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12 avril 2023 3 12 /04 /avril /2023 15:51
Communiqué du PCF Pays de Morlaix, 12 avril:  Retraites, nous ne lâcherons rien! Soyons toutes et tous engagé.e.s dans la journée de grève et à la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites.
Communiqué du PCF Pays de Morlaix, 12 avril:  Retraites, nous ne lâcherons rien! Soyons toutes et tous engagé.e.s dans la journée de grève et à la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites.

Communiqué du PCF Pays de Morlaix, 12 avril:

Retraites, nous ne lâcherons rien! Soyons toutes et tous engagé.e.s dans la journée de grève et à la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites.


Alors que nos concitoyens refusent très majoritairement cette réforme des retraites, que leur mobilisation ne faiblit pas, le président Macron et son gouvernement restent sourds à la volonté du peuple: Assemblée Nationale bâillonnée, recours au 49-3, cette attitude pose un vrai problème démocratique. Cette forte opposition provoque les manifestations les plus importantes de ces 40 dernières années.
Le 14 avril 2023 le Conseil Constitutionnel rendra sa décision sur la possibilité d'une censure de cette loi retraite et sur l'opportunité d'ouvrir la voie à un référendum d'initiative populaire, suite à la saisine des député.e.s, avec une initiative notamment des députés communistes pour le RIP.
L’utilisation de l’article 47-1 s’est avéré calamiteuse: pour la première fois, un texte a été transmis sans avoir été voté par l’Assemblée nationale, en première lecture.

Le rejet de cette réforme par l'immense majorité du monde du travail s'ancre dans une réalité: le travail ne paye plus et l'inflation fait rage alors même que les profits s'envolent, comme en témoigne le fait que deux français, Bernard Arnault et l'héritière Bettencourt, ayant en commun de devoir le doublement régulier de leur fortune aux logiques de spéculation financière, sont désormais en tête des fortunes des milliardaires dans le monde. La mise à contribution des revenus financiers des entreprises, aujourd'hui exonérés, rapporterait 40 milliards d'euros aux caisses de retraites.
Les communistes du Pays de Morlaix sont solidaires de l’intersyndicale et appellent à faire du jeudi 13 avril une nouvelle démonstration de l’exigence impérative du retrait de cette loi injuste portant le départ de l’âge de la retraite à 64 ans.

Soyons toujours aussi déterminés à réclamer le retrait de cette loi, clamons une nouvelle fois cette exigence, soyons nombreuses et nombreux à 11h place Puyo puis au rond-point revendicatif et festif à 13h place De Gaulle à Morlaix.

Communiqué du PCF Pays de Morlaix, 12 avril:  Retraites, nous ne lâcherons rien! Soyons toutes et tous engagé.e.s dans la journée de grève et à la manifestation du 13 avril contre la réforme des retraites.
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12 avril 2023 3 12 /04 /avril /2023 12:32
La 141 R sur la plaque-tournante de Morlaix, cette locomotive déservait aussi la ligne Morlaix Roscoff -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

La 141 R sur la plaque-tournante de Morlaix, cette locomotive déservait aussi la ligne Morlaix Roscoff -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

 La 040 de la gare de Morlaix en manoeuvre au Port à la fin des années 60 -Archives Loïc Le Gall  (photo O.Perelle) - CGT Cheminots

La 040 de la gare de Morlaix en manoeuvre au Port à la fin des années 60 -Archives Loïc Le Gall (photo O.Perelle) - CGT Cheminots

Un train RB se dirigeant vers Morlaix, photo prise du Petit Pont, aujourd'hui rue de Brehat

Un train RB se dirigeant vers Morlaix, photo prise du Petit Pont, aujourd'hui rue de Brehat

Viaduc de Morlaix - 141 R et 0 30 0 30 Mallet du RB - Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Viaduc de Morlaix - 141 R et 0 30 0 30 Mallet du RB - Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

La CGT Cheminots manifeste en janvier 1987 -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

La CGT Cheminots manifeste en janvier 1987 -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Gare de Morlaix --Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Gare de Morlaix --Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Entrée du tunnel- Gare de Morlaix

Entrée du tunnel- Gare de Morlaix

-Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

-Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Le Chemin de fer à Morlaix - Toute une histoire (Photos d'archives CGT Cheminots - Loïc Le Gall)
Les derniers MV vers Morlaix -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Les derniers MV vers Morlaix -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Intérieur du Poste 2.4 -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Intérieur du Poste 2.4 -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Arrivée d'une OC2 à Morlaix -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Arrivée d'une OC2 à Morlaix -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Gare de Morlaix -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Gare de Morlaix -Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Viaduc de Morlaix - Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

Viaduc de Morlaix - Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

 Archives Loïc Le Gall - CGT Cheminots

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12 avril 2023 3 12 /04 /avril /2023 05:31
Les Finistériens Ismaël Dupont et Gladys Grelaud font partie du nouveau conseil national du Parti communiste français. (Photo Parti communiste français)

Les Finistériens Ismaël Dupont et Gladys Grelaud font partie du nouveau conseil national du Parti communiste français. (Photo Parti communiste français)

Le nouveau conseil national du Parti communiste français compte deux Finistériens. Le 39e congrès du PCF, qui se déroulait du 7 au 10 avril, vient de se terminer à Marseille.

C’est l’une des décisions prises au 39e congrès du Parti communiste, réuni entre le 7 et le 10 avril à Marseille. Au sein de conseil national, la fédération du Finistère du PCF aura, pour la première fois depuis plusieurs décennies, deux élus qui avaient été proposés par le congrès fédéral de Pont-de-Buis du 26 mars 2023 : Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne, nouvelle élue, par ailleurs membre du conseil départemental du PCF du Finistère et militante à Landerneau, urbaniste à Brest Métropole, 40 ans ; et Ismaël Dupont, membre du conseil national du PCF depuis 2018, conseiller départemental et élu à Morlaix, secrétaire départemental du PCF Finistère, professeur documentaliste, 43 ans.

Le Télégramme

La délégation du Finistère au Congrès national du PCF à Marseille du 7 au 10 avril (il manque Catherine Flageul sur la photo): Taran Marec, Jacqueline Héré, Pierre-Yves Thomas, Claude Bellec, Jeannine Daniel, Paul Daumont, Erwan Rivoalan, Gladys Grelaud, Ismaël Dupont

La délégation du Finistère au Congrès national du PCF à Marseille du 7 au 10 avril (il manque Catherine Flageul sur la photo): Taran Marec, Jacqueline Héré, Pierre-Yves Thomas, Claude Bellec, Jeannine Daniel, Paul Daumont, Erwan Rivoalan, Gladys Grelaud, Ismaël Dupont

Au cœur d'un mouvement social sans précédent contre la réforme des retraites de Macron se tenait pendant 4 jours le Congrès des communistes dans les Bouches-du-Rhône, le 3ème congrès du PCF à Marseille depuis celui, fondateur de 1921, et celui de 1937, pendant le Front Populaire. 
 
Un congrès qui a accueilli l'ambassadrice de Palestine et l'ambassadeur de Cuba, le maire de Marseille Benoît Payan, les familles des résistants Danielle Casanova et Missak Manouchian, des dirigeants éminents de la CGT, des délégations de partis progressistes européens.
 
Du 7 au 10 avril 2023, 10 délégués de la fédération du Finistère ont participé au Congrès du Parti communiste français à Marseille, au milieu de 700 délégués représentant les 42 500 adhérents cotisants à jour du Parti communiste.
 
Notre 39e Congrès a débattu pendant quatre jours de la situation nationale et internationale, de nos orientations pour ouvrir un chemin d'espoir et de large front populaire à gauche, en lien avec l'unité du mouvement syndical et populaire contre la réforme des retraites.
 
Les délégués finistériens ont porté un éclairage sur la question des lignes ferroviaires de proximité, de l'hôpital public et des maternités menacées (à Carhaix et Landerneau), de l'enseignement des langues régionales que nous souhaitons encourager, de la prise en compte de la réflexion sur la relation entre métropoles et le monde rural et péri-urbain, sur le handicap, les personnes âgées et la perte d'autonomie.
 
 A l'issue de l'examen et du vote de plusieurs milliers d'amendements qui l'ont enrichi, le texte "Une ambition communiste pour de nouveaux jours heureux" est devenu la feuille de route des communistes dans leurs actions, leur proposition, leur stratégie, pour les 3 années à venir, et le climat de fraternité et de rassemblement régnant au sein du Parti communiste a été confirmé par l'élection d'une nouvelle direction nationale, renouvelée à plus de 50%, avec une moyenne d'âge de 47 ans, rajeunie de 5 ans par rapport à celle de 2018, grâce à l'ampleur des nouvelles adhésions au PCF: 1800 depuis janvier 2023, et 1000 au Mouvement des Jeunesses Communistes.
 
Un Conseil National de 182 dirigeants du Parti communiste, avec Fabien Roussel confirmé comme secrétaire national, a été élu avec 80,4% des voix.
 
Au sein de Conseil National, la fédération du Finistère du PCF aura pour la première fois depuis plusieurs décennies 2 élus qui avaient été proposés par le Congrès fédéral de Pont-de-Buis du 26 mars 2023:
 
- Gladys Grelaud, conseillère régionale de Bretagne, nouvelle élue, par ailleurs membre du Conseil Départemental du PCF Finistère et militante à Landerneau, urbaniste à Brest Métropole, 40 ans.
 
- Ismaël Dupont, membre du Conseil National du PCF depuis 2018, conseiller départemental et élu à Morlaix, secrétaire départemental du PCF Finistère, professeur documentaliste, 43 ans
 
Ensemble, et avec les cinq autres élus bretons au Conseil National, ils comptent s'investir pour la prise en compte des réalités territoriales de la Bretagne, du monde rural et des villes moyennes et petites dans le projet et l'action du parti communiste, mais aussi pour l'égalité des droits, la lutte contre la pauvreté, pour la justice sociale, la défense des services publics, l'éducation, la santé, les mobilités et transports, le féminisme, le combat anti-raciste et internationaliste, pour la paix et le désarmement nucléaire.
Parti communiste : deux Finistériens élus au conseil national (Le Télégramme, 12 avril 2023)
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12 avril 2023 3 12 /04 /avril /2023 05:26
L'appel à soutien de l'Humanité à la LDH: Ne touchez pas à la Ligue des Droits de l'Homme - 12 avril 2023
La solidarité face aux intimidations de Darmanin

Libertés Une semaine après l’offensive du ministre de l’Intérieur contre la Ligue des droits de l’homme, un large front se constitue pour défendre l’association. L’Humanité invite tous ses lecteurs à signer l’appel qu’elle lance ce mercredi.

Publié le
Mercredi 12 avril 2023

S’élever contre les injustices, défendre l’État de droit, résister. Voilà le programme que la Ligue des droits de l’homme (LDH) s’est assigné dès sa naissance, en 1898, dans le contexte de l’affaire Dreyfus. Cent vingt-cinq ans plus tard, cette ligne directrice reste d’une ardente actualité. Surtout depuis que le ministre de l’Intérieur a cru bon, le 5 avril, devant la représentation nationale, de menacer publiquement l’association de lui retirer toute subvention publique. Visiblement décidé à tout oser au service de ses ambitions personnelles, Gérald Darmanin, pour justifier cette attaque, a accusé la LDH de cautionner, voire d’inciter aux violences commises lors de la manifestation de Sainte-Soline (Deux-Sèvres), en voulant faciliter « le transport d’armes » lors de cette mobilisation. Un comble quand on connaît le combat pacifiste de l’organisation…

« Jamais la Ligue des droits de l’homme n’a été remise en cause de cette manière, sauf pendant une période noire de notre histoire qui est la période de Vichy », avait réagi, le 5 avril, le président de la LDH, l’avocat Patrick Baudouin. Pourtant, des attaques, l’association en a subi de nombreuses, y compris depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Venues de la droite souvent, parfois de la gauche, quand cette vigie des droits de l’homme avait par exemple combattu la politique algérienne menée par Guy Mollet (SFIO) ou critiqué la politique migratoire du gouvernement Jospin. « Notre boussole, c’est la défense de l’État de droit, explique Marie-Christine Vergiat, vice-présidente de la LDH. Or, celui-ci dépend de l’équilibre entre les pouvoirs exécutif, législatif et judiciaire, mais aussi entre démocratie politique et démocratie sociale. Sujet sur lequel le gouvernement actuel a tout faux… »

Justement, le gouvernement, que dit-il de la sortie pour le moins agressive de Gérald Darmanin ? Depuis une semaine, rien ou presque. Les demandes de rencontre avec la première ministre Élisabeth Borne, formulées par la Ligue, sont restées sans réponse. « La LDH est financée via l’État par le budget de la première ministre et le budget du ministre de l’Éducation nationale. Je crois que (ni l’une ni l’autre) n’ont exprimé la moindre intention de réduire les subventions », a tenté de rassurer Clément Beaune, dimanche, sur France Inter. Autrement dit, le locataire de la place Beauvau n’aurait exprimé là qu’une position personnelle, pas celle du gouvernement…

En attendant que celle-ci soit clarifiée, les responsables de l’association accueillent avec soulagement l’élan de solidarité formidable qu’ont provoqué, autour de la LDH, les déclarations belliqueuses de Gérald Darmanin. « Plusieurs centaines de nouvelles adhésions et plusieurs dizaines de milliers d’euros de dons » ont été enregistrées depuis une semaine, selon la Ligue, qui doit refaire un point sur le sujet ce jeudi. « Être attaqué aussi violemment, c’est difficile à vivre, confie Marie-Christine Vergiat. Mais être soutenu aussi massivement, ça fait chaud au cœur, c’est même émouvant. » Afin de prolonger au maximum cet élan, et de dire haut et fort que l’Humanité se tient aux côtés de la LDH, notre journal a décidé de lancer un appel. Il invite aujourd’hui toutes et tous à le signer – et le faire signer – le plus largement possible.

La LDH, précieuse vigie
Publié le
Mercredi 12 avril 2023 - L'Humanité

Il y aura toujours des femmes et des hommes pour défier l’arbitraire et résister aux passions tristes.

Une menace qui ne passe pas. Si l’attaque de Gérald Darmanin contre la Ligue des droits de l’homme suscite une telle inquiétude, une telle émotion, c’est qu’elle cristallise tous les dangers qui guettent le pays. Qu’un ministre de l’Intérieur, dans un contexte de poussée de l’extrême droite, désigne une association comme un ennemi à abattre confirme que tous les voyants sont au rouge. Un électrochoc pour les progressistes, qui ont répondu massivement à l’appel de l’Humanité. 1 000 dirigeants et élus politiques de tous horizons, intellectuels, artistes, responsables syndicaux et associatifs, viscéralement attachés aux valeurs républicaines et à la défense des libertés publiques.

Gérald Darmanin connaît-il l’histoire de la LDH, fondée pour défendre le capitaine Dreyfus et qui fut, tout au long du XXe siècle, une des plus belles vigies de notre pays contre les guerres et les attaques aux droits et libertés, des luttes anticoloniales à celles contre la peine de mort ou pour l’avortement et la laïcité ? Aux heures noires de Vichy, son président, Victor Basch, juif, fut exécuté à 80 ans, ainsi que sa femme Hélène, par la milice de Touvier. Le prétendu « Comité national antiterroriste » acheva ses basses œuvres en déposant un écriteau inique sur leurs corps.

C’est cette histoire que souille le ministre de l’Intérieur dans sa croisade contre le « terrorisme intellectuel de l’extrême gauche », selon ses propres mots, empruntés à l’extrême droite. Les attaques contre la LDH sont toujours intervenues dans des périodes sombres de notre pays. Et, comme toujours, ces contre-pouvoirs sont d’abord frappés au portefeuille pour entraver leurs activités.

La longue liste de signataires que vous découvrirez dans nos colonnes démontre qu’il y aura toujours des femmes et des hommes pour défier l’arbitraire et résister aux passions tristes. Pour s’élever contre les injustices et veiller à nos libertés publiques. Depuis cette intimidation de Gérald Darmanin, les soutiens et adhésions à la LDH ont afflué. Il a déjà perdu. Le président de la République doit condamner publiquement les propos de son ministre de l’Intérieur. Son silence est complice.

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11 avril 2023 2 11 /04 /avril /2023 04:55

 

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10 avril 2023 1 10 /04 /avril /2023 04:49

La visite de Salah Hamouri en Pays de Morlaix a débuté vendredi matin par une rencontre avec le maire de la ville, Jean-Paul Vermot et son premier adjoint Patrick Gambache. Un échange placé naturellement par les élus sous le signe de la solidarité. Solidarité avec le combat de Salah Hamouri pour sa liberté et celle de tous les prisonniers politiques palestiniens mais aussi avec celle du peuple palestinien face au désastre humain et politique que représente l’occupation israélienne. Un échange fructueux sur la situation en Israël/Palestine et l’occasion de revenir sur l’importance des liens de coopération que les collectivités locales peuvent mettre en place. Surtout quand des élu.es prennent la peine de se déplacer pour constater par eux-mêmes la situation imposée aux Palestiniens. C’est le cas aujourd’hui, en Pays de Morlaix, ou un partenariat important pour l’accès à l’eau potable dans le camp de réfugiés de Jalazone (en Cisjordanie) a vu le jour, après qu’une délégation d’éluEs de Morlaix Communauté, conduite par les deux élus morlaisiens, se soit rendue sur place, en lien avec l’AFPS. C’est donc naturellement et en toute connaissance de cause qu’ils ont très chaleureusement reçu Salah Hamouri et les représentantEs de l’AFPS du Pays de Morlaix.

Après les tentatives désespérées de certains de les faire taire l’un et l’autre, la rencontre avec les médias sont extrêmement importantes pour assurer la liberté d’expression de Salah Hamouri et plus largement du mouvement de solidarité avec la Palestine. Une façon aussi, d’être au plus prêt du public pour témoigner de la violence coloniale de l’apartheid israélien.

L’occasion pour nous de remercier le Télégramme qui a annoncé la venue de Salah Hamouri à Plourin-Lès-Morlaix, le correspondant local de Ouest-France qui s’est déplacé à notre conférence de presse et l’équipe de France 24/RFI, qui l’a suivi toute la journée. Un reportage filmé et une interview sont annoncés pour lundi...

La conférence a été ouverte par Marie-Hélène Le Brun de l’ACAT qui est revenue sur l’action de son association en faveur de Salah Hamouri et la remise par la Fondation-ACAT pour la dignité humaine (ONG chrétienne contre la torture et la peine de mort) du prix des Droits Humains Engel-du Tertre 2022 alors qu’il était en détention en novembre 2022.

A partir de 18h 30 et pendant plus de deux heures ce samedi soir, plus de 125 personnes sont venues écouter le témoignage de Salah Hamouri. Son intervention a marqué l’assistance par la description implacable de l’univers carcéral de l’occupation israélienne. Moments d’émotion à l’écoute des conditions inhumaines endurées par les prisonnierEs politiques palestinienNEs et les enfants détenus dans les mêmes conditions que leurs aînés. Un système qui n’a qu’un seul objectif : briser les personnes détenues et leurs familles par la torture physique et psychologique pour les obliger à renoncer à la résistance. Un témoignage terrible livré par celui qui l’a vécu dans sa chaire jusqu’à lui interdire de vivre dans son pays natal, la Palestine. Les mots de Salah Hamouri, ont raisonné longtemps dans les têtes avant que l’émotion du public se libère, d’abord par une véritable ovation et ensuite par une série de questions auxquelles notre invité a pris le temps de répondre avec clarté et précision. Merci à lui vraiment ! Et merci à toutes les associations, partis et syndicat représentés lors de cette soirée.

L’unité pour renforcer le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien est une nécessité permanente, et nous avons la chance en pays de Morlaix qu’elle soit devenue une belle habitude. Merci aussi aux éluEs qui ont fait le déplacement, particulièrement à la municipalité de Plourin-lès-Morlaix pour son soutien matériel. Clin d’œil amical à tous les adhérentEs de l’AFPS du Pays de Morlaix qui ont donné de leur temps et de leur énergie pour la réussite de cette initiative... 

Avec Salah pour la liberté de parole, et pour son droit au retour, le combat continue !

Pour l’AFPS du Pays de Morlaix

François Rippe

 

 

 

 

 

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10 avril 2023 1 10 /04 /avril /2023 04:48

 

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9 avril 2023 7 09 /04 /avril /2023 03:37

 

 

Je tiens à vous remercier pour l’organisation de cette audition qui souligne le moment important que représente l’examen par votre juridiction, de la conformité à la Constitution d’un projet de loi qui suscite depuis sa présentation le 10 janvier dernier, une opposition forte, largement majoritaire de l’opinion publique et des organisations syndicales unies.

Cette forte opposition provoque les manifestations les plus importantes de ces 40 dernières années.
Ce projet de loi a entraîné une crise sociale majeure et provoque une crise démocratique à l’issue incertaine.
Outre la question de fond, le choix du recul de l’âge de la retraite à 64 ans, c’est bien la contrainte, voire la violence faite au Parlement qui a fait basculer cette crise sociale vers la crise démocratique.

Je ne reprendrai pas bien entendu devant vous les différents points invoqués dans la saisine émanant de nos trois groupes.
Mais comment ne pas souligner à nouveau ce que l’on peut qualifier de détournement de procédure, l’utilisation de l’article 47-1 de la Constitution réservé aux projets de loi de finances ou de financement de la sécurité sociale comme véhicule législatif de ce projet de réforme des retraites ?
Outre le fait que vous débattez de la présence de cavaliers sociaux évidents, c’est l’objectif poursuivi par le gouvernement qui interroge.

Cela est rapidement apparu, la volonté gouvernementale a été d’aller vite, de pouvoir recourir à l’article 49-3 de la Constitution sans puiser dans la réserve d’une utilisation par an, et d’éviter également la publication de l’avis du Conseil d’Etat obligatoire dont les projets budgétaires sont exemptés.
Il faut d’ailleurs rappeler que la Première Ministre a largement hésité avant d’avoir recours à cet article de la Constitution. Le choix d’une autre voie législative existait donc.

L’utilisation de l’article 47-1 s’est avéré calamiteuse.
Pour la première fois, un texte a été transmis sans avoir été voté par l’Assemblée nationale, en première lecture, et, vous le reconnaîtrez, il ne s’agit pas de n’importe quel texte.
Le fait est là, quelles qu’aient été les conditions du débat à l’Assemblée nationale, le véhicule législatif a permis de transmettre un projet de loi sans utilisation du 49-3 et donc sans vote aucun des député-e-s élu-e-s au suffrage universel direct.

La polémique sur les conditions mouvementées de l’examen du texte à l’Assemblée nationale a masqué ce fait pourtant essentiel qui, selon moi, a porté d’emblée un coup à la légitimité du projet de loi.
Le 47-1 contraint le temps de débat. Pourquoi y avoir recours sur un texte concernant les retraites, alors qu’en 2010 nous avions débattu durant près de trois semaines ?
Cela a été indiqué par de nombreux professeurs, cet article est fondé sur la nécessité de l’urgence des débats financiers pour éviter par exemple une forme de banqueroute de l’Etat ou de notre système de protection sociale ou pour faire face à des situations particulières.
Qui peut prétendre qu’il y avait urgence, à quelques semaines ou mois près, à débattre de cette réforme ? Personne.

Le Sénat, en bon élève, a voulu égaler le temps de débat ouvert à l’Assemblée nationale avec moins de jours mis à sa disposition.
Nous avons donc siégé sans discontinuer du jeudi 2 mars au samedi 12 mars en soirée.
Cela peut paraître anodin, mais ça n’a pas créé des conditions sereines de débats car la volonté d’adopter coûte que coûte ce projet dans le temps contraint décidé par le gouvernement était ainsi patente.
Le choix du 47-1 a, selon nous, d’emblée mis en cause la clarté et la sincérité du débat en limitant le nombre de jours de discussion sur un texte engageant l’avenir de millions de nos compatriotes.
Le Sénat a connu une utilisation massive de procédures réglementées par la majorité sénatoriale pour accélérer le débat afin d’atteindre l’objectif d’adoption du texte par la seconde chambre du Parlement et tenter de sauver le parcours législatif de la réforme.

Le gouvernement a conclu l’avalanche réglementaire par le recours au 44-3 car malgré tout, le temps manquait.
Le vote bloqué avec la mise en œuvre du 47-1 constitue une procédure, certes constitutionnelle à la lettre, mais prête à réflexion quant au respect de l’esprit de la Constitution.
Que dire du triptyque final, 47-1, 44-3 et 49-3 ? Ce sera à vous d’en juger.

J’aurais pu évoquer la mise en œuvre, très rare, de l’article 44-2, dans des conditions mettant également en cause le principe même du droit d’amendement.
L’avalanche procédurale ou réglementaire que j’évoquais, alourdit, selon moi, la mise en cause de la clarté et de la sincérité des débats que nous évoquons avec insistance.

Nous vous avons adressé hier un complément à l’argumentation déjà détaillée de la saisine en réponse aux observations de la présidence de la commission des affaires sociales qui, je me permets de le dire sans polémiquer excessivement, a écarté toute référence à la contrainte temporelle de débat et a tenté de justifier l’utilisation manifestement excessive de par leur répétition et leur concomitance d’articles du Règlement du Sénat.
J’attire tout particulièrement votre attention sur les conditions de mise en œuvre de la demande de priorité et de la disjonction de la discussion commune invoquée sur l’amendement de M. Savary, Rapporteur, procédure qui a permis d’accélérer considérablement le débat sur l’article 7, élément clef du projet de loi.
Mme Deroche indique d’ailleurs dans ses observations que 13 heures ont été consacrées à l’examen de cet article. Comment s’en satisfaire sur ce point qui est le point de crispation dans notre société aujourd’hui ?
Mesdames et Messieurs, je l’ai indiqué, ce débat s’est conclu au Parlement par la mise en œuvre de l’article 49-3, intervenant après un accord en CMP où les députés présents n’avaient pas de mandat clairement défini par leur Assemblée en première lecture.

L’Assemblée nationale n’a donc jamais voté le projet de loi en dehors de contrainte constitutionnelle.
Mesdames et Messieurs, voici brièvement présentés un certain nombre de griefs d’ordre constitutionnel mais aussi et bien entendu politique, car Constitution et politique ne sont jamais très éloignées.
Rarement une décision aura été tant attendue car c’est la vie des gens qui est en jeu, leur droit au repos évoqué dans ce Préambule de la Constitution de 1946 dont vous êtes aussi les gardiens.

Je vous remercie une nouvelle fois pour votre écoute et le travail que vous êtes en train de mener, à la portée historique évidente.

 

 

 

 

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9 avril 2023 7 09 /04 /avril /2023 03:21

À Marseille, pour le 39e congrès du PCF, Fabien Roussel, son secrétaire national, entend tirer toutes les leçons du mouvement contre la réforme des retraites et bâtir « une France libre, forte et heureuse ». Pour le député du Nord, il s’agit à la fois de renforcer son parti et l’union à gauche et de porter au pouvoir un véritable projet de transformation sociale.

 

C’est en plein mouvement social contre la réforme des retraites que se tient le congrès du PCF à Marseille, entre le 7 et le 10 avril. Point d’aboutissement d’une réflexion menée localement depuis des mois, le rendez-vous sera irrigué par les enseignements de cette « mobilisation historique », promet son secrétaire national, Fabien Roussel. Au menu : le lancement d’un chantier pour faire du PCF un véritable « parti populaire » et celui d’« un pacte de progrès pour une France du travail », proposé aux citoyens et à la gauche.

Emmanuel Macron et le gouvernement s’entêtent, malgré les mobilisations, à vouloir imposer le recul de l’âge de départ à la retraite à 64 ans. La crise dépasse-t-elle désormais le cadre de cette réforme à vos yeux ?

À la mobilisation contre la réforme des retraites, toujours extrêmement forte, s’est ajoutée de la colère contre l’usage du 49.3, qui a bafoué l’expression de l’Assemblée nationale sur un texte fondamental. Ça a été un moment de bascule. Une puissante exigence de démocratie s’est exprimée, et ça fait du bien. Une exigence de respect, tant des syndicats que du peuple. Non pas la foule, mais le peuple : ces citoyens qui ont des droits et les défendent. Le président de la République et le gouvernement se sont mis dans une impasse. Ils ne peuvent plus engager de grandes réformes, ils ont été obligés de reculer sur la loi immigration, sur le SNU (service national universel – NDLR) contesté par les jeunes, ils doivent annuler des déplacements… Leur situation est intenable alors que des sujets urgents sont à mettre à l’ordre du jour. À commencer par l’inflation, parce que c’est dès le 15 du mois que le salaire est mangé.

Justement, vous défendez depuis des mois la voie d’un référendum. Le référendum d’initiative partagée (RIP) vous paraît-il toujours une issue ou faut-il aller plus loin et rebattre les cartes avec une dissolution ?

Avant tout, la solution la plus rapide, la plus efficace, la plus nette, c’est le retrait. Ensuite, la négociation avec les organisations syndicales peut conduire à la suspension de la loi, voire à sa réécriture. Enfin, en cas de blocage, la seule issue pacifique et démocratique est de redonner la parole au peuple via un référendum. Et c’est ce que nous offre le RIP. Quant à la dissolution, les Français demandent à être respectés et entendus, ils ne demandent pas des élections.

En cas de nouvelles élections, demain, seriez-vous prêt à participer à une majorité et à un gouvernement de gauche avec les autres forces de la Nupes ?

Si le président de la République faisait le choix de dissoudre l’Assemblée – ce qui lui devient difficile à envisager après la veste que s’est prise sa candidate lors de l’élection législative partielle en Ariège –, nous sommes prêts à gouverner. Nous devons l’affirmer dès maintenant et offrir une alternative politique. Pas une alternance, mais un changement profond, une rupture avec les logiques libérales actuelles qui abîment notre modèle social comme la planète. Nous avons un projet, nous avons fait des meetings communs, nous avons été unis dans cette bataille qui, en plus de deux mois de lutte avec les organisations syndicales, a fait évoluer les consciences parmi les nombreux abstentionnistes ou ceux qui votaient à l’extrême droite. Sur le rapport entre capital et travail, parce que nous avons su montrer nos propositions pour financer une retraite avec la création d’emplois, l’augmentation des salaires, les cotisations sur le capital. Sur la démocratie, parce que, face aux défenseurs du libéralisme qui s’assoient dessus, nous portons le respect du Parlement, le référendum…

NOUS SOMMES PRÊTS À GOUVERNER. NOUS DEVONS L’AFFIRMER DÈS MAINTENANT ET OFFRIR UNE ALTERNATIVE POLITIQUE. PAS UNE ALTERNANCE, MAIS UN CHANGEMENT PROFOND, UNE RUPTURE AVEC LES LOGIQUES LIBÉRALES ACTUELLES.

Pourtant, le RN, malgré son silence opportuniste, marque des points, selon les sondages…

Un de ces récents sondages portait sur les personnalités qui sortaient renforcées de cette crise (1). Résultat : Marine Le Pen arrive en première place. On pourrait s’arrêter à cela, mais en deuxième c’est Philippe Martinez, en troisième Laurent Berger, et en quatrième Fabien Roussel. Si ensemble nous décidions de construire une alternative, dans le respect de nos rôles respectifs, nous serions majoritaires. Sur la retraite, Marine Le Pen, c’est 62 ans, 42 annuités, la suppression des cotisations sociales, et sa seule réponse face à l’allongement de la durée de la vie c’est réduire les femmes à une fonction reproductive. C’est recycler le slogan : travail, famille, patrie. Aux antipodes de ce qui s’exprime dans les manifestations. Une rumeur affirme que l’extrême droite sortirait renforcée, c’est faux.

Vous avez rendez-vous ce week-end pour le 39e congrès du PCF à Marseille. Cette lutte sociale et politique en bouscule-t-elle l’ordre du jour ?

Un congrès est un moment d’analyse sur la situation politique, où on définit nos orientations pour l’avenir. Or, ce mouvement est historique. On n’en a pas vu de tel depuis plus de cinquante ans. Il irrigue donc toutes nos réflexions. Avec cette lutte, le Parti communiste français voit les adhésions affluer. Nous en comptons 30 % de plus depuis le début de l’année. Nous nous renforçons, nos idées progressent et les Français ont pris le goût de la lutte. Il ne manque plus que la victoire. Cette intersyndicale a montré par son unité qu’elle était puissante. Cela doit aussi nous éclairer pendant notre congrès. Elle est composée de syndicats différents dans leur approche, leur taille, leur poids, comme nous à gauche. Et pourtant, ils savent parler d’une même voix, sans homme ou femme providentiel, sans hégémonie. C’est cette union-là que nous devons construire.

Le texte de base commune que vous souteniez a obtenu 82 % lors d’un vote interne fin janvier, mais les militants ont continué à y travailler sur le plan local durant le mois de mars. Quelles questions reste-t-il à trancher ce week-end ?

Le congrès n’est pas là pour trancher, mais pour construire. C’est l’occasion de rassembler les idées, les analyses, les propositions, discutées de la cellule aux congrès départementaux. C’est une démocratie très vivante. Et le rendez-vous de Marseille va nous permettre d’entériner des choix, tant sur nos orientations que sur la modification de nos statuts. Moi, j’ai un souhait : que ce congrès lance en grand le chantier de notre renforcement. Nous avons besoin d’un Parti communiste français beaucoup plus fort et beaucoup plus influent. Nous avons besoin de redevenir un parti populaire, présent dans les quartiers, dans les banlieues, dans les villages, dans la ruralité, dans les facultés… Pour aller à la conquête de ceux qui ne votent plus, les convaincre qu’une alternative de progrès est possible, dans le cadre d’un rassemblement que nous souhaitons. Nous allons beaucoup parler de notre organisation, de sa proximité avec des cellules jusque dans les entreprises, de sa féminisation, de notre objectif de 10 000 nouvelles adhésions, des écoles de formation que nous voulons créer… Pour moi, c’est le chantier du 39e congrès. Le 38e nous a permis de retrouver notre place dans le paysage politique français, nous devons franchir une nouvelle étape et croire à la victoire.

 

J’AI UN SOUHAIT : QUE CE CONGRÈS LANCE EN GRAND LE CHANTIER DE NOTRE RENFORCEMENT. NOUS AVONS BESOIN DE REDEVENIR UN PARTI POPULAIRE, PRÉSENT DANS LES QUARTIERS, DANS LES BANLIEUES, DANS LES VILLAGES, DANS LA RURALITÉ…

Vous plaidez davantage, notamment dans votre dernier livre (2), pour un « rassemblement populaire » que pour un nouvel « acte » de la Nupes. Mais vous avez appelé, le 20 mars, à construire « un pacte pour le redressement social et démocratique de la France, en vue d’une majorité et d’un gouvernement de la gauche et des écologistes ». Les formations de gauche entrent donc dans l’équation ?

Ce pacte de progrès pour une France du travail, ce pacte d’engagement, on doit le proposer aux Français, le construire avec eux et avec les forces de gauche, le partager avec les organisations syndicales. Car nous devons réussir à nous additionner et en même temps à construire notre programme commun. Et celui-ci doit être des plus ambitieux. Il ne peut pas se négocier sur un coin de table, comme cela a été le cas en juin 2022, en quelques heures. On ne part pas d’une page blanche : nous avons l’union construite en 2022 à l’issue de la présidentielle, ce que nous avons réussi à partager au Parlement ces derniers mois, l’approfondissement de nos liens entre forces de gauche, mais aussi avec les forces syndicales. On sait ce qui a marché, et ce qui a agacé.

 

Que ce soit entre forces de gauche à l’Assemblée ou avec le mouvement social, ces dernières semaines n’ont pas été exemptes de tensions…

Tout cela doit nous permettre d’avancer. Mais je suis optimiste, car nous avons fait beaucoup de chemin. Ce mouvement a fait émerger des visages, des noms, des personnalités, dans le monde syndical comme dans le monde politique. C’est ensemble que nous pouvons porter ce projet progressiste pour la France, dans le respect du choix des organisations syndicales. Ce pacte doit être porté demain par un collectif d’hommes et de femmes, par une équipe, par une coalition, pas par un homme seul. Et ça vaut pour Jean-Luc Mélenchon. C’est une garantie démocratique et de respect de la diversité.

Vous ne voulez pas d’une union sur « le plus petit dénominateur commun » et en même temps faire valoir les spécificités de votre formation. Les deux sont-ils conciliables ?

Oui, en étant un parti beaucoup plus organisé, beaucoup plus fort, avec beaucoup plus d’adhérents et d’élus. En portant nous-mêmes le message d’espoir, de conquête, de rassemblement. L’idée, c’est que les salariés, les Français s’en mêlent. Mais quand on fait le choix d’une coalition, on n’impose pas son programme.

Reste le piège des institutions de la Ve République et du présidentialisme…

Tant que l’on n’a pas transformé les institutions, on doit faire avec en étant présent dans le paysage politique, mais aussi lors des élections nationales pour proposer notre projet de société aux Français. Il ne s’agit pas de revenir là-dessus. Mais les élections législatives sont l’occasion de porter un projet de gouvernement dans le cadre d’une coalition rassemblant des forces politiques de gauche, au-delà de celles qui ont signé un accord en 2022. Ne soyons pas étriqués, arrêtons de nous enfermer au sein d’une alliance exclusive de quatre forces, comme si nous détenions à nous seuls la vérité.

CE PROJET PROGRESSISTE POUR LA FRANCE DOIT ÊTRE PORTÉ DEMAIN
PAR UN COLLECTIF D’HOMMES ET DE FEMMES, PAR UNE ÉQUIPE,
PAR UNE COALITION, PAS PAR UN HOMME SEUL.

À qui s’adresse cette main tendue ? En début de semaine, il a été question de l’ex-premier ministre Bernard Cazeneuve…

Si on m’avait interrogé sur Marie-Noëlle Lienemann ou Emmanuel Maurel – également anciens du PS –, j’aurais dit la même chose. Je ne ferme aucune porte, mais il n’est pas question de renouer avec le quinquennat Hollande, l’objectif est de se mettre d’accord sur un projet, une ambition pour la France qui nous permette de sortir de ce capitalisme à bout de souffle.

Pourquoi estimez-vous que le travail doit avoir une place centrale dans le discours et le projet de la gauche ? Et comment éviter les pièges de ce débat lorsque, par exemple, Emmanuel Macron s’en saisit pour opposer les travailleurs aux bénéficiaires du RSA « qui ne travaillent jamais » ?

Ce n’est pas un piège, ce sont deux projets de société, deux mondes, deux conceptions totalement différentes de la France du travail. Nous défendons, nous, un travail qui émancipe, qui épanouit, et qui répond aux besoins du pays, aux enjeux climatiques. Pour le camp Macron, le travail est source de profit, il sert de variable d’ajustement à la rentabilité des entreprises, chômage et pauvreté à la clé. Le président de la République défend la France d’un travail rémunéré au niveau du RSA. Nous répondons : travailler moins, travailler mieux et travailler tous. C’est le sujet central sur lequel la gauche doit être beaucoup plus forte, sinon on laisse la droite et les libéraux le préempter. Quant au droit à la paresse, il a été caricaturé en imaginant que l’on pouvait faire tourner une société sans travail. Et certains le théorisent à tel point qu’ils défendent le revenu universel. Nous nous voulons être le parti du travail pour construire une France libre, forte et heureuse. C’est autour de ce triptyque que je veux construire mon projet pour la France.

Quelle place dès lors pour d’autres combats ?

C’est un projet cohérent qui ne se découpe pas en morceaux. C’est aussi par le travail que nous garantirons, via les services publics notamment, l’égalité des droits de chacun, indistinctement de son origine ou de son sexe, que nous pourrons bâtir une véritable transition écologique. C’est un projet d’ensemble qui pose les bases d’une nouvelle République sociale, écologiste, féministe, laïque.

 

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DÉFEND LA FRANCE D’UN TRAVAIL RÉMUNÉRÉ
AU NIVEAU DU RSA. NOUS RÉPONDONS : TRAVAILLER MOINS, TRAVAILLER MIEUX
ET TRAVAILLER TOUS.

Une partie du texte discuté lors de votre congrès est consacrée à « l’actualité brûlante du projet communiste ». En quoi prend-il une nouvelle vigueur dans le contexte politique et social ?

Par son exigence de démocratie. Le projet communiste se construit avec le peuple et pour le peuple. Il trouve toute son actualité dans cette grande idée : il faut que chaque salarié, chaque travailleur se réapproprie son outil de production. Il ne s’agit pas seulement de répartir les richesses, de taxer les dividendes. Ça, tout le monde est d’accord, même les socialistes. Et tant mieux. Mais, nous, nous voyons plus loin : nous voulons décider de comment nous produisons ces richesses et pour quoi. C’est aussi une exigence portée dans ce mouvement social : participer aux décisions. Si les salariés de Total avaient voix au chapitre, vous croyez qu’ils auraient laissé Pouyanné s’augmenter de 10 % tandis qu’eux n’ont eu que les miettes, qu’ils laisseraient l’essence augmenter à ce tarif-là ? Les salariés d’EDF auraient-ils laissé brader notre filière nucléaire et le marché européen décider des prix ? Bien sûr que non. Réapproprions-nous les choix économiques de notre pays pour retrouver notre souveraineté. Mettons en commun, décidons ensemble. Ça, c’est révolutionnaire et c’est le cœur du projet communiste.

(1) Ifop, mars 2023.
(2) « Les Jours heureux sont devant nous », paru le 16 mars aux éditions du Cherche-Midi.

 

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9 avril 2023 7 09 /04 /avril /2023 03:14

 

Le capitalisme financier mondialisé a provoqué un tel bouleversement qu’il précipite l’humanité vers l’abîme. Cette donnée est peu ou prou confusément perçue par les citoyens du monde, qui interrogent pourtant le sens du travail, nos manières de vivre, de produire, de consommer, etc. Bref, de pouvoir vivre ensemble dans un monde commun.

Le dérèglement climatique met en péril le vivant et la nature en raison d’un mode de production assis sur l’énergie carbone dans le cadre d’une course aux profits insensée de quelques multinationales. Les peuples en paient le prix fort, contraints de fuir l’insécurité alimentaire et la montée des eaux. D’ici à 2050, ce sont ainsi 250 millions d’humains qui devront migrer pour trouver une vie meilleure. Les inégalités minent le monde. Depuis 1995, le 1 % le plus fortuné s’est approprié près de 20 fois plus de richesses que les 50 % les plus pauvres, et les 10 % les plus riches de la planète détiennent plus de 60 % du patrimoine mondial. Cette confiscation des richesses paupérise les peuples, qui subissent régressions sociale, démocratique et destruction de l’environnement.

Les paradis fiscaux n’ont jamais été aussi florissants et les compagnies transnationales en viennent à être parfois plus puissantes que les États, alors que le travailleur, aliéné et en souffrance, est de moins en moins rémunéré. Le bruit des canons éclate de partout, au service d’impérialismes qui mettent en péril la sécurité collective et alimentent une course aux armements. L’injustifiable guerre que mène la Russie de Poutine contre l’Ukraine est en train de bousculer la géopolitique mondiale. L’épuisement des ressources naturelles et celui des biens communs que constituent l’eau et l’énergie, notamment, sont déjà au cœur de conflits armés qui vont en s’amplifiant.

Répondre à ces défis ne peut se faire par des politiques d’adaptation au système. L’enjeu de son dépassement est posé : partage des pouvoirs, des savoirs, des richesses et libération du travail de l’exploitation capitaliste, appropriation des moyens de production et d’échange afin que les travailleurs soient « souverains par leur travail », comme le proclamait Jean Jaurès. Fonder de nouveaux rapports humains et sociaux avec la nature et le vivant, c’est la tâche du mouvement populaire qui dépasse sans cesse l’état des choses existant vers ce que nous nommons communisme.

Malgré les caricatures qui en sont faites par les tenants de l’ordre établi, malgré les échecs du soviétisme qui ont dévoyé un idéal et des processus révolutionnaires par l’autoritarisme et des crimes abominables, le communisme est la réponse aux enjeux du XXIe siècle. Le mouvement ouvrier en France a écrit de grandes pages de conquêtes sociales et démocratiques par ses luttes. Le communisme français a marqué la France de son empreinte avec une multitude de conquis sociaux connus de tous. Le mouvement actuel contre la réforme des retraites porte cet esprit, au sens où il vise à défendre l’un de ces grands conquis et l’enjeu du travail émancipé. Il montre l’union des travailleurs, balayant les tentatives de division que veut instiller le système pour dominer.

À la conquête de nouveaux « jours heureux », le PCF réuni en congrès posera les jalons d’un projet de société, non pas tout prêt, mais fruit d’une démarche populaire et agissant avec les forces disponibles. Ce sera un appui fondamental pour impulser les ruptures nécessaires de notre temps.

 

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