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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 14:12
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)
Conseil Communautaire du 16 décembre 2019 - photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont (+ Revue de presse)

photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu partiel d'Ismaël Dupont

Ce fut un conseil communautaire marathon hier, 16 décembre, entre 17h30 et 23h , avec une pause casse-croûte.

Je suis intervenu

- pour que soit mis en ligne sur le site internet de la communauté les rapports de dsp transports, aéroport, auberge de jeunesse, centre aquatique, etc. Et pour que le site doit actualisé avec les bonnes dates de conseil communautaire, et les ordres du jour.

- Sur le débat d'orientation budgétaire, il y a eu une intervention assez (d)étonnante d'Agnès Le Brun, pourtant vice-présidente de la communauté d'agglomération (à l'enseignement) et impliquée dans les décisions, pour charger, avec une longue énumeration de récriminations, les nombreuses "erreurs", "fautes", "manquements", "insuffisances" de la communauté selon elle.

"Liste de courses pré-électorale" a rétorqué Thierry Piriou qui n'a pas masqué son exaspération face à un propos qu'il jugeait politicien et de mauvaise foi.

Pour ma part, je suis intervenu après Agnès Le Brun pour souligner au contraire, que, même si pendant 6 ans je n'avais pas été en accord avec certaines des orientations, il était indeniable que le poids et la hauteur de l'investissement communautaire pour Morlaix dans le mandat et pour l'avenir étaient considérables: maison du tourisme, chantier SEW a la Manu, Espace des sciences, rénovation de l'habitat social morlaisien, investissement économique... Ce sont des dizaines de millions d'euros qui ont été injectés pour renforcer l'attractivité de Morlaix, considérée comme la locomotive du territoire, dans un contexte difficile ou Morlaix communauté a perdu 1200 habitants en 6 ans (et la ville de Morlaix 2000 habitants en 12 ans), cette hémorragie se concentrant sur le pôle urbain, ceci lié en particulier a des dynamiques territoriales et politiques nationales qui renforcent les espaces métropolitains et l'est breton, sur l'axe Rennes Nantes.

Un signe qui ne trompe pas, cette année, près de moins 300 000 euros de produit de la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises (moins dix pour cent), signe de morosité économique. J'ai aussi demandé dans mon intervention sur le débat d'orientation budgétaire que soit mise en place rapidement un projet de financement et d'installation d'une nécessaire école intercommunale de musique et de danse et que soient titularisés les contractuels du service environnement - collecte des déchets (20 salariés en CDD ou remplaçants) et que l'on ne sacrifie pas les dépenses de fonctionnement du quotidien, celles liées à l'emploi public et aux services publics, au soutien au monde associatif, au profit du seul investissement.

Le débat sur le DOB a été très polarisé dans une opposition très rentre dedans de la droite morlaisienne venant au secours d'Agnès Le Brun qui s'est pris les pieds dans le tapis d'une intervention excessive, face à l'exécutif de Morlaix-Communauté et à son président, alors même que les faits montrent que toute l'assemblée communautaire a pris conscience de l'intérêt à soutenir le pôle urbain (50 millions d'euros d'investissement sur les 6 ans passés a rappelé Yves Moisan).

- Dans la suite du conseil communautaire, je suis intervenu pour demander des précisions sur la nature et la destination précise de la subvention de fonctionnement à l'espace des sciences, équipement culturel qui ne sera mis en route qu'au printemps 2020 ( mais qui reçoit 300 000 euros cette année pour les dépenses de personnels liées a la préparation du projet scientifique et muséal, des médiations scolaires, et 500 000 euros en vitesse de croisière).

- Je suis intervenu aussi sur le renouvellement de la DSP avec Veolia sur la gestion de l'eau et de l'assainissement a Morlaix et Saint-Martin des champs, pour un contrat de 4 ans, avec un meilleur contrôle public des engagements, qui devrait si la volonté politique est présente (cela ne m'a pas été confirmé explicitement) être suivi par un passage engestion publique directe, qui pourrait néanmoins avoir recours toujours à des prestations privées pour des questions de compétence et de personnels qualifiés. Je me suis abstenu sur cette délibération en rappelant mon attachement à la régie publique directe.... Seul parmi les conseillers communautaires: les autres élus ont voté pour.

- Je suis intervenu pour me féliciter de la subvention à l'association de la Maison du Peuple de Morlaix (aide à l'investissement de 9998€ financée à 50% par le département et à 50% par Morlaix Communauté) pour une pré-étude architecturale pour rénover la salle des fêtes, le jardin en terrasse, la tour et le monte-charge. J'ai évoqué la haute valeur patrimoniale et historique de la Maison du Peuple de Morlaix: maison noble, puis coopérative de distribution, épicerie sociale, siège de la CGT, puis de la CGT et CGTU, accueil de congrès de partis politiques de gauche, solidarité avec les réfugiés républicains espagnols. J'ai aussi souligné les évènements d'éducation populaire, culturels et artistiques de grande qualité qu'organisait la Maison du Peuple.

- Je suis aussi intervenu sur le personnel, demandant si les dispositions expérimentales en faveur du télétravail étaient de l'ordre du volontariat. Ce qu'on m'a confirmé.

- Sur le parcours culturel de l'élève et le financement de transports pour l'accès des scolaires de Morlaix communauté aux équipements culturels du territoire, suite à une intervention de Jean-Guy Guéguen, maire de Carantec, réclamant une aide équivalente pour les écoles privées, j'ai pris la parole en rappelant que les modalités voulues par Blanquer et le gouvernement pour la scolarité obligatoire à 3 ans avaient contraint les mairies à augmenter fortement leurs aides publiques à l'enseignement privé et que la situation d'une concurrence entre public et privé vivant de fonds publics, sans la totalité des obligations de service public ni les contraintes équivalentes, sans la même mixité sociale bien souvent, posait question et se faisait bien souvent au détriment de l'école de la République, à laquelle je préférais qu'aille de préférence les soutiens communaux et intercommunaux.

Les élus privilégient la prudence à l’ambition
 

Il y a eu débat au Conseil communautaire, lundi 16 décembre, sur l’orientation budgétaire en 2020. Agnès Le Brun a pointé un manque d’ambitions contre une salle favorable à des choix prudents.

C’était la dernière réunion de l’année pour les élus de Morlaix communauté. Le débat d’orientation budgétaire (DOB) a été avancé afin de se tenir deux mois avant le vote du budget primitif de 2020, en février prochain, et pour ne pas être gêné par les élections municipales à venir. De fait, les chiffres énoncés par Jean-Michel Parcheminal, vice-président de la commission finances administration générale, étaient un peu biaisés, s’arrêtant au début du mois de décembre 2019.

Les recettes sont en baisse. La faute à la perte de 420 763 € provenant du fonds de péréquation des ressources intercommunales et communales (FPIC). Avec plus d’un million d’euros de diminution dans les dotations et participations, le total des recettes devrait rester sous la barre de 40 millions d’euros, alors que les prévisions semblaient plus optimistes.

"Le sujet n’est pas de faire une liste préélectorale."

Du côté des dépenses, la maire de Morlaix Agnès Le Brun reste perplexe : « Il me semble qu’il y a un flou artistique. Étant donné notre capacité de désendettement, c’est dommage de ne pas être allé plus loin. Sur la compétence transport, l’ambition locale n’est pas suffisante. Comment imaginer que le dimanche, dans le cadre du développement durable, il n’y ait pas de navettes dans les collines. Il n’y a pas de réponses adaptées aux habitants ».

Une longue prise de parole durant laquelle l’édile prend soin de détailler plusieurs points. Le ton monte. Thierry Piriou, président de Morlaix communauté, réagit du tac au tac : « Nous sommes là pour débattre. Le sujet n’est pas de faire une liste préélectorale. C’est affligeant. Vous avez abordé un tel nombre de points que j’en ai oublié la moitié ». « Ça s’appelle de l’agressivité mal maîtrisée, lance Agnès Le Brun. Il n’y a qu’une seule façon de ne pas être contredit, c’est de parler entre-soi ».

« Des choix à faire »

Thierry Piriou reçoit par ailleurs le soutien de plusieurs conseillers communautaires. « Je ne pense pas que la Ville soit délaissée par l’agglo, souligne Ismaël Dupont. Entre le projet du SEW, le désenvasement du port, l’aéroport… Il y a un nombre d’investissements pour le territoire avec la volonté de faire rebondir Morlaix ». « C’est conforme à ce que nous avons présenté il y a quelques années », ajoute Joëlle Huon. « C’est un DOB prudent qui permet de préparer l’avenir, conclut Marc Madec, vice-président du PLUIH. Après, des choix seront à faire selon les orientations ».

Morlaix communauté prévoit d’investir plus de 11 M€ en 2020. Ce qui permettra d’accroître la marge sur l’objectif initial de 60 M€ sur le mandat 2014-2020. « Nous sommes déjà à 70 M€ d’investissements au bout de six ans », confirme Jean-Michel Parcheminal.

Ouest-France
 
Morlaix. L’Espace des sciences ouvrira finalement en 2021

Publié le 18/12/2019

À cause de retards pris sur le chantier, l’ouverture de l’Espace des sciences dans l’ancienne Manufacture des tabacs de Morlaix (Finistère) n’aura lieu qu’au printemps 2021.

L’Espace des sciences investira notamment la salle des moulins de l’ancienne Manufacture des tabacs.

 

L’Espace des sciences investira notamment la salle des moulins de l’ancienne Manufacture des tabacs. | DR

Le vote d’une subvention de 305 300 € à l’Espace des sciences, pour 2020, a suscité un débat lors du conseil communautaire du lundi 16 décembre. Ismaël Dupont s’est interrogé sur cette somme « qui sert à payer du personnel alors que l’Espace des sciences ne fonctionnera pas encore ».

Le chantier a en effet pris du retard à cause d’aléas techniques et de lots infructueux. Cet équipement, installé dans l’ancienne Manufacture des tabacs de Morlaix (Finistère) ne sera pas opérationnel l’année prochaine, comme prévu, mais au printemps 2021.

Pour justifier la subvention, Françoise Raoult, vice-présidente à la culture, a expliqué qu’à Morlaix communauté, « trois personnes travaillaient actuellement à la future ouverture du lieu. Il y a aussi du personnel à Rennes qui nous aide ».

https://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-l-espace-des-sciences-ouvrira-finalement-en-2021-6659998

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 13:54
Défense de l'hôpital de Morlaix - Contradiction...

Contradiction...

Un billet que je reprends partiellement de mon collègue de l'opposition Hervé Gouédard.

Hier soir , mardi 17 décembre, le maire de Morlaix Agnès Le Brun, a mis au vote en fin de Conseil Municipal une motion de soutien à l'Hôpital Public assez générale et incontestable même si elle aurait pu être plus précise sur les responsabilités de sa mise en tension et de sa dégradation.

Dans cette motion, elle s'élève contre le sous-financement notoire du secteur hospitalier public à l'origine de la précarisation des soins et de la souffrance des personnels médicaux et non médicaux.

Comment ne pas être d'accord? Toute les élus municipaux de Morlaix ont voté pour.

Mais avant de voter, Hervé Gouédard lui a tout de même demandé quelle avait été sa position comme présidente du Conseil de surveillance lorsqu'il avait fallu valider le prochain projet d'établissement de l'Hôpital de Morlaix qui prévoit la suppression de postes de personnels non soignants (30 apparemment) et la mise sous la direction du CHU de Brest pour l'hôpital de Morlaix.

Elle a voté pour (comme Mme Mingam, élue de la majorité municipale)...

Renseignement pris, tous les autres élus politiques présents au Conseil de surveillance ont montré leur désaccord par une abstention- gauche (JP Vermot et Solange Creignou du PS) et droite léonarde ( dont le maire de Saint Pol de Léon).

Cela rappelle l'opération com' de la ville avec les cœurs à accrocher à la poitrine lors de la grande manif pour le maintien de la cardio alors que Mme Le Brun et Mme Bénard n'étaient pas étrangères au départ du cardiologue obligeant la fermeture du service. 

Ismaël Dupont

Défense de l'hôpital de Morlaix - Contradiction...
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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:47
Quelques enseignants syndiqués se sont réunis dans l’ancien lycée de Morlaix pour échanger sur les actions à mettre en place contre la réforme des retraites. (Le Télégramme/Yann Clochard)

Quelques enseignants syndiqués se sont réunis dans l’ancien lycée de Morlaix pour échanger sur les actions à mettre en place contre la réforme des retraites. (Le Télégramme/Yann Clochard)

 

Réunis en assemblée générale, mardi 17 décembre, des enseignants du Pays de Morlaix ont réfléchi aux actions à mettre en place pour lutter contre la réforme des retraites.

Ils sont sept ou huit autour de la table. Des personnels syndiqués de l’Éducation Nationale avaient donné rendez-vous dans l’ancien lycée de Morlaix pour une assemblée générale, à 9 h. Au bout de quelques minutes, le groupe commence à échanger sur la réforme des retraites. Tous se désolent de ne pas voir leurs camarades présents. Même si certains étaient bien à la manifestation prévue deux heures plus tard.

Les enseignants se mobilisent car ils sentent la difficulté de maintenir la lutte active, à une semaine de Noël. Les chiffres d’Ismaël Dupont, adhérent au Snes-FSU et documentaliste au collège Pierre-Mendès-France, le confirment : « Nous sommes 63 % de grévistes alors que nous étions 90 % le 5 décembre ». « Chaque jour de grève, c’est 1/30e du salaire qui est retiré. Ça explique peut-être que ce matin, nous soyons moins nombreux », ajoute Yann Le Ninan, secrétaire général du Snes-FSU Pays de Morlaix.

Une première depuis 2003

Pourtant, ils comptent bien poursuivre le combat. Le tout est de savoir comment. Ils ont prévu de se réunir samedi 21 décembre, à 14 h 30, devant la mairie. Une page Facebook devrait être créée afin de faciliter les échanges et l’organisation de mouvements dans le Pays de Morlaix. « Beaucoup savent qu’à la retraite, ils vont perdre jusqu’à 1 000 €, souligne Sébastien Ménès, du syndicat Sud Éducation 29. Si Emmanuel Macron gagne, cela laissera le champ libre pour casser le statut de fonctionnaire ». « Avec cette réforme, les enseignants, notamment les femmes, seront perdants. Le gouvernement promet des revalorisations mais cela entraînera une hausse du temps de travail », précise Yann Le Ninan.

Ismaël Dupont dénonce par ailleurs la défiance du gouvernement face à un mouvement massif. « Il y avait 75 % de grévistes dans l’Éducation Nationale le 5 décembre. Les profs n’avaient jamais été autant déterminés depuis 2003 ». Où, déjà, les retraites étaient la cible du gouvernement, avec le projet de loi Fillon.

Bac +5 et 1 400 € net

« Cette réforme, c’est la goutte d’eau qui fait déborder la vase », lance Yann Le Ninan. « C’est plus qu’une goutte d’eau, surenchérit Julia Thatje, du Snes-FSU. Nous allons perdre 800 € par mois jusqu’à notre mort ! ». Au point que des enseignants se disent prêts à démissionner. « Les jeunes y songent de plus en plus, affirme Yann Le Ninan. On nous demande comment faire pour quitter l’Éducation Nationale ».

L’envoi massif de démissions simultanées est évoqué. Mais partir, c’est aussi abandonner un statut. Même si celui-ci s’avère plus précaire que par le passé. « Le salaire de départ est à 1 400 € net pour un niveau Master. Il faut souvent aller en région parisienne pour commencer. Et à aucun moment il y a consultation du personnel. On s’adapte à un nouveau dispositif et il faut changer un ou deux ans après… ».

Étudiants et enseignants dans la rue ?

« Face à un gouvernement qui, depuis un an, ne trouve comme seule réponse les lacrymogènes et des balles de défense, cela rend les échanges compliqués », confie Sébastien Ménès. S’ils aimeraient que la grève se généralise, que les étudiants aillent dans la rue, les enseignants ne veulent pas être accusés de « manipulateurs » vis-à-vis des jeunes. « Le niveau de répression lors de mouvements de lycéens est assez inédit, s’indigne Ismaël Dupont. Si des étudiants occupent leur fac, on fait venir les CRS. C’est stratégique. Les universitaires savent aussi que leurs parents se saignent pour leurs études ». Et ils n’ont pas envie de se faire saigner par les forces de l’ordre.

https://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/les-enseignants-ne-lacheront-pas-leurs-retraites-18-12-2019-12461438.php

Les enseignants ne lâcheront pas leurs retraites/ L'intersyndicale veut poursuivre le mouvement - Le Télégramme et Ouest-France Morlaix, 18 décembre 2019
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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:43
Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

Le cortège du MJCF à Rennes: 25 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

à Brest: 20 000 manifestants, plus que le 5 décembre

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A St Brieuc un cortège très important de 10 000 manifestants - ici le Parti Communiste avec ses élus

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

A Quimper, autour de 10 000 manifestants

17 décembre... Un raz-de-marée de manifestants ultra-résolus à obtenir le retrait de la réforme des retraites de Macron et à faire échec à sa politique de casse sociale généralisée. La CGT déclare 1,8 millions de manifestants dans toute la France, plus que le 5 décembre.

plus de 15 000 manifestants à Brest, plus que le 5 décembre

8000 à 10 000 manifestants à Quimper

3000 manifestants à Morlaix

800 à 1000 manifestants à Carhaix

1500 manifestants à Quimperlé

30 000 dans le Finistère en tout

10 000 manifestants à Saint-Brieuc

2000 manifestants à Lannion

6000 manifestants à Lorient

Plus de 3000 manifestants à Vannes

20 000 à 25 000 manifestants à Rennes, plus que le 5 décembre

20 000 manifestants à Tours (la plus grande manifestation de ses 25 dernières années, dit-on)

12 000 au Mans

10 000 manifestants à Saint-Nazaire

30 000 à Nantes

850 à Ancenis et 500 à Châteaubriant

10 000 à Poitiers

12 000 à Albi

45 000 à 60 000 à Toulouse, plus que le 5 décembre

40 000 à Lyon

12 000 à Valence

10 000 à Strasbourg

15 000 à Nancy

15 000 à Nîmes, plus que le 5

9000 à Rodez, plus que le 5

4000 à Brive, 2000 à Tulle, 600 à Ussel

5000 à Epinal

3000 à Saint Quentin (Aisne)

70 000 à Bordeaux

18 000 au Mans

200 000 manifestants à Marseille

22 000 manifestants à Nîmes, plus que le 5 décembre

15 000 manifestants à Toulon, 700 à Brignoles, 1500 à Draguignan

13 000 manifestants à Orléans

10 à 12 000 à Tarbes

6 500 à Besançon

Chiffres et photos communiqués par les sections et fédérations du Parti communiste

 

Le ministère de l’intérieur minimise l’ampleur de la mobilisation
Mercredi, 18 Décembre, 2019 - L'Humanité

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation

 

Alors que la mobilisation d’hier a mis un nombre record de manifestants dans la rue, avec 1,8 million de personnes dans toute la France selon la CGT, et que tous les syndicats s’accordent sur le succès de la journée d’action, comme à son habitude, le ministère de l’Intérieur persiste à minimiser l’ampleur de la contestation. Selon les chiffres officiels, seules 615 000 personnes auraient défilé dans le pays, dont 76 000 à Paris, soit un résultat en deçà de celui de la mobilisation monstre du 5 décembre, selon le ministère… Quant au cabinet Occurrence, réalisant le comptage pour certains médias, il réussit l’exploit de recenser encore moins de manifestants que la préfecture, avec 72 500 personnes à Paris, quand la CGT en dénombre 350 000. Partout dans le pays, le constat d’une mobilisation grandissante est partagé par les organisations syndicales. La CGT ainsi que Solidaires, qui évoque « une grande réussite », recensent sensiblement les mêmes chiffres : 200 000 personnes à Marseille, 120 000 à Toulouse, 60 000 à Bordeaux, 35 000 à Rouen, 30 000 à Nantes et Lille, 20 000 à Montpellier, Clermont-Ferrand, Brest et Caen, 18 000 à Rennes, 12 000 à Nice et Quimper, 10 000 à Cherbourg…

 

La vraie raison de l'assaut contre les retraites - par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 18 décembre

Plus la lumière se fait sur la nature du projet de liquidation du système de retraites solidaire, plus le gouvernement patauge dans ses propres mensonges et contradictions. Le plan de communication patiemment huilé pour faire accepter ce recul de civilisation majeur, assaisonné des mots flétris « égalité », « universalité » ou « solidarité », s’enraye face à la clairvoyance d’une majorité de nos concitoyens qui continue de soutenir le mouvement grève lancé par les syndicats.

L’universalité prétendue du système par points apparaît désormais pour ce qu’elle est : une promesse de pension croupionne, nivelée vers le bas pour tous les salariés quel que soit leur statut, et qui rendra indispensable la recherche de gains pour financer ses vieux jours. « Au travail ! » pour les classes populaires qui n’auront d’autre choix que d’accumuler de nouveaux points après l’âge pivot, et « à la bourse ! » pour ceux qui auront les moyens de contracter une retraite par capitalisation : voilà le vrai « projet de société » vanté par M. Macron.

Comme l’y enjoint fermement l’Union européenne, le gouvernement s’acharne avec ce projet mortifère à doper la financiarisation de l’épargne retraite. Elle représente « seulement » 230 milliards d’euros d’encours, un niveau très faible comparé aux autres pays européens, et aux plus de 1.700 milliards d’assurances vie. Or l’Union européenne exige que les retraites servent de « galop d’essai » à l’unification des marchés de capitaux sur le continent.

Ce faible attrait pour l’épargne retraite serait dû selon la communication gouvernementale à la complexité des produits proposés. D’où la création d’un nouveau produit d’épargne retraite dans la loi Pacte, effectivement plus accessible mais aux standards de ce qui se fait de plus vorace et juteux sur les marchés financiers, avec les risques accessoires. Ce désintérêt est dû, en réalité, à l’incroyable succès du système de retraite français qui garantit un niveau élevé des pensions nous permettant d’afficher un taux de pauvreté chez les retraités parmi les plus bas du monde. Démonstration est ainsi faite qu’il n’y a nul besoin de s’enchaîner au capital et à ses profits arrachés à la sueur des travailleurs pour présenter un des systèmes les plus efficaces socialement au monde, financé par les richesses produites et redistribuées sans parasitisme actionnarial, et dont le déficit – opportunément exagéré par tous les gouvernements depuis 30 ans – s’avère purement artificiel et serait aisément corrigé par des mesures volontaristes pour sécuriser le travail et l’emploi, l’égalité salariale entre les hommes et les femmes et le retour au niveau antérieur de la cotisation employeur, tout en mettant à contribution les actifs financiers des entreprises et des banques.

Voilà le véritable scandale pour les capitalistes, et la véritable raison de l’assaut contre les retraites. Et le gouvernement peine à s’en cacher. « L’épargne retraite doit devenir un produit phare de l’épargne des Français », s’exclamait Bruno Le Maire le 1er octobre dernier, dès qu’eut séchée l’encre de son stylo au bas du décret d’application du nouveau Plan d’épargne retraite, défiscalisé comme il se doit. Que ce produit financier ait été lancé juste avant l’offensive contre notre système de retraites ne doit rien au hasard : il fallait coûte que coûte pour le pouvoir donner un « signal » de confiance aux assureurs et autres fonds de pensions comme aux potentiels épargnants pour garantir au nouveau produit financier un départ en fanfare. C’est ce dont témoigne la connivence du gouvernement et du Président avec le fonds Black Rock, ce mastodonte nord-américain de la finance qui rêve de mettre la main sur l’épargne française et une partie de la dette publique.

Exiger le retrait de ce projet, c’est empêcher les fonds vautours de s’attaquer aux richesses produites par les travailleurs et, du même coup, mettre un frein décisif à l’entreprise macronienne de saccage de la solidarité nationale et de mise à disposition du capital financier et mondialisé des richesses du pays.

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:29
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)
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Manif de Morlaix ce 17 décembre - Une foule compacte de 3000 manifestants toujours aussi déterminés, avec le même niveau de mobilisation que le 5 décembre ( Photos Jean-Luc Le Calvez, Pierre-Yvon Boisnard et I Dupont)

Photos de Jean-Luc Le Calvez dans la manif de Morlaix ce jour.
Belle mobilisation!

Toutes et tous uni.e.s dans la lutte!

3000 personnes à  Morlaix ce 17 décembre, sensiblement autant que le 5 décembre.

On lâche rien!

Avec hier  plus de 1,8 millions de manifestant.e.s en France, soit 300 000 de plus que le 5 décembre et 30000 sur le Finistère la réplique a été massive. La puissante déferlante populaire dans les rues de France, les grèves reconductibles, les assemblées générales, le soutien grandissant de nos concitoyens montrent le net refus de sacrifier ses vieux jours et, avec eux, la solidarité nationale. Le pouvoir doit l’entendre et retirer son projet rétrograde.

 Le capital financier a décidé, dans le prolongement de l'élection d'Emmanuel Macron en 2017, d'engager toutes ses forces pour imposer une immense régression. Non seulement le projet gouvernemental de réforme des retraites conduira à « fabriquer des pauvres » dans le prolongement de la réforme de l'Assurance chômage, selon le mot du député André Chassaigne. Mais au-delà, c'est le principe même de solidarité, sur lequel repose la Sécurité sociale, qui est mis à mal.

Communiqué national du PCF, 17 décembre:

La mobilisation de ce 17 décembre contre le projet de réforme Macron a dépassé celle du 5 décembre dernier et atteint un niveau historique, exceptionnel. Les salariés qui ont fait le choix de manifester, malgré les entreprises de division conduites par le Premier ministre et son gouvernement, sont toujours plus nombreux: personnels de la santé, de l'éducation nationale, pompiers, salariés des transports, des ports, énergéticiens, de la chimie, du commerce, de la fonction publique, étudiants.... la liste est longue et dépasse largement celle des régimes spéciaux !!

A l'évidence, après sa présentation par le Premier ministre, les Français-e-s ont parfaitement compris les conséquences d'un tel projet de retraites à points : moins de pensions, un nouveau recul de l'âge de départ à la retraite,... et toujours plus de sacrifices pour le monde du travail dans son ensemble. Ils et elles ont perçu que la retraite selon E. Macron et E. Philippe, c'était d'abord un formidable marché pour le monde de la finance et de l'assurance (320 milliards d'euros), si cher à l'ex Haut-Commissaire aux retraites.

Le Premier ministre n'a pas d'autre choix que de retirer son projet et d'ouvrir des véritables négociations avec les organisations syndicales et un débat politique dans tout le pays, sous peine d'aggraver la crise qui traverse notre pays juste avant les fêtes de fin d'années.


Le PCF, pour sa part, entend poursuivre et amplifier la mobilisation partout dans le pays, pour continuer à mettre à jour les effets néfastes de la réforme Macron et pour montrer qu'une bonne réforme de notre système de retraites solidaire est possible et nécessaire, sans allonger le temps de travail des salariés.


C'est le sens de la proposition des communistes adressés au Premier Ministre et aux forces syndicales ( accessible sur le site Pcf.fr ):

Faire cotiser les revenus financiers des entreprises au même niveaux que les salariés (31 Mds), assurer une stricte égalité salariales Femmes-hommes (Près de 9 Mds), augmenter le SMIC de 20 % (3 Mds) permettrait de corriger les insuffisances du système actuel et d'offrir de nouveaux droits à tous les salariés : partir à 60 ans avec une pension calculée sur les 10 meilleures années (et les 6 derniers mois pour les enseignants), garantir à chacun qu'aucune pension ne soit inférieure à un SMIC,...

Partout dans le pays, les communistes vont amplifier leurs efforts pour mettre ces propositions dans le débat public avec nos concitoyen-ne-s. Ils seront également aux côtés de tous les salariés en lutte, dans les formes qu'ils décident démocratiquement.


Ils prendront aussi toutes les initiatives pour travailler avec les autres forces de gauche et écologiste sur des propositions communes, en lien avec les organisations syndicales, pour montrer que d'autres choix, porteurs de progrès, sont possible.

 

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:24

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, était l’invité du “petit déjeuner politique” de Patrick Roger le 17 décembre sur Sud Radio.

Fabien Roussel : "ceux qui nous donnent des leçons sont ceux qui aujourd'hui sont bardés de thune"

 

Jean-Paul Delevoye a démissionné lundi 16 décembre après les révélations successives sur les nombreux mandats qu'il avait oublié de déclarer auprès de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP). Fabien Roussel, secrétaire national du PCF et député du Nord, s'en tient-il à la version officielle d'un simple oubli ? "C'est insupportable répond Fabien Roussel au micro de Patrick Roger. Quand j'ai découvert en plus qu'il mettait ça sur le dos de sa femme en disant : 'c'est elle qui fait les comptes', je me dis, le ministre, il est gonflé tout de même... Il ne voit pas qu'il y a 5.000 euros en plus sur ses comptes ?! s'indigne-t-il. Ils brassent combien de milliers d'euros, ces gens-là, pour ne pas se rendre compte qu'il y a 5.000 euros qui ne devraient pas être sur leurs comptes ?!

 

Ils vivent en dehors du sol ! Et ce qui me fait mal aux tripes, c'est que ceux qui nous donnent des leçons, sont ceux qui aujourd'hui bardés de thune, gagnent des 1.000 et des 100, et nous disent qu'il faut travailler plus longtemps. Ils sont pétés de thune et ils nous disent : travaillez plus longtemps, faites des efforts ! C'est insupportable. Il est disqualifié, tout comme sa réforme !"

Jean-Paul Delevoye a été président des maires de France. "On peut avoir des mandats comme ceux-là et être déconnecté de la réalité insiste Fabien Roussel. Il suffit d'aligner le nombre d'émoluments, de salaires, de pensions qu'ils cumulent pour se rendre compte qu'ils ne savent plus combien vaut une baguette de pain et la réalité de la vie. Je suis pour limiter les indemnités des parlementaires" précise-t-il. Selon le journal Le Monde, le secrétariat général de l'Élysée était au courant de la situation. "Ils sont tous mouillés ! estime Fabien Roussel. Quand on a Macron qui travaillait avant dans une banque et émargeait à un million d'euros de salaire annuel, comment voulez-vous que ceux-là savent ce que ça fait une hausse de facture d'électricité de 20 à 30 euros de plus par mois ? Ils sont coupés des réalités !"

 

"Avec la démission de Jean-Paul Delevoye, c'est 1-0 pour le monde du travail !"

 

Pour Fabien Roussel, "avec la démission de Jean-Paul Delevoye, c'est 1-0 pour le monde du travail ! Aujourd'hui, deuxième séquence : grosse mobilisation prévient-il. On a besoin de montrer que le monde du travail est uni, que l'on ne veut pas de cette réforme et de ces gens-là. Je regrette profondément que le gouvernement fasse le choix du bras de fer. Il est décidé de présenter cette réforme un 11 décembre, à quelques jours des fêtes de Noël, la pire des réforme en mettant tout dedans, et il nous demande de ne pas faire grève parce que c'est Noël. C'est intolérable ! Après cette journée de manifestation, on fera le bilan : s'il y a plus de monde et s'il se confirme qu'il y a une majorité de nos concitoyens qui ne veulent pas de cette réforme, il y a ceux qui manifestent et ceux qui ne peuvent pas, le gouvernement doit ouvrir ses deux oreilles et dire qu'il retire sa réforme, qu'on se remettra autour de la table en janvier pour rediscuter de tout estime Fabien Roussel.

Édouard Philippe va recevoir mercredi 18 décembre syndicats et patronat. "Pourquoi il attend demain ? interroge Fabien Roussel. Il ne voit pas aujourd'hui que tout le monde est mobilisé ? Il y a des ports, des aéroports, des raffineries de bloqués. Des personnels soignants vont manifester aussi. Un pays est en éruption : il ne voit pas tout ça ? Il attend demain, une nouvelle journée de mobilisation pour réunir ses ministres ? On est obligé d'attendre que ça pète ? Il faut écouter ceux qui ne peuvent pas manifester et qui n'en pensent pas moins répète Fabien Roussel.

 

"Ils sont en train de préparer un régime par capitalisation"

 

Cette réforme des retraites passerait-elle si certains renonçaient à certains privilèges ? "Avec la loi actuelle, ils ont déjà aligné les régimes spéciaux sur le régime général. Un cheminot a le droit de partir à 52 ans, mais avec 43 annuités, il faut qu'il commence à travailler à neuf ans ! Il partira avec sa pension complète s'il a commencé à partir à 9 ans [pour les nouveaux entrants, ndlr]. Les régimes spéciaux ont déjà été réformés rappelle Fabien Roussel. Ils représentent 400.000 salariés en tout. Ils sont en colère contre un gouvernement qui les traite de privilégiés, alors que les privilégiés, ce sont les Delevoye, les Macron, les Édouard Philippe

Ils sont en train de casser le régime général, le régime Agirc-Arrco du privé, le régime du service public explique Fabien Roussel. Ils vont mettre tout le monde au régime sec et ils sont en train de préparer un régime par capitalisation, notamment pour les plus jeunes. Demain, il y aura un régime 'universel', mais où tout le monde aura une pension extrêmement basse, et on dit aux jeunes que leur pension sera de 30% à 40% de leur salaire moyen, et donc d'aller vers la capitalisation. La loi Pacte a prévu que les assurances puissent gérer des fonds de pensions de retraite pour les futures générations. Les compagnies d'assurance vont doubler leur chiffre d'affaires dans les années qui viennent et vont se gaver sur le dos de nos pensionnés" alerte Fabien Roussel.

 

Fabien Roussel a menacé d'assigner en justice Bernard Arnault, le patron de LVMH, afin qu'il publie les comptes de sa holding. "La société dont il ne publiait pas les comptes, Bernard Arnault SE, c'est une poupée russe ! explique-t-il. J'aurai des révélations à faire dans les jours qui viennent prévient-il. En matière de dividendes, d'optimisation fiscale, de délocalisation de bénéfices, il y a de quoi dire. Le problème, ce ne sont pas les riches précise-t-il, mais le capital. Ces grandes fortunes sont des hommes et des femmes qui réussissent, qui donnent vie à de belles marques, on peut en être fier. Mais de l'autre côté, il y a un capital avide de toujours plus de richesse et ils le prennent sur la sueur des salariés. Au lieu que ces richesses nous reviennent, elles sont captées par ces personnes".

 

À la question de savoir s'il y aura des trains pour Noël, Fabien Roussel répond "je le souhaite ! Le gouvernement a jusqu'à vendredi pour retirer sa réforme. Sinon, le gouvernement portera la responsabilité lourde de bloquer le pays".

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:19
L’insupportable déferlante contre la CGT
Mardi, 17 Décembre, 2019 - L'Humanité

Par Patrick Le Hyaric  Directeur de l’Humanité

 

La destruction des conquêtes sociales implique de salir les organisations qui les ont portées et défendues. Briser le système de retraite solidaire réclame ainsi de calomnier la CGT, qui contribua à le mettre sur pied à la Libération, à l’initiative d’un de ses dirigeants devenu ministre, Ambroise Croizat. Telle est la cohérence des attaques et qualificatifs infamants lancés à la tête du salariat organisé.

« Fainéants », « privilégiés », « preneurs d’otage », CGT « menaçante » « qui refuse le dialogue », jusqu’à être odieusement comparée à Daech : pas un jour ne passe sans que les militants de la CGT et son secrétaire général ne fassent l’objet d’injures et de caricatures méprisantes lancées par la Sainte-Alliance médiatico-politique ultralibérale. La palme revenant à Christine Clerc insultant dans un journal régional Philippe Martinez, « admirateur de l’ex-URSS » et coupable d’une « moustache stalinienne ». Voilà qui dit tout de leur mépris de classe, de leur haine de l’ouvrier qui ose se dresser.

Des ministres jugent que la CGT « appelle à gâcher les vacances de Noël des Français ». Rien de moins ! Mais est-ce bien le gouvernement qui a opportunément fixé le calendrier de sa contre-réforme, ou rêvons-nous ? Et les éditorialistes stipendiés d’embrayer sur la parole ministérielle en dépeignant Philippe Martinez en père Fouettard dérobant les cadeaux au pied du sapin…

« Ce n’est pas la CGT qui gouverne », croyait nous apprendre hier, martiale, la porte-parole du gouvernement. Le problème, Madame, c’est qu’une majorité de nos concitoyens refusent de discuter du poids des chaînes qui les lient à la régression sociale ficelée par la coalition de la technocratie d’État et des puissances financières internationales. Ils veulent une vraie négociation sur le « mieux-vivre ». À travers ce mépris s’exprime celui du salariat organisé, qui, chaque jour, fait la démonstration des divergences d’intérêts entre les puissances d’argent et les travailleurs.

La raison oblige à constater que la CGT et son premier responsable portent une parole d’intérêt général dans laquelle se retrouvent des millions de Français opposés au projet gouvernemental, avec celles et ceux qui, courageusement, se mobilisent dans leurs entreprises, au prix d’un sacrifice immense pour leurs familles à l’approche des fêtes. Un sacrifice de l’envergure de celui qu’ont consenti nos aînés, qui ont obtenu les congés payés, le salaire minimum, la réduction du temps de travail ou la Sécurité sociale, subissant alors les mêmes calomnies. Cela devrait renforcer le respect qui leur est aujourd’hui refusé.

L’insupportable déferlante contre la CGT - par Patrick Le Hyaric, L'Humanité, 17 décembre
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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 12:12
Le même, le boucher de Hama, qui avait collé un procès en diffamation à Ian Brossat.
Habillé pour l'hiver le frère d'Hafez et l'oncle de Bachar!!! Dans une démocratie, la justice peut rattraper les chefs de guerre corrompus...
C'est heureux.
Justice De la prison requise contre Rifaat Al Assad pour "biens mal acquis"
Mercredi, 18 Décembre, 2019

Quatre ans d’emprisonnement et 10 millions d’euros d’amende. C’est la peine requise, le 16 décembre à Paris, par le Parquet national financier (PNF) contre Rifaat Al Assad, oncle du dictateur syrien Bachar Al Assad.

Quatre ans d’emprisonnement et 10 millions d’euros d’amende. C’est la peine requise, le 16 décembre à Paris, par le Parquet national financier (PNF) contre Rifaat Al Assad, oncle du dictateur syrien Bachar Al Assad. À la tête d’un empire immobilier en Europe, l’homme est un ancien ponte du régime syrien, persona non grata à Damas depuis 1984 et un coup d’État manqué contre son propre frère (le père de l’actuel dictateur). En France, le PNF l’accuse d’avoir frauduleusement bâti une fortune immobilière, à hauteur de 90 millions d’euros. Un joli trésor qui compte deux hôtels particuliers, une quarantaine d’appartements des beaux quartiers parisiens, un château et plusieurs haras dans le Val-d’Oise. Le PNF a réclamé la confiscation de l’intégralité de ces biens. Le magot proviendrait, selon les magistrats, de fonds syriens détournés et détenus par des sociétés luxembourgeoises gérées par les proches du prévenu. Cy. C.

Justice De la prison requise contre Rifaat Al Assad pour biens mal acquis  - Articles L'Humanité et Médiapart
Rifaat al-Assad, l’ex-protégé de Paris, comparaît, mais pas pour ses crimes de guerre
14 décembre 2019 Par Jean-pierre Perrin - MEDIAPART

Longtemps chouchouté par les services français et François Mitterrand, l’oncle de Bachar al-Assad comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour des faits de blanchiment aggravé. Dans l’ombre du procès, les grands massacres qui lui sont imputés en Syrie et ses relations avec la classe politique qui lui ont permis de devenir l’un des plus grands propriétaires fonciers de Paris.

est un jeu de Monopoly à l’échelle de l’Europe, avec un terrain de jeu qui s’étend de Paris à Londres, via Marbella, Gibraltar et Luxembourg. Sauf que les titres de propriété sont bien réels et que le joueur figure parmi les pires criminels de guerre de la planète. Mais la partie semble bel et bien finie : depuis ce lundi 9 décembre, Rifaat al-Assad, frère de Hafez al-Assad, oncle de Bachar et ancien vice-président de la Syrie, comparaît devant le tribunal correctionnel de Paris pour blanchiment en bande organisée, dans le cadre du dossier des « biens mal acquis », mais aussi pour travail dissimulé. Un dossier qui demeure néanmoins symbolique puisque les crimes de guerre qui lui sont imputés ne figurent pas à l’ordre du jour.

Le procès de Rifaat al-Assad, qui s’est déclaré « résident britannique », doit durer deux semaines. Il se déroulera en l’absence du prévenu, âgé de 82 ans, qui a invoqué des « raisons de santé ».

La plainte initiale, avec constitution de partie civile, a été déposée le 31 janvier 2014 par deux associations anticorruption, Sherpa et Transparency International France. Elles ont amené le parquet de Paris à ouvrir une enquête préliminaire sur les conditions d’acquisition de ce patrimoine, puis, après une instruction conduite par le juge Renaud Van Ruymbeke, à une inculpation pour corruption passive, sollicitation ou acceptation d’avantages par un agent public d’un État étranger ou d’une organisation internationale publique et blanchiment du produit d’un crime ou d’un délit, fait commis en bande organisée.

En principe, tout l’empire immobilier de Rifaat al-Assad sur le territoire français a été saisi par la justice depuis un arrêt du 27 mars 2017 de la cour d’appel – les justices espagnole et britannique ont fait de même. Mais à Bessancourt, dans le Val-d’Oise, les écuries du haras Saint-Jacques, que le Syrien possède depuis 1984 et qui fut longtemps son quartier général, sont encore habitées par ses proches. « Vous pouvez y aller. On ne vous tirera pas dessus. Ce n’est plus comme avant ! Faites attention quand même aux pitbulls », avait conseillé le propriétaire d’un centre équestre voisin lors d’une précédente visite. 

Le domaine lui-même s’étend sur 45 hectares. Il comprend un grand château, caché derrière de hautes futaies, des dépendances, des pâturages, un héliport et une immense piscine couverte en marbre, construite en dépit de l’opposition de la municipalité, qui n’en voulait pas en raison du sol schisteux. Depuis cette propriété, on a une vue plongeante sur la base de Taverny, qui fut longtemps le centre de commandement des forces aériennes stratégiques françaises, ce qui indique que le puissant seigneur des lieux avait toute la confiance de l’état-major.

Aujourd’hui la piscine est vide, il n’y a plus de chevaux et les anciennes écuries, en piteux état, ont été transformées en maisonnettes pour le personnel syrien, soit une petite vingtaine de familles, que Rifaat nourrit, loge et paye en liquide dans la plus totale opacité, sans qu’aucune administration ni aucune banque ne s’en soit jamais étonnée.

Dans un coin du parc rouillent trois Cadillac. Mais le château demeure en parfait état, avec un ameublement somptueux – dans un mauvais goût très affirmé –, et la grille en fer forgé s’ouvre encore de temps à autre pour laisser passer une voiture. Mais ce ne sont plus les Ferrari et Porsche d’antan, quand le domaine était flamboyant et que les gardes armés terrorisaient les promeneurs sur le chemin communal longeant le château et lâchaient leurs chiens sur eux à l’occasion.

Fin novembre 1984, bien que banni de Syrie, Rifaat va profiter de la visite de François Mitterrand dans ce pays pour regagner brièvement Damas, sachant que ses relations avec les services français lui valent protection. Dans son pays, il compte toujours des partisans, notamment à Lattaquié et dans la montagne alaouite, où on lui sait gré d’avoir maté les islamistes. Fort de cet appui, il exploitera chaque occasion pour essayer de prendre le pouvoir, prétendant succéder à son frère lors du décès de ce dernier en 2000, au détriment de Bachar al-Assad, et en 2013, se présentant comme un recours dans le conflit syrien, il aura des entretiens sans lendemain à Genève avec des officiels russes.

En même temps, pendant toutes ses années d’exil, Rifaat al-Assad se comporte en France comme en terrain conquis. « Quoi qu’il fasse en voiture, il ne payait aucune amende. Les services se chargeaient de régler les problèmes. D’ailleurs, chez lui, il y avait toujours table ouverte pour eux, confie un journaliste libanais à Paris qui avait un bon copain dans son entourage. Un matin, alors qu’il rentrait d’une folle soirée, vers huit heures et demie du matin, dans son hôtel particulier, il est tombé sur un homme de ménage. Se croyant menacé, il a sorti son flingue et a failli le descendre. »

Au milieu des années 1990, l’un de ses fils, âgé de 16 ans, sort éméché du VIP Room, une boîte des Champs-Élysées et, au volant d’une des Ferrari de son père, percute un jeune en scooter. La victime demeurera handicapée. L’affaire sera soigneusement étouffée. Aucune plainte déposée. Une explication possible à tant de complaisance est que, grâce à ses relations étroites avec les dirigeants saoudiens, il a pu servi d’agent d’influence dans les ventes d’armes au royaume.

Et puis Rifaat ratisse large. Il n’a rien d’un idéologue et ne rêve pas, comme son frère Assad, de restaurer la grandeur arabe. Il a des amitiés avec la dynastie marocaine. Et il n’a pas exclu, s’il prenait le pouvoir, que la Syrie noue des relations diplomatiques avec Israël. Pendant un temps, son chef de la sécurité a été un juif hongrois et, pour la petite histoire, le mari d’une animatrice vedette de la télévision française.

À Bessancourt, il s’est longtemps comporté comme un seigneur, l’ancien maire, un socialiste, lui cédant sur tout, tant il était fasciné par « le bourreau de Hama ». Il faut dire que celui-ci « arrosait » beaucoup la commune. Tout va changer en 2001 avec l’élection d’un nouveau magistrat, Jean-Christophe Poulet, un écologiste qui a aussitôt mis fin en 2001 à des pratiques qui avaient notamment permis la construction du gymnase, « financé par une valise d’argent liquide en 1996 et validé par la préfecture », le financement du centre social – pour compenser le fait que les petits Syriens du domaine sont accueillis dans les écoles de la commune – et d’aider diverses associations locales.

Puis il a engagé la lutte avec l’hôte du haras Saint-Jacques, transformant la sente communale qui sépare les logements délabrés du personnel en voie départementale pour mieux interdire aux gardes d’y circuler armés et de tirer le sanglier à l’arme automatique. Des batailles certes picrocholines, que le maire a largement remportées, bien que le Syrien les ait livrées avec l’appui des « services » français. « À trois reprises, j’ai eu en mairie la visite d’un officier, pas commode, qui me demandait : “Comment se fait-il que cela se passe mal avec les Syriens ? Il y a un intérêt d’État, il faut donc que cela se passe bien” », a-t-il raconté, lors d’une précédente visite à Bessancourt (il n’a pas souhaité nous reparler), précisant que l’officier ne voulait pas que son nom apparaisse sur l’agenda municipal.

Reste le problème du personnel, la vingtaine de familles qui semblent livrées à elles-mêmes dans le haras, où elles habitent sans droit ni titre, travaillent sans fiches de paie, avec des rémunérations sans doute aléatoires, et vivent dans des conditions déplorables, « avec des problèmes de sécurité sanitaire pour les enfants asthmatiques ». Cette situation, qui ne date pas d’hier, n’empêchait pas, il y a encore deux ans, le propriétaire des lieux de demander une extension du château.

Mais le haras Saint-Jacques n’est qu’une infirme portion de l’empire immobilier de l’ancien vice-président syrien. À Paris, il possède un hôtel particulier de sept étages, au 38 avenue Foch, un autre au 13 avenue de Lamballe, un appartement dans cette même artère, une dizaine d’appartements, certains panoramiques, au 100 avenue Kennedy à Paris, une dizaine d’autres au 79 quai André-Citroën et un terrain de 788 m2 non bâti, rue Jasmin. Il faut y ajouter des maisons et appartements à Taverny et près de 7 500 m2 de bureaux à la cité internationale de Lyon.

La plupart de ces biens sont détenus au nom de sociétés anonymes étrangères domiciliées à Luxembourg, plus une société française (SCI du 25 rue Jasmin) pour « gérer » la friche du XVIe arrondissement, dont la valeur est estimée à près de 3,6 millions euros, ou au nom de certaines de ses femmes et de plusieurs de ses 16 enfants. Ce qui permet à Rifaat al-Assad, souligne une source proche du dossier, « de n’apparaître dans aucun fichier administratif, de ne jamais remplir de déclarations fiscales (il est cependant assujetti à l’ISF), de n’avoir pas de compte bancaire à son nom ». Même son domicile véritable reste hypothétique : est-ce à Paris, à Marbella ou à Londres – où il bénéficie d’un splendide appartement au 50 South Street Mayfair ? Quant à sa nationalité, elle est double : il est syrien et citoyen de la République de… Grenade.

Si l’on regarde les comptes certifiés de ses sociétés basées au Luxembourg, on est abasourdi. Pour la Manitouling Holding SA, l’exercice 2010 – il n’y en a pas de plus récent – s’est traduit par un bénéfice net de plus de 165 millions d’euros !

Mais le patrimoine immobilier en France de Rifaat al-Assad n’est rien à côté de celui qu’il a acquis en Espagne à partir de 1988. Car la justice française a convaincu les juges espagnols d’enquêter aussi sur le Syrien et ses proches, dont l’origine des biens dans ce pays remonte là encore aux 300 millions de dollars fournis par Hafez al-Assad en 1984. Renaud Van Ruymbeke s’est donc rendu à Madrid pour fournir des informations à ses collègues espagnols, lesquels ont à leur tour lancé une vaste enquête et saisi, en avril 2017, 503 propriétés, dont l’une, la Marquina, s’étale sur plus de 3 300 hectares et est estimée à 60 millions d’euros. Toutes sont situées dans un périmètre relativement limité, entre Marbella et Puerto Banus, un port de luxe où la plupart des millionnaires espagnols ont leur yacht. Ils ont bloqué aussi de nombreux comptes.

De nouvelles enquêtes devraient suivre dans d’autres pays, ce qui place le Syrien en situation d’homme traqué. Reste le volet des innombrables crimes de guerre qu’il a commis dans son pays. Il y a bien depuis 2013 une procédure en ce sens en Suisse, en vertu du principe de compétence universelle, à l’initiative de Trial International, qui a fourni aux juges helvétiques un dossier volumineux. Mais la procédure est aujourd’hui enlisée. Aussi, les avocats de l’ONG et des plaignants dénoncent-ils « de graves manquements dans la procédure tels que l’annulation d’audiences, le refus d’interpeller et d’entendre le prévenu […], voire une volonté d’enterrer l’affaire »

 
C’est Abdallah ben Abdelaziz ben Saoud, l’un des 53 fils d’Ibn Séoud et lui-même futur roi d’Arabie saoudite, qui a cédé il y a bien longtemps le haras Saint-Jacques à Rifaat al-Assad. Des relations se sont nouées entre les deux familles : l’une des quatre femmes de l’ancien dirigeant syrien est la sœur d’une des épouses du souverain wahhabite.

À cette époque, la fortune de Rifaat est déjà phénoménale. Surtout si l’on songe qu’il est issu d’une famille alaouite pauvre et nombreuse de Qardaha, au cœur du pays alaouite. Au début de sa carrière, il n’était d’ailleurs, selon une autre source, que sous-lieutenant ou simple caporal des services de sécurité syriens au poste-frontière (avec la Turquie) de Bab al-Hawa. Car, à la différence de son frère Hafez, il n’a pas fait de véritables études militaires. Pour améliorer l’ordinaire, la solde étant médiocre, il profite de quelques prébendes, pratique fréquente chez les fonctionnaires syriens. Un haut responsable des douanes a raconté comment il empochait des petits billets de cinq livres pour faciliter le passage des véhicules.

Mais le coup de force perpétré le 22 février 1970 par Hafez al-Assad propulse le sous-lieutenant – ou le caporal – dans les plus hautes sphères. Le voilà promu colonel. À partir de 1971, il dirige les Saraya Al-Difaa an al-Thawara, les Brigades de défense de la révolution (l’Unité 569, de son vrai nom). Elles devaient être la garde prétorienne du régime. Elles deviennent vite une armée privée qui obéit au seul Rifaat. Elles sont surnommées les « panthères roses », à cause des treillis couleur pourpre que portent les miliciens. Selon Michel Kilo, un opposant « historique » au régime syrien, aujourd’hui réfugié à Paris, l’Arabie saoudite les finance et elles comptent 50 000 hommes, avec des blindés et de l’artillerie. Hafez al-Assad laisse faire. Il voit alors en son petit frère l’exécuteur de ses basses œuvres. Et il le sait prêt à tout.

En juin 1980, il préside les représailles contre les islamistes après que son frère a failli être tué par un membre de la garde présidentielle, probablement un islamiste. Le 26 juin 1980, une tuerie à la prison de Tadmor (Palmyre) fait entre 600 et 1 000 morts, selon les chiffres de l’ONG Human Rights Watch. Tous des Frères musulmans ou apparentés. Il y aura dix survivants, des détenus communistes qui ont été épargnés, dont huit sont aujourd’hui encore en vie – c’est grâce à leurs témoignages que l’on saura l’ampleur du carnage. Cette tuerie de masse va faire connaître le colonel Rifaat al-Assad à travers toute la Syrie. C’est par elle, il y a déjà plus de 30 ans, que la guerre civile, celle qui continue de disloquer la Syrie, a commencé.

Le 4 septembre 1981, en pleine guerre du Liban, survient l’assassinat de l’ambassadeur de France à Beyrouth Louis Delamare, à quelques centaines de mètres d’un barrage syrien. Dès le lendemain, l’ambassade sait que les tueurs venaient de Damas et un informateur a même donné leurs noms au premier secrétaire. « Impossible, eu égard à sa position au sein du régime, qu’il n’ait pas eu connaissance de l’assassinat », souligne un diplomate français ayant servi en Syrie. Cela n’empêche pas Rifaat al-Assad de se promener en France où, toujours sur la foi d’une dépêche diplomatique, en date du 17 août 1981, qui annonce l’octroi d’un nouveau visa diplomatique, il devait se trouver peu avant ou au moment même de l’attentat.

En février 1982, ce sont encore les Brigades de défense, avec d’autres forces d’élite, qui répriment un soulèvement islamiste dans la grande ville de Hama. Les affrontements qui s’ensuivront et la répression dureront plus d’un mois. Ce ne sont pas les islamistes qui en pâtiront – beaucoup ont pu s’enfuir – mais la population – environ 400 000 habitants –, tenue pour responsable de l’insurrection. Même s’il le nie aujourd’hui, Rifaat al-Assad dirige la répression. Le bilan sera terrifiant : entre 20 000 et 25 000 morts. Cette mise à mort d’une ville va littéralement imprimer la conscience de la Syrie jusqu’à aujourd’hui.  

300 millions de dollars pour développer son empire immobilier

Est-ce le bruit des grenades lancées à Tadmor ? Son audition est altérée et une note confidentielle du Quai d’Orsay en date du 25 juillet 1980, soit un mois après le massacre de Tadmor, nous apprend qu’il va se rendre à Bordeaux pour consulter un spécialiste de l’ouïe. « Il s’est fait accompagner par une trentaine de gardes armés », écrit le diplomate dans sa dépêche, à ce point stupéfait qu’il a souligné la phrase. Le document ajoute qu’un accord a été trouvé avec la douane française pour que son escorte puisse « entrer avec ses “matériels”, désignés sous l’étiquette “équipements sportifs” », mais que « la présence de ses gardes armés faisait l’objet d’une protestation de l’Union syndicale de la police nationale ».

La même note indique que Rifaat al-Assad possède déjà à Paris « un appartement avenue Foch et une villa en banlieue ». Si l’on ajoute les propriétés acquises à Damas et Lattaquié, l’ancien sous-fifre des services syriens sur la frontière syro-turque a déjà acquis un joli patrimoine immobilier depuis que son frère a pris le pouvoir. Dans d’autres notes confidentielles, on peut lire qu’il ne se déplace jamais en France sans être accompagné d’au moins 25 personnes, des membres de sa famille et leurs gardes du corps, toutes bénéficiant de passeports diplomatiques.

Mais, à partir de 1983, les relations entre les deux frères Assad se détériorent. Ayant rallié à sa cause une partie de l’establishment militaire alaouite, Rifaat cherche à se saisir du pouvoir en profitant de l’hospitalisation de son frère. La lutte fratricide menace de dégénérer en guerre ouverte. Les Saraya al-Difaa encerclent Damas, commencent à prendre des bâtiments publics et à désarmer l’armée régulière. Mais la plupart des hauts gradés alaouites qui sont à la tête des services de sécurité craignent l’arrivée au pouvoir du putschiste et s’y opposent. Hafez al-Assad ayant quitté l’hôpital, l’affrontement n’aura pas lieu. Rifaat capitule. Une explication aura lieu à Moscou, à l’invitation des dirigeants soviétiques. Rifaat est obligé de demeurer plusieurs mois dans la capitale russe, où son protecteur, Gaïdar Aliev, un des chefs du KGB, membre depuis 1982 du Politburo, ne pourra empêcher sa disgrâce à Damas. Il ne sera pas jugé mais ne peut plus y revenir.

Commence un long exil. Hafez al-Assad, pour sauver les apparences et calmer les partisans de son frère, le nomme… vice-président (il le sera du 11 mars 1984 au 8 février 1988) et lui donne une fortune. Selon l’ancien ministre syrien des affaires étrangères Abdel-Halim Khaddam, aujourd’hui en exil en France, le dictateur va puiser dans les caisses de l’État quelque 200 millions de dollars, à quoi s’ajoutent 100 autres millions provenant d’un emprunt à la Libye. Les 200 premiers millions proviennent des frais alloués par le budget national à la présidence de la République. Ce que confirmeront plus tard les enquêteurs français qui, en vérifiant les statistiques syriennes, ont constaté que les frais présidentiels, habituellement de l’ordre de 50 millions de dollars annuels, ont plus que quadruplé pour atteindre 214 millions en 1984, l’année où Rifaat a quitté le pays.

C’est avec ces 300 millions de dollars qu’il va développer son empire immobilier, d’abord en France, où il obtient de s’établir avec plusieurs dizaines de ses partisans après un séjour à Genève, Marbella, Londres… Il possède déjà de nombreux comptes dans divers paradis fiscaux car, en sa qualité de chef des Brigades de défense, il a racketté tant et plus, touché d’innombrables prébendes, organisé la contrebande en provenance du Liban, en particulier de voitures et de matériaux de construction, et le trafic des antiquités. En Syrie, il a mis la main sur le secteur des travaux publics. Khaddam estime qu’il a empoché ainsi 300 autres millions de dollars.

C’est en France qu’il installe sa famille de quatre femmes et seize enfants. Il établit son quartier général au 38 avenue Foch, à Paris, un immeuble de 4 000 m2, qui aura plus tard une discothèque sur le toit et une piscine en sous-sol, et depuis lequel il se livre à des activités politiques très anecdotiques visant, en théorie, à renverser son frère.

Bientôt, le président François Mitterrand va décerner à celui que l’on surnomme en Syrie « le boucher de Tadmor » ou « le bourreau de Hama » le titre de grand officier de la Légion d’honneur pour « services rendus à la Nation ». Nous sommes le 28 février 1986, soit moins de deux années après son départ en exil. Il bénéficie aussi de la protection permanente de la DST, avec, à ses côtés, une femme officier. Un diplomate, qui fut en poste en Syrie, raconte avoir croisé cette femme officier traitant à l’aéroport de Damas, peu avant Noël, où elle lui confiera être venue « remettre aux petits enfants de Rifaat des nounours et autres jouets de sa part ». Un simple factotum ? Sans doute pas puisqu’elle occupera ensuite des postes sensibles : la sécurité de l’ambassadeur d’Israël, celle de Jean-Pierre Raffarin quand il sera premier ministre… Rifaat n’est pas seulement protégé, il est chouchouté par Paris.

Un juge du Luxembourg, interrogé sur les agissements pour le moins troubles du Syrien dans le Grand-Duché, aura cette réponse d’une confondante franchise : « Comment nous serions-nous méfiés ? Il était en permanence accompagné d’un officier des services français. »

C’est François de Grossouvre, l’éminence grise de François Mitterrand, qui est venu voir Rifaat al-Assad dans sa résidence genevoise pour l’inviter à s’installer en France. Le même lui permettra d’y prospérer et d’y bâtir tout un réseau de connivences. Il a même décoré en personne Rifaat de la Légion d’honneur lors d’une cérémonie au château de Rambouillet. Il l’invitera aussi régulièrement aux chasses présidentielles. Il semble convaincu que Rifaat a un destin présidentiel et qu’il faut le garder bien au chaud en attendant qu’il remplace son frère. Erreur catastrophique qui correspond au goût de Mitterrand et de son « duc de Guise » pour les officines douteuses, les « cabinets noirs ».

Tous les services français ont eu Rifaat à la bonne. Au début des années 1980, la DGSE est dirigée par un polytechnicien, Pierre Marion, peu familier du monde du renseignement. Le terroriste d’alors s’appelle Abou Nidal, un Palestinien qui travaille pour le plus offrant. À cette époque, c’est Damas son employeur. Marion est convaincu que Rifaat peut sinon l’éliminer, du moins le « désactiver » du théâtre français, où son groupe, le Fatah-Conseil révolutionnaire, a perpétré l’attentat contre la synagogue de la rue Copernic (4 morts, 30 blessés), le 3 octobre 1980, puis celui de la rue des Rosiers (6 morts, 22 blessés), le 9 août 1982. Par l’entremise de Grossouvre, le chef de la DGSE va rencontrer peu après le Syrien.

L’entretien se déroule au haras Saint-Jacques. Plus tard, le patron de la DGSE racontera sa rencontre avec « le bourreau de Tadmor » dans une interview au Nouvel Observateur : « Rifaat el-Assad venait à cette époque souvent en France pour se faire soigner, à Bordeaux. Il m’a demandé de venir sans gardes du corps et sans armes. Je suis donc arrivé -bas seul avec mon chauffeur. Après avoir traversé une haie de gardes du corps armés de mitraillettes, je me suis retrouvé face à face avec celui qu’on croyait être un chef d’orchestre du terrorisme proche-oriental. Après cinq heures de conversation, nous avons sympathisé. Il voulait même m’offrir des chevaux arabes. Après une seconde rencontre, une semaine plus tard, il m’a donné sa parole qu’Abou Nidal n’agirait plus sur le territoire français. Il a tenu parole. »

Sauf qu’Abou Nidal va bientôt changer d’employeur, délaisser Damas pour Tripoli, puis Bagdad, servir Mouammar Kadhafi et Saddam Hussein. Et s’il épargne en France le dirigeant palestinien Issam Sartaoui, qui milite pour la paix avec Israël et qu’il a condamné à mort, c’est pour mieux le faire tuer moins de deux ans plus tard au Portugal.

« Les services se chargeaient de régler les problèmes »

Visiblement, Rifaat al-Assad n’a pas respecté ses engagements. À l’été 1983, c’est au tour de deux autres chefs de la DGSE, l’amiral Lacoste – qui a remplacé Pierre Marion – et Alain Chouet, le chef du bureau des opérations antiterroristes dans le monde arabe, de retourner voir Rifaat al-Assad avec une mission analogue, cette fois à Genève, dans sa résidence de vacances. « Nous lui avons fait savoir que, malgré des déclarations fantaisistes, nous savions qu’il était le donneur d’ordre des attentats frappant la France sur son sol et au Liban », écrit Chouet dans son livre Au cœur des services spéciaux (éditions La Découverte).

Il y raconte la rencontre avec celui qu’il appelle « le grand Mamamouchi des services spéciaux syriens » : « Nous nous sommes compris. On a installé une sorte de téléphone rouge entre les services qui a parfaitement fonctionné. […] En tout cas, les attentats syriens contre nos intérêts se sont immédiatement arrêtés en France, ainsi qu’au Liban et le dialogue a été rétabli. » À lire entre les lignes Marion et Chouet, on découvre que le titre de grand officier de la Légion d’honneur a été décerné à un patron du terrorisme. Mais il a rendu tellement de services ! Dans leurs perquisitions, les enquêteurs ont d’ailleurs trouvé des lettres de la DGSE, de Charles Pasqua, de Jacques Chirac…

Justice De la prison requise contre Rifaat Al Assad pour biens mal acquis  - Articles L'Humanité et Médiapart
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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 06:02

 

La mobilisation de ce 17 décembre contre le projet de réforme Macron a dépassé celle du 5 décembre dernier et atteint un niveau historique, exceptionnel. Les salariés qui ont fait le choix de manifester, malgré les entreprises de division conduites par le Premier ministre et son gouvernement, sont toujours plus nombreux: personnels de la santé, de l'éducation nationale, pompiers, salariés des transports, des ports, énergéticiens, de la chimie, du commerce, de la fonction publique, étudiants.... la liste est longue et dépasse largement celle des régimes spéciaux !!

 

 

A l'évidence, après sa présentation par le Premier ministre, les Français-e-s ont parfaitement compris les conséquences d'un tel projet de retraites à points : moins de pensions, un nouveau recul de l'âge de départ à la retraite,... et toujours plus de sacrifices pour le monde du travail dans son ensemble. Ils et elles ont perçu que la retraite selon E. Macron et E. Philippe, c'était d'abord un formidable marché pour le monde de la finance et de l'assurance (320 milliards d'euros), si cher à l'ex Haut-Commissaire aux retraites.

Le Premier ministre n'a pas d'autre choix que de retirer son projet et d'ouvrir des véritables négociations avec les organisations syndicales et un débat politique dans tout le pays, sous peine d'aggraver la crise qui traverse notre pays juste avant les fêtes de fin d'années.


Le PCF, pour sa part, entend poursuivre et amplifier la mobilisation partout dans le pays, pour continuer à mettre à jour les effets néfastes de la réforme Macron et pour montrer qu'une bonne réforme de notre système de retraites solidaire est possible et nécessaire, sans allonger le temps de travail des salariés.


C'est le sens de la proposition des communistes adressés au Premier Ministre et aux forces syndicales ( accessible sur le site Pcf.fr ):

Faire cotiser les revenus financiers des entreprises au même niveaux que les salariés (31 Mds), assurer une stricte égalité salariales Femmes-hommes (Près de 9 Mds), augmenter le SMIC de 20 % (3 Mds) permettrait de corriger les insuffisances du système actuel et d'offrir de nouveaux droits à tous les salariés : partir à 60 ans avec une pension calculée sur les 10 meilleures années (et les 6 derniers mois pour les enseignants), garantir à chacun qu'aucune pension ne soit inférieure à un SMIC,...

Partout dans le pays, les communistes vont amplifier leurs efforts pour mettre ces propositions dans le débat public avec nos concitoyen-ne-s. Ils seront également aux côtés de tous les salariés en lutte, dans les formes qu'ils décident démocratiquement.


Ils prendront aussi toutes les initiatives pour travailler avec les autres forces de gauche et écologiste sur des propositions communes, en lien avec les organisations syndicales, pour montrer que d'autres choix, porteurs de progrès, sont possible.

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 15:18
Commune de Saint Thégonnec - Le Télégramme a titré dimanche « La dentiste ne s’installera pas en début d’année » - Il faut s'engager dans une autre voie pour mettre en place des services publics de santé (Roger HERE)

Le Télégramme a titré dimanche « La dentiste ne s’installera pas en début d’année »

 

Une fois les travaux faits par la commune pour l’installation d’un cabinet dentaire, la dentiste décide finalement de ne pas venir car elle en veut davantage (six mois de loyer gratuits et la prise en charge par la collectivité de frais d’acquisition de matériels).

 

Hélas ! Ce n’est pas la première fois qu’une municipalité se retrouve « gros Jean comme devant » après avoir fait des travaux pour accueillir un praticien, lequel se montre finalement un peu plus gourmand que prévu ; le-dit praticien misant sans doute sur l’absence de solutions de repli à court terme de la part de la commune pour tenter de  l’obliger à satisfaire ses exigences financières.

 

Nous voyons là l’un des aspects de la logique libérale dans laquelle se trouve placé notre système de santé. Car, depuis plus d’un siècle, notre médecine de ville s’exerce quasi exclusivement de façon libérale.

 

Force est de constater que ce modèle est aujourd’hui insuffisant, et qu’il faut désormais explorer d’autres solutions et ressources qui permettront d’enrichir et d’optimiser l’organisation des soins de ville.

 

Parallèlement, constatons que des changements notables se sont opérés chez les jeunes praticiens. En effet beaucoup d’entre eux ne voient plus leurs fonctions comme celles de leurs aînés, notamment le caractère sacerdotal de la fonction de médecin de famille aux horaires interminables. Ils souhaitent une autre façon de travailler.

 

Par ailleurs, nombreux sont les études et rapports qui alertent sur les difficultés d’accès à un professionnel de santé, qu’il soit médecin généraliste, spécialiste ou chirurgien-dentiste. Ces difficultés ne sont pas seulement géographiques, elles sont aussi économiques.

 

C’est précisément pour répondre à ces questions que les communistes pensent qu’il est nécessaire de s’engager dans une autre voie, pour mettre en place des services publics de médecine de ville sous la forme de centres de santé pluridisciplinaires, avec une organisation administrative commune, où les praticiens salariés, trouvent la réponse aux aspirations grandissantes de plus jeunes, en même temps que ces structures pérennes garantissent l’accès aux soins des populations y compris dans les territoires en difficulté.

 

Au-delà de la réponse aux besoins en termes de soins ces centres représentent pour ces territoires des éléments économiquement très structurants.

 

Les centres de santé sont des structures sanitaires de proximité dispensant des soins de premiers recours, en complémentarité avec l’hôpital public. Ils élaborent aussi des projets de santé et mettent en place des actions d’éducation thérapeutique du patient, ainsi que des actions  de prévention et de santé publique. Par ailleurs ils constituent aussi des lieux de stage pour les professionnels de santé.

 

D’autre part, en appliquant les tarifs conventionnés de l’assurance maladie et en pratiquant le tiers-payant, ils participent aussi à la réduction des inégalités dans le domaine sanitaire.

 

 Déjà de nombreux élus (communes, Communauté de communes ou d’agglomération) confrontés à ce scénario ont fait le choix d’être les chefs d’orchestre d’une politique de santé volontariste sur leur territoire. Ils se sont lancés dans la création de centres de santé, structures qui répondent en de multiples points à la nécessaire nouvelle organisation de l’offre de soins, offrant un ensemble de services publics de santé de premier recours, en complémentarité avec l’hôpital public.

 

La période des élections municipales qui s’est ouverte est l’occasion pour les militants communistes de poursuivre leur action dans cette direction.

 

Depuis un certain temps nous voyons fleurir des appels d’offre à praticiens, faits par les communes, sur les bords des voies de circulation, et lancées parfois comme autant de bouteilles à la mer. Au lieu d’actions au coup par coup et commune par commune, le temps est venu d’organiser collectivement et sérieusement le maillage de la médecine de ville, en secteur public, dans nos territoires.

 

En ce qui concerne le Pays de Morlaix les communistes pensent que cette question doit être posée en grand et constituer l’un des axes de direction des futures directions municipales et des communautés d’agglomération ou de communes.

 

Il faut s’engager dans la construction de réponses durables aux besoins des patients. C’est l’intérêt de la population dans son ensemble, mais aussi du territoire lui-même.

 

Roger HERE

 

 

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