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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 06:17
Tous en grève le jeudi 8 septembre! Contre la communication mensongère de Najat Vallaud-Belkacem, contre les réformes qui fragilisent l'éducation et pour plus de moyens, le SNES-FSU, la CGT, Sud, FO appellent à la grève dans le secondaire!

Réforme du collège, maintien de la réforme Châtel du lycée, accent mis sur l’autonomie, évaluation des élèves, procédures d’orientation... À travers ces mesures de gestion de flux d’élèves à moindre coût, le second degré est l’objet d’une réforme globale visant à en changer fondamentalement la conception, dans l’optique d’une organisation du système éducatif en un bloc école/collège suivi du bac-3 / bac+3. Dans le cadre de cette transformation, les métiers sont dévalorisés, les personnels niés dans leur expertise, le préjudice est grand pour les élèves notamment les plus en difficulté.

Le SNES-FSU, le SNEP-FSU, CGT, Sud, FO appellent à la grève le 8 septembre. La préparation de cette grève doit se faire dès maintenant et notamment lors des AG de rentrée.

Les arguments contre cette réforme du collège peuvent être retrouvés dans l'US Magazine du SNES:

Argumentaire à retrouver dans l’US Magazine n°763 disponible ici :http://www.snes.edu/IMG/pdf/us_mag_supp._us_763_pdf_bd.pdf

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30 août 2016 2 30 /08 /août /2016 06:12

EGALITE ! À la rentrée, nous voulons le meilleur pour nos enfants

C’est la rentrée ! Les enfants, les jeunes sont pleins de résolutions et d’ambitions. Ils veulent découvrir, apprendre, réussir. Faisons le pari de la jeunesse ! Donnons à tous les moyens de réaliser leurs projets, de construire leur avenir, construisons l’école de la réussite de tous et toutes.

L’école, obligatoire... et gratuite ?

Chaque année, la rentrée scolaire coûte plus cher. Et puis il faut encore payer les transports, la cantine... Avec la réforme des rythmes scolaires, de plus en plus de familles doivent aussi payer le périscolaire. Pour accueillir et faire réussir tous les enfants, l’école doit devenir véritablement gratuite.

Nous proposons :

►une politique nationale pour assurer la gratuité des sorties, des fournitures et du matériel scolaires partout

► des activités périscolaires gratuites assurées par des animateurs qualifiés, dans le cadre d’un service public national déconcentré du loisir éducatif

►l’extension de la scolarité obligatoire et gratuite jusqu’à 18 ans : au lycée aussi, dans les filières générales comme dans les filières techniques et professionnelles.L’État doit assurer la gratuité de l’éducation.

Qui va faire cours à nos enfants ?

Cette année encore, il manque des enseignants à la rentrée. Les classes sont surchargées, des absences ne sont pas remplacées, de plus en plus d’enseignants sont précaires et sans formation... et l'enseignement se dégrade.

Pour la réussite de tous, nous proposons :

► un plan national de recrutement pour faire face aux besoins accompagné d’une revalorisation des salaires

► la mise en place d’un pré-recrutement sous statut de la fonction publique pour permettre à des jeunes de tous les milieux sociaux de se former aux métiers de l’enseignement en touchant un salaire et en ayant le temps d’entrer dans le métier.

Vivre ensemble... Et si on commençait par aller à l’école ensemble ?

Comment parler de vivre ensemble quand les enfants sont séparés, triés, sélectionnés ? La première condition pour vivre ensemble, c’est l’égalité, et ça commence à l’école.

Nous proposons :

► le rétablissement d’une carte scolaire élaborée démocratiquement et contraignante, y compris pour le privé

► des programmes et des horaires nationaux permettant à tous les enfants de s’approprier une culture commune ambitieuse

► entre élèves, entre enseignants, entre établissements : partout les logiques de coopération doivent se substituer à la concurrence

-► une carte des formations et des options assurant à tous l’offre d’enseignement la plus large

Des enseignants mieux payés, vraiment ?

Dégel du point d’indice, revalorisation des carrières... Le gouvernement le crie sur tous les toits : il augmente les enseignants. Il était temps : cela fait plus de 25 ans que leur pouvoir d’achat baisse... On a même augmenté leur niveau de qualification (ils sont maintenant recrutés à Bac+5) sans toucher à leurs salaires !

Les mesures annoncées vont dans le bon sens, mais elles sont très limitées. Dans le même temps les cotisations retraites augmentent. Et le plus gros des augmentations annoncées doivent s’appliquer après les élections de 2017. Il faut beaucoup plus d’ambition, pour l’Éducation nationale et pour toute la fonction publique.

Réforme du collège : c’est toujours non !

Malgré l’opposition massive des parents et des enseignants, le gouvernement impose une réforme du collège qui entre en vigueur à cette rentrée. 20% des heures d’enseignement des collégiens dépendront à présent de leur établissement, des options qu’il proposera et des choix de chacun. Les horaires nationaux, c’est terminé ! Au final, c’est moins d’heures consacrées à l’enseignement des disciplines, et plus d’inégalités d’un établissement, voire d’une classe à l’autre. À l’heure où nous avons besoin de construire du commun, le gouvernement fait au contraire le choix de l’individualisation et de la concurrence.

Le peuple doit se faire entendre

Concernant la Loi Travail comme l'ensemble des autres domaines, vous en avez assez d'entendre toujours les mêmes qui parlent pour vous, sans vous écouter. En France comme en Europe, les décisions sont prises par eux, sans vous, contre vous. Pourtant, cela fait des années que les peuples sont fatigués des politiques d'austérité. Tout se passerait mieux si les gouvernants pensaient aux besoins populaires et à l'intérêt des nations plutôt qu'au respect du dogme libéral, écoutaient les citoyen-ne-s plutôt que les financiers.

Car, nous sommes des millions. Au fond, nous sommes les 99%. Ceux qui font tourner les machines, qui fabriquent notre pain, font rouler les trains ou pousser le blé, ceux qui éduquent nos enfants, soignent, protègent, construisent....

Le Parti communiste a pris une décision : construire avec vous les solutions et l'issue. Convaincu que chacun et chacune ont un bout de la solution, il engage uneGrande consultation citoyenne pour recueillir les avis de plus de 500 000 personnes et élaborer à partir de ces avis un pacte d'engagements communs pour 2017, soumis en octobre à une votation citoyenne. Participez-y dans vos villes et villages, dans votre entreprise, sur internet et à la Fête de l'Humanité

www.lagrandeconsultationcitoyenne.fr

PCF, le 26 août 2016

Egalité! A la rentrée, nous voulons le meilleur pour nos enfants (PCF)
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 15:14

Les sondages sont des données à manier avec précaution, des photographies à un moment donné du temps, qui n'ont pas de pouvoir prédictif et qui peuvent évidemment bouger en quelques mois avec les logiques des acteurs politiques et leur capacité à convaincre, à rassembler, à porter l'attention sur des thèmes qui favorisent ou non la droite ou la gauche.

Néanmoins, les données recueillies à l'Université d'été du PCF au cours de l'intervention très intéressante de Fréderic Dabi, de l'IFOP, le vendredi, permettent de mesurer l'étendue des défis que nous avons à relever, et la difficulté à venir pour la gauche de se sortir du piège des présidentielles et des législatives de 2017.

Ce n'est pas une surprise, la popularité de l'exécutif et de François Hollande cet été est extrêmement basse, avec 17% d'opinions favorables, contre 61% en mai 2012, soit un recul de 44 points, ce qui est inédit pour un président de la République.

Sarkozy était passé de 65% d'opinions favorables en mai 2007 à 36% en juillet 2011, soit un recul de 29% sur une période comparable.

Chirac était passé de 51% d'opinions favorables en mai 2002 à 38% en juillet 2006, soit un recul de 13%.

L'imposition de la loi contre le droit du travail et les travailleurs a encore aggravé un sentiment qui était déjà installé dans l'électorat de 2012 de François Hollande puisque en 2015 déjà, 62% des gens de gauche considéraient que la politique menée par Hollande n'était pas de gauche, à raison évidemment. L'opinion a toujours soutenu le mouvement social contre la loi travail, que rejettent deux tiers des Français invariablement depuis les premières annonces de la loi El Khomri.

François Hollande est la personnalité que les Français rejettent le plus, à 72%, devant Marine Le Pen ( 71% d'opinions défavorables), Marion Maréchal Le Pen (65% d'opinions défavorables), Nicolas Sarkozy (62% d'opinions défavorables).

Cela indique d'emblée qu'une grande majorité des Français ne veut pas d'un match Le Pen-Sarkozy- Hollande, aux présidentielles, qui apparaîtrait pourtant comme assez probable aujourd'hui, si Sarkozy gagnait la primaire à droite face à Juppé en utilisant le ressort de la fuite en avant xénophobe et sécuritaire. Alain Juppé a beaucoup d'opinions favorables chez des électeurs qui se situent au centre et même un peu chez des électeurs qui se situent à gauche, mais il est moins assuré d'être en tête dans son camp, la droite, face à "l'expérience" (calamiteuse il est vrai) de Sarkozy et a sa réputation d'homme à poigne sur des sujets qui sont au centre de l'attention de tout l'électorat, et encore plus de l'électorat de droite: sécurité, lutte contre le terrorisme, immigration.

En juillet 2016, les enquêtes IFOP donnaient le FN quel que soit les adversaires à entre 28% et 29% au premier tour des Présidentielles. Avec un regard un quasi effondrement de la gauche, hors peut-être l'"extrême-gauche" dans laquelle les sondeurs placent Jean-Luc Mélenchon, le total des voix de gauche (extrême-gauche compris) ne dépassant pas 30% si l'élection devait avoir lieu demain, dans un contexte d'émiettement des candidatures.

30% de voix potentielles pour la gauche au 1er tour des Présidentielles, le score le plus bas jamais réalisé sous la Ve République, alors que 47% des Français se classent plutôt eux-mêmes à gauche (et 4% à l'extrême-gauche)! C'est dire la crise de confiance entre l'électorat de gauche et les prétendants actuels de la gauche aux présidentielles.

Jean-Luc Mélenchon, à l'été 2016, avec l'état du débat et des candidatures déclarées, est en mesure de se hisser en troisième position dans un second tour des présidentielles, devant Hollande, ou un autre candidat présentée par le PS, qui serait alors quatrième. Mais cela ne permettrait pas pour autant dans cette configuration d'éviter un choix droite /extrême-droite/ ou abstention au second tour des présidentielles, ni une déroute de la gauche aux législatives, dont l'issue serait un Parlement essentiellement Bleu - Brun, avec sans doute des députés FN élus à la faveur de triangulaires, sauf "désistement réciproque" PS-droite au nom de la défense républicaine. Et peut-être même des députés FN élus sur des matchs à deux avec la droite ou la gauche. Des projections annonçaient il y a quelques mois que sur 577 circonscriptions, dans l'état actuel des intentions de vote, 180 seulement donneraient lieu au second tour à des duels droite-gauche: le reste, des triangulaires ou des duels droite-extrême-droite. Seule une résistance ou une victoire de la gauche aux Présidentielles peut éviter ce désastre!

La candidature de Jean-Luc Mélenchon, rejetée par 50% des français (beaucoup moins donc que Hollande ou Sarkozy ou les Le Pen), est appréciée par une part croissante de l'électorat socialiste, de l'électorat de François Hollande en 2012. Sans doute grâce à l'ancienneté et la cohérence globale de son positionnement, grâce aussi à sa présence médiatique, elle arrivait cet été très loin devant les hypothèses Montebourg, Hamon, Duflot, dont la candidature pour l'heure, en commencement de campagne, ne recueillerait pas plus de 10%. Aucune candidature communiste n'a été testée par l'IFOP, à défaut de candidature déclarée. La popularité de Macron est une popularité de papier puisque ce sont essentiellement des citoyens de droite qui jugent son action et sa personne positivement. Dans la division et l'éparpillement des candidatures, il apparaît en tout cas que la gauche a très très peu de chances d'accéder au second tour.

Faut-il penser alors comme Cambadélis ou Joffrin qu'il faut tous se placer derrière Hollande pour "sauver la République"? Evidemment non, car il est le plus mal placé pour le faire, sur le fond et le résultat possible.

Depuis des années, pas un sondage de l'IFOP ne place Hollande comme potentiellement qualifié au second tour.

La part de Français se disant proche du PS a été divisée par 2,5 en 4 ans entre 2012 et l'été 2016! Cela ne veut pas dire malheureusement que le Front de Gauche ou les Verts en ont profité.

Pas un sondage de l'IFOP ne place non plus Sarkozy comme vainqueur au second tour. Cela montre que nos concitoyens ne veulent ni de l'un, ni de l'autre, tant ils ont déçu et échoué sur tous les chantiers et promesses qu'ils s'étaient donné ou avaient faites.

L'effondrement de confiance pour l'ensemble de la gauche causée par la politique de François Hollande et des socialistes et son résultat n'implique pas, néanmoins, contrairement à l'habitude, un désir de droite. Les champions potentiels de la droite, à l'exception peut-être de Juppé, restant assez ou très impopulaires, et les dernières élections Régionales n'ayant presque pas permis à la droite d'améliorer son nombre de suffrage de 2010, pourtant le plus bas sous la Ve République.

Les derniers événements, le climat politique et social, les priorités actuelles des Français favorisent pourtant la droite et le Front National.

En juillet 2016, seuls 17% des Français considéraient que la lutte contre le chômage devait être la priorité n°1 de l'élection présidentielle, contre 58% qui considéraient que ce devait être la sécurité et la lutte contre le terrorisme, 8% l'amélioration du pouvoir d'achat, 6% la préservation de notre système social, 4% l'amélioration de la situation de l'école, 7% la lutte contre le réchauffement climatique.

En revanche, si l'on pose la question des enjeux qui comptent beaucoup et orientent le choix:

- la lutte contre le terrorisme arrive à 67%

- la lutte contre le chômage à 60%

- la lutte contre la délinquance à 51%

Le FN est une "marque" qui n'a apparemment plus besoin de prouver sur le thème de la xénophobie, de la lutte contre l'immigration, pour des méthodes prétendues "fortes" contre l'insécurité, le terrorisme, ce qui fait que le FN de Marine Le Pen reste relativement et prudemment silencieux sur ces sujets dans le contexte actuel, préférant élargir ses parts de marché vers la France de la crise, des salariés, des zones populaires et rurales abandonnées, avec un discours souverainiste contre l'Europe, parfois anti-libéral et à prétention sociale, même si la réalité du programme économique est bien différente.

Sur les 30% d'électeurs potentiels actuels du FN, 11% se disent eux-mêmes d'extrême-droite. C'est déjà énorme: 4,5 millions de personnes! Dans le passé, c'était 3 à 4% de la population. On voit qu'il y a une réalité de la progression du racisme et des idées d'extrême-droite dans le pays.

Le FN a très fort chez les jeunes, moins chez les personnes âgées (10% de cet électorat): c'est aussi une évolution très notable par rapport au passé. Le vote FN monte fort dans les classes moyennes (catégories intermédiaires, Fonction Publique), surtout dans les grandes banlieues éloignées par le manque de desserte de transport rapide des centres urbains, les zones rurales délaissées, où les services publics sont fragilisés. 45 à 47% des personnes proches de ce qu'on appelle la "classe ouvrière" se sentent aujourd'hui plus proche du FN que d'autres sensibilités politiques.

En revanche, il reste tout de même entre 6 et 7 français sur 10 qui n'envisagent pas de voter FN et qui le rejettent catégoriquement, ce qui limite très fortement ses possibilités de gagner en 2017 même s'il va progresser de manière significative encore, malheureusement.

D'ailleurs, en dehors d'un seul département, le FN n'est jamais parvenu à obtenir une majorité absolue de + de 50% aux dernières régionales.

Le danger est en tout cas bien présent et impose de prendre nos responsabilités à gauche pour construire une parade à la mesure des enjeux et du péril pour notre peuple et notre société, pour nos libertés, notre modèle social et nos acquis démocratiques et républicains.

I.D

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 13:40

Communiqué de la section PCF pays de Morlaix:

Les 9, 10, 11 septembre, tous à la fête de l'Huma! Achetez des vignettes auprès des communistes de Morlaix.

La fête de l'Humanité 2016 approche!

Elle se tiendra les vendredi 9 , samedi 10, dimanche 11 septembre au parc départemental Georges Valbon à la Courneuve.

L'an passé, la fête de l'Huma avait réuni 600 000 personnes. Cette fête est, en même temps que la plus grande fête populaire et musicale de France, le grand rendez-vous de rentrée pour la gauche, une fête internationale et le moyen de financer le journal créé par Jean Jaurès, "L'Humanité" dans un contexte de crise de la presse écrite qui touche tout particulièrement notre quotidien, indépendant des puissances d'argent, défendant les salariés contre elles.

Cette année encore, nous devons rester debout et fidèles aux valeurs d'humanité et de partage face à l'horreur des attentats terroristes.

Pour résister à ceux qui cherchent, de tous côtés, à instiller la peur, la haine et la division, nous devons réussir cette grande fête de la fraternité, de l'internationalisme et de la gauche qui place au cœur de son combat la lutte contre les inégalités et le racisme, pour la paix et le progrès social.

La vignette militante, au prix de 25 €, permet l'accès à la fête pour les trois jours, trois jours de fête, de débats, de meetings, de rencontres, et de concerts: Michel Polnareff, Alain Souchon et Laurent Voulzy, The Avener, Lauryn Hill, Joey Starr, Ludwig Von 88, Rokia Traoré... Pendant trois jours, plus de 50 concerts s'enchaînent à un rythme endiablé du début d'après-midi jusqu'en fin de soirée, sur plus de cinq scènes: électro, soul, reggae, hip hop, techno, tango, rock, jazz, pop, musiques du monde, classique, variété...

Même si vous ne pouvez pas venir à la fête de l'Huma cette année, vous pouvez acheter la vignette de soutien de manière à permettre l'avenir de la fête et du journal "L'Humanité".

Il est possible d'acheter des vignettes auprès de la section du Parti Communiste du pays de Morlaix.

Une permanence pour vendre la vignette sera tenue au local du PCF 2, petite rue de Callac à Morlaix le samedi 3 septembre de 10h à 12h30 et de 13h30 à 15h30.

Il est possible sinon de réserver des vignettes en appelant au 06 20 90 10 52. Contact mail: dupont.ismael@yahoo.fr . Même contact pour des infos sur des covoiturages éventuels pour monter à Paris.

Cette année, les communistes du Finistère auront un stand bar et restauration rapide à l'angle de l'Avenue Martin Luther King et de l'avenue Raymonde Tillon, non loin de la Grande Scène.

Et ils animeront un débat politique à l'espace Bretagne le samedi 10 septembre à 11h sur le thème "La République et les identités régionales: la question de la culture et de la langue bretonne" avec comme invités Stephanie Stoll, présidente de Diwan, Jean-Marc Cléry (SNES-FSU), Paolig Combot, président de l'association Ar Falz-Skol Vreizh, et Jean-René Le Quéau, directeur des éditions Skol Vreizh.

Tous à la fête de l'Huma les 9, 10, 11 septembre! Achetez, commandez des vignettes auprès des communistes de Morlaix!
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 13:29

Lait : le PCF demande un grenelle des prix agricoles

Aux producteurs en lutte pour la rémunération de leur travail, le géant mondial du lait Lactalis s’installe dans une situation méprisante de non discussion devant un gouvernement avouant son impuissance faute d’outils législatifs.

Démantèlement de la politique laitière dès l’Agenda 2000 à Berlin, concurrence libre et non faussée en Europe, coudées franches offertes aux distributeurs par la droite avec les lois LME, LRE … Disparition des quotas laitiers en 2015 auront fini de jeter la production laitière française au prix mondial.

La concertation doit aujourd’hui prévaloir afin de répondre aux légitimes revendications des éleveurs qui ne peuvent vivre de leur travail à moins de 320 € les 1 000 litres.

Le PCF appelle, face au désarroi du monde agricole, la tenue d’un grenelle sur les prix. Celui-ci viserait pour la production laitière à instaurer des négociations interprofessionnelles pérennes, à se doter d’outils de gestions des volumes en faveur des jeunes et des plus modestes, à orienter la filière vers la création de valeur ajoutée, à l’instauration de prix minimum indicatif européen.

A travers ses dépôts de loi, le PCF propose de légiférer sur la répartition des marges entre producteurs, industries agroalimentaires et grande distribution, permettant l’accès à l’alimentation aux consommateurs.

Lait: le PCF demande un grenelle des prix agricoles
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 11:58
Le Monde, 29 août 2016: Tensions autour d'un élevage géant de porc à Landunvez

http://www.lemonde.fr/planete/ article/2016/08/29/rebellion-c ontre-un-baron-de-la-filiere-p orcine-bretonne_4989068_3244.h tml

Voici par ailleurs le communiqué qu'avait sorti la fédération PCF du Finistère en mai dernier contre ce grand projet insensé d'extension d'un élevage porcin déjà considérable à Landunvez.

Déclaration de la Fédération du Finistère Porcheries industrielles: La course au gigantisme est une voie dangereuse et sans issue.

Les habitants de Landunvez et les associations de protection de l’environnement s’inquiètent, à jute titre, des projets d’agrandissement d’une porcherie industrielle installée dans la commune.

Le Préfet du Finistère a donné son accord passant outre l’opposition du commissaire enquêteur. ça c’est de la simplification administrative !

Les risques sanitaires, les interdictions de baignades épisodiques sur les plages de la commune, les épandages odorants, les pollutions des cours d’eau avoisinants n’ont pas fait sourciller le représentant de l’État dans le département.

Mais que peut on refuser à la SARL AVEL VOR (ou AVEL MOC’H c’est selon) dirigée par le Président du Comité Régional Porcin, administrateur du groupement de producteurs AVELTIS qui commercialise 3 000 000 de cochons par an ?

Les citoyens ne peuvent que s’étonner du fossé qui se creuse entre les discours officiels et la réalité.

Les crises succèdent aux crises. Tous les secteurs sont touchés, la filière porcine, la production de lait, les légumiers…

Les actions régulières des agriculteurs sont la pour nous le rappeler.

La situation est telle qu’elle fait dire aux experts que la crise est systémique et que le modèle d’agriculture industrielle, qui a détruit en Bretagne des dizaines de milliers d’emploi, met à genoux les producteurs, épuise les ressources, impacte violemment l’environnement n’est pas la solution mais bien la source du problème.

Et ce modèle il est grand temps d’en changer.

L’avenir de l’agriculture, l’avenir de nos territoires ne passent pas par la course au gigantisme et l’inscription obligatoire des paysans dans la compétition mondiale, prônée par les ayatollahs du libéralisme forcené. Ils en seront, nous en serons toujours les victimes.

On pourrait alors s’attendre que l’État, qui n’est pas avare en déclarations et prétend soutenir une agriculture de qualité, respectueuse des hommes et l’environnement, passe sans attendre aux travaux pratiques.

On pourrait s’attendre à ce qu’il s’oppose aux agrandissements déraisonnables et qu’il promeuve les installations et les conversions en agriculture paysanne.

Dans cette bataille, comme dans d’autres, l’intervention citoyenne est indispensable.

La fédération finistérienne du Parti Communiste Français apporte son soutien sans réserve aux habitantes et aux habitants de Landunvez, aux associations de protection de l’environnement et du patrimoine engagés dans le combat contre agrandissement de la porcherie industrielle AVEL MOR.

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 08:50

Le lundi 5 septembre, à 18h, au 2, petite rue de Callac, le collectif Front de Gauche pays de Morlaix fera son assemblée de rentrée.

A l'ordre du jour:

- la situation politique et sociale.

- les prochaines échéances électorales (présidentielles, législatives)

- la présence du Front de Gauche dans les luttes et sur les sujets locaux.

L'Assemblée Générale est ouverte à toute personne intéressée, membre ou non de l'association Front de Gauche du Pays de Morlaix.

Assemblée Générale de rentrée du Front de Gauche pays de Morlaix à 18h le Lundi 5 septembre
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 08:33
INTERVIEW Olivier Dartigolles par Libération : «Nous avons besoin de réinscrire l'espoir à nos agendas politiques»

A l’occasion de l’université d’été de son parti, le porte-parole du PCF appelle de ses vœux un rassemblement des forces de «gauche progressiste» afin de recentrer le débat sur d’autres enjeux que le «terrorisme idéologique»

Notre préoccupation est de porter un vrai débat pluraliste sur la question du terrorisme. Nous devons penser et réfléchir l’avenir sur cet enjeu-là. Réfléchir, c’est une première réponse à apporter aux terroristes qui aimeraient nous voir douter de notre démocratie. Et, pour nous, la manière avec laquelle Manuel Valls a soutenu les maires de droite prenant des arrêtés anti-burkini montre bien le danger pour notre Etat de droit. Aujourd’hui, à la fois l’exécutif gouvernemental et la droite voudraient empêcher notre pays de discuter librement de tout ce dont ils ont envie de débattre. Mais nous n’accepterons jamais le piège, l’arnaque, qui viserait à faire de l’islam de France le principal enjeu de la prochaine élection présidentielle. On voudrait nous faire croire qu’actuellement, le plus important est de savoir combien il y a de burkinis sur les plages de France. Tout cela profite avant tout à Marine Le Pen. La droite et Manuel Valls sont les premiers agents du FN, et cela ne peut que satisfaire les terroristes qui veulent accroître les tensions de notre société.

Nous sommes en effet inquiets de la teneur du climat politique en France. Une opération visant à sauver le soldat Hollande a été lancée, via deux moyens : parler beaucoup de Nicolas Sarkozy et faire de la question religieuse en France le point principal du débat, de façon à occulter le fiasco total de ce quinquennat. Pour lutter contre cela, il faut par exemple essayer de décrypter ce qui s’est passé dans l’affaire du burkini. Alerter, donner à comprendre pour que chacun puisse conserver sa capacité de discernement. Il faut aussi que soient rendus possibles un ré-examen et une ré-orientation profonds de l’ensemble des politiques publiques – notamment en matière de sécurité et de justice, mais pas seulement : la culture ou encore l’éducation doivent aussi être repensées. De plus, il faut qu’il y ait un grand débat en 2017 concernant la politique internationale de la France. Et il n’y a pas que le PCF qui peut porter cette lutte-là, mais toutes les forces progressistes de la gauche.

Oui, car nous avons besoin de réinscrire un mot à nos agendas politiques : l’espoir. Et le meilleur moyen pour faire cela, c’est de proposer une nouvelle espérance collective. Une espérance qui se construit certes par des contenus et des solutions, mais aussi par l’image. Et l’image que nous donnons aujourd’hui est celle d’un éparpillement, ne permettant pas à l’espoir d’être identifié, visible. Il faudrait que les candidats, déclarés ou potentiels, pensent à tout le monde. Pierre Laurent est celui qui, avec le collectif communiste, est le plus à même à créer les conditions de la convergence. Va-t-on y arriver ? Je ne sais pas. Mais c’est important d’essayer de le faire.

Concernant Jean-Luc Mélenchon, nous nous sommes expliqués avec lui, sans polémique. Mais nous avons un vrai désaccord politique : en se déclarant candidat de cette manière, il ne permet pas de créer les conditions d’une dynamique collective – alors que le Front de gauche avait justement été créé pour éviter cela. Après, le désaccord est-il indépassable ? Nous ne le croyons pas, et nous ne cesserons de tendre la main. On ne veut rien faire qui pourrait permettre une victoire des idées du FN. Il suffit, pour cela, que chacun prenne ses responsabilités. Et le PCF a déjà montré que l’on peut soutenir un candidat qui ne soit pas issu de son propre parti [en soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon en 2012, ndlr]. Nous le disons aux autres : pensez d’abord à l’avenir du pays et de la gauche au lieu de penser en termes personnels. Sans rassemblement pour porter l’espoir, il nous sera impossible de repositionner la question sociale au cœur du débat en France.

Amélie Quentel, correspondante de Libération à l'Université d'été du PCF

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 08:06

Le Parti communiste tenait son université de rentrée à Angers du 26 au 28 août.

Pierre Laurent s’est adressé, le samedi 27 août, aux 800 participants de cette université d’été

Cher(e)s camarades,

C'est un très grand plaisir de vous retrouver à cette université d'été qui se tient pour la première fois à Angers. Je veux d'emblée remercier chaleureusement tous les camarades qui, sous la coordination de Véronique Sandoval puis de Guillaume Roubaud-Quashie, tout nouveau directeur de l'université, avec Aurélien Guillot, secrétaire départemental de la Mayenne, Alain Pagano, secrétaire départemental du Maine-et-Loire, les militants communistes du département et tous les camarades de la commission de préparation de l'université, nous ont concocté trois jours de programmation de grande qualité intellectuelle et politique, et un beau moment de fraternité.

Ces moments sont précieux : à quelques jours du plus grand rendez-vous populaire de toute la rentrée politique, la Fête de l’Humanité, notre université d’été est un beau moment d’éducation et d’intelligence collective. Oui, quand tout dans nos vies semble aller de manière frénétique, quand les médias nous imposent chaque jour des questions qui ne sont pas les nôtres, pour être une femme ou un homme libre, pour être un citoyen capable de s’engager, pour être un, une militant(e), un, une communiste qui soit utile à ouvrir des chemins d’émancipation, ces temps d'échange, de formation politique, de découvertes artistiques, culturelles et scientifiques sont indispensables. Ces temps sont des fenêtres sur l'imagination, pour penser un autre monde possible. Et le faire ainsi à 800, ensemble, venus de tout le pays, quand chaque jour ce ne sont que le chacun pour soi, la concurrence sur fond d'ignorance et la méfiance qui sont flattés, c'est une grande force.

Comprendre le monde pour le rendre meilleur, comprendre nos sœurs et nos frères humains pour faire ensemble plutôt que les uns contre les autres : voilà qui est à proprement parler révolutionnaire dans un siècle dominé par les « furieux désirs » (pour reprendre l'expression de l’un de nos invités Fethi Benslama) de rentabilité, de concurrence, d'exploitation.

Ici nous ne sommes ni des optimistes béats qui nient les dangers de la période singulière que nous traversons, ni des militants désespérés d’attendre « le grand soir » qui ne vient pas. Ici nous sommes des femmes et des hommes qui, comme un jeune toulousain appelé Georges Séguy, ont choisi un jour d’agir et de ne plus subir. Et comme lui, nous sommes prêts à tous les combats, disponibles pour toutes les rencontres, sincères, ne supportant aucune injustice et déterminés à les faire reculer sans relâche. Nous rendrons à ce militant, à ce dirigeant cégétiste et communiste, dont la vie est une fierté pour notre pays, le 20 septembre au siège de la CGT à Montreuil un hommage national conjoint de la CGT et du Parti communiste qui résonnera d’une très grande actualité.

Georges Séguy nous a quittés dans un été à nouveau marqué par la barbarie qu’il a combattue toute sa vie. La leçon qu’il nous laisse pour l’affronter est le choix de l’humain en toutes circonstances, le choix de la paix, de la justice et de la fraternité. Tout est fait pour nous en éloigner. Les forces de Daech comme celles qui ne prétendent lui répondre que par la violence de la guerre veulent faire céder la France, et l’entraîner dans une spirale dont elle sortirait durablement meurtrie et abîmée. Nous ne céderons pas. Et je renouvelle mon appel : tenez bon, tenez bon contre la haine ! Oui, ensemble, Français de toutes conditions, de toutes confessions, Français et migrants venus d’ailleurs, ensemble, tenons bon contre la haine !

Des meutes se déchaînent pour nous entraîner sur les dangereux chemins de la peur et du tous contre tous. A les écouter, l’été n’a été que terreur.

Je veux pour ma part d’abord retenir devant vous de cet été les belles paroles de dignité du maire de Saint-Etienne-du-Rouvray, notre camarade Hubert Wulfranc, qui ont rendu fierté à la France entière après le lâche assassinat du père Hamel. Je veux retenir l’hommage rassembleur du maire de Magnanville, notre camarade Michel Lebouc, dans cette commune frappée de stupeur par le massacre de Jessica Schneider et Jean-Baptiste Salvaing, ce couple de policiers qui n’avait qu’une ambition, servir la sécurité de leurs concitoyens. Quelle dignité ! Quelle hauteur de vue ! Quelle humanité ! Et quelle différence avec le déferlement violent et bien souvent irresponsable entendu après le carnage de Nice ! Oui, ces élus, comme le font des milliers de militants du quotidien, tiennent la France debout face à ceux qui cherchent à l’abaisser.

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Je veux retenir la joie de ces milliers d’enfants et de familles privés de vacances, cette magnifique invention sociale du Front populaire, emmenés pour une journée à la mer lors des journées de solidarité organisés par les communistes tout l’été. Plus de 10 000 personnes !

Je veux retenir les milliers de remerciements entendus lors de nos ventes solidaires de fruits et légumes au cours desquelles 80 tonnes de produits ont été écoulée grâce à la coopération avec nos amis agriculteurs partenaires de ces journées.

Je veux retenir les larmes de bonheur de nos médaillés olympiques, de cette équipe de France venue de nos quartiers. Ce n’est pas la “France de la diversité” qui a battu le record de médailles, c’est la France tout simplement, c’est la jeunesse de notre pays telle qu’elle est, celle que certains saluent un jour mais stigmatisent le lendemain, celle remarquable d’audace, de solidarité qui, de Champigny à Aubervilliers, a fait ses premiers pas sur un tatami ou sur un ring dans des villes qui croient au sport pour tous et y consacrent les moyens nécessaires.

Je veux retenir de ces Jeux de Rio, qui bien sûr n’ont pas échappé aux stigmates de notre monde d’argent et d’inégalités, ce message olympique de paix qui perdure entre les athlètes de la planète. Je pense à cette image incroyable de cette nageuse syrienne de 18 ans, Yusra Mardinila, membre de l’équipe olympique des réfugiés, qui gagne sa série du 100m papillon, tout juste un an après avoir failli mourir en mer en fuyant la Syrie, et qui, avec sa soeur, avait remorqué à la nage son embarcation et ses occupants durant plus de trois heures avant d’atteindre l’île de Lesbos.

Voilà le monde d’humanité vers lequel nous voulons continuer de tendre nos regards et nos ambitions. Ce monde est possible. Il est à notre portée. D’immenses richesses existent pour construire un monde de partage et de bien commun, mais à condition de faire cesser la prédation mondialisée de ces richesses par un système capitaliste qui ne connaît comme règles que concurrence à outrance, dominations et guerres.

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La France de la fraternité que nous aimons est aujourd’hui durement attaquée. Dans notre pays, déjà en proie à une profonde crise sociale, politique et démocratique, des meurtres de masse, des assassinats et des attaques-suicides menées au nom du “djihad” ont plongé nos concitoyens dans l’effroi, l’incrédulité, le chagrin et la peur.

Les cibles visées ne le sont pas au hasard : les dessinateurs de Charlie Hebdo, l’hypercasher de Vincennes, la jeunesse des terrasses, des concerts et des stades, la fête populaire du 14 juillet, le père Hamel dans son église, un couple de policiers. C’est la République qui est visée.

Pour combattre ce terrorisme assassin, qui nous tend le piège de la “guerre des civilisations” pour nous y précipiter, il nous faut désormais résister à un terrorisme plus soft, le terrorisme politique et idéologique qui voudrait nous interdire de penser et de comprendre les causes et les racines de ces drames. Expliquer c’est commencer à excuser, avait dit le Premier ministre. “Nous sommes en guerre” un point c’est tout, et la guerre sera notre seule réponse.

Nous refusons cette démission. Nous refusons de baisser pavillon sur les valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité. Nous refusons de rendre les armes de la pensée, justement parce que le défi à relever est immense. Le terrorisme de Daech et les formes mutantes qu’il endosse en recrutant dans les plaies de notre propre société en crise, nous obligent à penser des réponses nouvelles. Face aux dangers nouveaux qui menacent, il serait fou de défaire les solidarités qui unissent le peuple de France. J’accuse de la plus grande irresponsabilité ceux qui jouent à cela et qui ont décidé de faire de la logique de peur un instrument de gouvernement.

C’est une bataille quotidienne, celle de la pensée contre la peur que nous allons devoir mener avec constance.

La manière dont les maires LR de la Côte-d’Azur poussés par Nicolas Sarkozy et soutenus par Manuel Valls viennent d’instrumentaliser le burkini est révélatrice. Car il est clair que ce qui était visé par eux était en réalité une nouvelle offensive de stigmatisation des musulmans de France et rien d’autre. Et nous avons eu honte pour la France en voyant la scène des interpellations sur les plages cannoises, qui ne visait déjà plus le burkini, et qui était de ce point de vue dramatiquement révélatrice. Le Conseil d’Etat vient de remettre les pendules à l’heure en stoppant l’engrenage visé. Et c’est tant mieux.

Quant au burkini lui-même, que les choses soient claires : nous ne céderons pas non plus sur la liberté des femmes à disposer entièrement et librement de leur corps. Ce combat est pour nous universel, nous voulons le mener avec toutes les femmes, et bien entendu tous les hommes, contre toutes les assignations, vestimentaires ou plus graves encore, qui voudraient réduire le droit à l’égalité pour toutes et tous. Ce combat, il concerne toute la société française, et traverse toutes les conditions, toutes les confessions. Ce dont nous avons besoin, c’est de lois toujours plus fortes, de moyens toujours plus importants pour lutter contre toutes les violences faites aux femmes dans notre société, et pour l’égalité femmes-hommes en tous domaines. C’est ce combat que nous devons ériger au plus vite au rang de cause nationale.

En 2017, le pays aura à faire, sur cette question et bien d’autres, des choix de société majeurs pour son avenir. Nous le sentons bien : dans l’affrontement politique en cours, ce qui se joue, c’est la France. Et je veux vous parler de l’ambition que nous devons porter pour notre pays. Car rien ne serait plus dramatique que de laisser la droite, l’extrême droite et le gouvernement actuel nous dicter les termes du débat national.

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L’un des choix que la France doit faire avec audace est celui de la jeunesse, de la culture, de l’éducation.

Quelle vie, quel idéal propose-t-on à la jeunesse ?

L'engagement dans des interventions extérieures armées ? Devenir milliardaire comme le propose Macron ? Devenir auto-entrepreneur comme le propose Gattaz ? Ou peut-être chasser le Pokemon ?

Quelle vie ? Quel idéal, quand on a 18 ou 20 ans, des parents au chômage, sur la touche, privés parfois de droit de vote ? Quand le seul rapport au monde social est d’être exclu de Pôle emploi ; le seul rapport à l’État est le harcèlement répété du contrôle policier au faciès ; le seul rapport à la culture est la téléréalité…

Franchement, les jeunes de France, tous les jeunes nés dans ce beau pays ou qui le rejoignent, sont un trésor précieux.

Je suis consterné quand j’entends le gouvernement placer la rentrée scolaire sous le signe de la sécurité. Voilà l’entrée dans la vie que nous allons offrir aux enfants du pays: des exercices de confinement contre les risques d’attentats. Outre que tout cela n’est que du vent, sans aucun moyen de sécurité supplémentaire réel, le signe envoyé est désastreux.

Le droit à l’éducation, à la culture, au sport devrait être notre drapeau, et la rentrée scolaire une fête. La France a besoin au plus vite d’une grande loi de programmation pluri-annuelle sur 5 ans pour l’éducation, la culture et le sport, où tous les moyens de la réussite et de l’émancipation soient donnés à chaque jeune de notre pays, sans en laisser un seul au bord de la route. Des moyens exceptionnels doivent être dégagés pour cela. C’est la priorité des priorités pour donner un avenir à la France.

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Donner un avenir à la France, c’est inventer sans attendre le travail de demain et sécuriser la vie de nos concitoyens.

La loi travail, nous devons dire la loi de précarisation du travail, imposée grâce au 49-3 est une imposture car elle vise en réalité le dumping social et non l’emploi, et un anachronisme, car la guerre économique à laquelle elle nous condamne sera sans fin et conduira la planète à de nouvelles crises pires que celle de 2008.

En vérité, s'ils nous enferment dans la guerre, le conflit, la concurrence, c'est parce qu'ils s'accrochent à leur vieux monde, aux privilèges de l'argent, à la domination des grands intérêts financiers et commerciaux, au fond à ce vieux système capitaliste en crise qui règne sur la planète mais ne sait plus répondre aux défis contemporains du développement de l'humanité. Alors, pour continuer à régner, ils préfèrent nous diviser, nous trier, nous fragiliser, nous mettre en concurrence pour mieux nous exploiter, plutôt que de toucher à leur sacro-sainte loi du libre marché au service des rendements financiers.

Nous, ce que nous voulons c'est tout le contraire, c'est rassembler, c'est construire une civilisation du commun, c'est développer chacune et chacun pour émanciper toute l'humanité dans un projet de paix et d'égalité devant le droit au progrès humain.

Nous refusons la fatalité d'une société qui laisse sur la touche une partie grandissante d'elle-même. Le chômage et la précarité sont les poisons de notre société. Si nous laissons primer les logiques actuelles, la rentabilité et la compétitivité dans un monde ouvert à toutes les concurrences et avec la numérisation, la valeur de notre travail va être saccagée, le passage par le chômage deviendra la règle, la seule raison du marché dominera tout. Seuls les plus puissants, les 1 %, deviendront toujours plus richissimes.

Nous proposons de changer cette logique en créant une nouvelle sécurité sociale, celle de l'emploi et de la formation.

Ce progrès de civilisation majeur qui garantirait à chacun le droit à l’emploi et à l’évolution professionnelle par la formation tout au long de la vie, en garantissant à tous une sécurité de revenus, serait un puissant levier pour changer le sens du travail, pour changer l’entreprise, pour repenser et réduire les temps de travail pour tous.

Là encore, on pourrait commencer par la jeunesse en visant cet objectif d’exception: zéro jeune au chômage. Comment ? Chaque jeune signerait avec le service public de l’emploi une convention de sécurisation de l’emploi et la formation. Le parcours choisi d’insertion dans l’activité ou le contrat de travail associé à cette convention garantirait un revenu égal au SMIC ou une allocation d’autonomie. Ainsi, tout le rapport de la société et des entreprises au chômage en serait bouleversé. C’est une autre logique qui peut s’installer.

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Donner un avenir à la France, c’est construire un nouveau pacte républicain pour retrouver la République partout, sur tout le territoire, et la République pour tous.

La République pour tous, c’est un plan d’urgence et de mobilisation nationale pour la relance de tous les services publics, ce qui veut évidemment direclore le chapitre désastreux de l’austérité, de la RGPP, de la réduction drastique des budgets des collectivités locales.

La République pour tous c'est la bienveillance plutôt que la surveillance comme l'a déclaré le maire de Saint-Etienne-du-Rouvray.

Hélas, s’il existe des caméras de surveillance, il n’existe pas de caméras de bienveillance… Peut-être, un jour, on les inventera… En attendant, la bienveillance demande donc de l’intervention humaine, du débat, de la réflexion, de l’action intelligente, de l’écoute attentive, de la patience opiniâtre.

La République pour tous, c'est une nouvelle politique publique de sûreté nationale qui protège mieux les populations et le territoire national, alliant des moyens plus importants et surtout mieux répartis sur tout le territoire. Des moyens employés à bon escient pour le suivi et l'investigation des signalements, des démantèlements de filières d'enrôlement et de trafics d'armes, des services de justice et de prison mieux équipés et formés, une coopération européenne et internationale des services de police, de renseignement et de renseignement militaire coordonnés autour de l'objectif commun de neutraliser les individus potentiellement dangereux. Disant cela, je n'invente rien : écoutez les personnels, écoutez leurs représentants syndicaux, écoutez les grandes organisations des droits de l'homme, écoutez l'expérience d’autres pays.

La République pour tous c'est mettre en chantier une VIe République. Nous inverserons le calendrier électoral pour faire primer l'Assemblée nationale sur l’exécutif.

Nous supprimerons le 49-3 et ferons la proportionnelle à toutes les élections pour une juste représentation des partis. Nous ouvrirons une nouvelle ère de la citoyenneté en instaurant le referendum d'initiative populaire, de nouveaux droits pour les salariés dans les entreprises, et transformerons le Sénat en une nouvelle chambre citoyenne comportant plusieurs collèges de représentants syndicaux, associatifs, d'élus locaux ainsi qu'un collège composé de citoyens tirés au sort. Pour en finir avec la professionnalisation de la vie politique, nous créerons un statut de l'élu et étendrons le non cumul des mandats.

Nous engagerons une refonte de la loi NOTRe pour faire prévaloir la coopération et la démocratie locale. Notre nouveau pacte républicain visera la réalisation concrète des valeurs de la République, la liberté, l'égalité, la fraternité, un renouveau de la laïcité, il inscrira dans la loi le principe de non-régression pour les droits sociaux et politiques.

Il portera de nouvelles avancées pour l'égalité femmes-hommes par un renforcement immédiat des dispositifs contraignants pour l'égalité professionnelle. Il garantira la citoyenneté de résidence et mettra enfin en œuvre le droit de vote des résidents étrangers aux élections locales.

Il donnera une traduction concrète à la lutte contre le racisme et contre toutes les discriminations, notamment la lutte contre le contrôle au faciès avec la mise en place du récépissé lors des contrôles d'identité. Nous mettrons enfin en place des observatoires départementaux de la laïcité, sous l'égide de l'observatoire national, dont le but serait la médiation, l’apaisement des tensions, le règlement des conflits dans un esprit républicain.

La République pour tous, c’est une nouvelle action de la France pour une politique internationale de sécurité globale : la sécurité des uns implique la sécurité de tous, et pour la construire, notre pays a un choix fondamental à faire : ou perpétuer l'ordre existant, ou mettre un terme aux politiques d'alliances et au billard à trois bandes, aux opérations de conquête de marchés de l'armement, aux compromis avec les dictateurs et de fuite en avant vers des traités et accords de libre-échange qui affaiblissent toutes les économies nationales.

Oui, la France a le choix, membre du Conseil de sécurité de l'ONU, elle peut décider que le politique et la diplomatie, la prévention des conflits et la résolutions des injustices sociales et économiques sont prioritaires dans l’action multilatérale pour briser les reins des organisations qui comme l’État islamique, Boko Haram ou AlQaïda ont profité de la faiblesse ou de l'effondrement d'Etats pour généraliser leur offensive meurtrière. Chaque jour, en Afghanistan, Pakistan, en Syrie et en Irak, au Nigeria, des bombes explosent sur des marchés et des places publiques ; le fléau s'étend à la Turquie d'Erdogan qui a soutenu l'Ii : alors quelles conclusions en tirer ?

Si ce n'est qu'il est grand temps de sortir de ces situations « schizophréniques » où les grandes puissances font l'inverse de ce qu'elles proclament, se mêlant de tout tout le temps, empêchant les peuples de choisir leurs dirigeants et leurs projets de société, faisant le tri dans les « bons » dictateurs contre les « mauvais ». Pour quels résultats ?

Les peuples du monde ne sont pas dupes et ces errements qui conduisent à tant de vies fauchées, gâchées, ne pourront durer éternellement. À la fête de l'Humanité, puis le 24 septembre dans 15 villes de France le PCF sera dans les Marches pour la paix pour faire entendre la voix de celles et ceux qui n'ont pas abandonné la lutte pour un monde débarrassé de la course aux armements, de l'arme nucléaire et des alliances belliqueuses comme l'OTAN.

Oui, la paix doit redevenir une grande cause nationale pour la France.

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Donner un avenir à la France, c’est s’engager dans un autre mode de développement, un mode de développement humain et durable, qui mène d’un même pas la lutte contre la surexploitation humaine et celle contre le saccage de la planète et le réchauffement climatique qui en est la conséquence.

Nous voulons faire du bien commun le moteur d'un nouveau mode de développement pour la France. Les citoyens, les salariés, ne nous ont pas attendus. Ils sont déjà à l’œuvre à travers de multiples expériences dans le pays. Mais cela reste fragile. Il faut que la puissance publique s'en mêle !

Nous engagerons un renouveau de l'industrie et de la recherche dans les filières structurantes.

Nous proposons de faire de l'essor des industries et de la recherche écologiques une des politiques de cette nouvelle industrialisation de la France en lien avec le développement des services publics qui permettra de créer un million d'emplois dans des filières variées (énergies renouvelables, automobile, transports urbains, bâtiment, rénovation thermique des logements, recyclage et réparation…).

Nous lancerons également un plan national pour promouvoir les Fablabs car ils sont les prémisses d’un nouveau modèle productif fondé sur l’innovation, l’initiative décentralisée, la relocalisation, le partage et la constitution de réseaux. Nous déposerons dès l'automne une proposition de loi pour la création d'un pôle public de l'énergie.

Donner un avenir à la France, c’est mettre fin à l’indécente prédation financière des banques et des grands groupe financiers sur les richesses de la planète, c’est lutter contre la finance pour une autre utilisation des richesses.

Nous proposons de reprendre le pouvoir aux banques pour que les richesses créées par le travail servent l'émancipation de tous les citoyens. Devant l'échec manifeste du CICE, nous créerons un pôle public bancaire pour promouvoir cette ambition avec une gouvernance réellement démocratique sur la base des institutions financières publiques existantes (la Banque postale, la CDC, …) et nous nationaliserons les deux plus importantes banques françaises, la Société générale et BNP Paribas, dont les pratiques actuelles sont à l'opposé des intérêts du pays. En s'attaquant partout au coût du capital, nous créerons également un fonds national et des fonds régionaux pour développer et sécuriser l'emploi et la formation.

Nous bloquerons les échanges de capitaux avec les paradis fiscaux et renforcerons les services fiscaux dans le cadre d'un plan inédit de lutte contre l'évasion fiscale qui représente désormais près de 70 milliards d'euros soit l'équivalent de notre déficit public. Nous engagerons une grande réforme de justice pour la fiscalité qui fera contribuer davantage les hauts revenus et les revenus du capital et nous réformerons l'impôt sur les sociétés pour encourager les entreprises qui décident d'investissements utiles, créent des emplois de qualité et respectent l'environnement, et pénaliser celles qui n'ont pour seul objectif que l'enrichissement de leurs actionnaires. Enfin, les salaires et dividendes des grands patrons seront plafonnés et les salaires encadrés dans une échelle de 1 à 20.

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Enfin, donner un autre avenir à la France c’est reprendre l’action de la France pour refonder du sol au plafond le projet européen et construire une Europe solidaire et démocratique.

Plus personne ne veut de l'Union européenne actuelle. Nous lancerons une procédure inédite d'écriture citoyenne d'un nouveau projet de traité et nous nous engagerons à le défendre, à utiliser l'influence de la France, à trouver les alliances pour le rendre possible.

La France doit appeler l'Europe à sortir de la gabegie spéculative et de l'austérité qui nous ont fait entrer dans une crise du développement sans précédent : l'euro, la Banque centrale européenne, les outils communs doivent être tournés vers le développement industriel, les services publics et les PME. Nous porterons l'idée d'un fonds européen de développement social et solidaire, abondé par la Banque centrale européenne qui allouerait des financements sur critères sociaux et environnementaux. Les budgets ne doivent plus être soumis à la règle d'or. Nous nous battrons pour l'abrogation du traité budgétaire, quitte à retirer la signature de la France. A la raison sociale ensuite. Il faut une grande loi européenne anti-dumping pour cesser la mise en concurrence des travailleurs qui nourrit les nationalismes : progressivement, il est possible de faire converger par le haut les salaires et les droits des travailleurs en prenant comme référence le pays où ils sont les plus élevés. Nous demanderons une révision complète de la directive sur les travailleurs détachés et proposerons un ensemble de règles sociales et environnementales auxquelles les entreprises devront se soumettre. Nous proposerons que l'Europe se batte, à l'échelle mondiale, pour des règles du travail internationales avancées et leur respect. Nous suspendrons les négociations TAFTA, CETA et TISA. Enfin, la France doit appeler l'Europe à la raison démocratique : l'Union européenne ne peut être un cadre punitif où les souverainetés nationales sont sans cesse réprimées. Chaque peuple doit pouvoir choisir librement les projets, les coopérations qu'ils jugent bons de partager avec les autres pays européens. Au sein des institutions européennes, les instances élues doivent avoir le dernier mot. Les sommets européens seront précédés en France d'un vote du Parlement et nous soumettrons les grands enjeux aux Français, par référendum.

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« Dans quel pays, quelle société voulons-nous vivre ? », voilà le débat qui nous importe et dans lequel nous sommes décidés à faire entendre la voix forte des communistes, pour le bien du pays.

J’invite les salariés, les citoyens, les chercheurs, les enseignants, les artistes les intellectuels, j’invite les jeunes ; j’invite les syndicalistes, les militants des mouvements sociaux et associatifs ; j’en appelle aux militants, aux électeurs de gauche, aux écologistes à investir ce débat et à ne pas s’en laisser dessaisir.

Vous le savez, la bataille présidentielle ne s’engage pas pour le moment sous les meilleurs auspices, car malgré le fiasco gouvernemental qui ne semble pas vouloir s’arrêter, malgré l’énorme pression de droite et d’extrême droite pour étouffer tout débat d'alternatives sociale et démocratique, les forces nécessaires à la construction de cette alternative restent aujourd’hui dispersées.

Tout est prêt pour imposer aux Français un choix, un débat, un casting dont ils ne veulent pas. Des millions d‘entre eux sont perdus car rien dans ce qui se passe ne suscite leur envie.

Je le dis avec force à nos concitoyens : dîtes haut et fort ce que vous attendez, ne restez pas dans votre coin. Intervenez, organisez-vous pour que vos luttes, vos revendications, vos aspirations prennent place au premier rang des échéances politiques, sinon le débat vous sera confisqué. Les mobilisations sur la loi Travail, Nuit debout ont montré la voie.

Et nous les communistes, mettons-nous au service de cette entrée en scène des citoyens dans ces échéances décisives. Et consacrons tous nos efforts dans les semaines à venir à rendre visible, incontournable ce qui est commun à toutes les forces démocratiques, sociales, progressistes qu’il convient de rassembler. Non, la division actuelle de ces forces ne correspond pas à ce qui unit réellement des millions de Français.

Des dizaines de milliers de personnes ont déjà participé à notre grande consultation citoyenne. Amplifions le mouvement avec la Fête de l’Humanité et sa préparation. Et nous rendrons publics ses résultats fin septembre pour mettre ces exigences au cœur du débat public.

Pour donner plus de force à cette démarche, nous soumettrons à une grande votation citoyenne en octobre les bases d’un pacte commun possible pour une alternative de gauche en 2017.

Droits des femmes, jeunesse et éducation, temps libre, culture et sport, sécurité d’emploi et formation, plan zéro jeune au chômage, sauvegarde de la planète, nouveau pacte républicain, nouvelle République, politique de paix et de fraternité, lutte contre la finance, maitrise publique des banques, refondation européenne… Je viens de verser des idées pour un tel pacte. J’ai écouté les propositions d’Arnaud Montebourg, celles de candidats à la primaire socialiste qui ont combattu avec nous la loi Travail. Je sens que dans le discours que prononcera demain Jean-Luc Mélenchon, nous retrouverons beaucoup de ce qui nous est commun. J’étais hier à l’université d’été des Verts pour un débat pour une autre loi travail, une loi de progrès social. J’ai senti l’intérêt à ce travail commun, et pour vous faire une confidence, je crois qu'il y a plus d’intérêt à ce débat parmi les militants écologistes qu’à la primaire interne qu’ils tiendront fin octobre.

Tout ce que nous ferons pour faire émerger ce commun ne sera pas du temps de perdu. Et c’est là que nous trouverons les armes et les forces à rassembler pour faire face dans les combats immédiats à la surenchère ultralibérale, raciste et guerrière que nous allons devoir faire chaque jour reculer.

Nous aurons nous mêmes à faire notre choix pour la présidentielle début novembre, et je ne sais à l’heure qu’il est si nous trouverons avec tous les Français qui le souhaitent la force de faire bouger le paysage actuel. Mais je le dis, tant que la menace est là, nous devons travailler à cette réponse forte et rassemblée. En tout état de cause, car il n’est pas question pour nous de déserter l’arène présidentielle malgré ces difficultés, nous ferons notre choix en responsabilité, et nous ferons entendre quel que soit ce choix la voix du Parti communiste pour le présent et pour l’avenir. Nous avons dès cette minute un rôle éminent à jouer pour reconstruire la gauche dont ce pays à un besoin vital.

Les élections législatives et sénatoriales seront elles aussi essentielles. Nous devons batailler contre la dévalorisation organisée de ces échéances qui est une des dimensions de la présidentialisation et de la dévitalisation démocratique du pays. Les constructions de rassemblements populaires que nous sommes capables d’initier dans nombre de circonscriptions peuvent jouer un rôle essentiel pour faire bouger les lignes présidentielles. De quel député de gauche avez-vous besoin ? Faisons de cette question une grande question publique. La proximité peut être un atout. Car l’enjeu peut dans ces circonstances devenir bien plus accessible à nombre de nos concitoyens désarçonnés par une vie politique nationale dans laquelle ne re retrouvent plus.

Nos choix ne sont pas ceux d’un débat en permanence imposé par les provocateurs intégristes de toutes religions. Nos choix ne sont pas ceux d’un pays sidéré par la peur, cédant à la panique, acceptant l’état d’exception. Nos choix sont ceux d’un pays affichant tranquillement, fraternellement, avec bienveillance encore une fois, l’affirmation de ce qu’on est, de notre état de droit.

J’ai la certitude qu’une grande majorité des Françaises et Français cherche un autre choix que départager la droite, l’extrême droite et François Hollande.

Tout cela nous l’avons décidé lors de notre congrès et nous allons nous y tenir. J’entends et je comprends les impatiences dans nos rangs, à voir la succession des annonces de candidatures pour les primaires ou la présidentielle. C’est pourquoi je vous dis : « tenons-nous à nos propres décisions, à notre calendrier. Nous avons huit mois d’ici la présidentielle. L’échéance se rapproche mais les enjeux sont si importants, si décisifs que nous aurions tort d’en rabattre en bradant le travail de large rassemblement que nous avons décidé d’entreprendre.

Mon appel à tous est pressant.

A tous citoyens de gauche de toutes sensibilités, à tous, responsables politiques de gauche qui menons dans des combats communs, contre la loi El Khomri et la déchéance de nationalité, à tous, partenaires du Front de gauche, à tous, candidates et candidats, déclarés ou potentiels, je vous le dis : « il est temps de décider à construire un chemin commun. C’est encore possible. Je vous demande de ne pas brader la grande ambition collective de changer les choses, de changer la vie des gens, des travailleurs, des jeunes, contre les moins grandes ambitions, personnelles et partisanes, toutes légitimes qu’elles soient, de se faire une place, de faire à son parti ou mouvement une place, toute méritée qu’elle soit. Je le dis avec franchise : notre place personnelle, la place de notre parti ou de notre formation, elle sera immense si nous construisons du commun, elle sera minuscule si nous n’y parvenons pas. Alors je vous le propose : parlons vite et parlons bien. J’irai partout où il sera nécessaire. Et je vous attends à la Fête de l’Humanité. Cette fête qui prendra cette année un caractère exceptionnel. Je vous invite à y partager le pain, le vin, la fraternité, là, au plus près du peuple exigeant de la Fête de l’Huma. Je vous invite à y lancer au moins un signal : nous prenons nos responsabilités pour que les échéances de 2017 ne fassent pas le malheur de la France mais engagent son renouveau ».

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Dans son nouveau roman qui paraît ces jours-ci, Salman Rushdie qualifie avec lyrisme notre époque de « temps des étrangetés » – Qui d'entre nous au fond ne ressent pas la même chose, que les choses vont « à l'envers » ?

A nous de les remettre à l’endroit, le plus vite possible.

Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE NATIONALE DU PCF
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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 07:45
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Avec Gérard Filoche, après sa très bonne et combative intervention pour un acte II de la mobilisation contre la loi travail

Une université d'été d'une richesse de débats et de réflexion remarquable, excellemment organisée à l'Université d'Angers par la fédération du Maine-et-Loire et celle de Mayenne, avec un gros concours de la JC, qui a fait la part belle à la fête, à la solidarité, à la fraternité, entre camarades de toutes générations, de toutes conditions, de toute la France, de toutes les origines.

Le PCF a clairement montré pendant 3 jours sa capacité à se renouveler, la force de sa jeunesse militante et l'intelligence, la soif de comprendre et d'agir, l'esprit de respect de ses militants et de ses cadres.

En mettant au centre du jeu l'intérêt de notre peuple qui passe par le rassemblement de la vraie gauche et la force d'un collectif à renforcer toujours plus pour combattre et résister à la montée de l'extrême-droite comme aux forces capitalistes et de l'ultra-libéralisme, plus que des acnés narcissiques et de la communication politicienne au service des ambitions.

10 camarades du Finistère étaient présents à cette Université d'été qui y ont passé des moments très intenses et nourrissants politiquement.

Published by Section du Parti communiste du Pays de Morlaix - dans ACTUALITE NATIONALE DU PCF
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