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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 15:09
Hommage d'Alain Vigouroux, ancien élu communiste de Plobannalec-Lesconil, à Jessie Charlot, lui qui avait enregistré son témoignage de vie très riche en 2017: Jessie était quelqu'un de très ouvert qui avait fait des émissions avec Roger Gicquel

Hommage d'Alain Vigouroux, ancien élu communiste de Plobannalec-Lesconil, à Jessie Charlot, lui qui avait enregistré son témoignage de vie très riche en 2017: Jessie était quelqu'un de très ouvert qui avait fait des émissions avec Roger Gicquel

Ce matin, des camarades du PCF Pays Bigouden nous ont informé du décès la semaine dernière, samedi 11 avril 2020, de notre camarade de Plobannalec Lesconil Jessie Charlot, née Primot, à l'âge de 87 ans.
 
Elle souffrait d'une maladie et de problèmes respiratoires depuis plusieurs années.
 
Une cérémonie sera organisée avec la famille et ses camarades du pays bigouden pour un hommage après le confinement à la salle de l'amicale laïque à Lesconil.
 
Ancienne secrétaire de la cellule Alain Le Lay de Lesconil jusqu'en 2010, où elle fut alors remplacée par Patrick Gloaguen, ancien pêcheur, elle fut adjointe et conseillère municipale PCF de Plobannalec Lesconil. C'était "Madame la Rouge" de Lesconil, nous dit Patrick Gloaguen, très connue et reconnue par tout le monde, une combattante.
 
La Lescolinoise Jessie Charlot, née en 1932, a été embauchée à 14 ans à l'usine Billet de Lesconil « l’usine neuve ». La « vieille usine » Maingourg ayant été abandonnée avant la guerre. L'on y "traitait" la langoustine, le thon, le maquereau, le crabe, elle est devenue déléguée syndicale CGT et a participé au congrès national de l'alimentation à Paris en 1951. Il y avait à l’époque une centaine de travailleuses. pas d’horaire fixe, on répondait à l’appel à la cloche. Les pêcheurs livraient directement à l’usine car il n’y avait pas de criée. Ensuite il y a eu des mareyeurs. Les encaissements avaient lieu en fin de semaine.
Jessie est restée 7 ans dans cette conserverie jusqu'à ce que des problèmes de santé l'obligent à cesser, à 21 ans. Ensuite, elle a fait de la couture et de la broderie, des poupées de petits marins, des bigoudènes qui étaient ensuite commercialisées.  
 
Elle avait adhéré au PCF en 1955 et était le fer de lance des fêtes d'été du PCF Pays Bigouden, surtout celle du Travailleur de la mer. Elle s'occupait aussi de la loterie de la CGT.
 
Toute la reconnaissance des camarades communistes du Finistère pour ses décennies d'engagement, son dévouement à la cause d'une société plus égalitaire et fraternelle.
 

Nous transmettons notre sympathie à Nelly, sa fille, bénévole sur nos fêtes d'été, à nos camarades de la section PCF du Pays Bigouden et de la cellule de Lesconil, aux bénévoles des fêtes d'été du PCF pays bigouden, toutes nos condoléances à sa famille et ses amis.

 

PS: Merci à Alain Vigouroux, Patrick Gloaguen, Gaston Balliot, Gilberte Reneaud, Mimi Cariou pour ces informations. 

 

 
Jessie Charlot à une réunion du PCF dans le Pays Bigouden au côté de Guy Laurent (photo Patrick Gloaguen)

Jessie Charlot à une réunion du PCF dans le Pays Bigouden au côté de Guy Laurent (photo Patrick Gloaguen)

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 07:36
Décès de camarades et sympathisants de la fédération du PCF Finistère - l'hommage de la fédération

Plusieurs camarades et sympathisants du PCF Finistère nous ont quittés ces derniers jours.

- Suzanne Douarinou, membre du Parti depuis 1972 et âgée de 91 ans.

- Bernadette Champon, qui habitait Fouesnant mais était désormais en maison de retraite. Elle avait 96 ans et était adhérente depuis au moins une quarantaine d'années (Denise Blanche l'a connue à son arrivée en 86). Elle était institutrice à Pleuven avant d'être en retraite.

- Jessie Charlot. Ancienne secrétaire de la cellule Alain Le Lay de Lesconil jusqu'en 2010, elle fut conseillère municipale PCF de Plobannalec Lesconil. Elle avait adhéré au PCF en 1955 et était le fer de lance des fêtes d'été du PCF Pays Bigouden, surtout celle du Travailleur de la mer.

- Michel Larzul décédé en mars d'une longue maladie. Michel, médecin psychiatre et avait travaillé notamment à l'hôpital Gourmelen de Quimper, était le fils de Denise et Basile Larzul, le frère de l'avocat Claude Larzul.  Il n'était pas adhérent mais avait toujours apporté son soutien au PCF, le parti de ses parents, par des souscriptions tous les ans.

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

Je voudrais exprimer toute la reconnaissance des communistes du Finistère à ces camarades pour leurs décennies d'engagement pour la cause d'une société plus égalitaire, plus juste et fraternelle.
 
Nous transmettons notre sympathie aux membres des sections du Cap Sizun, de Fouesnant, de Quimper, du Pays Bigouden, aux familles et amis de Suzanne Douarinou, Bernadette Champon, Jessie Charlot, Michel Larzul.
 
Fraternellement,
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.
 
 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 07:11
Mercredi, 15 Avril, 2020

En Inde, comment l’Etat communiste du Kerala a jugulé l’épidémie

L’État dirigé par une coalition de communistes et de partis de gauche était le premier touché par le Coronavirus en Inde. Grâce à un plan de traçage des cas, de tests massifs, de fourniture de colis alimentaires et d’aides financières aux ménages, le Kerala est pour l’heure parvenu à juguler la propagation du virus.

 

Narendra Modi a longtemps tergiversé. Jusqu’à son allocution télévisée du 19 mars, le premier ministre indien n’a annoncé aucun plan concret de lutte contre le Covid-19. Et encore, celui-ci se résumait-il à un « couvre-feu populaire » de quelques heures avant d’appeler la population à applaudir les soignants depuis les balcons. La stratégie était si confuse qu’une fois le couvre-feu passé, des foules soutenues par les policiers se sont massées dans la rue pour faire tinter cloches et casseroles. Cinq jours plus tard, dans l’improvisation la plus totale, le chef du gouvernement donnait quatre heures aux Indiens pour se préparer au plus grand confinement de la planète. Privés d’emplois à l’instant-même, des millions de travailleurs migrants se sont lancés sur les routes pour rejoindre leur région d’origine laissant libre cours à la circulation du virus.

Briser la chaîne de transmission

Dans l’État méridional du Kerala, dirigé par le Parti communiste d’Inde (marxiste) et le Front démocratique de gauche, la population vivait déjà un confinement informel depuis plusieurs semaines. Sur le pied de guerre depuis le retour de Wuhan (Chine) d’un étudiant indien en médecine fin janvier, une équipe de soignants se réunit le soir de son arrivée afin de définir une stratégie. Plusieurs d’entre eux avaient déjà travaillé sur le virus Nipah en 2018, également transmissible de la chauve-souris à l’homme, et pouvant entraîner une infection respiratoire aiguë voire une encéphalite mortelle. À partir des recommandations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), les médecins établissent un plan de traçage des contacts des personnes infectées, d’isolation et de surveillance systématique. Seule façon de briser la chaîne de transmission dans un pays où la majorité de la population ne dispose pas d’accès à l’eau courante et vit dans des logements exigus. L’accès aux soins est également une gageure : l’Inde compte 0,5 lit d’hôpitaux pour 1 000 habitants (contre 4,3 lits pour 1 000 habitants en Chine).

Jeu de piste contre le virus

Une équipe de cinquante policiers, de personnels paramédicaux et de volontaires retrace les déplacements d’une famille de trois personnes malades arrivant d’Italie. Une banque, un bureau de poste, une bijouterie, des hôtels… la course contre le coronavirus prend des airs de jeu de piste. Une ligne téléphonique est même dédiée aux personnes pensant être entrées en contact avec la famille. Quelques centaines d’appels sont enregistrés. Tous sont priés de décrire leurs symptômes éventuels et redirigés vers l’hôpital pour être testés ou placés à l’isolement. 1 200 personnes sont rapidement confinées ; des médecins assurent un suivi téléphonique quotidien. Et un portage de nourriture est assuré. Dans le même temps, la ministre de la Santé du Kerala, KK Shailaja, ordonne aux quatre aéroports internationaux de dépister et filtrer les cas éventuels, orientés par la suite vers un centre gouvernemental. Les voyageurs testés positifs au Covid-19 sont eux aussi placés à l’isolement.

Des colis aux écoliers

Pinarayi Vijayan, le ministre en chef de l’État, qui tient un point d’informations quotidien, ordonne un confinement général le 23 mars et débloque un fonds d’urgence de 2,4 milliards d’euros. Il demande ensuite aux fournisseurs d’accès à internet d’augmenter leurs capacités afin que ceux qui peuvent télétravailler soient en possibilité de le faire. La production de gel hydroalcoolique et de masques est en outre augmentée, une ligne téléphonique d’assistance aux personnes mentalement fragiles est mise sur pied. Une politique de tests massifs est déployée sur l’ensemble du territoire. Des colis sont livrés aux écoliers qui dépendent habituellement des repas gratuits. Une allocation moyenne de 7 300 roupies (87 roupies) est enfin versée à la majorité des ménages afin de prévenir les impayés de loyer et couvrir les dépenses courantes. Un organisme de microfinance est également mobilisé pour octroyer au cas par cas des prêts à la consommation pour les ménages demandeurs.

Le service public, seul à même de faire face

Le Kerala est réputé pour disposer du meilleur système de santé de la fédération. Avec une surreprésentation des écoles de médecine et d’infirmières, l’État compte 30 000 soignants. « La lutte contre le coronavirus souligne une nouvelle fois à quel point un système de santé privé basé sur l’assurance serait totalement inadéquat pour relever ce genre de défi », insiste Thomas Isaac, le ministre des Finances. De fait, si le Kerala prend en charge 60 % des frais de santé, la moyenne nationale n’est que de 20 %. Premier État à rapporter des cas de coronavirus fin janvier, le Kerala enregistrait une baisse de 30 % des personnes infectées, la première semaine d’avril. Sur 387 cas, seuls trois patients sont morts et 52 % ont été guéris.

Inde: comment l'Etat communiste du Kerala a jugulé l'épidémie (L'Humanité, Lina Sankari, mercredi 15 avril 2020)

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 07:01
1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 72/ François Echardour (1925-1988)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère:

72/ François Echardour (1925-1988)

Né le 6 octobre 1925 à Suresnes (Seine, Hauts-de-Seine), mort le 23 juin 1988 à Brest (Finistère) ; marin du commerce puis ouvrier métallurgiste ; syndicaliste CGT et militant communiste du Finistère, membre du secrétariat fédéral du PCF.

 

François Échardour naquit en région parisienne dans une famille communiste. Son père, marin du commerce, était militant du Parti communiste en 1948, de même que sa femme, Jeannine, Simone Aubin épousée à Brest en mars 1946. Ils avaient quatre enfants en janvier 1950. Son beau-père et son beau-frère étaient cultivateurs. Après avoir obtenu le certificat d’études primaires, François Échardour devint marin du commerce, notamment à Brest où il s’était installé à la Libération. — Se confond-il avec François Échardour, novice en 1941 à Brest, qui fut grièvement blessé à l’avant-bras sur le remorqueur Le Loing ? — À l’été 1944, il avait participé aux combats de la Libération dans le sud du Loir-et-Cher.

François Échardour adhéra aux JC en août 1944 où il devint rapidement secrétaire d’un cercle, à la CGT en janvier 1945 et au PCF la même année. En juin 1948, il était membre de la commission administrative du syndicat CGT de la marine marchande de Brest (1947-1948), délégué d’entreprise et élu au CE de la Compagnie de navigation Charles, installée sur le port de Brest. En 1950, il déclarait avoir navigué et fait escale dans plusieurs pays (en Angleterre, à Chypre et en Afrique du Nord) et était membre de la commission de contrôle du syndicat des marins. Les responsables brestois du PCF repérèrent vite ce jeune et actif militant, secrétaire de sa cellule. En juin 1948, alors que la fédération du Finistère connaissait des difficultés, François Échardour devint secrétaire à l’organisation de la section de Brest après son passage par l’école de section (1947), puis par l’école fédérale (1948). C’est sans doute à la suite de la conférence fédérale de février 1949, présidée par Jeannette Veermersch*, qui renouvela fortement les instances dirigeantes (24 nouveaux membres, remplacement au secrétariat fédéral de Marie Lambert* par Daniel Trellu*) qu’il entra au comité fédéral dans une période de durcissement de la ligne du Parti communiste, provoquant des autocritiques et des exclusions, parfois temporaires.

Le 22 février 1950, François Échardour fut proposé pour accéder au bureau et au secrétariat fédéral dans un rapport soulignant ses qualités de dirigeant du Parti communiste et des organisations de masse, sa combativité et son action dans « le redressement sérieux » de la section de Brest. En 1951, il fut candidat aux élections cantonales à Ouessant. En avril 1955, alors que la direction et la ligne considérée comme trop sectaire de la fédération avaient en partie changé, ses « qualités » d’hier furent critiquées dans un autre rapport parlant de « son caractère impulsif, découlant d’une formation anarcho-syndicaliste » tout en soulignant que le secrétaire de la section de Brest était « un dirigeant populaire et homme de masse par excellence ». En janvier 1953, à vingt-sept ans, François Échardour était l’un des cinq membres du secrétariat fédéral du PCF du Finistère, plus particulièrement chargé de la jeunesse et de l’UJRF. En 1954, il devait suivre pendant quatre mois les cours de l’école centrale du PCF mais cette formation fut retardée en raison d’une crise municipale à Brest. À la suite de la démission du maire MRP Jaouen et d’une dissolution, de nouvelles élections furent convoquées le 16 mai 1954 : François Échardour figurant en 29e position sur 37 ne fut pas élu alors que le PCF avait 20 % des voix et la SFIO 22 %. De même, le 15 mars 1959, au 2e tour des élections municipales, il était en 23e position sur « la liste d’union de la gauche brestoise » (44 %), conduite par le socialiste SFIO Robert Gravot, battue en entier par la liste des droites. Les candidats communistes avaient obtenu les plus mauvais résultats.

Au début de l’année 1949, François Échardour fut poursuivi avec Jean-Paul Soubigou* sous l’accusation d’avoir arraché le drapeau tricolore du Centre de documentation coloniale, situé à proximité de la Maison des syndicats, et poursuivi en justice. C’était un bureau de recrutement de l’armée pour l’Indochine, et, le 25 novembre 1948, des grévistes réunis devant la maison des syndicats envahirent ce local où des recruteurs proposaient des primes élevées contre un engagement. Le procès eut lieu le 13 décembre, et le jugement fut prononcé le 31 janvier 1950. François Échardour et Jean-Paul Soubigou* furent condamnés à 2 mois de prison ferme et 68 000 francs d’amende,

En 1955, François Échardour, sans doute pour des raisons militantes, ne naviguait plus au commerce, mais était employé comme métallo à dans la réparation navale, aux chantiers Dubigeon à Brest. En mai 1956, lors du changement de la direction de la fédération, François Échardour resta au secrétariat, deuxième secrétaire de Paul Le Gall* promu secrétaire fédéral. Le 14 mai 1956, il occupait toujours cette fonction et était responsable de la propagande. La même année, lors du congrès constitutif de l’UJCF, les Jeunesses communistes prenant le relais de l’UJRF, le Brestois d’adoption de trente-et-un ans entra au comité national y siégeant jusqu’en 1959. Pour cette raison, sa présence au secrétariat fédéral du Finistère en mai 1957 fut un temps en suspens, mais François Échardour fut maintenu en étant déchargé de la propagande confiée au carrier Pierre Jaouen*.

Lors du congrès fédéral du 7 mai 1961, François Échardour quitta le secrétariat pour le bureau fédéral dont il fut membre jusqu’en 1976, restant ensuite un an au comité fédéral. Il se consacra surtout au syndicalisme.

François Échardour eu une activité important au plan syndical, à La CGT. Initialement militant des marins, puis, militant de la métallurgie de Brest, et secrétaire du syndicat CGT de l’entreprise de réparation navale Dubigeon, installée sur le port de commerce, il intervint lors du 9e congrès de l’Union départementale du Finistère, tenu à Quimper les 7 et 8 avril 1956. Il fut élu membre de la Commission administrative de l’Union départementale CGT du Finistère lors du 11e congrès de l’UD, tenu à Pont de Buis les 28 et 29 mai 1960.

Le 18 mai 1961, à la suite d’une altercation entre des délégués et des agents de maitrise, dans le cadre d’une grève de protestation contre une retenue sur salaire de trois quart d’heure, François Échardour, fut licencié, pendant que Lucien Le gall*, secrétaire du Comité d’entreprise, était mis à pied. La grève reconductible fut immédiatement décidée sur les chantiers. Finalement, à la suite de plusieurs journées de grèves, dont une le 24 mai, mobilisant au delà de l’entreprise, l’ensemble des ouvriers de la métallurgie brestoise, et devant l’ampleur de la protestation,la direction fut contrainte de le réintégrer, et les sanctions furent annulées le 30 mai. Le CE avait rejeté la demande de licenciement, rejet qu’avait confirmé l’inspection du travail.

Cependant, la direction n’abandonna pas pour autant son intention de se débarrasser du secrétaire syndical. Elle intenta une action en résiliation du contrat de travail en direction du conseil des prudhommes de Brest, et, par la suite, en correctionnelle. Le 13 septembre, une nouvelle journée d’action du personnel de la métallurgie brestoise marqua de nouveau sa volonté de mettre en échec la tentative de licenciement, et dans l’après midi plus de 500 métallos se massèrent devant le palais de justice où se tint l’audience aux prud’hommes. Le conseil décida de suspendre la procédure tant que le tribunal correctionnel n’aurait pas donné ses conclusion. Le 12 octobre, de nouveau les métallos se mobilisèrent en nombre devant le palais de justice, jour où Échardour et Le Gall devaient comparaitre devant le juge d’instruction. Il y eut encore quelques rebondissements à cette affaire qui prit une certaine importance à Brest, puis elle fut classée sans suite, à la suite du décès du juge, lors d’un voyage en Espagne, et l’abandon des poursuites par la direction des chantiers.

Au début des années 1960, François Échardour était secrétaire du syndicat des métaux CGT, puis secrétaire de l’Union Locale CGT de Brest (1962) et membre de secrétariat de l’Union départementale (1964).

 

Pour citer cet article :
https://maitron.fr/spip.php?article23601, notice ECHARDOUR François, Fernand, Auguste, Marie par Christian Bougeard, version mise en ligne le 1er novembre 2008, dernière modification le 18 juillet 2018.

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 06:36
La députée de gauche palestinienne Khalida Jarar détenue pour la énième fois par les Israéliens

La députée de gauche palestinienne Khalida Jarar détenue pour la énième fois par les Israéliens

Sur le site de l'AFPS: http://www.france-palestine.org

Actions pour soutenir les prisonniers politiques palestiniens

- filmez une courte vidéo de vous (moins d’une minute) dans laquelle vous exprimez une ou plusieurs des revendications énumérées pour la campagne. Affichez-la sur vos réseaux sociaux. Utilisez le hashtag #FreeOurPrisoners #COVID_19 et marquez Addameer dans votre message sur Facebook, Twitter et Instagram.

Envoyer aussi vos vidéos à l’AFPS afin que nous puissions les regrouper sur le site internet de l’AFPS et les transmettre à Addameer.

- écrivez et/ou appelez les bureaux du Comité international de la croix rouge (CICR) pour leur demander de s’assurer que les prisonniers palestiniens sont protégés et de faire pression pour qu’ils puissent téléphoner à leurs familles.

Bureau du CICR à Jérusalem : jer_jerusalem@icrc.org / Tél : 0041-22-7346001, Fax : 0041-22-7332057
Bureau du CICR à Ramallah : ram_ramallah@icrc.org, Tél : 02-2414030-1, Fax : 02-2414034
Bureau du CICR à Tel Aviv : dwaites@icrc.org, Tél : (+972) 35 24 52 86, Fax : (+972) 35 27 03 70
Bureau du CICR à Genève : press@icrc.org, Tél : +41 22 734 60 01ICRC
Bureau du CICR à New York : nyc_newyork@icrc.org

Nous demandons la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens pour assurer leur sécurité face à la rapidité de l’épidémie, particulièrement les détenus fragiles et susceptibles de céder plus facilement à la maladie comme les enfants, les femmes, les personnes âgées, les malades et les blessés.

Nous demandons la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens enfermés sous le régime de la détention administrative, détenus indéfiniment, sans preuve ni jugement.

Nous demandons la libération de tous les prisonniers politiques palestiniens en fin de peine et/ou qui devraient être libérés sous caution, en raison de la surpopulation carcérale.

Nous demandons à l’administration pénitentiaire israélienne d’assurer la protection des prisonniers en appliquant les mesures préventives nécessaires contre le COVID-19.

Nous demandons également à l’administration pénitentiaire israélienne (IPS) de maintenir la connexion entre les prisonniers et leurs familles grâce à des téléphones non surveillés ou à des appels vidéo, d’autant plus que les visites des familles sont suspendues et que l’IPS continue de refuser d’installer des lignes fixes dans les prisons.

Appel Addameer

Nous lançons un appel à nos alliés, à nos partenaires, à nos amis, à nos camarades pour qu’ils se joignent à notre campagne, urgente, pour libérer tous les prisonniers palestiniens afin de les protéger de COVID-19, en particulier à cause des restrictions accrues de leurs droits par l’administration pénitentiaire israélienne (IPS).

À la lumière des récents événements détaillés ci-dessous et parce que nous savons que la torture, la violence physique, la négligence médicale et les conditions carcérales inhumaines sévissent depuis longtemps dans les prisons israéliennes, nous sommes très préoccupés par la sécurité et le bien-être des prisonniers et des détenus palestiniens.

Début mars 2020, l’administration pénitentiaire israélienne (IPS) a suspendu toutes les visites des familles et des avocats des prisonniers palestiniens, faisant de cette mesure une précaution contre le COVID-19. En outre, toutes les procédures devant les tribunaux militaires sont reportées indéfiniment et les Palestiniens en détention préventive ou phase d’interrogatoire ne sont pas présentés au tribunal pour la prolongation de leur détention, ce qui aggrave encore les violations de leur liberté et de leur droit à un procès équitable et rapide. Les représentants légaux des prisonniers palestiniens ne peuvent pas communiquer directement avec eux et ne sont autorisés à leur téléphoner qu’en cas de besoin, ce qui signifie qu’ils ne peuvent pas évaluer avec précision la santé et la sécurité des détenus.

Par ailleurs, le 18 mars 2020, les avocats d’Addameer ont été informés que quatre détenus palestiniens pourraient avoir été exposés au coronavirus au cours de leur interrogatoire par un Israélien employé du centre de Petah Tikva, lui-même testé positif. Les quatre détenus ont été envoyés en quarantaine, à la clinique de la prison d’al-Ramleh, avant que deux d’entre eux soient rendus à leurs familles en Cisjordanie sans avoir été testés, et que les deux autres soient renvoyés dans des prisons israéliennes. Les Palestiniens continuent d’être arrêtés quotidiennement, chez eux, en Cisjordanie, pour être placés placés en quarantaine.

Notre préoccupation croissante pour les prisonniers et les détenus palestiniens pendant l’épidémie est nourrie par la négligence médicale systématique à l’intérieur des centres de détention et d’interrogatoire israéliens. En 2019, cinq prisonniers palestiniens sont morts en captivité, dont trois à la suite d’une négligence médicale délibérée, tandis que des centaines d’autres souffrent de maladies chroniques non traitées. En outre, les conditions déplorables, notamment le surpeuplement, l’insalubrité et la mauvaise nutrition, font des prisons des lieux dangereux de reproduction du virus. Les prisonniers ont signalé que de nouvelles restrictions s’appliquent aux achats effectués à la cantine de la prison et qu’ils ne reçoivent pas de produits d’hygiène et d’assainissement adéquats, ce qui les expose encore plus au risque de contagion.

Cela s’explique également par le refus continu de l’IPS d’installer des téléphones fixes dans les prisons, comme le stipulent les dernières négociations obtenues au moment des grèves de la faim. Le refus d’installer des lignes fixes est clairement une tentative d’éloigner davantage les prisonniers de leurs familles et, à plus grande échelle, de fragmenter la population palestinienne.

Compte tenu des nouvelles règles mises en place pendant la pandémie COVID-19, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) reste la seule entité autorisée à communiquer directement avec les prisonniers palestiniens et à leur rendre visite. Pourtant, le CICR n’a pas fourni aux familles ou au public de mises à jour sur les conditions des prisonniers pendant la pandémie COVID-19, en particulier ceux en quarantaine.

Nous appelons donc toutes les personnes de conscience à se joindre à nous pour exiger la liberté de tous les prisonniers.

 

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16 avril 2020 4 16 /04 /avril /2020 06:26
17 avril - journée internationale pour la libération des prisonniers politiques: liberté pour Marwan Barghouti et les prisonniers politiques palestiniens! (MJCF)
17 avril - journée internationale pour la libération des prisonniers politiques: liberté pour Marwan Barghouti et les prisonniers politiques palestiniens! (MJCF)
Action du MJCF Paris

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Prisonnier·e·s politiques / Palestine 🇵🇸

👉 Les prisonnières et prisonniers politiques sont actuellement plus de 5000 dans les geôles israéliennes.

👉 En arrêtant systématiquement les leaders politiques, c’est l’organisation de toute forme de résistance qui est empêchée. Plus largement, toutes les militantes et tous les militants politiques sont visés. C’est une façon pour Israël d’interdire aux Palestiniennes et Palestiniens de s’organiser collectivement et démocratiquement.

Liberté pour les prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s ! Vive la Palestine libre ! 🇵🇸

" Marwan Barghouti est un symbole : celui d'un peuple entier qu'on enferme, mais aussi celui de la lutte contre la colonisation. Il représente l'espoir d'une paix juste et durable. Le leader palestinien, emprisonné depuis 2002 a été condamné à la perpétuité cinq fois. En popularisant le combat de Marwan Barghouti, c'est tous les prisonniers et toutes les prisonnières politiques palestiniennes et palestiniens détenu·e·s dans des conditions inhumaines que nous mettons en lumière. En exigeant sa libération, c'est celle de tout le peuple palestinien que nous revendiquons. "

Les Jeunes Communistes

Action du MJCF Paris

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Action du MJCF Yvelines

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 09:29
Déconfinement le 11 mai : pas de protection, pas de travail !  (CGT, 15 avril 2020)

Déclaration de la CGT 15 avril 2020

Déconfinement le 11 mai : pas de protection, pas de travail !

Publié le 15 avr 2020
 
Alors que le bilan de l'épidémie du Covid-19 dépasse désormais les 15 000 morts en France, Emmanuel Macron a annoncé lundi un début de déconfinement à partir du 11 mai, accompagné d’une réouverture des écoles, collèges, lycées ainsi que des crèches et, ce, contrairement à l'avis des professionnels de santé.
 

La réalité de l'intervention présidentielle, c'est aussi, le refus d'un dépistage systématique et massif, et l'aveu, avec un seul masque « grand public » disponible le 11 mai, qu’il n'y aura toujours pas suffisamment de protection pour toutes et tous.


Les annonces ont de quoi surprendre et décevoir les corps médicaux et scientifiques qui ont compétence pour parler des modalités de déconfinement ; rien de prévu sur : le retour à un fonctionnement régulier des services hospitaliers, la disponibilité des gels hydroalcooliques et des masques à l’usage des personnels soignants et étendus à l’ensemble des salarié.e.s et de la population, la généralisation des tests, ainsi qu'un système de surveillance épidémiologique opérationnel.


Derrière le masque de la compassion et de l'humilité, Emmanuel Macron a confirmé son choix : celui de la santé financière des entreprises et de l’économie, notamment des plus grands groupes bien avant la santé des salarié.e.s et de la population. Les profits du CAC 40 et les dividendes versés aux actionnaires ne sont toujours pas utilisés pour la solidarité nationale et la sortie de crise sanitaire.


Vous ne pourrez pas aller au restaurant mais les cantines des entreprises et des écoles seront ouvertes ! Pas de rassemblements sociaux mais regrouper 30 élèves dans une classe sans distanciation possible, ce n'est pas un problème pour le Président concernant 12,5 millions d'élèves et 1 200 000 personnels dans l’Éducation nationale.


« Reprenez le boulot », alors qu’une grande partie des carnets de commandes s’effondre. Décidément, le Medef et le gouvernement restent campés sur leur position et refusent de tirer les enseignements de la période pour aujourd'hui et demain.


La récente décision du tribunal de Nanterre obligeant la plateforme Amazon à se limiter à la livraison de produits essentiels démontre, pourtant, que la santé doit primer sur le profit.


La CGT réitère sa demande initiale d'une déclaration d'état de catastrophe sanitaire, afin de faire jouer la solidarité financière des groupes d'assurance qui doit aller au-delà d’un abondement symbolique du fonds de solidarité nationale et profiter à tous les salarié.e.s, TPE et artisans.


La CGT exige l'indemnisation de l'activité partielle à hauteur de 100% du salaire, le retrait des dispositions régressives de la réforme de l'assurance chômage (seuil de déclenchement des droits, dégressivité de l'indemnisation, etc.) et la prolongation des droits à l'assurance-chômage au-delà du confinement ; ne serait-ce qu'au regard des nombreuses professions qui ne pourront reprendre dans les activités de loisirs, du tourisme, du spectacle, etc. et de l'état de la situation de l'emploi au sortir de la crise sanitaire.

 

Montreuil, le 15 avril 2020

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 08:12
Touche pas à mon école - les parents d'élèves de l'école Gambetta à Morlaix se battent pour conserver le demi-poste UPE2A que l'inspection veut transférer après d'autres pertes de moyens humains les années passées

L'école Gambetta est une école populaire du quartier de la gare - St Augustin de Morlaix, une école qui monte des projets et manifeste un grand dynamisme pour continuer à recruter des élèves et à vivre dans un contexte où l'école privée attire toute une partie des familles du quartier, et pourtant l'inspection académique ne cesse de lui retirer des moyens d'année en année. C'est inacceptable. Toute notre solidarité avec les parents d'élèves et personnels de l'école Gambetta!!! En ces temps de COVID-19, il faut un moratoire sur la carte scolaire et les fermetures de poste. On ne peut plus continuer à réduire les moyens du service public d'éducation et des écoles publiques.

 

"Après avoir dévoilé il y a quelques jours son inquiétude du transfert d’un demi-poste UPE2A vers Châteauneuf-du-Faou, pourvu pour faciliter l’inclusion des enfants non-francophones dans les classes ordinaires, l’association des parents d’élèves de l’école Gambetta a lancé une manifestation 2.0 sur les réseaux sociaux.

« Touche pas à mon école »
« Nous faisons tout ce que nous pouvons dans les conditions actuelles », a ainsi commenté Sébastien Portier, l’un des membres de l’APE. Si l’idée d’une petite vidéo de soutien avec photos et pancartes-feuilles avec le même message « Touche pas à mon école » a émergé dimanche 12 avril au matin, le résultat est visible sur le Facebook de l’APE depuis « 23 h 20 ce lundi 13 avril ». La vidéo a été réalisée en urgence par la présidente de l’APE, Julie Stephan Barthe, professionnelle de l’image et maman de trois enfants. Pour l’APE de Gambetta, le message est clair : « En plein confinement, on ne laissera pas partir ce poste. On ne laissera aucun enfant sur le bord du chemin. On ne lâchera rien ». Pour rappel, une commission pour décider des créations et fermetures de postes au niveau départemental devrait se tenir mercredi 15 avril à Quimper.

(Le Télégramme, 15 avril)"

 

"Morlaix. Un clip vidéo pour défendre l’école Gambetta

L’association des parents d’élèves de l’école Gambetta, à Morlaix (Finistère), a organisé une « manif 2.0 » sous forme de clip pour protester contre la suppression du poste d’enseignant allophone.

Le clip vidéo est présenté comme une « manif 2.0 » par l’association des parents d’élèves (APE) de l’école Gambetta, à Morlaix (Finistère). Sur la chanson Les oubliés, de Gauvain Sers, on y voit des élèves de l’établissement, ainsi que des parents, brandissant le message « Touche pas à mon école ! »

Il y a quelques jours, les parents ont été alertés par le syndicat Snuipp-FSU de l’Éducation nationale sur la tenue d’une commission de création et de fermeture de postes au niveau départemental, ce mercredi 16 avril 2020, à Quimper.

 

" Encore une mauvaise nouvelle pour l'école Gambetta...
Notre cher inspection d'académie de secteur a annoncé hier soir ( courageusement , à la veille des vacances scolaires) , qu'ils allaient déplacer à Châteauneuf-du-Faou , l'enseignant dédié aux allophones ( enfants dont le français n'est pas la langue maternelle). Beaucoup d' élèves de notre école vont être très impactés par le confinement, malgré cela notre inspecteur n'hésite pas à donner le coup de grâce aux enfants qui ont le plus besoin d'aide !!!! Selon le syndicat, « le demi-poste dédié aux enfants allophones (UPE2A) de Gambetta serait transféré à Châteauneuf-du-Faou », expliquait Sébastien Portier, porte-parole de l’APE, à Ouest-France, samedi 11 avril 2020." (Ouest-France, 14 avril)"

 

Morlaix - école Gambetta, le risque de fermeture d'un demi-poste confirmé en commission (Le Télégramme, 14 avril)

Pour la première fois depuis des années, l’association des parents d’élèves de l’école Gambetta montre une forme de découragement. Après la commission qui s’est tenue ce mercredi à Quimper, l’option de la fermeture de poste est toujours d’actualité
« Aujourd’hui, avec le confinement, on ne peut rien faire ». Pourtant, elle s’est régulièrement battue pour défendre les postes d’enseignement, faisant preuve d’imagination comme en juin 2018 avec le tournage de clip. Cette fois, le combat qu’elle mène concerne « le maintien d’un demi-poste UPE2A ». Il devait être rediscuté ce mercredi 15 avril en commission de la carte scolaire à Quimper. Si l’APE de Gambetta a le soutien du syndicat SNUipp-FSU et si ce dernier a défendu le poste en commission, comme le développe un communiqué évoquant que « Gambetta à Morlaix a des besoins sur ce poste », l’option de la fermeture est toujours d’actualité.

Pour l’APE, « l’aide ne peut venir maintenir que des élus pour garder ce poste ». Mention faite à la démarche du maire de Morlaix Agnès Le Brun vis-à-vis de l’inspection de circonscription mardi 14 avril ou encore de l’intervention du conseiller départemental Jean-Paul Vermot, qui, avec Solange Creignou et Joëlle Huon, ont saisi la direction départementale de l’Éducation nationale.

 

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 07:31
1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère:

71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

Née le 12 janvier 1914 à Brest (Finistère), morte le 20 février 1999 à Perros-Guirec (Côtes-d’Armor) ; institutrice ; militante communiste dans le Finistère.

Fille d’un quartier-maître infirmier dans la Marine nationale devenu commerçant, Marie Le Manchec, institutrice à Roz-sur-Couesnon (Ille-et-Vilaine), se maria en avril 1938 à Pontrieux (Côtes-du-Nord- Côtes-d’Armor) avec Georges, Louis Le Diset, commis des postes, fils d’une employée à la manufacture des tabacs de Morlaix (Finistère). Le couple eut deux fils puis divorça en 1950. Institutrice à Drancy (Seine) depuis la fin de la guerre, elle regagna Goulven (Finistère) puis Brest en 1952 où elle fut adjointe à l’école maternelle du Bouguen, puis à partir de la rentrée 1955 directrice de l’école maternelle de Traon-Quizac (devenue école maternelle de Lanrédec).

Militante de l‘Union des femmes françaises, secrétaire départementale de l’organisation au milieu des années 1950, Marie Le Manchec abandonna cette responsabilité en 1959 pour raison de santé. En 1957, l'Union des Femmes Françaises compte encore 200 membres. En mai 52, des militants à Brest remplacent le drapeau américain sur le monument américain par le drapeau tricolore, avec une mention sur une planchette "Les patriotes s'inclinent devant les libérateurs mais chassent les occupants". Faute de trouver les auteurs de l'action anti-impérialiste, trois femmes appartenant à l'organisation brestoise de l'UFF, l'Union des Femmes Françaises, dépendante du Parti communiste, Mesdames Bernard, Lagrange, Bozec, sont arrêtées et écrouées à la prison de Landerneau.  

Membre du Parti communiste français depuis 1954, Marie Le Manchec entra directement au bureau de la fédération communiste en 1956, resta au seul comité fédéral en 1959 et ne fut pas renouvelée par la conférence fédérale de 1962.

C'est Marie Le Manchec qui préside le Comité Fédéral du PCF Finistère du 27 janvier 1957. Souvent, les réunions sont présidées par des femmes. Paul Le Gall se charge du rapport, abordant la situation en Hongrie et en Pologne, parlant d'un "renforcement de l'unité du camp du socialisme", parlant de la lutte pour les salaires et les droits des locataires HLM, de la lutte pour la Paix en Algérie, des négociations avec le FLN, l'intervention de l'ONU. Il recense 19 sections dans le Parti Communiste en Finistère, et 60 cellules. Le PCF compte à l'époque entre 2400 et 2900 adhérents dans le Finistère. Au comité fédéral du 24 février 1957,  Louise Tymen, responsable de l'UL CGT de Quimper, intervient pour considérer que "le comité fédéral s'intéresse peu au problème des femmes". Marie Le Manchec considère qu'il y a deux problèmes sérieux à prendre en compte dans la période: le racisme, et la situation des femmes. Ce sont là des tâches impérieuses du PCF: 740 femmes à Brest attendent du travail. Pour autant, les femmes sont souvent plus rétives aux idées communistes.

A partir de 1961, Marie Le Manchec faisait partie du secrétariat de la section communiste de Brest centre.

Retraitée, Marie Le Manchec se retira à Commana en 1967 et fut candidate au Conseil général dans le canton de Sizun en mars 1981 et en 1982.

https://maitron.fr/spip.php?article138451, notice LE MANCHEC Marie, Yvonne dite Maryvonne. par Jacques Girault,

Lire aussi:

100 ans d'engagements communistes en Finistère: 70/ Charles Moigne (1894-date de décès inconnue)

 

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes: 67/ François Tournevache (1919-1993)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 66/ Jos Quiniou (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 65/ François Gaonac'h (1901-1978)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 64/ Paul Lespagnol (1949-2003)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 60/ Guillaume Bodéré

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 07:21
Thomas Portes - Comment parler de « jours heureux » quand on remet en cause les 35h, passe la journée de travail à 12H ou supprime des jours de congés aux salariés ?

Sur le discours du président Macron de lundi soir, un texte percutant de Thomas Portes, dirigeant national du PCF en charge du collectif des cheminots, auteur de "Au cœur de la haine", livre enquête sur l'extrême-droite, militant antiraciste, antifasciste, sur son blog hier-

https://thomasportes.com

Comment parler de « jours heureux » quand on remet en cause les 35h, passe la journée de travail à 12H ou supprime des jours de congés aux salariés ?

 

On nous promettait du Churchill, on a eu du Emmanuel Macron. On nous promettait des annonces, on a eu des généralités. 11 Mai. Sans doute le chiffre de l’année. Voilà la seule nouvelle annoncée hier soir par le Président de la République. Mais une date, si elle fixe un horizon, soit dit en passant indécis, ne fait pas une politique. Si le Chef de l’État a battu hier un nouveau record d’audience, c’est que les français attendaient de vraies réponses. Nous sommes loin, très loin du compte. Si on constate un changement de ton, terminé le chef de guerre, aucun mea culpa, ni remise en cause du système.

Ce n’est pas dans l’ADN du macronisme. Pourtant certains éditorialistes, à peine l’allocution terminée, se sont empressés de souligner « la grandeur de son discours ». On n’a pas dû regarder la même chaine. Plutôt que d’assumer ses responsabilités Emmanuel Macron a eu cette phrase : « comme vous j’ai vu des ratés, des lenteurs ». Mais une différence notable semble lui avoir échappé. « Nous » pour notre part nous ne sommes pas aux affaires, lui oui. Quand nous somme de simples spectateurs, il est l’acteur principal de la stratégie du gouvernement. Le limogeage express du directeur de l’ARS de la Région Grand Est, fusible de la macronie, relève de la même stratégie. Faire payer aux autres ses propres turpitudes. Le plan de restructuration de l’hôpital de Mulhouse n’était-il pas validé par la ministre de la santé de l’Époque, Agnès Buzyn, donc par le Président de la République ?

 

« En 26 ans la densité de lits d’hôpitaux pour 1000 habitants a diminué de 48 % en France ».

 

Jouant la carte de la séduction, Emmanuel Macron osera même une introspection personnelle à voix haute : « Étions-nous préparés pour cette crise? A l’évidence, pas assez ». Nous n’étions pas préparés du tout ! Pourtant les alertes avaient clignoté de tous les côtés depuis 10 ans. Hôpital, industrie, recherche … tout a été bradé, délocalisé ! En 20 ans, 60.000 places d’hospitalisation à temps complet ont disparu. Les hôpitaux publics, eux, sont passés de 400.000 lits en 1981 à 260.000 en 2011. En 26 ans la densité de lits d’hôpitaux pour 1000 habitants a diminué de 48 % en France. Cela ne doit rien au hasard. Ce sont des choix politiques et stratégiques qui nous ont menés dans le mur.

Alors que la situation des EHPAD, et en particulier la mort dans un isolement total, avait soulevé une vague d’indignation, le Chef de l’État a annoncé sa volonté que « les hôpitaux et les maisons de retraite puissent organiser pour les plus proches la visite pour leurs proches en fin de vie pour pouvoir leur dire adieu ». Là aussi pourquoi avoir attendu si longtemps ? C’est un véritablement déchirement de voir nos anciens partir seuls, loin de leurs proches, de leurs familles, de leurs enfants. On nous répétait en boucle que cela n’était pas possible pour des questions de sécurité sanitaire. Et pour le salarié d’Amazon qui côtoie des dizaines de collègues au quotidien, là il n’y a pas de risque peut être ?

« Quelle hypocrisie d’utiliser la réouverture des écoles pour renvoyer les gens au boulot, sans aucune garantie sur les mesures de protection »

 

En réalité le 11 mai répond à une exigence unique, celle de relancer l’économie. Le MEDEF peut sabrer le champagne, ses sorties médiatiques ne sont pas tombées dans l’oreille d’un sourd. La priorité de l’exécutif est claire. D’abord l’argent, après la santé. Comment va s’organiser ce 11 mai ? On n’en sait rien. Dédoublement des classes ? Quels moyens de protection sanitaire ? Cantine ? Quelle hypocrisie d’utiliser la réouverture des écoles pour renvoyer les gens au boulot, sans aucune garantie sur les mesures de protection.

« Combien de tests pas jour ? Aucune réponse »

Et les tests ? Va-t-on revivre l’épisode des masques ? Afin d’éviter un nouveau psychodrame, Emmanuel Macron a annoncé que d’ici le 11 mai la France serait « en capacité de tester toute personne présentant des symptômes ». Un choix curieux, pour ne pas dire irresponsabilité, quand on sait qu’une des particularités de ce virus c’est qu’il existe des porteurs asymptomatiques susceptibles de contaminer les autres. La communauté scientifique le réclame unanimement, il faut un dépistage massif. En vérité, le gouvernement est coincé. Il ne peut répondre à cette exigence car notre capacité de production de tests est extrêmement faible. Combien de tests pas jour ? Aucune réponse.*

Sur les masques, l’État « en lien avec les maires, devra permettre à chacun de se procurer un masque grand public pour les professions les plus exposées ». Ici encore la terminologie est importante. Permettre ne veut pas dire obligatoire. Quant au port obligatoire du masque pour tous, le président refuse toujours d’y souscrire.

Ce discours, le 4èmedepuis le début de la crise sanitaire, ne reste pas dans les annales de la politique. Il est pour moi loin d’être à la hauteur. Le 25 mars dernier Emmanuel Macron promettait « un plan massif pour l’hôpital ». Depuis silence radio, aucun chiffre, aucune annonce. Quelques semaines après nous avions droit au chapitre sur « la souveraineté industrielle et la relocalisation ». Là aussi, on attend toujours la nationalisation de Luxfer ! Pour l’avenir, le Président promet « de se réinventer ». Qui va croire cela tant le Président des riches aura passé son début de quinquennat à détruire notre modèle social.

 

Comment parler de « jours heureux » quand on remet en cause les 35h, passe la journée de travail à 12H ou supprime des jours de congés aux salariés ?

 

Et c’est oublier un peu vite les ordonnances prises au début de la crise. Comment parler de « jours heureux » quand on remet en cause les 35h, passe la journée de travail à 12H ou supprime des jours de congés aux salariés ? Du bout des lèvres, le Président a évoqué « une aide exceptionnelle aux familles les plus modestes avec des enfants afin de leur permettre de faire face à leurs besoins essentiels ». Quel montant, dans quel délai ? Nous ne savons pas.

On peut accorder une chose au Président, il a fait un vrai discours politique, sans la condescendance habituelle. Le choc de la crise passée, la bataille politique va s’engager. Des lignes de ruptures vont apparaitre. Car au fond une question va dépasser toutes les autres. Qui va payer la crise ? En Argentine, le gouvernement va instaurer une taxe sur les 200 personnes les plus riches et les 200 plus grosses entreprises. En Espagne on met en place un revenu universel. Et en France ? On réouvre les écoles pour envoyer les parents bosser pour le MEDEF.

Un sujet préoccupe de plus en plus les françaises et les français, le paiement du loyer. Si le gouvernement annonce des aides supplémentaires pour les entreprises, rien pour les particuliers. Ce sujet monte de plus, en France comme dans le monde. Au Canada des locataires organisent la grève des loyers, en Espagne des syndicats et collectifs de locataires viennent de lancer eux aussi la grève des loyers,en Italie les associations de locataire demandent en urgence la création d’un fond d’urgence pour payer les loyers. En Allemagne, le Parlement a adopté fin mars une loi qui interdit pendant deux ans les expulsions pour des loyers qui seraient impayés entre avril et juin. Et en France ? Rien. C’est pour imposer ce sujet dans le débat que la CNL vient de lancer une pétition pour demander« un fonds d’indemnisation des habitants ».

« Les nouveaux jours heureux » passeront par un rapport de force politique et social d’ampleur. Ils nécessiteront aussi rupture, transparence et clarté. Et ce n’est pas gagné quand on voit la tribune du jour intitulée « En Europe, il nous faudra développer un modèle de prospérité ». Une tribune signée par plusieurs Ministres du gouvernement (Borne, Wargon), 37du CAC40 (L’Oréal, Ikea, Coca-cola, Suez, Danone, Unilever, Volvo, Nestlé, Engie…) et … Yannick Jadot. C’est une forme de clarification. Il faudra assumer.

 

Lire aussi:

Soutien à notre camarade Thomas Portes mis en procès par le groupuscule d’extrême droite Génération Identitaire.

Samedi 8 Février à 10H30 autour d’un café au local de section du PCF. 5 Rue Henri Moreau, 29200 Brest, suivie d'une participation au forum social brestois de réflexion et formation sur la lutte contre l'extrême-droite. Thomas Portes occupe actuellement le poste de chef de cabinet du maire (PCF) de Champigny (Val-de-Marne), il est responsable national du PCF en charge du collectif des cheminots, syndicaliste CGT et auteur de « Au coeur de la haine ». C’est au printemps 2018 que Thomas Portes s’est vu assigné en justice par Génération Identitaire suite à un tweet où il réagissait et l’opération anti migrants du col de l’Echelle. Cette assignation n’était pas un hasard, mais le fruit d’une démarche réfléchie et assumée visant pour Génération Identitaire, à se mettre en scène sous les feux

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