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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 11:36
Accueil des migrants: le serment du 104
Accueil des migrants: le serment du 104
Accueil des migrants : le Serment du 104

lundi 29 octobre 2018

Pour appeler les responsables politiques à faire le serment d’accueillir les migrants, une déclaration a été lue, le 25 octobre lors de la soirée de Solidarité au Centquatre à Paris, par Politis, Mediapart, Regards, Bastamag, L’Humanité, Alternatives économiques, le Bondy Blog, Là-bas si j’y suis, La Marseillaise, Siné Mensuel et Le Courrier des Balkans.

Considérant que l’humanité n’est pas assignée à résidence et qu’il n’y a pas de crise migratoire mais une crise de l’accueil ;

• Considérant que toute concession aux idéologies de rejet des étrangers et aux politiques de préférence nationale nourrit les peurs et fait le lit de la haine, au lieu de faire reculer les ombres qui menacent ;

• Considérant que, de même qu’hier, un peuple qui en opprimait un autre ne pouvait être libre, aujourd’hui un peuple ne sachant pas être au rendez-vous des solidarités avec l’humanité ne saura plus les défendre pour lui-même ;

• Considérant que toute dérobade au devoir d’hospitalité ouvre la voie à la remise en cause de l’égalité des droits, fondement premier d’une politique démocratique, au plus grand bénéfice de l’autoritarisme et du fascisme qui grandissent.

Les médias initiateurs du manifeste « Pour l’accueil des migrants » demandent aux élus locaux, nationaux et européens, à tous les responsables politiques qui entendent solliciter les soutiens et les suffrages des citoyennes et citoyens pour pouvoir agir et gouverner, de faire le serment d’accueillir les migrants.

C’est-à-dire :

• Le serment de s’engager à respecter les droits fondamentaux de tout être humain à quitter tout pays, y compris le sien, à y revenir et à circuler librement à l’intérieur d’un État, tels qu’ils sont énoncés par l’article 13 de la Déclaration universelle des droits de l’homme.

• Le serment de promouvoir un accueil digne de tous les nouveaux arrivants, de leur assurer les droits civils, sociaux et politiques qui leur sont dus, avec des dispositifs publics assurant la prise en charge des personnes les plus vulnérables et l’information complète de tous les migrants sur leurs droits.

• Le serment de garantir le respect effectif du droit d’asile des personnes menacées de persécution, avec l’élargissement des critères ouvrant droit au statut de réfugiés afin de prendre en compte les causes variées de l’exil forcé.

• Le serment de refuser toute discrimination liée à l’origine, à la culture, à l’apparence ou à la croyance, tout comme au sexe et au genre.

• Le serment de faire en sorte que le pays où furent proclamés sans frontières les droits de l’homme et du citoyen ne soit pas celui de sa seule déclaration, mais celui qui leur donne vie et réalité, par une politique volontaire et exemplaire.

Paris, le 25 octobre 2018
Accueil des migrants: le serment du 104
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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 07:29
Dolorès Ibarruri

Dolorès Ibarruri

Le 29 octobre 1938, il y a 80 ans, a lieu à Barcelone une parade d’adieu des brigades internationales. A cette occasion, Dolores IBARRURI GÓMEZ dite la Pasionaria (1895-1989) tient un discours qui a marqué profondément les esprits. En voici un extrait :
" Mères ! Femmes ! Lorsque les années auront passé et que les blessures de la guerre seront cicatrisées ; lorsque le souvenir des jours de détresse et de sang se sera estompé dans un présent de liberté, d’amour et de bien-être ; lorsque les rancœurs seront mortes et que tous les espagnols sans distinction connaîtront la fierté de vivre dans un pays libre, alors, parlez à vos enfants. Parlez-leur des hommes des Brigades Internationales.
Dites-leur comment, franchissant les océans et les montagnes, passant les frontières hérissées de baïonnettes, épiés par des chiens dévorants avides de déchirer leur chair, ces hommes sont arrivés dans notre pays comme des croisés de la liberté. [...] 
Ils abandonnèrent tout : tendresse, patrie, foyer, fortune, mères, épouses, frères, sœurs et enfants, et vinrent nous dire : Nous voici. Votre cause, la cause de l’Espagne, est la nôtre. C’est la cause de toute l’humanité éprise de progrès !
Aujourd’hui, ils s’en vont. Beaucoup d’entre eux, des milliers, restent ici, avec comme linceul, la terre espagnole, et tous les espagnols se souviennent d’eux avec une émotion profonde. [...] Camarades des Brigades Internationales ! Des raisons politiques, des raisons d’État, l’intérêt de cette même cause pour laquelle vous avez offert votre sang avec une générosité sans limites, font que vous repartez, certains de vous dans leur pays, d’autres vers un exil forcé.
Vous pouvez partir la tête haute. Vous êtes l’histoire, la légende, l’exemple héroïque de la solidarité et de la démocratie universelle [...]. Nous ne vous oublierons pas ; et quand l’olivier de la paix se couvrira de nouveau de feuilles mêlées aux lauriers victorieux de la République espagnole, revenez "!
58 ans après son appel, le vœu de la Pasionaria aura finalement été exaucé. En novembre 1996, l’Espagne a rendu un vibrant hommage aux derniers survivants des Brigades Internationales. Invités à Madrid, les vétérans se sont vus accorder la nationalité espagnole par le Congrès des Députés.
Les paroles de la Pasionaria tels que : « Mieux vaut mourir debout que de vivre à genoux » (repris d’Emiliano Zapata) ou son « No pasarán ! » (prononcé par Robert Georges Nivelle pendant la Première Guerre mondiale), sont connus dans le monde entier. Son rôle de symbole populaire en a fait un personnage de poèmes et de chansons pour Pablo Neruda, Rafael Alberti, Ana Belén et quelques autres.

Robert Clément

 

Elle s'est éteinte le 12 novembre 1989: Dolorès Ibarruri, "la Pasionaria: une fleur du XXe siècle" (José Fort, L'Humanité spécial guerre d'Espagne, septembre 2006)

Et le destin extraordinaire de deux militants communistes, résistants dans le Finistère, après avoir été membres des Brigades Internationales:

Albert Rannou: Lettres de prison d'un résistant communiste brestois né à Guimiliau fusillé le 17 septembre 1943 au Mont-Valérien

Jean-Louis Primas, résistant communiste: de Lanester au Mont Valérien, en passant par les Brigades Internationales en Espagne et Brest

 

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 07:13

Un pays où l'on fouette et exécute les athées ou les individus qui affirment leur liberté, un pays où l'on applique une dictature théocratique, un pays qui répand grâce à ses pétro-dollars l'islamisme le plus réactionnaire en dehors de ses frontières quand ses puissants vivent dans un luxe consumériste ostentatoire, un pays qui découpe en morceau un journaliste dans une ambassade d'un État étranger, un pays qui mène la plus sales des guerres au Yémen, et ce serait "démagogique" d'exiger qu'on interrompre les ventes d'armes à l'Arabie Saoudite. 

Pourquoi?

Parce que c'est l'allié privilégié d'Israël et des Américains dans la région, et donc le nôtre?

Parce que des contrats juteux pour notre complexe militaro-industriel sont en jeu?

Macron marche dans les pas de la politique étrangère de Sarkozy et Hollande, très atlantiste, très liée aux enjeux de la vente d'armes. 

Cela n'a rien à voir avec une politique de paix et de civilisation, ni par une politique inspirée par des valeurs démocratiques et de progrès humain.

Communiqué du groupe communiste, républicain, citoyen, écologiste au Sénat 

M. MACRON, IL EST IMPOSSIBLE DE NE PAS PARLER DES VENTES D'ARMES A L'ARABIE SAOUDITE

Lors de la discussion de la Loi de Programmation Militaire en avril dernier, les sénatrices et sénateurs du groupe CRCE avaient alerté le Gouvernement sur le rôle indirect de la France dans les atrocités commises au Yémen du fait de la vente répétée d'armes françaises au Royaume.

A ce commerce remis en cause par une question lors d’une commission au Sénat, la Ministre des Armées répond : « si nos partenaires utilisent des matériels que notre pays lui a vendus il y a longtemps contre ses populations civiles, ce n'était pas l'objectif initial. Si le pays acquéreur fait du matériel un autre usage, il y a une vraie difficulté mais cela ne nous regarde pas. ».
Aujourd'hui, Madame Parly et Monsieur Macron restent dans la même ligne politique en refusant de répondre aux questions des journalistes sur le sujet, alors même que la question yéménite occupe l'actualité.
Faut-il voir une nouvelle preuve de l’intérêt du commerce des armes avec l’Arabie Saoudite dans la réaction de la France vis-à-vis de Riyad suite au meurtre de Jamal Khashoggi, journaliste et opposant saoudien tué au consulat du Royaume à Istanbul ?
Certes, la France a demandé une clarification aux autorités saoudiennes et condamné fermement ce qui, au fil des nouveaux éléments d'enquête, s'apparente à un meurtre politique commandité par le prince héritier Mohammed Ben Salman.
Mais, des puissances occidentales, plus audacieuses, haussent dans une toute autre mesure le ton. L'Allemagne, par exemple, souhaite suspendre ses contrats d'armement avec le Royaume. Au vu du passif yéménite, le principe de précaution tel qu'appliqué par Berlin, semble le minimum à faire.
Les sénatrices et sénateurs du groupe communiste, républicain, citoyen et écologiste demandent au Gouvernement une plus grande fermeté dans sa coopération avec l’Arabie Saoudite.

Paris, le 25 octobre 2018

 

 

Emmanuel Macron qualifie de démagogie la remise en cause des ventes d'armes à l'Arabie Saoudite - réaction des sénateurs communistes
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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 07:06
Bolsonaro: la victoire du fascisme - Le Brésil sombre à l'extrême-droite (L'Humanité, 29 octobre 2018)

Bolsonaro a déclaré dans le passé que 30 000 personnes devaient être assassinées dans une « guerre civile contre les communistes » pour installer la « démocratie » au Brésil.

LE BRÉSIL SOMBRE À L'EXTRÊME DROITE. BOLSONARO, ÉLU PRÉSIDENT
Lundi, 29 Octobre, 2018

Le candidat d'extrême droite Jair Bolsonaro, a été élu dimanche président du Brésil, avec 55,3% des voix, contre 44,7% à son adversaire de gauche Fernando Haddad.

Ces résultats ont été communiqués par le Tribunal supérieur électoral (TSE), après dépouillement de plus de 98% des bulletins de ce second tour de la présidentielle dans la première puissance d'Amérique latine. Quelque 147 millions de Brésiliens ont voté pour départager le candidat d'extrême droite et son adversaire du Parti des Travailleurs (PT) de l'ex-président emprisonné Lula.
Jair Bolsonaro succèdera à Brasilia au président Michel Temer, pour un mandat de quatre ans, au 1er janvier 2019.
Fernando Haddad a immédiatement demandé que ses "45 millions d'électeurs soient respectés" après l'élection de Jair Bolsonaro, qui avait promis à ses opposants "la prison ou l'exil".
De nombreux électeurs de gauche se sont rendus aux urnes avec un livre sous le bras, un pied de nez aux électeurs de Jair Bolsonaro, dont certains s'étaient photographiés votant au premier tour avec une arme. "1984" de George Orwell ou encore "Comment meurent les démocraties" de Daniel Ziblatt et Steven Levitsky faisaient partie des titres sélectionnés par les électeurs qui, sous les mots clé #LivroSim et #Armanao (Livre oui, arme non), postaient des photos sur les réseaux sociaux.
Autre livre et autre message, Dias Toffoli, le président de la Cour suprême, s'est rendu aux urnes avec la Constitution. "Le futur président devra respecter les institutions, la démocratie et l'Etat de droit", a-t-il déclaré. Pour Marcio Coimbra, de l'Université presbytérienne Mackenzie, le Brésil a des garde-fous solides avec "un parquet fort, une Cour suprême forte et un Congrès qui fonctionne".
"La démocratie est en danger. Les libertés individuelles sont en danger", a déclaré Haddad à la sortie du bureau de vote.  Après une dure campagne de l'entre-deux tours, alimentée par des discours de haine et émaillée de violences, le vote s'est déroulé dans le calme, a confirmé le ministre de la Sécurité publique, Raul Jungmann.
Le président sortant Michel Temer a indiqué de son côté que la transition débuterait "dès demain", lundi.
Dans un pays miné par une violence record, le marasme économique, une corruption endémique et une crise de confiance aiguë dans la classe politique, Jair Bolsonaro a réussi à s'imposer comme l'homme à poigne dont le Brésil aurait besoin. Catholique défenseur de la famille traditionnelle, il a reçu le soutien crucial des puissantes églises évangéliques et a indigné, par ses déclarations outrancières, une bonne partie des Noirs, des femmes et des membres de la communauté LGBT.
Lorenzo Clément avec afp

 

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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 06:59
Construire un projet démocratique de droit à l'éducation pour tous à l'opposé de la logique politique de Parcoursup - excellent débat organisé par le PCF à Brest ce mardi 22 octobre

Excellent débat sur Parcoursup organisé lle lundi 22 octobre par le PCF , pour l'égalité d'accès à l'éducation et l'enseignement supérieur hier à la fac Ségalen de Brest avec Pierre Ouzoulias, sénateur communiste des Hauts-de-Seine, Lucien Richard, responsable organisation de la JC 35, Marie Dagnaud de la CGT educ'action, Olivier Cuzon, de Sud-Solidaires, et Jean-Marc Clery, porte parole de la FSU-Bretagne.

"Parcoursup, une "belle réussite", qui a éliminé des dizaines de milliers de bacheliers de l'enseignement supérieur (-7% d'inscrits en fac notamment), des jeunes issus des classes populaires, de lycées techniques et professionnels pour la plupart".

"La France consacre depuis 10 ans de moins en moins de moyens, rapportés au nombre d'étudiants qui augmente, à l'enseignement supérieur".

"Les algorithmes locaux des universités sont non communiqués, on ne sait pas sur quels critères ils travaillent, ni s'ils sont légaux"

"On va préparer la spécialisation des élèves en amont pour correspondre aux attendus des universités. Dès la fin 3ème, les élèves vont devoir avoir une idée des choix qu'ils vont devoir faire. On spécialise l'enseignement général et technologique, on despécialise l'enseignement professionnel en lui retirant une série de compétences générales. On cherche à ce que les élèves restent bien dans la bonne case. On a pas un gouvernement qui vise l'émancipation des gens".

"En Bretagne, 33 000 lycéens bacheliers passaient par la plateforme parcoursup. 8000 n'avaient aucune réponse au mois de juin, 950 savaient qu'ils étaient sans aucune proposition. C'est difficile de savoir combien de jeunes ont vu leurs vœux préférentiels satisfaits. 20% des élèves ont sans doute décroché de Parcoursup, se retrouvant sans orientation dans le supérieur, ou dans des écoles privées. En STAPS à Rennes, 200 dossiers ont été refusés, une centaine de dossiers ont été refusés en sciences de l'éducation.

"Les effectifs ont baissé pour la première fois de 7% à l'entrée à l'université. Pour ce qui est des STMG, un tiers d'entre eux ont abandonné parcoursup. En région parisienne, il y a une sélection incroyable sur critères sociaux que parcoursup accentue".

"Le tirage au sort a bien lieu en réalité dans certaines universités pour départager les candidats aux dossiers voisins".

"Il manque des places à l'université et en même temps il y a des filières qui ne font pas le plein mais on ne rentre pas les étudiants dans les filières comme des sardines dans des boîtes. Le service public d'éducation a vocation a fonctionné même si certaines classes sont à moitié vides".

"Parcoursup traduit une projet idéologique de la droite depuis longtemps: le refus de la démocratisation de l'enseignement. Il s'agit d'empêcher tous ceux qui ont le bac d'accéder à la filière de leur choix. Le Bac n'est plus le premier diplôme du supérieur".

"Les enfants d'ouvriers sont 12% en master, 4% en doctorat, actuellement. Parcoursup ne fait que renforcer ces discriminations. Cela conduit à l'auto-sélection, l'auto-censure. Et on localise le bac. Les notes de terminale n'ont pas la même valeur dans un lycée de centre-ville d'une grande ville et dans un petit lycée d'une petite ville".

"On oblige les jeunes à se déterminer beaucoup plus tôt sur leur orientation future alors qu'on liquide parallèlement des cohortes de conseillers d'orientation. Le summum c'est la lettre de motivation qui discrimine ceux qui sont à l'aise à l'écrit ou ont des aides familiales et les autres"

"On a pas anticipé le pic de natalité de l'an 2000 avec 35 000 naissances de plus. C'est soit un problème d'incompétence totale, soit un choix. Il aurait fallu augmenter de manière significative les moyens pour l'université. Aujourd'hui, on oblige les jeunes à cocher les cases par défaut, les bacheliers professionnels accédant à l'université sont passés de 25% à 15%. Avec parcoursup, ce n'est plus les humains qui dépendent des machines mais les êtres humains qui se transforment en machines devant s'auto-évaluer et se vendre. Parcoursup, c'est un projet idéologique des forces capitalistes et libérales qui renvoient au processus. Cela renvoie au processus de Bologne par lequel les décideurs européens ont voulu uniformiser le modèle compétitif et managérial à l'université"

"Blanquer ne cesse de faire des cadeaux au privé. Alors que 95% des enfants sont scolarisés en maternelle à 3 ans, Blanquer, en rentant la scolarisation obligatoire à 3 ans fait un énorme cadeau aux écoles privées car les mairies vont devoir financer l'enseignement confessionnel".

"Dans le débat d'orientation budgétaire, nous avons proposé d'affecter les 6,5 milliards de crédit impôt-recherche aux universités plutôt que cela serve à faire de l'optimisation fiscale ou autre. Pour embaucher des profs d'université, des maîtres de conférence, des responsables de TD, il faut des moyens. Est-ce légitime de mettre 6 milliards sur les prochaines années dans le programme M 51 de renouvellement des armes atomiques et des missiles atomiques alors qu'on aurait pu les mettre dans l'éducation, la jeunesse? Pour autant nous avons été le seul groupe a voté contre au Sénat" (Pierre Ouzoulias)

"Il faut réellement mettre des moyens en face des besoins. Je suis pour une nationalisation de l'enseignement privé, le refus de la collaboration des enseignants avec les réformes libérales de tri des élèves".

"En 2000, 18% des élèves de lycée poursuivaient leurs études. Aujourd'hui, c'est 36%. Entre 2008 et 2018 on a gagné plus de 500 000 étudiants. Le processus de démocratisation de l'enseignement est inéluctable, irréversible. Toute la question, c'est les moyens qu'on met pour l'accompagner. Depuis 10 ans, l'effort de la nation par étudiant a nettement diminué. Quels moyens sommes nous prêts à investir pour la formation de la jeunesse?"

"Aujourd'hui, depuis les accords Vatican-Kouchner il y a 10 ans dans le supérieur, qui autorise le privé à délivrer des diplômes, le privé est à l'offensive dans l'enseignement supérieurs, avec aussi des objectifs d'évangélisation assumés".

"On a des difficultés à mobiliser, et pourtant c'est la clef de tout. Pas de vraie victoire des batailles étudiantes depuis la lutte contre le CPE en 2005-2006"

"La non hiérarchisation des voeux produit un temps d'attente extrêmement long sur parcoursup et c'est un effet dissuasif voulu. L'attente fait partie du système: elle a concerné 20% des élèves du général, 50% des élèves sortant d'un bac pro. Parcoursup classe en fonction des milieux sociaux. Il ne faut pas confondre l'apparent amateurisme de l'algorithme et de la structure de parcoursup et le projet politique et la stratégie très calculés. Avec APB, tu pouvais avoir l'impression que tu choisissais ton école, ta filière; là c'est l'inverse, on te choisit et tu dois te vendre ".

Plusieurs lycéens et étudiants sont intervenus au court du débat:

- Regrettant la non hiérarchisation des vœux et les effets que ça induit.

- Pour mettre l'accent sur le discours centré sur l'humain, les valeurs, le quotidien partagé et l'épanouissement individuel à tenir auprès des jeunes, plutôt que sur les chiffres, les moyens, l'argent, si on veut les toucher et les mobiliser. On a aussi besoin qu'on nous présente un projet en positif plutôt qu'une simple critique de l'existant. ON NE SE BAT PAS POUR DE L'ARGENT MAIS POUR DES DROITS.

- Sur la situation de stress vécue par les jeunes en terminale, qui vont malades au lycée pour éviter que des absences les handicapent dans le cadre de Parcoursup.

- Sur la mise à distance psychologique par rapport à des choix d'orientation qu'opère parcoursup.

- Sur le scandale de la confidentialité des données dans les algorithmes locaux de parcoursup.

- Sur les difficultés pour les jeunes des catégories populaires qui se rajoutent avec parcoursup.

- Sur le droit à l'orientation pour se former intellectuellement et non pour réussir socialement par une filière de prestige. Il faut pouvoir faire des études dans lesquels on se reconnaît. Il faut casser les représentations négatives sur certaines formations.

- Il faut accompagner les jeunes dans l'enseignement supérieur, les former, leur parler.

- Sur les pertes d'heures et de moyens de profs dans les UV dans certaines filières comme la psycho.

- Sur le travail des étudiants et son impact pour la réussite dans les études.

- Sur le revenu d'autonomie étudiant à conquérir.

Des syndicalistes SNES-FSU, CGT de l'éducation privé, CGT  sont aussi intervenus dans la salles, où étaient présents des profs d'université.  

A l'issue de ce débat passionnant de 2h30 environ, avec une grande richesse d'interventions, 3 lycéens et étudiants ont demandé d'adhérer au PCF.

Construire un projet démocratique de droit à l'éducation pour tous à l'opposé de la logique politique de Parcoursup - excellent débat organisé par le PCF à Brest ce mardi 22 octobre
Construire un projet démocratique de droit à l'éducation pour tous à l'opposé de la logique politique de Parcoursup - excellent débat organisé par le PCF à Brest ce mardi 22 octobre
Construire un projet démocratique de droit à l'éducation pour tous à l'opposé de la logique politique de Parcoursup - excellent débat organisé par le PCF à Brest ce mardi 22 octobre
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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 06:00
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février

Nos activités d'éducation populaire, qui ont donné beaucoup de satisfaction l'année 2018, avec plusieurs centaines de personnes à avoir participé à nos conférences-débat à la section du PCF pays de Morlaix les mardis, reprennent. 

Après: 

en janvier 2018, le philosophe Jean-Michel Galano sur la philosophie de Karl Marx  
en mars 2018, Greg Oxley sur la Révolution Française
en avril 2018, l'écrivaine Maha Hassan sur la littérature, la révolution et la guerre en Syrie
en mai 2018, le journaliste Gérard Le Puill sur l'agriculture et le réchauffement climatique
en mai 2018 encore, l'ingénieur Yann Le Pollotec sur la révolution numérique
en juillet 2018, Marie-Noëlle Postic et Lucienne Nayet sur l'antisémitisme et son histoire
 
Nous aurons le plaisir d'accueillir: 
 
Pour nos Mardis de l'éducation populaire du PCF pays de Morlaix (2, petite rue de Callac à 18h), ouverts à toutes les personnes intéressées: 
 
- Le Mardi 13 novembre: l'essayiste, romancier et journaliste Valère Staraselski sur le thème: "Aragon, entre littérature et politique, la liaison délibérée". 
 
Valère Staraselski a écrit, avant la biographie très ambitieuse et passionnante de Pierre Juquin, un excellent "Aragon. La liaison délibérée". 
 
Valère Staraselki sera le lendemain à Brest à l'invitation de la section PCF de Brest pour évoquer la question de l'antisémitisme à partir des recherches accomplies pour l'écriture de son dernier livre: "Le Parlement des cigognes"
 
C'est aussi l'auteur de plusieurs romans: "Le Parlement des cigognes" (2017) sur la Shoah et la complicité de polonais dans l'extermination des juifs (prix Licra), "Sur les toits d'Innsbruck", "Une histoire française" (sur la France pré-révolutionnaire, en janvier 1789), "L'Adieu aux rois" (un roman qui se passe pendant la Révolution Française, en 1794), "Le Maître du Jardin. Dans les pas de La Fontaine", "Nuit d'hiver", "Un homme inutile", etc. 
Mais aussi d'un très beau texte sur la Fête de l'Humanité, Comme un Air de liberté (2005), de 1909-2009: un siècle de vie ouvrière avec Denis Cohen (Cherche-Midi), de Voyage à Assise. 
 

 

Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Valère Staraselki à Dialogues Morlaix en 2017 (photo Jean-Luc Le Calvez)

Valère Staraselki à Dialogues Morlaix en 2017 (photo Jean-Luc Le Calvez)

Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février

- Le Mardi 11 décembre: la sociologue et romancière Anne Guillou, auteur chez Skol Vreizh en 2018 de "Une embuscade dans les Aurès": 

La Guerre d'Algérie (1954-1961), blessures intimes  

Anne Guillou a aussi écrit plusieurs romans: "Noce maudite" (sur une condamnation à mort d'une criminelle de la région morlaisienne au XIXe siècle), "Dommage de guerre" (sur un viol commis par un soldat noir américain dans la région morlaisienne à la Libération), "Terre de promesses", "Fétiche". Ce fut aussi une grande artisane de l'éducation populaire sur le pays de Morlaix. 

Affecté au poste militaire de T’Kout dans les Aurès (Algérie) en 1960, le sous-lieutenant Raymond Messager, promotion « Terre d’Afrique » à Saint-Cyr-Coëtquidan, n’atteignit jamais sa destination.  Le 12 septembre 1960, une embuscade tendue par les rebelles l’arrêta net. Il avait 22 ans.  Anne Guillou-Riou, sa fiancée au moment du drame, revient aujourd’hui sur le parcours du jeune officier et sur les jours sombres de l’Algérie d’alors dans un récit autobiographique sur fond de guerre.  Liant les éléments sociologiques à la presse de l’époque, les travaux des historiens à l’expérience personnelle, l’auteur livre ici un ouvrage sensible fondé sur la mémoire, retraçant la lente maturation d’un être durement frappé à 20 ans.  L’ouvrage donne un éclairage particulier sur le conflit algérien que les appelés du contingent et les cadres militaires de l’époque ont préféré couvrir d’une chape de silence.

Affecté au poste militaire de T’Kout dans les Aurès (Algérie) en 1960, le sous-lieutenant Raymond Messager, promotion « Terre d’Afrique » à Saint-Cyr-Coëtquidan, n’atteignit jamais sa destination. Le 12 septembre 1960, une embuscade tendue par les rebelles l’arrêta net. Il avait 22 ans. Anne Guillou-Riou, sa fiancée au moment du drame, revient aujourd’hui sur le parcours du jeune officier et sur les jours sombres de l’Algérie d’alors dans un récit autobiographique sur fond de guerre. Liant les éléments sociologiques à la presse de l’époque, les travaux des historiens à l’expérience personnelle, l’auteur livre ici un ouvrage sensible fondé sur la mémoire, retraçant la lente maturation d’un être durement frappé à 20 ans. L’ouvrage donne un éclairage particulier sur le conflit algérien que les appelés du contingent et les cadres militaires de l’époque ont préféré couvrir d’une chape de silence.

Morlaix
Anne Guillou, l’écrivaine hantée par ses fantômes
Anne Guillou présente son ouvrage « Une embuscade dans les Aurès », paru chez Skol Vreizh. | PHOTO OUEST-FRANCE

 

Portrait

Elle vous accueille chaleureusement. Et vous jauge de son regard clair. Comme si elle voulait voir si son interlocutrice partage ses références. D’emblée, elle plante son regard bleu dans le vôtre. « C’est la première fois, depuis 60 ans, que je reviens sur une tragédie qui a bouleversé mon existence. »

Anne Guillou, écrivaine et romancière, sociologue et chercheuse reconnue pour ses travaux en sociologie rurale, vient de sortir un récit sur les jours sombres de l’Algérie.

En l’écoutant, on glisse inéluctablement vers le passé, celui d’un Finistère rural très éloigné de la plupart des tragédies qui agitaient le monde, marqué par ses destins brisés, par l’emprise de l’église, par le quotidien, qui suit son cours…

« Faite pour aimer »

Cette vie est alors la sienne. Celle d’une jeune fille « bonne en calcul mental, dictée et rédaction », qui quitte la ferme familiale de Kerougay, à Guiclan, pour le juvénat (institution destinée à former de jeunes religieuses) de Montfort-sur-Meu (Ille-et-Vilaine). « C’était le prix à payer pour espérer un autre avenir que celui de paysanne… Malgré ma bonne volonté, en fin de 4e, je ne suis pas qualifiée pour poursuivre. »

Anne reprend le fil de son parcours scolaire à Notre-Dame-du-Mur, à Morlaix. « À quinze, seize, dix-sept ans, je sens que je suis faite pour aimer… Mon père acceptera que je m’émancipe quand Raymond se fera connaître comme futur mari. »

Anne est alors institutrice à Landivisiau. Raymond Messager, fils de paysans de Guiclan, est un élève brillant. Il choisit la carrière militaire. Le parcours du jeune officier, formé à Saint-Cyr-Coëtquidan, ajoutait à la renommée de la famille « mais je me suis toujours demandée pourquoi il était allé vers ce métier ? »

Le 12 septembre 1960, le sous-lieutenant est affecté au poste militaire de T’kout dans les Aurès. « Mais il n’atteignit jamais sa destination, il est tombé dans une embuscade tendue par les rebelles.»

« J’avais 20 ans »

À Guiclan, c’est le choc. « Un chaos psychologique, seule avec ma douleur, je suis comme victime d’un dérèglement », se souvient Anne. Sa vie s’écroule. « J’avais 20 ans, qu’est ce que j’allais devenir ? »

En retraite depuis plusieurs années, elle a écrit plusieurs romans. Mais l’époque de ses vingt ans revient comme un boomerang. C’est en 2016, dans les Aurès, en Algérie, qu’elle renoue avec son passé qui l’a durement bouleversée, il y a près de 60 ans. Ce n’est plus la grande Histoire. Mais son histoire à elle.

Un récit autobiographique sensible où elle revit cette longue remontée vers la vie et la reprise de ses études à la Sorbonne, l’enseignement, la lutte joyeuse et confiante du mouvement féministe. Un ouvrage qui donne aussi un éclairage documenté sur le conflit algérien « que les appelés du contingent ont préféré couvrir d’une chape de silence ».

Une embuscade dans les Aurès, chez Skol Vreizh. 15 €.

Dédicaces : 21 juillet, de 10 h à 12 h, chez Dialogues, et de 13 h 30 à 18 h, au centre Leclerc ; 25 juillet, de 10 h à 12 h, maison de la presse à Landivisiau ; 28 juillet, de 10 h à 12 h, à Guiclan.

Anne Guillou, Une embuscade dans les Aurès - article de Didier Gourin dans Ouest-France

Anne Guillou, Une embuscade dans les Aurès - article de Didier Gourin dans Ouest-France

Et le mardi 5 février: l'historien Pierre Outteryck viendra nous parler de:

la belle figure de Martha Desrumaux, militante et dirigeante ouvrière, cégétiste et communiste, première femme députée de France, animatrice du Front Populaire, résistante et déportée

à l'occasion de la campagne nationale pour que pour la première fois un ou une communiste, et un ou une ouvrière, et ici singulièrement une ouvrière communiste, soit admis au Panthéon.   

Pierre Outteryck, historien, universitaire à Lille III, a écrit deux livres sur "Martha Desrumaux", il a aussi écrit sur "Jean-Pierre Timbaud, ouvrier et résistant", fusillé à Chateaubriant. 

Une exposition de 10 panneaux sur la vie et l'oeuvre de Martha Desrumaux sera présentée au local de la section PCF de Morlaix. 

 

Martha Desrumeaux: syndicaliste et communiste résistante et déportée. Pour que la classe ouvrière rentre au Panthéon!

 

Pierre Outteryck à la fête de l'Huma 2018

Pierre Outteryck à la fête de l'Huma 2018

Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février

L'historien et militant syndical Jean-Paul Sénéchal (Le Finistère du Front Populaire) et Pierre Barbancey, le journaliste grand reporter de l'Humanité spécialiste de la question israélo-palestinienne, de la question kurde et du Proche-Orient en général, seront aussi des invités de la section PCF du Pays de Morlaix en 2019. Les dates de leurs conférences débats seront communiquées ultérieurement.  

Enfin

Le Dimanche 11 novembre à 16h à la salle Gallouedec de St Martin des Champs

à l'occasion du Centenaire de l'armistice du 11 novembre 1918 et de la fin de cette grande boucherie inutile que fut la Grande Guerre

(10 millions de morts au total - 1 350 000 Français qui en furent victimes). 

en hommage aux sacrifiés du nationalisme et du militarisme, en hommage aux combattants de la Paix

La section PCF du Pays de Morlaix invite le Théâtre de la Corniche, les comédiens Claude Bonnard, Jerôme André, Antoine Asnar

Pour une représentation du très beau, très émouvant, très drôle spectacle musical et chanté

"Bonsoir m'amour"

1923, dans un café à Morlaix, la ville du Maréchal Foch, trois hommes meurtris par la guerre des Tranchées, un chanteur, un grand-père et son petit-fils orphelin, François Le Coz, refont l'historique de cette guerre infâme. 

Spectacle public 

entrée libre, participation au chapeau

Suivi d'un pot convivial pour continuer à échanger 

 

 

Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
Culture. Histoire. Réflexion: initiatives d'éducation populaire de la section du PCF pays de Morlaix: la Grande Guerre le 11 novembre, Aragon le 13 novembre, l'Algérie le 11 décembre, Martha Desrumaux, militante ouvrière, résistante déportée le 5 février
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29 octobre 2018 1 29 /10 /octobre /2018 05:39
Photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

Photo Jean-Marc Nayet

Les 48 otages fusillés le 22 octobre 1941", 27 à Châteaubriant,16 à Nantes et 5 au Mont-Valérien.

Grâce à Jean-Marc Nayet, les photos sur les deux  journées:

Samedi 21 octobre, l'inauguration des nouveaux aménagements de la carrière, inauguration de la nouvelle exposition itinérante:

"Déportations et Répressions en France et en Europe 1939-1945", sujet du concours national de la Résistance et de la déportation, 2018-2019

Dimanche 22,  la cérémonie d'hommage aux fusillés de Châteaubriant.

Anne Friant représentait l'association ANACR 29.

Lucienne Nayet a pris la parole au nom du réseau Musée de la Résistance Nationale.

Sur les photos, on peut voir Anne Friant, Lucienne Nayet, présidente du réseau MRN, Carine Picard Nilès, petite-fille d'Odette Nilès, secrétaire générale de l'amicale Châteaubriant-Voves-Rouillé-Aincourt.

 

INTERVENTION A CHATEAUBRIANT DE LUCIENNE NAYET LE 22/10/2018

au nom du Réseau du Musée de la Résistance Nationale

 

Le Musée de la Résistance Nationale (MRN), Musée de France situé à Champigny dans le département du Val de Marne, est à la tête du réseau national qui est constitué de 19 musées ou associations (les 2 premiers membres étant Châteaubriant et Nice et le dernier en date Châteauroux).

L’ensemble de ce réseau constitue une collection unique dévolue par convention, depuis l’année 2000, aux archives nationales.

 

Ce réseau a été crée afin de partager et de développer nos enjeux communs :

  • mise en place et animation de lieux de mémoire sur la Résistance et la Déportation (pour certains),
  • conservation  et inventaire des collections,
  • création d’espaces culturels, pédagogiques et de citoyenneté,

 

Nous sommes convaincus que la transmission de la mémoire de la Résistance auprès de tous et des plus jeunes en particulier et de leurs professeurs, sera demain d’autant plus riche qu’elle s’appuiera sur une collection en permanence enrichie et sur une recherche constante sur ces problématiques.

 

            Aujourd’hui, nous sommes en 2019-2020 à un tournant qui va donner du souffle à tout notre réseau.

 

Un nouveau Musée de la Résistance ouvrira ses portes sur un deuxième site à Champigny dans un magnifique bâtiment, sur les bords de Marne, mis à disposition par le département du Val de Marne.

Pour l’ensemble de notre réseau, ce projet représente une opportunité formidable pour la mise en exergue de l’histoire et de la mémoire de la Résistance, avec la mise valeur de la plus belle collection sur cette période.

 

En effet le MRN trouvera ainsi un nouveau point d’ancrage qui offrira à cette riche collection une remarquable visibilité, une collection reflet d’héritages communs et d’histoires particulières comme celle des 27 de Châteaubriant.

 

Ce nouveau musée permettra également de rappeler l’événement national que fut le 22 octobre 1941 et d’évoquer ainsi la force de lieux comme celui de la carrière.

 

Je veux remercier Thomas Fontaine, conservateur de ce réseau, l’équipe du MRN, ainsi que le collectif de Châteaubriant pour la réalisation des panneaux biographiques après celle des panneaux extérieurs de l’exposition l’année dernière.

 

La collection s’accroît et beaucoup de pièces sont mises en valeur dans le cadre du nouveau musée à Champigny. Nous souhaitons d’ailleurs, à l’avenir, exposer ces pièces dans le futur musée des Amis de Châteaubriant.

Cette collection a commencé dès 1965, nous avons retrouvé le récépissé de la déclaration de l’association en décembre 1964 intitulé “Pour la création d’un Musée de la Résistance, signé Georges Marrane“, document oh combien émouvant.

 

Ce nouveau Musée permettra pour les divers publics, par une scénographie et des techniques d’aujourd’hui, de raconter une histoire, des histoires pour comprendre les enjeux actuels : c’est cela visiter l’histoire et sa connaissance.

 

Malgré le temps qui passe et inévitablement nous dérobe des voix chères, l’héritage des résistants ne doit pas disparaître surtout en ces temps de doutes et de remises en cause des valeurs pour lesquelles ils ont lutté, et qui façonnent  encore aujourd’hui notre société.

 

Grâce aux archives qu‘ils ont déposées au musée, nous pourrons entendre à nouveau la voix des témoins et dévoiler la part sensible que recèlent la plupart d’entre elles, raconter au travers des documents l’engagement d’hommes et de femmes contre des régimes d’exclusion et d’oppression.

 

Pour suppléer l’absence des témoins, nous avons :

  • des historiens, mais aussi des professeurs d’autres disciplines, en particulier des jeunes qui sont à la recherche de leurs histoires familiales qui n’ont pas toujours été transmises,
  • des amis (e) de toutes nos associations qui ont à cœur d’animer et de travailler à cette belle histoire que fut la RESISTANCE

 

L’aventure humaine et collective de la Résistance n’a pas fini de nous léguer cet héritage qui doit continuer à vivre et à prospérer.

 

Nous sommes les acteurs de sa transmission : ces mots seront inscrits sur les murs du nouveau Musée.

J’ai toujours en mémoire, que ces hommes et femmes résistant(e)s  dans leurs combats ont sans cesse rêvé aux lendemains…

 

Je pense également à cette belle phrase de Paolo Pasolini :

 

“LA VERITE N’EST PAS DANS UN SEUL REVE, MAIS DANS BEAUCOUP DE REVES“

 

Et pour terminer, ce vers d’Eluard, dont nous avons le manuscrit original du poème LIBERTE au musée de Champigny.

 

“SI L’ECHO DE LEURS VOIX FAIBLIT, NOUS PERIRONS“

 

 

Lucienne Nayet

 

 

 

 

 

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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 13:34
Rassemblement contre la fermeture du Bureau de Poste de la Boissière à Morlaix le samedi 27 octobre (photos Jean-Luc Le Calvez)
Rassemblement contre la fermeture du Bureau de Poste de la Boissière à Morlaix le samedi 27 octobre (photos Jean-Luc Le Calvez)

Plusieurs camarades du PCF étaient présents hier au rassemblement à l'initiative de la CGT contre la fermeture du bureau de poste de La Boissière au centre commercial de Leclerc à Morlaix début novembre, fermeture scandaleuse que nous avons dénoncé lors d'une question orale au Conseil Municipal, par communiqué et dans une lettre au directeur de la Poste dans le Pays de Morlaix. 

La pétition pour le maintien du bureau de poste a recueilli 3000 signatures.

Article Ouest-France, 27 octobre 2018: 

Une trentaine de personnes se sont réunies une dernière fois, samedi 27 octobre, pour dire non à la fermeture du bureau de poste de La Boissière. | OUEST-FRANCE

Une trentaine de personnes se sont rassemblées, samedi 27 octobre, près du cinéma La Salamandre, pour s’opposer à la fermeture du bureau de poste de La Boissière, à Morlaix (Finistère). Elles répondaient à l’appel de la CGT FAPT du Finistère.

C’est la dernière fois qu’elles se mobilisent. Après près de six mois de lutte, une trentaine de personnes se sont rassemblées, samedi midi, pour rappeler leur opposition au bureau de poste du centre commercial Leclerc de la Boissière, à Morlaix (Finistère). "Une dernière mobilisation pour ça soit le moins triste possible", témoigne Fabrice Martinet, secrétaire général de la CGT FAPT (Fédération des activités postales et de télécommunications).

Une dernière mobilisation car le bureau de poste fermera définitivement ses portes le samedi 3 novembre. Pétitions, appels à la manifestation, mobilisation des élus, rien n’y aura fait. La confirmation de la fermeture du bureau de La Boissière est tombée fin septembre. L’automate qui permet d’affranchir les envois et la boîte aux lettres resteront toutefois dans la galerie.

Membre de la CGT FAPT, Roland Novelli se désole : "Il y avait plus d’activité ici que dans le centre-ville… Mais il n’y avait pas de place pour créer une agence bancaire ici." Le syndicaliste ne croit pas que l’activité du bureau de La Boissière se reporte sur le centre-ville. "Les gens iront plutôt à Saint-Martin-des-Champs", explique-t-il. Quant aux employés du bureau, ils rejoindront l’agence La Poste du centre-ville.

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-un-dernier-rassemblement-contre-la-fermeture-du-bureau-de-poste-de-la-boissiere-6040328

 

A Morlaix, le 21 juin 2018

 

Au 

Chef d'établissement du secteur de Morlaix de la Poste 

15 rue de Brest

29600 Morlaix

 

 

Nous avons appris récemment la fermeture prévue pour l'automne 2018 du bureau de poste situé dans la galerie du centre Leclerc à Morlaix et nous restons stupéfaits face à cette décision que rien ne justifie selon nous.

 

En effet les organisations syndicales nous ont fait part de faits objectifs qui viennent contredire votre communication aux médias locaux concernant les activités du bureau.

 

Situé dans un quartier dense et populaire de Morlaix, ce bureau fait énormément d'opérations financières auprès des usagers (retraits, mandats internationaux western union, petits retraits impossible sur les automates) et ces activités ne cessent d'augmenter au vu des diminutions d'heures d'ouverture de bureaux dans les communes avoisinantes.

 

De plus, le taux dit de « Banque sociale » est de l'ordre de 13% pour ce bureau, ce qui est loin d'être négligeable (pour mémoire, le taux de Morlaix centre est à 18%). Sur le secteur de Morlaix, la Boissière est le bureau qui a le plus d'objets mis en instance après le passage du facteur et qui connaît la moins forte diminution de fréquentation.

 

Le chiffre d'affaire de l'automate d'affranchissement et de vente de timbres est l'un des plus important du secteur.

 

Le service de proximité et de conseil est inestimable dans ce bureau qui accueille une moyenne de 130 à 150 usagers /jours pour qui les 2 agents assurent avec compétence et une grande disponibilité toutes les opérations postales et financières : il faut voir la charge de travail et la file d'attente certains jours aux guichets jusque chez le marchand de journaux…

 

Tout ceci bien sûr est à rapporter aussi avec les heures d'ouverture du bureau de Morlaix qui sont bien plus importantes qu'à la Boissière.

 

Du point de vue statistique le bureau de la Boissière, avec ses 80 000 points, se situe largement au dessus de la cible (55 000 points) pour en faire un bureau partenariat ; c'est donc une décision éminemment politique qui prévaut pour fermer ce bureau important pour la vie sociale et quotidienne des habitants des quartiers populaires du plateau à Morlaix, et notamment pour les personnes âgées.

 

Nous aurions d'autres arguments à vous opposer, comme par exemple la situation géographique du bureau de Morlaix centre , la question de l'accessibilité des places de stationnement gratuites, etc.

 

Pour toutes ces raisons, de la même manière que nous avions fait voter à l'unanimité un voeu à Morlaix-Communauté en février 2017 pour le maintien des bureaux de poste de la Boissière à Morlaix, de Plouigneau, Plourin-les-Morlaix et Taulé, nous vous demandons aujourd'hui encore de renoncer à votre projet de fermeture, sauf à encore priver une partie de la population morlaisienne d'un service public utile et performant.

 

Nous avons malheureusement le sentiment aujourd'hui d'être confrontés à une stratégie de la Poste très agressive qui poursuit la privatisation du groupe devant conduire à l'ouverture de son capital. Tous les métiers vont de réorganisations en réorganisations avec des conséquences graves sur les missions de service public, la qualité de service, les conditions de travail. C'est pourquoi le groupe et la banque postale en particulier poursuivent le programme de démantèlement des bureaux de proximité, ce qui met en question leur pérennité même.

 

Malgré des résultats économiques au beau fixe - près d'1 milliard d 'euros de bénéfice - depuis 10 ans, ce sont près de 10 000 emplois qui disparaissent chaque année. Pour mémoire, en 2016, 8000 emplois ont été supprimés. Dans le même temps, en 2018 la hausse tarifaire moyenne est de 5% et la précarité suit le cours du timbre : augmentation de 13 % d 'emplois précaires et augmentation de 37 % d 'intérimaires.

 

Au nom de la défense du service public, nous nous opposons fermement à cette dérive de la financiarisation et de la gestion selon des seuls critères de rentabilité de La Poste.

 

Nos bureaux de poste sont nos biens communs. Nous vous demandons donc de revenir sur votre décision.

 

Dans l'attente de votre réponse, veuillez recevoir l'expression de nos sentiments respectueux.

 

Bien cordialement,

 

Ismaël Dupont, élu PCF de Morlaix et Morlaix Communauté

 

Daniel Ravasio, secrétaire de la section du PCF pays de Morlaix

 

 

Lire aussi: 

Communiqué de la FAPT CGT Finistère Nord - Non à la fermeture du bureau de poste de la Boissière à Morlaix! - Signez la pétition

Zéro fermeture de bureaux de poste dans le pays de Morlaix: voeu présenté au Conseil Communautaire du 13 février 2017 par Ismaël Dupont

Projet de fermeture du bureau de poste de la Boissière dans la zone commerciale du Leclerc : c'est le service public qu'on assassine!

 

Question orale au Conseil Municipal écrite par Ismaël Dupont, élue d'opposition communiste:

Pourquoi ne pas défendre le maintien du bureau de poste de la Boissière ?

Question Orale de l'Opposition pour le Conseil Municipal du jeudi 5 juillet 2018 à Morlaix présentée par Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin, Claire Thomas, Jean-Paul Vermot

Nous avons appris au mois de mai la fermeture prévue pour l'automne 2018 du bureau de poste de la Boissière situé dans la galerie du centre Leclerc à Morlaix et nous restons stupéfaits face à cette décision que rien ne justifie selon nous. En effet les organisations syndicales nous ont fait part de faits objectifs qui viennent contredire la communication du Directeur de la Poste sur le Pays de Morlaix aux médias locaux concernant les activités du bureau.

Situé dans un quartier dense et populaire de notre ville, ce bureau fait énormément d'opérations financières auprès des usagers (retraits, mandats internationaux western union, petits retraits impossible sur les automates) et ces activités ne cessent d'augmenter au vu des diminutions d'heures d'ouverture de bureaux dans les communes avoisinantes.

De plus, le taux dit de « Banque sociale » est de l'ordre de 13% pour ce bureau, ce qui est loin d'être négligeable (pour mémoire, le taux de Morlaix centre est à 18%). Sur le secteur de Morlaix, la Boissière est le bureau qui a le plus d'objets mis en instance après le passage du facteur et qui connaît la moins forte diminution de fréquentation.

Le chiffre d'affaire de l'automate d'affranchissement et de vente de timbres est l'un des plus important du secteur.

 Le service de proximité et de conseil est inestimable dans ce bureau qui accueille une moyenne de 130 à 150 usagers /jours pour qui les 2 agents assurent avec compétence et une grande disponibilité toutes les opérations postales et financières : il faut voir la charge de travail et la file d'attente certains jours aux guichets jusque chez le marchand de journaux…

La fermeture du bureau de Poste de la Boissière impactera fortement la vie sociale du quartier et la vie quotidienne de beaucoup d'habitants des quartiers du plateau à Morlaix, y compris les habitants de Ploujean, et notamment pour les personnes âgées. Cela les obligera à prendre leur véhicule ou le bus pour aller à la Poste.

Un relais commerçant de La Poste, s'il se substituait au bureau de Poste de plein exercice, n'offrirait pas les mêmes services bancaires aux usagers, n'ayant pas accès au compte des clients et ne pouvant effectuer des retraits supérieurs à 150 euros, ni dispenser les mêmes activités de conseil, en toute confidentialité.

Au mois de février 2017 au Conseil de Communauté de Morlaix-Communauté, un vœu avait été voté à l'unanimité pour le maintien de l'activité des bureaux de poste de la Boissière à Morlaix, de Plouigneau, Plourin-les-Morlaix et Taulé.

Face à la stratégie financière de la Poste et au choix du tout rentabilité, les élus en responsabilité doivent être fermes pour rappeler que cette entreprise à capitaux publics qui pendant qu'elle fait près d'un milliard de bénéfices supprime 10 000 emplois par an en moyenne depuis 10 ans, doit continuer un rôle d'aménagement du territoire et un rôle social d'intérêt général, dans la mesure où elle bénéficie des retombées en terme de clientèle de son statut et de ses obligations d'ancien service public.

C'est pourquoi nous souhaitons savoir, Madame Le Maire, pourquoi vous n'avez pas répondu au courrier du chef d'établissement du secteur de Morlaix de la Poste, qui vous annonçait la fermeture prochaine du bureau de poste de la Boissière ?

Pourquoi ce silence face à une décision hautement préjudiciable alors que vous aviez 3 mois pour manifester un refus de cette fermeture du bureau de Poste de La Boissière ?

Pourquoi n'y a t-il eu aucune réaction de votre part dans les médias, ou en soutien direct aux employés et usagers de ce bureau de Poste ?

Pour nous, le rôle d'un maire est de défendre les services publics locaux indispensables à la vie quotidienne des citoyens de sa commune, et, même s'il n'a pas tous les leviers, d'opposer une résistance forte aux stratégies de réduction de l'offre de service public.

 

Rassemblement contre la fermeture du Bureau de Poste de la Boissière à Morlaix le samedi 27 octobre (photos Jean-Luc Le Calvez)
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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 13:03
Stephane Peu

Stephane Peu

Stéphane Peu: «La loi ELAN est une régression totale pour les personnes handicapées»
Par

Des députés ont signé un recours contre la loi ELAN devant le Conseil constitutionnel. Entretien avec l’un d’eux, le communiste Stéphane Peu, pour qui l’allègement des normes de construction de logements adaptés aux personnes handicapées accroît la discrimination à l’encontre de cette population.

Les députés de La France insoumise, du groupe de la Gauche démocratique et républicaine et du Parti socialiste ont porté la loi ELAN (pour évolution du logement, de l’aménagement et du numérique) devant le Conseil constitutionnel. Cette loi complexe vise à obtenir un « choc d’offre » dans le logement, mais pourrait fragiliser le financement du logement social. Les élus de gauche ont cependant centré leur recours sur deux dispositions de cette loi.

La première vise à ramener la proportion de logements neufs adaptés aux handicapés de 100 % à 20 %. La majorité défend l’idée d’une réduction des normes favorisant la production de logement, mais les élus de gauche considèrent qu’il y a là atteinte au principe d’accessibilité aux logements qui découle des alinéas 10 et 11 du préambule de la Constitution de 1946, repris dans celle de 1958.

La seconde concerne l’assouplissement des normes de construction sur le littoral français contrevenant, selon le recours des députés, au « droit à un environnement sain » qui a été reconnu comme un principe constitutionnel par les « Sages » de la rue de Montpensier.

Dans cet entretien avec Mediapart, le député Stéphane Peu, élu communiste (groupe GDR) de Seine-Saint-Denis et l’un des députés qui ont signé ce recours, développe les conséquences concrètes de cette loi ELAN sur l’accès et les droits des personnes handicapées.

La réduction de l’obligation de construire des logements adaptés aux personnes handicapées motive votre recours devant le Conseil constitutionnel. Le gouvernement estime cependant que ces normes devaient être allégées…

Stéphane Peu : Aujourd’hui, 100 % des logements dans les immeubles nouvellement construits devaient être accessibles aux handicapés. Il faut bien souligner que cette obligation ne concernait que le neuf, et pas les réhabilitations, par exemple. C’est donc simplement une obligation qui tendait à faire évoluer le parc de logements, pour basculer vers une autre génération d’immeubles qui prendraient en compte le handicap. Cette obligation n’empêchait pas par ailleurs le besoin fréquent d’adapter les logements aux particularités du handicap. Néanmoins, plusieurs éléments essentiels pour les personnes concernées, par exemple la largeur des portes et des couloirs, permettaient de résider dans ces logements. C’était une mesure qui facilitait la prise en compte des difficultés des personnes handicapées à se loger, afin qu’il n’y ait pas une « double punition » et que s’ajoute au handicap le mal-logement.

 

Mais sous la pression des lobbies de promoteurs immobiliers, le gouvernement a supprimé cette obligation de 100 %, conformément à la logique d’ensemble de la loi ELAN qui est de faire confiance au secteur privé. Or le secteur privé demande moins de normes, qui sont conçues comme autant de contraintes qui freineraient l’offre. S’il est vrai qu’il s’agit d’un coût supplémentaire, c’est aussi un droit dû à des personnes vulnérables qui est le miroir d’un devoir de solidarité.

Que propose la loi ELAN telle qu’elle a été votée ?

Le gouvernement avait d’abord ramené l’obligation de logements adaptés à 10 % du total. Le Sénat a proposé 30 % et finalement, la loi votée retient 20 %. Ces évolutions n’ont été possibles que grâce à la mobilisation des associations de défense des personnes handicapées, qui ont organisé des manifestations et qui, pourtant, sont des associations habituées à agir en partenaires des pouvoirs publics plus qu’en formations revendicatrices dans la rue. Reste qu’on est encore loin des 100 % et que ces associations vivent la loi ELAN comme une régression totale.

Cette décision a été accompagnée du jargon habituel de la majorité, prétendant que le reste des logements serait « évolutif ». Mais tous les logements sont évolutifs, la question est de savoir comment et à quel prix. Concrètement, les conséquences de cette règle des 20 %, c’est que l’on va donner aux personnes handicapées les logements les moins valorisés des immeubles, ceux qui sont exposés au nord, au-dessus du local poubelles, etc. Tous ces logements que l’on doit vendre moins cher en raison de ces inconvénients vont être les logements adaptés parce que les personnes handicapées, contraintes de vivre dans de tels logements, sont une clientèle captive. Elles n’auront pas le choix. Pour reprendre le mot préféré du président de la République, c’est une forme d’assignation à résidence dans des logements plus bas de gamme. Il y a donc là rupture d’égalité.

Mais vous pointez également les coûts pour ceux qui ne pourront pas bénéficier de ces 20 %…

Effectivement, c’est une question que j’ai beaucoup soulevée à l’Assemblée nationale pendant la discussion. Si 80 % des logements sont « évolutifs », qui paiera ces évolutions ? Lorsque l’on doit les adapter aux handicapés ou aux personnes à mobilité réduite en raison de l’âge, la facture n’est jamais inférieure à moins de 10 000 euros. Lorsque l’on doit transformer et agrandir des toilettes pour les rendre accessibles à un fauteuil ou à un déambulateur, abaisser des interrupteurs pour les mettre à hauteur d’un fauteuil ou encore changer la plomberie pour transformer, par exemple, une baignoire en douche adaptée, le coût est très élevé. Qui paiera ? Les personnes concernées, bien sûr. Et cela constitue une nouvelle discrimination, touchant les plus modestes qui ne peuvent financer les évolutions de ces logements. Je considère qu’une société qui est dure avec les plus faibles de ses membres est une société égoïste et cruelle. Mais cela échappe au logiciel de La République en marche.

La majorité avance l’argument du choc d’offre, qui est au cœur de la loi ELAN pour favoriser le logement…

 

Mais cette loi est par ailleurs une loi de récession du logement. Alors que l’Allemagne vient de se lancer dans une politique ambitieuse de construction de logement, nous faisons l’inverse. Les exemples étrangers montrent tous que le logement est une économie mixte avec une forte dimension publique. Penser que libérer l’économie suffira est irréaliste. Ce que l’on voit, c’est que la production commence déjà à reculer, et que cette baisse est inévitable compte tenu de la politique d’asséchement financier du logement social. Il est impossible que les mesures de la loi ELAN et du projet de loi de finances 2019 conduisent au choc d’offre promis.

On sait le Conseil constitutionnel très sensible à la « liberté d’entreprendre » et à la politique de l’offre, comme le prouvent plusieurs de ses décisions récentes. Peut-on s’attendre à une décision de censure dans ce cas ?

Nous verrons, mais ici, le sujet est davantage le handicap. Or en France, grâce aux efforts de Jacques Chirac, il existe une sensibilité particulière sur le sujet. Je pense qu’il existe ici un espace qui méritait qu’on interroge le Conseil.

 

Stephane Peu (député communiste): la loi Elan est une régression totale pour les personnes handicapées (Médiapart, Romaric Godin, 26 octobre 2018)
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28 octobre 2018 7 28 /10 /octobre /2018 09:10

 

Les élections européennes auront lieu dans neuf mois, le dimanche 26 mai 2019. D’aucuns pourraient considérer que l’échéance est lointaine. C’est vrai et faux à la fois. Vrai parce que l’actualité des mois à venir sera riche, qu’elle sera remplie par d’autres événements : la bataille des retraites, la réforme constitutionnelle, et pour ce qui concerne le PCF par un Congrès qui aura lieu à la fin du mois de novembre. Faux parce que les enjeux européens sont d’ores et déjà sur le devant de la scène et que ces élections européennes revêtiront un enjeu majeur. J’identifie cinq raisons au moins de prendre très au sérieux cette échéance. Cinq raisons de s’engager dès maintenant. Cinq raisons d’y croire.

1. Sanctionner Macron


Les élections européennes seront les premières élections nationales depuis la victoire d’Emmanuel Macron en mai 2017. Elles seront donc un test pour toutes les formations politiques. Le résultat sera d’autant plus lisible que le mode de scrutin a changé. Il s’agit désormais d’un scrutin national, et non plus par circonscriptions, toujours à la proportionnelle. Il sera observé, commenté, interprété.
Il s’agira donc en premier lieu de sanctionner Macron, sa politique, et la cohorte de malheurs qu’elle draine. Casse sociale, fragilisation des services publics, cadeaux aux plus riches, précarisation du travail, sur fond de pratique autoritaire du pouvoir conduisant à des dérives telles que celles révélées par l’affaire Benalla.

Il s’agira en second lieu de montrer qu’il se passe quelque chose à gauche. Les élections européennes ne peuvent pas être le remake de 2017. Elles ne doivent pas l’être. Nous voulons faire émerger du neuf dans cette élection. C’est le sens de notre démarche, de la main que nous tendons au mouvement social, à tous ceux qui à gauche aspirent à d’autres politiques en France et en Europe.

 

2. Parce qu’il y a péril en la demeure « Europe »


Le contexte de ces élections n’a rien de banal. Partout, l’extrême droite et les nationalismes progressent. C’est le cas en Pologne, en Hongrie, dans les pays de l’ex-Europe de l’Est. Les pays fondateurs de l’Union européenne ne sont pas épargnés non plus. On le voit en Italie. Cette situation politique a des conséquences très concrètes. Sur la question du traitement des réfugiés, à l’issue du dernier sommet européen, les États européens se sont alignés sur les positions de l’extrême droite. Ils ont décidé de concentrer tous leurs efforts non pas à élaborer des solutions d’accueil dignes, mais au renforcement des frontières extérieures de l’Europe. Autrement dit, à empêcher ceux qui veulent fuir de trouver refuge en Europe.

« Nous voulons faire émerger du neuf dans cette élection. C’est le sens de notre démarche, de la main que nous tendons au mouvement social, à tous ceux qui à gauche aspirent à d’autres politiques en France et en Europe.»

Cette montée des nationalismes n’est pas le fruit du hasard. Elle est directement connectée aux politiques libérales menées depuis des années au sein de l’Union européenne. Les libéraux ont fini par dégoûter les Européens de l’Europe à force de leur imposer des politiques libérales, y compris lorsque les peuples les ont rejetées par les urnes. Ils ont donc une responsabilité écrasante dans cette progression des nationalismes.

 

3. Pour refuser la fausse alternative entre libéraux et fachos


Macron tente, dans ce contexte, de s’ériger en premier opposant à l’extrême droite. Il serait la digue à laquelle les démocrates pourraient se raccrocher. Les citoyens européens auraient donc un choix, un seul : libéralisme ou nationalisme.

Ce choix est, en réalité une triple impasse.

« Les libéraux ont fini par dégoûter les Européens de l’Europe à force de leur imposer des politiques libérales, y compris lorsque les peuples les ont rejetées par les urnes.»

D’abord parce qu’il passe sous silence la responsabilité des libéraux dans cette situation. Si l’Europe avait été autre chose qu’une machine à imposer des politiques d’austérité à coups de lattes et à mettre en concurrence les salariés européens entre eux, nous n’en serions pas là. Les libéraux ont fait le lit des fachos. Toute l’Europe en paie le prix aujourd’hui.

Ensuite, c’est oublier un peu vite les connexions entre libéraux et nationalistes. Deux exemples : c’est un gouvernement d’union entre droite et extrême droite en Autriche qui met en place la semaine de 60 heures. De même, Orban, en Hongrie, s’est fait l’apôtre de la flat-tax, un même taux d’imposition sur le revenu à 15 % qu’on soit pauvre ou millionnaire. Autrement dit, une politique très compatible avec les dogmes libéraux sur le plan économique.

Enfin, cette fausse « alternative » est très périlleuse. Car elle renvoie dans les bras de l’extrême droite tous ceux qui, à raison, contestent le cours actuel de l’Europe.

 

4. Parce que l’exigence d’une autre Europe est plus que jamais nécessaire


Dans ce contexte, il y a donc urgence à faire émerger une autre Europe, à donner force et crédibilité à une alternative en Europe.

L’Union européenne actuelle souffre d’une tare fondamentale. Elle tient en trois mots. Priorité aux marchés. Depuis 10 ans, la Banque centrale européenne (BCE) a procuré plus de 3 000 milliards d’euros aux banques privées sans la moindre condition.

Dans le même temps, les traités européens organisent le dumping social qui tire les travailleurs vers le bas. Elle permet aussi le dumping fiscal. Avec l’optimisation et l’évasion fiscale, ce sont chaque année 1 000 milliards d’euros qui partent en fumée au sein de l’Union européenne.
Nous rejetons cette logique-là. À cette Europe de l’argent-roi, nous opposons celle de l’humain d’abord. Nous proposons une autre utilisation de l’argent. La BCE pourrait ainsi alimenter un fonds européen dédié au développement des services publics.

 

5. Parce que ce peut être le début de la reconquête


Ne nous le cachons : pour nous, les communistes, 2017 a été une année difficile. 2019 peut être pour nous une année de reconquête. Nous avons fait le choix de partir tôt en campagne, de nous doter un an avant l’échéance d’axes de campagnes, d’une équipe chargée de l’animer. J’en suis le chef de file. Et je constate partout de l’envie, de l’énergie. Nous pouvons montrer à des millions de gens ce dont les communistes sont capables. De fait, nous n’en avons pas eu l’occasion il y a un an. Nous pouvons le faire cette fois-ci. Allons-y !

 

Ian Brossat est chef de file des communistes pour les élections européennes 2019.

• Cause commune n° 7 - septembre/octobre 2018

 

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