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17 janvier 2022 1 17 /01 /janvier /2022 06:48

 

L’électricité décarbonée est appelée à jouer un rôle majeur pour atteindre les objectifs climatiques que s’est fixés la France d’ici à 2050. Dans son récent rapport « Futurs énergétiques 2050 », RTE (Réseau de transport d’électricité) explore différentes hypothèses de mix électrique, aux fortes conséquences économiques et sociales.

*SERGE VIDAL est syndicaliste CGT, ancien ingénieur-chercheur EDF.

 

DES PERSPECTIVES ANNUELLES AUX PRÉVISIONS SUR TRENTE ANS

RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité en France, a une mission légale de prospective relative aux moyens de production et de distribution électriques. Chaque année, RTE publie un bilan prévisionnel afin de vérifier que l’équilibre entre l’offre et la demande d’électricité sera assuré pour les années qui suivent. Il dispose pour ce faire des informations et des compétences. Sur ces bases, RTE a, à plusieurs reprises ces dernières années, alerté sur les tensions relatives au passage des hivers (risque de black-out long). Des craintes similaires existent aussi au niveau européen.

Cette fois, l’exercice demandé à RTE par le ministre de tutelle en 2019, et dont une version a été publiée le 25 octobre 2021, porte sur les trente à quarante prochaines années, ce qui est assez différent des exercices annuels et fait appel à de nombreuses hypothèses.

La sécurité d’approvisionnement électrique nécessite un équilibrage production/consommation quasi instantané, mais aussi une programmation de moyen et long terme afin d’être sûrs de disposer des installations de production suffisantes le moment venu. On voit en ce moment, sur le court terme, avec la forte augmentation des prix, que cette spécificité est particulièrement incompatible avec la libéralisation des marchés et peut entraîner toutes sortes de spéculations : la multiplication des opérateurs privés induit des captations financières à différents niveaux. De façon parallèle, la programmation sur le long terme est indispensable et demande une vision et des principes (sécurité d’approvisionnement, maîtrise des coûts, égalité de traitement, indépendance nationale…) que seule la puissance publique peut garantir.

L’ensemble des hypothèses technologiques, économiques, sociales, géopolitiques, environnementales…, leur mise en cohérence et les objectifs visés constituent des scénarios énergétiques qui permettent de fournir des prévisions en matière d’investissements. L’évolution du contexte et les décisions prises modifient ensuite les données du problème et ces scénarios, indispensables à la prise de décision, doivent être réajustés.

La crédibilité d’un scénario dépend de la transparence de toutes les étapes du calcul. D’autres organismes – des associations, des universités… –, produisent de tels scénarios, qui diffèrent surtout par leurs hypothèses et leurs objectifs, parfois par leur méthodologie et leur transparence. Hors du monde universitaire, les moteurs de cohérence de ces études sont rarement en accès public.

Le gouvernement retient un scénario de référence pour établir la programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE), votée tous les cinq ans au Parlement. Ce scénario prospectif est aujourd’hui dit d’AMS (« avec mesures supplémentaires »).

 

DES HYPOTHÈSES CONTRAIGNANTES

RTE a donc publié en octobre 2021 une mise à jour de ses scénarios et en a évalué leur coût de revient. Le cadrage considéré par RTE est celui de la stratégie nationale bas carbone (SNBC, réévaluée tous les cinq ans=, qui s’inscrit dans le cadre de la loi relative à la transition écologique pour la croissance verte (TECV) de 2015. Loi qui a, entre autres, pour objectif une diminution de 50 % de la consommation énergétique française finale entre 2012 et 2050 (avec – 30 % en 2030) et de réduire à 50 % la part de l’électronucléaire d’ici à 2035 et la limiter globalement à 63,2 GW en puissance. La loi prévoit aussi d’atteindre la neutralité carbone en 2050, d’assurer la sécurité d’approvisionnement et la cohésion sociale, la maîtrise des dépenses des consommateurs et le droit d’accès à l’énergie sans coût excessif, bref une gageure.

Évolution de la consommation d’énergie finale et la part de l’électricité en France métropolitaine (historique et projection SNBC). Source : RTE, « Futurs énergétiques 2050 ».

Pour prendre moins de risques de non-atteinte de tous ces objectifs, il faudrait desserrer certaines contraintes de cette loi. Déjà, à la suite d’une précédente étude de RTE, l’objectif initial de 50 % de nucléaire dans notre mix électrique a été reculé par le Parlement de 2025 à 2035. La présente étude montre que la date de 2035 n’est pas non plus tenable.

 

SIX SCÉNARIOS ÉTUDIÉS

Trois scénarios retenus portent exclusivement sur des investissements dans les énergies renouvelables (scénarios M) et trois scénarios sur une combinaison entre énergies renouvelables et nucléaire (scénarios N). Ces six scénarios sont accompagnés de six variantes se rapportant à la consommation ou au mix électrique ainsi que d’une quinzaine d’études de sensibilité relatives aux coûts. À partir de différents jeux d’hypothèses, les scénarios sont multipliables indépendamment de leur désirabilité.

La première observation de RTE, dans le cadre défini, est que l’objectif de neutralité carbone implique une transformation profonde de l’économie et des modes de vie, et une forte augmentation de la part de l’électricité décarbonée dans la consommation énergétique totale. Les énergies fossiles, dont il faut sortir, représentent actuellement environ 60 % de la consommation actuelle, et elles sont importées.

Côté consommation, la SNBC table sur de l’efficacité énergétique (assurer le même service avec moins d’énergie), des transferts d’usages (changer d’énergie pour un même service) et de la sobriété énergétique (se passer de certains biens et services).

DES OBJECTIFS CLIMATIQUES DIFFICILEMENT ATTEIGNABLES

L’étude RTE met en évidence le fait que les scénarios avec maintien de nucléaire sont complémentaires du développement des énergies renouvelables et que les scénarios de substitution ne permettent pas l’accélération de la baisse des gaz à effet de serre demandée par le pacte vert européen. Pour cela, il faudra, a minima, étaler la trajectoire de fermeture des réacteurs nucléaires actuels.

Émissions de l’Union européenne depuis 1990 et objectif à l’horizon 2030 et 2050.Source : RTE, « Futurs énergétiques 2050 ».

RTE montre aussi qu’une « sortie rapide du nucléaire » (comme le préconise notamment le scénario Négawatt) « conduit soit à accepter des pénuries, soit à renoncer au respect de la trajectoire climatique de la France ». RTE montre également qu’ « un moratoire sur les énergies renouvelables conduirait à placer la France dans une position critique par rapport à ses ambitions de réindustrialisation et à ses trajectoires climatiques ».

L’étude RTE démontre que les besoins de flexibilité (non-fourniture à certains moments, recours à des batteries) et les limitations d’usages augmentent fortement avec la part des énergies renouvelables intermittentes (solaire et éolien).

Même si RTE a essayé de prendre des hypothèses similaires en termes de coût et de faisabilité des différents scénarios, le pari sur les capacités de stockage massif de l’électricité est très important pour les scénarios M.

La SNBC actuelle ne considère pas le captage/séquestration du CO2 comme suffisamment mature et mise sur une multiplication par 2,5 de l’usage énergétique de la biomasse.

 

SOBRIÉTÉ ET DÉMOCRATIE

La sobriété est le terme de bouclage pour les scénarios de réduction drastique des productions énergétiques pilotables. Cette notion recouvre la propension des individus à partager certains espaces et équipements, mais aussi d’autres modifications radicales de nos modes de vie ; entre autres, moins de déplacements, une moindre consommation des biens manufacturés, une baisse de 1 °C de la température des consignes de chauffage (actuellement 19 °C recommandés) ou de l’utilisation de l’eau chaude, de la frugalité numérique, la moitié du temps de travail en télétravail, etc.

Ces hypothèses peuvent heurter les aspirations du plus grand nombre et ne pas permettre la réduction des inégalités sociales ou de genre. Comme elles sont nécessaires à l’atteinte, sous contraintes, des objectifs énergétiques, elles risquent d’impliquer de la contrainte politique et sociale.

Il s’agit là de questions politiques de première importance qui ne doivent pas rester enfouies dans le fatras d’hypothèses structurantes de l’avenir énergétique du pays.

 

PAS DE SCÉNARIO AVEC MAINTIEN DU NUCLÉAIRE

Compte tenu du cadrage politique initial, RTE n’a pas étudié de scénario avec le maintien de la part du nucléaire dans la production électrique, actuellement de l’ordre des 70 %. (Un tel scénario sortirait du cadre, mais c’est aussi le cas des scénarios 100 % énergies renouvelables étudiés.) Avec une demande électrique en augmentation, le maintien de ce pourcentage impliquerait une augmentation en valeur absolue.

Compte tenu des délais de construction de nouveaux réacteurs, de la durée d’exploitation estimée des réacteurs actuels (autour de soixante ans) et du manque d’anticipation passée, cette option nécessiterait un effort industriel énorme et de la coopération internationale. La dégradation du tissu industriel national, les politiques de contractualisation et de sous-traitance, le manque de formation et le Wall Street management ont affaibli durablement les capacités du pays pour cela. Sans très forte volonté politique, cela ne pourra pas se réaliser.

UN BESOIN ÉLECTRIQUE SOUS-ESTIMÉ

La demande électrique retenue pour 2050 est de 645 TWh, soit 35% de plus qu’aujourd’hui. Une variante avec réindustrialisation du pays a été étudiée qui fixe la demande à 752 TWh, sans toutefois tabler sur un retour au niveau industriel des années 1990. L’Académie des technologies a, quant à elle, avancé le chiffre de 840 TWh, ce qui correspond à peu près à l’estimation d’EDF, qui considère l’estimation de RTE comme une trajectoire a minima.

Au-delà de cette bataille de chiffres se pose la question des marges de sécurité en matière de continuité d’approvisionnement. Une sous-capacité en moyens de production serait plus contraignant qu’une surcapacité. Il faut des marges de sécurité lorsqu’il s’agit de satisfaction des besoins, d’autant plus si on veut avoir une politique de réduction des inégalités sociales et de résorption de la pauvreté.

 

ÉVALUATION DES COÛTS

RTE évalue les coûts complets de ses différents scénarios et fait apparaître que le scénario avec mise en service de quatorze EPR d’ici à 2050 ferait économiser en investissements supplémentaires environ 200 milliards d’euros sur quarante ans par rapport à un arrêt total du nucléaire en 2060 et que le coût des énergies renouvelables est moindre dans le cas où elles sont associées au nucléaire.

Comparaison des coûts complets annualisés pour les différentes capacités en exploitation à l’horizon 2030 dans les six scénarios de mix considérés (moyenne des scénarios). Source :RTE, « Futurs énergétiques 2050 ».

Toutefois, le risque d’insuffisance chronique dans la fourniture électrique de la France, et donc son renchérissement, ainsi que celui de non-atteinte de la neutralité carbone en 2050, apparaissent comme des éléments plus déterminants que les écarts calculés de coûts.

La documentation fournie par RTE aborde de nombreux points liés aux contraintes de réalisation de ses scénarios, notamment leur impact en matière et d’occupation de l’espace. RTE souligne aussi les nombreux champs de recherche qui doivent être renforcés pour faire face aux enjeux.

 

URGENCE À DÉCIDER

RTE conclut à juste titre sur l’urgence (2022-2023) qu’il y a à prendre des décisions qui sont d’une ampleur similaire à celles prises dans les années 1970, au moment du lancement du programme nucléaire.

Les délais de construction sont longs, et déjà pour le nucléaire du retard a été pris. La période actuelle, où les taux d’intérêt sont bas, est propice au lancement d’investissements nucléaires ou renouvelables nécessitant beaucoup de capitaux au début. Le coût de l’indécision se payera cher à terme. La cohésion sociale, le progrès social et la réduction des gaz à effet de serre sont en jeu.

 

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16 janvier 2022 7 16 /01 /janvier /2022 06:54

 

 

Le directeur de campagne du candidat PCF, Ian Brossat, revient sur les propos de Fabien Roussel au sujet de l’alimentation. Des propos qui déchaînent les passions depuis quatre jours.

« Un bon vin, une bonne viande, un bon fromage, pour moi c’est la gastronomie française… mais pour y avoir accès, il faut avoir des moyens, et donc le meilleur moyen de défendre le bon vin, la bonne gastronomie, c’est de permettre aux Français d’y avoir accès. Et je dis que le bon, le beau, tout le monde doit y avoir accès. » Voici les mots de Fabien Roussel prononcés dimanche 9 janvier sur France 3. Des propos qui déchaînent les passions depuis quatre jours. Une polémique que l’on pourrait juger anecdotique ou futile à première vue : pourtant, elle mérite que l’on s’y attarde car elle dit beaucoup de notre époque.

Rendre le beau et le bon accessibles aux classes populaires

Pourquoi cette défense de l’alimentation pour toutes et tous au moment où tant de Français peinent à boucler les fins de mois, se privent de tout, fait-elle polémique ? Car elle touche au cœur de notre mode de vie et aux aspirations de celles et ceux qui n’ont rien, ou si peu. Par les mots qui sont utilisés, incontestablement, il est question de défendre le pouvoir d’achat des plus modestes mais aussi un certain art de vivre à la française. Celui-ci ne se limite pas à la gastronomie – le bon –, et nous formulons également des propositions ambitieuses en matière d’accès à la culture – le beau. Il est néanmoins évident que le vin, la viande, le fromage nous définissent. Cela fait partie de notre patrimoine, qu’on le veuille ou non, et il suffit de se rendre sur un marché pour s’en convaincre. Il n’y a rien de mal à cela, et il s’agit ici de n’exclure personne. Bien au contraire, il s’agit précisément de rendre le beau et le bon accessibles aux classes populaires.

Mais voilà que certains préfèrent culpabiliser les Français sur ce qu’ils sont. Alors que les temps sont rudes, que les crises s’accumulent, il est devenu courant de vouloir faire porter tous les malheurs du monde aux classes populaires. La pollution ? Ce sont les pauvres et leurs bagnoles qui en sont responsables. La crise climatique ? La consommation de viande des Français qui se serrent la ceinture toute la semaine. Inlassablement, les mêmes débats se rejouent. Sans surprise, celles et ceux qui professent à longueur de journée des leçons de morale, eux, n’ont jamais eu à se priver de rien.

La gauche souffre de sa déconnexion

Or, qui pollue le plus ? Les plus riches et les grandes entreprises. Tous les chiffres le montrent. Un exemple issu d’une étude d’Oxfam : BNP Paribas, Société générale, Crédit agricole et Total, ces quatre entreprises du CAC 40, ont une empreinte carbone supérieure à celle de tous les Français réunis. Que pèse le steak de l’ouvrier, de la caissière, du manutentionnaire, de l’infirmière, du livreur Deliveroo face à cela ? Des cacahuètes.

Ce dont souffre la gauche, ce n’est pas de la division. La gauche souffre de sa déconnexion, d’avoir tourné le dos au réel et aux classes populaires depuis des années, d’avoir oublié qui sont nos vrais adversaires. Avec Fabien Roussel, nous avons un candidat qui a les deux pieds dans le réel, et cela fait du bien. 

 

 

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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 17:56
Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - crédit photo Eug

Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - crédit photo Eug

Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - photo Enzo de Gregorio

Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - photo Enzo de Gregorio

Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - crédit photo Eug

Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - crédit photo Eug

Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - crédit photo Eug

Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - crédit photo Eug

Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - photo Enzo de Gregorio

Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - photo Enzo de Gregorio

Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - photo Enzo de Gregorio

Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - photo Enzo de Gregorio

Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - photo Enzo de Gregorio

Manif éducation nationale à Brest, 13 janvier 2022 - photo Enzo de Gregorio

Nous étions nombreux·ses à manifester ce jeudi 13 janvier, aux côtés des personnels de l'éducation nationale, afin de revendiquer une politique cohérente de protection et de prévention à la hauteur des enjeux sanitaires, scolaires et sociaux. 

+ de 2000 manifestants à Brest, et + 800 à Quimper

✊ #Greve13janvier

La fédération du Finistère apportait son soutien au mouvement des enseignants.

Elle appelait les personnels de l'éducation, les parents d'élèves et les lycéens et étudiants à manifester jeudi 13 janvier à 14h, à Brest (place de la Liberté) et à Quimper (place de la Résistance).

Pour faire entendre leur colère et obtenir une politique cohérente de protection et de prévention à la hauteur des enjeux sanitaires, scolaires et sociaux.

En effet de la maternelle au lycée, la situation est vite devenue explosive depuis la rentrée pour les élèves, les familles et les personnels. Une réalité que le ministre de l’Éducation Nationale a de plus en plus de mal à masquer. Encore moins avec son énième protocole publié le 6 janvier au soir. 

L’épuisement et l’exaspération de toute la communauté éducative atteignent un niveau inédit .

Alors que le coronavirus a bouleversé la situation sanitaire cette situation de crise exacerbe un contexte que nous connaissions bien avant  .

La lutte contre les inégalités sociales de réussite scolaire, pour la démocratisation de l’accès aux savoirs sont au cœur des propositions du Parti Communiste Français.
Depuis de nombreuses années, on a privé nos enfants de temps d’école, transférant aux familles, aux communes une partie des enseignements et de ce qui doit être fait à l’école.

Pour cela il faut transformer les pratiques. Il ne s’agit pas seulement d’augmenter le temps scolaire, mais de donner du temps aux équipes pour lutter contre les inégalités sociales de réussite scolaire.
L’argent existe, il faut le prendre sur les revenus du Capital, l’évasion fiscale qui coûte à notre pays plus de 120 milliards d’Euros.

Les communistes proposent :
- Un plan national pour rouvrir des écoles et des collèges sur tout le territoire et réduire le temps passé dans les transports, rénover, équiper, construire là où c’est nécessaire ;
-Des effectifs réduits dans les classes : pas plus de 20 à 25 par classe en fonction du niveau ;
-Un fond national pour garantir la gratuité de tout ce qui est nécessaire à la réussite scolaire.
Plus d’école, c'est nécessairement plus d'enseignants  90 000 RECRUTEMENTS TOUT DE SUITE!

- Plus d’école, ce n’est pas plus d’heures pour les enseignants : au contraire, ils ont besoin de temps pour travailler en équipe, se former, réfléchir à leur pratique… : plus de maîtres que de classes en primaire ; un temps de concertation inclus dans le service pour tous les personnels.

- Rattrapage des salaires (+30% et dégel du point d’indice)
- Mise en place de dispositifs de pré recrutement aux niveaux Bac et Bac+2, sous statut de la fonction publique, pour une entrée progressive et sereine dans le métier.

Manif éducation nationale à Quimper, 13 janvier 2022 - photos Yvonne Rainero, PCF Quimper

Manif éducation nationale à Quimper, 13 janvier 2022 - photos Yvonne Rainero, PCF Quimper

Manif éducation nationale à Quimper, 13 janvier 2022 - photos Yvonne Rainero, PCF Quimper

Manif éducation nationale à Quimper, 13 janvier 2022 - photos Yvonne Rainero, PCF Quimper

Manif éducation nationale à Quimper, 13 janvier 2022 - photos Yvonne Rainero, PCF Quimper

Manif éducation nationale à Quimper, 13 janvier 2022 - photos Yvonne Rainero, PCF Quimper

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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 15:57
AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis ce samedi 15 janvier 2022
AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis ce samedi 15 janvier 2022

AG de rentrée 2022 des communistes finistériens à Pont-de-Buis -

Ce samedi 15 janvier 2022 au matin, les représentants des 18 sections finistériennes du Parti communiste et des 865 adhérents du PCF Finistère (40 nouveaux adhérents en 2021 en dehors des mutations) étaient réunis à Pont-de-Buis, salle François Mitterrand, de 9h30 à 12h45, pour échanger sur la situation politique et sociale, s'organiser pour la campagne présidentielle de Fabien Roussel et les élections législatives qui viendront après. Merci à tous les camarades qui vont le déplacement!

Une AG des secrétaires et représentants de fédération avait lieu au même moment à Colonel Fabien à Paris où nous représentait Enzo de Gregorio.

Un bon débat de 3 heures jusqu'à 12h45 avec un peu plus de 40 camarades, suivi par un repas fraternel au restaurant Le Marléa juste à côté de la salle François Mitterrand pour ceux qui le souhaitaient.

Toutes et tous mobilisé.e.s pour la campagne de notre candidat aux présidentielles Fabien Roussel, le succès des nouvelles formules de l'humanité, et la préparation des législatives!

Dans le Finistère, 400 personnes sont d'ores et déjà inscrits sur le Comité de Soutien à Fabien Roussel ce 15 janvier après-midi. Objectif d'étape rempli! Prochaine échéance: 1000 soutiens au 10 avril, 50 supplémentaires par semaine, grâce au porte-à-porte dans les circonscriptions du Finistère avec le programme des Jours Heureux, la lettre aux Françaises et Français de Fabien Roussel, nos documents thématiques présentant les différents volets de notre projet. 

Le 24 janvier prochain Fabien Roussel présentera le programme complet de notre candidature, présenté sous la forme d'un livret à 2 euros.
Et le 6 février prochain, au lendemain de notre Conseil national, nous aurons le premier grand meeting national de l’année, au Parc Chanot à Marseille.

Le 17 mars, Léon Déffontaines, le secrétaire de la JC et un des 5 porte-paroles de Fabien Roussel, sera dans le Finistère, à Brest, à la fac Ségalen, pour une réunion publique sur les attentes de la jeunesse dans cette campagne présidentielle.

Au mois de février ou de mars, Ian Brossat, le directeur de campagne de Fabien Roussel, devrait venir dans le Finistère pour un meeting départemental.

Pour s'inscrire sur le comité de soutien finistérien: dupont.ismael@yahoo.fr

Photos de nos camarades Daniel et Eugénie.

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (Photo Eug)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

AG des communistes finistériens à Pont-de-Buis le 15 janvier 2022 (photo Daniel Laporte)

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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 13:52
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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 13:45

 

 

 

 

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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 13:40

 

 

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15 janvier 2022 6 15 /01 /janvier /2022 09:18

 

Les propos de Fabien Roussel sur la gastronomie française dans l'émission Dimanche en Politique ont agité la toile et le paysage politique cette semaine.

Fabien ROUSSEL y est accusé, par certains, de défendre une vision identitaire de la gastronomie française !!

Fabien Roussel y exprime son positionnement pour un accès à une alimentation saine, produite au maximum en local pour respecter également les droits et conditions des personnes qui nous font vivre de leur production.

On trouve ces propos à la 25ème minute de l'interview de Fabien ROUSSEL.

Cette phrase lui a valu une avalanche de critiques, l'accusant de défendre une vision très "franchouillarde" et "viandarde" de la gastronomie française et de faire des appels du pied à la droite identitaire. L'écologiste Sandrine Rousseau, présidente du conseil politique de Yannick Jadot, lui a par exemple répondu en lui indiquant que le plat préféré des Français était le couscous. "Je ne bois pas. Je suis végétarien. J’espère que je ne suis pas l’anti-France", lui a également demandé Sergio Coronado, ex-député écologiste.

Bien sûr cette polémique imbécile a fait réagir Fabien ROUSSE (voir une courte vidéo en cliquant sur le lien ci-dessous)

C'est avec conviction que Fabien Roussel assume : "Tout le monde doit avoir accès au bon, et au beau, y compris les classes populaires.".

Cette polémique, a suscité de nombreux commentaires dans la presse.
La « carte blanche de Catherine Nay » sur Europe 1, titrée "Le peuple de gauche a un vrai candidat, Fabien Roussel" vaut d’être vue et écoutée.

L'article de Natacha POLONY (rédactrice en chef du journal Marianne) vaut aussi d'être lu.

Le crime de Fabien Roussel ? Avoir parlé de gastronomie française" - Édito de Natacha Polony dans Marianne (Publié le 12/01/2022)

La phrase du candidat communiste à la présidentielle est pourtant impeccable, en ce qu’elle pointe la nouvelle forme que prend l’écrasement des prolétaires dans un monde régi par le capitalisme consumériste et le modèle du low cost.

En ce mois de janvier, certains se désolent de voir la gauche réduite à la portion congrue dans un pays dont beaucoup diagnostiquent l’état de « droitisation » avancée. D’autres attendent que « sainte Christiane », entre deux paraboles inspirées, descende de son Olympe pour la rédemption ultime. Et chacun de s’interroger : comment a-t-on pu en arriver là ? La faute aux médias qui « banalisent l’extrême droite » et « usent de son vocabulaire » ? La faute aux « populistes » qui manipulent des électeurs par conséquent manipulables ? Et puis surgit un épisode, tout juste une anecdote, et tout s’éclaire. Et l’on est pris d’une pensée émue pour Jean Jaurès, Léon Blum ou Jean Zay.

On avait déjà remarqué que Fabien Roussel, candidat communiste à l’élection présidentielle, faisait entendre une musique nouvelle. Déjà, il est candidat, quand son parti, depuis longtemps, avait renoncé à toute forme d’existence et s’était rangé derrière des Insoumis chez qui les transfuges du NPA ont pris le pas sur les grognards du Parti de gauche. Et le voilà qui déclare tout de go, en un week-end où Emmanuel Macron et Valérie Pécresse se sont lancés dans un concours de Kärcher : « Un bon vin, une bonne viande, un bon fromage : c’est la gastronomie française. Le meilleur moyen de la défendre, c’est de permettre aux Français d’y avoir accès. » Un esprit naïf considérera qu’il n’y a pas là matière à s’émouvoir et que la proposition n’est pas d’une audace ébouriffante. C’est oublier ce qu’est devenue la gauche.

Sandrine Rousseau tweete aussitôt : « Le couscous, plat préféré des Français. » D’autres se font plus explicites : « Faites avancer la gauche au lieu de faire des appels du pied à la droite identitaire. » En résumé, Fabien Roussel s’est rendu coupable non seulement de prôner des nourritures qui relèvent de l’exploitation criminelle des animaux, mais surtout de parler de « gastronomie française », et de tenter de la définir par des éléments qui ne fleurent pas bon le multiculturalisme. Il eût été davantage au goût de ces grands penseurs de la gauche de paraphraser l’Emmanuel Macron de 2017, qui visiblement les défrisait moins qu’un communiste à l’ancienne : « Il n’y a pas de gastronomie française, il y a une ­gastronomie en France et elle est diverse.

 

MISÈRE DE CETTE PRÉSIDENTIELLE

Ceux qui ont un certain âge se souviendront d’un temps où le Parti communiste français ne craignait pas de prononcer le mot « France » et appelait même les travailleurs à consommer français pour préserver leur emploi. Face à une mondialisation qui se mettait déjà en place, il était un des rares partis ­politiques à avoir compris que les conquêtes sociales du XIXe et du XXe siècle pouvaient être balayées par la libre circulation des hommes, des capitaux et des marchandises, qui permettaient aux multinationales de se fournir là où l’on pouvait encore exploiter les hommes et la terre.

La phrase de Fabien Roussel est impeccable, en ce qu’elle pointe la nouvelle forme que prend l’écrasement des prolétaires dans un monde régi par le capitalisme consumériste et le modèle du low cost : faire manger aux pauvres des produits infâmes et ultratransformés sous prétexte de les nourrir pour pas cher. Quand un virus s’attaque en priorité aux obèses, aux diabétiques, c’est-à-dire aux malades de la malbouffe, le problème devient plus prégnant encore.

Définir un modèle dans lequel une viande ou un fromage (ou un vin, crime contre l’hygiénisme, incitation à la débauche !) de qualité, fruits d’un savoir-faire respectueux des animaux et de l’environnement, sont accessibles à tout citoyen dans des quantités raisonnables, un modèle dans lequel tout citoyen, justement, a conscience des bienfaits non seulement nutritionnels mais aussi gustatifs, et donc spirituels, de ces mets plutôt que d’être dépendant de la publicité qui lui dicte ses envies de gras et de sucre, c’est un programme d’émancipation comme la gauche n’en offre plus depuis des lustres.

« La gastronomie devrait être la richesse des plus pauvres. Un communiste a su le dire, et certains veulent poursuivre l’enterrement de la gauche en abandonnant cela aussi à l’extrême droite. »

Alors, il y a ces mots : « gastronomie française ». Mon Dieu, on ose définir ce que serait la France ! Pour certains, à gauche, c’est déjà rouvrir Drancy. Tout ce qui préexiste et qu’on pourrait aspirer à perpétuer exclurait par essence ceux qui viennent d’ailleurs et doit donc être effacé. On ne sache pas que Jaurès ait eu une telle conception, ni que l’internationalisme implique l’uniformisation de l’humanité et l’effacement de toute appartenance. Mais, surtout, ces termes, « gastronomie française », nous rappellent qu’un tel patrimoine appartient au peuple. Un peuple qui se définit comme une communauté politique rassemblée par une histoire commune dont les nouveaux venus sont également dépositaires et qu’ils s’approprient. Le fameux « legs de souvenirs » de Renan.

Et ce peuple français a inventé une façon d’être au monde lié à la géographie de ce territoire. Rien-là qui relève du génie de quelques-uns ou de la richesse étalée par des privilégiés. La gastronomie commence par l’œuf au plat, la soupe de poireaux et pommes de terre. Elle est accessible à tous. La gastronomie, c’est le produit qui a la gueule de l’endroit et qui donne du plaisir. Et ce devrait être la richesse des plus pauvres. Un communiste a su le dire, et certains veulent poursuivre l’enterrement de la gauche en abandonnant cela aussi à l’extrême droite. On comprend mieux la misère de cette présidentielle.

Pour Découvrir, soutenir et partager les propositions de Fabien Roussel pour une ruralité, une agriculture et une alimentation heureuses, cliquer sur le lien suivant

 

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14 janvier 2022 5 14 /01 /janvier /2022 15:38
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14 janvier 2022 5 14 /01 /janvier /2022 06:46

 

Avec la forte hausse des prix de l’énergie et ses conséquences immédiates sur les conditions de vie des Français, quelques fissures sont venues lézarder le terrible « story telling » présidentiel mené par les relais médiatiques du capitalisme français. Ces petites brèches salutaires ont permis de remettre dans le débat public (pendant un instant) la problématique centrale de nos usages de l’énergie et l’indispensable révolution climatique à opérer. Certains ont ainsi subitement redécouvert le contenu réel de notre « assiette » énergétique nationale : notre dépendance aux énergies fossiles, pétrole et gaz, qui représentaient en France en 2018 plus de 67 % de notre consommation  d’énergie finale ! L’activisme climatique de façade de certains s’en est même trouvé assez bouleversé. Cachez tout ce pétrole et ce gaz que l’on ne saurait voir…

Ouvrir les bons débats, porter une politique énergie-climat globale et cohérente

Quand une porte est entrouverte, il faut savoir y mettre le pied. Poser les bonnes questions. Partir des réalités scientifiques et techniques d’aujourd’hui. Des trajectoires de consommation les plus probables [1]. Pour tenter de tracer un chemin énergétique qui réponde à nos objectifs climatiques, tout en assurant également les impératifs d’accès à l’énergie pour tous et de justice sociale, avec des prix contenus. Le candidat communiste Fabien Roussel porte ce discours de cohérence et de clarté dont nous avons tant besoin : dénonçant l’inacceptable racket sur le budget des ménages, résultat direct de la libéralisation des marchés du gaz et de l’électricité opérée depuis 25 ans au seul profit de groupes privés ; portant (seul) des propositions sans ambiguïté sur le besoin de décarboner tous nos usages de l’énergie, à partir d’une électrification avec une base pilotable associant le nucléaire et nos capacités hydrauliques, tout en favorisant un développement et une intégration maîtrisée des renouvelables non-pilotables ; soutenant (seul) la nécessité de (re)construction d’un service public unifié de l’énergie, depuis ses filières industrielles de production très en amont, jusqu’à la distribution aux usagers particuliers et professionnels en aval ; soutenant dans le même temps l’exigence indépassable de maîtrise de nos consommations d’énergie avec les grands plans d’investissement publics qui s’imposent, en faveur des transports peu polluants (relance du ferroviaire, plan vélo, gratuité des transports publics urbains…) et de la rénovation thermique à grande échelle des logements et bâtiments. C’est un programme « de raison » énergétique et climatique. Une raison qui semble malheureusement bien loin d’être partagée par tous…

Ne pas effacer l’historique…

Vous l’aurez aussi sans doute remarqué, dès que les prix flambent, les pompiers-pyromanes sont de retour. Le Ministre de l’Economie et des Finances Bruno Le Maire en tête - et tous ceux qui défendaient hier sans retenue la mise en concurrence et la casse du service public de l’énergie - se muent soudain en défenseurs de la régulation et du retour des tarifs règlementés ! Le candidat Fabien Roussel a bien raison de rappeler régulièrement ce que certains tentent systématiquement de mettre sous le tapis poussiéreux du temps politique : nous touchons les conséquences de 30 années de libéralisation des marchés du gaz et de l’électricité. Bientôt 30 années précisément depuis le référendum de 1992 sur le traité de Maastricht, cet acte fondateur du déchaînement idéologique néolibéral européen, dont les communistes étaient bien les seuls à l’époque à gauche à dénoncer les risques majeurs et les dérives auxquelles nous faisons face aujourd’hui.

Car, depuis le traité de Maastricht, ce sont « 3 paquets énergie » (+ 1 paquet climat-énergie) successifs de droit européen de la concurrence qui ont conduit à un système aberrant, qui ne permet ni de répondre aux besoins essentiels de nos concitoyens à des prix stables et raisonnables, ni de relever le défi climatique avec des productions décarbonées et des politiques publiques efficaces pour maîtriser la demande d’énergie. Ce système européen est devenu un « machine à faire flamber les prix » pour soutenir artificiellement les profits d’« opérateurs » privés, souvent uniquement commerciaux et sans capacités réelles de production.

Cette aberration se mue aujourd’hui en impuissance climatique. Car tandis que les contraintes et les pressions sur la disponibilité des ressources fossiles se sont accrues (et vont continuer de croître), le contresens énergétique néolibéral conduit à des abandons industriels en cascade et/ou à des arbitrages énergétiques particulièrement dangereux[2], dont le seul but est de satisfaire aux appétits des banques d’affaires et des grands groupes pétroliers et gaziers, désormais en quête d’une meilleure part de rente électrique. La prétendue « concurrence réelle et équitable au bénéfice des consommateurs », si chère à Jean Tirole, s’est muée en simple système affairiste, dont l’explosion des profits de Total ou d’Engie en France, ou les derniers résultats du « tournant énergétique » allemand[3] sont des exemples factuels. On pourrait se demander comment un secteur aussi stratégique et essentiel à la vie ne fait (plus) pas l’objet d’une politique publique européenne et nationale de long terme… si la domination du capital ne conduisait à la cécité sur notre horizon climatique.

Reconquérir la maîtrise sociale et publique de la production jusqu’à la distribution de l’énergie

La première urgence politique, c’est donc de savoir si l’on dit stop ou encore. Les résultats de la dernière COP 26 en témoignent : de l’aveu même de nombreux participants institutionnels, des dizaines d’heures de discussions ont été consacrées aux outils de marché carbone et aux « compensations carbone » entre Etats. Il faudrait être aveugle pour ne pas voir que, COP après COP, l’approfondissement des outils de marché est le sujet qui préempte désormais quasiment tout l’espace des négociations. Ce serait être tout aussi aveugle que de ne pas faire le constat du caractère exponentiel des ressources intellectuelles mobilisées par le capital dans ses stratégies d’intégration et de digestion des enjeux environnementaux et climatiques afin de ne pas remettre en cause ses logiques de rentabilité et de profit. Sans mauvais jeu de mots, le travail visible de ce que certains aiment à appeler les « lobbyistes » lors des conférences des parties n’est que la partie extrêmement limitée de l’iceberg des travaux des agents au service du capitalisme mondialisé consacrés aux marchés carbone, à la finance carbone, aux échanges de carbone… Un monumental  travail de sape de l’embryon de droit international climatique, pourtant encore sans contraintes réelles. En quelque sorte, plus les avancées scientifiques et travaux du GIEC ciblent avec justesse le cœur du problème, c’est-à-dire la question de nos consommations d’énergies fossiles, plus le capital cherche à botter en touche avec la création d’outils de marché sans efficacité. Car pointer les exigences profondes de transformation de nos modes de production, de contenu de nos productions, d’utilité sociale de nos productions, c’est directement toucher aux logiques capitalistes elles-mêmes. Les communistes seraient-ils donc de si piètres écologistes lorsqu’ils affirment que la première des urgences consiste à extirper le secteur de l’énergie et les enjeux climatiques du bourbier dans lequel les forces économiques dominantes  entendent nous enfermer un peu plus chaque jour ? Je ne le crois pas.

Mais pour cela, il ne faut pas entrer dans le débat présidentiel sur l’énergie et le climat seulement par le petit bout de la lorgnette de telle ou telle aide, de telle ou telle mesure sectorielle ou de telle ou telle technologie miracle. Il faut reposer le débat stratégique et structurel du secteur énergétique et de sa maîtrise sociale et publique pour le siècle qui vient. Qui le fera ? Ceux qui à droite n’ont qu’en tête la poursuite de l’ouverture des marchés de l’énergie et le transfert de rentes toujours plus importantes vers les grands groupes ? Ceux qui, désormais à gauche, s’accommodent ou défendent ouvertement la croissance de l’utilisation du gaz dans le mix électrique pour compenser l’intermittence des renouvelables non-pilotables, au seul profit des géants pétroliers et gaziers qui sont bien contents de trouver sur ce terrain de nouveaux alliés pour contribuer à faire flamber les prix de vente et leurs marges ?

La mesure du défi climatique et de ses conséquences pour nos sociétés doit conduire le plus grand nombre à faire sienne dans cette campagne présidentielle l’idée que l’énergie est une chose trop importante pour être laissée plus longtemps aux arbitrages et au pilotage du capitalisme financier. Les communistes ont sur ce point encore un peu d’expérience. Mesure-t-on ce qu’a été, et ce qu’a permis, le tournant énergétique de 1946, avec Marcel Paul, ministre communiste de la production industrielle, qui arrache les secteurs électrique et gazier des mains du capital au profit des usagers et de notre industrie avec la nationalisation du secteur et la création d'EDF-GDF ? Pour répondre à l’immense défi climatique et énergétique de ce début de siècle, c’est au moins le même niveau d’exigence politique et sociale que ce qui a été fait après la guerre pour permettre le redressement du pays et rendre accessible à tous l’énergie qui s’impose. Et effectivement, sur l’échiquier politique actuel, il n’y a que le candidat Fabien Roussel qui l’affirme sans ambiguïté en appelant très clairement à la maîtrise publique et sociale de l’ensemble de la chaîne énergétique : depuis les moyens de production jusqu’à la distribution.   

[1] Les études prospectives sur ces trajectoires font l’objet d’un intense travail scientifique et d’expertise, dont les conclusions retenues dans le débat public sont souvent déformées par rapport à la complexité et aux préventions méthodologiques initiales de leurs auteurs. Les 6 principaux scénarios travaillés par RTE dans son travail de prospective en sont un exemple frappant avec ses différentes hypothèses et variables techniques, économiques et de consommation. Le « possible » est tout à fait dépendant des hypothèses de consommation d’énergie que l’on retient, donc des trajectoires de baisse de la demande d’énergie (et donc des politiques et moyens publics permettant cette baisse) et de la décarbonation des principaux usages de l’énergie que l’on retrouve dans les secteurs clés des transports, des bâtiments et de l’industrie.

[2] Cf. Le fiasco de General Electric – Alstom en France.

[3] Ce n’est pas seulement la capacité réelle à limiter ses émissions de CO2 au regard des montants d’investissements engagés depuis une vingtaine d’années qui doivent nous interroger sur la politique énergétique allemande, mais aussi l’exceptionnelle mise à contribution des ménages allemands par un prix élevé du KWh pour subventionner le maintien des prix de l’électricité aux entreprises, ainsi que la situation de dépendance sans précédent à laquelle elle conduit vis-à-vis des marchés et des approvisionnements gaziers.

 

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