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3 mars 2016 4 03 /03 /mars /2016 07:28
Israël a démoli 312 constructions palestiniennes en Cisjordanie en 6 semaines, soit plus de la moitié du total de 2015

Israël démolit 313 constructions palestiniennes en six semaines Plus de 500 Palestiniens ont été déplacés en raison des démolitions depuis le début de 2016, dont la grande majorité en Cisjordanie.

par Natasha Roth = 972 mag - site de l'AFPS

Israël a démoli 313 constructions palestiniennes en Cisjordanie et à Jérusalem-Est entre le 1er janvier et le 15 février 2016, soit plus de la moitié du total pour toute l’année 2015.

Plus d’un tiers de ces démolitions a été effectué en l’espace d’une semaine, entre le 9 et le 15 février, selon l’office humanitaire de l’ONU, OCHA. Le rythme intensif des démolitions depuis de l’année est en net contraste avec une relative accalmie à la fin de 2015, qui elle-même a suivi plusieurs vagues d’importantes démolitions tout au long de l’été dernier. Plus de 500 Palestiniens ont été déplacés en raison des démolitions depuis le début de 2016, la grande majorité d’entre eux en Cisjordanie. Les communautés palestiniennes des Collines d’Hébron du Sud, de la Vallée du Jourdain et de la zone E1 autour de Ma’ale Adumim ont été particulièrement affectées, selon l’association israéliennes des droits de l’homme, B’Tselem. La raison majeure à la base de ces démolitions est variable dans ces trois régions. Dans les Collines d’Hébron du Sud, huit villages se situent dans la “Zone de Tirs 918”, une zone d’entraînement militaire décrétée unilatéralement par l’armée israélienne. Pendant les 15 dernières années, l’armée a essayé de forcer les Palestiniens à évacuer ce territoire afin de pouvoir l’utiliser pour des exercices militaires. La dernière vague de démolitions a eu lieu au début de février quand l’Administration Civile — le gouvernement militaire israélien en Cisjordanie — a démoli 22 constructions dans deux villages distincts. La Vallée du Jourdain est un objectif à long terme de la politique d’annexion du gouvernement israélien. Les démolitions, les exercices militaires dérangeants et destructeurs et le redécoupage arbitraire des terres sont tous utilisés afin de regrouper les habitants des zones palestiniennes dans des enclaves de plus en plus petites, avec le but ultime de les faire partir totalement. L’ Administration Civile a exécuté une série de démolitions dans la Vallée du Jourdain en janvier et au début de février.

Les Palestiniens vivant dans la zone E1 autour de la colonie de Ma’ale Adumim, pendant ce temps, sont en permanence menacés d’expulsion en raison des projets israéliens de créer un territoire d’un seul tenant entre Jérusalem et la colonie. Plusieurs phases de démolitions y ont eu lieu en janvier. Dimanche, la seule école à Abu al-Nuwaar, une communauté bédouine dans la zone E1, a été démolie par les autorités israéliennes. Environ un tiers des constructions de Cisjordanie détruites cette année par Israël avaient été financées par les Européens, selon un reportage dans Haaretz (en hébreu). Le rythme en a significativement monté en puissance depuis 2015 : 104 constructions financées par les Européens ont été démolies cette année, contre 108 l’année dernière. Selon le rapport d’Haaretz, l’Administration Civile a été mise sous pression depuis l’intérieur du gouvernement pour accélérer le rythme des démolitions de maisons, bien que l’administration n’ait pas confirmé si ceci avait effectivement mené à l’accroissement de l’activité depuis le début de l’année. Israël a émis plus de 14.000 ordres de démolition à l’encontre de constructions palestiniennes dans la Zone C de la Cisjordanie, qui est entièrement sous contrôle sécuritaire et administratif israélien, depuis 1988. Environ 3.000 démolitions ont été exécutées dans cette période, en laissant quelque 11.000 ordres en suspens qui concernent plus de 17.000 constructions. Le gouvernement israélien soutient que de telles démolitions sont ordonnées et exécutées en raison de l’absence de permis de construire, mais entre 2010 et 2014 seulement 1,5 pour cent des demandes de permis par les Palestiniens en Cisjordanie ont été approuvées. La Coordination des Activités du Gouvernement dans les Territoires (CAGT), l’organisme qui préside l’Administration Civile, n’a pas répondu à une demande de commentaire sur ce problème. Dans le cas où une réponse serait reçue, elle serait ajoutée à cet article.

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 10:36

Communiqué du Parti Communiste Français

Mobilisation du 9 mars

La mobilisation ne cesse de grandir dans notre pays contre le projet de loi El Khomri et le dynamitage, inédit depuis 1945, du code du travail qu'il prépare. Le Parti Communiste Français, ses militant-e-s , ses élu-e-s, ses parlementaires, sont entièrement mobilisés pour s'opposer à ce texte , pour participer à toutes les initiatives, pour contribuer à ce que cette mobilisation se renforce jusqu'au retrait de ce texte rétrograde.

La riposte doit être à la hauteur de la gravité de l'attaque portée au monde du travail, aux salariés, à la jeunesse, à l'emploi.

Ce texte organise, au nom de la « modernité », le retour au 19ème siècle, il cherche à tuer l'idée même de progrès humain et d'extension des droits, il dilapide les conquêtes sociales et progressistes conquises de haute lutte. Il veut en finir avec l'existence en France d'une gauche de transformation sociale, qui agit au service des intérêts populaires, pour la réduire à la simple obéissance aux exigences du MEDEF. Le Parti Communiste Français refuse cette perspective.

Les centaines de milliers de signatures recueillies en quelques jours, les convergences sur le front syndical, des organisations de la jeunesse, de l'évolution du débat à gauche ont permis un premier recul du gouvernement. La mobilisation doit se poursuivre jusqu'au retrait du texte. Pour y contribuer, le PCF invite ses militant-e-s et elu-e-s à agir pour atteindre et dépasser le million de signatures, à être présents et contribuer partout au succès de la mobilisation, en commençant par celle prévue pour la journée du 9 mars.

Paris, le 2 mars 2016

Mobilisation du 9 mars contre le projet de loi El Khomri: communiqué du PCF

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 06:30

Après la séance de signature de pétition pour le maintien de la déchetterie de Plougonven et un réseau cohérent de déchetteries sur tout le territoire samedi sur le marché de Morlaix, le collectif citoyen pour la défense de la déchetterie de Toulivinen et de nombreux militants du PCF et du Front de Gauche étaient présents au Conseil Communautaire lundi pour rappeler la nécessité de préserver ces services publics de proximité, à Plougonven et St Thégonnec notamment.

Ils ont distribué à cette occasion des tracts aux conseillers communautaires et ont eu des entretiens avec eux, notamment avec Guy Pennec, le vice-président chargé de l'environnement.

Pendant la séance du Conseil Communautaire, après une intervention d'Ismaël Dupont (PCF- Front de Gauche) sur la question des déchetteries et plus largement de la défense des services publics et de la prise en compte des citoyens dans les processus de prises de décision, Martine Carn (ancienne élue communautaire, PCF-Front de Gauche) a remis la pétition avec 1300 signatures pour le maintien de la déchetterie de Plougonven aux élus de l'exécutif de Morlaix Communauté.

Curieusement, la journaliste de Ouest-France dans son article du jour ne fait aucune allusion dans son article à la présence d'une vingtaine de personnes pour défendre la déchetterie de Plougonven au conseil communautaire et de la remise de la pétition de 1300 signatures... Un détail très certainement...

Signatures de la pétition pour la défense de la déchetterie de Plougonven sur le marché à Morlaix le samedi 27 février

Signatures de la pétition pour la défense de la déchetterie de Plougonven sur le marché à Morlaix le samedi 27 février

Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Roger Héré (élu PCF Front de Gauche), Daniel Ravasio (secrétaire de section PCF du pays de Morlaix) et Guy Pennec, vice-président à l'environnement en grande discussion

Roger Héré (élu PCF Front de Gauche), Daniel Ravasio (secrétaire de section PCF du pays de Morlaix) et Guy Pennec, vice-président à l'environnement en grande discussion

Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Le prochain combat: oeuvrer au maintien d'une déchetterie de St Thégonnec

Le prochain combat: oeuvrer au maintien d'une déchetterie de St Thégonnec

Au centre, Martine Carn et Yannic Jaouen, deux des animateurs du collectif pour la défense de la déchetterie de Plougonven

Au centre, Martine Carn et Yannic Jaouen, deux des animateurs du collectif pour la défense de la déchetterie de Plougonven

Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)
Photos du Conseil de Morlaix Communauté du 29 février 2016 (Pierre-Yvon Boisnard et Jean-Luc Le Calvez)

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 06:29
Ouest-France, 2 mars 2016 - Bérangère Collin

Ouest-France, 2 mars 2016 - Bérangère Collin

Conseil communautaire de Morlaix Co du 29 octobre dans la presse
Le Télégramme- 2 mars 2016, Ronan Tanguy

Le Télégramme- 2 mars 2016, Ronan Tanguy

Conseil communautaire de Morlaix Co du 29 octobre dans la presse

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 06:00

Voici une info qui nous a éété transmise par Olivier Cuzon (Solidaires, Brest):

8 MARS 2016 : se rassembler pour les droits des femmes

Les luttes des femmes ont permis de conquérir des droits et de progresser vers l’égalité entre les femmes et les hommes. La journée du 8 mars, qui célèbre l’histoire de ces luttes, est plus qu’un symbole. C’est la journée internationale pour les droits des femmes du monde entier.

Dans la société, les femmes sont partout mais l’égalité nulle part
Les femmes constituent la moitié de l'humanité et sont pourtant largement minoritaires dans les cercles de pouvoir, postes à responsabilité politique ou économique. Elles sont victimes d'inégalités de salaire et de retraite, du temps partiel subi, de la précarité. Elles sont majoritairement en charge des tâches domestiques et familiales. Elles sont les victimes de multiples formes de violences : viols, violences conjugales, violences sexistes et sexuelles au travail, lesbophobie, prostitution, agressions racistes, violences contre des femmes réfugiées et premières victimes des guerres.

Lutter tou-te-s ensemble pour l’abolition de toutes les formes de discrimination et de violence
Les politiques d’austérité, la montée des extrêmes droites et le retour des extrémismes religieux imposent plus que jamais, pour les femmes, des régressions en matière de droit :
- La loi Rebsamen (dilution des rapports de situation comparée et des négociations égalité professionnelle), la loi Macron (travail du dimanche et de nuit), précarisent encore plus la situation des femmes
- La diminution drastique des dépenses publiques met en danger les services publics et touche particulièrement les femmes : menace sur les gardes d’enfants, sur l’accès au droit à l’IVG (150 centres IVG fermés en 10 ans), sur l’accès aux soins (notamment l’éloignement des services de maternité...)
- La diminution voire la fin des subventions publiques menace l’existence même des associations féministes qui œuvrent tous les jours
- Les courants extrémistes ont réussi à faire enterrer les ABC de l’égalité à l’école, et menacent le droit à l’IVG. Ils refusent la PMA pour toutes les femmes.

Comme toutes les anonymes qui disent tous les jours STOP à toute forme de violence, comme toutes celles et ceux qui œuvrent chaque jour pour le droit des femmes, faisons entendre la voix des femmes !
Luttons pour obtenir l’égalité salariale, contre le temps partiel imposé et la précarité
Œuvrons au partage des tâches domestiques. Les femmes ne sont pas programmées génétiquement pour accomplir ce travail. Assez de la double journée !
Pour abolir le système patriarcal et obtenir l’égalité, aussi bien au travail que dans la famille et dans la société toute entière, le 8 mars ne doit pas être une journée sans lendemain.

Manifestation mardi 8 mars, 18h, place de la Liberté à Brest

Planning familial, Centre d'Information des Droits des Femmes et de la Famille, Ligue des Droits de l'Homme, ATTAC, CGT Brest, CNT, FSU, Solidaires, Parti Communiste, Europe Ecologie Les Verts, Parti de Gauche, Ensemble, Brest Nouvelle Citoyenneté, UDB

8 mars: se rassembler pour les droits des femmes à Brest

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2 mars 2016 3 02 /03 /mars /2016 05:30

Les patrons des DGSE et DGSI sont sceptiques face à la «réponse sécuritaire»

"Intervention policière dans la cité de la Meinau à Strasbourg, en 2014, pour interpeller des djihadistes de retour de Syrie. © Reuters Entendus par la commission des affaires étrangères du Sénat, les directeurs de la DGSE et de la DGSI, Bernard Bajolet et Patrick Calvar, prônent une réponse globale pour lutter contre le terrorisme. Un discours qui se démarque de celui du gouvernement."

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 15:17

L’HUMANITE – Mardi 1er mars

Réguler les prix et les productions, refuser la course à l'agrandissement industriel en Europe, sortir l'agriculture des griffes de l'OMC, renouer avec la qualité et augmenter les revenus paysans... voilà quelques mesures qui permettraient réellement de sortir de la crise. Notre décryptage.

 La colère paysanne appelle des solutions antilibérales

«Accueil tendu, mais sans violence... » Les commentaires qui ont accompagné la visite de Manuel Valls, hier matin, au Salon de l'agriculture, laissent apparaître l'ampleur de la crise qui frappe les filières de l'élevage français, prises dans une spirale généralisée de chute des prix de leurs productions sur le marché. Les quelques jurons qui ont fusé au passage du premier ministre dans les allées, échos feutrés de ceux qui se sont déversés sur le président de la République samedi dernier, laissent, eux, entendre le fossé qui s'est creusé entre les producteurs et les représentants de l'État, accusés de démissionner face à l'Europe. Le cri de « Vous êtes les pantins de l'Europe ! » résume beaucoup de ceux entendus depuis le début du week-end.

La crise de l'agriculture est celle du libéralisme

Manuel Valls, qui recevait la semaine dernière Phil Hogan, commissaire européen à l'Agriculture en visite à Paris, aura pourtant fait montre de fermeté. « La Commission européenne doit prendre ses responsabilités, a martelé le premier ministre. Elle doit jouer de son pouvoir d'initiative et faire des annonces fortes, prendre des décisions, ne pas perdre de temps. » Et puis quoi ? Rien.

1. RÉGULER... OU PAS ?

« La crise que l'on traverse est celle du libéralisme, qui, depuis 1992, a progressivement dérégulé l'ensemble des productions européennes », relève Alain Gaignerot, directeur du Modef (confédération syndicale des exploitants familiaux). « Les seules solutions capables de nous en sortir sont celles qui casseront avec cette logique. » Tout le monde aujourd'hui est bien obligé de l'admettre : en matière de dérégulation, l'Europe est allée beaucoup trop loin. La FNSEA, partisane d'une agriculture libéralisée, en est elle-même à réfléchir à une régulation des volumes de lait ou de porc, lesquels dépassent largement la demande et font s'écrouler les prix payés aux agriculteurs. « L'expression selon laquelle le marché se régulera de lui même ne suffit plus », relevait, la semaine dernière, Xavier Beulin, président du syndicat majoritaire.

Jusqu'à l'Irlandais Phil Hogan, commissaire européen à l'Agriculture et farouche libéral, qui admet que les dégâts sont sérieux.

Côté français, Stéphane Le Foll lui adressait, le 15 février dernier, un mémorandum demandant un relèvement temporaire des prix d'intervention sur le lait ¬ autrement dit, ceux auxquels l'Europe rachète la poudre de lait et le beurre en surplus, pour les stocker le temps de retrouver un équilibre entre offre et demande. Le ministre de l'Agriculture français plaide également pour une rétribution des producteurs qui feront des efforts pour réduire leurs volumes. « Nous le soutenons », pointe Laurent Pinatel, de la Confédération paysanne, laquelle revendique ce type d'intervention. Reste à savoir si Manuel Valls en fait autant.

« Le premier ministre ne nous a rien répondu quand nous lui avons posé la question », souligne Laurent Pinatel. Reste aussi que ce mémorandum ne se suffit pas à lui-même. « Nous demandons un système qui permette de limiter les volumes produits en Europe chaque fois que les prix menacent de baisser », reprend le porte-parole de la Confédération paysanne. Maîtriser les volumes ? C'est également le b.a.-ba, juge le Modef. « Que ce soit par un retour aux systèmes de quotas, ou de quantum (prix garantis jusqu'à un certain niveau de volumes de production ¬ NDLR), la maîtrise du prix payé au producteur passe par celle des volumes », conclut Alain Gaignerot.

2. COMPATIBLE AVEC L'AGRICULTURE MONDIALISÉE ?

« On a des batailles à gagner sur l'export, en Europe ou dans le cadre d'accords de libre échange avec le Canada ou les États-Unis », lançait, toujours la semaine dernière, Xavier Beulin. très compétitif sur le marché international : c'est là l'un des nœuds du problème, quand les règles y sont dictées par celles du commerce.

« L'agriculture n'est pas adaptée au marché, elle ne fonctionne pas sur la même temporalité », relève Alain Gaignerot. « Il ne s'agit pas uniquement de relocaliser les productions, mais de se fixer d'autres règles que celles de l'OMC. » Imposer des barrières tarifaires permettant de n'importer que ce dont les pays ¬ tous autant qu'ils sont ¬ ont besoin; imposer un prix rémunérateur sur l'offre correspondant à la demande intérieure ; placer l'agriculture sous l'égide de la FAO, par exemple, ou revoir les priorités de productions nationales: autant d'outil mis en avant pour garantir la souveraineté alimentaire des peuples.

Le hic demeure qu'ils impliquent de remettre en cause plusieurs accords de libre-échange ou traités, tels que celui de Lisbonne. « Mais il va bien falloir avoir le courage d'enfreindre ces lois, insiste Alain Gaignerot. Sans quoi on ne pourra rien faire: la preuve par Hollande. »

. REGROUPER LES EXPLOITATIONS, QUELS BÉNÉFICES ?

S'il faut parler compétitivité, certains plaident pour se plier aux règles qu'elle impose. Face à la concurrence allemande ou néerlandaise, deux pays où le nombre de bêtes par élevage se chiffre facilement par centaines quand ce n'est pas par milliers, la FNSEA estime que les élevages français devraient suivre le même chemin. La taille moyenne d'une exploitation laitière est de 52 vaches. L'idée est de multiplier les fermes de 300 ou 500 vaches, en favorisant le regroupement des infrastructures existantes, afin de faciliter les économies d'échelle. En France, deux modèles de regroupement existent. Celui, purement industriel, de la fameuse ferme des 1000 vaches, en Picardie, gérée par l'entrepreneur en bâtiment Michel Ramery. Ou celui dont les capitaux proviennent essentiellement des agriculteurs eux-mêmes ¬ c'est le cas de la ferme dite des 1000 broutards, sur le plateau de Millevaches, dans le Limousin, dans laquelle quatre ateliers d'engraissement de jeunes bovins ont été regroupés.

« Le risque est grand de basculer complètement dans le modèle industriel, à l'opposé de systèmes autonomes favorisant la vitalité des territoires », relève Laurent Pinatel, qui juge, en revanche, le bénéfice bien incertain. « Ce type de modèle nous maintient dans le créneau du produit de base. Or l'Allemagne sera toujours meilleure que nous sur ce point. Nous avons meilleur compte de travailler sur l'expression de nos terroirs et le créneau de la qualité, laquelle nous ramènera également la confiance du consommateur. »

« Il est faux de dire que regrouper les élevages sera plus compétitif », estime quant à lui Raphaël Pouleur, éleveur laitier en Maine-et-Loire et membre de l'Association des producteurs de lait indépendants (Apli). « Rassembler quatre ou cinq élevages implique de nouveaux investissements, dans les bâtiments ou les salles de traite. Cela se chiffre en millions d'euros. Avec un lait vendu à bas coup sur le marché, cela devient impossible à rembourser et sûrement pas rentable. »

4. CHARGES TROP HAUTES VS REVENUS TROP BAS ?

Au milieu de tout cela, la mesure prise par le gouvernement, il y a deux semaines, de baisser de 7 points les cotisations sociales des exploitants agricoles apparaît cosmétique, voire comme une manière de détourner l'attention, notent beaucoup.

Philosophiquement, la baisse des cotisations MSA (la caisse maladie agricole) met en péril tout le système de protection santé agricole, note Alain Gaignerot. Et dans les faits, elle sert peu. « Pour qui paye 5000 euros de charges à l'année, ces 7 points en moins n'équivaudront qu'à une réduction de 350 euros. » Adossés au revenu des paysans, « ils ne serviront à rien à tous ceux qui n'arrivent de toute façon plus à en sortir », souligne pour sa part Raphaël Pouleur.

Quant à s'aligner sur les pays où la protection sociale est privée ou n'existe plus, ce n'est clairement pas une solution viable, estime encore Alain Gaignerot : « Quand on aura fait cela, on nous demandera de baisser les salaires, et après quoi ? L'esclavage ? Nos salariés sont aussi nos consommateurs : utiliser l'outil libéral pour sortir de la crise libérale, c'est un cercle vicieux. » In fine, concluent-ils tous les deux, le fond du problème est le même que pour la limitation des normes environnementales, vilipendées par nombre d'agriculteurs qui ne parviennent plus à les payer : ce ne sont pas les charges qui sont trop élevées, mais les revenus agricoles qui sont trop bas.

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 15:12
Un collectif de jeunes vidéastes a lancé une vidéo sur Youtube, le 24 février, qui dénonce la loi travail du gouvernement et invite les salariés à témoigner de leurs conditions de travail sur Twitter grâce au Hashtag "on vaut mieux que ça".

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1 mars 2016 2 01 /03 /mars /2016 15:06
Les grands patrons prévoient une perte nette de plusieurs millions d’emplois…. Mais où ça ?

Jeudi, 25 Février, 2016

Humanite.fr

Le chômage technologique, la destruction d’emplois pour cause d’automatisation, ne fait plus débat chez les grands patrons. A Davos, au Forum économique mondial, ils se sont sérieusement penchés sur la question. La vision de Schumpeter, de la destruction créatrice a fait long feu. L’économiste expliquait que les emplois détruits par les innovations technologiques (robotisation, informatique, numérisation) étaient à plus ou moins court terme compensés par la création d’emplois et de secteurs d'activité d’un nouveau type. Les grands patrons du monde n’y croient plus.

Au Forum économique mondial de Davos de cette année, ils ont accouché d’une étude qui estime que selon eux, d’ici 2020, la balance entre destruction et création va mener à une perte nette de 5 millions d’emplois. Cette étude, qu’il faut prendre avec de belles pincettes, reste tout de même instructive tant sur le fond que sur ce que veulent les grands maîtres du capitalisme d’aujourd’hui. Elle se base sur des entretiens avec 1346 patrons d'entreprises de toutes tailles, issus des cinq continents. Ils dirigent, de manière cumulée, plus de 13,5 millions de salariés.

Les facteurs de changement

La moitié des patrons pensent les nouvelles technologies vont changer la nature de l’emploi, mener vers une forme de fin du salariat, où les travailleurs seraient payés à la tâche. Ces facteurs de changement cités par les patrons sur l'emploi sont l'automatisation et la robotique, la dématérialisation, le Big Data, l'Internet des objets, l'économie de plateforme et de pair à pair, l'intelligence artificielle, l'impression 3D et les progrès en nanotechnologie, génétique et biochimie.

Plusieurs avouent également que le décalage au delà de 65 ans de l'âge de départ à la retraite aura aussi des effets négatifs sur l'emploi. Un quart d'entre eux pensent aussi que le réchauffement climatique aura des conséquences importantes sur l'emploi.

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 21:02

Roger Héré, élu d'opposition PCF-Front de Gauche, a eu l’occasion de participer le 25 février, en tant que suppléant, à une réunion du SIE de Pen ar Stang (gestion de l’eau sur Plourin, Plougonven et Plouigneau, et gestion de l’assainissement collectif sur Plourin et Plougonven).

Tout d’abord, pour ce qui concerne le SIE de Pen ar Stang, la DSP à la Nantaise des eaux arrivant à échéance le 31/12/2016, il a demandé où en était l’étude commandée sur les différentes hypothèses (Gestion en régie ou renouvellement DSP) décidée en fin d’année.

On lui a répondu qu’il y avait eu des difficultés pour trouver un bureau d’études sur le sujet, mais que c’était en cours et que l’on disposerait des éléments vers le moi de mai pour une prise de décision.

Par ailleurs, Roger Héré a obtenu lors de cette réunion un certain nombre de documents qu’il semble utile de partager avec la population.

Compétences Eau et assainissement :

I) Les dispositions de la loi NOTRE

Compétences obligatoires:

La loi n° 2015-991 du 7 août 2015 dite loi « Notre » prévoit qu’au 1er janvier 2020, les communautés de communes et d’agglomération disposeront, de plein droit, des compétences « eau » et « assainissement » au titre de leurs compétences obligatoires.

Compétences facultatives:

Les articles 64, 66 et 68 de la loi « Notre » prévoient que les communautés de communes peuvent opter pour ces mêmes compétences « eau » et « assainissement » avant le 1er janvier 2020. Dans ce cas cela implique une mise en conformité du statut des communautés de communes existantes avant le 1er janvier 2018.

Conséquences:

Les communes perdent la compétence et les syndicats mixtes existants sont dissous à la date du transfert.

Eau et assainissement: engager le débat avec la population de Morlaix Communauté (Roger Héré)
Eau et assainissement: engager le débat avec la population de Morlaix Communauté (Roger Héré)

II) Incitations pour anticipations.

Des incitations financières sont mises en place au profit des communautés de communes pour des options anticipées. Ainsi pour Morlaix-communauté cette aide serait de l'ordre de 500 000 € par an en cas de prise de la compétence au 1er janvier 2017.

III) scénarios possibles sur Morlaix Communauté.

Calendrier de décision et mise en place.

Mars : Comité technique, puis Comité de pilotage (le président des syndicats et un représentant des communes). Avril : Comité de coordination : Mai : Conseil communautaire : décision .

Les conséquences de la prise de compétence communautaire

Mode de gestion

La situation actuelle de la gestion de l'eau et de l'assainissement sur le territoire de Morlaix communauté est actuelle très disparate. La gestion est assurée, soit en régie directe, soit par délégations de service public (DSP) à des entreprises privées, et soit au niveau des communes elles-mêmes ou de syndicats mixtes.

Pour ce qui concerne les DSP, certaines arrivent à échéance fin 2016, d'autres en 2018, ou en ...2023.

Par conséquent se pose la question du mode de gestion par Morlaix communauté, d'une part durant toute la période couverte par les contrats de délégation actuels (des sectorisations sont envisagées) et la période au-delà, sachant que des hypothèses de convergence tarifaire sont effectuées à l'horizon de 2028.

Situation de l'eau

En 2015, le montant de la redevance payée, en moyenne, par les abonnés et pour une consommation de 75 m² variait de 161 € (abonnés du SIVOM Morlaix-Saint Martin des Champs) à 286 € (Lannéanou), et une moyenne sur le territoire de 196 € (cf : tableau 1).

Le scénario envisagé sur Morlaix communauté est de parvenir à une convergence tarifaire de 244 € à l'horizon 2020 (cf : tableau 3)

Situation de l'assainissement collectif

En 2015, le montant de la redevance payée, en moyenne, par les abonnés, et pour 75 m², variait de 73 € (abonnés du Cloître Saint Thégonnec) à 284 € (Carantec), et une moyenne sur le territoire de 196 € (cf : tableau 3).

Le scénario envisagé sur Morlaix communauté est de parvenir à une convergence tarifaire de 235 € à l'horizon 2020 (cf : tableau 4)

Eau et assainissement: engager le débat avec la population de Morlaix Communauté (Roger Héré)
Eau et assainissement: engager le débat avec la population de Morlaix Communauté (Roger Héré)

Schéma départemental d'eau potable (cf tableau 1)

Par ailleurs, dans un contexte où les ressources en eau potable et les besoins sont inégalement répartis sur le territoire, et face aux enjeux de sécurisation qualitative et quantitative de l’eau potable, le Conseil général avait décidé, en 2011, de se porter maître d’ouvrage du Schéma départemental d’alimentation en eau potable (SDAEP).

Dans le cadre de ce dispositif, des projets de sécurisation et d'interconnexion sont actuellement à l'étude, non seulement à l'échelle du pays de Morlaix, mais aussi en direction du bassin de l'Horn. Ainsi sont envisagés des travaux d'interconnexion entre les réservoirs de Guerlesquin et du Douron (Le Ponthou), en direction du SIVOM de Morlaix (du réservoir de Plouigneau vers celui de Langolvas, entre Plougonven et lannéanou. Une extension depuis Morlaix vers le bassin de l'Horn est aussi envisagée, tout comme vers Lanmeur.

Le montant des travaux en cause serait de l'ordre de 3 000 000 €.

Constats

1° les différentes comparaisons ne rendent pas compte des situations rencontrées en fonction du mode de gestion actuel (régie directe ou délégation de service public) ;

2° L'état du réseau est certainement très inégal suivant les communes, certaines n'ayant pas réalisé à temps les investissements nécessaires, contrairement à d'autres.

3° les tarifs étant très différents entre les communes, une convergence tarifaire se traduirait par des hausses sensibles pour nombre d'usagers du territoire.

Ouvrir le débat

Ces questions intéressent la population dans son ensemble.

Sans dénier aux élus leur rôle important dans ces domaines et leurs prérogatives, il semble que ces questions ne peuvent être relever de leur seule décision.

Cela suppose par conséquent :

1° que ces problématiques soient clairement exposées et expliquées aux citoyens ;

2° qu'un grand débat démocratique s'instaure dans lequel les citoyens auront leur mot à dire

Mais d'ores et déjà et sans attendre, n'y a-t-il pas urgence à poser la question de la nécessité d'une gestion en régie directe par le service public compétent ? D'autant que certaines DSP arrivent à échéance sous peu ?

Le point au 26 février 2016 par Roger Héré

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