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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 13:24

 

Urgence climatique. Ces mots raisonnent comme une évidence depuis plusieurs années. Pourtant, rien ne bouge. Pire, alors que les statistiques macabres s’accumulent sur les bureaux des décideurs politiques, les décisions prises vont à rebours de la gravité de la situation. Le compte à rebours a commencé.

La dernière étude publiée par la revue European Heart Journal indique que la pollution est responsable de 8,8 millions de morts prématurées chaque année dans le monde. La pollution tue plus que le tabac ! En France, les chiffres font froid dans le dos, on parle de 67.000 décès en 2018. Le taux de mortalité, en Europe, pour cause de pollution est de 133 décès pour 100.000 habitants, alors que la moyenne mondiale est de 120. Allons-nous continuer longtemps à regarder notre planète périr sans agir ?

Et la SNCF dans tout ça.

Qui de mieux placé qu’une entreprise publique de transport de marchandises pour mener une politique ambitieuse de lutte contre le réchauffement climatique en développant le fret ferroviaire ?

Pourtant, alors que le dernier rapport du GIEC (octobre 2018) indique que pour limiter la hausse des températures en deçà de 1,5 degrés il faut baisser les émissions de CO2 de 45% d’ici 2030, la SNCF fait le choix de sacrifier le fret ferroviaire au profit de sa filiale de transport routier Géodis. Irresponsable.

Lors de la réunion des managers de Géodis à Rotterdam, en février dernier, la filiale de la SNCF a révélé le montant de son chiffre d’affaires pour 2018 : 8,2 milliards d’euros, soit une hausse de 4% par rapport à l’année précédente. Pour les 5 prochaines années, Géodis se fixe comme objectif une croissance de 20% de son CA. Tant pis pour la planète !

Dans le même temps, le fret ferroviaire se meurt. En 10 ans, le nombre de cheminots a été divisé par deux, la part de marchandises transportée par rail est tombée sous la barre des 10% et les triages ferment les uns après les autres. Pas plus tard que cette semaine, la SNCF a démonté le dernier embranchement présent sur la ligne Troyes-Saint Florentin et qui permettait d’acheminer des céréales. Désormais le chargement sera fait par camions ! Pour rappel un camion de 35 wagons, c’est 55 camions de 32 tonnes !

Depuis des années, la SNCF, avec la complaisance des différents pouvoirs politiques, joue un jeu de dupes. Elle affiche un discours écolo en façade, mais multiplie les camions sur les routes en supprimant les trains de marchandises. Plus de 1,6 millions sont chaque année jetés sur nos routes !

La pollution n’est pas inéluctable. Rien n’est gravé dans le marbre, il est encore temps d’agir. Collectivement, nous pouvons changer les choses. Des choix s’imposent, à contre-courant des orientations libérales actuelles. C’est le prix à payer pour sauver notre planète et assurer aux générations futures une vie décente, dans un environnement sain.

Au court-termisme du profit, opposons une ambition de développement durable, qui protège nos ressources naturelles, et assure à l’intérêt général une prédominance sur l’argent de quelques-uns.

Il faut taper fort et vite. Le temps des demies mesures est révolu.

Thomas Portes, responsable national du PCF en charge du collectif des cheminots communiste

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 13:21

La ministre de la santé a présenté son projet de loi. Cette réforme vise à parachever la démolition de l'hôpital public. Quelques chiffres : en 20 ans, 100 000 lits ont été supprimés. Le nombre de passage aux urgences est passé de 12 millions à 20 millions en 10 ans. La protection sociale sera ponctionnée de 300 milliards en 5 ans (loi de finances 2019) dont 3,8 milliards d'économie sur la sécurité sociale. 600 millions d'économies seront réalisées sur les médicaments, ce qui annonce un nouveau train de déremboursements. Pour les communistes, un hôpital, fut-il de proximité, doit disposer d'un service d’urgence, d'une maternité et d'un service de chirurgie fonctionnant 24h sur 24. Or, le gouvernement propose d'aggraver le détricotage déjà engagés en limitant drastiquement le nombre d’hôpitaux de plein exercice et en créant des groupements hospitaliers de territoire.

 

Les députés entament ce lundi l’examen du projet de loi réformant l’organisation du système de santé. Un texte bien loin de répondre aux besoins et aux urgences.

Le projet de loi santé est débattu ce matin à l’Assemblée nationale. Enfin, partiellement, puisque le texte qui promet la transformation en profondeur des études de médecine et de l’organisation du système de santé est truffé d’ordonnances. Ainsi, le gouvernement a décidé de se passer de l’avis des parlementaires pour six articles d’une loi qui n’en comporte que vingt-trois. Elles portent sur des sujets « sensibles », tels la carte des futurs hôpitaux de proximité, la réforme de l’attribution des autorisations d’activités pour des hôpitaux ou le renforcement des missions des agences régionales de santé (ARS). Du coup, les députés comme la plupart des acteurs de santé ont l’impression d’avancer dans le brouillard.

« Il faut que le projet de loi soit clair pour que les décrets qui vont en découler et les ordonnances soient aussi limpides », s’inquiétait lors d’un grand débat, fin janvier, Patrick Bouet, le président de l’ordre des médecins, pourtant franc partisan de la réforme mais irrité comme bien d’autres de l’inflation d’ordonnances. Le nombre d’amendements augmente également : 1 600 propositions de modification du projet de loi ont été demandées par les députés. Le gouvernement lui-même en a ajouté une dizaine à son propre texte lundi dernier, juste avant son examen par la commission des Affaires sociales.

Sur bien des points, dont l’accès aux soins et le maintien des services publics de proximité, et face à la grande souffrance des soignants, le gouvernement sait qu’il est attendu au tournant.

1 Une réforme de la formation des médecins

La fin des déserts médicaux passera-t-elle par la réforme des études de médecine et la suppression du numerus clausus ? La refonte de la formation des futurs médecins ouvre en tout cas le projet de loi. Et justifie la précipitation du gouvernement à proposer une réforme dont il souhaite qu’elle entre en vigueur dès la rentrée 2019-2020. La suppression du numerus clausus, qui, depuis 1970, limite le nombre d’étudiants (moins de 9 000 sont formés par an), est ainsi confirmée. De même que la fin des épreuves nationales classantes (ENC), qui déterminent l’orientation des futurs étudiants vers une spécialité en fonction de leur lieu de stage. 27 % seulement des étudiants réussissent à devenir médecin.

Si ces deux mesures reçoivent l’assentiment général, leurs conséquences sur les déserts médicaux suscitent de sérieux doutes, y compris parmi les députés LaREM, tel Gaël Le Bohec, élu de Bretagne, pour qui « jamais le numerus clausus n’a permis de réguler les professions médicales et leur installation sur le territoire et cela ne changera pas avec un numerus clausus décentralisé et augmenté », expliquait-il mardi devant la commission des Affaires sociales. Le projet du gouvernement donnera désormais quitus aux universités pour décider du nombre d’étudiants formés, en fonction de leurs capacités d’accueil, et après avis conforme des agences régionales de santé chargées de veiller aux besoins des territoires. Face aux députés, la ministre des Solidarités et de la Santé a démenti l’objectif de 20 % d’étudiants en plus. « Il y a une question budgétaire puisque c’est l’État qui paye les professeurs des universités et finance les stages via l’ARS », a précisé Agnès Buzyn.

2 Toujours plus de porosité public-privé

De la formation à l’exercice de la médecine en passant par les soignants du médico-social, le gouvernement veut gommer les frontières entre professionnels et établissements, entre les secteurs public et privé. Décloisonnement, c’est le mot clé du projet de loi. En matière de formation, toutes les barrières tombent. Les voies d’accès aux études sont « diversifiées » même si la formation restera « sélective ». De même que les lieux de stage, qui ne seront plus cantonnés aux seuls CHU et centres hospitaliers. Les établissements du secteur privé, les maisons de santé, le secteur ambulatoire pourront accueillir des internes.

Il faudra néanmoins attendre de nombreux décrets d’application pour que la mesure voie le jour. Les médecins en titre pourront, eux, avoir une activité mixte : privé et public. Le projet met fin à plusieurs statuts pouvant entraver la « fluidité », dont celui, emblématique, de praticien hospitalier rayé des cadres par ordonnance. Cette même logique s’appliquera aux 1 000 communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS), bras armé, via les médecins généralistes libéraux et le secteur médico-social notamment, de l’hospitalisation à domicile et des soins ambulatoires.

3 De la proximité, mais sans chirurgie ni maternité

Avec la réforme de la formation des médecins et la création des communautés professionnelles territoriales de santé, les nouveaux hôpitaux de proximité sont l’autre mesure phare du projet de loi. Celle qui inquiète le plus. Et pour cause. Ces 500 à 600 nouvelles structures annoncées par Emmanuel Macron, le 18 septembre dernier, lors de sa présentation du plan Ma santé 2022, constituent l’échelon de proximité de l’organisation du système hospitalier voulu par le gouvernement aux côtés des hôpitaux « spécialisés » et d’autres « hyper spécialisés ». « Dans une logique de filiales avec ses satellites spécialisés », estimait dans nos colonnes l’économiste de la santé Philippe Batifoulier (l’Humanité du 13 février 2019).

Dans un amendement de dernière minute, le gouvernement a précisé les missions de ces établissements, y excluant les activités de chirurgie et de maternité. Au bénéfice de la médecine de ville. Les organisations professionnelles de médecins libéraux se voient rassurées, elles qui craignaient que les hôpitaux prennent une place prépondérante dans la médecine de proximité. « La labellisation des hôpitaux de proximité laisse entrevoir de nombreuses restructurations hospitalières par la fermeture de services de chirurgie et de maternité dans nos territoires », s’est inquiété le député PCF Pierre Dharréville, dont le groupe parlementaire a demandé l’annulation de l’article de loi qui prévoit l’adoption par ordonnance de la future carte de l’hospitalisation après avoir demandé un moratoire sur les fermetures de services et de maternités. Le gouvernement a également décidé de recourir à une ordonnance pour réformer le régime des autorisations d’activités des hôpitaux, pourtant essentiel pour le maillage des établissements sur le territoire.

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18 mars 2019 1 18 /03 /mars /2019 13:13

Le Sénat a rejeté massivement la privatisation d’Aéroports de Paris, mais votre gouvernement s’entête à l’Assemblée nationale à brader ce bien public. Cet entêtement éveille bien des soupçons, tant vos arguments peinent à convaincre !

Le privé serait, selon vous, meilleur gestionnaire que le public. Faux ! ADP est le deuxième groupe aéroportuaire d’Europe, en passe de devenir le premier, selon de nombreuses études.

L’État n’aurait pas vocation à entrer dans le jeu concurrentiel. Pourtant, vous proposez de privatiser un service public national, doublé d’un monopole naturel.

Il faut 250 millions d’euros pour financer le Fonds pour l’innovation. Or les sociétés ADP, Engie et la Française des jeux, toutes privatisées par la loi Pacte, représentent plus de 700 millions d’euros de dividendes. Et que dire des recettes qui pourraient être attendues d’un rétablissement de l’ISF !

L’État gardera-t-il une part du capital d’ADP ? À la veille de la privatisation, rien n’est encore décidé !

Enfin, vous ne tirez pas la leçon de l’avis du rapporteur public de la cour administrative d’appel de Paris, qui préconise, après les critiques acerbes de la Cour des comptes, l’annulation de la privatisation, ô combien douteuse, de l’aéroport de Toulouse.

Dès lors, loin de la théorie du complot, il s’agit de donner des réponses claires à la représentation nationale et à nos concitoyens, qui ne comprennent pas qu’on puisse les spolier, dans la durée, d’un bien d’intérêt national stratégique, financé par l’argent du peuple. La vérité doit être dite !

Vinci n’a pas eu Notre-Dame-des-Landes, mais recevra une part de la somme de 1 milliard d’euros qui sera versée aux actuels actionnaires minoritaires. Oui ou non, Vinci utilisera-t-il l’argent public pour acheter les biens du peuple ?

M. le président. La parole est à M. le secrétaire d’État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement.

M. Benjamin Griveaux, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, porte-parole du Gouvernement. Madame la sénatrice, en cédant les participations publiques de l’État dans certaines grandes entreprises, le Gouvernement fait le choix – responsable – d’investir dans l’avenir. (Exclamations ironiques sur des travées du groupe socialiste et républicain et du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)

M. Martial Bourquin. On vend les bijoux de famille !

M. Benjamin Griveaux, secrétaire d’État. Les recettes attendues de ces différentes cessions, pour un montant total de 10 milliards d’euros, iront effectivement abonder le fonds pour l’innovation de rupture, destiné à financer les investissements dans la recherche, l’innovation, l’intelligence artificielle, afin que les Google, Facebook, Amazon et Tesla des années 2030 soient français et européens plutôt qu’américains. (Nouvelles exclamations ironiques sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)

M. Pierre-Yves Collombat. Oh là là !

M. Benjamin Griveaux, secrétaire d’État. Vous le savez – c’est inscrit dans la loi –, cette cession de participations se fera non sans de nombreuses garanties. Je citerai tout d’abord les garanties financières.

L’État réalisera cette vente aux meilleures conditions de marché. Le produit de cession devra être très supérieur à la somme des dividendes actualisés nets futurs, sans quoi ladite cession n’aura pas lieu. Enfin, les acheteurs devront remplir des conditions strictes concernant les fonds propres et, également, se prévaloir d’une certaine expérience dans le secteur aérien.

M. Fabien Gay. Et la question de Vinci ?

M. Benjamin Griveaux, secrétaire d’État. Il y aura également des garanties en matière de contrôle et des sanctions renforcées, pour l’État, en ce qui concerne les investissements, les tarifs et la qualité du service.

M. Fabien Gay. Qu’en est-il de Vinci ?

M. Benjamin Griveaux, secrétaire d’État. S’y ajouteront des garanties sur la sécurité. Les fonctions régaliennes de l’État, qu’elles aient trait à la sécurité des biens ou à la sécurité des personnes, seront bien évidemment assurées par ce dernier.

Les garanties seront aussi d’ordre patrimonial. En effet, et vous le savez aussi puisque c’est inscrit dans le texte de loi, l’État récupérera l’ensemble des infrastructures des aéroports de Paris à l’issue d’une concession de soixante-dix ans. (Exclamations sur les travées du groupe communiste républicain citoyen et écologiste.)

Enfin, madame la sénatrice, puisque le Sénat est la chambre des territoires, sachez qu’il y aura aussi des garanties territoriales, pour les habitants des communes concernées ou des communes avoisinantes, en termes de qualité de la desserte ferroviaire de ce territoire, important pour l’Île-de-France et pour notre pays. (Applaudissements sur des travées du groupe La République En Marche.)

Mme Éliane Assassi. Et Vinci dans tout ça ?

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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 20:49
16 mars: Le PCF remet au premier ministre Edouard Philippe ses 10 propositions pour la France issue de nos débats et consultations citoyennes et les met en débat dans la population
16 mars: Le PCF remet au premier ministre Edouard Philippe ses 10 propositions pour la France issue de nos débats et consultations citoyennes et les met en débat dans la population
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16 mars: Le PCF remet au premier ministre Edouard Philippe ses 10 propositions pour la France issue de nos débats et consultations citoyennes et les met en débat dans la population
16 mars: Le PCF remet au premier ministre Edouard Philippe ses 10 propositions pour la France issue de nos débats et consultations citoyennes et les met en débat dans la population

Avec Ian Brossat, Pierre Laurent, Pierre Darhéville, et plusieurs centaines d'autres élus, animateurs et militants du PCF, j'étais samedi matin, 16 mars, Place Chassaigne-Goyon à Paris pour le rassemblement revendicatif organisé par le PCF avant une entrevue de notre délégation avec le Premier Ministre Edouard Philippe à Matignon à qui nous avons remis nos 10 propositions et discuté pendant une heure et demi.

Notre délégation était composée de tous ceux qui ont pris la parole ce 16 mars à proximité du Trocadéro et des Champs et salué des cortèges de Gilets Jaunes en leur exprimant notre solidarité et notre soutien:

- Eva Ageorges, citoyenne gilet jaune de l'Essonne, sur le pouvoir d'achat

- Nacim Bardi, salarié d'Ascoval sur les enjeux industriels

- Eliane Assassi, présidente du groupe communiste CRCE au Sénat, sur la démocratie

- André Chassaigne, président du groupe communiste GDR à l'Assemblée nationale, sur la justice sociale et fiscale

- Marianne Journiac, syndicaliste des hôpitaux de Paris, sur la santé

- Colette Chastagnol, retraitée, syndicaliste, sur les revendications des retraités

- Annie Levi-Cyferman, avocate, responsable nationale du PCF sur les droits et libertés

- Lola Reboul, lycéenne, sur l'enjeu climatique

- Serge Lépine, Maire de Camplong-d'Aude

-Meriem Derkaoui, Maire d'Aubervilliers à partir des exigences exprimées par les habitant·e·s de leurs communes.

- Fabien Roussel, député du Nord, secrétaire national du PCF

Ismaël Dupont

16 mars: Le PCF remet au premier ministre Edouard Philippe ses 10 propositions pour la France issue de nos débats et consultations citoyennes et les met en débat dans la population
Les 10 propositions du PCF pour la France

Face au mouvement des Gilets jaunes, aux mobilisations populaires, le président de la République a du ouvrir un grand débat national. Celles et ceux qui se sont exprimés y ont porté un message clair. Ils disent vouloir vivre dignement et être respectés. Ils disent que le travail doit payer. Ils disent que les injustices sociales et fiscales sont une honte. Ils disent, à l’échelle de leurs quartiers, de leurs lieux de travail, qu’ils veulent pouvoir décider. Ils disent que la fin du mois ne doit pas être opposé à la fin du monde. Ils attendent des réponses fortes et ambitieuses.

Avec cet objectif, le Parti communiste français présente 10 grandes propositions pour l’avenir de la France.

POUR UNE VIE DIGNE ET ÉPANOUIE

1 Hausser le Smic (20%), augmenter les salaires et les minima sociaux. Contraindre les entreprises à l'égalité professionnelle femmes-hommes. Porter les retraites à 1400 euros minimum

La France est devenue un pays de bas salaires et de contrats précaires. Les femmes en sont les premières victimes. Et trop de jeunes se débattent avec des petits boulots sous-payés. Il est temps que l’État réunisse une conférence nationale pour les salaires, la reconnaissance des qualifications, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes, le pouvoir d'achat des retraités.

2 Organiser un plan de lutte contre l’exclusion et la grande pauvreté. Rembourser les soins à 100%, indexer les retraites sur le salaire moyen

A la Libération, dans un pays dévasté, les Français ont conquis la Sécurité sociale et cela a contribué au redressement national. Aujourd'hui, quand quelques actionnaires et banquiers confisquent les richesses, la Sécu peut être consolidée et étendue. Et le système solidaire de retraites, fondé sur la répartition, doit être pérennisé et garanti.

 

POUR LA RELANCE ET POUR L’ÉGALITÉ

3 Lancer un grand plan d’urgence pour la reconstruction des services publics

Éducation nationale, hôpitaux, transports, petite enfance, énergie... : les services publics ne sont pas une « charge » mais un investissement pour l’avenir. Il faut en finir avec le dogme de la libre concurrence qui les détruit et fait de beaucoup de nos territoires des déserts. Il est urgent de les reconstruire au plus près des citoyens, et de recruter massivement des agents pour les faire fonctionner.

4 Nationaliser une grande banque privée, au service de l’emploi, de la renaissance industrielle, de la transition écologique

Les banques financent massivement la spéculation, les délocalisations, l’évasion fiscale, les investissements polluants. Les crédits doivent au contraire aller, avec des taux très bas, aux investissements qui créent des richesses et des emplois, qui développent les biens communs. La nationalisation d’une grande banque privée serait un levier important en ce sens.

 

POUR LA PLANÈTE ET LE CLIMAT

5 Prioriser les transports collectifs publics, avec extension de la gratuité pour les transports locaux. Doubler la part du fret ferroviaire, contre le tout-route

L’humanité est en péril. La production et les services doivent donc être réorientés vers un développement social et écologique. Cela passe par une effective priorité aux transports collectifs publics, décarbonés et accessibles à toutes et tous. Il faut en finir avec les politiques qui encouragent le transport routier au détriment de l’exigence écologique.

6 Rénover énergétiquement un million de logements et les bâtiments publics

Pour lutter contre le dérèglement climatique, il ne suffit pas de signer les accords de Paris puis de passer à autre chose. Il faut s’en donner les moyens. Une grande politique publique en faveur de la rénovation énergétique des logements et établissements publics serait une première avancée. Ce serait aussi un levier pour l’emploi et la relance de l’économie.

 

POUR LA JUSTICE FISCALE

7 Supprimer la TVA sur les produits de première nécessité, rendre l’impôt plus juste et progressif

Les impôts non progressifs (TVA, TICPE, CSG) représentent 67% des recettes fiscales. Les petits paient plus que les gros. Il faut les supprimer (TVA sur les produits de première nécessité) ou les abaisser fortement. L’impôt sur le revenu doit être calculé sur 9 tranches (contre 5 actuellement). L’impôt sur les sociétés doit devenir plus progressif, et être modulé selon les politiques d’emploi et d’investissement des entreprises.

8 Rétablir l’ISF, taxer les dividendes. Atteindre le zéro fraude fiscale. Supprimer le CICE et réorienter cet argent vers les PME et TPE

Une redistribution juste et efficace des richesses, c’est possible. En rétablissant l’ISF (4 milliards d’euros), en taxant les revenus purement financiers des entreprises et des banques (47 milliards), en agissant enfin contre l’évasion fiscale (80 milliards). Le CICE, qui ne crée pas d’emplois et est accaparé par les actionnaires, doit être supprimé et son montant (40 milliards en 2019) affecté à des prêts aux PME et entreprises qui investissent et créent des emplois.

 

POUR UNE RÉPUBLIQUE D’INTERVENTION CITOYENNE

9 Rendre le pouvoir au Parlement contre la monarchie présidentielle. Instaurer un référendum d’initiative populaire. Mettre en place des pouvoirs décisionnels des salariés à l’entreprise

Les citoyens veulent pouvoir décider. Diminuer les pouvoirs présidentiels, c’est doter le Parlement de nouveaux pouvoirs pour représenter mieux le peuple, et c’est aussi restituer aux collectivités locales les moyens d’agir. 500 000 électeurs doivent pouvoir faire soumettre à référendum des lois sur l’organisation des pouvoirs publics ou la politique économique et sociale. Les salariés ont besoin de nouveaux moyens d’intervention sur les choix des entreprises, à commencer par un droit de veto et de contre-propositions face aux plans de licenciements.

 

POUR EN FINIR AVEC L’AUSTÉRITÉ EUROPÉENNE

10 Sortir du pacte budgétaire européen : priorité aux dépenses sociales et écologiques

Les besoins vitaux des peuples et les impératifs écologiques ne peuvent plus être corsetés par un pacte antidémocratique, obsédé par l’équilibre budgétaire à n’importe quel prix et la réduction des dépenses publiques. C’est de coopération pour des dépenses d’avenir, socialement et écologiquement utiles, dont nous avons besoin, avec une Banque centrale européenne finançant à 0% un fonds européen de développement solidaire.

 

Brochure en téléchargement

16 mars: Le PCF remet au premier ministre Edouard Philippe ses 10 propositions pour la France issue de nos débats et consultations citoyennes et les met en débat dans la population
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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 20:38
Madame Le Pen, vous ne comprenez rien au peuple, à la banlieue - Meriem Derkaoui, maire communiste d'Aubervilliers, face à Marine Le Pen (14 mars 2019, L'Emission Politique, France 2)

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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 19:58
La situation sociale se crispe au Centre hospitalier des Pays de Morlaix. Suite au débrayage du 12 mars et à l’article de Mme Benard, l’intersyndicale du CHPM a décidé unanimement, le 15 mars de saisir l’ARS Bretagne en demandant une médiation. L’intersyndicale dénonce « une paralysie totale du dialogue social » et annonce « un boycott de l’intégralité des instances qui régissent l’établissement ».
 

Lettre ouverte au directeur de l’ARS

 

Voici la lettre ouverte qu’ils ont adressée au directeur de l’ARS Bretagne : « Depuis l’arrivée de Mme Benard, nous dénonçons un mépris total des règles législatives et intérieures qui régissent les instances de représentation du personnel et plus généralement du dialogue social. Les instances sont soumises à l’unilatéralité, en force, de l’autorité administrative : absence de budget dédié au fonctionnement et à l’information du CHSCT, non-transmission d’éléments d’informations (…), manque de transparence, clivage et mise à l’écart intentionnel de certains interlocuteurs institutionnels, non-prise en compte des votes et préconisations, chantage de la part de la direction (…), tentative de mainmise irrégulière de la direction sur le dernier projet de règlement intérieur du CHSCT, demande d’octroi de pouvoir et revendications abusives. (…) Nous sommes arrivés à un point de rupture. La parole de la direction n’est pas fiable (…), des informations aléatoires et contradictoires (…) se font par voie de presse dans un mépris total du personnel et de ses représentants. » Dans ce « contexte de défiance », l’intersyndicale sollicite le directeur de l’ARS pour un rendez-vous en urgence et demande la mise en place d’une médiation.

Morlaix, Le Télégramme, 15 mars 2019
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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 18:57
Photo Ouest-France, Delphine Van Hauwaert

Photo Ouest-France, Delphine Van Hauwaert

Municipales à Morlaix : « On met des idées sur la table »

Une partie des forces de gauche de Morlaix (PS, PCF, Généréation-s et PRG) peaufine son projet, à base d’écologie et de mutualisme. Avant le lancement des réunions publiques en juin, chacun est invité à dialoguer via une adresse mail dédiée.

À un an des municipales, l’une des futures listes a déjà bien avancé dans sa réflexion. « On n’est pas encore en campagne, on met simplement des idées sur la table » , glisse Jean-Paul Vermot (PS). « Tout ce travail préparatoire permettra de construire dans la durée, mais aussi de renforcer le collectif » , complète Ismaël Dupont (PCF)

Avec Génération-s et, depuis peu, le PRG - mais sans les autres forces de gauche, qui pourraient créer une seconde liste -, ils ont même déjà trouvé un nom pour leur équipe : « Morlaix en commun ». « Tous ceux qui voudraient dialoguer avec nous peuvent nous contacter sur une adresse mail dédiée (*).»

Gratuité des transports ?

Depuis octobre, ils se réunissent chaque mois pour évoquer différentes thématiques. « Avec au cœur du projet, la question écologique. » Transposé à la vie quotidienne des Morlaisiens, cela pourrait donner des transports en commun gratuits - « On l’envisage » -, des solutions pour la rénovation énergétique du bâti en centre-ville, un accompagnement des agriculteurs dans la transition vers le bio…

Se regrouper pour payer moins cher

Autre volet phare, le mutualisme, qui pourrait prendre la forme d’une complémentaire santé en commun, afin de négocier tarifs et couverture. Un principe de regroupement, pour payer moins cher, pouvant s’appliquer à d’autres domaines, comme l’énergie. « Pour tous les sujets, on regarde ce qui se fait ailleurs pour s’en inspirer ». À l’image de cette « couveuse de commerces » portée par une association bretonne : louer des murs nus à des porteurs de projet et les salarier, afin de leur permettre de se lancer sans risques.

Prochaine étape : « Pendant trois mois, on va rencontrer une cinquantaine d’acteurs économiques, culturels, sociaux, etc. » Puis, de juin à septembre, place aux réunions publiques dans les quartiers.

(*) morlaixencommun@laposte.net

 

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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 18:09
COMMUNIST'ART: Louis Aragon par Hector Calchas

Louis Aragon

Né adultérin sous la 3ème république, Louis Aragon voit le jour en 1897, à Paris. Non reconnu par son père, dans une France puritaine, Louis, l’illégitime, sera élevé par sa grand-mère adoptive. Le mensonge, les secrets de famille, les non-dits jalonneront son enfance. Ses vingt premières années ont tous les ingrédients d’un parcours singulièrement romanesque. Cela tombe plutôt bien, Louis est entouré de livres et de poésie. « Le silence a le poids des larmes » écrira-t-il plus tard.

Après des études brillantes, il se destine sans conviction à devenir médecin. Médecin auxiliaire durant la première guerre mondiale, il y rencontre l’horreur des « gueules cassées », la folie des hommes, leur atrocité ainsi qu’André Breton qui deviendra son ami le temps des premières luttes. Le rejet de la guerre, de l’armée, « Est-ce ainsi que les hommes vivent », son anticolonialisme avoué, son aversion pour la bourgeoisie, se traduira bientôt par un sentiment profond de révolte.

« Changer les mots, changer les choses » restera son leitmotiv. Aragon prend tous les risques.

Cataloguer de voyous par la « bonne société », il n’en reste pas moins le grand artiste que l’on admire. Il adhère au Parti Communiste en 1927. Dès 31 il publie « Front Rouge ». « Feu sur la sociale démocratie, faites valser les kiosques, descendez les flics, camarades ». Il est rapidement inculpé pour propagande anarchiste et encourt 5 ans de prison. En France à cette époque, c’est un scandale sans précédent. Les intellectuels s’organisent pour qu’il soit acquitté. Et la solidarité paiera !  Aragon aime les femmes indépendantes et très engagées. A La Coupole, il fait la connaissance d’Elsa Triolet. Elle tient à le rencontrer, lui, le poète dont elle connaît la verve et qu’elle admire en secret. Ils formeront un couple mythique. Il lui dédiera ses plus beaux vers. « Elsa la rose ». Stalinien convaincu, il se rapproche de Maurice Thorez. Rédacteur à « L’Humanité », il prend la direction du journal « Ce Soir » et y exerce ses talents. Par le biais de la « Maison de la Culture », il souhaite rassembler tous les intellectuels contre la barbarie, le fascisme et le nazisme qui gangrènent l’Europe. Hitler est aux portes de la Pologne. L’enfer prend forme. Elsa Triolet, sa muse, son égérie, son irremplaçable complice meurt en 1970. Et il est possible que pour ne pas trahir Elsa, lui qui ne supportait pas les trahisons, Louis Aragon ne fréquentera plus dorénavant que des hommes. Aragon la rejoindra pour l’éternité le 24 décembre 1982. Ils reposent, ensemble et en paix, unis à jamais dans leur propriété.

Léo Ferré, Georges Brassens, Jean Ferrat, Yves Montand, Francesca Solleville, Bernard Lavilliers et tant d’autres, lui rendront un vibrant hommage à travers des chansons populaires pleines d’inspirations poétiques.

 

Les communistes, les voyageurs de l’impériale, les yeux d’Elsa

 

Hector Calchas

 

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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 17:56
Signez la pétition - Monsieur Macron, il faut interdire immédiatement les LBD (PCF)
 
Monsieur Macron, il faut interdire immédiatement les LBD (PCF)
 
Le sénateurs et sénatrices communistes ont lancé aujourd'hui une pétition pour l'interdiction du lanceur de balles LBD 40.
Le PCF appelle à la signer massivement.
 
Dans son rapport annuel d'activité rendu public cette semaine, le défenseur des droits Jacques Toubon critique la répression policière et judiciaire et l'utilisation des LBD. Outre le défenseur des droits, le
Conseil de l'Europe avait déjà préconisé de suspendre l'usage du LBD et l'ONU demandé à la France d'enquêter sur « l'usage excessif de la force».
Les sénateurs et sénatrices communistes ont proposé une loi visant à interdire le lanceur de balles dit LBD 40. Plusieurs décomptes font état de 206 blessures à la tête dont 22 éborgnées, mutilés à vie. Cette
proposition de loi a été rejetée par le Sénat. Combien de victimes faudra-t-il encore avant de légiférer ?
A ces violences policières s'ajoute une loi régressive qui prétend agir contre les casseurs mais étend en fait les pouvoirs de police administrative au détriment de l'autorité judiciaire et comporte nombres de mesures qui menacent gravement la liberté de manifester.
 
Pour les communistes, le gouvernement est entrée dans une dérive autoritaire extrêmement grave. Il doit revenir sur les dispositions liberticides qu'il a mises en œuvre et, notamment, respecter la liberté
de manifester.
Chacun doit, dans notre pays, pouvoir exercer ses droits fondamentaux et avoir les moyens de s'exprimer librement pour les défendre.
 
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 15 mars 2019.
Monsieur Macron, il faut interdire immédiatement les LBD
 

Visages éborgnés, mains arrachées, corps martyrisés : depuis le 17 novembre et le premier acte des Gilets jaunes, l’utilisation par les forces de l’ordre des lanceurs de balles de défense est devenue le symbole le plus marquant des violences policières à l’encontre des manifestantes et des manifestants. Le bilan est d’ores et déjà terrible : au moins 1 700 blessés, parmi lesquels 94 blessés graves, dont 69 du fait des seuls tirs de ces LBD. 22 personnes au moins ont perdu un œil.
 
Après la répression des mouvements sociaux ces dernières années, nous assistons donc à une utilisation accrue de la force brute pour canaliser ou éteindre un mouvement populaire.
 
Nous, sénatrices et sénateurs du groupe CRCE, demandons au Président de la République l’interdiction immédiate de l’usage des LBD dans le cadre du maintien de l’ordre.
 
Le volume de tirs  de ces armes dites intermédiaires atteint un niveau critique. Selon les chiffres donnés par le gouvernement lui-même, les forces de l’ordre, en particulier les unités de la police en civil, ont procédé à la date du 2 mars à 13 095 tirs de LBD, depuis le début du mouvement.
 
Le LBD 40, contrairement au Flashball, son prédécesseur, est classé arme de première catégorie, à l’instar des armes à feu et armes de guerre. L’impact d’une balle en caoutchouc dur de LBD à moins de dix mètres revient à recevoir un parpaing de vingt kilos lancé à un mètre. À quarante mètres, le choc représente l’équivalent de huit boules de pétanque sur le membre visé. Il s’agit donc bien d’une arme dangereuse, potentiellement létale et qui cause des blessures faisant l’objet d’une documentation étayée par de nombreux médecins.
 
Pourtant, le 7 mars dernier au Sénat, une majorité a rejeté avec l’accord du gouvernement notre proposition de loi visant à interdire l’usage des LBD dans le cadre des opérations de maintien de l’ordre. Nous considérons qu’il est de notre responsabilité de parlementaires, d’élu.e.s de la nation porteurs des intérêts du peuple, de poursuivre ce combat en vous proposant de signer cette pétition.
 
Nous dénonçons, avant toute chose, ce pouvoir qui, pour imposer sa politique libérale, rejetée massivement par la population fait usage de la force. Nous l’affirmons, avec fermeté et solennité, seule une réponse politique ramènera la sérénité et certainement pas la répression.
 
Nous refusons la banalisation actuelle de blessures très graves, des blessures qui atteignent aussi la République de plein fouet. Notre pays peut-il accepter encore ces scènes sanglantes ? Nous demandons l’arrêt immédiat de l’usage des lanceurs de balles de défense, pour cause de santé publique et d’atteintes graves à l’intégrité physique des manifestantes et des manifestants.
 
Nous voulons ensuite une plus grande transparence des données relatives à l’usage des armes. Sans le travail des journalistes et spécialistes sur la question, nous ne disposerions d’aucun chiffre fiable – l’exécutif ayant attendu des semaines – sur l’utilisation de ces armes. Le pouvoir minimise aujourd’hui encore le nombre de blessures causées. Or le manque de transparence du pouvoir nuit autant à notre démocratie qu’à l’analyse de la situation.
 
Enfin, il est temps de mener une réflexion poussée sur notre doctrine de maintien de l’ordre et de formation des forces de sécurité. Nous souhaitons que s’engage à cet égard une réflexion à long terme : nous proposons que le Gouvernement remette au Parlement un rapport détaillé et documenté sur les stratégies de désescalade et de pacification à mettre en œuvre dans le cadre du maintien de l’ordre. Nous pouvons nous appuyer sur de nombreux exemples européens pour revoir notre doctrine actuelle, préjudiciable au droit fondamental de manifester.
 
MM. Castaner et Nunez, droits dans leurs bottes, restent hermétiques pour l’instant à cette démarche d’apaisement et de bon sens.
 
Il faut donc dire « stop » au LBD 40. C’est une mesure d’urgence. Même si la doctrine d’emploi de cette arme et son encadrement juridique sont précis, les conditions de son utilisation demeurent sujettes à caution. Son usage est circonscrit en théorie, mais cela, non plus que le caractère d’absolue nécessité, n’est vérifié en pratique ni par les manifestantes et les manifestants ni par les journalistes présents. Stopper les LBD 40, permettra d’engager la réflexion sur l’utilisation d’armes dangereuses comme les grenades, en particulier le modèle GLI-F4.
 
Les ordres donnés, la désorganisation et le manque de formations sont, pour une bonne part, à la source des difficultés. Il ne s’agit pas pour nous de mettre en cause collectivement les fonctionnaires de police, qui, la plupart du temps et majoritairement, sont piégés entre la colère née des exigences insatisfaites des manifestantes et des manifestants et les ordres venus d’en haut, le tout dans un climat d’épuisement.
 
Interdire les LBD 40 et changer de doctrine de maintien de l’ordre, c’est agir pour l’apaisement entre force de l’ordre et manifestantes et manifestants, victimes ensemble de la surenchère sécuritaire.
 
Nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui se mobilisent aujourd’hui pour dénoncer les conditions d’usage et les répercussions du LBD 40. Le Défenseur des Droits, M. Jacques Toubon, recommande d’interdire l’usage des lanceurs de balles de défense dans le cadre d’opérations de maintien de l’ordre, quelle que soit l’unité susceptible d’intervenir ; il demande la suspension de l’emploi de cette arme dans les manifestations à venir. Le préfet de police de Paris a lui aussi préconisé l’abandon de cette arme.
 
Devant les ravages massifs causés par cette arme depuis le début du mouvement des Gilets jaunes, des soignantes et des soignants se mobilisent également. Le professeur de neurochirurgie Laurent Thines a ainsi lancé une pétition demandant un moratoire sur l’utilisation du LBD qui a recueilli à ce jour 170 000 signatures. Et des ophtalmologues de renom se sont directement adressés à Emmanuel Macron pour lui faire la même demande. Notre pétition vient en appui à toutes ces initiatives.
 
Le 14 février, des experts de l’ONU ont dénoncé l’usage excessif de la force lors des manifestations. Le Conseil de l’Europe et sa commissaire aux droits de l’homme ont suivi. Récemment, c’est Michelle Bachelet, haut-commissaire des Nations unies, qui a exigé une enquête approfondie sur tous les cas rapportés d’usage excessif de la force dans notre pays.
 
Il est grand temps de mettre fin à cette effroyable violence d’État contre nos concitoyennes et nos concitoyens. Il est grand temps de stopper la dérive actuelle et de restaurer l’image qui doit être celle de la France : la patrie des libertés et des droits de l’homme.
 
Nous, signataires de cette pétition, demandons à Emmanuel Macron de décider immédiatement l’interdiction des LBD 40 dans le cadre du maintien de l’ordre.

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17 mars 2019 7 17 /03 /mars /2019 17:45
 Nous vous invitons à signer la pétition protestant contre le fait que France 2 ne jugerait pas utile d’inviter le représentant de la liste « Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent », soutenue par le Parti Communiste Français. Sign the Petition
 

Vous pouvez aussi adresser un courriel à à delphine.ernotte@francetv.fr

 

Le 4 avril prochain, France 2 diffusera une "Émission politique" spéciale élections européennes. Le choix a été fait d’inviter sept

candidats sur le plateau et de priver Ian Brossat et le PCF de ce premier grand moment de débat dans le cadre de la campagne

européenne. C’est tout simplement inacceptable. 

 

Comme tu l'as peut-être vu sur les réseaux sociaux, nous avons lancé une campagne #PasSansNous afin d’obtenir la

participation de Ian à cette émission. 

 

Nous te demandons de nous aider à faire grandir cette campagne en agissant très concrètement.

Tu as la possibilité d’agir de trois façons :

 

Nous t’invitons à contacter directement le standard de France2 pour exprimer ton mécontentement. Tu peux les joindre au :

01 56 22 60 00

 

Tu peux aussi envoyer un mail à la Présidente de France télévision,

Delphine Ernotte : delphine.ernotte@francetv.fr.

 

Ou/et encore saisir le médiateur de France télévision en cliquant sur :

 

Madame Ernotte,
Je suis une femme, une femme active, une maman, une militante, une adhérente communiste de Landerneau de 36 ans, je fais partie des 56000 adhérents du PCF (1er parti de France en adhérents cotisants).
Je soutiens Ian Brossat  pour sa candidature aux élections européennes, la liste soutenue par le PCF, avec un programme construit travaillé collectivement pour l'Europe des gens contre celle de l'argent.
Pourquoi, pourquoi, pourquoi, ne nous laissez pas prendre la parole, nous avons des choses à proposer, à exprimer ?
Nous organisons chaque jour ici, dans le Finistère des actions pour faire connaître nos valeurs, notre programme en organisant des débats, des tractages, des collages : Chaque jour, dans les gares, sur les marchés, dans les facs, le soir dans les salles de quartier. Nous faisons des communiqués de presse systématiques, nous rassemblons du monde à chaque évènement.
 
Mais rien sur France télévisions.
Mais bon sang, nous voyez vous ? Nous entendez vous ?
Le 4 avril, nous serons, comme chaque jour, dans les gares, sur les marchés, dans les facs, le soir dans les salles de quartier, nous continuerons à défendre nos valeurs, pour défendre les plus fragiles, la classe populaire, parce que nous sommes là et de plus en plus nombreux, sachez le !
 
Alors, s'il vous plait que la voix des invisibles soit entendue le 4 avril à travers les mots de Ian Brossat.
 
Cordialement,
 
Gladys PCF BREST

Madame la Présidente,

La chaîne France 2, du groupe public France Télévisions, organise le jeudi 4 avril un débat télévisé concernant l’élection européenne lors de « L’Émission politique ».

Cette émission que j’apprécie, est salutaire pour notre démocratie et pour le débat public.
L’élection européenne est une échéance électorale, d’une très grande importance, mal connue du grand public et, le trop grand nombre d’abstention à cette élection le démontre.

Malheureusement, j’apprends que France 2 ne jugerait pas utile d’inviter le représentant de la liste « Pour l’Europe des gens, contre l’Europe de l’argent », soutenue par le Parti Communiste Français.

Si cette décision n’était pas révisée, il s’agirait d’un acte grave contre la démocratie.

Alors que vous vivons en ce moment, une crise politique et sociale historique dite des “gilets jaunes”, que le "grand débat" a mis en avant la question de l'égalité, de la démocratie et, de la représentativité du peuple, cette décision d’exclusion du représentant du Parti Communiste Français, le parti qui compte le plus grand nombre d'adhérents cotisants (chiffres 2017 de la CNCCPP), devant le PS, Les Républicains, et le Rassemblement National, fort de 30 députés et sénateurs, de 7000 élus en France, de 3 députés européens sortants et, un parti présent au parlement européen depuis 1979; cette exclusion serait totalement inacceptable, un déni de la représentativité et du pluralisme dans notre pays.

De plus, en citoyen attaché au service public, de la part de France 2, chaîne du groupe public France Télévisions, cela peut aussi amener à s'interroger sur le consentement à la contribution à l'audio-visuel public comme sur le consentement à l'impôt pour les autres services publics en reculs.

En espérant, dans les plus brefs délais, qu’une solution positive soit trouvée afin que la présence du représentant du Parti Communiste Français soit assurée au débat du 4 avril .

Veuillez agréer, Madame la Présidente, l’expression de mes sentiments respectueux.

Gilbert Sinquin PCF Châteaulin

Madame la présidente,
 
Le Parti communiste semble être dans le viseur de France 2 avec votre décision de ne pas inviter IAN BROSSAT tête de liste aux Européennes, ce qui entraîne un mépris envers les téléspectateurs.
L'audiovisuel Public ne doit pas être sous contrôle de la pression de l'exécutif ni le fait de groupes privés.
Il faut qu'une neutralité audiovisuelle  soit effective dans vos débats avec une équité dans les partis.
Pour cela il faut que l'égalité à tous les leaders de partis politiques soit présente pour que puisse vivre le pluralisme de la constitution.
La différence qui singularise France  2 à chaque débat tient à son orientation audiovisuelle liée elle-même aux intérêts qu'elle défend : le public.
Le débat public médiatique tournerait vite à la mascarade si venait à disparaître le parti qui, comme le notre, propose de confronter les faits à la nécessité de travailler à une alternative.
Yann Brossat doit être invité dans ce débat.
 
Serge Puil

Section PCF MORLAIX

 
Bonjour Madame Ernotte,
Depuis trop de temps les médias et notamment les chaînes publiques boycottent les représentants du Parti Communiste Français.
La première émission spéciale Élections Européennes ne doit pas censurer le représentant 
du PCF, cela est inadmissible et contraire à l'éthique qui devrait régir vos chaînes de télévision. 
J'ose espérer que cet ostracisme ne perdurera pas pour que les Françaises et les Français
puissent entendre une autre voix que celle ambiante dispensée par des "spécialistes" qui ne font que faire le relais du néolibéralisme Macroniste.
Vous en souhaitant bonne réception, recevez, Madame, l'expression de ma colère la plus intense.
Pierre-Yves THOMAS, PCF Quimper
Madame La Présidente Delphine Ernotte
 
Selon certains organes de presse, la liste des invités à débattre le 4 avril 2019 sur le plateau de France 2, n'est pas encore arrêtée.
La présence de Ian BROSSAT à cette soirée consacrée aux propositions de chaque liste pour l'organisation de l'Europe serait donc toujours possiblement envisageable, ce qui s'inscrirait logiquement dans le souci du respect du pluralisme que se doit de respecter le Service Public de France Télévision.
Le contraire serait incompréhensible parce que portant atteinte au libre arbitre des téléspectateurs. En effet, comment comprendre qu'une chaîne publique de télévision s'arrogerait le droit de juger de l'intérêt que présentent les analyses et propositions émanant d'une liste soumise aux suffrages de l'électorat? Le PCF compte des milliers d'élus qui participent à la vie économique, sociale et environnementale dans de nombreuses collectivités locales et ses élus parlementaires, à la chambre de députés comme au sénat, agissent quotidiennement pour que le fonctionnement de notre République n'oublie pas les plus démunis de notre société.
 
Il est anormal, de manière générale, que la présence des représentants du PCF dans les médias, singulièrement dans le service public, ne corresponde pas à son influence dans notre pays. Renforcer l'ostracisme à son encontre en l'excluant du premier débat portant sur le enjeux des élections européennes du 26 mai prochain, revêtirait un caractère totalement discriminatoire.
 
Ne doutant pas de votre engagement sans faille pour promouvoir l'éthique dont France Télévision doit faire preuve, je me permets d'insister auprès de vous pour que les téléspectateurs ne soient pas privés d'une présentation de toutes les propositions en présence en matière d'organisation et de programme européens. Ian BROSSAT doit  faire partie de ce débat.
 
Veuillez agréer, Madame La Présidente, l'expression de ma considération distinguée.
 
Ronan TANGUY,
élu municipal communiste pendant 25 ans Le Relecq Kerhuon

Madame Ernotte, Présidente de France Télévision

Au nom des 870 adhérents finistériens du PCF, je tiens à vous exprimer notre incompréhension et notre colère, mais notre « mal à la France », face à votre décision actuelle, arbitraire et lourde de sens, de refuser finalement à Ian Brossat, tête de liste du PCF pour les élections européennes, le droit de débattre avec les candidats « qui comptent » dans le grand débat Européennes de l’Émission politique du 4 avril prochain.

Nous vous demandons solennellement au nom des impôts que nous payons pour l'audiovisuel public, du respect de l'intelligence des téléspectateurs et du respect de la démocratie, de revenir sur votre décision politique qui est un véritable scandale en terme de respect du pluralisme.

Au moment où France 2 rend Marine Le Pen bien sympathique en épiloguant sur son rapport à ses chats, on refuserait de donner la parole au porte-parole d'un Parti qui a hautement contribué à l'histoire, à la construction à la défense, de notre République, avec une ambition sociale, démocratique d'émancipation. Un parti à qui l'on doit, grâce aux rapports de force que le mouvement populaire et ouvrier a su créer, bon nombre des conquêtes sociales et démocratiques que compte encore la France, sans parler des luttes de la Résistance et des sacrifices qu'elles ont coûté.

C'est quoi votre rôle de service public au juste ?

Voulez-vous accréditez l'idée qu'il n'y aurait plus d'alternative autre que le face-à-face entre les nationalistes xénophobes et les néo-libéraux autoritaires ?

Pour les télés des millionnaires, on comprendrait le part-pris, à la rigueur, d'éliminer le Parti qui défend les intérêts des classes populaires et une alternative à la domination capitaliste, mais pour notre audiovisuel public, la propriété de la Nation, que nous payons avec notre redevance et nos prélèvements obligatoires, c'est une véritable claque infligée, avec le plus grand mépris pour eux, à des centaines de milliers de concitoyens.

Nous ne vous laisserons pas tordre le cou à la démocratie sans réagir.

A quel titre vous arrogez-vous le droit d'influencer ainsi le vote et de prétendre éliminer le premier parti de France en nombre d'adhérents en lui retirant la possibilité de s'exprimer publiquement ?

Nous sommes le parti qui compte le plus d'adhérents cotisants (chiffres 2017 de la CNCCPP), devant le PS, Les Républicains, et le Rassemblement National. Notre parti revendique 30 députés et sénateurs, 7000 élu.e.s en France, 3 députés européens sortants (et un parti présent au parlement européen depuis 1979).

Si on additionne son nombre d'élus et son nombre d'adhérents, c'est bien le deuxième parti de gauche même si son influence électorale a décliné. Mais nous n'avions pas de candidats issus de nos rangs en 2012 et en 2017 aux élections présidentielles. Là, nous avons un jeune et brillant candidat tête de liste, Ian Brossat, une candidate ouvrière syndicaliste Marie-Hélène Bourlard, personnalité centrale dans le film « Merci Patron »,vu par des millions de téléspectateurs, licenciée par LVMH et Bernard Arnault, l'homme le plus riche de France, qui pourrait devenir la première ouvrière élue au Parlement Européen, une liste composée de 50 % d'ouvriers et d'employés, de gens ordinaires acteurs extraordinaires de batailles majeures pour les droits sociaux, les hôpitaux et services publics de proximité, l'emploi, les droits des femmes, LGBT, des exilé-e-s.

J'ajouterais qu'en ce moment où nous vivons cette crise politique et sociale historique des "gilets jaunes", que le "grand débat" a mis en avant le sujet de l'égalité et de la démocratie, de la représentativité du peuple, de la proportionnelle..., de cette loi "anti-casseur" qui restreint considérablement le droit de manifester au conseil constitutionnel, cela commence à faire beaucoup !! 

La démocratie et la représentativité ne peuvent pas être basée sur des sondages. D'ailleurs, ces sondages nous donnant à 2 ou 3%. Depuis quand servent-ils d'étalon de la représentativité ? Où sont-ils fait ? Quand? Comment? Le choix des réponses n'est-il pas orienté suivant la notoriété des partis politiques? Les questions posées sont-elles sur les programmes ? (Moins nous passerons dans les médias et, moins notre notoriété sera grande et notre programme connu…).

Ismaël Dupont,

secrétaire départemental de la Fédération du PCF Finistère

élu PCF à Morlaix (conseiller municipal et communautaire)

 

 

Contre l'exclusion de Ian Brossat du Débat Européennes du 4 avril à L'Emission Politique sur France 2 - Pétition et courriers de camarades du PCF Finistère à la direction de France 2 et à Delphine Ernotte
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