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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 05:53
Départementales - Découvrez le bilan et les candidats de la majorité départementale d'union de la gauche "Finistère et Solidaires"
Départementales - Découvrez le bilan et les candidats de la majorité départementale d'union de la gauche "Finistère et Solidaires"
Départementales - Découvrez le bilan et les candidats de la majorité départementale d'union de la gauche "Finistère et Solidaires"
Départementales - Découvrez le bilan et les candidats de la majorité départementale d'union de la gauche "Finistère et Solidaires"
Découvrons au fur et à mesure quelques uns des éléments marquants du bilan de la majorité de gauche "Finistère et Solidaires".
 
👉 Retrouvez les éléments complémentaires sur :
 
 
Le site commun des candidats de la majorité départementale "Finistère et solidaire"
Les candidats Finistère et Solidaires sur le canton de Morlaix- François Hamon, Ismaël Dupont, Gaëlle Zaneguy, Claudine Kerguiduff, avec le soutien de Solange Creignou et Jean-Paul Vermot, les conseillers départementaux actuels, Présidents de notre comité de soutien

Les candidats Finistère et Solidaires sur le canton de Morlaix- François Hamon, Ismaël Dupont, Gaëlle Zaneguy, Claudine Kerguiduff, avec le soutien de Solange Creignou et Jean-Paul Vermot, les conseillers départementaux actuels, Présidents de notre comité de soutien

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 05:51
Gladys Grelaud -38 ans Urbaniste à Brest Métropole, Syndicaliste, en 10e position sur la liste finistérienne, qui devrait être la présidente du groupe communiste à la Région Bretagne. Gladys Grelaud habite Landerneau.

Gladys Grelaud -38 ans Urbaniste à Brest Métropole, Syndicaliste, en 10e position sur la liste finistérienne, qui devrait être la présidente du groupe communiste à la Région Bretagne. Gladys Grelaud habite Landerneau.

Isabelle Mazelin, en 18e position sur la liste finistérienne,  56 ans, professeur d'histoire en collège à Landivisiau, adjointe à la culture au Relecq-Kerhuon depuis plusieurs mandats

Isabelle Mazelin, en 18e position sur la liste finistérienne, 56 ans, professeur d'histoire en collège à Landivisiau, adjointe à la culture au Relecq-Kerhuon depuis plusieurs mandats

Enzo de Gregorio, en 23e position sur la liste finistérienne,  18 ans, étudiant à Brest, Carantec, secrétaire du MJCF 29

Enzo de Gregorio, en 23e position sur la liste finistérienne, 18 ans, étudiant à Brest, Carantec, secrétaire du MJCF 29

Les 20 et 27 juin prochains nous serons appelés-es à voter pour les élections régionales et départementales.
 
 En Bretagne, à la suite d’une consultation de l’ensemble des adhérents du PCF, nous avons décidé de faire alliance avec le président sortant Loïg Chesnais-Girard. Malgré un contexte sanitaire contraignant notre vie militante et démocratique, 75% des adhérents communistes bretons se sont exprimés pour cette orientation.
 
Nous encourageons les camarades et sympathisants qui le souhaitent à rejoindre le comité de soutien de la liste d'union de la gauche aux Régionales conduite par Loïg Chesnais-Girard : https://www.loig2021.bzh/comite-de-soutien/.

Les candidats communistes sur cette liste en Bretagne seront au nombre de 11, dont 5 en position éligible:

Pour le Finistère, trois camarades représentent les communistes sur la liste finistérienne menée par le socialiste Michaël Quernez:
 
 - Gladys Grelaud 38 ans Urbaniste à Brest Métropole, Syndicaliste, en 10e position sur la liste finistérienne. Gladys Grelaud habite Landerneau. 

"Je me suis engagée en 2016 au parti communiste à la section de Brest pour lutter contre les injustices croissantes et criantes autour de moi, m’investir pour défendre une société plus solidaire était devenu nécessaire.  Être communiste, c’est mettre en place des rapports de forces qui permettent à tout.e.s d’avoir sa place dans la société et d’avoir les moyens de vivre dignement : un toit, pouvoir se nourrir, se soigner, apprendre, se cultiver : s’émanciper ! Ces objectifs, il faut les faire vivre, les défendre. Les communistes finistériens le font, chaque jour, en tant que militant.e.s, en tant qu’élu.e.s de terrain. (...). Dans leur quotidien, aujourd’hui, les deux sujets qui préoccupent et coûtent aux ménages bretons sont les moyens de transports et les dépenses d’énergie : pour leur trajet domicile travail, pour chauffer leur logement. Conforter, développer le rail, les transports publics, réduire la consommation de l’énergie dans l’habitat en réalisant des travaux, deux axes à travailler afin de faire évoluer substantiellement la vie des bretons".  

 
- Isabelle Mazelin, 56 ans, professeur d'histoire en collège à Landivisiau, adjointe à la culture au Relecq-Kerhuon depuis plusieurs mandats
 
- Enzo De Gregorio 18 ans, étudiant à Brest, Carantec, secrétaire du MJCF 29

"Ma principale motivation pour m’engager dans cette campagne est de porter la voix de la jeunesse qui au cœur de la crise sanitaire et économique, une jeunesse qui se retrouve une nouvelle fois méprisée et sacrifiée par le gouvernement. Il y a trois principaux sujets qui devront être traités par la future majorité. Un soutien à la jeunesse qui, à la sortie de cette crise, va imploser, avec la crainte des dépressions frappant de nombreux jeunes, en passant par différentes mesures dans les compétences régionales. La région peut activer des leviers pour lutter contre les effets de la précarité des jeunes, permettre plus d'égalité. Pour moi, ce qui est important, c'est aussi le soutien à la culture et aux festivals: nous allons sans doute vivre une seconde année sans nos festivals. Or, sans soutien, beaucoup d’entre eux risquent de ne pas se relever et pourtant, ils font partie de notre patrimoine breton".

 
L’objectif de notre présence sur la liste de Loïg Chesnais-Girard :
Conserver la région Bretagne à gauche, avoir des élus communistes ayant accès à l'information, à la discussion, à la décision, à l'expression publique, pour impulser une politique la plus à gauche possible en lien avec le programme communiste construit, discuté et voté par l’ensemble des militants bretonn.e.s. 

Le Positionnement des candidats du PCF en Bretagne sur la liste de Loïg Chesnais-Girard:

En 22 03: Gaby Cadiou 10: Bruno Beuzit 16: Gérard Lahellec

En 29: 10: Gladys Grelaud 18: Isabelle Mazelin 23: Enzo De Gregorio

En 35: 08: Katja Krüger 17: Michel Demolder 27: Eric Berroche

En 56: 07: Delphine Alexandre 14: Philippe Jumeau

 

BRETAGNE – ÉLECTIONS RÉGIONALES 2021 En Bretagne, l’Humain et la Planète d’abord ! -Programme régional des communistes bretons

 

Lire aussi:

5 questions à Enzo de Grégorio, candidat présenté par le PCF aux élections régionales en Bretagne et dans le Finistère

6 questions à Gladys Grelaud, candidate présentée aux régionales par le Parti communiste dans le Finistère

 
 

Régionales des 20 et 27 juin en Bretagne - soutenons les candidats communistes sur la liste du président de région Loïg Chesnais-Girard
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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 05:31
Le plus fort taux de gréviste chez les postiers le 18 mai, dans le Finistère! La mobilisation à Quimper pour le Finistère Sud
Le plus fort taux de gréviste chez les postiers le 18 mai, dans le Finistère! La mobilisation à Quimper pour le Finistère Sud
Le plus fort taux de gréviste chez les postiers le 18 mai, dans le Finistère! La mobilisation à Quimper pour le Finistère Sud
Le plus fort taux de gréviste chez les postiers le 18 mai, dans le Finistère! La mobilisation à Quimper pour le Finistère Sud
Le plus fort taux de gréviste chez les postiers le 18 mai, dans le Finistère! La mobilisation à Quimper pour le Finistère Sud
Le plus fort taux de gréviste chez les postiers le 18 mai, dans le Finistère! La mobilisation à Quimper pour le Finistère Sud
Le plus fort taux de gréviste chez les postiers le 18 mai, dans le Finistère! La mobilisation à Quimper pour le Finistère Sud
Le plus fort taux de gréviste chez les postiers le 18 mai, dans le Finistère! La mobilisation à Quimper pour le Finistère Sud
Le plus fort taux de gréviste chez les postiers le 18 mai, dans le Finistère! La mobilisation à Quimper pour le Finistère Sud
Le plus fort taux de gréviste chez les postiers le 18 mai, dans le Finistère! La mobilisation à Quimper pour le Finistère Sud
Le plus fort taux de gréviste chez les postiers le 18 mai, dans le Finistère! La mobilisation à Quimper pour le Finistère Sud

Journée de grève et de manifestation des postiers du Finistère Sud et Nord ce mardi 18 mai à l'appel de tous les syndicats. Plus de 150 participants au rassemblement de Quimper devant la poste principale. Lecture à plusieurs voix de la motion de l'intersyndicale lancée par Isabelle Le Guillou secrétaire de la FAPT CGT du Sud Finistère. Présence des élus communistes de Quimper et Briec en soutien aux postiers et pour la défense du service public postal bien maltraité par la direction de la Poste.

Plus de 110 postiers mobilisés hier à Quimper, avec le soutien des camarades du PCF.

Photos Yvonne Rainero et Jean-Claude Perrot

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19 mai 2021 3 19 /05 /mai /2021 05:27

 

Les communistes ont donc décidé de présenter une candidature communiste à l’élection présidentielle de 2022. Enfin ce retour. Pour quelle raison ? Parce que la profondeur de la crise exige d’avancer de façon créative les idées communistes novatrices avec la posture communiste de contestation et de construction, de luttes et de conquêtes de pouvoirs, d’avancées réalistes et révolutionnaires. 

  • Face à la précarité de masse et aux interrogations immenses sur la perte de sens du travail, voire des activités humaines, il y a besoin de refonder notre pays, voire le monde, et singulièrement la gauche, sur un projet émancipateur et de transformation sociale radicale. Il y a besoin de faire connaître, et progresser dans les luttes et les votes, les propositions constitutives d’un tel projet. En ce sens, nous avançons le projet d’une sécurité d’emploi et de formation pour chacune et chacun, jumelée avec un nouvel âge des services publics, afin de conjuguer vie émancipatrice sécurisée et construction d’un nouveau mode de production écologique. Il s’agirait de viser l’éradication du chômage, le dépassement du marché du travail, le partage des savoirs et une nouvelle efficacité, pour une société de liberté et de rotation des rôles.  

Cela répond au mûrissement accéléré des consciences comme au mûrissement de la réalité travaillée par de véritables révolutions inédites dans l’histoire du genre humain, telles la révolution informationnelle – dont la dimension anthropologique est fondamentale – ou celle de la maîtrise démographique et de la sénescence, et bien d’autres encore comme la révolution monétaire.  

– Il y a besoin de porter le débat, face aux renoncements incessants depuis 1983-84, sur la nécessité de moyens financiers et de pouvoirs démocratiques à l’appui d’objectifs sociaux-écologiques ambitieux qui, sinon, resteront lettre morte. Nous mettons au cœur de nos propositions un nouveau rôle des banques, pour une tout autre utilisation du crédit et de la monnaie, et un nouveau rôle des entreprises avec de nouveaux critères de gestion. Tous deux exigent de nouveaux pouvoirs populaires et des travailleur.se.s. Dans ces temps où des milliards sont déversés sur notre économie par la BCE plus que par les recettes fiscales des États, mais en armant les marchés financiers, nous proposons le chemin d’un combat de classe pour que cet argent, bien commun de tous les peuples d’Europe, soit utilisé pour l’emploi, les services publics et le climat, pas pour le capital. Dans ce temps où monte de partout l’idée d’une intervention de l’État dans l’économie (comme s’il n’y intervenait pas déjà massivement 1

C’est autrement plus ambitieux, et donc réaliste, que les vagues propositions, de gauche comme du centre, sur « la finance » qu’il suffirait de taxer, ou pour annuler la dette comme une réponse magique à tous les problèmes posés par la domination du capital, ou encore pour nier que la dette publique puisse poser un problème, empêchant alors de voir tout le combat de classe à mener face aux marchés financiers et à leur logique sur l’utilisation de la dette et son financement. Nous ne sommes ni suivistes, ni annulationnistes, ni négationnistes. Pour appuyer toutes les luttes sectorielles pour une autre utilisation de la dette publique et un autre financement, nous avançons une proposition précise qui généralise la réponse à ces besoins : celle d’un Fonds national pour l’emploi, la formation et la transformation productive. Il vise l’exercice d’un pouvoir démocratique nouveau sur la création monétaire et sur les entreprises. Cette proposition se doublerait de celle d’un Fonds européen. 

  • Portons notre conception d’une nouvelle démocratie, en contestant le régime existant et ses évolutions. Portons l’idée de nouvelles institutions avec d’autres relations entre élus et citoyens et à visée autogestionnaire, dont notamment des conférences territoriales (des communes et de leurs communautés aux départements), régionales et nationales pour l’emploi, la formation et la transformation productive. Cela ouvrirait un chemin vers de nouveaux pouvoirs ne séparant pas le politique, du social, de l’économique. Il faut en effet relever le défi des réponses réactionnaires et autoritaires, voire dictatoriales, de toutes sortes mais aussi du simplisme d’une VIème République réduite à une république parlementaire classique, amendée d’un référendum citoyen. Nous avons l’ambition de changer de régime politique, social, économique et même international ! 
  • Portons l’exigence de nouveaux rapports des humains à tout le système du vivant, à leur niche écologique, la terre. Il s’agit de transformer très profondément nos rapports sociaux et technologiques de production, de distribution, nos modes de consommation, nos institutions et rapports de pouvoir, à l’entreprise en particulier. Le « capitalisme vert » est un oxymore, une contradiction dans les termes, une illusion dangereuse, car la défense et la promotion de l’écologie exigent de donner la priorité aux capacités et à la créativité humaines. Ils ne peuvent se conjuguer avec une priorité à l’accumulation, les critères de rentabilité, les pouvoirs et la culture du capital. Libérer l’écologie de la logique de profit et de la dictature de l’argent exige une tout autre économie et de tout autres institutions démocratiques. Loin du mirage mortifère de la « décroissance », agissons pour construire un nouveau type de croissance et de développement. 
  • Portons l’exigence d’une tout autre mondialisation, pour un monde de paix, de désarmement, de partage, de culture plurielle et commune, de développement des biens qui devraient être communs (emploi, santé, climat, connaissances et résultats des recherches…). Portons-la pour une contribution internationaliste de la France face à la fuite en avant dans l’intégration européenne et dans la folie d’un partage impérialiste du monde sous la coupe du dollar, de l’ordre de Wall Street et de ses supplétifs dont l’OTAN. Portons-la, pour une transformation radicale, une refondation de toute cette construction européenne mais aussi des institutions mondiales – alors qu’il y a tant besoin de coopérations nouvelles et intimes. Portons-la face à la violence des délocalisations comme face à la montée des nationalismes, des souverainismes. Portons-la face au besoin de réponses communes, de souveraineté populaire, face à des défis qui, comme le climat et les pandémies, ne connaissent pas de frontières. Portons-la en tendant la main à cette recherche de tant de peuples du Sud et des émergents pour de tout autres institutions mondiales, pour une mondialisation gagnant-gagnant face à l’ennemi commun : le grand capital financier. De nombreuses forces politiques et sociales dans le monde y sont disposées, tout particulièrement les communistes de tous les pays. 

Faisons vivre notre solidarité avec les peuples qui résistent et luttent. Les marches en avant vers un dépassement du capitalisme pour une civilisation de partage de toute l’humanité et d’émancipation de chacun.e, le communisme, sont en pratique des luttes acharnées. L’ordre existant, en crise profonde, entend rester dominant, tandis que grandit l’appel à des règles, principes, critères d’une civilisation supérieure. C’est la recherche d’une société supérieure qui n’est pas encore communiste, dans un long affrontement historique partout dans le monde, un processus de transition socialiste. 

  • Pour une société de l’émancipation de toutes et tous, contre l’enfermement dans un rôle, un genre, une origine supposée, une religion ou une apparence… une société du droit à l’intervention pour toutes et tous. Portons l’idée d’une société qui allie développement de soi, dans sa singularité, et faire société. Une société de liberté et de dignité pour dépasser dans un même mouvement l’exploitation capitaliste et les dominations (patriarcale, raciste, LGBTIphobes, d’âge, ou culturelles), car exploitation et dominations se renforcent l’une l’autre. 

Face aux forces conservatrices qui veulent masquer la lutte des classes et imposer une guerre de civilisations enfermées dans le capitalisme, la candidature PCF portera l’affirmation de notre refus des divisions racistes, de genre ou LGBTIphobes. 

Une société où les définitions sociales ou sociétale de chacun-e ne pré-déterminent pas son parcours, sa place dans la société mais permettent de se construire soi-même avec les autres dans une universalité nouvelle. 

*** 

Au cœur de ces questions se situe l’exigence de conquérir des pouvoirs « sur l’économie » pour s’en libérer. Elle est objectivement incontournable. Mais elle se heurte à des contre-tendances délégataires, vers l’État ou vers les patrons, renforcées par la crise et par un certain désarroi des plus fragiles. De l’autre côté, voyons comment l’idée de pouvoirs nouveaux peut monter de la société à partir d’un souci éthique et anthroponomique sur l’économie (sens du travail, écologie, domination des GAFAM contre les libertés, évasion fiscale face au besoin de services publics…) à condition qu’il ne soit pas dévié vers de fausses pistes du « dé », comme la décroissance généralisée ou la démondialisation, ou encore du keynésianisme et de la sur-délégation vers un État « régulateur éthique ». Il s’agit d’aider à identifier les lieux (entreprises, banques) et la logique (rentabilité financière). Une piste majeure se situe du côté de la jonction avec les couches salariales non ouvrières – cadres, chercheurs, techniciens, enseignants, soignants – ou avec la jeunesse. Il s’agit aussi de conforter la prise de conscience du monde du travail dans ses capacités d’exercer des pouvoirs nouveaux. 

Cette exigence concerne des luttes concrètes envers les entreprises, les banques, les services publics avec des contre-propositions. Elle exige des prises de pouvoir politiques (État, mais aussi départements ou régions) pour que ceux-ci créent des pouvoirs démocratiques nouveaux sur les entreprises, les banques et l’utilisation de l’argent. Elle exige des idées et une culture nouvelle. 

Car ce n’est pas qu’une question de « volonté » ou d’une gauche qui « ne renonce pas ». C’est une question de fond. Exercer le pouvoir, c’est ne pas reproduire la logique du capital, même malgré soi. Nous connaissons l’exemple des nationalisations de 1982-83 qui, sans changer les critères de gestion des entreprises ni conférer de pouvoirs effectifs aux salariés sur la gestion, ont conforté la domination du capital. Nous savons aussi l’exemple de l’Union soviétique qui, à partir de son socialisme de rattrapage étatique autoritaire (SRE), nécessité par l’arriération russe, n’a pas su, pas pu ensuite inventer le chemin d’un développement véritablement alternatif à l’accumulation du capital, avec des critères d’efficacité nouveaux, décentralisés aux mains des travailleurs et des populations. Elle s’est trouvée vaincue, pour une large part, par sa propre crise d’efficacité économique inséparable de sa faillite démocratique. 

Bref, un autre pouvoir, c’est bien plus que de dire « l’État est propriétaire ». Et d’ailleurs, dans la conjoncture actuelle, un bras de fer se profile où les dominants actuels cherchent à renforcer encore la pénétration de l’État dans l’économie et son appui au service du capital et de sa rentabilité. Ce que j’ai pu appeler la recherche d’une impossible nouvelle alliance État-capital, impossible, non pas comme alliance, mais comme nouveauté et comme issue à la crise. Ni super-CMES (capitalisme monopoliste d’État social), ni CME international. Mais plutôt toujours une hypothèse de nouvelles institutions de crise du CME. Des réformes conservatrices, plus encore que Necker et Turgot sous Louis XVI : changer pour ne rien changer ! Il faudra de ce point de vue poursuivre l’analyse de ce qui se cherche et se construit par le gouvernement Biden et par les institutions internationales (OCDE, FMI, etc.), notamment en matière de multinationales. Quelle conservation se cherche derrière ces changements ? Quelle pression sociale tellurique exprime-t-elle ? Quels obstacles vont être rencontrés ? 

Or, face à la culture du capital et de sa rentabilité il faut du nouveau ! Et il faut faire le poids, en idées et dans les luttes. N’opposons pas les deux : les idées arment les luttes. Et la perspective peut donner passion, envie et donc courage aux luttes. 

C’est dire l’importance que peut prendre cette revue, si cette question de prendre le pouvoir sur l’argent – et plus généralement sur l’économie, sur les banques et les entreprises – devient effectivement centrale. En lien avec la nouveauté du monde, que nous assumons pleinement ! Il va s’agir de donner chair à cette idée, qui n’est pas si neuve pour nos lecteurs mais qui l’est tant dans notre société. Il va s’agir de la populariser, d’en faire la pédagogie, de donner à voir les luttes qui cherchent dans ce sens. 

L’économie, c’est très politique, comme le dit le nom de notre revue – sans s’y réduire bien sûr ! l’économie, ce sont des pouvoirs. C’est aussi le besoin d’une confluence de valeurs, de subjectivités, de règles communes, portées par des institutions et une culture.  

Entrons dans cette bataille en étant nous-mêmes, en développant notre originalité, en étant porteurs de ces idées et de cette posture, originales. En écho, en dialogue et en appui aux idées de recherche d’alternative qui germent et aux luttes qui se construisent. 

Non pas pour une quelconque affirmation identitaire mais à cause de la profondeur de la crise de civilisation qui ébranle le monde, une crise économique, sanitaire, écologique, morale, institutionnelle. Face à cette crise, face aux solutions illusoires, face à l’alliance Etat-capital exacerbée que construit le pouvoir macronien, pour battre la droite et l’extrême-droite, il y a besoin de faire lever une ambition de transformation profonde, une force de résistance et de construction, de portée révolutionnaire, un espoir raisonné. 

C’est sur la domination de la rentabilité financière et de ses critères que se sont fracassées les expériences de gauche de 1981 comme celle de 1997-2002, alors qu’il s’agissait d’imposer, par la lutte et par des mesures institutionnelles sur l’utilisation de l’argent, d’autres critères de gestion, tout particulièrement dans les entreprises nationalisées. Ces échecs ont nourri le désarroi et ouvert un champ au vote lepéniste. On ne peut faire le silence là-dessus. 

Elles se sont fracassées sur l’incohérence entre des objectifs sociaux explicites (retraite à 60 ans, réduction du temps de travail, lutte contre le chômage) et des pouvoirs et moyens qui n’étaient pas à la hauteur, voire contradictoires (les baisses des cotisations sociales et privatisations du gouvernement Jospin, jusqu’au naufrage Hollandais dans le CICE et le pacte de stabilité européen).  

La question de la cohérence entre objectifs, moyens et pouvoirs est fondamentale au moins autant que celle d’objectifs socio-écologiques hardis. 

Sur ces différents domaines, l’élaboration originale de la pensée communiste, du collectif national que forme le PCF, constituent des alternatives à mettre en débat pour faire grandir les rassemblements. Pendant des années, elles ont été mises de côté pour réaliser des alliances sur un contenu minimal, qui s’est avéré désarmé face aux problèmes. La campagne présidentielle doit être l’occasion de faire fructifier toute la richesse de l’apport intellectuel marxiste et l’apport militant des communistes.  

Discuter, faire discuter de tous ces enjeux, c’est déjà engager la bataille de l’élection présidentielle. Cela s’enracine dans les luttes actuelles, et le déploiement de notre campagne pour l’emploi, pour un autre projet de société à travers une tout autre conception de l’emploi, alliant travail plus épanouissant et utile avec une émancipation hors travail et un développement de chacune et chacun dans sa personne humaine singulière et commune, bien au-delà du travail.  

 

 

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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 09:13

 

*Bernard Devert est responsable de la CGT Métallurgie.

 

La crise sanitaire a mis en évidence les conséquences délétères de la désindustrialisation et de l’absence de contrôle démocratique sur la stratégie industrielle. Une révolution à tous les niveaux, des pouvoirs locaux à la coopération internationale, est nécessaire pour répondre aux défis économiques, écologiques, démocratiques et sanitaires.

LA FRAGILITÉ DU TISSU INDUSTRIEL RÉVÉLÉE

La crise sanitaire a mis en évidence le fait que notre pays n’était plus en capacité de produire du matériel essentiel à la lutte contre le virus et de soigner la population : masques, respirateurs, tests, vaccins, 2450 médicaments en situation de rupture de stock. Dans un domaine aussi stratégique que la santé, nous sommes devenus dépendants des choix politiques d’autres pays ainsi que des stratégies des multinationales.

L’exemple de la pénurie des masques est révélateur : une entreprise en Bretagne qui avait une capacité de production de masques pouvant aller jusqu’à 200 millions d’unités par an fut fermée en 2018 par le groupe états-unien Honeywell, qui l’avait rachetée huit ans plus tôt. Un autre exemple : après avoir supprimé 1700 postes de chercheurs et fermé plusieurs laboratoires, Sanofi veut supprimer encore 400 emplois dans la recherche, alors que le groupe se trouve en difficulté pour élaborer un vaccin contre la covid-19.

Cette situation a créé de fortes interrogations parmi la population sur l’état de l’industrie et du service public dans notre pays. Le Conseil économique, social et environnemental (CESE) dans son dernier avis l’a mise en évidence et a souligné que « La crise sanitaire a montré l’importance pour notre pays de recouvrer son indépendance, sa souveraineté et sa maîtrise de filières stratégiques face aux bouleversements économique, sociaux et environnementaux ».

L’EPR de Flamanville est un prototype. S’il a rencontré des difficultés, c’est dû aux pertes de compétences et de capacités industrielles après plusieurs années de moratoire sur les commandes et de suppressions d’emplois.

PRODUCTION D’ÉNERGIE ET AUTRES FILIÈRES INDUSTRIELLES

Comme la santé et l’eau, par exemple, l’énergie doit être considérée comme stratégique, nécessaire à la vie, au bien commun de la nation. Ne devrions-nous pas exiger qu’elle ne soit pas mise dans les mains des marchés financiers et d’investisseurs privés mais au sein d’un pôle public ? L’industrie a besoin d’énergie, entre autres électrique, pour produire les biens et services. Le fait de disposer d’une énergie de qualité, fortement décarbonée, à un prix bon marché, délivrée de manière continue, est un levier potentiel pour réindustrialiser l’économie du pays. L’énergie et l’activité économique forment un système couplé.

En retour, l’industrie est aussi un facteur déterminant pour maîtriser et innover les technologies nécessaires au développement des capacités de production électrique. Cela implique de remettre sur pied une véritable filière industrielle, cohérente entre les entreprises et en lien avec le secteur public, avec le levier incontournable de la commande publique.

L’énergie est la 3e filière industrielle en France ; elle représente plus de 300000 travailleurs (près de 80000 d’entre eux dans l’industrie manufacturière) et 2800 entreprises, dont 80 % de PME et TPE. Avec des emplois très qualifiés et un niveau de recherche et de laboratoires important, avec une proportion d’ingénieurs importante, surtout dans les grandes entre-prises, cette filière prouve qu’elle est au cœur de l’innovation technique. On y trouve des multinationales comme General Electric, Framatome, Arcelor-Mittal, Vallourec, Auber-Duval, Schneider Electric, Rolls-Royce, Man, Jeumont Electric, etc.

 

EXIGENCES DE RENTABILITÉ ET MANQUE DE STRATÉGIE DE L’ÉTAT

La France a une situation atypique en Europe, avec un mix énergétique adossé au nucléaire et associé aux énergies hydraulique et renouvelables, permettant d’avoir une électricité à 84 % bas carbone et des capacités d’ingénierie, de production dans l’ensemble des domaines que comprend le mix énergétique. Mais aujourd’hui cette filière est fragilisée. Dans le nucléaire, depuis quinze ans pas un seul chantier n’a été lancé en dehors de l’EPR, un prototype qui a rencontré des difficultés du fait de pertes de compétences et de capacités industrielles après plusieurs années de moratoire sur les commandes et de suppressions d’emplois, qui ont déstructuré les collectifs de travail. Le gouvernement semble vouloir lancer six EPR2 tout en recherchant des économies et la réduction des coûts.

Dans l’hydraulique, alors que la France était reconnue dans le monde, les capacités de production d’équipements sont limitées à deux sites. Par ailleurs, malgré les 150 milliards d’euros d’aides au développement de l’éolien, seuls quelques établissements, essentiellement d’assemblage, ont vu le jour. Le solaire s’est également soldé par un échec.

Cette situation montre qu’il ne suffit pas de financer des activités à coups de milliards d’aides publiques pour gagner sur le long terme une maîtrise technologique, des compétences et des savoir-faire. Ce choix a conduit à financer plutôt des entreprises privées, qui ont préféré importer plutôt que d’enraciner des activités sur nos territoires. C’est malheureusement le résultat d’une absence de politique industrielle depuis des années, issue du concept « entreprises sans usine » et d’un État sans vision et sans aucune planification à long terme.

D’un point de vue global, l’industrie en France, comme en Europe, se vassalise, se plie aux stratégies des multinationales qui construisent et pilotent des chaînes de production éclatées dans le monde, accentuant le dumping social et la financiarisation, et imposant aux collectifs de travail une réorganisation permanente. Aujourd’hui, la filière énergie est de plus en plus confrontée à cette situation, avec des entreprises fragilisées financièrement. Les critères financiers imposés par les groupes à leurs filiales et à leur réseau de PME conduisent à déstabiliser l’ensemble de la filière, tuent de nombreuses entreprises sous-traitantes, suppriment des savoirs, des savoir-faire, des compétences collectives pourtant nécessaires dans bien des domaines dans le futur. Conséquemment, ce dysfonctionnement de l’entreprise industrielle engendre des coûts élevés du fait de la non-qualité des produits, du développement des pénalités pour retard de livraison ou non-respect des cahiers des charges.

La filière gaz représente 130 000 emplois au cœur des territoires.

 

DES CONSÉQUENCES NÉFASTES POUR LES TRAVAILLEURS

Le travail est malade. La plupart des salariés se retrouvent en situation d’incertitude du fait de la multiplication des restructurations, la mise en vente de leur entreprise, les délocalisations, l’absence de reconnaissance de leur travail et de leurs qualifications. Démotivation, démission, sensation d’être dans une machine à broyer, émiettant les tâches... : il y a un malaise profond, avec un véritable danger de dégradation des collectifs de travail, qui risquent de faire défaut pour développer des projets. Malgré cela, bon nombre de salariés sont attachés a leur travail, à leur savoir-faire, à leur activité, à leur entreprise, comme l’attestent les mobilisations qui se font sur l’emploi, la pérennité de l’activité, les salaires, les garanties collectives.

 

MARGINALISATION OU SOUVERAINETÉ NATIONALE ET DÉMOCRATIQUE ?

L’industrie de l’énergie est à un moment charnière. Elle est financièrement fragilisée, confrontée à une Europe qui cherche à se désengager de la recherche et des nouveaux types de réacteurs à fission nucléaire, alors que seize pays européens ont des capacités et des compétences dans l’énergie nucléaire. Comme l’a fait la France, l’Europe risque de rater un rendez-vous technologique, au risque de se voir marginaliser en termes d’indépendance, alors que la Chine, la Russie et les États-Unis investissent massivement.

La réindustrialisation de la filière énergétique pour une réelle ambition écologique et pour une souveraineté énergétique pose l’urgence d’arrêter cette casse d’emploi et des qualifications. Le temps presse, certes, mais il s’agit de réaliser un ensemble de projets industriels interdépendants,ce qui nécessite du temps et des moyens humains, dans le domaine de la recherche, de la maîtrise des technologies, de l’élévation du niveau des compétences des collectifs de travail, du renouvellement des infrastructures et du parc de machines. Les investissements doivent être placés sous contrôle des salariés et des usagers pour qu’ils soient effectivement au service de ce nouveau développement. La question de la formation, qu’elle soit continue ou initiale, doit devenir un vecteur dynamique, sachant que l’expérience acquise demande là aussi du temps pour bâtir des collectifs de travail. Le besoin d’un autre modèle de développement nécessite de s’attaquer à la manière dont se créent les richesses, et donc de redéfinir la place, la finalité et les pouvoirs du travail.

Dans le contexte de la diversité de la filière industrielle et du secteur public, la question de la souveraineté du pays en termes d’énergie doit être mise en débat. Souveraineté ne veut pas dire vie en autarcie ; en effet, l’indépendance économique n’empêche pas coopération entre les pays. Aujourd’hui, les chaînes de valeur sont largement internationalisées sous l’impulsion des multinationales et des politiques des gouvernements qui ont favorisé compétitivité, concurrence et dumping social à l’échelle européenne et mondiale. Ne faut-il pas s’atteler à la reconstruction de la filière industrielle complète, sociale et écologique, en réduisant les chaînes de valeur à l’occasion de nouveaux projets donnant lieu à des commandes publiques réalisées dans le pays ?

Malgré tout, la France possède des compétences précieuses ainsi qu’un niveau technologique et de recherche important qui lui valent une place non négligeable en Europe et dans le monde. Sa situation de premier exportateur d’électricité en Europe lui donne la principale responsabilité pour gagner une cohérence et des coopérations. Son mix énergétique peut être considéré comme un modèle, avec au centre une entreprise comme EDF, qui doit rester intégrée et publique.

La question de la propriété pour reprendre la main sur les actionnaires et les multinationales afin d’extraire les salariés et les stratégies de la financiarisation et de la Bourse se pose parmi les travailleurs et les syndicats. Il faut conquérir une réappropriation publique et démocratique, avec des droits nouveaux pour les représentants des salariés et des élus locaux dans les entreprises. L’objectif est la mise en place d’un pôle public de la filière au niveau national composé des principales entreprises.

En s’appuyant sur les atouts existants dans les territoires, il est possible de gagner un réseau de coopération entre les entreprises, de définir les besoins, d’investir, de contrôler l’investissement et de développer les formations en lien avec l’éducation nationale. Mais l’essentiel sera la mise en mouvement de l’ensemble des travailleurs et des forces politiques en France et en Europe.

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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 09:06

 

De nombreux sondages d’opinion indiquent que la sécurité s’annonce comme l’un des thèmes majeurs des prochains scrutins. Ceci est tout à fait logique dans la mesure où l’insécurité, dans toutes ses dimensions, caractérise notre époque, bien que les homicides n’aient pas augmentés ces dernières années et décennies. Il s’agit de l’insécurité liée à la délinquance et aux incivilités qui polluent le quotidien de millions de concitoyens et contre laquelle il faudrait savoir lutter plus efficacement, celle horrible des trafics de drogues dont les truffions se mettent à tirer et tuer des fonctionnaires de police. Mais c’est aussi celle, sociale, de la peur du lendemain, de la crainte de l’avenir. Les deux s’entretiennent l’une l’autre et aucune lutte sérieuse contre l’insécurité ne saurait être menée en oubliant l’une de ces dimensions.

Car comment un pays qui compte 10 millions de chômeurs peut-il décemment prétendre lutter contre l’insécurité, sauf au prix d’un redoublement de la coercition des « classes dangereuses ». On le sait, l’insécurité est un phénomène social dont les causes plongent dans l’organisation même de notre société. Or celle-ci est marquée par la violence. Celle des comportements, des agressions verbales et physiques qui touchent les personnes, les fonctionnaires mais aussi les élus locaux qui font face à des menaces de moins en moins voilées. Celle sociale d’un peuple privé de ses perspectives, cloué dans la crainte de l’avenir pour soi et ses enfants, et dans lequel l’extrême pauvreté s’accroît sans cesse.

La réponse de droite qui nous est servie depuis des décennies accouche d’un empilement de lois incroyable : chaque année, une nouvelle loi sécuritaire, un nouveau texte qui rogne les libertés individuelles et collectives. Le résultat est accablant : loin de baisser, l’insécurité s’infiltre partout. L’accusation de laxisme lancée contre la gauche ne sert donc qu’à masquer l’inefficacité totale des politiques uniquement répressives.

La lutte résolue contre l’insécurité doit bien sûr passer par un renforcement du service public de la sécurité, que la loi sécurité globale maltraite en intégrant dans les dispositifs de sécurité territoriaux des offlines privées. Elle doit aussi passer par une formation bien plus exigeante des forces de police, conforme à l’éthique républicaine. Par une amélioration des conditions de travail des fonctionnaires de police et de gendarmerie et par le déploiement d’une police de proximité à équipement léger et aux missions bien définies.

Ajoutons enfin que l’insécurité est très lucrative pour certains. Qui profite des masses colossales d’argent du trafic de drogues et des trafics en tous genres ? Pourquoi cette pudeur à contraindre les banques à faire la lumière sur l’argent sale qu’elles conservent dans leurs coffres ? La lutte contre l’insécurité qui refuse de s’attaquer aux causes est vouée non seulement à l’échec, mais aussi à préparer une société de violence permanente.

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18 mai 2021 2 18 /05 /mai /2021 05:47

 

Malgré l’apparence, ce n’est peut-être pas dans la bataille de Gaza qu’il sera le plus difficile d’obtenir un retour au calme. Israéliens comme Palestiniens sont rodés aux marchandages qui préparent un cessez-le-feu. Mais comment mettre un terme aux affrontements dans les villes « mixtes » d’Israël où se sont rouvertes les plaies de 1948 ?

Comment sortir du conflit entre Israël et les Palestiniens ? En dépit de son caractère spectaculaire et de son bilan humain – près de 200 morts palestiniens, dont 55 enfants, 10 morts israéliens –, c’est peut-être, paradoxalement, la confrontation armée autour de la bande de Gaza entre le mouvement islamiste Hamas et l’armée israélienne qui posera le moins de problèmes.

Même s’ils rêvent de détruire Israël, les dirigeants du Hamas savent qu’ils n’y parviendront pas. Et les responsables politiques et militaires d’Israël qui aimeraient se débarrasser définitivement du Hamas n’ignorent pas davantage que cet objectif, sous les yeux du monde, n’est pas à leur portée, quelle que soit la supériorité de leurs armes. Mais du « brouillard de la guerre » émergent quelques évidences incontournables.

Le Hamas a déjà remporté une victoire militaire et politique indiscutable. Les salves massives de roquettes et de missiles tirées par ses combattants depuis la bande de Gaza ont contraint des centaines de milliers d’Israéliens à vivre dans la peur et à passer une partie de leurs journées dans les abris. Elles ont aussi provoqué l’arrêt des vols commerciaux vers les deux aéroports internationaux d’Israël : Tel-Aviv et Eilat. Et plongé l’état-major dans une interrogation nouvelle sur les limites de l’efficacité de leur principal système de défense antimissile. Indispensable et rassurant, le « Dôme de fer » a parfois semblé en difficulté face à des stratégies de saturation.

Le 16 mai 2021, non loin de Ramallah. © Abbas Momani/AFP

Israël, de son côté, peut se féliciter de la qualité de ses renseignements sur le Hamas, son organigramme civil et militaire, la localisation des QG, des bureaux d’études et ateliers de production d’armement, des sites de lancement et le plan détaillé de ses tunnels. Ce qui permet à l’état-major de revendiquer l’élimination de plusieurs dizaines de chefs militaires et de spécialistes des armements enfouis sous les décombres de leur immeuble ou de leur sous-terrain frappés par les bombes « intelligentes » des F-16.

Assurés de pouvoir se prévaloir de ces succès auprès de leurs partisans ou de leurs électeurs, les deux camps, qui n’en sont pas à leur premier affrontement, savent en outre qu’ils n’ont pas intérêt à une guerre de longue durée. Et que les objectifs à court terme qu’ils poursuivent sont atteints ou sur le point de l’être.

Le Hamas a confirmé sa capacité de nuisance, la productivité de ses arsenaux, sa légitimité patriotique et son aptitude à incarner la résistance. Il a aussi démontré sa solidarité active avec les Palestiniens de Jérusalem-Est, de Cisjordanie et d’Israël. Et rappelé son attachement à la défense des Lieux saints, soulignant du même coup la faiblesse et l’impuissance de l’Autorité palestinienne et du Fatah.

Israël, pour sa part, a fait la démonstration de sa puissance militaire, de sa maîtrise du rapport de force, de ses soutiens diplomatiques et politiques, et a même, en dépit des apparences, rétabli son potentiel de dissuasion. Y compris après deux ans de crise gouvernementale et sous la direction d’un premier ministre contesté, affaibli par les affaires et en sursis.

En d’autres termes, il ne manque plus qu’un médiateur mutuellement agréé pour entamer la négociation d’un cessez-le-feu. L’Égypte, qui a déjà joué ce rôle et qui ne veut à aucun prix voir se poursuivre un conflit armé – surtout impliquant une branche des Frères musulmans – à ses frontières, a été récusée la semaine dernière par Israël. Mais, selon les militaires israéliens, elle aurait poursuivi ses approches et l’implication de ses services secrets dans des contacts indirects avec les deux parties serait plus active encore qu’en 2014 pour l’opération « Protective Edge ».

Le Qatar, qui fournit – avec l’accord d’Israël – une aide financière annuelle de plus de 350 millions de dollars au Hamas, ce qui permet au mouvement islamiste de payer les salaires de ses 20 000 fonctionnaires et d’apporter un soutien à plus de 100 000 nécessiteux, parmi lesquels les familles des « martyrs », pourrait aussi contribuer à des contacts discrets. Contacts que Washington observe avec circonspection, impatient de voir la fin de l’affrontement armé mais prévenu contre une intervention plus active par des décennies d’efforts vains.

Les termes de la négociation seraient les mêmes que lors des conflits précédents : « retour au calme contre retour au calme », sans autre condition ou engagement au moins pour la première phase, après une période de désescalade plus ou moins longue, mais dont la durée pourrait être liée au bilan humain des affrontements à l’intérieur d’Israël.

Le problème est que ce deuxième front, qui ne peut être traité par des frappes de F-16 ou des pilonnages d’artillerie, pose aux dirigeants israéliens des questions auxquelles ils n’ont, pour l’heure, pas de réponses. Depuis le début de la semaine dernière, les « villes mixtes », en général pauvres et sous-équipées, où coexistent habitants juifs et « arabes israéliens », c’est-à-dire citoyens palestiniens d’Israël, sont la proie d’affrontements et d’émeutes. Le plus souvent, ces confrontations mettent aux prises les jeunes résidents arabes et des groupes de colons d’extrême droite armés venus de leurs collines de Cisjordanie pour « défendre les Juifs ».

Lynchages communautaires et représailles, incendies de synagogues et de mosquées, ratonnades, agressions se multiplient depuis les localités « mixtes » de la banlieue d’Haïfa jusqu’aux villages bédouins du Néguev.

Mobilisés par la solidarité avec les Palestiniens de Jérusalem-Est, par la défense des Lieux saints musulmans que menacent les suprémacistes juifs, les jeunes « Arabes israéliens » affrontent, armés de cocktails Molotov et de pierres, les commandos d’extrémistes juifs et les unités anti-émeutes de la police des frontières transférées depuis la Cisjordanie pour tenter de rétablir l’ordre. Mais c’est aussi contre le marasme économique et social dans lequel ils se débattent qu’ils se révoltent. 

« La violence à l’intérieur d’Israël a atteint des niveaux inégalés depuis des décennies », estimait jeudi le porte-parole de la police, Micky Rosenfeld. Lod, Ramle, Jaffa, Tamra, Hura, Saint-Jean-d’Acre, Tibériade, Bat Yam, Haïfa : aucune des villes où résident les 20 % de citoyens israéliens non juifs n’échappe à cette flambée de violences. À Lod (voir notre reportage), près de l’aéroport international de Tel-Aviv, où un tiers des habitants sont des Palestiniens d’Israël, le niveau des violences a été tel que l’état d’urgence a été déclaré, un couvre-feu imposé par la police et des « renforts massifs » de forces de sécurité déployés en urgence par le ministre de la défense

« Ce qui se passe dans ces villes est en train de rouvrir des plaies qui datent de 1948 », constatait la semaine dernière le chroniqueur militaire de Haaretz. Alors que les Palestiniens ont célébré samedi le 73e anniversaire de la Nakba, la « catastrophe » qui a vu, en 1948, 700 000 d’entre eux chassés de leurs maisons par les combattants juifs et devenir des réfugiés, il est clair que la violence impunie des groupes de colons et d’une police qui a multiplié, ces dernières semaines, bavures et maladresses provocatrices ne peut que réveiller des échos tragiques, lourds de désespoir et de colère.

Benjamin Netanyahou n’incarne pas à lui seul cette histoire mais, depuis qu’il est entré en politique, et surtout depuis qu’il est devenu premier ministre en 2009 et qu’il exerce le pouvoir, il s’appuie sur des majorités de plus en plus à droite pour conduire une politique qui repose sur le développement de la colonisation en Cisjordanie comme à Jérusalem-Est, et sur une domination et une oppression croissantes des Palestiniens.

Selon Ayman Odeh, avocat et chef de file de la Liste unifiée qui représente les Palestiniens d’Israël, « tous les premiers ministres israéliens qui se sont succédé depuis Ben Gourion en 1948 ont été responsables de 10 % de l’incitation à la haine des Arabes qui existe en Israël. Et Netanyahou de 90 % ».

Guidé par l’héritage idéologique de son père vénéré, qui fut le secrétaire de Zeev Jabotinski, fondateur du « révisionnisme sioniste » et partisan de la « muraille d’acier » face au nationalisme arabe, Benjamin Netanyahou n’a jamais renoncé à ce rêve de « séparation et de domination » des Arabes de Palestine, même lorsqu’il faisait mine, pour des raisons diplomatiques, d’accepter l’idée d’une solution à deux États. Ses choix politiques en témoignent.

Après avoir défendu et célébré l’érection du mur qui annexe une bonne partie du territoire de la Cisjordanie et sépare les colons juifs des habitants palestiniens, c’est lui qui a pris l’initiative d’une autre forme de séparation, non plus dans l’espace avec du béton et du grillage, mais dans le droit, les usages et les têtes. En juillet 2018, il a fait voter par la Knesset la loi sur Israël « État-nation du peuple juif » qui sépare les citoyens juifs d’Israël de tous les autres citoyens. Et qui fait de ces derniers des citoyens de seconde zone.

« En vertu de cette loi inacceptable, expliquait en janvier dernier à Mediapart Avraham Burg, ancien président de la Knesset et de l’Agence juive, un citoyen d’Israël qui n’est pas juif est astreint à un statut inférieur. Comparable à celui qui a été assigné aux juifs pendant des générations. Ce qui fut odieux pour nous, nous l’infligeons maintenant à nos citoyens non juifs. »

C’est probablement pourquoi les Palestiniens d’Israël, qui se considéraient déjà en dépit de leur passeport israélien et de leur droit de vote symbolique comme des sous-citoyens confinés dans des banlieues ou des villes négligées, bannis de toutes les coalitions gouvernementales, ont mesuré au fil des ans, et surtout depuis l’arrivée au pouvoir de Netanyahou en 2009, qu’ils avaient de plus en plus d’intérêts communs avec les Palestiniens de Jérusalem-Est et de Cisjordanie. Au point de prendre le sillage de leur révolte, lorsque l’irruption des extrémistes juifs à Al-Aqsa, les provocations de la police à la Porte de Damas et les tentatives d’expulsion des habitants de Sheik Jarrah les a jetés dans la rue.

Est-ce un hasard si cette colère des Palestiniens las des humiliations, de la domination, de l’oppression, de la discrimination, des persécutions qu’ils subissent, explose au moment où les juristes mettent un nom sur le statut qu’ils rejettent : l’apartheid ? Car cette traduction de « mise à part » en afrikaans, la langue de la minorité blanche d’Afrique du Sud, n’est plus seulement aujourd’hui un raccourci rhétorique ou une caricature polémique dans la bouche ou sous la plume des critiques de la politique israélienne. Ce n’est plus le risque lointain contre lequel Itzhak Rabin mettait en garde ses concitoyens en 1976.

C’est désormais la description clinique et documentée du « crime contre l’humanité » que commet Israël et dont les Palestiniens sont les victimes. C’est ce que démontrait déjà en juin 2020 le juriste israélien Michael Sfard dans une étude publiée par l’ONG Yesh Din (« Il y a une justice », en hébreu), analysée par Mediapart. C’est ce que vient de confirmer le rapport de 224 pages publié il y a quelques semaines par Human Rights Watch.

Après avoir rappelé ce qui constitue au regard du droit international les crimes d’apartheid et de persécution, et exposé le fruit de leurs investigations sur le terrain, les auteurs du rapport concluent que « le gouvernement israélien a démontré son intention de maintenir la domination des Israéliens juifs sur les Palestiniens à travers Israël et les Territoires palestiniens occupés (TPO). Dans les TPO, y compris à Jérusalem-Est, cette intention s’est accompagnée d’une oppression systématique des Palestiniens et d’actes inhumains commis à leur encontre. Lorsque ces trois éléments sont présents simultanément, ils constituent le crime d’apartheid ».

On le voit, il ne suffira pas pour éteindre cette révolte-là de parvenir à un cessez-le-feu et d’offrir le silence des armes contre le silence des armes. Ce sont presque trois quarts de siècle de violence et d’injustice qui sous-tendent la colère des jeunes Palestiniens d’Israël et des territoires occupés. Premier ministre sans mandat ni légitimité, Benjamin Netanyahou semble vouloir profiter du désordre qu’il a créé pour récupérer son pouvoir. Qu’a-t-il à proposer, hormis le recours à la force, pour sortir de cette crise ?

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 16:59
Iraci Hassler Jacob: nouvelle maire communiste et féministe de Santiago du Chili

Felicitaciones a Iraci Hassler, alcaldesa electa de Santiago de Chile 🇨🇱 !

👏 Bravo à Irací Hassler Jacob, nouvelle maire de Santiago du Chili.

Irací Hassler vient d'être élue maire de la capitale du Chili : Santiago de chile.
 
Irací Hassler, qui arrache cette ville de 5 millions d'habitants à la droite Chilienne, est une jeune femme communiste de 30 ans.

Il y a 10 ans, alors qu’elle était étudiante, elle s’était fortement mobilisée pour l’accès à une éducation publique et gratuite.

Aujourd’hui économiste, féministe et membre du parti communiste chilien, elle vient d’être élue maire de la capitale chilienne, à seulement 30 ans.

Ses objectifs sont clairs : l’inclusion et le vivre-ensemble, l’accès au logement, à la santé, au sport, à l'éducation et à la culture, une politique environnementale et pour le bien-être animal, etc

PCF - Parti Communiste Français

Iraci Hassler Jacob: nouvelle maire communiste et féministe de Santiago du Chili
Attention, âmes sensibles s'abstenir ! Voici le résultat de Daniel Jadue Jadue, leader communiste chilien, à Recoleta, dans la capitale. Un spectre hante le Chili... Cathy Dos Santos

Attention, âmes sensibles s'abstenir ! Voici le résultat de Daniel Jadue Jadue, leader communiste chilien, à Recoleta, dans la capitale. Un spectre hante le Chili... Cathy Dos Santos

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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 16:59
CHILI : UN PEUPLE QUI PREND SON DESTIN EN MAIN (L'Humanité, 17 mai 2021)
CHILI : UN PEUPLE QUI PREND SON DESTIN EN MAIN
Lundi 17 Mai 2021

En octobre 2019, de jeunes étudiant-e-s commençaient à manifester contre la hausse des tarifs dans les transports. Plus d’un an et demi s’est écoulé, et le réveil chilien se confirme enfin avec un scrutin historique. Le peuple s’est exprimé afin d’élire 345 maires, 2 252 conseillers municipaux, 16 gouverneurs régionaux et les 155 membres de la Convention constituante. Les élections de cette Convention constituante, paritaire, sont l’aboutissement de la mobilisation sociale. Malgré la répression sanglante de ces derniers mois, ce sont la force et la persévérance populaires qui permettent de changer l’histoire et d’avancer vers une Constitution issue de la démocratie, pour se débarrasser définitivement de l’héritage lourd et obscur du dictateur Pinochet.

L’espoir populaire des derniers mois s’est donc traduit dans les urnes. La gauche est largement majoritaire pour rédiger la nouvelle Constitution. Ce qui peut être considéré comme une victoire des mouvements sociaux est, pour le gouvernement de Sebastian Piñera, une cuisante défaite. Cette coalition de droite atteint 37 sièges, c’est-à-dire loin du tiers nécessaire qu’elle espérait obtenir pour imposer son veto et freiner les changements structurels qui s’annoncent.

Les résultats cristallisent un peu plus le rejet des partis politiques traditionnels, d’ailleurs, près de 40 % des candidats n’étaient pas issus de partis politiques. C’est notamment le cas pour la coalition de centre gauche qui a gouverné à plusieurs reprises depuis 1990 et qui atteint seulement 25 sièges. La « gauche alternative », composée du Parti communiste et de Frente Amplio, obtient 28 sièges. Mais les grands vainqueurs de ce scrutin sont définitivement les candidat-e-s indépendant-e-s, de tendance progressiste, qui gagnent 48 sièges.

Une des difficultés pour ces candidat-e-s indépendant-e-s aura été de faire connaître leurs candidatures en peu de temps. Beaucoup de celles et ceux qui travaillent dans les syndicats, dans des organisations sociales ou dans l’enseignement n’ont pas les mêmes ressources pour rivaliser avec des personnalités de la télévision ou du monde intellectuel, des politiciens bien connus, qui ont reçu des contributions financières importantes du monde des affaires du pays. Ces inégalités n’auront rien empêché. Le processus est désormais enclenché, le Chili peut maintenant rompre et instaurer de véritables changements structurels sur le plan politique, économique et social.

Le peuple chilien s’est aussi mobilisé pour l’égalité et la diversité. D’une part, dans cette Assemblée, 17 sièges sont réservés aux peuples autochtones, trop souvent oubliés des institutions en place depuis trente ans. D’autre part, la parité de la Convention représente une première mondiale ! C’est la garantie d’une perspective de genre tellement essentielle pour cette refondation démocratique. C’est l’opportunité de bousculer le patriarcat et le rapport de forces traditionnel qui opèrent depuis 1990, permettant ainsi de faire émerger une Convention suffisamment diverse afin d’avancer vers un nouveau pacte social.

La responsabilité est énorme pour ces 155 membres dont le but sera de rédiger une nouvelle « Carta Magna » pendant neuf mois, avec une éventuelle prorogation de trois mois. L’expérience australe de la souveraineté populaire au XXI e siècle est en cours. Il sera fondamental que les membres de la Constituante favorables aux changements puissent instaurer, dans les premières semaines où doivent être débattus et définis les rouages de fonctionnement de l’Assemblée, d’importants mécanismes de participation citoyenne. Cette Convention constituante est la porte de sortie de quarante-sept ans de néolibéralisme outrancier et d’injustices sociales.

Le travail de cette Convention va se dérouler à quelques mois de l’élection présidentielle (premier tour prévu le 21 novembre). Ces résultats électoraux doivent pousser les forces progressistes à parvenir à l’unité pour la présidentielle, afin que la fragmentation politique ne vienne pas obstruer le processus constituant. Les victoires du Parti communiste, notamment à Santiago avec Iraci Hassler, renforcent la candidature présidentielle de Daniel Jadue, lui-même largement réélu dans à Recoleta, une des municipalités de la région métropolitaine.

Le changement est une lutte continue. Cette lutte légitime et nécessaire, elle aura malheureusement coûté la vie à des dizaines de jeunes manifestant-e-s, aveuglé-e-s et mutilé-e-s, des centaines d’autres, mais elle ne fut pas en vain. Ce peuple debout et conscient, avec un crayon bleu, aura en quelques heures anéanti la Constitution de Pinochet et embrassé la diversité et la parité pour écrire une nouvelle histoire : celle de la dignité. Ce 16 mai 2021 au Chili « quelque chose a changé, l’air semble plus léger, c’est indéfinissable ».

Pierre Lebret, politologue, expert du Chili et de l’Amérique latine

Christophe Bieber, historien, expert de l’Amérique latine

Florian Lafarge, ancien conseiller du porte-parole du gouvernement français (2012-2017)

 
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17 mai 2021 1 17 /05 /mai /2021 16:30
Voeu adopté à Morlaix Communauté le lundi 10 mai - voeu relatif au projet d'évolution du service public postal sur le territoire de Morlaix Communauté

Vœu relatif au projet d’évolution du service public postal sur le territoire de Morlaix Communauté

A l’instar de plusieurs territoires au plan départemental, plusieurs communes de Morlaix Communauté sont aujourd’hui concernées par un projet de réorganisation des activités de La Poste, notamment par une diminution des horaires d’ouverture de bureaux de poste: Plouigneau, Plourin les Morlaix, Lanmeur, Plougasnou, Pleyber-Christ, Carantec. La réforme de La Poste engagée depuis une dizaine d’année a eu les effets redoutés:

augmentation des tarifs,

dégradation du service,

réduction des emplois

Alors qu’au contraire, le développement d’un service public postal de qualité et de proximité s’avère essentiel sur l’ensemble de nos communes, en particulier dans les communes rurales ou de taille moyenne, là où il contribue à réduire les inégalités sociales et territoriales. Ce nouveau projet de réorganisation des horaires d’ouverture de bureaux de poste, s’il est mené à son terme, affaiblira une fois encore la qualité du service public postal dont bénéficient les habitants de Morlaix Communauté. Il perturbera aussi le bon fonctionnement de nombreuses entreprises, des commerçants et artisans installés dans notre territoire, alors même que tous les efforts doivent être faits pour les aider à la reprise dans les meilleurs conditions.

Enfin, ce projet dégradera les conditions de travail des postières et des postiers employés sur le territoire de Morlaix Communauté. En conséquence, le conseil de communauté de Morlaix Communauté, soucieux du service public comme pilier de l’égalité républicaine:

réaffirme son soutien au développement d’un service public postal de qualité et de proximité sur Morlaix Communauté,

demande à la direction de la Poste d’abandonner son projet de diminution des horaires d’ouverture des bureaux de poste dans notre communauté d’agglomération.

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