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27 juin 2022 1 27 /06 /juin /2022 06:49
Le groupe GDR à l'Assemblée Nationale présidé par le communiste André Chassaigne compte maintenant 22 députés, dont 12 communistes

Présidé par André Chassaigne, le groupe Gauche Démocrate et Républicaine (GDR) s'est d'abord constitué avec 18 premiers membres (voir ci-dessous). Il compte désormais 22 membres (12 PCF, 10 ultramarins) avec 4 nouveaux membres :

✅ Les députés de Guyane Davy Rimane (PLD) et Jean-Victor Castor (MDES).
✅ Les députés de Martinique Jiovanny William (DvG) et Marcellin Nadeau (Péyi-A).
Composition des 18 premiers membres :
↘️Mme BOUROUAHA Soumia, députée de Seine-Saint-Denis
↘️M. BROTHERSON Moetai, député de Polynésie française
↘️M. CHAILLOUX Steve, député de Polynésie française
↘️M.CHASSAIGNE André, député du Puy-de-Dôme
↘️M. DHARREVILLE Pierre, député des Bouches-du-Rhône
↘️Mme FAUCILLON Elsa, députée des Hauts-de-Seine
↘️M. JUMEL Sébastien, député de Seine-Maritime
↘️Mme K/BIDI Emeline, députée de la Réunion
↘️Mme LEBON Karine, députée de la Réunion
↘️M. LECOQ Jean-Paul, député de Seine-Maritime
↘️M. LE GAYIC Tematai, député de Polynésie française
↘️M. MAILLOT Frédéric, député de la Réunion
↘️M MONNET Yannick, député de l’Allier
↘️M. PEU Stéphane, député de Seine-Saint-Denis
↘️M. ROUSSEL Fabien, député du Nord
↘️M. SANSU Nicolas, député du Cher
↘️M. TELLIER Jean-Marc, député du Pas-de-Calais
↘️M. WULFRANC Hubert, député de Seine-Maritime
Ce groupe fonctionnera "dans le respect de la singularité de chacun de ses membres" et "s'inscrit dans le cadre de la NUPES à l'Assemblée nationale".

Voir aussi:

La Nupes scelle son union à l’Assemblée dans un intergroupe

Comme prévu par leur accord, les composantes de la coalition se sont réunies, jeudi, avec au menu les candidatures aux postes clés de la chambre basse.

L'Humanité - Publié le Vendredi 24 Juin 2022

C’est une première, et c’était loin d’être gagné il y a encore quelques mois, mais les députés de gauche sont passés aux actes ce jeudi. Insoumis, communistes, socialistes et écologistes ont tenu à l’Assemblée nationale la première réunion de l’intergroupe de la Nouvelle Union populaire écologique et sociale (Nupes). Une instance qui, selon le programme commun de la coalition, doit leur permettre de  « combiner la diversité des ­expressions et la cohérence des décisions » et d’être un lieu « de discussion et de coordination permanente entre ses différentes composantes », « d’élaboration de propositions de loi ».

Mais la rencontre est intervenue à l’issue d’une semaine mouvementée. Le second tour des élections législatives a fait de la gauche unie la première force d’opposition, mais du Rassemblement national (RN), son premier groupe hors majorité. Pour contrecarrer le symbole, la France insoumise, à rebours de l’accord signé en mai, a proposé la création d’un groupe unique de la Nupes. Refus unanime de toutes les autres formations, qui objectent notamment que moyens financiers et temps de parole attribués à chacun en auraient pâti. « Il y a une union à gauche, la Nupes, mais il y a aussi un groupe PS et apparentés » qui sera force de propositions, a encore insisté, jeudi, Boris Vallaud, son nouveau président. « Il faut faire une force de cette diversité et se coordonner », résume le député PCF Pierre Dharréville, quand Fabien Roussel jugeait, quelques jours plus tôt, un groupe indispensable « pour faire entendre notre différence, notre sensibilité et conserver notre liberté de vote ».

La commission des Finances doit revenir à l’opposition

Une fois les modalités de fonctionnement de cet intergroupe réglées (il se réunira une fois par semaine), une autre question s’est invitée à l’ordre du jour : celle de candidatures communes aux différentes instances de l’Assemblée nationale, en particulier à la présidence de la commission des Finances. Une commission stratégique dont la tête doit revenir à l’opposition, selon le règlement de l’Assemblée. Mais le RN espère s’y imposer, alors que la coalition de gauche est plus nombreuse et qu’il est d’usage que la majorité s’abstienne lors du vote. Le risque que l’extrême droite puisse compter sur le renfort de LR – voire du camp présidentiel – n’est pas à exclure alors que le président du Sénat, Gérard Larcher, a déclaré qu’elle «  devrait (lui) revenir » et que l’avis est partagé par Éric Woerth, devenu macroniste. L’ex-présidente du groupe socialiste, Valérie Rabault, s’est dite, jeudi,  « intéressée » par le poste, mais assure vouloir jouer « collectif » et a proposé une présidence tournante. Car, un autre prétendant est sur les rangs : l’insoumis Éric Coquerel. « La commission des Finances revient à la Nupes, et en son sein à la France insoumise », a pour sa part estimé Julien Bayou, fraîchement élu coprésident du groupe écologiste avec Cyrielle Chatelain. « Nous nous sommes entendus sur le principe de candidatures communes », a confirmé le nouveau président du groupe PS, Boris Vallaud. « Il y aura un accord de la gauche. Il le faut, nous y sommes favorables », a également fait savoir Pierre Dharréville. Et le député PCF de prévenir : « Si la majorité se mêle au débat, elle aura à en rendre compte. »

 
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21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 06:13
Législatives - Deux tiers des jeunes se sont abstenus (L'Humanité, Julia Hamlaoui, 21 juin 2022)
Deux tiers des jeunes se sont abstenus

Second tour Ce sont à nouveau les moins de 35 ans et les classes populaires qui ont le moins voté. Quant aux reports de voix, ils donnent à voir l’effritement du front républicain.

Publié le Mardi 21 Juin 2022 - L'Humanité

Le scrutin de dimanche a ouvert une période d’incertitude avec une majorité toute relative pour Ensemble ! mais aussi une arrivée en force de la gauche à l’Assemblée et une percée historique du Rassemblement national. La carte politique du territoire s’en trouve bouleversée : si 324 circonscriptions conservent la même étiquette, 148 ont basculé plus à gauche et 105 plus à droite. Mais le second tour des élections législatives a été marqué par un autre phénomène majeur : l’abstention, à nouveau, de plus de la moitié des citoyens appelés aux urnes (53,77 %, contre 52,49 % le 12 juin). « Ce sont plus de 26 millions d’électeurs qui n’ont pas voté. C’est le premier parti de France », a mesuré dès l’issue du vote sur TF1 le directeur général de l’Ifop, Frédéric Dabi. Mais le phénomène continue de frapper différemment les électeurs selon leur profil.

Ce sont les jeunes, comme lors des précédents scrutins, qui sont les plus abstentionnistes, malgré les appels lancés par la Nupes pour les inciter à se déplacer. Selon Ipsos, 71 % des 18-24 ans et 66 % des 25-34 ans ne se seraient pas rendus aux urnes, dimanche. La non-participation reste majoritaire jusque dans la tranche d’âge des 50-59 ans, où elle s’élève à 57 %, pour chuter à 42 % parmi les 60-69 ans et à 34 % parmi les plus de 70 ans. Soit 37 points de différence d’un bout à l’autre de la pyramide des âges. Un écart encore plus important que lors de la présidentielle. À ce second tour-là, il était de 19 points entre les plus jeunes (42 % n’avaient pas voté) et les plus âgés (23 %), signe d’une intermittence du vote particulièrement marquée chez les plus jeunes.

67 % des ouvriers ont boudé les urnes

Le niveau de participation est aussi sensiblement différent selon la catégorie socioprofessionnelle. Les ouvriers se seraient ainsi abstenus, dimanche, à 67 %, contre 54 % des cadres et seulement 35 % des retraités. De même, selon le niveau de revenu : 64 % de ceux ayant moins de 1 250 euros de revenu par mois ne se sont pas déplacés, contre 49 % de ceux qui disposent de plus de 3 000 euros mensuels. Ce sont également – phénomène déjà observé lors du premier tour – 57 % des sondés ne se déclarant « pas satisfaits » de leur vie qui ont boudé les urnes, contre « seulement » 48 % des « satisfaits ».

« La campagne extrêmement dure menée l’un contre l’autre par Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron n’a pas suscité de remobilisation de leur camp respectif », affirme Mathieu Gallard, de l’institut Ipsos. Un constat nuancé par Frédéric Dabi, qui rappelle la moindre démobilisation par rapport à l’entre-deux-tours des législatives de 2017. Cette fois, c’est « 1,5 point de plus par rapport au premier tour, c’était 6 points de plus en 2017 où il y avait eu un record d’abstention avec 57 % », note- t-il. Il y voit l’effet de « la dramatisation de cette campagne » avec la confrontation entre la gauche, le camp présidentiel et le RN.

Avantage tout de même pour la Macronie, qui partait avec de l’avance. Ainsi, on compte 53 % d’abstention parmi les électeurs de Jean-Luc Mélenchon du premier tour de la présidentielle, 52 % parmi ceux de Marine Le Pen et 38 % parmi ceux d’Emmanuel Macron. Elle est également moindre (à 50 %) parmi les Français qui préféraient « qu’Emmanuel Macron obtienne une majorité », que parmi ceux (59 %) qui la souhaitaient pour la gauche : « Globalement, le différentiel de mobilisation entre partisans et opposants de la majorité présidentielle a été d’une dizaine de points », résume Ipsos.

Reste que « le sentiment est très fort que la campagne n’a pas abordé les enjeux qui intéressent les Français, dont le pouvoir d’achat, largement en tête de ceux-ci depuis des mois », note Mathieu Gallard, pointant une médiatisation concentrée d’abord sur la constitution du gouvernement, puis sur l’affrontement Nupes-Ensemble !, mais peu sur le fond.

Aux près de 54 % d’abstentionnistes, « il faut aussi ajouter les 7,7 % d’électeurs qui ont voté blanc et nul, alors qu’ils étaient 2,2 % au premier tour. Dans les différentes configurations de duels, avec la tripolarisation, énormément d’électeurs du camp éliminé ont fait le choix de ne pas choisir », observe le politologue de l’Ipsos.

pas de report des électeurs de droite contre le RN

Les reports de voix entre les deux tours montrent d’ailleurs à quel point le barrage républicain face à l’extrême droite est affaibli. «Dans les duels entre Ensemble ! et le RN, 7 électeurs de la Nupes sur 10 n’ont pas voté ou voté blanc et nul. Et c’est la même chose dans les duels Nupes-RN pour les électeurs Ensemble ! – environ 7 sur 10, là aussi, ne choisissent pas », relève Mathieu Gallard. Selon une enquête Harris Interactive, cette proportion serait un peu moindre : 48 % des électeurs d’Ensemble ! ne se seraient pas exprimés en cas de duel Nupes-RN, 34 % auraient choisi un bulletin Nupes et 18 %, RN. Dans les duels RN-Ensemble !, ce serait 45 % des électeurs Nupes qui n’auraient pas choisi ; 31 % auraient glissé un bulletin Ensemble ! dans l’urne, et 24 %, celui du RN. Quant aux électeurs RN du premier tour, en cas de duel Nupes-Ensemble !, 51% n’y auraient pas participé, 24 % auraient choisi le candidat Nupes et 25 %, celui d’Ensemble !.

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21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 06:07
 président du groupe communiste GDR sous les deux précédents mandats

président du groupe communiste GDR sous les deux précédents mandats

Déclaration d'André Chassaigne, président du groupe communiste GDR sous les deux précédents mandats:

"La proposition de Jean-Luc Melenchon me surprend. En effet, elle n'était pas dans l'accord de la NUPES.
Je m'interroge sur l'intérêt d'un groupe unique qui gomme les sensibilités et les richesses de chacune et chacun.
Par ailleurs, 4 groupes au sein de l'Assemblée seront plus forts qu'un seul. Pour la gauche, ce sera du temps de parole en plus et plus de droit de tirage ( commissions d'enquête, niches parlementaires,
etc...) .
Pour ma part, je n'ai qu'une seule boussole : l'intérêt pour le peuple de gauche... Sur ce point, qu'apporterait un groupe unique?
Par ailleurs, concernant les postes à responsabilité au sein de notre Assemblée, qui constituent un enjeu secondaire, une coopération intelligente entre nos groupes aboutira au même résultat que la constitution d'un groupe unique. C'est d'ailleurs tout l'intérêt de la constitution d'un intergroupe."

Présidence de la commission des finances à l’Assemblée nationale : en finir avec les contre-vérités et les approximations.
 
Olivier Dartigolles, ancien porte-parole du PCF
 
Ce post rapide pour donner quelques éclairages sur les modalités de l’élection à la présidence de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire. Il s’écrit et se raconte pas mal de bêtises depuis hier. Notamment sur l’idée : « comme le Rassemblement national est le premier groupe d’opposition, il obtiendra cette présidence si les élus de la Nupes ne fusionnent pas en un seul groupe ». Or, c’est tout simplement inexact. Pourquoi ?
1. Tout d’abord, rien n’est inscrit dans la Constitution contrairement aux récentes déclarations de Marc Fesneau sur France info. Rien de tel comme le sait d’ailleurs parfaitement l’ancien ministre chargé des relations avec le Parlement. Un responsable politique de premier plan ( Numero 2 du Modem) ne devrait pas se comporter ainsi dans une période déjà assez troublée. Seul le règlement de l’Assemblée nationale précise les conditions de cette élection. « Ne peut être élu à la présidence de la commission des Finances(…) qu’un député appartenant à un groupe s’étant déclaré d’opposition ».
Autre point : « si la majorité absolue (37 votes ) au sein de la commission n’a pas été acquise aux deux premiers tours de scrutin, la majorité relative suffit au 3 eme tour ».
2. J’ajoute ici un point déterminant : traditionnellement, les députés de la majorité ( absolue ou aujourd’hui relative), en l’occurrence ceux d’Ensemble, ne participent pas au vote. Ils s’abstiennent en laissant les groupes d’opposition participer au vote. Dans un tel scénario, la Nupes ( sans avoir besoin d’avoir un seul groupe mais en s’étant accordée sur une candidature commune) l’emporterait donc face au RN et à LR lors du troisième tour.
3. Aussi, pour conclure, seule la participation des députés « ensemble » à ce vote ( au premier, second ou troisième tour) peut donner cette présidence à un députés LR ou RN. Pour dire les choses plus clairement, seuls les macronistes, en ne respectant pas la tradition parlementaire, peuvent faire présider cette commission par la droite ou l’extrême-droite et non, comme cela devrait se passer, par un député issu de l’un des groupes de la Nupes.
Donc, comme on le voit, l‘affirmation selon laquelle « le premier groupe de l’opposition a la présidence de la commission des finances » est une contre-vérité. Quand elle est exprimée par des personnes ne connaissant pas bien le règlement de l’Assemblée nationale, cela peut se comprendre au regard d’un traitement médiatique, parfois peu scrupuleux en termes de vérification, et de ce que l’on peut lire sur les réseaux sociaux. Mais quand cela vient de personnes maîtrisant parfaitement ces sujets…
Quant à la question d’un groupe Nupes fusionné, là encore, quelques rappels sont nécessaires et utiles. Outre le fait que ce sujet ait été clairement arbitré dans l’alliance électorale de la gauche réunie et de l’écologie, la nouvelle composition de l’Assemblée nationale plaide bien évidement pour la constitution de quatre groupes parlementaires ( PCF, LFI, EELV, PS) et d’un intergroupe pour se coordonner ( comme par exemple pour une candidature commune à l’élection de présidence….ou pour le dépôt d’une motion de censure….). C’est indispensable pour faire vivre la diversité qui n’est jamais un obstacle mais une richesse. Et puis, encore ceci, un groupe unique donnerait, automatiquement, beaucoup plus de moyens, de logistique, d’initiatives et de temps parlementaires aux autres groupes, dont le RN. Pas très judicieux pour la période qui vient et qui va être rude.
 
***
 
Charlotte Balavoine:
Pour information (ou rappel), le règlement de l'Assemblée Nationale (art39) stipule que ne peut-être " élu à la présidence de la commission des finances qu'un député d'un groupe d'opposition". Le vote se fait à bulletin secret et les députés de la majorité n'y prennent normalement pas part.
👩‍🏫😉 Autrement dit avoir un ou plusieurs groupes de la #NUPES n'entrave en rien l'élection d'un.e président.e issue de l'alliance des forces de gauches pour la Commission des finances (ainsi que dautres représentants dans les bureaux des autres commissions).
✊️📣 En revanche avoir plusieurs groupes permet proportionnellement plus de temps de paroles et surtout, (surtout !) de respecter l'accord passé entre les différentes composantes de l'union de la gauche et des écologistes.
🤝 "L'union est un combat" écrivait Étienne Fajon, et elle repose nécessairement sur le respect de chacune de ses composantes.
🥳👏 J'en profite donc pour ma part pour féliciter André Chassaigne et les députés communistes et ultra-marins pour la reconduction dugroupe #GDR à l'Assemblée Nationale. Le monde du travail aura plus que jamais besoin d'eux pour faire barrage à l'extrême-droite, au "tapis de bombes" que nous promet la macronie, et permettre de nouvelles conquêtes sociales !
⤵️ Pour plus d'informations sur le règlement de l'Assemblée Nationale c'est par ici:
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21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 06:03
Le groupe communiste GDR renouvelé - L'Humanité, 21 juin 2022
Le groupe GDR renouvelé

Les députés PCF siégeront à nouveau dans ce groupe technique, complété par « six à huit » élus ultramarins, selon André Chassaigne. Une première réunion est prévue mercredi.

Publié le Mardi 21 Juin 2022 - L'Humanité
 

«L e groupe GDR est sur de bons rails. » Au lendemain des élections législatives, André Chassaigne, président du groupe de la Gauche démocratique et républicaine (GDR), a annoncé sa reconduction ; y siégeront les douze députés communistes. Dimanche, huit élus PCF sortants ont été réélus. Sébastien Jumel, Jean-Paul Lecoq et Hubert Wulfranc sont facilement reconduits en Seine-Maritime, de même pour André Chassaigne dans le Puy-de-Dôme. En Île-de-France, Elsa Faucillon (70,17 %) et Stéphane Peu (78,70 %) repartent également pour un second mandat. Ils sont rejoints par Soumya Bourouaha qui succède à Marie-George Buffet, en Seine-Saint-Denis. Dans l’Allier, Yannick Monnet l’emporte et remplace Jean-Paul Dufrègne au Palais-Bourbon. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, et Pierre Dharréville sont également sortis vainqueurs de ce scrutin dans des circonscriptions compliquées face au Rassemblement national (RN) sur fond de vague brune.

Les discussions sont encore en cours

La percée de l’extrême droite dans le Nord n’a pas permis à Alain Brunel de siéger à nouveau à l’Assemblée. Une défaite qui s’est jouée à 277 voix. « Un grand regret, Alain était un député de terrain, très présent dans les luttes, déplore André Chassaigne, Il s’est notamment investi dans la défense des hôpitaux en initiant le tour de France des centres hospitaliers et Ehpad », effectué par les parlementaires communistes en 2019. Mais le PCF peut compter sur le renfort de deux nouveaux parlementaires. Jean-Marc Tellier, d’abord, dans le Pas-de-Calais, qui s’impose dans une circonscription jusqu’alors détenue par le RN. Fils de mineur, le maire d’Avion confirme le travail de terrain effectué par la gauche, autour de Lens, contre le parti de Marine Le Pen, et qui avait déjà conduit à des victoires aux départementales. Dans le Cher, Nicolas Sansu s’impose aussi face à l’extrême droite. Le maire de Vierzon retourne à l’Assemblée nationale, après un premier mandat débuté en 2012 avant d’être emporté par la vague LaREM de 2017. Réputé pour sa rigueur, il s’était notamment illustré en commission des Finances.

Pour composer ce groupe technique, les douze parlementaires PCF ­devraient être rejoints par « six à huit » députés de gauche d’outre-mer. « Des discussions sont encore en cours » avec deux d’entre eux, explique André Chassaigne. Le groupe GDR devrait notamment ­accueillir les trois élus de Polynésie, Moetai Brotherson, Tematai Le Gayic, Steve Chailloux, qui ont « d’ores et déjà pris l’engagement d’y siéger », précise l’élu communiste, et ceux de La Réunion, Karine Lebon, Emeline K/Bidi et Frédéric Maillot, proches de l’ancienne députée GDR et présidente de région Huguette Bello. Les élus GDR doivent se réunir, mercredi, pour une première réunion de groupe.

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21 juin 2022 2 21 /06 /juin /2022 05:58
Ian Brossat: « Ce n’est plus un gouvernement mais un cimetière » (L'Humanité, entretien avec Naïm Sakhi, 21 juin 2022)
Entretien IAN BROSSAT, porte-parole du PCF
« Ce n’est plus un gouvernement mais un cimetière »

Face à une Macronie sans majorité absolue, Ian Brossat estime que la gauche devra démontrer son utilité au plus grand nombre pour contrer la politique de casse sociale du gouvernement.

Publié le Mardi 21 Juin 2022

Forte des 138 députés Nupes (hors outre-mer), la gauche sera la principale opposition à la politique de casse sociale d’Emmanuel Macron. Mais pour le porte-parole du PCF, Ian Brossat, face à l’inquiétante percée du Rassemblement national (RN), elle devra « affronter » les réalités qui poussent une partie de la France rurale et populaire dans les bras de l’extrême droite.

Les électeurs ont infligé un revers électoral à Emmanuel Macron, sans majorité absolue à l’Assemblée nationale. La France est-elle entrée dans une zone de turbulences ?

Le président de la République s’est pris une claque monumentale. Il ne dispose pas d’une majorité absolue, plusieurs de ses proches ont été battus, trois ministres ont été balayés. Ce n’est plus un gouvernement, c’est un cimetière. Ce n’est pas ce résultat qui crée des turbulences. C’est l’inverse : le chaos engendré par sa politique qui produit ce résultat. Les Français rejettent son bilan autant que son projet. Ils ne veulent pas de la retraite à 65 ans et de ses réformes punitives. La situation actuelle est porteuse de nouvelles réjouissantes, mais aussi de périls. Au registre des bonnes nouvelles, la sanction encaissée par le pouvoir et la gauche, qui renforce sa présence grâce au rassemblement. La progression exponentielle de l’extrême droite, en revanche, doit nous alerter. Je salue au passage la magnifique victoire de Jean-Marc Tellier, maire PCF d’Avion, qui est le seul à battre le RN dans une circonscription que l’extrême droite avait gagnée en 2017. Il est le seul à ­réaliser cette performance.

Avec 138 députés pour la Nupes et les élus progressistes d’outre-mer, la gauche sera la principale force d’opposition. Quelles sont ses marges de manœuvre pour contrer la politique de casse sociale ?

Nous ne dévions pas de notre ligne de conduite : être utiles au plus grand nombre, au monde du travail, en portant nos propositions sur le pouvoir d’achat, la santé, le service public. C’est ce que nous avons toujours fait, mais le gouvernement a bien souvent fait le choix de les balayer d’un revers de main. Il a fallu qu’André Chassaigne s’y prenne à plusieurs reprises pour imposer la revalorisation des retraites agricoles. Sur la déconjugalisation de l’allocation aux adultes handicapés, par contre, il n’a jamais voulu accéder à nos demandes. C’est pourtant une simple question d’humanité. Le gouvernement changera-t-il d’attitude au vu du nouveau rapport de forces ? Cela reste à vérifier. En tout état de cause, notre présence renforcée à l’Assemblée, couplée au mouvement social, sera un atout pour mener le combat.

Alors que l’objectif de la Nupes était de rassembler des électeurs dont le RN capte la colère, celui-ci réalise une percée historique. Pourquoi n’a-t-elle pas réussi à les convaincre ? Quelles responsabilités pour la Macronie, qui s’est refusée au barrage républicain ?

Le RN national progresse nettement, c’est incontestable. Le choix fait par Macron de renvoyer dos à dos la gauche et l’extrême droite a produit des effets ravageurs. Il est comptable de la présence de 89 députés RN : par sa politique qui a contribué à semer la division chez les Français et par ses tergiversations entre les deux tours. Il va nous falloir affronter ces réalités, analyser cette percée, particulièrement dans la France rurale. C’est l’une des questions centrales qui nous est posée. La gauche enregistre des performances remarquables dans les grandes métropoles, dans les quartiers populaires. C’est moins le cas dans la France des villages. Il va falloir travailler à unir les deux car c’est la condition de la victoire.

Ian Brossat: « Ce n’est plus un gouvernement mais un cimetière » (L'Humanité, entretien avec Naïm Sakhi, 21 juin 2022)
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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 11:52
Résultat des élections législatives de juin 2022 - Le nombre de députés par blocs et forces politiques à l'Assemblée Nationale
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20 juin 2022 1 20 /06 /juin /2022 05:40
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)
PCF - Un groupe consolidé (L'Humanité, 19 juin 2022)

PCF Un groupe consolidé

(L'Humanité, 19 juin 2022)

Bien embarqués à l’issue du premier tour, huit députés communistes sortants ont été réélus.

En Seine-Maritime, Sébastien Jumel (57,81 %), Jean-Paul Lecoq (65,76 %) et Hubert Wulfranc (61,07 %) confirment l’implantation du PCF dans ce département.

En Île-de-France, Stéphane Peu et Elsa Faucillon sont tous deux reconduits pour un second mandat.

Fabien Roussel (54,5 %), Pierre Dharréville (52,67 %) et le président du groupe GDR, André Chassaigne (69,43 %), s’imposent face au RN.

Dans l’Allier, où Jean-Paul Dufrègne passait la main, Yannick Monnet (55,51 %) l’emporte face à la macronie. Enfin, dans la 4e circonscription de Seine-Saint-Denis, Soumya Bourouaha, qui succédait à Marie-George Buffet, était seule en lice, dimanche, après le retrait du maire de Stains, Azzédine Taïbi. En revanche, Alain Bruneel perd son siège dans le Nord, battu de 277 voix par l’extrême droite.

« La Nupes a largement contribué à nos succès. La gauche se renforce à l’Assemblée. C’est une très bonne nouvelle avec la constitution de quatre groupes, s’est réjoui Fabien Roussel. Il reste beaucoup à faire pour que la gauche soit majoritaire. Il faudra prendre le temps de comprendre pourquoi de nombreux électeurs n’ont pas franchi le pas. »

Dans les 31 circonscriptions où le PCF était présent au second tour, la formation remporte deux nouveaux sièges.

Nicolas Sansu (57,7 %) dans le Cher et Jean-Marc Tellier (50,11 %) dans le Pas-de-Calais s’imposent face à l’extrême droite. À 71 voix près, le maire d’Avion parvient à reprendre une circonscription au RN, malgré la dangereuse vague brune.

En revanche, Jean-Marc Lespade (48,06 %) s’incline dans les Landes, face à Ensemble !. Bruno Nottin (36,64 %), Gabriel Blasco (40,81 %) dans l’Hérault et Patrick Soloch (42,85 %) dans le Nord sont, eux, battus par le RN. Loïc Pen (43,3 %) dans l’Oise chute face à LR. Pour former un groupe, les 12 parlementaires communistes devraient s’appuyer sur leurs partenaires ultramarins. Jean-Philippe Nilor en Martinique, Karine Lebon à La Réunion et Moetai Brotherson en Polynésie française ont été reconduits. Tavini, la formation de ce dernier, envoie par ailleurs deux autres députés à Paris.

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15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 08:41
Législatives. Le PCF en lice pour 32 seconds tours (L'Humanité, mardi 14 juin 2022)
Législatives. Le PCF en lice pour 32 seconds tours

Avec plus de candidats qualifiés qu’en 2017, les communistes pourraient voir leur groupe se renforcer à l’Assemblée nationale.

Publié le Mardi 14 Juin 2022 - L'Humanité
 
 
Dans le Puy-de-Dôme, c’est le président sortant du groupe GDR, André Chassaigne, qui, face à un candidat du RN, est favori après ses 49,13 % du premier tour.
 

Sur les 50 candidats présentés aux législatives par le PCF, dans le cadre de la Nupes, pas moins de 32 disputeront le second tour le 19 juin. Un chiffre en nette progression par rapport à 2017, où 12 de ses prétendants s’étaient qualifiés. Parmi ces communistes en lice dimanche prochain figurent ceux des 11 circonscriptions sortantes du PCF, soit 9 députés qui sollicitent un nouveau mandat, et 2 passages de relais. Le premier en Seine-Saint-Denis : Soumya Bourouaha remplace Marie-George Buffet, devenue sa suppléante, et est arrivée avec 36,13 % devant le dissident Azzédine Taïbi (21,43 %). Le second dans l’Allier : Jean-Paul Dufrègne, élu en 2017, a laissé sa place de titulaire à Yannick Monnet, qui, fort de 30,57 % des voix, affrontera Michel Barbarin (LaREM, 19,44 %). Dans le département voisin, c’est le président sortant du groupe GDR, André Chassaigne, qui, face à un candidat du RN, est favori après ses 49,13 %. Le secrétaire national du PCF, Fabien Roussel, réalise également un bon score dans sa circonscription du Nord, avec 34,13 %, face au RN (32,64 %). Soit un bond de près de 11 points par rapport au premier tour de 2017 (23,61 %).

Des surprises ne sont pas exclues

« Le PCF peut espérer en conquérir 4 ou 5 de plus », selon Adrien Tiberti, l’un de ses dirigeants nationaux qui n’exclut pas d’autres surprises. Il cite notamment la circonscription de Vierzon, où Nicolas Sansu est en bonne position pour faire son retour à l’Assemblée nationale (lire notre entretien). Il a rassemblé 32,36 % des voix au premier tour, tandis que la députée sortante du Modem, Nadia Essayan, a été éliminée. Il affrontera la candidate du RN (22,99 %). Jean-Marc Lespade, maire de Tarnos, dans les Landes, est également qualifié au second tour avec 30,24 %, et ambitionne de l’emporter face au député macroniste sortant, Lionel Causse (33,78 %). Le PCF place également ses espoirs à Sète, dans l’Hérault, où le député sortant Christophe Euzet (LaREM) a été éliminé. Son candidat Gabriel Blasco (21,75 %) compte battre celui du RN (31,01 %) dimanche prochain. À Lens-Avion, dans le Pas-de-Calais, Jean-Marc Tellier (PCF) est au second tour avec 35,37 %, face au candidat du RN (38,35 %).

André Chassaigne s’est réjoui des résultats de la gauche. « Si la dynamique électorale initiée dimanche se poursuit, le groupe de la Gauche démocrate et républicaine, qui comprend deux composantes – celle des députés communistes et celle des députés des outre-mer –, aura vocation à s’exprimer au sein de la gauche unie à l’Assemblée nationale, en toute indépendance, et dans le respect de la singularité politique de chacun de ses membres », a-t-il réagi.

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15 juin 2022 3 15 /06 /juin /2022 07:45
Salah Hamouri : De qui se moque la porte parole du Quai d'Orsay ? (PCF)
Salah Hamouri : De qui se moque la porte parole du Quai d'Orsay ?

L'avocat franco-palestinien Salah Hamouri vient de voir, une nouvelle fois, sa détention administrative prolongée de trois mois. Interrogée par le journaliste de l'Humanité, Pierre Barbancey, la porte-parole du Quai d'Orsay, Anne-Claire Legendre, s'est contentée d'évoquer les « démarches » et les « demandes d'explication » de la France au gouvernement israélien afin de masquer l'inaction, le mutisme et le désintérêt sur le sort de ce défenseur des droits humains.

Cette situation doit cesser. Le gouvernement israélien prend impunément des décisions arbitraires dans le cadre d'une procédure qui viole les droits humains fondamentaux, les droits de la défense et le droit international, bafouant toutes les résolutions des Nations unies à propos de la situation du peuple palestinien. 

Alors qu'aucune charge n'est retenue contre lui, qu'il n'a pas accès à son dossier et qu'il n'a jamais été présenté devant un tribunal, Salah Hamouri, défenseur des droits des prisonniers politiques palestiniens, est maintenu en prison par décision d'une autorité militaire. Cette ordonnance illégale ne vise qu'à prolonger indéfiniment son incarcération, à révoquer sa résidence à Jérusalem et à l'expulser définitivement d'Israël. 

Le Parti communiste français (PCF) appelle à la libération immédiate de Salah Hamouri et de tous les prisonniers politiques qui croupissent injustement dans les geôles israéliennes. Le gouvernement français doit cesser de cautionner par son inaction et son silence la politique de Naftali Bennett.

La ministre des Affaires étrangères et le président de la République se doivent maintenant d'agir pour que notre compatriote retrouve la liberté sans délai.

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13 juin 2022 1 13 /06 /juin /2022 15:34

Les candidats de la NUPES réalisent selon les comptages entre 25,6% des voix et 26,8% (comptage FI).

Nombre de circonscriptions en tête par force
Ensemble : 203 ; Nupes : 194 ; RN : 110 ; LR-UDI : 42 ; DVG : 9 ; DVD : 8 ; REG : 7 ; EXD : 2 ; Centre : 2
Nombre de second tours par force
Ensemble : 419 (contre 513 en 2017)
Nupes : 386 (contre 142 pour la gauche en 2017)
RN : 208 (contre 118 en 2017) ; Reconquête : 0

Focus sur le PCF
- 522 429 voix pour les 50 candidats PCF- Nupes (25,4% de moyenne) et 4921 pour les 4 candidats de la Corse, soit 527 350 voix pour nos 54 candidats (contre 620 272 voix pour 462 candidats en 2017)
32 qualifiés au second tour (contre 12 en 2017):

dont au moins 15 chances sérieuses de victoire:

Yannick Monnet (30% à Moulins) dans la circonscription d'un député sortant communiste Jean-Paul Dufrègne (Allier)

Pierre Dharreville (35% à Martigues-Istres), député sortant en tête

Nicolas Sansu (32% à Bourges)

Jean-Marc Lespade (30% à Dax-Tarnos)

Véronique Mahé (en tête avec 24% à La Baule-Guérande)

Alain Bruneel, député sortant (33% à Marchiennes- Aniche)

Fabien Roussel, député sortant (34% à Saint-Amand-les-Eaux)

Loïc Pen (26% à Creil)

Jean-Marc Tellier (35,5% à Lens-Avion)

André Chassaigne, député sortant (49% à Ambert-Thiers)

Hubert Wulfranc, député sortant (44% à Sotteville-les-Rouen)

Sébastien Jumel, député sortant (37,6% à Dieppe)

Jean-Paul Lecoq, député sortant (48,7% au Havre)

Amadou Deme (27% à Limours-Montjumeau)

Elsa Faucillon (54% à Colombes-Gennevilliers)

Stephane Peu, député sortant (62% à Saint-Denis - Pierrefitte)

Soumya Bourouha et Marie-Georges Buffet, députée sortante (36% à Stains face à un dissident communiste qui s'est retiré depuis)

Julien Léger (en tête, 31% à Champigny-Leperreux, Val-de-Marne)

 

 

 

 

 

Elections législatives, 1er tour: déclaration du CEN du PCF
1er tour des élections législatives - déclaration du CEN – 13 juin 2022

Les résultats des élections législatives témoignent de la crise politique profonde que traverse notre pays, notamment du rejet de la politique d’Emmanuel Macron. Face à cette crise de régime, l’enjeu du second tour est désormais l’élection de nombreux député·es de gauche et écologistes pour commencer à ouvrir un autre avenir à la France.

La bonne nouvelle de ce premier tour vient du résultat des candidat·es de la Nupes, et parmi eux des candidat·es communistes dans le prolongement de la campagne présidentielle de notre candidat Fabien Roussel qui arrive en tête dans sa circonscription.

L’alliance des partis soutenant le président de la République, avec 25,8 %, obtient le plus faible résultat pour une coalition présidentielle. Les Français·es ont ainsi sévèrement sanctionné le bilan des cinq années précédentes et affirmé leur opposition aux projets de régression sociale annoncés, tel le report de l’âge de départ en retraite à 65 ans.

Avec 52,49 %, l’abstention atteint un nouveau record historique pour ce scrutin : plus de 25 millions de nos concitoyennes et concitoyens se sont abstenu·es. Elle progresse donc de 10 points en dix ans. Une majorité du pays a ainsi exprimé sa rupture avec la représentation politique qui leur apparaît ne pas répondre à leurs attentes et à leurs besoins. C’est le résultat du rejet des politiques conduites par les pouvoirs successifs, singulièrement sous le quinquennat d’Emmanuel Macron, qui aura de surcroît tout fait pour minorer les enjeux de ce scrutin, aggravant encore la présidentialisation du régime qui mine notre démocratie et la dévitalisation du débat public.

Dimanche prochain, le président de la République peut et doit être mis en minorité à l’Assemblée nationale.

Avec 26,8%, la Nupes arrive en tête du scrutin.
Le PCF remercie les plus de 6 millions d’électrices et d’électeurs qui ont porté leurs voix sur les candidates et candidats de notre union.

C’est le résultat d’engagements partagés sur des mesures concrètes pour améliorer la vie des Français·es, tels l’augmentation du SMIC à 1 500 euros et des salaires ou encore la retraite à 60 ans, ainsi que de la richesse de la diversité des forces de notre coalition. Les Français·es viennent d’envoyer un message fort au président : ils ne veulent pas lui laisser cinq années de plus les mains libres pour poursuivre sa politique en faveur des plus riches et du capital.

Contrairement à ce qu’affirment le président et les dirigeants de son mouvement, l’arrivée de nombreux députés de gauche à l’Assemblée ne serait en rien le chaos mais bien un levier décisif pour sortir des difficultés actuelles, réparer la France des dégâts de leur politique et affronter les défis du siècle. Un tel changement nécessitera en outre une toute autre utilisation de l’argent et de nouveaux pouvoirs aux salarié·es.

Les 54 candidat·es communistes, avec nos camarades candidat·es en Corse, totalisent quant à eux 527 350 voix. Parmi eux, 32 sont qualifié·es au second tour. Nos députés sortants sont tous qualifiés et réalisent de très bons résultats qui témoignent de la reconnaissance de nos concitoyen·nes de leur action offensive à l’Assemblée pour obtenir des avancées concrètes tout au long du précédent quinquennat. Le PCF félicite l’ensemble de ses candidates et candidats et remercie les militantes et militants communistes et des autres forces de notre union pour ces résultats. Il appelle à la mobilisation maximale pour la réélection des députés sortants et le maximum de conquêtes.

Le bon résultat des candidates et candidats de la gauche unie est d’autant plus important que l’extrême droite voit, dans ce premier tour des législatives, renforcé son poids menaçant pour notre République. En obtenant 24 % et plus de 5,4 millions de voix, elle atteint son plus haut niveau pour un scrutin législatif depuis la Libération. Alors que plusieurs dizaines de ses candidat·es sont aux portes de l’Assemblée, tout doit être fait pour leur barrer la route.

Dans ces circonscriptions, le PCF appelle à utiliser les bulletins de vote qui permettront de les battre dimanche prochain. Et alors que le président de la République a été élu grâce aux voix de millions de Français·es qui ne voulaient pas de la candidate de l’extrême droite à l’Élysée, son refus à cette heure d’appeler clairement à battre les candidats de l’extrême droite est consternant et fait peser un grave danger sur le pays.

Dans cette situation d’une grande gravité pour la France, l’heure est à la mobilisation la plus large, dimanche prochain, pour confirmer et amplifier le résultat de ce premier tour, faire élire le maximum de député·es de gauche, et permettre l’élection d’une majorité de gauche à l’Assemblée nationale, avec en son sein un groupe de la Gauche démocrate et républicaine renforcé, avec de nombreux·ses député·es communistes et d’Outre-mer.

C’est possible si des millions d’hommes et de femmes qui se sont abstenu·es ce dimanche utilisent cette fois le bulletin Nupes pour s’assurer de la défaite des représentant·es du pouvoir en place.

C’est l’appel que lance le Parti communiste français aux électeurs et électrices de gauche, à la jeunesse, aux abstentionnistes : dans les jours qui viennent, élargissons encore l’influence de la gauche, en développant ensemble un projet ambitieux, à même de répondre aux aspirations populaires et du monde du travail et de la création, d’affronter les défis auxquels le pays et la planète se trouvent confrontés, de relever le défi de paix, de mettre fin à la toute-puissance du capital sur nos vies.

Le PCF appelle également à créer les conditions de la mobilisation populaire et sociale dès le lendemain du scrutin pour créer les conditions de nouvelles conquêtes sociales, écologistes et démocratiques. De nombreux député·es de gauche en métropole et en outre-mer, avec un plus grand nombre de député·es communistes et des luttes sociales puissantes seront déterminant·es pour agir pour les salaires, l’emploi, la justice sociale et permettre la prise du pouvoir sur l’argent et de nouveaux pouvoirs des citoyen·nes et des salarié·es.

Luttons, résistons et faisons demain advenir le temps des réformes heureuses pour notre peuple !

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