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19 août 2022 5 19 /08 /août /2022 05:51

 

 

 

 

 

 

 

 

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16 août 2022 2 16 /08 /août /2022 05:40

 

 

 

 

 

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14 août 2022 7 14 /08 /août /2022 05:30

 

Intervenues plus tôt que les années précédentes, les mesures prises dans plus de 70 % des départements de la France métropolitaine pour limiter l’usage de l’eau cette année devraient interpeller les décideurs politiques et les défenseurs de l’environnement. Stocker de l’eau quand il pleut beaucoup pour en disposer à la belle saison est devenu indispensable parce que vital. Il reste à définir les décisions les plus pertinentes pour y parvenir dans différentes régions de France.

Avec trois semaines sans pluie et des pics de chaleur en ce mois de juillet, on imagine déjà l’ampleur des pertes dans les productions agricoles, qu’il s’agisse des rendements céréaliers, de ceux de la vigne, des vergers, mais aussi des fermes d’élevage, qu’elles soient laitières ou productrices de viandes. En trois semaines, les prairies ont pris des allures de paillassons et la repousse de l’herbe est compromise pour de longues semaines, même s’il pleut au mois d’août. En attendant, le Secrétariat d’État chargé de l’Écologie vient de publier un communiqué qui résume la situation en ces termes :

« Après un hiver plus sec que la normale, la France a connu son troisième printemps le plus chaud et le plus sec jamais enregistré (…) En ce début d’été, la sécheresse est installée sur une large partie du pays, avec près de 70 départements concernés par des mesures de restriction sur les usages de l’eau. Elle est plus marquée sur le pourtour méditerranéen, les régions Pays de la Loire et le Centre-Val de Loire, avec des territoires au niveau de crise, traduisant un arrêt des prélèvements non prioritaires ».

Le bas niveau des nappes dans une majorité de régions

À en juger par le communiqué publié voilà quelques jours par le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM) sur la situation du pays au début de mois de juillet, les choses vont encore s’aggraver dans plusieurs régions. Selon le BRGM, « les nappes des calcaires jurassiques de Charente, du Poitou et de la Brenne observent des niveaux bas, conséquences des déficits pluviométriques durant l’hiver et le printemps, même si la situation peut s’être localement améliorée en juin. Les niveaux de la nappe de la craie de Touraine sont bas, la période de recharge ayant été tardive et écourtée. Les niveaux des nappes inertielles de cailloutis plio-quaternaires de Bourgogne-Franche-Comté sont bas, héritage de plusieurs recharges successives déficitaires. Dans la nappe alluviale de la plaine d’Alsace les niveaux sont modérément bas à très bas. Les nappes inertielles des corridors fluvio-glaciaires du Rhône moyen enregistrent une dégradation progressive de la situation et les niveaux sont hétérogènes, de proches des normales à très bas. La nappe de la molasse miocène du Bas-Dauphiné reste en situation critique avec des niveaux globalement bas, conséquences d’une baisse progressive sur plusieurs années. Des niveaux très bas s’observent toujours dans la Plaine de Valence et dans les collines nord-Drôme. Les niveaux des nappes des alluvions et des formations complexes de Provence et de la Côte d’Azur sont toujours préoccupants, de bas à très bas, du fait de faibles recharges en 2020-2021 et d’un étiage estival 2021 assez sévère ».

Après avoir résumé la situation préoccupante dans toutes ces régions le BRGM ajoute : « En juillet, la vidange devrait se poursuivre sur l’ensemble des nappes du territoire. L’absence de précipitations prévue par Météo-France pourrait accenteur les tendances à la baisse. En cas d’absence de pluies suffisantes engendrant une sécheresse des sols et une demande en eau accrue, la situation pourrait encore se dégrader ». Cette tendance s’est confirmée depuis le début de ce mois de juillet et on peut craindre le pire si la sécheresse devait perdurer en août et au-delà.

Pas de restrictions en région Ile-de-France !

Il convient, à ce stade, d’évoquer une situation paradoxale. L’Ile-de-France est la région la plus peuplée du pays avec 12 millions d’habitants sur une petite superficie. Qu’il s’agisse des ménages, des municipalités, des commerces ou des sites industriels, la consommation d’eau est très importante et aucun risque de pénurie n’est évoqué jusqu’à présent. Pour l’essentiel, l’eau qui coule dans les robinets franciliens est pompée dans la Seine et dépolluée dans les sites de captage. Cela reste possible dans la mesure où, du printemps à l’automne, le débit du fleuve est soutenu à hauteur de 60 %, voire plus, par les barrages réservoirs du lac d’Orient, du Der Chantecoq et de Pannecière construits au milieu du XXe siècle sur trois affluents de la Seine que sont l’Aube, la Marne et l’Yonne. Ces trois lacs de retenue permettent de réguler le débit de la Seine en toutes saisons, d’éviter les crues et les inondations quand il pleut beaucoup, d’avoir une eau d’assez bonne qualité en été pour être rendue potable dans les usines de traitement. Voilà aussi pourquoi les vrais écologiques de ce début de XXIe siècle ne sont pas ceux qui s’opposent à tout projet de barrage.

« Entre deux maux, il faut choisir le moindre », selon un vieux dicton. En ce XXIe siècle marqué par le réchauffement climatique, il faudra, pour la gestion de l’eau comme et la production de nourriture, il faudra des barrages sur des vallées profondes et étroites, plutôt que la mise en place de « bassines » qu’on alimente en pompant l’eau des nappes phréatiques pour irriguer certaines cultures céréalières. Mais le pire serait de vouloir continuer de mettre la nature sous cloche en refusant toute initiative visant à stocker de l’eau quand il pleut beaucoup, afin d’en disposer quand perdurent des sécheresses comme celle de cette année (1). C’est cela que trop d’écologistes autoproclamés n’arrivent pas à comprendre faute d’une connaissance minimale des réalités du terrain.

(1) Voir à ce propos le chapitre 5 du livre de Gérard Le Puill « Choses apprises en 2020 pour agir contre la faim », éditions du Croquant, 220 pages, 12€

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13 août 2022 6 13 /08 /août /2022 05:49

 

 

 

 

 

 

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13 août 2022 6 13 /08 /août /2022 05:28

 

Alors que se succèdent les journées de canicule avec une multiplication des incendies en France et en Europe, nous avons, au matin du 15 juillet, lu attentivement et sélectionné quelques dépêches diffusées de très bonne heure par l’Agence France Presse (AFP). Leur analyse permet de mettre en exergue les contradictions qui poussent à la croissance des émissions de gaz à effet de serre en cet été 2022.

On dit que l’avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt. Pour les journalistes, lire les informations les plus matinales de l’AFP valide ce dicton. À 4H45 le 15 juillet, une dépêche de l’Agence expliquait qu’au Brésil 830.000 km2 de la forêt amazonienne sont des « terres de personne », à savoir sans propriétaires attitrés et soumises de ce fait à la déforestation permanente. À titre de comparaison, cette superficie est égale à une fois et demie celle de la France métropolitaine qui est de 530.000 k2. L’AFP indiquait que « selon les données de l’Institut de recherche environnementale de l’Amazonie (IPAM), entre 1997 et 2020, 87 % du déboisement a eu lieu dans ces zones sans cadre juridique, occupées illégalement ou enregistrées de manière frauduleuse comme propriétés privées… ».

L’agence publiait plusieurs témoignages. Daniel Viegas, spécialiste des questions environnementales, observait que « quand une terre est non réglementée, elle est soumise à tous types de crimes et la population se retrouve sans accès aux services de base, tels la santé et l’éducation ». Christine Mazetti, de Geenpeace Brésil, expliquait que l’absence de cadre juridique est un sujet « délaissé par le gouvernement fédéral actuel et même par les gouvernements des Etats ». L’AFP ajoutait que « depuis son arrivée au pouvoir en 2019, le président d’extrême droite Jair Bolsonaro est régulièrement accusé par les défenseurs de l’environnement d’encourager la déforestation par ses discours en faveur de l’exploitation commerciale de la forêt. Ils dénoncent aussi les projets soutenus part les alliés du chef de l’Etat au Parlement, dont certains visent à assouplir les critères pour la cession à des particuliers des terres publiques occupées illégalement », ajoutait l’Agence. Tandis que le feu détruit les forêts en France et en Europe, le stockage du carbone par les arbres va donc continuer de décroître dans le monde.

La course d’obstacles des roses qui voyagent en avion

Publiée à la même heure, une autre dépêche de l’AFP portait en titre « La course d’obstacles des roses équatoriennes pour arriver sur les étals du monde ». On y apprenait que l’Equateur est le troisième producteur mondial de roses après les Pays Bas et la Colombie. Il en a exporté dans le monde entier pour 927 millions de dollars en 2021. Mais des semaines de blocage de l’économie par « une grève indigène contre la vie chère » ont perturbé ce commerce cette année en Equateur. Dans cette dépêche, un producteur dénommé Eduardo Letort indiquait qu’en 2021, « la Russie était le deuxième grand marché pour les fleurs équatoriennes (20 %) derrière les Etats Unis (40 %). Mais après l’invasion de l’Ukraine, les achats russes sont tombés à 10 % » selon ce producteur.

Qu’elles soient produites aux Pays Bas, en Colombie, en Equateur ou dans certains pays africains, le marché mondialisé des fleurs coupées présente un bilan carbone désastreux. La production de ces fleurs consomme et pollue beaucoup d’eau, utilise des pesticides, de l’énergie pour chauffer les serres tandis qu’à l’issue de la récolte, la marchandise est transportér par avion vers une multitude de pays. Prétendre agir pour la neutralité carbone à l’horizon 2050 tout en favorisant ce type de commerce est une aberration. C’est également vrai concernant les accords de libre-échange pour faire circuler la nourriture sur des milliers de kilomètres. Là encore, l’accord de libre-échange que la Commission européenne vient de conclure avec la Nouvelle-Zélande à la fin du mois de juin dernier est un non-sens dans un monde en phase de réchauffement climatique accéléré. Il aboutira, s’il est validé, à accroître les importations françaises de viandes bovines et ovines, de produits laitiers, de fruits et de vins que nous savons produire chez nous.

Une réunion en Indonésie pour punir Poutine

Publiée à 5H09 ce même 15 juillet, la troisième dépêche de l’AFP indiquait que « les grands argentiers du G20 ont entamé vendredi une réunion en Indonésie qui devrait être dominée par les répercussions de l’invasion de l’Ukraine par la Russie sur l’économie mondiale au moment où l’inflation accélère et où les perspectives de croissance s’assombrissent (…) Les discussions devraient refléter une ligne de fracture entre les Occidentaux qui veulent isoler économiquement Moscou et les grands pays en développement opposés aux sanctions contre la Russie, avec la Chine dans une position clé (…) Si les ministres de Finances de l’Italie, du Canada, de l’Inde et de l’Afrique du Sud se sont déplacés, de nombreux pays ont envoyé des représentants de moindre niveau. La France est représentée par le directeur général du trésor et par le gouverneur de la Banque de France. La présidente de la Banque centrale européenne (BCE) Christine Lagarde participera à distance ainsi que les ministres chinois et brésilien, tandis que le président de la Banque mondiale David Malpass sera absent (…) Les grands argentiers doivent discuter des solutions pour alléger l’impact de l’inflation et des crises alimentaire et énergétique sur les pays les plus fragiles », relevait encore la dépêche. Mais ce sommet ne semblait guère passionner les décideurs des grands pays capitalistes. Durant le week-end, aucun média audiovisuel n’a parlé en France des débats de ce G20 en Indonésie.

Quand Joe Biden courtise MBS pour avoir du pétrole

Pendant ce temps-là, après un passage éclair en Israël, le président des Etats Unis arrivait le 15 juillet au soir en Arabie saoudite pour rencontrer Mohammed Ben Salman dit « MBS ». Il veut le convaincre de produire plus de pétrole afin d’approvisionner les pays occidentaux qui souhaitent réduire leurs achats en Russie. Mais comme la hausse du prix du pétrole a augmenté des recettes de l’Arabie saoudite de 20,4 % sur le premier trimestre de 2022, rien ne prouve que le prince héritier voudra augmenter sa production dans le seul but de faire baisser le prix de vente du pétrole pour les pays de l’OTAN, dont les dirigeants veulent punir Poutine depuis l’invasion de l’Ukraine.

Le Figaro notait à ce propos dans son édition du 15 juillet : « Joe Biden a renoncé à faire de l’Arabie - dirigée de facto depuis la dégradation de l’état de santé du roi Salman par son fils Mohammed Ben Salman- un Etat « paria », pour l’implication du prince héritier dans l’horrible assassinat du dissident Jamal Khashoggi, en 2018, au consulat saoudien d’Istanbul (…) La crise ukrainienne et la flambée des cours du pétrole qui s’ensuit ont rendu les pétromonarchies du Golfe encore plus riches et incontournables que précédemment ». Ce lundi 18 juillet, en recevant au château de Versailles le nouveau président des Émirats Arabes Unis Mohammed Ben Zayed, le président Macron entreprend la même démarche de Joe Biden pour tenter de se passer du gaz et du pétrole russe. Mais il est quasi certain qu’en important plus de pétrole et de gaz en provenance de ces monarchies, les pays occidentaux ne pourront empêcher la Russie de conquérir d’autres marchés dans la mesure où la demande mondiale restera plus importante que l’offre.

Dans ce contexte, il apparaît que la courbe des émissions de CO2 ne va pas s’inverser au niveau planétaire. Ainsi, le prix de charbon livré au port de Rotterdam a augmenté de 30 % en un mois en raison de l’augmentation de la demande en Europe. La encore, la volonté des pays occidentaux de moins dépendre du gaz et du pétrole russe débouche sur la relance des centrales à charbon pour produire de l’électricité !

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12 août 2022 5 12 /08 /août /2022 05:43

 

Les dégâts cumulés de la sécheresse du printemps et de l’été vont réduire les rendements agricoles et augmenter les coûts de production dans des filières comme les fruits et légumes, le vin, le lait et la viande bovine. Ils mettent aussi en exergue les dangers de la mondialisation libérale et spéculative face à laquelle il convient d’opter pour la souveraineté alimentaire.

Dans un précédent article, nous rappelions que la production de graines de moutarde en Bourgogne était passée de 12 000 tonnes annuelles en 2016 à 4 000 tonnes en 2021 alors que les besoins annuels de l’industrie locale sont estimés à 16 000 tonnes. 2016 était l’année de l’entrée en vigueur du CETA, l’accord de libre échange signé entre la Commission européenne et le Canada. À partir de cette date, les industriels français produisant de la moutarde ont augmenté les importations de graines en provenance du Canada au détriment de la production régionale qui coûtait un peu plus cher. Nous citions les propos d’un producteur de graines de moutarde en Bourgogne selon lequel « la filière française n’a pas droit aux insecticides utilisés au Canada » pour protéger cette plante contre les ravageurs, ce qui diminue les rendements en Bourgogne et fait subir aux producteurs français une distorsion de concurrence au profit des canadiens.

Suite à deux années de sécheresse au Canada, le prix des graines importées de ce pays ne cesse d’augmenter pour producteurs de moutarde de Dijon. Dans le Loiret, à Fleury-les-Aubrais, la petite entreprise Martin-Pouret qui produit aussi de la moutarde transforme des cornichons a fait le choix depuis 2015 de conclure des contrats sur trois ans avec des paysans locaux pour parvenir à un approvisionnement 100 % en graine de moutarde avec un prix garanti pour ceux qui la cultivent. Ces derniers mois, la part de la moutarde dans le chiffre d’affaires de l’entreprise et passé de 30 % à 50 %. Du coup, il est question d’augmenter les contrats avec les producteurs locaux.

Donner du sens à la souveraineté alimentaire

On doit aussi promouvoir ce genre de contrat pour réduire les importations d’autres graines à commencer par le sarrasin, la lentille, le pois chiche, le haricot sec et les fèves dont la production reste déficitaire en volume, faute de prix tenant compte des coûts de production. C’est aussi la meilleure manière de renforcer notre « souveraineté alimentaire », laquelle figure désormais en toutes lettres dans la fonction officielle du ministre de l’Agriculture.

Alors que la réduction de la consommation annuelle de viande par habitant doit aussi intervenir pour freiner le réchauffement climatique, se fixer un objectif annuel de consommation de 7 à 8 kg de légumes secs par an et par habitant contre moins de 2 kg actuellement doit aussi déboucher sur une production croissante de protéines végétales. Inciter les consommateurs à manger des légumes secs deux à trois fois par semaine et contractualiser la production dans leurs zones de culture traditionnelle aurait de double avantage de renforcer notre souveraineté alimentaire et de réduire le bilan carbone de notre assiette en réduisant progressivement la consommation moyenne de viande par habitant. Ajoutons que la sécheresse qui frappe tout de pays cette année va renchérir durablement le prix de revient de chaque kilo de viande et de chaque litre de lait faute d’herbe dans les prés comme en raison de la hausse du prix des céréales dont les rendements sont en baisse.

Dans les pages « Vie pratique » de l’hebdomadaire « La France Agricole » daté du 17 juin, un article de Catherine Yverneau était titré « Les légumineuses s’invitent à table ». En voici quelques extraits : « Inciter le consommateur à cuisiner des légumes secs autrement que dans le traditionnel cassoulet ou les saucisses aux lentilles, tel est le défi de la campagne « Une idée légumineuse ! ». Lentilles, haricots secs, pois cassés, fèves etc. devraient selon le « Programme national nutrition santé », trouver leur place deux fois par semaine dans nos assiettes », ajoutait notre consœur en faisant état d’une campagne de promotion à l’initiative de la Fédération nationale des légumes secs.

Réduire le bilan carbone de notre assiette

Le mois de juin 2022 nous a laissé des images d’orages de grêle qui montrent à quel point le réchauffement climatique est devenu un danger majeur pour les générations futures. Les incendies en cours en Gironde et ailleurs, en sont une autre illustration. Manger plus de légumineuses riches en protéines végétales permet de réduire le bilan carbone de notre assiette au quotidien. Ces légumineuses ont aussi la particularité de capter l’azote de l’air par leurs racines pour en faire un fertilisant, ce qui réduit le recours aux engrais azotés dont la production est gourmande en gaz. Les herbivores ruminants émettent beaucoup de méthane au moment de la digestion, tandis que les porcs et les volailles consomment beaucoup de céréales. La mise en culture de ces céréales est précédée de labours émetteurs de CO2 et coûteux en carburants.

Certes, il est plus simple de commander sur internet un hamburger-frittes avec du steak haché, le tout livré par un coursier sous-payé, que de cuisiner chez soi un plat de lentilles aux lardons ; surtout quand on passe beaucoup de temps à échanger sur les réseaux sociaux. Mais le bilan carbone de notre assiette au quotidien n’est pas du tout le même. Mieux vaut en avoir conscience dès à présent.

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11 août 2022 4 11 /08 /août /2022 05:25

 

 

 

 

 

 

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10 août 2022 3 10 /08 /août /2022 05:21

 

 

 

 

 

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9 août 2022 2 09 /08 /août /2022 07:00
Climat. Le carnage écologique des ultrariches

Dans un monde où la sobriété s’impose aux plus pauvres du fait de la hausse des températures, les milliardaires continuent, eux, de polluer sans compter. Jets privés, yachts, tourisme spatial : leurs activités de luxe hypothèquent notre futur.

Ils prennent un jet privé, un yacht, un hélicoptère comme on prend un train, un bus, un vélo. Ils voient le monde comme leur terrain de jeu, les frontières n’existent plus et monter à 12 500 mètres d’altitude pour une demi-heure de vol est leur quotidien. Avec un kérosène moins taxé que l’essence de M. et Mme Tout-le-Monde, s’il vous plaît. « Ils », ce sont les ultrariches.

Ceux qui, au mépris de l’urgence climatique et parce qu’ils en ont les moyens, se comportent comme si l’humanité ne vivait pas déjà à crédit, ayant consommé, dès le 28 juillet cette année, l’ensemble des ressources que la Terre peut régénérer en une année. « Ils » s’appellent Bernard Arnault, Xavier Niel, Vincent Bolloré, Jeff Bezos, Elon Musk ou encore Mark Zuckerberg et composent une élite capitaliste s’affichant en une des magazines financiers comme un modèle de réussite. Leur fortune pourrait sauver la planète (et l’espèce humaine avec), mais ils passent leur temps à la saccager. L’équation est des plus simple : plus on est riche, plus on pollue.

D’après une étude du Laboratoire des inégalités mondiales de décembre 2021, les 1 % les plus fortunés émettent plus de dioxyde de carbone (CO2) que les 50 % les plus modestes. Les premiers sont à l’origine de 17 % des gaz à effet de serre (GES) quand les seconds n’en sont responsables que de 12 %. Sans parler de la destruction de la biodiversité, terrestre comme marine, qu’implique leur mode de vie. Et si leurs luxueuses vacances nous coûtent cher, ce n’est rien comparé au bilan carbone de leurs investissements et de leurs entreprises dans des secteurs polluants. À l’échelle de la France, lorsque est inclus au calcul le poids climatique du patrimoine financier, les ONG Oxfam et Greenpeace trouvent une donnée effrayante : 63 milliardaires émettent autant de CO2 que la moitié de la population hexagonale. À elle seule, la famille Mulliez, derrière le groupe Auchan, détruit le climat dans les mêmes proportions que la totalité des habitants de Nouvelle-Aquitaine.

Pour autant, ce n’est pas aux plus gros pollueurs que le gouvernement macroniste demande de la « sobriété ». Peu importe que les émissions des 1 % les plus aisés seront trente fois supérieures, en 2030, à ce qu’il faudrait pour respecter l’accord de Paris et limiter le réchauffement sous les 1,5 °C, c’est aux simples quidams qui pratiquent déjà une sobriété forcée du fait de leurs revenus que l’on demande de faire des « petits gestes du quotidien » qui, seuls, ne sauveront personne de la catastrophe . Les ministres donnent du « débrancher son WiFi la nuit », du « baisser la climatisation », du « éteindre la lumière » à longueur de plateaux sans oser s’attaquer à la racine du problème : les milliardaires et le système qui leur permet de perdurer. En 2018, Emmanuel Macron préférait instaurer une taxe carbone pesant sur tout un chacun plutôt qu’un ISF climatique tel que le proposent aujourd’hui la Nupes (lire page 5) ainsi que plusieurs associations écologistes.

« Ils » sont les vrais criminels climatiques.

Icon TitreQuand les plus fortunés planent…

À ce rythme, ils finiront par survoler les ruines du monde qu’ils sont censés bâtir. Les canicules, les inondations, les incendies, les disparitions d’espèces s’amplifient mais les milliardaires n’en ont cure. Eux veulent voyager dans le plus grand des luxes, quand bon leur semble, sans avoir à emprunter de vols commerciaux. Encore moins un métro ou un taxi, même pour un Londres Ouest-Londres Est. Parce que le temps, c’est aussi de l’argent… Le 25 mai, Bernard Arnault préférait grimper dans son jet afin de traverser la capitale anglaise plutôt que de rester sur la terre ferme. Résultat de cette folie : 200 kg de dioxyde de carbone (CO2) rejetés pour dix minutes de vol. Soit autant d’énergie qu’il faut à une voiture pour rouler 1 000 kilomètres. Le PDG de LVMH, proche d’Emmanuel Macron, affectionne aussi les allers-retours Paris-Bruxelles – quinze en deux ans malgré un Thalys reliant les deux villes en 1 h 30 –, émettant au passage 2,7 tonnes de CO2 à chaque fois.

Au fil des ans, le réchauffement climatique s’intensifie. Alors qu’on pourrait s’attendre à assister au déclin souhaitable de l’aviation privée, l’inverse se produit : elle est en plein boom, notamment boostée par… le télétravail que les cadres fortunés peuvent faire depuis leur lieu de villégiature.

En France, un avion sur dix quittant une piste est un jet, parfois pour des distances et des escales très courtes. Exemple parmi d’autres, celui de Vincent Bolloré. L’un de ses avions faisait l’aller-retour entre Paris et la Côte d’Azur dans la journée. Son bilan carbone dominical ? Six tonnes de CO2. Ces fastueux appareils sont pourtant le moyen de transport le plus polluant : ils émettent, en moyenne, dix fois plus de gaz à effet de serre que les déjà peu vertueux avions de ligne classiques.

Terrible nouvelle pour le climat : la tendance n’est pas à la sobriété. Les locations d’avions d’affaires bondissent depuis quelques années, les carnets de commandes des fabricants sont pleins. Entre 2005 et 2019, les émissions de dioxyde de carbone des jets ont augmenté de 31 % en Europe, d’après un rapport de l’ONG Transport & Environment. Et, selon le quotidien le Figaro, 40 % de ces voyages se feraient à vide. 

Icon TitreLes  superyachts superpolluants

L’ Azzam, l’ Éclipse, le Dubaï. Des navires qui, à eux trois, s’étalent sur plus de 500 mètres. Ces monstres marins font partie des cinq plus grands yachts du monde, ceux qu’on appelle les « super­yachts ». Des embarcations luxueuses de 40 à 180 mètres de long accueillant Jacuzzi, salles de sport, héliports, cinémas, discothèques, parfois même des sous-marins. Et des équipages prêts à recevoir sur ces terrains de foot flottants des familles d’oligarques russes, de rois du pétrole qataris ou de magnats de la Silicon Valley.

Un bond de 25 % en un an

Bien qu’ils ne naviguent que très peu, ou en tout cas pas très loin, ces super­yachts ont un impact écologique désastreux. « Un côté pollution totale », pour Grégory Salle, qui leur a consacré un ouvrage entier, Superyachts.  Luxe, calme et écocide, en 2021. Pourtant, l’industrie se porte bien. L’édition 2021 du « Global Order Book », publié par le magazine Boat International, montre que le Covid a eu un effet de relance pour le secteur : plus de 1 000 vaisseaux de luxe ont été commandés ou sont en construction cette année-là. Un bond de 25 % en un an.

Chercheur en sciences sociales au CNRS, Grégory Salle rappelle que « la seule flotte des 300 plus gros superyachts en activité émet tous les ans 285 000 tonnes de dioxyde de carbone, autant voire davantage que des pays entiers ». Pour les ultrariches qui polluent le plus, posséder un tel palace flottant, c’est l’assurance de voir leur empreinte carbone tripler. À ce triste jeu, l’ex-propriétaire du club de football Chelsea FC et oligarque russe Roman Abramovitch est numéro 1. En 2018, il a émis 22 440 tonnes de CO2 avec son imposant vaisseau sur un bilan carbone total équivalant à près de 34 000 tonnes.

En sus des émissions pharaoniques, des rejets massifs d’eaux souillées et des nuisances sonores et lumineuses, le « superyachting » dégrade les fonds marins. Grégory Salle s’est intéressé à la posidonie : une plante à fleur maritime, véritable lieu de vie et d’alimentation pour les poissons. Espèce protégée en Méditerranée, elle capte le carbone et amortit la houle pour ralentir l’érosion du littoral. Lors du mouillage, l’ancre et les chaînes des bateaux viennent balayer les sols marins et mettre ainsi à mal ce poumon de la mer.

Icon TitreUne très carbonée guerre des étoiles

Pour les milliardaires, le ciel n’est plus une limite. Le 11 juillet 2021, Richard Branson (Virgin Group) devenait le premier milliardaire à voler dans sa propre fusée, SpaceShipTwo. À peine neuf jours plus tard, Jeff Bezos (Amazon) l’imitait avec Blue Origin. Et en septembre, Elon Musk (SpaceX, Tesla) allait plus haut avec un vol de trois jours à plus de 500 kilomètres d’altitude avec Falcon 9. La course au tourisme spatial est lancée. Richard Branson ambitionne de faire décoller 400 vols par an et la fusée de Jeff Bezos a déjà effectué son cinquième vol touristique de l’année en juin. Mais à quel prix climatique ?

« L’équivalent de 1 220 tonnes de TNT »

D’après le rapport d’évaluation environnementale de SpaceShipTwo, les émissions de CO2 d’un vol complet représentent l’équivalent d’ « un tour de la Terre seul dans une voiture moyenne » (27,2 tonnes de CO2), alarment les chercheurs Roland Lehoucq, Emmanuelle Rio et François Graner dans une étude publiée par The Conversation. Même constat pour SpaceX, chez qui la recyclabilité des fusées permet surtout à l’entreprise d’augmenter sa fréquence de lancement. D’après le rapport cité plus haut, la fusée Falcon 9 utilise en kérosène « l’équivalent de 1 220 tonnes de TNT ». Une énergie comparable à celle de l’explosion au port de Beyrouth.

Des vols plus fréquents, et donc des billets moins chers. Pour Blue Origin, la place est aujourd’hui estimée à 12 années de Smic (200 000 dollars), loin des 28 millions d’euros déboursés par un Néerlandais de 18 ans pour participer au vol inaugural. D’abord réservé aux ultrariches, le tourisme spatial ne sera alors plus qu’un loisir de riches.

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5 août 2022 5 05 /08 /août /2022 14:54

 

 

 

 

 

 

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