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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 09:05

Des annonces plus précises sur cette action de solidarité avec les Migrants du 2 juillet seront données ultérieurement. Par ailleurs, la prochaine plénière du collectif des personnes concernées par les Migrants et les Réfugiés en pays de Morlaix aura lieu:

MERCREDI 29 JUIN 20H30

Moyenne salle Steredem à LANMEUR (en face du collège)

***

Tract du collectif de soutien aux Personnes sans papier de Rennes:

HÉCATOMBE AUX PORTES DE L’EUROPE

Pour les touristes, baignade…

Vous vivez au Nord, êtes européen et voulez vous rendre au Sud, pour le travail ou les vacances. C’est simple : si vous avez besoin de papiers vous les obtiendrez sans nul doute et passerez sans problème les frontières. Vous pourrez même peut-être vous prélasser sur les plages de Méditerranée !

… pour les migrants : noyade !

Vous vivez au Sud, êtes migrant et voulez rejoindre le Nord parce que vous fuyez la guerre, les dictatures ou la misère. Ça risque d’être beaucoup plus compliqué… Sans les papiers nécessaires, vous devrez peut-être monter à bord d’une embarcation de fortune pour traverser la mer au péril de votre vie. Vous aurez eu beaucoup de chance si vous atteignez les plages de la Méditerranée vivant…

Depuis le début des années 2000, au moins 30 000 personnes migrantes sont mortes en Méditerranée.

10 000 depuis début 2014.

3000 depuis début 2016, soit presque 16 personnes par jour (source : ONU)

Les récits de naufrages, avec ou sans sauvetage, et les morts, s’accumulent. Sans compter les disparus. Tous les jours dans les médias des chiffres macabres viennent nous rappeler qu’aux frontières de l’Europe des personnes se noient en Méditerranée, meurent de soif dans le désert. Ces migrants venus d’Afrique, du Proche ou du Moyen-Orient, périssent aussi dans des camps où ils sont entassés en attendant que les États décident de leur sort, en attendant que l’Europe les marchande, comme elle le fait par exemple par son accord honteux avec la Turquie.

Ces tragédies en mer ou sur les routes migratoires s’enchaînent, choquent, sans toutefois que l’Europe change sa politique ! Des gens crèvent, parce que les dirigeants européens se sont mis d’accord pour limiter l’immigration, parce que ces dirigeants se disent réalistes et s’organisent pour faire le tri entre les « bons » et les « mauvais » migrants.

Est-ce être réaliste que de laisser mourir des milliers de personnes en mer Méditerranée ou aux frontières terrestres de l’Europe ?

L’Europe propose davantage de moyens pour l’aide humanitaire mais aussi pour barricader ses frontières…Parce que nous ne voulons plus de mort, parce que nous sommes réalistes, exigeons l’ouverture des frontières et la liberté !

Non à l’Europe forteresse !

Pour que la Méditerranée ne soit plus un cimetière :

OUVRONS LES FRONTIÈRES !

LIBERTÉ

DE CIRCULATION ET D’INSTALLATION

POUR TOUS, PARTOUT, MAINTENANT !

Pour que la Méditerranée cesse d'être le plus grand cimetière d'Europe, liberté de circulation et d'installation, non à l'Europe forteresse: actions symboliques de solidarité avec les Migrants et pour le droit d'asile à Lannion et à Morlaix le samedi 2 juillet
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 08:41

Brexit : déclaration de la délégation du PCF reçue à l'Elysée

Dans le cadre des consultations menées par la Président de la République après le vote du Brexit, la délégation du PCF, dirigée par Pierre Laurent a rappelé son analyse de la situation. La sortie du Royaume Uni de l'Union Européenne est le résultat des surenchères populistes et nationalistes de la droite britannique qui a joué avec le feu. C'est une nouvelle alerte, un désaveu de la construction libérale de l'UE, conséquence des dénis répétés de démocratie depuis le referendum de 2005.

Après ce vote, le risque est grand que les dirigeants européens fuient une nouvelle fois leurs responsabilités et cherchent à faire payer le Brexit aux travailleurs britanniques et européens. C'est l'Europe qui doit changer.

La délégation a clairement signifié que l'heure n'est pas à l'immobilisme mais à la refondation progressiste de l'Europe, jusqu'à l'élaboration d'un nouveau traité centré sur le progrès social et écologique et la lutte contre la finance. Assez de mots, des actes !

Nous avons présenté des propositions concrètes dont la France devrait être porteuse au Conseil Européen :

- Mesures contre le dumping social : suspension des négociations sur les traités de libre échange (TAFTA, CETA, TISA), stopper la mise en œuvre des directives de déréglementation sociale, à commencer par la Loi travail en France, renégociation immédiate de la directive sur les travailleurs détachés.

- Mesures pour sortir de l'austérité : renégociation du traité budgétaire, conférence européenne sur la dette, fléchage des 80 milliards d'euros injectés chaque mois par la BCE sur les marchés financiers vers les services publics et l'investissement public, lutte contre l'évasion fiscale.

Pour refonder l'Europe, les peuples doivent être écoutés et respectés. Le mandat de la France et l'avenir de l'Europe ne doivent plus se décider dans leur dos. Nous exigeons un débat public national et avons proposé une conférence citoyenne, associant tous les partis politiques, les organisations syndicales, les ONG et les associations citoyennes.

A l'issue de ce dialogue avec François Hollande et Manuel Valls, nous n'avons pas le sentiment qu'ils seront à l'offensive pour changer l'Union Européenne. L'angle mort dans l'approche du Président et du Premier Ministre est assurément la question sociale.

Les parlementaires communistes porteront ces propositions dans les débats à l'Assemblée, au Sénat et au Parlement Européen. Nous tiendrons un débat national ouvert à tous jeudi 30 juin « Pour une politique offensive à gauche de la France en Europe ».

Pierre Laurent, Patrick Le Hyaric, Michel Billout, Anne Sabourin

Brexit: déclaration de la délégation du PCF reçue à l'Elysée
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 08:00

Stathis Kouvelakis: «L’UE n’est pas réformable»

25 JUIN 2016 | PAR JOSEPH CONFAVREUX

Stathis Kouvelakis, enseignant en philosophie politique au King's College de Londres, ancien membre du comité central de Syriza, actuel membre d’Unité populaire, analyse pour Mediapart les enjeux du Brexit.

Stathis Kouvelakis était membre du comité central de Syriza lors de la victoire de ce parti en Grèce en janvier 2015. Il fit ensuite partie de ceux qui, prônant une sortie de l’euro et une rupture franche avec les institutions européennes, ont décidé de faire scission avec le premier ministre Alexis Tsipras. Enseignant et vivant à Londres, il analyse pour Mediapart les conséquences du référendum britannique.

Mediapart : Quelle lecture faites-vous du vote en faveur du Brexit ?

Stathis Kouvelakis : Le premier constat est que l’UE perd tous les référendums qui se déroulent autour des propositions qui en émanent ou de l’appartenance à l’une de ses instances. Les défenseurs inconditionnels du projet européen devraient quand même commencer à se demander pourquoi. Mais c’est la première fois que la question du maintien ou du départ a été posée directement. Et le fait que l’un des trois grands pays européens choisisse la rupture avec l’UE signe, pour moi, la fin du projet européen actuel. Ce résultat révèle définitivement ce qu’on savait déjà, à savoir qu’il s’agissait d’un projet construit par et pour des élites, qui ne bénéficiait pas d’un soutien populaire.

Vous en réjouissez-vous ?

Oui. Certes, ce rejet légitime de l’UE risque d’être confisqué par des forces de droite et xénophobes, comme la campagne britannique l’a montré. Mais, pour moi, il peut aussi s’agir d’une opportunité pour des forces progressistes en lutte contre l’Europe néolibérale et autoritaire, c’est-à-dire l’UE telle qu’elle existe. Je pense que des forces antilibérales de gauche peuvent plus facilement s’exprimer dans d’autres pays qu’en Grande-Bretagne, où il est vrai que le « Lexit » (contraction de Left et Exit -ndlr) a été très peu audible, et a révélé une fracture entre la direction des principales forces de gauche, politiques et syndicales, et la base populaire et ouvrière, qui a dans sa grande majorité rejeté l’UE.

Le parti travailliste, notamment, est fracturé entre une large partie de son électorat d’un côté et ses élus et son appareil de l’autre, avec les cadres et les militants écartelés entre les deux. De surcroît, son dirigeant actuel, Jeremy Corbyn, est en réalité très hostile à l’UE, mais il a été contraint de faire campagne pour le maintien, compte tenu du rapport de force interne à l’appareil et au groupe parlementaire.

En février 2015, lorsque je faisais encore partie du comité central de Syriza, à l’occasion d’une grande réunion qui s’était tenue à Londres, au siège de la confédération des syndicats britanniques, pour fêter la victoire de notre parti en Grèce, Jeremy Corbyn, dont personne n’envisageait alors qu’il puisse prendre la direction du parti travailliste, était venu me parler en marge de la réunion, en me disant : « Est-ce que vous avez un plan B ? Parce que l’UE va vous écraser, en commençant par attaquer votre système bancaire. »

Il m’a raconté le choc qu’il avait subi lorsqu’il était jeune militant et que le parti travailliste avait gagné les élections de 1974 sur un programme radical. Le système bancaire britannique avait immédiatement été attaqué, contraignant le Royaume-Uni à faire appel au FMI pour demander un prêt et à mettre en place des politiques austéritaires en échange. Il voulait que je le rassure sur le fait que nous avions un plan B, et moi qui appartenais à la minorité de la direction de Syriza, je ne pouvais que lui répondre qu’il fallait qu’il en parle avec Tsipras, pour tenter de le convaincre.

Cette anecdote montre qu’il ne se fait aucune illusion sur l’UE. Seulement, l’appareil du parti travailliste et ses élus lui sont farouchement hostiles. Et on lui reproche désormais d’avoir fait un service minimum en faveur du « Remain ». Les mêmes médias, qui avaient appelé à voter « Remain », voudraient qu’il parte, alors même que le Brexit a gagné, parce qu’il n’en aurait pas fait assez…

Avez-vous été surpris de ce résultat ?

Non. Ce qui m’a frappé pendant cette campagne britannique, c’est une impression de déjà-vu. J’ai eu la chance de vivre à la fois le référendum sur la Constitution européenne de 2005 en France, celui de l’année dernière sur le plan d’austérité Juncker en Grèce, et celui de cette année en Grande-Bretagne. À chaque fois, ceux qui défendent l’UE portent de moins en moins de discours positifs et emploient essentiellement des arguments fondés sur l’intimidation et la peur, en mettant en scène tous les maux qui s’abattraient sur le Royaume-Uni si les Britanniques votaient mal.

Schaüble et Juncker se sont faits menaçants, comme à l’accoutumé, et même Obama a joué sa partition pour expliquer à quel point un Brexit serait catastrophique. En France, on a beaucoup focalisé sur le fait que la campagne pro-Brexit était animée par des personnages effectivement peu ragoûtants, de Boris Johnson à Nigel Farage. Mais les médias ont moins souligné que le « Remain » était porté par tout l’establishment content de lui-même, avec la City arrogante en première ligne, ce qui avait de quoi motiver le rejet de l’électorat populaire.

LIRE AUSSI

Une refondation démocratique de l’Europe, que beaucoup appellent de leurs vœux au lendemain du Brexit, vous semble-t-elle encore possible ?

De plus en plus de forces de gauche comprennent que l’UE n’est pas réformable dans un sens progressiste, avec un fonctionnement plus démocratique, parce qu’elle est conçue, dans son architecture intrinsèque, pour ne pas être réformable. Tout est verrouillé et, pour enseigner dans un département d’études européennes, je peux vous assurer que mes collègues spécialistes le savent. L’UE n’a pas été conçue pour fonctionner avec les règles de la démocratie parlementaire, dont on craint toujours la tentation « populiste ».

Le vote britannique est donc une occasion à saisir pour toutes celles et ceux qui réfléchissent à un plan B, et sont conscients que de véritables alternatives impliquent une rupture avec l’UE. Que ce soit Jean-Luc Mélenchon en France, Oskar Lafontaine et Sahra Wagenknecht en Allemagne, l’aile gauche de Podemos ou ceux qui ont quitté Syriza l’an dernier : toutes ces forces anti-libérales et progressistes doivent se saisir de ce moment, si elles ne veulent pas être gravement punies par une droite nationaliste et xénophobe qui capterait la colère populaire.

Mais, en Grèce, la gauche qui a fait scission avec Tsipras, semble pourtant plutôt atone ?

Le dernier sondage américain PEW sur l’europhilie, effectué sur un très large échantillon de populations européennes, a montré que plus de 71 % des Grecs n’acceptaient plus l’UE et qu’un bon tiers souhaitaient sortir de l’euro. Certes, le champ politique grec est bloqué et, suite à la capitulation de Tsipras l’été dernier, le sentiment de défaite et de démoralisation reste fort. Mais on commence à voir des mouvements à gauche de Syriza, que ce soit Unité populaire ou le mouvement lancé par Zoé Konstantopoúlou, gagner du terrain. Nous sommes à la veille de reclassements importants, à l’échelle de l’Europe, et face à un choix entre une radicalité qui sera soit de gauche et internationaliste, soit de droite et xénophobe. Si la gauche qui se veut hostile au néolibéralisme continue à répéter la litanie de l’« Europe sociale » et de la « réforme des institutions européennes », elle ne s’enfoncera pas simplement dans l’impuissance, elle sera tout bonnement balayée.

La manière dont la Grèce a été traitée l’été dernier a-t-elle joué dans le vote britannique ?

Nigel Farage en 2015

Nigel Farage, le dirigeant du parti nationaliste et xénophobe UKIP, avait tenu au Parlement européen des propos dans lesquels il accusait l’UE de se comporter de manière dictatoriale avec la Grèce. Il disait des choses qui auraient dû être dites par toute la gauche britannique et européenne. Le référendum britannique est juste un nouveau signe du rejet de l’UE, dont les électeurs comprennent qu’elle se situe au cœur du problème de la politique représentative actuelle, celui d’une élite européiste qui méprise les couches populaires et la notion même de souveraineté du peuple. Passivement toléré lorsque la situation économique paraissait fluide, le projet européen se délite lorsque celle-ci se dégrade et que le carcan des politiques d’austérité se durcit partout, sous l’impulsion et le contrôle tatillon des instances de l’UE.

Le découpage spatial du vote britannique est saisissant. Il y a deux pays. La bulle de la City et du Sud-Est du pays face à un autre pays, dont on ne parle jamais parce qu’on préfère évoquer le Londres branché et multi-culturel. Avant d’enseigner à Londres, j’exerçais dans une université de la banlieue de Birmingham, Wolverhampton. La différence est abyssale. Le centre-ville était en ruine. Dans cette Angleterre où la révolution industrielle a commencé, tout le monde se sent abandonné et condamné à une mort économique et sociale. Le parti travailliste a abandonné à leur sort des populations entières et laissé ainsi le champ libre à des partis comme le UKIP.

Ce qui est d’ailleurs paradoxal, parce qu’alors que le Front national a toujours su, en France, se parer d’un vocabulaire et d’atours pour « faire peuple », le UKIP incarnait, à l’origine, tout ce dont les classes populaires anglaises se sont toujours moqué : un côté vieillissant, anglican, traditionnel, classes moyennes coincées, 100 % blanches, le conservatisme de grand-papa en somme. On imagine la colère et le sentiment d’abandon qu’il a fallu pour qu’un tel parti ait pourtant réussi à capter le vote des classes populaires…

Comment vous positionnez-vous face à la perspective de nouveaux référendums sur l’appartenance à l’UE dans d’autres pays d’Europe ?

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L’UE n’est pas réformable et je pense qu’il n’existe pas d’autre solution que sa dissolution. Une vraie refondation de l’Europe signifie briser la cage de fer de l’austérité perpétuelle et du néolibéralisme autoritaire, et cela passe par une rupture avec la machinerie institutionnelle de l’UE. Il faudra donc jouer le jeu des référendums, tout en empêchant les forces de la droite xénophobe et nationaliste de gagner l’hégémonie et de dévoyer la révolte populaire. La gauche de la gauche a pris beaucoup de retard, mais elle ne peut plus penser qu’elle parviendra, sans rupture avec l’UE, à changer le rapport de force à l’intérieur d’une machinerie spécialement conçue pour empêcher toute divergence, et face à un rouleau compresseur dont on a vu comment il a pu écraser la Grèce.

Statis Kouvelakis photo L'Humanité

Statis Kouvelakis photo L'Humanité

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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 07:57

http://www.lemonde.fr/economie-francaise/article/2016/06/25/le-siege-de-la-cgt-a-montreuil-vandalise_4958166_1656968.html

Communiqué CGT suite au saccage du siège à Montreuil:


La CGT ne se laissera pas intimider par la violence
Le siège de la CGT a été attaqué et vandalisé cette nuit par des individus cagoulés. Des vitres et la porte d’accès ont été cassées à la masse. Le pire a été évité car ils n’ont pu rentrer dans l’immeuble suite à l’intervention des services de sécurité interne.
Après la CFDT, c’est la CGT qui est attaquée. Nous réaffirmons que seuls le débat et l’action syndicale par les mobilisations permettent de faire entendre les revendications des salariés et du monde du travail.
Les violences commises ne font que desservir ces revendications et contribuent à essayer de discréditer le mouvement social en cours. Les violences verbales et les insultes contre la CGT contribuent également à entretenir ce climat délétère.
La CGT reste déterminée dans son opposition à la loi « travail » et pour l’obtention de droits nouveaux à l’image de son projet de code du travail du 21ème siècle.
Plus que jamais, la mobilisation reste à l’ordre du jour.
Montreuil, le 25 juin 2016

Le siège de la CGT à Montreuil vandalisé dans la nuit de vendredi à samedi
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26 juin 2016 7 26 /06 /juin /2016 07:44
Pétition de "Peuples solidaires" contre l'accord de partenariat économique entre l'Union Européenne et l'Afrique (APE) qui protège surtout les intérêts des multinationales européennes

STOPPONS L'ACCORD DE PARTENARIAT ÉCONOMIQUE QUI APPAUVRIRAIT L’AFRIQUE DE L’OUEST !

Initié par l’Union européenne en 2000, l’Accord de partenariat économique (APE) est censé favoriser le développement économique et réduire la pauvreté en Afrique de l’Ouest. Mais en contraignant cette dernière à supprimer la plupart de ses protections commerciales vis-à-vis des importations de produits européens, l’APE servirait avant tout les intérêts d’une poignée de multinationales européennes au détriment des populations les plus vulnérables d’Afrique de l’Ouest.

En Europe, le Parlement européen a prévu de voter sur la ratification de l’APE en septembre 2016. Il est urgent d’agir et de se mobiliser dès maintenant pour demander un vote contre l’Accord. Les eurodéputé-e-s ont une dernière chance de stopper l’Accord, qui est une menace pour la souveraineté alimentaire et économique de l’Afrique de l’Ouest et qui est synonyme d’appauvrissement pour des millions de familles africaines.

Si l’APE était conclu, l’Afrique de l’Ouest ne pourrait, par exemple, plus taxer l’importation de poudre de lait et cela mettrait en concurrence la production laitière européenne et la production locale : les producteurs et productrices africaines perdraient à terme leurs moyens de subsistance.

Par votre signature, demandez aux eurodéputé-e-s qu'ils votent NON à la ratification de l’APE avec l’Afrique de l’Ouest !

JE SIGNE LA PETITION

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 16:22
Le PCF dénonce la subvention régionale à Tilly Sabco alors que les actionnaires sont sans projet pour l'entreprise (Ouest-France, 25 juin 2016)
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 16:21
Déchèteries: Saint Thégonnec fermée, Plougouven sauvée? (Le Télégramme, samedi 25 juin 2016)
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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 13:06

Notre-Dame-des-Landes: des effets contestés sur l'emploi

24 JUIN 2016 | PAR JADE LINDGAARD

Les partisans du nouvel aéroport promettent des milliers de créations d’emplois. Mais ces projections sont contredites par la réalité des chantiers de BTP et les perspectives de gains de productivité du concessionnaire Vinci Airports.

La construction d’un aéroport à Notre-Dame-des-Landes pourrait-elle créer des emplois ? C’est l’un des sujets de la campagne qui s’achève en Loire-Atlantique avec la consultation dimanche 26 juin de ses plus de 900 000 électeurs : « Êtes-vous favorable au projet de transfert de l’aéroport de Nantes-Atlantique sur la commune de Notre-Dame-des-Landes ? »

Autour de l’actuel aéroport de Nantes-Atlantique, une zone d’activité s’est développée : le domaine d’activité aéroportuaire (dite « D2A »). Au total, le site fournit 2 160 emplois – soit 1 840 équivalents temps pleins : employés de compagnies aériennes, sécurité, hôtellerie, commerce, douanes, gestion de la plateforme, fret… Selon la chambre de commerce et d’industrie (CCI) de Nantes-Saint-Nazaire, qui possède 15 % du capital d’Aéroport du Grand Ouest (AGO), concessionnaire du projet, ces 2 000 emplois seraient transférés à Notre-Dame-des-Landes. Les partisans du projet prévoient trois sources de création d’emplois : le chantier, l’activité générée par la future hausse du trafic aérien, l’installation d’entreprises sur le site délaissé par l’actuel aérogare.

  • Construction du site à Notre-Dame-des-Landes

Selon l’association des Ailes pour l’Ouest, qui milite pour le nouvel aéroport, sa construction représente 5,4 millions d’heures de travail et 3 500 emplois nouveaux. Vinci pour sa part annonce 3 000 emplois créés. Mais ce chiffre semble très élevé si on le compare aux deux plus grands chantiers de BTP en cours en France, analysés par la socioéconomiste Jacqueline Lorthiois : l’EPR de Flamanville (300 000 m3 de béton, 40 000 tonnes d’acier et de béton armé) employait 3 200 ouvriers en 2011 (dont un millier d’étrangers) et la ligne à grande vitesse Tours-Bordeaux (350 km de voies, 19 viaducs, 50 millions de mètres cubes de déblais) fait appel de son côté à 4 500 employés directs, dont 3 200 fournis par Vinci. Si bien qu’en réalité seuls 1 300 emplois directs ont été créés le long du parcours. Pour les opposants au transfert, le chantier de Notre-Dame-des-Landes ne créerait pas plus de 700 emplois temporaires pendant quatre ans, correspondant à 4,5 millions d’heures de travail. Ces emplois disparaissent une fois le chantier terminé.

  • Emplois créés par la hausse du trafic

Pour les porteurs du projet d’aéroport, 800 à 1 000 emplois seraient créés par million de passagers supplémentaires à Notre-Dame-des-Landes, destiné à accueillir beaucoup plus de trafic d’ici 2050, selon la direction générale de l’aviation civile. Au total, 2 500 emplois seraient ainsi créés d’ici 2020 pour 5 millions de passagers et près de 1 000 emplois supplémentaires à horizon 2025 par rapport à 2012.
Ces chiffres proviennent de l’étude des aéroports internationaux qui servent notamment au transit des passagers. Ce ne serait pas le cas du nouvel aéroport nantais. À Nantes-Atlantique aujourd’hui, on décompte 550 emplois (équivalents temps pleins) par million de passagers, analyse l’Atelier citoyen, regroupant des experts opposés au projet.Surtout, le nouvel aérogare est conçu pour fonctionner avec moins d’emplois. Il comportera moins de passerelles d’embarquement, moins de guichets d’enregistrement… décrit l’Atelier citoyen. Dans l’étude financière de Vinci, on voit que la part des dépenses salariales dans le chiffre d’affaires baisse de 19 % entre 2011 et 2017 (à Nantes-Atlantique) à 11 % entre 2018 et 2065 à Notre-Dame-des-Landes. Les frais de personnel par million de passagers sont estimés à 2,3 millions en 2011 et 1,5 million en 2030. La création d’emplois par million de passagers pourrait passer de 510 à 340. « C’est le reflet de l’impact d’un aéroport plus moderne, qui a besoin de moins de personnel pour le faire fonctionner », explique Jean-Marie Ravier, membre de l’Atelier citoyen.

Autre risque pour l’emploi : la taxe d’aéroport. Elle pourrait être élevée à Notre-Dame-des-Landes, pour rembourser les dépenses de construction. C’est exactement ce que veulent éviter les compagnies low cost, qui fuient les aérogares plus taxés que les autres afin de maintenir leurs prix de billets bas. Or ce sont ces compagnies qui créent l’activité sur l’actuel aéroport, avec 43 % du trafic en 2014. « Avec la construction de Notre-Dame-des-Landes, le concessionnaire sera confronté au poids énorme de la dette, plusieurs centaines de millions d’euros, qui l’obligera à fortement augmenter la taxe aéroportuaire. Quelle sera l’attitude des compagnies low cost ? Il y a un grand risque qu’elles réduisent leur trafic avec Notre-Dame-des-Landes », explique Yves Gonnord, ancien PDG du groupe Fleury Michon, et figure du capitalisme vendéen, dans une tribune expliquant son opposition au projet d’aérogare.

  • Emplois sur le site délaissé par l’aérogare

Pour les partisans de l’aéroport, c’est le plus grand réservoir de création d’emplois : les 80 hectares « libérés » par la fermeture de l’actuel aéroport permettraient de doubler le nombre d’emplois sur le site, soit 5 000 nouveaux emplois industriels et 1 000 nouveaux emplois de chercheurs dans les nouveaux matériaux et l’aéronautique, selon les estimations de la CCI. Pour Dominique Duclos, conseilleur municipal (PS) de Bouguenais, la commune de l’actuel aéroport, « au départ, j’étais contre le transfert, c’est le sujet de l’emploi qui m’a fait changer d’avis. On a besoin de foncier pour les entreprises, plutôt que de le bloquer avec des zones de parking, qui créent très peu d’emplois, comme c’est actuellement le cas. C’est une politique de grappe ». En novembre 2014, Christophe Clergeau, alors premier vice-président (PS) de la région Pays de la Loire, avait annoncé l’implantation du siège mondial de General Electric pour les énergies marines à Bouguenais. En réalité, le groupe exploite un centre de recherche et de développement à Nantes, suite à sa fusion avec Alstom, qui pourrait à terme employer jusqu’à 350 salariés. Contacté par Mediapart, General Electric dit aujourd’hui ne posséder que des bureaux en centre-ville de Nantes et n’avoir aucun projet d’installation sur la zone d’activité de l’actuel aéroport.

Le plus gros employeur du secteur est Airbus, qui emploie environ 2 000 personnes dans son usine de fabrication de structures centrales des avions. Le groupe utilise l’actuel aéroport pour faire le transport de ses pièces et souhaite continuer à en utiliser la piste, même en cas de fermeture du site. C’est la raison pour laquelle les opposants considèrent que s’il est construit, l’équipement de Notre-Dame-des-Landes ne sera pas un transfert mais bien une construction supplémentaire. Selon l’Atelier citoyen :« Le départ de l’aéroport pourrait être une opportunité à première vue pour dégager des espaces très importants qui permettraient à des entreprises de s’installer. Mais cette idée est erronée puisque la piste, qui restera pour Airbus, ne permet pas de construire à proximité de celle-ci. En revanche la zone D2A est essentiellement constituée de parkings. Elle pourrait facilement être densifiée pour accueillir plus d’entreprises. » Autour d’Airbus, se sont installés plusieurs entreprises et centres de recherche : Daher (équipementier aéronautique), Technocampus, l’institut de recherche technologique Jules-Verne.

La construction du nouvel aéroport mettrait fin aux activités agricoles qui se sont développées depuis 40 ans sur l’espace réservé à l’époque pour l’aéroport, la zone d’aménagement différé, ce qui pourrait détruire au bout de cinq ans 500 emplois, selon l’Atelier citoyen.

Que vont devenir les salariés de l’actuelle zone d’activité aéroportuaire ? Pour la CGT AGO : « Nous sommes complètement oubliés dans le débat. Personne ne nous a posé la question du transfert », alors que 70 % d’entre eux résident dans le sud de la Loire (selon le plan de déplacement de l’aéroport), donc loin du site de Notre-Dame-des-Landes, non desservi par les transports en commun. Depuis la reprise de l’actuel aéroport par Vinci Airports, dans le cadre de la concession de Notre-Dame-des-Landes, « nos conditions de travail se dégradent, selon le syndicat. Les low costs se développent, il faut travailler deux fois plus vite. Il y a beaucoup de turn over ». Le syndicat s’est prononcé pour le maintien de l’aéroport à Nantes-Atlantique.

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 13:00

NON à la fermeture de la déchetterie de SAINT THEGONNEC – LOC EGUINER programmée par Morlaix Communauté.

Face à la menace de la fermeture de la déchetterie de Saint Thégonnec – Loc Eguiner, un collectif s’est créé pour exiger le maintien et la remise aux normes de cette déchetterie, le maintien de ce service public de proximité très utile à la population, collectif qui a lancé une pétition.

Une délégation de ce collectif a été reçue le mardi 10 mai à Morlaix Communauté et les pétitions (1 180 signatures) ont été remises à Monsieur Jean Luc FICHET, président de Morlaix Communauté.

Les réponses apportées ont été : « rien n’est décidé » ; « Aujourd’hui nous sommes incapable de vous dire si la déchetterie de Saint Thégonnec – Loc Eguiner va fermer ou non ».

Trois semaines plus tard (!), au bureau Communautaire du 30 mai et à la Commission Environnement du 31 mai, sont présentés des dossiers détaillés se traduisant par la décision, à l’horizon mars 2019, de la fermeture de la déchetterie de Saint Thégonnec – Loc Eguiner et de la déchetterie de Pleyber - Christ pour ouvrir une nouvelle déchetterie implantée sur le territoire de Pleyber - Christ.

Il nous apparaît très clairement que la délégation du collectif, reçue le 10 mai, a été « menée en bateau » : les dossiers présentés les 30 et 31 mai ne peuvent pas avoir été montés en 3 semaines ; le dossier était déjà clairement ficelé au moment de l’audience.

La population est encore dans l’ignorance de ce projet de décision, décision qui devrait être actée lors de la prochaine réunion de Morlaix Communauté le 4 juillet prochain. Il n’est pas prévu que la population soit informée et consultée.

C’est inacceptable !

Le collectif rappelle sa demande d’un maillage de proximité des déchetteries, le maintien de la déchetterie de Saint Thégonnec – Loc Eguiner qui est une structure de proximité très utile et répondant aux besoins de la population, son opposition à tout projet qui se ferait sans information et consultation de la population.

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 12:10

«Mêlez-vous de vos fesses!»: comment le maire FN de Fréjus parle à l'opposition

23 JUIN 2016 | PAR MARINE TURCHI

À Fréjus, le sénateur-maire FN David Rachline multiplie les attaques contre la presse et l'opposition. Mercredi soir, les tensions ont redoublé au conseil municipal : journalistes taxés de « militants politiques » et éjectés de leurs places, élus insultés sous les huées d'un public acquis au maire et chantant La Marseillaise debout. L'opposition a quitté la salle.

Dans nombre de villes, il arrive que les conseils municipaux soient animés, voire très animés, parfois à la limite du cirque politique. À Fréjus (Var), commune du sénateur-maire FN David Rachline, l’opposition ne rit plus. « C’est soviétique, résume Philippe Mougin, dirigeant de l’opposition LR (ex-UMP). On assiste à une dérive autocratique. » « J’ai assisté à quelque chose hier soir, je ne sais pas si on peut appeler ça un conseil municipal. C’est Ubu Roi », raconte une autre élue municipale. « On ne peut plus exercer notre rôle d’opposition », se désole Françoise Cauwel, cheffe de file du groupe divers droite, laquelle dit être rentrée « abattue ».

Mercredi soir, dès 17 h 30, les partisans du maire sont arrivés en nombre pour remplir les rangs destinés au public. « Il avait prévu le coup, d’habitude il ouvre les portes à 18 h 30, là son fan-club est arrivé une heure avant, il ne restait plus de places pour les opposants, relégués au fond, où l’on entend rien », relate une élue de droite. « Il avait invité une centaine de personnes, pas les militants habituels, des gens bizarres qu’on n’avait jamais vus, explique Françoise Cauwel. Ils avaient ordre de huer à chaque intervention de l’opposition. »

D’entrée, le maire, dont les relations avec les journalistes sont déjà houleuses (lire notre enquête), a annoncé qu’il interdisait à la presse sa place habituelle. « Il a dit “vous êtes des opposants politiques, je n’ai pas à vous autoriser l’accès à la salle ; si vous voulez rester, allez dans le public” », rapporte Françoise Cauwel. « Il s'en est pris à la “presse partisane”, aux “journalistes aux ordres”, aux “gauchistes”, à la “sous-préfecture”. Les tables de presse ont été supprimées, les journalistes relégués au fond du public, où l’on n'entendait rien », explique Philippe Mougin.

La journaliste de Var-Matin est restée au fond de la salle, tandis que Dominique Brun, le journaliste de Mosaïque FM, une radio locale, a quitté la séance, refusant de travailler « dans de telles conditions ». Sur Facebook, il a livré son récit et dénoncé une « restriction des libertés qui s'imposent à tous dans une démocratie et qui font la richesse d'une démocratie locale ». « Dorénavant, a annoncé [le maire], la communication de la ville s'effectuera uniquement au travers du journal municipal avec des journalistes rémunérés par la ville et nos impôts […] et sur les réseaux sociaux avec des militants chargés de diffuser la propagande municipale officielle, écrit Dominique Brun. De la bonne information entre soi, sans aucune contradiction.

Plusieurs élus de l’opposition sont intervenus pour dénoncer cette décision et défendre la « liberté de la presse ». Philippe Mougin a cité la devise du Figaro : « Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur ». « Vous privez la presse, à quel titre ? a interrogé Françoise Cauwel. On a besoin de la presse pour relayer aussi nos interventions, notre travail. » Le maire s’emporte : « Vous êtes prête à tout pour vous faire remarquer, y compris à vous mettre une plume dans le cul ! » Agitation dans la salle, le public applaudit, l’opposition s’indigne.

Au fur et à mesure de la séance, la tension monte. Lors du vote du compte administratif, le maire sort de la salle, comme le règlement l’y oblige. « Je ne sais pas ce qu’il a fait, il est revenu, il était bien bien bien en forme… Il essayait des lunettes de soleil, il marchait. On s’est dit “il fait quoi ?” », rapporte une élue. « Quand il est re-rentré, il était dans un état très bizarre, surexcité, raconte également Françoise Cauwel. Il rigolait sans cesse et faisait des petits signes à tout le monde. Il nous a dit qu’on était “que de la « lose »”, j’étais étonnée de la familiarité ; d’habitude, il nous taxe de “système UMPS”. Là, il s’est mis à s’énerver énormément, ce qui a provoqué une tension supplémentaire. Tout le monde hurlait dans le public, j’ai pris la parole pour lui dire que Fréjus était aussi apaisé que "la France apaisée" de Marine Le Pen (le nouveau slogan du FN – ndlr), et je lui ai demandé de se calmer. Là, il s’est énervé encore plus. »

« Mais ferme-la, ta gueule! »

Quand vient la question 8, qui concerne les animations estivales, Françoise Cauwel interroge le maire sur le dispositif de sécurité prévu pour le concert de Johnny Hallyday, le 2 juillet, et fait part de ses réserves: « Des bénévoles ne suffiront pas. » Réponse du maire : « Mêlez-vous de vos fesses ! » Explosion de rires et applaudissements dans la salle. « Le maire nous a fait huer, affirme l’élue. Je lui ai dit qu’il ne pouvait pas se comporter comme cela, qu’il était sénateur et maire d’une commune de 50 000 habitants. On a demandé le respect de notre parole. »

David Rachline coupe les micros des opposants qui s’exprimaient. « Il s’est senti soutenu, alors il est monté en puissance, raconte Philippe Mougin. La police de l’assemblée n’a pas été respectée, alors que, lors du précédent conseil municipal, il lui avait demandé d’intervenir contre les opposants. C'est un “deux poids, deux mesures”. Là, il encourageait le chahut de la salle. »

Dans le brouhaha, la salle entonne La Marseillaise, debout. « Le maire était mort de rire quand les gens chantaient, la main sur le cœur. Il était un peu le chef d’orchestre », relate une élue de droite. L’opposition décide de quitter la salle, à l’exception d’une élue, restée pour observer la suite des votes. « On avait pourtant posé des questions totalement justifiées », affirme une conseillère municipale.

Sollicité par Mediapart, le maire n'a pas donné suite. Mais il a opposé, sur les réseaux sociaux, un tout autre récit de la séance. Sur Facebook et Twitter, il s’affiche souriant, entouré d’une foule de militants, pouces en l’air. Et il dénonce l’opposition qui « a violemment pris à parti le Front national » et « quitt[é] la salle quand le public entonne notre hymne national ! Une honte ! »« Le public leur répond par une Marseillaise. Merci à eux ! » écrit-il.

Jeudi après-midi, il a dénoncé, dans un communiqué, le « sabotage » de sa ville et « une manœuvre de déstabilisation » de l'opposition, par des « interventions orchestrées », des « propos polémiques », des « commentaires politiciens partisans ». Le maire place sur le même plan la presse locale, qui s'inscrit selon lui « dans un système de polémique systématique de désinformation et de dénaturation des faits contraire à l’intérêt de notre ville ». « J’assume pleinement de ne plus être associé, sous quelque forme que ce soit, à cette ligne éditoriale contraire à tout principe de pluralité et d’objectivité élémentaire de l’information », dit-il.

« Var-Matin a pu suivre dans le public, il n'a donc pas été interdit de conseil. Stop à la manipulation des médias militants ! explique à Mediapart Christopher Pecoul, sur Twitter. Être dans le public n'est pas assez bien pour la presse ? Elle vaut mieux que les Fréjusiens ? La presse militante n'est un secret pour personne, c'est d'ailleurs pour ça que Var-Matin est au bord du dépôt de bilan… »

De son côté, Françoise Cauwel a écrit mercredi soir à la ministre des droits des femmes, Laurence Rossignol (lire son courrier ici), se disant « profondément choquée » par le comportement du maire. Une plainte pour injures à caractère sexiste est à l’étude chez son avocat. Lors d'un précédent conseil municipal, l'élue avait déjà reçu un « Mais ferme-la, ta gueule! », répété quatre fois par une conseillère frontiste. « Moi, j'aurais été moins poli », lui avait répondu le maire, à qui elle demandait d'intervenir.

« David Rachline dit “maintenant je ne demande plus, j’exige”, “je suis le maire, je fais ce que je veux”, il nous nargue systématiquement en disant “vous avez voté contre, la question est adoptée”, étant donné qu’il a la majorité », se désole une élue de droite. « On est face à un maire qui ne supporte plus aucune contestation, qui est en conflit avec la presse écrite et audiovisuelle, qui blinde la salle de ses militants, et fait ensuite sortir les journalistes, qui insulte une conseillère municipale, dénonce Philippe Mougin. Il s’enferme dans une dérive avec un service communication qui fait sa propagande dans le journal municipal, avec des anciens de Var-Matin. Ça va aller de mal en pis… »

« En difficulté dans sa gestion municipale, le FN a montre un triste visage hier. Fréjus est abîmée », a réagi dans un communiqué la socialiste fréjusienne Elsa Di Méo, secrétaire nationale du PS, en dénonçant les « insultes envers une élue » et les « attaques contre la presse » qui « se sont muées en mise au banc de celle-ci ». « Cela est inacceptable. On ne joue pas avec la liberté de la presse si l'on est démocrate. »

Depuis quelques semaines, David Rachline est sous pression sur plusieurs dossiers locaux qui rencontrent l’opposition de riverains ou de collectifs. Il a aussi été gêné par les questions des médias sur le projet de Surf Academy, – dont Mediapart avait révélé le sulfureux concepteur –, retoqué par la préfecture, et dont il a présenté une nouvelle version mercredi soir. Depuis, le maire évite les questions sur le sujet et a annoncé sa décision de communiquer directement par son journal municipal, devenu mensuel.

ça s'passe comme ça dans une mairie FN... Petit tour à Fréjus de Médiapart
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