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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 19:20

La section de Quimper du PCF se joint à l'appel lancé par la LDH  à un rassemblement contre le loi sécuritaire du gouvernement jeudi 26 novembre à 18h devant la mairie de Quimper.

 

Non au projet de loi liberticide du gouvernement et des députés LREM !

Alors que la situation exigerait que tous les efforts du gouvernement soient mobilisés pour apporter des réponses urgentes aux enjeux sanitaires et à la gravité de la situation sociale et économique, Macron et les députés En Marche ont comme priorité à leur agenda une nouvelle loi sécuritaire gravement attentatoire aux libertés publiques, et particulièrement à la liberté d’informer et à celle de manifester.

Nos concitoyens aspirent à juste titre à vivre en sécurité.

Ils veulent plus de sécurité pour leur emploi, pour leurs revenus, pour leur environnement, leur santé, pour leur accès aux droits sociaux et aux services publics.

Et ils veulent pouvoir s’exprimer pacifiquement et démocratiquement comme notre Constitution leur en donne le droit quand ils ne sont pas entendus.

Ils veulent aussi vivre dans la tranquillité du quotidien, dans la paix et la sécurité, dans une société forte de ses valeurs de solidarité, de fraternité.

La loi de « sécurité globale » n’apporte rien à la sécurité des Français, bien au contraire.

Les lois existantes donnent déjà à l’État tous les outils nécessaires pour agir contre les incitations à la haine et le terrorisme.

Ce qui importe aujourd’hui c’est de rétablir la confiance entre la population et les forces de l’ordre, de redonner sens à leur mission qui doit être la sécurité des biens et des personnes, et non la police des mouvements sociaux.

C’est de mettre en œuvre une véritable politique de prévention et de proximité dans le cadre républicain.

C’est de consolider notre démocratie avec des mesures fortes pour l’égalité et la cohésion sociale, pour les services publics, pour l’intervention citoyenne, pour un véritable partage des pouvoirs de décision.

Cette loi liberticide et régressive va à rebours de ces objectifs, elle restreint les libertés individuelles et collectives, elle menace gravement la liberté de la presse.

Elle ouvre la voie à la privatisation des fonctions de défense et de sécurité qui relèvent de la responsabilité régalienne de l’État.

Elle s’inscrit dans la mise en place de tout un système de surveillance de la population, dans l’espace public comme dans la vie privée, avec capteurs, caméras, drones, fichage, reconnaissance faciale...

À l’unisson des 66 organisations de défense des droits et libertés qui, dans leur diversité, demandent le retrait de 3 articles particulièrement dangereux de cette loi, de la Défenseure des droits qui exprime son inquiétude, la section PCF du pays de Quimper appelle à mettre en échec cette proposition de loi des députés du parti du président, et se joint à l’appel au rassemblement lancé par la section locale de la Ligue des Droits de l’Homme pour le jeudi 26 novembre à 18h devant la mairie de Quimper, dans le respect des gestes protecteurs.

Et au-delà mobilisons-nous pour construire ensemble de vraies solutions pour une société pacifiée et à visage humain.

Appel à manifester jeudi 26 novembre à 18h Quimper - Non au projet de loi liberticide du gouvernement et des députés LREM !

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22 novembre 2020 7 22 /11 /novembre /2020 16:11
Emile Fromentin: brestois, engagé dans la Marine, militant communiste à Rouen, déporté et mort à Auschwitz en août 1942

 Emile Fromentin est né le 5 décembre 1887 à Brest (Finistère) au 31 rue du Moulin. 

Il habite au moment de son arrestation au 40 rue du Rempart-Martinville à Rouen (Seine-Inférieure / Seine-Maritime), il est mécanicien-ajusteur.
Emile Fromentin est le fils de Jean, Marie, Pierre, Désiré Fromentin, 33 ans, deuxième maître magasinier de la flotte, et de Marie, Ambroisine Paul, son épouse, 20 ans.  
Conscrit de la classe 1907, Emile Fromentin signe un engagement volontaire dans la Marine, à la mairie de Brest le 11 décembre 1903. Il est incorporé aux équipages de la Flotte le même jour. Il est « apprenti marin » destiné à l’école des mécaniciens le 15 juillet mai 1904. Emile Fromentin passe au grade de matelot de 3ème classe le 5 septembre 1905. Il est vraisemblablement engagé dans la campagne de Chine (Tonkin) en 1905-1907 si l’on en croit un de ses tatouages. Il est engagé dans la campagne d’Algérie (« guerre ») du 15 février au 11 mars 1908. Il est réduit au grade d’apprenti marin le 12 juin 1908 par le conseil de discipline siégeant à bord, et envoyé à la 2ème compagnie de discipline par le conseil de discipline siégeant à bord du croiseur-cuirassé le « Du Chayla » le 26 août 1908 et dirigé sur le dépôt d’Oléron le 27 septembre 1908. Puis il est dirigé le 14 novembre sur la « portion centrale » de Biskra (i.e. portion où siège le conseil d'administration du corps et un ou plusieurs bataillon).  Il y arrive le 24 novembre 1908. Le 11 mars 1909, il est condamné par le conseil de guerre de Constantine à deux ans de prison et 15 F d’amende pour « outrage public ». Il est gracié du restant de sa peine le 9 octobre 1909 et le 9 novembre 1909 il passe à la 3ème compagnie de fusiliers de discipline (dépendant des Bataillons d'Infanterie Légère d'Afrique (BILA). Le 11 janvier 1910, il passe au 4ème Bataillon d’Afrique à Constantine. Chasseur de deuxième classe le 26 janvier 1910. Il passe dans la réserve de l’armée active le 6 novembre 1911, « certificat de bonne conduite refusé ».
Emile Fromentin épouse Julia Alphonsine Burel, le 27 janvier 1913 à la mairie de Saint-Pierre Quilbignon (rattachée à Brest en 1945). Le couple a un garçon, Eugène, qui naît le 18 décembre de cette même année à Recouvrance (faubourg de Brest). L'enfant décède le 17 mai 1917.
Emile Fromentin est « rappelé à l’activité » par le décret de mobilisation générale du 1er août 1914. Il arrive au corps le 5 août 1914. Il est alors domicilié à Bordeaux, à La Bastide, 98 avenue Thiers. S’il manque à l’appel le 30 septembre 1914, il est finalement embarqué pour le Maroc, où il est affecté à la Compagnie de marche du 11ème groupe spécial le 21 août 1917 (Oujda et Médénine). Le 21 mai 1918, il est réhabilité par la cour d’appel de Rabat et affecté à la compagnie A du Maroc Oriental. Il est « rayé des contrôles «  le 24 juillet 1918 (les Bat’ d’Af’ à Vannes) et démobilisé à Brest le 15 mars 1919.
Entre 1919, 1920 et 21 il est à plusieurs reprises arrêté et condamné en correctionnelle à des amendes et courtes peines de prison pour  « port d’arme prohibée » (Bordeaux, Le Havre). En août 1920, il habite Dunquerque au 12 rue de Nieuport.
On ignore son parcours entre 1920 et 1939. On sait seulement qu’il divorce de Julia Burel le 20 mai 1933 et qu'en 1936 il bénéficie de la carte du combattant au titre du 11ème groupe spécial.
On retrouve Émile Fromentin à Rouen en 1939 : selon les services de police, il est membre de la commission de propagande du Parti communiste pour la région et selon un rapport du 21 mars 1939, il est secrétaire de la cellule du quartier Saint-Hilaire où il habite. Pour les services de police, son épouse serait l’un des assesseurs de la cellule (sous le nom de Léa Fromentin). Comme nous savons qu'Emile est divorcé depuis 1933, il ne peut s'agir de son épouse, mais sans doute un membre de sa famille.
Les troupes allemandes entrent dans Rouen le dimanche 9 juin 1940 et au Havre, le jeudi 13 juin 1940 pendant que brûlent les bacs à pétrole de la Shell à Petit-Couronne. Après la capitulation et l’armistice du 22 juin, La Feldkommandantur 517 est installée à l’hôtel de ville de Rouen. A partir de 1941, les distributions de tracts et opérations de sabotage par la Résistance se multipliant, la répression s’intensifie à l’encontre des communistes et syndicalistes. Dès le 22 juillet 1941, le nouveau préfet régional (René Bouffet) réclame aux services de Police spéciale de Rouen une liste de militants communistes. Une liste de 159 noms lui est communiquée le 4 août 1941 avec la mention : « tous anciens dirigeants ou militants convaincus ayant fait une propagande active et soupçonnés de poursuivre leur activité clandestinement et par tous les moyens ». Ces listes, comportent la plupart du temps - outre l’état civil, l’adresse et le métier - d’éventuelles arrestations et condamnations antérieures. Elles seront communiquées à la Feldkommandantur 517, qui les utilisera au fur et à mesure des arrestations décidées pour la répression des actions de Résistance. 
Emile Fromentin est  connu des services de police, comme «communiste militant» (fiche au DAVCC), ce qui explique son arrestation, le 21 octobre 1941 lors des arrestations ordonnées par les autorités allemandes en représailles au sabotage (le 19 octobre) de la voie ferrée entre Rouen et Le Havre (tunnel de Pavilly)
 
Une centaine de militants communistes ou présumés tels de Seine-Inférieure sont ainsi raflés entre le 21 et 23 octobre. Écroués pour la plupart à la caserne Hatry de Rouen, tous les hommes appréhendés sont remis aux autorités allemandes à leur demande, qui les transfèrent au camp allemand de Royallieu à Compiègne (Frontstalag 122) entre le 25 et le 30 octobre 1941. La moitié d’entre eux d’entre eux seront déportés à Auschwitz. Il est interné avec d'autres Rouennais (bâtiments A2 et A3).
Le 8 décembre 1941, en réponse aux demandes du Haut commandement militaire dans le but de former un convoi de 500 personnes vers l’Est, la Feldkommandantur 517 de Rouen établit une liste de 28 communistes : «actuellement au camp de Compiègne et pour lesquels est proposé un convoi vers l’Est. Cette liste a été complétée de quelques personnes arrêtées à la suite de l’attentat du Havre du 7 décembre 1941».
Emile Fromentin est déporté à Auschwitz dans le convoi du 6 juillet 1942 dit des «45000» (1170 déportés immatriculés à Auschwitz dans la série des « 45.000 » et des « 46.000 »). Ce convoi d’otages composé, pour l’essentiel, d’un millier de communistes (responsables politiques du parti et syndicalistes de la CGT  ) et d’une cinquantaine d’otages juifs (1170 hommes au moment de leur enregistrement à Auschwitz) faisait partie des mesures de représailles allemandes destinées à combattre, en France, les «Judéo-bolcheviks» responsables, aux yeux de Hitler, des actions armées organisées par le parti communiste clandestin contre des officiers et des soldats de la Wehrmacht, à partir d’août 1941.
 
Emile Fromentin meurt à Auschwitz le 25 août 1942 d’après le certificat de décès établi au camp d’Auschwitz
 
Source:
Claudine Cardon-Hamet

Le convoi d’otages parti de Compiègne vers Auschwitz le 6 juillet 1942 occupe place particulière dans la déportation. Placé sous la bannière de la croisade hitlérienne contre le "judéo-bolchevisme" et dispositif de "la politique des otages" destinée à dissuader les résistants communistes de poursuivre leurs attaques contre des officiers et des troupes de l'armée d'occupation, il s’apparente par ses origines aux fusillades massives d'otages communistes et juifs de septembre 1941 à juillet 1943 et aux premiers convois de Juifs de France dirigés sur Auschwitz-Birkenau entre mars et juin 1942.

Sur les 1170 hommes (plus de 1100 "otages communistes" et 50 "otages juifs") qui furent immatriculés le 8 juillet 1942 à Auschwitz entre les numéros 45157 et 46326 - d'où leur nom de "45000" - seuls 119 restaient en vie au jour de la victoire sur le nazisme.

L’histoire de ce convoi atypique - dont les premières recherches furent entreprises en 1971 par Roger Arnould (résistant déporté à Buchenwald et auteur de plusieurs ouvrages édités par la FNDIRP) - a fait l'objet d'une thèse de doctorat d’Histoire soutenue par Claudine Cardon-Hamet en 1995 et de deux ouvrages : Mille otages pour Auschwitz, le convoi du 6 juillet 1942 dit des « 45000 » (éd. Graphein, Paris, 1997 et 2000, épuisé) qui publie le contenu de sa thèse avec le soutien de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation (FMD) - et le livre grand public Triangles rouges à Auschwitz, le convoi politique du 6 juillet 1942 (éd. Autrement, collection Mémoires, Paris, 2005, mis à jour en 2015) édité avec le soutien de la Direction du Patrimoine et de l'Histoire et de la Fondation pour la Mémoire de la Déportation.

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18 novembre 2020 3 18 /11 /novembre /2020 18:21
Notre camarade Christine Kerdreux (la première en partant de la gauche) - Photo Yvonne et Piero Rainero, fête de l'Humanité Bretagne

Notre camarade Christine Kerdreux (la première en partant de la gauche) - Photo Yvonne et Piero Rainero, fête de l'Humanité Bretagne

Photo Yvonne et Piero Rainero,  fête de l'Humanité Bretagne: Christine avec ses camarades (deuxième en partant de la gauche)

Photo Yvonne et Piero Rainero, fête de l'Humanité Bretagne: Christine avec ses camarades (deuxième en partant de la gauche)

Nous exprimons ici notre peine suite au décès de notre camarade, qui a participé pendant plusieurs années à la vie du Conseil Départemental du PCF Finistère: Christine Kerdreux.

Toute notre sympathie à sa famille, ses camarades et ses proches.

Voici un hommage d'Yvonne Rainero, secrétaire de section du PCF Quimper, sur les engagements et les qualités humaines de Christine Kerdreux.

***

 

Disparition de Christine Kerdreux, ancienne élue municipale de Quimper

Christine Kerdreux est décédée, après un long et courageux combat de plusieurs années contre la maladie.

Toute sa vie, depuis ses engagements de jeunesse à la JOC (Jeunesse Ouvrière Chrétienne) jusqu’à son adhésion au parti communiste et son mandat d’élue municipale de 2008 à 2014, en passant par son activité de syndicaliste CGT au centre de tri postal de Quimper ou à l’union locale CGT, sans oublier son investissement auprès de ses enfants et petits-enfants, a suivi un même fil conducteur : la disponibilité aux autres, l’attention aux plus défavorisés, aux plus fragiles, la lutte contre les discriminations et pour une vie meilleure, la solidarité, la fraternité.
Christine Kerdreux a fait vivre avec générosité les valeurs de notre devise républicaine qui n’étaient pas pour elle de vains mots.

Son parcours professionnel à La Poste la conduisit comme beaucoup d’autres dans la région parisienne avant de pouvoir retourner « au pays ».
Ses racines familiales dans la presqu’île de Crozon comptaient beaucoup pour elle, mais elle fut très attachée aussi au quartier populaire de Kermoysan où elle vécut.

Elle fut une élue proche du terrain, en proximité avec la population.
Communiste de cœur, elle ne le devint formellement qu’une fois élue.
Et c’est en toute cohérence avec son parcours de syndicaliste, de citoyenne, qu’elle choisit alors de s’investir dans le domaine du social et de la solidarité, notamment au Centre d’action sociale de la ville et à l’office public HLM.
Malgré la maladie qui se déclara au cours de ce mandat, elle eut à cœur d’assumer autant qu’elle le put ses fonctions.
Elle avait en permanence la préoccupation de celles et ceux qui vivent dans l’insécurité et la précarité, faute de revenus suffisants, et particulièrement des femmes seules avec leurs enfants.
Elle avait aussi à cœur de défendre les services publics, l’école, l’hôpital, et bien sûr le service public postal.
Elle qui s’était investie en tant que syndicaliste au centre de tri postal, fut aussi au premier rang comme élue pour mener ce combat, faisant en 2009 adopter par le conseil municipal de Quimper un vœu contre la privatisation de La Poste et pour appeler à participer au référendum citoyen pour le maintien du statut public de l’entreprise.
La Poste a été privatisée malgré le succès de cette votation ( plus de 2 millions de votes, dont 90 % contre la privatisation), on peut voir ce qu’il en est advenu pour le service aux usagers.

Christine Kerdreux fut membre du bureau de la section du pays de Quimper du PCF,  membre de sa direction départementale.
En 2015 elle fut candidate suppléante à l’élection départementale et s’engagea dans la campagne électorale comme elle l’avait fait pour les municipales de 2008 et 2014, rien ne comptait plus pour elle que ce contact avec les gens, cette écoute, ces échanges.

Elle avait le goût de l’Humain.


Yvonne Rainero

 

CROZON - QUIMPER - PORT-LAUNAY.
C'est avec une grande peine que nous vous faisons part du décès de
Mme Christine KERDREUX
survenu à l'âge de 67 ans.
De la part de
Rémy et Tony,
ses enfants ;
Alain Kerdreux, son frère ;
Marie Kerdreux, sa soeur ;
Roland Cassand
et toute la famille.
Un dernier hommage lui sera rendu vendredi 20 novembre, à 14h30, à la chambre funéraire du cimetière de Crozon, suivi de l'inhumation au cimetière.
La famille remercie très sincèrement les services de soins de l'hôpital du Scorff, à Lorient, et son médecin traitant.
Cet avis tient lieu de faire-part et de remerciements.
PFG, Lorient
 

 

 

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15 novembre 2020 7 15 /11 /novembre /2020 10:00
Instant Politique du vendredi 13 novembre 2020 - Julie Sicot et Steven Le Roy avec Ismaël Dupont (PCF) et Céline Meneses (FI)
Instant Politique du vendredi 13 novembre 2020 - Julie Sicot et Steven Le Roy avec Ismaël Dupont (PCF) et Céline Meneses (FI)
Instant Politique du vendredi 13 novembre 2020 - Julie Sicot et Steven Le Roy avec Ismaël Dupont (PCF) et Céline Meneses (FI)
Instant Politique du vendredi 13 novembre 2020 - Julie Sicot et Steven Le Roy avec Ismaël Dupont (PCF) et Céline Meneses (FI)
Le lien si vous voulez voir ou revoir L'Instant Politique du vendredi 13 novembre, diffusé à 19h15 
 
L’instant Politique revient pour une nouvelle saison tous les vendredis, à 19h15. Julie Sicot et Steven Le Roy décryptent l’actualité politique de la semaine en Bretagne.
 
Avec pour invités de Julie Sicot et Steven Le Roy : Ismaël Dupont (Premier adjoint à Morlaix, secrétaire départemental du PCF dans le Finistère) et Céline Meneses (co porte-parole régionale de France Insoumise, morbihannaise)  
 
 
 
"J'étais invité hier, vendredi 13 novembre, par Julie Sicot et Tebeo-Tebesud -la chaîne télé du Télégramme- pour l'émission politique du vendredi soir, l'Instant Politique, avec la présence du journaliste (et excellent humoriste) brestois Steven Le Roy et un échange sur les présidentielles en viseo avec la porte-parole régionale de France Insoumise Céline Meneses.
Cela a parfois piqué, mais ce fut dans l'ensemble un bon échange, même si 23 minutes, ça passe très vite pour pouvoir exprimer ce que l'on voudrait...
Ont été mis en discussion la réponse gouvernementale à la crise sanitaire, le soutien aux commerces et à la solidarité à Morlaix. Mais aussi la situation économique et sociale de Morlaix avec la casse de l'emploi à Hop! Morlaix programmée par le groupe Air France - un PSE de 280 emplois supprimés décidé pour 2022 par les capitalistes sans cœur ni vision à long terme qui dirigent Air France, avec la complicité du gouvernement, qui refuse de recevoir salariés et élus locaux, de faire pression sur Air France, qui a pourtant fourni une aide de 7 milliards au printemps (pour démanteler l'activité et licencier à tour de bras?). Le virage numérique de l'économie (Uber eats, Amazon) et des élections (voir la proposition de Chesnais Girard sur le vote numérique et par correspondance, à l'américaine, bof, bof...). Et la deuxième partie de l'échange, ouvert par une chronique acidulée de Steven Le Roy sur Georges Marchais 81 et le déclin du PCF, a tourné sur la candidature de Jean-Luc Melenchon, le PCF et la persistance de son existence et de sa vitalité. Je l'ai appris à Steven Le Roy, notre siège Oscar Niemeyer récemment tagué par l'extrême-droite, Colonel Fabien, nous appartient toujours et la fougue et la gouaille de Marchais vit bien encore en Fabien Roussel. Quant à l'ouragan qui nous a partiellement emporte, comme le disait Stéphanie de Monaco, c'est en grande partie l'ouragan néo libéral et capitaliste des paradis fiscaux qui fait aujourd'hui que quand 64 pour cent des français les plus modestes ont du mal à s'alimenter, les revenus des 2200 milliardaires dans le monde ont augmenté de 25% d'avril en juillet, en seulement trois mois de pandémie mondiale, les 25 personnes les plus riches de la planète ayant gagné 255 milliards supplémentaires à eux seuls, soit en moyenne 10 milliards d'euros chacun en 3 mois... !). Et après, le communisme serait un idéal dépassé, les eaux glacés du capitalisme financier seraient le dernier mot de l'Humanité. L'émission s'est terminé sur la question d'un rassemblement possible aux présidentielles pour que la gauche soit présente au second tour."
Ismaël Dupont - 14 novembre 2020 

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14 novembre 2020 6 14 /11 /novembre /2020 06:57
Face à la situation sanitaire grave que nous vivons dans notre pays, le système capitaliste est incapable d'apporter des réponses efficaces et d'assurer la santé et la sécurité de la population. D’ailleurs, ceci explique le manque de lisibilité et de cohérence des choix du gouvernement sur le terrain sanitaire. Le gouvernement et le patronat font le choix du capital au prix des vies humaines, alors que les profits et dividendes explosent. Ils organisent la casse des emplois, du potentiel industriel, des services publics et nationalisés,de notre système de santé. Ils baissent nos pensions, développent la précarité chez les retraités et bafouent nos libertés en essayant de nous confiner totalement. L’ensemble de ses éléments entraîne une détérioration
des conditions de vie des retraités sans précédent.
Même si le contexte ne facilite pas l’action syndicale, l’union confédérale des retraités Cgt a pris l’initiative de proposer une journée d’action le 17 novembre prochain, accompagnée d’une carte pétition pour exiger une revalorisation des pensions, avec pour 1ère mesure une augmentation immédiate de 100€ pour tous ! Ces 2 initiatives sont aujourd’hui partagées par l’ensemble des organisations syndicales et associations avec lesquels nous sommes engagés dans un processus
unitaire depuis 2014 !
L’intersyndicale des retraités du Finistère qui s’est réunie le 10 novembre a décidé au regard du confinement:
La fédération PCF du Finistère soutient l'action de l’intersyndicale des retraités du Finistère qui a décidé au regard du confinement:

1/ D’inviter tous les retraités à soutenir la motion (en pièce jointe) en direction des députés, en l’envoyant individuellement par messagerie électronique au député de leur circonscription. Merci de bien vouloir mettre en copie l’USR via l’adresse suivante : usrcgt29@wanadoo.fr
erwan.balanant@assemblee-nationale.fr
didier.legac@assemblee-nationale.fr
richard.ferrand@assemblee-nationale.fr
annaig.lemeur@assemblee-nationale.fr
jean-charles.larsonneur@assemblee-nationale.fr
graziella.melchior@assemblee-nationale.fr
sandrine.lefeur@assemblee-nationale.fr
liliana.tanguy@assemblee-nationale.fr
 
Motion des organisations syndicales et associatives de retraité/es du Finistère aux député/es du département
 
Pendant la 1ère vague de la pandémie de la Covid 19, plus de 80% des personnes décédées sont des retraité.e.s de plus de 65 ans. De cette hécatombe, un nombre significatif de décès témoigne des conséquences de plus de 15 ans de politiques d’austérité imposées par tous les gouvernements successifs à notre système de santé, qui est au bord de l’effondrement.
La 2ème vague en cours de la pandémie confirme que le gouvernement actuel a fait le choix de ne pas donner les moyens nécessaires en personnels, matériels, rémunérations et investissements pour préserver la vie des plus vulnérables. Contrairement aux promesses du Président après la première vague de Covid 19, les suppressions de lits à l'hôpital public se poursuivent au même rythme que les années précédentes.
Il est clair que les intérêts économiques sont privilégiés au détriment de la santé de la population au regard des choix effectués. Comme si ce bilan provisoire douloureux ne suffisait pas, une campagne de culpabilisation des retraité.e.s se développe. Certains médias insistent lourdement : « pendant la crise du Covid, les retraité.e.s ne voient pas leurs revenus diminuer contrairement à ceux/celles en chômage partiel ou ayant perdu leur emploi».
C’est oublier que, ces dernières années, les revenus des retraité.e.s ont largement été réduits par la hausse de la CSG, le gel des pensions et des complémentaires, leur sous-indexation par rapport à l’évolution du salaire moyen ou de l’inflation réelle : ces 12 dernières années, les prix ont augmenté de 13 % et les pensions nettes seulement de 8,60 %. D’après un rapport officiel, le niveau de vie moyen des retraité.e.s a diminué de plus de 3 % entre 2017 et 2018. En réalité, depuis l’arrivée au pouvoir du Président Macron, les pensions ont perdu 5,5 % de leur pouvoir d’achat. Une pension mensuelle sur 3 est inférieure à 1000 €.
Du fait de l’absence de revalorisation réelle depuis 7 ans, la pension nette de plusieurs millions de retraité.e.s est inférieure à celle qu’ils/elles percevaient au 01/04/2013, date de la dernière revalorisation. Ce ne sont pas les pseudos revalorisations de cette année de 0,3 % ou de 1 % (pour les pensions inférieures à 2000 €) ou encore celle hypothétique de 0,4 % de l’an prochain, qui vont compenser les pertes continues et successives du pouvoir d’achat des retraité.e.s !
Dans le cadre de la création de la 5ème branche de la Sécurité sociale dédiée à la perte d’autonomie des personnes âgées et handicapées, promulguée le 07/08/2020, Laurent Vachey a remis son rapport « La branche autonomie : périmètre, gouvernance et financement » le 14/09 au gouvernement, le 15/09 au parlement et le 17/09 l’a présenté à la télévision.
Pour le financement de cette branche, il préconise les mesures suivantes impactant directement les revenus des retraité.e.s :
1. augmentation de la CSG de plus de 10 %, de 8,3 % au niveau de celle des actifs soit 9.2 % ;
2. calcul de l’impôt sur le revenu = abattement de 10 % ramené à 5 % pour les retraité.e.s rendant des milliers de retraité.e.s imposables, leur supprimant l’accès à certaines dispositions réservées aux non imposables et augmentant l’impôt des déjà imposables ;
3. instauration d’une nouvelle « journée de solidarité » (1 jour de congé en moins pour les actifs) sous forme d’un doublement de la CASA (contribution additionnelle de solidarité autonomie passant de 0,3 à 0,6 %) prélevée sur les pensions ;
4. pour les plus de 70 ans ayant recours à une aide à domicile, application d’une cotisation patronale (fin de l’exonération actuelle) et limitation du crédit d’impôt à 6000 €, pénalisant les personnes ayant besoin de plus de 40 minutes d’aide par jour ;
5. abaissement du plafond de la réduction fiscale au titre des frais de dépendance et d’hébergement pour les personnes âgées accueillies en établissement ; 6. nouveau mode de calcul de l’APA (aide personnalisée pour l’autonomie) pour les personnes dépendantes bénéficiaires avec prise en compte du patrimoine, etc … Au total, ce serait environ 4,2 milliards pris aux retraité.e.s, soit 70 % des 6 milliards nécessaires à une future loi sur le « grand âge » par ailleurs renvoyée à la fin de la mandature actuelle !
Ces mesures seraient un véritable racket contre les salarié.e.s et surtout les retraité.e.s, qui devraient encore une fois payer la note, comme s’ils/elles étaient responsables de la crise sanitaire et du chômage ! Elles sont inacceptables, car elles remettent en cause nos droits fondamentaux, dont celui de percevoir une pension à la revalorisation régulière garantie, pour laquelle nous avons cotisé toute notre vie professionnelle.
Nous ne voulons pas qu’elle soit remplacée par une allocation ou prestation sociale évoluant selon les possibilités budgétaires édictées par le bon vouloir de nos gouvernants et le patronat. Non à la charité ! Oui à la dignité ! Parce qu’une fois de plus le gouvernement a l’intention de s’attaquer au pouvoir d’achat des retraité.e.s, sept de leurs organisations syndicales et associatives ont décidé de s’adresser à vous, ce 17 novembre 2020, dans les départements, sous des formes diverses dictées par ce deuxième confinement, en vous rappelant nos revendications : • Non à la perte du pouvoir d’achat • 100 euros tout de suite pour rattraper notre pouvoir d’achat • Revalorisation des pensions indexée sur le salaire moyen • Accès à la santé pour tous • Prise en charge de la perte d’autonomie à 100 % dans la branche maladie de la Sécurité sociale
 
Pour les organisations syndicales et associatives de retraité.e.s du Finistère :
UCR-CGT: Gilbert Phelep = gpcgt29@wanadoo.fr
FGR-FP : Michelle Lollier = michelle.lollier@wanadoo.fr
UCR-FO : Patrick Velin = velin.patrick@orange.fr SFR-FSU :
Christian Caradec = christian.caradec@gmail.com
LSR : Marcel Denes = marcel.denes@orange.fr
Solidaires-UNIRS : Raymond Biger = r-c-biger@orange.fr
 
Le 17 novembre 2020

2/ De signer massivement la pétition en ligne sur la plateforme chang.org en cliquant sur le lien: http://chng.it/nyRF6DWT4w
 
Le PCF propose une réforme pour une retraite à 60 ans avec un minimum garanti à 1500 euros. Ce que la France d’après-guerre et en pleine reconstruction, à réussi à faire avec la création de la Sécurité sociale sous l’impulsion du ministre communiste Ambroise Croizat, nous pouvons le faire . La France aujourd’hui est beaucoup plus riche. Mais il faut aller chercher ces richesses accaparées par la finance et les plus privilégiés. 
Mettre fin au régime spécial de la finance : pour une cotisation révolutionnaire ! Les revenus financiers perçus par les entreprises sont totalement exonérés de cotisation. Nous proposons de les taxer comme les autres revenus à hauteur de 10,45 %. Cela rapporterait 30 milliards à notre système de retraites. 
Supprimer les exonérations de cotisations patronales inutiles dans la lutte contre le chômage
Modulation des cotisations patronales en fonction de critères sociaux (emplois et salaire) et environnementaux Plus une entreprise investit dans l’emploi, augmente les salaires de ses salariés et respectent les normes environnementales et plus ses cotisations seront modulées à la baisse et inversement.
 
 
La fédération PCF du Finistère soutient l'action de l’intersyndicale des retraités du Finistère - interpellez les 8 députés LREM du Finistère et signez la pétition en ligne

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11 novembre 2020 3 11 /11 /novembre /2020 11:19
Baromètre IPSOS/Secours Populaire  - La pauvreté augmente là où la fortune des milliardaires a connu une hausse de 24% entre avril et juillet 2020

Baromètre IPSOS/Secours Populaire

Le baromètre IPOS/ Secours populaire publié le 30/09/2020 établit que les français estiment qu’une personne seule est pauvre quand ses revenus mensuels sont inférieurs à 1228€. Il s’agit du seuil de pauvreté subjectif moyen qui est supérieur au SMIC mensuel 2020 (1219€) et au seuil de pauvreté officiel INSEE (1063€).

Ce même rapport indique que 64% des français les plus modestes se restreignent sur la qualité de leur alimentation pour des raisons financières.

81% des français estiment que leurs enfants ont plus de risques de connaître la pauvreté et la peur de basculer soi-même dans la pauvreté est en hausse de 3 points sur un an.

La crise sanitaire entraîne une perte de revenus importante dans 16% des cas.

57% des français ne sont pas partis en vacances l’été 2020 pour raisons financières.

44% des parents estiment que leurs enfants accusent un retard scolaire important et sera d’autant plus difficile à rattraper que la situation sociale est délicate.

Pendant les deux premiers mois de confinement 1270 000 personnes ont sollicité l’aide du Secours Populaires. 45% de ces personnes étaient inconnues du Secours Populaire jusque-là.

Tout le monde ne vit pas la crise de cette façon tragique :

En 2017 le monde comptait 2158 milliardaires en dollars, en 2020 ils sont 31 de plus pour atteindre 2189. La fortune de ces milliardaires a connu une hausse de leur richesse de 24% entre avril et juillet 2020 pour constituer un total de 10200 milliards de dollars.

Les 25 plus riches ont vu leur richesse augmenter de 255 milliards de dollars entre mi-mars et fin mai 2020.

Le contraste est saisissant : ceux qui sont déjà riches s’enrichissent quand les pauvres s’appauvrissent. Les entreprises licencient à tour de bras pendant que les actionnaires continueront de percevoir leurs dividendes auprès de nombreuses sociétés, démontant ainsi que la financiarisation de l’économie phagocyte l’économie réelle au profit de quelques-uns.

Comment, dans ce contexte, comprendre et accepter que le gouvernement continue de verser des aides diverses et variées à des entreprises sans exiger la moindre contrepartie en terme d’emplois, de formation ou d’investissement ?

Sans une inflexion radicale de ces politiques, ceux qui vont payer la facture de la crise sanitaire sont ceux qui n’en peuvent déjà plus, les premiers de corvée. Vont-ils se laisser faire ? les ingrédients d’une explosion sociale sont déjà réunis.

Ronan Tanguy, trésorier de la fédération du Finistère du Parti communiste - Section PCF du Relecq-Kerhuon, 9 novembre 2020 

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30 octobre 2020 5 30 /10 /octobre /2020 11:37
Walden Gauthier, séance collage à Morlaix le 27 octobre

Walden Gauthier, séance collage à Morlaix le 27 octobre

Corentin Derrien - Mariane Gauthier Destable - Walden Gauthier - Lucienne Nayet - Jean-Luc Le Calvez - les cinq camarades du PCF Pays de Morlaix à Châteaubriant dans la carrière le 18 octobre 2020

Corentin Derrien - Mariane Gauthier Destable - Walden Gauthier - Lucienne Nayet - Jean-Luc Le Calvez - les cinq camarades du PCF Pays de Morlaix à Châteaubriant dans la carrière le 18 octobre 2020

Châteaubriant dans la carrière le 18 octobre 2020 - Lucienne Nayet, Ian Brossat, Walden Gauthier - 3 générations unies dans l'affirmation des valeurs du communisme

Châteaubriant dans la carrière le 18 octobre 2020 - Lucienne Nayet, Ian Brossat, Walden Gauthier - 3 générations unies dans l'affirmation des valeurs du communisme

Walden Gauthier, 16 ans, a adhéré aux Jeunesses Communistes il y a quelques mois, au printemps dernier, pendant le confinement. Élève brillant, après son collège à Lanmeur, où il a développé sa passion de l'histoire (au côté de M.Cueff) il est devenu lycéen en section Langues renforcées au lycée Châteaubriant à Rennes. Walden, qui habite Plouigneau, est aussi un mélomane passionné de Jazz, un excellent pianiste, et s'intéresse à la politique et au communisme, notamment depuis l'an passé et sa participation aux rassemblements contre la réforme des retraites à points Macron. Particulièrement curieux et mûr intellectuellement et politiquement, il incarne cette nouvelle génération prometteuse qui porte l'avenir du communisme français.        

6 questions à Walden Gauthier

- Pour toi, que représente le communisme ? En quoi est-ce encore un idéal et un engagement actuels ?

Je suis attaché aux principes de base du communisme, ceux de la justice sociale et de l’internationalisme. Le monde de la finance dans lequel nous vivons manque cruellement d’humanité, et c’est d’ailleurs l’un des thèmes majeurs défendus par le PCF aujourd’hui derrière l’engageant slogan : « L’Humain d’abord ». Un combat on ne peut plus actuel, toujours en écho avec l’approche de Marx : l’unicité humaine dans l’égalité, l’identité humaine dans ses différences. Je me retrouve ainsi dans cette ouverture à la pluralité où résonnent notamment les luttes féministes et le combat contre le racisme, tout autant d’ailleurs que dans les actions de longue date du PCF en faveur de l’éducation et de la culture.

- Comment es-tu venu toi-même à faire ce pas de l'engagement ? Est-ce courant dans ta génération, autour de toi ?

J’ai décidé de m’engager auprès des JC en plein confinement pour prendre part à la reconstruction d’une France en crise. J’y vois l’opportunité historique d’un changement radical des mentalités, par la mise en lumière des véritables conséquences d’un gouvernement libéral sur des populations toujours plus menacées par le chômage et la misère. Si ce genre d’engagement était courant au siècle dernier chez les jeunes, je n’ai pas l’impression qu’il le soit aujourd’hui. Ma génération est certes sensible à certains combats, tels que l’écologie ou le féminisme, mais peu sont réellement intéressés par la politique de terrain et la nécessité de combats concrets à mener. Paradoxalement, nombreux sont ceux qui se complaisent dans la société de consommation avec toutes les inégalités que celle-ci engendre. Le désir de se battre en faveur du collectif est en perte de vitesse, et il semble être remplacé par un individualisme rationnel et de pseudo- combats qui servent en réalité à se blanchir la conscience.

- Quelles sont les figures politiques et historiques qui t'inspirent ?

Je suis inspiré par les communistes qui se sont battu pour la libération de la France durant la Seconde Guerre Mondiale, et qui furent l’âme de la résistance intérieure, mais également les porteurs du triangle rouge ayant succombé sous la botte nazie. Ces hommes et ces femmes ont combattu le fascisme pour défendre la liberté. Leurs actions de haute lutte, souvent au risque de la mort, ne doivent pas être oubliées, et l’on doit veiller à ce qu’elles demeurent gravées dans les livres d’histoire. Les combats pour la paix et l’émancipation de l’Homme menés par Jean Jaurès, ses talents d’orateur et d’écrivain m’intéressent fortement. Je dois également évoquer mon attachement à Marx et à Engels, puisque c’est par le Manifeste que j’ai été introduit à la pensée communiste, et l’ampleur de leur apport à cette théorie me fascine. Je me réjouis qu’il me reste encore tant de choses à lire et à découvrir pour approfondir mes connaissances dans un domaine qui annonce le Progrès humain.

- Pourrais-tu nous parler de la Commémoration des fusillés de Châteaubriant ?

C’était une cérémonie très émouvante. Comme je l’ai dit plus haut, je suis très attaché à l’histoire de la Résistance, et c’est un honneur d’avoir pu déposer la gerbe du Musée de la Résistance Nationale auprès de Lucienne Nayet, Présidente de ce Réseau. C’est un événement qu’il faut absolument continuer d’honorer. C’est important aujourd’hui de dénoncer la barbarie nazie et de commémorer le courage des camarades communistes tombés pour une juste cause, et je compte y retourner dans le futur, avec la JC de Morlaix au complet, voire si possible avec ma classe de lycée !

- Qu'est-ce que tu as envie de vivre et d'apporter dans ton militantisme ?

En s’engageant, on fait le lien entre les gens qui ont combattu dans le passé et les réalités d’aujourd’hui qui appellent toujours à résister. C’est la volonté d’appartenir à cette famille historique, celle de devenir un chaînon de son histoire qui m’anime aujourd’hui. Si les JC me permettent de perpétuer le mouvement communiste, je pense aussi pouvoir y développer mon esprit critique en apprenant notamment à débattre. Depuis mon adhésion, j’ai également fait de très belles rencontres au sein du Parti, et c’est cette émulation collective qui me plaît.

- Sur quoi d'après toi le PCF et les JC doivent travailler dans la période pour gagner de l'audience auprès des jeunes ?

Je pense qu’il y aurait un travail immense à faire autour du terme « communisme ». C’est aujourd’hui un mot totalement dévoyé, souvent confondu pour le discréditer avec le stalinisme et les régimes dictatoriaux. Le fait qu’il soit ainsi discrédité génère beaucoup de préjugés défavorables, d’où la difficulté d’atteindre les jeunes. Même si c’est un mot chargé de sens se rapportant à l’esprit de partage, je me demande parfois s’il ne faudra pas l’effacer pour faire ressortir nos idées qui n’ont aucun rapport avec le régime de Staline. Les jeunes sont de plus en plus éloignés de la politique, et souvent envahis par des idées reçues, ce qui rend compliqué l’approche. Il y a un énorme travail de pédagogie à accomplir. Et cependant il en va de l’avenir, de notre avenir.

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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 06:06
Conseil Municipal de Brest du 21 octobre: Intervention de Mathilde Maillard, adjointe communiste, sur les dérogations au repos dominical

 

 

« Monsieur le Maire, chers collègues,

Si la période que nous vivons est remplie d’incertitudes, il y a des choses qui ne changent pas …

En effet, notre conseil municipal s’apprête une nouvelle fois à délibérer sur un certain nombre de dérogations à la règle du repos dominical dans les commerces de notre ville pour l’année à venir.

Monsieur le Maire, vous connaissez la position du groupe des élus communistes sur le sujet. Elle est ancienne, constante, renouvelée chaque année à cette même période. Les communistes sont opposés au travail le dimanche dans le commerce. Qu’il concerne les secteurs du commerce de détail ou des concessions automobiles.

Pour les communistes, la règle du repos dominical est une conquête sociale majeure. Elle a permis le développement d’une vie associative, culturelle, sportive, riche et essentielle à la cohésion du pays et au bien-être général.

De ce point de vue, nous regrettons que les deux délibérations sur lesquelles nous sommes amenées à nous prononcer aujourd’hui nous engagent sur un chemin différent.

Nous le regrettons d’autant plus qu’après plusieurs années d’application, nous estimons que l’intérêt de ces ouvertures dominicales dérogatoires reste à démontrer…

Dans la période de crise économique et sociale que nous connaissons, nous pensons que la solution pour aider le commerce brestois à rebondir ne se situe pas dans l’ouverture le dimanche mais bien dans une revalorisation significative du pouvoir d’achat de tous nos concitoyens. Pouvoir d’achat matraqué depuis des années et une nouvelle fois aux abonnés absents des dernières mesures gouvernementales comme en témoigne le plan de relance présenté début septembre par le Premier Ministre Castex… Rien sur les hausses de salaires, rien non plus sur les augmentations de pensions et de minima sociaux ainsi que leur nécessaire élargissement.

Alors que la grande précarité gagne du terrain, alors que les revenus des ménages ne cessent de diminuer, comment imaginer dès lors que nos concitoyens fréquentent davantage les commerces, dimanche compris ?

Au regard de ces éléments, il nous est permis de douter de la réalité des effets économiques bénéfiques que permettraient ces mesures tant sur l’emploi local que sur le pouvoir d’achat des ménages.

Elus communistes, nous voyons également dans ces ouvertures dominicales des atteintes portées aux droits et aux conditions de travail des salariés des secteurs concernés. Ce seront une fois de plus des salariés à temps partiel, mal payés, précaires, majoritairement des femmes, qui seront concernées par ces dérogations et qui n’auront d’autres choix que de se rendre au travail les dimanches d’ouverture au détriment de leur vie personnelle, amicale, familiale.

Notons que la date du dimanche 26 décembre est proposée à l’ouverture, ce qui viendrait écourter le week-end de Noël pour tous les salariés concernés.

Bien sûr, aujourd’hui, il y a urgence à épauler nos commerces de proximité et nous nous rejoignons sur ce sujet. Cela a d’ailleurs fait l’objet de dispositifs d’aides mis en place par nos deux collectivités que nous avons soutenus.

En revanche, l’ouverture des commerces le dimanche ne bénéficient pas aux commerces de proximité. Ce sont les intérêts des groupes de la grande distribution qui sont renforcés en captant une grande majorité de la clientèle sur ces dates. Ce sont d’ailleurs ces mêmes groupes qui militent chaque année pour une généralisation des ouvertures dominicales dans notre ville…

Communistes, nous ne voulons pas d’une société où le consommateur remplacerait le citoyen. Le dimanche doit rester un repère collectif dédié au temps libre commun, qu’il soit familial, amical, associatif, sportif, culturel ou autres.

Et comme aime à le dire notre camarade Taran Marec : « Labour Zul, Labour Nul ».

Monsieur le Maire, chers collègues, le groupe des élus communistes votera contre ces deux délibérations.

Je vous remercie. »

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26 octobre 2020 1 26 /10 /octobre /2020 06:06
Quelques rendez-vous d'éducation populaire organisés par les sections du PCF Finistère en novembre, décembre, janvier
Gérard Streiff est prévu pour nous parler de son abécédaire amoureux du communisme le 24 novembre à Morlaix pour la rentrée des Mardis de l'éducation populaire et le 25 novembre au Relecq-Kerhuon

Gérard Streiff est prévu pour nous parler de son abécédaire amoureux du communisme le 24 novembre à Morlaix pour la rentrée des Mardis de l'éducation populaire et le 25 novembre au Relecq-Kerhuon

Quelques rendez-vous d'éducation populaire organisés par les sections du PCF Finistère en novembre, décembre, janvier
L'écrivain Guy Darol interviendra probablement le mardi 8 décembre à 18h autour de son dernier livre Wattstax, une fierté noire: Musique et combat anti-raciste aux Etats-Unis.

L'écrivain Guy Darol interviendra probablement le mardi 8 décembre à 18h autour de son dernier livre Wattstax, une fierté noire: Musique et combat anti-raciste aux Etats-Unis.

Quelques rendez-vous d'éducation populaire organisés par les sections du PCF Finistère en novembre, décembre, janvier
Quelques rendez-vous d'éducation populaire organisés par les sections du PCF Finistère en novembre, décembre, janvier
Quelques rendez-vous d'éducation populaire organisés par les sections du PCF Finistère en novembre, décembre, janvier
Quelques rendez-vous d'éducation populaire organisés par les sections du PCF Finistère en novembre, décembre, janvier
A Quimperlé Jeudi Rouge le 26 novembre avec le Jeudi  26 novembre à 18h30 avec Bernard Vasseur, philosophe, qui nous présentera son nouvel ouvrage "Le Marxisme a de l'avenir, pourvu qu'on le libère du passé"

A Quimperlé Jeudi Rouge le 26 novembre avec le Jeudi 26 novembre à 18h30 avec Bernard Vasseur, philosophe, qui nous présentera son nouvel ouvrage "Le Marxisme a de l'avenir, pourvu qu'on le libère du passé"

Quelques rendez-vous d'éducation populaire organisés par les sections du PCF Finistère en novembre, décembre, janvier
Fréderick Genevée donnera une conférence pour les Jeudi Rouge du PCF à Quimperlé le 14 décembre: Président du Musée d'histoire vivante , coordinateur de l'ouvrage collectif "Aux alentours du Congrès de Tours  1914/1924"

Fréderick Genevée donnera une conférence pour les Jeudi Rouge du PCF à Quimperlé le 14 décembre: Président du Musée d'histoire vivante , coordinateur de l'ouvrage collectif "Aux alentours du Congrès de Tours 1914/1924"

Quelques rendez-vous d'éducation populaire organisés par les sections du PCF Finistère en novembre, décembre, janvier
Renaud Faroux - conférence sur Picasso à Landerneau (les rendez-vous artistiques du PCF Finistère)

Renaud Faroux - conférence sur Picasso à Landerneau (les rendez-vous artistiques du PCF Finistère)

Renaud Faroux - conférence sur Henry Moore à Landerneau (les rendez-vous artistiques du PCF Finistère)

Renaud Faroux - conférence sur Henry Moore à Landerneau (les rendez-vous artistiques du PCF Finistère)

Dans les 3 mois à venir, quelques propositions d'initiatives des sections du Parti communiste français du Finistère: éducation populaire, 100 ans du Parti communiste. 

A Morlaix:

LES MARDIS DE L’ÉDUCATION POPULAIRE au local de la section PCF, 2 petite rue de Callac
 
Avec l'écrivain et journaliste Gérard Streiff autour de l'Abécédaire amoureux du communisme mardi 24 novembre

"Le Communisme est mort selon les médias. Pourtant, il existe encore des communistes. Gérard Streiff, en fait partie, il explique par cet abécédaire comment on devient communiste en 1968, et pourquoi cinquante plus tard il est toujours communiste. L’occasion pour certains de découvrir ce souvenir, pour d’autres la culture, les combats, les révoltes, la pensée de 50 ans de communisme. Ce livre est un recueil d’images, d’anecdotes, de rencontres, de dates. Des souvenirs en vrac, avec des trous (de mémoire).  Le communisme par le petit bout de ma lorgnette". Livre à 12 €, éditions du Petit Pavé

 
Avec l’écrivain Guy Darol probablement le mardi 8 décembre, 18h. Autour de son dernier livre Wattstax, une fierté noire: Musique et combat anti-raciste aux Etats-Unis.
 
Avec l’affichiste Dugudus (Régis Léger), Mardi 19 janvier. Présentation de son travail d'artiste affichiste et de son travail sur les affiches cubaines.
Il y aura en même temps une expo de son travail au Ty Coz. 
 
JOURNÉE CAMARADES
 
Dimanche 20 décembre  au local du PCF à Morlaix - journée « CAMARADES »
 
projection du documentaire Camarades d’Yves Jeuland en matinée
auberge espagnole
puis projection du film Les Camarades de Mario Monicelli.
 

Au Relecq-Kerhuon:

Avec l'écrivain et journaliste Gérard Streiff autour de l'Abécédaire amoureux du communisme mercredi 25 novembre

A Douarnenez, Mercredi 25 novembre: Bernard Vasseur, philosophe, qui nous présentera son nouvel ouvrage "Le Marxisme a de l'avenir, pourvu qu'on le libère du passé"

A Quimperlé, salle Isole, Espace Benoîte Groult: début Jeudis Rouges de la saison 2019/2020

  • le Jeudi  26 novembre à 18h30 avec Bernard Vasseur, philosophe, qui nous présentera son nouvel ouvrage "Le Marxisme a de l'avenir, pourvu qu'on le libère du passé"
  • Le Lundi 14 Décembre 18h30 - avec Frederick Genevée, historien, Président du Musée d'histoire vivante , coordinateur de l'ouvrage collectif "Aux alentours du Congrès de Tours  1914/1924"
  • Le Jeudi 28 janvier  2021 18h30 soirée "Afrique du Sud, où en sommes nous ? et le rôle des femmes dans la lutte contre l'apartheid avec Jacqueline Dérens.

En prévision aussi: avec Barbara Stiegler pour une soirée "Que nous dit la crise sanitaire sur l'état de notre société"; avec Sophie Démare Lafont autour de "La Bible, une sacrée histoire" et Sara Lickel Chargée de plaidoyer au Secours Catholique sur le Droit à l'alimentation.

***

Pour les vœux de la fédération PCF Finistère, nous prévoyons une invitation de l'historien d'art Renaud Faroux co-auteur avec Yolande Rasle du livre "Libres comme l'art" sur "100 ans d'histoire entre les artistes et le PCF" pour une présentation en mots et en images des peintres liés à l'histoire du communisme français. Ce sera probablement au Relecq-Kerhuon.  Renaud Faroux est aussi le conférencier qui est venu nous présenter et mettre en contexte plusieurs expositions du FHEL des Capucins à Landerneau et du Musée de Pont Aven.

***

A signaler aussi, même si ce n'est pas organisé par le PCF, que notre camarade, ancienne secrétaire nationale du PCF, ministre de la Jeunesse et des Sports, et actuellement députée communiste de Seine Saint-Denis, Marie-George Buffet, sera l'invitée de l'université populaire du Pays d'Iroise le 15 décembre à 18h30 à Locmaria Plouzané pour une conférence sur: "De la révolution de 1789 à nos jours, l'égalité homme femme, un reflet de choix politiques"

Quelques rendez-vous d'éducation populaire organisés par les sections du PCF Finistère en novembre, décembre, janvier

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24 octobre 2020 6 24 /10 /octobre /2020 16:44
Christian Lasson, photo Le Télégramme, 16 octobre 2019

Christian Lasson, photo Le Télégramme, 16 octobre 2019

Hommage des camarades communistes à Christian LASSON

Discours lu par Philippe Moreau pour la section PCF du Pays Bigouden à la cérémonie d'obsèques de Christian Lasson

C'est avec beaucoup d'émotion que les communistes du Pays Bigouden s’associent aux camarades de Saint-Dizier et de la Haute-Marne pour rendre hommage à Christian et présenter nos plus sincères et fraternelles condoléances à Véronique son épouse, à ses enfants Pierre-Damien et Sally-Ann, à ses petits enfants Alex et Benjamin, à toute sa famille. Nos condoléances vont aussi aux familles de sa belle sœur et de son conjoint disparus tragiquement en même temps que Christian.

Christian a rejoint notre section du parti communiste il y a seulement trois ans mais les camarades bigoudens ont eut le temps d'apprécier l'homme de conviction, le cœur sur la main, toujours battant pour la cause humaine en faveur des plus démunis.

Les camarades de Saint-Dizier et de la Haute-Marne, qui pendant plusieurs années ont partagé avec Christian un nombre impressionnant de combats nous ont fait parvenir un texte chaleureux que je vais m'efforcer de résumer au mieux.

Pour beaucoup de camarades Christian était une référence, un modèle, son engagement au service des autres était guidé par son souci permanent de combattre l'injustice, de lutter sans relâche, souvent au détriment de sa vie de famille, pour la dignité de l'être humain.

Homme de combat, mais aussi de dialogue, il n'avait de cesse de tout mettre en œuvre pour rassembler, unir les salariés contre les mauvais coups. Deux exemples où il a joué un rôle primordial et qui ont marqué les mémoires à Saint-Dizier ; la lutte des 287 cheminots dont certains postes devaient être supprimés et l'occupation de l'usine des Pigeat-Hazard menacée de fermeture. Tant d'autres luttes aussi ont jalonné sa vie, il faudrait des heures pour en parler, gagnées ou perdues peu importe Christian est toujours allé au bout de ses engagements et de la parole donnée.

A la CGT, son militantisme lui a valu de très hautes responsabilités du local jusqu'au national.

Puis il y a son engagement politique au Parti Communiste. Alors qu'il se sentait depuis longtemps "communiste de cœur", c'est au 1er Mai 1988 qu'il décide de prendre sa carte.

Cette adhésion il l'a très bien exprimé l'année dernière à un journaliste du "Télégramme" qui l'interrogeait lorsqu'il a succédé à son ami et camarade Alain BONNET à la tête du Secours Populaire de Pont l'Abbé; "mon choix est politique, quand on connaît l’histoire du Secours populaire, qui l’a fondé, à savoir le parti communiste, les valeurs d’entraide et de solidarité qu’il véhicule... ça en dit long sur les idées du bonhomme" avait-il dit en souriant.

Au sein du Parti, il poursuit son combat pour une société plus juste où la loi du fric n'écraserait plus l'Être Humain et c'est en 1983 qu'il entre au Conseil Municipal de Saint-Dizier avec le maire communiste Marius CARTIER

Durant ses trois mandats (de 1983 à 2001) ses nombreuses interventions au Conseil Municipal reflétaient la vie des plus humbles, des chômeurs, des ouvriers, du monde du travail, il était leur avocat. Il s'est également grandement investi à l'organisation du Festival de la Jeunesse en faisant partie de l'équipe qui concoctait les programmes.

Christian croyait en la jeunesse, en sa capacité à changer le monde. Sans doute cela lui venait de son expérience aux « colonies de vacances » SNCF qu'il a animées, puis dirigées avec tant de réussite.

Christian fait parti de ces gens dont c'est un vrai bonheur de les croiser et c'est un crève-cœur pour nous les communistes du Pays Bigouden de l'avoir perdu si tôt d'autant que, comme il n'était pas de nature à s'étaler sur son passé, nous découvrons aujourd'hui à l'appui des témoignages des camarades de Saint-Dizier quel sacré combattant il était vraiment.

Christian, les communistes de la Haute-Marne et du Pays Bigouden te dédient ces paroles d'une chanson de Jean Ferrat, persuadés que tu les entendras ;

« Tu aurais pu vivre encore un peu pour notre bonheur, notre lumière avec ton sourire avec tes yeux clairs ton esprit ouvert, ton air généreux »...

Nous rendons hommage à notre camarade victime avec deux autres personnes de ce drame de la mer qui s’est joué mercredi 14 octobre près de Saint-Guénolé. Christian Lasson était arrivé dans le pays bigouden depuis 3 ans et s'était tout naturellement rapproché de la section PCF du pays bigouden dont il était membre du comité de section.
Il vivait auparavant en Haute-Marne et avait été élu communiste à Saint-Dizier pendant trois mandats (1983-1989, 1989-1995, 1995-2001).
Nous avons aujourd'hui une pensée forte pour lui bien sûr, parti bien trop tôt, et pour ses amis, sa femme, son fils, ses proches et ses camarades de Haute-Marne et du Pays Bigouden.
Un hommage de la CGT, du secours populaire et du PCF lui sera rendu dans les jours à venir à Penmarc'h, comme nous en a informé André Le Roux, secrétaire de section du PCF Pays Bigouden. 
 
Article du Télégramme, Publié le 16 octobre 2020.
 

La famille du Secours populaire de Pont-l’Abbé a perdu l’un des siens

"La grande famille du secours populaire est en deuil après la disparition de Christian Lasson, 62 ans, lors d’un tragique accident de mer, mercredi soir, à l’entrée du port de Saint-Guénolé à Penmarc’h. Après trois ans passés en tant que bénévole au sein de l’association, il avait pris la présidence du comité de Pont-l’Abbé à la suite d’Alain Bonnet, il y a un an. Originaire de Champagne, il a fait toute sa carrière à la SNCF, et a mené des activités syndicales en siégeant au sein du CCE (Comité d’entreprise européen) de la SNCF. Son parcours professionnel l’avait par ailleurs amené à occuper plusieurs fonctions. Il avait eu notamment la responsabilité de 52 colonies d’enfants sur le territoire français, plus les séjours à l’étranger, ainsi que le service des livres et les bibliothèques. Il avait été aussi longtemps directeur de colo, et c’est comme ça qu’il avait découvert la Bretagne. À 54 ans, en prévision de la retraite, il avait passé un diplôme de Gestionnaire d’entreprise en économie sociale, ce qui l’avait conduit tout naturellement à prendre en main la gestion du Secours populaire. Son objectif, en prenant les rênes du comité, un des quatre comités les plus importants du département, avec Brest, Quimper et Châteaulin, était de l’ouvrir davantage aux jeunes, de les inciter à prendre plus de place et de responsabilités dans l’organisation."

Voici une interview que Christian Lasson donnait au Télégramme en 2019 en tant que responsable local du Secours Populaire:

Publié le 16 octobre 2019 - Le Télégramme

Secours populaire. Christian Lasson : « C’est une grosse machine collective »

Christian Lasson, bénévole depuis trois ans, est le nouveau président du comité local du Secours populaire. Le biker au grand cœur revient sur les motivations de son engagement.

Annoncé lors de la dernière assemblée générale, le départ d’Alain Bonnet, président du comité de Pont-l’Abbé pendant huit ans, est effectif depuis la rentrée. Et comme prévu, c’est son ami Christian Lasson, bénévole depuis trois ans, qui est désormais aux manettes. Vous l’avez peut-être croisé sur les routes au guidon de sa Kawasaki 1400 GTR, ou au large de Saint-Guénolé, à la manœuvre sur son Pen Sardin. Ou bien, sûrement, lors d’une braderie ou d’une collecte alimentaire du Secours populaire. Bonnet vissé sur le crâne et barbe de biker, Christian Lasson ne passe pas inaperçu. Sa gentillesse et son discours engagé non plus.

Quel a été votre parcours avant le Secours populaire ?

Je viens de Champagne où j’ai fait toute ma carrière à la SNCF. C’est dans le cadre des activités syndicales que j’ai connu Alain Bonnet, puisque j’ai siégé comme lui au CCE (Comité d’entreprise européen) de la SNCF. J’ai eu la chance durant mon parcours professionnel d’occuper plusieurs fonctions. J’ai eu notamment la responsabilité des 52 colonies d’enfants sur le territoire français, plus les séjours à l’étranger, et le service des livres et bibliothèques. J’ai été aussi longtemps directeur de colo, et c’est comme ça que j’ai découvert la Bretagne. À 54 ans, en prévision de la retraite, j’ai passé un diplôme de Gestionnaire d’entreprise en économie sociale, ce qui me permet d’être à l’aise aujourd’hui dans la gestion du Secours populaire.

Le choix du Secours populaire était-il réfléchi ?

Absolument, c’est un choix politique. Quand on connaît l’histoire du Secours populaire, qui l’a fondé, à savoir le parti communiste, les valeurs d’entraide et de solidarité qu’il véhicule, ça en dit long sur les idées du bonhomme (rires). Cela dit, l’association est apolitique et personne ici ne revendique d’appartenance à un parti ou à un autre. Ce qui ne veut pas dire oublier ses origines, ses convictions et ne pas regarder ce qui se passe autour.


Quel regard portez-vous sur l’avenir du monde associatif ?

On est à une époque où on parle sans cesse de repousser l’âge du départ à la retraite. Or, en France, 80 % des associations sont dirigées par des retraités. Quand on leur pose la question sur les raisons de leur engagement associatif, ce sont des chiffres Insee, ils répondent « parce qu’on a le temps et qu’on est encore en bonne santé ».
Alors, si on prolonge de plus en plus l’âge de départ à la retraite, le temps, il y en aura moins. Quant à la santé, selon une étude qui vient de sortir, les hommes restent « en bonne santé » jusqu’à 63 ans, après, ça se gâte. Donc, ce genre de décisions politiques risque de poser problème au monde associatif, qui est une grande force chez nous.


Quels seront les grands axes de votre mandat ?

J’ai un mandat de deux ans et je m’inscris dans la continuité de ce qu’a accompli Alain Bonnet et son équipe. On va juste essayer d’apporter des améliorations ici ou là pour être encore plus efficaces dans notre aide aux personnes dans le besoin. Je dis « on », car le Secours populaire à Pont-l’Abbé, c’est une grosse machine collective qu’on ne peut pas diriger tout seul : on fait partie des quatre comités les plus importants du département, avec Brest, Quimper et Châteaulin. Et on aide 263 familles sur notre secteur, soit 565 personnes.


Quels sont vos projets ?

Mon objectif principal, c’est de « rajeunir » les troupes. Jeune, ça va de 18 à 50 ans, car actuellement la moyenne d’âge du bureau, c’est plus de 60 ans. Pour cela, il faut ouvrir davantage nos portes et inciter les jeunes à prendre plus de place et de responsabilités dans l’organisation. L’autre projet à plus court terme est sur le point d’être finalisé : il s’agit de proposer à nos bénéficiaires de participer aux sorties et activités de la MPT. L’accord va se faire en novembre, il ne reste plus qu’à écrire les modalités noir sur blanc. Un autre sujet me tient à cœur, c’est de mettre en place un projet culturel à destination des jeunes, en leur proposant des concerts, théâtres, expos et loisirs. Voilà pour les projets principaux. Mais il y a aussi le développement du « 15 », notre nouveau local qui fonctionne déjà très bien, et la recherche de partenariats avec les associations et les commerçants. On veut aussi trouver des producteurs locaux et développer le circuit court pour les produits frais. Et rencontrer les maires des différentes communes où on intervient, car nos besoins ont évolué, mais pas les aides.


Le Secours populaire se substitue-t-il aux institutions ou aux services publiques ?

On entend dire parfois qu’on fait le jeu des politiques, mais ce n’est pas vrai. Ce qu’on fait, personne d’autre ne le ferait si on n’était pas là. Ce n’est pas les politiques qu’on vise, ce sont les gens, on est là pour les aider, c’est ça qui compte pour nous et ça n’a pas de prix. Ce qui ne dédouane pas du tout les politiques de leur inaction. C’est important de le dire, même si ça ne plaît pas à tout le monde.

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