Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:54

Parti Communiste Français

Membre du Front de Gauche

Section de Morlaix

2 Petite Rue Callac 29600 MORLAIX – tel : 02 98 88 30 35

Mel : pcf-morlaix@wanadoo.fr                                                Blog : http://le-chiffon-rouge-pcf-morlaix.over-blog.com/                          

 

 

Je te rappelle, que le mercredi 18 janvier (18 h – local PCF Morlaix) se tiendra une Assemblée générale de Section du PCF pays de Morlaix. 

Ordre du jour: notre activité, les législatives, point financier. 

Le jeudi 26 janvier à 18h aura lieu l'assemblée pour organiser et  lancer la fête du Viaduc, le 1er mai 2017. 

 

 

AG du PCF Morlaix ce mercredi 18 janvier à 18h
Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans LA VIE LOCALE
commenter cet article
18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:44
Des délégations du Parti Communiste et d'Ensemble! se sont rencontrées au plan départemental le samedi 7 janvier à Brest pour faire le point de la situation politique. L'année qui vient sera marquée par une séquence électorale majeure qui survient au terme d'un quinquennat Hollande/Valls désastreux pour la situation des couches populaires avec son autoritarisme et sa politique de soumission aux intérêts du patronat et de la finance.
Nos deux organisations rappellent qu'elles ont majoritairement décidé au plan national de s’engager dans le soutien à la candidature de Jean Luc Mélenchon à l'élection présidentielle. Cette candidature est aujourd'hui la plus à même d'engager une dynamique de rupture avec les politiques antisociales défendues par la gauche libérale de Macron et Valls comme avec le projet de contre-révolution conservatrice d'un Fillon mais aussi de contrecarrer les dangereuses ambitions d'une extrême droite en embuscade 
Elles considèrent que cette dynamique doit se poursuivre dans notre département pour les élections législatives et s'élargir à toutes celles et ceux qui veulent voir triompher une véritable politique de gauche et envoyer à l'Assemblée Nationale une majorité de député-e-s porteurs de cette politique. Elles sont convaincues que la désunion de la gauche de transformation serait incompréhensible pour l'électorat populaire et conduirait à un échec démobilisateur pour les luttes à venir.
C'est pourquoi dans le Finistère, les deux organisations, qui se reconnaissent dans l'expérience d'ouverture et de construction commune du Front de Gauche, expriment leur volonté de s’engager auprès des citoyens et citoyennes engagées, syndicalistes, militant-e-s associatifs  et de participer avec eux à la construction de candidatures communes de la gauche anti-libérale et progressiste, porteuses d'une véritable alternative sociale, écologique, et démocratique aux élections législatives. 
Déclaration commune d'Ensemble Finistère et du PCF Finistère pour le rassemblement de la gauche de transformation (15 janvier 2017)
Déclaration commune d'Ensemble Finistère et du PCF Finistère pour le rassemblement de la gauche de transformation (15 janvier 2017)
Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE REGIONALE
commenter cet article
18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:43
Sondage. Primaires du PS. Valls malmené, Hamon et Montebourg au coude à coude (Ouest-France, 18 janvier 2017)

Sondage. Hamon et Montebourg ont la cote, Valls recule
http://www.ouest-france.fr/elections/presidentielle/sondage-hamon-et-montebourg-ont-la-cote-valls-recule-4739134

Quel que soit le candidat qualifié face à lui, Manuel Valls ne semble pas en passe de remporter la primaire de la gauche selon une enquête BVA-Salesforce pour la Presse Régionale et Orange. Ce sondage montre également Benoit Hamon et Arnaud Montebourg au coude à coude au premier tour à quatre jours du scrutin. A quatre jours du scrutin, l'incertitude reste grande.

Manuel Valls continue de faire la course en tête dans les intentions de vote à la primaire de la gauche. Selon le sondage, il recueillerait 34 % des suffrages au premier tour. Pas suffisamment pourtant pour enclancher une dynamique porteuse jusqu’au second tour.

Au second tour de cette primaire à gauche, Manuel Valls s’inclinerait face à Benoît Hamon. Ce dernier, porté par 27 % d’intention de vote au premier tour l’emporterait finalement avec 52 % des suffrages contre 48 % à l’ex-Premier ministre. Manuel Valls s’inclinerait également face à Arnaud Montebourg (48 % - 52 %) si l’ancien ministre du Redressement productif arrivait à se hisser au second tour.

Quel que soit son adversaire au second tour, Manuel Valls semble être victime du report des voix. Les scores pressentis dans les besaces de Vincent Peillon (7 %), Sylvia Pinel (3 %), François de Rugy (2 %) et Jean-Luc Bennahmias (1 %).

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans POLITIQUE NATIONALE
commenter cet article
18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:32
Combien en ont rêvé... Une gifle pour Manuel Valls à son arrivée en Bretagne à Lamballe grâce à un jeune homme plein d'applomb

Une revanche pour les brutalisés du combat contre la loi travail, les victimes de la politique pro-riches de Manuel Valls (pauvres et salariés), les syndicalistes condamnés et criminalisés, les jeunes battus quand ils manifestent contre Notre-Dame-des-Landes ou le barrage de Sivens, les migrants et réfugiés traqués. Un acte situationniste finalement pas si violent que ça comparée à la violence d'Etat qu'incarne la politique de Manuel Valls, qui était accompagné de Jean-Yves Le Drian à Lamballe.    

Le Figaro - 18 janvier 2017

VIDÉO - L'ancien premier ministre a été agressé alors qu'il sortait de la mairie de Lamballe, aux côtés de Jean-Yves le Drian. Le jeune assaillant a été interpellé, et Manuel Valls a décidé de porter plainte.

Décidément, faire campagne sur le terrain s'annonce compliqué pour l'ancien premier ministre Manuel Valls. Il avait déjà été l'objet d'une attaque à la farine à la fin décembre, à Strasbourg. Un nouveau cap a été franchi ce mardi: l'ancien premier ministre a été agressé par un jeune homme qui l'a frappé au visage vers 16 heures, à la sortie de la mairie de Lamballe (Côtes d'Armor). L'assaillant a rapidement été maîtrisé par le service de sécurité et interpellé. Comme le rapporte France Bleu Armorique, le ministre de la Défense Jean-Yves le Drian, présent au moment des faits, a été un instant pris d'inquiétude. Mais c'était sans compter l'aplomb de Manuel Valls, qui a terminé sa visite sans sourciller.

En sortant de la mairie, Manuel Valls s'est prêté à un traditionnel serrage de mains. C'est alors qu'un jeune homme aux cheveux bouclés lui a tendu la main, une invitation qu'il a soudain transformée en gifle, tout en criant: «Ici, c'est la Bretagne». L'ancien premier ministre a tenté d'esquiver et le jeune homme n'a pu que le toucher légèrement au visage. Un membre du service de sécurité a aussitôt refoulé le jeune homme, le plaquant en quelques secondes au sol, en le renversant sur le grillage de chantier qui était situé derrière lui. Le ministre de la Défense et président de la région Bretagne, Jean-Yves Le Drian, qui accompagnait le candidat, a aussitôt demandé à Manuel Valls: «Ça va, Manuel?», avant de s'engouffrer avec lui dans leur voiture stationnée à quelques mètres de là.

Peu après, Manuel Valls, détendu, a réagi à l'incident devant la presse: «Je ne suis pas venu parler de moi. Il y a toujours des individus qui veulent empêcher la démocratie de s'exprimer», a-t-il dit. Et d'ajouter: «Il y a ceux qui contestent la démocratie et ceux qui l'incarnent comme les hommes politiques. La démocratie ne peut pas être la violence.» «Moi», a-t-il encore dit, «ce que je veux c'est convaincre les Français, qu'ils viennent voter, qu'ils se saisissent de leur destin (...) donc je vais au contact des Français, je n'ai pas peur.» Après réflexion, Valls a finalement décidé de porter plainte. «Il ne faut jamais oublier qu'un coup, un acte physique, c'est quelque chose de très violent. C'est le symbole. Si vous laissez passer un acte de violence, c'est une forme d'acceptation», explique-t-il en privé.

Jeune militant de la cause régionale bretonne

«On sait qu'on vient en Bretagne… Il y a les militants de Nuit Debout qui sont très présents. Ils étaient une dizaine. Il n'y a pas eu de bagarre, mais un homme, qui n'avait pas le profil d'un militant, a tenté de lui attraper le bras. L'officier de sécurité n'a pas voulu prendre de risque. L'homme s'est fait interpeller», a d'abord tenté de minimiser le directeur de campagne de Manuel Valls Didier Guillaume, sans qu'il soit possible de déterminer si le jeune homme en question est bien lié au mouvement issu de la contestation de la loi Travail.

Selon l'entourage de Manuel Valls, il s'agirait «d'un jeune homme proche de l'extrême droite bretonne», sans doute au vu de la «quenelle» qu'il fait sur son profil Facebook. Son père, interrogé mercredi par Le Parisien, explique de son côté que ce jeune militant de la cause régionale bretonne actuellement sans emploi «ne se reconnaît pas vraiment dans la société actuelle». «Il s'agit d'un geste de rébellion, pas de haine. Mon fils n'est pas un garçon méchant», ajoute le père, qui conclut: «Maintenant, il va devoir assumer». Le jeune homme de 18 ans, rappelé à la loi en 2014 pour usage de stupéfiants, et qui soutient sur les réseaux sociaux divers mouvements défendant «la souveraineté du peuple breton», a été placé en garde à vue. Il aurait indiqué ne pas apprécier la manière dont l'ex-premier ministre «traitait les citoyens», selon Le Parisien.

«Cette violence n'a pas sa place dans la République», a pour sa part réagi Bernard Cazeneuve sur Public Sénat. Le premier ministre a exprimé «affection et amitié» pour le candidat à la primaire organisée par la gauche. La série noire se poursuit pour Manuel Valls, qui était en déplacement Bretagne au lendemain d'un meeting annulé à Rennes, officiellement pour des raisons d'agenda. Mais des menaces sérieuses d'opposants à la loi El Khomri et la perspective de se voir à nouveau attaqué semblent avoir convaincu son équipe de campagne de reporter. Du côté de ses partisans aussi, la campagne de Manuel Valls peine à trouver son rythme de croisière. L'ex-locataire de Matignon a des difficultés à remplir les salles, et certains de ses soutiens ne cachent pas leur trouble devant ses positionnements de campagne, sur le thème «j'ai changé».

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE REGIONALE
commenter cet article
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 20:58
Conférence débat avec Bernard Thibault à 18h à Brest  (salle de La Cormorandière)

Conférence débat avec Bernard Thibault

Mercredi 18 janvier, à 18 heures Salle de La Cormorandière

Club nautique du Moulin-Blanc, à Brest

 

Bernard Thibault, ancien secrétaire général de la CGT et actuellement membre du Bureau international du Travail, fait paraître « la troisième guerre mondiale est sociale ». Présentation de l’ouvrage par les Éditions de l’Atelier.

 

Depuis plus de trente ans, la version néolibérale de la mondialisation a fait de la concurrence un absolu intouchable qui s’étend progressivement à tous les domaines de la vie des pays de la planète.

 

Cette bataille économique, menée à l’échelle du globe, a fait de de l’embauche des travailleurs au moindre coût et sans normes protectrices sa ligne directrice. Les dégâts humains de cette véritable guerre sociale mondiale sont énormes et la plupart du temps invisibles.

 

Ainsi 40% des travailleurs dans le monde n’ont pas de contrat de travail, des dizaines de millions d’enfants sont contraints de travailler et ne bénéficient pas de l’éducation, des travailleurs chinois sont employés dans des conditions infrahumaines, depuis 2012, plus de 1200 travailleurs népalais et indiens sont morts sur les chantiers de construction des stades de la coupe du monde de football, en France des travailleurs détachés sont payés 300 euros par mois …Comment sortir de ces régressions ?

 

Ancien secrétaire général de la CGT et désormais membre du conseil d’administration l’Organisation internationale du travail (OIT), Bernard Thibault dénonce dans cet ouvrage ce culte du moindre coût qui sacrifie les salariés du monde sur l’autel de la concurrence. Contrairement au sentiment largement répandu, la solution à cette dérive n’est pas le repli sur soi nationaliste mais la promotion de l’égalité des êtres humains par l’adoption dans les divers pays du monde de normes protectrices tant du point de la rémunération par un salaire décent qu’en termes de conditions de travail.

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE REGIONALE
commenter cet article
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 20:57
De quoi la macronite aigüe est-elle le nom?

Du pouvoir de dislocation du chômage et de la précarité de masse et de l'absence de capacité ou de volonté des politiques d'y mettre fin qui amène l'électeur à se vouer aux recettes de n'importe quel charlatan. 

Du pouvoir du simulacre en politique et dans les démocraties modernes. 

Du pouvoir d'envoyer mille reflets contradictoires de celui que l'on ne connaît pas, derrière l'apparence de brillant et d'ambitieux jeune homme au physique séduisant, fonceur et sans tabou. Macron, l'homme caméléon qui renvoie les hommes de droite, de gauche, les ni-droite ni-gauche, les indéterminés, à leurs aspirations ou à la confusion de leurs pensées.  

Des régressions infantiles produites par l'hyper-présidentialisme transformant pour beaucoup  la vie politique en conjugaison de fièvre narcissique et d'idolâtrie béate. 

Du brouillage des repères idéologiques entre droite et gauche, de la méfiance et de la déception vis-à-vis des partis traditionnels. Emmanuel, dit merci à François Mitterrand, dit merci à François Hollande! Ne sois pas un fils ingrat. 

De la permanence et de la croissance d'une subjectivité politique ni droite ni gauche, pourvu que ça marche... 

De la capacité nouvelle de la technocratie et du monde des affaires à devenir sexy et à exercer le pouvoir directement, plutôt que par l'intermédiaire de politiciens chevronnés. Macron, c'est Raymond Barre avec une gueule de jeune premier. 

De la dépolitisation d'une bonne part des citoyens qui regardent la politique comme un match de boxe, un spectacle, complètement désabusés sur son efficacité, et qui accordent leurs bravos aux plus belles formules, aux forts en gueule, aux starlettes du moment du show politique.  

Du pouvoir de la jeunesse en politique et de la rhétorique du modernisme... Voyez Giscard en 1974. 

De la crise du PS que Hollande et Valls ont envoyé dans le mur, mais plus grave, le pays et la gauche avec! 

De la désorientation des dirigeants socialistes et de la conversion depuis un moment déjà d'une partie d'entre eux au néo-libéralisme. 

Des conquêtes idéologiques du néo-libéralisme: où comment un homme de la finance, banquier d'affaires chez Rotschild, peut passer au cabinet du Président, le trahir, se présenter seul contre un vieux Parti, passer pour un homme providentiel sans jamais avoir affronté le suffrage universel avec pour seul fait d'arme celui d'avoir oeuvré au cabinet de Hollande et au gouvernement à une politique pro-business contre les régulations, le droit du travail et les services publics. Macron: c'est le culte de l'individualisme, des hommes forts, de la réussite personnelle évaluée en costard et en tape-à-l'oeil. L'équivalent centriste d'un Berlusconi ou d'un Sarkozy. Un épigone de Tony Blair ou de Tapie.  

De la puissance de la marchandisation du politique dont le devenir publicitaire est à l'oeuvre et du storytelling dans un contexte de concentration de la majeure partie des médias aux mains de quelques capitalistes ou de leurs alliés objectifs.

Si Macron était dans le trio de tête des Présidentielles, ce serait le signe de la capacité du système capitaliste et oligarchique à remplacer des valeurs refuges démonétisées (le PS social-libéral passé à la centrifugeuse de 5 ans de hollandisme, Juppé le prétendu "modéré") par d'autres monnaies de singe encore peu expérimentées, de manière à ce que l'on ait le choix entre l'extrême-droite ennemie des syndicats et amie des riches et des inégalités traditionnelles et "naturelles" malgré son discours anti-libéral de façade, Fillon et sa droite ultra-libérale, et Macron, la version soft et cool du néo-libéralisme. 

Les conditionnements sont bien en place mais l'électeur reste libre et souverain en démocratie et il ne tient qu'à lu, et au sérieux des "offres" concurrentes, de renvoyer Macron à ses conférences et conseils à plusieurs centaines de milliers d'euros pour l'aristocratie du capital.    

Alors, en marche pour devenir tous des millionnaires, ou en révolte contre le cynisme de ceux qui ne se contentent pas de vous asservir sous le règne de l'argent roi mais voudraient encore vous faire aimer le veau d'or de l'argent souverain et du big business? 

Ismaël Dupont 

 

 

  

 

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans POLITIQUE NATIONALE
commenter cet article
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 20:53
L'amnésie d'Emmanuel Macron sur les sables de la baie de Lannion (Le Monde)

L’« amnésie » d’Emmanuel Macron sur les sables de Lannion

 

A Quimper, le 16 janvier, le candidat à la présidentielle a nié avoir autorisé aucune extraction, disant n’avoir donné « que des permis de recherche », ce qui est faux.

LE MONDE |  • Mis à jour le  | Par 

 

En meeting à Quimper (Finistère) lundi 16 janvier, Emmanuel Macron a réfuté sur l’antenne de France 3 Bretagne avoir autorisé l’extraction de sable marin dans la baie de Lannion. C’est pourtant bel et bien le cas. Pour mieux comprendre ce dossier, un bref rappel des faits s’impose.

 

Quel est ce projet d’extraction de sable ?

 

Plusieurs entreprises minières s’intéressent depuis plusieurs années aux ressources sableuses de la baie de Lannion, dans les Côtes-d’Armor. Le sable est une ressource essentielle, présente dans de nombreux matériaux (ciment, verre), et est très recherché. Mais si les fonds marins de la baie de Lannion, riches en sable coquillier, sont convoités, ce n’est pas pour servir à la construction de bâtiments, mais pour fertiliser les terres agricoles bretonnes en diminuant leur acidité. Les agriculteurs avaient auparavant recours au maërl, unhabitat marin biogénique constitué d’algues corallinacées riches en calcaire, désormais protégé.

Malheureusement, l’extraction de sable a de réelles conséquences écologiques, autant pour la faune marine des fonds, directement menacée par l’extraction, que pour les côtes, qui peuvent être déstabilisées et menacées par l’érosion et la montée du niveau de la mer.

En réaction aux velléités d’extraction de plusieurs entreprises minières, une partie des habitants de Lannion et d’autres communes proches s’est organisée pour lutter contre ce qu’elle estime être une menace environnementale directe pour l’écosystème de ces côtes, qui comptent deux parcs proches classés Natura 2000. La dune sous-marine concernée sert notamment d’habitat à de nombreuses espèces de poissons, et s’ils étaient menacés, cela fragiliserait la stabilité de l’écosystème et de la chaîne alimentaire.

Pas moins de six associations (dont Sauvegarde du Trégor), alliées aux élus locaux, ont contesté ce projet minier devant la justice administrative. Un premier recours, déposé devant le tribunal administratif de Rennes, a été rejeté le 5 septembre 2016. Les associations ont alors porté la contestation devant le Conseil d’Etat, le 16 novembre, appuyées par la ministre de l’environnement, Ségolène Royal. Le 5 décembre, celui-ci a rejeté la requête des associations qui demandaient l’annulation du permis d’exploitation.

L’extraction de sable a quant à elle débuté dans la nuit du 5 au 6 septembre 2016, deux jours après que le tribunal administratif eut rejeté la contestation des opposants au projet. L’entreprise extractrice, la Compagnie armoricaine de navigation (CAN), a en effet obtenu une concession de quinze ans sur quatre kilomètres carrés dans la baie de Lannion, accordée notamment par… Emmanuel Macron, alors ministre de l’économie.

Emmanuel Macron a autorisé l’extraction du sable

[A propos de l’extraction du sable] : « Je ne l’ai pas autorisée, si j’avais suivi strictement la loi quand j’étais arrivé ministre, j’aurais donné l’autorisation immédiate. »

 

En avril 2015, huit mois après son arrivée au ministère de l’économie, Emmanuel Macron a bel et bien signé le décret donnant une concession d’exploitation de quinze ans (jusqu’en 2030, donc) à la CAN.

Le décret, publié le 14 septembre 2015, précise que le volume de sable extrait devra être progressif : il ne pourra excéder 50 000 mètres cubes la première année, 100 000 m3 la deuxième, 130 000 m3 la troisième et 250 000 m3 à partir de la quatrième année. En outre, la surface d’exploitation annuelle ne pourra dépasser 1,5 kilomètre carré de la surface sur laquelle porte la concession.

 

La zone d'exploitation des sables de la baie de Lannion

La zone d'exploitation des sables de la baie de Lannion

L’ancien ministre semble surpris par le fait que l’exploitation du sable, qui est selon lui une « erreur », a débuté. Il n’y a pourtant rien d’étonnant, puisque la concession qu’il a donnée les autorise de facto à extraire le sable des fonds marins (à condition tout de même que la préfecture prenne un arrêté - renouvelable tous les ans - en ce sens).

Emmanuel Macron a également mis en avant, sur France 3 Bretagne, le fait qu’il avait incité l’entreprise à envisager d’extraire des dunes plus distantes de la côte : « Là, c’est encore un peu trop près », leur avait-il dit. Un rapport du ministère de l’environnement daté d’octobre 2016 précise en effet que le ministère de l’économie a demandé à la CAN, par un courrier du 7 juillet 2015, de proposer une feuille de route pour explorer des dunes sous-marines plus distantes des côtes. La demande a été formulée cependant après que le même ministère eut accordé le premier permis.

La faisabilité d’une telle exploitation reste pour le moment « incertaine », selon les relevés faits sur place. L’existence de bancs sableux plus lointains a été mise en évidence à des profondeurs supérieures à 78 mètres, mais leur épaisseur et la nature du sable restent, à ce jour, inconnues.

De son côté, la CAN exclut pour le moment une telle hypothèse, arguant des fortes contraintes techniques et financières qui pèsent sur l’exploitation de ces bancs en profondeur.

 

Lire aussi :   L’extraction de sable dans la baie de Lannion est provisoirement stoppée

L’« amnésie » d’Emmanuel Macron sur les sables de Lannion
http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/01/17/l-amnesie-d-emmanuel-macron-sur-les-sables-de-lannion_5064204_4355770.html

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix
commenter cet article
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:46

Déclaration de la section de Brest et de la fédération du Finistère du PCF

 

25 500 tonnes de maïs traité à la phosphine et stocké dans le port de Brest :

ce n'est pas un sujet de santé publique pour la préfecture !


 

Depuis bientôt un mois, 25 500 tonnes de maïs importées de Roumanie pour le compte du groupe breton Triskalia et destinées à l'alimentation animale, restent stockées dans le port de Brest en raison d'émanations toxiques résultant d'un traitement à la phosphine, un pesticide extrêmement dangereux pouvant entraîner de graves conséquences neurologiques, respiratoires et cardiaques.

L'alerte a été donnée par les dockers de Brest et par des collectifs de soutien aux salariés victimes des pesticides, et des contrôles de services de l'État ont eu lieu, révélant que la teneur en gaz toxiques reste anormale.

Pourtant le représentant du préfet estime que ce n'est pas un sujet de santé publique !

Qu'en pensent les marins qui ont convoyé cette cargaison à haut risque ? Les dockers qui l'ont déchargée et selon lesquels il aurait suffi de respirer le gaz au-dessus de la cale pour « partir en un quart d'heure » ? Qu'en pensent les chauffeurs appelés à transporter ce chargement qui représente l'équivalent de 830 camions ? Et les ouvriers qui manipuleront ces produits toxiques dans leur usine, alors que plusieurs cas de graves contaminations par ces pesticides sont en cours de jugement depuis plusieurs années ?

Sans oublier les paysans qui recevront ce maïs pour leurs animaux, tout cela finissant dans la chaîne alimentaire et donc dans l'assiette du consommateur.

Dans l'immédiat, nous exigeons que toutes les précautions soient prises par les services de l'État pour surveiller et contrôler ces gaz toxiques, pour protéger la population de tout effet nocif, et que le maïs ne soit pas livré tant que la preuve de son inocuité ne sera pas apportée.

Il faut rechercher aussi les responsables de cette situation qui doivent assumer leurs responsabilités financières dans le coût de ces opérations, voire pénales s'il y a lieu.

Au-delà, ce triste épisode pose plusieurs questions de fond.

Il souligne avec force la nécessaire réorientation des pratiques agricoles. Il est urgent de tourner le dos à cette agriculture intensive polluante qui s'est développée sous la pression de la finance, et d'engager une transition écologique vers une agriculture paysanne, relocalisée, permettant aux agriculteurs de vivre de leur travail et aux consommateurs d'accéder à une alimentation saine et de qualité.

Est posée aussi la question de la protection des salariés au travail. Et l'on ne peut que s'inquiéter de la mise en application de la Loi Travail et des graves reculs qu'elle porte en matière de médecine du travail.

Enfin est mise en évidence une nouvelle fois l'importance pour la sécurité de la population de services publics de qualité. Or leur capacité à remplir leurs missions a déjà été affaiblie ces dernières années par les politiques d'austérité et certains candidats à la présidentielle ne cachent pas qu'ils ont fait le choix idéologique de les démanteler.

 

Sur tous ces terrains, les communistes et leurs élus sont et seront mobilisés, avec les salariés, avec les paysans, avec les citoyens, pour lutter contre les reculs sociaux et la mainmise de la finance, pour une société de progrès social et écologique, pour l'Humain d'abord.

 

Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF

Jean-Paul Cam, secrétaire de section du PCF Brest 

Yvonne Rainero, membre de la commission nationale santé du PCF et animatrice de la commission finistérienne santé-protection sociale du PCF

25 500 tonnes de maïs traités à la phosphine et stocké dans le port de Brest: ce n'est pas un sujet de santé publique pour la préfecture! (PCF Brest et PCF Finistère)
Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE REGIONALE
commenter cet article
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:35
Législatives: le PCF se rebiffe contre les injonctions de Mélenchon (Libération, 16 janvier 2017)

Parfois alliés, parfois opposés, les deux partis de gauche se déchirent sur les investitures des législatives pour lesquelles la France insoumise entend dicter ses conditions.

Une relation de couple bizarre, avec très peu de hauts et beaucoup de bas. D’un côté, Jean-Luc Mélenchon et la France insoumise. De l’autre, Pierre Laurent et le Parti communiste français. Parfois, ils s’affichent ensemble. D’autres fois, ils se tapent dessus à distance. Ces derniers jours, on a eu droit à un mélange.

L’année débute par les vœux de Jean-Luc Mélenchon : Pierre Laurent est au premier rang. La semaine suivante, c’est ceux de Pierre Laurent : Jean-Luc Mélenchon sèche. Une situation qui exaspère plusieurs cadres du PCF, mais pas le patron du parti. Il regarde ailleurs. Du genre, «pas de temps à perdre avec les broutilles».

Charte

Sauf que dernièrement, un nouveau dossier s’est invité entre les deux. Et pas des moindres : les élections législatives. La France insoumise a décidé d’investir un candidat dans chaque circonscription. Comprendre : investir des candidats face aux communistes, alors que ces derniers soutiennent Mélenchon à la présidentielle. Etrange. Comment éviter cette dispersion ? Jean-Luc Mélenchon demande aux candidats communistes - et à tous ceux qui souhaitent s’allier à lui - de signer sa «charte». Laquelle comprend un rattachement financier à la France insoumise (à laquelle les futurs élus devront verser une partie de leurs indemnités) et l’identification graphique, avec un label France insoumise obligatoire sur les affiches et les tracts. Mieux, la charte impose à tous les futurs députés de «respecter la discipline de vote du groupe lorsqu’une décision collective a été prise conformément au programme "l’Avenir en commun"». La fronde n’existe pas. Evidemment, le PCF refuse de la parapher. Un cadre : «Signer cette charte revient à signer la mort du PCF. Nous avons nos élus sur le terrain, on travaille et on cherche des solutions afin de trouver des accords avec nos partenaires. Mais ça ne passera pas par les forces et les menaces.»

En attendant, la France insoumise est passée aux actes. Le porte-parole de Mélenchon, Alexis Corbière, va candidater à Montreuil. Une circonscription «gagnable». Le tout, sans prévenir les communistes. Et une des figures emblématiques du PCF, André Chassaigne, voit arriver un candidat de la France insoumise sur ses terres, dans le Puy-de-Dôme. Selon la Place du Colonel-Fabien, il paye ses sorties à répétition contre Mélenchon. Chassaigne est furieux.

Refrain

Lundi, Pierre Laurent a convoqué la presse. Le patron des communistes a rappelé que son parti a «ratifié les 253 premières candidatures pour les législatives». Puis il a entamé son refrain, auquel il croit avec force, malgré les désaccords au sein de la gauche : celui du «rassemblement». Sauf que c’est mal barré et que les communistes ne savent pas jusqu’où peut aller Mélenchon. Certains pensent qu’il fera un point au premier tour de la présidentielle. «S’il est très haut, il voudra s’imposer. S’il est bas, les choses changeront», veut croire un élu. De son côté, le porte-parole du PCF a déclaré : «Nous ne sommes pas obnubilés par la France insoumise. Personne ne se couche le soir en ayant peur de faire des cauchemars.» Peut-être. Mais tout le monde ne passe pas des nuits paisibles.

Rachid Laïreche, Libération 

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans POLITIQUE NATIONALE
commenter cet article
17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 19:31
Yemen: 10 000 civils tués dans l'indifférence générale (Marianne, 17 janvier 2016)

Le bilan du nombre de civils tués au Yémen, où une coalition menée par l'Arabie saoudite mène depuis mars 2015 des frappes aériennes pour défendre le pouvoir en place face à une rébellion, a encore été réévalué ce lundi à la hausse par l'ONU.

Cette guerre dont l'Occident ne parle pas. Et pourtant, pas moins de 10.000 civils ont été tués au Yémen depuis le début de l'intervention d'une coalition menée par l'Arabie saoudite en mars 2015, a indiqué ce lundi 16 janvier un porte-parole de l'ONU. Les Nations unies ont ainsi revu à la hausse leur estimation du nombre de victimes civiles (7.000 auparavant).

La coalition menée par les Saoudiens soutient le président yéménite en place. Sa campagne de raids aériens a été lancée après la conquête par les Houthis - rebelles issus de l'importante minorité zaïdite concentrée dans le nord du pays -, alliés aux partisans de l'ancien président Ali Abdallah Saleh, de la capitale Sanaa, avançant vers le sud du Yémen.

Une feuille de route présentée au président yéménite

Le médiateur des Nations unies pour le Yémen s'est rendu lundi à Aden pour s'entretenir avec le président Abd Rabbo Mansour Hadi. La mission d'Ismail Ould Cheikh Ahmed était "d'essayer de présenter les dernières propositions en date pour la paix", a expliqué Farhan Haq, porte-parole de l'ONU. Sa rencontre avait vocation en particulier à obtenir une trêve dans les combats.

L'accroissement du nombre de victimes "souligne le besoin de trouver une solution à la situation au Yémen sans plus attendre", a ajouté Farhan Haq, déplorant "un coût humanitaire énorme". L'envoyé de l'ONU espère raviver le processus de paix dans le pays après le rejet par le président Hadi de la feuille de route qu'il avait proposée. Il doit rendre compte de sa mission devant le Conseil de sécurité plus tard ce mois-ci.

Cette feuille de route prévoit un nouveau gouvernement d'union et un retrait des rebelles de la capitale et d'autres villes. Et aussi une réduction importante des pouvoirs présidentiels au profit d'un vice-président chargé de superviser la formation d'un gouvernement provisoire pour diriger le pays dans l'attente d'élections.

Repost 0
Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans INTERNATIONAL
commenter cet article

Présentation

  • : Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • Le chiffon rouge - PCF Morlaix/Montroulez
  • : Favoriser l'expression des idées de transformation sociale du parti communiste et du Front de Gauche. Entretenir la mémoire des débats et des luttes de la gauche sociale. Communiquer avec les habitants de la région de Morlaix.
  • Contact

Visites

Compteur Global

En réalité depuis Janvier 2011