tous avaient été recrutés par les Etats-Unis, armés et entraînés par la CIA en Floride, au Guatemala et au Nicaragua, transportés sur mer par des « Liberty ships » et protégés depuis le ciel par des bombardiers B26 et quelques chasseurs P51. Aucune similitude avec la centaine, ou peut-être les trois cents (l’avenir le dira) antichavistes alignés pour « Gedeón ». D’un côté une véritable armée, de l’autre un ou des commandos conséquents.

Pour autant, la référence à Cuba n’a rien d’absurde. Si, à l’époque, John Fitzgerald Kennedy (JFK) a « tenté le coup », c’est sur la base d’informations erronées : ses « services » lui avaient vendu que la population et une partie de l’armée cubaine se joindraient aux anticastristes, « Fidel » étant politiquement usé, impopulaire et majoritairement rejeté. Il n’en était rien (et beaucoup font la même erreur concernant l’appui dont jouit Maduro). Par ailleurs, l’agression américaine ne s’est pas arrêtée après l’échec humiliant de Playa Girón. Parmi les 2 900 documents « confidentiels » déclassifiés en octobre 2017 sur la mort de JFK (Dallas, 1963) figure un mémorandum qui, daté du 8 août 1962, lui était destiné. Son émetteur, le « Groupe spécial élargi » chargé de s’occuper du cas « Fidel Castro », estimait que, en cas d’intervention directe, « pour prendre le contrôle des zones stratégiques clés à Cuba avec un minimum de pertes des deux côtés, environ 261 000 militaires américains devraient participer à l‘opération [7] ». Le genre de petit détail qui retient l’attention. Et que, vraisemblablement, les stratèges du Pentagone les plus sensés (ainsi que leurs homologues colombiens et brésiliens) étudient attentivement, s’agissant de l’actuel Venezuela. Le même type d’alliance civico-militaire que celle régnant à l’époque dans l’Ile n’y a rien d’une fiction – en témoigne le rôle majeur des pêcheurs de Chuao dans la détection et la neutralisation des assaillants, le 3 mai dernier [8].
A l’époque, face à l’éventuel prix à payer, Washington recula. Sans renoncer à son projet. Priorité absolue du gouvernement, un programme de terrorisme international – l’Opération Mangouste (ou Projet cubain ») – est mis en place dès juin 1961, avec un budget excédant 50 millions de dollars par an. Pas moins de trente plans sont élaborés, qui vont du sabotage à l’espionnage, en passant par des projets d’assassinat de Fidel Castro. Le 13 mars 1962, le Pentagone propose même une Opération Northwood au Groupe spécial élargi. Il s’agit de simuler une intrusion cubaine sur la base de Guantánamo ou d’attaquer sous fausse bannière des navires américains, provoquant ainsi un casus belli (jugé trop contre-productif en cas d’échec, ce projet spécifique sera rejeté par Kennedy) [9]. Ce qui n’empêche nullement « Mangouste » de soumettre l’île et ses habitants à un nombre incalculable d’attaques maritimes et de raids aériens. Toutefois, fin 1962, l’opération doit être suspendue (officiellement) : lors des négociations qui accompagnent la Crise des fusées, l’administration étatsunienne s’est engagée devant l’Union soviétique à ne plus tenter d’envahir Cuba. A ce moment, une dizaine d’équipes de saboteurs sont déjà déployées sur son territoire…

Bien entendu, et une fois encore, Washington (et Miami) n’ont pas l’intention d’en rester là. L’Opération Mangouste disparaît formellement. Sauf pour les historiens et les Cubains, son nom sombrera bientôt dans l’oubli. Mais son objectif et ses méthodes demeurent inchangés. Simplement, les opérations seront désormais sous-traitées.

Il n’existe pas à l’époque de compagnies de sécurité (CSP) ou militaires (CMP) privées du type Blackwater (devenue Academy), DynCorp, Triple Canopy (grandes et sulfureuses bénéficiaires de la présidence de George W. Bush), ou… Silvercorp USA (plus récemment). Mais la CIA a de la ressource et de la main d’œuvre. Les Cubains « dissidents ». A la tête de leur structure clandestine, le Commando d’organisations révolutionnaires unies (CORU), Orlando Bosch et Luis Posada Carriles, deux terroristes cubains notoires, bénéficient des financements de l’ « Agence » ainsi que de ceux du trafic de drogue (bien qu’ayant fait exploser en vol un avion de ligne cubain [1976, 73 morts], tous deux finiront paisiblement leur vie à Miami).

Depuis cette même Miami, toujours appuyés par la CIA et bénéficiant de la mansuétude du FBI, les réseaux de l’extrême droite cubano-américaine vont poursuivre les infiltrations, attaques et sabotages pendant les trois décennies suivantes. Sans lien apparent avec l’administration américaine, une multitude d’organisations criminelles mènent ces actions, depuis le territoire des Etats-Unis : Comandos L ; Comandos Martianos MRD ; Comando uni pour la libération (CLU) ; Conseil militaire cubano-américain (Camco) ; Omega 7 ultérieurement rebaptisé Commission nationale cubaine (CNC) ; Alpha 66 ; Comandos F4 ; Parti unité nationale démocratique (PUND)...

Des actions multiformes, un but commun. En 1975, la Commission Church (du Sénat américain) recensait déjà au moins huit projets d’assassinats de Fidel Castro, avec parfois la participation de membres de la pègre. Cette obsession ne s’éteindra jamais. Les dernières tentatives d’élimination physique de « Fidel » auront lieu en novembre 1997 à l’occasion du Sommet ibéro-américain de l’île de Margarita (Venezuela) et en novembre 2000 lors d’une visite de Castro au Panamá !
Le groupe Omega 7 a reconnu avoir introduit dans l’île la dengue hémorragique. Entre 1975 et 1980, cette maladie a coûté la vie à 158 personnes, dont 101 enfants.Entraînant sans se cacher leurs troupes dans les marais des Everglades, à vingt-cinq milles au sud de Miami,Cuba indépendant et démocratique ainsi qu’Alpha 66 avaient pour spécialité la piraterie maritime. En 1981, Alpha 66 effectua plusieurs opérations pour empoisonner le bétail, mettre le feu à des champs de canne à sucre, détruire des plantations d’agrumes.Créée en mai 1994, Comandos F4 s’évertua à pénétrer les côtes cubaines. Le PUND (1989-1997) menait des opérations terroristes en étroite relation avec le narcotrafic, sans grande réaction, sauf en de rares exceptions, de la DEA.
Comme le cercle rapproché de Guaido aujourd’hui, tous ces gens vivaient comme des pachas en dilapidant des fortunes. L’argent dont la CIA – remplacée actuellement aux finances par la plus discrète mais tout aussi intrusive New Endowment for Democracy (NED) –, et les administrations successives les arrosaient généreusement.

Fusils d’assaut AK-47, fusils M-3 avec silencieux, pistolets semi-automatiques Makarov, explosifs Semtex et C-4 : deux cents actions contre Cuba pendant la décennie 1990 ! Venant de Floride, des éléments criminels posent des bombes dans des hôtels et des lieux touristiques connus. Une façade politique « respectable » de cette nébuleuse ultra-violente, la Fondation nationale cubano-américaine (FNCA), a été créée en septembre 1981 par Ronald Reagan. Tout en finançant le terrorisme, elle tient publiquement le rôle de l’actuel « gouvernement en exil » de Guaido : celui d’une organisation citoyenne se battant pacifiquement pour la « démocratie. Pour mémoire, l’ « administration » de Guaido n’est rien d’autre qu’une fiction regroupant un Tribunal suprême de justice (TSJ) installé à Bogotá, des semblants de ministres, des ambassadeurs fantoches, des réseaux de personnages officiels et officieux, de pseudo gestionnaires d’entreprises appartenant à l’Etat vénézuélien et indûment confisquées aux Etats-Unis et en Colombie…

Lors de ses congrès de 1992 et 1993, la FNCA s’est dotée d’une structure clandestine. Avec son Groupe de direction, situé aux Etats-Unis, et son Groupe opérationnel en Amérique centrale, cette formation paramilitaire dispose bientôt d’un hélicoptère, de sept embarcations, d’explosifs et, destinés à être utilisés contre des objectifs économiques ou dans un attentat contre Fidel Castro, de dix avions légers télécommandés. Les ancêtres de nos drones !

Même business, mêmes méthodes : c’est à l’aide de deux drones chargés d’explosifs qu’a eu lieu la tentative d’assassinat de Nicolás Maduro et de tout son état-major, le 4 août 2018.

D’aucuns objecteront que toutes ces actions n’ont pas eu raison de Cuba. C’est un fait. Mais, elles ont provoqué la mort de quelque trois mille quatre cents personnes et plus de deux mille handicapés. Sans compter, s’ajoutant aux mesures coercitives unilatérales imposées depuis plus d’un demi-siècle, les dommages incalculables infligés à l’économie de l’île. Des pratiques aussi obscènes et moralement condamnables que celle consistant aujourd’hui à agresser de mille manières et à étrangler économiquement le Venezuela, en pleine pandémie de Covid-19.

« Mangouste » donc, au sens large, plus que Baie des Cochons. Et pas en mode mineur ! Arrêtés, interrogés par les forces de sécurité, les comparses des 3 et 4 mai dernier parlent. Et racontent. Et révèlent. Ce que d’autres confirment. Parfois de manière inattendue. C’est une antichaviste forcenée qui, depuis Miami, fait exploser la bombe la plus puissante : la journaliste vénézuélienne en exil, Patricia Poleo. Elle a férocement combattu Chávez. Elle abhorre Maduro. Mais, considère Guaido comme un clown de la politique. Qu’on n’oublie pas cette donnée : chacune des chapelles de l’opposition a son histoire propre, sa vision et aussi ses ambitions. Elles couchent dans le même lit, mais ne font pas les mêmes rêves. Certaines ont été écartées de la répartition du butin volé à la République bolivarienne par Washington et le clan Guaido. Or, en politique comme en physique, toute action produit une réaction. Sur sa chaîne Youtube « Factores de poder » (Facteurs de pouvoir), Poleo interview le patron de Silvercorp USA, Jordan Goudreau. Lequel confirme son rôle, la nature de l’opération et lui révèle l’existence du « contrat ».

 

 

Le contrat signé le 16 octobre 2019 entre Juan Guaido et Silvercorp

 

 

 

Ce « Contrat », même « Mangouste » n’aurait pas osé. Il a été signé le 16 octobre 2019 entre Goudreau, Juan Guaido (« président du Venezuela »), Sergio Vergara (député d’opposition, bras droit du chef d’Etat fantoche), Juan José (dit « JJ ») Rendon (vénézuélien d’opposition vivant aux Etats-Unis, proche de nombreux chefs d’Etat, dont les colombiens Álvaro Uribe et Iván Duque, cul et chemise avec Luis Almagro [OEA] et pour l’heure responsable du « Comité de stratégie » de Guaido).
Comme on dit en Amérique latine, « es muy feo » (très sale, très laid). Mais assez lucratif (sur le papier) pour Goudreau. Pour la phase initiale (45 jours) le projet prévoit le décaissement de 50 millions de dollars. Avec un coût total de 212,9 millions de dollars pour les 495 jours de collaboration prévue.
En échange ? Trois fois rien. « Les prestataires de service conseilleront et assisteront le Groupe associé [l’équipe du président imaginaire] dans la planification et l’exécution d’une opération pour capturer / arrêter / éliminer Nicolás Maduro (…). » Attention : il ne s’agit pas ici d’une exégèse, d’une paraphrase, d’une interprétation. C’est écrit noir sur blanc. Il s’agit d’un « contrat », au sens mafieux du terme. Il envisage, parmi ses hypothèses, d’assassiner (« éliminer ») Maduro. Il est signé « Juan Guaido ». L’homme reconnu « chef d’Etat intérimaire » du Venezuela par une Union européenne alignée de façon répugnante sur le pire de ce qui peut exister aux Etats-Unis. L’individu qui, le 24 janvier 2020, à l’Elysée, a eu un « échange constructif » avec le président français Emmanuel Macron. Celui qui, ce même jour, a été accueilli au son de l’hymne national vénézuélien, par la très respectable Maison de l’Amérique latine, à Paris.


Le document n’a rien d’un texte signé sur un coin de table. Long de 41 pages (pour ce qu’on en connaît), il détaille les objectifs des conspirateurs de façon extrêmement précise : après la « neutralisation » « séquestration » ou « assassinat » de Maduro (et d’autres dirigeants civils et militaires de son cerce rapproché) il s’agit d’ « éliminer l’actuel régime et d’installer le président vénézuélien reconnu Juan Guaido ». Puis, pour mettre le pays en coupe réglée, d’y rétablir la stabilité. Même les méthodes de répression des inévitables protestations, manifestations et résistances sont soigneusement codifiées. « Létales » en cas de nécessité, est-il précisé.

Comme il se doit, chaque individu a sa propre version de la vérité. Avec l’entêtement d’une mule, Guaido nie tout en bloc. Va savoir ce que Maduro et les siens sont capables d’imaginer pour tenter de le discréditer… Mauvaise pioche. A Caracas, capturé, le chef des opérations de « Gedeón », Antonio Sequea, révèle qu’entre février et mars, alors qu’il se trouvait à Riohacha (dans la Guajira colombienne), Iván Simonovich, Commissaire à la Sécurité et au renseignement de Guaido, l’a appelé à plusieurs reprises pour lui demander de le tenir au courant de ce qui se passait sur le terrain. Pour ne rien arranger, Patricia Poleo, encore elle, diffuse l’enregistrement sonore de la conversation téléphonique qu’a eue Guaido avec Goudreau au moment de la signature du contrat. Puis les déclarations s’enchaînent. Impossible désormais d’évoquer des rumeurs, des ragots, des pseudo révélations. Il s’agit de faits réels, d’informations confirmées.

Lors de leurs interrogatoires, les mercenaires étatsuniens Denman et Berry révèlent la nature de leur mission principale : prendre le contrôle de l’Aéroport Simón Bolívar de Maiquetía (Caracas) et le sécuriser pour permettre l’atterrissage d’un (ou de plusieurs) avion(s) destiné(s) à embarquer Nicolás Maduro après son éventuelle séquestration (pour une destination non précisée mais pas très difficile à deviner)Autres objectifs spécifiques : l’attaque et la prise de la Direction générale du renseignement militaire (DGCIM), du Service bolivarien du renseignement (Sebin), du palais présidentiel de Miraflores…


A la différence de Guaido, JJ Rendon est parfaitement capable de reconnaître sa signature au bas d’un document que même certains titres de la presse conservatrice – en l’occurrence The Washington Post – publient en intégralité. Rendon renonce à nier l’évidence. Au Diario Las Américas (Miami, 8 mai) et à CNN, il confirme : oui, ce texte existe ; oui, il l’a paraphé ; oui il a lui-même fait une avance de 50 000 dollars au patron de Silvercorp USA. Puis, désormais en chute libre, il tente d’ouvrir le parachute de secours : en fait, le projet dont il était question a été abandonné. Donc, « ce contrat n’existe pas. Une chose qui a été signée et laissée sans effet n’a pas de validité au-delà du papier qui la contient et – les gens pouvant se montrer extrêmement pervers ! – de la référence qu’elle constitue pour déclencher un scandale. » Quant aux assaillants pris les armes à la main les 3 et 4 mai : « Ces jeunes qui étaient là font partie d’un tas de groupes autonomes qui n’appartiennent pas au gouvernement de Juan Guaido. »

« Gedeón » : un coup de chaud suivi de sueurs froides. Même au sein de l’opposition antichaviste la plus déterminée, le désastre (et surtout sa révélation !) laissent un goût de cendres. Un début de rébellion se manifeste au sein du parti Primero Justicia. Les mises en demeure fusent. Le 12 mai, deux des signataires du texte scélérat démissionnent du Comité de stratégie : Rendon et Sergio Vergara. Guaido les remercie « pour leur travail et leur engagement envers le Venezuela ». Néanmoins, le Département d’Etat américain répondra par une fin de non recevoir à la demande de Henrique Capriles (adversaire de Chávez et de Maduro lors des présidentielles de 2012 et 2013) et de son cercle rapproché de mettre définitivement un terme au désastreux épisode « Guaido ».

C’est depuis la Floride, mais aussi le Guatemala et le Nicaragua que sont parties les vagues d’assaut vers la Baie des Cochons en avril 1961. Sept années auparavant, en 1954, pour évincer le président guatémaltèque Jacobo Arbenz, l’opération PBSUCCESS organisée par la CIA avait bénéficié de l’aide du dictateur nicaraguayen Anastasio Somoza et du gouvernement du Honduras, pays d’où s’élancèrent les troupes mercenaires qui mirent un terme à la démocratie. Au cours des années 1980, pour agresser le Nicaragua sandiniste, les « contras » armés et financés par les Etats-Unis purent également compter sur le Honduras, qui, sur la frontière, hébergeait leurs campements. Dans les années 1990, c’est depuis l’Amérique centrale – particulièrement le Salvador et le Guatemala – que le terroriste Luis Posada Carriles organisa les incursions et poses de bombes à Cuba.
En ce début de XXIe siècle, le principal pays « collabo » des desseins de l’Impérialisme s’appelle Colombie. Ce « cimetière à opposants » [10] a pour président un « fils spirituel » d’Álvaro Uribe, Iván Duque (et indépendamment de sa politique, des millions de citoyens qui, eux, méritent le respect).

Comme Guaido, comme Trump, comme beaucoup d’autres, Duque n’a rien vu, rien entendu, et n’a strictement/absolument/et définitivement rien à voir avec les récents événements qui ont secoué le Venezuela. Sur ce thème, Duque débite une multitude de poncifs aux chaînes télévisées qui informent le globe entier. Duque, c’est un robinet d’eau tiède (sauf lorsqu’il parle de Maduro). Et pourtant…

Lorsque, le 25 mars, après la découverte d’un arsenal, l’ex-général vénézuélien Cliver Alcalárévèle que celui-ci appartient à un groupe de déserteurs vénézuéliens que lui-même dirige, il vit à Barranquilla depuis deux ans. Son épouse, Marta González, est la sœur d’Hermágoras González Polanco, alias « El Gordito González », narcotrafiquant et ancien membre de l’organisation paramilitaire des Autodéfenses unies de Colombie (AUC). Alcala ne cache ni que trois de ses groupes de militaires vénézuéliens déserteurs s’entraînent « dans le pays » ni qu’il a des contacts fréquents avec les services de renseignements colombiens (et Juan Guaido). Puis Alcala disparaît des radars, extradé (ou exfiltré) aux Etats-Unis [11].

Malgré ces révélations pour le moins explosives, le gouvernement colombien ne semble guère intéressé. Aucune enquête, aucune réaction. Pourtant, en mars, depuis Caracas, le gouvernement bolivarien lui a communiqué – et l’a fait savoir – les coordonnées GPS des fameux camps d’entraînement, situés à Riohacha, dans la Guajira. Ils sont si peu secrets, ces camps encadrés par Goudreau et ses deux mercenaires, Denman et Berry, que le député d’opposition vénézuélien Hernán Claret Alemán les a visités pendant plusieurs jours début décembre 2019, comme il l’a révélé le 13 mai au site argentin Infobae. « Ultérieurement, affirme-t-il, j’ai discuté avec le général Alcalá et avec Jordan [Goudreau, qu’il appelle par son prénom, on est manifestement entre amis] [12] »

Présente en force sur le territoire colombien (enfin, on le suppose !), la DEA n’a manifestement jamais détecté, dans la Guajira, la « hacienda » d’Elkin Javier López Torres, alias « Doble Rueda », l’un des principaux « capos » du narcotrafic de la région. Officiellement, elle le recherche pour l’extrader ! C’est dans cette « finca » qu’ont été regroupés les hommes de l’opération « Gedeón » dans les jours précédant leur embarquement pour le Venezuela. C’est « Doble Rueda » en personne qui leur expliqua comment allait fonctionner leur transfert vers les embarcations.
On jugera que, comme la DEA, les services de renseignements colombiens sont bien peu efficaces. Ou un peu distraits. A leur décharge, on mentionnera qu’ils sont très occupés. Un énième épisode d’interceptions illégales les impliquant a été découvert il y a quelques semaines et provoque un énorme scandale. Plus d’une centaine de citoyens, dont des politiciens, des syndicalistes et des journalistes ont été écoutés. Des citoyens autrement plus préoccupants et dangereux que les sbires armés vénézuéliens ou les « narcos » des deux pays.

Nul n’en doute : comme lors de la coopération de Guaido avec les narco-paramilitaires des Rastrojos, pour faire le chemin inverse – c’est-à-dire passer clandestinement du Venezuela en Colombie en février 2019 – cette cohabitation malsaine avec « Doble Rueda » relève du plus grand des hasards. Dans la vie, les coïncidences ne manquent pas. Qu’on en juge : sur la dernière page du contrat paraphé par Guaido, Vergara, Rendon et Goudreau, figure une cinquième signature. Celle d’un avocat, agissant en tant que « témoin » : Manuel J. Retureta. Américain d’origine cubaine, pénaliste, partenaire de Retureta & Wassem, celui-ci, d’après les autorités vénézuéliennes, a défendu en Colombie le narco-paramilitaire Salvatore Mancuso ; aux Etats-Unis, il a eu comme clients Juan Antonio « Tony » Hernandez (frère de l’actuel président du Honduras) et Fabio Lobo (fils du chef d’Etat précédent, Porfirio Lobo), tous deux accusés de narcotrafic (et tous deux condamnés). Actuellement, il plaide en faveur de Damaso López Nuñez – « El Licenciado » –, l’un des proches du « Chapo » Guzmán, l’ex-grand du narcotrafic mexicain.


 On dira qu’on a affaire là à un familier du monde interlope et de la pègre plutôt qu’à l’univers de la veuve et de l’orphelin. Et que, dans le fond, si l’on réaligne toutes les planètes précédemment citées, le financement de la « contra » nicaraguayenne par le Cartel de Medellin, via la CIA, dans les années 1980, n’est pas si lointain qu’il y paraît ! Sans parler des révélations faites à visage découvert en 2010 par Rafael García, ex-chef du service informatique de la police politique colombienne, le Département administratif de sécurité (DAS), affirmant que l’ancien chef du DAS, Jorge Noguera, avait rencontré en 2004 des leaders paramilitaires et des opposants vénézuéliens afin de concocter un « plan de déstabilisation » et l’assassinat de Hugo Chávez.

1er mai 2020 : nul n’a encore entendu parler de l’opération « Gedeón ». Le quartier Felix Ribas de Petare fait la « une » des médias d’opposition. Petare, dans l’est de Caracas : l’un des plus grands quartiers populaires d’Amérique latine. Pendant cinq jours consécutifs, il va être « à feu et à sang ». D’incessantes fusillades entre deux bandes rivales terrorisent la population. Explication alors la plus communément lue et entendue (en résumé) : « la méga-bande criminelle – 200 délinquants de 18 à 23 ans – de Wilexis Alexánder Acevedo, alias “Wilexis”, défend son territoire contre le groupe El Gusano ; “Wilexis” est très populaire au sein de la population car il la protège des exactions de la police, et en particulier de sa Force d’actions spéciales (FAES), contre laquelle il fait campagne et, en 2019, a organisé (en sous-main) trois manifestations ; en revanche, “des gens” du gouvernement soutiennent les voyous d’El Gusano pour reprendre le contrôle du quartier [13] ».
Raid sur les côtes vénézuéliennes. Interceptions, arrestations. Emargeant ou ayant émargé à la DEA, un peu « narco » sur les bords, José Socorro, alias « Pepero », parle. Un autre agent de la DEA, Orlando Laufer, lui a demandé d’organiser des actions violentes simulées dans Petare pour détourner l’attention des forces de sécurité, tandis que les factieux de « Gedeón » avanceront vers les côtes. Bruit et fureur : contact pris avec les délinquants, l’enfer s’est déchainé, à l’arme de guerre, sans faire aucune victime. Mais créant la distraction attendue (à défaut du résultat).

Tous les ingrédients classiques se sont donc ainsi retrouvés réunis. Secteur criminel de l’opposition, monde du narcotrafic, univers de la pègre et… ombre des Etats-Unis. Lors de leurs interrogatoires, les deux mercenaires de Silvercorp USA, Luke Denman et Airan Berry, ont expliqué assez candidement que, s’ils se sont lancés dans cette aventure, c’est qu’ils se sentaient en totale confiance : la Justice de leur pays n’offre-t-elle pas une récompense pour la capture du « narcotrafiquant » Maduro ? Dans le cadre d’une opération navale destinée à réduire la circulation des drogues illégales, des navires de l’US Navy ne rodent-ils pas dans la Caraïbe, à quelques encablures des côtes du Venezuela ?

De son côté, le ministre de la Défense vénézuélien Vladimir Padrino López a résumé de façon plus précise l’opération « Gedeón ». Il ne s’agissait pas d’une « invasion ». Il la considère comme « une opération militaire très bien planifiée, préparée en territoire étranger, avec un financement étranger, de l’équipement fourni par des puissances comme les Etats-Unis et le gouvernement colombien. Elle avait des objectifs très détaillés, très bien marqués, avec des renseignements sur les objectifs physiques des infrastructures à attaquer très bien préparées et relevés au millimètre, couche par couche, et évidemment, sur le temps nécessaire, le trajet, le pouvoir de feu qu’ils allaient employer pour chaque objectif. »

Moins spectaculaire qu’une « Baie des Cochons », la tentative d’incursion renvoie dans l’esprit à l’« opération Mangouste » (et à ses suites) – ce poison lent, qui infuse, et qui use, et qui oblige à une vigilance de chaque instant, à la dépense de ressources financières et humains considérables quand tant d’autres tâches économiques et sociales devraient monopoliser les énergies.
On suivra avec attention le sort réservé à Goudreau par la justice des Etats-Unis – son activité mercenaire et le trafic d’armes qui en découle y tombant (théoriquement) sous le coup de la loi. On s’intéressera également à ses démêlés avec ses commanditaires – Guaido, Rendon, etc. –, qu’il accuse de ne pas lui avoir payé ce qu’ils lui devaient, raison pour laquelle il a beaucoup « balancé » [14]. Toutefois, on prendra très au sérieux les déclarations qu’il a faites immédiatement après l’échec de « Gedeón » : « La principale mission était de libérer le Venezuela, de capturer Maduro, mais la mission à Caracas a échoué. » Néanmoins, a-t-il ajouté, la mission secondaire était d’établir, en territoire vénézuélien, des campements d’insurgés. « Ils sont déjà dans les campements, ils recrutent et nous allons commencer à attaquer des objectifs tactiques. » Sur ce point, aucun doute. Sur les côtes vénézuéliennes, sur les 2 200 kilomètres de frontière avec la Colombie, de nouvelles actions paramilitaires auront lieu. Tandis que les dites « sanctions économiques » continueront à étrangler le pays – c’est-à-dire la population.

Comme il faut toujours une touche d’humour (même noir, même dans les situations les plus préoccupantes), on mentionnera que, le 15 mai, à la question « quelles sont vos priorités ? », la ministre des Affaires étrangères colombienne, Claudia Blum, a déclaré : « Positionner la Colombie comme un pays leader dans l’agenda mondial de la légalité, tant pour la défense de la démocratie et des droits humains qu’en matière d’initiatives globales contre la corruption, le terrorisme et le crime organisé [15] » Deux jours auparavant, l’administration de Donald Trump avait placé Cuba et le Venezuela (avec l’Iran, la Syrie et la Corée du Nord) sur la liste des pays qui ne coopèrent pas suffisamment en matière de lutte contre le terrorisme [16].


 


[1Lire Guillaume Long, « Le ministère des colonies américaines », Le Monde diplomatique, Paris, mai 2020.

[2https://www.sofmag.com/javier-nieto-quintero-and-former-green-beret-jordan-goudreau-on-operation-gedeon-to-overthrow-maduro-maduro-responds-after-eight-arrested/

[3A la tête de 400 entreprises et d’une fortune de 4,4 milliards de dollars, Branson pleurniche désormais pour recevoir une « aide publique » (humanitaire ?) afin de sauver ses deux compagnies aériennes Virgin Atlantic et Virgin Australie mises en faillite par les effets de la pandémie de Covid-19.

[4https://twitter.com/FaniaRodrigues/status/1257515965870485507

[5Sur cet épisode, lire : http://www.medelu.org/Maduro-mort-ou-vif

[6Pour une information documentée sur l’incursion armée du 3 mai, lire Thierry Deronne, « Le Venezuela inflige une nouvelle défaite à l’Empire et aux grands médias » et Romain Migus, « Attaque mercenaire contre le Venezuela  »

[7https://www.diariolasamericas.com/desclasificado-eeuu-contaba-261000-soldados-invadir-cuba-1962-n4135824

[8https://venezuelainfos.wordpress.com/2020/05/13/exclusif-des-pecheurs-du-venezuela-racontent-la-reddition-de-mercenaires-etats-uniens-par-fania-rodrigues/

[9Top secret, le document « Justifications pour une intervention militaire à Cuba » a été déclassifié le 18 novembre 1997.

[10Depuis janvier 2016, plus de 700 personnes politiquement engagées y ont été assassinées, essentiellement des dirigeants communautaires et sociaux, mais aussi 200 ex-guérilleros des FARC ayant déposé les armes dans le cadre des Accords de paix.

[11Certains membres de l’opposition vénézuélienne avancent la thèse suivante : Cliver Alcala serait en réalité un agent double, qui les aurait infiltrés pour communiquer de précieuses informations sur les opérations en préparation aux services de renseignements bolivariens.

[12https://www.infobae.com/america/venezuela/2020/05/13/un-diputado-venezolano-que-participo-en-conspiracion-contra-nicolas-maduro-revelo-detalles-de-como-se-frustro-la-operacion-gedeon/

[13https://www.costadelsolfm.org/2020/05/05/el-silencio-de-nicolas-maduro-sobre-los-47-presos-masacrados-y-las-2-bandas-que-llevan-5-dias-echandose-plomo-en-venezuela/

[14En représentation de Jordan Goudreau et de Silvercorp USA, Volk Law, cabinet d’avocats situé en Floride, a envoyé une mise en demeure à Juan Guaidó pour le paiement de 1 500 000 dollars : ce paiement initial devait être effectué dans les quinze jours suivant la signature du Contrat du 16 octobre 2019.

[15https://www.semana.com/nacion/articulo/la-salida-de-nicolas-maduro-es-una-prioridad-para-claudia-blum/671774

[16La Havane était sortie de cette liste en 2015 sous Barack Obama.

 

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 05:00
Photo de Louis Le Guen publiée par le Maitron et fournie par Gildas Priol

Photo de Louis Le Guen publiée par le Maitron et fournie par Gildas Priol

Lettres de Louis Le Guen à son frère Yves, prison de Fresnes, documents originaux. Archives de la famille, Jean-Yves Kervaon. Site du Mont Valérien

Lettres de Louis Le Guen à son frère Yves, prison de Fresnes, documents originaux. Archives de la famille, Jean-Yves Kervaon. Site du Mont Valérien

Lettres de Louis Le Guen à son frère Yves, prison de Fresnes, documents originaux. Archives de la famille, Jean-Yves Kervaon. Site du Mont Valérien

Lettres de Louis Le Guen à son frère Yves, prison de Fresnes, documents originaux. Archives de la famille, Jean-Yves Kervaon. Site du Mont Valérien

Lettres de Louis Le Guen à son frère Yves, prison de Fresnes, documents originaux. Archives de la famille, Jean-Yves Kervaon. Site du Mont Valérien

Lettres de Louis Le Guen à son frère Yves, prison de Fresnes, documents originaux. Archives de la famille, Jean-Yves Kervaon. Site du Mont Valérien

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

104/ Louis Le Guen (1907-1943)

Né le 25 février 1907 à Brest (Finistère), fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien, commune de Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine) ; ouvrier à l’Arsenal de Brest ; militant communiste, résistant FTPF.

Fils de Hervé Le Guen, plâtrier, et de Marie Françoise Tanguy, couturière, Louis Le Guen, militant de la CGTU en 1932, entra au Parti communiste français (PCF) en février 1941 puis au Front national à l’été. Célibataire, ouvrier à l’Arsenal de Brest, il commença par diffuser la presse clandestine puis à héberger des résistants. Dans la nuit du 1er au 2 octobre 1942, il fut arrêté par la police française (SPAC) lors d’une perquisition.

Il est arrêté par la police française pour détention illégale d'armes et pour possession de tracts communistes.

Celle-ci le tortura espérant lui faire dire où était le dépôt régional de matériel et de combat des Francs-tireurs et partisans (FTP) et du PCF, sans succès. Louis Le Guen fut ensuite livré aux Allemands.
Détenu à la prison du Château à Brest puis à la prison Jacques-Cartier de Rennes, il fut transféré à la prison de Fresnes le 28 juillet.

Avec quinze camarades du groupe de l'arsenal de Brest et trois autres résistants bretons, il est condamné à mort par le tribunal militaire allemand de Paris du Gross Paris rue Boissy-d’Anglas (VIIIe arr.), le 28 août 1943, pour activité de franc-tireur.

Les Allemands le fusillèrent au Mont-Valérien le 17 septembre 1943 avec dix-huit autres communistes finistériens: Jean-Louis Primas, Louis Le Bail, Yves Giloux, Charles Vuillemin, Albert Abalain, Albert Rannou, Paul Monot, Lucien Argouarch, Joseph Ropars, André Berger, Jean-Marie Teurroc, Albert Rolland, Etienne Rolland, Paul Le Gent, Jean Quentric, Louis Departout, Henri Moreau, Eugène Lafleur. 

Lire sur ces résistants communistes finistériens fusillés le 17 septembre 1943 (Jean-Louis Primas est d'origine morbihannaise, de Lanester) :

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 75/ Yves Giloux (1921-1943)

 

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 104/ Louis Le Guen (1907-1943)

Lire aussi:

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 103/ Louis Hémeury (1911-1999)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 102/ Jean Autret (1891- 1974)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes dans le Finistère: 101/ Yvette Castel

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 100/ Simone Moreau (1908-1962)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 99/ Francine Poulichet (1918-2014) et Christophe Poulichet

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes: 98/ Rosine Kersulec (1894-1985)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 97/ Marie Mahé (1911-2000)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 96/ Germaine Le Lièvre, Geneviève dans la résistance brestoise (1911-1945)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 94/ Marie Miry née Calvarin (1905-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 93/Virginie Bénard (1920-2014)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 92/ Evangéline Dollet dit "Yvette" née Yvinec

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 91/ Joseph Laot (1920-2001)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 90/ Les fusillés de Lesconil, de la Torche et de Poulguen (Juin 1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 89/ Théo Le Coz (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 88/ René Lijour (1900-1979) et Lucie Lijour, née Le Goff (1909-1986)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 87/ Eugène Le Bris (1913-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 86/ Alphonse Duot (1874-1964)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 85/ Alain Signor (1905-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 84/ Marc Scouarnec (1894-1968)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 83/ Germain Bournot (1915-2007)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 82/ Michel Nédelec (1940-2009)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 81/ Eric Texier (1902-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 80/ Théophile Kerdraon ( 1891-1984)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 79/ André Guéziec (1922-1941)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 78/ Jean Kérautret (1918-1942) et Vincent Guivarc'h (1918-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 77/ Emile Le Page (1922-1942) et Pierre Jolivet (1921-1942)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 76/ Louise Tymen (1925-2015)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 75/ Yves Giloux (1921-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 74/ André Garrec (1922-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 73/ Frantz Boucher (1924-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 72/ François Echardour (1925-1988)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

100 ans d'engagements communistes en Finistère: 70/ Charles Moigne (1894-date de décès inconnue)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 68/ François Tanguy (1925-1987)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes: 67/ François Tournevache (1919-1993)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 66/ Jos Quiniou (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 65/ François Gaonac'h (1901-1978)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 64/ Paul Lespagnol (1949-2003)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 60/ Guillaume Bodéré

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 05:54

 

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 05:38

 

Presstalis est passé devant le tribunal de commerce, vendredi 15 juin. La messagerie poursuit son activité, mais en sacrifiant sa filiale, la SAD, et ses 512 salariés. 

Entretien.

 

Est-ce que vous avez eu connaissance, avant l’audience du mardi 12 mai au tribunal de commerce, de cette idée de brader 512 emplois sur les 900 que compte Presstalis ?

Guillaume Dumoulin. Ça nous a pris par surprise. Très vite, entre décembre et février, les projets de la direction ont muté vers l’idée d’un redressement judiciaire du groupe. On savait qu’il y aurait moins d’emplois à la clé, mais nous nous attendions à ce qu’ils soient discutés, comme d’habitude. Ce qui nous a surpris, c’est l’absence d’accord, y compris dans la dernière ligne droite, alors que cela faisait huit mois que les coopératives de magazines, d’un côté, et de quotidiens, de l’autre, discutaient entre patrons. Nous avons négocié jusqu’au dimanche 10 mai. Et le lundi 11 mai, la direction nous a annoncé un redressement judiciaire pour Presstalis, mais une liquidation pour toute la province. C’est un peu le coup de massue.

 

Comment les journaux sont-ils distribués en province, sans relais ?

Guillaume Dumoulin. Il n’y a pas de plan B. Le problème, c’est que tous les savoir-faire qui étaient dans la maison sont partis. Michèle Benbunan (à la direction de Presstalis de 2017 à 2019) a fait du mal. Le groupage des quotidiens, la messagerie s’appuient ensuite sur des dépositaires, en province. Elle a vendu du rêve aux éditeurs, en prétendant qu’on pouvait livrer directement chez le diffuseur, sans intermédiaire. Sauf que ça n’existe pas dans la vraie vie, ou ça reviendrait encore plus cher. En bref, elle a cassé la cohérence du système. Et, surtout, elle a été l’instigatrice de la modification de la loi Bichet, qui de notre point de vue crée une situation assez problématique. Parce que la loi Bichet obligeait les éditeurs à faire du commun, du collectif. Or, maintenant, ils n’ont plus cette obligation. Travailler ensemble, alors qu’ils se détestent, ce n’était déjà pas facile quand c’était obligatoire. Maintenant que ça ne l’est plus, c’est chacun pour soi. C’est donc tout le système de péréquation qui est mis en danger. Et on le voit aujourd’hui avec les magazines et les quotidiens, qui se tapent dessus en se reprochant d’être celui qui coûte cher. Et l’existant, la maison, est en train de tomber.

C’est illusoire de croire que les ouvriers du livre vont se laisser faire. C’est notre métier, on ne veut pas le perdre, et on ne lâchera pas.

 

Mais, du coup, c’est toute la chaîne d’emplois qui est impactée ? Vos emplois, mais aussi ceux des diffuseurs, des marchands de journaux et, in fine, l’existence même des journaux ?

Guillaume Dumoulin. Je pense que le gouvernement est le plus irresponsable qui soit. Il n’a pas joué la sécurité. Toutes ces dernières années, même quand c’était difficile (compte tenu de la situation de crise de la presse écrite, Presstalis a subi déjà deux crises très importantes depuis dix ans – NDLR), l’État est toujours intervenu. Alors oui, on peut dire : « L’État paie et ça coûte. » Mais, quand on regarde, on parle de la démocratie dans la 7e puissance du monde. Et on n’est pas sur des sommes si folles, alors que nous livrons tout le territoire national en presse tous les jours, que nous avons un des réseaux les plus performants au monde, et le nombre de magazines le plus important qui existe dans les pays développés. C’est le gouvernement qui laisse tomber : quand l’État décide de ne pas soutenir les SAF, c’est qu’il a une volonté de laisser tomber la province, avec à mon avis une méconnaissance du dossier, puisqu’ils pensent qu’ils vont pouvoir trouver des solutions de repli pour pouvoir continuer à distribuer. Mais il n’y a pas que les flux physiques : il y a tout le flux informationnel, la remontée d’argent. En bref, tout ce qui était fait par les dépositaires est aujourd’hui à l’arrêt.

 

Ce qui va mettre les éditeurs dans la difficulté très vite, non ?

Guillaume Dumoulin. D’autant qu’ils ne s’entendent pas. Or, même pour faire un plan de secours, il faut s’entendre. Ça laisse 512 emplois sur le carreau d’emblée. Et les diffuseurs sur la paille, alors qu’ils sortent tout juste du confinement. Beaucoup sont restés fermés. Les Relay, par exemple, devaient tout juste rouvrir. Et les courtines, soit toute la presse hippique, étaient en arrêt complet. Ils ont rouvert lundi dernier. Et dès mardi, avec la liquidation de la SAD, le journal est resté bloqué… Si on voulait achever le réseau, on ne s’y prendrait pas autrement. Dans le système, en 1995, il y avait 700 relais sur le territoire, et 61 début 2017… C’est une vraie hémorragie ! Nous étions alors 7 000 salariés dans le groupe, nous sommes 900. Et avec le projet en cours, il ne restera plus que 265 personnes. Les directions de Presstalis ont toujours fait payer l’emploi. Après, les volumes baissant, il est normal qu’il y ait moins de monde. Mais là, ils vont beaucoup plus vite.

Dans le système, en 1995, il y avait 700 relais sur le territoire, et 61 début 2017… C’est une vraie hémorragie !

 

Le SGLCE-CGT a fait appel de la décision du tribunal. Comment ça va se passer pour vous ?

Guillaume Dumoulin. On se retrouve au chômage, avec nos indemnités payées par les AGS.Ça veut dire que c’est la collectivité qui va payer le passif social des gros éditeurs. Alors qu’ils auraient les moyens de le faire. Mais nous n’en sommes même pas là. Notre travail, il ne disparaît pas ! On a un président-directeur général, Cédric Dugardin, qui veut nous prendre notre boulot et le donner à d’autres. Et nous, nous envoyer au chômage. Mais ça, on ne l’acceptera jamais. Et c’est illusoire de croire que les ouvriers du livre vont se laisser faire. Ça va mettre le réseau à feu et à sang, parce que les gars n’ont plus rien à perdre. D’ailleurs, les actions se multiplient partout.

 

À qui Cédric Dugardin veut-il donner votre boulot ?

Guillaume Dumoulin. La messagerie a une obligation de distribution sur tout le territoire. Elle s’appuie sur des réseaux de dépositaires, les fameux 61 dépôts que vous citiez tout à l’heure. Parmi eux, une partie est à 100 % de Presstalis. Ce sont les dépôts SAD et Soprocom, qui sont sacrifiés. Et tout le reste, ce sont des indépendants. Des patrons lambda. On est de la sous-traitance. La seule différence, c’est que nous, notre capital est possédé par la maison mère.

 

Mais du coup, c’est illusoire de penser que des indépendants vont revenir moins cher ?

Guillaume Dumoulin. Les zones à couvrir étant de plus en plus grandes, le transport coûtera toujours autant, si ce n’est plus. Après, sincèrement, je pense qu’ils veulent « se taper » les ouvriers du livre. Ils se débarrassent de la CGT en même temps. Ils font d’une pierre deux coups.

 

Vous continuez à faire grève. Et vous appelez les salariés du secteur, y compris ceux qui ne sont pas dans la distribution, à vous soutenir ?

Guillaume Dumoulin. Oui. On l’a vérifié sur Lyon. Les dépositaires traitent aussi des magazines locaux : Lyon Capital, Lyon Mag, la Tribune de Lyon… Ceux-là n’ont aucune solution de repli pour se faire distribuer. Ils n’en ont pas les moyens. Ça va être un massacre industriel et économique sur tout le secteur. Si des titres meurent, les industries de labeur vont moins imprimer. Il va y avoir une vraie casse de l’emploi.

Nous livrons tout le territoire en presse tous les jours, nous avons un des réseaux les plus performants au monde, et le nombre de magazines le plus important de tous les pays développés.

 

Jusque dans les rédactions. Mais quid de tout le discours autour du numérique ?

Guillaume Dumoulin. Aujourd’hui, il y a des journaux, comme le Figaro ou le Monde, qui diffusent très bien sur le numérique. Mais ça ne paye pas. Les salles de rédaction ne sont pas payées par Internet. La publicité est vampirisée par les Gafa, ils sont dépendants. Aujourd’hui, 70 % à 75 % des revenus des journaux, même avec un tirage en baisse, c’est le papier. S’il n’y a plus de papier demain, les salles de rédaction seront vides. Des journalistes vont se retrouver au chômage. Toute la profession est concernée. Je pense qu’on n’a pas été suffisamment réactifs, collectivement, au moment de la modification de la loi Bichet. Nous, on a alerté, mais je pense que personne n’a mesuré, au-delà même de la profession, à quel point la démocratie était attaquée. Là, ce qui est en train de se passer, c’est qu’ils sont en train de tuer tous les petits, il ne va plus rester que les gros éditeurs… Comme ils auront du cash, ces derniers pourront négocier des tarifs, et les autres ne pourront pas suivre. Et ils disparaîtront. C’est une vraie attaque contre le pluralisme.

 

Vous êtes très remontés…

Guillaume Dumoulin. Parce que nous, on a travaillé, pendant le confinement. On nous a dit que la presse, c’est indispensable, qu’il n’y aurait aucune faillite. On a travaillé sans masque, les premières semaines, sans gel, sans rien. Et comme on avait une boîte au bord du dépôt de bilan, il n’y a pas grand monde qui voulait nous avancer des choses sans qu’on les paye cash. On a continué à travailler, pour assurer. On a même exercé la solidarité en distribuant les invendus dans les Ehpad et les éditeurs nous ont félicités pour cette action. C’était génial de voir la presse se mobiliser. Et à la fin, ils nous licencient comme des malpropres, comme des voyous.

Personne n’a mesuré, au-delà même de la profession, à quel point la démocratie était attaquée.

 

Vous avez un mot d’ordre pour exercer cette solidarité concrètement ?

Guillaume Dumoulin. Dès mardi soir dernier, il y a eu un appel syndical. Par solidarité, les imprimeries se sont arrêtées, et il y a eu des arrêts et des débrayages dans les sièges. On a eu aussi un arrêt de la distribution sur Paris, parce que, même s’ils sont en redressement judiciaire, ils savent que le tour d’après sera le leur, s’il ne se passe rien de plus. Maintenant, le syndicat a lancé une cagnotte, pour organiser la solidarité financière pour les salariés de la SAD, parce que la lutte va peut-être durer. Même si nous espérons que ça se règle avant, pour nous comme pour les titres. Plus le conflit va durer, plus ça va fragiliser les titres. Chaque jour, c’est un titre qui peut disparaître. Ils vont essayer de nous contourner. Donc, on va demander aux camarades de partout de refuser qu’on livre notre boulot à d’autres personnes. C’est notre métier, on ne veut pas le perdre, et on ne lâchera pas.

 

Les éditeurs de quotidiens ne vont pas tenir tous seuls… Ils sont structurellement déficitaires…

Guillaume Doumoulin. À un moment, les quotidiens arriveront à s’entendre avec les magazines. Ils peuvent d’ailleurs parfaitement s’entendre après nous avoir liquidés. Ils se seront débarrassés de 512 emplois. Et en plus, ils ne payent rien, c’est la collectivité qui prend le relais. Il fait rêver, leur monde d’après.

 

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19 mai 2020 2 19 /05 /mai /2020 05:00
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 103/ Louis Hémeury (1911-1999)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

103/ Louis Hémeury (1911-1999)

Né le 15 mai 1911 à Leuhan (Finistère), mort le 11 décembre 1999 à Quimper (Finistère) ; cordonnier ; maire communiste de Leuhan (1945-1977) ; conseiller général PCF de Châteauneuf-du-Faou (1964-1976) ; candidat PCF aux législatives en 1962, 1967 et 1968 à Châteaulin ; candidat PCF aux sénatoriales de 1971.

Le père de Louis Hémeury, Jean-Marie était cordonnier, tandis que sa mère était ménagère. Le 22 août 1934, Louis Hémeury épousa au Huelgoat (Finistère) Maria Derrien, avec qui il eut un enfant.

Formé dans les écoles laïques, Louis Hémeury obtint son certificat d’études primaires en 1923. Il devint artisan cordonnier, à Leuhan au Sud des Montagnes Noires, chez son père, dont il prit la suite. Durant l’entre-deux-guerres, il connut une certaine notoriété, en raison de ses performances de cycliste dans les compétitions régionales.

En 1936, Louis Hémeury termine 2e du Grand prix cycliste des commerçants au Faouët et remporte une course dans la catégorie internationale à Scaër. Il achève sa modeste carrière sportive au sein du Vélo sport scaërois (VSC), fondé à l’initiative notamment de Rivière (secrétaire de mairie) et de Patin (directeur de l’usine de Cascadec).

Proche des réseaux locaux de la résistance, Louis Hémeury avait été élu maire PCF de Leuhan en mai 1945, prenant la suite de François Le Roux, cultivateur radical élu sans discontinuer depuis 1907.

Il s’engagea fortement au PCF dans le sillage de Yves Blanchard, aviculteur, conseiller général de Châteauneuf-du-Faou entre 1945 et 1949. Il était également très lié à l’autre maire PCF du canton, Jean Thélant à Landeleau. Homme « pondéré et affable » selon les Renseignements Généraux, il resta à la tête de sa commune pendant trente-deux ans, sans jamais appartenir aux organes de direction de la fédération communiste du Finistère.

Réélu maire en 1947, 1953 et 1959, il fut candidat aux législatives en novembre 1962, épaulé par André Albert (ouvrier) dans la 6e circonscription du Finistère (Châteaulin-Carhaix). Ayant obtenu 5 199 voix soit 12,5 % des suffrages exprimés (contre 11,5 % pour Roger Thomas* en 1958), Louis Hémeury se désista en faveur du duo socialiste Hervé Mao* et François Philippot*, qui avait recueilli 5 454 voix au 1er tour. Dans cette circonscription détenue par la droite, Suzanne Ploux (UNR) l’emporta dans une quadrangulaire au second tour.

Candidat unique des gauches, il se présenta aux cantonales en 1964 pour tenter de reprendre le siège perdu par le PCF en 1951. Avec 2 526 voix (38,17 % des suffrages exprimés), il devançait Chaussy (MRP, 2 388 voix) et Hourmant (modéré, 1 704 voix). Au second tour, il l’emporta de 700 voix sur le MRP, recueillant 4 343 voix soit 54,3 % des voix. À 53 ans, il venait renforcer le groupe communiste composé de trois élus en 1964 (Alphonse Penven* et Michel Naviner*). En 1965, il entama un cinquième mandat de maire de Leuhan. En mars 1967, il devançait Hervé Mao aux législatives au 1er tour avec 18,5 % des suffrages exprimés avant d’être nettement battu dans son duel avec Suzanne Ploux, maire de Pont-de-Buis (61,1 % des voix).

En juin 1968, il fut candidat aux législatives dans la circonscription de Châteaulin, avec Albert André, cultivateur à Crozon, comme suppléant. Il obtint 11 940 voix soit 21,5 % des suffrages exprimés, alors que la FGDS ne présentait pas de candidat au 1er tour. Il fut battu au second tour dans une triangulaire obtenant 10 451 voix soit 22,1 % des suffrages exprimés. Il arriva en troisième position (perdant 1 500 voix sur le 1er tour) derrière Edouard Le Jeune, candidat centriste du PDM, et Suzanne Ploux (UDR), qui l’emporta avec 45.94 %.

En mars 1970, il fut réélu conseiller général PCF de Châteauneuf-du-Faou avec 51,9 % des voix face au centriste Le Meur. Au 1er tour, il avait obtenu 2737 voix (36,9 % des suffrages exprimés). Réduit à deux éléments en 1967 avec la perte du siège de Concarneau, le PCF disposait de trois élus en 1970 (victoire de Albert Poulichet* à Scaër) puis de cinq élus en 1973 (succès de Jean-Pierre Jeudy à Carhaix et Robert Jan* à Concarneau).

Réélu maire en mars 1971, il figurait également en seconde position sur la liste PCF aux sénatoriales en septembre 1971 aux côtés de Alphonse Penven, Albert Poulichet et Yvonne Folgoas, obtenant 9,9 % des voix (contre 19,6 % pour la liste socialiste, menée par Hervé Mao). En 1973, il fut à nouveau suppléant aux législatives à Carhaix, aux côtés de Jean-Pierre Jeudy, figure montante du communisme finistérien. Au premier tour, le tandem communiste recueillit 10 270 voix (soit 22,29 % des suffrages exprimés), devançant les candidats du PS (Mao et Le Bourdonnec), présents à la différence de 1968, qui obtenaient 9 518 voix. Au second tour, la députée sortante fut réélue. Les reports de voix à gauche furent médiocres, les candidats communistes obtenant 18 630 voix soit 40,44 % des suffrages exprimés.

Lors du renouvellement cantonal de 1976, Louis Hémeury était arrivé en tête avec 2 526 voix (31,8 %), contre 2 303 voix pour Hourmant, 1 844 voix pour Le Meur et 1012 voix pour Lepage (PS, 12,7 %). Au second tour, il fut battu par Joseph Hourmant de 67 voix, recueillant 49,63 % des suffrages exprimés. Le canton de Châteauneuf-du-Faou bascula au profit des socialistes en 1982 avec François Riou*, dont le père Mathieu Riou avait été conseiller municipal PCF durant 18 ans à Leuhan.

En 1977, son retrait de la vie politique locale s’accompagna du basculement à droite de Leuhan.

Fervent partisan du communisme municipal, Louis Hémeury avait été très actif dans la mise en avant des réseaux associatifs, notamment sportifs (terrain de football en 1955, piscine en 1965).

Source: Maitron en ligne

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article76470, notice HÉMEURY Louis par Christian Bougeard, Alain Prigent, François Prigent, version mise en ligne le 28 février 2010, dernière modification le 1er août 2010.

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 16:59
Disparition de Julio Anguita, ancien secrétaire général du PCE : déclaration de Fabien Roussel

Disparition de Julio Anguita : déclaration de Fabien Roussel

C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai appris la disparition de Julio Anguita, ancien secrétaire général du Parti Communiste d’Espagne, coordinateur fédéral de la Gauche Unie d’Espagne, Izquierda Unida, et premier maire de Cordoue élu démocratiquement.

Julio Anguita, professeur de métier et très pédagogue, fut au premier rang de tous les combats et de toutes les mobilisations des communistes et du peuple d’Espagne : résistance au franquisme, luttes pour le retour de la démocratie, poursuite du combat républicain, fondation de la Gauche Unie d’Espagne… Homme droit, refusant les privilèges, dur au combat politique, il était resté marqué par la disparition de son fils, journaliste mort en reportage en Irak pendant la guerre de 2003. Dirigeant très respecté au delà de sa famille politique, il marque de son empreinte et de sa détermination les luttes populaires et progressistes du peuple d’Espagne de ces dernières décennies. Retiré de la vie politique pour des raisons de santé, il restait très écouté, continuant de s’exprimer sur des thème qui lui étaient chers comme la République et la Constitution.

Tous les communistes français et moi-même nous inclinons avec respect devant sa mémoire. J’adresse à sa famille et à ses proches, au nom du PCF et en mon nom personnel, mes plus sincères et fraternelles condoléances, ainsi qu' à nos camarades du Parti Communiste d’Espagne et de la Gauche Unie, à tous ceux et toutes celles qui ont partagé ses combats pour la démocratie et la justice sociale, aux habitants de Cordoue et à tous les Espagnols qui perdent aujourd’hui une grande figure politique qui a tant fait pour le progrès social et démocratique.

Les combats de Julio Anguita restent toujours les nôtres.

Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF,

Paris, le 17 mai 2020.

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 16:45
A l'issue du 1er tour des municipales, le Parti communiste 3eme parti de France en nombre d'élus municipaux pour l'instant avec 1072 élus!

Au 1er tour des élections municipales, nous sommes le 3eme parti de France en nombre d'élus municipaux !

Plus de 1072, contre à peine 268 pour Macron et LREM.

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 16:34
Hommage à Michel Picoli, un monument du cinéma et de la culture française et mondiale qui disparaît

C'est un monument du cinéma et de la culture française et mondiale qui disparaît.
Michel Piccoli était un acteur de génie qui a tourné avec les plus grands cinéastes français (Jean Renoir, René Clément, Jean Pierre Melville...) ou étrangers (Alfred Hitchcock, Luis Bunuel, Marco Ferreri). Il est presque impossible de les citer tous, mais tous ses films font partie du patrimoine mondial du 7ème art.
Michel Piccoli était aussi un artiste engagé, dont les valeurs se situaient clairement à Gauche. Membre du mouvement de la paix, il était épris des droits des peuples à disposer d'eux mêmes et à vivre en paix, il était un intransigeant militant contre le racisme et la xénophobie et a pris, à plusieurs reprises, position contre les thèses du Front National. En ce triste jour, je m'incline devant la mémoire d'un artiste immense, dont le talent et tous les films continueront de nous accompagner.

Pierre Laurent

 

MICHEL PICCOLI, MORT
D'UN MONSTRE SACRE

 Monument du cinéma français, l'acteur Michel Piccoli, célèbre pour ses rôles dans "Le mépris", "Les choses de la vie" ou plus récemment "Habemus papam", est décédé ce 12 mai à l'âge de 94 ans, a annoncé sa famille dans un communiqué transmis à l'AFP. "Michel Piccoli s'est éteint le 12 mai dans les bras de sa femme Ludivine et de ses jeunes enfants Inord et Missia, des suites d'un accident cérébral", indique ce communiqué de la famille transmis à l'AFP par Gilles Jacob, ami de l'acteur et ancien président du Festival de Cannes.
Ancien compagnon de route du Parti communiste, puis des socialistes pour lesquels il appellera toujours à voter aux grandes élections, Michel Piccoli, qui se déclarait "passionnément de gauche", s'est engagé dans divers combats de société en France, comme à l'étranger, notamment contre le racisme et le "capitalisme débridé". Si l'acteur a joué dans des films contestataires ("Themroc", "La Plage noire"), il a surtout défendu des causes en tant que "citoyen connu". Sans jamais militer au sein d'un parti. "Le métier que nous faisons dépend complètement de la politique et de l'économie. J'en connais qui vivent en égoïstes dans leur petit monde fermé. Moi, je ne veux pas", disait-il. Défense des sans-papiers, pétition pour la parité homme-femme dans la vie publique, mobilisation contre le Front national, soutien à la culture au côté de son grand ami Jack Ralite, Michel Piccoli resta très actif.
Le clap de fin d'un immense bout de notre histoire de cinéphile ...

Jean-Emmanuel Ducoin

 

Michel Piccoli savait si bien incarner les différentes facettes d’être humain. Son visage, sa silhouette et sa voix, ont marqué le théâtre comme le cinéma. Le succès n’a jamais entamé en lui ni la rigueur du travail ni la simplicité. Cette voix, cette silhouette et ce visage, les communistes les connaissaient bien. Elles leur étaient familières aussi pour d’autres raisons que celles de son art.
Michel Piccoli fut un habitué des fêtes de l’Humanité. Il était engagé pour la paix au Vietnam, au côté d’Angela Davis, contre l’extrême droite, pour les droits des salariés du spectacle, dans les Etats généraux de la culture. Avec Jack Ralite, auquel il était lié par une amitié légendaire, il combattait “la standardisation de la création ».
Michel Piccoli, était un acteur populaire avec tout ce que cela requiert de noblesse. Il était un homme fidèle à ses valeurs. Il était un artiste sensible qui mettait du relief et des couleurs dans nos vies, aven qui nous aimions regarder le monde, le savourer, et le changer.

Pierre Dharréville

Député, animateur du collectif culture du PCF

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18 mai 2020 1 18 /05 /mai /2020 12:31

 

Alors que les dirigeants de SANOFI ont avoué récemment, avec une certaine maladresse de communication, qu’ils comptaient maximiser leurs profits en cas de découverte d’un vaccin, en le réservant aux plus offrants, à savoir dans un premier temps les USA, une pétition, signée par des milliers de personnes dont des scientifiques de renommée mondiale ainsi que des personnalités de la société civile provenant du monde entier, réclame tout l’inverse !

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Appel pour mettre le futur vaccin contre le Covid 19 dans le domaine public 

 

Alors que la pandémie de Covid-19 continue de causer des ravages à travers le monde, la recherche d’un vaccin efficace se poursuit, tant dans l’industrie pharmaceutique que dans la recherche publique. En effet, tout le monde converge vers l’idée qu’en définitive, la seule façon d’éradiquer définitivement la pandémie est de disposer d’un vaccin qui puisse être administré à tous les habitants de la planète, que ce soit en milieu urbain ou rural, aux femmes comme aux hommes, vivant dans les pays riches ou des pays pauvres.
 
L’efficacité d’une campagne de vaccination repose sur son universalité. Les gouvernements doivent le rendre accessible gratuitement. Seules les personnes qui souhaitent bénéficier de services spéciaux peuvent payer pour ces services et pour le vaccin.
 
Pour être accessible à tous, les vaccins doivent être libres de tout brevet. Ils doivent être du domaine public. Ceci permettra aux gouvernements, aux fondations, aux organisations caritatives, aux philanthropes et aux entreprises sociales et solidaires (c’est-à-dire les entreprises créées pour résoudre les problèmes des gens sans en tirer profit) de le produire et/ou le distribuer partout dans le monde.
 
La découverte d’un nouveau vaccin est un processus long (estimé à 18 mois dans le cas de l’actuelle pandémie, ce qui est un record absolu de vitesse). Cette recherche est couteuse. De nombreux laboratoires de recherche commerciaux qui se consacrent à cette recherche s’attendent à un retour sur investissement élevé. Il faut trouver une façon qui permette un retour sur investissement juste en échange de sa mise dans le domaine public. La chose la plus importante est de mettre le résultat dans le domaine public, afin de le rendre disponible pour être produit par quiconque dans le respect des processus règlementaires internationaux.
 
Les gouvernements, ou un groupe de gouvernements ou de fondations, des philanthropes, des organisations internationales comme l’OMS, avec des soutiens privés et publics, peuvent en fournir le financement.
 
Mais la question éthique cruciale qu’il faut résoudre est celle de déterminer le montant des retombées qu’un laboratoire ou un inventeur peuvent s’octroyer pour un médicament sauvant des vies et nécessaire par tous les habitants de la planète.
 
En même temps, il faut aussi considérer l’honneur et la reconnaissance mondiale que l’on donne à l’inventeur ou aux inventeurs et aux laboratoires qui mettent cette découverte dans le domaine public de manière inconditionnelle, sans contrepartie financière ou à prix coûtant.
 
Dans ce contexte, des précédents peuvent nous inspirer. C’est l’histoire du vaccin contre la polio. Dans les années 1950, la polio était une maladie terrible, aussi causée par un virus, qui affectait les enfants (environ 20 000 cas par an), causant une paralysie à vie. Jonas Salk (1914-1995), un biologiste américain, a inventé le premier vaccin contre la polio. Pour développer ce vaccin, il a reçu un financement d’une Fondation fondée par le Président Roosevelt, avec des dons de millions d’américains. Sans compter la participation de 1,4 millions d’enfants sur lesquels le vaccin a été testé.
 
Les chercheurs développant des innovations thérapeutiques comme les vaccins ont besoin de la coopération de tous. Un vaccin ne peut fonctionner que si des inoculations sont réalisées à grande échelle.
 
Salk n’a jamais breveté son invention. Il n’a pas demandé de droits d’auteur. La seule chose qui l’intéressait était de diffuser le vaccin le plus largement possible, aussi vite que possible.
 
C’est le bon moment pour mettre en place une norme mondiale où nous ne serions pas aveuglés par l’argent, oubliant la vie de milliard de gens.
 
Catherine Belzung, Professeure de Neurosciences à l’Université de Tours
Antonine Nicoglou, Maîtresse de conférences à l’Université de Tours
Luigino Bruni, Professeur à l’Université LUMSA, Rome
Muhammad Yunus, Professeur, Prix Nobel de la Paix 2006, Bangladesh

 

Je signe pour que le futur Vaccin contre Covid 19 soit mis dans le domaine public : cliquez ici pour signer

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