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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 05:40
Vous en voudriez encore, vous, d'un Président qui fait camper un dictateur pathétique avec son harem dans le Palais de la République, qui fait ensuite assassiner son pourvoyeur de fond pour effacer les traces en mettant à feu et à sang la Libye avec l'onction morale de saint Bernard-Henri Levy? Tout cela rappelle le mauvais film d'espionnage et les SAS, mais c'est simplement la République bananière de France en déliquescence...

Vous en voudriez encore, vous, d'un Président qui fait camper un dictateur pathétique avec son harem dans le Palais de la République, qui fait ensuite assassiner son pourvoyeur de fond pour effacer les traces en mettant à feu et à sang la Libye avec l'onction morale de saint Bernard-Henri Levy? Tout cela rappelle le mauvais film d'espionnage et les SAS, mais c'est simplement la République bananière de France en déliquescence...

Un carnet consignait en 2007 les millions libyens de Nicolas Sarkozy

27 SEPTEMBRE 2016 | PAR FABRICE ARFI ET KARL LASKE

L’ancien ministre du pétrole libyen Choukri Ghanem, retrouvé noyé dans le Danube en avril 2012, a laissé derrière lui un carnet de notes actuellement exploité par la justice. L’ancien dirigeant y a détaillé, le 29 avril 2007, une série de trois versements destinés à la campagne présidentielle de l’ancien chef de l’État.

C'est un petit carnet qui pourrait bien devenir le pire cauchemar de Nicolas Sarkozy. Le juge d’instruction parisien Serge Tournaire et les policiers de l’Office central de lutte contre la corruption (OCLCIFF) ont obtenu la communication des notes manuscrites d’un ancien dignitaire du régime Kadhafi qui détaillent une série de versements occultes au profit de l’ancien chef de l’État français, pour au moins 6,5 millions d’euros, au moment de l’élection présidentielle de 2007.

La justice enquête depuis trois ans sur des soupçons d’un financement libyen massif de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, alors président de l’UMP et ministre de l’intérieur. Ce que plusieurs dirigeants libyens, Mouammar Kadhafi en tête, avaient publiquement affirmé peu avant l’offensive militaire occidentale de 2011. Cette affaire vaut déjà une mise en examen pour « blanchiment de fraude fiscale », « faux » et « usage de faux » à son plus proche collaborateur d’alors, Claude Guéant, mis en cause pour avoir reçu 500 000 euros d’un des gestionnaires des comptes offshore de l’État libyen.

Le carnet manuscrit appartenait à un dénommé Choukri Ghanem, ancien chef du gouvernement (2003-2006) et ministre du pétrole (2006-2011) de la Libye. Proche du fils de Mouammar Kadhafi, Saïf al-Islam, qu’il a pris sous son aile dès ses études à l’université, Choukri Ghanem était un personnage clé du régime, en charge de sa principale ressource, le pétrole (et ses secrets). Il fera partie en 2011 des hauts responsables du pays qui ont fait défection au colonel Kadhafi pendant la guerredéclenchée par la France.

À la date du 29 avril 2007, soit une semaine pile après le premier tour de l’élection présidentielle française, Ghanem rédige en arabe dans son carnet le compte-rendu d’une réunion qu’il a tenue avec un autre cacique du régime Khadafi, Bachir Saleh, le très influent (et francophone) directeur de cabinet du “Guide” et patron de l’un des fonds souverains du pays, le Libyan Africa Portfolio (LAP). Est également présent Baghdadi Mahmoudi, premier ministre libyen alors en exercice. Au cours de cette réunion, Saleh dit avoir transféré 1,5 million d’euros à Nicolas Sarkozy, rapporte Ghanem.

D’autres noms de dignitaires du régime sont également évoqués, ainsi que des montants supplémentaires : 3 millions envoyés par Saïf al-Islam Kadhafi et 2 millions par Abdallah Senoussi, chef des services secrets intérieurs libyens et beau-frère de Kadhafi. Soit un total de 6,5 millions d’euros qui auraient été versés, selon les écrits de Choukri Ghanem, en pleine campagne électorale au clan Sarkozy. Le carnet mentionne en outre, selon les informations recueillies par Mediapart, une impatience des destinataires quant à la réception physique des fonds. Sollicitée par Mediapart, la porte-parole de Nicolas Sarkozy n'a pas donné suite.

Choukri Ghanem n’est plus là pour témoigner aujourd'hui devant les juges. Son corps a été retrouvé sans vie le 29 avril 2012, flottant dans le Danube, à Vienne (Autriche), la ville de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP), où il avait trouvé refuge après sa fuite de Libye. La police autrichienne, qui n’avait pas exclu la piste de l’assassinat dans un premier temps, a finalement conclu à une noyade accidentelle au petit matin consécutive à une crise cardiaque. Toutefois, de nombreuses zones d’ombres et incohérences continuent d’entourer cette disparition et plusieurs proches de la victime n’hésitent pas à évoquer en privé des soupçons persistants de meurtre.

La veille de la mort de Ghanem, Mediapart avait rendu public un document officiel libyen, daté de décembre 2006, évoquant l’accord de principe des autorités pour financer, à hauteur de 50 millions d’euros, la campagne électorale du président de l’UMP. Plusieurs personnages clés de l’ancienne dictature libyenne cités dans cette note se retrouvent dans le carnet secret de Ghanem, désormais entre les mains de la justice française.

Judiciairement, l’histoire de ce carnet est celle d’un long périple au travers de l’Europe. Il a été découvert chez le gendre de Ghanem lors d’une perquisition aux Pays-Bas, menée en marge d’investigations liées à un vaste scandale de corruption impliquant le géant norvégien de la chimie Yara. Ce dossier a donné lieu en 2015 au plus important procès financier que la Norvège ait connu de son histoire. Choukri Ghanem y a été présenté comme l’un des acteurs de premier plan du système de pots-de-vin mis au jour.

Selon les traces qu’il a laissées derrière lui, l’ancien premier ministre libyen était également le gardien de quelques secrets enfouis sur les compromissions de la France à Tripoli. C’est pourquoi, après être resté à la disposition de la justice norvégienne, le petit carnet de Ghanem a été transmis par la procureure Marianne Djupesland à la justice française. Une aubaine.

« Des fonds ont été transférés en Suisse »

Ce document, parce qu’il est daté de 2007, vient briser le principal argument sarkozyste dans l’affaire des financements libyens, selon lequel ce soupçon n’aurait été qu’une construction a posteriori du régime Kadhafi pour décrédibiliser la France, pays leader dans la guerre en Libye. Quand Ghanem couche ces lignes, c’est-à-dire quatre ans avant l’opération militaire, la France de Sarkozy et la Libye de Kadhafi entretenaient en réalité des rapports d’une telle proximité qu’un ambassadeur américain les qualifiera un jour de« lune de miel ».

À l’époque, c’est le marchand d’armes Ziad Takieddine, déjà mis en cause dans les financements illégaux de l’affaire Karachi et très proche de deux intimes de Sarkozy (Claude Guéant et Brice Hortefeux), qui avait opéré dans le plus grand secret le rapprochement entre Sarkozy et le dictateur.

La note libyenne révélée par Mediapart en 2012 – taxée de « faux grossier » par l’ancien président, mais désormais authentifiée par les expertises techniquesordonnées par la justice – ne portait que sur un accord de financement de la campagne de 2007. Le carnet Ghanem, pour la première fois, montre que des versements ont bien eu lieu, conformément au témoignage de l’ancien chef de cabinet de Saïf al-Islam, un certain Mohamed Ismail, qui avait décrit des circuits bancaires ayant notamment transité par le Liban, l’Allemagne et la Suisse.

Que ce soit dans la note de 2006 ou dans le carnet Ghanem, il est par ailleurs intéressant de constater qu’un même personnage apparaît au cœur des tractations secrètes. Il s’agit de Bachir Saleh, l’ancien directeur de cabinet de Kadhafi, qui s’est placé sous la protection du président Sarkozy pendant l’offensive militaire de 2011. Lors de la chute du régime, Bachir Saleh s’était en effet réfugié en France où il avait trouvé un soutien sans réserve du gouvernement malgré le mandat d’arrêt d’Interpol qui le visait.

Le 3 mai 2012, en pleine élection présidentielle et cinq jours après la publication par Mediapart de la note de 2006 (dont il était le destinataire), Saleh était exfiltré en catastrophe du pays avec le concours des services secrets français, du cabinet de Claude Guéant, alors ministre de l’intérieur, et d’un homme d’affaires introduit à l’Élysée, Alexandre Djouhri. Une scène à la John Le Carré, qui porte la marque des affaires d’État.

Récemment convoqué dans le cabinet du juge Tournaire, Bachir Saleh a fait faux bond au magistrat, comme l’a révélé Le Monde. Contacté par Mediapart en Afrique du Sud, où il s’est exilé depuis sa fuite de Paris, Bachir Saleh, manifestement gêné, a affirmé : « Je ne suis pas concerné par l’affaire des financements de Sarkozy, je n’ai rien à voir avec cela. » « Les gens écrivent ce qu’ils veulent », a-t-il ajouté, précisant au sujet de Choukri Ghanem qu’il s’agissait d’un proche à qui il ne connaissait pas de « problèmes de santé particuliers » au moment de sa mystérieuse disparition.

Bachir Saleh se retrouve de fait dans une situation compliquée vis-à-vis de Nicolas Sarkozy, à qui il doit sa survie. Dans une note déclassifiée du 19 septembre 2011 de la Direction générale de la sécurité extérieure (DGSE), consacrée à son exfiltration de Libye avec l’aide des autorités françaises, l’ex-bras droit de Kadhafi semble entièrement dévoué à l’ancien président français. Son agent traitant de la DGSE écrit à son sujet :« L’œil humide, la voix un peu cassée, il confie son émotion en remerciant à de nombreuses reprises le président français […] et déclare avec un peu d’emphase qu’il n’oubliera jamais ce geste et qu’il restera fidèle à la France quoi qu’il advienne maintenant. »

L’autre interlocuteur libyen cité dans le carnet Ghanem en avril 2007, Baghdadi Mahmoudi, était le chef du gouvernement à l’époque des faits. Présenté dans une note du 26 mai 2011 de la DGSE comme « lucide et influent » et « très actif dans l’entourage de Choukri Ghanem », Baghdadi Mahmoudi a confirmé à plusieurs reprises le financement occulte de Nicolas Sarkozy par le régime Kadhafi.

« Oui, en tant que Premier ministre, j’ai moi-même supervisé le dossier du financement de la campagne de Sarkozy depuis Tripoli. Des fonds ont été transférés en Suisse et Nicolas Sarkozy était reconnaissant pour cette aide libyenne », avait notamment affirmé l’intéressé, le 25 octobre 2011, devant la cour d’appel de Tunis, en Tunisie, où il avait dans un premier temps trouvé refuge après la guerre.

« Baghdadi Mahmoudi a dit avoir remis à une délégation française envoyée par Sarkozy de l’argent, beaucoup d’argent, des millions d’euros en liasses de billets, a résumé l’un des avocats de l’ancien dirigeant, Me Slim Ben Othman. Il a des documents comptables. On ne remet pas des millions d’euros sans aucune signature. Il garde en mémoire les prénoms de la délégation française. »

Extradé depuis à Tripoli, Baghdadi Mahmoudi a été condamné à mort mais il n’en démord pas. À un journaliste de Libération qui avait pu le rencontrer en prison en août 2015, l’ancien premier ministre de la Libye maintenait que Nicolas Sarkozy avait profité de subsides du régime Kadhafi pour sa campagne de 2007. Le carnet du noyé, désormais, en témoigne.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 05:15
Le Télégramme, 28 septembre, compte rendu de Conseil Municipal: MJC et médiatheque objectif déménagement

Après un printemps très agité, le conseil municipal de rentrée n'a pas donné lieu à de grosses empoignades, hier soir. Au cours d'une séance au rythme très tranquille, le maire, Agnès Le Brun, a annoncé sa volonté de déménager la MJC et la médiathèque, deux sites très difficiles d'accès pour les personnes handicapées. Pour aller où ? La question reste en suspens.

Ronan Tanguy, Le Télégramme (compte rendu du Conseil Municipal de Morlaix du 27 septembre)

"Notre objectif, c'est leur déménagement ». Entre l'adaptation des locaux aux normes handicapées ou un transfert dans d'autres locaux, la municipalité ne s'était pas, jusqu'alors, véritablement prononcée sur le sort de la Maison des jeunes et de la culture (MJC), située place du Dossen, et de la médiathèque, qui se trouve en bas de la rue Gambetta. Hier soir, répondant à une question de l'élu d'opposition Ismaël Dupont, Agnès Le Brun a clairement opté pour le deuxième scénario, celui d'un déménagement des deux structures.

Dans l'immeuble situé à l'entrée de l'hôpital psy ?

« On sait très bien que ces deux bâtiments sont parmi les plus difficiles d'accès en ville. On ambitionne donc de les reloger ailleurs », a indiqué le maire, en expliquant - et ce n'est pas une surprise - qu'il est difficile de trouver un site approprié. « Nous avons entamé les prospections. On a visé quelques endroits. Nous étudions certaines hypothèses. Après, il y a le coût, la sécurisation des abords... Nous pensons pouvoir rendre compte des différentes possibilités au cours du premier semestre 2017 », a précisé Agnès Le Brun, sans dévoiler les emplacements potentiels. Selon nos informations, l'une des pistes pourrait mener au vaste immeuble qui borde la rue de Brest, à l'entrée de l'hôpital psychiatrique. Un bâtiment inoccupé, propriété du centre hospitalier, sur lequel lorgne la ville.

« Que chacun mette de l'ordre dans ses propres affaires »


Pour le reste, c'est un conseil de rentrée très paisible qui s'est étiré durant une petite heure et demie.

Une séance au cours de laquelle le socialiste Jean-Paul Vermot a souhaité qu'un groupe d'élus de la majorité et de l'opposition aille rencontrer le président de Morlaix communauté, Jean-Luc Fichet, afin de discuter de sa proposition de « pacte fiscal assez inédit » qui ambitionne de réduire les impôts des Morlaisiens en transférant la gestion de plusieurs équipements (théâtre, piscine de La Boissière, parc de Langolvas...) de la ville à l'intercommunalité. « Je ne vois pas comment un simple transfert pourrait faire diminuer la fiscalité alors que, même sans la gestion de ces équipements, Morlaix communauté vient d'augmenter la part de ses impôts de 2 % », lui a répondu Agnès Le Brun, pour qui il est préférable que « chacun reste chez soi et mette de l'ordre dans ses propres affaires ».

Un tacle appuyé adressé à Jean-Luc Fichet, avant un second, en toute fin de séance, cette fois directement lancé à Jean-Paul Vermot qui fustigeait « la valse des cadres de la mairie ».

Une valse, mais pas sur le même tempo...

« Entre les départs plus ou moins récents du directeur général des services (DGS), du DGS adjoint, du directeur des finances, du directeur des ressources humaines et le turnover au pôle communication, la gestion des ressources humaines peut sembler bien brouillonne à la mairie de Morlaix. Par ailleurs, des témoignages de situations individuelles difficiles dans les services nous parviennent », a lancé l'élu d'opposition. « Vous êtes complètement à côté de la plaque ! Sur les 32 cadres à la mairie, trois sont partis, dont un pour rapprochement familial », lui a répondu le maire, avant de conclure sur une note d'humour : « Si nous devions danser une valse ensemble, je ne suis pas sûre que nous serions sur le même tempo ».

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 04:49
Dans Alep bombardée, le calvaire des civils (Ouest-France, 27 septembre 2016)

Le régime de Bachar al-Assad et son allié russe veulent en finir avec la ville rebelle. Dans Alep, ville encerclée et bombardée comme jamais, 250 000 habitants vivent un enfer.

Et si le cessez-le-feu d'une semaine n'avait été qu'un moyen pour le régime d'Al-Assad et ses alliés russe et iranien de préparer l'offensive finale sur Alep? La rupture de la trêve, le 19 septembre, a marqué le début de la pire campagne de bombardement de la zone, contrôlée depuis 2012 par les rebelles, où 250 000 habitants sont désormais encerclés.

Les raids ont fait au moins 128 morts depuis jeudi, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme. Ils ont détruit des dizaines d'immeubles. Les hôpitaux qui n'ont pas été détruits sont submergés. "Les chirurgiens opèrent directement sur le sol, plusieurs enfants partagent un même lit et un appareil respiratoire", rapporte Ziad Elissa, président de l'UOSSM, une ONG basée en France, qui coordonne le travail sur place, de médecins syriens.

Vider la ville

"On n'a jamais vu cela", confirme Djamal Jneid, membre du conseil d'Alep libre, contacté dans la ville turque de Gazientep, à 120 km de la cité martyre avec laquelle il est en contact régulier. "Ils visent les écoles, les hôpitaux, les boulangeries... Il n'y a plus aucun abri possible. Les Russes utilisent des bombes intelligentes qui peuvent atteindre les caves". Les pénuries augmentent de jour en jour. "Il n'y a plus qu'une dizaine de jours de réserve de fioul". Sans fioul, pas de générateur. Donc, pas d'électricité dans les hôpitaux, ni de pain dans les boulangeries.

Ce déluge de feu est-il le prélude à une offensive terrestre de l'armée syrienne pour renforcer le siège ou même prendre d'assaut la zone rebelle? La stratégie est sans doute plus subtile. Les raids aériens ne visent quasiment pas les positions militaires tenues par les rebelles modérés de l'armée syrienne libre. "Ils visent les civils. Pour nous, c'est clair. Ils bombardent encore et encore, puis ils vont ouvrir un passage dans quelques jours, parie Jamal Jneid. Le régime espère que les gens, qui tiennent depuis quatre ans, épuisés, partiront en masse".

Deuxième ville du pays, Alep est un objectif clé. En faisant tomber ce verrou, le régime conforterait sa mainmise sur tout l'ouest du pays. Il assurerait la continuité entre Damas et la côte ouest, où se trouvent les fiefs du président Assad et la base navale de Tartous.

"Barbarie" pour les Etats-Unis. "Crimes de guerre" pour la France. L'Occident a durci le ton ce week-end, à l'ONU. "Ce ne sont que des mots, enrage Jamal Jneid. Les Syriens ont compris depuis longtemps que les Etats-Unis et l'Europe ne feront rien pour les aider".

Patrick Angevin.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 04:44
Pour l'art et la culture aussi, ce quinquennat est celui de l'échec (PCF)

Pour l’art et la culture aussi ce quinquennat est celui de l’échec

Augmentation du budget de la culture de 5% en 2017, fonds de professionnalisation de 90 millions d'euros pour favoriser l'emploi artistique stable, décret du 13 juillet 2016 sur le régime d'assurance chômage des salariés du spectacle… Le quinquennat en voie d’achèvement aurait-il donc été marqué par un effort significatif de l’État dans le champ culturel ?!

Que nenni ! Ce serait oublier les promesses du candidat socialiste à la présidentielle qui, en janvier 2012, déclarait vouloir "sanctuariser le budget de la culture" ; or, les budgets 2013 et 2014 ont été marqués par une baisse sans précédent, respectivement de 4% et de 2%, afin de "contribuer au redressement des comptes publics" ! L'annonce des +5% pour 2017 n'y suffira pas : on aboutira à une baisse du budget culture sur le quinquennat de plus de 2% en euros constants : la parole publique est ainsi contrariée par les faits et les bricolages électoralistes de dernière heure n'y suffiront pas. Si nous prenons acte du décret du 13 juillet, il doit avant tout être mis au crédit du mouvement des intermittents qui a contraint le gouvernement à faire le constat du vide juridique à l'UNEDIC, puisque le camp patronal et la CFDT ont refusé de reconnaître l'accord professionnel du 28 avril, pourtant signé par l'ensemble des parties, employeurs du spectacle et CFDT au niveau fédéral compris. Quant au fonds de professionnalisation, il n'est pas non plus sans rapport avec la mobilisation des intermittents, mais il faut rester vigilant quant à son effectivité dans un temps où la précarisation croissante des artistes fait rage.

Mais, au-delà des aspects strictement budgétaires, ce quinquennat a-t-il été marqué par une relance des politiques publiques de la culture, par un souffle nouveau permettant des avancées substantielles en matière de démocratie culturelle et de liberté de création des artistes ? A-t-on assisté à un recul de la marchandisation de la culture, à un plus grand respect du pluralisme des idées dans le champ médiatique ?

À toutes ces questions, nous devons, hélas, répondre par la négative. C'est ainsi que la grande loi sur la création, promise dès 2012, aura mis 4 ans et occupé 3 ministres pour advenir. Pour quel résultat ? Une loi sans souffle émancipateur et qui s'en tient à des principes généraux : ainsi, elle rappelle le principe de liberté de création et le rôle du service public mais ne s'en donne aucunement les moyens. Aucun volet de programmation budgétaire dans la loi « relative à la liberté de la création, à l'architecture et au patrimoine » adoptée le 7 juillet 2016, aucune réforme en profondeur du système de soutien au cinéma, rien sur la lecture publique, le soutien aux plasticiens et aux auteurs, aucune mesure anti-concentration pour lutter contre les monopoles culturels, aucune fiscalisation des GAFA (acronyme désignant les grands acteurs du numérique, Google, Apple, Facebook, Amazon...). Sur ce dernier point, le comble de la soumission du gouvernement et de François Hollande aux grands acteurs du numérique réside aujourd'hui dans l'annonce de Michel Sapin : la France ne demandera pas sa part des 13 milliards de recettes fiscales réclamés à Apple par la Commission européenne !

Ce quinquennat a été marqué par des réformes territoriales antidémocratiques accompagnées d'une baisse drastique des dotations budgétaires de l’État aux collectivités territoriales, ce qui produit déjà des réductions très importantes des budgets culturels dans plusieurs communes, départements et régions. Des élus de droite et d'extrême droite prennent prétexte des baisses des dotations de l’État pour se livrer à une véritable chasse aux sorcières contre la liberté de création et d'action culturelle.

à encore, loin de permettre un meilleur maillage territorial, la politique menée fragilise les artistes, les compagnies, les lieux, les festivals et les acteurs culturels, aggrave encore les inégalités territoriales et sociales et met en cause la démocratie culturelle.

C'est ainsi que la création, l'innovation et les nouvelles formes d'expression artistique sont sacrifiées sur l'autel des restrictions budgétaires, de l'idéologie du temps court et de la rentabilité, de la soumission à une vision marchande de l'art avec comme finalité lamarginalisation de l’acte artistique, le recul de la socialisation de l’art et l'aliénation des imaginaires.

Quant à l’éducation artistique et culturelle, elle reste quasi absente du projet éducatif, sous-financée et assumée très inégalement par les collectivités territoriales, ce qui creuse encore les inégalités et exclut les jeunes des milieux populaires de l'accès aux œuvres et aux pratiques artistiques. De son côté, le service public de l'audiovisuel fait l'objet de restrictions budgétaires majeures et un plan de suppression d'emplois sans précédent est en cours à France télévisions. Mais au-delà, on assiste à un abandon des missions de service public qui réduit le soutien à la création, obère la dimension culturelle de l’audiovisuel et ne respecte pas le pluralisme des courants d'opinion en régression constante depuis les 2 derniers quinquennats : toujours les mêmes experts en libéralisme accrédités, toujours le sensationnalisme de l'information qui attise les peurs et détruit tout espoir émancipateur. L'information est devenue une marchandise dans un paysage médiatique marqué par une concurrence guerrière entre grands groupes privés.

Finalement, ce quinquennat fut celui d'une gestion austéritaire de la culture, à l'image de la politique menée dans tous les domaines. Aucun souffle de gauche, aucune perspective de progrès. C'est d'une toute autre politique dont notre pays et notre peuple ont besoin pour construire une nouvelle émancipation sociale et culturelle, rompant avec l'aliénation des classes populaires. Dans le domaine culturel, comme au plan économique et social, ce quinquennat est bien celui de l'échec. Or, pour que les comportements de peur, de haine et de repli identitaire ne finissent pas par l'emporter jusqu'au fond des urnes, il faut une grande ambition culturelle et un service public assumé conjointement par l’État et les collectivités locales, avec les moyens nécessaires, pour favoriser une création toujours plus diverse, une culture de l'égalité et de la liberté, une société démocratique et solidaire.

Une telle ambition suppose une mobilisation offensive sur le plan des idées pour nourrir, contre le libéralisme et le populisme, les avancées sociales et le changement politique à gauche !

Parti Communiste Français

27 septembre 2016

Pour l'art et la culture aussi, ce quinquennat est celui de l'échec (PCF)
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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 04:39
La réélection de Jeremy Corbyn est un atout pour reconstruire la gauche en Europe (PCF)

La réélection de Jeremy Corbyn est un atout pour reconstruire la gauche en Europe

Le PCF félicite Jeremy Corbyn pour sa réélection à la tête du Parti travailliste avec 62% des voix. Cela note une importante progression par rapport à sa première élection en septembre 2015 : la participation atteint 77% et Corbyn a progressé de 61 000 voix.

Alors que le gouvernement conservateur de Theresa May s’oriente vers une politique ultralibérale et conservatrice, aussi bien sur la question des droits que sur les questions sociales, éducatives et relatives à la santé, alors que le vote et la mise en oeuvre du Brexit réveillent les forces xénophobes, l'existence d'une gauche britannique progressiste est un rempart contre les potentielles régressions civilisationnelles. De nombreux chantiers attendent Jeremy Corbyn, notamment sur la question européenne.

L’orientation à gauche du plus grand parti social-démocrate européen se confirme donc malgré la tentative de putsch des nostalgiques du blairisme. La voix des militants du Labour a parlé, elle doit maintenant être respectée. Pour la gauche européenne, cette évolution du Parti travailliste britannique, considéré il y a quelques années comme le parangon de mue libérale des parti sociaux-démocrates, est significative des accélérations politiques possibles et représente un atout pour la reconstruction d'une perspective progressiste en Europe.

Le PCF réaffirme sa disponibilité pour travailler avec Jeremy Corbyn et avec tous ceux qui veulent ouvrir la voie du progrès et de la solidarité en Europe.

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28 septembre 2016 3 28 /09 /septembre /2016 04:27
Martine et Julia dans l'ancien lavoir. Il renaît grâce à une bibliothèque autonome. | anaig dantec

Martine et Julia dans l'ancien lavoir. Il renaît grâce à une bibliothèque autonome. | anaig dantec

Morlaix. Au Troc lavoir, de la lecture à partager

Morlaix. Au Troc lavoir, de la lecture à partager
http://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/morlaix-au-troc-lavoir-de-la-lecture-partager-4519316

L'ancien lavoir est devenu un lieu d'échanges de livres, de revues. Habitants et visiteurs apprécient l'initiative, dont c'est la deuxième année d'existence.

Cet été, certains touristes ont eu la chance de se perdre dans la Cité du viaduc pendant leur parcours des venelles. Sans ce problème d'orientation, ils n'auraient jamais découvert le Troc lavoir, qui ne figure pas dans ce parcours. « Les gens tombent dessus en se perdant. C'est pour ça qu'on aimerait mettre un panneau explicatif et un plan de Morlaix », racontent des habitants du quartier. Ce lavoir hors du commun abrite une bibliothèque, « qui vit toute seule ».

Julia, une des habitantes du quartier du Créou, est à l'origine de la création du Troc Lavoir. « Les gens viennent lire, prendre un livre ou en déposer un, explique-t-elle. Le but, c'est de créer du lien, de partager. »

Sur les étagères, on trouve de tout : « Nous avons choisi de ne pas censurer ». Ainsi, les auteurs classiques côtoient des livres religieux ou encore des bandes dessinées.

Un lieu autonome

« C'est Jean-François qui a construit la première étagère, sinon, c'est que de la récupération. » Et qui dit récupération, dit zéro euro et recyclage. Le livre d'or, nouveauté de l'été, est garni de messages bienveillants qui témoignent de l'engouement des passants. On y salue l'initiative solidaire et aussi l'accès gratuit à la lecture. « Des gens des quatre coins de la France et même de l'étranger nous ont laissé un mot », raconte Martine, habitante du quartier.

En passant devant le lavoir, ça lui arrive de nettoyer un peu si des mégots traînent, par exemple. Sinon, « personne n'est responsable de ce lieu. On a juste mis une poubelle récemment ».Pas de vols ou de dégradations à déplorer, le mobilier de récupération n'intéresse visiblement pas et les bouquins ne demandent qu'à bouger. « Ils ne sont pas abîmés, ils n'ont pas le temps car ça tourne, » se réjouit Martine.

En effet, ce lieu abrité est quand même ouvert et peut être humide. Quant aux lecteurs, ils ne sont pas en sucre non plus : « L'hiver, on voit les gens qui s'éclairent avec leur portable », s'amuse Julia.

Pas un dépôt de bouquins

Des habitués, des passants, des touristes… Et aussi des enfants qui passent devant en allant à l'école. « Ils sont attachés aux bouquins qu'ils trouvent, donc ont du mal à les remettre,raconte Julia, qui est mère de famille. Mais, on en reçoit de nouveaux, donc il y en a toujours. »

Qui aurait cru que le problème se poserait là : gare à la quantité : « Parfois les gens sont venus déposer des sacs entiers de livres. » Or, ce n'est pas un lieu de dépôt ou de décharge. Les livres trouvent une place sur des étagères et sont triés : « Certains sont trop vieux, trop poussiéreux. »

Des objets comme des lampes, des livres de coloriages et des magazines sont aussi déposés.« Par qui ? On ne sait pas. Les gens qui ont des abonnements viennent donner les exemplaires qu'ils ont lus plutôt que de les jeter. »

Le Troc lavoir est en accès libre, rue Hent-Coz.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 15:33
Ehpad de la Boissière: la nécessité de conserver le personnel et de garantir un taux d'encadrement permettant un accompagnement de qualité pour les résidents. La ville doit dire non à la logique comptable de l'ARS et garantir les conditions d'accueil des résidents et de travail des personnels!
Question orale sur la situation du personnel et des résidents à l'EHPAD de la Boissière 
présentée au Conseil Municipal du 27 septembre 2016
par les huit élus de l'opposition: Jean-Philippe Bapcérès, Elisabeth Binaisse, Jean-Pierre Cloarec, Ismaël Dupont, Hervé Gouedard, Sarah Noll, Valérie Scattolin, Jean-Paul Vermot
Rapporteur Ismaël Dupont
Les personnels de l'EHPAD de la Boissière manifestaient mercredi 21 septembre pour protester contre le non renouvellement de contrats de personnels précaires, la suppression de six emplois, alors même que les travaux de rénovation de la maison de retraite, la création de nouveaux lits occupés dans un an, et la difficulté voire la pénibilité des conditions de travail des infirmiers et infirmières, des aides-soignantes et aides-soignants avec un taux d'encadrement trop bas à l'EHPAD de la Boissière comme partout dans les structures d'accueil de personnes âgées, justifieraient un maintien des postes. Pourquoi ne pas profiter au contraire de la baisse du nombre de résidents pour améliorer l'accueil et la qualité de l'accompagnement des résidents à l'EHPAD de la Boissière plutôt que de tendre les moyens d'encadrement dans un contexte où les distances parcourues par les aides-soignants sont amplifiées et où les travaux génèrent du stress et de l'anxiété pour les résidents, se traduisant d'ailleurs peut-être par davantage de décès ces derniers mois ?
Les résidents sont accompagnés jusqu'à la fin de leur vie par les personnels, qui sont leur principal soutien dans des situations où ils ont déjà beaucoup perdu et se retrouve dans un état de vulnérabilité important: si le personnel est mal, si ses passages dans les chambres sont minutés, les résidents sont mal. On peut très vite déshumaniser la prise en charge des personnes âgées en créant un climat de surmenage, de fatigue et de stress dans les équipes.
A l'inverse, il faut un taux d'encadrement suffisant pour que les personnels donnent du sens à leur travail et y trouvent une satisfaction qu'ils communiquent aux résidents en mettant de la joie dans leurs tâches et leur communication, en prenant le temps d'aider les personnes dépendantes à manger à leur rythme, en ayant le temps de parler avec les résidents, de les promener, de leur laisser le choix pour se vêtir, de les épiler, de leur faire une douche par jour, toutes choses essentielles pour donner aux personnes âgées en structure, déjà fragilisées, l'envie de vivre, de se maintenir, de se parler.
L'EHPAD de la Boissière avait une bonne réputation jusqu'ici: déjà depuis quelques temps, les aides-soignants ont moins de temps à passer avec les résidents, ne dégradons pas encore les conditions d'accueil en approuvant la gestion strictement comptable et financière de l'ARS et en mettant en place des nouvelles règles d'organisation à l'EHPAD qui se traduiraient par moins de temps de transmission, la suppression de la pause du matin, moins de jours de récupération, plus de "productivité" donc moins de temps passé avec chaque résident et de temps consacré à l'humain!
Avec l'annonce du non renouvellement des contrats de six personnes employés en CDD, qui s'étaient investies dans le déménagement et qui sont aujourd'hui dégoûtées, n'assiste t-on pas encore une fois à une manière de considérer les salariés comme des kleenex et de ne pas mettre la priorité sur la qualité du service public d'accueil aux personnes âgées ? 
Il n'y aucune garantie que ces personnels soient réembauchés dans un an et auront-ils même l'envie de revenir travailler pour l'EHPAD vu comment on les a considérés.  Si l'ARS baisse son attribution de moyens en prétextant de la réduction temporaire du nombre de personnes âgées accueillies le temps des travaux, pourquoi ne pas le dénoncer ? Pourquoi ne pas se battre, négocier pied-à-pied avec ce nouveau pro-consul de la santé? Pourquoi ne pas défendre les salariés de la ville et la qualité des conditions d'accueil en maison de retraite municipale ?

 

 

Lire aussi la question orale de l'opposition au Conseil Municipal de Morlaix du 27 septembre pour demander un bilan social sur la situation du personnel de la ville, question dont le rapporteur sera Jean-Paul Vermot:

 

Question orale déposée par Ismael Dupont, Valérie Scattolin, Jean-Philippe Bapceres, Sarah Noll, Jean-Pierre Cloarec, Elisabeth Binaisse, Hervé Gouedard et Jean-Paul Vermot

 

Valse des cadres de la Mairie (Directeur Général des Services, DGS adjoint, Directeur des finances, pôle communication, Directeur des Ressources Humaines) disparition de poste alors que l’enjeu augmente (mécénat) : la gestion des ressources humaines peut sembler bien brouillonne à la Mairie de Morlaix.

A ce remplacement accéléré des cadres qui crée de l'instabilité pour les personnels s'ajoutent de nombreux témoignages de conditions de travail difficiles pour des employés de la ville dans les services. Nous observons des situations inédites comme l’embauche d’un DGS adjoint responsable des services techniques ….

En lieu et place du responsable actuel ?

Des témoignages de situations individuelles difficiles nous parviennent.

Malheureusement l’opposition ne participe plus ni au Comité Technique, ni au CHSCT, instance de dialogue avec le personnel, et ne peut plus par conséquent donner son avis et prendre l'information dans les instances statutaires.

Afin d’éclairer la situation, acceptez-vous la présentation en conseil municipal du bilan social afin d’ouvrir un dialogue éclairé sur l’état du personnel ?

Il est de l'intérêt de l'ensemble de la commune de favoriser le bien-être au travail, le sentiment d'être considérés et reconnus dans leur compétence, des employés de la ville.

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 13:38

Communiqué du PCF pays de Morlaix

Mardi 27 septembre

La section du pays de Morlaix du PCF soutient l’appel de 9 organisations de retraités à manifester, jeudi 29 septembre, à Morlaix devant la mairie à 10H30 pour la défense du pouvoir d’achat et contre le gel des pensions en vigueur depuis 2013. Les communistes considèrent que les dépenses sociales de santé, de retraite, pour la politique familiale, etc. devraient être étendues et réorientées.

Une réforme de fond du financement permettrait de prendre en compte les besoins sociaux (retraite, santé, famille, emploi).

Une refonte de progrès du système de protection sociale est une nécessité vitale pour sortir de la crise en cours, notamment pour répondre aux nouveaux besoins de santé, aux exigences d’une politique familiale moderne, d’un financement dynamique des retraites, de l’autonomie des personnes âgées, d'un accompagnement de qualité des personnes âgées dans les maisons de retraite, etc.

Manif des retraités du 29 septembre à 10h30 à l'appel de 9 organisations syndicales: communiqué de soutien du PCF Morlaix
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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 13:38
Rassemblement des retraités CGT, FO, FSU, SUD, FGRFP, LSR, à Morlaix le jeudi 29 septembre devant la mairie de Morlaix à 10h30 pour la revalorisation des retraites et pensions

Le collectif des retraités s'associe à l'action

CGT, FO, FSU, SUD, FGRFP, LSR

pour une véritable revalorisation de nos retraites et pensions.

Il vous appelle à participer au:

RASSEMBLEMENT

JEUDI 29 SEPTEMBRE 2016

A 10H30

DEVANT LA MAIRIE DE MORLAIX.

Une nouvelle fois dans l’unité, organisations syndicales et associations de retraité-e-s vous appellent à vous mobiliser le 29 septembre pour défendre notre pouvoir d’achat de retraité.

Nos pensions une nouvelle fois gelées au 1er octobre 2016 !

C’est ce que prévoit la commission des comptes de la Sécurité sociale. Après le décalage de la date de revalorisation des pensions de janvier à avril sous le gouvernement Sarkozy, la loi Touraine de janvier 2014 a reporté cette revalorisation d’avril en octobre et modifié les règles.Aucune revalorisation en 2014. Seulement 0,1% en 2015.

Il faut remonter au 1er avril 2013 pour retrouver une simple prise en compte de l’inflation. Le MEDEF a obtenu le blocage de fait des ré- gimes complémentaires pour 3 ans, en ne revalorisant qu’un point en dessous de l’inflation.

Les pensions reculent par rapport aux salaires

Jusqu’aux « réformes » de 1993 et 2003, les pensions du privé et du public évoluaient en fonction des salaires. Depuis l’indexation sur les prix, le décalage avec les salaires s’accentue, de 1,4 à 1,8 % par an, sur le dos des personnes retraitées qui subissent un décrochage de leur niveau de vie et une paupérisation pour tous. Une cascade de mauvaises mesures fiscales Le gouvernement a supprimé les mesures fiscales dont bénéficiaient les parents isolés et les veuves et veufs ayant eu un enfant, de même que la non-imposition de la majoration de 10% pour les retraité-e-s ayant eu au moins 3 enfants.

Des milliers de retraités n’ont plus les moyens de se soigner.

La loi sur l’adaptation de la société au vieillissement, très insuffisante dans son contenu, tarde à se mettre en place.Hôpital, centre de sécurité sociale, bureau de poste, transports… On ne compte plus les fermetures de services publics. Les personnes âgées, surtout en zone rurale, souffrent principalement de cette désertification.

Défendre le pouvoir d’achat et non les cadeaux aux marchés financiers

Quand le gouvernement ne cesse de répéter que la croissance est en train de redémarrer, celle-ci risque d’être freinée par la baisse des revenus de retraité-e-s qui consommeront moins ! C’est justement le retour de croissance qui peut rétablir l’équilibre des comptes publics. Dans le même temps, les gouvernements successifs n'ont cessé de multiplier les cadeaux fiscaux et parafiscaux aux entreprises et marchés financiers, provoquant un manque à gagner pour les finances publiques. La France est un pays riche où ne cessent de s’accentuer les inégalités. Près de 10 % des retraités survivent sous le seuil de pauvreté.

Le 29 septembre, ensemble, nous vous appelons à vous mobiliser :

Pour le retour à une revalorisation annuelle des pensions au 1er janvier de l’année en prenant en compte l’évolution du salaire moyen. Pour une pension au moins égale au SMIC revendiqué pour une retraite complète à 1800 euros brut. Pour le rattrapage du pouvoir d'achat perdu sur les pensions, la baisse de la CSG des retraité-e-s et l’abrogation des mesures fiscales régressives contre les retraités : la ½ part fiscale et l’exonération des majorations familiales.

Pour l’amélioration du pouvoir d’achat des retraites, le maintien des pensions de réversion et la suppression des conditions de ressources. Pour le développement et le renforcement de services publics de qualité indispensables au mieux vivre individuel et collectif (santé, transports, culture, sécurité, etc.).

Mobilisation le 29 septembre pour une véritable revalorisation de nos retraites et pensions

Je manifeste

Brest 10H30 Place de la Liberté

Morlaix 10H30 devant la mairie

Quimper 10H30 Place de la résistance

A l’appel : CGT,FO,FSU,SUD,FGRFP,LSR

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27 septembre 2016 2 27 /09 /septembre /2016 12:06

Il manque toujours un million de logements HLM

mardi 27 septembre 2016

A l’occasion de l’ouverture du Congrès HLM qui se tient à Nantes, la CGT Loire-Atlantique constate que, malgré les promesses, les bailleurs sociaux n’ont toujours pas construit les 200.000 logement nécessaires pour permettre à chacun, l’accès à un logement digne et adapté. 1,8 million de demandes ne sont pas satisfaites à ce jour. La CGT dénonce la baisse du financement du logement social.

Les aides à la pierre sont en diminution constante :

- 2014 : 450 millions d’euros

- 2015 : 400 millions d’euros

- 2016 : 100 millions d’euros.

750 millions d’euros sont ponctionnés au nom du « Pacte d’Objectifs et de Moyens » dans les trésoreries des organisme HLM pour la période 2015/2018.

« La loi « Egalité Citoyenneté » qui se prétend égalitaire, occulte le financement avec une vision très contestable et négative du logement social ».

Dès 1977, la CGT a dénoncé la suppression de l’aide à la pierre légalisée par les lois Barre, Molle (Boutin).

Sa substitution par l’APL a vite démontré le danger et les limites de ce système qui a profité aux bailleurs par l’augmentation des loyers et à l’Etat par la diminution de la part des crédits logements inscrits au Budget….

La suppression des allocations logement induites par le nouvelle loi de finances entraine une baisse des revenus de 60 600 allocataires et une suppression pour 17.000 autres. Cela confirme les griefs expriés par la CGT sur la dangerosité du dispositif d’accès au logement mis en place.

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