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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 12:39

 

Washington et Bruxelles n’ont rien trouvé de mieux que de s’en remettre à un acteur majeur de la déflagration économique. Le PDG de BlackRock, l’ancien trader Laurence D. Fink, inspirera désormais la politique de transition écologique en Europe. Aux États-Unis, il est chargé de gérer des milliards de prêts gratuits consentis à Wall Street. Le comble de l’indécence.

Devenu le plus gros mastodonte de la planète capitaliste financiarisée, BlackRock possède autour de 6 600 milliards de dollars (5 800 milliards d’euros) d’actifs, soit environ deux fois et demie le total des richesses produites en un an (le PIB) par un pays comme la France. Le géant de Wall Street détient des morceaux de tout premier choix au sein des plus importantes multinationales comme des plus gros fonds de pension du monde anglo-saxon. Il pèse lourd au capital de mégafirmes américaines comme Apple, Walmart, Exxon… mais aussi d’une multitude de groupes, comme ceux qui figurent en haut du palmarès du CAC 40 à la Bourse de Paris.

Face à la menace qu’ont fait surgir les crises économique et sanitaire d’une brutale extension de l’incendie qui couvait sur la planète financière, c’est vers ce champion de la finance globalisée que se sont tournées les autorités états-uniennes et européennes pour tenter de circonscrire le sinistre.

 

Un flagrant conflit d’intérêts

Le mégafonds, piloté par l’ex-trader Laurence Fink, a été chargé de gérer les centaines de milliards de prêts gratuits distribués depuis mars par la Réserve fédérale (FED), la banque centrale des États-Unis, pour éviter un effondrement boursier. Les titres des entreprises cotées peuvent ainsi, « quoi qu’il en coûte », trouver preneurs. Leurs cours sont dopés par la FED au moyen de l’argent public qu’elle a massivement créé. BlackRock, poids lourd privé de la gestion d’actifs, administre ainsi directement les piqûres publiques de stimulants sur des titres d’entreprises dont il est souvent lui-même propriétaire. On ne saurait décrire plus flagrant conflit d’intérêts.

Les Exchange Traded Funds ou ETF (fonds d’échanges commercialisés), l’un des produits de placement vedette de BlackRock, sont au centre de l’opération. Ils constituent des paris sur une évolution positive des indices boursiers. Autrement dit : l’épargne des entreprises, des fonds de pension et autres particuliers est mobilisée en spéculant sur une hausse ininterrompue des places financières. Le Covid-19 est venu jouer les trouble-fêtes en provoquant un brutal décrochage des marchés d’actions qui ont perdu, en mars, jusqu’à un tiers de leur valeur.

 

Sur les braises de la crise

Depuis lors, la FED et les stratèges de BlackRock font le forcing pour enrayer toute nouvelle dégringolade boursière par injection massive de liquidités gratuites. Ils ont l’œil rivé sur le retour à l’euphorie spéculative du monde… d’avant. Quand il s’agissait de drainer le maximum d’épargne et d’investissements pour gonfler les places financières, ce qui était synonyme du rendement maximal pour les ETF. Ce fut l’un des principaux carburants de la financiarisation de ces dernières années. C’est celui-là que les pompiers pyromanes de BlackRock s’emploient à déverser aujourd’hui sur les braises de la crise.

BlackRock s’était déjà fait connaître du grand public français dans ce forcing à la financiarisation. On se souvient de son irruption au beau milieu du débat sur la réforme des retraites portée par Emmanuel Macron. Les financiers new-yorkais louchaient sur le pactole de 312 milliards d’euros, encore inaccessibles parce que sécurisés pour les seniors par le système de retraite français par répartition. Il fallait induire une transformation profonde pour qu’au moins une partie de cette manne puisse être canalisée vers les marchés financiers. Ce qui promettait de gonfler les indices et donc le rendement des ETF.

À lire aussi: BlackRock. Un géant américain de la finance à l'assaut des retraites des français.

 

BlackRock place ses pions sur l'échiquier politique

Déjà BlackRock avait pu bénéficier d’une énorme complicité publique, Paris sollicitant ses experts dans l’élaboration de la réforme et poussant même le zèle jusqu’à décorer de la ­Légion d’honneur Jean-François Cirelli, l’ex-PDG de GDF Suez, devenu représentant du mégafonds en France. Cette collusion ne s’arrête pas en Europe aux frontières de l’Hexagone. Outre-Rhin, Friedrich Merz, l’un des principaux prétendants chrétiens démocrates à la succession d’Angela Merkel à la chancellerie en 2021, fut pendant plus de huit ans le chef de BlackRock Germany. Et comme Washington, la Commission européenne a ouvert les portes au champion de la finance pour l’aider à gérer ce qu’elle présente sans rire comme l’après-crise.

L’instance présidée par ­Ursula von der Leyen a confié à BlackRock le dossier de la transition vers la finance verte. En avril, le mégafonds a été chargé très officiellement par Bruxelles de proposer des solutions pour développer la « finance durable » et, en tout premier lieu, intégrer « des critères écologiques » au système bancaire européen. Voilà Larry Fink, le champion de l’accumulation financière garantie la plus opaque, transformé en super-héros du capitalisme vert sur le Vieux Continent.

A lire sur le sujet : A Bruxelles : le retour de BlackRock... et de ses conflits d'intérêts

Les experts de BlackRock, orfèvres du lobbying qui a pignon sur rue à Bruxelles, vont pouvoir inspirer directement la politique européenne sur l’un des principaux défis du moment : le changement climatique. Le conflit d’intérêts là encore est aveuglant. Si BlackRock est chargé du dopage de Wall Street, il lui est demandé en Europe de donner la ligne sur la transition écologique dont la commission von der Leyen prétend faire son cheval de bataille. Signe particulier : le groupe est l’un des leaders des investissements dans les industries les plus émettrices de CO2.

Greenwashing en bande organisée

Omniprésent dans le capital des plus grosses majors états-uniennes, BlackRock est aussi le premier actionnaire de la compagnie pétrolière française Total. Il détient près de 10 milliards d’euros de la capitalisation boursière de la société française. Laquelle est, en même temps, aux avant-postes de l’offensive engagée pour dépecer EDF, le service public français de l’énergie, en profitant des dérégulations de… Paris et de Bruxelles. Une filiale du pétrolier, Total Direct Énergie, est devenue leader des fournisseurs dits alternatifs d’électricité en France. Elle a basé toute sa communication sur la livraison d’électricité dite verte, subventionnée par l’État. Appelé aux manettes de la transition écologique européenne, BlackRock va pouvoir continuer de s’employer à « verdir » l’image du premier pollueur français en participant au démantèlement de l’industrie nucléaire décarbonée qui constitue pourtant un atout incontestable du pays dans sa lutte pour réduire ses émissions de CO2. Au royaume du capital, Tartuffe a trouvé son maître.

Bruno Odent

 

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26 juillet 2020 7 26 /07 /juillet /2020 12:37

 

Christophe Prudhomme est médecin au Samu 93.

Lundi, le protocole d’accord du Ségur de la santé a été signé en grande pompe, sous les ors de la République, par une partie des représentants syndicaux habillés en dimanche et visiblement très fiers d’être invités par le premier ministre. Le spectacle a continué le soir même avec une sauterie au Grand Palais, où le ministre de la Santé avait invité quelques personnels hospitaliers. Puis, le 14 Juillet, le monarque républicain a voulu aussi mettre soi-disant à l’honneur des soignants, en les mélangeant aux militaires pour la parade traditionnelle, tandis que d’autres hospitaliers manifestaient sur le parcours symbolique République-Bastille.

Car, sur le terrain, l’insatisfaction et la déception dominent. Si les augmentations de salaire chichement octroyées vont certes améliorer l’ordinaire, les calculs sont vite faits : les 180 euros permettent juste de rattraper la perte de pouvoir d’achat accumulée depuis 2010, du fait du blocage des salaires dans la fonction publique. Nous sommes très loin d’atteindre le niveau de rémunération moyen des pays de l’OCDE. Par ailleurs, le volet emploi promet des embauches à hauteur d’à peine 3 % de nos demandes ! Et toujours rien sur les fermetures de lits, de services et d’hôpitaux.

Lire aussi : L’accord du ségur adopté, les soignants partagés

Nous ne pouvons en rester là et les actions du 14 Juillet ne sont qu’une étape supplémentaire d’une mobilisation qui va se poursuivre. Notre système de santé va mal et nécessite des réformes profondes tant au niveau de son organisation que de son financement, et ce n’est pas la récente loi, « Ma santé 2022 », qui va apporter des réponses adéquates. Il ne s’agit que de la continuité de la politique libérale mise en place depuis les ordonnances Juppé en 1995, puis par les lois Bachelot et Touraine.

Il faut bien comprendre que ce qui coûte cher dans notre système de santé actuel et le rend complexe ainsi que peu efficient est le maintien d’une mixité public-privé, tant au niveau de son organisation que de son financement. Nous avons besoin de reconstruire un véritable service de santé et d’action sociale qui s’appuie sur le service public, dans le cadre d’une politique d’aménagement du territoire, qui permette à tout un chacun de pouvoir consulter un médecin dans la journée en cas de besoin et d’avoir accès à un hôpital dans un délai maximum de 30 minutes. Cela passe par l’élimination de toute activité privée lucrative dans les activités sanitaires et sociales, qui a montré toute son inhumanité lors du pic de la crise du coronavirus, notamment dans les Ehpad. Il s’agit aussi de construire la véritable Sécurité sociale dont nous avons besoin, pour assurer nos besoins en termes de santé et de protection sociale de la naissance à la mort. Il faut pour cela qu’elle devienne collecteur unique des cotisations et financeur unique des prestations, en supprimant toutes les assurances privées complémentaires.

Ce qui peut paraître impensable à un instant donné peut devenir la réalité le lendemain. La crise du coronavirus nous a montré que les lignes peuvent très rapidement bouger. À nous de continuer à nous mobiliser afin que ce pour quoi nous luttons devienne le plus rapidement possible une réalité. C’est cela, faire de la politique au sens propre du terme, à l’opposé total du triste spectacle offert ce 14 Juillet par nos gouvernants.

 

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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 15:31
Photo Ouest-France

Photo Ouest-France

Conseil municipal à Morlaix : adjoints élus, indemnités fixées

Marie Jousseaume, Ouest-France, 25 juillet 2020

Entre autres sujets abordés par les élus lors du conseil municipal vendredi 24 juillet 2020, l’élection des adjoints, les indemnités perçues par les élus et le vote des comptes administratif et de gestion de 2019.

On prend les mêmes et on recommence. Lors du conseil municipal de vendredi, il a fallu que les conseillers votent de nouveau pour élire les adjoints au maire, théoriquement déjà élus lors du précédent conseil, samedi 4 juillet. En cause, un accroc à la loi engagement et proximité de décembre 2019, qui oblige à l'alternance de genre entre les adjoints.

A l'issue du premier scrutin, c'était Catherine Tréanton qui était en première position. Elle a cédé sa place à Ismaël Dupont, en charge des finances (voir par ailleurs la liste des adjoints et de leurs délégations). "Elle compte parmi les vice-présidents de Morlaix communauté. Elle a donc été libérée du premier mandat pour une meilleure gestion des deux mandats", indique le maire Jean-Paul Vermot.

Indemnités: hausse pour les adjoints, baisse pour le maire

Du côté des indemnités des élus, la tendance est à la baisse pour le maire (-9,21%) pour augmenter celle des adjoints de 16,75%. Ce qui donne une indemnité de 2245€ mensuels nets pour le maire, de 726€ pour les adjoints, de 171€ (*brut) pour les conseillers délégués et enfin de 90€ (*brut) pour les conseillers municipaux. Une manière de "donner une indemnité à tous les conseillers", pour le maire. 

Le conseiller d'oppositoon George Auregan a souligné "la cohérence par rapport à Morlaix Communauté où toutes les indemnités ont baissé" mais aussi la considération envers l'équipe précédente. Réponse de Jean-Paul Vermot: "A Morlaix communauté, la répartition s'est faite sur une enveloppe restreinte, après les fusions de communes. On a fait le choix de reconnaître le travail des adjoints. C'est la même position que l'on tenait il y a six ans. En aucune façon on ne minore le travail des adjoints de l'ancienne mandature".

Pour voter les comptes de l'année 2019, gestion et administratif, les 26 conseillers de la majorité se sont abstenus tandis que l'opposition a voté pour. La cheffe de file de l'opposition, Agnès Le Brun, n'était pas présente, c'est le conseiller Jean-Charles Pouliquen qui est monté au créneau pour défendre le bilan comptable de l'équipe précédente. "Grâce à une gestion efficace, la Ville a une bonne assise financière", a t-il souligné, en rappelant que l'investissement de la ville se chiffrait à un peu plus d'un million en 2007 contre 7 millions en 2009, entre autres exemples. Le nouveau maire, lui, n'a pas souhaité "refaire la campagne. Il s'agit d'une photo à un instant T"

Pour la ville, le Covid représente une perte de 500 000€ de recettes. Néanmoins, deux subventions de 25 000€ chacune ont été votées pour des mesures sociales d'urgence en direction du centre communal d'action sociale, des associations caritatives locales et en soutien aux commerçants touchés par la crise sanitaire. 

Marie Jousseaume,

 

 

   

Photo Ouest-France

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Les neuf adjoints au maire pour le mandat : Ismaël Dupont, premier adjoint en charge des finances, des ressources humaines, de la cuisine centrale et de la police municipale ; Catherine Tréanton, deuxième adjointe en charge des affaires sociales, de la petite enfance, des aînés, de la solidarité et de la question du handicap ; Yvon Laurans, troisième adjoint en charge des sports, de la jeunesse, des relations extérieures ; Nathalie Barnet, quatrième adjointe en charge de la transition écologique, du développement durable, des espaces verts, de la propreté urbaine, des mobilités ; André Laurent, cinquième adjoint en charges des affaires culturelles et de la culture bretonne ; Valérie Scattolin, sixième adjointe en charge du tourisme, du commerce, de l’animation du centre-ville et du dispositif Action cœur de ville ; Frédéric L’Aminot, septième adjoint en charge des affaires scolaires ; Laëtitia Tosser, huitième adjointe en charge de la vie citoyenne et associative, de la démocratie participative et des conseils de quartiers ; Jérôme Plouzen, neuvième adjoint en charge des travaux, de l’urbanisme, de la gestion du patrimoine et des cimetières.

Au total, le conseil compte 33 conseillers municipaux, dont 26 pour la majorité et sept pour l’opposition.

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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 07:44
Le projet de skatepark, étudié depuis des mois, a été validé en conseil municipal. L’idée de le compléter par un autre espace « plus famille », à l’image de ceux de Pleyber-Christ et de Locquénolé est aussi en réflexion.  Avis aux amateurs de roller, skate et BMX ! Le projet de skatepark, régulièrement mis en avant dans l’actualité des dernières années, est entré dans une phase très concrète : le conseil municipal a en effet validé les études de projet, fixé le coût prévisionnel définitif des travaux à 372 596, 40 € TTC, la rémunération définitive de l’équipe de maître d’œuvre à 55 889, 46 € TTC.  La construction du skatepark sera assurée par le groupement Sparfel-Heude Bâtiment, connu notamment du milieu pour avoir réalisé l’installation au Jardin Kennedy à Brest.  Pour rappel, il s’agit

Le projet de skatepark, étudié depuis des mois, a été validé en conseil municipal. L’idée de le compléter par un autre espace « plus famille », à l’image de ceux de Pleyber-Christ et de Locquénolé est aussi en réflexion. Avis aux amateurs de roller, skate et BMX ! Le projet de skatepark, régulièrement mis en avant dans l’actualité des dernières années, est entré dans une phase très concrète : le conseil municipal a en effet validé les études de projet, fixé le coût prévisionnel définitif des travaux à 372 596, 40 € TTC, la rémunération définitive de l’équipe de maître d’œuvre à 55 889, 46 € TTC. La construction du skatepark sera assurée par le groupement Sparfel-Heude Bâtiment, connu notamment du milieu pour avoir réalisé l’installation au Jardin Kennedy à Brest. Pour rappel, il s’agit

Cécile Renouard, Le Télégramme, samedi 25 juillet

Un premier conseil municipal bis

Le tout premier conseil municipal du 4 juillet 2020 est peut-être à oublier. Du moins en partie... Les adjoints au maire Jean-Paul Vermot, élus ce jour-là et démissionnaires depuis à cause de la loi Engagement et proximité, ont été réélus au Conseil de ce vendredi 24 juillet, mais à un rang de décalage! 

Des adjoints repositionnés par la loi Engagement et Proximité.

Le 4 juillet dernier, neuf adjoints avaient été désignés auprès de Jean-Paul Vermot. Dans les jours qui ont suivi, une vérification a été opérée concernant ce conseil et des échanges ont eu lieu avec le préfet du Finistère, qui ont abouti à un rappel des termes de la loi du 27 décembre 2019 dite "Engagement et proximité" et l'obligation d'alternance de genre entre les adjoints.

Depuis les neuf adjoints du 4 juillet ont démissionné pour se représenter à cette séance vingt jours plus tard mais dans un ordre différent : Ismaël Dupont prenant de fait la première place, suivi par Catherine Tréanton, Yvon Laurans, Nathalie Barnet, André Laurent, Valérie Scattolin, Fréderic L'Aminot, Laëtitia Tosser et Jérôme Plouzen. Ce nouvel ordre qui a fait passer la première adjointe Catherine Tréanton au deuxième rang des adjoints ne laisse pas indifférent Jean-Paul Vermot qui a décidé d'écrire aux parlementaires locaux. Pour lui, cette loi impose en effet que "le genre le plus représenté a de fait le premier poste" d'adjoint, soit dans le cas de Morlaix, le genre masculin. Pour rappel, le nombre d'adjoints au conseil de la Cité du Viaduc est de 9, chiffre impair, avec 5 hommes et 4 femmes.

Des fonctions définies  Le 1er adjoint Ismaël Dupont est en charge des "finances, des ressources humaines ainsi que de la police municipale", la 2e, Catherine Tréanton, en charge des "affaires sociales, la petite enfance et le handicap"; le 3e, Yvon Laurans, les "sports, les animations et équipements sportifs" et est "correspondant défense"; la 4e, Nathalie Barnet, en charge de la transition écologique et du développement durable"; la 5e, André Laurent, "les affaires culturelles, la langue bretonne"; la 6e, Valérie Scattolin, adjointe en charge du "tourisme, du commerce et de l'animation de centre-ville", le 7e, Fréderic L'aminot, en charge des "affaires scolaires"; la 8e, Laëtitia Tosser, en charge de la "vie citoyenne et associative, référente démocratie participative et des conseils de quartier", et enfin, le 9e, Jérôme Plouzen, en charge des "travaux et de l'urbanisme". 

Des indemnités revues. La tendance du maire à ne pas prendre le montant total des indemnités proposées, aux bénéfices des autres membres du conseil, se confirme avec le mandat de Jean-Paul Vermot. Cette fois, la volonté marque un pas de plus en "baissant de 9,21%" l'indemnité du premier édile  au profit d'une "augmentation de celle des adjoints et des conseillers". Du fait que Morlaix est "attributaire de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale" et qu'elle est également "chef-lieu d'arrondissement", des majorations sont prises en compte dans le calcul des indemnités. Au final, ont été votés, avec 7 abstentions de l'opposition, un montant brut de 3558,62€ à Jean-Paul Vermot maire; 1017, 15€ aux neufs adjoints; 171,13€ pour les 16 conseillers délégués et 90,23€ pour les conseillers municipaux (opposition).        

Des commissions. Plusieurs élections ont eu lieu pour désigner notamment les membres des commissions ou encore les représentants du conseil au sein d'organismes et structures extracommunales. A noter que, pour la commission d'appel d'offres, siégeront Jérôme Plouzen, Yvon Laurans, Valérie Scattolin, Patricia Stephan, ainsi qu'Annie Piriou et pour la commission de délégation de service public, Nathalie Barnet, Catherine Tréanton, Laëtitia Tosser, Ahamada Zoubeiri et Jean-Charles Pouliquen.

La crise sanitaire marque le conseil

Nul doute que ce conseil du 24 juillet était copieux avec 33 points à l’ordre du jour, dont une grande part sur les presque trois heures de tenue, consacrée au compte de gestion 2019 du budget de la commune et des budgets annexes (voté, abstention de la majorité) et au compte administratif 2019 (voté, abstention de la majorité)…

Des subventions exceptionnelles

Nul doute également que la crise sanitaire a marqué ce conseil. À commencer par le protocole sanitaire imposé dans la salle puis ensuite à lire et écouter les derniers chiffres du budget de la ville qui dévoilaient « une subvention exceptionnelle de 15 000 € attribuée afin d’aider certaines associations à vocation sociale et caritative après la crise sanitaire », « une subvention exceptionnelle de 10 000 € octroyée au CCAS pour une aide de sortie de crise », « une subvention d’équilibre versée à la cuisine centrale de 277 000 € suite à la crise sanitaire et à la fermeture des écoles », une autre « versée au Parc de Langolvas de 13 000 € suite à l’annulation des événements sur la période » ou encore « la mise en place d’un abattement de 20 % sur la taxe locale sur la publicité extérieure » liée encore à la « crise sanitaire et l’impact économique »…

Le projet d’autres animations estivales suspendues

D’autres crédits étaient prévus pour mettre en place « des animations estivales ». Mais comme l’a expliqué Jean-Paul Vermot, « le contexte des derniers jours » a fait suspendre ce projet. Seule est maintenue une « action à venir avec l’association des commerçants », qui n’a pas été dévoilée avant une grande réunion programmée lundi 27 juillet. Nul doute donc que la crise sanitaire a touché et touche encore la ville. Le maire n’a d’ailleurs pas caché que « vraisemblablement, un drive Covid serait opérationnel dès la semaine prochaine ».

Feu vert pour le skatepark à Ty Dour
Le projet de skatepark, étudié depuis des mois, a été validé en conseil municipal. L’idée de le compléter par un autre espace « plus famille », à l’image de ceux de Pleyber-Christ et de Locquénolé est aussi en réflexion.

Avis aux amateurs de roller, skate et BMX ! Le projet de skatepark, régulièrement mis en avant dans l’actualité des dernières années, est entré dans une phase très concrète : le conseil municipal a en effet validé les études de projet, fixé le coût prévisionnel définitif des travaux à 372 596, 40 € TTC, la rémunération définitive de l’équipe de maître d’œuvre à 55 889, 46 € TTC.

La construction du skatepark sera assurée par le groupement Sparfel-Heude Bâtiment, connu notamment du milieu pour avoir réalisé l’installation au Jardin Kennedy à Brest.

Pour rappel, il s’agit d’un skatepark de nouvelle génération d’une superficie d’environ 1 000 m² constitué « d’un street park destiné à tous les niveaux de pratiquants et d’un bowl destiné à un public de pratiquants initiés ».

Ce projet s’inscrit dans un aménagement d’ensemble : « la création d’un accès à partir de l’avenue de Würselen et d’un parking, la rénovation et l’extension d’un vestiaire dédié aux usagers du site et l’aménagement de nouveaux équipements sportifs complémentaires (cheminement doux, voie verte, espace multisports) ».

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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 05:55
Conseil municipal de Morlaix du 24 juillet 2020 - Photos Jean-Luc Le Calvez et compte rendu Ismaël Dupont
Conseil municipal de Morlaix du 24 juillet 2020 - Photos Jean-Luc Le Calvez et compte rendu Ismaël Dupont
Conseil municipal de Morlaix du 24 juillet 2020 - Photos Jean-Luc Le Calvez et compte rendu Ismaël Dupont

C'était hier, 24 juillet, le deuxième conseil municipal depuis l'élection de la nouvelle majorité municipale à Morlaix le 28 juin.

Le Conseil Municipal a duré 3 heures.

Étaient absents et avaient donné des pouvoirs : Laëtitia Tosser, Kristell Breton, Marie Simon Gallouedec, Agnès Le Brun

Il a été procédé à une nouvelle élection des adjoints car l'ordonnancement initial de la liste d'adjoints voté début juillet n'était pas conforme aux nouvelles dispositions de la loi Schiapa de décembre 2019 (on ne peut élire 1ere adjointe une femme, même quand le maire un homme, si il y a un adjoint homme de plus sur la liste que le nombre d'adjointes).

Eugène Davillers Caradec, en tant que benjamin du conseil municipal (22 ans), a fait passer l'urne pour le vote à bulletin secret et a dépouillé avec Charlotte Julie. 

La liste d'adjoints présentée par Morlaix Ensemble a été élue avec 26 voix pour, 6 abstentions, 1 bulletin nul. 

Elle se compose ainsi:

Ismaël Dupont, Premier adjoint, aux Finances et aux Ressources Humaines, cuisine centrale et police municipale

Catherine Tréanton, Deuxième adjointe, aux Affaires Sociales, à la petite enfance, aux aînés, solidarité et handicap

Yvon Laurans, Troisième adjoint, à la Jeunesse et aux Sports, délégué défense et relations extérieures

Nathalie Barnet, Quatrième adjointe, à la Transition écologique et développement durable, espaces verts et propreté urbaine

André Laurent, Cinquième adjoint, à la culture, à la langue bretonne,

Valérie Scattolin, Sixième adjointe, au commerce, animation du centre-ville et au tourisme

Fréderic L'Aminot, Septième adjoint, aux affaires scolaires

Laëtitia Tosser, huitième adjointe, à la vie associative et citoyenne, à l'état civil et à la démocratie participative et des comités de quartier

Jérôme Plouzen, neuvième adjoint, à l'urbanisme et aux travaux, gestion patrimoine et des cimetières

Après l'élection de la liste des adjoints, Jean-Paul Vermot a présenté leurs délégations et les délégations des conseillers municipaux délégués de la majorité:

Patrick Gambache, conseiller délégué Affaires générales, Personnel, Tranquillité publique et police municipale  

Maéla Burlot, conseillère déléguée Petite enfance

Marie-Françoise Madec Jacob, conseillère déléguée aux Seniors

Elodie Postollec, conseillère déléguée santé

David Guyomar, conseiller délégué handicap et à la jeunesse

Kristell Breton, conseillère déléguée écologie

Patricia Stephan, conseillère déléguée écologie

Jolan Faucheur, conseiller délégué aux affaires sportives

Edith Fer, conseillère déléguée aux affaires scolaires, aux cérémonies patriotiques

Katell Salazar, conseillère déléguée à la communication, aux cérémonies patriotiques

Ahamada Zoubeiri, conseiller délégué à la vie associative

Ghislain Guengant, conseiller délégué aux affaires de Ploujean

Elise Kérebel, conseillère déléguée à la culture

Françoise Quéinnec, conseillère déléguée à la culture

Henri Merlin Gaba Engaba, conseiller délégué aux travaux

Eugène Davillers Caradec, conseiller délégué à l'urbanisme

Au total le Conseil Municipal se compose de 33 élus, dont 26 pour la majorité, 7 pour l'opposition

***

La commission d'appel d'offres a été élue, elle comprend en titulaires: Jérôme Plouzen, Yvon Laurans, Valérie Scattolin, Patricia Stephan, Annie Piriou, et en suppléants Ghislain Guengant, Henri Merlin Gaba Engaba, Elise Kerebel, Patrick Gambache et Georges Auregan.

La commission de délégation de service public a été élue, avec en titulaire Nathalie Barnet, Catherine Tréanton, Laetitia Tosser, Ahamada Zoubeiri, Jean-Charles Pouliquen, et en suppléants Eugène Davillers Caradec, Kristell Breton, André Laurent, Maéla Burlot, Agnès Le Brun

La commission consultative des services publics locaux a été élue aussi, avec en associations représentées L'association des commerçants Morlaix Nouvelle Vague et UFC Que choisir et en titulaire Nathalie Barnet, Catherine Treanton, Laëtitia Tosser, Jean-Charles Pouliquen, et en suppléants, Eugène Davillers-Caadec, Kristell Breton, André Laurent, Agnès Le Brun

La commission consultative des impôts directs, c'est à dire la première liste de titulaires et suppléants entre lesquels choisiront 8 membres titulaires et 8 membres suppléants les membres des Finances Publiques, a également fait l'objet d'un vote. 16 titulaires proposés par la majorité et l'opposition: Annie Bergot-Le Calvez, Marie-Hélène Le Guen, Sébastien Portier, Youssouf Zaïnaba, Ismaël Dupont, Aurélia Sophie-Keruzec, Hervé Le Jeune, André Paulus, Michelle Gambache, Yvon Guyomar, Jean-Claude Le Bras, Christian Spagnol, Sabine Petton, Serge Moulec, Alain Daniellou, Marlène Tilly. Et les 16 suppléants proposés par la majorité et l'opposition: Gilles Barnet, Valérie Scattolin, Yvon Laurans, Laëtitia Tosser, Ghislain Guengant, Marie-Françoise Madec, Andé Laurent, Patricia Stephan, Henri Merlin Gaba Engaba, Maëla Burlot, Ahamada Zoubeiri, Jolan Faucheur, Camille Rivoalen, Bernard Fouler, Thomas de Roux, Mendy Maillot

Il a également été procédé à la désignation des représentants du conseil municipal au sein des organismes et structures extra-communales:

AEP Skol Diwan Montroulez: Fréderic L'Aminot, titulaire, Edith Fer, suppléante

Aides et soins à domicile des Pays de Morlaix: Marie-Françoise Madec titulaire, Elise Kerebel suppléante

ASAD: Catherine Tréanton et Eugène Davillers Caradec titulaires, Ahamada Zoubeiri et Katell Salazar suppléants

Association Courses pédestres Saint-Pol-Morlaix: Yvon Laurans et Jolan Faucheur, titulaires, Laëtitia Tosser et Elodie Postollec suppléants

ART (Association Recherche travail): Catherine Tréanton titulaire, Patricia Stephan suppléante

Cercle Edouard et Tristan Corbière: André Laurent titulaire, Katell Salazar suppléante

Collège du Château: Fréderic L'Aminot titulaire, Edith Fer suppléante

Collège Mendès France: Edith Fer titulaire, Fréderic L'Aminot suppléante

Morlaix-Réo, comité de jumelage coopération décentralisée: Yvon Laurans titulaire, Jérôme Plouzen suppléant

Conseil de surveillance CHPM hôpital de Morlaix: Jean-Paul Vermot

Comité de jumelage Morlaix-Truro: Yvon Laurans, Jérôme Plouzen, Charlotte Julie titulaires, Eugène Davillers Caradec, Kristell Breton, Christophe Stewart suppléants

COS (comité des œuvres sociales ville de Morlaix): Catherine Tréanton, Ismaël Dupont, Annie Piriou, titulaires; Patrick Gambache, Valérie Scattolin, Jean-Charles Pouliquen  

Établissements privés sous contrats d'associations: Patrick Gambache titulaire, Catherine Tréanton, suppléante

GRETA d'Armorique: Katell Salazar titulaire, Jérôme Plouzen suppléant

L'Entresort: André Laurent titulaire, Elise Kerebel suppléante

La Courte échelle (Ti an Oll): Catherine Treanton, titulaire, Maëla Burlot, suppléante

La Récré: Catherine Tréanton, Maéla Burlot, Marie Gallouedec, titulaires, Ahamada Zoubeiri, Eugène Davillers Caradec, Annie Piriou, suppléants

La Salamandre: André Laurent titulaire, Françoise Quéinnec suppléante

Le Patio: André Laurent et Ismaël Dupont, Georges Aurégan, titulaires, Patricia Stephan, Charlotte Julie et Eugène Davillers-Caradec suppléants

Les Moyens du Bord: André Laurent titulaire, Françoise Quéinnec suppléante

Lycée Tristan Corbière: Fréderic L'Aminot, titulaire, Edith Fer suppléante

Lycée Agricole Suscinio: Marie-Françoise Madec titulaire, Elise Kerebel suppléante

Maison des Jeunes et de la Culture (MJC): Eugène Dabillers-Caradec, Yvon Laurans, titulaires, Patricia Stephan, Jolan Faucheur suppléants

Maison Familiale de Kerozar: Ghislain Guengant titulaire, Nathalie Barnet suppléante

Mission locale Pays de Morlaix: Catherine Tréanton titulaire, Yvon Laurans suppléante

Morlaix Animation Jeunesse (MAJ): Ahamada Zoubeiri, David Guyomar, André Laurent, Yvon Laurans, Charlotte Julie, titulaires; Elodie Postollec, Kristell Breton, Fréderic L'Aminot, Eugène Davillers-Caradec, Marie Gallouedec, suppléants

Office des retraités et personnes âgées de Morlaix (ORPAM): Ismaël Dupont, Marie-Françoise Madec, Patrick Gambache, Laëtitia Tosser, Marie Gallouedec, Charlotte Julie, titulaires; Catherine Tréanton, Henri Merlin Gaba Engaba, Jérôme Plouzen, Maëla Burlot, Christophe Stewart, Jean-Charles Pouliquen, suppléants 

RESAM: Laetitia Tosser titulaire, Patrick Gambache suppléant

PAPI (Gemapi): Patrick Gambache titulaire, Yvon Laurans suppléant

Sec/W: Valérie Scattolin titulaire, Patricia Stephan suppléante

Théâtre Pays de Morlaix: André Laurent, Elise Kerebel, Georges Auregan, titulaires, Françoise Quéinnec, Ismaël Dupont, Christophe Stewart, suppléants

WART: Kristell Breton titulaire, Jérôme Plouzen, suppléant

SDEF: Jérôme Plouzen, Jean-Charles Pouliquen, titulaires, Nathalie Barnet, Christophe Stewart, suppléants

Conseil de Sécurité, et de Prévention de la Délinquance: David Guyomar (tit), Eugène Davillers-Caradec (Sup)

Commission de contrôle des listes électorales: Patrick Gambache, Elodie Postollec, Ismaël Dupont, Agnès Le Brun, Annie Piriou (Tit), Henri Merlin Gaba Engaba, Yvon Laurans, Laëtitia Tosser, Georges Auregan, Jean-Charles Pouliquen (Sup)

Fondation Massé-Tévidy: David Guyomar (Tit), Patrick Gambache (Sup)

Belizal: Marie-Françoise Madec (Tit), Eugène Davillers Caradec (sup)

SAFI: Jérôme Plouzen (Tit), Patrick Gambache (Sup)

Syndicat mixte de protection et de conservation du littoral (Vigipol): : Nathalie Barnet (Tit), Henri Merlin Gaba Engaba (sup)

Infra Polmar: Jérôme Plouzen (tit), Ghislain Guengant (sup)

Resagri (Anciennement chambre d'agriculture): Yvon Laurans (tit), Henri Merlin Gaba Engaba (sup)

Chambre des métiers: Patrick Gambache (tit), David Guyomar (sup)

Commission des marchés et de la foire haute: Valérie Scattolin, Patricia Stephan, Jolan Faucheur (titulaires), André Laurent, Fréderic L'Aminot, Jérôme Plouzen (suppléants)

FLAJ (fonds local d'aide à l'initiative des jeunes): David Guyomar, Yvon Laurans (titulaires), Catherine Tréanton (suppléante)

CLAVAP: Jérôme Plouzen, Laetitia Tosser, Ismaël Dupont, Marie-Françoise Madec, Ghislain Guengant, Elise Kerebel (titulaires), Yvon Laurans, Françoise Quéinnec, Henri Merlin Gaba Engaba, Maela Burlot, Ahamada Zoubeiri, Kristell Breton (suppléants)

CDAC: Jean-Paul Vermot, Valérie Scattolin, Patrick Gambache (Tit), Ahamada Zoubeiri, Katell Salazar, Ismaël Dupont (sup)

Fonds de solidarité pour le logement: Catherine Tréanton (tit), Jérôme Plouzen (sup)

Commission locale de lutte contre les exclusions: Catherine Tréanton (tit), Elodie Postollec (sup)

***

Vote des indemnités des élus:

Baisse de 9,21%" de l'indemnité du maire au profit d'une "augmentation de celle des adjoints et des conseillers". Du fait que Morlaix est "attributaire de la dotation de solidarité urbaine et de cohésion sociale" et qu'elle est également "chef-lieu d'arrondissement", des majorations sont prises en compte dans le calcul des indemnités. Au final, ont été votés, avec 7 abstentions de l'opposition, un montant brut de 3558,62€ (2245€ net) à Jean-Paul Vermot maire; 1017, 15€ brut (726€ net) aux neufs adjoints; 171,13€ brut pour les 16 conseillers délégués et 90,23€ brut pour les conseillers municipaux (opposition).        

***

- Vote d'une ligne de crédit de 29 170€ pour la formation des élus

- Autorisation d'emploi d'un collaborateur de cabinet

- Vote du compte de gestion 2019 et des budgets annexes: 26 abstentions (majorité), 7 voix pour (opposition)

- Vote et débat sur le compte administratif 2019 et les budgets annexes: 26 abstentions (majorité), 7 voix pour (opposition)

- Affectation des résultats 2019

- Décision modificative budgétaire n°1 tenant compte d'un coût lié à la baisse des recettes due à l'épidémie de Covid-19 de 500 000€ et d'un effort de solidarité exceptionnel de 50 000€ reparti sur l'aide sociale (doublement du budget de la commission d'attribution des aides exceptionnelles du CCAS, porté à 20 000€ au lieu de 10 000€, ouverture d'une ligne de 15 000€ pour le soutien exceptionnel aux associations caritatives), 25 000€ mis dans le soutien à l'animation commerciale et à l'animation du centre-ville.

- Emprunt bancaire de 3,2 millions pour financer l'investissement auprès de la Société Générale (taux d'intérêt fixe de 0,68% pour un remboursement sur 20 ans)

- Abattement de 20% sur la taxe locale sur la publicité extérieure

- Financement du Skate Park avec un accès à la Boissière avenue de Würselen: 372 596, 40€ TTC. Signature du marché

- Accords cadres et marchés pour les denrées alimentaires de la restauration collective

- Fourniture et livraison de tickets restaurants pour les agents de la collectivité

- Coûts supplémentaires pour les travaux sur la plateforme culturelle rue de Paris

- Renouvellement de la convention d'objectifs et de mise à disposition des locaux avec le Patio

- Aide aux familles pour la pratique musicale et artistique au Patio sur critère de quotient familial avec participation de la ville (l'an passé, un montant d'aides de 19 000€)

- Tarifs dégressifs de cantine scolaires, de garderie municipale, d'accueil de loisirs maternel, la Ferme des enfants: inchangé

- Soutien à l'initiation au breton dans les écoles primaires publiques: 25 classes concernées, participation de la ville pour 15 015€, du département pour 22 500€, de la Région Bretagne pour 7 485€

- Mise à disposition des équipements sportifs: autorisation de signature de convention

- Avenant de prolongation de la convention d'objectifs avec la Région Bretagne, Morlaix-Communauté, la ville de Morlaix, et l'association WART

- Bilan des acquisitions et cessions immobilières 2019

- Acquisition d'emprises foncières rue du Poulfanc et vente du lot n°2 au lotissement communal rue de Réo

- Convention avec le SDEF

 

 

 

 

 

 

 

 

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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 05:30
Jeunesse. Un plan... pour le MEDEF - Marie Toulgoat, vendredi 24 juillet - L'Humanité
Vendredi, 24 Juillet, 2020

Jeunesse. Un plan… pour le Medef

Les 6,5 milliards pour l’emploi des jeunes iront en grande partie vers des baisses de cotisations.

 

« L e gouvernement avait décidé de mettre le paquet », s’est targué ce jeudi le premier ministre en dessinant les contours de son plan de relance pour la jeunesse. En tout, 6,5 milliards d’euros sur deux ans ont été mis sur la table. De quoi éviter une « rentrée compliquée », espère Jean Castex. Les entreprises qui embaucheront un jeune de moins de 25 ans en CDI ou CDD d’au moins trois mois seront exemptées de cotisations sociales à hauteur de 4 000 euros pendant un an. Le tout dans la limite de deux Smic, contre 1,6 précédemment annoncé, à l’appel du Medef. Pour le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, interrogé par Franceinfo, ces « cadeaux » aux patrons ne permettront pas d’éviter la casse sociale. « Nous proposions que ces aides soient conditionnées à des embauches en CDI. Avec de telles mesures, on enferme les jeunes dans la précarité », a-t-il affirmé.

Pas d’accès au RSA pour les moins de 25 ans

En plus de ces exonérations, fustigées par les syndicats, qui craignent des effets d’aubaine, l’enveloppe prévoit notamment la création de 100 000 places en service civique, de 200 000 places en formation et l’octroi de primes pour l’embauche d’apprentis, entrées en vigueur le 1er juillet. Elle marque également le retour des contrats aidés, drastiquement réduits au début du quinquennat. 300 000 « parcours d’insertion » devraient voir le jour. Les grandes revendications des organisations de jeunesse, dont l’accès pour tous les jeunes de moins de 25 ans au RSA, restent quant à elles lettre morte.

Marie Toulgoat

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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 05:55
Le nouveau conseil municipal, ici, dans la salle du conseil de l’hôtel de ville de Morlaix. (Le Télégramme/Cécile Renouard)

Le nouveau conseil municipal, ici, dans la salle du conseil de l’hôtel de ville de Morlaix. (Le Télégramme/Cécile Renouard)

A l'ordre du jour du prochain conseil municipal de Morlaix, le vendredi 24 juillet à 18h30, le deuxième depuis l'élection de la nouvelle équipe majoritaire de gauche:

- Élection des adjoints et présentation de leurs délégations, de la délégation des conseillers municipaux délégués

- Désignation des élus au sein des commissions, structures et organismes divers

- Commission de délégation de service public: désignation des membres

- Commission consultative des services publics locaux: désignation des membres

- Commission consultative des impôts directs: désignation des membres

- Désignation des représentants du conseil municipal au sein des organismes et structures extra-communales

- Commissions communales pour l'accessibilité: désignation des membres

- Délibération fixant le montant des indemnités de fonction du maire, des adjoints et conseillers municipaux

- Exercice du droit à la formation des élus

- Autorisation d'un collaborateur de cabinet

- Vote du compte de gestion 2019 du budget de la commune et des budgets annexes

- Vote du compte administratif 2019 du budget de la commune et des budgets annexes

- Affection des résultats 2019

- Décision modificative n°1 du budget de la commune et des budgets annexes prévoyant notamment un plan de soutien post-covid à l'animation du centre-ville et au commerce (25 000€) et au social (25 000€)

- Autorisation de signature d'un emprunt bancaire

- COVID 19 - Mise en place d'un abattement sur la taxe locale sur la publicité extérieure

- Marché de maîtrise d’œuvre pour la création du skatepark à La Boissière - fixation du coup prévisionnel des travaux et du forfait définitif de rémunération   

- Fourniture de denrées alimentaires pour les besoins de la cuisine centrale

- Fourniture et livraison de titres de restauration pour les personnels de la ville et du CCAS

- Avenant pour les travaux de construction d'une plateforme culturelle à Morlaix

- Renouvellement de la convention d'objectifs et la mise à disposition de locaux avec l'association Le Patio - Centre d'initiation aux Arts

- Le Patio - Aide aux familles pour l'année 2020

- Tarifs dégressifs de cantines et garderies (inchangés par rapport à l'an passé)

- Dispositif d'initiation au breton dans les écoles primaires publiques de la ville en 2020-2021: engagement financier de la ville maintenu

- Mise à disposition des équipements sportifs

- Convention d'objectifs avec la Région Bretagne, Morlaix Communauté, la ville de Morlaix et Wart

- Bilan des acquisitions et cessions immobilières

- Acquisition d'entreprises foncières

- Lotissement communal rue de Réo: vente du numéro 2

- Convention avec le SDEF (syndicat départemental d'énergie et d'équipement)

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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 05:50
Une crise anthropologique. Faut-il préférer les liens ou s’occuper des biens ? - par Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône (L'Humanité, Débats, 21 juillet 2020)
Mardi, 21 Juillet, 2020 - L'Humanité

Une crise anthropologique. Faut-il préférer les liens ou s’occuper des biens ?

Une tribune de Pierre Dharréville Député PCF des Bouches- du-Rhône

 

Faut-il préférer les liens aux biens ? On aurait envie de le dire. Ce qui nous fait humains, nous l’avons bien éprouvé au cœur de ce confinement, c’est la relation.

D’une façon ou d’une autre, c’est dans la rencontre que se fait reconnaître notre dignité, que nous nous révélons et que nous nous épanouissons. Et l’état des rapports sociaux est profondément dégradé dans notre société et au-delà. Ils sont gravement affectés par la grande compétition de tous contre tous, par l’injonction à la rentabilité de la personne, par le culte de la réussite, par l’accumulation de richesses, par l’insécurité sociale qui pousse au repli sur la gestion de ses seuls intérêts.

C’est pourquoi, avec Lucien Sève, j’affirme que la crise anthropologique dans laquelle nous sommes plongés est au moins aussi profonde que la crise écologique. Et qu’elle résulte du capitalisme qui nous impose « une décivilisation sans rivage ». Tout cela n’a pas de sens, et s’il continue de faire preuve de formidables élans, le genre humain s’abîme. Il s’abîme parce que, comme l’écrivait Marx, l’essence humaine, « c’est l’ensemble des rapports sociaux ». Même si nous sommes chacune et chacun singuliers, nous sommes sociétaires du genre humain et pris dans son histoire et ses contradictions. Or, dans la même veine, il a aussi eu cette formule qui interroge : « L’homme, c’est le monde de l’homme. » Et le monde de l’homme n’est pas que relationnel, il est aussi matériel.

C’est avec nos corps que nous entrons en relation. Ces corps qu’il faut nourrir, qu’il faut protéger, qu’il faut transporter, qu’il faut soigner… Nous habitons le monde, dont nous ne sommes pas séparables (d’où l’enjeu de respecter notre environnement). Et nos liens (plus ou moins immatériels) ne sont pas décorrélés des biens matériels. Il n’y a pas les liens purs et les biens impurs. Ce qui est problématique, ce n’est pas qu’on puisse aspirer à certains biens, c’est l’obsession qu’ils représentent au point d’occuper tout l’espace de nos désirs ; c’est l’illusion qu’ils représentent d’un bonheur confondu avec le confort et la surabondance ; c’est la quête sans mesure et sans fin de posséder. Nous nous perdons dans cette volonté d’avoir, qui se confond avec l’être au point de l’annexer. Nos liens sont détournés et instrumentalisés, vouant les humains à d’autres fins que celle qu’on leur imagine et qui a quelque chose à voir avec le bonheur. Alors l’humain est chosifié.

Cette volonté d’avoir est le fondement du capitalisme, un régime de grands propriétaires qui ne tient que par l’exploitation du travail dont la rémunération est réinvestie dans la consommation. Mais, dans cette volonté d’avoir, il y a aussi une part légitime ; ils le diront avec éclat, celles et ceux qui manquent. Il y a ces biens dont nous avons besoin pour vivre, et dont nous avons besoin pour être liés. Alors on ne peut pas en rester à sembler inciter les gens à se contenter de peu. Dans le respect des autres et des ressources finies de la planète, chacune et chacun a droit à la vie belle. Au plein épanouissement. « L’entière croissance », disait Jaurès. La croissance de soi, pas la croissance capitaliste qui dévore tout comme un ver de terre. Qu’on en soit convaincu, la pleine émancipation, cela va bien au-delà des conditions matérielles d’existence, cela va même bien au-delà de bonnes relations aux autres, c’est l’émancipation de soi-même partie prenante de l’émancipation et de la création de l’humanité.

Alors il faut s’occuper des biens, s’en occuper autrement. C’est incontournable pour modifier les rapports sociaux. À l’heure de la privatisation du monde, il ne suffira pas de s’en désintéresser. C’est autour des biens communs que peut se jouer une nouvelle dynamique de progrès humain. C’est dans des démarches de réappropriation sociale que peut se réinventer le devenir humain. C’est pourquoi j’ai lancé, dans ma circonscription, « le grand inventaire des biens communs ». Avec tous ceux et celles qui le veulent, nous allons dresser cet inventaire, depuis la planète jusqu’au square en bas de la cité, depuis les brevets de molécules qui sauvent jusqu’au droit à la retraite, depuis l’hôpital public jusqu’à l’eau du robinet…

Nous allons y mettre la sécurité sociale, cet outil formidable de civilisation empêché de prendre tout son élan, qui fait du travail un de ces biens qu’on partage et qui donne des droits. Une des caractéristiques d’être humain est de produire et de créer : de travailler. Nous voulons que travailler ait un sens, que nul n’en soit exclu, que ce soit un geste d’émancipation : de chacun selon ses moyens à chacun selon ses besoins. Le pouvoir acquis par l’humanité sur la vie elle-même, à travers le travail, à travers la connaissance et la technologie, interroge notre destin commun. Que faire de ce pouvoir, de ce superpouvoir et à quelles fins ? Que devenons-nous en l’exerçant ? Nous voici face à des questionnements vertigineux, face à des enjeux de civilisation qui engagent l’avenir du genre humain.

Nous allons regarder le monde autrement, regarder nos vies autrement. Nous allons réintroduire de la politique démocratique là où elle est économique et financière. Pour être liés autrement aux autres et au monde. Pour dire ensemble quelle humanité nous voulons être.

Une crise anthropologique. Faut-il préférer les liens ou s’occuper des biens ? - par Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône (L'Humanité, Débats, 21 juillet 2020)

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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 05:45

 

Traditionnellement acquis au souverainisme, les militaires brésiliens s’alignent sur Washington, tout en achevant leur conversion à l’ultralibéralisme. Jamais, depuis la dictature, un gouvernement n’avait compté tant de gradés dans ses rangs.

Ce 10 juillet, à Doral, en Floride, Donald Trump, entouré de son secrétaire à la Défense, Mark Esper, et de l’amiral Craig Faller, chef du commandement sud des États-Unis, fait le point sur les opérations de lutte contre le narcotrafic, avec des « partenaires » latino-américains. « Vous savez, sur le terrain, quand vous jouez au golf ou au baseball, vous voulez les meilleurs joueurs avec vous. Et nous avons certainement ces gagnants parmi nous aujourd’hui », lance Faller, avant d’introduire un haut gradé colombien, puis le général major David, « l’un des plus pointus des forces armées brésiliennes », envoyé par « notre Brésilien – le président Bolsonaro ». « Dites bonjour », leur dit Trump. Les militaires se lèvent. « Les Brésiliens ont payé pour qu’il vienne ici, il travaille pour moi, se réjouit Faller (…). Vous savez, le Brésil est avec nous depuis la Seconde Guerre mondiale, et notre relation se renforce encore, Monsieur le Président. » « C’est génial ! » s’exclame Trump.

 

OPA sur le Brésil

Effarante manifestation de la transformation du Brésil en protectorat militaire des États-Unis, déjà annoncée par la vente à Boeing, en 2018, du constructeur aéronautique Embraer, créé par l’armée brésilienne, par la promotion du Brésil au rang d’ « allié privilégié » en dehors de l’Otan en mars 2019, après la première visite de Bolsonaro à la Maison-Blanche, ou encore par le feu vert donné par Brasilia à l’utilisation, par Washington, de la base de lancement spatial d’Alcàntara.

Dès l’installation du président d’extrême droite, Jair Bolsonaro, et de son gouvernement, début 2019, le ton était donné, avec les déclarations du ministre des Affaires étrangères, Ernesto Araújo, qui envisageait l’installation d’une base militaire américaine en territoire brésilien : « Nous souhaitons accroître notre coopération avec les États-Unis dans tous les domaines. Cette base ferait partie d’un programme beaucoup plus vaste que nous souhaitons mettre au point avec les États-Unis. » Aux antipodes de la « stratégie nationale de défense » adoptée en 2008, sous le gouvernement de Lula, qui célébrait un « Brésil indépendant ». Cet alignement sur Washington trahit l’abandon de la ligne souverainiste traditionnellement défendue par l’armée, qui joua un rôle décisif, parfois contre l’oligarchie foncière, pour jeter les bases d’une industrie nationale, au nom de l’ « idéologie du développement » revendiquée au cœur de sa réflexion stratégique.

 

Bolsonaro : l'incarnation de la nouvelle droite brésilienne

Monstrueux produit d’une crise économique et politique, Jair Bolsonaro a su agréger autour de lui des forces hétéroclites, et même centrifuges ; dans une démocratie fracturée par le coup d’État de 2016, ses appuis militaires tiennent la charpente de cette construction politique, dominée par un ultralibéralisme autoritaire. Une nouvelle droite prend corps, dans l’articulation de l’anticommunisme, du fondamentalisme religieux et de l’intégrisme du marché. Dans ce mouvement, l’armée achève sa mue libérale, tandis que de haut gradés saluent la « libération d’énergie nationaliste » permise selon eux par l’élection de leur favori.

Son terne et long parcours parlementaire (1991-2019) a laissé à Jair Bolsonaro le temps d’imaginer son régime idéal, avec des institutions démocratiques privées d’indépendance. Depuis sa prise de pouvoir, il n’a cessé de s’en prendre au Congrès, espérant en faire une instance à sa botte. À la fin du mois de février, il envoyait à ses proches une vidéo, appelant à des manifestations pour le défendre contre les pouvoirs législatif et judiciaire, « ennemis du Brésil », accusés de l’empêcher de travailler – en réalité, de faire passer des textes anticonstitutionnels – et surtout coupables à ses yeux de détenir la clé d’une procédure d’impeachment (40 demandes déposées en ce sens). Démarche appuyée par le chef du cabinet de sécurité de la présidence, le général Augusto Heleno, un vieux nostalgique de la dictature qui invite régulièrement le Congrès à « aller se faire foutre » et promet un coup d’État si la Cour suprême devait rendre la destitution possible.

 

L'armée en rang d'oignon derrière le président

À la tête de tous les ministères stratégiques, présents sur les bancs du Congrès, installés à tous les échelons de l’appareil d’État, les militaires, plus nombreux au gouvernement que sous la dictature, sont aujourd’hui les vrais maîtres d’œuvre de la politique de démolition sociale, de dérégulation, de privatisation des entreprises nationales initiée sous Michel Temer et amplifiée par Jair Bolsonaro. L’institution fait corps : elle ne laisse rien filtrer des dissensions, voire des tensions qui la traversent. Surtout, elle a toujours arbitré, jusqu’ici, en faveur du président. Au mois d’avril, alors qu’il contestait l’opposition criminelle de Bolsonaro aux mesures de confinement et de protection sanitaire face au Covid-19, c’est finalement le ministre de la Santé, Luiz Henrique Mandetta, qui prenait la porte. Un mois plus tard, son successeur, Nelson Teich, prenait le même chemin. Soutenu dans ses pires dérives, l’hôte du palais du Planalto a beau jeu d’affirmer son autonomie, et celle de son clan…

 

Le système politique brésilien en pleine destruction

«  Même avec un Congrès et un pouvoir judiciaire parties prenantes du coup de 2016 contre Dilma Rousseff, ces deux instances restent considérées comme des ennemis par Bolsonaro », remarque Beatriz Oliveira, professeur de droit à l’université fédérale Santa Maria (Rio Grande Do Sul). Le discrédit jeté sur le Congrès, où la majorité lui échappe, va de pair avec sa croisade idéologique. Pour Bolsonaro, le « parlementarisme absolu » serait imposé par la gauche et la presse. La justice est, elle, mise au pas via la désignation de magistrats acquis à sa cause et chargés de transformer le système judiciaire en une machine de guerre contre l’opposition. Nul besoin de tanks ici : le président brésilien fait dans le harcèlement, affiche comme Donald Trump son mépris des journalistes, encourage les agressions de reporters lors des manifestations progouvernementales et les graffitis appelant à « tuer un journaliste par jour ».

Des digues institutionnelles contraignent encore le chef de l’État. Mais pour combien de temps ? Les chiffres du chômage publiés par l’Institut brésilien de géographie et de statistiques sont contestés. Impossible d’obtenir des données sérieuses du ministère de la Santé sur la progression du Covid-19. Le gouvernement démantèle un à un les organes de contrôle de l’environnement qui font obstacle à ses projets, comme la loi favorisant l’exploitation agricole et minière des territoires indigènes.

 

Quel avenir pour Jair Bolsonaro ?

Dans un pays à la dérive, où le chômage monte en flèche, l’hécatombe provoquée par le coronavirus et la nécropolitique choisie par Bolsonaro au nom de la « préservation de l’économie » pourrait pourtant rebattre les cartes. Les militaires commencent à distiller un message : ils ont beau occuper tous les postes de décision dans le secteur de la santé, ils ne sont pas responsables des erreurs du président – déjà visé par plusieurs plaintes devant la Cour pénale internationale. Jair Bolsonaro pourrait être tenté de conforter son pouvoir grâce à l’article 142 de la Constitution, qui l’autorise à recourir aux forces armées pour le maintien de « la loi et d(e) l’ordre » contre le Parlement. Quitte à fragiliser la cohésion de l’armée. Les militaires s’embarqueraient-ils dans une telle aventure ? Si la raison l’emporte, le président Bolsonaro, capitaine exclu de l’armée pour avoir planifié de faire exploser des bombes dans les toilettes d’une caserne, pourrait de nouveau se retrouver sur un siège éjectable.

 

Rosa Moussaoui et Lina Sankari

 

 

 

L’Amazonie, le président et les orpailleurs

Cette année pourrait être plus meurtrière que 2019 pour l’Amazonie. Avec 2 248 foyers d’incendie recensés au 1er juillet et une augmentation de 19,5 % en un an, la région enregistre le pire record depuis treize ans. Ces départs de feu, majoritairement d’origine criminelle, font les affaires du président Jair Bolsonaro. « J’espère que ce rêve va se concrétiser », disait-il, en février, à propos du projet de loi favorisant l’exploration minière et agricole des territoires indigènes. Les orpailleurs et voleurs de bois ont profité de la réduction des patrouilles de la police environnementale en période de Covid-19 pour s’adonner à des raids illégaux qui ont conduit à la destruction de 2 000 km2 de forêt. Une situation qui a de nouveau provoqué une levée de boucliers internationale. S’ils ne sont pas allés jusqu’à appeler à une mise en commun de ce patrimoine environnemental de l’humanité, les grands fonds d’investissement internationaux se sont dits « inquiets de l’impact financier » que les feux et la déforestation pourraient avoir sur leurs clients. Des réactions propres à irriter Bolsonaro qui n’avait pas hésité à qualifier les appels internationaux – et notamment de la France – pour la protection de l’Amazonie de comportement « colonial » mettant à mal la souveraineté nationale.

Mercredi, 22 Juillet, 2020

La police militaire, un « tribunal de la rue » meurtrier

Le tournant sécuritaire de Jair Bolsonaro a offert à l’armée un véritable « permis de tuer ». En avril, à Rio de Janeiro, 177 personnes ont été assassinées par la police militaire.

Filmée le 30 mai dernier à Parelheiros, un quartier populaire de São Paulo, la scène a soulevé l’indignation après sa diffusion, le 12 juillet, sur TV Globo. Terribles images, qui montrent une femme noire de 51 ans, à terre, le cou sous la botte d’un policier, dans un frappant mimétisme avec le geste qui coûta la vie à George Floyd le 25 mai dernier à Minneapolis, aux États-Unis. «  Plus je me débattais, plus il appuyait sur mon cou », a témoigné cette commerçante, violentée parce qu’un attroupement s’était formé autour de la modeste boutique où elle vendait des boissons à emporter, alors que le confinement interdit l’ouverture des bars et restaurants. Elle s’en est sortie avec une fracture à la jambe ; les policiers, eux, ont été suspendus, en attendant les conclusions de l’enquête ouverte par le gouvernement de l’État de São Paulo. Le gouverneur, João Doria, a qualifié cette scène de « répugnante » : « La conduite violente et inutile de certains policiers est inacceptable. »

Ces procédés sont pourtant courants… et plus meurtriers que jamais, depuis l’adoption du paquet « anticrime » de l’ex-ministre de la Justice Sergio Moro, qui offre aux forces de l’ordre, et singulièrement à la police militaire, un véritable « permis de tuer ». « Au prétexte de lutter contre la grande criminalité, le renforcement de l’appareil répressif et policier doit concrétiser (un) projet de militarisation de l’espace public et de gestion autoritaire du risque social », analyse Laurent Delcourt, historien et sociologue, chargé d’études au Centre tricontinental. Résultat : pour le seul mois d’avril, l’Institut de sécurité publique recense 177 personnes assassinées par la police militaire à Rio de Janeiro, où ce corps, qui désigne ses victimes comme des « marginaux », se comporte en véritable « tribunal de la rue ». Les enfants ne sont pas épargnés. Le 19 mai, un adolescent de 14 ans, João Paulo Mattos, s’effondrait, criblé de balles tirées depuis un hélicoptère. Ce crime a suscité des manifestations et de violentes controverses, la Cour suprême a fini par interdire les actions policières dans les favelas placées sous isolement sanitaire et des voix de plus en plus nombreuses s’élèvent pour demander la démilitarisation de la police. Reste une doctrine raciste que le pouvoir d’extrême droite tient à ancrer : celle d’un modèle de sécurité publique dirigé contre un « ennemi de l’intérieur » qu’il faudrait anéantir par des méthodes de guerre. L’an dernier, au Brésil, 6 000 personnes ont été assassinées par la police. Cinq fois plus qu’aux États-Unis.

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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 05:45

 

Alors que plus de 700.000 jeunes vont arriver sur le marché du travail et que notre pays compte plus de 600.000 nouveaux bacheliers, le plan gouvernemental annoncé ne leur offre d’autre perspective que la précarité avec la promesse de contrats de trois mois faiblement rémunérés. En outre, les exonérations de cotisations sociales associées affaibliront davantage la sécurité sociale au moment où il faudrait la renforcer et l’étendre. Concernant la formation, le gouvernement prend prétexte de la crise pour la livrer au privé.

 

 

Contrairement aux déclarations du Président de la République, « le jour d’après » est bel et bien un retour aux politiques d’avant, à l’idée qu’un jeune devrait « coûter moins cher ». C’est d’une toute autre ambition dont notre pays et la jeunesse ont besoin pour répondre aux défis posés par la crise sanitaire et économique !

La France doit se fixer l’objectif de création d’emplois de qualité pour une reconquête industrielle, le développement des services publics et la transition écologique. La crise a révélé le besoin de centaines de milliers d’emplois et de formations, notamment dans la santé et dans l’éducation, dans des filières essentielles à la transition écologique comme la rénovation thermique de l’habitat, et dans les collectivités territoriales.

Pour l’emploi public, le PCF propose un plan massif de pré-embauches immédiates des jeunes, dans le cadre statutaire, pour renforcer l’ensemble des services publics. Ces embauches doivent être accompagnées d’un plan de formation rémunérée. Pour l’emploi privé, nous proposons la création de contrats longs, d’au moins deux ans, en CDI, comprenant un temps important de formation qualifiante, inclus dans le temps de travail, et rémunéré au même taux. Pour le permettre, l’État doit prendre en charge une partie du coût de la formation et les banques publiques doivent reprendre les crédits des entreprises qui s’engagent à de telles embauches à un taux proche de zéro.

C’est aussi avec l’ambition de créer des emplois de qualité pour les jeunes que le PCF demande l’abandon de la réforme gouvernementale des retraites au profit d’une retraite à 60 ans et à taux plein pour chacun et chacune afin de favoriser l’embauche et la formation d’un jeune.

 

Aussi, le PCF lance ce jour une pétition nationale pour l’emploi, les salaires et les services publics, comprenant un volet jeunes portant la double exigence d’un plan d’embauches à la hauteur des besoins et la création d'un revenu minimum, à un niveau décent, pour les 18-25 ans.

 

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