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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 13:30
Des nouvelles de Marwan Barghouti en grève de la faim depuis un mois le 14 mai 2017

Marwan Barghouti, le 14 mai

Marwan Barghouthi a déjà perdu 12 Kg, MAIS SON MORAL EST AU TOP:
Il a finalement pu recevoir la visite de son avocat après 28 jours de grève de la faim.
Marwan a été placé durant 4 jours dans une cellule d’isolement située dans le sous sol de la prison. Cellule non aérée, sombre, salle .. Et c’est lorsqu’il a cessé de boire de l’eau qu’il a été transféré dans une autre cellule.
Il ne dispose en tout que d’une seule couverture. Il porte les mêmes vêtements depuis le 17 Avril (jour du début de la grève).
Complètement coupé du monde, mais sa cellule est inspectée quatre fois par jour, d'une manière humiliante : déshabillage, bruit assourdissant ...
Lorsqu’il est transféré à la « clinique » c’est avec menottes aux poignets et aux pieds
Il a déjà perdu 12 Kg, MAIS SON MORAL EST AU TOP et sa détermination est intacte.

Taoufiq Tahini

Des nouvelles de Marwan Barghouti en grève de la faim depuis un mois le 14 mai 2017
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 13:11

L’angoisse des proches des prisonniers palestiniens en grève de la faim

Marine Vlahovic, RFI, mercredi 17 mai 2017

Cela fait aujourd’hui un mois que les prisonniers palestiniens incarcérés en Israël ont entamé leur grève de la faim. Ils seraient entre 1 000 et 1 500 détenus à cesser de s’alimenter depuis 31 jours pour dénoncer leurs conditions de détention. L’Etat hébreu reste inflexible et refuse de négocier avec le leader de ce mouvement collectif, Marwan Barghouti, qui a d’ailleurs été mis en cause récemment. L’administration pénitentiaire israélienne a publié il y a quelques jours une vidéo contestée par les Palestiniens où on le verrait manger dans sa cellule. Alors que cette grève s’éternise, on ne sait rien ou presque de l’état de santé des détenus dont la plupart sont placés à l’isolement, alors qu’Israël a menacé à plusieurs reprises de recourir à l’alimentation forcée. En Cisjordanie, leurs proches sont inquiets.

Manifestation de soutien aux Palestiniens détenus dans les prisons israéliennes, ici le 16 avril 2017 à Naplouse, en Cisjordanie. REUTERS/Abed Omar Qusini

Des portraits de prisonniers ornent une grande tente plantée au cœur de Ramallah. C’est ici sous le regard des passants que tous les jours depuis un mois, des proches de détenus se rassemblent. L’air soucieux, les yeux embués, Nasim Shaheen attend des nouvelles de son frère, entourée d’autres familles de prisonniers. « On ne mange plus, dit-elle, on ne dort plus, et si ça nous arrive de dormir pour quelques heures, nous rêvons de nos proches. Nous sommes très inquiets pour eux. Mais jusqu’ici nous n’avons aucune information. »

Car une chape de plomb entoure cette grève invisible qui se déroule à l’ombre des geôles israéliennes Plusieurs dizaines de détenus auraient été hospitalisés mais pour Faride Moharef c’est le flou le plus complet. « Je n’ai pas de nouvelles. Je ne sais rien de mon fils, confie-t-elle. Mon cœur pleure, pas mes yeux mais mon cœur. Et notre gouvernement ne dit rien. C’est dommage. »

L’Autorité palestinienne a empêché la tenue de plusieurs manifestations de soutien aux prisonniers en Cisjordanie alors que la tension monte à l’approche de la visite de Donald Trump dans la région.

Et un article de Pierre Barbancey dans l'Humanité

Palestine. Les grévistes de la faim entrent dans une période critique

Le Comité national de soutien aux prisonniers, qui ne mangent plus depuis vingt-six jours, demande à l’Autorité palestinienne de suspendre les élections municipales prévues samedi. Le Hamas et le FPLP boycottent le scrutin.

Pierre Barbancey, l’Humanité, lundi 15 mai 2017

À Ramallah, de violents heurts entre des centaines de jeunes Palestiniens et des soldats israéliens ont fait au moins quatre blessés. Une manifestation s'est également déroulée devant le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Abbas Momani/AFP

Officiellement, les élections municipales palestiniennes se tiennent ce samedi. Officiellement seulement car, au vu de la situation, on se demande si les bureaux de vote seront réellement ouverts ce jour-là et, surtout, quelle sera l’attitude de la population.

Reporté à plusieurs reprises, ce scrutin devait se dérouler dans la bande de Gaza et en Cisjordanie. Mais les négociations entre le Fatah et le Hamas n’ont, une fois de plus, pas abouti. En conséquence, on ne votera pas dans la bande de Gaza. Dans de telles circonstances, le mouvement islamique palestinien — tout comme le Djihad islamique — a annoncé sa décision de boycotter ces élections, estimant qu’il fallait attendre une véritable réconciliation politique avant d’envisager quoi que ce soit.

Au mois de mars, le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP), qui s’était engagé à la constitution de listes pour ces municipales avec les autres formations de gauche (les communistes du Parti du peuple palestinien, le Front démocratique de libération de la Palestine, la Fida et l’Initiative nationale de Mustafa Barghouti), annonçait à son tour sa décision de ne plus participer au scrutin. En cause, l’attitude de l’Autorité palestinienne (AP) et la répression quasi systématique des manifestations organisées en Cisjordanie et, plus largement la coopération sécuritaire entre l’AP et Israël, au détriment des Palestiniens.

Israël aggrave l’occupation et développe la colonisation

Ainsi, le 6 mars, les Israéliens ont abattu Basel Al Araj alors qu’il venait de sortir d’une prison de l’AP, visiblement enfermé à la demande d’Israël puisque aucune charge n’a été retenue contre lui. Les manifestations qui ont suivi ont été violemment réprimées par la police de l’Autorité, dont la violence est bien connue notamment par les jeunes Palestiniens.

Ce retrait du FPLP est un coup dur pour la gauche palestinienne. Sous l’impulsion du Parti du peuple palestinien (PPP), plusieurs rencontres avaient eu lieu, y compris à l’étranger, entre les formations progressistes, membres de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP). L’enjeu étant d’arriver à former un pôle de gauche, dans les mairies mais aussi au sein des instances politiques de l’OLP pour éviter la bipolarisation entre le Fatah et le Hamas et les blocages qu’elle génère. Blocage, voire jeu de dupes. Si le Hamas boycotte le scrutin, il a néanmoins appelé la population de Cisjordanie à voter pour des « personnalités compétentes » ! Le Hamas n’appelant pas à voter pour la gauche, des candidats indépendants sont très certainement des sous-marins du mouvement islamique. Une tactique que sait aussi utiliser le Fatah.

Si le rôle des institutions est important, cette élection est censée revêtir un autre caractère. La situation politique, sociale et économique est très mauvaise. La cote de popularité du président Mahmoud Abbas, dont le mandat est arrivé à expiration il y a plus de six ans maintenant, est au plus bas. Dans les territoires, de moins en moins de Palestiniens croient en la solution à deux États, obérée par l’expansion des colonies. En face, Israël aggrave l’occupation, développe la colonisation et Netanyahou s’attaque même aux Israéliens, juifs, qui le critiquent et le combattent. Alors, s’agissant des Palestiniens d’Israël…

Enfin, ces élections sont un peu un objet surréaliste dans une période où les 1 600 prisonniers politiques palestiniens en sont – ce vendredi – à leur 26e jour de grève de la faim. Leurs conditions physiques se dégradent. Plusieurs d’entre eux ont été transportés dans des hôpitaux et les autorités israéliennes envisagent de faire venir des médecins étrangers pour les nourrir de force, les médecins israéliens refusant cette pratique dénoncée par l’ONU comme une atteinte aux droits de l’homme.

Tel-Aviv ne recule devant rien pour tenter de faire plier ces détenus

Tel-Aviv ne recule devant rien pour tenter de faire plier ces détenus, de briser leur courage. Les grévistes de la faim réclament de meilleures conditions de détention et davantage de visites familiales et médicales. Les rares témoignages qui nous parviennent – les avocats ne sont pratiquement pas autorisés à les rencontrer et, en tout cas, les prisonniers les plus connus comme Marwan Barghouti et Ahmed Saadat, ont été placés à l’isolement – sont dramatiques. « Nous entrons dans une période extrêmement critique » pour les grévistes de la faim, confirme le président du Club des prisonniers, Qaddoura Farès. « Un grand nombre de prisonniers ne peuvent même plus bouger de leur lit ou satisfaire leurs besoins fondamentaux », a-t-il ajouté.

Le gouvernement Netanyahou, qui a plusieurs fois dit qu’il était prêt à laisser mourir ces prisonniers à l’exemple de Margaret Thatcher vis-à-vis de Bobby Sands et de ses camarades irlandais de l’IRA, au début des années 1980, utilise son bras supplétif dans les prisons, le Service des prisons d’Israël (IPS). Les grévistes de la faim sont aspergés d’eau, le sel leur est refusé et certains ont même dû boire de l’eau chaude ; on ne les autorise plus à se changer et, à l’isolement, les prisonniers n’ont jamais le droit de se retrouver à la lumière du jour, dans la cour, et les fenêtres des cellules ont été obstruées. Pis, l’IPS a fait diffuser une vidéo sur laquelle on verrait Marwan Barghouti en train de manger dans sa cellule. Une fausse vidéo dont on voit l’utilisation. Une attitude des autorités pénitentiaires digne des pires tortionnaires. Ce qui n’a pas empêché la franchise israélienne de Pizza Hut de s’en servir à des fins politico-publicitaires. Face au mécontentement, elle l’a retirée de son site.

Arrêter la coopération sécuritaire avec Israël

Loin de tout débat électoral, la population se mobilise. Un rassemblement de solidarité a été organisé, hier, à Ramallah. De violents heurts entre des centaines de jeunes Palestiniens et des soldats israéliens ont fait au moins quatre blessés. Une manifestation s’est également déroulée devant le siège du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) dont l’attitude est largement dénoncée : sous prétexte de manque de moyens, le nombre de visites organisées dans les prisons (le CICR affrète les bus pour transporter les familles souvent très éloignées) a été réduit à une par mois.

Le Comité national de soutien à la grève de la faim des prisonniers palestiniens a appelé l’Autorité palestinienne à suspendre le scrutin municipal prévu samedi et à arrêter la coopération sécuritaire avec Israël. Selon la loi palestinienne, tous les citoyens qui ont une carte d’identité palestinienne et ont 17 ans ou plus ont le droit de s’inscrire pour voter. Combien vont le faire alors que, parmi les jeunes, les griefs à l’encontre de l’Autorité ne cessent d’augmenter ?

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 04:23
Morlaix. Ismaël Dupont (PC) réagit à la nomination du Premier ministre

Morlaix. Ismaël Dupont (PCF-Front de Gauche) réagit à la nomination du Premier ministre

Le candidat aux législatives à Morlaix dénonce ce choix de nommer un Premier ministre de droite, mais aussi l’attitude de certains de ses concurrents locaux.

Pour Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF, « avec la nomination d’Édouard Philippe, député-maire Les Républicains du Havre comme Premier ministre, la présidence Macron prend sa véritable tournure : ni de gauche, ni de gauche ».

« Le tintamarre sur le renouveau, la jeunesse, la modernité cache de vieilles recettes du libéralisme et du monarchisme présidentiel, l’ambiance de sacre commenté façon people comme un mariage royal britannique de la cérémonie d’investiture du 14 mai étant là pour donner une aura artificielle à un président mal élu. »

Candidat aux législatives à Morlaix, il affirme, concernant les autres prétendants à la députation : « Chacun à leur façon, Maël de Calan (LR) et Gwenegan Bui (PS) ménagent la chèvre et le chou par calcul électoraliste, et disent leur volonté d’accompagner avec bienveillance ce qu’il y aura de bon et de positif dans les projets d’Emmanuel Macron sans faire, c’est le moins qu’on puisse dire, d'"opposition systématique". »

Pour l’élu d’opposition Front de gauche à Morlaix, « les travailleurs ont tout à perdre à donner ce blanc-seing au nouveau gouvernement ». Il assure qu’à l’Assemblée, le PCF « s’opposera avec vigueur à la dérive libérale et autoritaire du nouveau pouvoir ».

Ouest-France, 17 mai 2017

Morlaix: Ismaël Dupont réagit à la nomination du premier ministre (Ouest-France, 17 mai 2017)
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 04:15
Xavier Compain, porte-parole du PCF Bretagne, Raymond Mc Cartney, député du Sinn Féin, ancien prisonnier et gréviste de la faim, Claude Léostic, présidente de la plateforme des ONG pour la Palestine, et Ismaël Dupont

Xavier Compain, porte-parole du PCF Bretagne, Raymond Mc Cartney, député du Sinn Féin, ancien prisonnier et gréviste de la faim, Claude Léostic, présidente de la plateforme des ONG pour la Palestine, et Ismaël Dupont

Xavier Compain, membre de la direction nationale du PCF, Raymond McCartney, actuel député du Sinn Féin et ancien gréviste de la faim dans la lutte pour l'indépendance républicaine de l'Irlande du Nord, Claude Léostic, interprète, et Ismaël Dupont, candidat aux élections législatives à Morlaix, ont animé les débats suivis par une cinquantaine de personnes samedi, à Roscoff.

La Journée de solidarité internationale avec l'Irlande a été l'occasion, samedi, à Roscoff, pour Xavier Compain, porte-parole régional du PCF, Raymond McCartney, député du Sinn Féin, en Irlande du Nord, et Ismaël Dupont, par l'intermédiaire de Claude Léostic, interprète*, de débattre des enjeux politiques et sociaux pour lesquels leurs formations se battent au niveau européen. Ils ont aussi évoqué la situation douloureuse des détenus et otages palestiniens, victimes de leur combat pour la liberté. La projection d'un film sur la lutte et la libération des républicains irlandais et une soirée conviviale ont concrétisé, pour une cinquantaine de participants**, ces visions politiques convergentes dans un climat culturel et musical qui relève d'un patrimoine commun.

*  Ici Claude Léostic était à la fois interprète mais là surtout en tant que représentante nationale de la plateforme des ONG pour la Palestine

** 80 en réalité

Lire aussi sur le "Chiffon Rouge", et pour voir les photos de ces événements avec le Sinn Féin et Raymond Mc Cartney: 

Réunion publique avec Raymond Mc Cartney du Sinn Féin, Claude Léostic de la plateforme des ONG pour la Palestine, Ismaël Dupont et Xavier Compain à Roscoff (photos Jean-Luc Le Calvez)

Solidarité Bretagne/Irlande - Amitié Parti Communiste/ Sinn Féin: Rencontre avec Raymond Mc Cartney le vendredi 12 mai au Patronage Sanquer à Brest

Marché de Morlaix, 13 mai 2017: Ismaël Dupont et les militants communistes avec Raymond Mc Cartney député du Sinn Féin, ancien prisonnier républicain irlandais et gréviste de la faim

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 04:00
Un député vraiment à gauche pour la circonscription - L'humain au coeur! - Les 11 et 18 juin, votez Ismaël Dupont et Murielle Grimardias, candidats PCF-Front de Gauche

Nos prochaines réunions publiques:

Jeudi 18 mai à Pleyber-Christ 20h30 salle du Roallou

Mardi 30 mai à 18h30 à Plouigneau (salle proche de la mairie, en face de l'ancienne trésorerie et près de la pharmacie) 

Jeudi 1er juin à Locquénolé à 18h salle Kerbrat 

Vendredi 2 juin à Cléder à 18h30: salle du hameau Créach Oalec 

Mardi 6 juin à Saint Pol de Léon à 18h30 (salle de la voûte, Manoir de Keroulas) 

Mercredi 7 juin (à confirmer): réunion publique à Morlaix 

 
 
Un député vraiment à gauche pour la circonscription
L'Humain au coeur
 
Après les présidentielles
 
Malgré nos efforts incessants nous n’avons pas réussi à réaliser l’unité de la gauche qui combat l’austérité et le libéralisme alors que le gain des Présidentielles était possible. Si Marine LE PEN a été battue, Macron l’a emporté, porteur d’une politique lourde de menaces pour les solidarités, les services publics, les collectivités locales, le droit du travail avec, à la clef, plus d’inégalités. Le score de J.L. Mélenchon que nous avons soutenu ouvre cependant un potentiel de résistance exceptionnel et un espoir nouveau à Gauche.
 
Aux législatives, les jeux ne sont pas faits
 
La France insoumise a refusé dans la circonscription de Morlaix, comme au niveau national, des alliances larges, respectueuses de la diversité des électeurs et des forces politiques qui soutenaient Mélenchon. Nous le regrettons, comme aussi le refus de EELV.
 
Aujourd’hui il faut une force d’opposition ferme à l’Assemblée Nationale pour lutter contre la politique de MACRON en lien avec les luttes des jeunes, des syndicats, des travailleurs et de la population. Les députés communistes et Front de Gauche ont montré qu’ils pouvaient être cette force. Ils ont combattu l’austérité imposée par l’Europe libérale et Hollande ; se sont opposés aux projets de libre échange (CETA, TAFTA), à la directive travailleurs détachés ; à la politique répressive et sécuritaire de Valls ; à la loi Macron, la loi El-Khomri ; à la monarchie présidentielle.
 
Au niveau local aussi, mon action garantit l’avenir
Porte-parole du Front de gauche, élu à Morlaix et Morlaix-Communauté, je me suis impliqué sur le terrain et dans les luttes au côté des travailleurs, des usagers et des salariés des services publics, des citoyens engagés contre les grands projets inutiles (Linky, centrale de Landivisiau, Notre Dame des Landes) et pour une démocratie respectueuse des citoyens. J’ai combattu sans relâche l’austérité qui frappe les collectivités, les hôpitaux, les maisons de retraite, les associations. J’ai défendu la gestion publique de l’eau, du stationnement et des transports. Je me suis engagé pour le droit d’asile et l’accueil des réfugiés, pour les langues régionales, pour une agriculture paysanne.
 
Avec Muriel Grimardias nous voulons poursuivre dans cette voie. Les 11 et 18 juin élisez un député vraiment à gauche, proche des gens et à votre écoute.
 
Notre objectif : placer l’Humain au cœur des choix et des pratiques politiques.
                                                                                                                                                                                                           Ismaël DUPONT
 
 
Nos engagements
 
Avec Macron aux manettes, quelle que soit la majorité issue des législatives, nous lutterons pour exprimer les aspirations populaires, pour prolonger les luttes et résister aux projets de régression . A l'Assemblée nous exprimerons des priorités fortes que nous traduirons en propositions de loi coélaborées avec la population :
 
Combattre le pouvoir de la finance et du grand patronat.
Lutter contre les traités de libre-échange, véritables machines de guerre contre les démocraties, les droits sociaux et écologiques : TAFTA, CETA, Accords Europe-Afrique. Proposer une conférence mondiale contre l'évasion fiscale, une perte de 60 à 80 milliards d'euros pour l’État chaque année. Combattre les nouveaux cadeaux promis par Macron aux riches et aux grandes sociétés financières, après les 40 milliards du CICE, et s'opposer à l'austérité qu'il impose en retour aux collectivités, aux services publics, à la protection sociale, aux chômeurs. Faire des propositions pour plus de justice fiscale, une fiscalité plus redistributive, une diminution de la TVA.
 
Stopper la casse de notre système de santé public, prendre en charge le défi du vieillissement
Nous nous engagerons contre la baisse de 60 milliards des dépenses publiques et la suppression de 120 000 postes de fonctionnaires voulues par Macron. Quelles conséquences pour le secteur du handicap, de l'éducation, dont nous voulons faire des priorités de mandat ? Au recours aux ordonnances pour gouverner autoritairement dans le plus complet mépris pour le Parlement, nous opposerons le respect de la démocratie. Nous nous investirons particulièrement dans la défense des usagers et personnels de la Santé et des structures pour personnes âgées qui vivent une véritable dégradation de leurs conditions de vie et de travail depuis plusieurs années. Il faut stopper les déremboursements d'actes médicaux et de médicaments, reconquérir la prise en charge à 100 % de tous les soins par la Sécu. Il est urgent d'adapter la société au vieillissement par un plan d'investissement massif, en structurant le secteur de la perte d'autonomie, en garantissant de bonnes qualifications aux personnels, en finançant les places qui manquent en maison de retraite, en augmentant l'APA, en soutenant mieux les associations d'aide à domicile et les aidants familiaux.
 
Pour lutter contre le chômage, cesser de précariser toujours plus les salariés et les jeunes
La jeunesse sert depuis des années de variable d'ajustement pour un patronat en quête de toujours plus de flexibilité pour les salariés. Près d'un pauvre sur deux a moins de 25 ans aujourd'hui, le chômage touche plus de 23 % des jeunes de moins de 25 ans, plus d'un quart des contrats de travail de jeunes se font en CDD. Pour la jeunesse, mais aussi pour toute la population des salariés, il faut en finir avec cette précarisation généralisée, restaurer un droit du travail protecteur et un sécurité emploi-formation. Macron et la droite veulent aggraver la loi El Khomri, nous nous y opposerons de toutes nos forces. Seule la rupture avec l'austérité, le soutien au pouvoir d'achat, un meilleur partage du temps de travail, la relance des investissements productifs peuvent rompre avec l'accroissement du chômage et du nombre des travailleurs pauvres.
 
Le respect de la terre, la démocratie et la paix
Notre terre commune est en danger et nos ressources naturelles ne sont pas inépuisables, il faut lutter résolument contre le réchauffement climatique en développant les transports en commun, la diversification énergétique et la réduction des consommations. Nous voulons une agriculture rémunératrice pour les paysans, protégée de la pression de la grande distribution et du dumping social, une agriculture moins productiviste et plus écologique qui conserve ses emplois. Nous lutterons pour la cause des femmes, des discriminé-e-s, pour l'égalité des droits, l'instauration de la proportionnelle aux élections et la fin de la monarchie présidentielle avec une VIe République. Au niveau international, nous voulons que la France s'engage enfin pour le peuple palestinien, qu'elle porte une voix de paix pour un monde délivré des logiques impérialistes, qu'elle s'engage résolument pour le désarmement nucléaire.   
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 03:50
Travailleurs handicapés: quel accès à l'emploi en 2015?

Travailleurs handicapés : quel accès à l’emploi en 2015 ?

Selon une étude récente de la direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques (DARES), "en 2015, 43 % des personnes reconnues handicapées sont actives en France : 35 % en emploi et 8 % au chômage. Elles ont trois fois moins de chances d’être en emploi que les personnes non handicapées ayant les mêmes caractéristiques, et deux fois plus de chances d’être au chômage. Quand les personnes reconnues handicapées travaillent, elles occupent plus souvent un emploi d’ouvrier non qualifié et moins souvent de cadre. Elles travaillent plus souvent à temps partiel et sont plus souvent en situation de sous-emploi. 18 % de celles qui sont au chômage déclarent avoir perdu leur travail à la suite d’une rupture de contrat pour maladie ou invalidité. Elles sont aussi plus nombreuses que les autres à évoquer un licenciement autre qu’économique. Leurs périodes de chômage sont plus longues. La part des personnes handicapées en recherche d’emploi depuis au moins un an atteint 63 % (contre 45 % pour l’ensemble des chômeurs). Cette ancienneté dans le chômage dépasse même 3 ans pour près de 28 % d’entre elles (contre 14 %). Si l’on considère plus globalement les personnes « en situation de handicap », qui ont une reconnaissance de handicap ou se déclarent limitées depuis au moins 6 mois dans leurs activités par un problème de santé, l’accès à l’emploi apparaît également difficile, mais moins que pour les seules personnes reconnues handicapées.

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 03:39
Grève de la faim des prisonniers politiques palestiniens à son 30 ème jour: rassemblement samedi prochain, 20 mai, à 14h30 place de la Liberté à Brest
La grève de la faim des prisonniers palestiniens est à son trentième jour. Leur santé est fortement dégradée et ils sont à présent en grave danger.
Le gouvernement israélien refuse tout dialogue avec le comité des prisonniers et muselle tous les médias qui ne peuvent donc relayer aucune information les concernant.
Pour manifester notre soutien aux grévistes et demander à notre Président de faire pression sur Israël pour que soit fait droit à leurs revendications légitimes, nous vous appelons à un rassemblement samedi prochain 20 mai à 14h30 place de la Liberté.
ASSOCIATION FRANCE-PALESTINE SOLIDARITE 
 
Maison de l'International  
50 Esplanade de la Fraternité
29200 Brest
 
Adresse postale:
245, Cours Aimé Césaire
Grève de la faim des prisonniers politiques palestiniens à son 30 ème jour: rassemblement samedi prochain, 20 mai, à 14h30 place de la Liberté à Brest
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 03:35
Derrière la recomposition politique de Macron, l'uniformisation économique (Laurent Mauduit - Médiapart, 16 mai 2017)

Derrière la recomposition politique de Macron, l'uniformisation économique

 PAR LAURENT MAUDUIT

Si un gouvernement multipartisan est un séisme en politique, en économie, il s'agit d’un aboutissement. Depuis trois décennies, les politiques conduites par la gauche ou la droite n'ont cessé de se confondre. Macron met en œuvre le fameux précepte thatchérien “Tina” : « There is no alternative ».

C'est évidemment peu dire que la formation d’un gouvernement rassemblant des ministres dont certains sont issus de la droite tandis que d’autres le sont de la gauche, ou alors ne se revendiquent d’aucune attache partisane, constitue au plan politique un séisme, puisqu’il consacre une implosion du Parti socialiste (PS) et des lézardes au sein du parti Les Républicains (LR). Mais au plan économique, ce n’est pas le cas. C’est plutôt un aboutissement.

Alors qu’au cours de ces trois dernières décennies, les politiques économiques et sociales conduites alternativement par la droite ou la gauche n’ont cessé de se rapprocher pour finir par se confondre, ce gouvernement transpartisan installé par Emmanuel Macron et conduit par le premier ministre Édouard Philippe marque l’achèvement de ce mouvement d’uniformisation. C’est, en quelque sorte, l’éclatante victoire du fameux précepte de Margaret Thatcher, celui de « Tina » : « There is no alternative ». Ou, si l’on préfère, il n’y a qu’une seule politique économique possible.

Lorsque l’on passe en revue les évolutions de la politique économique française au cours de ces dernières décennies, il y a, de fait, un constat qui saute aux yeux : il faut remonter à 1981 – une éternité... – pour retrouver en France une véritable controverse économique, du moins entre les deux principaux partis de gouvernement, le PS d’un côté, le RPR de l’autre, rebaptisé au fil des ans en UMP puis LR. Mais ensuite, à partir du tournant improprement baptisé de la « rigueur », les différences entre les deux camps n’ont cessé de s’estomper, pour ne plus porter que sur des questions symboliques – quelques ultimes chiffons rouges, comme l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF).

En résumé, dans le prolongement de la gigantesque vague néolibérale venue des pays anglo-saxons, déclenchée par Ronald Reagan aux États-Unis et Margaret Thatcher en Grande-Bretagne, c’est la droite qui a emporté sur la gauche la bataille des idées. C’est le marché qui a fait plier l’État et la régulation qu’il induit. Victoire totale, jusque dans les esprits. Après le capitalisme rhénan, fonctionnant sur le compromis social, un capitalisme beaucoup plus tyrannique a vu le jour, faisant la part belle au capital au détriment du travail. Une nouvelle pensée économique, tout aussi tyrannique, a progressivement écrasé toutes les autres, justifiant ce séisme. Hors du néolibéralisme, point de salut. Marx, Keynes : à la poubelle. Un seul et unique prophète pour ces temps nouveaux : Milton Friedman.

C'est cette intolérance que le précepte thatchérien « Tina » a consacrée, comme si l'économie politique cessait subitement d'être cette science noble, délimitant la part de choix des hommes dans la vie économique de la cité.

Du rapprochement progressif entre la gauche et la droite autour de ce consensus néolibéral, qui s’est opéré en parallèle à la conversion de la France au modèle du capitalisme patrimonial anglo-saxon, il existe mille illustrations. Il y a d’abord eu la bataille perdue des nationalisations. Une bérézina.

Alors que l’extension du secteur public, en 1982, était présentée par les socialistes comme l’un des plus forts symboles du changement de politique économique, un coup d’arrêt y est donné dès 1986, lors de l’alternance, avec le lancement des premières privatisations. Et on sait ce qui est ensuite advenu : après le « ni-ni » (pour : ni nationalisation, ni privatisation) du second septennat de François Mitterrand, les privatisations ont repris de plus belle dès 1995. Et même la gauche s’y est convertie à partir de 1997, Lionel Jospin parvenant à devenir le premier ministre ayant le plus privatisé.

Pour la politique salariale, cela a été encore plus spectaculaire : ce sont les socialistes eux-mêmes qui ont, les premiers, brisé les règles d’indexation qui encadraient la vieille politique des revenus française. À la faveur de ce tournant de la « rigueur », puis sous l’impulsion les années suivantes de Pierre Bérégovoy, c’est l’une des réformes les plus considérables qui est entrée en vigueur : celle de la désindexation des salaires sur les prix. Désindexation qui est ensuite devenue l’alpha et l’oméga de la politique économique des années suivantes, sous la gauche comme sous la droite.

La politique fiscale a suivi, à peu de chose près, la même évolution. Pendant des lustres, elle a constitué un marqueur formidable, permettant de distinguer les politiques économiques de gauche et les politiques économiques de droite. Avec d’un côté des socialistes qui défendaient l’impôt, en y voyant un outil de redistribution ; et de l’autre la droite qui prônait le « moins d’impôt », dans le souci de débrider l’économie. Mais au fil des ans, ces oppositions sont devenues de plus en plus factices.

Ce sont les socialistes qui, en 1989, ont conduit l’une des réformes fiscales les plus inégalitaires, celle de l’épargne, en prévision de l’ouverture définitive des marchés des capitaux. C’est le socialiste Laurent Fabius, à l’époque ministre des finances, qui a commencé à dynamiter en 2000 l’impôt sur le revenu – réforme inégalitaire que la droite a accélérée au lendemain de l’alternance de 2002. Et si François Hollande, du temps où il était candidat à l’élection présidentielle en 2012, a un instant laissé penser qu’il reviendrait à l’ancienne doctrine redistributive de la gauche, en défendant l’idée d’une« révolution fiscale » conçue par l’économiste de gauche Thomas Piketty, on sait ce qu’il en est par la suite advenu : c’est en fait une contre-révolution que François Hollande a menée, suivant en tous points les priorités inégalitaires de son prédécesseur, en relevant par exemple la TVA ou en instaurant pour l’ISF un système de plafonnement encore plus scandaleux que l’ex-bouclier fiscal mis au point par Nicolas Sarkozy.

Et puis il y a eu l’Europe, qui a fait le reste, contribuant à rapprocher encore plus les politiques économiques de gauche et de droite, au point qu’il n’y ait plus entre elles la moindre différence. Avec le traité de Maastricht, et plus encore celui d’Amsterdam, c’est la politique budgétaire qui en a, la première, fait les frais : elle est passée sous pilotage automatique. En quelque sorte, ce fut la fin de la vieille controverse entre les partisans de la relance et les partisans de l’austérité, par la victoire totale et définitive des seconds sur les premiers. En somme, Keynes est devenu anticonstitutionnel.

Et que dire de la politique monétaire ? Avec l’euro et la Banque centrale européenne (BCE), elle aussi est passée sous pilotage automatique. C’est même plus grave que cela. Les traités européens prévoient explicitement que la compétence de la banque centrale porte sur la valeur interne de la monnaie unique – c’est-à-dire sur la lutte contre l’inflation –, mais pas sur la valeur externe, c’est-à-dire sur la politique de change. Mais à peine installée, la BCE a instauré une jurisprudence invraisemblable, s’arrogeant ce double pouvoir sur la valeur interne mais aussi externe de la monnaie. Et pétrifiés, les politiques, de gauche comme de droite, ont laissé faire. Tant et si bien que le débat monétaire s’est totalement éteint ou est devenu le monopole de l’extrême droite, dont certains courants revendiquent le retour au franc.

Cette évolution qui a conduit les socialistes mais aussi les néogaullistes à se convertir de plus en plus nettement aux thèses néolibérales ne s’est certes pas déroulée sans mal ni sans heurts. Ce rapprochement a lui-même fait, en plusieurs époques, l’objet d’une vive controverse.

À droite, c’est contre cette « pensée unique » que s'est dressé un Philippe Séguin dès 1992, lors du débat autour de la ratification du traité de Maastricht. C’est aussi ce combat contre cette même « pensée unique » qu'a préempté Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995, ce qui lui a permis de gagner.

« Pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités »

À gauche, c’est à sa manière ce même combat qu'a mené Lionel Jospin à partir de 1993, exerçant son « droit d’inventaire » sur les deux précédents septennats, et cherchant la voie d’une nouvelle politique économique de gauche qui tienne compte des « grands équilibres économiques » mais tout autant des « grands équilibres sociaux ». Reprochant à ses camarades socialistes de n’avoir tenu compte que des premiers et plus jamais des seconds, il a même eu, un jour, en 1994, cette formule audacieuse : « Inversons ! »

Mais dans les deux cas, à droite comme à gauche, ces rebellions contre ces rapprochements de plus en plus marqués, quasi fusionnels, ont été de très courte durée. Que l’on se souvienne du septennat de Jacques Chirac : nommé premier ministre, Alain Juppé met en œuvre la politique hétérodoxe promise par Jacques Chirac pendant… quatre mois ! Et dès le mois de novembre 1995, il fait une grande embardée et annonce le plan d’austérité que l’on sait, en commençant par l’assurance maladie.

À gauche, l’embardée de Lionel Jospin est encore plus courte. Porté en 1997 à Matignon sur un programme très à gauche, il y renonce sur-le-champ pour dériver progressivement vers une politique néolibérale que ponctue son aveu, en amorce de sa campagne présidentielle de 2002 : « Mon projet n’est pas socialiste. »

C’est pour cela que le gouvernement multipartisan voulu par Emmanuel Macron constitue une rupture pour la vie politique française et un aboutissement pour la vie économique. Car dans ce théâtre d’ombres qu’est souvent la vie publique, de nombreux dirigeants politiques ont fait mine d’entretenir la fiction de divergences entre la droite libérale et les socialistes… néolibéraux. Ils l’ont fait de deux manières. Soit en survalorisant des divergences sur des points de détail microscopiques – cela a été longtemps la fonction de l’ISF. Soit en menant des campagnes mensongères pour se faire élire – à l’exemple de ce que François Hollande a fait en 2012, se présentant comme l’adversaire de la finance, avant d’en devenir le plus zélé des serviteurs.

Avec Emmanuel Macron, c’est donc cette fiction qui est ruinée : puisque les socialistes et la droite libérale conduisent depuis de longues années des politiques économiques et sociales quasi identiques, puisque les derniers points de discorde qui subsistaient encore – comme le code du travail – ont disparu, pourquoi ne travailleraient-ils pas ensemble au sein du même gouvernement ?

Sans doute a-t-il fallu beaucoup de temps pour que, dans un camp comme dans l’autre, on se résolve à ne plus jouer la comédie. Car l’idée d’un gouvernement libéral rassemblant des dirigeants de gauche comme de droite chemine en France depuis très longtemps. C’était le cheval de bataille principal de la Fondation Saint-Simon, dès le milieu des années 1980. Ce fut aussi l’idée défendue par Alain Minc, au milieu des années 1990, quand il prôna une politique économique circonscrite « dans le cercle de la raison ». Car cela a souvent été l'habillage des politiques néolibérales, présentées par leurs auteurs (et tout autant par les grands médias) comme des politiques raisonnables, réalistes pragmatiques, à la différence de toutes les autres politiques alternatives, réputées irréalistes, déraisonnables, rêveuses ou dangereuses…

Mais il faut croire que les temps n’étaient pas encore mûrs pour que les masques tombent. C’est donc Emmanuel Macron qui a eu l’audace d’organiser cette grande transgression. En vérité, son cheminement personnel est lui-même très emblématique de ce projet. Veut-on en effet connaître la philosophie qui guide depuis si longtemps son action ? Il suffit de se replonger dans le rapport de la commission Attali – dont Emmanuel Macron était le rapporteur – remis à Nicolas Sarkozy en janvier 2008. Brûlot néolibéral, ce document proposait 316 réformes visant à démanteler le code du travail et à déréguler l’économie – autant de réformes qui sont depuis des lustres dans les cartons des grandes directions de Bercy.

En introduction de ce document, Jacques Attali et Emmanuel Macron avaient consigné cette préconisation : « [La réforme] ne peut aboutir que si le président de la République et le premier ministre approuvent pleinement les conclusions de ce rapport, le soutiennent publiquement, dès maintenant, personnellement et durablement, en fixant à chaque ministre des missions précises. Pour l’essentiel, ces réformes devront être engagées, selon le calendrier proposé à la fin de ce rapport, entre avril 2008 et juin 2009. Elles devront ensuite être poursuivies avec ténacité, pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités. »

« Pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités »… Nous y voilà : toute la victoire de la « pensée unique » est dans cette formule ; c’est le diktat « Tina » qui est résumé par ces quelques lignes. Voilà ce que sécrète le système de l’oligarchie française, dont Jacques Attali et Emmanuel Macron sont des représentants : une idéologie qui tient la démocratie pour quantité négligeable – car les élites sont supposées mieux savoir que le peuple ce qui est bon pour lui. Peu importent les alternances démocratiques, peu importe le suffrage universel : il faut que « pendant plusieurs mandats, quelles que soient les majorités », la même politique économique se poursuive. Perpétuellement la même (lire Emmanuel Macron, le candidat de l’oligarchie).

Sans que l’on ait pu le deviner dès cette époque, il y avait d’ailleurs un aspect prémonitoire dans cette recommandation. Car effectivement, c’est sous le quinquennat de François Hollande qu’une bonne partie des dispositions réactionnaires contenues dans ce rapport commandé par Nicolas Sarkozy ont finalement été mises en œuvre, instillées dans les deux lois défendues par le même… Emmanuel Macron (lire Aux origines de la loi Macron: un projet néolibéral concocté sous Sarkozy).

Et comme tant d’autres oligarques, Emmanuel Macron a lui-même joué les essuie-glaces : il a commencé à faire carrière sous Sarkozy ; et a continué sous Hollande, en défendant exactement les mêmes idées, ce qui lui a permis de prendre son envol. Et voici que devenu président de la République, il envisage d’aller encore plus vite et plus loin, en poursuivant le démantèlement par ordonnances du code du travail.

De cette évolution, on pourrait donc être très inquiet. Pour une double raison. Économique, d’abord : ce gouvernement va appliquer une politique néolibérale à un pays qui est rongé par de violentes inégalités et de fortes souffrances sociales, c’est-à-dire au pire des moments ; il va poursuivre une dérégulation économique et sociale alors que, depuis la crise de 2007/2008, on a pu mesurer les effets dévastateurs d’une telle orientation. Politique ensuite : la démocratie, c’est l’organisation du dissensus ; c’est la confrontation des désaccords, ou d’intérêts antagonistes, dans un cadre civil ; en somme, ce n’est surtout pas le consensus.

Mais il y a sans doute un effet boomerang à attendre de cette transgression qu’a osé réaliser Emmanuel Macron. Vu de la gauche, on comprend bien pourquoi. Car pendant des lustres, les socialistes n’ont jamais réellement voulu tirer les enseignements de leurs échecs, ni refonder leur doctrine. Et du même coup, on a assisté depuis trois décennies à un pitoyable ballet, toujours le même : dans l’opposition, le PS a souvent pris des accents de gauche avant, revenu au pouvoir, de mettre en œuvre la même politique économique néolibérale.

Du fait de la triangulation Macron, cette triste comédie va désormais devenir impossible. En miettes, réduite à néant, la gauche socialiste, ou ce qu’il en reste, ne peut espérer survivre que si elle reprend tout à zéro. Jusqu’à sa vision du monde, jusqu’à sa doctrine économique et sociale.

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 03:15
 
Yvette Strullu, une militante communiste fidèle et très dévouée, chaleureuse et gaie, portant la fraternité et l'humanité dans tous ses contacts, était encore le mois dernier à la venue des frères Bocquet à Quimper où nous avions eu une discussion joyeuse, comme lors de précédentes réunions au Cap Sizun et dans le Pays Bigouden.   
Nous avons la tristesse d'apprendre son décès vendredi dernier. Yvette habitait Audierne, elle était fille de militant communiste. Son mari, qui avait travaillé à Toulon après avoir été employé dans la marine nationale, était le trésorier de la section d'Audierne. C'était chez eux que se passaient toutes une partie des réunions de la section du Cap Sizun, et la maison était encombrée de tracts, journaux, et autres documents politiques. Yvette travaillait elle-même le week-end sur les marchés, dans une fromagerie.  
 
Nos pensées vont vers ses proches qui perdent là une amie, une présence rassurante, une sacrée femme. Mes amitiés aux camarades de sa section et aux camarades qui la connaissaient bien. Et encore un grand merci à Yvette Strullu, au nom des communistes finistériens, pour son investissement au service de nos communs idéaux.Je vous mets en copie les deux messages de Alain et Martine Bescou et de Yvonne Rainero.  
Les obsèques d'Yvette Strullu auront lieu mardi 16 mai au crématorium de Quimper, à 11h. 
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère.
le 12 mai 2017   
 
***
 
Nous avons la tristesse de vous annoncer le décès d'Yvette Strullu, notre vétérante du Cap Sizun. Elle est décédée suite à un malaise, chez elle, alors qu'elle brodait. Jusqu'à la fin de sa vie elle était parmi nous pour distribuer des tracts sur le marché, pour participer à la rencontre avec les Frères Bocquet à Quimper...à 93 ans elle avait
encore l'âme d'une militante communiste, elle aimait son parti comme
elle disait.
Ses obsèques auront lieu mardi à 11h30 au crématorium de Quimper.
Nous pouvons aussi lui rendre un hommage à la chambre funéraire de Plouhinec où elle repose depuis ce matin.
Bien amicalement
Alain et Martine Bescou, Cap Sizun

 
 
Je viens de recevoir ton mail à propos d'Yvette Strullu. Je suis très touchée, c'était et son mari Emilien aussi des amis de toujours, voisins de mes parents quand ils se sont installés à Audierne pour leur retraite. Ma mère a milité avec elle toutes ces années. C'était pour moi comme un membre de ma famille.
 
Oui c'était l'infatigable et souriante crêpière de toutes nos fêtes à Audierne (quand il y avait une fête de section), à Concarneau lors de la fête de la fédé, à l'Huma Bretagne, y compris dans le stand de la fédé à la fête de l'Huma à Paris
Piero l'a prise en  photo avec Alain et Martine Bescou quand elle se faisait dédicacer son livre par les frères Bocquet et qu'elle riait avec moi
Jamais je n'aurais imaginé, je l'avais trouvée très en forme
C'est tout à fait elle sur cette photo, son énergie et son rire
Yvonne Rainero
 

C'est avec le coeur lourd d'un profond chagrin que je vous informe du décès de notre camarade et tres grande amie Yvette Strullu de la section du PCF d'Audierne.... elle était mon amie , ma grand mère de coeur ... du haut de ses 93 ans elle savait toujours me remotiver , m'incitait a ne jamais baisser les bras , de ne jamais abandonner le combat ... la 1ere fois que je l'ai vue c’était lors d'une réunion de section a Plozevet ... sitôt entrée dans la salle elle m'interpelle en me disant ... "tu ne serais pas la petite fille d'Anne Pierre ?" moi qui pensais etre inconnue sur le secteur hé bien pas du tout ... En fait Yvette et ma mémé étaient ensemble a l’école .... elle connaissait très bien mon arrière grand père machiniste dans la marine marchande qui était un grand ami a de son père .... dès lors Yvette entrait dans mon cœur .... nous partagions ensemble une histoire commune ... combien d’après midi avons nous passées a me raconter ce passé de mon histoire qui m’était inconnu ... combien d’après midi passées a parler des luttes passées présentes et a venir ...Yvette ma camarade engagée dans le Parti Communiste Français depuis le sortir de la guerre parce que son père ne voulait pas qu'elle rejoigne le parti dont lui même était membre afin de la protéger des occupants nazis...73 ans de militantisme acharné pour le parti , pour la CGT , pour le combat des plus faibles face aux tenants de ce monde .. elle espérait voir un jour ce peuple des opprimés reprendre le dessus , relever la tête afin de ne plus subir les maltraitances de ces richards qui méprisent le peuple...jusqu'au bout elle aura milité activement ...jusqu'au bout elle aura agit pour rendre le monde qu'elle espérait a en faire une réalité ...
Yvette tu vas me manquer et jamais je ne pourrais t'oublier ...et j’espère pouvoir te rendre honneur en continuant le combat en ne jamais baissant les bras en me battant tous les jours!!!

Ses obsèques auront lieu mardi 16 mai à 11h30 au crématorium de Quimper où nous lui rendront un dernier hommage

Karo Bérardan

Yvette Strullu au premier plan à une fête du Pays Bigouden cette année (photo Karo Berardan)

Yvette Strullu au premier plan à une fête du Pays Bigouden cette année (photo Karo Berardan)

Yvette Strullu faisant dédicacer son livre contre l'évasion fiscale avec Alain et Eric Bocquet à Quimper le 5 avril 2017 (photo Piero Rainero)

Yvette Strullu faisant dédicacer son livre contre l'évasion fiscale avec Alain et Eric Bocquet à Quimper le 5 avril 2017 (photo Piero Rainero)

Hommage du PCF Cap Sizun lors des obsèques, le 16 mai. 

Yvette notre amie, notre camarade s’en est allée en ce 11 mai.

« C'est un joli nom Camarade, c'est un joli nom, tu sais Qui marie cerise et grenade aux cent fleurs du mois de mai » comme le chantait Jean Ferrat ton chanteur que tu aimais tant.
Tu étais une camarade attentive et ta réflexion nous était précieuse. Tu as été toute ta vie de tous les combats dans ton immense volonté de chercher à lutter contre l’inégalité et l’injustice, tu étais déterminée par des facteurs tels que l’amour de la vie, le souci d’autrui ou la sensibilité à la misère «  un communiste ne peut avoir le même rapport à l’argent qu’autrui » disais tu.

Tu exprimais ton refus de l’injustice et de l’exclusion, militante pacifiste tu rejetais l’idée de la guerre comme solution au problème du monde, tu ne supportais pas l’intolérance et toute forme de discrimination. Tu étais une grande défenseure de la laïcité.

Femme de conviction, avec un caractère bien trempé, Yvette aimait son parti communiste comme elle disait. A 20 ans fièrement elle adhère au PCF, dans ce XXème siècle qui fut sans aucun doute celui de la conquête des femmes. Un siècle rythmé par les luttes qu’elles ont menées pour acquérir les droits dont elles étaient privées et pour construire l’avenir de la société. Un XXème siècle de conquêtes sociales et celle de la Sécurité sociale notamment qui comme le racontait Yvette avait permis à des familles de se soigner et de regagner leur dignité. Mais aussi, par les terribles pages de la 2ème guerre mondiale et les guerres coloniales.


 

Que ce soit à Audierne, à Toulon et à nouveau Audierne lors de leur retour avec Emilien et leurs trois enfants Raymond, Monique et Michel en Juillet 1970, Emilien et Yvette mèneront une vie d’un couple depuis longtemps engagé au PCF, ils assumaient généreusement leur choix. Emilien et Yvette ou Yvette et Emilien étaient indissociables.

Jusqu’au bout elle a participé et contribué aux échanges que nous pouvions avoir, et de temps en temps nous finissions nos rencontres autour d’un petit ti punch qu’elle nous préparait avec le rhum de la Réunion, bien sûr. Début Avril nous avons accompagné Yvette à Quimper pour rencontrer les frères Bocquet, Sénateur et Député, qui présentaient leur livre. Elle était ravie de participer avec nous à cette rencontre et d’échanger avec eux sur l’argent et l’évasion fiscale.

Et puis Oui durant de très longues années, c'est le souvenir de l'infatigable et souriante crêpière de toutes nos fêtes à Audierne, à Concarneau lors de la fête de la fédé, à l'Huma Bretagne, y compris dans le stand de la fédé à la fête de l'Huma à Paris pendant 14 ans accompagnée par Marcelle sa camarade de longue date.

Yvette aimait la fête et aller à la rencontre des gens, et puis elle était rigolote lorsqu’elle se prenait à nous raconter des anecdotes de sa vie. Toujours très féminine, coquette elle portait sur elle l’élégance du cœur et de l’esprit.

C’est ainsi que nous nous souviendrons de toi. Au revoir Yvette.

 

Hommage de la Fédération du PCF du Finistère

Chers camarades, à vous les proches et amis d'Yvette,
 
Je n'ai malheureusement pas pu, compte tenu de mes obligations professionnelles, participer en personne à cet hommage rendu à Yvette. Je m'en excuse mais la direction départementale sera représentée entre autre par Dominique Gontier qui lira ce mot.
Sachez que la mort d'Yvette nous émeut et me touche, tout autant que sa personne, qui avec sa simplicité, sa malice, sa gentillesse et sa gaieté, mettait beaucoup de cœur à l'ouvrage et d'envie de mettre beaucoup d'énergie pour le service d'idées et d'un Parti qui avait la chance de compter dans ses rangs des militantes et militants comme elles.
73 ans de militantisme pour le parti communiste, pour la CGT, pour le combat pour et avec les plus faibles, les dominés, ceux que ceux d'en haut regardent de bien trop haut.
Cela inspire un respect et une admiration que certainement Yvette n'aurait pas sollicités, trouvant sans doute sa constance et ses engagements altruistes tout naturels.
Il y a un mois encore, nous nous embrassions à la rencontre de Quimper sur l'évasion fiscale avec les parlementaires Alain et Eric Bocquet.
Yvette riait beaucoup et avait l'air heureuse. Elle était en tout cas radieuse.
Plus tôt, il y a quelques années, elle me racontait comment elle servait en tant que crêpière émérite à toutes les fêtes du Parti Communiste, à la fête de l'Humanité notamment. Elle ne ratait pas beaucoup de réunions de secteurs, même à son âge avancé.
En laissant à d'autres qui la connaissent mieux le soin de détailler les étapes de sa vie militante, au nom de tous les communistes finistériens, je veux la remercier pour son engagement, sa fidélité, ses qualités humaines au service des idéaux les plus généreux. C'était une des doyennes du Parti Communiste dans le Finistère. Tu vas nous manquer Yvette, à ta famille, tes amis et ta section du Cap Sizun avant tout. Nous voulons exprimer toute notre sympathie à ta famille et à tes proches et dire une dernière fois que ta vie est pour nous un exemple et une source d'inspiration.
C'est un joli nom, camarade, avec des femmes comme toi, c'est l'évidence !
 
 
Ismaël Dupont, secrétaire départemental du PCF Finistère - le 17 mai 2017  
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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 03:05
Dimanche 28 mai! Manifestation à Carhaix à partir de 11h contre les manoeuvres militaires de l'OTAN à compter du 30 mai à Landivisiau et l'Ile Longue!
Dimanche 28 mai: réservez votre dimanche pour la Paix! 
 
Manifestation à Carhaix à partir de 11h contre les manoeuvres militaires  de l'OTAN à compter du 30 mai  à Landivisiau et à l'Ile Longue.
 
 
 
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