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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 20:27
jeune fille au Yemen

jeune fille au Yemen

par Tom Miles - Challenges, 16 février 2017

GENEVE (Reuters) - Plus de 20 millions de personnes risquent de mourir de faim au cours des six prochains mois dans quatre famines distinctes, prévient l'économiste en chef du Programme alimentaire mondial (Pam) des Nations unies, Arif Husain.

Les combats au Yémen, dans le nord-est du Nigeria et au Soudan du Sud ont dévasté plusieurs régions et fait monter les prix. Dans l'est de l'Afrique, c'est la sécheresse qui a ruiné l'agriculture traditionnelle.

"Cela fait près de quinze ans que je travaille au Programme alimentaire mondial et c'est la première fois que nous parlons littéralement de famine dans quatre régions différentes du monde en même temps", a dit Arif Husain lors d'un entretien à Reuters.

"C'est presque bouleversant de réaliser qu'au XXIe siècle, des gens continuent de connaître des famines d'une telle ampleur. On parle d'environ 20 millions de personnes, et tout cela dans les six prochains mois, ou dès maintenant. Au Yémen, c'est maintenant, au Nigeria, c'est maintenant, au Soudan du Sud, c'est maintenant."

"En Somalie, quand je vois que les indicateurs montrent des prix alimentaires extrêmement élevés ainsi que des prix du bétail et des revenus agricoles qui chutent, les choses vont très vite."

Ces famines constituent une source supplémentaire de tension pour le système mondial d'aide humanitaire, déjà confronté à une hausse historique des flux migratoires, mobilisé par les opérations en cours en Syrie, en Irak et en Afghanistan et sollicité par des situations tendues dans plusieurs pays comme l'Ukraine, la Libye et le Zimbabwe, a-t-il expliqué.

"Et puis il y a des endroits comme la RDC (République démocratique du Congo), la RCA (République centrafricaine), le Burundi, le Mali, le Niger, où l'insécurité alimentaire est chronique (...) Il n'y a tout simplement pas assez de ressources pour y arriver."

"AUCUNE SOLUTION EN VUE"

Si l'aide humanitaire internationale atteint des niveaux sans précédent, la demande augmente plus vite encore, ce qui creuse l'écart entre les besoins et les moyens, explique-t-il.

"Dans le nord-est du Nigeria, nous nourrissons plus d'un million de personnes alors qu'il y quelques mois, nous n'avions même pas un bureau là-bas".

Il reste un mince espoir que la sécheresse en Somalie ne soit pas aussi grave que ne le craignent certains mais dans la capitale, Mogadiscio, les prix alimentaires ont déjà augmenté d'un quart depuis début janvier et les prévisions pour la saison des pluies, soit de mars à mai, ne sont guère optimistes.

En 2011, la famine avait fait environ 260.000 morts en Somalie, alors que la saison des récoltes avait été bonne, ce qui n'a pas été le cas pour les deux dernières.

Au Soudan du Sud, les prix des produits alimentaires ont doublé, voire quadruplé en un an.

Au Yémen, de nombreuses familles ont déjà dû se séparer de leurs avoirs en or, en argent ou en armes.

"J'étais au Yémen il y a deux semaines", dit Arif Husain, "Il y a de la nourriture sur les marchés mais les gens ne sont pas payés, notamment dans les villes, qui représentent environ un tiers de la population".

"Une fois qu'ils ont perdu leurs seules ressources, il leur est presque impossible de remonter la pente et cela ne fait que perpétuer la pauvreté."

Le Yémen est pour l'instant considéré comme une situation d'"urgence" mais pourrait être déclaré en famine d'ici trois mois, a-t-il précisé.

Au Nigeria, dans l'Etat de Borno, où des millions de personnes ont trouvé refuge après avoir fui Boko Haram, l'absence de commerces, de marchés et de possibilités de se déplacer rend les réfugiés dépendants de l'aide humanitaire.

"Ils survivent dans des camps, par 50°C, dans des huttes au toit de tôle, avec un point d'eau, des cuisines communes et un repas par jour", explique Arif Husain.

"Et il n'y a aucune solution en vue."

 

(Marc Angrand pour le service français, édité par Gilles Trequesser)

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 20:13

Le programme d'Emmanuel Macron commence à prendre forme. Et, sur le front de l'emploi, l'influence du modèle ultralibéral britannique crève l'écran.

Certes, Macron promet dans son entretien aux Échos du 24 février une « assurance-chômage universelle » . Ouverte aux démissionnaires de leur poste, aux indépendants ou aux entrepreneurs, le candidat à la présidentielle se garde bien d'en chiffrer le coût et la hauteur d'indemnisation.

« Le contrôle de la recherche d'emploi doit être plus ferme »

Mais la contrepartie risque de faire des dégâts dans les rangs des millions de chômeurs aujourd'hui recensés en France : les « prestations » qui seront versées au demandeur d'emploi seront « strictement conditionnées » à ses « efforts de recherche, avec un contrôle drastique», explique le fondateur du mouvement En Marche. Le candidat précise encore qu'après avoir suivi une formation - qu'il veut « vraiment qualifiante» - le demandeur d'emploi devra « accepter les offres qui lui sont proposées». « Nous sortons réellement d'un système assurantiel où chacun se dit « J'ai cotisé, j'ai droit à être indemnisé », résume-t-il.

Un modèle qui, même s'il nécessite encore de nombreuses précisions, rappelle le système anglais et de ses « Job centre», où le chômeur n'a d'autre choix que d'accepter ce qu'on lui propose, quel que soit le niveau de salaire, de qualification ou la situation géographique du poste, au risque de perdre immédiatement ses indemnités.

Interrogé sur le plateau de France Info, l'architecte du programme économique d'Emmanuel Macron, l'économiste Jean Pisani-Ferry, a commenté la nature du dispositif envisagé, sans entrer beaucoup plus dans le détail.

« Le contrôle de la recherche d'emploi doit être plus ferme (…), drastique», confirme l'ancien commissaire général de France Stratégie, organisme de réflexion placé auprès du Premier ministre. Après la sortie de son favori du 24 février expliquant qu'un chômeur pourrait décliner une offre d'emploi mais « ne pourra pas refuser la deuxième», Jean Pisani-Ferry refuse de préciser si le demandeur d'emploi perdrait ses indemnités après avoir refusé une, deux ou trois propositions.

L'économiste ne s'étend pas non plus sur l'adéquation prévue entre le profil professionnel du chômeur, sa situation personnelle et le type d'emploi proposé. En revanche, il n'est pas avare de bons conseils : « Rechercher un emploi, ça veut dire répondre à des annonces, envoyer des CV, aller à des salons, …» Et puis l'important, « c'est l'esprit : ouvrir davantage l'accès à l'assurance chômage (…) et en même temps être plus exigeant vis-à-vis des demandeurs d'emploi».

9 millions de chômeurs à caser

Selon les derniers chiffres publiés par le ministère du Travail ce 24 février, le nombre de chômeurs de catégorie A (sans aucune activité) en France s'établissait à 3,47 millions de personnes à la fin du mois de janvier, soit seulement 800 de plus que le mois précédent. Les catégories B et C, représentant les demandeurs d'emploi exerçant une activité partielle, comptent 5,49 millions de personnes.

Au total, quasiment 9 millions de personnes sont touchées par le chômage en France. Des chômeurs qui pourraient se voir priés d'accepter n'importe quel emploi, à n'importe quelles conditions.

Par Xavier Frison (Marianne.net)

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 18:40
Fresque à Béthléem

Fresque à Béthléem

Un appel de 154 parlementaires pour la reconnaissance de la Palestine

lundi 27 février 2017

"Monsieur le président, montrez-vous à la hauteur de l’enjeu et ne manquez pas ce rendez-vous avec l’Histoire, en reconnaissant dès à présent l’Etat de Palestine."

154 députés et sénateurs français demandent à François Hollande la reconnaissance de l’Etat de Palestine, dans un courrier rendu public par le JDD du 26 février dernier.

Extraits :"La France doit marquer sa volonté de sortir de l’impasse sur ce conflit [entre Israël et Palestine] en réaffirmant solennellement, au nom du droit inaliénable à l’autodétermination, que le peuple palestinien est fondé à se doter d’un État. Il en va du respect du droit international comme de la sécurité d’Israël.« Il est temps que les négociations se déroulent sur un pied d’égalité, d’État à État. » Vous l’avez dit vous-même, Monsieur le Président, ’seules les négociations bilatérales peuvent aboutir’. Il est donc temps que ces négociations se déroulent sur un pied d’égalité, d’État à État. La France ne peut prôner dans ses expressions officielles la solution à deux États et n’en reconnaître qu’un seul. Nos actes doivent désormais suivre nos mots.

Monsieur le Président, montrez-vous à la hauteur de l’enjeu et ne manquez pas ce rendez-vous avec l’Histoire, en reconnaissant dès à présent l’État de Palestine."

 La liste des signatairesest également publiée en intégralité sur le site du JDD

 

* Les signataires : 
Patrick Abate (sénateur CRC de la Moselle)
Laurence Abeille (députée NI du Val-de-Marne)
Leïla Aichi (sénatrice ECOLO de Paris)
Brigitte Allain (députée NI de Dordogne)
Pouria Amirshahi (député NI des Français établis hors de France)
Michèle André (sénatrice SOC du Puy-de-Dôme, Présidente de la Commission des finances, ancienne ministre)
Maurice Antiste (sénateur SOC de la Martinique)
Aline Archimbaud (sénatrice ECOLO de la Seine-Saint-Denis)
François Asensi (député GDR de la Seine-Saint-Denis, Front de Gauche Président du groupe)
Eliane Assassi (sénatrice CRC de la Seine-Saint-Denis, Présidente du groupe)
Danielle Auroi (députée NI du Puy-de-Dôme, Présidente de la Commission des Affaires européennes)
Alexis Bachelay (député SER des Hauts-de-Seine)
Gérard Bapt (député SER de la Haute-Garonne)
Delphine Bataille (sénatrice SOC du Nord)
Marie-France Beaufils (sénatrice CRC d’Indre-et-Loire)
Esther Benbassa (sénatrice ECOLO du Val-de-Marne)
Jacques Bigot (sénateur SOC du Bas-Rhin)
Michel Billout (sénateur CRC de la Seine-et-Marne)
Marie-Christine Blandin (sénatrice ECOLO du Nord)
Maryvonne Blondin (sénatrice SOC du Finistère)
Alain Bocquet (député GDR du Nord, PCF -Front de Gauche)
Eric Bocquet (sénateur CRC du Nord)
Michèle Bonneton (députée NI de l’Isère)
Jean-Pierre Bosino (sénateur CRC de l’Oise)
Yannick Botrel (sénateur SOC des Côtes-d’Armor)
Corinne Bouchoux (sénatrice ECOLO du Maine-et-Loire)
Michel Boutant (sénateur SOC de la Charente)
Kheira Bouziane-Laroussi (députée SER de la Côte-d’Or)
Marie-George Buffet (députée GDR de la Seine-Saint-Denis,PCF-Front de Gauche, ancienne ministre)
Jean-Pierre Caffet (sénateur SOC de Paris, Vice-président du Sénat)
Jean-Jacques Candelier (député GDR du Nord, PCF-Front de Gauche)
Michel Canevet (sénateur UDI-UC du Finistère)
Jean-Louis Carrère (sénateur SOC des Landes)
Françoise Cartron (sénatrice SOC de la Gironde, Vice-présidente du Sénat)
Patrice Carvalho (député GDR de l’Oise, PCF-Front de Gauche)
Christophe Cavard (député SER du Gard)
Bernard Cazeau (sénateur SOC de Dordogne)
Gabby Charroux (député GDR des Bouches-du-Rhône)
André Chassaigne (député GDR du Puy-de-Dôme, PCF-Front de Gauche)
Guy-Michel Chauveau (député SER de la Sarthe)
Pascal Cherki (député SER de Paris)
Jacques Chiron (sénateur SOC de l’Isère)
Laurence Cohen (sénatrice CRC du Val-de-Marne, PCF-Front de Gauche)
Yvon Collin (sénateur RDSE du Tarn-et-Garonne)
Pierre-Yves Collombat (sénateur RDSE du Var)
Hélène Conway-Mouret (sénatrice SOC des Français établis hors de France, ancienne ministre)
Sergio Coronado (député NI des Français établis hors de France)
Roland Courteau (sénateur SOC de l’Aude)
Cécile Cukierman (sénatrice CRC de la Loire, PCF-Front de Gaucge)
Yves Daniel (député SER de la Loire-Atlantique)

Ronan Dantec (sénateur ECOLO de la Loire-Atlantique)

 

 

Marc Daunis (sénateur SOC des Alpes-Maritimes)
Annie David (sénatrice CRC de l’Isère)

Florence Delaunay (députée SER des Landes)
Guy Delcourt (député SER du Pas-de-Clais)

Michel Delebarre (sénateur SOC du Nord, ancien ministre)
Michelle Demessine (sénatrice CRC du Nord, ancienne ministre)
Françoise Descamps-Crosnier (députée SER des Yvelines)
Jean Desessard (sénateur ECOLO de Paris, Président du groupe)
Félix Desplan (sénateur SOC de la Guadeloupe)
Evelyne Didier (sénatrice CRC de la Meurthe-et-Moselle)
Marc Dolez (député GDR du Nord, PCF-Front de Gauche)
Françoise Dubois (députée SOC de la Sarthe)
Cécile Duflot (députée NI de Paris, ancienne ministre)
William Dumas (député SER du Gard)
Laurence Dumont (députée SER du Calvados, Vice-présidente de l’Assemblée nationale)
Jérôme Durain (sénateur SOC de la Saône-et-Loire)
Alain Duran (sénateur SOC de l’Ariège)
Josette Durrieu (sénatrice SOC des Hautes-Pyrénées)
Vincent Eblé (sénateur SOC de la Seine-et-Marne)
Anne Émery-Dumas (sénatrice SOC de la Nièvre)
Frédérique Espagnac (sénatrice SOC des Pyrénées-Atlantiques)
Christian Favier (sénateur CRC du Val-de-Marne)
Corinne Féret (sénatrice SOC du Calvados)
Hervé Féron (député SER de la Meurthe-et-Moselle)
Jean-Jacques Filleul (sénateur SOC d’Indre-et-Loire)
Thierry Foucaud (sénateur CRC de Seine-Maritime, Vice-président du Sénat)
Jacqueline Fraysse (députée GDR des Hauts-de-Seine, Front de Gauche)
Samia Ghali (sénatrice SOC des Bouches-du-Rhône)
Jean-Patrick Gille (député SER d’Indre-et-Loire)
Dominique Gillot (sénatrice SOC du Val-d’Oise, ancienne ministre)
Joël Giraud (député RRDP des Hautes-Alpes)
Jean-Pierre Godefroy (sénateur SOC de la Manche)
Brigitte Gonthier-Maurin (sénatrice CRC des Hauts-de-Seine)
Sylvie Goy-Chavent (sénatrice UDI-UC de l’Ain)
Chantal Guittet (députée SER du Finistère)
Mathieu Hanotin (député SER de la Seine-Saint-Denis)
Claude Haut (sénateur SOC du Vaucluse)
Odette Herviaux (sénatrice SOC du Morbihan)
Gélita Hoarau (sénatrice CRC de La Réunion)
Gilda Hobert (députée RRDP du Rhône)
Robert Hue (sénateur RDSE du Val-d’Oise)
Michel Issindou (député SER de l’Isère, Président du groupe d’études à vocation internationale France-Palestine)
Gisèle Jourda (sénatrice SOC de l’Aude)

Philippe Kaltenbach (sénateur SOC des Hauts-de-Seine)
Antoine Karam (sénateur SOC de la Guyane)
Bariza Khiari (sénatrice SOC de Paris)
Georges Labazée (sénateur SOC des Pyrénées-Atlantiques)
Joël Labbé (sénateur ECOLO du Morbihan)
Françoise Laborde (sénatrice RDSE de Haute-Garonne)
Serge Larcher (sénateur SOC de la Martinique)
Jean-Luc Laurent (député SER-A du Val-de-Marne)
Pierre Laurent (sénateur CRC de Paris, PCF-Front de Gauche)
Dominique Lefebvre (député SER du Val-d’Oise)
Michel Le Scouarnec (sénateur CRC du Morbihan)


Claudine Lepage (sénatrice SOC des Français établis hors de France)
Marie-Noëlle Lienemann (sénatrice SOC de Paris, ancienne ministre)
Jeanny Lorgeoux (sénateur SOC du Loir-et-Cher)
Jean-Jacques Lozach (sénateur SOC de la Creuse)
Roger Madec (sénateur SOC de Paris)
Philippe Madrelle (sénateur SOC de la Gironde)
Noël Mamère (député NI de la Gironde)
François Marc (sénateur SOC du Finistère)
Didier Marie (sénateur SOC de la Seine-Maritime)
Rachel Mazuir (sénateur SOC de l’Ain)
Michel Ménard (député SER de la Loire-Atlantique)
Michelle Meunier (sénatrice SOC de la Loire-Atlantique)
 

Jacques Mézard (sénateur RDSE du Cantal, Président du groupe)
Danielle Michel (sénatrice SOC des Landes)
Thani Mohamed Soilihi (sénateur SOC de Mayotte)
Alain Néri (sénateur SOC du Puy-de-Dôme)
François Patriat (sénateur SOC de la Côte-d’Or, ancien ministre)
Marie-Françoise Perol-Dumont (sénatrice SOC de la Haute-Vienne)
Hervé Poher (sénateur ECOLO-R du Pas-de-Calais)
Patrice Prat (député NI du Gard)
Christophe Premat (député SER des Français établis hors de France)
Christine Prunaud (sénatrice CRC des Côtes-d’Armor, PCF-Front de Gauche)
Monique Rabin (députée SER de la Loire-Atlantique)
Daniel Raoul (sénateur SOC du Maine-et-Loire)
Daniel Reiner (sénateur SOC de la Meurthe-et-Moselle)
Jean-Luc Reitzer (député LR du Haut-Rhin)
Stéphanie Riocreux (sénatrice SOC d’Indre-et-Loire)
Evelyne Rivollier (sénatrice CRC de la Loire, PCF-Front de Gauche)
Sylvie Robert (sénatrice SOC d’Ille-et-Villaine)
François Rochebloine (député UDI de la Loire)
Barbara Romagnan (députée SER du Doubs)
Yves Rome (sénateur SOC de l’Oise)
Gwendal Rouillard (député SER du Morbihan)
Jean-Louis Roumégas (député NI de l’Hérault)
Nicolas Sansu (député GDR du Cher, PCF-Front de Gauche)
Eva Sas (députée NI de l'Essonne)
Henri Tandonnet (sénateur UDI-UC de Lot-et-Garonne)
Catherine Tasca (sénatrice SOC des Yvelines, ancienne ministre)
Thomas Thévenoud (député NI de la Saône-et-Loire, ancien ministre)
Nelly Tocqueville (sénatrice SOC de Seine-Maritime)
Jean-Louis Tourenne (sénateur SOC d’Ille-et-Villaine)
René Vandierendonck (sénateur SOC du Nord)
Bernard Vera (sénateur CRC de l’Essonne)
Jean-Pierre Vial (sénateur LR de la Savoie)
Maurice Vincent (sénateur SOC de la Loire)
Michel Voisin (député LR de l’Ain)
Dominique Watrin (sénateur CRC du Pas-de-Calais)
Evelyne Yonnet (sénatrice SOC de la Seine-Saint-Denis)
Richard Yung (sénateur SOC des Français établis hors de France).

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 13:40

L’HUMANITE

Vendredi 24 Février 2017

ALEXANDRA CHAIGNON

 

On a cru pouvoir mettre en place une agriculture à moindre coût. Il n'en est rien. Rechercher à tout prix à produire des aliments tout-venant conforte un modèle à bout de souffle qui pollue, met en danger les paysans et réduit la biodiversité.

L'agriculture intensive permet de faire baisser les prix, entend-on souvent. Eh bien, c'est faux. En plus de s'accaparer les terres, de comprimer les prix et donc les revenus des paysans, ce mode de production sature l'environnement de nitrates et de pesticides, détruit l'emploi et les campagnes pour le plus grand bénéfice des fonds d'investissement et des industries agroalimentaires. Décryptage de tous ces coûts cachés.

1 - POLLUTION DE L'EAU, DES SOLS... UN COÛT ENVIRONNEMENTAL ÉLEVÉ

Qui dit production intensive dit pollution de l'eau et des sols. Les engrais azotés contribuent ainsi à 22 % des émissions d'ammoniac, les déjections animales et leur épandage à 75 %, rappelle l'Ademe. L'agriculture produit aussi 20 % des émissions de gaz à effet de serre. Selon le Commissariat général au développement durable (CGDD), les « externalités environnementales » (pollution de l'eau, de l'air, des sols ainsi que les gaz à effet de serre et les atteintes multiples à la biodiversité) représentent plusieurs milliards d'euros. La dépollution des eaux coûterait entre 220 millions et 510 millions d'euros. Sans compter les millions d'euros liés au ramassage des algues vertes ni les autres ravages sur la biodiversité. Le CGDD évoque par ailleurs « le coût des contentieux communautaires » liés aux directives sur la qualité de l'eau. « Le contentieux entre la France et l'Europe sur la pollution aux nitrates a été levé il y a quelques semaines, mais la France a juste modifié son texte du plan nitrate. Elle doit encore faire ses preuves. Et cela peut coûter très cher », prévient Cyrielle Denhartigh, spécialiste agriculture et changements climatiques au sein du Réseau Action Climat.

 

2 - UNE CATASTROPHE ÉCOLOGIQUE ET SANITAIRE AVÉRÉE

Les substances phytosanitaires (herbicides, insecticides, fongicides) ont également un impact sur notre santé. En 2013, une étude de l'Inserm a mis en évidence une quinzaine de pathologies (cancers, maladies neurologiques ou troubles de la reproduction) qui ont un lien présumé avec les pesticides. Mais ces derniers ne se limitent pas aux champs : en mangeant des aliments traités, les consommateurs se retrouvent exposés aux produits phytosanitaires... Autres risques sanitaires, pas forcément chiffrables : la concentration d'animaux dans les grandes exploitations entraîne une surconsommation médicamenteuse (antibiotique et anti-infectieux), qu'on retrouvera dans la viande et les déjections. « En matière de santé, les conséquences commencent à être chiffrées », précise Jean-Claude Bévillard, chargé des questions agricoles au sein de France Nature Environnement (FNE). Les engrais et les excréments des animaux forment un cocktail explosif, l'ammoniac, qui, associé à l'air déjà pollué de l'industrie, crée des particules fines particulièrement dangereuses pour la

santé : 48 000 décès prématurés sont imputables chaque année à l'exposition aux particules fines en France !

 

3 - L'INDUSTRIALISATION AU MÉPRIS DE L'EMPLOI

« Chaque fois qu'une ferme grossit, on perd de l'emploi. 20 fermes de 50 vaches, c'est plus de 40 emplois. Une ferme de 1 000 vaches, c'est quatre fois moins et une qualité de travail dégradée », lâche Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne, qui parle de « casse sociale ». « L'agrandissement des élevages est sous-tendu par une mécanisation et une robotisation à l'extrême qui a une conséquence sur l'emploi », insiste-t-il. « Si on prend l'exemple du lait, l'horizon actuel, c'est un emploi pour un million de litres de lait dans les fermes-usines, contre un emploi pour 250 000 litres en production classique », illustre le syndicaliste. « Le montage des holdings, dans le cas des fermes-usines, vient aussi court-circuiter les cotisations MSA, garantes de la solidarité entre paysans », précise Michel Limes, porte-parole de la Confédération paysanne de Corrèze. Et de souligner le risque, dans ce type d'exploitation XXL, que l'agriculture ne devienne un sous-produit d'activités plus lucratives, comme la production d'énergie.

 

4 - DES CONSOMMATEURS IMPACTÉS PAR UNE PSEUDO-RENTABILITÉ

Produire toujours plus à grande échelle pour produire à moindre coût et proposer une alimentation bon marché. Tel est le credo du modèle intensif, qui s'appuie sur les intrants, la mécanisation et les aides publiques. « Ce discours est encore très ancré », estime Jean-Claude Bévillard. Sauf que, les objectifs résidant dans l'augmentation des volumes de production pour se positionner sur un marché mondial spéculatif, les cours peuvent varier du simple au double. Ainsi, le froid de ce début d'année en Espagne a détruit une large part des cultures de fruits et légumes. Résultat : l'ensemble des produits alimentaires en provenance d'Espagne ont vu leur prix augmenter. Et ce sont les consommateurs qui en font les frais. « Entre le prix payé au paysan et le prix dans les rayons, il y a une marge considérable », insiste JeanClaude Bévillard. « Le contribuable est en devoir d'exiger des comptes, car il paye deux, voire trois fois : en tant que subventionneur, pour réparer les dégâts et quand il achète son produit », estime Laurent Pinatel. D'où la crainte que l'accord de libre-échange Tafta entre l'Europe et les ÉtatsUnis ne renforce cette logique du « produire toujours plus » ainsi que l'emprise des multinationales.

 

_________________________________________________________

 

2,5 MILLIONS C'EST LE NOMBRE DE PERSONNES SOUFFRANT DE DIABÈTE EN FRANCE.

20 % C'EST LA PROPORTION DES ÉMISSIONS DE GAZ À EFFET DE SERRE PROVENANT DU SECTEUR AGRICOLE, PRINCIPAL ÉMETTEUR DE MÉTHANE (ÉLEVAGE) ET DE PROTOXYDE D'AZOTE (ENGRAIS).

2 MILLIONS D'EUROS C'EST LE COÛT DU RAMASSAGE DES ALGUES VERTES DOPÉES PAR LES NITRATES.

ENTRE 260 ET 660 MILLIONS D'EUROS C'EST LE SURCOÛT ENGENDRÉ CHAQUE ANNÉE PAR LA POLLUTION DE L'EAU PAR LES PESTICIDES.

33 MILLIONS C'EST LE NOMBRE DE PERSONNES QUI, EN FRANCE, POURRAIENT ÊTRE EN SURPOIDS EN 2030 SELON LES DONNÉES PRÉVISIONNELLES.

10 FOIS PLUS C’EST CE QU’ÉMET COMME GAZ À EFFET DE SERRE UNE TOMATE PRODUITE HORS SAISON SOUS SERRE CHAUFFÉE, PAR RAPPORT À UNE TOMATE PRODUITE EN SAISON SOUS SERRE NON CHAUFFÉE.

95 % C’EST LA PROPORTION D’ÉMISSIONS D’AMMONIAC D’ORIGINE AGRICOLE, DONT 80 % PROVIENNENT DE L’ÉLEVAGE.

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 13:34

L’INSEE publie un document de 220 pages sur l’évolution de la situation du logement en France.

Tandis que l’emploi se précarise, l’accession à la propriété s’est ralentie depuis une quinzaine d’années et le loyer des locataires absorbe une part croissante des leurs revenus mensuels.

L’institut national de la statistique et des recherches économiques (INSEE) publie un document sur les conditions de logement en France. Elle nous éclaire sur la manière dont les Français ont accédé au loge­ment entre 1984 et 2013 inclus. Mais elle n’a pas étudié des sujets pourtant essentiels en ce début de XXIe siècle marqué par le réchauffement climatique en France. Alors que la distance moyenne entre le lieu de résidence et le lieu de travail des actifs ne cesse d’augmenter, l’INSEE ne traite pas ce sujet dans son étude et omet de s’interroger sur les rai­sons de la déprise immobilière dans cantons ruraux, les petites villes et certaines villes moyennes.

En dépit de ce travail inachevé ou incomplet pour qui nous prive d’une vue complète de la situation du logement en France, cette étude nous montre que l’on a beaucoup construit depuis trente ans, sans faire disparaître les zones de tensions dans lesquelles l’accès au logement est difficile et cher, que ce soit en location ou en accession à la propriété.

En 2013, on comptait 28 millions de résidences principales en France métropolitaine. Le nombre de logements a augmenté de 80% depuis 1968 alors que la population n’a augmenté que de 30%. Mais on comptait une moyenne de 2,3 personnes par logement en 2013 contre 3 personnes en 1968. Entre 1984 et 2013, la surface moyenne par per­sonne a augmenté de 9 m2. La place prise par les maisons individuelles a favorisé ce processus. Mais nous assistons aussi à un vieillissement de la population avec une réduction de la taille des ménages, cette dernière étant aussi favorisée par les divorces et autres séparations.

Les propriétaires occupants constituaient 58% des ménages français en 2013 contre 48% en 1973. Cela ne veut pas dire qu’il devient plus facile d’accéder à la propriété. C’est même le contraire bien souvent. Entre 1984 et 1988, l’évolution de la courbe des ménages propriétaires et celle de la courbe des ménages accédant à la propriété en cours d’année est en hausse de manière presque parallèle. Entre 1989 et 1996 la courbe des nouveaux accédants baisse alors que celle de la totalité des propriétaires augmente. La courbe des nouveaux accédants pro­gresse à nouveau de 1997 à 2001, puis régresse régulièrement depuis cette date bien que le nombre total de propriétaires continue d’augmenter.

L’explication de cette divergence des courbes est imputable à l’évolution du prix des logements et probablement à la précarisation de l’emploi, cette dernière donnée étant occultée par l’INSEE. Mais, entre 1996 et 2016, l’Institut nous dit que « le prix des logements anciens a été multiplié par 2,5. Pour un accédant récent à la propriété, le prix d’achat représentait 3,3 années de revenu à la fin du siècle dernier, il correspond à 4,7 années en 2013. L’allon­gement de la durée des emprunts et la baisse des taux d’intérêt n’ont qu’en partie compensé la hausse des prix. Il a fallu maintenir un taux d’apport personnel élevé. L’aide des parents, la nécessité d’avoir deux apporteurs de ressources et un emploi stable sont devenus des conditions plus prégnan­tes », nous dit l’INSEE.

Ajoutons que peu de ménages ont la chance d’avoir « deux apporteurs » dont le salaire du second s’élèverait par exemple à 6.900€ par mois, comme ce fut le cas pour Penelope Fillon entre 2002 et 2007 quand elle « travaillait » dans la Sarthe pour le député Marc Joulaud tout en habitant à Paris avec le ministre du Travail François Fillon. C’est peut-être en raison de la dure réalité vécue par le plus grand nombre que la France de propriétaires que voulait Nicolas Sarkozy en 2007, puis en 2012, puis enfin lors de la campagne de la primaire de la droite en 2016 n’a même pas été entendue par les électeurs de droite en novembre dernier.

Si devenir propriétaire est plus difficile qu’avant, les choses vont aussi de mal en pis pour les locataires. Toujours entre 1996 et 2016 « les prix à la consommation ont augmenté de 31%, le revenu disponible brut par ménage de 40% et les loyers de 46%», selon l’INSEE. Dans le même temps « la catégorie des locataires s’est paupérisée relativement au reste de la population, car elle s’est progressivement vidée des ménages les plus aisés, qui ont pu accéder à la propriété. Les dépenses des locataires (loyers, charges, chauffage, taxe d’habitation) ont évolué plus rapidement que leurs revenus depuis 2001. Le taux d’effort, c’est-à-dire la part du revenu consacrée aux dépenses de logement des locataires, a fortement augmenté. Il est de 28,4% en 2013 dans le secteur libre et de 24,1% dans le secteur social », peut-on lire dans le document rendu public par l’INSEE.

Ainsi, pour ne prendre qu’un exemple, les disposi­tifs de défiscalisation offerts depuis 1995 aux investisseurs privés qui ont acheté des logements neufs pour les louer ont favorisé la mise en place d’une double peine pour les locataires. Ils paient leur loyer de plus en plus cher et l’Aide personnalisée au logement (APL), si elle rend 95% d’entre eux solvables vaille que vaille, n’est finalement qu’un transfert qui termine son parcours sur le compte en banque du bailleur.

Voilà de quoi interpeller les candidats à l’élection présidentielle comme les candidats à la députation cette année n

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 07:31
Un député vraiment à gauche pour la circonscription de Morlaix - Comité de soutien à la candidature d'Ismaël Dupont - Législatives 2017: Rassembler pour l'Humain d'abord!
Rassembler pour l'Humain d'abord!  
 
Je vous encourage à faire partie du Comité de Soutien à ma candidature portée par le PCF, des sympathisants et adhérents du Front de Gauche, des syndicalistes, des militants associatifs, pour les Législatives dans la circonscription de Morlaix en écrivant à l'adresse mail suivante:
 
dupont.ismael@yahoo.fr  
 
Il nous semble important d'avoir une candidature d'alternative identifiée sur le territoire, porteuse du bilan des députés du Front de Gauche dans l'opposition de gauche à l'Assemblée Nationale, et d'un projet clairement enraciné à gauche porteur de l'objectif de construire une nouvelle majorité de gauche en 2017 sur des bases toutes différentes de celles du quinquennat précédent: 6e république, ambition de renouveau social et démocratique, services publics de qualité, rupture avec le libéralisme et l'austérité, transition écologique et lutte contre le pouvoir de la finance et du grand patronat.    
 
Si vous souhaitez faire partie du comité de soutien à ma candidature, votre nom sera associé à une liste d'appel à voter pour notre candidature.  
 
Roger Héré, élu d'opposition PCF-Front de Gauche à Plouigneau, préside le Comité de soutien à notre candidature pour les législatives.   
 
La prochaine réunion du Comité de campagne pour les législatives pour la candidature PCF-Front de Gauche d'Ismaël Dupont aura lieu le jeudi 2 mars à 17h au local du PCF - 2, petite rue de Callac. 
 
Ismaël Dupont. 
 
***

"Rassembler pour l'Humain d'abord!" 

- Poursuivre le travail des députés du Front de Gauche à l'Assemblée Nationale au service d'une gauche de progrès social, démocratique, et écologique, et contre les coups de boutoir du néo-libéralisme venus du PS ou de la droite. Avoir un groupe qui défend les intérêts de la population et des travailleurs à l'assemblée nationale. 0% des députés PCF et Front de Gauche ont voté la loi travail, le CICE, l'ANI, les budgets d'austérité, le pacte budgétaire européen (le TSCG, Merkel-Sarkozy), la déchéance de nationalité, le renouvellement continuel de l'état d'urgence
- Avoir un député de proximité, travailleur, exemplaire du point de vue du désintéressement, courageux à l'Assemblée pour s'opposer quand il le faut, qui rende des comptes à la population et ne trahisse pas le mandat populaire. 
- Prendre le pouvoir sur les banques et la finance, affronter les logiques capitalistes à tous les niveaux, du global (lutte TAFTA et Ceta, pour une COP fiscale contre l'évasion fiscale, combat contre l'Europe libérale et capitaliste) au local (services publics de l'eau, des transports, du stationnement)   
- La défense et l'amélioration des services publics (hôpitaux, santé, écoles, Poste, Transports...)  
- La défense du monde du travail, des conquêtes sociales des travailleurs. 
- Mettre la bataille pour les salaires, pour l'égalité réelle des droits et la solidarité au centre des politiques publiques. Cela passe par la rupture avec les politiques libérales et austéritaire, par la réappropriation sociale d'un certain nombre de champs d'activités qui ont été livrées aux marchés et à ses appétits financiers.   
- Une nouvelle République (fin de la monarchie présidentielle, restauration du rôle souverain du Parlement, proportionnelle à toutes les élections, non cumul des mandats, réforme du Sénat, réduction des privilèges des élus, en finir avec la délégation de pouvoir permanente, rupture avec les traités européens existants et réorientation de l'Europe sur des bases démocratiques et sociales, égalité hommes-femmes, lutte contre toutes les discriminations, une République du vivre ensemble reconnaissant le droit d'asile et luttant contre les instrumentalisations xénophobes).   
- Une ambition écologique véritable pour faire face aux crises écologiques majeures qui mettent en péril à court terme les conditions de vie de l'Humanité. 
- Pour la Paix, le désarmement nucléaire, le multilatéralisme et le refus des logiques impérialistes et néo-coloniales. 
 
En attendant, si vous habitez la circonscription et si vous voulez faire partie du Comité de Soutien pour avoir une gauche de courage, de parole, et proche des gens à l'Assemblée, vous pouvez envoyer votre soutien à l'adresse mail suivante: dupont.ismael@yahoo.fr.
Présentation de la candidature d'Ismaël Dupont à la presse au square de la Résistance (décembre 2016)

Présentation de la candidature d'Ismaël Dupont à la presse au square de la Résistance (décembre 2016)

Premières personnes ayant apporté leur soutien public à la candidature d'Ismaël Dupont pour les élections législatives des 11 et 18 juin 2017 dans la circonscription de Morlaix: 

 

Comité de soutien à la candidature d'Ismaël Dupont

Aux élections législatives de juin 2017
 

Catherine André retraitée adhérente PCF Morlaix

Manu Audigou agent territorial Morlaix-Communauté syndicaliste CGT adhérent PCF 

Mariano Bahno médecin à la retraite

Serge Bazin retraité militant PCF

Patrick Béguivin militant PCF Plouigneau

Annie Bergot Le Calvez retraitée des Finances Publiques militante PCF- Front de Gauche ancienne élue de Morlaix

Sylvie Bevout Le Coz citoyenne Plougoulm 

Cécile Blanchet infirmière Guimaec

Christophe Boudrot Infirmier secrétaire CGT hôpital de Morlaix Plouigneau

Jules Bouedec retraité adhérent PCF Lanmeur ancien élu

Guillaume Bourven adhérent PCF Plougonven 

Michèle Bourven retraitée syndiquée CGT et adhérente PCF Morlaix 

Michel Buriens Plouigneau

Jean-Luc Capelle salarié Finances Publiques, syndicaliste, non encarté

Jean-René Carn retraité de la fonction publique hospitalière

Martine Carn infirmière retraitée ancienne adjointe à Plougonven et conseillère communautaire Plougonven

Nadine Chatelain salariée Pôle Emploi syndicaliste CGT Saint-Martin des Champs

Marc Corbel agent territorial Morlaix Communauté syndicaliste CGT Lanmeur adhérent PCF 

 Marie-Louise Corre aide-soignante à l'hôpital de Morlaix

Paul Dagorn retraité de l'enseignement Morlaix

Alain David retraité de l'enseignement ancien adjoint au maire PCF de Morlaix

Jean-Claude David retraité conseiller municipal Plourin les Morlaix

Monique David retraitée militante syndicale

Christian Delannee retraité économiste de la construction Morlaix

Michel Derrien enseignant à la retraite ancien élu de Morlaix 

Monique Doré retraitée Lannéanou

Jean Dréan militant CGT et PCF Plouigneau 

Anne-Marie Dubois syndicaliste adhérente PCF Saint-Pol de Léon

Camille Glidic Le Calvez éducatrice spécialisée Ile-de-Batz

Yvonne Goulm retraitée de l'enseignement Morlaix  

Muriel Grimardias 62 ans retraitée bénévole au secours populaire de Plestin-les-Grèves adhérente PCF Lanmeur

Jean-Victor Gruat Plougasnou fonctionnaire international ancien maire de Brennilis

Joël Hélary conseiller prud'homme Plourin les Morlaix

Florence Héré fonctionnaire Plouigneau

Roger Héré conseiller municipal PCF-Front de Gauche à Plouigneau

Pascal Kerboriou ancien adjoint au maire de Plougonven élu au CAPL CGT du Centre Hospitalier Pays de Morlaix

Jean-Rolland Labrousse syndicaliste retraité Air France Carantec

Mariette Labrousse syndicaliste retraitée Air France Carantec

Elisabeth Lainé horticultrice Lanmeur

Jean-Yves Lainé horticulteur Lanmeur ancien 1er adjoint

Jeremy Lainé élu à Guimaëc militant PCF Guimaëc

Marie Pierre Blois artisan peintre décorateur Plouigneau

Jean-Jacques Labous retraité Cgt ul St Pol de Léon

Yvette Le Bars retraitée de l'enseignement militante PCF Roscoff

 Amélie Le Calvez prof de français FLE Lanneanou

Jean-Luc Le Calvez retraité de la Manufacture de Tabac militant PCF Front de Gauche ancien élu de Morlaix

Georges Le Duff retraité militant PCF Lanmeur

Suzanne Le Duff enseignante retraitée Lanmeur

Jean-Claude Le Fer cheminot retraité gérant de maison d'hôte PCF Plouigneau

Gabriel Le Gall Artisan Ebéniste à la retraite adhérent PCF conseiller municipal de 2001 à 2014 Roscoff

Yvan Le Gall syndicaliste CGT agent municipal Morlaix

Marie-Hélène Le Guen syndicaliste retraitée de la La Poste adhérente PCF Morlaix

Paul Le Moal retraité de la fonction publique hospitalière Plouézoc'h

Yvette Le Moal retraitée de la fonction publique hospitalière Plouézoc'h

Michel Lespagnol retraité de France Télécom adhérent PCF Morlaix

Anne L'Hénaff retraitée militante associative

Robert Le Sech retraité de la fonction publique hospitalière

Anne-Claire Le Vaillant architecte féministe CNDF/FDFA Morlaix

Vinko Markov biologiste adhérent PCF Morlaix

Jean-Pierre Menez retraité Plouigneau

Marie-Claude Moal retraitée de la fonction publique hospitalière

Denise Montuelle Plougasnou militante associative Morlaix

Eliane MORVAN active F A T P  U l  C G T  St POL  

Jean-Marc Nayet retraité de l'aéronautique Locquénolé

Lucienne Nayet retraitée, ancienne élue, militante pour la mémoire de la Résistance et la Déportation ainsi que lappel à la citoyenneté face à l’histoire Locquénolé

Jean-Yvon Ollivier retraité militant syndical et associatif Saint-Martin des Champs

Dominique Ollivier engagement associatif Saint Martin des Champs

Françoise Porcher retraitée enseignement Saint-Martin des Champs

Amandine Postic commerçante Morlaix

Jean-Claude Postic retraité militant PCF Lanmeur

Michel Prigent retraité militant PCF Plouigneau

Yvette Prigent retraitée adhérente PCF Plouigneau 

Serge Puil militant PCF, militant syndical Morlaix

Daniel Ravasio retraité militant syndical secrétaire de section PCF pays de Morlaix Saint Thégonnec

Pierre Saint Jalme cuisinier adhérent PCF Morlaix

Pierre Siohan chercheur indépendant Plougoulm 

Jannine Sorholus, syndicaliste, militante associative

Julia Thatje enseignante documentaliste Morlaix

Michel Tudo 63 ans retraité SNCF CGT Cheminots Setion PCF Canton de Lanmeur

Jean-Noël URIEN Retraité F A T P  UL  C G T  St POL


 

 

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27 février 2017 1 27 /02 /février /2017 07:15
Législatives 2017: Jacques Rannou, candidat du PCF dans la 8ème circonscription du Finistère (Concarneau - Quimperlé - Rosporden)

Les communistes de la 8éme circonscription du Finistère, réunis en assemblée générale ont confirmé leur décision de proposer la candidature Jacques Rannou aux élections législatives prochaines ;

Maire délégué de Kernével, élu communautaire, militant syndical, et membre du PCF, Jacques Rannou est un homme de conviction, d'engagement et de rassemblement.

Jacques Rannou a apporté son parrainage d'élu à la candidature de Jean Luc Mélenchon.

Notre circonscription a besoin d'un député de gauche. Une gauche fidèle à ses valeurs. Une gauche aux cotés des travailleurs. Une gauche aux cotés des ceux qui souffrent.

Les renoncements, les lois de régression sociale du quinquennat Hollande n'ont fait qu’aggraver la situation du pays et du plus grand nombre. Hollande Valls et leurs soutiens nationaux et locaux ont ouvert la voix au retour d'une droite ultra réactionnaire.

Pourtant nous sommes une majorité à vouloir le progrès social, écologique, démocratique. C'est la seule manière de sortir le pays de l’ornière dans laquelle les politiques d'austérité l'ont plongé.

Le Parti communiste français reste totalement disponible pour approfondir le dialogue avec les organisations de la gauche de transformation sociale, les citoyens engagés, le mouvement syndical et associatif.

 

Législatives 2017: Jacques Rannou, candidat du PCF dans la 8ème circonscription du Finistère (Concarneau - Quimperlé - Rosporden)
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 20:14

 Journée nationale d'action "santé" le 7 mars, à l'appel de l'intersyndicale CGT, SUD, FO : Rendez-vous à 11H à Brest place de la liberté.

Les hôpitaux et l'offre de santé dans le Finistère, ainsi que les personnels, sont durement mis à mal par la politique du gouvernement, et sa fuite en avant dans le mouvement vers des logiques de privatisation et de gestion à l'économie et à la rentabilité. 

La population doit réagir et défendre ses services publics avec les personnels. C'est notre bien commun que l'on abîme. 

 

- Risque de fermeture de Perharidy à Roscoff à cause des nouvelles règles de tarification à l'activité sacrifiant les soins de suite. 

- Fermetures de lits et suppression de postes à l'hôpital de Morlaix (psychiatrie), personnels des urgences ultra pressuré.

 

- Restructurations aux EHPAD de Belizal et à de La Boissière à Morlaix au détriment des personnes âgées et des personnels.  

- Volonté de supprimer 2 maternités sur 4 dans le Nord Finistère, avec les centres hospitaliers de Morlaix, Landerneau, Carhaix qui pourraient être touchés.  

 

 

-Fusion de Quimperlé, Riantec, Port Louis au sein du CH de Lorient ; suppression de 25 lits sur Quimperlé

 

 

-craintes pour les urgences de Concarneau qui a vocation à devenir le service de soins de suite et de réadaptation du groupent hospitalier de teritoire

 

 

- CH de Quimper : grève dans différents services, mais difficulté de faire converger ces luttes ; problèmes sur les EHPAD

 

 

- Douarnenez : craintes pour les urgences et le SMUR, comme à Concarneau ; mise en place d'une filière gériatrique de l'Ouest-Cornouaille associant deux hôpitaux publics (hôpital Michel Mazéas de Douarnenez et EPSM Gourmelen de Quimper) et un hôpital privé à but non lucratif (hôtel Dieu de Pont l'Abbé) à deux établissements privés (centre de rééducation fonctionnelle de Tréboul et Clinique des Glénans à Bénodet) appartenant au groupe privé Orpea - Clinea

 

Ce n'est pas les raisons de se mobiliser qui manquent dans le Finistère! 

 

Mobilisation à Carhaix le 17 novembre 2016 pour l'hôpital

Mobilisation à Carhaix le 17 novembre 2016 pour l'hôpital

Urgence pour défendre nos hôpitaux et le service public de santé: Rassemblement à Brest le 7 mars à 11h place de la liberté à l'appel départemental de l'intersyndicale CGT-FO-SUD
Urgence pour défendre nos hôpitaux et le service public de santé: Rassemblement à Brest le 7 mars à 11h place de la liberté à l'appel départemental de l'intersyndicale CGT-FO-SUD
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 20:12
Mise à sac de l'Hôpital par les logiques libérales de baisse de moyens, et de gestion privatisée privilégiant la rentabilité: la CGT joue collectif dans la riposte (Le Télégramme, 24 février 2017)
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 20:07
Qui le Croizat? Du travail et de la lutte des classes dissimulés en France - Discours d'Ismaël Dupont au banquet républicain du PCF Pays Bigouden le 25 février au Guilvinec

Un banquet très chaleureux au manoir de Ker-Goz au Guilvinec, avec 60-70 personnes, des chansons, des interventions politiques, dont cette première intervention d'hommage au combat et à l'oeuvre d'Ambroise Croizat et une intervention sur les enjeux de 2017 du secrétaire départemental du PCF, Ismaël Dupont. 

 

« Qui le Croizat ? Du travail et de la lutte des classes dissimulées en France ».

Discours d'Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère, au Château de Ker-Goz au Guilvinec pour le Banquet du Parti Communiste de la 7e Circonscription du Finistère et du Pays Bigouden. Samedi 25 février

A - Qui le Croizat ?

« Ambroise Croizat, ça n'me dis rien... », dirait monsieur tout l'monde.

Et pour cause !

Quand la Sécu n'est qu'un trou ou une charge, l'homme qui la créa doit tomber dans l'oubli du poids des années mortes et des choses désuètes.

Qu'importe que la Sécu ait permis une augmentation incroyable de l'espérance de vie, du bien-être, de l'égalité réelle devant les accidents de la vie, la mise en place d'un système de santé parmi les plus performants du monde !

Le Crime de la Sécurité Sociale version Croizat, c'est d'avoir installé le communisme dans le système social et économique français, via la gestion par les travailleurs de caisse de solidarité représentant plus financièrement que le budget de l’État et prélevés sur les richesses créées dans l'entreprise et le travail, limitant ainsi les profits de l'employeur au nom du droit à la sécurité et au bien-être de tous.

La Sécu, c'est aujourd'hui 200 milliards qui échappent à la finance (comparativement, les mutuelles ne représentent que 34 milliards), qui sont prelevés sur les richesses produites par les travailleurs, dans les entreprises, qui ne vont pas aux patrons. C'est beaucoup trop ! C'est trop énorme ! La Sécu doit donc n'être qu'un problème, un trou, un déficit !

Le trou ou le déficit annuel de la Sécu, 6 milliards d'€, créé par les exonérations de cotisations sociales sur les bas salaires (40 milliards), la fraude sociale (40 milliards), la soumission aux lobbies de l'industrie pharmaceutique ou de la médecine libérale, par le poids du chômage de masse (1 % de chômage en moins, 1 milliard de plus qui rentre dans les caisses de la Sécu), un trou que l’État a creusé lui-même donc, est le prétexte tout trouvé pour détruire petit à petit cette institution révolutionnaire que le mouvement ouvrier et la Résistance ont produites et que la Patronat n'a jamais, jamais digéré.

Depuis 1947, le Patronat veut récupérer les cotisations sociales que nous lui avons confisqué pour financer la protection sociale universelle (santé, retraites, allocations familiales).

Jusqu'à présent, pour faire accepter la remise en cause de la Sécurité Sociale, casser la démocratie sociale dans la gestion des caisses de sécurité sociale, livrer la protection sociale aux Patrons, aux Mutuelles, aux Assurances, et aux profits financiers, baisser le prélèvement social sur les profits des patrons, on a employé des techniques discrètes et utilisé un plan progressif mais mis en œuvre avec beaucoup de constance et de précision par la droite comme par les socialistes.

En 67, en imposant la Parité dans la gestion des caisses de Sécurité Sociale, Pompidou et la droite permettent aux Patrons de pouvoir dominer leur gestion avec l'appui des syndicats d'accompagnement.

On a cassé l'unicité de la Sécu, séparée en 4 branches séparées, on a séparé le régime obligatoire et le régime complémentaire, et favorisé le glissement vers les complémentaires, réduit considérablement les remboursements Sécu ce qui a fait grimpé le prix et l'importance des mutuelles et assurances sociales.

Merci Rocard !

La CMU et aujourd'hui le Tiers Payant Généralisé (« on ne voit plus ce qui vient de la carte verte, ce qui vient de la carte bleue ») ont servi de couverture pour dissimuler la part de moins en moins importante prise par les remboursements Sécurité Sociale sur les soins et les médicaments, la part de plus en plus importante prises par les particuliers.

On a étatisé la Sécu en la mettant sous le contrôle de l'Etat (ONDAM) et des critères de gestion à l'économie et à la rentabilité. Beaucoup voudrait faire dépendre le financement de la Sécu de la fiscalité surtout, de la CSG, et non plus des cotisations sociales : c'est le cas notamment de Jean-Luc Mélenchon.

Aujourd'hui, sous un gouvernement dit de gauche, il y a une augmentation significative de français qui doivent renoncer aux soins. Un domaine aussi important que la prise en charge du vieillissement de fait pas l'objet d'une réponse solidaire à la hauteur, dans le cadre de la sécurité sociale.

Pourtant, la Sécu, les Français y sont attachés, sans percevoir forcément la logique politique et l'aspect de révolution sociale qui ont présidé à sa création.

C'est la Sécu qui fait chuter Fillon, qui voulait la détruire par ordonnance, au moins autant que le Pénélope Gate.

Le mot d'ordre du PCF depuis des années, « Remboursement à 100 % par la Sécurité Sociale », est de plus en plus repris : cela passe notamment par la taxation des revenus financiers. C'est possible en luttant contre la fraude sociale, l'évasion fiscale et la fraude fiscale, en mettant fin aux exénorations de cotisations sociales, en mettant une politique de réindustrialisation au service de l'emploi. Les frais de gestion des mutuelles sont beaucoup plus lourds que les frais de gestion de la Sécu (25 % de frais ou de charges d'exploitation pour les mutuelles contre 6 % pour la Sécu). En même temps, aujourd'hui, face à nous, dans ces élections Présidentielles - on a des candidats de la privatisation du système de santé et de protection sociale : Fillon, Macron, Le Pen sans doute. Ce pourquoi les enjeux de l'élection présidentielle sont décisifs pour l'avenir de notre modèle de société.


 

B- Qui le Croizat ?

Qui, avant l'extraordinaire succès du film La Sociale, et peu avant celui-ci Des Jours heureux, fruit de collaborations entre le réalisateur de documentaires militants Gilles Perret et l'historien Michel Etiévent, deux savoyards comme Croizat, qui connaissait en dehors des militants communistes et cégétistes, des lecteurs de l'Humanité, Ambroise Croizat?...

Il y a 6 ou 7 ans, François Ruffin lui consacrait un numéro spécial de Fakir remarquant qu'Ambroise Croizat était sans doute le seul petit bonhomme inconnu du XXe Siècle qui, lors de ses funérailles, avait pu dans son cercueil être entouré de près d'un million de personnes à Paris, sans avoir droit à une mention dans le dictionnaire français des noms propres, le Robert, ou dans la plupart des articles ou cours consacrés à la naissance de la Sécurité Sociale, contrairement à Pierre Laroque. L'enterrement d'Ambroise Croizat, c'était à Paris, le 17 février 1951, son cortège funéraire rassemblait des centaines de milliers de personnes venus lui rendre hommage. En plein début de la guerre froide, il allait bientôt falloir couvrir d'un manteau de silence ce communiste trop productif, et par là même les origines de la Sécurité Sociale.

Ambroise Croizat était mort cinq jours plus tôt d'un cancer du poumon et d'épuisement, un an après avoir pleuré la mort de son fils ouvrier électricien à Lyon, tué dans un accident du travail.

Quel média, quel éditorialiste, quel intellectuel médiatique abordait l'œuvre révolutionnaire et néanmoins si proche de nous de ce député communiste ouvrier, fils du peuple, que la République capitularde, puis Vichy, firent croupir dans leurs prisons abjectes, à Paris puis en Algérie, avant qu'il ne soit libéré en 1943 et ne contribue à mettre en place les bases de la démocratie sociale à la française au sortir de la guerre, après avoir été un des contributeurs du programme du CNR: « Les jours heureux » ?

Le devoir de mémoire, on s'y astreint volontiers quand il s'agit de remuer les plaies avec une certaine complaisance voyeuriste ou sensationnaliste, de confronter l'homme et la nation à leurs limites, à leurs souffrances passées, à leurs puissances de destruction et de division, mais surtout, se disent les gardiens de la mémoire, petits ou grands bourgeois serviteurs du système qui se conçoivent aussi souvent comme des gardiens du troupeau, n'allons pas montrer, en faisant revivre des figures héroïques et populaires de la conquête sociale, que la volonté du peuple a su être souveraine, que le progrès social rapide et réel, facteur d'émancipation immédiate des travailleurs, ont pu être d'actualité.

 

On efface les traces ...

Les traces de la fierté et de la combativité ouvrière, de la République sociale et de la contribution décisive qu'y ont apporté les luttes des travailleurs et des communistes admirablement dévoués, intelligents et rassembleurs, formés par l'expérience de l'injustice sociale, les combats ouvriers, les jours lyriques du Front Populaire, la répression sans pitié d'une droite revancharde et collaboratrice, la Résistance et l'espérance d'un monde meilleur.

Ambroise Croizat est né en 1901 dans la vallée de la Tarentaise, en Savoie.

Son père, originaire de Chambéry, était ferblantier dans la métallurgie et « travaillait douze heures par jour, face à l'éclat des fours, sept jours sur sept (la loi sur l'attribution du congé hebdomadaire ne date que du 13 juillet 1906), le visage et les mains brûlés par les ébarbures de métal en fusion ». Il travaille d'abord à Notre-Dame de Briançon et la famille vit dans une maisonnette de deux pièces bien exigües pour une famille de cinq, mais c'était le lot commun du peuple à l'époque. En 1906, son père, ayant récemment adhéré au Parti Ouvrier Français et à la CGT est un des meneurs d'une grande grève organisée après un accident de travail ayant causé la mort de huit ouvriers. Il est licencié et doit embaucher à Ugine, dans une autre usine, dont il sera à nouveau chassé pour activités syndicales.

Ambroise Croizat commence à travailler à treize ans comme apprenti ajusteur-outilleur dans une usine de Lyon.

A 19 ans, au sortir de la guerre, il adhère à la Jeunesse socialiste qui rejoint la IIIème Internationale et prend vite des responsabilités dans le Syndicat CGTU des Métaux.

Dans les années 1920, Ambroise Croizat milite contre le militarisme, pour une paix plus juste avec l'Allemagne, contre le colonialisme et la guerre du Rif au Maroc, quand Pétain et Franco s'associent pour éliminer les insurgés dans les montagnes du Nord du Maroc.

En 1926, il devient permanent du PCF à Paris, puis secrétaire général de la Fédération CGTU des métaux, pour laquelle il organise des grèves partout en France pour les salaires, la réduction du temps de travail, contre le chômage.

En 1934, le PCF et la CGTU lancent une stratégie de Front Populaire face à la montée de la menace fasciste et la tentative de coup d'état du 6 février 1934. Les mots d'ordre de la gauche unifiés sont « Pain, Paix, Liberté ». L'unité de la CGT sera finalement réalisée le 1er mars 1936, deux mois avant l'arrivée du Front Populaire au pouvoir.

Aux élections législatives du 28 avril 1936, Croizat devance le candidat socialiste sortant de 900 voix environ dans la circonscription de Plaisance, 14e arrondissement de Paris puis il est élu député avec trois mille voix d'avance sur le candidat de droite.

 

« Devant la porte de l'usine,

Le travailleur soudain s'arrête.

Le beau temps l'a tiré par la veste,

Et comme il se retourne

Et regarde le soleil,

Tout rouge, tout rond,

Souriant sous un ciel de plomb,

Il cligne de l'œil

Familièrement:

Dis-donc camarade soleil,

Tu ne trouves pas

Que c'est plutôt con

De donner une journée pareille

A un patron? »

 

Qui le Croizat? Du travail et de la lutte des classes dissimulés en France - Discours d'Ismaël Dupont au banquet républicain du PCF Pays Bigouden le 25 février au Guilvinec

A l'image de ces Paroles de Jacques Prévert, l'été 1936 est lumineux, avec les grandes grèves festives dans les usines de Breguet-Le Havre, Courbevoie, Saint-Ouen, Levallois.

Partout, on prend possession des ateliers. On y entretient l'outil, on y découvre les loisirs et la culture. Le 7 juin s'ouvrent les discussions qui aboutiront aux Accords de Matignon qui donneront à la classe ouvrière les congés payés, les 40 heures, les conventions collectives, le libre exercice du droit syndical.. Dans les entreprises, les salaires augmentent de 15 à 40%, doublent parfois. Les effets syndicaux sont multipliés par dix !

Depuis mai 1936, Croizat siège à la « Commission spéciale » du gouvernement qui a été chargée d'élaborer les réformes et veille à leur application sur le terrain. En 1937, il inaugure des maisons de repas, des parcs de loisirs, des colonies de vacances pour la classe ouvrière.

Mais dès février 1937, le gouvernement, sous la pression du patronat, décide d'une pause dans les réformes.

La guerre civile en Espagne, et le refus de Blum et du gouvernement, sous la pression anglaise notamment, de venir en aide à la République assiégée par les fascistes, éloigne les communistes de leurs alliés socialistes et radicaux.

En novembre 1938, le gouvernement Daladier publie une série de décrets-lois qui instaurent la baisse des salaires, déjà fortement grignotés par l'inflation (50% en 2 ans), des impôts nouveaux et surtout la fin de la semaine des 40 heures, qualifiée pour l'occasion de « loi de paresse et de trahison nationale ». Daladier le capitulard s'écrie déjà tel un Fillon ou un Macron, reprenant le discours haineux des privilégiés vis à vis de la classe populaire: « Cette loi est responsable de tous les maux de l'économie. On ne peut avoir une classe ouvrière à deux dimanches et un patronat qui s'étrangle pour faire vivre le pays ».

Le 1er décembre 1938, 36 000 ouvriers sont licenciés dans l'aéronautique et les arsenaux, 8000 dans la chime et l'automobile.

Plus de la moitié sont des responsables syndicaux CGT. Dans son modeste appartement du 79, rue Daguerre où il vit depuis 1936, Croizat rédige son édito:

« Le 30 novembre, le patronat a opéré le savant triage qu'il attendait. Il tient sa revanche sociale sur 1936. Des femmes ont faim, des enfants ont froid. L'homme n'est plus au travail. Partout, les consignes ont été données par les patrons revanchards. Des listes noires circulent. Les sous-traitants des grandes entreprises ont été sommés de ne pas embaucher des ouvriers licenciés sous peine de voir leurs commandes supprimées. La haine est partout. Ils ont défendu leurs outils parce qu'ils croyaient en la grandeur de la France, en ses traditions de dignité, en cet espoir que mai 1936 avait fait éclore. Plus que jamais, nos solidarités vont vers eux. C'est eux, la France. Cette France bafouée par ceux qui ne rêvaient que de revanche ».

Tu ne crois pas si bien dire Ambroise. Après l'interdiction de la presse communiste, la dissolution du PCF, la déchéance des élus communistes faisant suite au climat d'anti-communisme exacerbé et de revanche sociale ayant pris pour prétexte mais non pour point d'origine le pacte germano-soviétique de l'été 39, tu es arrêté le7 octobre 1939 sur les marches de l'Assemblée Nationale, puis enfermé à la Prison de la Santé avec d'autres députés communistes, dont le père de Guy Môquet, Prosper, bientôt fusillé à Chateaubriand.

L'extrême-droite réclame purement et simplement la loi martiale pour les communistes. En Janvier 1940, Croizat fait parti des 36 députés communistes condamnés à 5 ans de prison au terme d'un simulacre de procès, sous l'impulsion des anciens collègues de l'Assemblée Nationale, dont certains appartenaient à la majorité du Front Populaire.

En octobre 1941, Croizat est au côté de Prosper Môquet quand le député communiste apprend l'assassinat de son fils Guy, arrêté le 13 octobre 1940 alors qu'il distribuait des tracts, le plus jeune des otages cégétistes ou communistes fusillés à Châteaubriant.

En avril 1941, Croizat et ses camarades communistes sont envoyés en prison en Algérie, où ils vivent dans des conditions de détention très dures.

Le débarquement allié à Alger a lieu le 8 novembre 1942 mais les députés communistes ne sont libérés que le 5 février 1943, après trois ans d'enfermement.

Les communistes dérangent, inquiètent. Les Américains craignent qu'une fois libérés, ils ne deviennent vite les principaux animateurs de la politique anti-vichyste et soulèvent entre autre le problème du droit à la Liberté des pays du Maghreb. Et de fait, une fois libéré, Ambroise Croizat contribue à réorganiser le mouvement communiste et le syndicat au Maghreb, à tel point qu'en janvier 1944, la CGT affiche 120 000 adhérents en Afrique du Nord.

Dès août 1943, dans un discours devant un public d'ouvriers, il parle de cette France nouvelle qui naîtra de la Libération:

« Redonner à la Nation sa grandeur et aux travailleurs la place qu'ils méritent par leur effort et leur sang versé sera notre tâche. Les larmes et la mort n'auront pas été vaines. Elles accoucheront d'une France nouvelle, celles des nationalisations et de la Sécurité Sociale ».

En septembre 1943, Ambroise Croizat rejoint au titre de la CGT l'Assemblée Consultative instaurée autour du Conseil National de la Résistance créé par De Gaulle à Alger le 3 juin 1943. Il préside la commission du Travail. C'est là que va prendre vie le programme du Conseil National de la Résistance.

Le programme du Conseil National de la résistance, constitué en mai 43, est arrêté le 15 mars 1944.

Il paraît en zone sud sous le nom simple et magnifique « Les jours heureux » et décline au futur liberté, démocratie économique, solidarité, avec pour fondement L'humain et l'intérêt général d'abord.

L'invention sociale est en marche: « Instaurer une véritable démocratie économique et sociale impliquant l'éviction des féodalités économiques et financières de la direction de l'économie... Retour à la Nation des grands moyens de production monopolisés, fruit du travail commun, des sources d'énergie, des richesses du sol-sol, des compagnies d'assurance et des grandes banques... Droit d'accès dans le cadre de l'entreprise aux fonctions de direction et d'administration pour les ouvriers et participation des travailleurs à la direction de l'économie... Droit au travail... Liberté de pensée et d'expression ».

Le chantier s'ouvre à la Libération avec une classe ouvrière grandie par engagement dans la résistance, une CGT à cinq millions d'adhérents, un parti communiste à 27% des voix... Le « Parti des Fusillés », premier parti de France, a acquis le prestige et l'autorité d'un parti national, d'autant que les groupes FTP ont accepté de rendre les armes pour que s'installent les commissaires de la République et l'autorité des lois plutôt que celles des maquis.

En Octobre 1945, 5 millions de voix se portent aux législatives sur les communistes, qui obtiennent 151 députés à l'Assemblée Nationale.

Le 13 novembre 1945, De Gaulle, chef du gouvernement provisoire, fait appel à cinq communistes. Aucun grand ministère régalien mais Charles Tillon au ministère de l'armement, François Billoux à l'Economie Nationale, Marcel Paul à la Production Industrielle, tandis que Maurice Thorez se voit confier un ministère d'état et qu'Ambroise Croizat hérite du travail et de la Sécurité Sociale.

L'ordonnance qui crée la Sécurité Sociale paraît le 4 octobre 1945.

La protection sociale, qui relevait jusque là des « Assurances sociales » (loi du 5 avril 1928), ne protégeait contre la maladie qu'une faible partie des salariés et de leurs ayant droit. A peine un tiers de la population française... Le système était anarchique, avec une multitude de caisses patronales, confessionnelles, syndicales, mutuelles, concurrentes entre elles et n'offrant pour la plupart qu'une protection aléatoire.

Pour les retraites (loi de 1910), la couverture est dérisoire ou inexistante. Pas plus d'un million de Français en bénéficient, alors que 5 millions d'entre eux pourraient y prétendre et n'ont pour seuls recours que la charité et leurs économies.

"Désormais, analyse Michel Etiévent, la sécurité sociale devient un droit fondamental, universel, obligatoire et solidaire et non un mécanisme d'assurance couvrant un risque. Dans l'esprit d'Ambroize Croizat, la Sécurité Sociale devait couvrir tous les travailleurs, salariés ou non (loi du 22 mars 1946). Les non-salariés (petits commerçants, professions libérales et artisans notamment) refusèrent par la voix de leurs responsables, qui n'acceptaient pas de se laisser assimiler à de "vulgaires prolétaires". Beaucoup le regretteront.

Le nouveau système va "digniser" l'ensemble autour de quatre mots clefs:

- L'unicité: une institution unique, obligatoire, couvrira désormais l'ensemble des domaines de la protection sociale, des "risques sociaux", dit-on à l'époque (maladie, vieillesse, décès, invalidité ainsi que les accidents du travail, gérés jusque-là par les assurances privées). "L'ambition, déclarait Croizat à l'Assemblée, le 20 mars 1946, est d'assurer le bien-être de tous, de la naissance à la mort. De faire enfin de la vie autre chose qu'une charge ou qu'un calvaire".

- L'universalité: la couverture est étendue à tous les citoyens, avec la volonté de généraliser à court terme le nouveau système. Et ceci malgré l'opposition de certaines professions qui refuseront de s'y intégrer....

- La solidarité: c'est la pierre angulaire du système. Solidarité inter-générations, solidarité actifs-inactifs, malades bien-portants. Le tout financé par les richesses créées dans l'entreprise. En ce qui concerne le financement de l'institution, les propos de Croizat sont d'une modernité brûlante: "Outre le fait que cela grèverait fortement les contribuables, disait-il, faire appel au budget de l'Etat serait subordonner l'efficacité de la politique sociale à des considérations purement financières qui paralyseraient les efforts accomplis".

- Démocratie enfin, et c'est là "l'exception française" car seule une gestion par les intéressés eux-mêmes peut garantir que la santé restera un droit fondamental pour tous. Là encore, les mots du ministre sont novateurs: "Pour la première fois, l'appareil nouveau met la gestion de l'intérêt des travailleurs dans les mains des travailleurs eux-mêmes. Ceci est d'autant plus important car l'assurance (et particulièrement pour les accidents du travail) relevait jusqu'à ce jour de compagnies commerciales et, pour les allocations familiales, d'une gestion purement patronale".

L'ordonnance n'avait fait qu'énoncer les principes. Il restait à bâtir l'édifice. Ce sera l'oeuvre principale de Croizat. Deux ans d'un chantier immense, rendu possible par l'élan de solidarité et le nouveau rapport de forces politiques qui suit la Libération. Tout est à faire, substituer à l'immense fatras des 1093 Caisses diverses et organismes privés un système cohérent, décentralisé, bâti autour de 138 Caisses primaires d'assurance-maladie et 113 caisses d'allocations familiales, essentiellement gérées - au début tout du moins- par les travailleurs..."..

En mai 1946, grâce aux efforts d'Ambroise Croizat, une loi accorde une pension de retraite à tous les salariés âgés de plus de 65 ans. Quand Croizat quittera le gouvernement en mai 1947, le montant des retraites sera majoré de 130 à plus de 200%. 4 millions de français bénéficient de la retraite.

Le travail de Croizat au ministère du travail ne s'arrête pas là. Le 25 février 1946, il fait voter la loi sur la majoration des heures supplémentaires. Il fit de même pour l'augmentation des primes et le travail de nuit et du dimanche. C'est également Croizat qui fixe la durée des congés payés à un mois pour les jeunes de moins de 18 ans et à 3 semaines pour la classe d'âge entre 18 et 21 ans. Il est également à l'origine d'un vrai service public de l'emploi, de la refonte d'une grande partie du Code du Travail, de la revalorisation des rentes des mutilés du Travail et des vieux mineurs, de la création d'un Conseil national du Travail chargé d'examiner les projets relatifs à la législation sociale, mais également d'innover en la matière. Il engage un vaste chantier dans le domaine de la formation professionnelle pour libérer l'enseignement technique de la tutelle patronale ou confessionnelle. Grâce à ses efforts et à ceux de Maurice Thorez, de nouveaux statuts de la fonction publique sont adoptées. "On y trouve des avancées extraordinaires comme la reconnaissance intégrale du droit syndical, la participation des syndicats à la gestion du personnel, la démocratisation du recrutement, l'égalité des sexes pour l'accès à la promotion dans les services publics". On développe la prévention des accidents et des maladies du travail en créant la médecine du travail, les ancêtres des comités hygiène et sécurité. On attribue pour la première fois un rôle économique et décisionnel aux comités d'entreprise. En avri 1946, Croizat propose d'instituer l'égalité de salaire entre homme et femme: "Si l'égalité politique est une victoire partielle, l'égalité économique est une victoire complète" dit-il alors.

Quand l'éviction des ministres communistes a lieu en mai 47, au motif que les ministres et députés communistes sont trop ouvertement solidaires des ouvriers grévistes de chez Renault, la droite et les socialistes de compromission avec le patronat ont déjà redressé un peu la tête, freiné les nationalisations, remis en cause le statut des mineurs, des gaziers et électriciens, des cheminots, lancé la guerre d'Indochine, mais l'essentiel de l’œuvre de la Sécurité Sociale demeure.

Ismaël Dupont et André Le Roux, co-secrétaire de section dans le Pays Bigouden, au Guilvinec le 25 octobre pour le Repas Républicain des communistes dédié à Ambroise Croizat

Ismaël Dupont et André Le Roux, co-secrétaire de section dans le Pays Bigouden, au Guilvinec le 25 octobre pour le Repas Républicain des communistes dédié à Ambroise Croizat

Qui le Croizat? Du travail et de la lutte des classes dissimulés en France - Discours d'Ismaël Dupont au banquet républicain du PCF Pays Bigouden le 25 février au Guilvinec
Qui le Croizat? Du travail et de la lutte des classes dissimulés en France - Discours d'Ismaël Dupont au banquet républicain du PCF Pays Bigouden le 25 février au Guilvinec
Qui le Croizat? Du travail et de la lutte des classes dissimulés en France - Discours d'Ismaël Dupont au banquet républicain du PCF Pays Bigouden le 25 février au Guilvinec
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Un château avec son pigeonnier pour le banquet des communistes du Pays Bigouden et du cap Sizun... Rien n'est trop beau pour la classe ouvrière, paroles que n'aurait pas renier Croizat...

Un château avec son pigeonnier pour le banquet des communistes du Pays Bigouden et du cap Sizun... Rien n'est trop beau pour la classe ouvrière, paroles que n'aurait pas renier Croizat...

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