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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 19:59
Communiqué de la LDH Brest à l'occasion de l'anniversaire de la mort de Clément Méric

Communiqué de la LDH de Brest

Rassemblement pour le second anniversaire de la mort de Clément Méric

Les sections de Brest Métropole et Brest Université de la Ligue des Droits de l'Homme appellent les citoyens de la région brestoise à un rassemblement le vendredi 5 juin, à 18 H 30, place de la Liberté, sans drapeau ni banderole, dans le calme et la dignité en souvenir de Clément Méric, jeune militant syndicaliste brestois tué il y a deux ans parce qu'il était antifasciste.

Même si les messages de l'extrême-droite sont devenus aujourd'hui « politiquement corrects » et que les amis de ceux qui ont tué Clément occupent le haut du pavé, nous devons plus que jamais faire entendre notre voix .

La voix de ceux qui continuent de défendre les droits des sans-papiers et des migrants, des victimes du racisme ou de lantisémitisme, de lhomophobie, du sexisme ou de toute forme de ségrégation. La voix de ceux qui refusent de baisser les bras devant les discours de haine et d'exclusion.

L'explosion des propos haineux à lencontre des étrangers, des Roms, des musulmans, l'avalanche de propos mensongers et agressifs témoignent dune montée de lintolérance, du racisme et de la peur, dont on sait quils se traduisent tôt ou tard en actes de violence.

Il y a urgence à porter un coup d'arrêt à ces dangers parfois négligés au nom de petits calculs politiciens. Il y a urgence à s'opposer à toute politique publique pouvant légitimer, de près ou de loin, des visions xénophobes et racistes. Cest bien en réaffirmant concrètement les droits de tous, des français comme des étrangers, des migrants, des Roms et de tous ceux qui sont tenus en lisière des droits fondamentaux, quil sera possible de rassembler largement contre les périls montants.

Car ces droits sont, de façon inaliénable, les fondements de la société de justice sociale, fraternelle, égale et libre pour laquelle Clément se battait.

Nous ne baisserons pas les bras!

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 05:43

Plus de 5000 personnes ont participé hier à la première journée du Forum européen des alternatives place de la République le 30 et 31 mai. C'est un grand succès pour l'ensemble de la gauche européenne.

Trente partis d'Europe et de la Méditerranée représentant 20 pays, toute la gauche française, 12 organisations de jeunesse, 18 organisations syndicales et 80 associations, se sont rassemblées dans une ambiance de travail et de fête.

L'alliance européenne contre l'austérité vient d'être lancée en France. Dix ans après le Non au TCE, l'alternative est là.

Je lancerai ce midi, avec Zoé Konstantopoulou, Présidente du Parlement grec, Giorgos Katrougalos, Ministre de la Fonction publique grecque, et tous les représentants de Syriza, un appel à la solidarité avec le peuple grec et son gouvernement.

Nous nous engageons ensemble vers une grande journée d'action unitaire le 20 juin en France et une semaine de mobilisation européenne du 20 au 27 juin.

Les forces de progrès en Europe gagnent du terrain.

Pierre Laurent, Président du Parti de la gauche européenne,

L'alliance européenne contre l'austérité est lancée (Pierre Laurent)
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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 05:42

En Grèce et dans de nombreux pays, l’Europe de l’austérité bafoue les droits fondamentaux des populations et la démocratie pour protéger les intérêts financiers. Elle érige des murs à ses frontières et provoque ainsi de terribles catastrophes humaines.

Aujourd’hui, l’Union européenne tente de faire plier la Grèce, d’étouffer les voix qui proposent une autre Europe, celle de la dignité, de la solidarité, de la justice sociale.

Du 20 au 27 juin se tiendra une grande semaine de mobilisation européenne. Ensemble, à Rome, à Berlin, à Londres, à Athènes, à Madrid, à Bruxelles, à Paris et dans de nombreuses autres villes, nous répondrons à l’appel des mouvements grecs « unis contre l’austérité et l’injustice sociale ».

En France, un appel à mobilisation a été lancé par des personnalités, organisations associatives, syndicales, politiques, sous forme d’une pétition que nous vous appelons à signer.

Des actions, débats, rassemblements se tiendront partout en France. Nous vous invitons à prendre part à leur organisation, voire à en initier dans vos quartiers, villes ou villages. Vous pouvez nous tenir informé sur l’adresse contact@audit-citoyen.org

A Paris, une manifestation aura lieu samedi 20 juin après-midi de Stalingrad à la place de la République où se tiendront ensuite des assemblées citoyennes et un rassemblement festif (voir la page de l’évènement, plus d’information à suivre dans les prochains jours).

Mobilisons-nous pour arrêter le massacre des droits et de la démocratie. Et pour dire aux institutions et dirigeants européens : non, vous ne nous représentez pas, cette Europe n’est pas la nôtre !

Attac

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 05:31
Centrale à Gaz de Landivisiau: l'enquête ignore les critiques (Médiapart)

Centrale à gaz en Bretagne : l’enquête publique ignore les critiques
02 juin 2015 | Par Jade Lindgaard
En pleine préparation du sommet sur le climat de décembre, la COP 21, l’État vient d’autoriser le projet de centrale à gaz de Poweo Direct Énergie en Bretagne. Pour rendre son avis favorable, l’enquête publique a fait de curieux décomptes....................
http://www.mediapart.fr/article/offert/d6489262f7b81e4116cbc71af11017e1

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3 juin 2015 3 03 /06 /juin /2015 05:05

A l'initiative du Parti de la Gauche Européenne dont Pierre Laurent est le président et du Parti Communiste a eu lieu ce week-end le premier Forum européen des alternatives contre l'austérité à Paris, place de la République.

Étaient réunis là et dans les ateliers thématiques un peu partout à Paris des ministres de Syrisa, la présidente du parlement grec, des responsables de Izquierda Unida, de Die Linke, du Sinn Fein, de Rifondazione comunista (Italie), de la gauche anti-austérité portugaise, danoise, finlandaise, italienne, chypriote, anglaise. Il y avait aussi des militants pour la terre et les paysans du Sahara Occidental, du Maroc, du Pérou, des militants politiques de gauche tunisiens.

Des dirigeants du Parti de Gauche (Mélenchon, Eric Coquerel) ont participé sur certains ateliers, et aussi d'Ensemble (Clémentine Autain), de la Gauche Unitaire, d'EELV (Emmanuelle Cosse), et la gauche du PS (Liem Hoang Ngoc), Nouvelle Donne (Pierre Larrouturou).

Mais aussi des porte-paroles d'Attac, de la fondation Copernic, des responsables syndicaux, associatifs (Amnesty International, Ligue des Droits de l'Homme, Cimade, Comité Syrisa-Paris, Mouvement de la Jeunesse Chrétienne), des économistes indépendants des milieux financiers qui analysent le mouvement capitaliste mondial, des intellectuels et philosophes...

Et bien sûr les dirigeants du PCF (Marie-George Buffet, Pierre Laurent) et les députés européens du PCF (Francis Wurtz, Le Hyaric) et du Front de Gauche (Marie-Christine Vergiat).

Ce week-end de débats qui permis de dire dans toutes les langues et avec tous les accents le droit à la dignité, à la souveraineté démocratique et la primauté du politique et du social sur le marché et les logiques capitalistes, mais aussi l'inspiration internationaliste à une autre Europe, une Europe des peuples, de la solidarité et de la justice sociale, fut un très grand moment de vie politique, à l'image des Congrès Internationaux de la Seconde Internationale dans les années 1880-1900.

La refondation de l'Europe et le retour des peuples et de la démocratie sur le devant de la scène sont plus que jamais d'actualité!

Evidemment, en dehors de l'Huma et de peut-être quelques journaux, aucun journaliste, aucune télé, aucune radio n'a couvert cet événement international!

Les scènes de ménage de la famille Le Pen, les techniques de communication de Hollande, le virage républicain imaginaire de Sarkozy et de l'UMP, sont tellement plus intéressants... Il ne faut surtout pas que le peuple puisse croire que l'on peut desserrer l'étau de la domination du capital, de l'Europe du Fric, de l'austérité et des "élites" libérales.

Malgré cette omerta et ce parti-pris médiatique, les peuples ont redressé la tête en Grèce et en Espagne: c'est maintenant à nous de jouer!

Débat "Avec les Grecs, contre l'austérité, pour la démocratie"

Débat "Avec les Grecs, contre l'austérité, pour la démocratie"

Giogos Katrougalos, ministre de la fonction publique grec

Giogos Katrougalos, ministre de la fonction publique grec

Pierre Khalfa (Fondation Copernic) et Eric Coquerel(Parti de Gauche)

Pierre Khalfa (Fondation Copernic) et Eric Coquerel(Parti de Gauche)

la très gracieuse et charismatique porte-parole de la gauche anti-austérité portugaise

la très gracieuse et charismatique porte-parole de la gauche anti-austérité portugaise

Forum européen des alternatives place de la République le 30 et 31 mai dernier: un événement qui donne l'envie de se battre et d'innover!
Forum européen des alternatives place de la République le 30 et 31 mai dernier: un événement qui donne l'envie de se battre et d'innover!
Forum européen des alternatives place de la République le 30 et 31 mai dernier: un événement qui donne l'envie de se battre et d'innover!
Le porte-parole du parti Syrisa

Le porte-parole du parti Syrisa

Pierre Laurent, Maite Mola (Izquierda Unida, vice-présidence du parti de la Gauche Européenne), Pierre Larroutourou, Clémentine Autain, Christian Piquet, Gus Massiah

Pierre Laurent, Maite Mola (Izquierda Unida, vice-présidence du parti de la Gauche Européenne), Pierre Larroutourou, Clémentine Autain, Christian Piquet, Gus Massiah

Appel pour la Grèce de Tasos Koronakis (présidente du Parlement grec) et de Pierre Laurent

Appel pour la Grèce de Tasos Koronakis (présidente du Parlement grec) et de Pierre Laurent

Forum européen des alternatives place de la République le 30 et 31 mai dernier: un événement qui donne l'envie de se battre et d'innover!
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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 20:52

Il y a plus de 10 ans, d’anciens membres du Conseil national de la résistance (CNR), Lucie Aubrac, Raymond Aubrac, Henri Bartoli, Daniel Cordier, Philippe Dechartre, Georges Guingouin, Stéphane Hessel, Maurice Kriegel-Valrimont, Lise London, Georges Séguy, Germaine Tillion, Jean-Pierre Vernant, et Maurice Voutey, lançaient un appel solennel : « Créer, c’est résister. Résister, c’est créer ». :

http://www.dailymotion.com/video/x2rew0e_hommage-a-l-appel-creer-c-est-resister-resister-c-est-creer_news

Cet appel, venant de figures de la Résistance aussi marquantes, résonne aujourd’hui avec une acuité et une modernité qui n’a pas faiblit. C’est pourquoi, si la plupart de ces figures sont aujourd’hui disparues, leur voix ne doit pas s’éteindre. Elle peut trouver un nouvel écho.

A l’heure où quatre figures de la Résistance ont fait leur entrée au Panthéon, le Parti communiste français et le dessinateur Lardon ont décidé de réaliser ce petit film afin d’illustrer ces paroles lumineuses, adressées avec « affection » aux jeunes générations.

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31 mai 2015 7 31 /05 /mai /2015 20:45
Rapport Duron : Danger pour le mode ferroviaire et l’aménagement du territoire

Luc Bourduge est Vice-Président du Conseil Régional Auvergne en charge des transports et de la mobilité - Groupe Front de gauche

Membre de la commission sur le devenir des trains d’équilibre du territoire, dite « TET d’avenir », présidée par le Député Philippe Duron, voici les raisons qui m’amènent à ne pas cosigner ce rapport remis ce jour au Ministre des Transports.

Sur l’ensemble du document, si je partage en grande partie l’analyse de la situation qui amène à un constat accablant du système, suite à des décennies de baisse des moyens pour ce mode transport, il est évident que beaucoup d’autres points m’inquiètent très fortement.

En tout premier lieu, il est important de rappeler que la mission confiée à cette commission est à intégrer dans le cadre d’austérité voulu par ce gouvernement, avec une seule et unique orientation : la baisse des dépenses publiques, donc la baisse des moyens alloués par l’Etat au déficit du système ferroviaire.

Si je rajoute à cela la réforme ferroviaire qui ne règle en rien la question des moyens, la baisse de participation de l’Etat dans le volet ferroviaire des Contrats de Projet Etat-Région, la libéralisation des transports par autocars, ce rapport, s’il était repris par le Gouvernement, amènerait à une remise en cause profonde du rôle du ferroviaire dans notre pays et aurait des conséquences fortement néfastes sur l’aménagement du territoire. Je regrette que ce rapport ne préconise pas un redynamisme et un développement du mode ferroviaire au regard des enjeux économiques, sociaux et environnementaux.

Si le déficit de l’activité ferroviaire est en forte hausse, il est à mettre essentiellement sur la hausse du cout du système qui est supporté par les seuls transporteurs au travers des péages d’accès à l’infrastructure. A ce titre, la France a été pointée du doigt par la commission européenne dans le cadre du débat sur le 4e paquet ferroviaire, ne finançant qu’à 32% le système contre 90% en Suède ou 50% en Allemagne. Seule la Belgique fait plus mal…

Déficit qui pourrait s’accentuer avec la loi « Macron », la SNCF ayant évalué à 60 millions d’€ le déficit supplémentaire dès la première année !

Le renforcement de l’offre sur les axes les plus fréquentés tels que Paris-Caen, Paris-Limoges-Toulouse, Bordeaux-Marseille, Nantes-Lyon ou Paris-Clermont ne suffira pas à cacher l’abandon par l’Etat des territoires les plus en difficultés.

Car la grande majorité des liaisons verra au mieux une réduction importante des services et, au pire, une fermeture pure et simple comme cela est préconisé pour Clermont-Béziers.

Il est à noter que sur les 6 lignes nationales indispensables pour l’Auvergne, 5 seront supprimées : Montluçon-Bourges-Paris, Clermont-Ussel-Bordeaux, Lyon-Montluçon-Limoges-Bordeaux, Clermont-Beziers, Clermont-Nimes.

Je rappelle qu’il y a souvent pour ces territoires, une forte imbrication entre l’activité voyageurs et l’activité FRET, donc industrielle. Le retrait de l’Etat sur ces liaisons fragilise l’avenir de celle-ci. C’est le cas sur Clermont-Béziers et pour l’activité industrielle à St Chely d’Apcher (Arcelor Mittal) dont l’alternative routière pour le transport par camion est très limitée.

D’autre part, la baisse de l’offre réduit les recettes et augmente le déficit du système. La démonstration inverse a été faite dans les régions avec une augmentation des services et donc de l’attractivité. Quid des investissements passés et à venir dans les Contrats de Projets Etat-Région ?

Depuis de nombreuses années des financements sont mis sur l’infrastructure dans le cadre de contractualisation tripartites Etat - SNCF Réseau - Régions. En Auvergne c’est le cas sur les liaisons Clermont-Béziers, Clermont-Nimes et Bordeaux-Lyon, les Régions Centre et Auvergne ont budgétisées des études pour l’amélioration de la liaison Montluçon-Bourges…que ce rapport préconise de supprimer…

Quant à l’alternative routière pour le transport des voyageurs, préconisée dans ce rapport, elle n’est pas la réponse apportée aux besoins. L’autocar n’offrira jamais le même service (parcours, points d’arrêts...), tout particulièrement pour les territoires intermédiaires qui seront les plus pénalisés encore une fois. D’ailleurs lors des auditions, nombre d’associations et d’organisations ont démontré que le transfert vers les autocars amenait à une désaffection du transport collectif au bénéfice de la voiture individuelle.

En tant qu’élu régional, je ne peux accepter les préconisations de la commission, ou plus exactement cautionner les décisions qui pourraient en découler avec un transfert important du nombre des liaisons ou morceaux de liaisons vers les Régions. C’est un désengagement supplémentaire de l’Etat vers celles-ci.

D’ailleurs c’est une des craintes exprimée par l’Association de Régions de France lors de son audition, excluant tous surcouts supplémentaires liés aux transferts éventuels et aux rabattements à mettre en place avec des suppressions d’arrêts sur les TET restants.

Un transfert dans la précipitation.

Il est inconcevable d’envisager que des modifications de grandes ampleurs puissent voir le jour à l’occasion du service annuel 2016 (décembre 2015) !

La réservation des sillons pour 2016 ne peut qu’être modifiée à la marge. Ce qui signifierait que les services abandonnés » par l’Etat dès la nouvelle convention TET au 1erjanvier 2016 ne seront pas repris immédiatement par les Régions. Si on rajoute à cela les difficultés budgétaires de ces dernières, de là à imaginer qu’ils seraient définitivement supprimés, il n’y a qu’un pas… D’autant plus qu’il sera extrêmement compliqué de mettre autour d’une table plusieurs régions concernées par un transfert, alors qu’avec la réforme elles seront organisées sur un périmètre différent dans quelques mois ! Un débat parlementaire est nécessaire.

Face à un tel bouleversement proposé, il est indispensable que la représentation nationale soit saisie de ce dossier et puisse apporter son avis sur un enjeu aussi important pour l’aménagement du territoire.

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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 14:23
Face aux dégâts du libéralisme et au danger populiste l’urgence est de refaire de l’art et de la culture l’outil essentiel du seul combat qui vaille, celui de l’émancipation humaine.

Suicide culturel… et démission politique

Suicide collectif, c’est par ce qualificatif que plusieurs artistes désignent désormais la situation de l’art et de la culture dans notre pays :

► Disparition massive de festivals, de structures et de lieux.

► Baisse drastique des budgets de l’État et des collectivités territoriales.

► Plan social qui ne dit pas son nom, dans l’emploi artistique et culturel…

Mais la métaphore du suicide renvoie aussi à la démission des plus hautes autorités de l’État. Leur renoncement à porter une politique sociale et émancipatrice pour notre peuple les conduits parallèlement à abandonner toute ambition pour l’art et la culture.

Nous vivons le temps de l’imposture.

Voilà, en effet, que le Président de la République, le Premier ministre, la Ministre de la culture, la main sur le cœur, ne cessent depuis le 11 janvier de proclamer leur attachement à la culture et leur volonté de sanctuariser ses moyens. Voilà même le Premier ministre qui se livre à une autocritique publique : les baisses opérées en 2013 et 2014 ont été une erreur ! Que ne rétablisse-t-il pas les crédits ? Car c’est exactement le contraire qui se passe : le maintien du budget du ministère est fictif. On a déshabillé Pierre pour habiller Paul. De plus, les baisses regrettées par Manuel Valls s'ajoutent à celles déjà opérées sous Nicolas Sarkozy. Sanctuarisé ou pas, le budget consacré à l’art et la culture est aujourd’hui exsangue.

L'art et la culture ont besoin des collectivités territoriales

Les collectivités assument 70 % des crédits publics consacrés à la culture. Quand la Ministre tente de se défausser sur le dos des élus locaux, elle oublie simplement la baisse globale des dotations de l’État aux collectivités (- 11 milliards sur 3 ans !!!). Cela ne peut pas ne pas toucher la culture comme l’ensemble des politiques publiques dont les collectivités sont responsables.

En outre, Fleur Pellerin pratique l’amalgame entre, d'une part, les élus qui refusent, à juste titre, de faire des choix de coupe entre la culture, la santé, le logement, le sport, l’aide sociale ou l’école et, d'autre part, les élus, pour l’essentiel de droite et d’extrême droite, qui s'appuient sur l’austérité gouvernementale, qu’ils approuvent, pour en finir avec les politiques publiques de l’art et de la culture dans leurs collectivités. La Ministre serait mieux inspirée de lutter contre ce populisme culturel, au lieu de l’instrumentaliser pour dresser un rideau de fumée masquant l’irresponsabilité de l’État vis-à-vis de l’art et de la culture.

La République se nie quand elle abandonne la création artistique aux marchands, quand elle ne fait plus des droits culturels, au même titre que les droits sociaux, le socle de l’égalité, quand elle ne permet pas de promouvoir sa propre diversité culturelle.

Une telle posture politique est suicidaire pour la gauche et pour ce pouvoir qui s’en réclame encore. Or la symbolique est meurtrière que de déclarer l’armée prioritaire contre le social et la culture.

Mobilisons-nous pour la culture sans l’opposer aux autres priorités sociales.

Le combat pour la culture doit participer des luttes générales contre l’austérité et contre le démantèlement des services publics.

Mobilisons-nous contre les dogmes libéraux dominants au gouvernement comme à droite et à l’extrême droite.

Ils réduisent l’art à l’état de produit et s’accordent pour réserver la création contemporaine à une « élite », pendant que le peuple est livré aux armes de distraction massive qui sont autant d’armes d’aliénation.

Agissons pour refonder le service public de la culture, dans une compétence et des moyens partagés entre l’État et les collectivités.

Agissons pour rétablir un lien étroit entre la culture et l’éducation nationale avec l’ambition de renouer la rencontre entre l’art, les artistes et l’éducation populaire à l’école, dans la cité et dans l’entreprise.

Face aux dégâts du libéralisme et au danger populiste, l’urgence est de refaire de l’art et de la culture l’outil essentiel du seul combat qui vaille, celui de l’émancipation humaine.

ART ET CULTURE - Le temps de l’imposture
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 14:17

Déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, président du Parti de la gauche européenne

Après les Grecs, ce sont les Espagnols qui viennent d'exprimer avec force le besoin de changement politique dans leur pays.

Les résultats des élections régionales et municipales en Espagne sont un signal pour toute l'Europe. Le PP (droite) perd 40 % de ses votes et le PSOE (socialiste) 12,5 % : les politiques d'austérité sont sanctionnées une nouvelle fois.

C'est la fin d'une époque, celle de la transition post-franquiste, celle du règne du néolibéralisme flanqué d'un système politique bipartisan et corrompu.

Les citoyens espagnols ont placé les questions sociales et démocratiques au cœur de leur choix. C'est à la mode en Europe et tant mieux !

Je me réjouis des bons résultats des coalitions de gauche, incluant Izquierda Unida, Podemos et des représentants-es des forces sociales en mouvement contre l'austérité. Elles sont en passe de l'emporter à Madrid, Barcelone et dans de nombreuses villes.

Elles sont le signe qu'une alternative de gauche est non seulement souhaitée par des centaines de milliers d'Espagnols, mais surtout possible.

J'invite toutes celles et ceux qui veulent en savoir plus, rencontrer nos amis européens et construire un projet solidaire et démocratique pour l'Europe de demain, à se rendre au Forum européen des alternatives.

_______________________________________________________________________

La gauche européenne anti-austérité vous donne rendez-vous à Paris les 30 et 31 mai pour un grand forum des alternatives

• FAIRE RESPECTER LES PEUPLES SUR LA SCÈNE EUROPÉENNE

• LUTTER ET RASSEMBLER POUR UNE ALTERNATIVE À L'AUSTÉRITÉ

• OUVRIR UN ESPACE DE DIALOGUE, RENDRE VISIBLE LES SOLUTIONS

Avec les politiques d’austérité, l’Europe libérale n’en finit plus de nier la démocratie, les besoins sociaux et le développement écologique, provoquant à juste titre un fort rejet populaire.

Si nous refusons cette Europe, nous ne voyons pas de solution dans le repli nationaliste du FN. L’avenir de l’Europe dépend de notre capacité à nous unir autour de solutions communes. Comme l’a prouvé la victoire de Syriza, nous sommes des peuples dignes et des citoyens capables de préparer le changement en construisant une issue positive, un nouvel espoir de progrès social en France et en Europe !

3 plénières, 30 ateliers dans divers lieux parisiens, autour de 6 blocs :dire adieu à l’austérité pour des politiques solidaires en Europe. Reprendre le pouvoir sur l’argent. Quel modèle productif écologique et émancipateur ? Pour une démocratie réelle, pour une Europe des libertés. Une autre mondialisation. Faire gagner les peuples d’Europe : passer à l’offensive !

Des centaines d’européens venus débattre avec vous : militants de la gauche européenne, écologistes, socialistes, ministres grecs et parlementaires de tous les pays, militants syndicaux, associatifs, des mouvements sociaux, intellectuels et chercheurs.

Samedi 30 mai au soir, grand concert Place de la République autour du thème "Peuples debout".

La gauche européenne anti-austérité vous donne rendez-vous à Paris les 30 et 31 mai place de la République

Le Forum européen des alternatives, initié par le Parti de la gauche européenne et « Transform ! », ouvrira un espace de dialogue entre 2000 personnes françaises et européennes, des personnalités dont des ministres du nouveau gouvernement grec, des parlementaires, des militants politiques, syndicaux, des mouvements sociaux, des intellectuels...

Ouvert à tous

Elections en Espagne - Un signal pour toute l'Europe
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29 mai 2015 5 29 /05 /mai /2015 13:49
Pierre Laurent : « En France comme en Europe, un même besoin d’alternative »

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui et Sébastien Crépel

L'Humanité - Jeudi, 21 Mai, 2015

Élections régionales de décembre, construction d’un nouveau projet de gauche pour la France, tenue du Forum européen des alternatives des 30 et 31 mai à Paris… Le secrétaire national du PCF, Pierre Laurent, trace les pistes pour répondre à « l’urgence de débloquer la situation politique ».

Vous avez lancé hier un appel à construire dans toute la société un nouveau projet d’émancipation humaine. Pourquoi cet objectif alors que tant d’urgences assaillent le pays ?

Pierre Laurent

Justement pour répondre à une urgence : débloquer la situation politique. Nous avons rendu public hier un texte important baptisé « la France en commun ». C’est une invitation à ouvrir dans tout le pays un débat sur le projet de société qui peut sortir la France de l’impasse dans laquelle elle s’enfonce. Je constate, dans toutes mes rencontres, que des forces immenses existent pour inventer une nouvelle société, un nouveau modèle productif, une nouvelle manière de vivre ensemble plus respectueuse et plus coopérative. Mais celles-ci doutent de leur pouvoir. Nous voulons leur dire que nous ne sommes pas impuissants à changer la société. Des idées innovantes sont là. Des forces sont disponibles. Elles doivent agir ensemble pour un nouveau projet d’émancipation humaine. La direction actuelle du Parti socialiste a abandonné cette ambition, face à une offensive toujours plus déterminée de la droite et de l’extrême droite. Une clarification et une visibilité nouvelle de ce projet sont nécessaires pour refonder une perspective de changement. Le texte que nous rendons public est notre contribution. Il vise à impulser la mobilisation en y associant les forces citoyennes disponibles et d’autres parmi les écologistes, les socialistes, les citoyens déçus par le gouvernement, ceux inquiets de l’évolution du monde.

À l’heure où la parole politique n’a plus de crédit, ne prenez-vous pas le risque de vous heurter au scepticisme des citoyens sur ce qu’ils pourraient estimer n’être qu’un projet de plus ?

Pierre Laurent

Le scepticisme existe, c’est évident. Créer les conditions de la confiance passe donc nécessairement par la mobilisation et l’implication des citoyens eux-mêmes. C’est un travail participatif, collaboratif que nous voulons engager. Notre texte trace une perspective de société nouvelle, avec la volonté d’inventer un autre modèle productif qui allie émancipation sociale et écologie, de faire de la culture une ambition centrale, de considérer comme des enjeux structurants la reconstruction démocratique et la refondation de la République. En même temps, pour être crédible, il faut montrer quel chemin emprunter. C’est pourquoi nous mettons également en débat quinze chantiers d’actions prioritaires et quinze mesures d’urgence. Sur le logement, la réindustrialisation, par exemple. Nous avons besoin à la fois de regarder en haut de l’échelle, le sens de la société que nous voulons construire, mais aussi de montrer où mettre les pieds sur les premiers barreaux.

Les dernières élections départementales ont donné des résultats contrastés, avec une bonne tenue des scores du Front de gauche et de ses alliés dans un contexte de très grave recul pour la gauche dans son ensemble. Dans ces circonstances, comment abordez-vous les échéances régionales ?

Pierre Laurent

Les treize nouvelles grandes régions ont été créées pour servir la compétitivité et la mise en concurrence des territoires. Le pouvoir régional sera de plus en plus structurant dans l’organisation de la République. Nous voulons le disputer. Ces élections seront cruciales. Elles seront les dernières avant 2017. Les enjeux du pouvoir régional sont de portée nationale. Nous abordons ces élections avec une double ambition indissociable : pas question de laisser la droite et l’extrême droite s’emparer de nouveaux pouvoirs qui seraient mis au service de politiques régressives. Nous voulons des majorités de gauche pour mener des politiques régionales ambitieuses en matière d’investissement et de développement des services publics, des politiques concrètes d’égalité dans la vie quotidienne.

Vous avez rencontré les dirigeants de différents partis de gauche. Sur quoi ces discussions peuvent-elles déboucher dans un contexte de profondes divisions de la gauche ? Et avec les autres membres du Front de gauche, où en sont les échanges ?

Pierre Laurent

À toutes ces forces, nous faisons partager cette double ambition : écarter le danger réactionnaire et construire des projets régionaux de gauche. La direction actuelle du Parti socialiste s’obstine à coller à la politique gouvernementale et n’a évoqué pour les régionales que des alliances minimales défensives pour résister à la droite et à l’extrême droite. Cela risque de se révéler n’être qu’une ligne Maginot illusoire. Pour nous, cela n’est pas à la hauteur. La gauche a besoin de politiques régionales offensives. De son côté, Europe écologie-les Verts semble privilégier des listes autonomes mais laisse le débat ouvert. Dans ces conditions, nous lançons un appel à toutes les forces disponibles, dans la société, dans les régions, y compris aux écologistes, aux socialistes qui veulent une autre orientation que celle de leur direction actuelle, à engager avec nous la construction citoyenne de listes de premier tour qui portent une haute ambition publique pour les régions. Un bon score de ces listes sera la meilleure garantie pour battre la droite et l’extrême droite et pour mettre en œuvre les politiques de solidarité attendues. Nous proposons à nos partenaires du Front de gauche de nous engager ensemble et sans ambiguïté dans cette démarche pour être les initiateurs de la constitution de ces listes de large rassemblement au premier tour.

Certains présidents de région socialistes se disent favorables à un accord avec le PCF dès le premier tour. Cette hypothèse est-elle sur la table de votre côté ?

Pierre Laurent

S’il s’agit de reconnaître qu’aucune victoire n’est possible sans les forces du Front de gauche et les communistes, nous sommes d’accord. La victoire de la gauche n’est toutefois pas qu’une question d’addition. Nous rencontrons toutes les formations, mais je suis pour ma part convaincu que la meilleure manière d’instruire ce débat n’est pas de s’en tenir aux rencontres entre formations politiques mais de lancer dès maintenant des appels publics adressés à l’ensemble des citoyens, des forces sociales et des personnalités disponibles pour élargir le champ de la construction des projets régionaux et des listes. Nous prendrons nos décisions démocratiquement en juin. Jusqu’aux conférences régionales et au vote des communistes, toutes les options seront sur la table. Tous les éléments du débat seront donnés aux adhérents pour qu’ils puissent prendre leur décision en connaissance de cause.

Vous mettez en avant l’idée de pacte pour des régions solidaires, citoyennes, écologiques. En quoi cela consiste-t-il ?

Pierre Laurent

Ces pactes doivent se construire dans le débat public et citoyen. Nous voulons des régions qui s’engagent pour accroître leur capacité de réponse aux besoins des citoyens, avec l’égalité au cœur de ces projets. Par exemple, de nombreuses régions ont développé, souvent sous notre impulsion, des politiques tarifaires sociales ambitieuses en matière de transport. Nous voulons préserver et amplifier ces politiques, tout en développant l’investissement public pour un maillage de transports publics de qualité dans les zones denses. Nous voulons des régions qui n’organisent pas la métropolisation d’un côté et la désertification de l’autre ou la mise en concurrence des territoires, mais qui défendent une vision équilibrée des territoires, en conjuguant développement agricole, économique et urbain, recul de la discrimination sociale et territoriale et respect de l’environnement. Tout cela nécessite davantage d’investissement public et non des politiques d’austérité. Ce sont ces exigences que nous voulons mettre au cœur de la construction des pactes et des listes pour rassembler dès le premier tour l’ensemble de ceux prêts à s’engager pour les défendre.

Dix ans après la victoire du non au référendum du 29 mai 2005, les forces libérales ont si bien cadenassé l’Europe que les Grecs ont toutes les peines du monde à faire respecter le suffrage de leur peuple. Comment reprendre la main face à ces forces ?

Pierre Laurent

En unissant dans l’action toutes les forces qui ont intérêt à la fin des politiques d’austérité. Nous allons vivre à Paris, les 30 et 31 mai, avec le Forum européen des alternatives initié par le Parti de la gauche européenne (PGE), un événement majeur. Ce sera l’événement le plus positif qu’aura connu notre pays depuis le début de l’année. L’ensemble des forces de la gauche européenne, politiques, syndicales, associatives, qui souhaitent travailler ensemble pour des alternatives à l’austérité et soutiennent l’expérience engagée par le gouvernement grec seront présentes à ce rendez-vous. Ce forum en plein air, ouvert à tous sur la place de la République, interviendra à un moment crucial pour l’expérience grecque. Le nouveau secrétaire général de Syriza, Tassos Koronakis, sera présent. Il vient de lancer un appel à toutes les forces démocratiques européennes, à tous les acteurs sociaux progressistes du continent pour aider le gouvernement grec dans ce moment. Le bras de fer continue avec les autorités européennes qui veulent que le gouvernement d’Alexis Tsipras abandonne des pans essentiels de son mandat populaire. Celui-ci s’y refuse, mais il a besoin de la solidarité la plus large possible pour faire respecter la souveraineté du peuple grec. Le Forum européen sera un élément décisif du rapport de forces. Tous ceux qui veulent dire non aux politiques d’austérité, qui sont solidaires du peuple grec, qui refusent cette Europe égoïste qui laisse mourir les migrants en Méditerranée, tous ceux qui pensent que la réponse au défi climatique passe par un nouveau type de développement en Europe, ont rendez-vous à Paris les 30 et 31 mai. J’appelle les communistes à investir toute leur énergie dans la réussite la plus spectaculaire possible de ce forum, où je lancerai un appel en tant que président du PGE pour amplifier durant tout le mois de juin la mobilisation aux côtés du gouvernement grec.

Quel sera le message de ce Forum européen des alternatives ?

Pierre Laurent

Nous avons le devoir de faire prévaloir une solution de solidarité en Europe contre toutes les tentations xénophobes. Cette solution ne peut être que sociale et écologique. Pour y parvenir, le Forum européen des alternatives va poser une question centrale, celle de la démocratie des peuples contre le pouvoir confisqué par les financiers. Si nous le leur laissons, la tentation du repli ou de l’explosion de l’Europe l’emportera avec tous les risques que cela comporte. Construire des politiques de solidarité en Europe impose de reprendre la main sur les immenses richesses de ce continent. Plus de 1 600 milliards d’euros sont détenus en dépôt par les banques françaises, cet argent doit servir au développement social et à la solidarité. Pour ce faire, nous devons conjuguer les batailles nationales pour décider de l’utilisation de cet argent et la bataille pour changer le rôle de la Banque centrale européenne. Le Forum européen des alternatives va permettre de poser une question commune à tous les peuples européens, la reconquête du pouvoir citoyen. Le gouvernement grec a la légitimité démocratique, mais les puissances financières prétendent le priver de l’exercice de ce pouvoir. L’aider à gagner, c’est se donner de la force pour toutes nos batailles actuelles et futures.

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Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix
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