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22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 09:08
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22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 06:55
Ils appellent publiquement à voter Fabien Roussel dans le Finistère - Comités des jours heureux du Finistère. Vous aussi, engagez-vous au côté de Fabien Roussel!
Ils appellent publiquement à voter Fabien Roussel dans le Finistère - Comités des jours heureux du Finistère. Vous aussi, engagez-vous au côté de Fabien Roussel!
Pen-ar-Bed, A bloc dans l'ouest, tout en haut à gauche toute
 
416 personnes participent à ce jour au comité de soutien finistérien public à la candidature de Fabien Roussel.
 
Et ces soutiens viennent d'une partie significative des 277 communes du Finistère (92 communes différentes du Finistère) tout un poème breton d'imaginaire géographique, sentant bon les embruns, la lande, le bocage et les bois, un poème dominé par les -Plou, les -Plo, et les Saint-:
 
Bannalec, Baye, Berrien, Beuzec-Cap-Sizun, Brest, Briec, Carantec, Carhaix, Châteaulin, Clohars-Carnoët, Combrit, Concarneau, Crozon, Douarnenez, Elliant, Ergué-Gaberic, Fouesnant, Gouesnac'h, Guipavas, Gouesnou, Guilers, Guimaëc, Ile-de-Batz, Kernével, Kersaint-Landunvez, La Feuillée, La Forêt-Fouesnant, Landerneau, Lanmeur, Lanvéoc, Le Guilvinec, Le Relecq-Kerhuon, Lesconil, Locquénolé, Locmaria-Berrien, Locmaria-Plouzané, Loctudy, Logonna-Daoulas, Mahalon, Melgen, Moëlan-sur-Mer, Motreff, Morlaix, Quimper, Quimperlé, Penmarc'h, Penzé, Pleyber-Christ, Plobannalec-Lesconil, Plogonnec, Plomeur, Plouarzel, Plouégat-Guerrand, Plouégat-Moysan, Plouénan, Plougasnou, Plougastel-Daoulas,, Plougastel-Saint-Germain, Plougonven, Plouguerneau, Plouhinec, Plouider, Plouigneau, Plounevez-Porzay, Plouzévédé, Plounéour-Menez, Plourin-les-Morlaix, Plouvien, Plozévet, Pont-Croix, Pont-de-Buis les Quimerc'h, Pont l'Abbé, Plogastel Saint-Germain, Riec-sur-Belon, Roscoff, Rosporden, Rosnoën, Santec, Saint Hernin, Saint-Jean-du-Doigt, Saint-Martin-des-Champs, Saint-Pabu, Saint-Thégonnec Loc-Eguiner, Saint-Pol-de-Léon, Saint-Renan, Saint Vougay, Saint-Yvi, Santec, Scaër, Sizun, Taulé, Tregunc, Tréflévenez, ...
 
Merci à toutes les personnes qui ont déjà donné leur soutien public à Fabien Roussel, et qui ont contribué à nourrir ce comité de soutien en posant la question aux proches et aux sympathisants.
 
On continue à parler autour de nous de notre candidat des Jours Heureux et du Parti Communiste pour amplifier le courant de sympathie et d'adhésion autour de cette candidature!

 

Si vous voulez vous inscrire sur le comité de soutien finistérien à Fabien Roussel, envoyez un mail à: dupont.ismael@yahoo.fr

A ce jour,  416 personnes appellent publiquement à voter Fabien Roussel dans le Finistère.

  Guy ABGRALL, comédien, auteur et adhérent du PCF, Brest

Anne-Marie ALAYSE, chercheuse Ifremer retraitée, Brest

Sandrine ALLAIN, agente administrative, syndicaliste - Quimper

Philippe ALLOUARD, militant syndical, Quimperlé

Yvette ANDOLFATTO enseignante en retraite, ancienne militante syndicale dans le 93, Plougastel-Daoulas

Françoise ANNE, retraitée, Quimperlé

Serge ANNE, retraité, Quimperlé
 
Sylvain ARALDI, militant syndical, technicien bureau d'étude ALSTOM, La Forêt Fouesnant

Patrick ASSELBOURG, retraité de l'AFPA, syndicaliste, ancien adjoint à Plourin-les-Morlaix

Manu AUDIGOU, agent territorial, syndicaliste – Morlaix

Marie Laure AUDIGOU, salariée de la Poste – Morlaix

Philippe AUZILLAUD, agent administratif syndicaliste - Morlaix

Françoise BAGNIS - Saint-Pol-de-Léon

Roland BAGNIS – Saint-Pol-de-Léon

Denise BALLIOT, Loctudy

Gaston BALLIOT - auteur de sites d'histoire locale, Loctudy

Guy BARRE, enseignant en retraite, ancien responsable syndical- secteur Pont L'Abbé

Cyrille BARTHES, adjoint technique principal, syndicaliste CGT, Brest

Serge BAZIN retraité– Saint-Martin-des Champs

Christian BEAUMANOIR, Syndicaliste cheminot CGT , ancien M/Adjoint communiste de Maurepas (Yvelines)- exécutif départemental PCF du Finistère Lanvéoc

Marie José BEAUMANOIR, retraitée du trésor public, Lanvéoc

Patrick BEAUMONT-PEUZIAT Maraîcher Plougastel-Saint-Germain

Patrick BEGUIVIN - ouvrier en miroiterie, conseiller municipal à Plouigneau

Claude BELLEC - élue communiste à Brest pendant plusieurs mandats, administratrice logement social, Brest

Djelloul BENHENNI, ouvrier du BTP, conseiller municipal de Rosporden/ Kernével

Annie BERGOT LE CALVEZ - retraitée des Finances Publiques, ancienne élue à Morlaix

André BERNARD  - retraité de l'éducation national (ancien proviseur) Quimper

Marie-Andrée BERNARD - retraitée de la Mutualité - syndicaliste, Quimper

Odette BERRIC, retraitée, Saint Jean du Doigt

Bernard BERTHIER ancien conseiller municipal de Saint-Yvi, syndicaliste

Alain BESCOU - retraité fonction publique territoriale, Plouhinec

Martine BESCOU - retraitée publique territoriale, Plouhinec

Mehdi BEUNECHE, étudiant. Brest

Jean-Pierre BEUZIT - cuisinier - adhérent PCF - Morlaix

Bertrand BIANIC Conseiller municipal délégué en charge du personnel au Relecq-Kerhuon
 
Denise BLANCHE retraitée du secteur bancaire semi-public - ancienne élue à Fontenay-aux-Roses - militante associative, syndicale et politique vétéran du PCF, Fouesnant
 
Fernand BLANCHE retraité du logement social - Fouesnant
 
Cécile BLANCHET, infirmière libérale, formatrice CGT, Guimaëc
 
Véronique BLANCHET, Formatrice Professionnelle d'Adultes. Ancienne vice
présidente de la communauté de communes du Pays Bigouden Sud. Ancienne - 3eme adjointe au maire chargée des affaires scolaires et enfance de la ville de Pont-l'Abbé
 
Bernard BLOYET - Retraité de la RATP, Syndicaliste CGT, MOTREFF

Anne BORGNIET-YOUÉNOU , retraitée, Brest

Christophe BOUDROT infirmier à l'hôpital, syndicaliste, Plouigneau

Jules BOUEDEC ancien élu, Lanmeur

Claude BOULIC, cheminot retraité , responsable associatif, Crozon

Claudie BOURNOT GALLOU Adjointe en charge des finances, de l’administration générale, du personnel et des élections Mairie du Relecq-Kerhuon

Bernard BOURSON, retraité, Plouider

François BOURVEN Cheminot, syndicaliste, Plougonven

Guillaume BOURVEN – Morlaix

Michelle BOURVEN ancienne élue à Plougonven, Morlaix

Jacqueline BRAIRE Le Guilvinec déléguée syndicale S.M.I.C.T. - C.G.T. pendant la carrière professionnelle (syndicat des médecins, ingénieurs,  cadres et techniciens ), Infirmière retraitée,  puis cadre de soins et ensuite cadre supérieure de santé jusqu'en 2004

Nicolas BREUILLE - Saint Vougay

Maëla BURLOT conseillère municipale à Morlaix

Denise CAM contrôleuse des Finances Publiques ER- Brest

Jean-Paul CAM contrôleur des Finances Publiques ER - Brest

Gilles CANQUETEAU -cadre Enedis, militant syndical, secteur Quimper

Christian CARDUNER - Retraité militant CGT PTT ancien secrétaire Départemental CGT  du secteur des activités postales et des télécommunications du Finistère-Sud et secrétaire régional activités postales et communication Bretagne - élu PCF Scaër

Alain CARIOU, professeur retraité, ancien adjoint au maire, Plougonvelin

Alain CARIOU, Marin pêcheur retraité, Loctudy

Mimi CARIOU, Retraitée commerce, membre de la section du Pays bigouden, Loctudy
 
Jean-Claude CARIOU, professeur en retraite , militant associatif , Logonna-Daoulas

Jean-Yves CAROFF - Plougasnou

Rolande CAROFF - infirmière retraitée, Plougasnou

Martine CARN - conseillère municipale à Plougonven, militante santé publique

René CARN – Plougonven

Philippe CARQUET - Gouesnou

Bernard CELTON - ancien responsable syndical de la CGT chez Renault et en Seine st Denis - Melgven

Jean Pierre CHABROL, retraité de la fonction publique territoriale, habitant à Brest.

Jean CHEVALIER. Ancien élu PCF à Landerneau

Jean-Marc CLERY,  Professeur, secteur de Quimper.

Nadine CLOAREC - retraitée France Telecom Orange, militante syndicale, militante politique - exploitante agricole - Locmaria Berrien

Yves CLORENNEC - professeur des écoles - Quimper

Albert COÏC - Beuzec-Cap Sizun

Emile COIGNARD -retraité France Télecom- Secteur Quimper

Isabelle COLPIN - Artisan d'Arts- Moëlan-sur-Mer

Bernard CONDETTE - Tregunc

Marc CORBEL - agent territorial - syndicaliste - Lanmeur

Alain CORFMAT - syndicaliste santé en retraite - Loctudy

Christiane CORRE, retraitée syndicaliste, Le RELECQ KERHUON 

Jean-Claude CORRE - retraité, Riec-sur-Belon

Marie-Louise CORRE - Morlaix

Patricia CORRE - professeure - Quimper

Jean-Patrick Courtois - Plounévez-Porzay

Monique Courtois - Plounévez-Porzay

Michel CREIGNOU, ancien élu de Guisseny, retraité d'EDF. Guissegny

André CREN Militant associatif Carhaix

Fabienne CYRIAQUE - Plougonven

Paul DAGORN – enseignant à la retraite - Morlaix

Jeannine DANIEL - ancienne élue à Scaër et présidente du syndicat d'eau du Ster Goz, présidente de l'association "Bretons solidaires" qui vient en aide aux migrants, Scaër

Maëlvin DANIEL - étudiant, Morlaix

Guy DAROL - journaliste et écrivain - Plouigneau

Monique DAVID – syndicaliste, retraitée du Télégramme, Morlaix

Eugène DAVILLERS – conseiller municipal de Morlaix

Louis DEBARNOT - retraité de l'arsenal, militant syndical et associatif - Brest

Enzo DE GREGORIO – responsable des JC Finistère, Carantec

Christian DELANNEE économiste de la construction en retraite,  Morlaix
 
Marcel DENES, militant associatif, Fouesnant
 
Liliane DEROUT, Lanmeur

Corentin DERRIEN – étudiant, responsable de l'UEC Finistère, conseiller municipal à Saint Thégonnec Loc Eguiner

Gabriel DERRIEN - agent de maintenance en retraite,  Quimper

Jean-Jacques DERRIEN - retraité, Brest

Philippe DESSENNE, Technicien de maintenance, militant syndicaliste. Plogastel St Germain.

Eric DESURY - éducateur sportif - Brest

Jean-Philippe DEUNF - travailleur de l'agro-alimentaire - Lanmeur

Michel DIZES cadre territorial retraité - Plougasnou

Jean DREAN - cheminot retraité, syndicaliste, Plouigneau et Quimper

Christophe DUCOURANT - Morlaix

Emile DUOT - retraité des travaux publics, Quimper

Marie DUIGOU, adjointe déléguée au lien social et à la citoyenneté, Bannalec

Norbert DUIGOU - militant syndicaliste, retraité de la Sécurité Sociale, Bannalec

François DUOT - Retraité des travaux publics - Quimper.

Louis DUOT - Ouvrier métallurgiste, syndicaliste - Quimper.

Jackie DUQUENNE - retraité - Pont Croix

Roger DUPAS, retraité RATP syndicaliste et militant PCF, Pont L'Abbé

Aloys DUPONT - étudiant, Morlaix

Ismaël DUPONT – professeur documentaliste en collège, conseiller départemental et 1er adjoint, adjoint Finances-Ressources Humaines de la ville de Morlaix

Daniel EDELIN - retraité de la sécurité sociale,  Quimper

Marie-France FAUJOUR, syndicaliste, retraitée de la Manu, Penzé (Taulé)

Pierre FELICE - retraité Penmarc'h

Jean-Michel FEVRIER - Retraité - Carhaix

Floriane FEYSSEL - secrétaire administrative, militante, Guilers

Marie-Laure FEYSSEL-PIBOULEAU, retraitée et adhérente du PCF, Brest

Alain FLAGEUL, militant associatif, Rosnoen

Catherine FLAGEUL, militante associative et de la Paix, Rosnoen

Didier FLEGEAU Retraité BREST

Yann FLOURIOT, retraité de l’Éducation Nationale, militant, Plouvien

Alain FOUCHE, Clohars-Carnoët

Yann FOUCHER - directeur d'école, Quimper

Pierre FOURNET-FAYAS. Mellac

Marion FRANCES, secrétaire administrative, militante, Guilers

Ronan FRANCES. Ergué Gabéric

Christian GAGOU - Retraité mécanicien de la réparation navale. Landerneau

Fabrice GAKIERE - Conseiller municipal de Briec, militant associatif, secteur Quimper

Denise GALLON - cheminote retraitée, secrétaire de la section des cheminots cgt retraités - Taulé

Jacky GALLOU, retraité, Le Relecq-Kerhuon

Michèle GAMBACHE – professeure en retraite, Morlaix

Patrick GAMBACHE – enseignant en retraite, éditeur, conseiller municipal délégué à Morlaix

Raymonde GARNIER  -retraitée, Moëlan sur mer

Robert GARNIER - retraité, Moëlan-sur-mer

Mariane GAUTHIER – conseillère municipale à Plouigneau

Walden GAUTHIER – lycéen, membre des JC, Plouigneau

Camille GLIDIC - Île de Batz

Marie-Joëlle GLOAGUEN - Retraité de la fonction publique territoriale, Secteur Quimper

Patrick GLOAGUEN retraité de la pêche, militant communiste, Lesconil

Armel GONTIER, Enseignant EPS, militant syndical et militant associatif, Moëlan-sur-Mer.

Camille GONTIER, Maître de conférence en sociologie, Douarnenez

Dominique GONTIER - Moëlan-sur-Mer

Bruno GOULIAN, cheminot retraité, syndicaliste, GUIPAVAS

Yvette GOULM, Quimper

Marie-France GOUSSE, comptable, militante associative, CONCARNEAU

Gilles GRALL – artiste, syndicaliste, Plounéour Menez

Gladys GRELAUD - Conseillère Régionale de Bretagne, Landerneau

Muriel GRIMARDIAS - militante associative, Lanmeur

Loeiz GUILLAMOT - journaliste en retraite, secteur Quimper

Françoise GUEGUEN - Militante Conseillère Pôle Emploi -Le Relecq-Kerhuon
 
Dominique GUELLEC, auxiliaire de vie scolaire, Brest

Eric GUELLEC, adjoint au maire de Brest, président du groupe des élu-e-s communistes de la ville de Brest et de Brest métropole, Brest

Morgane GUELLEC, section PCF de Brest

Malou GUIAVARC'H, professeur d'école, adhérente PCF, Plouvien

Nicole GUILLOU, adjointe de direction. Quimper

Philippe GUILLOU - cadre territorial en retraite, secteur Quimper

Yves GUIRIEC, cheminot retraité, militant syndical et associatif, Quimper

Alain GUYADER - professeur des écoles en retraite, secteur Quimper

Aline GUYADER - professeure des écoles en retraite, secteur Quimper

Jean GUYOMARCH - postier en retraite, syndicaliste, Quimper

Jean-Pierre GUYON - Retraité EDF, militant syndicaliste de l’Énergie, Concarneau

Maha HASSAN - écrivaine, Morlaix

Joel HEDDE - retraité syndicaliste, Combrit

Dessi HEDIN, professeur et écrivaine, Karlstad, Suède, section PCF Brest

Joël HELARY - syndicaliste, retraité de l'agro-alimentaire, Plourin-les-Morlaix

Noël HELIS, retraité de l'éducation nationale. Guipavas

Gérard HENAFF - retraité Alcatel, syndicaliste, Saint-Pabu

Maïté HENAFF - DEMARTY - retraitée Conseil Départemental 92, syndicaliste, Saint-Pabu

Jacqueline HERE - Retraitée des Finances Publiques, Maire de quartier à Bellevue (Brest), conseillère départementale

Roger HERE – retraité des Finances Publiques, syndicaliste, vice-président de Morlaix-Communauté et 1er adjoint à Plouigneau

Mireille HERVY, Santec

Alain HOUZIAUX retraités métaux

Danielle HROUDA - retraitée de la fonction publique territoriale (Assistance Publique - Département de Seine St Denis), syndicaliste, Gouesnac'h

Denis HUET, enseignant à la retraite, militant syndical. Quimperlé

Yvon HUET – journaliste, syndicaliste

Marianne JAN, retraitée, militante du comité de défense de l'hôpital de Concarneau - Concarneau

Charles JAOUEN- Saint Jean du Doigt

Mona JAOUEN - artiste chanteuse, Plounéour Menez

Bernard JASSERAND - Maire-Adjoint de Quimper en charge du quartier de Kerfeunteun, Conseiller Communautaire de QBO. Salarié de l’énergie ER, Quimper

Sylvie JASSERAND - professeure des écoles en retraite, Quimper

Gilbert JEHANNO - retraité de l'Arsenal - militant communiste, syndicaliste, Le Relecq-Kerhuon

Geneviève JEHANNO - retraitée de la mairie de Brest - Le Relecq-Kerhuon

Michelle JEZEQUEL - militante syndicaliste - Quimper

Claude JUILLIERE, retraité militant PCF et comité de défense de l'hôpital de Concarneau, Concarneau

Christelle KERBORIOU - salariée du secteur médico-social, syndicaliste, Plougonven

Pascal KERBORIOU - salarié de l'hôpital, syndicaliste, Plougonven

Elise KEREBEL - salariée du secteur médico-social, conseillère municipale à Morlaix

Louis KERGOURLAY - ancien conseiller municipal d'Ergué Gaberic

Colette KHALFA - retraitée de la fonction publique territoriale, Carhaix

Jean-Jacques LABOUS, militant syndical. Plouzévédé

Jean Roland LABROUSSE – retraité Air Inter, syndicaliste, - Carantec

Mariette LABROUSSE –  retraité Air Inter, syndicaliste, Carantec

Elisabeth LAINE - pépiniériste, Lanmeur

Jean-Yves LAINE - pépiniériste, Lanmeur

Jérémy LAINE – technicien anti-parasitaire adjoint au maire à Guimaëc

Frédéric L’AMINOT – ouvrier, adjoint au maire à l'enseignement à Morlaix

Enora LAMY - étudiante - section PCF Morlaix

Claude LANGRENE -  professeur des lycées professionnels en retraite - Quimper

Claudine LAPORTE - Responsable associative, Carhaix

Daniel LAPORTE - retraité, syndicaliste, Carhaix

Fanch LAPORTE - militant Syndical Retraité Carhaix

Louis LAUNAY retraité Brest

Marc LAUNAY, Concarneau

Andréa LAURO – salarié associatif, militant associatif, Morlaix

Alain LE BEC - professeur en retraite, militant associatif, Quimper

Chantal LE BELLEC, Cadre territoriale Retraitée, Guilvinec

Etienne LE BELLEC, Ancien  conseiller municipal de Guilvinec, Technicien études et conception pour les grandes cuisines professionnelles, Retraité, Guilvinec

Robert LE BELLEC, Ajusteur outilleur, Retraité, Pont L'abbé
 
Stephane LE BELLEC, Aide soignant, Pompier volontaire, Pont L'abbé
 
Yann LE BELLEC, Technicien de l'eau, Guilvinec
 
André LE BERRE, Retraité, Plogonnec

Annie LE BERRE, professeur agrégée de lettres, retraitée de l'éducation nationale, Brest

Jeanne LE BERRE - retraitée PTT secteur Quimper

Yves LE BERRE, professeur émérite des Universités, ancien adjoint au Maire de Brest (chargé de la culture), syndicaliste FSU, adhérent du PCF - Brest

Sergine LE BOHEC - Lesconil

Yannick LE BOHEC - Lesconil

Marie-Thérèse LE BRAS - retraitée de l'éducation nationale - Beuzec Cap Sizun

Bernard LE BRUN - Technicien travaux publics en retraite, syndicaliste,  Quimper

Madeleine LE BRUN - Retraitée, secteur Quimper

Michel LE BRUN - Policier municipal en retraite, secteur Quimper

Amélie LE CALVEZ - conseillère municipale, Sizun

Jean-Luc LE CALVEZ – retraité de la Manu, ancien élu, syndicaliste, Morlaix

Christine LE CAM, retraitée, militante syndicale, Locmaria Berrien

Hubert LE CAM, retraité,  militant syndical,  Locmaria Berrien. 

Natacha LE CLAIR, retraitée coiffeuse, Plestin-les-Grèves

Jacqueline LE CLOAREC -  professeur certifiée en retraite; ancienne conseillère municipale de  LANESTER -GUILVINEC

Robert LE CLOAREC Guilvinec professeur certifié en retraite; ancien adjoint au maire de LANESTER; ancien conseiller municipal du Guilvinec

JEAN LE CORRE Retraité PTT Roscoff

Guy LE DANTEC retraité Brest

Serge LE DOYEN – Plouégat Moysan

Romaric LEDUC -militant syndical et associatif -Brest - Pont de Buis lès Quimerc'h

Georges LE DUFF –(ingénieur en bâtiment, retraité, Lanmeur

Suzanne LE DUFF – professeure des écoles, retraitée, Lanmeur

Théo LE FAOU - ancien membre du Conseil du CHU Pitié Salpètriere, Guilvinec

Jean-Claude LE FELL - retraité - Logonna Daoulas

Viviane LE FELL - retraitée - Logonna Daoulas

Josette LE FUR – Plougonven

Marie-Pierre LE GAC - Plougonven

Gabriel LE GALL, artisan ébéniste retraité, ancien conseiller municipal de Roscoff pendant 2 mandats, Roscoff

Léon LE GALL, Retraité, Saint-Jean-du-Doigt

Yvan LE GALL – employé municipal, syndicaliste, Morlaix

Marie-José LE GLAS Contrôleur principal du trésor public- Lanvéoc

Bernard LE GOFF - retraité d'Orange, militant syndical et associatif, Quimper

Chantal LE BRUN, Le Guilvinec

Maxime LE BRUN, Le Guilvinec

Michel LE GOFF, militant syndical alimentaire, ancien conseiller municipal et candidat du Front de Gauche aux élections Régionales en 2015, Bannalec

Lydie LE GUEN - employée de commerce - Quimper

Marie-Hélène LE GUEN – retraitée de la Poste, syndicaliste, Morlaix

Roger LE GUENIC - Retraité fonction publique hospitalière -Retraité CGT - Brest

Thierry LE GUENNOU ancien adjoint mairie de Baye, Baye

Gaëtan LE GUERN Professeur dans l'enseignement supérieur ancien adjoint à la culture à Brest - Brest

Chantal LE GUERN DROGUET - Cytologiste, Brest

Rémy LE HUIDOUX Retraité Plestin-les-Grèves

Yvon LEJEUNE – Plourin les Morlaix

Christiane LE JEUNE – Plourin les Morlaix

Jean-Claude LE JONCOUR - Retraité France Télecom, militant associatif,  Quimper

Jocelyne LE JONCOUR - Retraitée Quimper

Henri LE LANN - Pleyber-Christ

Jean Michel LE LORC’H  Vice-Président BREST Métropole

François LE MEUR - Morlaix

Jean-Louis LE MEUR - chauffeur routier, Quimper

Jacques LE MOIGNE - Cheminot Retraité, syndicaliste, Plouguerneau

Colette LE NOAC'H - Scaër.

Martine LE NOZERH - retraitée intérimaire de l'agro-alimentaire (Doux, Connetable, Capitaine Cook, etc) - militante du PCF Pays Bigouden - Plozévet

Claude LE PAGE - Cheminot, syndicaliste, secteur Quimper

Michel LESPAGNOL – retraité PTT France Télécom, Morlaix

André LE ROUX commandant des douanes retraité Pont L'Abbé

Francette LE ROUX contrôleur divisionnaire des douanes retraitée Pont L'Abbé

Michel LE ROUX - professeur en retraite militant associatif - Le Relecq-Kerhuon

Sandra LE ROUX, conseillère municipale aux sports et au développement des quartiers à la mairie de Brest. Brest

Sylvain LE ROUX professeur de français

Marie Rose L'HELGOUALC'H , syndicaliste Guilvinec

Yvon L'HELGOUALC'H , syndicaliste Guilvinec

‌Ernestine L'HENORET, retraitée Fonction Publique, Loctudy

Gisèle LINTANF - retraitée infirmière psy -  Saint-Martin-des-Champs

Oxana LIZIAR, Atsem, Le Relecq-Kerhuon

Pierre-Yves LIZIAR, Professeur des Écoles, Conseiller Municipal délégué en charge du handicap au Relecq-Kerhuon

Lindsay MADEC, postière. Tréflévénez

Marie-Françoise MADEC – conseillère municipale déléguée aux Seniors à Morlaix

Erik MARCHAND - Artiste chanteur - Poullaouen

Taran MAREC - délégué à la langue bretonne à la mairie de Brest, étudiant en informatique, Brest

Jean-Claude MARION, Ingénieur retraité, Kersaint-Landunvez

Vinko MARKOV – Morlaix

Amaury MATHIEU, peintre en bâtiment, Silfiac, section PCF de Brest

Isabelle MAUGEAIS - Militante associative et conseillère Départementale canton Pont-de-Buis-les-Quimerc'h

Isabelle MAZELIN - adjointe à la culture au Relecq-Kerhuon, tête de liste aux élections Sénatoriales dans le Finistère en 2020, Le Relecq-Kerhuon

Jean-Yves MAZO - Postier, militant associatif, secteur Quimper

Yvon MEST - adhérent PCF - Brest

Monique MEVELLEC SITHAMMA, professeure en retraite, syndicaliste, élue conseillère municipale au Relecq-Kerhuon.

Jeannine MILLET - Retraitée de la fonction publique territoriale - adhérente section PCF Pays Bigouden - Mahalon

Gisèle MOAL – ancienne adjointe, Plourin-les-Morlaix

Denise MONTUELLE - militante de la solidarité et PCF, Primel-Tregastel (Plougasnou)

Louise MOREAU - Retraitée - Penmarc'h

Philippe MOREAU - Retraité, militant CGT et PCF à Penmarc’h, ancien conseiller municipal de Poissy (Yvelines), Penmarc'h 

Pierig MORVAN Facteur, militant associatif et syndical, Kernével/Rosporden

Michel MOYSAN - Concarneau

Suzanne MULLEMAN - retaitée - Plomeur

Lucienne NAYET – ancienne élue de Champigny s/Marne, militante associative autour de l’histoire de la Résistance, Locquénolé

Françoise NIOCHE - enseignante retraitée, Conseillère Municipale Rosporden

Robert NIOCHE, retraité et syndicaliste, Rosporden

Dominique NOGUERES – militante des droits de l'homme, avocate

Francis NORMAND - informaticien, secteur Quimper

André NUIAOUET – Morlaix

Jean-Yvon OLLIVIER – syndicaliste, cheminot en retraite, Saint Martin des Champs

Dominique OLLIVIER – Saint Martin des Champs

Maria OLLIVIER syndicaliste Brest

Sylviane PAPIN, Clohars-Carnoët.

Michèle PARET, Douarnenez

Jean-Louis PASCAL - dessinateur dans le bâtiment en retraite secrétaire de section PCF Concarneau

Denis PAUGAUME - électricien, syndicaliste,  Quimper

Maxime PAUL - ancien adjoint et vice-président de communauté d'agglomération à Brest, Plougastel-Daoulas

André PAULUS - enseignant retraité, ancien élu à La Feuillée/ Morlaix

Patricia PAULUS - enseignante en retraite, La Feuillée/ Morlaix

Marie-Pierre PELLEN - région brestoise

Jean-Jacques PENVEN - Retraité, RATP. Militant, CGT, ancien conseiller municipal de La Feuillée

Paulette PERON - Plouénan

Claudine PERROT- retraitée de la fonction territoriale, militante associative, Guilvinec

Ilya PERROT - ouvrier métallurgiste en retraite,  Quimper

Jean-Claude PERROT - conseiller municipal de Briec, postier en retraite, secteur Quimper

Michael PETER - maître artisan retraité- Rosporden-Kernevel

Yves PEUZIAT-BEAUMONT Fonctionnaire - Pays Bigouden

Gilbert PHELEP -  militant syndicaliste retraité - Rosporden

Michel PIBOULEAU - Syndicaliste militant associatif Brest

Françoise PILATTE - Morlaix

Olivier PIRIOU - Plouzané

Annick PIROU - retraitée - Carhaix

Jean PIROU, retraité, ancien conseiller municipal, Carhaix

Laurent PLA , Professeur en lycée Professionnel,  Carhaix.

François PLASSART - retraité du syndicat d'électrification, ancien adjoint au maire communiste à l'enseignement à Morlaix - Morlaix

Marie-Noëlle PLASSART - Morlaix

Patrick PLIQUET - ancien secrétaire du Syndicat CGT de la base aéronavale de Lanvéoc - Lanvéoc

Pierre PLOUGONVEN - Crozon

Pascal POUILLET – militant culturel breton, Locquénolé

Jean Claude POSTIC – Plouegat Guerrand

Jacky POUPON - adhérent PCF - Kernevel

Michel PRIGENT – ancien chauffeur routier - Plouigneau

Claire PRONONCE, militante syndicale. Moëlan-sur-Mer

Pierre PRONONCE, militant syndical, bureau de l'ARAC. Moëlan sur Mer

Serge PUIL - demandeur d'emploi - section Morlaix

Jan RAFFAELY – ancien postier - Sizun

Brigitte RAGOT - Concarneau

Piero RAINERO - ancien conseiller régional de Bretagne et maire-adjoint de Quimper Secrétaire fédéral du PCF de 1982 à 2000, membre du Comité Central de 1987 à 2000 secrétaire régional de Bretagne de 1996 à 2004

Yvonne RAINERO - Conseillère municipale de Quimper déléguée à la santé, Conseillère communautaire, professeure agrégée en retraite, Quimper

Roger RAMONET - retraité France Télécom, syndicaliste, Quimper

Jacques RANNOU, Maire-Délégué de Kernével, commune associée à Rosporden. Cheminot E.R.

Daniel RAVASIO – professeur en retraite, syndicaliste, Saint Thégonnec Loc Eguiner

Larry REA Adjoint au Maire de Le Relecq-Kerhuon En charge de l’Urbanisme et des travaux, Le Relecq-Kerhuon

Dimitri RELOUZAT - Assistant de travaux - Quimper

Gilberte RENEAUD - retraitée CAF, militante syndicale, Lesconil

Jacques RENEAUD - retraité cheminot, Lesconil

Christian RICHARD, informaticien en retraite - Kernével

Gisèle RICHEZ - Le Relecq-Kerhuon

Daniel RIOU – retraité de la Poste- Morlaix

Guy RIVIERE, retraité de la fonction publique territoriale, militant syndical et associatif. Locmaria Plouzané.

Erwan RIVOALAN, bibliothécaire, syndicaliste, BREST

Pierre ROBIN, retraité, ancien responsable CGT ATOSS.

Philippe ROPARS, Morlaix

Michelle ROSA - retraitée - Quimper

Gérard ROUSSEAU, retraité de l'éducation nationale, Beuzec Cap Sizun

Maryse ROUSSEAU retraitée mutualité, Pays Bigouden

Maryse ROUZIER. Brest

Roberte SAINT JALMES - assistante administrative - Quimper

Françoise SALAÜN, retraitée, Roscoff

Jean-Louis SALAÜN, retraité, Roscoff

Rémi SALAÜN Technicien retraité DCNS Brest, syndicaliste mandaté Sécu

Amélie SALZENSTEIN – Plougonven

Arlette SAMSON - Riec-sur-Belon

Cathy SAMSON - secrétaire, Fouesnant

Joël SAVINA - Retraité, militant syndical, militant associatif, Saint Hernin

Pascal SCATTOLIN - Morlaix

Valérie SCATOLLIN – syndicaliste, adjointe au maire à Morlaix, conseillère communautaire, Morlaix

Gil SCHMITT - directeur d'administration territoriale en retraite - secteur Douarnenez

Gérard SECHET retraité Rosporden

Malika SECHET retraitée Rosporden

Cécile SEGALEN - Le Relecq-Kerhuon

Pascal SEGALEN - trésorier de la section PCF du Relecq-Kerhuon, ancien élu Relecq-Kerhuon

Mikael SEILLE – Pleyber-Christ

Denis SELLIN - retraité - Moëlan-sur-Mer

Jean-Luc SEZNEC - Artisan électricien en retraite - Quimper

Gilbert SINQUIN - Cheminot, syndicaliste, Châteaulin

Ronan SINQUIN - conseiller municipal de Quimper, Postier, syndicaliste

Thérèse SINQUIN - couturière retraitée, Quimper

Janine SORHOLUS - Morlaix

Sylvain SOULARD, Pont-l'Abbé.

Gisèle SQUIVIDANT - OS1, ouvrière spécialisée en retraite, Quimper

Paulette STEPHAN - institutrice en retraite, Quimper

Thomas SUKIENNIC - cheminot, syndicaliste,  Quimper

Guy TANDE - retraité infirmier psy -  Saint-Martin-des-Champs

Michel TANGUY - Brest

Ronan TANGUY - Elu au Relecq-Kerhuon pendant 25 ans, délégué syndical national CGT du Crédit Mutuel de 1976 à 2012, Plouarzel

Aline TASSIN, enseignante à la retraite, militante pour le droit des
enfants et des femmes, Landerneau
Jean-René TASSIN, militant syndical, Landerneau
 
Marie-Gaëlle TEXIER Éducatrice spécialisée

Mikael THENG - chaudronnier-soudeur, secteur Quimper

Joël THEPAULT - retraité cheminot, Quimper

Pierre-Yves THOMAS - Retraité, syndicaliste et conseiller municipal, Carhaix

Willy TITECA - retraité AIR INTER, syndicaliste, Moëlan-sur-Mer

Robert TOULERASTEL - Penmarc'h 

Thierry TRIMAILLE. Professeur retraité. Pont-l'Abbé

Fabien TUDO DELER - contrôleur technique automobiles - Quimper

Michel TUDO DELER – cheminot retraité, syndicaliste, Lanmeur

Jean François VERANT – militant associatif, Plougasnou

Paul VIGOUROUX - prof des écoles à la retraite. Loctudy

Jean-Jacques VILLALON, Quimper

Isabelle VINCENT, secrétaire dans le médico-social, Saint-Renan

Roger VINCENT, couvreur à la retraite, Saint-Renan

Jean-Louis WEBER, Santec

Denis YAOUANC, Cheminot, militant syndical, Elliant.

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22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 06:41

 

Souvent prise comme un objet d’analyse, la jeunesse n’est pourtant pas un sujet politique, économique ou social unifié. La classe d’âge ne suffit pas à définir un sujet politique, à déterminer des intérêts commun qui justifient l’engagement. Si le raccourci « s’adresser à la jeunesse » est commode, cette catégorie d’âge est traversée par des fractures qui amènent ses différents membres à ne pas avoir les mêmes intérêts objectifs. Il est donc nécessaire de prendre le temps, en introduction de ce dossier, de faire un tour d’horizon de la jeunesse de France.

*CLÉMENT CHABANNE est rédacteur en chef-adjoint de Progressistes.

 

« Avec un recul de l’âge médian en France de 2 ans en dix ans (39 ans en 2011, contre 41 en 2021), la dynamique est toujours à un vieillissement de la population. »

« Sur les 2,7 million de personnes inscrites dans l’enseignement supérieur, Paris en concentre déjà à elle-seule 650 000 en 2020. En l’absence d’offre d’emploi, et notamment d’emplois qualifiés, le retour dans la région d’origine est un phénomène rare »

 

UNE PART NON NÉGLIGEABLE DE LA POPULATION

La définition de la jeunesse est fluctuante. Les instituts statistiques n’utilisent pas toujours les mêmes catégories. Si la borne inférieure est généralement placée à 15 ans, grosso modo à la fin du collège, la borne supérieure est plus floue. D’après l’INSEE, au 1er janvier 2021, la France comptait 4,1 million de 15-19 ans, 3,8 millions de 20-2  ans et 3,7 millions de 25-29 ans, soit au total 11,6 millions de 15-29 ans, soit 17 % de la population française.

Avec un recul de l’âge médian en France de 2 ans en dix ans (39 ans en 2011, contre 41 en 2021), la dynamique est toujours à un vieillissement de la population. Il ne reste pas moins que la jeunesse constitue une part non négligeable de la population, une part qui se retrouve dans une période de la vie où se croisent des enjeux qui auront une incidence de long terme : formation, mobilités sociales et géographiques, insertion dans le marché du travail, accès au sport, à la culture, etc.

UNE INÉGALE RÉPARTITION GÉOGRAPHIQUE

La répartition géographique de la jeunesse sur le territoire métropolitain est très inégale. Les mobilités des jeunes sont l’un des principaux vecteurs de la métropolisation, et certains territoires souffrent de départs massifs. La région Centre-Val de Loire dans son ensemble perd 5 à 6 % de la classe d’âge des 15-29 ans chaque année. À un échelon plus fin, l’Observatoire des territoires note que certaines zones d’emplois des territoires ruraux peuvent perdre jusqu’à 15 % de la population des 18-24 ans par an, soit la quasi-totalité d’une cohorte chaque année. Quand l’ensemble de la petite couronne tourne autour de 30 % de personnes âgées de 19 à 39 ans, les départements les plus ruraux, comme la Creuse, le Lot ou le Gers, plafonnent autour de 17 %.

C’est d’abord au cours de leurs études que les jeunes se concentrent massivement dans les grandes unités urbaines. Une trentaine de villes se partagent 75 % des étudiants. Sur les 2,7 million de personnes inscrites dans l’enseignement supérieur, Paris en concentre déjà à elle-seule 650 000 en 2020. En l’absence d’offre d’emploi, et notamment d’emplois qualifiés, le retour dans la région d’origine est un phénomène rare. Les bassins d’emploi les plus éloignés de l’offre de formation dans l’enseignement supérieur sont donc privés d’une large partie de la jeunesse locale. L’autre partie de la jeunesse locale, celle qui reste sur place, suit généralement une formation rapidement professionnalisante et rentre tôt dans le marché du travail. Partout, dès lors que l’on quitte les bassins d’emploi des grandes villes universitaires, la majorité des jeunes de 15 à 24 ans sont actifs. Une véritable barrière géographique s’instaure entre une partie de la jeunesse entrant rapidement dans le marché du travail local et une partie, rurale, qui migre vers les métropoles pour y suivre des études longues.

PRÈS DE 5 MILLIONS DE JEUNES EN FORMATION

Les lycéens sont 2,2 millions en France, dont 0,6 million en lycée professionnel et 1,6 en lycée général. L’enseignement secondaire compte également un peu plus de 0,2 million d’apprentis, et presque autant d’élèves des établissements des ministères de la Santé et de l’Agriculture. Au total, le secteur public assure 78 % de l’enseignement secondaire, le reste étant indignement laissé aux intérêts privés. Le Cnesco, dans son rapport de 2016, notait la très forte reproduction sociale dans l’orientation entre voie générale et professionnelle : plus de 60 % des enfants d’ouvriers non qualifiés sont orientés vers des lycées professionnels. Les baccalauréats professionnels les plus suivis dans le secteur de la production concernent l’électricité et la mécanique automobile. Dans les secteurs des services, le commerce et les formations sanitaires et sociales arrivent en tête.

En France, 2,7 millions de personnes sont inscrites dans l’enseignement supérieur, dont 1,6 à l’université, 0,26 en BTS, 0,2 en école de commerce, 0,16 en école d’ingénieurs. Au total, plus de 0,5 millions de personnes étudient dans le privé. Si les femmes représentent 56 % de la population étudiante, l’orientation genrée est encore très marquée. Les femmes représentent ainsi 86 % de la filière paramédicale et sociale, contre seulement 25 % en ingénierie. Malgré sa massification, l’enseignement supérieur reste peu accessible aux classes populaires. Les enfants de ménages ouvriers ne représentent que 11 % des inscriptions à l’université et 5,4 % en école d’ingénieurs. Enfin, Campus France alerte sur la chute du nombre de doctorants dans la pays, seulement 55 000 en 2019, ce qui est bien moindre que chez nos voisins allemands ou britanniques.

Si le besoin d’investissement dans l’éducation est généralisé et qu’il faut débloquer des moyens partout, ceux-ci doivent être mis au service de changements de logique profonds. La réindustrialisation du pays, la reconquête d’une souveraineté économique, la transition écologique, le développement des filières de pointe ne pourront se faire sans une grande revalorisation des filières de formation professionnelle et des métiers auxquels elles préparent. Elles ne se mèneront pas non plus dans une société qui continue de segmenter aussi fortement les formations sur la base de l’origine sociale.

Les ambitions du système de formation pour demain ne peuvent pas non plus se satisfaire du poids des stéréotypes sexistes et de l’orientation genrée. Les besoins gigantesques prévisibles dans les métiers de l’ingénierie ou dans ceux du soin et du médico-social ne permettent à aucune de ces filières de continuer à se passer de la moitié de la population au nom de représentation éculées. La revalorisation des métiers dits « féminins » est une impérieuse nécessité, au nom de l’égalité, de la justice, mais aussi de l’efficacité économique. Qui peut croire que l’hôpital public continuera à tenir indéfiniment sur le seul appel au sacrifice et au sens du devoir de la majorité de femmes qui y travaillent ? Qui peut croire que les métiers du médico-social continueront à attirer le nombre de volontaire que les besoins exigent s’ils ne sont pas revalorisés, tant en termes de conditions de travail que de rémunération ?

2,2 MILLIONS DE JEUNES EN EMPLOI

La population de 15 à 24 ans comptait 37,3 % d’actifs en 2017, avant la crise de la covid, soit un peu plus de 4 millions de personnes. Parmi ces actifs, le taux de chômage, au sens du BIT, était de 22 %, soit près de 1 million de jeunes chômeurs. En 2020, l’INSEE a recensé 2,2 millions de jeunes travailleurs entre 15 et 24 ans ; 29,7 % de ces jeunes en emploi occupaient un poste ouvrier et 36,4 % un poste d’employé. Seulement 7 % occupaient un emploi de cadre.

Malgré une diffusion de la précarité à toutes les classes d’âge, les jeunes restent particulièrement marqués par la précarité : 15 % des moins de 25 ans en emploi en 2017 avaient un contrat court, contre 4,5 % dans la population globale. D’après le CESE, l’âge du premier emploi stable est passé au-delà de 27 ans, contre 20 ans dans les années 1980.

Si l’abrogation du CPE reste dans tous les esprits militants comme l’une des dernières grandes victoires de la mobilisation populaire, les jeunes en emploi connaissent un certain nombre de contrats qui leur sont « réservés » et qui constituent autant de dérogations au droit commun encadrant le travail. Des services civiques remplaçant des milliers de fonctionnaires à statut aux apprentis – considéré plutôt comme des employés à bas coût que comme des élèves en formation –, les sous-contrats qui frappent les jeunes non seulement les enferment dans la précarité, mais tirent en plus vers le bas l’ensemble des droits des salariés. Une abrogation des dérogations au salaire minimum, la reconquête du CDI comme norme d’embauche ou un contrôle accru des conditions d’apprentissage sont autant de mesures immédiatement nécessaires, précurseures d’un statut reposant sur la Sécurité sociale et permettant une sécurisation du revenu dès la formation initiale et tout au long de la vie.

AU MOINS 1 MILLION DE JEUNES PRIVÉS D’EMPLOI OU DE FORMATION

En 2018, d’après la DARES, 963 000 jeunes de 16 à 25 ans étaient sans emploi ni formation, soit 13 % de cette classe d’âge. Parmi eux, 48 % étaient dans cette situation depuis plus d’un an, et 37 % n’étaient pas en contact avec le service public de l’emploi. Derrière cette jeunesse sacrifiée, laissée sur la touche, il y a évidemment des milliers de vies injustement brimées et d’aspirations déçues. Il y a surtout un pays qui, parce qu’il refuse de porter l’ambition d’une formation ou d’un emploi pour toutes et tous, se prive des capacités d’un million de travailleurs et de travailleuses.

Les statistiques sont édifiantes. Le problème est d’abord celui de l’accès garanti à une formation : 67 % des jeunes sortis de leur formation initiale avec un diplôme inférieur au CAP ou au BEP sont aujourd’hui sans emploi ni formation ; ce taux est divisé par 2 avec l’obtention d’un CAP ou d’un BEP, et ce malgré la dévaluation systématique dont souffre la formation professionnelle depuis des années. Malgré le manque d’investissement et de reconnaissance, les qualifications professionnelles restent une protection. Le taux de jeunes sans emploi ni formation chute avec le niveau de qualification. La création d’une branche de la Sécurité sociale et d’un statut pour les jeunes travailleurs en formation, avec l’ouverture des droits à un revenu permettant de se former dignement, permettrait d’en finir avec cette situation.

La massification de la population de jeunes privés d’emploi et de formation est très largement une reproduction des difficultés de la génération antérieure. Une large portion de la jeunesse reçoit précarisation et discrimination en héritage. Vivre dans une famille monoparentale augmente de 50 % le risque d’être privé d’emploi ou de formation, être né de parents étrangers l’augmente de 56 %, avoir un parent au chômage de 172 % par rapport à un parent cadre. Là encore, l’enjeu est de rompre cette chaîne en luttant contre les discriminations dans toute la société, en créant les conditions pour que les travailleurs sortent de la précarité et en sécurisant l’entrée des jeunes travailleurs en formation dans la vie active par un statut ouvrant des droits, notamment celui à un revenu digne pendant la période de formation.

Conquérir un statut social devient une urgence pour une jeunesse populaire qui refuse de continuer à subir une orientation segmentée selon le genre ou l’origine sociale, une entrée dans le monde du travail marquée par la précarité, la sous-rémunération, des formations professionnelles dévalorisées, malgré l’absolue évidence de l’utilité sociale des secteurs de formation pour répondre aux défis de l’époque.

 

 

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22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 06:36

 

Le gouvernement se défausse sur EDF de sa promesse de limiter à 4% la hausse de l’électricité évaluée à +35% au 1er février 2022, pour un coût astronomique de 8 milliards d'euros !

 

 

Ce gouvernement qui avait anticipé cette possibilité lors de la loi énergie climat votée en 2019, a décidé d’augmenter le plafond de l’Arenh à 20 TWh pour aller à 120 TWh. L’adoption de cette possibilité par la majorité gouvernementale a été faite pour satisfaire la demande des fournisseurs dits « alternatifs », essentiellement de négoce et de trading (Total énergies, Engie, Cdiscount,…) qui peuvent acheter à bas coût l’électricité nucléaire produite par EDF (jusqu’à 100 TWh à 42€/MWh, tarif inchangé depuis 2012, puis 20 TWh à 46,2€/MWh) alors que les prix de marché oscillent entre 200 € et 400 € MWh pour la revendre à leurs clients.


En réalité, ce volume d’électricité supplémentaire à bas coût va donc directement profiter aux concurrents qui n’ont pas investis dans la production d’électricité. Cela coutera autour de 8 milliards d’euros à EDF sans que l’on soit réellement en capacité de vérifier que ce mécanisme profitera également à leurs clients qui ont déjà subi de violentes hausses. Aujourd’hui, c’est 120 TWh. Et demain ?

Cette décision est lourde de conséquences pour l’entreprise publique pénalisant sa capacité d’investissements dans le renouvellement et la maintenance du parc de production nucléaire et hydroélectrique,
nécessaire pour garantir notre sécurité d’approvisionnement. C’est une décision qui va gravement fragiliser l’entreprise publique. C’est un processus de liquidation de notre fleuron industriel qui assure la sécurité d’approvisionnement d’électricité de notre pays.

Le PCF dénonce l’obsession du marché et de la concurrence qui conduit l’Europe à une situation intenable en matière d’accès à l’électricité pour les ménages comme pour les entreprises. Partout en Europe, les factures explosent.

A quelques semaines de l’élection présidentielle, la majorité macroniste ressort son « quoi qu’il en coûte » pour assumer sa décision de contenir la hausse des tarifs de l’électricité à 4% en faisant les poches à EDF.

Le gouvernement aggrave les transferts financiers au bénéfice d’acteurs privés au lieu d’assumer son engagement de bloquer la hausse en modifiant le mode de calcul des tarifs. Ce gouvernement et le candidat Macron sont les chefs d’orchestre du détricotage du service public et de la casse industrielle notamment dans le secteur de l’énergie.

Alors que l’urgence est de faire face au réchauffement climatique, l’Etat encore actionnaire d’Engie, organise sa vente à la découpe se privant ainsi d’un outil industriel utile à la réussite de la transition énergétique. Après avoir été l’architecte de la vente d’Alstom à General Electric, il exige d’EDF le rachat de ces mêmes activités nucléaires par EDF. Cette politique à la petite semaine est un gâchis financier et industriel !

Pour répondre à la hausse de l’électricité et du gaz, une baisse de la TVA de 20% à 5.5% sur la consommation de l’électricité et du gaz, et la suppression de celle-ci sur la CSPE (taxe sur une autre taxe) auraient eu un impact immédiat face à des dépenses incompressibles et de première nécessité des ménages. Certains pays européens ont d’ailleurs mis en œuvre de telles mesures.


Le PCF propose de rendre caduque les dispositions de l’Arenh inscrites dans la loi NOME votée en 2010 qui a instauré cette concurrence artificielle de l’électricité en obligeant EDF à vendre une partie de l’électricité nucléaire à faibles prix à ses propres concurrents ainsi que la méthode de tarification actuelle qui prend en compte les prix de marché européen de gros et favorise la concurrence au détriment d’EDF.

Il faut revenir à un tarif qui prenne réellement en compte les coûts de production, de transport et de distribution dans le calcul des Tarifs Règlementés de Vente, éléments de la solidarité nationale pour l’accès à l’électricité et au gaz, que le PCF entend absolument sauvegarder.
Il faut renationaliser EDF et Engie !

 

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22 janvier 2022 6 22 /01 /janvier /2022 06:09

 

Salah Hamouri, avocat franco-palestinien, résident de Jérusalem-Est subit depuis 20 ans un harcèlement continu de la part de l’État d’Israël.

Après les années d’emprisonnement arbitraire, c’est à sa vie privée que l’occupant israélien s’est attaqué : interdiction à sa femme de se rendre à Jérusalem où vit la famille, impossibilité faite à ses enfants de naître à Jérusalem, interdiction faite à cette famille de se regrouper pour vivre ensemble à Jérusalem, la ville où il est né et entend demeurer.

Depuis le mois de juin 2020, il vit sous la menace d’une expulsion imminente en vertu d’une loi inique  :  Israël a décidé de révoquer le statut de résident de Jérusalem de Salah Hamouri pour « défaut d’allégeance. »

Il lui est interdit, dans l’attente des procédures d’appel, de se déplacer. Il se retrouve maintenant dans l’impossibilité de sortir de chez lui, dans un quartier excentré de Jérusalem : il ne peut plus exercer sa profession d’avocat.

Et maintenant Israël vient de lui retirer sa couverture santé pourtant obligatoire.
Les Palestiniens de Jérusalem se battent pour vivre à Jérusalem, sur leur terre et dans leurs maisons. Salah est un parmi tous les autres.

La panoplie du régime d’apartheid israélien pour perpétrer le transfert forcé des Palestiniens de Jérusalem est diversifiée et inhumaine : démolition de maisons, expulsion, confiscation de terres, harcèlement, emprisonnement, privation du droit à la santé et à l’éducation, et une des plus récentes : le retrait du statut de résident pour défaut d’allégeance.

Salah est le premier visé par l’application de cette loi inique. Il se bat pour lui mais aussi pour toutes et tous les autres qui risqueraient de subir le même sort après lui.

L’AFPS soutient Salah Hamouri dans son combat. Aux côtés de la Coalition civique pour les droits des  Palestiniens de Jérusalem, aux côtés des organisations palestiniennes de défense des droits humains telles que Al Haq ou Adalah, ensemble nous luttons contre le nettoyage ethnique à Jérusalem.

L’asphyxie financière est un des moyens utilisés par Israël pour rendre la vie des Palestiniens de Jérusalem impossible : toute démarche administrative ou juridique a un coût parfois très élevé. On sait que les familles dont les maisons sont détruites par Israël doivent financer eux-mêmes la destruction de leur propre maison.

Comme toutes les Palestiniennes et tous les Palestiniens de Jérusalem victimes du régime d’apartheid israélien, Salah Hamouri a besoin de notre soutien y compris financier pour mener à bien son combat, leur combat.

Pour lui permettre de mener à bien ses actions juridiques, contribuons financièrement au combat de Salah Hamouri contre son expulsion de Jérusalem !

Contribuons au combat des Palestiniennes et des Palestiniens contre le nettoyage ethnique à Jérusalem  !

>> Soutenir Salah Hamouri dans son combat contre son expulsion de Jérusalem

 

--
Association France Palestine Solidarité (AFPS)
21 ter Rue Voltaire 75011 Paris
Tél. : 01 43 72 15 79
Suivez l'AFPS sur www.france-palestine.org,
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21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 09:20

 

Rappel des faits En cette année électorale, la situation des plus dévaforisés, dont la jeune génération, durement touchée par la crise sanitaire, est un enjeu d’avenir pour notre pays. Avec les contributions d'Omar Youssef Souleimane Écrivain et réfugié syrien, Léon Deffontaines Secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France et un texte collectif

La responsabilité des intellectuels

OMAR YOUSSEF SOULEIMANE (Écrivain et réfugié syrien)

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Lors d’une soirée à Paris, avec un groupe d’écrivains, d’enseignants, de journalistes, la question de l’islamisme et du terrorisme a été abordée, en faisant bien la différence entre les deux termes. Pendant le débat, j’ai pensé à certains lycées de villes de banlieue ou à certains quartiers où il n’y a même pas une librairie. Des jeunes y passent leur temps entre Snapchat, TikTok, la mosquée, la maison et l’école. Entourés par des idées radicales, se sentant rejetés par la France, certains envisagent le djihad comme un devoir, et puis, crier « Allah Akbar » en sortant de l’école est amusant. La plupart ne se considèrent pas comme français, mais comme des Maghrébins, bien qu’ils soient nés ici, et ne pratiquent pas la langue de leur pays d’origine. Ces élèves ont avant tout besoin d’être amenés sur un autre chemin afin de les détourner de ces idées horribles circulant en permanence dans leur entourage. Si les intellectuels ne le font pas, qui va s’en occuper ?

La nature a horreur du vide. Là où la culture est quasi absente, l’ignorance menant à la radicalisation s’installe. La responsabilité des intellectuels, c’est de se rendre dans ces lieux. Un spécialiste de l’islamisme peut faire des milliers de kilomètres pour étudier l’idéologie des djihadistes, mais il le pourrait tout aussi bien en prenant le bus, le métro ou le RER. Lutter contre les terroristes sur le terrain français est une priorité.

Dans les années 1930, après avoir participé activement aux comités mettant en garde contre le danger nazi, défendu, en 1934, Georgi Dimitrov et lutté dans l’armée républicaine espagnole, André Malraux a continué son combat en tant que tankiste pendant la campagne de France de mai-juin 1940 aux côtés de nombreux intellectuels comme Aragon, Nizan... Notre pays était alors en danger. Mais la génération de Malraux n’a pas quitté les villes les plus modestes de France, même après la guerre, persuadée que la culture était pour tout le monde, y créant de multiples associations, maisons de la culture, ciné-clubs... Cependant, depuis la fin du XX e siècle, les intellectuels de gauche se sont désintéressés de la population des villes habitées par des ouvriers venant d’Afrique. Il est juste de parler d’abandon.

Depuis la Seconde Guerre mondiale, nous n’avons pas vécu de grande crise nous faisant comprendre le besoin de protéger les principes de la République. Mais la crise, aujourd’hui omniprésente, ne se manifeste pas seulement par les attentats mais aussi à travers les comportements de certains jeunes de banlieue abandonnés à eux-mêmes du fait du déni de nombreux intellectuels, venus surtout de la gauche, niant l’existence de tout problème.

C’est peut-être le moment de créer un mouvement culturel, politique, engagé envers les quartiers les plus délaissés du pays. Rester dans les grandes villes ne fait qu’accroître la ségrégation sociale. Ces jeunes vont grandir, devenir adultes, chercher un travail, percevant toujours la France uniquement comme le pays qui les a colonisés, opprimés. Ce dont ils ont besoin, c’est d’être sûrs que la République leur appartient. Ceux qui sont engagés dans la lutte contre la radicalisation, qui viennent du milieu culturel, peuvent y avoir un excellent rôle. Où ils peuvent remplacer le discours séparé de la France par celui qui est pour le pays d’Éluard.

Avec les « sans », le combat pour la dignité

Texte collectif

« Pauvreté », « invisibilité », « précarité » sont devenus les nouveaux mots populaires, des éléments de langage pour se prévaloir d’une bonne conscience, pour se légitimer éhontément sur la misère que vivent dans leur chair et leur conscience pas moins de 10 millions de personnes dans ce pays.

Nous disons chair et conscience parce que, là encore, nous sommes dans une réalité bien concrète et les conséquences sont quant à elles immédiates : un agriculteur se suicide tous les jours, pas moins de 528 personnes sont mortes dans la rue cette année. Selon le collectif Morts de la rue, elles avaient en moyenne moins de 48 ans. Ce qui est mis en cause dans la mort de ces nombreuses personnes, aussi bien dans les rues de nos grandes métropoles que dans les champs de nos campagnes – dans lesquelles on est si prompt à aller se réfugier lorsqu’il le faut –, c’est bien la misère.

La pauvreté tue à petit feu, ce n’est pas du wokisme ou du séparatisme, c’est un fait. Des millions de vies sont sacrifiées sur l’autel des élites qui n’ont pour seul dieu que le capitalisme – et le bénéfice économique. Alors que ces gens, ces oubliés de la société, sont en première ligne lorsqu’un effort de solidarité est demandé ou lorsqu’il faut payer les pots cassés d’un système inégalitaire.

Les pauvres sont plus malades, moins bien soignés, moins bien formés, moins bien informés, moins bien payés, moins regardés. Rendus invisibles, pour mieux confisquer leur parole, l’instrumentaliser. CQFD. Des dispositifs cosmétiques de participation citoyenne sont mis en place pour donner l’illusion que l’on a demandé l’avis des gens, que l’on essaie de rendre la vie de ceux qui en ont besoin plus simple ? Foutaises !

Non seulement on parle pour nous, mais on le fait contre nous. Les pauvres, les victimes de violences sont pris en otage le plus souvent par le système de domination physique et symbolique qui rend mutique. La difficulté à verbaliser un sujet, à le matérialiser ou l’incarner ne rend pas moins vraie la situation déplorée. La parole est volée, détournée.

On mesure la bonne santé d’une démocratie à sa capacité à protéger et accompagner celles et ceux qui en ont besoin ; en l’occurrence, non seulement de plus en plus de gens se retrouvent en besoin d’accompagnement, mais ils peinent à se faire entendre. Même les responsables associatifs, militants, citoyennes et citoyens engagés sur ces questions trouvent de la résistance à faire résonner ces voix. Nous en voulons pour preuve ce texte qui appelle à la décence du débat avec le sérieux et l’impériosité qu’impose la situation des vrais sujets.

Alors que la pauvreté et la précarité rongent avec une férocité accrue depuis le début de la crise sanitaire dans la plus grande indifférence, réforme après réforme, Emmanuel Macron et son gouvernement ont poussé chaque jour un peu plus les Français dans une misère aussi bien matérielle que psychologique. La décennie est décisive tant sur le plan du climat que sur celui de la justice sociale.

Alors même que les plus précaires ont été la première ligne durant cette crise sanitaire, la campagne présidentielle vient encore montrer le plus abject des regards sur les habitant·es des quartiers populaires. Une candidate parle de « zone de non-droit, parfois de non-France », appelle à ressortir « le Kärcher ». Ces discours caricaturaux venant ainsi annihiler la question du logement, de l’inégale répartition des richesses, de la disparition des services publics et bien d’autres ruptures de politiques publiques.

Il est temps que les sans-voix aient plus qu’une brèche de secours, mais une voix audible, une voix qui compte. Par ces mots s’incarne une revendication simple. Celle de ne plus bafouer chaque jour le premier de tous les droits : la dignité. Et pour ça, nous refusons d’attendre cinq ans de plus, nous… pour : les sans-nom, les sans-histoire, les sans-dents, les sans-chemise, les sans-vertu, les sans-valeur, les sans-le-sou, les sans-abri, les sans-famille, les sans-filtre, les sans-dignité. Exigeons aujourd’hui une clause de non-régression pour que la lutte contre la pauvreté soit la grande cause des cinq prochaines années afin d’écrire ensemble des lendemains meilleurs pour les Français oubliés. Faisons de la pauvreté une hors-la-loi.

Signataires : Sophia Hocini, autrice et militante des quartiers populaires ; Charlotte Marchandise, citoyenne engagée et autrice ; Serge Orru, environnementaliste ; Slimane Tirera, auteur et militant pour l’égalité ; Adil Khalil, salarié associatif et militant de l’éducation populaire ; Deborah Cohen, déontologue ; Angélique Sarge, militante associative droits des enfants et des réfugiés ; Mathilde Boudon-Lamraoui, formatrice et militante de l’éducation populaire.

L’engagement politique pour changer notre quotidien

LÉON DEFFONTAINES - Secrétaire général du Mouvement des jeunes communistes de France

-

Depuis le début de la pandémie, la précarité de la jeunesse a été mise sous le feu des projecteurs. Pourtant, cette situation n’est pas nouvelle : chômage, inégalité, sélection, pauvreté étaient déjà d’actualité avant la pandémie. Celle-ci n’a fait qu’accélérer des phénomènes déjà bien présents dans certaines catégories de la jeunesse, notamment celles des quartiers populaires.

Les quartiers populaires ont cette spécificité d’avoir une population jeune vivant dans une situation de précarité plus élevée que le reste de la population. Avant même le début de la crise sanitaire, le taux de chômage de ces jeunes avoisinait déjà les 50 %. Comme si cela ne suffisait pas, ils n’ont pas été épargnés par les réformes du quinquennat. Les lycéens des quartiers populaires ont été les premières victimes de la sélection sociale à l’entrée de l’université opérée par Parcoursup, brisant par là même tout espoir de poursuite d’études pour ces jeunes. La baisse des APL a réduit leur revenu, le salariat étudiant (et même lycéen) explose dans ces quartiers, la casse du Code du travail au début du quinquennat a permis de donner au patronat un salariat corvéable à merci. Je vous passe l’ensemble des politiques austéritaires, qui marquent un recul du service public dans ces quartiers.

Cette jeunesse est abandonnée. Appauvrie, victime de la sélection sociale, privée d’emploi, elle est précarisée. Alors, désabusés, résignés, las d’une situation qui peut leur apparaître inéluctable, les jeunes peuvent être les premiers à s’abstenir lors des élections. Comment s’en étonner ? Lorsqu’ils se sont mobilisés, par dizaines de milliers, pour défendre leurs droits, ce gouvernement les a violemment réprimés. Comme à Mantes-la-Jolie, lorsque des policiers ont odieusement contraint des lycéens à se mettre à genoux, les mains sur la tête.

Pourtant cette jeunesse regorge de forces créatrices, d’innovation, d’ingéniosité, de solidarité qui ne demandent qu’à s’exprimer pour le bien de la société. Les jeunes des quartiers populaires ne doivent plus être perçus comme un problème à régler, mais bien comme une solution. Ils sont source d’une richesse inestimable pour notre nation, alors commençons par arrêter de les stigmatiser.

Comment leur redonner espoir en 2022 ? En leur donnant la parole, en parlant des injustices qu’ils subissent et je ne parle pas que du lien entre jeunes et policiers. Si c’est un vrai sujet qu’il faut régler, on ne peut réduire les politiques publiques les concernant au seul angle de la sécurité. Le faire, c’est continuer de stigmatiser les jeunes des quartiers populaires. Parlons aussi, et surtout, de formations rémunérées, de création d’emploi, d’augmentation des salaires, de CDI et de titularisation. Ce sont les premières aspirations des jeunes.

C’est bien l’ambition de la candidature de Fabien Roussel. Nous voulons faire de la jeunesse une grande cause nationale. Nous souhaitons avoir la jeunesse la mieux formée et éradiquer le chômage des jeunes. L’heure est venue de rompre radicalement avec trente années d’incurie et de renoncement, de donner des perspectives d’espoir en permettant à la jeunesse d’accéder aux moyens de son épanouissement, à des pouvoirs de décider de son avenir.

C’est en considérant les jeunes, les plus précaires, et a fortiori ceux des quartiers populaires, comme des citoyens à part entière et non comme un problème à régler, en les respectant et en les mobilisant sur les manières de changer leur quotidien que nous réinsufflerons l’espoir.

Quelle autre force que le mouvement communiste peut le faire ? Nous sommes bien souvent la première et même parfois la seule force politique présente dans ces quartiers. Alors en cette année d’élections présidentielle et législatives, mobilisons nos forces pour convaincre d’aller voter, mais aussi et surtout de rejoindre ce mouvement. Redonnons espoir aux nouvelles générations, l’espoir que l’engagement politique puisse changer notre quotidien à tous. En 2022, peut-être plus encore, fixons-nous ce bel objectif !

 

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21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 06:47
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21 janvier 2022 5 21 /01 /janvier /2022 06:46

 

 

 

 

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20 janvier 2022 4 20 /01 /janvier /2022 17:02

 

Communiqué de presse du PCF Finistère et du PCF Pays de Morlaix

Présentées chaque fois comme des solutions d’améliorations, les réformes successives de la SNCF n’ont fait que détruire l’efficacité d’une entreprise intégrée et le maillage de proximité du système ferroviaire. Cela s’est traduit par la réduction de services aux usagers et la suppression de moyens. Au gré de ces transformations, la SNCF est devenue un groupe financier qui brade son patrimoine dans des opérations financières en France comme à l’étranger. La fermeture de la ligne Morlaix Roscoff en 2018 est la conséquence d’abandon d’infrastructures du réseau ferré national.

Depuis le 3 juin 2018, la ligne ferroviaire Morlaix-Roscoff est fermé à la circulation des trains. Cette fermeture, intervenue après les intempéries survenue dans la région morlaisienne au mois de juin 2018 n’est pas une fatalité.

L’abandon de la ligne n’est pas dû à la malchance des pluies orageuses et de l’inondation de juin 2018. L’arrêt d’exploitation était déjà programmé pour janvier 2019. L’absence d’entretien a conduit à une limitation de vitesse associée avec des horaires aberrants rendant la ligne peu attractive puis à la programmation de son abandon.

En effet, pour le parti communiste, cette ligne est importante pour la vie des citoyens entre Morlaix et Roscoff au quotidien mais aussi pour le tourisme et la vie économique du territoire.

Sans parler du contre-sens écologique constitué par la fermeture de cette ligne, en effet, si des car TER ont été mis en place depuis la gare de Morlaix jusqu’à la gare de Roscoff, nous savons très bien qu’un car pollue plus qu’un train en circulation. La lutte contre le réchauffement climatique doit pourtant être une priorité.

Sans parler du fret ferroviaire qui pourrait-être mis en place avec l’arrivée récente de la nouvelle de la plateforme de la SICA à Saint-Pol de Léon et du transport de fret fait par la Britanny Ferries avec une arrivée au port du Bloscon à Roscoff. Des trains en circulation, c’est donc moins de camions sur nos routes mais aussi moins de voitures en circulation entre Morlaix et Roscoff.

Il est donc primordial que l’Etat, la région et la SNCF travaillent ensemble pour rouvrir cette ligne vitale pour le territoire de la région de Morlaix. Nous demandons une table ronde réunissant les différents acteurs concernés par la ligne Morlaix Roscoff et un complément d’étude socio-économique intégrant le fret afin que le port de Roscoff puisse bénéficier de l’inscription du port de Brest Roscoff dans le RTE-T (Réseau trans-européen de transport).

Le PCF est engagé dans un travail avec ses élu.e.s, notamment régionaux, pour recenser les besoins en terme de défense et de relance du transport ferroviaire de proximité en Bretagne, avec les syndicats de cheminots, les collectifs d’usagers.

Nous appelons donc la population à se joindre au rassemblement qui aura lieu ce samedi 22 janvier à partir de 11h à la gare de Roscoff pour que la ligne Morlaix-Roscoff vive. Notre conseillère régionale communiste Gladys Grelaud s’exprimera à l’occasion de ce rassemblement.

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20 janvier 2022 4 20 /01 /janvier /2022 16:36
Fabien Roussel invité du JT de TF1 à 13h samedi 22 janvier - ses passages médias du 22 au 26 janvier
Samedi 22 janvier à 13h

Fabien Roussel sera l'invité du JT de 13h sur TF1

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Dimanche 23 janvier à 12h

Fabien Roussel sera l'invité du Grand Jury sur RTL-LCI-Le Figaro. Il débattra à partir de 12h30 avec Marlène Schiappa.

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Lundi 24 janvier à 11h

Fabien Roussel tiendra une conférence de presse de présentation du programme pour l’élection présidentielle 2022 - A suivre en direct sur nos réseaux sociaux : Facebook, TwitterYouTube ... et sur le site de campagne

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Lundi 24 janvier à 19h15

Fabien Roussel sera l'invité de Laurence Ferrari sur Europe 1

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Mercredi 26 janvier de 7h à 9h

Fabien Roussel sera l'invité des "Matins Présidentiels" sur France Info

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