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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 11:13
Ligne Morlaix-Roscoff: son avenir mobilise

Ligne Morlaix-Roscoff, exigeons son maintien et son développement

Ligne Morlaix-Roscoff, exigeons son maintien et son développement

Lors du conseil communautaire du 18 avril dernier, Ismaël Dupont, conseiller PCF-Front de Gauche, s’est inquiété du sort de la ligne TER Morlaix-Roscoff dont la réhabilitation n'était pas prévue dans le plan de financement Etat-Région, et qui risquait d'être sacrifiée au profit des cars Macron ou autres au nom de la sacro-sainte économie budgétaire. Or plus de 30000 personnes environ, scolaires, salariés, pourraient être intéressés potentiellement dans leurs trajets quotidiens par un usage de cette ligne avec une autre fréquence des trains et des arrêts nombreux si l'on partait sur un train-TRAM.

De son côté le syndicat CGT des cheminots de Morlaix fait circuler la pétition suivante, conjointement avec “ l’association de promotion de la ligne Morlaix-Roscoff” affiliée à la FNAUT (Fédération nationale des associations d’usagers des transports).

La CGT cheminots demande également, depuis longtemps, l’organisation d’une table ronde sur ce sujet, qui réunirait, outre les organisations syndicales et les élus, l’association “A fer et à flots” et les professionnels du secteur du tourisme. Pour l’instant aucune suite positive n’a été réservée à cette demande pressante.

Exigeons l’instauration d’un débat public sur cette question importante pour les usagers du pays de Morlaix.

Signez et faites signer la pétition.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 06:16
photo Ouest-France

photo Ouest-France

Les salariés de la conserverie Minerve - en liquidation judiciaire- à Quimperlé occupent leur entreprise depuis plus d'une semaine.

Société "familiale" vendue en 2010, elle a été pillée par les repreneurs.

75 salariés -dont 23 à Quimperlé (les autres à Queven)- se retrouvent sur le carreau.

Le PCF les rencontrera lundi prochain à 15 heures avec Xavier Compain, candidat du Front de Gauche aux Régionales, membre de la direction nationale du PCF.

La rencontre sera suivie par une conférence de presse.

Lundi 9 mai: rencontre de Xavier Compain avec les salariés de Minerve à Quimperlé
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 06:13

Hollande ou le marathon des promesses suspendues


"Conférence de presse à l'Elysée le 18 septembre 2014. © Reuters Rester une promesse : c’est le défi de François Hollande s'il veut conserver le pouvoir en 2017. Comme tout homo politicus néolibéral, il doit promettre encore et toujours en sachant très bien qu’il ne peut pas changer grand-chose pour cause de marchés financiers, de mondialisation, de construction européenne. Sa politique ? Une gestion des attentes non satisfaites."

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 05:21
L'opposition au régime d'Assad joue sa survie à Alep (Ouest-France, entretien avec Ziad Majed, auteur de "Syrie, la révolution orpheline" - Actes Sud, 2014)
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 04:49

Les résultats du vote pour le 37e Congrès sur la base commune fédération par fédération

Résultats de la section PCF du Pays de Morlaix:

Inscrits : 72

Votants : 45 (62,50%)

Blancs ou nuls : 1

Exprimés : 44

- Le temps du commun : 17 (38,64%)

- L’ambition communiste pour un Front de Gauche populaire et citoyen : 18 ( 40,91%)

- Pour une politique communiste : 2 (4,55%)

- Unir les communistes : 6 ( 13,64%)

- Reconstruisons le parti de classe : 1 ( 2,27%)

Au niveau de la fédération PCF du Finistère, résultats définitifs:

562 inscrits (adhérents à jour de cotisation)

330 votants (58,5% de participation)

324 exprimés

6 blancs et nuls

199 votes pour le texte Le temps du commun proposé comme base commune par le CN 61,42%

81 votes pour le texte alternatif n°1 L’ambition communiste pour un Front de Gauche populaire et citoyen 25%

21 votes pour le texte alternatif n°2 Pour une politique communiste 6,48%

16 votes pour le texte alternatif n°3 Unir les communistes 4,94%

7 votes pour le texte alternatif n°4 Reconstruisons le parti de classe 2, 16%

Au niveau régional, voilà ce que donnent le vote des communistes bretons:

Fédération PCF du Morbihan:

468 inscrits

247 votants

6 blancs

241 exprimés

63 voix Le temps du Commun texte du CN 26,8%

139 voix texte alternatif n°1 L'ambition communiste pour un Front de Gauche populaire et citoyen 57,67%

34 voix texte alternatif n°2 Pour une politique communiste 14,10%

2 voix texte alternatif n°3 Unir les communistes 0,83%

3 voix texte alternatif n°4 Reconstruisons le parti de classe 1,24%

Fédération PCF des Côtes d'Armor:

499 inscrits

208 votants

7 blancs

201 exprimés

172 voix Le temps du commun texte du CN 85,57%

19 voix texte alternatif n°1 9,45%

5 voix texte alternatif n°2 2,49%

3 voix texte alternatif n°3 1, 49%

2 voix texte alternatif n°4 1%

Fédération PCF de l'Ille et Vilaine:

414 inscrits

222 votants

7 blancs

215 exprimés

115 voix Le temps du commun texte du CN 53,5%

59 voix texte alternatif n°1 27,44%

16 voix texte alternatif n°2 7,44%

16 voix texte alternatif n°3 7,44%

9 voix texte alternatif n°4 4,18%

Et au niveau national, voici les résultats définitifs:


30127 votants (56,92% des inscrits) ont participé au vote. 944 bulletins blancs et nuls (3,13% des votants). 29183 exprimés.

- Le texte proposé par le Conseil national obtient 14942 voix (51,20%)

- Le texte alternatif 1 obtient 6910 voix (23,68%)

- Le texte alternatif 2 obtient 1575 voix (5,40 %)

- Le texte alternatif 3 obtient 3755 voix (12,87 %)

- Le texte alternatif 4 obtient 2001 voix (6,86 %)

A l'issue de ce vote, comme le précisent nos statuts, le texte proposé par le Conseil national ayant obtenu le plus de suffrages « devient la base commune de discussion de tous les communistes » pour la nouvelle phase du Congrès.

Ce texte doit désormais évolué pour permettre le plus large rassemblement possible des communistes en tenant compte des résultats du vote et de tous les débats des adhérent-e-s dans les sections et les fédérations.

Les congrès locaux sont appelés à mener dans tout le pays ce travail de rassemblement au cours du mois de mai pour contribuer à la qualité du Congrès national organisé du 2 au 5 juin.

Paris, le 6 mai 2016

Le texte proposé par le Conseil national devient donc la base commune de discussion pour la nouvelle phase du Congrès.

Les résultats définitifs du vote seront disponibles dans la journée de demain. Ils seront accessibles sur le site congres.pcf.fr

Les textes proposés au vote des communistes du 2 au 5 mai 2016

Pour découvrir le projet de base commune "Le Temps du Commun" - le texte complet de la base commune , son résumé ou cliquer sur les liens ci-dessous pour une découverte partie par partie avec la présentation par le rédacteur, le texte complet et une version courte pour prendre connaissance rapidement des principaux points de chaque partie.

Les textes alternatifs

L’ambition communiste pour un Front de gauche populaire et citoyen - texte alternatif n°1

Ce projet de « base commune » est né de la sérieuse inquiétude que nous sommes nombreux à ressentir à la lecture du projet adopté par le Conseil national.

Nous sommes en accord avec beaucoup de la partie « projet », même si nous ressentons qu’il s’agit davantage d’un texte de propositions pour une politique « de gauche » que de l’énoncé du sens et de la raison d’être communiste dans le monde d’aujourd’hui. Nous nous attachons donc à énoncer quelques repères essentiels d’une ambition communiste d’émancipation humaine en ce 21e siècle.

Sur le Parti, nous trouvons que le lien n’est pas réellement ni clairement établi entre cette raison d’être communiste, la stratégie qu’elle implique, et une conception nouvelle de nos pratiques et de notre organisation. Nous proposons donc de donner à nos transformations un objectif central : faire en sorte de nous immerger dans la société non pas pour lui apprendre ce qu’il y a lieu de faire ou de penser, mais pour contribuer, avec d’autres, à ce que les citoyennes et les citoyens débattent et réfléchissent ensemble et prennent directement les décisions dont dépend leur rassemblement. Leur permettre de s’approprier ainsi la politique est, selon nous, la seule façon de rompre avec le discrédit complet qui est aujourd’hui le sien.

Le cœur de notre inquiétude porte sur la partie consacrée à notre orientation stratégique pour 2017. Plusieurs congrès ont tiré les leçons des expériences de « l’Union de la gauche » et de la « Gauche plurielle» et élaboré une stratégie de rassemblement qui a débouché sur la création du Front de gauche. Certes, le projet de base commune y fait référence et propose de la prolonger. Mais dans les faits, nous constatons que la proposition d’une « primaire à gauche » pour « écarter l’impasse Hollande, Valls et consorts » et «faire émerger, pour l’élection présidentielle, une candidature commune », présentée comme le seul moyen de créer la surprise et de l’emporter au second tour, nous amène en réalité à la recherche d’une candidature commune avec un PS discrédité, reproduisant le schéma ancien de la gauche plurielle.

Ce complet changement de stratégie nous ramènerait des années en arrière à un effacement de nos positions derrière une candidature au mieux social-démocrate, et probablement bien pire au vu de la configuration actuelle des forces. Ce scénario garantirait la victoire de la droite face à une gauche ancienne incapable de recréer l’espoir ; il renforcerait le Front national qui paraîtrait une fois de plus comme la seule alternative ; il serait pour nous une défaite de longue portée.

La seule façon de conjurer les dangers bien réels de la situation est que les femmes et les hommes de gauche qui s’abstiennent – parfois jusqu’à 80% dans certains quartiers populaires – se sentent à nouveau concernés par la politique. Ce résultat n’a aucune chance d’être obtenu par des combinaisons d’appareils visant, même au travers d’une « primaire », à une candidature commune avec un PS qui soutient toujours très majoritairement le gouvernement.

C’est pourquoi nous proposons une autre stratégie : travailler à redonner de l’élan et du souffle au Front de gauche, y renouer le dialogue, et le transformer dans le sens d’un Front populaire et citoyen.

Pour 2017, nous pouvons contribuer dans ce cadre à organiser sous la forme d’assemblées citoyennes des Assises de la transformation sociale et écologique, ouvertes à toutes les forces et toutes les personnes qui veulent travailler à une véritable alternative de progrès humain, y compris les membres et élus du Parti socialiste et d’EELV qui souhaiteraient travailler à une rupture claire avec les politiques libérales.L’Humain d’abord peut en être la base. Des votations citoyennes locales et nationales les concluraient à l’automne.

En donnant aux citoyennes et aux citoyens eux-mêmes le pouvoir de maîtriser les choix de projet et de candidatures à l’occasion des principales échéances politiques de notre pays, cette démarche constituerait une innovation majeure dans la vie politique. Elle manifesterait notre volonté commune de secouer un système politique obsolète qui dépossède les citoyens de leurs pouvoirs et aboutit de surcroît de plus en plus à la paralysie. Elle constituerait un signal très fort susceptible d’identifier une offre politique radicalement nouvelle, d’offrir une perspective au mouvement social et, comme en Grèce ou en Espagne, de mobiliser à nouveau des catégories populaires aujourd’hui résignées à l’abstention. Ainsi serons-nous fidèles à notre raison d’être et pourrons-nous retrouver dans la société le rôle utile qui doit nous identifier.

Pour une politique communiste - texte alternatif n°2

Avec le concours du gouvernement « socialiste », les capitalistes mènent une offensive implacable pour détruire les conquêtes sociales et politiques du passé. Sous prétexte de lutte antiterroriste, l’Etat d’urgence marque un pas vers un régime plus répressif. Aucun domaine n’est à l’abri de la régression sociale : emploi, santé, logement, éducation, services publics et équipements municipaux, retraites, 35 heures, salaire minimum, Code du Travail, droits syndicaux. Rien n’est sacré, sauf le profit. L’Union Européenne pèse de tout son poids pour imposer l’austérité. L’expérience grecque montre que les dirigeants de l’UE ne reculent devant rien pour défendre les intérêts des capitalistes. Nous devons doter le parti d’un programme d’action à la hauteur de cette situation.

La réalité de l’Union Européenne et les événements en Grèce ont des implications très importantes pour notre programme. Les dirigeants de l’UE ne se laissent pas impressionner par des expressions de souveraineté populaire, comme en témoigne le refus de prendre en compte la volonté du peuple grec lors des élections du 25 janvier et du référendum du 5 juillet 2015. Il en était de même pour le « non » français en 2005. La direction du parti a formulé des propositions pour changer le fonctionnement de l’UE. Mais les travailleurs de France et d’Europe n’ont aucune prise sur la politique de l’UE, qui est au service exclusif de la classe capitaliste.Toute tentative sérieuse de rompre avec l’austérité rencontre une résistance implacable de la part de l’UE. Par conséquent, au lieu d’entretenir l’illusion de sa « réforme », le parti a besoin de s’armer d’une stratégie de lutte contre l’UE, sur la base d’un programme frappant au cœur même des intérêts capitalistes qu’elle représente.

Dans le Manifeste Communiste, Marx et Engels décrivent le réformisme comme l’ambition de « guérir les infirmités sociales au moyen de toutes sortes de replâtrage ». Le réformisme est fondé sur l’idée qu’il est possible de résoudre les problèmes créés par le capitalisme dans le cadre de ce même système. Une politique révolutionnaire ne nie aucunement la nécessité de défendre et, si possible,d’étendre les gains du passé. Les communistes sont pleinement impliqués dans des luttes concrètes sur de nombreux fronts. Cependant, notre programme ne peut se limiter aux revendications « immédiates » et défensives. Il faut ouvrir la perspective d’une rupture décisive avec le capitalisme. C’est pourquoi nous devrions réintégrer dans notre programme la nationalisation – ou « socialisation » – des banques et des grandes entreprises industrielles et commerciales, ainsi que la prise de contrôle par les salariés de toute autre entreprise qui menace de supprimer des emplois, de délocaliser ou de fermer.

Des accords électoraux présentant le PCF comme un « allié » du Parti Socialiste pose clairement problème. Dans les ministères et dans ses instances dirigeantes, le Parti Socialiste défend les intérêts capitalistes sur toute la ligne. Les objectifs politiques des dirigeants socialistes ne se distinguent nullement de ceux des partis de droite.

Nous présentons des propositions pour renforcer les structures du parti et améliorer son fonctionnement interne. Dans les sections locales, les adhérents peuvent s’y exprimer librement, élire les responsables et exercer un contrôle collectif sur l’action du parti. Cette démocratie interne est indispensable à la construction du parti sur des bases saines. Cependant, dans les échelons supérieurs de notre parti, il existe des pratiques qui sont loin d’être démocratiques. La procédure en vigueur pour l’élection du Conseil National (expliquée dans le texte) est une aberration qui n’est pas digne d’un parti qui se veut démocratique. Une démocratisation de notre fonctionnement interne permettrait un rapprochement entre les instances dirigeantes et l’ensemble des adhérents. Elle réduirait le risque de décisions prises en haut qui sont en contradiction avec les idées et aspirations des militants.

Enfin, le texte souligne le caractère internationaliste de notre combat. Les défenseurs de l’ordre établi veulent diviser les peuples selon la couleur de leur peau, leur religion ou leur culture. D’où la propagande contre les migrants fuyant la guerre et la famine dans leurs pays d’origine. Notre lutte pour la solidarité internationale et contre le racisme fait partie intégrante de notre lutte contre le capitalisme en France et dans le monde.

Unir les communistes Le défi renouvelé du Parti communiste - texte alternatif n°3

« Les individus ne constituent une classe que pour autant qu'ils ont à soutenir une lutte commune contre une autre classe ; pour le reste, ils s'affrontent en ennemis dans la concurrence. » Karl Marx

L'existence du PCF, une exigence historique

Les communistes sont confrontés à une défi historique. Le capitalisme s'empare de toute la vie humaine, pousse au paroxysme l'exploitation et le profit, sécrète la crise sociale et politique, impose ses guerres et détruit les nations - quitte à nourrir le terrorisme-pour mieux étendre sa domination. L'écrasement du peuple grec a confirmé la véritable nature de l'UE et de sa monnaie, une dictature contre les peuples.

Notre pays et notre peuple ont plus que jamais besoin d'un parti communiste et pourtant l'existence du PCF est aujourd'hui menacée par les renoncements stratégiques et les tactiques électorales à court terme et inefficaces.Nous nous inscrivons dans le choix national fait par les communistes en 2007, celui de continuer notre parti, de « Faire vivre et renforcer le PCF ».

L'examen stratégique s'impose

Gauche plurielle, collectifs anti libéraux, renoncement à la candidature communiste en 2012, tout cela a fait de notre effacement une condition du rassemblement. Aujourd'hui, il faudrait continuer dans cette voie, choisir entre une primaire antidémocratique conduisant tout droit au soutien à une candidature socialiste ou une fuite en avant dans un Front de gauche émietté dont certains voudraient faire une nouvelle force politique au profit de laquelle le PCF s'effacerait.

L'urgence au contraire, c'est de sortir de l'impasse du renoncement au PCF et de procéder pour cela à l'examen stratégique nécessaire.

Un débat fraternel et sans tabou

Il n'est plus possible que des positions stratégiques, parfois prises sans aucune consultation des communistes, restent intouchables. Ouvrons le débat autour des questions suivantes :

  • Présidentielles : Ni primaires, ni effacement, la nécessité d'une bataille communiste

  • Agir pour un monde de paix, la solidarité internationale, combattre le terrorisme. La France doit sortir de l'OTAN

  • Sortir de l'Union européenne et de l'euro pour engager la sortie du capitalisme.

  • Luttes et construction politique. : un grand mouvement populaire s'engage en France, le PCF doit investir ce terrain essentiel de construction politique.

  • Contre le FN, un parti communiste populaire et rassembleur. La réprobation morale ne suffit pas, les fronts républicains ont montré leurs limites. La reconquête de l'électorat passe par la capacité à porter des perspectives de changement crédibles, une autre politique économique, la fin de la précarité et de la concurrence entre travailleurs.

  • Pour sortir de l'impasse de la gauche, il faut un grand parti communiste, un rassemblement populaire et majoritaire. Le parti sans rassemblement est impuissant, le rassemblement sans parti est inconscient.

Le socialisme, un projet pour la France

Nous appelons à un effort de construction idéologique considérable, s'appuyant sur la théorie marxiste, pour penser une société nouvelle qui mette fin à l'exploitation, aux inégalités et injustices, au pillage des ressources naturelles de la planète et à la guerre. Cette société, nous la nommons le socialisme.

La criminalisation du socialisme et du communisme, l'oubli de l'apport du léninisme, l'abandon du marxisme comme référence théorique, le mépris des expériences socialistes en cours conduisent à une panne idéologique du PCF, incapable de penser la prise de pouvoir et la transformation révolutionnaire dans une société capitaliste développée.

Un programme de rupture

La classe ouvrière doit prendre toute sa place dans la direction du pays pour la maîtrise des moyens de production et d'échanges, des conditions de travail et de vie.

Nous faisons des propositions immédiates pour plus de justice sociale et pour ouvrir le chemin de la rupture avec le capitalisme :

  • La nationalisations des secteurs clefs du pays, la renationalisation d'EDF-GDF, de la SNCF, de la poste, France Télécom et Air France

  • Interdiction des licenciements et délocalisations

  • Réduction massive du temps de travail, augmentation des salaires, pensions et minima sociaux

  • Rétablissement de la retraite à 60 ans, gestion démocratique de la sécurité sociale

  • Blocage des prix des produits de première nécessité

  • Non application des directives et traités européens et sortie de l'Otan

  • Remise en cause fondamentale de la dette publique

Il faut unir les communistes pour ouvrir la perspective d’un nouveau Front populaire vers le socialisme.

Vive le Parti Communiste Français !

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Reconstruisons le parti de classe ! Priorité au rassemblement dans les luttes - texte alternatif n°4

Résumé

Ce texte se propose comme un outil d’action et de combat. A l’occasion du 37ème congrès du PCF, nous voulons permettre au plus grand nombre de communistes d’exprimer, en direction des adhérents du Parti mais aussi des travailleurs qui y sont attentifs, leur choix de rupture avec la ligne de liquidation réformiste de l’organisation et des positions communistes.

En préalable, notre texte exprime le rejet de la participation, annoncée unilatéralement par la direction, à la caricature politicienne des « primaires de la gauche » (et du lobbying « Mélenchon 2017 » qui suit exactement la même logique). Nous refusons la focalisation sur la présidentielle. Nous refusons de nouvelles illusions électorales et l’insertion du PCF dans la recomposition politique, à « gauche », d’un bloc réformiste de substitution. L’effacement du PCF et de nos positions dans la lutte des classes a coûté suffisamment cher dans la derrière période.

Hollande/Ayrault/Valls ont opéré, notamment avec le « pacte de responsabilité » le plus gros transfert d’argent, du salaire socialisé vers le profit capitaliste. Leur politique prépare encore pire, y compris par la répression des libertés fondamentales, pour le quinquennat suivant et la nouvelle phase, prévisible, de la crise du capitalisme. Englué dans ses compromissions électorales avec le PS, dans la formule politicienne du Front de gauche, le PCF a perdu encore plus de crédibilité et d’influence depuis 2012. Approbation de « l’union sacrée » et de l’état d’urgence après les attentats, alignement sur Tsipras, sa politique ultra-austéritaire contre le peuple grec et sa pédagogie de la résignation, défense obsessionnelle de l’intégration « européenne » : la ligne de la direction du PCF s’est détournée de la colère populaire et des attentes de l’avant-garde de ceux qui luttent, notamment dans les syndicats de tradition révolutionnaire.

Nous refusons que ce congrès précipité enfonce encore plus le Parti dans ce contre-sens, notamment avec les primaires. Nous mettons en discussion une tout autre ligne, des propositions de rupture, notamment avec l’UE. Les grandes batailles qui s’annoncent appellent des positions fortes : pour la sécurité sociale, une défense intransigeante de son financement solidaire, adapté aux besoins, par la cotisation sociale ; pour les services publics, en s’appuyant sur la lutte des cheminots contre la « réforme ferroviaire », le rejet des directives européennes, la défense et la reconquête des monopoles publics gagnés à la Libération ; pour la production, l’agriculture paysanne mise en péril, l’industrie, une constestation du marché capitaliste et la revendication de nationalisations démocratiques.

L’intensification de la crise générale du capitalisme mondialisé conduit à une véritable montée des périls dans le monde, à des guerres dans des régions entières, à des drames comme celui des « migrants ». Plutôt qu’approuver certaines « frappes » au nom de la « lutte contre le terrorisme », le Parti doit reprendre ses campagnes anti-impérialistes, renouer avec la solidarité internationaliste, exiger, plus que jamais, la sortie de l’OTAN et de la défense européenne, agir pour la paix et le désarmement.

Face à la crise du modèle de l’alternance, à la crise générale de la démocratie bourgeoise, le système n’hésite pas à promouvoir dangereusement des partis d’extrême-droite. Notre refus de la banalisation du FN doit aller de pair avec une dénonciation de classe de sa démagogie sociale. Par ailleurs, l’émergence, avec le soutien de l’idéologie dominante, de regroupements politiques soi-disant nouveaux, « modernes », avec un marketing « radical » en surface, mais des positions bien réformistes en profondeur, ne doit pas nous écarter de la priorité au renforcement du parti de classe sur des positions rigoureusement anticapitalistes.

Avec ce texte, nous voulons montrer que, partout en France, des organisations locales du PCF font vivre le Parti sur des bases de lutte, recherchent l’union dans cette voie, dans la réponse aux aspirations et à la colère du monde du travail, qu’elles ont entamé la réappropriation du PCF par ceux qui ont le plus besoin du parti révolutionnaire historique de la classe ouvrière en France, qu’elles travaillent à sa reconstruction.

Nous appelons, à l’occasion de son centenaire, à l’organisation d’une vaste commémoration, pour mettre en débat général, dans le parti et au-delà, de façon critique mais en assumant cette histoire dont l’existence du PCF est indissociable, l’héritage, l’actualité, la fécondité de la Révolution d’Octobre. Ensemble, nous allons détromper ceux qui prédisent que le PCF ne fêtera pas en 2020 son centième anniversaire.

Résultats du vote sur les textes proposés pour servir de base commune au Congrès du PCF à Morlaix, dans le Finistère et sur le plan national
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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 04:00
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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 08:32
"Make hummus not walls" - le mur à Béthléem (photo I. Dupont)

"Make hummus not walls" - le mur à Béthléem (photo I. Dupont)

L'enfant songeur aux oiseaux - Béthléem (photo I.Dupont)

L'enfant songeur aux oiseaux - Béthléem (photo I.Dupont)

Le mur à Béthléem - la détourneuse d'avion Leïla Khaled (photo I. Dupont)

Le mur à Béthléem - la détourneuse d'avion Leïla Khaled (photo I. Dupont)

Le mur à Béthléem - photo I. Dupont

Le mur à Béthléem - photo I. Dupont

Fresques représentant de grandes résistantes à Béthléem - camp d'Aida (photo I.Dupont)

Fresques représentant de grandes résistantes à Béthléem - camp d'Aida (photo I.Dupont)

fresque à Béthléem (photo I. Dupont)

fresque à Béthléem (photo I. Dupont)

fresque à Béthléem - camp d'Aida

fresque à Béthléem - camp d'Aida

Solidarité pays Basque - Palestine (camp d'Aida Béthléem) - photo Ismaël Dupont

Solidarité pays Basque - Palestine (camp d'Aida Béthléem) - photo Ismaël Dupont

Solidarité Pays Basque-Palestine (camp d'Aida, Bethléem) - photo Ismaël Dupont

Solidarité Pays Basque-Palestine (camp d'Aida, Bethléem) - photo Ismaël Dupont

Le mur au camp d'Aida de Bethléem (Ismaël Dupont)

Le mur au camp d'Aida de Bethléem (Ismaël Dupont)

le mur au camp d'Aida de Béthléem (Ismaël Dupont)

le mur au camp d'Aida de Béthléem (Ismaël Dupont)

le mur au camp d'Aida de Béthléem

le mur au camp d'Aida de Béthléem

résistants palestiniens tués par l'armée israélienne - camp d'Aida, Béthléem

résistants palestiniens tués par l'armée israélienne - camp d'Aida, Béthléem

camp d'Aida - Béthléem (photo I. Dupont)

camp d'Aida - Béthléem (photo I. Dupont)

le mur à Béthléem (photo I. Dupont)

le mur à Béthléem (photo I. Dupont)

le mur à Béthléem (photo I. Dupont)

le mur à Béthléem (photo I. Dupont)

le mur à Béthléem en semi-nocturne (photo I. Dupont)

le mur à Béthléem en semi-nocturne (photo I. Dupont)

fresque à Béthléem (I. Dupont)

fresque à Béthléem (I. Dupont)

fresque à Jalazone un camp de réfugié au nord de Ramallah

fresque à Jalazone un camp de réfugié au nord de Ramallah

fresque pour enfants sur une école à Jalazone

fresque pour enfants sur une école à Jalazone

Fresques de résistance à l'emplacement sur la place où deux maisons furent détruites par l'armée israélienne pendant la seconde Intifada, à Naplouse (au moins cinq morts)

Fresques de résistance à l'emplacement sur la place où deux maisons furent détruites par l'armée israélienne pendant la seconde Intifada, à Naplouse (au moins cinq morts)

fresque de résistance - Naplouse (photo I. Dupont)

fresque de résistance - Naplouse (photo I. Dupont)

Mur d'un camp de réfugiés à Jénine (photo I. Dupont) - fresque de Paul Bloas (Naplouse)
Mur d'un camp de réfugiés à Jénine (photo I. Dupont) - fresque de Paul Bloas (Naplouse)

Mur d'un camp de réfugiés à Jénine (photo I. Dupont) - fresque de Paul Bloas (Naplouse)

Le théâtre de la liberté de Jénine, dans un camp de réfugié détruit par les tanks et les bulldozers israéliens pendant la seconde Intifada après des combats acharnés(Freedom Theater) - photo I. Dupont

Le théâtre de la liberté de Jénine, dans un camp de réfugié détruit par les tanks et les bulldozers israéliens pendant la seconde Intifada après des combats acharnés(Freedom Theater) - photo I. Dupont

Freedom Theater Jénine - photo I. Dupont

Freedom Theater Jénine - photo I. Dupont

photo I. Dupont

photo I. Dupont

En Palestine, les murs racontent la violence de l'occupation, la volonté de résistance, mais aussi le besoin d'utiliser l'arme de la dérision, du rire, du rêve pour survivre.

Difficile de rester insensible à ces témoignages de la dure réalité de l'oppression des Palestiniens glanés au fil de nos déplacements dans le cadre d'une mission de l'AFPS à Béthléem, Naplouse, Jénine, Jalazone.

Ismaël Dupont

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 06:14

Au Conseil de Communauté du lundi 9 mai 2016 à 18h va être mise en débat une délibération qui porte sur le transfert des compétences eau et assainissement des eaux usées, transfert que la loi NOTRe de réorganisation du territoire et des collectivités territoriales rend obligatoire pour 2020 de même que le transfert de compétence de gestion des milieux aquatiques et de prévention des inondations (GEMAPI) s'applique de manière obligatoire pour le compte des EPCI.

Dans la délibération soumise au vote le 9 mai, il est écrit "Morlaix Communauté se place dans une démarche volontariste de prise de compétence anticipée en concertation avec les structures en place".

Du volontarisme là où il y a de la contrainte... Mais comme elle vient de son camp politique!

A vrai dire, les élus lors du précédent mandat avaient déjà envisagé une mutualisation de la compétence eau, distribution et assainissement: une étude sur le transfert à Morlaix-Communauté des compétences eau et assainissement avait été lancée en 2012, arrêtée en juillet 2013, puis relancée en juin 2015, avec les nouvelles obligations de mutualisation de la loi NOTRe.

Cette étude portait sur l'état des lieux des structures concernés, des contrats (DSP, régies) pour la distribution de l'eau et l'assainissement, sur les besoins de renouvellement de réseau, sur les conséquences en termes de prix de l'eau d'une mutualisation, avec des scénarios de rapprochement des prix de l'eau sur tout le territoire de Morlaix-Communauté sur plusieurs années de manière progressive.

La recherche de mutualisation à l'échelle communautaire en matière d'assainissement et de distribution de l'eau potable peut s'appuyer sur des arguments sérieux:

- L'idée que le service essentiel qu'est l'accès à l'eau doit être facturé de la même à tous les citoyens, qu'il n'est pas normal que l'on paie des prix très différents d'une commune à l'autre, parfois à 5 ou 10 km d'intervalle.

- L'idée que la mutualisation peut permettre une meilleure prise en compte de la problématique globale de la qualité de l'eau sur le territoire et de la préservation de cette ressource.

- L'idée qu'une gestion unifiée peut permettre de faire des économies d'échelle, de rationaliser, de mutualiser les moyens, de réaliser des investissements qui sont difficiles à réaliser pour des communes rurales pour améliorer le réseau sans que ça coïncide avec une montée rapide du prix de l'eau.

Ce dernier argument est à relativiser toutefois car les communes gèrent déjà leurs compétences sur la distribution de l'eau, l'assainissement, les eaux pluviales en syndicats dont les périmètres peuvent correspondre à des réalités cohérentes pour assurer ces missions.

Par ailleurs, les premières indications données par l'étude et les débats des commissions environnement et Finances ne laissent pas entendre que le service sera moins cher une fois mutualisé (car notamment la prise de compétence communautaire s'accompagnera d'un plan d'investissement et de travaux indispensables qui avaient été différé par les syndicats ou les communes), ni qu'il sera dans un premier temps moins "exigeant" en personnels (obligation de toute façon de réaffecter tous les agents territoriaux en charge de l'eau dans les communes et les syndicats, et de réengager d'autres personnels qualifiés pour gérer les contraintes de coordination et administratives liées à la mutualisation, la renégociation des contrats...), ni que les usagers bénéficieront globalement d'une baisse du prix de l'eau.

Les besoins d'investissement sur l'ensemble du territoire de Morlaix Communauté ont été évalués à 34 millions d'euros sur 10 ans pour l'eau potable (+ 6 millions d'euros pris en charge dans le cadre du schéma départemental du Finistère, au titre des interconnexions) et à 29 millions d'euros pour l'assainissement.

En raison de ces obligations d'investissement pour éviter l'intrusion notamment d'eaux parasites, renouveler les réseaux, l'encours de dette risque de doubler d'ici 2018. N'est-ce pas aussi en raison des investissements que les entreprises gérant l'eau en DSP, Véolia, la Saur, la Lyonnaise des Eaux, n'ont pas réalisés pendant des années? On l'a vu à Morlaix et St Martin des Champs.

Au niveau juridique, chaque commune resterait propriétaire de ses biens, de ses réseaux, stations d'épuration, de pompage, mais c'est la communauté d'agglomération qui assurera l'entretien, les travaux. Actuellement 73 personnes, dont 11 à temps complet sont employés sur le territoire de Morlaix Communauté pour la production, le transport, l'assainissement de l'eau.

Normalement, avec le passage en gestion communautaire, les agents conserveront les mêmes garanties, bénéficieront du meilleur régime indemnitaire, et resteront rémunérés par leurs communes d'origine avec un remboursement par Morlaix Communauté.

La compétence serait gérée par un conseil d'exploitation composé de 15 élus et au niveau des communes et du terrain, par les techniciens, les régies, les conseillers municipaux. Au niveau de Morlaix Communauté, le service pourrait mobiliser de 20 à 30 agents.

L'idée de Morlaix Communauté est d'aller vers un tarif unique de l'eau potable et de l'assainissement pour l'usager à terme, avec un début de lissage progressif en 2020, avec un scénario du cabinet d'étude de lissage des tarifs sur 8 ans (échéance 2028 pour l'égalité) mais qui n'est pas déterminé au niveau des choix de Morlaix Communauté (8 ans, 10 ans, 12 ans à partir de 2020 pour atteindre l'égalité des tarifs suivant les communes?).

Actuellement, les tarifs pour l'eau potable et l'assainissement sont très contrastés:

- pour l'eau potable, de 161€ TTC les 75 m3 pour Morlaix-Saint Martin des Champs à 286€ les 75 m3 pour Lannéanou, avec une moyenne de 196€ le m3. Cela s'explique par plusieurs choses: Régie publique ou DSP, négociations des contrats en DSP, habitat dense ou dispersé, degré d'entretien des réseaux, de prise en compte de la qualité de l'eau et de réduction du gaspillage, nombre d'usagers ...

- pour l'assainissement, les prix varient de 73€ TTC les 75 m3 pour le Cloître St Thégonnec à 284€ les 75 m3 pour Carantec, avec un prix moyen de 196€ TTC les 75 m3 (Morlaix-St Martin sont à 167 € TTC les 75 m3). Les raisons sont identiques (les gestions en régie communale sont globalement moins onéreuses semble t-il) avec en plus la dimension de protection des milieux marins et des plages qui fait sans doute que Locquirec, Plougasnou, Carantec paient plus.

Globalement, dans les projections faites par le cabinet d'étude en tenant compte des besoins d'investissement, de toute façon, toutes les factures augmenteraient d'ici 2025. Soit elles augmenteraient toutes en même proportion suivant les communes.

Soit elles augmenteraient selon des trajectoires de convergence qui feront que la facture de ceux qui payaient le moins augmentera bien davantage que la facture de ceux qui payaient le plus.

D'ici 2020, la mutualisation n'aurait pas d'impact aux dires de Morlaix-Communauté sur le prix de l'eau.

La carte des responsabilités et modes de gestion sur Morlaix-Communauté en terme de production, de transport de l'eau potable, et d'assainissement est très complexe et correspond à la fois à des réalités géographiques et hydrographiques et à des héritages politiques de collaboration.

Le Cloître St Thégonnec, Plounéour Menez, Commana, Penzé, Taulé, Locquenolé gèrent leur eau potable en régie publique, hors de syndicats pour les deux premières communes (régies municipales). La Commune de St Thégonnec gère son eau et son assainissement via une régie publique (Syndicat des Eaux de la Penzé) mais délègue à la Nantaise des Eaux la gestion et le fonctionnement de sa station d'épuration.

Pour l'assainissement le nombre de communes a géré en régie est plus important: Locquenolé, Taulé, Plounéour Menez, Le Cloître St Thégonnec, Commana, Plourin les Morlaix, Plougonven, Plouégat Moysan, Plouégat Guerrand, Garlan, Plouézoch.

Ces choix politiques de la régie ont des incidences sur le prix de l'eau, sa qualité, l'emploi local, les finances communales. On peut avoir certaines inquiétudes sur le devenir de ces régies avec la prise en charge au niveau de Morlaix Communauté.

Pour l'instant, Morlaix Communauté peut prendre la compétence tout en laissant les contrats en cours aller jusqu'à expiration mais il n'est pas certain qu'il y ait une volonté politique de garder ces régies publiques et de profiter de la possibilité d'une gestion communautaire pour faire passer l'ensemble des services sur le territoire en gestion publique. On peut craindre même l'inverse, dans un contexte d'orientation libérale où l'on cherche à faire des économies d'emploi public, la tentation sera grande d'offrir ces marchés plus importants et attractifs pour elles à des multinationales de l'eau.

On peut même se demander si ce n'est pas une des intentions cachées de cette disposition de la loi NOTRe, l'obligation faite aux communes de mutualiser au niveau communautaire, et sans doute demain au niveau du Pays (c'est déjà dans les tuyaux) la gestion de l'eau potable et de l'assainissement.

En tout cas, ce seront les élus de Morlaix-Communauté qui choisiront les modes de gestion et il s'agira d'être vigilants pour qu'ils ne soient pas dessaisis des étapes préalables de réflexion et d'échanges sur les alternatives, les conditions du choix et l'étude des différentes possibilités, au profit d'une gestion technocratique ou ultra-centralisée du renouvellement des contrats, le Conseil communautaire servant ensuite de chambre d'enregistrement pour avaliser ce qui aura été décidé par l'exécutif et les services.

Rien n'interdit que même avec une prise de compétence communautaire, il y ait plusieurs modes de gestion sur le territoire de Morlaix-Communauté: par exemple à Nantes Métropole, 60% des abonnés sont dans le périmètre d'une régie, 40% sous le régime d'une DSP, avec plusieurs délégataires.

Pour les petites communes, la gestion directe communale de l'eau générait des recettes qui vont disparaître. Et elles permettaient de maintenir de l'emploi public au pays qui pouvait aussi être affecté à autre chose qu'à la gestion de l'eau.

La délibération pour mutualiser les compétences eau potable et assainissement au 1er janvier 2017 le reconnaît puisqu'elle prévoit en même temps qu'un "maintien des modes de gestion des services jusqu'à l'échéance des contrats en cours", "la neutralisation des effets financiers du transfert pour les communes (charges aujourd'hui facturées par le budget principal des communes et remboursées par des budgets annexes mais qui ne le seront plus après le transfert, perte de marge de manœuvre en trésorerie)".

A la commission Environnement du 19 avril, à laquelle étaient invités aussi les élus de la commission Finances, plusieurs élus ont exprimé leur scepticisme par rapport aux avantages de la prise de compétence communautaire.

Certains membres de l'exécutif ont laissé entendre que les gains économiques, en terme de réduction de la dépense publique, seraient illusoires à l'issue de cette mutualisation.

Si la compétence sur l'eau avait été prise en 2013, on aurait pu avoir en 2016 500 000€ de DGF (dotations globales de fonctionnement) en plus, c'est à dire une réduction moindre des dotations d'Etat pour Morlaix Communauté (rappelons qu'en 5 ans, de 2012 à 2017, c'est une réduction de 10 millions d'euros des dotations à Morlaix Communauté que nous inflige le pouvoir Hollande-Ayrault-Valls et la majorité parlementaire socialiste à ses ordres), et cela en vertu de la fameuse méthode pédagogique punitive de la carotte et du bâton.

Aujourd'hui, les bénéfices en termes de dotations d'un passage à la gestion communautaire de l'eau et de l'assainissement le 1er janvier 2017, avant la date d'obligation légale, sont bien moins importants et même tout à fait hypothétiques.

L'argument pragmatique pour passer à la mutualisation de manière anticipée serait de pouvoir mieux la réussir en anticipant les choses et en faisant les choses de manière progressive, sans être sous la pression de la date butoir de 2020 et d'un passage non préparé. Quoiqu'il en soit, si on ne peut faire autrement que de gérer de manière communautaire l'eau potable et l'assainissement, il importe que le passage se fasse dans les meilleures conditions et avec les plus grandes garanties pour l'usager et les communes.

En même temps, on peut avoir les plus grandes réserves sur les motivations et les modalités de la loi Notre en termes d'obligations faites aux EPCI de prendre la compétence eau potable et assainissement d'ici 2020: une mutualisation forcée qui contribue toujours plus à vider les communes de leur substance là où il y avait des collaborations librement consenties dans des syndicats, un risque de démantèlement des régies publiques municipales ou inter-communales existantes.

On peut estimer aussi que d'ici 2020, de l'eau peut couler sous les ponts, et que cette obligation appliquée à la hussarde contre l'avis d'une grande partie des élus locaux peut être revue et annulée.

Surtout que le président, le gouvernement, la majorité parlementaire ont de bonnes chances de n'être plus les mêmes.

Quoiqu'il en soit de cette mutualisation à l'horizon 2017 ou après, nous exigeons un service de qualité pour la distribution de l'eau et l'assainissement, avec un prix de l'eau abordable, surtout pour les ménages les moins aisés, et une gestion publique pour éviter de nourrir les profits des actionnaires des multinationales.

Vers un transfert rapide des compétences eau et assainissement à Morlaix Communauté au 1er janvier 2017? Conseil Communautaire du 9 mai 2016
Vers un transfert rapide des compétences eau et assainissement à Morlaix Communauté au 1er janvier 2017? Conseil Communautaire du 9 mai 2016
Vers un transfert rapide des compétences eau et assainissement à Morlaix Communauté au 1er janvier 2017? Conseil Communautaire du 9 mai 2016
Vers un transfert rapide des compétences eau et assainissement à Morlaix Communauté au 1er janvier 2017? Conseil Communautaire du 9 mai 2016
Les modes de gestion pour la production et la distribution de l'eau potable sur Morlaix Communauté en 2016

Les modes de gestion pour la production et la distribution de l'eau potable sur Morlaix Communauté en 2016

Les modes de gestion pour l'assainissement sur Morlaix Communauté en 2016

Les modes de gestion pour l'assainissement sur Morlaix Communauté en 2016

Vers un transfert rapide des compétences eau et assainissement à Morlaix Communauté au 1er janvier 2017? Conseil Communautaire du 9 mai 2016
Vers un transfert rapide des compétences eau et assainissement à Morlaix Communauté au 1er janvier 2017? Conseil Communautaire du 9 mai 2016
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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 05:33

Quatre ans de François Hollande à l'Elysée: la photographie du chômage avant/après

http://www.huffingtonpost.fr/2016/05/06/hollande-chomage-elysee-presidentielle-2017-emploi_n_9828310.html?ir=France

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 05:00
photo Ouest-France

photo Ouest-France

Mémoire des esclavages : animations au Polder, à Brest, mardi 10 mai
http://www.ouest-france.fr/bretagne/brest-29200/memoire-des-esclavages-animations-au-polder-brest-mardi-10-mai-4208593

Ouest-France, Sabine NICLOT-BARON.

Un après-midi d’animations aura lieu mardi 10 mai au Polder, à Brest, dans le cadre de la Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage.

Mardi 10 mai, Mémoires des esclavages va animer l’esplanade au bout du Polder et son grand masque en métal de 10 mètres de haut, dédié à toutes les atteintes à la dignité humaine. C’est à cet endroit que l’œuvre grand format du sculpteur Marc Morvan contemple depuis un an la rade de Brest, avec le pont de l’Iroise en toile de fond.

« Nous faisons vivre l’esplanade une fois par an, lors de la journée de commémoration de l’abolition de l’esclavage », explique Max Relouzat, à l’origine du projet, et concepteur de la maquette en bois qui a servi de modèle au sculpteur. Et de souligner : « Une commémoration n’est pas un enterrement. »

D’autant que les atteintes à l’homme et à la liberté continuent encore dans certaines régions du monde. « C’est un moment où on doit parler de l’histoire » en avançant, « sans qu’il soit question de repentance ou de réparation. »

Dédié aux femmesC’est la raison pour laquelle différentes animations seront proposées sur le site l’après-midi du 10 mai : chorales de collégiens à 14 h 30, Yonnbi (musique du monde) de 16 h à 17 h, danse à 15 h, cercle celtique Spered an odet à 15 h 30, lectures de poèmes à 17 h. Le graffeur Nazeem dessinera sur place cinq panneaux géants avec le visage de femmes des cinq continents.

« L’esclavage a 3 000 ans d’histoire, rappelle Max Relouzat. Il faut tirer des leçons pour que s’arrêtent toutes les formes de dépendance qui portent atteinte à la liberté et la dignité humaine ».Cette édition 2016 sera dédiée aux femmes.

Mardi 10 mai, de 13 h 45 à 18 h, sur l’esplanade de la rue des Mouettes, sculpture du Polder. Sur place, boissons et stands.

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