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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 16:42
Le 23 avril, c'est bientôt: Ensemble pour une majorité de progrès, votons Mélenchon! Les militants communistes seront sur le marché de Morlaix le samedi 1er avril
tract national du Parti Communiste - mars 2017

tract national du Parti Communiste - mars 2017

Le 23 avril, c'est bientôt: Ensemble pour une majorité de progrès, votons Mélenchon! Les militants communistes seront sur le marché de Morlaix le samedi 1er avril

 

Le 23 avril, c'est déjà demain! 

Et, dans cette élection présidentielle folle et imprévisible, il est encore possible de permettre la qualification au second tour du candidat qui a le programme le plus approprié aux enjeux de justice sociale, économique, et de rénovation démocratique: Jean-Luc Mélenchon, candidat soutenu par le Parti Communiste qui continue pour autant à travailler pour un rassemblement de la gauche de transformation et de progrès social, démocratique et écologique. 

Une distribution d’un tract national du Parti Communiste « Ensemble pour une majorité de progrès – appel à voter Jean Luc Mélenchon » sera effectuée par les militants communistes de Morlaix le samedi 1er avril (10 h – 12 h) sur le marché de Morlaix.

distribution de tracts sur le marché de Morlaix par les militants communistes le 11 mars

distribution de tracts sur le marché de Morlaix par les militants communistes le 11 mars

Le 23 avril, c'est bientôt: Ensemble pour une majorité de progrès, votons Mélenchon! Les militants communistes seront sur le marché de Morlaix le samedi 1er avril
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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 16:40
Prochains rendez-vous au bar des Deux Rivières: le spectacle "Je délocalise" d'Albert Meslay (jeudi 30 et vendredi 31 mars à 20h30), la conférence gesticulée "Tu ne seras pas une pédale mon fils" de Ronan Perrot

Les prochains rendez-vous de Bar aux 2 rivières, 1 place de la Madeleine.  : 29600 - MORLAIX

 

Jeudi 30 et vendredi 31 mars à 20h30 : Albert Meslay

 

«  Je délocalise  »

Fatigué par plus de 400 représentations de son précédent spectacle, Albert Meslay a décidé de faire appel à des auteurs comiques issus de pays «  de préférence à monnaie faible  ». Nous voilà donc avec des sketchs écrits par un jeune comique Tibétain qui vient de terminer son BTS Forces de ventes, un humoriste Grec ayant accepté d’étaler le paiement de son sketch sur 5 ans, voire un réfugié climatique du Bangladesh reconverti dans le stand-up. Albert Meslay y développe tout son sens de l’absurde et du burlesque.

Entrée : 10 €. Réservations : 02 98 62 85 12

 

Mardi 4 avril à 20h30 : Conférence gesticulée "Tu ne seras pas une pédale mon fils"

"Père d'un garçon de 15 ans, blanc, français, photographe amateur... et homosexuel. C'est une chose parmi d'autres, mais pas LA chose qui me détermine." Récit d'un cheminement : de la honte de soi à l'émancipation, en passant par la recherche du bonheur. Affirmation d'un engagement pour faire cesser la haine de l'autre.

Conférence organisée dans le cadre du Festival de lutte contre les discriminations. Entrée libre. 

Prochains rendez-vous au bar des Deux Rivières: le spectacle "Je délocalise" d'Albert Meslay (jeudi 30 et vendredi 31 mars à 20h30), la conférence gesticulée "Tu ne seras pas une pédale mon fils" de Ronan Perrot
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 13:50
Crimes du colonialisme français: Message de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, à l'occasion du 70e anniversaire du soulèvement du peuple malgache

Message de Pierre Laurent, Secrétaire national du Parti communiste français à l’occasion de la commémoration du 70ème anniversaire du soulèvement du peuple malgache le 29 mars 1947 réprimé dans le sang par l’Etat colonial

 

Monsieur Eric RAKOTOMANGA, Président de l’AKFM, Parti du Congrès pour l’indépendance de Madagascar,
Monsieur Solofo RAZANATOANDRO, Secrétaire Général,
Mesdames, Messieurs,
Cher-e-s ami-e-s et cher-e-s camarades,

Le soulèvement de 1947 est l’aboutissement de plus d’un demi-siècle de lutte contre le joug colonial. C’est une sorte de point d’orgue des multiples manifestations et révoltes qui ont parsemé la Grande île au lendemain des guerres « franco-malgaches » de 1883 et 1895. Dès 1896, en 1908, 1910, 1915, et à chaque décennie, des révoltes éclatent, toutes réprimées sans exception.

La « pacification » coloniale de l’Etat français aura engendré – déjà – de très nombreux morts, évalués à des centaines de milliers.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, des milliers de malgaches qui ont combattu contre l’armée allemande, reviennent au pays portés par les idéaux de la Résistance contre l’occupant nazi. Ce sont ces mêmes valeurs de liberté et d’indépendance qui ont guidé le soulèvement nationaliste du 29 mars 1947. Mais fort de ses certitudes aveugles et de la croyance en sa toute puissance, le rouleau compresseur colonial est passé en force. Comme en Algérie en mai 1945, il a écrasé, assassiné, blessé, torturé. Un crime massif et impitoyable. Combien y-a-t-il eu de morts ? Entre 89 000 et 100 000 selon les organisateurs mêmes de la répression, le haut-commissaire de Chevigné et le général Garbay. Des chiffres qui donnent le vertige.

Confronté durant des décennies aux affres et à la violence du colonialisme français, le peuple malgache a subi un crime contre son humanité en 1947 parce qu’il aspirait à la dignité et à la liberté.

Je voudrais citer mon ami regretté Jean Suret-Canale, célèbre géographe et historien de l’Afrique qui, à l’occasion du cinquantenaire du massacre – c’était il y a 20 ans -  lors d’un colloque de l’AFASPA intitulé « Madagascar, la tragédie oubliée » avait posé ces questions qui attendent toujours réponses :
« Quand verrons-nous les plus hautes autorités de l’Etat reconnaître les crimes des répressions coloniales, en demander pardon et y apporter réparation ? », et il ajoutait « est-ce qu’il y a des évènements que l’on ne veut pas regarder en face ? ».

Depuis cette 50e commémoration, vingt ans se sont écoulés. Deux Présidents de la France, Jacques Chirac et François Hollande, sont venus ici à Madagascar et ont fait un premier pas en reconnaissant le crime. Je cite François Hollande : « C’est bien parce qu’il y avait eu cet engagement des Malgaches pour la France mais aussi pour la liberté, que beaucoup, après la Seconde guerre mondiale, ont commencé à songer à l’indépendance, à cette aspiration qui montait du peuple. Ce mouvement a soulevé l’île tout entière en 1947 et elle fut brutalement réprimée par la France ». Et il a ajouté ceci : « Je rends hommage à toutes les victimes de ces événements, aux milliers de morts et à tous les militants de l’indépendance qui ont alors été arrêtés et condamnés pour leurs idées ».

Cette reconnaissance est un premier geste. Mais il n’y a toujours pas eu ni excuses officielles ni pardon de la France. Cette absence est symptomatique d’un Etat qui, toujours enfermé dans une part de déni, n’arrive décidément pas à s’extirper de son passé colonial, y compris dans sa politique extérieure actuelle.

Est-ce parce que le crime est si grand, les conséquences si lourdes pour le peuple malgache que l’on croit qu’il faudrait ajouter encore plusieurs décennies avant de balbutier quelques pardons ?

Disons-le clairement, il y a des forces réactionnaires en France qui refusent de faire le deuil de la puissance coloniale, de peur d’affaiblir la domination actuelle de l’ancien pré-carré français en Afrique. Elles se sont illustrées avec cynisme à l’Assemblée nationale française dans l’écriture d’un alinéa introduit dans la loi du 23 février 2005, avant d’en être retiré, qui reconnaissait le « rôle positif de la présence française outre-mer ». Plus récemment, la députée d’extrême droite Marion Maréchal Le Pen déclarait, le 23 février 2017 que "les colonies nous ont coûté plus cher qu'elles nous ont rapporté." De son côté, François Fillon évoquait le 28 août 2016 le "partage de culture" à d'autres peuples pour désigner les années de colonisation…

Aujourd’hui, le renoncement à changer de logique et à assumer le regard sur notre passé conduit à s’arrêter au milieu du gué, à reconnaitre le crime, mais sans aller au-delà.

Pourtant, j’estime que la France doit produire des excuses officielles, au nom de notre peuple, au nom des valeurs de liberté, d’égalité et de fraternité. Les excuses sont une étape nécessaire, pour les victimes, leurs familles, leurs descendances. Une étape nécessaire pour le devoir de mémoire et de connaissance, ici à Madagascar et aussi en France où le sujet continue d’être occulté. Elles sont une étape nécessaire pour la réparation qui doit, 70 ans après, prendre des formes nouvelles. Car la France a une dette incommensurable envers Madagascar. Au lendemain de l’indépendance conquise de haute lutte, il a bien fallu que la Grande île se construise un avenir, malgré le passif colonial. On ne peut pas comprendre Madagascar aujourd’hui sans prendre en considération le lointain passé de la conquête, des dominations et des crimes coloniaux.

Les dominations aujourd’hui ont pris d’autres formes, d’autres visages, plus sournois, plus pernicieux. Après le cycle infernal de l’endettement et de l’ajustement structurel dans les années 80 et 90, imposé à nombre de pays africains pour les obliger à se soumettre aux logiques de la mondialisation du capitalisme financiarisé, l’heure est à l’imposition d’un libre-échange intégral redoutable à terme pour les économies et sociétés africaines. Les Accords dits de partenariats économiques (APE), imposés aux forceps par l’Union européenne, avec la complicité de la France, visent à libéraliser les échanges au profit du plus fort, c’est-à-dire à offrir plus de « liberté » au renard dans le poulailler.

Sur le continent africain comme en Europe, le combat pour mettre en échec ces politiques doit s'amplifier. On ne peut pas rejeter le sinistre Traité transatlantique - contre lequel nous nous battons en France et en Europe, et contre lequel le Parti communiste français a mené une bataille décisive – et accepter les APE sur le continent africain. Ces accords de libre-échange entre l'Union européenne et les pays africains sont les clones du Traité transatlantique, ils visent à ouvrir toujours plus les marchés africains à la voracité destructrice des firmes transnationales.

Il faut à l'inverse, s’attaquer durablement, et par le progrès social, humain et écologique, aux inégalités socio-économiques, aux autoritarismes, aux logiques de corruption, de déstabilisation et in fine de guerre, qui font tant de ravages.

Le rapport d'Oxfam vient de montrer une nouvelle fois l'absurdité des logiques néolibérales, avec les 8 milliardaires les plus riches qui possèdent autant que la moitié de la population terrestre. Voilà les causes du problème, voilà ce à quoi il faut s'attaquer, voilà le chantier qui se dresse devant nous. C'est la mise en évidence qu'à notre époque, nous avons tous les moyens, de connaissance, d'avancées technologiques, les moyens financiers et humains pour répondre aux besoins fondamentaux des peuples. Travailler à établir des relations d’égal à égal entre les pays, réorienter les richesses formidables produites par les hommes vers la réponse aux besoins fondamentaux, pour que cessent les logiques extractivistes inégales, les pillages destructeurs du sol et du sous-sol, sont les chantiers qui nous sont communs. En cela, dans ces batailles et ces luttes, nous nous inscrivons ensemble dans les pas de ceux qui ont donné leur vie pour la liberté, la dignité et l’indépendance.

Crimes du colonialisme français: Message de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, à l'occasion du 70e anniversaire du soulèvement du peuple malgache
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 13:48
"La mémoire de l'insurrection malgache se chuchote" - entretien de Rosa Moussaoui avec l’écrivain Jean-Luc Raharimanana (L'Humanité, 28 mars 2017)

« La mémoire de l’insurrection malgache se chuchote »

Entretien réalisé par Rosa Moussaoui
Mardi, 28 Mars, 2017
L'Humanite

Le soulèvement anticolonialiste de 1947 à Madagasacar et sa sanglante répression tiennent une place singulière dans l’imaginaire de l’Île rouge. Retour sur cette mémoire avec l’écrivain Jean-Luc Raharimanana.

Quelle place l'insurrection de 1947 tient-elle dans l'imaginaire malgache en général et dans votre œuvre littéraire en particulier ?

Jean-Luc Raharimanana. 2017, nous sommes soixante-dix ans après l’insurrection, mais soixante-dix ans sans réel entretien de la mémoire aussi. Entre l’imaginaire et la mémoire, il y a bien sûr une très forte relation. Une mémoire mal entretenue peut disparaître de l’imaginaire mais avant cet oubli, elle peut s’y aménager un endroit trouble et inexplicable, et c’est cet endroit sans nom qu’occupe l’insurrection de 1947 dans l’imaginaire malgache. C’est un événement souvent manipulé par les politiques, et du coup mal appréhendé par l’enseignement, les témoignages sont inégalement transmis, la réalité historique largement méconnue, voire ignorée, mais la sensation mémorielle est forte car beaucoup de familles ont été touchée par elle. Mais les paroles sortent difficilement, ce qui nous ramène à cette région trouble de l’imaginaire, où d’une réalité de tabataba, grands bruits, émeutes, désordres, la mémoire de l’insurrection se chuchote, se fragilise, confrontée à la rumeur, tsao, presque mensonge. Mais elle est sauvée du mensonge par le sacré : masy, et avec la survie de la formule Rano, rano, une formule qui transformerait les balles des colonisateurs en eau… La terre est sacrée, cette lutte fut sacrée… Aujourd’hui, même si beaucoup d’enfants ne soupçonnent pas l’origine de cette formule, beaucoup la lancent encore dans leurs jeux de guerre, ou pour conjurer le malheur face à leurs bêtises… Cet imaginaire dépend aussi des régions, car bien sûr, l’insurrection, et surtout, la répression et les arrestations ont été fortes selon les régions. Il resurgit très fort pourtant lors des grandes insurrections politiques qu’a connues le pays, notamment en 1972, en 1991, et 2002, comme une sorte de désir d’achever une révolution avortée, une révolution où nous les Malgaches n’avions pas su réellement être ensemble. Quelques auteurs ont écrit sur 47, notamment Andry Andraina avec Mitaraina ny tany (1975), et E.D. Andriamalala avec Vohitry ny Nofy, il y a eu le grand chant-poème, Antsa, de Jacques Rabemananjara, l’un des compagnons de négritude de Senghor, de Césaire et d’Alioune Diop, beaucoup de chants traditionnels parlent de 47, je pense à l’incroyable Mama Sana. Personnellement, mon imaginaire d’enfant sur l’événement a été nourri des paysages traversés par la répression, les anciennes gares toujours criblées de balles, les récits des gens sur l’atrocité des colons et des tirailleurs « sénégalais », devenus de véritables figures de terreur, des ogres en puissance, les insurgés jetés des ponts, jetés des avions, mis dans des fosses communes que personne n’était capable de situer, comme si d’un coup, tout bombement de terrain sur les collines était une potentielle fosse commune ignorée de tous, la terre même avait mal pour l’enfant que j’étais.

Vos portraits d'insurgés sont ceux non pas de héros mais de femmes et d'hommes ordinaires arrimés à l'histoire. Pourquoi ce parti pris de raconter l'histoire de l'insurrection de 1947 à partir de cheminements singuliers ?

Jean-Luc Raharimanana. Car les figures connues de l’histoire, Rabemananjara, Ravoahangy, et dans une moindre mesure Raseta, ont toujours refusé d’endosser la responsabilité de cette insurrection, l’assimilant à un complot colonial destiné à mettre à bas le parti MDRM. Et surtout, mon intuition me parlait d’une insurrection hors de contrôle des politiques, hors de contrôle de l’Etat colonial car devenue une révolte profonde de l’être colonisé, c’est-à-dire ceux qu’on appelait indigènes, ceux qu’on considérait comme des moins que rien, juste bons à civiliser, et encore…

Car je voulais aussi donner un visage, des visages à ceux qui se sont battus dans l’anonymat, qui se sont levés, touchés profondément dans leur dignité d’êtres humains.

Car bien sûr, en 2009, lorsque j’ai entamé ces portraits avec Pierrot Men, il ne restait plus beaucoup de vivants de ces « héros ». Je voulais avec Pierrot dresser des portraits qui rendraient « immortels » leurs témoignages, sortir de l’oubli ces versions de l’histoire, poser l’humain derrière un fait historique, et dénoncer de cette manière l’indécent débat sur la positivité du colonialisme, sur l’absurdité de se demander si le colonialisme a été un crime contre l’humanité ou pas. Je ne prétends pas donner une vérité historique à travers ces portraits. Je veux juste poser hors de l’oubli ces versions recueillies dans la bouche de ceux qui ont vécu d’une manière ou d’une autre 1947. Pour qu’ils ne meurent pas une seconde fois, en enterrant leurs témoignages avec eux. 

 

Vous dites du projet colonial qu'il a enterré un monde, une culture, des mythes, une poétique. Exhumer la mémoire de ces insurgés permet-il de reconstituer le souvenir de ce monde précolonial en éclats ?

Jean-Luc Raharimanana. Non. Cela n’a rien à voir. Parler de 1947 ne signifie pas avoir la nostalgie d’un monde précolonial, ou ramener le souvenir d’un monde précolonial. On parle de dignité humaine ici, on parle de justice. On parle de la reconnaissance d’un crime contre l’humanité. Des hommes et des femmes ont été massacrés effroyablement alors même que la France coloniale se proposait d’amener les Lumières dans ces pays. Je « n’exhume » pas non plus la mémoire, car cette mémoire n’est pas morte et enterrée. Elle est juste hors du champ du connu, du débattu, du transmis ou de l’enseigné. Le projet colonial a ceci de monstrueux, de minorer et d’infantiliser la culture de l’autre, je n’ose pas dire d’éradiquer, mais il y a cette tentation de l’Etat colonial de détruire tout ou partie de la culture du colonisé. La colonisation malgache a duré près de 70 ans, d’autres grands crimes ont été commis avant 1947, et je considère que ce fut aussi criminel de broyer la culture de l’autre pour mettre à la place la culture française. Pour moi, il ne sert à rien de rendre un culte à la culture précoloniale, une société avance et se transforme toujours, mais il faut avoir la connaissance de cette culture, pour savoir d’où l’on vient, comment on peut avancer, que prendre, que laisser, que développer. Oublier fait partie du choix de la mémoire, mais on ne peut pas oublier tant qu’on ne le sait pas, tant qu’on n’a pas compris et pardonné. Parler de 47 amène forcément à cette question du pardon. Nous enfants de colonisés, nous voulons que la France reconnaisse les crimes qu’elle a commis sur nos parents, nos grands-parents, car nous enfants de colonisés, nous voulons continuer à vivre sans ressentiments, avec la dignité retrouvée de nos parents, dans la pleine possession de notre histoire et de notre mémoire, pour mieux vivre avec cette France et ses propres enfants. C’est la raison profonde de ce travail que j’ai mené avec Pierrot Men, qu’on laisse derrière nous ce passé et qu’on aille de l’avant. Mais cela ne peut être possible sans partage de la mémoire. 

 

Quel rôle la littérature, la poésie peuvent-elles jouer pour perpétuer cette mémoire de l'insurrection, des luttes anticoloniales, loin des instrumentalisations politiques ?

Jean-Luc Raharimanana. Pour moi, la mémoire n’a aucun intérêt si elle ne sert pas le présent. Et ça c’est politique. D’ailleurs, je ne connais aucune mémoire qui n’a d’intérêt au présent. Car l’homme est perpétuel recommencement et la mémoire une sorte de guide, d’indice pour avancer. Pourquoi associer tout de suite le mot politique à instrumentalisation ? Êtes-vous si désespérée de la politique ? La politique n’est pas qu’instrumentalisation. L’association des deux mots dessert la politique, la vraie. L’artiste est politique. Et je l’assume. L’artiste est politique car il est l’exemple même de la singularité, de la particularité, or la politique est le fait de bien harmoniser l’ensemble des particularités, l’ensemble de la communauté. La politique doit être la porte d’entrée de la liberté car elle est la somme de chaque point de vue. Enseigner l’histoire, c’est politique, car l’histoire nous montre ce que les hommes ont fait ou ont été capables de faire, en bien comme en mal. La transmission de la mémoire, c’est politique, car on choisit ce qu’on transmet, et ce choix est une lutte permanente des uns et des autres, ou un consensus, ou une acceptation du point de vue de l’autre. Alors oui, la poésie et la littérature peuvent être des vecteurs de la mémoire. Certains diront que la poésie et la littérature doivent s’en affranchir, c’est certes liberté de s’en affranchir, mais il ne faudrait pas prêcher le contraire, sinon il faudrait jeter tout Hugo, jeter Le dormeur du val, jeter Boris Vian, jeter Tony Morrison, jeter les Lumières, et tiens, pourquoi pas jeter la sidérée et sidérante Christine Angot…

 

Bibliographie:

  • Pierrot Men & Jean-Luc Raharimanana, 1947, Portraits d’insurgés, Vent d’ailleurs, 2011.
  • Des Ruines, Vents d’ailleurs, 2012.
  • Les cauchemars du Gecko, Vents d’ailleurs 2011.
  • Le prophète et le président, NCDE, 2008.
  • Madagascar, 1947. Illustrations du Fonds Charles Ravoajanahary. Vents d’Ailleurs, 2007.
  • L’Arbre anthropophage. Gallimard/Joëlle Losfeld, 2004.
  • Le Bateau ivre: Histoires en Terre Malgache. Avec des photographies de Pascal Grimaud. Images en Manœuvres, 2003.
  • Nour, 1947. Le Serpent à Plumes, 2001.
  • Rêves sous le linceul, Le serpent à plumes, 1998.
  • Lucarne. Le Serpent à plumes, 1996.
  • Le lépreux et dix-neuf autres nouvelles. Hatier, 1992.
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 12:46

Déclaration de Pierre Laurent: secrétaire national du Parti communiste français

 

 

La conversion de Manuel Valls à la candidature d'Emmanuel Macron clarifie le sens de cette candidature. Celle-ci devient le point de ralliement de tous les libéraux et socio- libéraux. Ce choix sonne le regroupement de tous les responsables des renoncements du quinquennat et de la division de la gauche, autour d'une candidature dont les orientations de droite sont désormais clairement affichées.

Dans cette situation, face à une menace de droite et d'extrême droite qui s'aggrave encore, il est urgent que toutes les forces de gauche engagées dans la campagne des présidentielles se rassemblent autour d'un projet profondément ancré à gauche, d'une campagne et d'une candidature commune.

Engagé dans la campagne de Jean-Luc Mélenchon, je demande une rencontre dans les tous prochains jours entre Jean-Luc Mélenchon, Benoît Hamon, Yannick Jadot et moi-même pour créer les conditions de la victoire.

C'est plus que jamais nécessaire et, désormais, possible dans la clarté.

Ralliement de Valls à Macron: déclaration de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 12:01
Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne (AFPS, CCFD-Terre Solidaire, LDH, Solidaires, CGT, Fair Finance France, Al Haq)

Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne

Plusieurs organisations (Association France Palestine Solidarité, CCFD – Terre Solidaire, Fair Finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haq) publient aujourd’hui un rapport sur « Les liaisons dangereuses des banques et assurances françaises avec la colonisation israélienne ». Il met en lumière les liens entre certaines banques et assurances françaises et des banques et entreprises israéliennes impliquées dans le maintien et le développement des colonies israéliennes.

Communiqué de l’Association France Palestine Solidarité, CCFD – Terre Solidaire, Fair Finance France, FIDH, LDH, Solidaires, CGT et Al-Haq, mercredi 29 mars 2017

La colonisation israélienne dure depuis 50 ans. Illégale au regard du droit international, elle ne cesse de s’accélérer. La planification de 6 000 nouveaux logements depuis janvier 2017 en est la dernière manifestation. Dans la continuité de ses résolutions antérieures, le Conseil de Sécurité de l’ONU a adopté le 23 décembre 2016 la résolution 2334 [1], exigeant notamment d’Israël « qu’il arrête immédiatement et complètement toutes ses activités de peuplement dans le Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est ».

Cette colonisation ne pourrait exister sans la contribution des banques israéliennes qui financent les constructions, et des sociétés israéliennes qui fournissent services et infrastructures dans les colonies. Le système bancaire israélien constitue un outil essentiel de la politique de colonisation, et les entreprises israéliennes contribuent au maintien et au développement des colonies israéliennes. En 2013 déjà, une mission d’enquête indépendante des Nations Unies dénonçait le rôle primordial des banques israéliennes dans la colonisation et les conséquences en termes de violations des droits de l’homme.

L’enquête menée par nos organisations révèle des liens financiers entre ces entités israéliennes et les groupes bancaires français suivants : BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole (et sa filiale LCL), BPCE (et sa filiale Natixis), et AXA. Chacune de ces sociétés détiennent plusieurs participations minoritaires, de manière directe ou indirecte, dans des banques ou entreprises actives dans les colonies israéliennes [2]. Au-delà de ces participations, ces sociétés financent des projets d’entreprises directement impliquées dans la colonisation. Ce fut notamment le cas lors de l’octroi d’un prêt en 2004 de 288 millions d’euros par un consortium de banques (dont BNP Paribas, Société Générale, Crédit Lyonnais et Natixis), à l’Israel Electric Corporation (IEC). Cette entreprise approvisionne directement les colonies en électricité.

Les banques et assurances françaises concernées ont toutes adhéré à des lignes directrices internationales et pris des engagements relatifs au respect des droits humains. Mais la pratique ne suit pas. Tant qu’elles persisteront à financer des banques et entreprises israéliennes actives dans le maintien et développement des colonies israéliennes, elles continueront à soutenir et cautionner ces dernières. De nombreuses institutions financières étrangères [3], publiques ou privées, se sont d’ores et déjà publiquement désengagées de banques et entreprises israéliennes actives dans les colonies. Par leur refus de prendre un engagement public fort, les banques et assurances françaises concourent à la poursuite de la colonisation et aux violations des droits humains qu’elle induit. Et ce, malgré les différentes interpellations des organisations auteures de l’étude.

La responsabilité du gouvernement français est également pointée dans le rapport. En effet, la France soutient la politique européenne de « différenciation » territoriale entre Israël et ses colonies. Cette politique met en garde les entreprises sur les risques juridiques, économiques et réputationnels, d’entretenir directement ou indirectement des liens financiers et économiques avec les colonies israéliennes en territoire palestinien occupé. Le Parlement vient par ailleurs d’adopter la loi sur le devoir de vigilance des sociétés mères et entreprises donneuses d’ordre, qui s’applique aux banques et aux assurances. Celles-ci seront obligées de publier un plan de vigilance identifiant les risques potentiels que leurs activités et leur chaîne d’approvisionnement sont susceptibles de provoquer sur les droits humains et l’environnement.

L’Etat français, en laissant les institutions financières françaises financer les entreprises impliquées dans le maintien et le développement des colonies israéliennes, soutient indirectement la colonisation. Le gouvernement français doit faire pression sur les banques et assurances pour leur demander de mettre fin à l’ensemble de leurs soutiens. Par ailleurs, l’implication directe d’Alstom dans des grands projets d’infrastructures dans les colonies israéliennes est plus que problématique [4]. Là-encore, l’Etat, en tant qu’actionnaire, doit intervenir pour y mettre fin.

>>Télécharger le rapport en français

>>Télécharger ce communiqué de presse en pdf

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 07:29
Ouest-France 29 mars 2017 compte rendu du Conseil Communautaire par Anaïg Dantec

Ouest-France 29 mars 2017 compte rendu du Conseil Communautaire par Anaïg Dantec

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 05:50
Le Télégramme Morlaix, 29 mars 2017 - Sophie Prévost

Le Télégramme Morlaix, 29 mars 2017 - Sophie Prévost

Le Télégramme Morlaix, 29 mars 2017 - Sophie Prévost

Le Télégramme Morlaix, 29 mars 2017 - Sophie Prévost

Le Télégramme Morlaix, 29 mars 2017 - Sophie Prévost

Le Télégramme Morlaix, 29 mars 2017 - Sophie Prévost

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 05:00
Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
Christiane Léon, Jean-Paul Vermot, Ismaël Dupont

Christiane Léon, Jean-Paul Vermot, Ismaël Dupont

Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
Véronique Pereira et Jean-Michel Parcheminal

Véronique Pereira et Jean-Michel Parcheminal

Claude Poder

Claude Poder

Agnès Le Brun - Maryse Tocquer - Yves Moisan

Agnès Le Brun - Maryse Tocquer - Yves Moisan

Véronique Pereira et Jean-Michel Parcheminal au premier plan

Véronique Pereira et Jean-Michel Parcheminal au premier plan

Solange Creignou au micro

Solange Creignou au micro

Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
Marc Madec et Marlène Tilly (majorité morlaisienne, conseillère déléguée au logement) au micro

Marc Madec et Marlène Tilly (majorité morlaisienne, conseillère déléguée au logement) au micro

Conseil communautaire de Morlaix-Co du lundi 27 mars: photos de Pierre-Yvon Boisnard
les utopistes étaient présents hier soir encore pour que l'on avance sur leur demande de mise à disposition d'un local: ils ont un rendez-vous aujourd'hui avec l'exécutif de Morlaix-Communauté

les utopistes étaient présents hier soir encore pour que l'on avance sur leur demande de mise à disposition d'un local: ils ont un rendez-vous aujourd'hui avec l'exécutif de Morlaix-Communauté

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 14:29

Fédération du Parti Communiste du Finistère – 5 rue Henri Moreau – 29 200 BREST – 06 20 90 10 52

Brest, le 27 mars,

COMMUNIQUE de SOUTIEN DE LA MANIFESTATION DES RETRAITES A QUIMPER DU 30 MARS

Le PCF Finistère soutient le rassemblement à l'appel des syndicats et associations de retraités (CGT, FSU, Solidaires, FGRLP et associations de retraités LSR) le jeudi 30 mars à 10h30 place de la Résistance à Quimper et appelle les citoyens et retraités à y participer en grand nombre pour défendre une autre politique économique et sociale au service des besoins sociaux et de l'égalité.

Pour les retraités, les salariés, les privés d’emploi les mesures d’austérité qui nous sont imposées par le gouvernement, le patronat, deviennent insupportables. Les pensions sont bloquées depuis quatre ans, à part le 0,1 % du 1er octobre. Nous demandons une revalorisation par un rattrapage de 300 € et que l'évolution des pensions soit indexée sur celle des salaires et non des prix. Le niveau des retraites baisse de 1 % par an en moyenne depuis 20 ans. Des écarts très importants de pensions existent entre les hommes et les femmes : 1200€ en moyenne pour les premiers, 800€ pour les secondes.

Beaucoup de retraités sont en difficulté pour accéder aux soins. L'accord qui a généralisé les complémentaires santé privées a laissé de côté beaucoup de retraités, comme les chômeurs ou les fonctionnaires. Pour les retraités, une mutuelle ça peut monter jusqu'à 150 € par mois. Aujourd'hui, la prise en charge de la Sécu, c'est en moyenne 62 %. Le PCF veut revenir progressivement vers la prise en charge des soins à 100 % par la Sécurité Sociale, avec un premier palier immédiat à 80 %. L'argent existe, à condition de mener une vraie politique de lutte contre le chômage, d'en finir avec la fraude fiscale et sociale et les milliards d'exonérations de cotisations sociales aux entreprises qui favorisent les profits financiers plus que l'embauche. Il faut aussi mettre en place un pôle public du médicament

L'accompagnement public et solidaire de la perte d'autonomie des personnes âgées est très insuffisant. Le reste à charge dans les EHPAD grimpe et beaucoup de retraités n'ont pas les moyens de l'assumer. Le nombre de places en maison de retraite dans le Finistère, un département qui est plus vieillissant que la moyenne, est largement inadapté aux besoins. Les personnels des maisons de retraite et de l'aide à domicile, faute d'une politique volontariste de financement solidaire dans le cadre de la Sécurité Sociale, travaillent dans des conditions de plus en plus dures (sous-effectifs, manque de temps pour les personnes âgées, rémunérations basses, précarité de certaines structures d'aide à domicile et de beaucoup de personnels). Chaque semaine, les personnels des maisons de retraite du département alertent sur la dégradation de leurs conditions de travail et de l'accueil des résidents. Il est plus que temps de construire des dispositifs publics et solidaires adaptés à la prise en compte du vieillissement et de ne plus considérer les personnes âgées dépendantes comme des citoyens de seconde zone.

 

 

Communiqué de soutien du PCF Finistère à la manifestation des retraités à Quimper le jeudi 30 mars à 10h30
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