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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 09:38

Fabien Roussel invité de Dimanche en politique sur France 3 - dimanche 17 janvier 2021

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 09:30

 

Monsieur le président, madame la ministre, mes chers collègues, le groupe CRCE a demandé ce débat sur l’avenir d’EDF et le projet Hercule pour trois raisons.

La première est liée à l’opacité des négociations avec la Commission européenne : ni les parlementaires que nous sommes, ni les usagers, ni les salariés ne sont aujourd’hui informés. Le pire, c’est que vous envisagez, madame la ministre, de passer par un cavalier législatif dans le texte issu des travaux de la Convention citoyenne sur le climat, en nous demandant de vous autoriser à légiférer par ordonnances. Pour nous, c’est non, et il me semble que l’ensemble des groupes qui composent cet hémicycle partageront cet avis.

La deuxième raison, c’est que, à chaque démantèlement d’une entreprise publique – ce fut le cas pour France Télécom, GDF ou encore la SNCF –, les prix explosent pour les usagers, qui deviennent des clients, et les conditions de travail des salariés se dégradent.

Le pire, c’est lorsque vous livrez un monopole naturel au privé : cela conduit souvent à des scandales financiers, économiques et sociaux, comme ce fut le cas avec la privatisation des autoroutes ou de l’aéroport de Toulouse-Blagnac. Alors, plutôt que d’attendre dix ans pour lancer une commission d’enquête qui démontrera ce que nous savons déjà, chaque groupe doit se prononcer aujourd’hui : voulons-nous livrer un monopole de fait et démanteler une nouvelle fois une entreprise publique, alors que tout nous invite à faire exactement l’inverse ?

Troisième raison, enfin : vous vous abritez derrière l’argument selon lequel ce projet Hercule ne répondrait qu’à un débat très technique, sur une simple réorganisation de l’entreprise, sans conséquence pour les usagers ni les salariés. Nous pensons, au contraire, que ce débat est politique à l’extrême et qu’il n’y a pas de fatalité.

Nous entendons d’ailleurs en profiter pour donner à tous les clés pour bien comprendre la situation : l’énergie, et donc EDF, est un bien commun indispensable à tous, comme le rappellent notre Constitution et le préambule de 1946. Elle est nécessaire pour se chauffer, se laver, manger, mais aussi se déplacer, produire et consommer. Avec l’arrivée de la 5 G et des objets connectés, avec les data centers et les voitures électriques, les besoins en électricité et en énergie seront toujours importants.

Nous devons donc mener une véritable réflexion sur le système de production, de transport et de distribution de l’électricité, mais également sur la maîtrise de la demande énergétique, loin des slogans moralisateurs d’EDF, avec sa campagne #MetsTonPull. Les enjeux de souveraineté industrielle, sanitaire et énergétique devraient être au cœur des politiques publiques qui façonneront notre économie pour les années à venir.

Au contraire, le choix a été fait de livrer l’électricité au marché. C’est précisément l’erreur que commettent les libéraux, avec des conséquences dramatiques, car théoriser que l’énergie est une marchandise comme une autre révèle soit une méconnaissance totale du sujet soit la mise en œuvre d’une véritable escroquerie en bande organisée.

L’énergie est le seul bien dont la production doit être absolument égale à la consommation pour notre marché national, même si nous pouvons être exportateurs ou importateurs, car, aujourd’hui, les réseaux sont connectés. Si vous produisez plus, c’est la surtension et le blackout ; si vous produisez moins, c’est la sous-tension et donc le blackout.

En conséquence, le mythe de la compétition entre acteurs alternatifs et entreprise historique dans le but de faire baisser les prix, ne peut être qu’un leurre, car une entente entre l’ensemble des acteurs est absolument nécessaire pour livrer aux usagers leurs besoins exacts.

Les libéraux ont donc créé de toutes pièces un marché de l’énergie qui vise non pas à répondre à la demande ou à baisser les prix, mais bien à faire varier ceux-ci artificiellement pour garantir des dividendes aux acteurs alternatifs.

C’est précisément pour cela que, depuis un siècle, des réflexions ont été engagées pour sortir l’énergie des lois du marché. Il aura fallu deux tentatives avortées, la première, celle de Jean Jaurès, en 1894, et la seconde durant le Front populaire, à la fin des années 1930, pour que la France nationalise enfin le secteur de l’énergie, de l’électricité et du gaz, mais aussi les mines, entre 1944 et 1947. Un statut protecteur a également été créé pour les agents par le ministre communiste Marcel Paul.

EDF était la garantie d’égalité de nos territoires ; où que vous habitiez, vous aviez accès à l’électricité à un prix accessible au plus grand nombre grâce aux tarifs réglementés. Pourtant, à partir du début des années 1990, la libéralisation est lancée, avec la création de Réseau de transport d’électricité (RTE) pour le transport et d’Enedis pour la distribution.

Hercule marque une nouvelle étape du démantèlement et de la déréglementation du secteur, puisque vous vous apprêtez à désintégrer l’entreprise publique et à la livrer aux marchés financiers. Il s’agit donc d’une nouvelle spoliation d’un bien commun, avec pour seul résultat des libéralisations, 12 millions de personnes en situation de précarité énergétique, des augmentations successives des tarifs réglementés de près de 70 % et des attaques incessantes contre ces tarifs.

Ce projet Hercule est l’enfant de Jupiter, négocié avec la Commission européenne ; un marché de dupes, car augmenter le prix de l’accès régulé à l’électricité nucléaire historique (Arenh) pour mieux rémunérer EDF, fragilisée par les investissements à venir, en contrepartie d’un démantèlement de l’entreprise publique et de l’octroi au privé des concessions des barrages hydroélectriques est une hérésie.

Arrêtons-nous un instant sur ce système aberrant qu’est l’Arenh et prenons un exemple pour mieux comprendre la situation. Imaginez que l’on demande à Renault de vendre un quart de sa production de Clio à Peugeot à prix coûtant, afin que Peugeot puisse concurrencer Renault sur le marché automobile. Cela paraît complètement fou ? Eh bien, remplacez Renault par EDF et Peugeot par les acteurs alternatifs et vous avez le système de l’Arenh !

À cela s’ajoute la demande de ces acteurs de sortir de l’Arenh pendant la crise pour se servir sur le marché de gros de l’électricité, dont le prix du mégawattheure était tombé à 21 euros, contre 42 euros pour l’Arenh. Pour eux, c’est donc fromage et dessert ; ils auraient tort de s’en priver, car ce sont EDF et les usagers qui payent la note. N’oublions pas que l’Arenh a été inventé pour permettre, prétendument, aux acteurs alternatifs d’investir pour produire à leur tour. Résultat : le néant.

Que savons-nous d’Hercule et de la future architecture d’EDF ? Trois entités seront mises en place : EDF Bleu, d’abord, incluant le nucléaire et le thermique à flammes, qui sera nationalisé à 100 % ; EDF Vert, ensuite, qui comprendrait Enedis, les énergies renouvelables (ENR), Dalkia, EDF Outre-Mer et Corse, une partie des activités internationales et la direction commerciale et sera livré au privé à hauteur de 35 % ; EDF Azur, enfin, avec les barrages hydroélectriques, qui resteraient publics, mais dont les concessions pourraient être confiées au privé.

Nous y voyons trois risques. On a pu penser que ce projet reviendrait à nationaliser les dettes et à privatiser les profits. Ce n’est pas tout à fait exact. La force d’une entreprise intégrée est que les profits dégagés dans une branche peuvent être réinvestis dans une autre. Par exemple, on pourrait aujourd’hui investir dans la sécurisation du nucléaire, les EPR et le démantèlement des réacteurs qui le nécessitent. Or, isoler de cette filière, notamment, les ENR et Enedis, qui réalisent des profits à hauteur de 600 millions d’euros chaque année, revient à amputer gravement l’entreprise de sa capacité à investir et à innover demain.

Le pire, c’est que nous connaissons la suite. Dans quelques années, vous viendrez nous dire : « Regardez, l’entité publique croule sous les dettes, il faut l’ouvrir au privé pour lui donner de la capacité à investir, bla-bla-bla… » Nous ne connaissons déjà que trop bien cette litanie libérale. Nous souhaitons donc savoir s’il est vrai que le projet Hercule prévoit la création de ces trois filières étanches entre elles avec une holding de tête.

Le deuxième risque qui nous guette concerne l’hydroélectrique. Même si les cent cinquante barrages restent propriété de l’État, combien de concessions seront confiées au privé ? Alors que la part du nucléaire est appelée à décroître dans notre mix énergétique, nous allons remettre au privé une part considérable de notre énergie pilotable nécessaire à l’équilibre électrique.

Nous courrons alors le risque qu’il se passe la même chose qu’en Californie dans les années 2000, lorsque le privé avait organisé un blackout pour que les prix payés par l’État de Californie soient suffisamment rémunérateurs pour les actionnaires, au mépris total de la population. Vous êtes donc en train de placer notre sécurité et notre souveraineté électrique aux mains des marchés financiers.

Enfin, troisième et dernier risque : aujourd’hui, en cas de coup dur, comme les grandes tempêtes de 1999, le service public et ses salariés répondent présents, y compris ceux des départements voisins. Qu’en sera-t-il demain, lorsque tout sera démantelé et que Direct Énergie aura le monopole sur une région, Total sur une autre et EDF sur une troisième ? Nous vous laissons imaginer les résultats de cette concurrence.

Pour conclure, je voudrais simplement rappeler que, en novembre 2016, le candidat Emmanuel Macron publiait un livre titré Révolution. Madame la ministre, mes chers collègues, ce qui serait révolutionnaire, aujourd’hui, ce serait de cesser de suivre les vieilles recettes de Mme Thatcher et d’arrêter de tout livrer au marché. Dans tous les domaines, c’est un désastre ; il est temps d’admettre les erreurs commises et d’y remédier, plutôt que de s’obstiner pour les justifier.

Ce qui serait révolutionnaire, ce serait de renationaliser EDF et GDF et d’en faire deux entreprises publiques disposant d’un monopole public ; ce qui serait révolutionnaire, ce serait de constituer un véritable service public de l’énergie du XXIe siècle, démocratisé, cogéré entre les élus, les salariés et les usagers. Si vous le souhaitez, nous avons déjà déposé une proposition de résolution en ce sens au Sénat, il n’y a plus qu’à l’inscrire à l’ordre du jour et à l’adopter !

 

_________________________________________________________

 

Projet Hercule

Stop à la casse de notre entreprise publique EDF !

deux prises de paroles de Fabien GAY

 

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18 janvier 2021 1 18 /01 /janvier /2021 09:27

 

J’ai participé aux travaux de la commission d’enquête sur les problèmes sanitaires et écologiques liés aux pollutions des sols.

Le sujet est important dans mon département, qui a souffert, comme d’autres, de la désindustrialisation à un moment où les entreprises n’étaient astreintes à quasiment aucune obligation forte en matière de dépollution des sols.

Je souscris donc pleinement à l’exigence d’une loi fondatrice sur ce sujet consacrant le rôle premier de l’État, à l’instar de la loi sur l’eau ou sur la pollution de l’air.

À la croisée des chemins, ces enjeux mêlent des questions sanitaires et écologiques qui ne peuvent se résumer à l’application du principe pollueur-payeur ou à la création d’un fonds, qui reste largement sous-doté, à hauteur de 40 millions d’euros, dont seulement 4 millions d’euros en crédits de paiement. Je rappelle que le Sénat avait adopté en loi de finances un amendement tendant à prévoir un fonds spécifique doté de 25 millions d’euros. Sans succès…

L’utilisation des sols doit répondre à l’intérêt général et être conforme aux principes d’aménagement définis par la puissance publique. Ce n’est pas le cas aujourd’hui, madame la ministre.

J’évoquerai trois exemples.

Le collège Saint-Exupéry à Vincennes est fermé depuis 2017 en raison d’une pollution au trichloréthylène antérieure aux années soixante. Le coût de sa dépollution dépasserait les 17 millions d’euros. Préalablement à la construction du collège Josette-et-Maurice-Audin à Vitry-sur-Seine, 8 millions d’euros ont été engagés pour la dépollution du site. Enfin, le collège Assia-Djebar à Ivry-sur-Seine n’a pu rouvrir à la suite de la découverte de traces de mercure supérieures aux normes.

La question de la dépollution de ces sites conditionne ainsi très clairement la réalisation par les collectivités des missions d’intérêt général qui leur sont confiées, en l’occurrence l’accueil et l’enseignement pour les collégiens.

Ma question est simple : que compte faire le Gouvernement pour régler ces situations impossibles non seulement pour les collectivités concernées, mais aussi pour les collégiens et leurs parents ?

Mme la présidente. La parole est à Mme la ministre.

Mme Barbara Pompili, ministre de la transition écologique. Monsieur le sénateur, une loi sur la pollution des sols serait un beau projet mais le projet de loi Climat et résilience prévoit un renforcement des sanctions en cas de pollution des sols due à une mauvaise gestion des déchets ou à l’exploitation d’une activité industrielle sans se conformer à la réglementation. Dans les cas de pollution grave et intentionnelle, ces peines pourront atteindre dix ans de prison et 4,5 millions d’euros d’amende, contre trois ans de prison et 150 000 euros d’amende aujourd’hui.

Quant aux cas que vous avez évoqués, ils n’ont pas forcément vocation à être traités de la même manière.

Ainsi, l’origine de la pollution du collège de Vincennes, dont les sols et les eaux souterraines sont pollués par des solvants chlorés ayant entraîné des dépassements importants des valeurs de référence dans l’air intérieur de plusieurs salles, est une activité industrielle ayant cessé depuis près d’un demi-siècle, soit à une époque où la réglementation relative aux établissements dangereux ne prévoyait pas d’obligation de remise en état des sites, celle-ci ayant été introduite en 1976.

Dans ce cas, la responsabilité de l’ancien exploitant ou de l’autorité de police ne peut pas être recherchée. En effet, les règles ont été respectées puisqu’il n’y en avait pas. La charge des travaux de réhabilitation revient donc aux gestionnaires et aux propriétaires actuels du site, à savoir le conseil départemental du Val-de-Marne et la commune de Vincennes.

Les services de l’État ont cependant apporté un appui au conseil départemental, notamment par l’examen du plan de gestion, qui doit encore être complété afin de définir plus précisément le scénario de gestion de la pollution.

À Ivry-sur-Seine, la situation est différente. La remise en état des terrains avait été réalisée par l’inspection des installations classées en 1994, dans le respect des dispositions alors applicables. Des teneurs résiduelles en mercure ayant été relevées, le préfet a émis des réserves sur le permis de construire, qui n’ont pas été respectées par l’aménageur. Dans ce cas, la responsabilité de l’aménageur est engagée.

Nous avons reçu un passif en héritage, mais chaque situation est différente. Nous allons essayer de les régler au cas par cas.

Mme la présidente. La parole est à M. Pascal Savoldelli, pour la réplique.

M. Pascal Savoldelli. Madame la ministre, si vous aviez accepté les 25 millions d’euros que le Sénat avait votés, votre enthousiasme sur une loi sur la dépollution des sols serait aujourd’hui plus crédible. À un moment donné, il faut bien donner des signes tangibles et concrets de la volonté politique.

Ensuite, je ne peux accepter ce que je viens d’entendre sur le collège de Vincennes. Tous mes collègues ne sont pas élus du Val-de-Marne, mais ils ont bien compris, à vous entendre, que les frais de dépollution du collège, qui s’élèvent à 17 millions d’euros, allaient quasiment être à la charge d’une ville et d’un département ! Or ils connaissent tous le prix d’un collège.

Franchement, madame la ministre, vous devez, en responsabilité, respecter une forme de devoir de mémoire. L’entreprise qui a occupé ce site a connu de la croissance, elle a payé de la taxe professionnelle. Il y a donc eu un retour pour la société, il faut que celle-ci l’assume, dans le Val-de-Marne ou dans tout autre département. Madame la ministre, j’y insiste, je fais appel à votre responsabilité dans cette affaire.

 

 

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 08:25

La France, pays parmi les plus riches de toute la planète, compte 10 millions de pauvres selon l'Insee, dont un tiers d'enfants.

Face à cette situation qui s'aggrave avec la crise du Covid-19, l'Assemblée Nationale a débattu, mardi soir, des politiques de lutte contre la pauvreté. "Nous partageons la volonté de lutte, voire d'éradiquer un jour la pauvreté", a d'emblée indiqué Olivier Véran. Mais le ministre des Solidarités et de la Santé a aussi eu cette curieuse formule: il a comparé la misère à une "pandémie pour laquelle nous n'aurions pas identifié de vaccin".

Ah bon? A l'entendre, la solution de l'égale répartition des richesses n'existe pas. Le gouvernement défend même l'inverse, lui qui ne cesse d'appliquer la théorie du ruissellement.

Selon la Macronie, il faudrait aider les riches pour que cela retombe enfin sur les pauvres. Aucune étude ne démontre pourtant que ça fonctionne, et la suppression de l'impôt de solidarité sur la fortune (ISF) a même prouvé l'inverse, selon un rapport sénatorial.

La France compte aujourd'hui 95 milliardaires, soit trois fois plus qu'il y a 10 ans. Cela a t-il bénéficié à quelqu'un d'autre qu'eux?

Le taux de pauvreté chez les 18-29 ans, lui, a progressé de 50% entre 2002 et 2018. Si tout n'est pas imputable à Emmanuel Macron, le président appelle pourtant les jeunes à vouloir devenir milliardaires et donc à capter, individuellement, un maximum de richesses.

ll refuse que le revenu minimum soit au-dessus du seuil de pauvreté et vante un capitalisme qui porte en lui la misère. Mise en concurrence des travailleurs? Organisation du chômage de masse? Marchandisation des services et biens communs? Chantage de la dette? Casse du code du travail? La réalité, c'est que bien des gouvernements inoculent le virus de la pauvreté à nos sociétés, tout en passant le minimum de pommade nécessaire... 

Aurélien Soucheyre, L'Humanité, vendredi 15 janvier 2021

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 08:10
Le 19 janvier à Morlaix, unis pour la régularisation des sans-papiers, une politique de protection des droits et d'accueil des migrants.  Nous voulons une France hospitalière et fraternelle dans une Europe solidaire

COMMUNIQUE DE PRESSE 15 janvier 2021

 

Le 19 janvier à Morlaix, unis pour la régularisation des sans-papiers, une politique de protection des droits et d'accueil des migrants.  Nous voulons une France hospitalière et fraternelle dans une Europe solidaire

La section du Pays de Morlaix du PCF, la fédération du Finistère du Parti communiste, et le MJCF 29 appellent les citoyens finistériens et du pays de Morlaix à participer très nombreux à la manifestation départementale initiée par la CGT à Morlaix et réunissant aujourd'hui une grande variété de collectifs et d'organisations associatives, syndicales, politiques, le mardi 19 janvier de 11h à 13h pour la régularisation des sans-papiers et un droit au travail pour les migrants et réfugiés qui leur permettra d'échapper à l'insécurité sociale durable et de ne pas tomber à la merci d'employeurs peu scrupuleux.

Le PCF milite pour une loi de régularisation globale des sans-papiers. Cela s’est déjà fait en 1981, où 131 000 étrangers sans papiers ont été régularisés ; ou en 1997, avec 80000 régularisations. On estime aujourd’hui le nombre de sans-papiers à 300000 ou 400000. Il s’agit pour l’essentiel de déboutés du droit d’asile. Ces personnes travaillent dans des secteurs très différents, comme le BTP, l’aide à la personne, la santé, la restauration, l’hôtellerie, le nettoyage. Leur situation les rend très vulnérables.C’est le produit d’une politique qui précarise volontairement les travailleurs, en les mettant dans l’impossibilité de faire respecter leurs droits. Des centaines de milliers de travailleurs privés de droit au travail et livrés au travail illégal et exploité, cela rejaillit sur l’ensemble des salariés, dont la condition est tirée vers le bas par ce dumping social. C’est la surexploitation du monde du travail qui est organisée.

Nous voulons que la France cesse de collaborer et d'initier une politique européenne inhumaine et antidémocratique qui prive de droits les migrants, les met à la merci des trafics humains, des violences policières, amène des milliers d'entre eux à mourir sur les chemins de l'exil, ou à vivre sans abri ni domicile fixe, ni accès aux droits pendant des années.

Le nombre de migrants accueillis par la France ces 3 dernières années dans le cadre du droit d'asile ne représente que 0,1% de la population française. On est loin de l'immigration-invasion. Il faut réouvrir des voies d'immigration légale qui permettent aux réfugiés de se mettre à l'abri sans risquer leur vie et leur dignité, il faut abolir l'inique règlement de Dublin qui fait porter l'essentiel de l'effort d'intégration des migrants sur les premiers pays européens d'accueil, ceux du Sud, et impose des OQTF automatiques à la plupart des demandeurs d'asile qui arrivent en France.

Il faut réellement respecter les droits de l'homme et les droits de l'enfant pour les migrants : droit au logement garanti, aux soins, à la protection juridique.

Vis-à-vis des jeunes, le PCF demande l’interdiction des tests osseux pour l’évaluation de la minorité qui n’a aucun fondement scientifique. En cas d’impossibilité de preuve d’état civil, la présomption de minorité doit prévaloir sans réévaluation. Tout mineur doit être accueilli sans condition dans un lieu d’hébergement dès son arrivée, accompagné par un travailleur social de l’ASE pour élaborer avec lui un parcours scolaire, d’insertion socioprofessionnelle, y compris pendant le recours qui suit l’évaluation. Tout mineur entré dans ce cursus de mise à l’abri obligatoire et entrant dans un parcours d’accueil doit obligatoirement disposer d’un titre de séjour à sa majorité pour lui permettre le choix de sa vie future. 

 

Parti Communiste Français

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr                                  

Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/                          

 

 
Le 19 janvier à Morlaix, unis pour la régularisation des sans-papiers, une politique de protection des droits et d'accueil des migrants.  Nous voulons une France hospitalière et fraternelle dans une Europe solidaire

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 08:09
Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Jeunes communistes de Brest

Photo Jeunes communistes de Brest

Photo de Taran Marec

Photo de Taran Marec

Photo Enzo de Gregorio

Photo Enzo de Gregorio

Photo Enzo de Gregorio

Photo Enzo de Gregorio

Photo Enzo de Gregorio

Photo Enzo de Gregorio

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Photo Enzo de Gregorio - Brest, 16 janvier 2021- Marche des Libertés

Fichage, surveillance généralisée de la population, violences policières... Malgré la pluie, les jeunes communistes du Pays de Brest étaient une nouvelle fois mobilisé·es pour défendre nos libertés et exiger l'abandon de l'ensemble de ces textes liberticides ! ✊
#StopLoiSecuriteGlobale #ActeVI

Page des Jeunes communistes de Brest

Loi sécurité : « »Nous voulons des gardiens de la paix, pas des forces de l’ordre, c’est toute la différence »

La fédération du Finistère du PCF appelle à participer ce samedi 16 janvier à 15 h à la marche des libertés pour le retrait de la loi dite de « sécurité globale » à Brest Place de la Liberté

Devant le juge la parole de l’autorité publique a toujours plus de valeur que celle des citoyens. Cela a pu engendrer des formes d’impunité et des abus. Cette situation ne date pas des gilets jaunes même si elle a pu se dégrader depuis. Or la loi dite de « sécurité globale » limite considérablement le contrôle des forces de l’ordre par les médias et les citoyens. Sous couvert de leur protection il deviendrait impossible de les filmer. Les abus ne seront que facilités. Ces forces de l’ordre qui pourraient porter leurs armes y compris après leur service.

En serons-nous rassurés ? Le transfert des pouvoir régaliens à une police municipale voire privée, l’utilisation des drones de surveillance ubiquitaires, surfant sur l’émotion événements effroyables mais néanmoins tout à fait ponctuels, nous emmènent vers de graves dérives autoritaires.

Le problème est en fait mal posé. La police, absolument nécessaire, a elle aussi, besoin de moyens. Mais ni des moyens de guerre ni de mutilation.

Nous avons besoin d’une police de proximité présente et visible, avec des moyens humains renforcés, formés au service des citoyens pour la sécurité de toutes et tous dans le respect de notre belle devise : liberté, égalité, fraternité !

Loi sécurité : « »Nous voulons des gardiens de la paix, pas des forces de l’ordre, c’est toute la différence »

La fédération du Finistère du PCF appellait à participer ce samedi 16 janvier à 15 h à la marche des libertés pour le retrait de la loi dite de « sécurité globale » à Brest Place de la Liberté

Devant le juge la parole de l’autorité publique a toujours plus de valeur que celle des citoyens. Cela a pu engendrer des formes d’impunité et des abus. Cette situation ne date pas des gilets jaunes même si elle a pu se dégrader depuis. Or la loi dite de « sécurité globale » limite considérablement le contrôle des forces de l’ordre par les médias et les citoyens. Sous couvert de leur protection il deviendrait impossible de les filmer. Les abus ne seront que facilités. Ces forces de l’ordre qui pourraient porter leurs armes y compris après leur service.

En serons-nous rassurés ? Le transfert des pouvoir régaliens à une police municipale voire privée, l’utilisation des drones de surveillance ubiquitaires, surfant sur l’émotion événements effroyables mais néanmoins tout à fait ponctuels, nous emmènent vers de graves dérives autoritaires.

Le problème est en fait mal posé. La police, absolument nécessaire, a elle aussi, besoin de moyens. Mais ni des moyens de guerre ni de mutilation.

Nous avons besoin d’une police de proximité présente et visible, avec des moyens humains renforcés, formés au service des citoyens pour la sécurité de toutes et tous dans le respect de notre belle devise : liberté, égalité, fraternité !

Marche des libertés. Des dizaines de rassemblements partout en France pour « maintenir la pression »

Samedi 16 Janvier 2021 - L'Humanité

La mobilisation contre la proposition de loi sécurité globale continue : la trêve des confiseurs n’a pas eu raison de la détermination des manifestants qui étaient plusieurs milliers à Paris. Tous s’inquiètent de la dérive autoritaire d’un pouvoir qui multiplie les lois liberticides.

 

Fait devenu trop rare depuis quelques mois, voire années : samedi, une manifestation parisienne a pu atteindre, sans heurts, son point d’arrivée. En l’occurrence, la place de la Bastille pour une nouvelle «marche des libertés» partie de la place Félix Eboué (12e arrondissement). Sous une météo capricieuse, les bonnets, capuches et autres chapkas s’ajoutent aux masques sur les têtes de manifestants, dont certains retombent en enfance. Ici et là, des batailles de boules de neige s’improvisent, témoignant d’une ambiance festive, voire fêtarde puisque des enceintes crachent de la musique techno face à des teufeurs ravis de pouvoir danser sans être réprimés. Au total, ils sont plusieurs milliers à avoir répondu présents à l’appel de la coordination #StopLoiSécuritéGlobale, qui regroupe notamment syndicats de journalistes et associations de défense des libertés. Un rendez-vous suivi dans toute la France où des dizaines de rassemblements ont eu lieu, de Lille à Marseille en passant par Toulouse ou Nancy. Avec le même mot d’ordre partout : «maintenir la pression» sur un exécutif très offensif sur les libertés individuelles et collectives.

Proposition de loi sécurité globale, décrets autorisant le fichage pour des opinions politiques, projet de loi «séparatismes», contournement systématique du Parlement, prorogation de l’état d’urgence sanitaire : les coups de boutoir se multiplient, forçant les citoyens à réagir. Un contexte qui inquiète Emmanuel Poupard, premier secrétaire général du SNJ, bien emmitouflé dans sa parka et son écharpe: «Le gouvernement veut mettre la population et les journalistes au pas, et donc cadenasser la société pour limiter l’expression publique. Si on empêche les gens de contester, on n’est plus dans une démocratie. Il y a une atteinte générale aux libertés publiques en organisant une surveillance généralisée de la population. » Le journaliste David Dufresne sait que le combat sera long. « La proposition de loi sécurité globale ne sera discutée qu’en mars au Sénat mais continuer à manifester est une façon de garder les esprits aiguisés et de rester à l’affût face à un gouvernement très actif », explique le réalisateur du documentaire Un pays qui se tient sage.

«La France n’est pas capable d’appliquer sa propre devise»

Le principal point d’achoppement reste le fameux article 24 qui vise à empêcher les citoyens et les journalistes de filmer les policiers et les gendarmes pour contrôler leur action. Une disposition liberticide que les parlementaires macronistes ont promis de réécrire. Derrière une banderole demandant «Vérité et justice pour Gaye Camara», un homme noir de 26 ans tué lors d’une intervention policière il y a trois ans, Landry s’énerve que la Macronie veuille l’empêcher d’exercer son droit de vigie. «La répression policière s’abat dans nos quartiers depuis des années, explique-t-il. La vidéo est un moyen de faire pression, et parfois il ne suffit pas comme on l’a vu avec l’affaire Cédric Chouviat. Les policiers sont protégés et la France n’est pas capable d’appliquer sa propre devise : quand on commet un meurtre, nous, on va en prison. » Le jeune homme, visiblement ému, observe impuissant «une partie de la classe politique» discriminer les quartiers populaires «sans prendre la peine de connaître» ceux qui y habitent. «Mais quand on gagne une coupe du monde, là, ils sont contents», ironise-t-il.

Au moment où Landry termine sa phrase, la foule s’élance pour son parcours de 2,5 kilomètres sous la grisaille de janvier. Sur les côtés, en nombre, les CRS coulissent pour encadrer les manifestants, les empêchant parfois de quitter le rassemblement ou même de marcher sur les trottoirs plutôt qu’au milieu de la rue. Certains fonctionnaires ne portent pas non plus leur matricule d’identification, alors même que la loi les y oblige. Malgré l’impressionnant dispositif, le cortège reste bon enfant. « Bonne année ! Allez, soyez gentils cette fois », lance même une gilet jaune aux policiers qui ne décrochent pas un sourire. Quelques minutes plus tard, à l’angle de l’avenue Daumesnil et de la rue Montgallet, un cordon de CRS bloque la foule sans raison apparente. «La moitié de la manif et les camions sont bloqués illégalement par le préfet Lallement», tweete Arié Alimi, avocat et membre de la Ligue des droits de l’Homme. Sur Twitter toujours, le ministre de l’Intérieur félicite ses troupes qui ont «empêché la tenue d’une rave party à proximité de la manifestation». Il s’agissait seulement de quelques jeunes derrière un camion sono. Rien à voir, donc, avec la rave party du 31 décembre dernier à Lieuron (Ille-et-Vilaine).

«J’ai une trouille pas possible»

«C’est la technique classique du préfet Lallement soutenu par Macron : un dispositif policier absolument disproportionné. Tout pousse pour qu’il y ait des violences et des blessés. Nous prônons la désescalade plutôt que l’affrontement permanent », appelle la députée FI Mathilde Panot. Fort heureusement, aucun affrontement n’est à déplorer dans la capitale, bien que quelques échauffourées aient émaillé le rassemblement nantais et qu’à Lille, les policiers ont répliqué avec du gaz lacrymogène aux quelques boules de neige lancées par des participants.

Peu importe si la répression policière est devenue la norme, le gilet jaune Jean-Louis, ingénieur à la retraite, estime qu’il est de son « devoir de descendre dans la rue ». « Je suis plus qu’inquiet pour les libertés publiques : j’ai une trouille pas possible, confie-t-il. Quand on a perdu une liberté, on ne la retrouve plus jamais. » C’est pour éviter une nouvelle dérive autoritaire que ce moustachu, prêt à aller « jusqu’au bout », sera présent lors du prochain rassemblement prévu le 30 janvier. D’ici là, la coordination du mouvement sera reçue par les députés LaREM pour échanger sur la proposition de loi. Un rendez-vous qu’ils demandent depuis le 8 novembre.

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 08:09
Témoignage et point de vue par Enzo de Gregorio

Témoignage et point de vue par Enzo de Gregorio

Enzo de Gregorio, membre du MJCF et du PCF pays de Morlaix:
 
Je transmets pour le Chiffon rouge ma dernière publication qui parle de la situation des étudiants français en 2021 avec le #EtudiantsFantome.
 
 
Publication #EtudiantsFantomes :
 
Depuis quelques jours, sur Twitter, les étudiants de France parlent sous le #EtudiantsFantomes. J’ai pu lire bon nombre de témoignage de camarade étudiants qui se sentent délaissés par notre gouvernement avec une ministre de l’enseignement supérieur absente.
Certains de ces étudiants parlent pour la première fois de leur situation souvent préoccupante, seuls dans un appart de quelques mètres carrés, sans contact humain réel mis à part nos cours en visio conférence ou bien des appels téléphoniques avec nos amis et notre famille quand c’est possible. D’autres témoignages montrent la précarité de nombreux étudiants qui ont pour certains perdu leur emploi étudiant depuis un an ou depuis la fermeture des bars et restaurants, ils se retrouvent donc sans aucun revenu ou simplement les bourses et les APL pour les « chanceux ».
Ils se renferment dans une précarité accrue, certains obligés de faire le pire pour survivre. Car malgré les aides ponctuelles du gouvernement, être étudiant et vivre avec ses économies est aujourd’hui difficile.
Un autre aspect lui aussi inquiétant montre que les étudiants n’arrivent plus à suivre en cours et ce, peu importe le niveau d’étude. En effet, ne nous leurrons pas, la concentration en salle de classe et dans sa chambre n’est pas la même. De cette situation, il en découle un sentiment de culpabilité pour nombre d’étudiants, une perte de repère et une envie de tout lâcher.
Quelques chiffres pour se rendre compte de cette situation, d’après différentes sources, 20% des étudiants ont déjà scénarisé leur suicide, 500 000 sur les 2,7 millions d’étudiants sont en décrochages ou commence à décrocher, 47% des étudiants financent leurs études avec un travail étudiant.
Alors, quand au détour d’une interview quand la ministre Vidal se rappelle qu’elle est aussi ministre de 2,7 millions de personnes, nous explique que nous ne pouvons retourner en amphi à cause « des cafés que prennent les étudiants durant les pauses » ou bien encore « des bonbons qui traînent sur les tables et que les étudiants mangent », la colère de cette population s’accentue.
On observe également le manque de connaissance des universités sous Covid 19 de la ministre, car l’ensemble des machines à café sont fermées et que les cafétérias sont ouvertes en mode dynamique (sans table ni chaise).
Depuis 10 mois, la jeunesse dans sa majorité a mis sa vie entre parenthèse pour sauver nos anciens.
On nous a accusé de propager le virus, de tuer nos grands-parents, interdit de voir nos amis, de fêter le nouvel an, nos anniversaires. Nous n’avons pas eu de soirée étudiante, pas pu passer notre baccalauréat ni même de le fêter.
Alors, quand en 2021, nous voyons aujourd’hui que la stratégie vaccinale du gouvernement qui nous permettrait de vivre comme avant est totalement raté et qu’une nouvelle fois, nous sommes les victimes collatérales d’un gouvernement incompétent, le raz le bol devient puissant. Et il y a fort à parier que cette colère ne s’éteindra pas avec le retour d’une minorité d’entre nous dans nos facultés sans même une lueur d’espoirs pour la majorité d’entre eux.

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 08:00
Entrée en vigueur du Traité d'interdiction des armes nucléaires (TIAN): Rendons hors la loi l'arme nucléaire

En 2017, l’Assemblée générale de l’ONU votait, avec l’appui de 122 États, le traité d’interdiction des armes nucléaires (TIAN). Après le bannissement des armes biologiques et chimiques, l’entrée en vigueur du TIAN, le 22 janvier 2021, constitue un fantastique espoir pour prohiber les armes de destruction massive.

Cependant la mise en œuvre du TIAN fait l’objet d’une obstruction des pays possédant l’arme nucléaire (États-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne, Israël, Pakistan, Inde et Israël).

Alors que la préservation de la planète est au cœur de tous les débats, que l’insécurité humaine plonge des pans entiers de l’humanité dans la misère et que les violences guerrières s’accroissent, le rôle des opinions publiques sera déterminant pour mobiliser les ressources en faveur du développement humain et de la paix.

L’entrée en vigueur du TIAN doit désormais conduire la France à faire le choix de le signer et de le ratifier. Paris devrait être à l’initiative sur le plan international afin d’établir un processus de sortie. Un premier signe serait de geler la modernisation du parc des armes nucléaires.

Le Parti communiste français (PCF) appelle à se joindre à l’initiative nationale et aux initiatives régionales de plusieurs organisations pacifistes, sociales, syndicales et politiques afin de rendre hors la loi les armes nucléaires :

RASSEMBLEMENT, PRISES DE PAROLE, DÉLÉGATIONS DEVANT LES AMBASSADES DES PAYS DISPOSANT DE L’ARME NUCLÉAIRE

VENDREDI 22 JANVIER 11 h à Carhaix devant la mairie et vendredi 23 janvier l'après-midi à BREST

JEUDI 21 JANVIER à 15h

ESPLANADE DES INVALIDES (métro Invalides)

Les communistes, par leur forte mobilisation, auront à cœur de faire de ce rassemblement un succès.

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 07:57
Examens et cours. Étudiant·e·s oublié·e·s, mobilisé·e·s pour leur avenir ! (tribune UEC, JC, Jeunes Génération.s, Jeunes Insoumis, Jeunes écologistes, UNL)

Examens et cours. Étudiant·e·s oublié·e·s, mobilisé·e·s pour leur avenir !

Mardi 12 Janvier 2021

Malgré une rentrée annoncée le 20 janvier, l’ensemble des étudiant·e·s ne retrouvera pas les bancs des universités.

 

Depuis mars dernier, beaucoup ont vu leurs conditions de vie et d’étude dégradées avec des cours en distanciel qui ne permettent pas d’assurer une « continuité pédagogique ». Faute de matériel numérique et d’un accès à Internet satisfaisant, nombreux·ses sont dans l’incapacité de suivre les cours. On estime aujourd’hui à un·e sur six le nombre d’étudiant·e·s en décrochage. Privé·e·s d’un environnement permettant d’étudier dans de bonnes conditions, les jeunes sont laissé·e·s seul·e·s face à leur apprentissage.

Pour les premières années, qui ont connu dans le même temps les effets de Parcoursup sans accompagnement et une fin d’année scolaire catastrophique avec des cours en distanciel au lycée, cette rentrée universitaire s’avère catastrophique. Cette dégradation des formations et le manque de perspectives d’avenir ne sont pas sans conséquences sur la détresse psychologique exprimée par beaucoup. Annoncée par circulaire avant les vacances de Noël, la reprise des cours en présentiel début janvier s’est faite par groupe de 10 pour les étudiant·e·s en situation de grande vulnérabilité, les critères étant définis par les établissements. Les examens du premier semestre ne se sont pas tenus dans les mêmes conditions pour l’ensemble des étudiant·e·s. De nombreux établissements ne disposent pas de locaux adaptés à la situation.

Alors qu’il est urgent d’ouvrir rapidement les portes des établissements d’enseignement supérieur, la perspective d’une reprise totale courant février annoncée par le président de la République pour l’ensemble des étudiant·e·s s’éloigne de plus en plus. La situation actuelle est le reflet d’un sous-financement de l’enseignement supérieur, qui accentue les difficultés rencontrées par les étudiant·e·s, les réformes successives ayant dégradé le service public qu’est l’université.

Des solutions existent pour permettre un retour sur les bancs des universités, rattraper le retard accumulé cette année, tout en assurant la sécurité des étudiant·e·s et du personnel face à l’épidémie. Les masques et le gel hydroalcoolique doivent être gratuits pour les étudiant·e·s, des dépistages massifs doivent être mis en place à proximité des lieux d’études, les salles vides dans les villes doivent être réquisitionnées, des professeurs doivent être recrutés massivement et les contractuels titularisés. Des personnels de médecine préventive et universitaire doivent être recrutés massivement dans les établissements.

Il est urgent d’investir massivement dans l’enseignement supérieur et la recherche afin de permettre d’ouvrir des milliers de places et ainsi garantir le droit à la poursuite d’études : la formation et l’embauche de personnels éducatifs et administratifs sont une nécessité ainsi que la réquisition, l’aménagement et la construction de nouveaux locaux. Un plan de rattrapage du retard accumulé depuis un an doit être mis en place, le droit au retour à la formation des étudiant·e·s ayant arrêté leurs études depuis le début de la crise doit être assuré.

Pour la qualité de nos formations et la reprise des cours en présentiel, nous appelons les étudiants et les étudiantes à mener partout en France des actions le 20 janvier prochain pour le droit à l’éducation et leur avenir et à se mobiliser le 26 janvier aux côtés de l’ensemble de la communauté éducative.

Signataires : Jeanne Péchon, secrétaire nationale de l’Union des étudiant·e·s communistes, Mélanie Luce, présidente de l’Union nationale des étudiant·e·s de France, Noémie Moret, Solidaires étudiant·e·s, Léon Deffontaines, secrétaire général du Mouvement jeunes communistes de France, Alice Bosler et Grégoire Verrière, coordinateurs nationaux des Jeunes Génération.s, Aurélien Le Coq et Emma Salley, coanimateur-rice des Jeunes insoumis-es, Aneth Hembert et Marc Méric de Bellefon, cosecrétaires fédéraux des Jeunes écologistes, Mathieu Devlaminck, président de l’Union nationale lycéenne.

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17 janvier 2021 7 17 /01 /janvier /2021 07:45
Vaccination Covid-19: Laurence Cohen, sénatrice communiste :  Quand Sanofi sera-t-il contraint par les pouvoirs publics ? (L'Humanité, 15 janvier 2021)

Laurence Cohen : « Quand Sanofi sera-t-il contraint par les pouvoirs publics ? »

Vendredi 15 Janvier 2021 - L'Humanité

Pour la sénatrice PCF Laurence Cohen, l’exécutif récolte les fruits d’une politique basée sur la compétition, au détriment de la coopération. Elle nous parle des marges de manœuvre dont se prive pour l'heure le gouvernement. Entretien.

Laurence Cohen Sénatrice PCF du Val- de-Marne

Quel est votre regard sur la stratégie vaccinale du gouvernement ?

Laurence Cohen J’ai interpellé Jean Castex au Sénat et mes critiques portaient sur le fait qu’après le fiasco au niveau des masques, puis des tests, tout le monde constate que la France est en queue de peloton en termes de vaccination. Une fois de plus, le gouvernement n’utilise pas les bonnes méthodes. Il préfère confier la stratégie vaccinale à un cabinet privé (McKinsey) qui fait 10 milliards d’euros de chiffre d’affaires et facture ses honoraires à 130 000 euros par semaine. J’ai également interrogé Olivier Véran sur la manière dont cela allait être financé et il m’a répondu que la somme sera prélevée sur le budget de son ministère. Il n’y a aucune transparence, on ne connaît pas les recommandations de ce cabinet. Il est évident aujourd’hui que ce sont les doses de vaccin qui manquent, même si ses conditions de conservation sont à prendre en considération.

Quelles sont selon vous les marges de manœuvre du gouvernement face aux multinationales qui commercialisent ces vaccins ?

Laurence Cohen La mise sur le marché de plusieurs vaccins est une excellente nouvelle, mais la course effrénée des laboratoires a d’abord été guidée par le profit. Quand Sanofi sera-t-il contraint par le gouvernement à participer à l’effort collectif de production des vaccins ? Quand sera mis un terme à cette politique de suppression d’emplois dans la recherche publique et le développement ? Il est également urgent de permettre la distribution de doses à prix coûtant. Et nous devons lutter contre la logique de profit qui s’est mise en place avec la pandémie, comme nous essayons de le faire avec nos partenaires au sein de l’Union européenne. Nous proposons également la création d’un pôle public européen du médicament et de la recherche : la crise sanitaire a démontré à quel point nous avons perdu toute souveraineté, nationale ou européenne, face aux défis posés par le Covid-19.

Comment pourrait-on favoriser la mutualisation et la coopération ?

Laurence Cohen Si nous voulons protéger les populations, il faut que le vaccin soit dans le domaine public et que les pays riches ou pauvres soient traités de la même façon. C’est ce qui fera toute la différence, car la protection des uns garantit celle des autres. Nous revivons aujourd’hui avec les vaccins ce qui se passait au début de la pandémie avec les équipements de protection comme les masques, les gants et les blouses. Le gouvernement a clairement ancré son action dans une politique de compétition au lieu de la coopération et de la solidarité.

 

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