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26 novembre 2022 6 26 /11 /novembre /2022 06:26

 

Après le préfet Lallement nommé secrétaire général à la mer, Emmanuelle Wargon à la Commission de régulation de l’énergie, Jean Castex à la RATP, Brigitte Bourguignon à l’Inspection générale des affaires sociales, Bérangère Abba au Comité national de la biodiversité, voici l’ancien ministre de l’Intérieur Christophe Castaner promu en même temps, comme dirait le Président, président du Grand Port de Marseille et de la Société du tunnel du Mont Blanc. (Ce dernier job est une parfaite sinécure.) L’Élysée recase à tout-va, l’État Macron se déploie, la liste est longue des obligés du pouvoir. On parle même de Blanquer pour la présidence du château de Versailles. Info ou intox ?

Gérard Streiff

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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 06:20

 

La fondation Gabriel-Péri et la revue Économie et Politique ont organisé le 8 novembre un séminaire sur « la nouvelle alliance de l’État et du capital ». Ci-dessous, un résumé de l’intervention d’Évelyne Ternant.

 

Trois périodes sont identifiables dans les relations entre l’État et le capital ; elles correspondent aux grandes évolutions structurelles du capitalisme depuis la Seconde Guerre mondiale.

La période dite de la « sainte alliance », jusqu’à la fin des années 60, est celle que Paul Boccara a qualifiée de « capitalisme monopoliste d’État social ». Elle se caractérise par une dévalorisation du capital de grande ampleur, notamment par le biais d’entreprises publiques qui fonctionnent à taux de profit faible, nul ou négatif, comme EDF-GDF et la SNCF. Le capital privé réalise de ce fait des taux de rentabilité très élevés. C’est l’ère du keynésianisme triomphant qui pensait avoir trouvé la clé d’un capitalisme sans crises. Mais c’était oublier la logique implacable d’une croissance qui surdéveloppe le capital matériel au détriment des dépenses humaines, à un moment où précisément la révolution technologique exige au contraire le déploiement des capacités humaines car les informations deviennent un vecteur essentiel des processus de production. La mécanique du « capitalisme sans crise » se grippe à la fin des années 60, avec une montée du chômage et de l’inflation, en réaction à la baisse de rentabilité du capital suraccumulé.

Une deuxième période s’ouvre dans les relations entre l’État et le capital, avec l’arrivée des politiques libérales de déréglementation, privatisation, et mondialisation financière. Elles aplanissent les obstacles pour permettre au capital en mal de rentabilité de se déployer de par le monde, s’investir dans les marchés financiers et s’incruster dans les niches rentables du secteur public. Les politiques des pays capitalistes déréglementent tous les marchés ; le marché du travail est flexibilisé, précarisé ; sur le marché des biens et services, les grandes entreprises publiques désintégrées et mises en concurrence ; sur le marché international, le libre-échange ouvre la voie à une mondialisation des chaînes d’activité et des chaînes de valeur des multinationales. Les marchés financiers exercent une dictature sur les gestions d’entreprises et les politiques publiques vouées à l’austérité. Les entreprises sont assujetties à des exigences de rentabilité financière incompatibles avec le temps long de l’innovation et les conditions sociales du salariat, ce qui participe grandement à la désindustrialisation. L’accumulation considérable de capitaux financiers, adossés à un empilement de dettes alimentées par la création monétaire des banques, débouche sur la crise financière de 2008, où on frôle une faillite bancaire mondiale. Cette période, où le périmètre du secteur public se réduit et ses moyens d’action s’affaiblissent, est en réalité celle « d’un engagement suiviste derrière les choix du capital ». Les aides directes et exonérations sociales et fiscales aux entreprises s’accroissent, les critères de gestion capitalistes se répandent, y compris dans le secteur resté public, avec l’adoption des méthodes managériales.

C’est une troisième période qui s’ouvre avec la crise de 2008 ; celle d’une longue crise systémique multiforme, faite d’un enchaînement et d’une imbrication d’épisodes multiples, dont les derniers en date sont la crise sanitaire    et la crise énergétique mondiale. L’intervention publique devient massive, au coup par coup, en pare-feu lors des risques majeurs pour sauver le capital. Cette alliance actuelle « du sauve qui peut » entre l’État et le capital présente un double paradoxe :

- Le soutien financier d’une ampleur inédite et sans conditions sociales et écologiques du « quoiqu’il en coûte » se conjugue une à attaque frontale contre les dépenses sociales. Ce cocktail rend les politiques macro-économiques budgétaires et monétaires inaptes à répondre aux besoins de la société. L’inflation mondiale, qui démarre avant la guerre en Ukraine, résulte du fonctionnement spéculatif des marchés et de la surabondance des capitaux financiers. Pour la combattre, les dirigeants capitalistes ont fait le choix de la récession, donc d’aggraver le chômage, la désindustrialisation et le malaise des services publics. Le retour d’entreprises dans le giron de l’État, comme EDF, n’est pas associé à une stratégie industrielle de reconquête, mais à la poursuite du démantèlement et de la privatisation. Enfin, la collusion entre les dirigeants politiques et les milieux d’affaires est patente ; en témoignent l’affaire Uber-files en France, où E. Macron est directement impliqué, ou l’ingérence des marchés financiers dans le choix du personnel politique en Angleterre et en Italie.

- Le deuxième paradoxe de la « nouvelle alliance » tient à l’évolution des fonctions de l’État : de larges pans des fonctions économiques sont délégués à d’autres échelons institutionnels, tels l’Europe et les régions. C’est par un activisme politique et militaire croissant que l’État national défend aujourd’hui sa base économique. La crise systémique du capitalisme prend aujourd’hui une dimension géopolitique intense liée à la guerre en Ukraine, la crise énergétique, la récession mondiale qui arrive. Dans une fuite en avant vers une économie de guerre, le « sauve qui peut pour le capital » se traduit par une montée des tensions interétatiques et le renforcement d’une hégémonie américaine qui exacerbe les rivalités intereuropéennes.

Une transformation radicale de la société est urgente pour construire le développement souhaité par les citoyens, respectueux des êtres humains, du vivant et de la planète. Il ne se fera pas sous la férule du capital et de ses logiques de marché prédatrices. Reprendre la main sur l’utilisation de l’argent, notre argent, celui des banques, des entreprises, l’argent public, nécessite des conquêtes de pouvoir des salariés et des citoyens.

Le projet de sécurité d’emploi ou de formation et ses multiples dimensions est un axe fort de la transformation sociale, non seulement parce qu’il conduit au dépassement du marché du travail, mais parce qu’il porte aussi la question du temps libre du hors travail. Il fait ainsi la jonction entre les mobilisations sociales et les aspirations sociétales émancipatrices qui montent dans le mouvement féministe, chez les jeunes générations dans leur rapport exigeant au travail, ou encore dans la société tout entière lorsqu’elle refuse de se voir voler du temps de retraite disponible pour des activités familiales, sociales, culturelles, politiques, qui sont vitales pour faire société. 

Évelyne Ternant

membre du Comité exécutif national

 

 

 

 

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25 novembre 2022 5 25 /11 /novembre /2022 06:15

Je souhaite que la gauche se fixe pour objectif l'éradication du chômage

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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 19:50
Une bonne retraite - qu'est-ce que sait? - PCF
Une bonne retraite

Dans la vie de tous les jours, quand il est question des retraites, et alors qu’un Français sur deux et les trois-quarts des 50-64 ans ont déjà effectué une simulation sur leur âge de départ à la retraite, deux questions sont le plus généralement posées :

  • « Quand pourrai-je prendre ma retraite, à quel âge ? »
  • « Quel sera le montant de ma pension ? »
  • La jeune génération ne se pose le plus souvent aucune des deux - ou malheureusement pas assez - ; tout comme les travailleurs ubérisés. Quand ils se projettent et qu’ils imaginent ce que pourrait être leur vie après le travail, ils doutent de la possibilité de bénéficier de notre système de retraite qui doit garantir « un niveau de vie satisfaisant, sécurisé et anticipé ». Quant aux retraités, beaucoup d’entre eux s’inquiètent de l’évolution de leur pension dans les années à venir.
  • De contre-réformes en contre-réformes au cours des trente dernières années, le pessimisme sur notre système de retraites s’est installé. Mais en comparaison avec d’autres pays européens, la population française refuse à une très forte majorité (les trois quarts) le recul à 65 ans de l’âge du départ à la retraite.

    On ne le dira jamais assez, il existe toujours une passion française pour l’égalité et pour la justice sociale. Cette passion a survécu, malgré la démolition sociale du rouleau compresseur libéral qui a tant abimé le pays et fracturé notre société, malgré un climat idéologique et politique qui peut aller au pire. Cette passion a eu des années funestes et des printemps pourris, pour paraphraser le poète, mais elle est toujours là.

    Dans les enquêtes d’opinion, une majorité de personnes juge par ailleurs qu’une réforme est nécessaire du fait des inégalités face à la retraite, notamment en ce qui concerne les inégalités entre les femmes et les hommes.

    Les retraites sont un bien commun, un bien social commun dans la filiation directe du Programme des jours heureux du Conseil national de la Résistance. C’est de cela dont le macronisme, la droite et l’extrême droite ne veulent pas. Les ressources de la protection sociale et des caisses de retraites sont celles qui sont créées par ceux qui travaillent.

    Une réforme pour une bonne retraite est possible et nécessaire.

    Le programme présidentiel des « jours heureux » proposait « une loi pour rétablir la retraite à 60 ans à taux plein avec une pension à 75 % du revenu net d’activité. Dans le privé sur les 10 meilleures années ; pour le public, un droit d’option la plus favorable entre les dix meilleures années de salaires avec les primes, ou les six derniers mois de traitement indiciaire ; un départ à 60 ans avec une pension à taux plein garanti pour une carrière complète, allant de 18 à 60 ans, avec une prise en charge des cotisations pour les périodes de non travail (chômage, formation, études, congé parental, maladie, invalidité) ; des départs anticipés pour les personnes exerçant des métiers pénibles ou ayant des carrières longues ».

    En février 2020, Pierre Dharréville et le groupe à l’Assemblée nationale ont déposé une proposition de loi « pour une retraite universellement juste ».

    Pour une telle réforme, il faut dépenser plus pour les retraites. Avec deux mesures centrales : un prélèvement sur les revenus financiers des entreprises pour les dissuader de placer leurs profits en titres financiers et les pousser à les utiliser ; plutôt, pour des investissements porteurs d’emplois et d’efficacité économique moduler les cotisations patronales pour agir sur les entreprises et changer leur relation à l’emploi.

    Si le pouvoir ne retire pas sa réforme pour imposer un recul de l’âge de départ, le PCF propose que l’avenir des retraites soit décidé par un référendum. C’est au peuple de décider. Et c’est d’autant plus important que le débat sur les retraites est étroitement lié aux questions décisives de l’emploi, du travail, des conditions de travail et de son sens, des salaires, de la création et de la répartition des richesses.

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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 06:46
Quand on veut s'attaquer au chômage, on ne s'en prend pas aux chômeurs.
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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 06:21
Avec Guy Darol, ce mardi 22 novembre, un grand moment d'éducation populaire sur le sens et la richesse de la musique noire américaine des années 60-70 et le festival Wattstax
Avec Guy Darol, ce mardi 22 novembre, un grand moment d'éducation populaire sur le sens et la richesse de la musique noire américaine des années 60-70 et le festival Wattstax
Avec Guy Darol, ce mardi 22 novembre, un grand moment d'éducation populaire sur le sens et la richesse de la musique noire américaine des années 60-70 et le festival Wattstax
Avec Guy Darol, ce mardi 22 novembre, un grand moment d'éducation populaire sur le sens et la richesse de la musique noire américaine des années 60-70 et le festival Wattstax
Avec Guy Darol, ce mardi 22 novembre, un grand moment d'éducation populaire sur le sens et la richesse de la musique noire américaine des années 60-70 et le festival Wattstax
Avec Guy Darol, ce mardi 22 novembre, un grand moment d'éducation populaire sur le sens et la richesse de la musique noire américaine des années 60-70 et le festival Wattstax
Avec Guy Darol, ce mardi 22 novembre, un grand moment d'éducation populaire sur le sens et la richesse de la musique noire américaine des années 60-70 et le festival Wattstax
Avec Guy Darol, ce mardi 22 novembre, un grand moment d'éducation populaire sur le sens et la richesse de la musique noire américaine des années 60-70 et le festival Wattstax
Avec Guy Darol, ce mardi 22 novembre, un grand moment d'éducation populaire sur le sens et la richesse de la musique noire américaine des années 60-70 et le festival Wattstax
Avec Guy Darol, ce mardi 22 novembre, un grand moment d'éducation populaire sur le sens et la richesse de la musique noire américaine des années 60-70 et le festival Wattstax

Avec Guy Darol, une superbe conférence des mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix et de grands moments de musique, d'émotion, et de compréhension des implications politiques et sociales du foisonnement esthétique soul, funk, blues du festival Wattstax, une fierté noire commémorant le 22 août 1972 la répression sanglante de la révolte du quartier noir de Los Angeles en 1965 avec les artistes du label Stax de Memphis, une ville historiquement raciste et ségrégationniste, où le Klan est très présent, des chanteurs et des musiciens noirs engagés contre les discriminations raciales, pour l'égalité des droits et la fierté retrouvée noire. Des chansons et une énergie formidable qui résonnent toujours aujourd'hui à l'heure du black lives matter et des violences policières persistantes. Avec Isaac Hayes, Rufus Thomas, Clara Thomas, Jesse Jackson, The Bar Kays, Johnnie Taylor, la playlist de WaTTstax! Avec un bonus la chanteuse de soul contemporaine Janelle Monae et sa chanson criée en mémoire des victimes des crimes racistes.

Wattstax où l'on chanta au final  "If I had a hammer" ("Si j'avais un marteau", 1949), une chanson d'influence communiste écrite par Pete Seeger, Guy Darol montrant aussi à travers son propos érudit et passionné, embrassant la longue durée de la conquête des droits civiques et de l'égalité, l'influence du Parti communiste américain depuis les années 20 dans l'organisation des afro-américains pour leur émancipation et l'égalité (Angela Davis), et la dénonciation du racisme structurel et institutionnel.

Merci à Mariane et à Zelda pour la logistique de ce Mardi de l'éducation!!!

 

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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 06:18
Les bombardements de l'armée turque en Syrie et en Irak doivent cesser.  Les Sénateurs communistes solidaires du peuple kurde

Les sénatrices et sénateurs CRCE solidaires du peuple #kurde !
Les bombardements de l'armée turque en Syrie et en Irak doivent cesser. Soyons nombreux à clamer #StopErdogan !

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24 novembre 2022 4 24 /11 /novembre /2022 06:15
Les ouvrages ont été remis à chacun des représentants des déportés par une personnalité morlaisienne, comme ici Lucienne Nayet, présidente du Réseau national des musées de la Résistance.

Les ouvrages ont été remis à chacun des représentants des déportés par une personnalité morlaisienne, comme ici Lucienne Nayet, présidente du Réseau national des musées de la Résistance.

Morlaix
Des livres pour ne pas oublier la Déportation.
Les Amis de la fondation pour la mémoire de la Déportation organisaient samedi, au théâtre, une cérémonie en hommage aux déportés. Des livres ont été remis à leurs descendants, dont 25 ayant un lien étroit avec le Pays de Morlaix.
Samedi, 150 personnes dont des familles, élus et membres d’associations d’anciens combattants, ont assisté, au théâtre, à un événement organisé par Les Amis de la fondation pour la mémoire de la Déportation (AFMD) avec le soutien de la Ville de Morlaix. Une trentaine de cérémonies de ce type ont eu lieu en divers points de l’Hexagone, destinées à remettre aux descendants de déportés un exemplaire numéroté, publié en 2020, du « Livre des 9 000 déportés de France au camp de Mittelbau-Dora ».
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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 06:40

Le RN, Macron, Edouard Philippe et LR : c'est la nouvelle bande des 4

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23 novembre 2022 3 23 /11 /novembre /2022 06:37
Photo Le Télégramme 21 novembre 2022 -Michel Lespagnol, Daniel Ravasio et Martine Carn, devant Lucienne Nayet et Ismaël Dupont, préparent la venue à Morlaix le 5 décembre du secrétaire national du parti communiste français, Fabien Roussel.

Photo Le Télégramme 21 novembre 2022 -Michel Lespagnol, Daniel Ravasio et Martine Carn, devant Lucienne Nayet et Ismaël Dupont, préparent la venue à Morlaix le 5 décembre du secrétaire national du parti communiste français, Fabien Roussel.

Lundi 5 décembre, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF), Fabien Roussel, sera à Morlaix, quatrième étape et seule ville bretonne du tour de France qu’il effectuera en prélude au congrès national du parti. Plusieurs réunions se succéderont, dont une au local morlaisien du PCF, puis Fabien Roussel se rendra à Roscoff pour un échange sur le thème des mobilités avec divers intervenants. À 19 h, un débat public clôturera la journée au Roudour, à Saint-Martin-des-Champs.

« Évoquer son quotidien et ses difficultés, sans tabou »

Comme l’a précisé Ismaël Dupont : « Ce ne sera pas un meeting, mais un temps d’échanges. Nul besoin d’être sympathisant pour venir, tout le monde pourra poser ses questions, évoquer son quotidien et ses difficultés, sans tabou. Comme à toutes les autres étapes de son tour de France, la configuration de la salle facilitera les échanges : il n’y aura pas d’estrade, tout le monde sera au même niveau ».

Pratique

Contact: federation@29pcf.fr

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  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
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