Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 05:52
L'OFCE et l'Insee estiment l'impact économique de la crise du coronavirus: un coût de 125 millards pour la France, le risque de 400 000 chômeurs en plus (L'Humanité, 21 et 24 avril 2020)
Mardi, 21 Avril, 2020

Première estimation du coût de la crise pour la France : 125 milliards et 400 000 chômeurs de plus selon l’OFCE

L’OFCE publie une sorte de portrait-robot économique de la France confinée. Bilan : une perte de revenus vertigineuse pour les entreprises, l’État et les ménages.

On savait que la France traversait une récession sans précédent. Il restait à chiffrer le montant de la facture pour chaque catégorie de la population, et c’est ce que l’OFCE (organisme de prévision affilié à Sciences-Po) s’attache à faire dans sa dernière publication. Il s’intéresse à trois catégories d’agents économiques : les ménages, les entreprises et les administrations publiques (ou APU, c’est-à-dire l’État, les collectivités territoriales, la Sécu, etc.). Huit semaines de confinement leur coûteraient la bagatelle de 125 milliards d’euros.

Augmentation du taux d’épargne... pour certains

57 % des pertes seraient supportées par les APU (72 milliards), qui doivent financer le plan de sauvetage de l’économie décidé par le gouvernement : chômage partiel, fonds de solidarité, etc. Les entreprises soutiendraient, quant à elles, 35 % de l’ensemble des pertes (soit 44 milliards) et les ménages « seulement » 8 %, mais pour un montant malgré tout substantiel : 9 milliards d’euros, soit environ 400 euros de moins par ménage en moyenne sur la période ! Cette chute s’explique notamment par l’absence de compensation financière intégrale de certains dispositifs. Par exemple, environ 1,2 million de salariés et 100 000 travailleurs non salariés ont dû prendre des arrêts de travail pour garde d’enfants, selon les estimations de l’OFCE, ce qui se traduirait par une perte nette de revenu d’environ 600 millions d’euros.

Un certain nombre d’analystes s’émeuvent, depuis quelques jours, d’une augmentation en flèche du taux d’épargne des ménages. Selon l’OFCE, les Français pourraient cumuler environ 55 milliards d’euros d’« épargne forcée » (c’est-à-dire de l’argent non dépensé en raison d’un empêchement à consommer), mais il faut rappeler que ce phénomène est très inégalitaire : un cadre supérieur sans enfant épargnera bien davantage qu’un smicard qui doit payer les repas de ses enfants privés de cantine…

Le risque d’une spirale récessive

La note de l’OFCE cherche également à examiner les effets de la crise sur le marché du travail. Et malgré tous les filets de sécurité (chômage partiel, fonds de solidarité, report du paiement de cotisations sociales, etc.), le choc pourrait être brutal. Selon les économistes de l’organisme, la France pourrait compter 400 000 chômeurs supplémentaires à l’issue du confinement. Ce chiffre, à prendre avec précaution évidemment, intègre les licenciements (au moins 220 000 personnes, selon les estimations), les fins de période d’essai, les fins des contrats courts, etc. Il ne faut pas oublier les salariés qui verraient leur contrat interrompu pendant la période d’essai mais sans pouvoir bénéficier du chômage et qui seraient obligés de s’inscrire au RSA (60 000 personnes, selon l’OFCE).

Toute la question est de savoir dans quel état le pays sortira du confinement et quelles seront les politiques publiques mises en place afin de relancer la machine. L’OFCE se demande par exemple comment l’État compensera les pertes d’exploitation subies par les entreprises et s’il exigera le remboursement des montagnes de créances accumulées (non-paiement des cotisations sociales). « Le risque est grand de voir s’enclencher une spirale récessive dont les mécanismes sont très habituels, craint l’OFCE. Faillites et réduction de l’emploi conduiront à une réduction du revenu des ménages qui alimentera la réduction de l’activité. »

Il faudra donc venir en aide aux entreprises, mais pas n’importe comment : l’organisme préconise un soutien ciblé, en fonction notamment des pertes effectivement subies.

Vendredi, 24 Avril, 2020 - L'Humanité

Statistiques. L’économie française placée « sous anesthésie »

L’Insee chiffre à 35 % la chute de l’activité. La convalescence s’annonce longue et douloureuse.

 

Difficile de renouveler les expressions imagées pour dépeindre l’étendue de la crise que nous traversons. Temple de la statistique publique, l’Insee s’est mue en médecin de famille pour ­diagnostiquer que, « comme un organisme placé sous anesthésie, l’économie française n’assure plus que ses fonctions vitales. Les mesures de soutien budgétaire aux entreprises et aux ménages visent notamment à favoriser les conditions du réveil – dont on sait qu’il ne sera que très progressif – puis de la convalescence ».

Dans sa note de conjoncture publiée ce jeudi, l’Institut national remarque que les données administratives classiques consolident l’état des lieux dressé empiriquement fin mars. Au 23 avril 2020, l’activité économique globale est en baisse de 35 % par rapport à la normale. Si l’industrie et le BTP ont un peu relevé la tête du fait de quelques réouvertures d’usines ou de chantiers (- 39 % au 23 avril contre - 43 % au 9 avril pour la première, - 79 % contre - 88 % pour le second), les branches agricoles ont perdu un peu de terrain (- 13 % contre - 10 %) et le secteur marchand (hors loyers) est stable dans sa chute (- 49 %). Quant à la consommation des ménages, malgré un léger rebond des paiements par carte, elle s’est contractée d’un tiers de sa normale. Or, ceux-ci comme les entreprises auront à payer la note, même si la hausse spectaculaire du déficit public amortit la majorité du choc lié à la considérable perte de revenu national.

Dans cette note cataclysmique, l’institut a laissé un petit commentaire :  « Ce choc se distingue par sa soudaineté et par son ­ampleur, qui découlent directement de sa nature très singulière : la mise à l’arrêt “volontaire” – faute de mieux pour lutter contre l’épidémie – d’une large partie de l’économie. » Aux futurs électeurs et aux historiens de se faire un avis sur la gestion de cette crise par le pouvoir en place !

Stéphane Guérard

Partager cet article

Repost0
24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 05:47
Gestion de l'épidémie : y a-t-il un secret Allemand? (Bruno Odent, L'Humanité, 21 avril)
Mardi, 21 Avril, 2020

Gestion de l'épidémie : y a-t-il un secret Allemand?

Le pays est en train de débuter son déconfinement. Et, même si le nombre de cas est reparti hier à la hausse, l'Allemagne affiche jusqu’ici, et de très loin, un bien meilleur bilan de la lutte contre la pandémie que ses grands voisins européens, en particulier la France. Explications. 

 

Quel est le secret de l’Allemagne ? Le pays affiche jusqu’ici et de très loin un bien meilleur bilan de la lutte contre la pandémie que ses grands voisins européens, en particulier France et Royaume-Uni. Berlin et les dirigeants des seize Länder (États-régions), associés étroitement dans la gestion de la crise, estiment que la pandémie serait désormais « sous contrôle » et ils ont lancé, depuis hier, des premières mesures d’un déconfinement qu’ils veulent « prudent et progressif » en autorisant la réouverture de tous les commerces de moins de 800 mètres carrés.

L’Allemagne déplorait, ce mardi 21 avril, 4.598 décès provoqués par le Covid-19, soit quatre fois moins que la France pour un nombre d’infections prouvées sensiblement identique (aux alentours de 150 000) dans les deux pays. Une meilleure anticipation de la gravité de la pandémie, un recours massif aux tests de dépistage et une densité hospitalière mieux préservée sont les éléments d’explication essentiels de cette capacité à réduire sensiblement le nombre de victimes du virus.

« Trois semaines d’avance sur ses voisins européens »

Alors que Paris se signalait par ses terribles atermoiements, l’alerte maximum allait être enclenchée par Berlin dès que les premiers cas de contamination sont apparus en Bavière, à la mi-janvier. Le grand centre de recherche de l’hôpital de la Charité dans la capitale allemande a transmis alors à tous les laboratoires du pays les procédures de test du Covid-19. L’Allemagne allait pouvoir monter en puissance très rapidement vers un recours massif au dépistage. Jusqu’à pratiquer aujourd’hui quelque 500 000 tests hebdomadaires. « L’Allemagne a pris, je crois, au moins trois semaines d’avance sur ses voisins européens parce que nous avons beaucoup diagnostiqué, beaucoup testé », expliquait, le 20 mars dernier, Christian Drosten, directeur de l’Institut de virologie de la Charité, dans les colonnes de l’hebdomadaire Die Zeit.

Mais encore fallait-il que le pays dispose des moyens de cette réactivité. Pour fabriquer les tests nécessaires, les autorités allemandes vont pouvoir s’adosser sur un tissu industriel fort, détenant une maîtrise de la haute technologie.

À l’inverse de Paris qui, confronté à la misère de la désindustrialisation hexagonale, est contraint de gérer la pénurie en termes de tests comme de masques et autres équipements clés. Une entreprise berlinoise, TIB Molbiol, va être sollicitée pour produire à grande échelle des tests dès février. Et les hôpitaux allemands vont très vite passer commande de quelque 10 000 respirateurs auprès d’entreprises locales en prévision d’un éventuel afflux de patients dans leurs centres de soins intensifs.

Maintien d’une densité hospitalière relativement forte

À côté de cet atout industriel, le maintien d’une densité hospitalière relativement forte constitue l’autre secret du bon comportement allemand face à la pandémie. Et cela en dépit de l’austérité qui a conduit nombre de collectivités régionales à saper dans leurs dépenses de santé. L’Allemagne dispose, selon les chiffres de l’OCDE, de 6,02 lits de soins aigus pour 1 000 habitants contre 3,09 pour la France. Un état de fait qui a d’ailleurs conduit à de remarquables gestes de solidarité de plusieurs établissements allemands qui ont accueilli des patients français dans leurs services intensifs quand les hôpitaux du Grand Est étaient submergés.

Il y a cependant quelques ombres au tableau de cette gestion plutôt exemplaire. L’un des principaux sujets d’inquiétude porte sur l’accès aux soins des milieux populaires. Un système de couverture maladie à deux vitesses fait en effet cohabiter, depuis des années, les souscripteurs d’assurances privées issus des milieux les plus aisés avec les assurés des caisses légales (l’équivalent de notre Sécurité sociale). Et les mieux et les plus rapidement servis sont naturellement les premiers. En cas de nouvelle flambée de l’épidémie, des arbitrages déjà insupportables pourraient prendre une dimension obscène. Et l’inquiétude d’une résurgence du fléau peut se nourrir de l’attitude d’un patronat allemand qui mène une campagne de tous les instants pour une réouverture la plus rapide possible de l’économie. Quoi qu’il arrive.

Bruno Odent

Partager cet article

Repost0
23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 12:41
Conseil municipal de Morlaix du jeudi 23 avril 2020  - Covid-19 et solidarité : Suspension de l'activité des cantines scolaires pendant la fermeture des écoles: continuer à aider les familles avec de faibles ressources financières.

Un conseil municipal, partiellement par viséoconférence, doit se tenir demain matin, jeudi 23 avril, à Morlaix. A cette occasion, nous, élus d'opposition, faisons une proposition à Agnès Le Brun et sa majorité pour assurer la solidarité en ces temps de Covid-19 auprès des familles à faibles ressources de Morlaix qui ont des enfants scolarisés dans les écoles du premier degré.

 

Question orale présentée par les élus Elisabeth Binaisse, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Valérie Scattolin, Claire Thomas, Jean-Paul Vermot

 

Conseil municipal du jeudi 23 avril 2020

 

 

Covid-19 et solidarité :
Suspension de l'activité des cantines scolaires pendant la fermeture des écoles: continuer à aider les familles avec de faibles ressources financières.

Nous voudrions que l'on puisse apporter à Morlaix, comme dans d'autres communes de France et du Finistère, une aide directe pour l'alimentation des enfants aux familles qui bénéficient d'habitude de tarifs de cantine à coût subventionné sur critères sociaux dans le cadre des tarifs dégressifs mis en place depuis des décennies dans les cantines scolaires des écoles de Morlaix.

En effet, pour ces familles qui font déjeuner depuis le 16 mars leurs enfants à tous les repas, pendant ce qui aurait dû constituer normalement la période scolaire, le confinement occasionne des surcoûts significatifs, amplifiés encore peut-être par une tendance à la hausse de certains prix en grande distribution, là où auparavant leurs enfants pouvaient manger dans le premier degré pour entre 1€ et 2€/repas pour les tranches 1, 2, 3 du quotient familial (entre – 287 et 551). Ces trois tranches de quotient familial correspondent à la majorité des enfants qui mangent dans les écoles publiques du premier degré de Morlaix et dont les revenus des parents permettent de bénéficier d'une aide municipale importante pour les repas des enfants.

Puisque la crise du Coronavirus induit plus de solidarité, et pas moins, il est normal que la ville n' « économise » pas sur cette aide qu'elle verse d'habitude pendant la crise du Covid-19. Si elle continue à payer bien évidemment le personnel de la cuisine centrale et des écoles, la ville fait déjà un peu d' « économies » sur les achats d'aliments. Bien sûr, un repas n'est jamais facturé au coût réel de fabrication et une Mairie n'est jamais à l'équilibre sur ce poste de dépense mais ce n'est pas non plus le rôle d'un service public à vocation sociale. Dès lors, il nous semble aussi logique que la ville de Morlaix, dans la continuité de sa politique sociale habituelle, apporte une aide alimentaire directe pour l'alimentation des enfants scolarisés dans les écoles qui dépendent d'elle, une aide qui doit être rétroactive et prendre en compte toute la période scolaire ordinaire pendant laquelle les écoles ont été fermées, à destination des familles aux revenus les moins élevés qui ont des enfants scolarisées dans le premier degré.

A titre d'exemple, à Brest, pour les aides alimentaires, sont concernées, dans les écoles publiques, les familles ne payant pas la cantine et celles payant le tarif le plus bas. Pour les enfants ne payant pas la cantine, l'aide représente 150 € par enfant pour 6 semaines jusqu' à fin avril, 5€ par jour  par enfant, 5 jours par semaine. Pour les enfants payant le tarif le plus bas, 120€ par enfant pour 6 semaines jusqu' à fin avril ,4€ par jour et par enfant , 5 jours par semaine. A Brest, le dispositif est mis en place aussi pour Diwan et les écoles privées sous contrat, mais sous réserve de prendre contact avec le CDAS pour voir si elles sont éligibles. Les chèques alimentation sont distribués directement dans les boîtes aux lettres des familles concernées par des agents municipaux. Le budget global pour les 6 semaines s' élève à 300 000 € pour la ville de Brest pour 1300 enfants dont les familles sont aidées. Il sera très certainement prolongé … Le chèque-alimentation est accepté par la majorité des enseignes de supermarché en dehors de LIDL et Leader Price. Les enseignes ne rendant pas la monnaie ,il est recommandé de faire l' appoint ou de les utiliser en une seule fois pour payer l'intégralité des courses. Cette initiative a été soutenue par l'ensemble des groupes politiques brestois. Au Relecq Kerhuon, de la même manière, la ville a décidé de verser un chèque de 150€ par enfant pour compenser les frais qu'occasionnent aux familles aux revenus modestes cette crise sanitaire. Cette initiative vise à accompagner les familles des quotients familiaux 1, 2 et 3. Ces 150€/mois (avec effet rétroactif sur Mars, donc 225€ pour Mars-Avril) sont dépensés dans l'intégralité des commerces du Relecq-Kerhuon (Boulangeries, primeurs, poissonnerie, supermarché, traiteurs etc...) et sont divisibles par 5, 10 ou 50€. Il s'agira de dépenser chaque chèque intégralement à chaque fois. Le tissu commercial de la ville s'est montré volontaire pour cette initiative. Le coût pour la collectivité a été estimé à 63 000€ pour Mars-Avril puis 42 000€ par mois complet d'école. Au total ce sont 282 enfants qui vont être concernés par cette mesure au Relecq-Kerhuon.

Comme le chômage, la précarité, les difficultés sociales, les bas salaires et le chômage partiel, le ralentissement de l'activité, ont un impact encore plus fort pendant cette crise du Covid-19 sur une population morlaisienne qui connaît à une forte proportion une situation économique et sociale fragile, et un impact négatif qui est amené malheureusement à se prolonger un certain temps, la ville de Morlaix devrait selon nous se diriger vers un dispositif d'aide aux familles dont les enfants sont scolarisés dans le premier degré avec des modalités à construire ensemble.

Plusieurs scénarios peuvent être envisagés et discutés. Il serait possible soit d'apporter une aide forfaitaire unique aux familles qui bénéficient des tarifs les plus bas (tranche 1, 2, 3), soit une aide proportionnelle, touchant peut-être plus de famille, en fonction du quotient familial et du niveau de soutien habituel de la mairie sur les tarifs de cantine.

Nous vous demandons Madame le Maire s'il est possible de définir de manière très rapide sur une base trans-partisane à l'intérieur d'un groupe de travail réuni très vite, des critères consensuels pour cette aide à effets retroactifs pour les familles ayant des enfants scolariés dans les écoles maternelles et primaires de Morlaix.

 

Partager cet article

Repost0
23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 12:32
Jean Dréan - Photo Le Télégramme

Jean Dréan - Photo Le Télégramme

Cocos, confinés, et actifs:

Jean Dréan, le militant infatigable d'une société plus humaine avec les personnes âgées et les EHPAD

 

- par Ismaël Dupont
 

La crise du Covid, c'est l'annulation des rendez-vous médicaux pour les personnes âgées et certains malades: pour Jean, endoscopie reportée, kiné vestibulaire annulée, opération de la hanche reportée, achalasie reportée... La santé de la personne âgée, ce n'est pourtant pas que la protection contre le Covid-19... A croire que l'on ne meurt plus que de ça!!!

Confiné, il l'est toujours depuis quatre ans... Coco et actif, il le sera toujours, jusqu'à ses dernières forces, il l'est en tout cas depuis cinq ans qu'il est "enfermé" en EHPAD, et maintenant que les personnes âgées résidant en EHPAD vivent avec des règles de confinement (absence de visites, de déplacements, annulations des rendez-vous médicaux importants) encore plus sévère, et l'angoisse d'une propagation du virus dans l'EHPAD, Jean plaide plus que jamais pour que le PCF soit à l'initiative d'un projet de loi complet pour que le "jour d'après" ne soit plus comme avant, que l'on abandonne plus les "vieux" à des conditions de vie indignes d'une société développée, qu'on s'intéresse au temps disponible des personnels à leur côté, aux temps de toilette, de douche, pour manger, à la qualité des repas. Jean le coco confiné et actif est le président du conseil de vie sociale de sa maison de retraite confessionnelle et mène la bataille pour l'amélioration de la qualité de l'alimentation en EHPAD, lui qui ne cesse de donner des coups de main à ses camarades d'"infortune" moins bien lotis que lui. J'ai pu le constater en allant le voir à la sortie de leur cantine collective l'an passé. 

Il peut être surprenant de consacrer une page de cette rubrique à notre ami et camarade de Plouigneau et de la section PCF de Morlaix, Jean Dréan, dans un EHPAD associatif confessionnel à but non lucratif à Quimper depuis des années. Peut-on être actif dans un EHPAD? N'est-ce pas l'antichambre de la mort, le refuge de la sénilité et de la déchéance de la personne? Et bien non, on peut être militant, on peut être citoyen dans un EHPAD, et les résidents des EHPAD sont des femmes et des hommes avec les mêmes droits que les autres, c'est ce que s'évertue à clamer Jean Dréan depuis des années, alertant sa CGT, son Parti communiste, son Humanité, les ministres successifs de la santé, sur la situation intolérable qui est faite aux personnes âgées en perte d'autonomie dans notre pays, riche et dit civilisé, mais où le secteur de la "dépendance", un mot qu'il n'aime pas, ou de la "perte d'autonomie", souffre d'un énorme déficit de financement public et solidaire pour pouvoir assurer des conditions de vie dignes et épanouissantes à tous les âges de la vie, y compris au dernier. On pourrait en dire autant de manière générale avec la manière dont notre société traite les handicapés, physiques et mentaux...

Aujourd'hui, les personnes âgées en EHPAD sont nombreuses à décéder chaque jour du Covid-19. On ne les amène même pas à l'hôpital, on n'envisage pas de soins, jugés inutiles ou fatals pour eux... On n'a pas assez de médicaments pour soulager leur souffrance, de masques pour les empêcher d'être contaminés! Cette crise du Coronavirus qui braque les projecteurs sur les maisons de retraite et les EHPAD révèle sous une lumière crue l'inhumanité de notre société vis-à-vis des personnes âgées et du grand âge, et l'état de sous-investissement, d'insuffisance d'effectifs dans les EHPAD. La presse s'y intéresse, les politiques néo-libéraux au pouvoir font mine de découvrir et de s'en émouvoir alors qu'ils ont tout fait pour mettre le problème sous le tapis et reculer le temps de construire une vraie loi de prise en charge financière de la question de la perte d'autonomie, dans le cadre de la solidarité nationale et de la Sécurité sociale universelle, avec des normes contraignantes pour le ratio personnel-résidents comme en Suisse ou dans d'autres pays.  

Il faut pour construire une société civilisée pour tous les âges un effort de rassemblement et d'inventivité, de prélèvement des richesses là où elles "fuient" - profits mirifiques des actionnaires et du capital, paradis fiscaux - qui soit digne de ce que le CNR a entrepris avec la création de la Sécu, du système de retraite, des Grandes nationalisations, des bases du droit du travail et d'une République rénovée. C'est cet exemple qui inspire Jean, le résistant.   Pour Jean Dréan, qui reconnaît et salue les efforts de Christiane Caro et de l'atelier citoyen santé Bretagne du PCF (http://croizat-pcf.blogspot.com/) pour inscrire la question des Ehpad, du vieillissement, des personnes âgées, des conditions de travail des "professionnelles" qui souvent travaillent avec elles, de l'aide à domicile, de l'âgisme, au cœur de notre travail de proposition et de documentation et dénonciation du réel existant, notre parti, le PCF, n'a pas encore mis assez cette question en exergue à un niveau de volontarisme, de priorité et de proposition suffisant. Il nous faut être digne, à gauche et au parti communiste, du souffle créateur et humaniste du C.N.R. C'est en parlant aussi avec sérieux et des propositions de changement du quotidien de millions de gens qui vivent le vieillissement que l'on pourra être écoutés davantage. Jean n'est pas oublié: Laurent Brun, le responsable de la CGT Cheminots, membre de la direction du PCF, est venu le voir dans son EHPAD à Quimper en marge d'une réunion publique pour les Européennes et a passé deux heures en sa compagnie, Christiane Caro, membre de la commission nationale santé, des Côtes d'Armor, est venue le voir aussi, Patrick Le Hyaric lui répond régulièrement, c'est le cas aussi d'autres dirigeants du PCF, et des cabinets du ministère de la santé, etc. 

Mais quel effet concret jusqu'à présent? Il semble au contraire que la situation ne cesse de s'aggraver pour les personnes âgées en EHPAD et les personnels. L'état d'impréparation et d'abandon des EHPAD face au Covid-19 est à la limite de l'irresponsabilité criminelle. Depuis 5 ans en EHPAD, Jean Dréan n'a pas constaté la moindre progression dans la situation faite aux vieux, il me l'a rappelé dans un courrier pas plus tard qu'hier: 

"Dans la presse de ce jour, les voilà qui se réveillent. Tous de la même équipe. Sarkozy a trahi la parole donnée aux vieux sur la dépendance. Hollande le défroqué et son équipe disloquée ont pondu une coquille vide. Compter sur la Macronie serait une profonde erreur. Ils se soucient peu de mettre en place la civilisation du grand âge. Cependant, concernant l'Humain d'abord, il y a urgence à avoir de l'audace. Vous êtes sur de bons rails. Le TGV peut rouler contre le virus. Il doit rouler pour donner sens à la retraite".

Quand je suis arrivé à Morlaix, Annick, la femme de Jean, ancienne institutrice à l'école Jean Piaget de Kerfraval, était gravement malade déjà. Elle restait à domicile, lourdement handicapée, dans leur maison de Saint Didy, sous la protection aimante de Jean, qui m'interpellait sans cesse par courrier, en me remettant des brochures de presse, sur le scandale constituée par les retraits de financement du Conseil Départemental, pour les personnes reconnues dépendant et ayant besoin d'aides et de soins à domicile, liée à l'austérité imposée par Sarkozy, puis par Hollande.

Ensuite, par amour, quand Annick n'a plus été capable de rester à la maison, son état de santé et de perte d'autonomie nécessitant d'aller en maison de retraite médicalisée, Jean a fait le choix difficile, alors qu'il était encore très vaillant physiquement et intellectuellement, qu'il était très sociable et militant, d'accompagner son épouse en maison de retraite non loin de la maison d'une de leur fille à Quimper. Finalement, Annick est décédée il y a un peu moins de deux ans en août 2018 à Quimper, et Jean a eu beaucoup de mal à surmonter son départ.  Alain David, pour les obsèques d'Annick, avait écrit un très beau texte qui retraçait sa vie: 

ALAIN DAVID : ANNICK S’EST ETEINTE

A son arrivée à la maison de retraite Thérèse Rondeau allée de Kernisy à Quimper, l’aumônier, Louis Biannic, est venu le saluer au bout de deux jours. "Tu es communiste, j'ai été curé à Huelgoat. Mon meilleur ami était le maire communiste Alphonse Penven, député-maire à la Libération. Une page d'histoire". 

En 2019, la mère supérieure de l'EHPAD remet à Jean, qui reçoit l'Humanité et le journal de la CGT, comme les lettres du Parti communiste, chez les religieuses, le journal du diocèse, sous l'égide de l'épiscopat, avec un entretien avec le père Louis Biannic, en EHPAD, sous le titre: "Je vis mon ministère avec le handicap".

L'aumônier rend à Jean un vibrant hommage: 

" Comment votre ministère de prêtre a t-il évolué avec votre situation dans un EHPAD?

Jusqu'à présent, j'étais reconnu comme l'aumônier, je pouvais parler avec les gens, même ceux qui n'étaient pas chrétiens. Maintenant, je suis pensionnaire, je vis mon ministère avec le handicap. C'est d'abord une fraternité de misère. Ceux qui sont un peu plus valides viennent en aide. Mon grand copain est un ancien Cégétiste qui est là (* Jean note sur l'article du diocèse qu'il m'a envoyé: il est toujours cégétiste et communiste). Il est toujours attentif à la moindre personne qui a besoin. C'est lui qui apporte mon chariot jusqu'à ma chambre. Il est formidable. On découvre les gens quand on est soi-même atteint, on découvre des richesses qui passaient inaperçues avant" (le prêtre Louis Biannic). 

C'est Louis Biannic qui a assuré les obsèques religieuses d'Annick en 2018, de belle façon. Il savait qu'elle était catholique, quoique également adhérente communiste.   

Pour moi, Jean Dréan est un "Working class hero". Quelqu'un qui ne s'est jamais arrêté de chercher, de lutter, d'agir pour contribuer à créer une société meilleure, et qui incarne aussi cet idéal dans des gestes de solidarité, d'humanité, de fraternité, ici et maintenant. Quelqu'un qui par son humanité, sa gouaille et son humour pouvait faire tomber toutes les barrières et être reconnu par des gens qui n'étaient pas forcément de son bord. Et pourtant, en tant que cheminot cégétiste et communiste, c'était un vrai lutteur, prêt à mettre en boîte les briseurs de grève, à jouer des mauvais tours aux directions pour affirmer le droit syndical et la défense du service public et des droits des salariés. Comme sur la perte d'autonomie et les EHPAD, Jean m'a envoyé des centaines d'articles par courrier, même une fois reclus en EHPAD, sur la nécessité de défendre le réseau ferroviaire français contre le démantèlement, la privatisation, la vente à la découpe, de promouvoir le ferroutage, la plateforme rail-route de St Martin, de défendre la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff. Ce n'est pas du passé, Jean continue à s'intéresser à toutes ces questions, à faire des revues de presse pour documenter ses indignations.

Comme cet article, que nous avons publié dans le Chiffon Rouge en mai 2018, faisant état de l'avis alarmiste du Comité d'éthique sur la situation faite aux personnes âgées dans les EHPAD:

Le Comité d'éthique alerte sur la mise à l'écart de nos aînés (La Croix, mai 2018)

"Dans un avis rendu public en mai, dont le journal Le Croix se faisait l'écho dans un article du 17 mai 2018, le Comité national consultation d'éthique alertait sur la mise à l'écart des aînés dans la société française. Pour lui, la société confine "des personnes âgées dans des "lieux de vie" souvent violents et parfois même maltraitants". Il propose la création d'une 5e branche de la Sécurité Sociale et d'un crédit de "répit" pour les aidants:

La Croix, Pierre Bienvault, 17 mai 2018:

Quel sens peut-on donner à la "concentration" de personnes dans des "hébergements" qui sont, devenus, "souvent à leur corps défendant", leurs résidences définitives? Cette question est au cœur d'un avis sur le vieillissement rendu public par le Comité national consultation d'éthique (CCNE). Un avis au vitriol. Avec des mots forts pour souligner la manière dont notre société assure la prise en charge du grand âge. L'avis dénonce ainsi une "forme de dénégation collective du vieillissement"  et une surmédicalisation des personnes dans les dernières parties de leur vie. "Nos sociétés en confiant finalement la vieillesse et la fin de la vie à la médecine, ont confiné des personnes, en raison de leur âge et de ses contingences, dans des "lieux de vie" souvent violents et parfois même maltraitants" souligne le CCNE, présidé par le professeur Jean-François Defraissy.  Fin 2016, on recensait 577 708 personnes âgées dans des établissements d'hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad).  Les trois quart de ces résidents auraient souhaité ne pas y vivre.  Aujourd'hui, grâce aux progrès de la médecine, l'avancée en âge se déroule souvent "en bonne santé" pendant de longues années. C'est la vieillesse "heureuse", "autonome", celle où les personnes se sentent encore pleinement intégrées à la collectivité. Puis l'âge avançant, arrive le temps des maladies aiguës, fait de "déficiences, de handicaps, et de souffrances mêlées". C'est le moment de cette vieillesse rendue invisible dans une société qui valorise la performance. "La médicalisation de la vieillesse et du vieillissement contribue très probablement à fragiliser et à vulnérabiliser certaines personnes hâtant l'apparition de leur dépendance tant physique que morale" souligne l'avis. "Il ne s'agit pas bien sûr de cesser de soigner les personnes âgées. Il faut juste s'interroger sur le sens de cette surmédicalisation que nombre d'entre eux ne souhaitent pas toujours", souligne Régis Aubry.   C'est dans ce contexte de fragilisation extrême qu'intervient l'institutionnalisation souvent contrainte et qui, selon le professeur Pierre Vandel, est un facteur de risque et de dépression. "Dans les Ehpad, 40% des résidents présentent un syndrome dépressif; 11% ont des idées de suicide", a précisé ce psychiatre lors de son audition par le CCNE, qui dresse un constat sévère.  (...) Mais l'avis ne se contente pas de ce réquisitoire. Il livre aussi diverses propositions, notamment celle de la création d'un 5e risque de la Sécurité sociale pour financer la perte d'autonomie. Un projet maintes fois évoqué mais toujours reporté par souci de ne pas instaurer de nouveaux prélèvements sociaux. Le CCNE préconise aussi des mesures fortes pour les aidants proches, notamment la création d'un "droit universel au répit" et d'un crédit de 30 jours par an, financé par la collectivité. "Si les aidants s'arrêtaient d'aider, il serait nécessaire de trouver la somme de 164 milliards d'euros pour assurer la survie des personnes dont ces aidants assuraient les fonctions vitales" souligne l'avis. 

 

Depuis cinq ans au moins, les appels, les signaux d'alarme se sont multipliés, de la part des personnels des EHPAD, des directeurs d'EHPAD et de leurs associations et syndicats représentatifs, de personnalités morales, d'anciens employés, des familles et de certains usagers, mais les gouvernements restent obstinément sourds à la souffrance et à la colère des personnels et des usagers des EHPAD, mais plus largement, de toute la filière de la prise en charge des personnes âgées en perte d'autonomie: l'aide à domicile, etc. Insuffisance de moyens financiers et humains, bas salaires, précarité, absence de temps à accorder aux personnes âgées reviennent dans tous les témoignages. 

En janvier 2018, Jean Dréan lançait lui aussi un appel, qui a même fait l'objet d'une pétition sur change.org:

Appel de Jean Dréan: pour le droit à bien vieillir, stop à la maltraitance institutionnelle vis-à-vis des personnels et des usagers des maisons de retraite! (janvier 2018)

"L'enjeu d'accompagner avec des moyens de solidarité pour bien vivre à tous les âges le vieillissement de la population devrait être une grande cause nationale. Au lieu de ça, aucune prise en compte sérieuse de l'enjeu du vieillissement et des conditions de vie des personnes âgées de la part des politiques au pouvoir depuis des années, et des politiques libérales et d'austérité qui fragilisent encore des structures et des dispositifs déjà insuffisants par le passé. 

Au lieu de ça, le secteur de l'aide à domicile est un lieu bien souvent de précarité, de bas salaire et d'exploitation pour les personnels, les financements par les départements sont fragilisés, il manque des places dans les maisons de retraite, leur financement, notamment celui des maisons de retraite publiques, est remis en cause par les nouvelles règles de tarification, et le personnel travaille bien souvent dans des conditions de sous-effectif dramatique, qui se répercutent sur les conditions d'accompagnement des personnes âgées. 

La loi d'adaptation de la société au vieillissement de 2015 a fragilisé les EHPAD publics qui constituent 43% des maisons de retraite mais accueillent 70% des résidents. Les groupes financiers s'en frottent les mains, eux qui veulent se positionner sur le marché de l'or gris sans considération sociale autre que leurs profits: les Korian, Orpea, DomusVi, Colisée, Domidep, le Noble Age, Emera.

Le risque de la réforme du financement des établissements de santé et des maisons de retraite est de voir des départements fermer des lits dans les maisons de retraite publiques, faisant par là même des économies sur l'habilitation des Ehpad à l'aide sociale assurée par les conseils départementaux. 

Gagner partout et pour tous le droit bien vieillir en rassemblant sur la base d'une considération du besoin humain primant sur les logiques de rentabilité les différents maillons de la chaîne de vie de la personne âgée dans une action, une réflexion, un service public et un financement solidaire communs, est une priorité: Maintien à domicile, Accueil en EHPAD, Prévention santé, Education continue et accès aux droits des personnes âgées (mobilité, culture, ...). 

La presse nationale et régionale se fait écho presque tous les jours du malaise et de la détresse des personnels des maisons de retraite, de leur sentiment de ne pas pouvoir faire leur travail dans des bonnes conditions, soucieuses de la dignité et du bien-être des personnes âgées. Il est temps de prendre au sérieux leurs cris d'alarme.

La situation est déjà mauvaise, quasi intenable: si les structures pour personnes âgées réduisent encore leur personnel, ce sera la catastrophe.

Le degré de civilisation d'une société se juge à la manière dont elle traite les plus vulnérables et les plus fragiles: le quasi abandon actuel du grand âge, absent des préoccupations des décideurs politiques, est inacceptable. Depuis quelques mois, il y a eu 14 suicides d'aide soignante, et personne ne semble s'en émouvoir. 

Je suis bien placé, résidant par contrainte avec mon épouse handicapée en EHPAD dans une maison de retraite associative privée à but non lucratif, pour constater: 

- que le service de semaine, c'est la course permanente

- le samedi et le dimanche, réduction du personnel oblige, c'est le marathon. Et l'épuisement en fin de journée pour les personnels. 

- pas d'infirmier ou d'infirmière de nuit. Ne pas compter sur le somnifère

- le médecin coordinateur est contraint à la présence allégée

- il n'est pas évident que les urgences hospitalières nous réservent un accueil particulier

- qui s'inquiète du plaisir de manger ces résidents en maison de retraite? A quand le bio, les produits frais? 

- qui s'inquiète de la malnutrition de certaines personnes âgées qui ne peuvent se nourrir qu'avec un encouragement patient, de l'aide et de la présence humaine? 

- des douches qu'on ne fait qu'une fois la semaine ou tous les 15 jours?    

Il est urgent de réagir, de se remettre à porter des solutions d'égalité et de solidarité pour garantir aux personnes âgées leur droit à être traités dignement, avec bienveillance, patience, professionnalisme, et une présence humaine à la hauteur.

La France est riche, on trouve des milliards pour supprimer l'ISF, faire des cadeaux aux actionnaires des grandes entreprises, aux sociétés d'autoroute, pour les bombes nucléaires, et on n'aurait pas les moyens de financer des conditions de prise en charge simplement humaine et digne pour les personnes âgées?   

Jean Dréan, retraité Cheminot et CGT, militant communiste, résident en maison de retraite à Quimper"

 

Mais les pouvoirs publics, le gouvernement regardait ailleurs. 

Comme en 2015, alors que Hollande était au pouvoir et que Marisol Touraine, comme sur l'hôpital public, a raté complètement le rendez-vous d'une réorientation de la politique de santé et vis-à-vis des personnes âgées dans le sens d'une véritable prise en compte de l'effort de solidarité à fournir. 

Sur une loi pas à la hauteur - contestée: adaptation de la société au vieillissement.

Pour la majorité des citoyens, cette loi passe à côté d'une ATTENTE MAJEURE: une prise en charge par la solidarité nationale.

Il y a urgence à remettre à l'ordre du jour les exigences exprimées sur un problème sociétal majeur que le pays doit affronter: le vieillissement.

En effet malgré les orientations politiques et les opérations d'enfumage, les Français ne voient rien venir. Il en est ainsi d'une loi qualifiée fourre-tout dite loi Macron, imposée par la force du 49/3

- Des chiffres du chômage: triturant les statistiques de pôle emploi. Voilà la nouvelle technique gouvernementale pour faire baisser le chômage.

Il risque d'en être ainsi de cette loi en gestation de longue date. Alors qu'il y a une extrême urgence: comme le clame sur les chaînes publiques le Président des Associations des Directeurs d'Etablissement, "la situation est dramatique et va devenir catastrophique".

Il faut un plan d'urgence.

Par exemple sur le Finistère l'agitation des personnels en charge des 4 maillons de la chaîne de vie des personnes âgées a trouvé large écho dans la presse. Une multitude d'appels au secours et de témoignages souvent poignants.

Pour rappel les deux les plus significatifs pleins de conviction et de dignité.

- Ceux sous les propres fenêtres de l'ex- Président du Conseil Général Maille: "dignité pour les vieux - respect, considération pour les personnels, halte à la maltraitance institutionnelle qui s'installe".

- Ceux de Morlaix: 800 personnes s'époumonant "Halte au travail à la chaîne. Néfaste pour la qualité de vie de la personne âgée, néfaste pour la sérénité, l'équilibre des personnels".

Par le plus malheureux des hasards, Monsieur le Préfet du Finistère confirmait la nécessité, la justification de ce vent de révolte "avec la réduction des dépenses publiques nous aurons des choix douloureux à faire pour les personnes, les familles".

Et voilà qu'en période estivale le calme serait revenu dans le monde du silence. N'est-on pas en droit de s'interroger sur ce "calme artificiel"?

Qu'en est-il de la rotation des personnels (service -aide-soignant) embauchés en remplacement des congés statutaires: sont-ils formés? Quel statut? Quelle expérience confirmée de la personne âgée? Pourquoi un service réduit les samedis, les dimanches? Quels moyens pour pallier aux incidents, aux accidents de la vie courante?

L'humain aurai-il des temps de relâche? Quelle réserve de personnels compétents?

A l'occasion de la canicule n'a t-on pas entendu des propos contradictoires confirmant la nécessité d'une vigilance absolue. Une situation à risques qui ne fera que s'aggraver. Pour confirmation s'imprégner des directives de Pierre Maille aux gestionnaires: "avec moins, faites plus".

Pour décider d'une réflexion concertée devant conduire à l'action, "pour une loi de progrès social" analysons quelques propos de presse provoqués par le coup de chaleur de nos aînés. Et ceci malgré les "opérations d'enfumage" de Mmes Touraine et Rossignol.

- Dans les résidences on n'a pas un moment de répit. Avec un ratio de personnel médiocre on travaille à la chaîne.

- Madame la Ministre se veut rassurante: "situation maîtrisée"

- Le Président de Samu-Urgence n'est pas de cet avis: "situation critique, alarmante".

- Le Président de A.D.P.A: L'essentiel des leçons du drame de 2003 n'a pas été tiré: l'inertie des pouvoirs publics face à la crise.

- VALLS dans sa superbe en appelle à la solidarité

- A.D.P.A l'a pris au mot et réitère la proposition de la création de 200 000 emplois. C'est un impératif éthique et ce serait en même temps une réponse à la crise économique.

La presse nous apprend qu'un délégué de A.D.P.A entamait "à pied" un tour de France de l'aide aux personnes âgées. Pour défendre leur cause. Faire émerger des points de convergence et de divergence. Tout en rappelant l'urgente nécessité de créer 200 000 emplois!

Il y a donc urgence à se rassembler, à travailler ensemble, à situer clairement les responsabilités d'une situation intolérable. Faisons notre coup de colère du président Chanvert: les politiques n'ont pas su ou voulu anticiper le vieillissement.

Ensemble, imposons-leur de voter enfin une loi de progrès social.

'Gagner partout et pour tous le bien vieillir dignement en citoyen à part entière".

Pour raison de santé de mon épouse nous avons rejoint une EHPAD en connaissance de cause. Je salue le courage de tous les personnels, leur engagement, leur dévouement pour un salaire qui n'est pas à la hauteur des exigences.

ENSEMBLE, USAGERS, FAMILLES, PERSONNELS, GENS DE PROGRES

TRAVAILLONS A L'ELABORATION D'UNE VERITABLE CIVILISATION DE LA PERSONNE AGEE, ou selon dernier congrès de la Gériatrie tout ou presque reste à inventer.

Jean Dréan (UL CGT Quimper - 9, allée Samuel Piriou, 29000 Quimper)

APPEL DU 27 AOUT 2015, toujours valable! 

 

 

Lire aussi:

Cocos, confinés et actifs!: Témoignage de Pierre-Yves Liziar au Relecq-Kerhuon

Cocos, confinés et actifs ! - Témoignage de Christian Beaumanoir dans la presqu'île de Crozon

Et pour voir les propositions, initiatives et analyses du PCF Bretagne sur la question des EHPAD: http://croizat-pcf.blogspot.com/

A Coeur ouvert n°2 - Journal de l'atelier citoyen santé Bretagne du PCF - Interview de Jean Dréan, mai 2019

A Coeur ouvert n°2 - Journal de l'atelier citoyen santé Bretagne du PCF - Interview de Jean Dréan, mai 2019

Né en 1933, Jean Dréan, l'homme à la haute stature solide de breton taillé dans le roc et au collier de barbe à la mode des certitudes anciennes, personnalité haute en couleurs que nombreux, de tous bords, connaissent et apprécient à Morlaix et à Plouigneau, vient d'intégrer une maison de retraite à Quimper pour accompagner son épouse dont les problèmes de santé s'opposaient à un retour à la maison.

Cela a été un choix douloureux pour ce pilier de la section communiste et de la CGT de Morlaix, un franc-tireur plein de crânerie, d'esprit d'indiscipline d'humour malicieux et d'intelligence, un obstiné prêt à soulever ciel et terre pour que son parti, sa CGT, ses parlementaires et ministres œuvrent enfin pour la prise en compte des enjeux du vieillissement et la mise en place d'une civilisation de la personne âgée basée sur la Sécurité Sociale Universelle et le partage des richesses.

Jean Dréan a encore toute sa lucidité, sa vivacité d'esprit, sa mémoire et des tonnes d'histoires plus ou moins exemplaires, mais souvent drôles et passionnantes, à nous raconter. Voici déjà quelques unes d'entre elles, écrites une nuit sans sommeil à la maison de retraite.

Chacun sait ce qu'il gardera de cet homme généreux et rebelle qui a su rester curieux et ouvert pour les jeunes et la nouveauté, mais son vécu n'est pas connu de tous et intéressera sans nulle doute. Il éclaire en particulier ses attaques verbales courageuses il y a quelques mois face à une Marine Le Pen méprisante et ses menaçants nervis du service d'ordre du Front National venus sonder le terrain d'une région traumatisée par la crise de l'agro-alimentaire sur le marché de Guerlesquin: s'il devait n'en rester qu'un, ce serait encore lui, n'en doutons pas, qui ferait barrage aux héritiers du fascisme et de l'OAS.

Le vécu d'un modeste citoyen engagé

Notre génération a connu des turbulences: les camps de concentration, le goulag, Oradour, la torture en Algérie, Dien Bien Phu la capitulation. Aujourd'hui tout le monde musulman est en ébullition: parfois sanguinaire, cruel, barbare. On viole, on égorge à tour de bras. Dans une indifférence coupable. Certes avec quelques réactions.

Aujourd'hui le camarade Ismaël me sollicite pour expliciter une tranche de vie, certes modeste, mais trop souvent absente de l'évolution de notre Pays, de son histoire. Le refus des guerres coloniales, le traité d'Evian. Son contenu, entre autre la coopération découlant de ce traité.

Pour expliciter, comprendre un temps soit peu mon engagement citoyen de toujours, quelques rappels.

Durant la guerre 39-45, quoique très jeune, j'ai pratiqué la débrouillardise, le chapardage, le hors la loi. Il fallait survivre: on allait mon frère et moi traire les vaches pendant la nuit, étrangler les poules. Père cheminot – il entretenait les voies près de Rosporden – il a modestement participé au sabotage de son outil de travail. Ma mère était garde-barrière: les trains ravitaillant la troupe allemande à Brest s'arrêtaient devant chez nous: des cheminots complices nous indiquaient les wagons intéressants à piller: nous récupérions de l'huile, des matières premières que nous échangions ensuite avec les paysans, parfois contre des cochons que nous envoyons en boîte de conserve à des camarades de résistance parisiens. En 44, mes parents nous envoyaient mon frère et moi avec nos deux chiens ravitailler le maquis avec une brouette: en arrivant dans les bois auprès des résistants, quelle n'a pas été ma surprise en voyant que leur commandant était mon instituteur, Mr Le Corre. Celui-ci n'a même pas eu besoin de me faire promettre de garder le secret. L'ennemi: le boche. Les cheminots résistants de toujours ont été les premiers a déclencher la Grève insurrectionnelle.

1947: ils ont continué la lutte. Soutien aux mineurs en grève en bloquant les trains de charbon. Les champions de la trahison permanente entraient en action: Jules Moch créait les CRS pour gazer les mineurs en grève.

1949: entrée à la SNCF, école d'apprentissage.

1953: adhésion à la CGT. Participation à la grève historique contre les prétentions d'une droite revancharde. Le fameux président du Conseil Laniel prétendait casser le statut de cheminot, massacrer le service public ferroviaire (déjà!). Un mois d'une grève dure. Le pays paralysé. Démission de Laniel. Décrets abrogés. Interdit du droit de grève (j'étais hors statut), j'ai été licencié. Soupe populaire à Clichy. Adhésion au PCF (mon père était déjà communiste) puis réintégration à la SNCF.

1954: Appel sous les drapeaux. Mont Valérien. La guerre d'Indochine fait rage. Les fellaghas s'agitent. Le canal de Suez s'enflamme. Nationalisé par Nasser. La France et l'Angleterre se précipitent dans une action de représailles coloniale. Les Nations Unies condamnent. La France capitule.

L'Algérie à son tour s'enflamme: les forces progressistes appellent au refus. Avec trois appelés, trois cheminots, une nuit nous inondons les murs de la Caserne d'affiches fourrnies par les cheminots communistes des ateliers de la Garenne . « Paix en Indochine, Paix en Algérie ».

Le lendemain matin, le commanbdant sonne le tocsin. Tout le monde consigné. Arrivée de la police militaire. Silence dans les rangs. Dénoncés deux mois plus tard par des « nostalgiques des colonies » du contingent comme nous. Jugement sans sommation: cellule-prison. Le commandement était désorganisé en France: les cadres de l'armée opérant en Indochine, en Algérie. Surprise un matin. Appelé au commandement de la compagnie qui m'adresse un message très particulier: « vous disparaissez du paysage, je ne veux plus entendre parler de vous ».

Destination Centre de sélection de Guingamp. Comme Testeur. Pourvu du BEPC, je faisais passer des tests aux appelés. Inespéré et hasard de son engagement.

Dix ans plus tard m'a été explicité la vérité sur ce miracle. Ce jeune commandant, rappelé à l'époque, était tout simplement le fils d'un cheminot communiste. Il avait abusé de son autorité.

Le dénouement: Ho Chi Minh triomphait, Ben Bella franchissait la frontière tunisienne avec ses troupes. La France capitulait dans la débâcle et les attentats de l'OAS.

Toutes ces péripéties digérées, je répondais à un Appel des Accords d'Evian: coopération technique en Algérie. Détaché de la SNCF à la « SNCFA ». Mon épouse acceptait un détachement d'enseignement. Bien sûr, c'était une décision d'importance. L'aventure dans un monde sortant d'une guerre salie par la torture.

Quel accueil dans ce pays meurtri, saccagé, méprisé? Embarquement Marseille pour Annaba (ex Bône). Voyage superbe en première classe (les arabes étaient entassés dans les cales) !!! Débarquement le lendemain. Quelle surprise: un pays grouillant d'arabes!!! Du soleil. Puis train pour Souk Arhas. Gros centre ferroviaire. 600 cheminots. Accueil par un cadre cheminot algérien. Qui pour me saluer me tend la main gauche. J'ai appris quelques mois après par lui-même – sans rancoeur ni haine- qu'il avait été torturé par les Paras de Le Pen.

Seul européen parmi 600 cheminots algériens. Vraiment surpris et interrogatif sur la qualité des installations ferroviaires: ce qui était manuel en France était mécanisé là-bas. C'était l'effet du plan de modernisation de Constantine. J'ai dû me former rapidement en prenant des cours du soir pour me mettre à niveau par rapport à ces installations modernes. Le monde à l'envers: c'était moi qui était censé apprendre aux autres. Le plan de Constantine et ce chemin de fer moderne était surtout là pour acheminer le fer, le phosphate, le pétrole sur l'Europe. Pas pour le bonheur du peuple algérien.

Rapidement au boulot. Accompagnateur de 8 jeunes algériens. Jeunes surpris de voir un européen en bleu de travail, sac à outils sur le dos. Moi-même, j'étais surpris du niveau de connaissance de ces jeunes algériens, des musulmans qui n'hésitaient pas à puiser une bière dans le frigo présent en permanence dans le 4/4 sur rail qui servait à nous déplacer, frigo approvisionné par mes soins.

Là aussi surprenant. Aucune rancoeur, aucun rejet de l'ordre donné, de l'engagement volontaire.

Notre parcours de travail s'étendait sur 200 km le long de la frontière tunisienne. Des paysages superbes, le maquis, le sable des montagnes. Une multitude de Djellabas. Le terrain propice à la pénétration de fellaghas dans l'Algérie Française. Là aussi, je fus surpris par l'accueil dans un monde que nous avons bafoué, massacré, traité au Napalm. J'ai visité avec le commandant de la place de Tebessa des galeries de mine qu'ils utilisaient à la barbe du colon pour franchir la frontière (technique à la Hamas).

Je passerais sur les villages de montagne passés au Napalm, les défoliants pour dénuder les caches des fellaghas.

Rien d'exceptionnel pour une guerre de pacification. Accueil dénué de tout esprit de revanche. Ce qui prouve bien comme avec le camarade Ho Chi Minh du Vietnam qu'il eut été possible d'instaurer un climat de coopération économique profitable aux peuples. De quoi écrire un roman.

Je terminerai sur quelques anecdotes.

A chaque voyage retour nous avions la possibilité de ramener une voiture neuve entièrement détaxée. Personnellement et pour cause, j'alimentais le chef de la police de Souk Arhas et le patron des douanes, ceci prouvant s'il en était besoin la tendance à la mise en place d'une Mafia qui a conduit progressivement l'Algérie à sa situation d'aujourd'hui. Ces personnages me gratifiaient de leur carte de visite. Bien utile. Par exemple, au cours d'une ballade en montagne (50° à l'ombre), dépourvu de tout papier d'identité, j'ai été embarqué brutalement par une patrouille. Mis à l'ombre. Soudain me vient l'idée de demander au chef de poste d'appeler le numéro du chef de la police sans lui dire à qui ce numéro appartenait. Garde à vous au téléphone: mille excuses et retour à la maison avec la jeep de la patrouille. La raison: entre l'Algérie et la Tunisie existait un fort trafic de Kif. Quatre anglais étaient signalés dans la montagne. Il y eut confusion à notre dépens.

Je m'appelle Dréan. A 50 km de Souk Arhas, il y avait une ville s'appelant « Drean », le nom d'un martyr de l'ALN. Les contrôles de police étaient légion, à chaque entrée de localité. Un jour, je me trouvais dans une file de contrôle. Se présente un policier. Je lui confie mon passeport: il l'ouvre, se met au garde à vous et me fait déboîter de la file, le nom l'ayant certainement impressionné. Un autre jour, un tapis que j'avais commandé arriva au bureau de poste de Drean tandis que je l'attendis chez moi pendant quatre mois.

Mon épouse, institutrice détachée, pendant 5 ans, le temps de ma coopération, fit la leçon à 40 jeunes algériens (qu'elle avait troqué contre 8 élèves français dans son école de village des Côtes du Nord). Le matin 40, l'après-midi une foule aussi impressionnante. Un silence, une discipline tout aussi surprenante. De jeunes palestiniens sortant des grandes écoles américaines – interdits de rentrer en Palestine – enseignaient l'arabe aux jeunes algériens. Coopérants, nous avions droit au consulat d'acheter du Ricard, du Porto détaxé. Ces jeunes palestiniens se faisaient un plaisir d'en déguster à la maison. Bien que musulmans m ais fortement teintés laïques. Après deux ou trois coups, le débat sur le colonialisme ressurgissait. Cordialement. Mais prévoyant et réaliste. « Ce que vous avez fait dans vos ex colonies et ailleurs, vous le paierez cher, très cher, pendant longtemps ». Un constat sans haine. Aujourd'hui nous y voilà.

J'ai connu de retour en France 20 ans après des Algériens sans pays. Après guerre, les nombreux algériens engagés dans l'Armée Française contre les nationalistes vietnamiens en Indochine ont reçu l'ordre de déserter en Indochine. Condamnés en France. Pourchassés en Algérie. Des vies brisées.

Le plus sanguinaire. Le Parti Communiste Algérien (PCA), soutien du FLN pendant la guerre de libération, y compris avec des ressortissants européens, d'ailleurs désavoués par le PCF même si celui-ci demandait la clémence pour les militants anti-colonialistes arrêtés et condamnait tortures et exécutions clandestines, était fortement implanté chez les cheminots. J'avais lié connaissance avec eux. Boumediene exile Ben Bella. Prend le pouvoir. Constatant la disparition de plusieurs camarades du P.C.A dans les gares environnantes, je m'en inquiète auprès d'un camarade de l'UGTA. Réponse: t'occupe pas de ça, c'est pas ton affaire. Huit jours après, dix d'entre eux étaient retrouvés égorgés dans un oued. Une multitude de drames affreux. J'ai connu tous les 15 jours l'atterissage d'un Boeing américain à Annihi. Repartant avec 500 jeunes algériens pour l'Afghanistan traquer les russes. Que sont-ils devenus aujourd'hui? Irak, Syrie, Mali....

Jean Dréan

Partager cet article

Repost0
23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 12:32
Déclaration du PCF Finistère – 22 avril 2020  - Dans le Finistère, Emmanuel Macron bat la campagne !

Déclaration du PCF Finistère – 23 avril 2020

Emmanuel Macron bat la campagne !

 

On est prié de battre des mains et de s'esbaudir, le Président de la République a rencontré dans notre département un vaillant agriculteur et un courageux commerçant.

On aurait pu imaginer que l'homme de l'avenir- c'est ainsi qu'il se présente ,détourne ses attentions de l’ancien monde pour se projeter dans la monde d'après la crise que nous traversons.

Il n'en est rien. En guise de paysan, présenté par certains comme un maraîcher, il adoube un des plus grands patrons de agro-industrie et le commerçant en question est à la tête d'une des plus importantes chaînes de distribution française.

Celui-ci et celui là n'auraient ils rien à voir avec la situation dans laquelle nous sommes aujourd'hui ?

On attendait du Président qu'il vienne soutenir une vision novatrice de la société  et notamment de l'agriculture et du commerce.

On attendait du Président qu'il appuie l'agriculture de proximité, de qualité, libérée des pesticides, de la main prétendument invisible du marché, respectueuse de l'environnement et des hommes.

On espérait qu'il annonce la fin de la concurrence exacerbée, du tous contre tous, qu'il la remplace par une politique de coopération nationale, européenne, internationale, qu'il dénonce les traités du type CETA ou Mercosur.

On espérait qu'il affirme ces principes alors que s’annonce la négociation de la PAC (Politique Agricole Commune) et qu'il s’engage à défendre une agriculture relocalisée et des pratiques agronomiques réduisant le bilan carbone des chaque tonne de nourriture produite. On espérait qu'il se mobilise pour permettre à chaque agriculteur de vivre décemment de son travail.

On pouvait croire qu'il mette fin au rapport de force disproportionné entre la grande distribution et ses quatre centrales d'achat qui étranglent les paysans en toute impunité.

Enfin on aurait aimé qu'il s'intéresse de près aux conditions de travail, aux rémunérations des salarié.e.s de la grande distribution.

De tout cela il n'en a pas été question.

Il est vrai qu'il a semblé découvrir que si la France tient ce n'est pas grâce aux actionnaires. Il a mis de côté ses insultes et ses persiflages sur « ceux qui ne sont rien », « ceux qui ne sont pas premiers de cordée » autoproclamés. C'est toujours ça de pris.

Mais le soutien affiché qu'il a tenu à apporter aux tenants de l'agro-industrie et de la grande distribution qui ont une part non négligeable dans la crise multiforme que nous subissons est un signal inquiétant pour l'avenir.

On l'aura compris , mais on s'en doutait un peu, que l'évolution du modèle agricole que la société attend, la relocalisation des productions, les circuits courts, le respect et la reconnaissance du travail des agriculteurs et des salariés de la grande distribution ne passeront pas par les fondés du pouvoir du capitalisme.

Nous ne l'oublierons pas.

Brest le 23 04 2020

 

Fédération du Parti communiste français du Finistère - 5 rue Henri Moreau - 29 200 BREST

federation@29.pcf.fr

pcf29.org

Partager cet article

Repost0
23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 12:07
Les sénateurs communistes viennent de faire adopter un amendement sur l’interdiction des aides d’Etat aux entreprises résidant dans des paradis fiscaux !

Les sénateurs communistes viennent de faire adopter un amendement sur l’interdiction des aides d’Etat aux entreprises résidant dans des paradis fiscaux !
Vivement le passage à l’Assemblée.. !

Glenn Le Saoût

" Nous débutons le débat en séance sur le projet de loi de finances rectificatif.Nous allons défendre des amendements visant à solliciter la contribution des hauts patrimoines,des dividendes,des compagnies d’assurance,des revenus les plus élevés...au nom de la solidarité et de la justice fiscale.
Dans le même esprit un amendement proposera le refus des aides d’argent public aux entreprises qui ont des liens avec les paradis fiscaux...
À suivre....

Dans le cadre du débat au Sénat sur le projet de loi de finances rectificatif,adoption contre l’avis du Gouvernement et de la Commission des Finances d’un amendement visant à empêcher le versement d’aides publiques à des entreprises ayant des liens avec les paradis fiscaux...
Amendement identique déposé par les centristes,les indépendants et le groupe communiste,républicain,citoyen et écologiste" .

Page Facebook d'Eric Bocquet

 

#COVID19 #PLFR2

110 milliards d'€ d'argent public
Aucune recette
Aucune contribution des plus riches ni des actionnaires
Des aides insuffisantes pour la population
Le logiciel libéral confirmé

➡️ Voilà pourquoi nous votons CONTRE ce nouveau plan d'urgence, comme le souligne Pascal Savoldelli.

❗️Sénat: rejet d'une aide d'urgence aux plus défavorisé.e.s❗️
Irresponsabilité et irrespect du gouvernement et de la droite!

Dans le cadre de l'examen par le Sénat du 2ème Projet de Loi de Finances Rectificatif, j'ai déposé au nom du groupe CRCE un amendement proposant d'accorder 300€ en urgence, au bénéfice des personnes et ménages les plus fragilisés par les impacts de la crise sanitaire du Covid19.

Alors que pour faire face aux multiples conséquences de la pandémie en cours, nous débattons d'un PLFR qui engage 110 milliards d'euros d'argent public, notamment pour soutenir les conditions de la reprise de l'activité des entreprises, le gouvernement et la droite via le rapporteur général LR de la commission des finances ont en une fraction de secondes émis un avis défavorable à notre amendement, sans argument aucun. « Circulez, Il n’y a rien à voir ! ».

Au moment même où les ménages populaires sont confrontés par exemple à une explosion du coût des dépenses alimentaires de 9% pour les seuls fruits et légumes et à d’autres coût de la vie qui creusent les inégalités. C'est indécent ! C’est irresponsable et irrespectueux !

 

Partager cet article

Repost0
23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 11:53

Partager cet article

Repost0
23 avril 2020 4 23 /04 /avril /2020 06:36
1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 79/ André Guéziec (1922-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère:

79/ André Guéziec (1922-1941)

Né le 30 mars 1922 à La Forest (Finistère), fusillé le 12 mai 1941 à Brest (Finistère) ; peintre ; membre du PCF clandestin dans les Côtes-du-Nord (Côtes-d’Armor), travaillant sur l'aérodrome de Ploujean à Morlaix, il était soupçonné de faire de l'espionnage contre l'occupant.

Son père, Yves Guéziec, né le 20 avril 1884 et décédé le 1er juin 1965 à Trémel, était retraité des chemins de fer, et demeurait au Rest en Trémel. André Guéziec faisait partie de la petite communauté de l’Église réformée installée dans cette commune depuis les années 1880. Sa mère lui donna une éducation protestante.
Depuis octobre 1940, il travaillait à l’aérodrome de Morlaix situé sur la commune de Ploujean (Finistère) contrôlé par les Allemands. Arrêté le 22 janvier 1941, il fut condamné à mort le 14 avril 1941 à Brest par les Allemands (K 752 de Quimper) « pour intelligence avec l’ennemi et pour avoir favorisé l’ennemi ». Il fut exécuté le 12 mai 1941 à 16 h 45 à la caserne Fautras (aujourd’hui disparue à la suite des bombardements américains lors de la prise de Brest en août 1944), rue Duguesclin à Brest. Les autorités françaises ne semblent pas avoir été informées des conditions de son arrestation et de son exécution. En effet, le préfet des Côtes-du-Nord, dans un courrier daté du 1er juin, indique qu’il a appris la mort de Guéziec par l’apposition d’affiches faite par la Feldkommandantur de Quimper. Il fut informé des circonstances de l’exécution par le courrier envoyé par le chanoine Coutret qui assista André Guéziec dans ses derniers instants, en l’absence du pasteur de Brest. Selon le curé de la paroisse de Saint-Louis, André Guéziec avait été pris en possession d’un plan de Morlaix à l’intention d’un camarade qui devait venir le voir. Les autorités allemandes considérèrent qu’il s’agissait d’une information sur le terrain d’aviation où il travaillait. Guéziec clama son innocence en vain. Son père vint le voir à la prison de Morlaix au début du mois de février. Dans une lettre adressée à sa mère le 18 mars, Guéziec indiqua qu’il était inculpé d’espionnage et de tentative d’évasion vers l’Angleterre.
Selon les responsables de l’ANACR Roger Rioual et Marcel Diguerher, anciens responsables de la Résistance du secteur, André Guéziec faisait partie avec Jean Person et Aristide Paris du triangle de l’Organisation spéciale de Trémel mis en place par le Parti communiste clandestin dès l’automne 1940 dans le canton de Plestin-les-Grèves. Une cellule du PCF existait avant guerre, dans la commune, dirigée par Louis Rivoalen, conseiller municipal déchu en 1940, futur maire de la commune après la Libération.
André Guéziec était l’ami de Roger Sourimant, ouvrier teilleur de lin, dont les frères étaient des militants communistes.
Son frère Édouard Guéziec fut assassiné par les Allemands le 28 juin 1944 à la maison de la Pépinière à Plouaret.
 
Source: https://fusilles-40-44.maitron.fr/?article88502

SOURCES : DAVCC, Caen. – Arch. Dép. Côtes-d’Armor, 2W110, 2W135. – Christian Bougeard, Le choc de la Deuxième Guerre mondiale dans les Côtes-du-Nord, thèse de doctorat d’État, Rennes II, 1986. – Jean Boutouiller, « Été 44, Résistances et Libération en Trégor », Skol Vreizh, no 56, 2004. – Louis Pichouron, Mémoire d’un partisan breton, Presses universitaires de Bretagne, 1969. – Alain Prigent, Histoire des communistes des Côtes-du-Nord (1920-1945), Saint-Brieuc, 2000. – Alain Prigent, « La SPAC contre le PCF clandestin », Les Cahiers de la Résistance populaire dans les Côtes-du-Nord, no 6/7, 1998. – Témoignage de Léontine Person recueilli par Marcel Diguerher. — Arch. Mun. Quimper, fonds Alain Le Grand, 22 J 47 (consulté en 2020).

Iconographie
Iconographie : photo d’André Guéziec, affiche de sa condamnation à la peine de mort et de son exécution tirée à 993 exemplaires pour le département des Côtes-du-Nord.

Alain Prigent, Serge Tilly

Lire aussi:

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 78/ Jean Kérautret (1918-1942) et Vincent Guivarc'h (1918-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 77/ Emile Le Page (1922-1942) et Pierre Jolivet (1921-1942)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 76/ Louise Tymen (1925-2015)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 75/ Yves Giloux (1921-1943)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 74/ André Garrec (1922-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 73/ Frantz Boucher (1924-1944)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 72/ François Echardour (1925-1988)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 71/ Marie Le Manchec (1914-1999)

100 ans d'engagements communistes en Finistère: 70/ Charles Moigne (1894-date de décès inconnue)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 69/ Jean Le Tréis (1884-1970)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes: 67/ François Tournevache (1919-1993)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 66/ Jos Quiniou (1900-1976)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 65/ François Gaonac'h (1901-1978)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 64/ Paul Lespagnol (1949-2003)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 63/ Jean-Marie Le Scraigne (1920-2016)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 62/ Le docteur Tran

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes en Finistère: 61/ Jean-Marie Plonéis (1934-2018)

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 60/ Guillaume Bodéré

1920-2020: Cent ans d'engagements communistes dans le Finistère: 59/ Pierre Salaun

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 58/ Guy Laurent (1940-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 57/ Eugène Kerbaul (1917-2005)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 56/ Pierre Cauzien (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 55/ Albert Jaouen (1909-1976)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 54/ Pierre Hervé (1913-1993)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 53/ Julien Gracq, de son vrai nom Louis Poirier (1910-2007)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 52/ Yves Le Meur (1924-1981)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 51/ Jean Burel (1921-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 50/ Jacob Mendrès (1916-2012)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 49/ Henri Tanguy dit Rol-Tanguy (1908-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 48/ Carlo de Bortoli (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 47/ Robert Jan (1908-1987)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 46/ Denise Roudot (1933-2002)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 45/ Paul Le Gall (né en 1925)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 44/ René Le Bars (1933-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 43/ Louis Le Roux (1929-1997)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 42/ Pierre Corre (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 41/ Daniel Le Flanchec (1881-1944)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 40/ Joséphine Pencalet (1886-1972)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 39/ Sébastien Velly (1878-1924)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 38/ Edouard Mazé (1924-1950)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 37/ Guy Liziar (1937-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 36/ Henri Moreau (1908-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 35/ Alphonse Penven (1913-1994)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 34/ Michel Mazéas (1928-2013)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 33/ Pierre Guéguin (1896-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 32/ Jean-Louis Primas (1911-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 31/ François Paugam (1910-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 30/ Angèle Le Nedellec (1910-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 29/ Jules Lesven (1904-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 28: Raymonde Vadaine, née Riquin

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 27/ Jeanne Goasguen née Cariou (1901-1973)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 26/ Gabriel Paul (1918-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 25/ François Bourven (1925-2010)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 24/ Yves Autret (1923-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 23/Pierre Jaouen (1924-2016)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 22/ André Berger (1922-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 21/ Joseph Ropars (1912-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 20/ Paul Monot (1921-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 19/ Jean-Désiré Larnicol (1909-2006)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 18/ Jean Le Coz (1903-1990)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 17/ Alain Cariou (1915-1998)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 16/ Jean Nédelec (1920-2017)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 15/ Alain Le Lay (1909-1942)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 14/ Pierre Berthelot (1924-1986)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 13/ Albert Abalain (1915-1943)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 12/ Andrée Moat (1920-1996)

1920-2020: cent ans d'engagements communistes en Finistère: 11/ Jean Le Brun (1905-1983)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 10/ Denise Larzul, née Goyat (1922-2009)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 9/ Pierre Le Rose

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 8/ Marie Salou née Cam (1914-2011)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 7/ René Vautier (1928-2015)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 6/ Denise Firmin née Larnicol (1922-2019)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 5/ Fernand Jacq (1908-1941)

1920-2020: 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 4/ Corentine Tanniou (1896-1988)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère: 3/ Albert Rannou (1914-1943)

1920-2020 - 100 ans d'engagements communistes en Finistère - 2/ Marie Lambert (1913-1981)

Partager cet article

Repost0
22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 14:25
Le PCF lance une grande pétition nationale - Ce n'est pas à nous de payer la crise !

Le PCF lance aujourd'hui une grande pétition nationale

Ce n'est pas à nous de payer la crise !

Nous demandons au Président et à son gouvernement de prendre d'urgence 4 mesures de solidarité nationale, qui doivent être financées par l'Etat, les banques et les profits des entreprises :

  • Blocage des prix de l'alimentation, de l'eau, de l'énergie, des télécoms et suppression de la TVA sur les produits de première nécessité.
  • Gel des loyers et des prêts immobiliers.
  • Versement d'une allocation exceptionnelle jusqu'à 300 euros par mois pour les 9 millions de français vivant sous le seuil de pauvreté.
  • Indemnisation à 100 % du chômage partiel et augmentation du SMIC de 20% et augmentation des plus bas salaires, des minimas sociaux et des pensions en conséquence.

A SIGNER ET FAIRE SIGNER EN MASSE !

La Pétition est accessible ICI ou en cliquant sur l'image :

Partager cet article

Repost0
22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 14:00
PCF - Initiatives sur le financement dans le Finistère (Communistes, 22 avril 2020)
Publié le 22/04/2020 par PCF

Sur le financement dans le Finistère

La fédération du Finistère, dont l’exécutif et le conseil départemental se réunissent en visioconférence depuis 10 jours, met à profit le confinement pour avancer sur des chantiers d’organisation importants.

  • Une communication régulière avec nos adhérents.
  • Mise à jour du fichier cociel en essayant de collecter plus d’adresses mail afin de mieux partager les informations aux adhérents.
  • Contact avec les adhérents qui n’ont pas cotisé en 2019, parfois même avant, ni début 2020.
  • Contact avec toutes les sections, certains adhérents âgés et isolés, les nouveaux adhérents.
  • Constitution de fichiers par compétences et champs d’expérience (écoles, jeunesse, poste, cheminots, agents territoriaux, entreprises...) servant de base d’intervention politique, de partage d’information et d’analyse sur la vie sociale, d’appui local aux commissions de travail nationales du Parti.
  • Reconstitution de fichiers de contacts (partenaires extérieurs, médias, sympathisants).

Parallèlement, nous lançons auprès de nos adhérents et sympathisants un appel à la souscription départementale exceptionnelle pour faire face à trois défis majeurs :

  • Le financement des élections : assurer le financement de ces élections municipales après le financement des élections européennes l’an passé où la contribution du PCF Finistère a dépassé les 20 000 €. À moyen terme nous aurons d’autres rendez-vous électoraux à préparer en 2021 : sénatoriales, départementales et régionales.
  • Faire face au manque à gagner pour certaines sections lié à l’impossibilité d’organiser des initiatives politiques traditionnelles qui faisaient aussi, en plus de leur intérêt festif et politique, rentrer de l’argent pour l’activité politique (1er Mai, fêtes d’été…). Nous attendons beaucoup de l’initiative nationale de collecte avec la vente du muguet symbolique sur Internet.
  • Financer les initiatives engagées dans le cadre du centenaire du PCF afin d’aider la fédération à verser globalement un treizième mois de cotisation à la direction nationale.

Ismaël Dupont, secrétaire départemental.

Nous vous rappelons que vos dons à l'ADF PCF 29, sont à envoyer au siège de la fédération – Fédération du Parti communiste du Finistère, 5 rue Henri Moreau, 29 200 BREST – et sont déductibles à 66 % de vos impôts.

Nous comptons sur vous!

 

PCF - Initiatives sur le financement dans le Finistère (Communistes, 22 avril 2020)

Partager cet article

Repost0

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011

Articles Récents