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17 février 2017 5 17 /02 /février /2017 08:49
EELV. 90 % des militants favorables à une alliance Jadot-Hamon-Mélenchon (Ouest-France, 17 février 2017)

Les électeurs de la primaire écologiste ont approuvé jeudi à une écrasante majorité le souhait de Yannick Jadot d'"ouvrir un dialogue" avec le socialiste Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon, en vue notamment de présenter une candidature unique à l'élection présidentielle.

Selon les résultats de la consultation, les électeurs écologistes se sont déclarés à 89,70% favorables au rapprochement entre le candidat EELV, le candidat PS et celui de La France insoumise (LFI). A l'inverse, 7,91% se sont prononcés contre ce potentiel rassemblement et 2,39% ont voté blanc. Sur les 17 077 électeurs qui étaient appelés à voter entre mardi et jeudi, 10 155 ont effectivement donné leur avis sur le site de la primaire écologiste.

Yannick Jadot s'est aussitôt félicité sur BFMTV de ce résultat qui marque un « un fort soutien à une démarche d'ouverture, de dialogue, de rassemblement autour de l'écologie, du social, de l'Europe, de la démocratie, avec l'envie d'une grande aventure. » « Après, il faudra valider ou pas un accord qui serait passé et qui peut gagner l'élection présidentielle », a-t-il néanmoins prévenu. 

Yannick Jadot a également affirmé avoir rencontré cette semaine le candidat de La France insoumise (LFI) en marge de l'adoption du CETA par le Parlement européen. « On a discuté de tous les sujets qui nous concernent, on essaie de trouver s'il y a la possibilité d'un chemin ensemble. On a des différences avec Jean-Luc Mélenchon, on a aussi des choses qui nous rassemblent », a-t-il déclaré. 

Sur Twitter, le porte-parole du parti Julien Bayou a évoqué un « vote clair » qui « constitue un mandat qui nous engage au rassemblement des ego et au dépassement des appareils. »

Les entourages de Yannick Jadot et de Benoît Hamon avaient indiqué en journée qu'un accord entre les deux candidats pourrait être conclu « dans les prochains jours » et être officialisé dès lundi. EELV va désormais chercher avec les deux candidats les voies d'un accord portant sur le projet « candidature commune » à la présidentielle et les investitures aux législatives. Un tel accord serait à son tour soumis au vote des militants avant le 23 février.

Benoît Hamon avait annoncé, dès sa victoire à la primaire organisée par le PS, son intention de proposer à EELV et à La France insoumise de construire un contrat de gouvernement. Jean-Luc Mélenchon est « prêt à toutes les discussions » avec Benoît Hamon et Yannick Jadot, a indiqué jeudi au cours d'une conférence de presse son porte-parole, Alexis Corbière, tout en exigeant « des garanties ».

Jean-Luc Mélenchon avait proposé mercredi une rencontre à ses deux rivaux à gauche, mais en précisant que ce serait pour soutenir une candidature, « la sienne ». A plusieurs reprises, M. Mélenchon s'est montré très méfiant à l'égard de la candidature du candidat socialiste, qui devra selon lui composer avec certains cadres du PS qu'il souhaite « dégager ».

Lire aussi. Jean-Luc Mélenchon fixe rendez-vous à Hamon et Jadot... pour soutenir sa candidature

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:39
L'irruption des citoyens et citoyennes sur la question des contenus et de l'éthique en politique a bouleversé la donne.
Les jeux ne sont pas faits.
Une autre histoire peut s'écrire.
Certains, certaines tentent de profiter de la période pour ripoliner la façade. Les impostures seront démasquées si la bataille des idées est menée dans les semaines à venir.
Si rien n'est joué, rien n'est gagné.
La victoire d'une politique de gauche d'alternative à l'austérité reste à construire.
Nous sommes une majorité à vouloir le progrès social, écologique et démocratique.
Toutes celles et ceux qui se mobilisent sur ces questions, toutes celles et ceux qui les soutiennent veulent des suites politiques en adéquation avec leurs attentes, leurs espoirs. Elles et ils ont raison.
Fait inédit, le président sortant et son premier ministre ne seront pas candidats.
Le peuple de gauche vient de dire clairement oui à une ambition de transformation sociale. Les communistes y ont contribué et ils s'en réjouissent.
Benoît Hamon a appelé à « construire ensemble une majorité gouvernementale cohérente et durable pour le progrès social, écologique et démocratique ».
La Fédération du PCF du Finistère engagée dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon appelle à poursuivre, amplifier le débat public autour de l'affirmation d'une politique de transformation et des convergences nouvelles pour la gagner.
La Fédération et ses militants vont multiplier les initiatives pour permettre la victoire d'une gauche de progrès social et écologique en Finistère.
Nous visons une majorité politique à l'Assemblée Nationale mettant en œuvre une politique résolument à gauche.
 
Pour ce faire, 3 axes :
- amplifier la campagne contre la droite et l'extrême-droite
- amplifier la campagne pour démasquer Macron
- amplifier la campagne de rassemblement engagée par les communistes autour des propositions « la France en commun ».
 
Nos candidats et candidates issus des mouvements sociaux, écologiques, sont bien décidés à combattre le pouvoir de la finance et écrire des lois d'intérêt général, d'émancipation humaine afin de promouvoir une véritable alternative de progrès social.
 
Nous appelons toutes les forces de gauche en Finistère à retrouver le chemin du dialogue, à débattre de projets et des contenus afin de travailler au maximum de convergences permettant la construction d'un pacte de majorité.
 
Notre département comme notre pays a besoin :
 
1/ d'une grande ambition sociale
2/ d'une lutte acharnée contre le pouvoir de la finance
3/ d'une nouvelle manière de produire et de se développer
4/ d'une 6e république démocratisée
5/ d'une politique européenne progressiste pour sortir de l'austérité
 
Nous voulons faire entrer en juin au Parlement le peuple et ses attentes.  
 
Fédération du Parti Communiste du Finistère, le 16 février 2017
Fédération du Parti Communiste du Finistère, membre du Front de Gauche

Fédération du Parti Communiste du Finistère, membre du Front de Gauche

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:27

Pour mettre l’argent des banques au service des activités utiles, il faut nationaliser BNP-Paribas et Société Générale.

Des militants Front de gauche de Lorient ont mené une opération banques propres mercredi 15 février à Lorient. Armés de serpillières et de raclettes, ils procédaient au nettoyage de la Société Générale et de PNB, accusés de préférer les marchés financiers au financement de l’économie réelle. Le PCF revendique la nationalisation des 2 mastodontes financiers à base française pour reprendre la main sur la finance.

« Les banques créent 90 % de la monnaie qui circule dans le pays. Il est inconcevable qu’elles ne soient pas sous contrôle public. Aujourd’hui les grandes banques font d’énormes profits en plaçant l’argent sur les marchés financiers. Il faut que cet argent soit réorienté, par exemple en prêtant à taux Zéro aux PME qui créent de l’emploi. Pour cela il faut un service public de la banque », affirment Delphine Alexandre et Stéphane Le Roux, candidats du Front de gauche aux législatives.

C’est bon pour les riches…

  • En 2015 les banques ont touché 211 millions d’euros au titre du CICE. Parmi BNP Paribas (39 millions) et Société Générale (38 millions) battent des records.
  • La BNP détient 171 filiales dans les paradis fiscaux, et a réalisé en 2014 2,5 milliards d’€ de profits.
  • La Société Générale a fait 1,3 milliards d’€ de profits et annonce la suppression de 3 000 emplois et de 400 agences.
  • La banque HSBC a détourné 180 milliards d’€ de l’impôt, dont 5 milliards en France, par l’entremise de sa filiale suisse.

… C’est dur pour les autres

  • Les frais bancaires ont augmenté de  13 % en moyenne au 1er janvier 2017
  • BNP et SG financent allégrement les activités les plus polluantes, comme les centrales à charbon de Pologne et D’Indonésie.
  • 20 000 suppressions d’emplois sont annoncées dans le secteur bancaire.
 
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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:10
"Amplifions la mobilisation pour faire échec à la ratification nationale du CETA" (Pierre Laurent)

 

Le parlement Européen adopte le CETA : « Amplifions la mobilisation pour faire échec à sa ratification nationale » (Pierre Laurent)

 

Par 408 voix pour, 254 voix contre et 33 abstentions, le parlement européen vient d’adopter le traité de libre-échange conclu entre l'UE et le Canada (ou CETA) qui de fait va entrer en vigueur de manière provisoire avant toute ratification des parlements nationaux.

Jusqu’au bout, les députés du groupe GUE-NGL se sont battus avec les nombreuses organisations et manifestants contre l’adoption de ce texte qui nie les droits de douanes pour plus de 90% de produits agricoles canadiens arrivant sur le marché européen, qui déréglemente les protections environnementales, les droits sociaux ou encore l’alimentation. Ce texte soumettra nos collectivités locales à appliquer les procédures du CETA dans de nombreux domaines comme l’ouverture des marchés publics, l'ouverture de leurs services locaux ou encore sur la réglementation des activités des entreprises canadiennes sur leur sol.

 

De plus, par des accords bilatéraux que Donald Trump pourra conclure au nom des Etats-Unis avec le Canada, s’ouvrira des passerelles pour continuer à commercer avec l’Europe sous les conditions du CETA, tout en poursuivant son discours d’apparat contre le Traité Transatlantique (TAFTA).

 

En ce sens, le CETA se révèle comme un véritable cheval de Troie, ouvrant la voie royale à une nouvelle génération de traités commerciaux qui nient les souverainetés nationales en dessaisissant les gouvernements et parlements de leur libre administration dans l'intérêt général, comprenant des dispositions d'arbitrage, de coopération réglementaire ou encore de libéralisation des services par voie de liste négative, ou d'ouverture de nos marchés publics à davantage d'entreprises étrangères. 

 

Plus que jamais la mobilisation doit s’amplifier pour faire échec à sa ratification nationale.

La semaine dernière, sur proposition des députés communistes et du FDG, une résolution a été adoptée à l’Assemblée Nationale exigeant une consultation d’urgence du parlement avant la mise en œuvre provisoire du CETA prévu le 1er mars et d’autre part de soumettre sa ratification à la volonté populaire par l’organisation d’un référendum.

Le PCF et ses élus vont continuer de rassembler autour de cette exigence de référendum faisant appel à l’intelligence collective des citoyens, à la fois pour mesurer le contenu réel du CETA et d’ouvrir le débat nécessaire sur une régulation de la mondialisation économique, commerciale, sociale, culturelle et environnementale à contrario de la priorisation de la concurrence effrénée sur les droits les plus fondamentaux, qui détruit nos sociétés et notre planète.

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 16:07
Ceta: le Parlement européen ratifie le CETA

CETA : le Parlement européen adopte l’accord commercial UE-Canada

jeudi 16 février 2017

Le Parlement européen a approuvé le 15 février, l’accord de libre-échange entre l’Union européenne (UE) et le Canada (CETA) par 408 pour, 254 contre et 33 abstentions.

Jusqu’au bout, les députés du groupe GUE-NGL se sont battus avec les nombreuses organisations et manifestants contre l’adoption de ce texte qui nie les droits de douanes pour plus de 90% de produits agricoles canadiens arrivant sur le marché européen, qui déréglemente les protections environnementales, les droits sociaux ou encore l’alimentation.

Ce texte soumettra les collectivités locales à appliquer les procédures du CETA dans de nombreux domaines comme l’ouverture des marchés publics, l’ouverture de leurs services locaux ou encore sur la réglementation des activités des entreprises canadiennes sur leur sol.

Le Ceta va maintenant devoir passer devant tous les Parlements des États membres, alors que, par ailleurs, plusieurs recours devant des juridictions nationales ou communautaires – des procédures à haut risque pour le traité de libre-échange qui place les intérêts des multinationales au-dessus de l’intérêt général – ont été déposés. Au Parlement européen, les opposants au Ceta appellent à maintenir la pression sociale et citoyenne.

Pour rappel : Sur proposition des députés communistes et du Front de Gauche, une résolution avait été adoptée à l’Assemblée nationale début février (voir Cidefil du 3/02/2017) exigeant une consultation d’urgence du Parlement avant la mise en œuvre provisoire du Ceta, prévue le 1er mars, et d’autre part de soumettre sa ratification à la volonté populaire par l’organisation d’un référendum.

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:30
2017-1917: Centenaire de la Révolution d'Octobre. Causerie de Greg Oxley sur la révolution russe, sa préparation, son déroulement, son retentissement, ses réussites et échecs le mercredi 15 février à 18h à l'invitation du PCF à Morlaix
2017-1917: Centenaire de la Révolution d'Octobre. Causerie de Greg Oxley sur la révolution russe, sa préparation, son déroulement, son retentissement, ses réussites et échecs le mercredi 15 février à 18h à l'invitation du PCF à Morlaix

2017- 1917: la Révolution, toujours au programme?

On commémore cette année le centenaire d'un événement qui a profondément marqué le XXème siècle et l'histoire mondiale: la Révolution Russe, et tout particulièrement la révolution bolchevique d'Octobre dirigée par Lénine, la première expérience politique communiste. 

Pour connaître et comprendre, s'interroger, tirer des enseignements et questionner le devenir des idées communistes à partir d'une réflexion attentive au contexte et aux circonstances, aux poids des idées et des hommes, comme à celui des déterminations historiques, sociales et internationales, pour mesurer les réussites et les échecs de cette expérience révolutionnaire au retentissement prodigieux, la section PCF du Pays de Morlaix invite:

GREG OXLEY, intellectuel marxiste et militant communiste parisien d'origine anglaise, spécialiste de cette période

et directeur du journal "La Riposte"

pour une Causerie-débat d'éducation populaire

LE MERCREDI 15 FEVRIER à 18H

au local du PCF Morlaix - 2, petite rue de CALLAC à Morlaix 

 

Cette réunion est ouverte à toute personne intéressée, militant du Parti Communiste ou pas. Un pot fraternel sera servi après la réunion. 

Greg Oxley était déjà venu à Morlaix, invité par la section du PCF, il y a deux ans, le 26 février 2015, pour une causerie très intéressante sur l'actualité de la pensée de Marx, confrontée à la crise européenne.     

 

 

     

 

Greg Oxley

Greg Oxley

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:24
Morlaix Communauté: compte rendu du Conseil Communautaire du 13 février 2017 dans le Ouest-France (Anaïg Dantec)
Ouest-France, 15 février 2017

Ouest-France, 15 février 2017

Morlaix Communauté: compte rendu du Conseil Communautaire du 13 février 2017 dans le Ouest-France (Anaïg Dantec)
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:12

L'augmentation du coût de traitement des déchets verts explique en partie le choix de la hausse de la TEOM.

L'augmentation du coût de traitement des déchets verts explique en partie le choix de la hausse de la TEOM.

 

Les grandes lignes du budget 2017 de Morlaix communauté ont été présentées, lundi soir, lors du conseil communautaire. Deux options sont retenues cette année : augmenter la taxe d'enlèvement des ordures ménagères et réduire la dotation de solidarité communautaire pour les communes.

1. Budget 2017 : difficile équation. Le rapport d'orientations budgétaires a monopolisé le débat, lundi soir. Il donne les grandes lignes du budget qui sera voté le 27 mars. La situation financière est satisfaisante mais sous tension. Depuis 2014, les recettes ne cessent de baisser. 2017 ne dément pas cette tendance : on constate une baisse des dotations de l'État (5,4 millions d'euros en moins entre 2016 et 2017) et un ralentissement des ressources fiscales (baisse de 10,52 %, soit 303.036 € en moins). Or, Jean-Luc Fichet, président, l'a rappelé, l'objectif est de maintenir un niveau d'investissement élevé (de l'ordre de 10 millions d'euros par an) pour conforter l'attractivité du territoire, tout en conservant des marges de manoeuvre : « Il va falloir faire des choix pour que 2018, 2019 et 2020 ne soient pas des années de difficultés ».

2. Hausse de la taxe déchets. Côté recettes, l'intercommunalité envisage clairement une hausse de la TEOM (Taxe d'enlèvement des ordures ménagères) de 2,4 % minimum, pour faire face à l'évolution du coût du traitement des déchets verts (mise aux normes des déchèteries) et à l'évolution de la taxe générale pour les activités polluantes. Pour Guy Pennec, maire de Plourin-lès-Morlaix et vice-président chargé de l'environnement, cet « électrochoc financier » est indispensable. « On ne peut pas continuer comme ça, au risque de se faire rattraper par la réglementation ! », prévient-il. Yves Moysan, maire de Plouezoc'h, assure que « la population est capable de comprendre ». Agnès Le Brun se dit « évidemment d'accord » mais se demande si « l'augmentation des taxes est la seule réponse à donner », surtout si le service assuré derrière n'est pas à la hauteur, comme pour les encombrants, rappelle le maire de Morlaix qui dénonce une « volonté d'endormir et de nous dire, c'est comme ça de toute façon ». La question du service public a également été évoquée par Ismaël Dupont : « On peut accepter de payer plus cher mais il faut un service au moins équivalent, voire meilleur ».

3. La dotation de solidarité communautaire dans le viseur. Pour résoudre l'équation du budget, Morlaix communauté agira sur les dépenses, en accentuant l'effort sur les charges à caractère général et courantes. Point plus épineux, la dotation de solidarité communautaire (DSC), dont le niveau pourrait être revu à la baisse. « Une très mauvaise nouvelle pour les communes », s'inquiète Ismaël Dupont, élu de l'opposition à Morlaix, dont l'opinion est partagée par Alain Tigréat, l'adjoint aux finances de la ville centre. « On y touchera faiblement, assure Jean-Luc Fichet, rappelant que cette dotation est facultative. Quand on est en croissance, on la partage mais ce n'est plus le cas. Aujourd'hui, il est impossible de garder le même niveau ».

4. Plaidoyer pour un « pacte fiscal ». Pour ce qui est des flux financiers avec les communes membres, Jean-Luc Fichet évoque l'idée d'un « pacte financier fiscal ». C'est ce vers quoi il faut aller, selon Yvon Le Cousse, maire de Plougonven, afin d'obtenir une « harmonie » en termes de fiscalité sur le territoire.

EN COMPLÉMENT

La séance en bref

La Halle Jézéquel désormais gérée par la commune de Garlan. La halle Jacques-Jézéquel, située à Langolvas, à Garlan, accueille des manifestations équestres et agricoles. Morlaix communauté en est propriétaire mais Garlan se propose pour l'exploitation et le suivi technique du site avec ses propres moyens humains et matériels. Proposition acceptée par le conseil communautaire. La prestation de la commune de Garlan sera rétribuée sur la base de quatre heures par semaine au coût horaire de 65 €, soit un montant annuel de 13.520 €. L'UPCA conserve l'exploitation de l'espace aquatique. L'UPCA reste délégataire de service public pour l'espace aquatique communautaire, à Plourin-lès-Morlaix. Le nouveau contrat démarrera le 1e r mars 2017 pour une durée de six ans et dix mois. Nouveauté : des espaces verts seront aménagés, ainsi que 18 jeux d'eau, actifs en juin. 102.056 € pour Saint-Thégonnec Loc-Éguiner. Un fonds de concours de 102.056 € a été attribué à Saint-Thégonnec Loc-Éguiner pour la revitalisation du second pôle urbain de la commune nouvelle. Ligne 30 Morlaix-Lannion : à quand un tarif unique ? Le contrat d'exploitation de la ligne 30 Morlaix-Lannion, gérée par Morlaix communauté et Lannion Trégor agglomération, arrive à échéance en août. Une nouvelle passation de marché sera engagée. Sur ce point, Gwénolé Guyomarc'h, maire de Locquirec, a rappelé que, dans le Finistère, le billet coûte 1 € et dans les Côtes-d'Armor, 1,2 €. « Ce serait bien de se mettre d'accord ! », a-t-il lancé. Destruction des nids de frelons asiatiques. 4.500 € ont été donnés pour les demandes de destruction de nids de frelons asiatiques, réceptionnées après le 15 novembre. Il est rappelé que Morlaix communauté participe à 50 % du coût supporté par les particuliers pour la destruction de nids (aide plafonnée à 50 €). Aides économiques. En 2016, 29.000 € d'aides à l'installation des jeunes agriculteurs ont été octroyées; 25.000 € dans le cadre de l'aide à l'immobilier d'entreprise et 35.724 € pour l'aide au commerce et à l'artisanat de services en milieu rural.

+ Appel au maintien des bureaux de poste et soutien au centre de Perharidy

« Nous, élus de Morlaix communauté, réclamons le maintien des bureaux de poste concernés par le plan de restructuration sur le pays de Morlaix : le bureau de poste de La Boissière, à Morlaix et ceux de Plouigneau, de Plourin-lès-Morlaix et de Taulé ». Cette motion, lue hier soir par Ismaël Dupont, a été votée à l'unanimité par les élus de Morlaix communauté. Elle intervient après l'annonce, le 2 février, de la direction de La Poste de supprimer les quatre bureaux cités. Dans les bourgs, ils pourraient être remplacés par des agences postales communales. Sur ce point, le maire de Plounéour-Ménez, Jean-Michel Parcheminal, a rappelé que sa commune a fait ce choix après la suppression du bureau de poste : « Cette agence assure 80 à 85 % des opérations postales et permet, pour les agents de la commune, de compenser le transfert de certaines activités. Et cela apporte du trafic supplémentaire dans le bourg », a témoigné le maire qui a tout de même approuvé la motion car les communes restent, comme le dit le texte, « confrontées aux risques de désertification des bourgs et des quartiers, aux besoins de services publics et à la réduction des marges de manoeuvre budgétaires ».

« Ça concerne tout le pays de Morlaix »

Même unanimité pour le soutien au centre de Perharidy, l'une des entités de la fondation Ildys, à Roscoff. « Ça ne se passe pas directement sur notre territoire mais ça concerne tout le pays de Morlaix », a rappelé Jean-Luc Fichet. Pour rappel, la réforme du financement des activités de soins de suite et de réadaptation (SSR) menace, à terme, la survie du centre de Perharidy, qui emploie 600 personnes. Le conseil communautaire « soutient la fondation Ildys pour un arrêt de mise en application de la réforme du financement des activités de SSR très spécialisées adultes et pédiatriques, réalisées à Roscoff, et appelle de ses voeux, de la part du ministère des Affaires sociales et de la Santé, des solutions pour protéger ces modes de prise en charge ».

+ Un local pour les Utopistes ? « On est au travail »

En fin de séance, Ismaël Dupont s'est fait la voix, par le biais d'une question orale, des « Utopistes en action ». Cette association oeuvre pour collecter des vêtements et d'autres fournitures de première nécessité pour les réfugiés, sans-abri et les plus démunis, sur le territoire, à Calais ou à Paris. L'association, à l'étroit dans son local actuel, en demande un nouveau, mis à disposition par Morlaix communauté ou cofinancé par l'intercommunalité. Cet endroit, rappelle Ismaël Dupont, « pourrait aussi servir de lieu d'échange et de concertation pour toutes les associations et collectifs qui travaillent dans la solidarité ». « Où en est la réflexion de l'exécutif de Morlaix communauté sur ce sujet ? », interroge l'élu Front de gauche.

Fédérer les associations

« On est au travail, a répondu Jean-Luc Fichet, saluant au passage le travail des Utopistes en action. Mais je souhaiterais que les différentes associations se fédèrent pour que, nous, par la suite, on trouve des locaux adaptés ». Le « Collectif transports publics Morlaix communauté secteur sud » était présent dans la salle, lundi soir. Ce groupe alerte sur le manque de rotations de bus pour le sud du territoire, alors que la décision sur le futur délégataire de service public (DSP) ou une gestion publique directe doit être prise dans l'année. Le collectif s'inquiète du fait que le choix de la DSP ait déjà été fait. Ils ont obtenu un rendez-vous avec Jean-Luc Fichet dans les jours à venir.

+ Égalité femmes-hommes : peut clairement mieux faire...

L'égalité entre les femmes et les hommes serait-elle un sujet mineur, qui mérite moins d'attention que le budget, le développement durable ou la composition des commissions ? La question mérite d'être posée puisque la lecture du rapport de situation en matière d'égalité femmes-hommes au sein de Morlaix communauté n'a pas passionné les élus, lundi, provoquant même parfois l'hilarité et le relâchement de tous. Certes, ce rapport arrivait après un long débat sur le budget. Certes, sa présentation devant l'assemblée est une obligation légale. Mais de là à en faire une simple formalité... Pourtant, les informations révélées par ce rapport ne sont pas anodines et sont le reflet de ce qu'il se passe dans le monde du travail : avec 37 % de femmes dans ses effectifs, Morlaix communauté est moins féminisée que la moyenne de la fonction publique territoriale. Elles sont minoritaires sur les postes de direction (25 %) et de chef de service (38 %). « Il y en a trois ou quatre, alors ça va... », a ironisé Agnès Le Brun, seule élue à prendre la parole sur le sujet. Elles y occupent la totalité des 34 temps partiels et le salaire moyen d'une femme s'élève à 1.818 € (temps partiels compris) contre 1.907 € pour les hommes. « Peut mieux faire », a simplement conclu Guy Pouliquen, rapporteur. Oui, peut assurément mieux faire. Et les premiers à donner l'exemple ne devraient-ils pas être nos élus ?

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/morlaix-communaute-budget-il-faudra-faire-des-choix-15-02-2017-11401877.php

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 11:00

Un conseil communautaire où se sont manifestés encore une fois les conséquences néfastes de la politique d'austérité infligée aux collectivités, avec une crise importante des recettes de Morlaix Communauté appelant l'exécutif de Morlaix Communauté à défendre à une nouvelle de la TEOM (taxe d'enlèvement des ordures ménagères), une baisse des dotations de solidarité communautaire versées aux communes, une restriction des subventions et des dépenses de fonctionnement se traduisant sans doute par des évolutions préoccupantes pour les usagers en matière de gestion des déchets et par une moindre ambition sur les transports en commun. 

C'est ce que j'ai défendu dans mon intervention sur le rapport d'orientation budgétaire, grosso modo celle-ci: 

Serge Le Pinvidic nous a présenté avec de la pédagogie de biens mauvaises nouvelles.

" La lecture du rapport d'orientation budgétaire de Morlaix Communauté manifeste les conséquences préjudiciables de la politique d'austérité et d'accentuation du libéralisme du gouvernement socialiste (via 40 milliards d'euros d'aides aux entreprises via le CICE, la baisse de l'ISF, etc.) sur les marges de manoeuvre des collectivités, leur soutien aux services publics locaux, aux associations, leur capacité d'investissement. Entre 2014 et 2017, la baisse cumulée de dotations de l'Etat a été de 5 392 000€, la DGF qui composait des pertes de recettes fiscales prélevées localement et des transferts de compétence étant passée de 6, 140 millions d'euros en 2014 à 3, 858 millions d'euros par an en 2017. En 2017, la communauté perd à nouveau près de 1 million d'euros en cumulé de dotations d'Etat. 

Je ne cesse personnellement de remettre en cause cette logique politique d'assèchement des finances des collectivités locales pour réduire la part des dépenses publiques dans le PIB et très souvent on me reproche alors, tout en disant "il va falloir faire des sacrifices", "tout ne sera pas possible", "on va se concentrer sur des compétences strictement définies", de tenir un discours de politique nationale qui n'aurait rien à voir avec nos problématiques locales. On voudrait nous enfermer dans la croyance qu'il n'y a pas d'alternative. 

C'est faux bien sûr. On ne peut pas s'exonérer des conséquences néfastes sur le terrain local des choix de politiques économiques que l'on fait sur le plan national. Il est faux de dire qu'il n'y a pas d'alternative. Il y a plusieurs manières de réduire la dette publique: on peut aussi lutter contre les baisses de prélèvements et de cotisations sociales sur les grands groupes, lutter contre l'évasion fiscale, augmenter l'imposition des plus riches, réduire certaines dépenses comme l'investissement dans le nucléaire militaire, réduire le train de vie des grands élus... L'austérité appliquée aux dépenses publiques locales nuit au service proposé aux citoyens et au dynamisme des territoires.

Car cette politique a des conséquences sur le niveau et la qualité des services publics rendus à la population, sur le soutien aux associations, sur la pression mise sur le personnel, sur l'augmentation des impôts locaux (2% d'augmentation du taux de la part intercommunale de la taxe d'habitation et de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères en 2016, et une poursuite de l'augmentation de la TEOM dans les années à venir sans doute, en tout cas c'est ce qui est préconisé).

Cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas des économies à réaliser à Morlaix-Communauté: études commandées systématiquement alors que les commissions d'élus thématiques sont souvent dessaisies en fait de la responsabilité politique des constructions de projets communautaires d'investissement ou des choix de gestion, embauches de cadres A à des postes de direction qui multiplient les intermédiaires entre les élus et les agents et transforment la communauté en armée mexicaine où il y aura bientôt autant de cadres que d'exécutants, aide aux entreprises distribuées parfois très généreusement, DSP dont il n'est pas toujours sûr qu'elles favorisent réellement des économies d'argent public). 

Les recettes sont en baisse cette année car, outre une Dotation Générale de Fonctionnement versée par l'Etat qui continue à fondre, les recettes fiscales sont elles-mêmes en baisse: 

 - moins 321 649€ en 2017 pour la taxe d'habitation, c'est la conséquence de l'exonération des contribuables qui ont perdu le bénéfice de la part supplémentaire du quotient familial, notamment des personnes âgées à revenus modestes (des allocations compensatrices sont prévues par l'Etat mais elles ne suffisent pas à compenser la perte, qui procède cette fois d'une mesure de rééquilibrage parfaitement justifiée). 

- moins 64 000€ pour la contribution financière des entreprises et moins 179 000€ sur la contribution sur la valeur ajoutée des entreprises: cela traduit une situation économique difficile et morose sur le pays de Morlaix.

L'hypothèse de travail de l'exécutif est d'augmenter à nouveau la TEOM, de faire en sorte que le budget collecte et traitement des déchets s'autofinance, ce qui supposerait des "mesures volontaristes" pour restreindre les dépôts de déchets en déchetteries et le coût des collectes. Avec quelles conséquences pour les usagers qui vont payer davantage en voyant peut-être les services proposés se restreindre, ou devenir payant si on cherche à limiter l'accès aux déchetteries?

L'exécutif veut aussi baisser le poids des subventions, aujourd'hui porté à 2 millions d'euros, en se restreignant aux champs de compétence stricts et aux priorités du projet de territoire, et limiter la hausse des charges de fonctionnement en personnel: "la communauté doit opérer des choix plus restreints de financement en lien avec les priorités du projet de territoire". Or, on voit que des associations qui remplissent un rôle social essentiel comme l'ORPAM au service des personnes âgées, de leurs accès à la culture, aux loisirs et au lien social, sont aujourd'hui en danger et se débatte avec la charge d'un salarié à payer dans des situations difficiles, à la recherche perpétuelle de subventions ciblées qui ne suffisent pas à couvrir les charges.   

La communauté envisage aussi à titre d'hypothèse de travail de baisser les dotations de solidarité communautaires versées aux communes en fonction de critères socio-économiques (fiscalité, population, part de logement social...). Une mauvaise nouvelle potentielle pour des communes qui souffrent aussi fortement de la baisse des dotations et d'une marginalisation liée à la loi NOtre et à la réforme territoriale privilégiant les échelons supérieurs d'organisations, même s'ils sont souvent insuffisamment démocratiques et si on éloigne le citoyen des instances de décision. 

Le document budgétaire prévoit aussi "d'optimiser la charge financière de la communauté pour les transports" ce qui laisse très mal augurer d'une prise en compte d'une demande de densification de l'offre de transport en commun sur le secteur sud et sud-est de la communauté et d'un retour en régie publique ou en société publique des transports dans le secteur urbain et péri-urbain à l'expiration des contrats de DSP avec Kéolis et d'affermage qui arrive cette année. On nous dit même qu'il "paraît possible de prévoir une participation moindre du budget général". Avec quelles conséquences sur le niveau de l'offre proposée? 

 

Je suis intervenu aussi sur le rapport développement durable en disant qu'un des leviers essentiels de la lutte contre le réchauffement climatique, le développement d'une politique de transport en commun réellement attractive (grâce à la qualité et la densité du réseau de bus et de cars, aux propositions tarifaires encourageantes, à l'expérimentation de la gratuité, grâce au maintien et au développement de l'offre ferroviaire de proximité) n'avait pas été privilégié dans les options budgétaires de Morlaix Communauté et qu'au regard de cet enjeu, beaucoup de mesures prises pouvaient malgré leur pertinence sembler anecdotiques.

 

Je suis intervenu sur la mise à disposition d'un agent de Garlan pour l'entretien de la halle Jezequel en relayant le point de vigilance et d'inquiétude des représentants du personnel par rapport au fait que Morlaix-Communauté externalise des activités à des agents qui ne bénéficieront pas des mêmes droits, du même statut que les agents de Morlaix-Communauté. 

 

Je suis intervenu sur le plan de financement des zones d'activité économique, de compétence communautaire désormais, avec le lancement à nouveau d'une étude d'optimisation, en demandant à ce que soit intégré le critère de la préservation du dynamisme commercial des centre-villes et des centre-bourgs et la réduction d'une concurrence entre les zones commerciales périphériques et les commerces de centre-ville, notamment pour Morlaix.   

 

En fin de conseil, j'ai présenté une question orale pour l'aide à l'installation d'un nouveau local adapté pour les " Utopistes en Action": 

 

Question Orale : un local pour les « Utopistes en action » ?

L'association « Les Utopistes en action » abat un gros travail et fédère de multiples énergies pour organiser des friperies solidaires partout sur le territoire, pour collecter des vêtements et d'autres fournitures de première nécessité pour les réfugiés, sans-abris et démunis de tout, qu'ils soient présents sur le territoire, à Calais, ou à Paris, organisant plusieurs convois, 5 ou 6 depuis un an, vers Calais ou Paris et suscitant d'innombrables manifestations de solidarité vis-à-vis des réfugiés et migrants de citoyens de la région de Morlaix.

Depuis plusieurs mois, en assistant aux Conseils Communautaires, s'entretenant avec les élus, communiquant avec la presse, le groupe des « Utopistes en action » demande un appui de la Communauté d'agglomération et des élus des communes de Morlaix-Communauté pour accéder à un nouveau local d'environ 300 m² qui permettrait de mettre à l'abri les vêtements donnés, d'organiser une friperie permanente, et de faciliter le tri des vêtements pour leur distribution.

Aujourd'hui, le hangar privé dont les Utopistes dispose est saturé et ne permet ni de trier convenablement les vêtements, ni d'assurer des services de friperie sur place.

Les « Utopistes en action » qui ont organisé avec succès le « Festival des Utopies » le 17 septembre au Cloître-Saint-Thégonnec l'année dernière en fédérant plusieurs dizaines d'associations et de collectifs ont fait la preuve de leur capacité à travailler avec d'autres associations qui viennent en aide aux migrants et aux plus démunis : Secours Populaire, Comité de Chômeurs, Chiffonniers de la joie, Restos du cœur...

Ils souhaiteraient qu'en cas de possibilité d'accéder à un nouveau local, soit par une mise à disposition de bâtiments communautaires,  soit par un co-financement de Morlaix-Communauté, sachant qu'ils peuvent avoir aussi un apport financier propre, celui-ci puisse servir aussi de lieu d'échange et de concertation pour toutes les associations et collectifs qui travaillent dans la solidarité avec les plus démunis, et les migrants et réfugiés.

Dans le cadre des compétences de la Communauté d'agglomération en terme de cohésion sociale, n'est-il pas temps de rechercher activement une solution pour que les Utopistes en action puissent accéder à un local adapté à leurs ambitions et à l'intérêt public et social indéniable du travail qu'ils réalisent. Où en est la réflexion de l'exécutif de Morlaix-Communauté sur ce sujet ?

 

Jean-Luc Fichet n'a pas fermé complètement la porte, reconnu la qualité du travail des Utopistes, mais a donné une réponse qui peut paraître dilatoire quand même en disant que les associations devraient être fédérées, consultées pour peut-être être hébergées ensemble, et que des études allaient être menées sur l'emplacement d'un local ("on y travaille"), sachant que cela peut prendre beaucoup de temps, et que Morlaix Communauté dispose de locaux vides actuellement, à Pleyber-Christ, à Morlaix...  

 

Enfin, j'ai présenté en fin de conseil une motion de défense des bureaux de poste du pays de Morlaix qui a été adoptée à l'unanimité: 

Vœu qu'Ismaël Dupont, élu communautaire Front de Gauche de Morlaix, demande à pouvoir être présenté et soumis au vote au conseil de communauté du lundi 13 février 2017.

Nous refusons la fermeture des bureaux de poste dans le pays de Morlaix

Le 2 février dernier, le chef d'établissement de la poste à Morlaix annonçait aux salariés un nouveau plan de réorganisation drastique des bureaux de poste, après celui de 2010-2011 qui avait occasionné une longue grève des salariés pour défendre le service public postal.

Cette fois-ci, la société anonyme La Poste dont l'actionnaire principal est l’État mais qui est gérée comme une entreprise privée avec des objectifs de rentabilité qui marginalisent les missions de services publics traditionnelles, a décidé de supprimer le bureau de Poste de La Boissière qui emploie deux agents fonctionnaires de La Poste en externalisant l'activité si possible auprès d'un commerçant, le bureau de poste se transformant en relais commerçant.

Celui-ci évidemment ne pourrait dispenser les mêmes services bancaires, n'ayant pas accès aux comptes des clients, ne pouvant faire des retraits excédant 150 euros, ne pouvant garantir la même confidentialité et les mêmes activités de conseil. Or, la banque postale, du fait de son statut encore récent de services publics et de ses tarifs encore attractifs, est perçue comme une banque d'intérêt général fréquentée par les catégories populaires et les personnes âgées notamment.  

Ce plan de réorganisation annoncé le 2 février 2017 prévoit aussi la suppression des bureaux de poste de Taulé, de Plourin-les-Morlaix, de Plouigneau, avec un transfert possible, dans le cadre d'une négociation et si les communes concernées l'acceptent, des charges vers les communes pour créer des Agences Postales Communales, ou alors une création de relais commerçants. A chaque fois, la Poste externalise et se décharge des activités de service public les moins rentables.

Le contrat de présence postale négocié au niveau national entre la direction de la poste, le gouvernement et l'Association des Maires de France, prévoyait une multiplication des partenariats, agences postales communales ou relais commerçants remplaçant progressivement des bureaux de poste, qui ne représentent aujourd'hui plus que 54 % des points de vente, et supprimait le droit de veto du maire et du conseil municipal pour la suppression des bureaux de poste.

La Poste a reçu pourtant ces dernières années 300 millions d'euros dans le cadre du CICE, tout cela pour détruire année après année des emplois (entre 3500 et 5000 emplois supprimés par an, avec des tournées de plus en plus impossibles pour les facteurs) et privilégier la rentabilité financière. 

Nous élus de Morlaix Communauté, confrontés aux risques de désertification des bourgs et des quartiers, aux besoins de services publics et de services au public de la population, à la réduction des marges de manœuvre budgétaires communales, réclamons le maintien des bureaux de poste concernés par le plan de restructuration sur le pays de Morlaix : le bureau de poste de La Boissière à Morlaix, de Plouigneau, de Plourin les Morlaix, de Taulé.

Compte rendu de mes interventions

Ismaël Dupont élu communautaire PCF-Front de Gauche - le 14 février 2017

 

Prochain Conseils de Communauté à la CCI de Morlaix: 

le lundi 20 mars à 18h

le lundi 27 mars à 18h (vote du budget)

le lundi 24 avril à 18h

le lundi 29 mai à 18h 

le lundi 3 juillet à 18h 

 Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 février 2017 (photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu par Ismaël Dupont de ses interventions)
 Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 février 2017 (photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu par Ismaël Dupont de ses interventions)
 Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 février 2017 (photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu par Ismaël Dupont de ses interventions)
 Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 février 2017 (photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu par Ismaël Dupont de ses interventions)
 Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 février 2017 (photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu par Ismaël Dupont de ses interventions)
 Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 février 2017 (photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu par Ismaël Dupont de ses interventions)
 Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 février 2017 (photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu par Ismaël Dupont de ses interventions)
 Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 février 2017 (photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu par Ismaël Dupont de ses interventions)
 Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 février 2017 (photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu par Ismaël Dupont de ses interventions)
 Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 février 2017 (photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu par Ismaël Dupont de ses interventions)
 Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 février 2017 (photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu par Ismaël Dupont de ses interventions)
 Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 février 2017 (photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu par Ismaël Dupont de ses interventions)
 Conseil communautaire de Morlaix-Co du 13 février 2017 (photos de Pierre-Yvon Boisnard et compte rendu par Ismaël Dupont de ses interventions)
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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 08:40
Ceta. L'accord de libre-échange Europe-Canada en 7 questions (Ouest-France, 15 février 2017)

Le Parlement européen se prononce ce mercredi sur le Ceta, l'accord de libre-échange entre l'Union européenne et le Canada. Quelle que soit l'issue du vote, l'intense opposition au traité ne sera pas sans conséquences sur la politique commerciale future de Bruxelles. Pourquoi ce texte est-il farouchement prôné par les uns, violemment contesté par d'autres ? Et que prévoit exactement ce document de 1 600 pages ?

Quels sont les objectifs du Ceta ?

Négocié pendant sept ans, cet épais document de plus de 1 600 pages - baptisé « Accord économique et commercial global (AEGC) », en anglais Ceta -, soumis ce mercredi au vote du Parlement européen, entend supprimer plus de 99% des droits de douane avec Ottawa.

Il ferait progresser de 25% le commerce de l'Union avec le Canada, son 12e partenaire commercial, faisant croître le PIB européen d'environ 12 milliards d'euros par an. Un chiffre qui reste à comparer aux 14 600 milliards d'euros de PIB de l'UE en 2015.

Pourquoi le Ceta est-il contesté ?

Présenté par les dirigeants européens comme un nouvel « accord modèle » de libre-échange, ce traité commercial se heurte toujours à de vives oppositions.

Ses adversaires le jugent anti-démocratique, trop favorable aux multinationales, léger sur l'environnement ou encore dangereux pour l'agriculture européenne.

Tous les produits sont-ils concernés ?

Non. Parmi les exceptions au traité: certains produits agricoles, comme les viandes bovines et porcines, dans le sens Canada-UE, qui resteront soumises à des quotas.

L'accord fournit aussi une protection supplémentaire à 143 origines géographiques spécifiques (AOC), dont 42 françaises, comme le « Roquefort », le « Saint-Nectaire » ou les « Pruneaux d'Agen ».

Quel intérêt pour les Européens ?

Grâce au Ceta, les entreprises européennes auront désormais accès aux marchés publics canadiens, y compris ceux des villes et des provinces qui gèrent une part importante des dépenses publiques. Une véritable avancée pour les Européens qui avaient, eux, déjà accordé un large accès à leur marché aux compagnies canadiennes.

L'accord, qui concerne plus de 500 millions d'Européens et 35 millions de Canadiens, ne modifiera pas les règles européennes sur la sécurité alimentaire ou la protection de l'environnement, assure l'UE.

Il vise au contraire à améliorer la coopération entre les organismes européen et canadien sur ces normes.

Les produits canadiens ne pourront donc être importés dans l'Union européenne que s'ils respectent la réglementation de l'UE et le boeuf aux hormones ne sera pas autorisé.

Quid du très contesté tribunal d'arbitrage ?

C'est en effet le point le plus sensible : la possibilité donnée à une multinationale investissant à l'étranger de porter plainte contre un Etat qui adopterait une politique publique contraire à ses intérêts, afin de demander réparation.

Un mécanisme qui a permis à Philip Morris d'attaquer l'Uruguay pour sa politique anti-tabac ou au géant minier Oceanagold de poursuivre le Salvador pour lui avoir refusé un permis d'exploitation pour raisons environnementales.

Le CETA créera un tribunal permanent, modernisé par rapport aux autres traités, composé de 15 juges professionnels nommés par l'UE et le Canada. Toutes les auditions seront publiques et il sera possible de faire appel. « Une sorte de Cour publique des investissements qui ouvre la voie à une Cour internationale des investissements », selon un négociateur européen.

Malgré cela des ONG n'ont pas été convaincues, craignant que ces « pseudo-juges » soient des avocats d'affaires liés à des cabinets privés.

Une fois que les contours de ces tribunaux auront été définitivement arrêtés, la Belgique s'est engagée à saisir la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) pour vérifier sa conformité avec le droit européen.

 

Le Ceta en quelques chiffres-clés.
Le Ceta en quelques chiffres-clés. | Ouest-France

 

Que se passera-t-il si le traité est adopté ?

S'il est approuvé par le Parlement européen, une grande partie du traité entrera en vigueur de façon provisoire, essentiellement en ce qui concerne les dispositions relevant de la compétence exclusive de l'UE.

Parmi les chapitres provisoirement exclus, ce fameux tribunal d'arbitrage. En cas de litige avec un Etat, une entreprise devra porter plainte devant la juridiction du pays concerné ou la chambre arbitrale internationale de Paris, par exemple.

Les parlements nationaux auront-il leur mot à dire ?

Oui, et c'est un obstacle de taille au Ceta : pour entrer définitivement en vigueur, il devra être approuvé par les 38 Parlements nationaux et régionaux de l'UE. Une procédure très incertaine qui pourrait prendre des années.

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