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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 10:42
SAUVEZ L'ORGANISATION MONDIALE DE LA SANTÉ

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Aux gouvernements du monde entier:

"Nous condamnons la décision du président Trump de suspendre le financement américain à l'OMS et nous vous demandons instamment de veiller à ce que l'OMS et toutes les autres organisations internationales menant la riposte face à cette pandémie soient correctement financées et que tout potentiel vaccin ou traitement soit développé et distribué de manière juste et équitable. Ce virus nous affecte tous et nous sommes engagés dans cette lutte ensemble. Nous devons affronter cette menace commune en coopérant, notre humanité commune doit transparaître dans notre réponse."

Appel pour sauver l'organisation mondiale de la santé après la décision irresponsable et agressive de Trump de suspendre le financement des Etats-Unis
Jeudi, 16 Avril, 2020 - L'Humanité
L'OMS, un outil de coopération globale indispensable

L’agence onusienne fait de la santé un droit fondamental de tout être humain. Elle offre un indispensable espace de coordination devant les périls sanitaires planétaires.

 

Le monde n’a pas attendu les embardées de Donald Trump pour voir les États-Unis dynamiter les initiatives multilatérales consacrées aux enjeux de santé publique. À la fin de la Grande Guerre, Washington s’opposait déjà au rattachement de l’Office international d’hygiène publique, créé une décennie plus tôt à Paris, par la jeune Société des nations. Les ravages de la grippe espagnole, puis la dévastation de la Seconde Guerre mondiale imposent pourtant la création d’un organisme international dédié au redressement sanitaire, à la prévention des épidémies, à la lutte contre les maladies infectieuses qui semaient partout la mort.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) prend corps en 1948, sous la tutelle de l’Organisation des Nations unies. Sa constitution fixe pour horizon le niveau de santé le plus élevé possible pour tous les êtres humains, la santé étant ici comprise comme un « état de ­complet bien-être physique, mental et social et ne consistant pas seulement en une absence de maladie ou d’infirmité ».

Dès le début des années 1950, l’agence supervise de vastes campagnes de vaccination contre la tuberculose et la poliomyélite ; la décennie suivante est marquée par la mise en place d’un dispositif de surveillance des maladies infectieuses graves (choléra, peste, fièvre jaune, variole, typhus) et, dans les années 1970, l’OMS promeut une approche de la santé reliée aux enjeux de lutte contre la pauvreté, d’accès à l’éducation, à l’eau, à une alimentation saine. Elle dresse alors une liste de médicaments essentiels à tout système de santé de base. Première confrontation avec les géants de l’industrie pharmaceutique, qui contestent le principe même d’une telle liste.

L’organisme est critiqué pour ses positions antilibérales

Les orientations de l’agence suscitent l’hostilité des États-Unis, qui finissent par suspendre leur cotisation, au milieu des années 1980. Les efforts se concentrent, à la même époque, sur un fléau nouveau : le Sida. La pandémie prend un tour tragique en Afrique, où les plans d’ajustement structurel ont démoli les systèmes publics de santé et laissé les populations exsangues. Sa critique de ces thérapies de choc libérales vaut à l’agence d’être marginalisée, au profit de la Banque mondiale, qui se pique alors de santé publique en finançant des programmes ouverts aux « parte­naires » privés.

Au tournant des années 2000, avec l’émergence de nouvelles maladies infectieuses potentiellement pandémiques, l’OMS revient au-devant de la scène. En s’ouvrant à son tour à des « coopérations » avec des acteurs non étatiques, ONG, lobbies de l’industrie pharmaceutique, opérateurs privés comme la Fondation Bill et Melinda Gates. Avec la pandémie de grippe H1N1, en 2009, on la suspecte d’avoir cédé aux pressions des laboratoires pharmaceutiques en exagérant la menace, encourageant ainsi la production et la vente massive, aux États, de médicaments et de vaccins. Trois ans plus tard, un comité d’experts de l’ONU blanchit l’agence, tout en relevant « l’absence de procédures suffisamment solides, systématiques et transparentes pour révéler, reconnaître et gérer les conflits d’intérêts ».

En 2013, lors de l’épidémie d’Ebola qui frappe 26 000 personnes et fait 10 900 morts en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, l’agence est au contraire accusée d’avoir tardé à réagir. Une nouvelle expertise onusienne relève des défaillances, l’organisation se réforme pour être capable d’apporter des réponses « adéquates et sérieuses » aux flambées épidémiques. En quittant son poste, au printemps 2017, sa directrice générale, Margaret Chan, admet des retards et des erreurs dans la lutte contre Ebola.

Son successeur, l’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, promet « des ripostes solides dans les situations d’urgence ». Le 30 janvier 2020, il décrète « l’urgence de santé publique de portée internationale » devant l’épidémie de coronavirus née deux mois plus tôt à Wuhan, en Chine. Une procédure rare, qui signale une situation « grave, inhabituelle ou inattendue » appelant une réponse globale coordonnée. Dans les capitales occidentales, ses alarmes sont reçues avec circonspection ou dédain ; on néglige ses recommandations tout en critiquant ses complaisances supposées pour la gestion de cette crise sanitaire par Pékin. Le 11 mars, l’OMS qualifie le Covid-19 de « pandémie mondiale ». « Cela va disparaître, restez calme, ­répétait ce jour-là Donald Trump. Tout se déroule bien. Beaucoup de bonnes choses vont avoir lieu. »

Rosa Moussaoui
Jeudi, 16 Avril, 2020 - L'Humanité
Pourquoi Donald Trump torpille l’Organisation mondiale de la santé en pleine pandémie

En pleine pandémie, le président des États-Unis a décidé de couper les vivres à l’Organisation mondiale de la santé. Détournant l’attention de sa gestion calamiteuse de la crise, il accentue en même temps son forcing pour un ordre mondial nouveau dominé par Washington et Wall Street.

 

Donald Trump assène un nouveau coup de poignard à toute la communauté internationale. Après le climat, le commerce ou les réfugiés, le voilà qui, dans sa course à un nouvel ordre mondial rétablissant ou confortant la domination de l’empire états-unien, adresse une fois encore un bras d’honneur à l’ONU. En pleine pandémie de coronavirus, son plus gros contributeur ne décide rien de moins que de couper les vivres à l’Organisation mondiale de la santé (OMS). Elle serait, à ses yeux, coupable de « mauvaise gestion » du Covid-19 et de « dissimulation de la propagation du virus ». L’offensive, qui masque mal la propre impéritie du président, est aussi criminelle et anachronique que l’est, au XXIe siècle, la suprématie des multinationales américaines et de la finance de Wall Street sur le monde.

Comment cette offensive s’inscrit dans la politique internationale des États-Unis

Lors de son discours prononcé devant l’Assemblée générale de l’ONU, en septembre de l’année dernière, Donald Trump résumait sans fard sa philosophie politique : « L’avenir n’appartient pas aux mondialistes. L’avenir appartient aux patriotes. » De fait, depuis son accession à la présidence des États-Unis, il n’a cessé de décliner son slogan « America First », en dénigrant les organisations et les structures internationales (allant même jusqu’à traiter l’Otan d’ « obsolète » avant de se rétracter) et s’affranchissant autant que possible de toutes les participations, les engagements et les accords passés, prenant pour cela tous les prétextes.

Le locataire de la Maison-Blanche a ainsi annoncé que son pays sortait des accords de Paris sur le climat, a suspendu sa participation financière à l’Unesco et l’Unrwa (agence onusienne de protection des réfugiés palestiniens) pour mieux soutenir Israël. Il s’est également retiré de l’accord sur le nucléaire iranien, pourtant garanti par le Conseil de sécurité de l’ONU. C’est dire si la suspension de la contribution américaine à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), bien que grave, n’est pas si étonnante. Cette décision s’inscrit totalement dans la politique de Trump. En cette période, elle est à mettre en lien avec l’offensive en cours menée contre la Chine.

Le Covid-19 et une supposée inféodation de l’OMS à Pékin ne sont qu’un prétexte pour tenter d’endiguer la Chine. Sa puissance économique inquiète et son soft power tend à supplanter celui des États-Unis. S’agissant du virus proprement dit, cette guerre larvée entre les États-Unis et la Chine s’est traduite par une paralysie des Nations unies. Alors qu’en 2014, une résolution avait été votée concernant le virus Ebola, cette fois, malgré la pandémie, aucun mécanisme pour la coordination de la lutte et pour l’assistance aux victimes n’a été élaboré.

Forcing pour un ordre mondial nouveau, fondé sur le national-libéralisme

Alors qu’émerge comme jamais, à l’heure de la pandémie, un immense besoin de coopération, de partage et de solidarité pour vaincre le fléau, Donald Trump continue son offensive nationaliste. Il ne sépare pas le traitement de la crise de cette ligne stratégique visant coûte que coûte à rétablir ou à approfondir la suprématie états-unienne. Comme lorsqu’il n’hésite pas à tremper, à la mi-mars, dans une tentative d’OPA sur le laboratoire biopharmaceutique allemand CureVac que l’on dit proche de l’élaboration d’un vaccin.

La stratégie est totalement dévouée aux champions de Wall Street. Même ceux de l’Internet et du numérique dans la Silicon valley qui ont, un temps, en début du mandat du magnat de l’immobilier, contesté ce changement de pied, s’y sont totalement ralliés. Ravis de la puissance nouvelle que leur a conférée la réforme fiscale adoptée à la fin 2017, un extraordinaire dumping en faveur des firmes américaines qui a consisté notamment à réduire l’impôt sur les sociétés de 35 % à 20 %.

Le trumpisme a mis tous les moyens de la puissance dont disposent les États-Unis pour restaurer ou accentuer l’hégémonie de Wall Street. Cette offensive tous azimuts est passée par un retour en force de la dérégulation financière, au mépris des enseignements du krach de 2008. Elle s’est appuyée sur le Penta­gone, qui a bénéficié de hausses historiques d’environ 10 % de son budget, chaque année entre 2017 et 2019.

Forte de cette méthode économico-­militaro-diplomatique, baptisée souvent « diplomatie du deal », l’administration Trump a déclenché une guerre commerciale ciblant beaucoup, on le sait, la Chine. Mais d’autres pays réputés proches n’y ont pas échappé ; comme le Mexique et le Canada, contraints d’accepter un reformatage de l’accord de libre-échange nord-américain, Alena. Même l’Europe a été mise sous pression. Et l’Organisation mondiale du commerce (OMC) a été priée de revoir ses arbitrages en faveur du maître, sinon de disparaître, elle aussi, comme l’OMS aujourd’hui.

L’OMS « bouc émissaire » de l’impéritie du président étatsunien

Même si elle s’inscrit dans le droit-fil de sa stratégie internationale, la décision de Donald Trump de couper les vivres de l’OMS repose également sur des considérations de politique intérieure : l’OMS lui sert de « bouc émissaire » au moment où sa responsabilité dans l’immense crise sanitaire et sociale que traverse le pays apparaît au grand jour. Deux enquêtes publiées durant le week-end pascal par le New York Times et le Washington Post ont montré à quel point il avait décidé d’ignorer tous les conseils et avertissements, non seulement des autorités compétentes mais également de son propre staff, notamment un mémo de Peter Navarro, son conseiller au commerce, qui annonçait clairement l’étendue du désastre à venir.

Fidèle à son mode opératoire habituel – déni, anti-intellectualisme (position ­anti-science, en l’occurrence), rejet des normes et règles –, le président milliardaire assurait pourtant, dans les jours suivants, que le virus n’allait pas tarder à disparaître. Avec 600 000 cas confirmés et 25 000 morts, il lui est désormais difficile de minimiser l’épidémie. Les signes de « coût politique » se multiplient : le décrochage de sa cote de popularité et la défaite d’un juge républicain sortant à la Cour suprême du Wisconsin (État clé qu’il avait remporté en 2016) constituent deux sérieux signaux d’alerte quant à sa capacité à être réélu en novembre prochain.

Aux abois, Trump mobilise sa tactique habituelle : faire diversion sur des thématiques susceptibles de contenter sa base électorale. Il accuse ainsi les gouverneurs démocrates de mener une « mutinerie » contre lui. À cet ennemi intérieur, Trump a adjoint un ennemi extérieur avec l’OMS, symbole d’un multilatéralisme honni par les adeptes de l’« America First ».

Pierre Barbancey, Christophe Deroubaix et Bruno Odent
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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 09:25
Macron dans le Finistère - Communiqué de la CGT : En avril dans un monde normal il n’y a pas de tomates, par contre Macron devrait prendre des mesures d’urgence ! (CGT)

Communiqué de la CGT : En avril dans un monde normal il n’y a pas de tomates, par contre Macron devrait prendre des mesures d’urgence !

Alors que le confinement est le moyen le plus efficace de se préserver du Covid 19, le président Macron se
déplace dans le Finistère. Pourquoi prend t’il pour lui et pour les nombreuses personnes qui l’accompagnent un tel risque?
En réalité, il vient soutenir le modèle de l’agri-business français qui produit des tomates en plein mois d’avril
(alors qu’une tomate est mûre au mieux à la mi-juillet) en abimant la nature et en payant peu les salarié.e.s
(dont on se souvient encore dans le département comment en parlait celui qui était ministre de l’économie).
Ainsi, la SICA, oublie de dire que pour son opération de communication “des bras pour ton assiette” elle paye un employé de conditionnement en contrat saisonnier de 5 mois basé sur 36 heures par semaine avec des horaires décalés au SMIC horaire. Traduction : des emplois précaires payés 1252,68 euros nets. La vie en rose !
Ensuite, le président de la République se rendra dans un supermarché. Là les salarié.e.s, pas mieux payées que leurs collègues de la SICA, apprendront que le Covid-19 sera reconnu de façon « automatique » comme
maladie professionnelle pour le personnel soignant. Mais pas pour les autres catégories de travailleurs, qui
devront se soumettre aux procédures classiques. Autrement dit, pour elles et pour l’immense majorité des
personnes au travail aujourd’hui il faudrait se contenter des paroles lénifiantes du président Macron, sur le
“front”, les “lignes” et pas de décisions concrètes immédiates.
De nombreux salariés sont déjà contaminés, malades voire décédés parce qu’exposés au virus sur leur lieu de
travail. Cela pose, dès maintenant, la question de la réparation et ainsi du classement automatique en maladie professionnelle pour les soignants, bien entendu, mais aussi pour tous les travailleurs. Après avoir fait quelques trémolos sur les « secondes lignes » Macron annoncera t’il cette mesure d’urgence sociale ?
Portera t’il une attention particulière sur la situation des plus fragiles et ainsi prendre des décisions immédiates en direction des chômeurs, travailleurs précaires, intérimaires ou saisonniers ? C’est pourtant simple puisque c’est de sa responsabilité de demander à son ministre du Travail de procéder à une augmentation immédiate du SMIC qui devra se répercuter sur l’échelle des salaires.
Et puis, tant qu’à venir jusqu’en Finistère, annoncera t’il une réorientation des systèmes productifs, agricoles,
industriels et de services, pour les rendre plus justes socialement, en mesure de satisfaire les besoins essentiels des populations et axés sur le rétablissement des grands équilibres écologiques.
Il est probable que non. C’est pour cette raison, parce qu’il faut des mesures d’urgences immédiates et que le « jour d’après » ne soit pas celui de Macron et du Medef que la CGT appelle même confiné-es, à manifester toutes et tous le 1er mai, avec des pancartes, banderoles aux fenêtres ou en envahissant les réseaux sociaux(...) Donnons à cette journée une véritable force collective ! Le 1er mai, soyons visibles, solidaires, déterminées. Nous ne paierons pas la crise générée par des choix politiques d’un système capitaliste mortifère.
Transformons le monde de demain en un monde vivable, de justice sociale, écologiste et féministe !

Communiqué de la CGT, 22 avril 

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 05:00
Jean Kérautret (Crédit photo Gildas Priol)

Jean Kérautret (Crédit photo Gildas Priol)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère:

78/ Jean Kérautret (1918-1942) et Vincent Guivarc'h (1918-1942)

Deux résistants ouvriers de 24 ans, de la jeunesse communiste, du PCF, puis des FTPF, arrêtés en opération puis fusillés à Morlaix après avoir été atrocement torturés. 

Jean Kérautret était le fils de François Kérautret, tapissier, responsable de la CGTU et du Parti communiste dans la région brestoise. Membre des Jeunesses communistes en 1936, Jean Kérautret, tapissier selon Eugène Kerbaul, fut un des créateurs du cercle Henri Barbusse de Brest dont il devint le trésorier adjoint.

Il accomplit son service militaire en 1937. Démobilisé au printemps 1941, célibataire, il exerçait la profession de monteur aux PTT à Brest.
Il entra alors dans la résistance communiste brestoise au sein des structures de l’Organisation spéciale (OS) et FTPF au sein du groupe Pierre Corre. Il fut en liaison avec Simone Bastien, chargée de réorganiser les Jeunesses communistes clandestines.

Arrêté le 31 août 1942 à Morlaix, il fut incarcéré dans cette ville, avec Vincent Guivarc'h, militant communiste né le 26 janvier 1918 à Brest, soudeur à l'Arsenal de Brest, membre des FTPF du Parti communiste clandestin, qui prit part à des sabotages de sous-stations électriques à l'arsenal en mars 42.  

Eugène Kerbaul, chef de la résistance communiste brestoise lui-même, écrit, dans "Chronique d'une section communiste de province. Brest, janvier 1935-janvier 1943":

"Le 31 août 42, Jean Kerautret, responsable des J.C brestois, et un autre J.C, Vincent Guivarc'h, se heurtent à un groupe de soldats allemands alors qu'ils étaient en opération. Ils tirent sur eux. Dans l'échange de tir, les résistants sont grièvement atteints et tombent aux mains des allemands. Ils seront fusillés le 14 octobre 1942 après avoir été abominablement torturés après qu'on ait retrouvé un arsenal d'armes du groupe FTP au domicile de Kerautret. En septembre 1942, les chefs FTP brestois Jean-Louis Primas et de Pierre Corre organisent deux attentats qui font 28 victimes dans un bordel fréquenté par les Allemands, tandis qu'au même moment, un attentat contre l'hôtel abritant l'état major de la Kriegsmarine tue probablement 12 officiers. Quelques jours plus tard, un groupe de FTP abat un major-général allemand dans sa voiture entre Landerneau et Landivisiau. "  De juin à fin septembre 1942, on compte 247 arrestations de communistes et de sympathisants très proches dans le seul département du Finistère. L'enquête est confiée à la SPAC (Section de Protection anticommuniste) et dure du 26 septembre 1942 à février 1943. Elle va porter des coups très durs à l'organisation communiste comme à ses FTP, notamment à Brest. Des policiers de la SPAC viennent à Brest, les policiers collaborateurs locaux leur remettent les rapports des enquêtes passées ou en cours". 

Résistance et répression des communistes brestois de 1939 à 1943 (à partir des souvenirs et des enquêtes d'Eugène Kerbaul, résistant communiste)

Condamnés à mort par le tribunal militaire allemand de Quimper (FK 752) le 2 octobre 1942 pour « intelligence avec l’ennemi et voies de fait », Jean Kérautret et Vincent Guivarc'h sont fusillés le 14 octobre 1942 à Morlaix.

Source: Maitron des fusillés en ligne

SOURCES : DAVCC, Caen, Liste S1744 (Notes Jean-Pierre Besse). – J.-P. Besse, T. Pouty, Les fusillés (1940-1944), op. cit. – Brewalan Biger, Jean-Pierre Sudre, Les fusillés du Finistère (1940-1944), mémoire de master, UBO, 2011. – Eugène Kerbaul, 1 270 militants du Finistère (1918-1945), IRM Bretagne, 1985.

Alain Prigent, Serge Tilly

Lire aussi:

La résistance FTP à Morlaix: le témoignage d'Eugène Le Luc recueilli par le Télégramme et Jeannine Guichoux (mémoire universitaire)

Les déportés morlaisiens dans les camps nazis pendant la seconde guerre mondiale

 

La Une de la Dépêche de Brest du 12 octobre 1942... Toute une ambiance de l'époque où l'on torturait et fusillait les partisans communistes en Bretagne

La Une de la Dépêche de Brest du 12 octobre 1942... Toute une ambiance de l'époque où l'on torturait et fusillait les partisans communistes en Bretagne

Et la Dépêche de Brest du 14 octobre 1942, le jour de l'exécution des deux résistants communistes brestois à Morlaix

Lire aussi:

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 76/ Louise Tymen (1925-2015)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 75/ Yves Giloux (1921-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 74/ André Garrec (1922-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 73/ Frantz Boucher (1924-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 72/ François Echardour (1925-1988)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

100 ans d'engagements communistes en Finistère: 70/ Charles Moigne (1894-date de décès inconnue)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes: 67/ François Tournevache (1919-1993)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 66/ Jos Quiniou (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 65/ François Gaonac'h (1901-1978)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 64/ Paul Lespagnol (1949-2003)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 60/ Guillaume Bodéré

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 08:11
Pierre Jolivet et Emile Le Page -  livre d'Alain Le Grand sur la Résistance en Finistère

Pierre Jolivet et Emile Le Page - livre d'Alain Le Grand sur la Résistance en Finistère

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 77/ Emile Le Page (1922-1942) et Pierre Jolivet (1921-1942)
stèle dédiée à Pierre Jolivet et Émile Le Page, place Blaise-Pascal à Quimper (à la Tourelle, en haut de la rue Pen Ar Stang). Cette stèle avait été dressée à la demande du PCF et nous avions aussi obtenu en 1985 que 2 rues contigües dans le quartier de Créach Gwen où est la direction départementale de La Poste portent les noms de nos deux camarades. L'inauguration de la stèle eut lieu en novembre 1990 avec Gaston Plissonnier et Daniel Trellu.

stèle dédiée à Pierre Jolivet et Émile Le Page, place Blaise-Pascal à Quimper (à la Tourelle, en haut de la rue Pen Ar Stang). Cette stèle avait été dressée à la demande du PCF et nous avions aussi obtenu en 1985 que 2 rues contigües dans le quartier de Créach Gwen où est la direction départementale de La Poste portent les noms de nos deux camarades. L'inauguration de la stèle eut lieu en novembre 1990 avec Gaston Plissonnier et Daniel Trellu.

Cérémonie d'hommage en 2015 à Emile Le Page et Pierre Jolivet avec discours d'Yvonne Rainero et de Léo, un jeune communiste, pour le PCF - hommage auquel la CGT s'était associée.  Une cinquantaine de personnes étaient présentes, dont les représentants d'organisations de résistants, ANACR, ARAC, FNDIRP, ainsi que de la LDH et du Mouvement de la Paix

Cérémonie d'hommage en 2015 à Emile Le Page et Pierre Jolivet avec discours d'Yvonne Rainero et de Léo, un jeune communiste, pour le PCF - hommage auquel la CGT s'était associée. Une cinquantaine de personnes étaient présentes, dont les représentants d'organisations de résistants, ANACR, ARAC, FNDIRP, ainsi que de la LDH et du Mouvement de la Paix

Cérémonie d'hommage en 2015 à Emile Le Page et Pierre Jolivet avec discours d'Yvonne Rainero et de Léo, un jeune communiste, pour le PCF - hommage auquel la CGT s'était associée.  Une cinquantaine de personnes étaient présentes, dont les représentants d'organisations de résistants, ANACR, ARAC, FNDIRP, ainsi que de la LDH et du Mouvement de la Paix

Cérémonie d'hommage en 2015 à Emile Le Page et Pierre Jolivet avec discours d'Yvonne Rainero et de Léo, un jeune communiste, pour le PCF - hommage auquel la CGT s'était associée. Une cinquantaine de personnes étaient présentes, dont les représentants d'organisations de résistants, ANACR, ARAC, FNDIRP, ainsi que de la LDH et du Mouvement de la Paix

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

77/ Emile Le Page (1922-1942) et Pierre Jolivet (1921-1942): les premiers résistants fusillés à Quimper étaient des postiers communistes.  

" Ils furent à un mois d’intervalle fusillés au stand de tir de La Tourelle à Quimper où une plaque commémorative rappelle leur mémoire : Pierre Jolivet le 5 juin 1942, Émile Le Page le 8 juillet 1942, le premier avait 20 ans, le second 19 ans. Tous deux, militants des Jeunesses communistes, adhèrent au parti communiste en 1939, au moment de son interdiction. Ces jeunes postiers auxiliaires de Quimper sont des résistants de la première heure.  Ils font partie des premiers groupes résistants du parti communiste dans l’Organisation Spéciale (O.S.) reconnue comme unité combattante dès octobre 1940 et mise en place en Bretagne par Robert Ballanger, puis dans les FTPF, qui prennent la suite de l’O.S.  Dans un rapport d’avril 1941, le préfet du Finistère place au premier rang des « adversaires de la Révolution Nationale » les communistes « aussi actifs qu’irréductibles ». En août 1941 les autorités militaires allemandes le somment d’agir contre la recrudescence des attentats et des sabotages dans le département.

Avec leur groupe, Émile Le Page et Pierre Jolivet participent aux distributions de tracts et journaux clandestins et dès janvier 1941 aux premières actions directes contre l’occupant : sabotages, attentats contre la caserne de la Wehrmacht, contre le Soldatenheim, foyer du soldat allemand, de Quimper. Ils préparent l’attentat contre le siège de la LVF, leur groupe l'exécutera sans eux en juin 1942. Car entretemps ils ont été repérés, sur dénonciation, lors d’une distribution de tracts appelant à manifester le 1er mai 1942. Arrêtés par des policiers français et torturés à la prison de Mesgloaguen, ils sont remis aux Allemands, condamnés à mort et fusillés, Pierre Jolivet le 5 juin, Émile Le Page, le chef de groupe, le 8 juillet. Leur groupe FTP continuera sans eux ses actions : contre le local de la LVF en juin 1942, contre le bureau d’embauche pour l’Allemagne en octobre, contre la Kommandantur et la poste militaire allemande en janvier 1943.

Alain Le Grand, dans son ouvrage sur la Résistance dans le Finistère, faisait état de nombreux témoignages disant que, loin de donner un coup d’arrêt à la résistance locale, leur exécution poussa d’autres jeunes à suivre leur exemple".

Yvonne Rainero, secrétaire de section du PCF pays de Quimper

***

Pierre Jolivet et Emile Lepage furent les premiers patriotes quimpérois qui tombèrent sous les balles d'un peloton d'exécution. D'autres résistants communistes furent aussi victimes de l'occupant et des autorités de collaboration: Charles Le Port, d'Ergué-Armel, le ferblantier de Penhars, Arthur Quéinnec, Kergornna, Jean Bernard, résistant de la première heure, capitaine FTP, condamné par la section spéciale de Rennes et déporté, comme son jeune frère Yves, arrêté en classe au lycée de Pont L'Abbé en octobre 194, André Quiniou, dirigeant de la JC avant guerre, un des responsables avec Jean Bernard du PCF clandestin à Quimper, arrêté et torturé par des policiers français.

Émile Le Page est né le 19 août 1922 à Quimper (Finistère). Fils de Émile Marie Lepage, zingueur, et de Jeanne Émilie Hopp, ménagère, Émile Le Page, ou Lepage d’après son acte de naissance, célibataire, était aide postier à Quimper. Selon Eugène Kerbaul il fut l’un des dirigeants finistériens en 1939 des Jeunesses communistes, avant d’intégrer en 1939 le Parti communiste. Participant d’abord à la restructuration dans l’illégalité du parti, il fit partie des premiers groupes de l’Organisation spéciale (OS), branche militaire du Parti communiste clandestin en septembre 1941.

Pierre Jolivet est né le 6 septembre 1921 à Quimper (Finistère). Fils de Jean Laurent Jolivet, boulanger, et de Marie Signor, ménagère, Pierre Jolivet, employé comme postier auxiliaire, il adhéra en 1937 aux Jeunesses communistes, avant d’intégrer en 1939 le Parti communiste, année de sa mise au ban de la politique française par le gouvernement Daladier. Il continua la lutte en participant d’abord à la restructuration dans l’illégalité du parti puis entra à l’Organisation spéciale du PCF avant de s’engager dans les Francs-tireurs et partisans (FTP) dès leur création dans le département du Finistère. 

Avec leur groupe, dont Émile Le Page était le responsable, ils ont participé dès janvier 1941 à des sabotages, des attentats contre la caserne de la Wehrmarcht, contre le Soldatenheim de Quimper, ils ont préparé l’action contre le siège de la LVF que leurs camarades effectuèrent sans eux en juin 1942. Ils furent arrêtés le 8 mai 1942 à Quimper par des policiers français: ils avaient été repérés distribuant des tracts appelant à manifester le 1er mai 1942. Ils distribuaient des tracts clandestins du PCF appelant à la résistance tout en distribuant le courrier.

Chef de groupe en mai 1942, Émile Le Page fut arrêté par la police française pour infraction aux décrets lois du 26 septembre 1939 concernant l’activité du Parti communiste. Sa mère réussit à prévenir les membres de son groupe lors de son arrestation.

Interné à la prison de Quimper, Émile Le Page fut torturé comme Pierre Jolivet, arrêté le 5 mai à Paris, où il venait de partir occuper un emploi aux P.T.T également, puis livré à l’autorité allemande d'occupation par la police française collaboratrice, à nouveau torturé, et changea de quartier à partir du 5 mai. Il fut condamné à mort par le tribunal militaire allemand FK 752 de Quimper le 30 mai 1942 pour « propagande communiste ».

Défiant les juges, Pierre Jolivet leur a jeté: "Vous allez tuer un communiste, mais vous ne tuerez pas l'idée et vous perdrez la guerre". Lors des visites que lui rend sa mère, il parle de l'armée soviétique qui écrasera les hitlériens. Durant les entretiens, il gardait toujours les mains derrière le dos. Il ne voulait pas que sa maman voie ses doigts déformés par la torture.

Pierre Jolivet a été fusillé le 5 juin 1942 (ou le 6 juin selon le DAVCC) au stand de tir de La Tourelle à Quimper. Les habitants demeurant aux alentours du champ de manœuvres entendirent chanter "La Marseillaise". Quelques jours plus tard, Madame Jolivet se voyait remettre ses vêtements à la prison. "Il est parti dans un camp", lui dirent les nazis.

Émile Le Page a été fusillé 8 juillet 1942 au stand de tir de La Tourelle à Quimper, un mois après son camarade Pierre Jolivet.  Émile Le Page et Pierre Jolivet étaient les premiers résistants fusillés à Quimper. 

Le 14 juillet 1942, un rassemblement est convoqyé au cimetière d’Ergué-Armel auprès de la fosse commune où leurs corps avaient été jetés, les gendarmes sont là pour empêcher les familles et les courageux patriotes d'accéder au cimetière pour célébrer les résistants.  La tombe des deux héros devient un lieu de pélerinage. Chaque jour, des mains anonymes y déposent des bouquets. 

Leurs corps ne furent rendus aux familles que le 2 octobre 1944 pour des obsèques officielles auxquels participa une foule impressionnante.

Depuis, les corps d’Émile Le Page et Pierre Jolivet reposent au cimetière Saint-Marc à Quimper dans une sépulture commune

La stèle en mémoire de Pierre Jolivet et Emille Le Page avait été dressée à la demande des camarades du PCF Quimper et nous ceux-ci avaient aussi obtenu en 1985 que 2 rues contigües dans le quartier de Créach Gwen où est la direction départementale de La Poste portent les noms de nos deux camarades. L'inauguration de la stèle eut lieu en novembre 1990 avec Gaston Plissonnier et Daniel Trellu.

Pierre Jolivet et Emile Le Page ont donné aussi leur nom à la cellule des PTT du PCF dont sont encore issus plusieurs de nos camarades.

Le 27 mai 2015, la section communiste de Quimper invitait à se retrouver devant la stèle dédiée à Emile Le Page et Pierre Jolivet pour un hommage à toute la Résistance:

« Ces deux jeunes postiers communistes engagés très tôt dans la Résistance, appartenaient aux FTPF (Francs Tireurs et Partisans Français). Arrêtés par des policiers français, torturés, puis remis aux occupants, ils ont été fusillés à Quimper, au champ de tir de la Tourelle, en juin et juillet 1942. Ils avaient 19 et 20 ans. Ce sont les premiers résistants fusillés à Quimper. Au cours de cette cérémonie, une gerbe sera déposée et un jeune lycéen lira un poème de Paul Éluard » (Ouest-France, 26 mai 2015)

Sources:

Yvonne Rainero et Piero Rainero, site de la section PCF de Quimper:  http://quimper.pcf.fr/71327

Dictionnaire des militants du Finistère d’Eugène Kerbaul,

La Résistance dans le Finistère d’Alain Le Grand

Le dictionnaire des fusillés du Maitron: Alain Prigent, Serge Tilly sur Emile Le Page; Biger Brewalan, René-Pierre Sudre sur Pierre Jolivet

Lire aussi:

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 75/ Yves Giloux (1921-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 74/ André Garrec (1922-1944)

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1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

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1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 66/ Jos Quiniou (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 65/ François Gaonac'h (1901-1978)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 64/ Paul Lespagnol (1949-2003)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 60/ Guillaume Bodéré

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

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1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

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1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 08:07
Plus que jamais, le 1er mai - Appel syndical unitaire CGT, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef, UNL

COMMUNIQUÉ DE PRESSE INTERSYNDICAL CGT, FSU, Solidaires, Fidl, MNL, Unef, UNL

Alors que le monde entier fait face à la pandémie, ce 1er-Mai sera plus que jamais la journée internationale de luttes des travailleuses et travailleurs.
Depuis le début de la crise sanitaire, des millions de personnes sont confinées. De nombreux pays vivent grâce aux oublié.e.s, aux invisibles de nos sociétés, qui continuent à travailler, le plus souvent au risque de leur propre vie.
Évidemment, ce sont d’abord l'ensemble des personnels de santé qui n’a pas compté ses heures, son dévouement. Ensuite, il y a tous les salarié.e.s, souvent des femmes, du commerce, de l'agro-alimentaire, du paramédical du social, du nettoiement, etc., ainsi que tou.te.s ces agent.e.s de la fonction publique qui ont continué d’assurer leurs missions de service public et, plus largement, ceux et celles qui travaillent au service de la population.
Les paroles de reconnaissance des gouvernements n’ont pas été suivies d’actes forts. Les mots sont évidemment insuffisants pour exprimer notre colère et notre détermination à faire changer les choses. Nous porterons ce 1er-Mai 2020, bien que confiné.e.s, les revendications qui sont plus que jamais d’actualité :

Car sacrifier la santé des travailleur.euse.s n’est pas admissible
Si la « reprise » de la vie sociale dont le travail fait partie est une espérance, une nécessité pour beaucoup d’entre nous (et, pour d’autres, plus pour remettre leur profit à l’ordre du jour), cela ne peut se faire sans la garantie la plus absolue de la sécurité de chacun, chacune, ainsi que celle de ses enfants. La santé, la sécurité,, le droit de retrait, de grève, le droit syndical doivent être respectés !

Car sacrifier les droits des travailleur.euse.s sur l’autel de l’économie n’est pas tolérable et ne pourra continuer quelle que soit la situation
Des semaines à 60 heures de travail, la perte des congés, des jours de repos, le travail dominical étendu, les abus sur le télétravail ne sont pas légitimes et ne peuvent durer ! Ce n’est pas une prime donnée au bon vouloir du patron ou de l’employeur public, une aide ponctuelle aux plus modestes qui suffiront aux travailleur.euse.s : ce sont de vraies revalorisations salariales du Smic et des salaires, en particulier dans les conventions collectives où ils sont les plus bas, tout comme dans la fonction publique !

Sacrifier les plus précaires d’entre nous n’est pas admissible dans une société d’égalité et de solidarité :
Vacataires, intérimaires, intermittent.e.s, services civiques, la précarisation des travailleur.euse.s s’est multipliée ces dernières années et la situation des chômeur.euse.s et étudiant.e.s a été dégradée, tout comme celle des sans-papiers aujourd’hui ignoré.e.s sur le plan sanitaire comme social.
Elles et ils payent le prix fort de la situation et les inégalités sociales explosent. Le manque d’investissement au niveau de la santé, la réforme de l’assurance chômage, le projet de réforme de la retraite par points, mettent à mal la protection sociale, laquelle est un socle protecteur.
De plus, le développement des services publics est nécessaire et indispensable pour assurer l'égalité et répondre aux besoins de la population. De nombreuses aides sont prévues pour les entreprises, alors que pour ceux et celles qui sont dans les situations difficiles, elles restent mineures. Il faut permettre la suspension des loyers et des dépenses de toute l’énergie, une aide pour l’accès à internet et aux transports car nous savons que si la crise sanitaire peut régresser, la situation économique et sociale va continuer à faire des dégâts.
Cette situation inédite qui peut, malheureusement, perdurer et/ou continuer, a remis en lumière l’essentiel : un hôpital et un système de santé publique avec de vrais moyens humains, matériels, financiers, un système de protection sociale large tout au long de la vie, des services publics qui ne sont pas sacrifiés par des politiques de restructurations, suppressions au bénéfice des appétits de ceux qui prospèrent dans ce système capitaliste !
Le 1er-Mai doit permettre à chacun et chacune de s’emparer de ces revendications et par tous les moyens de les rendre visibles.
Même confiné.e.s, manifestons toutes et tous le 1er-Mai, avec des pancartes, banderoles ou en envahissant les réseaux sociaux (...) et donnons à cette journée une véritable force collective !
Le 1er-Mai, soyons visibles, solidaires, déterminé.e.s. Nous ne paierons pas la crise générée par des choix politiques d’un système capitaliste mortifère.
Transformons le monde de demain en un monde vivable, de justice sociale, écologiste et féministe !

Montreuil, le 20 avril 2020

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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 07:00
Ehpad : tout ce qui aurait pu éviter ce drame... et qui a été ignoré (L'Humanité, 21 avril 2020, Aurélien Soucheyre et Maurice Ulrich)
Mardi, 21 Avril, 2020 - L'Humanité
Ehpad : tout ce qui aurait pu éviter ce drame... et qui a été ignoré

« Notre pays ne remplit pas ses devoirs à l’égard des plus vulnérables. » Ce terrible constat sur les Ehpad, corroboré par des élus FI et PCF, a été dressé par une députée LaREM... en 2017. Depuis, le gouvernement a reçu une foule de rapports alertant sur la situation catastrophique dans les établissements pour personnes âgées dépendantes. Mais les solutions proposées ont quasiment toutes été enterrées.

 

Avant même d’être frappés de plein fouet par l’épidémie de coronavirus, les Ehpad étaient déjà en « profonde crise ». La sonnette d’alarme a été tirée à maintes reprises, et de nombreux rapports ont été remis au gouvernement depuis l’élection d’Emmanuel Macron, qui n’a jamais répondu à la hauteur des enjeux. Dès septembre 2017, les députés PCF et FI s’émeuvent d’une grève de 117 jours dans un établissement, les Opalines à Foucherans (Jura). La commission des Affaires sociales met en place une « mission flash » en urgence, conduite par Monique Iborra. « Notre pays ne remplit pas ses devoirs à l’égard des plus vulnérables », alerte la députée LaREM, qui livre des conclusions au vitriol. Les Ehpad sont en sous-effectif grave, avec des conditions de travail indignes. Les accidents du travail y sont deux fois supérieurs à ceux du BTP. Les salaires des personnels beaucoup trop faibles, et les prix souvent exorbitants pour les familles. La tarification à l’acte est qualifiée « d’équation kafkaïenne », et le service rendu insuffisant. « Les Ehpad sont un lieu de souffrance de notre société. Souffrance de la maltraitance et souffrance au travail », dénonce le député PCF Pierre Dharréville.

En 2018, 31 mesures pour «changer de modèle»

Mais le gouvernement refuse tout plan ambitieux et se cache derrière des promesses. Les parlementaires reviennent à la charge en mars 2018. Le sénateur LR Bernard Bonne pointe dans un rapport « une dérive sanitaire de l’Ehpad », et appelle à une réforme globale. Quelques jours plus tard, Monique Iborra et l’élue FI Caroline Fiat (lire aussi notre entretien) présentent une nouvelle mission. « La profonde crise des Ehpad ne peut laisser indifférent », écrivent-elles, sachant que les « professionnels expriment ne plus pouvoir exercer dans des conditions humaines et décentes leur métier », avec le soutien des directions et l’interrogation constante des familles. Elles indiquent en outre que les structures privées sont en moyenne plus chères et moins dotées en effectifs que les publiques. Et s’inquiètent que, avec 24,5 aides-soignants et 6 infirmiers pour 100 résidents, le temps de soin et de toilette est « inférieur à une heure par jour ». Elles proposent enfin un plan de 31 mesures pour un « changement de modèle ».

Buzyn alertée : il manque 60 000 postes

Olivier Véran, alors rapporteur du budget de la Sécurité sociale, les chiffre à 7 milliards d’euros. Soit beaucoup trop pour le gouvernement. Mais l’exécutif, conscient que la question monte, prend soin de déployer sa communication. La ministre de la Santé de l’époque, Agnès Buzyn, assure qu’un plan est en préparation. En janvier 2019, elle reconnaît que les Ehpad sont « à bout de souffle », et que 20 000 postes vont être créés, sur 60 000 manquants… En mars, lors des assises des Ehpad, elle annonce « des mesures fortes », dès lors que le rapport de Dominique Libault, président du Haut Conseil du financement de la protection sociale, lui sera remis. « Le gouvernement passera à l’action pour porter des solutions immédiates » qui feront « une différence dès 2019 », affirme-t-elle.

Beaucoup de promesses pour quelques mesurettes

Agnès Buzyn reçoit le rapport quelques jours plus tard. Il préconise la création de 80 000 postes d’ici à 2024, l’utilisation de 3 milliards d’euros sur dix ans pour rénover les Ehpad, des baisses de reste à charge de 300 euros pour les plus modestes et un soutien de 550 millions pour les services d’aide à domicile. Mais l’heure n’est pas encore à présenter la « loi grand âge ». Si bien qu’en août 2019, la ministre en est toujours à promettre « de l’argent pour les Ehpad », pour le budget… de 2020. En octobre 2019, nouveau rapport, cette fois-ci signé par l’ancienne ministre du Travail Myriam El Khomri, qui propose 825 millions d’euros pour de nouvelles embauches. « Nous ne sommes pas préparés au vieillissement de la population », s’inquiète alors Agnès Buzyn, qui finira par présenter des mesurettes après avoir beaucoup communiqué et ignoré la proposition de loi « d’urgence pour la santé » des parlementaires PCF, pourtant conséquente et budgetée.

Mardi, 21 Avril, 2020 - L'Humanité
Éditorial. Marchandise

L'éditorial de Maurice Ulrich. 

La loi grand âge, lancée au son du clairon avec une vaste consultation en ligne à l’automne 2018, devait donner des pistes, élaborer des solutions. Il y a eu des milliers de réponses, des propositions. Depuis, rien

À la liste des cyniques et des imbéciles dopés par la crise, on peut ajouter Christophe Barbier, avec mention, sur BFM, appelant à une reprise rapide pour l’économie : « Pour sauver quelques personnes âgées, on va mettre des milliers de gens au chômage ? » Cynique et imbécile, au service de cette perversion intellectuelle qui a fait de « l’économie » et plus précisément du profit et de la rentabilité, quoi qu’il en coûte, l’alpha et l’oméga des politiques libérales. C’est précisément parce que la santé de tous, et plus encore celle des personnes âgées, lui a été soumise que nous en sommes là.

On pensait des propos comme ceux-ci proscrits par les pages les plus sombres de l’histoire, car il ne s’agit pas de « quelques personnes très âgées », mais de près de 8 000 morts désormais dans les Ehpad, dont environ 300 appartiennent au groupe Korian, avec 30 000 lits. Les bénéfices de la société, cotée en Bourse, ont progressé de 10,4 % l’an passé et sa présidente, dont le salaire avoisine le million d’euros, se flattait de sa solidité. Aurait-on oublié les grèves qui se sont multipliées, cette même année, pour les salaires, les conditions de travail et d’accueil, les moyens d’aide et de soin ? Pour « l’économie », l’âge et la dépendance sont un marché et, disons-le avec rage, « les vieux » sont une marchandise.

En juin et juillet 2018, devant la Mutualité française et devant le Congrès, Emmanuel Macron évoquait la dépendance. Au rythme actuel, elle devrait concerner 1,6 million de personnes en 2030, 2,5 millions en 2060. Il invitait à regarder le problème en face : « Ne pas le voir ou considérer que ce serait l’affaire de quelques-uns, c’est ne pas nous traiter dignement nous-mêmes », ou encore, « il nous faut construire pleinement le financement et l’organisation de ce risque social ». En les laissant au privé ?

La loi grand âge, lancée au son du clairon avec une vaste consultation en ligne à l’automne 2018, devait donner des pistes, élaborer des solutions. Il y a eu des milliers de réponses, des propositions. Depuis, rien. Le monde d’après, comme on dit maintenant, va-t-il apporter des réponses ? Il faudrait, il faudra, changer de vision de « l’économie ».

Par Maurice Ulrich
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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 06:19
Carte scolaire à Brest : la section PCF du pays de Brest demande un moratoire sur toutes les fermetures de classes et les suppressions de postes dans les écoles publiques de la ville.
PCF Section du Pays de Brest
5 rue Henri Moreau 29200 Brest
Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78
@ : pcf_brest@yahoo.fr
 
 
Carte scolaire à Brest : la section PCF du pays de Brest demande un moratoire sur toutes les fermetures de classes et les suppressions de postes dans les écoles publiques de la ville.

Le comité technique spécial départemental du Finistère a entériné la nouvelle carte scolaire pour l’année 2020/2021.
Après la fermeture du collège Kerichen en 2016, de l’école Desnos en 2018, et des regroupements d’écoles de ces dernières années, une nouvelle fois, la ville de Brest paie un lourd tribut. 4 fermetures de classe sont prévues dans les écoles Sanquer, Jacquard, Jean Macé et Kérichen. Et aucun moyen supplémentaire pour les enfants en zone REP, ni pour le suivi des élèves allophones (classes UPE2A) ne sont alloués.

Le service public de l’Education nationale est une nouvelle fois fragilisé. Le service public est pourtant la seule richesse de celles et ceux qui ne possèdent rien.

Nous le rappelons, fermer des classes dans l’école publique :
- c’est dégrader les conditions d’apprentissage de nos enfants et mettre en danger leur avenir.
- c’est manquer l’occasion d’améliorer le taux d’encadrement dans toutes les écoles brestoises.
- c’est manquer l’occasion de rétablir la justice en donnant plus de chances aux enfants les plus fragiles.
- c’est faire un cadeau sur mesure aux écoles, collèges et lycées privés qui représentent jusqu’à 50 % des effectifs. En effet, pour la plupart, les enfants qui, suite à ces fermetures, intégreront une école privée, continueront l’ensemble de leur cursus dans le secteur privé, alimentant ainsi une spirale délétère pour l’ensemble du service public d’Education sur notre territoire.
- c’est aussi risquer une baisse d’attractivité de notre ville.

Parce que la qualité de l’éducation n’a pas de prix, les communistes de la section du pays de Brest soutiennent et accompagnent la lutte des parents d’élèves, des personnels, des enseignant.e.s , des brestois.es et des élu.e.s pour la défense des moyens de leurs écoles publiques.
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21 avril 2020 2 21 /04 /avril /2020 06:16
Nice - Estrosi et le virus de la haine de classe, par Pierre Barbancey, L'Humanité- 20 avril 2020
Lundi, 20 Avril, 2020 - L'Humanité
Ils n’ont pas honte !. Estrosi et le virus de la haine de classe

Le maire de Nice met les quartiers populaires sous couvre-feu à partir de 20 heures, contre 22 heures dans le reste de la ville. La LDH l’attaque en justice.

 

Le 15 avril, la préfecture des Alpes-­Maritimes a reconduit le couvre-feu interdisant les déplacements dans 24 communes du littoral et de plus de 10 000 habitants entre 22 heures et 5 heures. C’était sans compter le maire de Nice, Christian Estrosi, « Monsieur Plus » de la sécurité, qui profite de la nécessaire lutte contre la pandémie pour multiplier les effets d’annonce et stigmatiser une partie de la population niçoise. Le même jour, l’édile a reconduit un arrêté municipal daté du 7 avril, instaurant un couvre-feu différent selon les quartiers. Il est en vigueur à partir de 20 heures pour ce que le quotidien local appelle les « quartiers chauds ». C’est-à-dire les quartiers popu­laires, là aussi où se trouvent notamment les populations d’origine étrangère. Les bons bourgeois niçois, qui ont, eux, la permission de 22 heures, peuvent dormir tranquillement, la racaille ne viendra pas hanter leurs nuits, pas spécialement plus belles que leurs jours !

Un arrêté honteux, à la mesure de Christian Estrosi qui, tout en se présentant comme opposé au Rassemblement national des Le Pen et Vardon (le représentant niçois de l’extrême droite), s’aligne sur leurs thèses racistes et discriminatoires. Nice est la ville où les effectifs de la police municipale sont les plus importants de France. 2 600 caméras traquent les faits et gestes des passants. Ce n’est visiblement pas suffisant pour cet adepte de Big Brother qui se présente en sauveur suprême et s’en prend à ceux qui « veulent en réalité m’empêcher de vous protéger ».

La Ligue des droits de l’homme (LDH) dénonce « une manœuvre ­poli­ticienne » qui vise « à stigmatiser et à faire montre d’autoritarisme envers les ­populations des quartiers populaires, ainsi collectivement punies ». Pointant du doigt le caractère discriminatoire de la mesure, la LDH a saisi le tribunal administratif contre l’arrêté municipal. Le référé est examiné aujourd’hui. 

Pierre Barbancey
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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 16:32
Un exercice nucléaire en pleine crise du Coronavirus ? - ICAN France

http://icanfrance.org/un-exercice-nucleaire-en-pleine-crise-du-coronavirus/

Un exercice nucléaire en pleine crise du Coronavirus ?

Le mardi 31 mars 2020, les Forces aériennes stratégiques (FAS) auraient réalisé une simulation de frappe nucléaire. Montrer ses muscles même en pleine pandémie de coronavirus semblerait être une priorité pour le ministère des Armées.

Les exercices de frappes nucléaires ne sont pas des actes anodins. Quatre sont réalisés chaque année, chacun ayant pour objectif de simuler un raid nucléaire et de délivrer un missile ASMP-A (d’une puissance de 300 kilotonnes) ; heureusement dans ce cas factice. Ce type d’exercice a pour objectif de montrer que la politique de dissuasion nucléaire fonctionne ; même en temps de crise. Qui en aurait douté ? La Russie ou la Chine, pour ne citer que ces deux États figurant parmi les cibles de l’arsenal nucléaire de la France ?

Si le Président de la République, d’après différentes déclarations, n’est pas encore prêt à signer le traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN), il aurait été en cette période de crise mondiale nettement plus préférable de s’abstenir de montrer sa capacité à provoquer des conséquences humanitaires catastrophiques.

Étrange message envoyé, quand, dans le même temps l’ensemble de la planète subit un désastre sanitaire grave ; même s’il n’est pas comparable à celui que provoquerait l’utilisation d’une arme nucléaire. En cas de détonation nucléaire, ne cherchez ni personnel de santé, ni masque ou gel hydroalcoolique…

Cette politique de défense — qui repose sur la perspective d’utiliser une arme de destruction massive —, en contradiction avec toutes les règles du droit international humanitaire, est à l’inverse de ce que de nombreuses personnalités et scientifiques préconisent sur « l’après » crise sanitaire :

  • Bertrand Badie, « autrefois, la guerre visait la puissance et impliquait de mobiliser les instruments classiques de puissance. Désormais, la faiblesse est au centre de la cible, elle est pour tous, la principale menace et justifie la mobilisation de recettes plus sociales que militaires. Erreur impardonnable de ne pas l’avoir compris à temps » ;
  • Edgar Morin, il faut « ressentir plus que jamais la communauté de destins de toute l’humanité » ;
  • Jean Jouzel, il faut « inventer un nouveau modèle de développement » ;
  • Corine Pelluchon, il faut « nous conduire à habiter autrement le monde » ;

L’entrée en vigueur et la mise en œuvre du Traité sur l’interdiction des armes nucléaires (TIAN) devient encore plus urgente ; car il va permettre de stigmatiser les États possédant des armes nucléaires, et exercera sur eux une pression juridique, politique, diplomatique, et économique…

Un exercice nucléaire en pleine crise du Coronavirus ? - ICAN France
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20 avril 2020 1 20 /04 /avril /2020 15:00
Appel à souscription de la fédération du Finistère du Parti communiste - pour se donner les moyens de nos luttes!

Appel à souscription – PCF Finistère

le 19 avril 2020

Cher-e-s camarades, cher-e-s sympathisant-e-s,

Tout d'abord, au nom de la fédération du PCF du Finistère, nous voulons témoigner de notre soutien et de notre solidarité à tous ceux pour qui cette période est difficile au plan matériel, au plan humain, ou des conditions de travail. Tout le monde, à un titre ou un autre, est touché et inquiet sur les conséquences de cette crise du coronavirus. Nous pensons en particulier à ceux qui vivent seuls, à ceux qui sont âgés, malades, à ceux qui se font du souci pour leurs proches, et aussi au plan financier, car certains ont des revenus amoindris voire pas de revenus du tout et des soucis pour l'avenir.

Le Parti communiste lance depuis quelques jours au niveau du Finistère un appel à souscription exceptionnelle pour faire face à trois défis majeurs :

- Le financement des élections : Le décalage du second tour ou l'obligation possible de rejouer le 1er tour, au moins dans les villes et communes où le 1er tour du 15 mars n'a pas suffi à faire élire un conseil municipal, pourrait avoir un impact financier supplémentaire pour le PCF. Pour l'instant, l'apport de la fédération du Finistère pour soutenir les campagnes de nos candidats sur différentes communes où les communistes étaient engagés avec d'autres forces et sensibilités dans des élections municipales est déjà significatif et la contribution pourrait encore augmenter avec le report des élections liée à la crise du COVID-19. Il nous faut donc assurer le financement de ces élections municipales, après le financement des élections européennes l'an passé où la contribution du PCF Finistère a dépassé les 20 000€. A moyen terme nous aurons d'autres rendez-vous électoraux à préparer en 2021: sénatoriales, départementales et régionales. Le Parti communiste est un des partis qui dépend le moins de l'aide public et dont le financement des activités repose essentiellement sur la cotisation des adhérents (le plus grand parti de France en nombre d'adhérents), le reversement des indemnités de ses élus (qui ne gagnent pas d'argent avec leur mandat), et les dons, nombreux et importants chaque année.

- Faire face au manque à gagner pour certaines sections lié à l'impossibilité, du fait du confinement et de la crise sanitaire, d'organiser des initiatives politiques traditionnelles qui faisaient aussi, en plus de leur intérêt festif et politique, rentrer de l'argent pour l'activité politique (banquets, fêtes et repas du 1er mai, …etc). Pour les fêtes et initiatives d'été, nous sommes encore dans le brouillard sur notre capacité ou non à les maintenir. Sans doute que celles du mois de juillet dans le Pays Bigouden devraient être annulées, ce qui aura des conséquences financières. Comme beaucoup d'autres associations, le PCF est fragilisé dans son financement par cette crise du Covid.

- Soutenir la direction nationale du PCF et financer les initiatives engagées dans le cadre du centenaire du PCF . C'est pourquoi nous demandons aux adhérents et sympathisants qui le souhaitent et le peuvent de nous aider à contribuer à cet effort pour financer nos actions afin de faire connaître et célébrer la belle histoire de 100 ans de combats pour l'émancipation humaine du Parti communiste français, une histoire qui continue bien sûr, et des batailles qui ont besoin de moyens financiers pour se déployer dans un contexte de lutte de classes toujours bien présent.

Notre parti à l'échelle départementale n'a plus de salariés, de permanents, mais nous avons des locaux à entretenir et dont les charges doivent être financés, et des frais liés à nos activités politiques (journaux, tracts, formations militantes, conférences d'éducation populaire, initiatives).

Nous vous rappelons que vos dons à l'ADF PCF 29, sont à envoyer au siège de la fédération – Fédération du Parti communiste du Finistère, 5 rue Henri Moreau, 29 200 BREST – et sont déductibles à 66 % de vos impôts.

Nous comptons sur vous!

 

Cet engagement est d'autant plus important que, pour la bataille du jour d'après, le Parti communiste devra continuer à être à l'offensive pour peser afin que l'affrontement de classe intense qui devrait accompagner la crise sociale et économique liée au Coronavirus permette réellement de remettre en cause les orientations poursuivies depuis des décennies, de remises en cause de l'hôpital public, de la Sécurité Sociale, des services publics et solidarités.
 
Pour que les défenseurs du capitalisme ne fassent pas payer à ceux qui sont en première ligne aujourd'hui, les travailleurs, l'addition de la crise, ce qui pourrait se traduire par une nouvelle dégradation des droits sociaux et syndicaux.
 
Au contraire, cette période critique, qui montre l'épuisement d'un système qui nous mène dans le mur et amplifie les conséquences de l'épidémie, peut être propice pour construire un front majoritaire nouveau afin de bâtir une politique de développement humain et de progrès social remettant en cause les directives néo-libérales et capitalistes et les intérêts de la finance au niveau français, européen et mondial. Plus que jamais, nous avons besoin du Parti communiste pour mener avec d'autres ces combats. C'est pourquoi il nous faut aussi continuer à poser la question autour de nous, et c'est possible même en temps de confinement, d'une adhésion au Parti communiste.
Depuis le 1er janvier 2020, nous comptons 12 nouveaux adhérents dans la fédération, sans compter les adhésions à la JC. L'objectif départemental est d'ici la fin de l'année du centenaire de faire aussi bien que en 2019, c'est à dire de faire adhérer au moins 60 nouveaux camarades de plus dans le département.

Portez-vous bien. Prenez soin de vous.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère

Ronan Tanguy, trésorier du PCF Finistère

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