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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 05:35

 

Réunis le 15 septembre à la Maison Blanche, Donald Trump, le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, les ministres des Affaires étrangères (en l'absence de leurs chefs d'État) des Émirats Arabes Unis, Cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane et son homologue du royaume de Bahreïn Abdel Latif al-Zayani ont signé un document, pompeusement appelé "les Accords Abraham" proclamant la "paix" à des guerres qui n'ont jamais eu lieu. Les deux ministres arabes ont ensuite signé un accord bilatéral avec le chef du gouvernement israélien, en vue d'une "normalisation des relations".

 

 

Cette "paix des fripons" - comme la qualifie le quotidien israélien Haaretz - est une trahison des engagements pris en 2002 par les pays de la Ligue arabe préconisant la reconnaissance d'Israël en échange de la création d'un État palestinien sur les terres palestiniennes conquises par Israël en 1967.

Dans un même mouvement, ce "deal" est un pas de plus dans la ceinture explosive que Trump, se alliés du Golfe et Netanyahu, sont en train de tisser autour de l'Iran. Israël pourra ainsi avoir accès à la base militaire US - siège de la cinquième flotte à Bahreïn, et les Émirats pourront se procurer notamment des F35 états-uniens dans un contexte de renforcement des échanges de systèmes de guerre électronique quadripartite. Dans ce sens, d'autres monarchies du Golfe, y compris l'Arabie Saoudite se joindront sans doute à l'"accord" pour pouvoir, entre autres, bénéficier du développement de l'industrie nucléaire. "Des milliers d'emplois américains seront créés" a dit M. Trump.
Le processus d'encerclement - militaire et économique - de l'Iran est porteur de tous les dangers, au gré de provocations pouvant déclencher un conflit général.


Pour la sécurité et la pérennité d'Israël, ce deal est également extrêmement dangereux, car Israël se retrouve en "première ligne" face à Téhéran et est amené à porter - à la place des États-Unis mais sous ses ordres - le "leadership" hégémonique états-unien.


Les victimes en sont les Palestiniens. La colonisation va se développer avec la poursuite de l'annexion rampante. Jared Kushner, le gendre de Trump artisan de l'accord l'a dit sans vergogne : il s'agit de faire le chantage d'un "choix" entre la résignation à un avenir de bantoustan conformément au "deal du siècle" de Trump, et l'inexistence dans un système d'apartheid à l'israélienne.


Les autorités françaises répètent à l'encan que "la seule option pour permettre une paix juste et durable dans la région" est "l'établissement de deux États", Israël et Palestine, "dans le cadre du droit international". Elles estiment que "la décision, prise dans ce cadre par les autorités israéliennes, de suspendre l'annexion de territoires palestiniens est une étape positive, qui doit devenir une mesure définitive."


Il n'est plus possible que cela demeure des vœux pieux. Il faut une politique volontariste.


Le PCF demande à Emmanuel Macron de reconnaître immédiatement l'État de Palestine avec pour capitale Jérusalem-Est, conformément à la résolution adoptée par les deux chambres de notre Parlement. Dans le même temps, Paris doit sanctionner la politique menée par le gouvernement de droite extrême d'Israël en mettant fin à sa coopération militaire avec Israël et exiger la suspension des accords UE-Israël tant que Tel Aviv n'en respecte pas les clauses, notamment en poursuivant la colonisation, la répression quotidienne en Cisjordanie et l'incarcération des habitants de Gaza.

 

Parti communiste français
Paris, le 17 septembre 2020

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 05:26

 

ENTRETIEN. La concession des autoroutes aux entreprises privées, depuis 2006, a fait l’objet d’une commission d’enquête sénatoriale, qui a rendu son rapport, ce vendredi 18 septembre. Ses conclusions sont jugées insuffisantes par le groupe Communiste, républicain, citoyen et écologiste (CRCE), qui a choisi de ne pas le voter. Explications avec le sénateur communiste Éric Bocquet, vice-président de la commission.

 

Pourquoi ne pas avoir voté le rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur les concessions autoroutières, dont vous étiez le vice-président ?

ÉRIC BOCQUET Le groupe CRCE a décidé de s’abstenir pour une raison essentielle : les propositions de ce rapport sont largement insuffisantes, notamment sur le besoin de renationaliser les autoroutes. Tout le monde, y compris à droite, s’accorde à dire que c’était une erreur de les concéder en 2006, mais l’option de la renationalisation a été rejetée, au nom de la dette. C’était déjà au nom de la dette que la privatisation avait été décidée. Cette solution serait trop chère, Bruno Le Maire évoque un coût entre 40 et 50 milliards d’euros, mais sans qu’on sache d’où sort ce chiffre. Cet argument est farfelu, c’est surtout une question de volonté politique. On est capable d’emprunter 500 milliards d’euros pour un plan de relance inefficace mais pas dix fois moins pour les autoroutes, qui en plus ne seraient pas à la charge de l’État, puisque la somme sera rapidement remboursée par les péages. Le rapport se contente de recommander de « remettre à plat le cadre de gestion des autoroutes ». C’est ce que la commission aurait déjà dû faire, mettre en place une table ronde entre l’État et les concessionnaires, négocier… Tout cela est bien léger, c’est une capitulation de l’État par rapport à l’intérêt général. Ce rapport reste au milieu du gué : j’en partage le constat mais en termes de propositions, le compte n’y est pas puisqu’il fait le choix de se pencher sur la fin des concessions et sur les suivantes, mais sans envisager la solution, qui est la nationalisation. Nous avons le sentiment d’une occasion manquée.

 

Quels constats cette commission d’enquête a tout de même permis de révéler ?

ÉRIC BOCQUET Le premier constat, c’est que la rentabilité des concessions autoroutières ne s’est jamais démentie depuis 2006. Pour les trois concessionnaires, Vinci, Eiffage et Abertis, les chiffres d’affaires, et donc les dividendes, ont toujours augmenté d’année en année, avec une hausse de 43,5 % entre 2006 et 2017. Les bénéfices après impôts également, alors que dans le même temps les masses salariales ont sensiblement diminué, avec des milliers de suppressions d’emplois. L’État s’est privé des moyens d’entretenir ses réseaux, des ressources qui devaient servir à la transition énergétique, au rail, et à l’intérêt général. Imaginez ce qu’on aurait pu faire avec les 23 milliards de dividendes perçues depuis 2006, et les 40 milliards prévus d’ici la fin des concessions, en 2030-2032, alors que celles-ci sont amorties depuis 2013. La commission a aussi permis de confirmer l’opacité qui règne dans les discussions entre l’État et les concessionnaires. Christian Eckert, ministre du Budget sous François Hollande, que nous avons auditionné, explique avoir été tenu à l’écart des négociations. Cela prouve le poids gigantesque de ces entreprises. Les discussions tournent toujours à leur avantage, au détriment des usagers et de l’intérêt général. De la même façon, l’État n’a jamais véritablement assumé son travail de contrôle et de régulation de ces concessions autoroutières. Il laisse totalement faire le privé, donc les autoroutes et leur prix nous échappent complètement.

 

Cette question revêt donc des enjeux économiques, environnementaux, mais aussi sociaux ?

ÉRIC BOCQUET Oui, sur de nombreux points. Je regrette d’ailleurs que la commission d’enquête n’ait pas cherché à auditionner les salariés de ces groupes, concernant la gestion interne, de conditions de travail, et surtout les suppressions massives d’emplois - 16 000 postes supprimés depuis 2006 - qui vont à contre-courant des bénéfices. Pour les usagers également, l’enjeu social est important, puisque les tarifs ont régulièrement augmenté. À chaque fois que l’État demandait aux concessionnaires des travaux ou des investissements, ils ont négocié des augmentations de péages. À la fin de la commission, nous avons reçu un document d’un universitaire qui conteste d’ailleurs la légalité de ces augmentations, qui seraient contraires aux contrats signés. Nous n’avons pas eu le temps de l’analyser suffisamment, mais cela montre qu’il reste de nombreux points à creuser, et que cette commission n’est pas allée au bout de sa mission.

Entretien réalisé par Florent Le Du

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 05:25

 

La commission d’enquête du Sénat a livré les conclusions de son rapport, vendredi, sur la gestion des autoroutes, dont les concessions ont été privatisées en 2006. Elle pointe les surprofits de Vinci et Eiffage, et un manque à gagner de 6,5 milliards d’euros pour l’État. L'erreur de cette privatisation semble désormais reconnue à droite comme à gauche. Comment dès lors en sortir ?

« Position de faiblesse de l’État dans les négociations », surrentabilité pour le privé et manque à gagner pour le public. Le rapport sénatorial de la « commission d’enquête sur le contrôle, la régulation et l’évolution des concessions autoroutières » dresse un bilan au vitriol de la gestion des autoroutes, dont les concessions ont été privatisées en 2006.

L’État aurait ainsi perdu environ 6,5 milliards d’euros de recettes potentielles depuis qu’il a ouvert le capital des sociétés d’autoroute au privé (une ouverture commencée en 2002 par l’intermédiaire de Lionel Jospin, puis achevée en 2006, sous Dominique de Villepin).

17,2 milliards de profits potentiels pour Vinci et Eiffage

Côté privé en revanche, l’opération s’avère juteuse. Si l’analyse «  tend à montrer que la rentabilité économique des concessions sur la période 2006-2019 se situe légèrement en deçà des attentes », dixit le rapport, Vinci et Eiffage, principaux acteurs du secteur, devraient en revanche atteindre leur rentabilité attendue dès 2023, soit dix ans avant la fin des concessions (entre 2032 et 2036). « Au-delà de 2022, les dividendes versés atteindraient environ 40 milliards d’euros, dont 32 milliards pour Vinci et Eiffage », explique Vincent Delahaye, sénateur UDI et rapporteur de la commission d’enquête. Le coût d’acquisition en 2006 étant de 14,8 milliards d’euros, l’affaire s’avère plus que profitable.

Le sénateur de l’Essonne est également revenu sur l’épisode des négociations « secrètes » de 2015, « un mauvais raisonnement qui a donné la sensation qu’il y avait quelque chose à cacher ». Ségolène Royal et Emmanuel Macron, ministres compétents à l’époque car titulaires des portefeuilles de l’Environnement et de l’Économie, avaient accepté, pour compenser le gel des tarifs autoroutiers en 2015 voulu par Ségolène Royal, que les hausses de tarifs prévues les 1er février de chaque année soient plus importantes entre 2019 et 2023. L’accord prévoit aussi un allongement des concessions au privé, en échange de travaux à réaliser.

La négociation avait eu lieu de manière opaque, selon le souhait des sociétés d’autoroute de préserver le secret des affaires. La commission d’enquête a aussi pu auditionner ceux qui ont négocié pour leurs ministères : la désormais ministre du Travail Élisabeth Borne, directrice de cabinet de Ségolène Royal en 2015 (c’est elle qui a mené toutes les négociations, l’ex-ministre ayant admis lors de son audition avoir signé sans y avoir participé), et le secrétaire général de l’Élysée Alexis Kohler, « dircab » de Macron à la même époque.

« Le statu quo n’est pas possible »

« Face à ces constats, le statu quo n’est pas possible, juge Vincent Delahaye. Il est impératif de mieux partager les profits des sociétés d’autoroute avec l’État et les usagers pour rééquilibrer les relations entre les concédants et les concessionnaires. » Avec un rachat des concessions par la puissance publique ? « La Commission n’a pas souhaité prendre position, même si mes collègues socialistes et communistes privilégient un retour à la gestion publique », balaie Vincent Delahaye. Le rapport plaide tout de même pour un « arrêt de la prolongation des durées de concessions », le temps de «  tout remettre à plat » lors d’un « sommet des autoroutes » qui réunirait les sociétés autoroutières, l’État, les parlementaires et l’Autorité de régulation des transports. « Tout le monde a intérêt à reprendre le dialogue et à faire des compromis raisonnables », veut croire le sénateur centriste.

Trop timoré pour le groupe CRCE, dont font partie les communistes. Ses sénateurs se sont abstenus de voter le rapport, jugeant « ses propositions insuffisantes ». « Tout le monde, y compris à droite, s’accorde à dire que c’était une erreur de les concéder en 2006, mais l’option de la renationalisation a été rejetée, au nom de la dette, regrette le sénateur PCF Eric Bocquet (voir ici son entretien). Cette solution serait trop chère, Bruno Le Maire évoque un coût entre 40 et 50 milliards d’euros, mais sans qu’on sache d’où sort ce chiffre. Cet argument est farfelu, c’est surtout une question de volonté politique. »

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 05:16

 

Après "Allo Place Beauvau", recueil source de vidéos de violences policières, récompensé par le Grand prix du journalisme en 2019, et son roman « Dernière sommation », David Dufresne signe le fascinant documentaire, « Un pays qui se tient sage ». En confrontant des points de vue face à des images filmées par des victimes, il interroge la phrase de Max Weber : « l’État revendique le monopole de la violence physique légitime ». Rencontre.

 

 

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 16:47

Ce 2 septembre a débuté le procès de l’attentat de janvier 2015 contre Charlie-Hebdo et des assassinats de Montrouge et de l’Hyper-Casher de la Porte de Vincennes.

À la veille des audiences qui viennent de s’ouvrir devant la Cour d’assises de Paris, souvent qualifiées de procès pour l’histoire et qui sont exceptionnellement filmées, la rédaction de Charlie-Hebdo a pris la décision de republier les caricatures qui avaient été le prétexte du massacre commis dans ses locaux il y a cinq ans.

 

 

En réaction, l’organisation jihadiste Al Qaïda, suivie de diverses forces intégristes dans le monde, vient de menacer de nouveau le journal satirique qui voulait, en rendant hommage à l’oeuvre de ses dessinateurs assassinés, rester fidèle à sa liberté de ton envers toutes les religions, tous les fondamentalismes, tous les racismes.

Le Parti communiste français exprime sa totale solidarité avec  l’hebdomadaire.

Il réaffirme que la liberté d’expression, de critique et de caricature n’est pas négociable. Dans notre pays, elle est garantie par la Constitution et encadrée par la loi qui interdit qu’elle ne serve d’alibi à quelque dérive que ce soit.

L’attachement de Charlie-hebdo aux principes de fraternité et de laïcité de notre République doit, par conséquent, être fermement défendu contre toute forme de terreur et d’obscurantisme.

Le droit de chacune et chacun de pratiquer la religion de son choix, dans un État qui n’en reconnaît aucune et se refuse à censurer les journalistes comme les artistes, est le fondement de notre vivre-ensemble. 

Ne pas condamner comme il se doit les attaques dont la rédaction de Charlie-Hebdo fait l’objet constituerait une remise en cause des conquêtes pour lesquelles notre peuple, fort de sa diversité, n’a cessé de se battre depuis la Révolution française. Ce serait encourager d’autres actes criminels, perpétrés au nom d’une idéologie mortifère. N’oublions jamais que ceux qui sont tombés, victimes d'abjects fanatiques, étaient peu soutenus avant ce terrible drame. Aujourd’hui, soyons à leurs cotés, sans ambiguïté.

Le PCF appelle nos concitoyens et concitoyennes rester mobilisés contre la barbarie tout en refusant les amalgames qui les divisent. Comme ils ont su le faire lors des grandes marches du 11 janvier 2015.

 

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18 septembre 2020 5 18 /09 /septembre /2020 16:14

 

La fermeture programmée de l'usine Bridgestone de Béthune est un séisme non seulement pour les 863 salarié-es dont l'emploi va être supprimé, pour leurs familles, mais aussi plus largement pour tous les habitant-es d'une ville que je connais bien, où je suis né et où je garde encore de nombreuses attaches. Je me rendrai dès demain sur place, à 10h30, avec la sénatrice Cathy Apourceau-Poly.

 

 

La perte de cette usine, la dernière de la commune, ouverte en 1961 et où travaillaient jusqu'à 1 700 salariés au plus fort de l'activité, souligne une fois de plus l'absence de stratégie industrielle du gouvernement. Alors que les importations en provenance d'Asie du Sud-Est progressent à un rythme vertigineux, au prix d'un bilan carbone désastreux, notre pays, pourtant historiquement bien placé parmi les fabricants de pneus, continue de laisser filer peu à peu ses unités de production et ses savoir-faire, comme tout dernièrement Michelin à la Roche-sur-Yon.

« Produire plus sur le sol national pour réduire la dépendance » : le cap fixé par le président de la République lui-même, le 31 mars dernier à Saint-Barthélémy d'Anjou, était pourtant clair. Cette ambition, nous pouvons la partager, à condition qu'elle soit suivie par des actes. Or c'est l'inverse qui se déroule sous nos yeux, avec une indécente accumulations de plans de licenciements et de fermetures brutales, sous couvert de la crise liée à la pandémie de Covid-19. A Béthune, la direction avait même tenté d'imposer un Accord de performance collective, l'an passé, synonyme de sacrifices pour les salarié-es, mais dépourvu d'engagements sérieux sur la pérénnité de l'usine.

Une exigence doit être posée de toute urgence : les milliards d'argent public du plan de relance doivent être consacrés au maintien de l'emploi et en aucun cas à sa destruction. L'Etat a les moyens de faire respecter une telle règle, en rentrant par exemple au capital d'entreprises stratégiques, pour peser sur les décisions. Plutôt que de laisser Bridgestone réduire ses investissements dans l'usine de Béthune quasiment à néant, voilà ce qu'aurait dû faire un gouvernement en accord avec l'objectif affiché d'une relocalisation de la production.

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 11:16
Journée mondiale de la Paix - le Comité du mouvement de la Paix du Nord Finistère organise des rendez-vous le 19 septembre à Morlaix et le 26 septembre à Brest
Le comité du mouvement de la paix du Nord Finistère dans le cadre de la journée internationale de la paix organise un rassemblement le 19 septembre devant l'hôtel de ville de Morlaix de 10 h à à 13 h 30 avec des prises de paroles  et le 26 septembre  de 10 h à 13 h 30 à Brest au monument aux morts en haut de la rue de Siam.
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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 11:05
Rouge Finistère, spécial mobilisation du 17 septembre 2020: Agir pour l'emploi et le pouvoir d'achat
Rouge Finistère, spécial mobilisation du 17 septembre 2020: Agir pour l'emploi et le pouvoir d'achat
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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 06:08

 

Nous vivons un moment aussi grave qu’exceptionnel. La crise sanitaire a révélé celle, globale, du capitalisme mondialisé et financiarisé. Pour la deuxième fois depuis la secousse de 2007-2008, le modèle néolibéral, qui s’est imposé à la planète depuis la fin des années 1970, révèle sa faillite.

 

 

Le capital répondant à ce contexte par la volonté d’en faire payer le coût au monde du travail et au peuple, nous sommes confrontés à la menace d’un véritable tsunami social. Avec des plans de licenciements en série portant le chômage de masse à des niveaux inégalés depuis longtemps, la précarisation accentuée de tout un pan de la société, la montée des inégalités, des discriminations, du racisme, de la répression.

La question posée n’est, par conséquent, pas celle du « monde d’après », mais celle… du système d’après. Se hisser à la hauteur d’un tel enjeu de civilisation, telle est l’ambition du projet de programme, dont s’est doté le PCF et que résume son titre : « Construisons la France en commun, formons une union populaire agissante ».

Ce document n’est pas une plateforme électorale, ni une esquisse de programme de gouvernement. C’est une autre démarche qui l’inspire : partir des objectifs et des besoins immédiats que la crise actuelle fait apparaître — en matière de santé, d’éducation, de salaires, de lutte contre la pauvreté ou de l’exigence de droits nouveaux — pour montrer pratiquement que l’on ne peut aborder ces urgences sans des mesures radicales, qui vont à la racine des problèmes, en l’occurrence la domination du capital, l’utilisation de l’argent, les pouvoirs grâce auxquels la classe possédante impose sa loi à l’immense majorité. À partir de là, il s’emploie à montrer en quoi l’exigence de ruptures immédiates ouvre la voie au projet de rupture avec les logiques dominantes que nous voulons proposer au pays. Dit autrement, il s’agit de mettre en lumière que c’est être tout simplement réaliste que d’affirmer une volonté de changement révolutionnaire.

L’originalité de la démarche consiste donc à mettre en débat un programme de lutte qui est, en même temps, un programme pour la France. Elle veut nourrir d’un contenu porteur d’espoir les mobilisations immédiatement indispensables pour faire face aux désastres, sociaux et écologiques, que génère l’ordre dominant, aidant ainsi à ce que tous ces combats débouchent, de l’échelon territorial jusqu’au plan national, sur des conquêtes changeant concrètement les rapports de force.

Plus précisément, l’objectif est de restituer, auprès de celles et ceux qui liront nos propositions, la cohérence de l’action des communistes. Jusqu’à la solution politique à travers laquelle ils appellent à changer la gauche : cette union populaire agissante qui ne saurait voir le jour à partir seulement de débats de sommet ou d’échanges entre organisations, mais doit résulter, si elle veut enclencher une véritable dynamique transformatrice, de l’intervention directe des acteurs du mouvement social, des citoyens, de la jeunesse.

Le plan choisi découle de l’approche. Il décrit d’abord les enjeux du tournant de situation. Puis il développe les solutions d’urgence exceptionnelles qu’appellent l’état désastreux maintenu de notre système de santé (en dépit des annonces du « Ségur » de la santé), une rentrée scolaire si chaotique qu’elle menace le devenir même de l’école de la République, des inégalités et des violences qui se sont développées au gré de la crise sanitaire, et depuis. Il s’efforce enfin de dessiner à grands traits l’exigence d’un autre modèle de développement.

Notre spécificité, dans ce cadre, concerne d’abord la manière dont notre proposition de sécurité-emploi-formation cherche à répondre aux aspirations à la sécurisation de tous les moments de la vie, telles qu’elles montent de la société et des luttes : elle sera, en cette rentrée, au centre de la bataille que nous initions pour l’emploi, avec les rendez-vous départementaux du 10 octobre comme premiers rendez-vous. Ou la place centrale que nous donnons aux services publics, comme leviers d’un changement global de logique. Ou encore l’articulation que nous nous employons à construire entre l’indispensable transition écologique, le besoin d’un autre mode de production et de consommation, et la reconquête industrielle si déterminante pour l’avenir du pays. Ou encore notre appel à restaurer la souveraineté nationale et populaire, pour favoriser de nouvelles coopérations solidaires, en Europe et dans le monde. Ou les moyens que nous avançons pour prendre le pouvoir sur l’argent, changer les règles de la fiscalité, s’approprier les grands moyens de production et échange à l’aide notamment de nationalisations d’une nouvelle sorte, constituer un pôle financier et bancaire public afin de réorienter le crédit au service du développement humain. Ou, enfin, les nouveaux pouvoirs et institutions démocratiques qui, de l’entreprise à l’État, doivent permettre aux salariés et aux citoyens de décider enfin du destin collectif. Afin de se débarrasser de toutes les dominations, qu’elles soient patronale, patriarcale ou raciste…

Ce programme a vocation à être défendu dans l’ensemble des échéances politiques. Il ne se veut pas toutefois un produit achevé. C’est pourquoi nous le mettons en débat et appelons les communistes, autant que celles et ceux qui souhaiteront y contribuer, à l’enrichir de leurs réflexions et expériences. C’est l’objet de la plateforme participative aujourd’hui mise à disposition. À chacune et chacun de s’en saisir, pour engager le débat avec nos concitoyens et construire, avec eux, une société qui mette l’humain et la planète au cœur de tous les choix.

Christian Picquet, membre du Comité exécutif national, responsable Mouvement des idées, intellectuel·le·s.

 

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 06:07

Lundi 14 Septembre 2020

Geoffroy Roux de Bézieux - Philippe Martinez : le président du Medef et le secrétaire général de la CGT réunis pour une confrontation inédite, projet contre projet, sur la sortie de crise et le monde que l’on souhaite pour demain.

Que propose le patronat à la société pour son développement ? ️

Que propose la CGT pour l’émancipation des travailleurs ?

Un débat d’idées et un événement sans précédent.

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