Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 19:41
Macron et Hollande

Macron et Hollande

Étroitement associé à la politique économique du président François Hollande, le candidat du mouvement En marche ! se présente pourtant comme un homme « hors système », loin des partis et des coteries. Cautionnée par la presse, la métamorphose de M. Emmanuel Macron en évangéliste politique masque mal la trajectoire banale d’un technocrate dont l’entregent lui a permis de brûler les étapes.

 
Michel Herreria. — « L’Os de la parole », 2009

Ce 17 mars 2015, l’agenda de M. Emmanuel Macron s’annonce chargé. À 7 h 45, la revue Politique internationale attend le ministre de l’économie, de l’industrie et du numérique pour un petit déjeuner-débat. Au menu : exposé face à un aréopage de patrons, de diplomates et de responsables politiques. Une heure plus tard, direction Bercy. Le ministre participe à l’ouverture d’une conférence sur les dispositifs publics de soutien à l’exportation, où se mêlent hauts fonctionnaires et dirigeants du privé, avant de s’entretenir avec les sénateurs socialistes au sujet de la loi pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques.

Vers 13 h 15, il retrouve les convives du Cercle Turgot pour un déjeuner-débat. Le président en exercice de ce think tank, M. François Pérol, patron du groupe Banque populaire – Caisse d’épargne (BPCE), l’accueille : « Bienvenue, Emmanuel. Tu arrives juste du Sénat. Y a-t-il trop d’articles à ton projet de loi ? Comme on disait en d’autres temps, trop de notes s’agissant de la musique de Mozart ? » Pareil hommage tient en partie de l’autocélébration, tant la carrière de M. Macron ressemble à celle de M. Pérol : fils de médecin, énarque, passé par l’inspection des finances, par la banque Rothschild et par les services de l’Élysée. Le ministre a vite fait d’emballer financiers, journalistes et autres cadres, qui l’intronisent membre d’honneur de leur cercle. Après les questions au gouvernement à l’Assemblée nationale, M. Macron s’attarde pour un long entretien avec M. Pierre Gattaz, président du Mouvement des entreprises de France (Medef). Puis, Saint-Patrick oblige, il reçoit M. Richard Bruton, son homologue irlandais.

Une succession d’apparitions brèves dans les sphères du pouvoir, avec la volonté de faire forte impression à défaut de laisser une empreinte profonde : ce 17 mars 2015 résume à bien des égards la trajectoire du candidat à l’élection présidentielle française.

Il se rêvait normalien, il atterrit à Sciences Po. Là, l’historien François Dosse le présente en 1999 au philosophe Paul Ricœur, qui cherche une petite main pour achever le manuscrit de La Mémoire, l’Histoire, l’Oubli (1). Cette collaboration ouvre à l’étudiant les portes d’Esprit, revue intellectuelle française proche de la « deuxième gauche » qui soutint par exemple le plan de réforme de la Sécurité sociale du premier ministre Alain Juppé en 1995. Il y théorise sa conception de l’exercice du pouvoir : « Le discours comme l’action politique ne peuvent plus s’inscrire dans un programme qu’on proposerait au vote et qu’on appliquerait durant les cinq années du mandat (2).  » Au politique, il faudrait, selon lui, un horizon plutôt qu’un catalogue de mesures. C’est auprès de piliers de la « deuxième gauche » qu’il trouve l’idéologie donnant sens à son engagement.

Sous le fouet de la sainte concurrence

Énarque stagiaire dans l’Oise à l’automne 2002, M. Macron se lie d’amitié avec Henry Hermand. Enrichi dans l’immobilier commercial, l’homme d’affaires (décédé en 2016) a été l’une des figures tutélaires et nourricières d’une gauche chrétienne et « anti » : anticommuniste, anticolonialiste et antijacobine (3). Puis, en 2007, le chef de l’inspection des finances, M. Jean-Pierre Jouyet, débauché par M. Nicolas Sarkozy pour le secrétariat d’État chargé des affaires européennes, présente ce jeune homme prometteur à M. Jacques Attali.


L’ancien conseiller de François Mitterrand, qui préside la commission pour la libération de la croissance, le nomme rapporteur général adjoint. On discerne en sourdine dans le document final cette volonté de dépasser des clivages ordinaires que le candidat vocifère désormais sur toutes les estrades. « Ceci n’est ni un rapport, ni une étude, mais un mode d’emploi pour des réformes urgentes et fondatrices. Il n’est ni partisan ni bipartisan : il est non partisan. » Les « non-partisans » de la commission pourfendent « la rente (…) triomphante : dans les fortunes foncières, dans la collusion des privilégiés, dans le recrutement des élites » (4) et défendent un projet de société fondé sur la concurrence et la déréglementation.

Ces esprits inspirés ne se contentent pas de recommander la réorientation massive de l’épargne des Français vers les marchés d’actions six mois avant l’effondrement financier de 2008. La mise en concurrence généralisée revient à opposer entre elles des fractions des classes populaires : fonctionnaires et salariés du privé, artisans taxis contre chauffeurs Uber. Une telle vision du monde sied bien à un fringant inspecteur des finances qui, outre le comité de rédaction d’Esprit, qu’il intègre, fréquente des cénacles sociaux-libéraux et partisans de la construction européenne telle qu’elle se fait, comme En temps réel ou les Gracques. Le premier se présente comme un « lieu de rencontre entre acteurs publics et privés soucieux de confronter leurs expériences et analyses, (…) dédié à la construction de puissantes bases intellectuelles d’un agenda réformiste ». Le second proclame que le marché « est le moyen de remettre en cause les situations acquises, les privilèges et les rentes ».

La rente sociale de M. Macron, elle, reste à l’abri des grands vents de la « modernité ». En 2008, M. Xavier Fontanet, alors président d’Essilor, M. Serge Weinberg, ancien conseiller de M. Laurent Fabius, président du fonds Weinberg Capital Partners, M. Jean-Michel Darrois, avocat d’affaires, et M. Alain Minc — le seul à ne pas avoir été membre de la commission Attali — le recommandent auprès de la banque Rothschild. Son ascension y sera fulgurante, grâce à un marché conclu en 2012 pour le compte de Nestlé, dont le président, M. Peter Brabeck-Letmathe, avait participé à ladite commission.


M. Attali a présenté M. Macron à M. François Hollande en 2010, lorsque celui-ci ne dirigeait plus le Parti socialiste (PS) et que M. Dominique Strauss-Kahn ou Mme Martine Aubry semblaient assurés de jouer les premiers rôles aux primaires de 2011. Le jeune trentenaire coordonne pour le futur président le travail d’économistes comme Philippe Aghion (encore un membre de la commission Attali). Après la victoire de 2012, M. Attali et M. Jouyet — revenu de son aventure sarkozyste et à nouveau intime de M. Hollande — appuient sa candidature au poste de secrétaire général adjoint de l’Élysée, chargé des questions économiques.

En 2014, c’est encore M. Jouyet qui, en sa qualité de secrétaire général de l’Élysée, annonce la nomination de son protégé au ministère de l’économie. « C’est quand même exaltant, à cet âge-là, d’avoir en charge l’économie, les entreprises, l’industrie, tout ça, lui explique-t-il au téléphone juste après l’annonce du remaniement. Tu te rends compte, le numérique, tout ce que j’aurais aimé faire ! Je pensais, quand même, à l’inspection des finances, être le maître, maintenant, c’est toi qui vas être le maître (5).  » Le nom du jeune prodige sera vite associé à une loi qui promeut le bus plutôt que le train, à l’ouverture dominicale des commerces et au travail de nuit. Il assouplit les règles des licenciements collectifs et hâte la privatisation de la gestion d’aéroports régionaux.


À ce stade d’une trajectoire de météore, on distingue déjà l’épure d’un style : être introduit dans une institution de pouvoir par un influent pygmalion, n’y passer que le temps nécessaire à la constitution d’un dense réseau de relations, puis recommencer à un poste d’un prestige supérieur. M. Macron ne restera pas plus longtemps à Bercy qu’à l’inspection des finances, chez Rothschild ou au secrétariat de la présidence : moins de trois ans. Quand il lance à 38 ans, en avril 2016, son mouvement En marche !, il mobilise les contacts accumulés à chaque étape de sa carrière.

À Sciences Po, où il enseigna à sa sortie de l’École nationale d’administration (ENA), M. Macron se lie d’amitié avec M. Laurent Bigorgne. C’est à l’adresse privée de ce dernier qu’il domiciliera En marche ! Fin 2010, M. Bigorgne devient directeur général de l’Institut Montaigne. Du très libéral institut, le candidat débauchera Mme Françoise Holder, codirectrice du groupe du même nom (boulangeries Paul et pâtisseries Ladurée), et recourra un temps aux services de l’agence de communication, Little Wing. Il ne boude pas pour autant les think tanks de l’autre bord politique : il est proche de M. Thierry Pech, ancien cadre de la Confédération française démocratique du travail (CFDT) et directeur général de la fondation Terra Nova, proche du Parti socialiste.

D’anciens membres de la commission Attali se mettent aussi « en marche ». L’essayiste Erik Orsenna était au premier rang pour le lancement du mouvement à la Mutualité (La Tribune, 31 août 2016). La rapporteuse de la commission, Mme Josseline de Clausade, passée du Conseil d’État à la direction du groupe Casino, M. Jean Kaspar, ancien secrétaire général de la CFDT désormais consultant en stratégies sociales, M. Darrois ainsi que M. Stéphane Boujnah, président d’Euronext, la société qui gère les Bourses d’Amsterdam, Bruxelles, Lisbonne et Paris, ont fait le déplacement pour le premier grand meeting de campagne, le 10 décembre 2016, à la porte de Versailles. C’est d’ailleurs M. Boujnah, ancien « DSK boy », vice-président d’En temps réel, qui aurait présenté à M. Macron l’homme qui désormais lève des fonds pour sa campagne présidentielle : M. Christian Dargnat. Cet ancien patron de la gestion d’actifs de BNP Paribas et du Crédit agricole a également présidé le comité « Monnaies et système monétaire international » du Medef de 2010 à 2013. Le patron du cabinet de conseil Accenture, M. Pierre Nanterme, autre ancien de la commission Attali et de la direction du Medef — sous la présidence de Mme Laurence Parisot —, a déclaré avoir versé 7 500 euros (le plafond autorisé) à En marche ! (Les Échos, 27 janvier 2017).

Côté syndical, outre M. Kaspar, la connexion macronienne se nomme Pierre Ferracci. L’homme a transformé le cabinet d’expertise Secafi, proche de la Confédération générale du travail (CGT), en un groupe spécialisé dans le conseil aux syndicats, aux représentants du personnel et aux directions d’entreprise, le groupe Alpha. Son fils Marc et sa belle-fille Sophie occupent une place importante dans la garde rapprochée du candidat. Témoin de mariage du couple Macron, le premier est professeur d’économie, chercheur associé à la chaire « Sécurisation des parcours professionnels » que cofinancent à Sciences Po le groupe Alpha, la société de travail intérimaire Randstad, Pôle emploi et le ministère du travail. Avocate d’affaires, la seconde fut cheffe de cabinet du ministre à Bercy avant d’intégrer son équipe de campagne.

D’autres anciens membres du cabinet ministériel ont rallié En marche ! Son directeur (6), M. Alexis Kohler, qui a rejoint la direction financière du deuxième armateur mondial, MSC, continue de conseiller M. Macron, quand son adjoint, M. Julien Denormandie, se consacre à temps plein à la campagne. Tous deux sont passés par le cabinet de M. Pierre Moscovici, aujourd’hui commissaire européen.

Le conseiller chargé de la communication et des affaires stratégiques de M. Macron à Bercy, M. Ismaël Emelien, fait appel à des entreprises spécialisées dans la collecte et l’analyse de données de masse afin de caler l’« offre » politique sur les desiderata des électeurs (Le Monde, 19 décembre 2016). Le porte-parole d’En marche !, M. Benjamin Griveaux, ne faisait pas partie de son cabinet ministériel, mais il cumule les propriétés de ses jeunes membres : surdiplômé — École des hautes études commerciales (HEC) de Paris, Sciences Po —, formé au sein de la droite du PS (auprès de MM. Strauss-Kahn et Moscovici), passé par un cabinet ministériel (celui de Mme Marisol Touraine). En outre, il a exercé des mandats électoraux (à Chalon-sur-Saône et dans le département de Saône-et-Loire), tout comme le secrétaire général d’En marche !, le député et conseiller régional du Finistère Richard Ferrand, ancien directeur général des Mutuelles de Bretagne.

Héritier de la noblesse d’État

Ainsi l’homme qui se présente comme neuf, sans passé et sans attache incarne-t-il, tant personnellement que par son entourage, l’héritage cumulé de la noblesse d’État (Bercy), de l’expertise et de la haute finance : le noyau du « système », en somme, que sanctionne son appartenance au club Le Siècle.

Trente ans après que M. Hollande, M. Jouyet et quelques autres caciques socialistes ont proclamé que « la gauche bouge (7)  », la vieille garde et les Jeunes-Turcs de M. Macron rejouent l’éternelle histoire du modernisme : un homme situé au-dessus des partis qui agrège les bonnes volontés, les compétences techniques et les méthodes dernier cri pour piloter le pays. Dès lors, l’essentiel n’est pas d’avoir un programme. C’est de rassembler, de la droite de la gauche (par exemple M. Gérard Collomb, sénateur-maire de Lyon, connu pour sa sollicitude envers la hiérarchie catholique) à la gauche de la droite (comme la députée européenne Sylvie Goulard, auteure de l’inénarrable L’Europe pour les nuls).


C’est surtout de pouvoir compter sur l’appui d’individus influents, tel M. Jean Pisani-Ferry, ancien commissaire général à la stratégie et à la prospective, et sur les nombreux experts qu’il draine dans son sillage. Cet ancien conseiller de M. Strauss-Kahn et de M. Jouyet sait pourtant l’inconvénient d’un tel positionnement. Peu après le « Brexit », il constatait : « Nous sommes les experts, ceux que 52 % des Britanniques détestent » (Le Figaro, 4 juillet 2016). Il faudra à M. Macron beaucoup de charisme pour maintenir l’illusion qu’il appartient à l’autre camp. Lui suffira-t-il de croiser le mythe pompidolien du banquier lettré sachant conduire les affaires avec le fantasme giscardien du jeune homme progressiste ?


François Denord & Paul Lagneau-Ymonet

Sociologues. Auteurs de l’ouvrage Le Concert des puissants, Raisons d’agir, Paris, 2016.

[Source : Le Monde Diplomatique]


(1) Marc Endeweld, L’Ambigu Monsieur Macron, Flammarion, Paris, 2015.

(2) Emmanuel Macron, « Les labyrinthes du politique. Que peut-on attendre pour 2012 et après ? », Esprit, Paris, mars-avril 2011.

(3) Vincent Duclert, « La deuxième gauche », dans Jean-Jacques Becker et Gilles Candar (sous la dir. de), Histoire des gauches en France, vol. 2, XXe siècle : à l’épreuve de l’histoire, La Découverte, Paris, 2004.

(4) Commission pour la libération de la croissance française présidée par Jacques Attali, 300 décisions pour changer la France, XO Éditions – La Documentation française, Paris, 2008.

(5) Yves Jeuland, À l’Élysée, un temps de président, documentaire diffusé sur France 3 le 28 septembre 2015.

(6) Les rôles de directeur et de chef de cabinet ne se confondent pas, le second assumant plutôt des fonctions d’organisation.


(7) Jean-François Trans (pseudonyme collectif), La gauche bouge, Jean-Claude Lattès, Paris, 1985.

 
Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans POLITIQUE NATIONALE
commenter cet article
23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 16:45
Rassemblement de la gauche: urgence!

Rassemblement de la gauche: urgence!

« Pour gagner, une candidature unique de la Gauche ! »

Adresse aux candidats de Gauche à l’élection présidentielle,

 par la Force des Acteurs Rassemblés - FAR -  de Bretagne 

 

Chers Benoît Hamon et Jean-Luc Mélenchon,

Messieurs les candidats de Gauche à l’élection présidentielle,

 

Citoyens de Gauche, acteur.trice.s associatifs, syndicaux, de la jeunesse, de la culture, de l’économie sociale, nous vous avons reçus en Bretagne il y a maintenant 3 semaines.

Nous vous demandons de nous recevoir pour un échange sur une question essentielle à un mois de l’élection présidentielle.

 

En effet, nous avons participé au succès de vos 2 meetings bretons à 24h d’intervalle en début de mois.

Nous avons, parfois depuis, contribué à vos campagnes et notamment au succès des temps forts des 18 et 19 mars qu’ont constitué la marche pour la 6e République et le meeting de Paris-Bercy. Nous, électeurs de Gauche, nous citoyens engagés dans la société civile nous  mobilisons en nombre avec beaucoup d’autres pour vos candidatures.

Pour autant, nous devons rester lucides. De nombreux acteurs de la société civile, amis, collègues, proches…profondément de Gauche s’apprêtent à rester chez eux le 23 avril ou à voter par sécurité, à voter « moins pire » pour empêcher un choix final entre l’extrême-droite et la Droite dure.

Victimes d’une pression médiatique ou simplement conscients que, malgré vos efforts respectifs, aucun d’entre vous ne sera présent au 2nd tour, ils s’apprêtent, pour faire barrage à l’extrême-droite, à voter pour un candidat du système, pour un candidat de l’Argent.

Chacun d’entre vous, chacun.e d’entre nous est aujourd’hui persuadé que l’élection du candidat du Cac 40, du candidat du libéralisme effréné, le candidat de la dérégulation, de la concurrence libre et non faussée, du nucléaire civil et militaire, et de la poursuite de la « construction européenne » qui fait monter la colère des peuples mais nourrit les populismes, cette élection fera demain, plus encore, le lit de l’extrême-droite et ouvrira au FN les portes de l’Elysée en 2022.

 

Vos 2 candidatures sont légitimes. Elles sont différentes. Elles sont, chacune, le fruit de parcours collectifs, de stratégies gagnantes. Il n’est ici nullement question de délégitimer l’une ou l’autre de vos candidatures. La question n’est plus là. Nous ne demandons ni retrait unilatéral, ni soutien de l’un à l’autre.

Vous avez le droit, légitime, total et absolu de maintenir vos 2 candidatures.

 

Dans la pré-campagne puis la campagne, très atypiques où les affaires à Droite et à l’extrême-Droite décrédibilisent le politique et focalisent l’intérêt des media au détriment des programmes, vous avez cependant la responsabilité de créer l’électro-choc et le sursaut pour le peuple de Gauche.

Face aux périls que court à son tour la France, après les Usa et nombre de pays européens, il ne peut être question de se fixer comme objectif d’avoir eu raison le premier. Il ne peut être question de se fixer comme but, fût-ce au nom de l’Histoire,  la disparition de l’autre ou la pole position pour une improbable reconstruction dans l’après 2017.

Vous le savez, vous avez entre les mains les ingrédients d’une nouvelle victoire collective –après le non de Gauche de 2005 au Traité constitutionnel européen-. Il y a urgence à créer immédiatement un projet majoritaire porté à l’élection présidentielle du 23 avril, ensemble, par un futur Président et son 1er Ministre ou par un Président et le futur Initiateur de la Constituante de la VIe République…

 

Vous avez, hélas, également entre les mains les données pour que chacun de vos noms soit associé à la pire défaite des progressistes et des républicains depuis les années 30 en Europe, pour que chacun de vos noms, malgré les grandes qualités et les valeurs fondamentales que vous représentez, soit synonyme, dans les manuels d’Histoire, d’inconséquence et d’irresponsabilité face à cette Histoire.

Bien entendu chacun pourra se regarder dans le miroir et rejeter la responsabilité sur l’autre …alors que les obstacles à l’unité se lèvent d’eux-mêmes chaque jour.

Sachez que pour les acteur.trice.s investi.e.s au quotidien dans la culture, dans les associations, dans les syndicats, dans l’économie sociale ou dans les organisations de jeunesse, ce serait impardonnable.

Ce serait impardonnable par nous tous, par nos enfants qui demain ne comprendront pas plus votre choix que nous n’avons compris celui des Gauches divisées de l’Allemagne confrontée à la montée du nazisme.

Ils le comprendront d’autant moins que cette fois, ainsi que l’a montré le premier débat télévisé de la campagne, vos projets sont compatibles au sein d’un programme majoritaire pour la VI République, pour l’abrogation de la loi Travail, pour des politiques économiques et sociales anti-austéritaires, pour le rejet du Ceta et du Tafta, pour les transitions écologiques, …


Cher Benoît Hamon, cher Jean-Luc Mélenchon,

Nous savons que dans vos entourages, on vous poussera à poursuivre cette division suicidaire au nom du « réalisme» des comptes de campagne, au nom des « résultats prometteurs de la mobilisation qui prend », au nom de l’incompatibilité avec les « traîtres » de l’autre équipe.

Alors que chacun d’entre vous combat pour la fin de la monarchie présidentielle et pour la désindividualisation du pouvoir, vos 2 seules personnes détiennent ce pouvoir de faire basculer l’Histoire.

Faîtes preuve de réalisme !

 Faîtes preuve de courage !

 Faîtes preuve de grandeur !

En Bretagne, en Haut à Gauche, nous sommes prêts à nous engager, sans réserve, à entraîner nos amis, nos camarades, nos adhérents qui oeuvrent au quotidien pour le lien social, pour la justice sociale, pour la solidarité,…dans cette Bretagne, 1èrerégion de France du vivre ensemble, 1ère région du Faire ensemble.

Nul doute que les autres régions nous rejoindront pour faire gagner la Gauche de transformation sociale et écologique.

Les 20 premiers signataires, le 23 mars 2017 :

(10f, 10h)

 

Thierry Abaléa, militant associatif

 

Véronique Blanchet, militante de l’éducation

 

Flavie Boukhenoufa, responsable associative jeunesse éducation populaire

 

Louisa Bouraya, responsable associative en quartier populaire

 

François Caharel, militant associatif  en milieu rural

 

Michel Carré, acteur de la transition écologique et sociétale

 

Olivier Cuzon, élu syndical

 

Yannick Hervé, responsable associatif

 

Anne-Claire Le Vaillant, militante féministe et des nouvelles ruralités

 

David Levaufre, acteur de l’innovation et de l’insertion

 

Tangi Louarn, militant des droits culturels et linguistiques

 

Céline Mandon, militante associative

 

Annick Monot, engagée dans l’accompagnement des personnes

 

Monique Prévost, militante féministe

 

Fransez Poisson, responsable associatif jeunesse

 

Patrick Quelaudren, militant éducation populaire

 

Colette Rodet, actrice de l’économie sociale et solidaire

 

Rodolphe Rohart, acteur culturel

 

Aline Tassin, responsable associative droits humains

 

Josyane Wirkel, responsable associative, élue syndicale

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE REGIONALE
commenter cet article
23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 16:41
Marche de soutien à Perharidy le samedi 25 mars: communiqué du comité de défense du centre hospitalier du pays de Morlaix

Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix

Communiqué

Le Comité de défense de l'hôpital public en Pays de Morlaix soutient pleinement l'initiative des personnels du centre de Perharidy de Roscoff, qui dénoncent les conséquences de la réforme du financement des activités des soins de suite et de réadaptation qui font craindre la disparition du centre de Perharidy, malgré des spécificités largement reconnues.

Aussi le comité de défense de l’hôpital public en Pays de Morlaix appelle les usagers et la population à participer massivement à la marche de soutien dont le départ aura lieu samedi à 10 h 30 à la gare SNCF de Roscoff.

Le 23 mars 2017

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE REGIONALE
commenter cet article
23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 16:20

Hamon-Mélenchon: une victoire, pas deux défaites! Ne laissons pas MACRON, FILLON OU LE PEN gagner! 

Frédéric Boccara

Face au blitzkrieg des droites,
Union – action – plate-forme commune

Chacune des trois droites (F. Fillon, M. Le Pen, E. Macron) programme un blitzkrieg pour recomposer notre pays en phase avec le nouvel ordre que cherche  le capital financier et qu’il n’arrive toujours pas à trouver. Référendum dans la foulée pour l’une, ordonnances en quelques mois pour les deux autres (avec plus de flou chez Macron). Dans tous les cas : profiter d’une tétanisation post-élection pour assommer le mouvement populaire et engager une révolution conservatrice.

Tous les trois cherchent, de façon différente, à répondre aux défis nouveaux révolution informationnelle et numérique, nouvelle phase de la mondialisation (Trump, Chine, Brexit, migrations, militarisation), crise écologique au service du capital financier. F. Fillon s’appuie sur une base sociale traditionnelle, ultra-conservatrice sur les « valeurs » qu’il utilise pour rassurer certains sur le « sociétal », il programme un choc de compétitivité anti-social au service des profits et un enrôlement renforcé dans la guerre économique avec une intégration politique et économique accrue autour de la zone euro au sein d’un pôle eurasien, et avec une militarisation accentuée. M. Le Pen utilise le prétendu « coût de l’immigré » pour masquer le coût du capital, détourner la colère populaire face à l’insuffisance des services publics, aux délocalisations et au chômage, et faire l’Union sacrée nationale derrière le patronat pour une guerre économique renforcée. E. Macron conjugue un appui sur le grand capital et sur les couches moyennes supérieures (cadres supérieurs et aspirants patrons) par un discours chatoyant sur l’entreprise et sur la modernité technologique et sociétale (lui pourtant si ambivalent sur les étrangers vivant en France), pour effectuer lui aussi un choc de compétitivité anti-social, mais dans une fuite en avant fédéraliste vers une intégration européenne atlantiste et un condominium européen de quelques gouvernements au service des grandes multinationales financières.

Face à cela, les enjeux d’une gauche de contenus sont aigus, fondamentaux, pour relever les défis objectifs que le capital financier prétend relever. Mais comment s’attaquer à ces enjeux si, à la présidentielle, la gauche est éliminée dès le premier tour ?

M. Valls battu, cela change la donne. Une plateforme politique est encore possible. On peut partir d’un certain nombre d’objectifs sociaux et écologiques qui sont communs : le rejet de la loi El Khomri, un revenu pour chacun, une émancipation du travail, une nouvelle culture écologique pour une nouvelle production et une nouvelle consommation, le développement des services publics et sortir de l’austérité jusqu’au niveau européen, l’antiracisme et le refus du rejet de l’Autre. L’accord affirmerait que l’enjeu consiste en la conquête de nouveaux pouvoirs sur des moyens financiers au service de ces objectifs, qui doivent être eux-mêmes suffisamment ambitieux. C’est le triptyque fondamental objectifs sociaux et écologiques/moyens sur l’argent/pouvoirs nouveaux qu’a toujours rencontré la gauche ; soit lors de ses échecs (le « Mur de l’argent » durant le cartel des gauches, les « 200 familles » de la Banque de France lors du Front populaire, la « dictature de la finance » depuis 1982-83) ; soit lorsqu’elle a réussi en les affrontant victorieusement (notamment à la Libération).

Ce type d’accord serait une base donnant sens à une unité pour la présidentielle, avec une pluralité de candidatures aux législatives et une conception de l’union pluraliste, reposant sur l’autonomie d’action créatrice de ses composantes et la primauté à l’intervention populaire.

Cette unité est possible dans un débat à gauche, avec des propositions précises. Le débat de la Bellevilloise du 28 février l’a montré. Intitulé La finance est (toujours) notre ennemi, il a rassemblé les 5 formations de gauche pour cette présidentielle (Verts, PS, France insoumise, Ensemble, PCF) ... Parallèlement, un appel à l’unité a été signé en quelques jours par plus de 5 000 personnes. Intitulé Rassemblement à gauche : urgence, il est initié par des citoyens aux engagements différents (syndicalistes, intellectuels, artistes, responsables du PS, responsables du PCF, nationaux et fédéraux, élus...). Il propose 8 points précis avec des éléments de convergence et de débat : Emploi, travail, salaires ; Protection sociale ; Services publics ; Écologie ; Argent ; Europe ; Démocratie ; Egalité et Justice.

Rien n’est donc joué. Il est encore possible de conjurer la catastrophe. Nous refusons la « politique du pire ». C’est la ligne constante des communistes français depuis 1934, qu’ils ont réaffirmée à 94 % pour cette présidentielle en continuant « d’agir jusqu’au bout pour parvenir à une candidature commune et empêcher la victoire de la droite et de l’extrême droite ». Car s’unir, ce serait lancer une dynamique nouvelle, qui peut mener loin.

Il est indispensable de porter des contenus précis dans les deux campagnes : présidentielle et législatives. C’est le moyen de tenir la gauche debout, avec des idées communistes debout et renouvelées, un parti communiste debout en cette année 2017. C’est le moyen de contrer les idées de renonciation, de collaboration avec le grand capital financier ou de rejet de l’Autre. Et ceci, en prenant au sérieux les défis de nouveauté portés par les révolutions informationnelle, écologique, monétaire, démographique et militaire.

C’est le moyen d’unir le plus largement ceux qui souffrent, jusqu’aux élections législatives où peut se manifester une union d’un type nouveau à gauche pour appuyer des candidats présentés par le PCF dans une démarche ouverte, pour battre aussi bien l’extrême droite et la droite que la gauche de renonciation ou que le gauchisme. Ce dernier tend à stériliser la radicalité, à l’enfermer et à conforter ainsi la division, donc la pôle position de Macron, en refusant au nom du « tout ou rien » tout type d’alliance à gauche.

Pourtant, la radicalité est plus nécessaire que jamais. Car ce qui est à l’ordre du jour, ce n’est pas de mettre des digues ou des barrières au capitalisme hyper-financiarisé actuel, mais bien d’engager concrètement le dépassement du capitalisme et du néolibéralisme, pour aller vers une civilisation de partages pour chacun.e, commune à toute l’humanité. Bref, une radicalité en prise sur le réel et non de simple posture. Farfelu ? Loin de là. La social-démocratie est profondément en crise parce que l’ordre du jour est de dépasser le capitalisme. Les gens le sentent bien. C’est pourquoi il serait fou de parier sur une recomposition sociale-démocrate de la gauche, vers une sorte de parti socialiste d’avant 1914, même avec un courant communiste ou marxiste. La recomposition de la gauche se fera sur des idées, et avec une grande dose de communisme autogestionnaire, pour chacun.e. Elle demande un PCF épanoui, autonome, ressourcé dans les luttes du monde du travail et de la société. Un PCF moderne, qui n’a pas peur d’être lui-même. Ce ne sera pas facile, mais nous n’avons pas le choix.

En économie politique, dépasser le capitalisme, c’est relever le défi d’une nouvelle efficacité et se libérer, pour cela, de la domination du capital financier. C’est ce que partagent différents amis d’Économie & Politique à l’étranger que nous avons pu rencontrer ces derniers mois dans leur pays ou en France : Chinois, Russes, Italiens, Brésiliens, équatoriens ou Cubains.

Cette approche peut permettre de construire des majorités autour d’idées, de propositions radicales et réalistes à la fois. La dernière en date s’est formée au Conseil économique social et environnemental autour de l’avis adopté pour « Le financement des PME/TPE au service de l’emploi et de l’efficacité », avis que j’ai présenté. Seul le MEDEF l’a rejeté, avec son satellite CGPME, tandis que la CFDT s’abstenait et que tous les autres groupes l’ont appuyé par un vote positif, toutes les autres confédérations syndicales mais aussi les artisans ou les professions libérales.

Alors portons l’unité et les contenus indissociables, avec un Parti communiste debout et des idées communistes dans la présidentielle et les législatives, pour ouvrir une nouvelle voie, desserrer l’étau, et surtout être utiles à tous et à notre monde. Nous vivons des « temps déraisonnables » où l’on prend « les loups pour des chiens », mais « quand les blés sont sous la grêle / fou qui fait le délicat / fou qui songe à ses querelles au coeur du commun combat ».

Fréderic Boccara

Frederic Boccara

Frederic Boccara

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans POLITIQUE NATIONALE
commenter cet article
23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 13:10
Communiqué de la section PCF de Concarneau après les attentats de Londres qui ont blessé des lycéens de Concarneau
Le terrorisme a encore frappé, et ce qui nous est le plus cher a été atteint, nos enfants.
Nous nous joignons à l'angoisse des parents et à tous ceux qui ont été dans l'anxiété pour les leurs.
Concarneau est frappé pour la deuxième fois par l'action aveugle de fous pour qui, la vie, y compris la leur, n'a aucune valeur..
Aucune foi, aucune idéologie ne doit conduire les hommes (et les femmes) à tuer.
Nous espérons que nos jeunes compatriotes retrouverons la santé le plus vite possible et confiance en l'humanité.
 
La section de Concarneau-Trégunc du Parti Communiste Français, le 23 mars 2017
 
Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE REGIONALE
commenter cet article
23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 13:07
Les syndicats et les agents ont boycotté le comité technique du centre hospitalier de Morlaix. | Ouest-France.

Les syndicats et les agents ont boycotté le comité technique du centre hospitalier de Morlaix. | Ouest-France.

Un nouveau débrayage avait lieu mercredi après-midi, au centre hospitalier des pays de Morlaix. Face à la situation de statu quo avec la direction, les agents comptent sur une mobilisation des médecins, des élus et de la population pour être entendus.

L’intersyndicale et des agents du centre hospitalier des pays de Morlaix ont boycotté, mercredi après-midi, le comité technique.

Dialogue fermé

Au début de séance, ils ont lu leurs revendications à la direction. « C’est à peine si nous avons été écoutés, explique la CGT. En tout cas, nous n’avons pas été entendus. » Un avis partagé par Sud et la CFDT. Ils dénoncent « un statut quo ».

Pour l’instant, « certains services sont concernés mais c’est l’ensemble d’un service public qui est menacé. Pensons collectif ! » Les agents dénoncent une « politique agressive de la direction envers les conditions de travail qui entraîne la baisse de la qualité du service public. »

Dialoguer avec les médecins...

Ce jeudi, les syndicats et les agents mobilisés vont se rendre au comité médical de l’établissement « pour dialoguer avec les médecins. En fonction des échanges, nous ne bloquerons pas ce comité. » Ils espèrent qu'ils les soutiennent et qu'ils se mobilisent.

...et les maires

Idem concernant la mobilisation de vendredi : « Le dialogue est fermé avec la direction, nous demandons donc de l’aide aux élus, aux maires et à la population pour nous soutenir. Nous nous rendrons au comité de surveillance pour dialoguer avec eux. Le comité ne sera pas bloqué si nous sommes entendus. » La CFDT a envoyé une série de lettres aux maires du pays de Morlaix.

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans LA VIE LOCALE
commenter cet article
23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 11:51
Nono - le 16 mars 2017

Nono - le 16 mars 2017

Ismaël Dupont et Muriel Grimardias (photo Jean-Marc Nayet, Ile de Batz - 15 mars 2017)

Ismaël Dupont et Muriel Grimardias (photo Jean-Marc Nayet, Ile de Batz - 15 mars 2017)

Rassembler pour l'Humain d'abord!  
 
Je vous encourage à faire partie du Comité de Soutien à ma candidature portée par le PCF, des sympathisants et adhérents du Front de Gauche, des syndicalistes, des militants associatifs, pour les Législatives dans la circonscription de Morlaix en écrivant à l'adresse mail suivante. 
dupont.ismael@yahoo.fr  
 
Notre candidate suppléante est Muriel Grimardias, 62 ans, comptable retraitée, passée par l'hôpital de Morlaix, une école primaire du Trégor, militante du droit au logement des personnes en difficulté, bénévole au secours populaire de Plestin-les-Grèves, habitant à Lanmeur, qui a été candidate avec Jeremy Lainé aux élections cantonales à Lanmeur en 2011 (14%).  
 
Il nous semble important d'avoir une candidature d'alternative identifiée sur le territoire, porteuse du bilan des députés du Front de Gauche dans l'opposition de gauche à l'Assemblée Nationale, et d'un projet clairement enraciné à gauche porteur de l'objectif de construire une nouvelle majorité de gauche en 2017 sur des bases toutes différentes de celles du quinquennat précédent: 6e république, ambition de renouveau social et démocratique, services publics de qualité, rupture avec le libéralisme et l'austérité, transition écologique et lutte contre le pouvoir de la finance et du grand patronat.    
 
Si vous souhaitez faire partie du comité de soutien à ma candidature, votre nom sera associé à une liste d'appel à voter pour notre candidature.  
 
Roger Héré, élu d'opposition PCF-Front de Gauche à Plouigneau, préside le Comité de soutien à notre candidature pour les législatives.   
 
La prochaine réunion du Comité de campagne pour les législatives pour la candidature PCF-Front de Gauche d'Ismaël Dupont aura lieu le mardi 28 mars à 17h30 au local du PCF - 2, petite rue de Callac à Morlaix. 
 
Ismaël Dupont. 
 
***

"Rassembler pour l'Humain d'abord!" 

- Poursuivre le travail des députés du Front de Gauche à l'Assemblée Nationale au service d'une gauche de progrès social, démocratique, et écologique, et contre les coups de boutoir du néo-libéralisme venus du PS ou de la droite. Avoir un groupe qui défend les intérêts de la population et des travailleurs à l'assemblée nationale. 0% des députés PCF et Front de Gauche ont voté la loi travail, le CICE, l'ANI, les budgets d'austérité, le pacte budgétaire européen (le TSCG, Merkel-Sarkozy), la déchéance de nationalité, le renouvellement continuel de l'état d'urgence
- Avoir un député de proximité, travailleur, exemplaire du point de vue du désintéressement, courageux à l'Assemblée pour s'opposer quand il le faut, qui rende des comptes à la population et ne trahisse pas le mandat populaire. 
- Prendre le pouvoir sur les banques et la finance, affronter les logiques capitalistes à tous les niveaux, du global (lutte TAFTA et Ceta, pour une COP fiscale contre l'évasion fiscale, combat contre l'Europe libérale et capitaliste) au local (services publics de l'eau, des transports, du stationnement)   
- La défense et l'amélioration des services publics (hôpitaux, santé, écoles, Poste, Transports...)  
- La défense du monde du travail, des conquêtes sociales des travailleurs. 
- Mettre la bataille pour les salaires, pour l'égalité réelle des droits et la solidarité au centre des politiques publiques. Cela passe par la rupture avec les politiques libérales et austéritaire, par la réappropriation sociale d'un certain nombre de champs d'activités qui ont été livrées aux marchés et à ses appétits financiers.   
- Une nouvelle République (fin de la monarchie présidentielle, restauration du rôle souverain du Parlement, proportionnelle à toutes les élections, non cumul des mandats, réforme du Sénat, réduction des privilèges des élus, en finir avec la délégation de pouvoir permanente, rupture avec les traités européens existants et réorientation de l'Europe sur des bases démocratiques et sociales, égalité hommes-femmes, lutte contre toutes les discriminations, une République du vivre ensemble reconnaissant le droit d'asile et luttant contre les instrumentalisations xénophobes).   
- Une ambition écologique véritable pour faire face aux crises écologiques majeures qui mettent en péril à court terme les conditions de vie de l'Humanité. 
- Pour la Paix, le désarmement nucléaire, le multilatéralisme et le refus des logiques impérialistes et néo-coloniales. 
 
En attendant, si vous habitez la circonscription et si vous voulez faire partie du Comité de Soutien pour avoir une gauche de courage, de parole, et proche des gens à l'Assemblée, vous pouvez envoyer votre soutien à l'adresse mail suivante: dupont.ismael@yahoo.fr.

Bio d'Ismaël Dupont en quelques mots:

Je suis né à Vannes en 1979, j'ai 37 ans.

J'ai deux enfants de 15 et 10 ans.   

J'ai grandi entre Vannes, où vivait ma mère et sa famille et où j'habitais principalement jusqu'à mes 18 ans, et la région de Saint-Pol-de-Léon et de Morlaix où vivait mon père, ma belle-mère et mes demi-frères (à Plougoulm).

Je me suis engagé très tôt en politique, à 15 ans, dans les batailles contre le gouvernement Juppé et ses projets réactionnaires, en 1995.    

Après des études de Lettres Supérieures et de Philosophie à Quimper, Nantes et Rennes, où j'ai fait ma maîtrise de philosophie sur Jean Jaurès, j'ai eu mon premier poste de professeur de philosophie certifié dans le département de la Manche en Normandie où j'ai exercé le métier de prof de philo pendant 4 ans, plus une année à Morlaix, à Tristan Corbière. 

Je suis revenu dans le Finistère en 2009, à Morlaix, où j'avais déjà des attaches familiales, après avoir obtenu un poste à Tristan Corbière.  

En 2010, je suis devenu professeur documentaliste. Je suis aujourd'hui documentaliste à temps plein au collège Mendès France à Morlaix.  

Je suis membre du PCF depuis 2006, ayant adhéré dans la section du sud-Manche (Avranches-Pontorson) pour contribuer à reconstruire une gauche de progrès social, démocratique et écologique, anti-libérale et unitaire, dans le sillage du Non au référendum contre le TCE, et pour faire la campagne de Marie-George Buffet.  

Après avoir été engagé au Mouvement des Jeunes Socialistes dans le Morbihan entre 1995 et 2001, puis avoir milité à ATTAC. 

Dans les dernières années, j'ai été:

- Candidat du Front de Gauche aux Cantonales à Saint Pol de Léon en 2011 (avec Yvette Le Bars, suppléante) : 4,40% sur le canton

- Candidat du Front de Gauche aux Législatives à Morlaix en 2012 (avec Marie Huon, suppléante) : 3e position au premier tour devant le FN et EELV, derrière le PS et l'UMP: 5,7% des voix.

- Candidat du Front de Gauche aux Municipales à Morlaix en 2014: 15,6% des voix, un des meilleurs résultats régionaux, grâce à une belle campagne collective. 3 élus du Front de Gauche à l'issue de la fusion avec la liste de la Coopérative Citoyenne, sur la liste de second tour "Ensemble à gauche".  

- Candidat du Front de Gauche aux Sénatoriales de 2014 dans le Finistère (tête de liste de la liste "Finistère à gauche toute. Rassembler contre l'austérité" avec cinq autres camarades du Front de Gauche et du PCF): 84 voix de grands électeurs, largement au-delà des élus déclarés du PCF et du Front de Gauche (une trentaine pouvant voter).   

- Candidat du Front de Gauche aux Départementales en 2015 dans le nouveau canton de Morlaix (avec Michèle Abramovicz, Julien Kerguillec, Sylvie Lécuillier): 9,6% des voix    

En avril 2015, je suis devenu secrétaire départemental du PCF (600 adhérents à jour de cotisation dans le Finistère), réélu lors du congrès de juin 2016.

Je suis aussi bien sûr conseiller municipal d'opposition du Front de Gauche à Morlaix (avec Valérie Scattolin, autre élue Front de Gauche) et conseiller communautaire du Front de Gauche. 

Dans ce cadre, je porte une attention particulière à consulter les syndicats, les associations, les collectifs, à porter leurs voix dans les assemblées quand la cause me semble juste, à m'opposer aux politiques libérales et d'austérité publiquement et sans demi-mesure (vote contre le budget de Morlaix-Communauté depuis 2014), à porter des propositions alternatives, des voeux, des motions (contre TAFTA par exemple, pour l'accueil des réfugiés), à présenter publiquement les dossiers, les ordres du jour, à faire des compte rendus des séances et de mes interventions, à relayer les demandes d'intervention des citoyens. Etre minoritaire dans des assemblées principalement tenues par le PS ou par la droite et où les voix discordantes sont parfois malmenées ne me fait pas peur.  

Je crois être un militant de terrain, convaincu mais libre, engagé sur les questions écologiques et démocratiques (défense du droit d'asile, de l'accueil des réfugiés et des migrants), présent dans toutes les manifestations, dévoué à son idéal et combatif dans la défense de nos idées de justice sociale, mais au service des gens, ouvert et tolérant, sans plan de carrière ni suffisance. 

Mes passions sont la Bretagne, les voyages et la découverte du monde (Inde, Sri Lanka, Maroc, Syrie, Israël-Palestine, Turquie, Arménie, Géorgie, Grèce, Italie, Angleterre, Allemagne, Europe du Sud et Centrale...), l'histoire, la littérature et la musique, l'amitié et les gens en général. 

A titre personnel, je suis aussi adhérent du SNES-FSU, de l'Association France Palestine Solidarité, de l'association AR FALZ-SKOL VREIZH, de Morlaix-Libertés. 

 

Présentation de la candidature d'Ismaël Dupont à la presse au square de la Résistance (décembre 2016): Muriel Grimardias, la candidate suppléante, et est à droite d'Ismaël Dupont.

Présentation de la candidature d'Ismaël Dupont à la presse au square de la Résistance (décembre 2016): Muriel Grimardias, la candidate suppléante, et est à droite d'Ismaël Dupont.

Premières personnes ayant apporté leur soutien public à la candidature d'Ismaël Dupont pour les élections législatives des 11 et 18 juin 2017 dans la circonscription de Morlaix: 

 

Comité de soutien à la candidature d'Ismaël Dupont et Muriel Grimardias 

Aux élections législatives des 11 et 18 juin 2017
 

Bernard Abraham retraité Plouigneau

Catherine André retraitée adhérente PCF Morlaix

Patrick Asselbourg adjoint au maire à Plourin-les-Morlaix

Manu Audigou agent territorial Morlaix-Communauté syndicaliste CGT adhérent PCF 

Mariano Bahno médecin à la retraite

Serge Bazin retraité militant PCF

Patrick Béguivin militant PCF Plouigneau

Annie Bergot Le Calvez retraitée des Finances Publiques militante PCF- Front de Gauche ancienne élue de Morlaix

Sylvie Bevout Le Coz citoyenne Plougoulm 

Cécile Blanchet infirmière Guimaec

Marie Pierre Blois artisan peintre décorateur Plouigneau

Sylvie Bothorel enseignante Locquirec

Christophe Boudrot Infirmier secrétaire CGT hôpital de Morlaix Plouigneau

Jules Bouedec retraité adhérent PCF Lanmeur ancien élu

André Bouget, élu communiste à Lanmeur

François Bourven syndicaliste CGT à la SNCF Plougonven

Guillaume Bourven adhérent PCF Plougonven 

Michèle Bourven retraitée syndiquée CGT et adhérente PCF Morlaix 

Michel Buriens Plouigneau

Jean-Luc Capelle salarié Finances Publiques, syndicaliste, non encarté

Jean-René Carn retraité de la fonction publique hospitalière

Martine Carn infirmière retraitée ancienne adjointe à Plougonven et conseillère communautaire Plougonven

Jean-Yves Caroff retraité Plougasnou

Rolande Caroff infirmière retraitée Plougasnou

Nadine Chatelain salariée Pôle Emploi syndicaliste CGT Saint-Martin des Champs

Daniel Corbel ancien élu à Morlaix

Marc Corbel agent territorial Morlaix Communauté syndicaliste CGT Lanmeur adhérent PCF 

 Marie-Louise Corre aide-soignante à l'hôpital de Morlaix

Paul Dagorn retraité de l'enseignement Morlaix

Alain David retraité de l'enseignement ancien adjoint au maire PCF de Morlaix

Jean-Claude David retraité conseiller municipal Plourin les Morlaix

Monique David retraitée militante syndicale

Christian Delannee retraité économiste de la construction Morlaix

Michel Derrien enseignant à la retraite ancien élu de Morlaix 

Michel Dizes Primel-Tregastel retraité fonction publique

Mireille Dizes éducatrice retraitée

Monique Doré retraitée Lannéanou

Jean Dréan militant CGT et PCF Plouigneau 

Anne-Marie Dubois syndicaliste adhérente PCF Saint-Pol de Léon

Marie-France Faujour, retraitée de la Manu, syndicaliste, Penzé

Guy Figuier, enseignant, Locquirec

Camille Glidic Le Calvez éducatrice spécialisée Ile-de-Batz

Yvonne Goulm retraitée de l'enseignement Morlaix  

Jean-Victor Gruat Plougasnou fonctionnaire international ancien maire de Brennilis

Annie Guivarch retraitée du secteur santé Pleyber-Christ

Jacques Guivarch, artisan marbrier retraité Pleyber-Christ

Joël Hélary conseiller prud'homme Plourin les Morlaix

Florence Héré fonctionnaire Plouigneau

Roger Héré conseiller municipal PCF-Front de Gauche à Plouigneau

Elise Kerebel éducatrice spécialisée Genêts d'Or Morlaix

Christelle Kerboriou AMP aux Genêts d'Or Plougonven 

Pascal Kerboriou ancien adjoint au maire de Plougonven élu au CAPL CGT du Centre Hospitalier Pays de Morlaix

Jean-Yves Kervoillard, retraité SNCF, Plouégat-Moysan

Nicole Kervoillard, retraitée, Plouégat-Moysan

Jean-Rolland Labrousse syndicaliste retraité Air France Carantec

Mariette Labrousse syndicaliste retraitée Air France Carantec

Elisabeth Lainé horticultrice Lanmeur

Jean-Yves Lainé horticulteur Lanmeur ancien 1er adjoint

Jeremy Lainé élu à Guimaëc militant PCF Guimaëc

Jean-Jacques Labous retraité Cgt ul St Pol de Léon

Yvette Le Bars retraitée de l'enseignement militante PCF Roscoff

Marceline Le Bihan UL CGT Saint-Pol de Léon

 Amélie Le Calvez prof de français FLE Lanneanou

Jean-Luc Le Calvez retraité de la Manufacture de Tabac militant PCF Front de Gauche ancien élu de Morlaix

Serge Le Doyen, pompier retraité, Plouégat-Moysan

Georges Le Duff retraité militant PCF Lanmeur

Suzanne Le Duff enseignante retraitée Lanmeur

Jean-Claude Le Fer cheminot retraité gérant de maison d'hôte PCF Plouigneau

Gabriel Le Gall Artisan Ebéniste à la retraite adhérent PCF conseiller municipal de 2001 à 2014 Roscoff

Yvan Le Gall syndicaliste CGT agent municipal Morlaix

Marie-Hélène Le Guen syndicaliste retraitée de la La Poste adhérente PCF Morlaix

Paul Le Moal retraité de la fonction publique hospitalière Plouézoc'h

Yvette Le Moal retraitée de la fonction publique hospitalière Plouézoc'h

Michel Lespagnol retraité de France Télécom adhérent PCF Morlaix

Anne L'Hénaff retraitée militante associative

Robert Le Sech retraité de la fonction publique hospitalière

Anne-Claire Le Vaillant architecte féministe CNDF/FDFA Morlaix

Vinko Markov biologiste adhérent PCF Morlaix

Jean-Pierre Menez retraité Plouigneau

Marie-Claude Moal retraitée de la fonction publique hospitalière

Denise Montuelle Plougasnou militante associative Morlaix

Eliane MORVAN active F A T P  U l  C G T  St POL  

Jean-Marc Nayet retraité de l'aéronautique Locquénolé

Lucienne Nayet retraitée, ancienne élue, militante pour la mémoire de la Résistance et la Déportation ainsi que lappel à la citoyenneté face à l’histoire Locquénolé

André Nuiaouet retraité des PTT Morlaix

Jean-Yvon Ollivier retraité militant syndical et associatif Saint-Martin des Champs

Dominique Ollivier engagement associatif Saint Martin des Champs

Françoise Porcher retraitée enseignement Saint-Martin des Champs

Amandine Postic commerçante Morlaix

Jean-Claude Postic retraité militant PCF Lanmeur

Myriam Plusquellec, infirmière à l'hôpital Lannéanou

Michel Prigent retraité militant PCF Plouigneau

Marie-Claude Prigent retraitée de la métallurgie syndicaliste Saint-Martin des Champs

Yvette Prigent retraitée adhérente PCF Plouigneau 

Jean-Paul Primet, retraité de l'enseignement, militant PCF - Roscoff

Serge Puil militant PCF, militant syndical Morlaix

Daniel Ravasio retraité militant syndical secrétaire de section PCF pays de Morlaix Saint Thégonnec

Pierre Saint Jalme cuisinier adhérent PCF Morlaix

Jean-Yves Salaün retraité Roscoff

Françoise Salaün retraitée Roscoff

René Saout syndicaliste Carantec

Valérie Scattolin 51 ans syndicaliste à Hop élue Front de Gauche à Morlaix. 

Serge Senant retraité logistique camion Plougasnou

Pierre Siohan chercheur indépendant Plougoulm 

Jannine Sorholus, syndicaliste, militante associative

Guy Tandé retraité hospitalier syndicaliste Saint-Martin des Champs

Julia Thatje enseignante documentaliste Morlaix

Michel Tudo Deler 63 ans retraité SNCF CGT Cheminots Setion PCF Canton de Lanmeur

Jean-Noël URIEN Retraité F A T P  UL  C G T  St POL


 

 

Nono- 16 mars 2017 - campagne législative d'Ismaël Dupont

Nono- 16 mars 2017 - campagne législative d'Ismaël Dupont

NOUS SOMMES EN COLERE !

Après 5 ans d'un sarkozysme destructeur, les Français avaient choisi F. Hollande pour rétablir la justice et l'égalité, pour s'en prendre, enfin, à la finance. Les promesses ont été trahies. Le gouvernement a même été souvent à la pointe de la régression sociale et a donné des cadeaux sans contrepartie au patronat.

LA GAUCHE QUE NOUS VOULONS !

C'est celle qui s'est battu contre la loi Travail, contre le projet de déchéance de nationalité, qui se bat pour l'avenir des services publics, qui veut ouvrir un nouvel avenir de progrès à la jeunesse. Le Parti Communiste mène depuis des mois le travail de rassemblement de la gauche d'Alternative pour un renouveau de l'espoir et des luttes, pour un pacte de progrès social, démocratique et écologique remettant en cause le pouvoir de la finance et les logiques capitalistes.

RASSEMBLES POUR L'HUMAIN D'ABORD !

Au Parlement, les députés et sénateurs du Front de Gauche ont résisté vaillamment contre le rouleau compresseur libéral et fait des propositions de loi de progrès pour améliorer la vie quotidienne des Français, soutenir les services publics et le pouvoir d'achat. La présence de députés PCF et Front de Gauche au Parlement est une garantie pour que les intérêts populaires soient représentés dans la vie politique, pour qu'une gauche combative et fidèle aux idéaux d'égalité, de liberté, de fraternité et de laïcité puisse s'exprimer.

FACE A l'OFFENSIVE DE L'ULTRA-LIBERALISME ET DU FN, RESISTANCE !

Face aux risques de victoire des ultra-libéraux, Fillon ou Macron, la solution de rechange des pouvoirs financiers, ou du clan Le Pen, présent pour la septième fois consécutive aux élections présidentielles, et qui pourrait amener plus que jamais un climat de division et de haine dans le pays, avec une vraie menace pour notre démocratie et les valeurs d'humanité de notre République, il est plus que jamais nécessaire que les hommes de gauche et de bonne volonté se rassemblent pour défendre l'essentiel : l'Humain d'abord, contre les logiques de profit, contre les logiques d'exclusion !

De l'argent, il y en a !

On voudrait nous faire croire qu'il n'y a plus d'argent pour rien, que la France est au bord de la faillite. Ce sont des mensonges ! Le PIB de la France, de 2180 milliards d'euros, est deux fois plus élevé qu'en 1980. 54 milliards de dividendes ont été reversés aux actionnaires en 2016 par les entreprises du CAC 40 : en 30 ans, les dividendes versés aux actionnaires ont été multiplié par 20 ! Le patrimoine des 500 français les plus riches est de 460 milliards d'euros, en augmentation de 8 % par an en moyenne depuis 2008. L'évasion fiscale représente 60 à 80 milliards d'euros chaque année, la fraude fiscale 40 milliards d'euros, la fraude sociale 40 milliards d'euros, les exonérations de cotisations sociales des entreprises 200 milliards d'euros. La répartition de la valeur ajoutée entre le capital et le travail est passée de de 75 % en 1982 en faveur des travailleurs, à 65 % aujourd'hui. Le progrès social ne peut désormais exister qu'en s'attaquant résolument au pouvoir et aux intérêts de la finance et de la bourgeoisie d'affaire. Réforme fiscale, taxation des revenus financiers, lutte déterminée contre l'évasion fiscale, renoncement à l'austérité pour relancer des investissements productifs et soutenir les salaires et le pouvoir d'achat, sont indispensables pour sortir l'économie du marasme, améliorer la qualité des services publics, créer des emplois, réduire la dette de l’État. L'économie et la politique ne doivent plus être au service des 1 % les plus riches.

Vive la VIe République !

La souveraineté populaire a été régulièrement bafouée depuis deux décennies, notamment dans la mise en place des traités libéraux et austéritaires de l'Union Européenne, la construction des traités de libre-échange internationaux (TAFTA, CETA, Accords Europe-Afrique APE) faisant primer les intérêts des multinationales sur la démocratie, le social, l'environnement. Au plus haut sommet de l’État, le pouvoir politique est gangrené par l'argent, les logiques de l'entre-soi et la collusion avec les intérêts économiques. La monarchie présidentielle à l’œuvre aujourd'hui, le manque d'initiative réelle du Parlement et de pluralisme politique dans nos institutions, l'évacuation des ouvriers, des employés, des travailleurs des assemblées de représentants aggrave cette mainmise d'une bourgeoisie élitiste et égoïste se partageant les postes de pouvoir et d'influence. Nous voulons une VIe République qui nous sorte du régime présidentiel, avec notamment la proportionnelle à toutes les élections et un statut de l'élu, des droits nouveaux pour les salariés dans les entreprises, le droit de vote des étrangers résidant en France, des moyens concrets pour l'égalité Femmes-Hommes, une vraie solidarité vis-à-vis des réfugiés, une France qui reconnaisse les langues et cultures régionales et leur accorde des moyens de développement !

Des services publics de qualité : c'est le bien commun !

Nous défendons localement inlassablement les services publics : des moyens pour l'éducation, un service ferroviaire défendu dans des missions de déplacement de proximité et une Poste délivrés des logiques de rentabilité à court terme, un service de l'emploi au service des chômeurs et non l'inverse, des hôpitaux où usagers et personnels ne soient plus broyés par les logiques de privatisation. Le PCF et le Front de Gauche avec des citoyens et des syndicalistes ont été à l'origine de la création du comité de défense du centre hospitalier du pays de Morlaix, du comité de défense des services publics locaux. Pour financer nos services publics, il faut d'autres choix d'affectation des richesses produites, en faveur des 99 %, et non des 1 % de nantis. Macron, Fillon, Le Pen, la bande des trois veut imposer l'austérité, de nouvelles coupes sombres dans les services publics : nous appelons les électeurs à ne pas se laisser prendre au piège !

Le droit à la santé et à l'autonomie : un enjeu de civilisation !

Marisol Touraine a poursuivi l’œuvre de privatisation méthodique du système de santé et de protection sociale, en déshabillant les services, les regroupant, les supprimant, en installant les logiques de marchandisation à l'hôpital avec les super-pouvoirs de l'ARS et des Groupements Hospitaliers de Territoire. La Sécurité Sociale est attaquée et grignotée progressivement, la santé devient un produit marchand. Les lobbies des entreprises pharmaceutiques et des assurances font la loi ! Dans la région de Roscoff et de Morlaix, Perharidy, Kerlenna, l'hôpital de Morlaix, les maisons de retraite, leurs patients et leurs personnels, font les frais de ces logiques destructrices. Cela ne peut plus durer ! Il est temps reconquérir la généralisation de la prise en charge à 100 % pour tous des soins par la Sécu, de prendre des mesures énergiques pour garantir l'égalité territoriale en matière d'offre de santé, d'adapter la société au vieillissement en structurant le secteur de la perte d'autonomie et en faisant sortir les personnels de la précarité, en finançant les places qui manquent en maison de retraite, en garantissant la prise en charge des personnes âgées à faible pension selon leurs besoins, en soutenant les aidants familiaux.

Chômage et précarité : une fatalité ?

9,5 % de chômeurs dans la circonscription de Morlaix selon des chiffres officiels sous-estimant encore la réalité, soit plus que la moyenne régionale et départementale. Un nombre d'emplois publics et privés qui régresse. C'est la conséquence de l'abandon de l'industrie agro-alimentaire, de l'agriculture aux logiques destructrices du marché et des profits privés de court terme, d'une politique libérale et d'austérité qui procède d'un véritable choix du chômage élevé, car le chômage est une aubaine pour beaucoup de patrons ! Parallèlement, de plus en plus de salariés, notamment des jeunes, connaissent la précarité, les bas salaires, les CDD. Nous lutterons pour abroger la loi El Khomri, la loi Macron, l'ANI, revenir à la retraite à 60 ans avec 40 annuités, revaloriser le SMIC de 23 % (1800 euros brut), encadrer les rémunérations dans les entreprises, revaloriser les minimas sociaux et l'assurance chômage. Nous voulons sortir du système de la concurrence par les travailleurs détachés, les délocalisations, la précarisation des emplois, et installer une véritable sécurité emploi-formation permettant à tous les salariés de se former et d'évoluer dans des parcours choisis. La fiscalité et le système de protection sociale des travailleurs indépendants, commerçants et artisans (RSI), de plus en plus inadaptés, décourageant la création d'entreprise, et fabriquant des travailleurs indépendants à très bas revenus, sans visibilité sur l'avenir, doivent aussi être revus car actuellement, les petits payent en proportion beaucoup plus que les gros.

Économie de la mer, un gisement pour notre territoire.

Notre patrimoine maritime exceptionnel est un véritable trésor, non seulement pour attirer des touristes, des plaisanciers, des retraités, mais aussi pour développer la pêche, la recherche biologique marine, l'exploitation raisonnée des ressources de la mer, et prendre notre part dans des nouveaux projets à bâtir de transport de marchandise par cabotage, de construction et déconstruction navale.

Une agriculture rémunératrice pour les paysans et respectueuse de l'environnement

Combien d'agriculteurs ont aujourd'hui le couteau sous la gorge, victimes de la baisse et de la volatilité des prix, de la pression des transformateurs et de la grande distribution ! Il faut une garantie de prix rémunérateurs pour les producteurs, un encadrement des marges de la grande distribution, une protection des productions locales et un encouragement des circuits courts. Notre souveraineté alimentaire doit être préservée, ainsi qu'un accès à des productions agricoles de qualité pour tous. Cela passe par une transition écologique de l'agriculture génératrice d'emplois et d'un mieux-vivre pour les paysans, qui ne doivent plus êtres les victimes de l'intégration dans un marché mondial encourageant le productivisme, les pesticides, les algues vertes, et la disparition des petites exploitations.

Une politique de paix

Le PCF et le Front de Gauche militent clairement contre l'arme atomique et pour le désarmement nucléaire à l'île Longue. Il faut en finir avec la diplomatie des marchands de canon, contrôler les ventes d'armes, promouvoir dans le cadre de l'ONU une politique de paix, sortir de l'OTAN, en finir avec des interventions militaires extérieures impérialistes qui déstabilisent des régions entières. La France doit enfin s'engager pour la reconnaissance de l’État Palestinien, la remise en cause du colonialisme et de l'apartheid organisé par le pouvoir d'extrême-droite en Israël. Nous ne voulons pas du repli nationaliste en Europe. La France a les moyens de réorienter l'Union Européenne pour qu'elle cesse de servir essentiellement les multinationales, les marchés, les banques, et le libre-échange. Face à la résurgence de la « peste brune » des populismes d'extrême-droite partout en Europe, il y a urgence pour préserver les libertés, les droits de l'homme et la paix à construire un autre projet européen, au service des peuples, de leur coopération, respectueux de leurs souverainetés. Dans ce contexte dangereux, la France doit remettre en cause les traités européens existants pour construire une Europe de progrès social.

 

 

 

 

 

Dessin Nono, campagne législative d'Ismaël Dupont - 17 mars 2017

Dessin Nono, campagne législative d'Ismaël Dupont - 17 mars 2017

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans LA VIE LOCALE
commenter cet article
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 20:37
Tribune de Xavier Compain dans l'Humanité - 22 mars 2017

Tribune de Xavier Compain dans l'Humanité - 22 mars 2017

Xavier Compain le 15 mars avec l'agriculteur bio Alain Glidic à l'île de Batz

Xavier Compain le 15 mars avec l'agriculteur bio Alain Glidic à l'île de Batz

Xavier Compain avec Michel Gourvil, éleveur de vache laitière, et Daniel Ravasio, le 15 mars à Plougonven

Xavier Compain avec Michel Gourvil, éleveur de vache laitière, et Daniel Ravasio, le 15 mars à Plougonven

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE NATIONALE DU PCF
commenter cet article
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 20:27

 Rassemblement Paris
http://www.humanite.fr/videos/les-collectifs-anti-linky-interpellent-les-candidats-la-presidentielle-633741

Et on va leur faire confiance .... ?????
https://blogs.mediapart.fr/andre-locussol/blog/220317/engie-condamne-refuser-linky

https://reporterre.net/Face-aux-methodes-brutales-pour-imposer-le-compteur-Linky-la-resistance-grandit

 

Lire aussi sur le Chiffon Rouge: 

Un déploiement des compteurs Linky qui pose de sérieuses questions et suscite des oppositions fondées

Compteurs Linky: voeu présenté par l'opposition de gauche à Morlaix au Conseil Municipal du jeudi 16 mars 2017 à 18h30

Et le voeu présenté par l'opposition de gauche à Morlaix à l'initiative de Ismaël Dupont, voté par 9 élus (les 8 élus de gauche plus une élue de la majorité d'Agnès Le Brun): 

Voeu présenté au Conseil Municipal de Morlaix du jeudi 16 mars 2017 par Jean-Philippe Bapcérès Elisabeth Binaisse, , Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouédard, Sarah Noll, Valérie Scattolin, Jean-Paul Vermot

Des compteurs Linky qui interrogent et inquiètent: la nécessité d'une information du citoyen et d'un débat contradictoire.

Vu l’article L. 2121-29 du code général des collectivités territoriales ;

Vu l’article L. 2122-21 du code général des collectivités territoriales ;

Vu l’article L. 1321-1 du code général des collectivités territoriales ;

 

ENEDIS a entrepris en décembre 2015 l'installation sur le territoire national des compteurs « Linky » dits compteurs communicants parce qu'ils possèdent la faculté de transmettre à distance les relevés de consommation. Le remplacement des compteurs actuels est inscrit dans la loi de transition énergétique du 18 août 2015, transposition en droit français d'une directive européenne (2009/72/CE). D'ici à 2021, plus de 80 % des abonnés pourraient être équipés du « Linky ».

À Morlaixdes usagers ont été informés que leur mise en place pourrait se faire à compter du deuxième semestre de cette année.

Le remplacement du parc sur l'ensemble du territoire représente une dépense de 5 milliards d'euros pour 35 millions de compteurs installés, avec une durée de vie très limitée (7 à 15 ans). En considération du coût énorme d'une telle entreprise, l'Allemagne a fait le choix de renoncer à l'adoption systématique de ce système (l'obligation n'est applicable qu'aux gros consommateurs d'électricité), suivant les conclusions d'une étude qui indique que l'adoption massive des nouveaux compteurs n'est pas dans l'intérêt du consommateur allemand.

En France un nombre croissant de communes, prenant appui sur leur statut d'autorité organisatrice de distribution d'électricité, contestent la nécessité du remplacement des compteurs existants. À ce jour plus de 300 collectivités, pour des motifs économiques, sociaux, environnementaux et éthiques, ont pris position par un vote de leur assemblée délibérante contre l'installation des compteurs « Linky ».

Nous proposons d'adopter nous aussi un vœu contre le déploiement àMorlaix des compteurs connectés « Linky » en lieu et place des équipements existants .

Considérant que les compteurs électriques relèvent du domaine public de la commune,

Considérant que les communes ont pour vocation de servir l'intérêt général, et que le programme de compteurs communicants, au contraire, s'insère dans une logique de dérégulation de la fourniture d'électricité et vise à favoriser les intérêts privés ;

Considérant que l'exploitation de ces compteurs conduira à la suppression de plusieurs milliers d'emplois (4000 à 6000 selon les études), principalement d'ingénieurs et de techniciens chez ENEDIS, mais également dans les PME sous-traitantes ;

Considérant qu'il est économiquement et écologiquement non justifié de se débarrasser des compteurs actuels alors qu'ils fonctionnent et ont une durée de vie importante, que le coût de cette opération, exorbitant au regard du service rendu, sera à terme répercuté sur la facture de l'usager ;

Considérant que le compteur « Linky » rend possible la coupure de courant à distance et la réduction de puissance, comme l'augmentation automatique des tarifs de l'abonnement si constat d'une consommation supérieure, sans contact humain avec l'usager ;

Considérant que Linky émet un rayonnement électromagnétique du courant porteur en ligne (CPL) et que le Centre international sur le cancer a classé les ondes des radiofréquences comme « cancérigènes possible », de sorte que le principe de précaution devrait s'appliquer ;

Considérant que ce système fait peser un risque sur la confidentialité des données et donc sur la protection de la vie privée ;

Considérant que le compteur communicant n'apporte pas d'avantage significatif du point de vue du service rendu à l'usager, qu'il ne lui permet pas d'évaluer sa consommation énergétique poste par poste, et donc de mettre en œuvre une véritable démarche d'économie d'énergie ;

Considérant que le modèle « Linky » est déjà dépassé, qu'il existe, par exemple, des dispositifs connectés permettant de piloter des appareils électriques ;

Considérant que la dépense générée par ce programme à l'échelle nationale, pourrait être consacrée plus utilement à d'autres investissements, notamment dans le développement des énergies renouvelables ;

Considérant l'article L.322-4 du code de l'énergie qui dispose que les ouvrages et réseaux publics de distribution appartiennent aux Autorités Organisatrices de Distribution (AOD) ;

Le Conseil Municipal, après en avoir délibéré, et avant de se prononcer sur le bien fondé de l'installation des compteurs « Linky » sur le territoire de la commune de MORLAIX et du déclassement des compteurs électriques existants, appelle à l’organisation d’un débat contradictoire afin que chaque citoyen puisse se faire un avis éclairé .

 

Agnès Le Brun sur les compteurs Linky: "on ne peut pas s'opposer à leur installation" (Le Télégramme, samedi 18 mars)

 

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans POLITIQUE NATIONALE
commenter cet article
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 20:26

Le collectif eau publique du pays de Morlaix organise un Film-débat « Water makes Money »        (Entrée libre)

 

 

Vendredi 24 mars 2017 18h30 à Lanmeur, salle Steredenn (4 rue du 19 mai 1962)

ou

Vendredi 31 mars 2017 18h30 à Plougonven, salle des fêtes (Place des droits de l’homme)  

 

L'eau et l'assainissement sont désormais des compétences de Morlaix Communauté.

Certains contrats arrivent à échéance en 2017 : Guimaec-Lanmeur et Pen Ar Stang (Plouigneau-Plourin-Plougonven).

La Communauté doit-elle se donner les moyens d'une gestion en régie publique, ou doit-elle déléguer au privé ?

Pour y réfléchir le film "Water makes money" décrit le fonctionnement de deux compagnies du marché de l'eau Véolia et Suez qui fournissent de l'eau à environ 8 français sur 10. On y découvre ainsi la manière dont ces compagnies gagnent les marchés, les dépenses effectuées avec l'argent des usagers qui pensaient ne payer que de l'eau, l'entretiens des canalisations...etc.

Le film sera suivi d'un débat.

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix
commenter cet article

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste et du Front de Gauche. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011