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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 17:16
 Après la soirée Chat Noir de mardi dernier, voici le CABARET ROSE, animé  par le Théâtre de la Corniche et la Souris Noire, dans le cadre du  festival "Les Originales"  Entrée libre au chapeau

Après la soirée Chat Noir de mardi dernier, voici le CABARET ROSE, animé par le Théâtre de la Corniche et la Souris Noire, dans le cadre du festival "Les Originales" Entrée libre au chapeau

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 06:20
Rassemblement le 3 juin à 11h à Quimper pour les dublinés et pétition à signer contre les expulsions de demandeurs d'asile

Le covoiturage depuis Morlaix: Rendez-Vous à 9h 30 sur le grand parking qui se trouve à l'arrière de l'ancien magasin Biocoop de Saint Martin des champs 

Rassemblement le 3 juin, à Quimper, afin d'interpeller le Préfet sur la vague d'expulsion des personnes dublinées.

 

La politique d’asile définie par les accords de Dublin fait reposer la prise en charge des demandeurs d’asile par le pays par lequel ils sont entrés dans l’Union Européenne, ou du moins par le premier pays dans lequel leurs empreintes ont été prises.

Cet accord pose problème parce que la majorité des migrants ne souhaitent pas résider dans les pays en question, et fait reposer tout le poids de l'accueil sur des pays comme l'Italie, qui n'ont plus les moyens humains et matériels d'assurer des conditions d'accueil dignes.

 

Ces derniers mois, plusieurs centres d'accueil et d'orientation ont ouvert dans le Finistère, et ont accueilli des migrants venant des camps de Calais, de Paris, ou d'ailleurs.

Parmi ceux-ci, un certain nombre sont en "procédure Dublin", c'est à dire que la France leur refuse le droit de déposer une demande d'asile, et met en place pour eux une procédure de "réadmission" (refus de prise en charge par la France, et demande de reprise en charge par le pays européen où elles ont déposé leurs empreintes en premier), suivi par une notification de « transfert », c’est à dire une expulsion vers ces pays comme l'Italie, le Danemark, l'Allemagne...

 

Certaines de ces personnes ont déjà acquis un statut de protection dans un autre pays européen, mais fuient les conditions indignes ou les violences dont elles sont victimes dans ces pays. Ces personnes sont automatiquement mises en procédure Dublin, sans leur donner accès à un entretien qui permettrait de décider de la recevabilité de leur demande de protection.

 

Le gouvernement a pris l'engagement de "dédubliner" les personnes qui venaient du camp de Calais. Cette promesse a été tenue dans sa globalité, même s'il reste encore quelques personnes en attente de finalisation de ces procédures.

Mais pour toutes les autres personnes, celles ne venant pas de Calais ou n'ayant pas pu prouver leur passage par ce camp, ou n’étant pas en CAO, les menaces d'expulsion s'enchaînent.

 

Il en résulte que dans notre département se trouvent des personnes venant des mêmes pays, avec des situations similaires, mais qui n'ont pas accès aux mêmes droits, selon qu'ils viennent du camp de Calais ou d'ailleurs.

C'est une atteinte grave au principe républicain d'égalité des droits.

 

Nous avons aussi des craintes réelles sur les risques d'expulsion de l'Italie vers le Soudan, un rapport d'Amnesty International faisant état d'accord entre ces 2 pays.

https://www.amnesty.org/fr/latest/news/2016/11/italy-beatings-and-unlawful-expulsions-amid-eu-push-to-get-tough-on-refugees-and-migrants/

 

La concentration sur une courte durée d'un aussi grand nombre d'expulsions ne permet pas aux associations d'apporter l'aide juridique adéquate à ces personnes qui les sollicitent.

 

Toutes ces raisons nous ont incités à demander à être reçus par la préfecture, demande qui n'a pas eu de réponse positive. Nous avons donc décidé de nous mobiliser publiquement afin de rassembler un maximum de signatures, et demander au Préfet du Finistère de procéder à un "dédublinage" commun, et un arrêt des procédures de réadmission et expulsion en cours.

 

Ce que nous demandons est en accord avec la loi : les accords de Dublin III

Permettent ce «dédublinage» : « (…) chaque État membre peut décider d’examiner une demande de protection internationale qui lui est présentée par un ressortissant de pays tiers ou un apatride, même si cet examen ne lui incombe pas en vertu des critères fixés dans le présent règlement. » - Article 17 des accords DUBLIN III

 

Nous ne demandons pas d’accorder le statut de réfugié à toutes ces personnes : nous demandons juste de leur permettre de déposer une demande d’asile. Cette demande sera acceptée ou refusée, mais ils auront au moins eu accès au droit fondamental de demande de protection de notre pays.

 

Nous appelons donc à un rassemblement citoyen, le 3 juin à 11h, place de la Résistance, à Quimper. Ce rassemblement permettra à ceux qui le souhaitent de signer la pétition.

Une pétition en ligne est déjà disponible : http://bit.ly/2rIYEiU

Ainsi qu'une page expliquant ce principe du dédublinage : http://www.ldh-quimper.org/dedublinage/

 

Associations signataires :

Ligue des Droits de l'Homme - Quimper

Ligue des Droits de l'Homme - Brest

Ligue des Droits de l'Homme - Concarneau

Ligue des Droits de l'Homme – Morlaix

Ligue des Droits de l'Homme - Crozon

Ligue des Droits de l'Homme - Châteaulin Centre Finistère

L'Auberge des Migrants

Utopia56

100 pour un toit

Accueil des réfugiés dans le Cap

Fraternité DZ

Droit d'Asile Quimper Cornouaille

Les amoureux au ban public - Bretagne

ACAT Pays de Morlaix

Collectif Roscoff

Comité de soutien bénévoles CAO de Pleyber-Christ

L'association PMSM plateforme morlaisienne solidarité migrants

Les Utopistes en actions

Morlaix Liberté

Collectif Plougasnou

 

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3 juin 2017 6 03 /06 /juin /2017 06:14
le PCF Quimper appelle à participer à la manifestation de soutien aux migrants contre les expulsions de dublinés à Quimper ce samedi 3 juin à 11H

Appel du PCF au rassemblement du samedi 3 juin à Quimper en soutien aux migrants

La section du pays de Quimper du PCF appelle à participer au rassemblement organisé samedi 3 juin à 11h place de la Résistance à Quimper par plusieurs associations de solidarité et des droits de l’Homme en soutien aux migrants hébergés dans les centres d’accueil du Finistère et menacés d’expulsion en raison de la procédure de Dublin qui les empêche d’accéder au droit d’asile.
Le préfet du Finistère peut les « sortir » de cette procédure afin qu’ils puissent déposer un
dossier de demande d’asile, comme cela a été fait pour les migrants de Calais. Nous lui
demandons de recevoir les représentants des associations et de donner suite à leur
demande.
Un pays qui a comme devise « Liberté, égalité, fraternité » et se revendique des Droits de
l’Homme ne peut opposer de fin de non-recevoir à cette requête légitime.
C’est une question d’humanité, mais aussi d’accès égal aux droits dont doivent pouvoir
bénéficier tous ceux qui se trouvent dans cette situation.
Les communistes se prononcent pour l’abrogation des règlements de Dublin et la refonte
complète de la politique des visas. La France ne peut rester sourde à la détresse de ceux qui
fuient les guerres, les persécutions et la misère, et cherchent refuge chez nous.

Nous appelons à sortir de ces logiques de domination, de guerre, de pillage, d’affrontement
qui sont responsables de l'état du monde et jettent sur les routes ou sur les mers au péril de
leur vie des dizaines de milliers d’hommes de femmes, d’enfants, et à construire un monde
de solidarités, d’égalité, de partage, de coopérations.

Yvonne Rainero, pour le PCF Quimper. 

le PCF Quimper appelle à participer à la manifestation de soutien aux migrants contre les expulsions de dublinés à Quimper ce samedi 3 juin à 11H
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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:22
Législatives: réunion publique d'Ismaël Dupont et Muriel Grimardias à Cléder (Créac'h Oalec) le vendredi 2 juin à 18h30

PCF/Front de Gauche. L’humain d’abord

Campagne électorale des législatives

Ismaël DUPONT et Muriel GRIMARDIAS, candidats présentés par le PCF/Front de Gauche dans la 4ème circonscription du Finistère , animeront une rencontre publique avec la population du canton le vendredi 2 juin à 18h30 salle du Hameau de Créac’h Oalec à Cléder

Ils y présenteront leur programme et seront à l’écoute de toutes les questions , de tous les avis et de toutes les propositions

Législatives: réunion publique d'Ismaël Dupont et Muriel Grimardias à Cléder (Créac'h Oalec) le vendredi 2 juin à 18h30
Législatives: réunion publique d'Ismaël Dupont et Muriel Grimardias à Cléder (Créac'h Oalec) le vendredi 2 juin à 18h30

Samedi 3 juin (9 h30 – Marché de Morlaix) : distribution tracts

 

Dimanche 4 juin (10h): présence d'Ismaël Dupont et de militants sur le marché de Saint-Martin des Champs
 

Mardi 6 juin (10h): présence de militants sur le marché de Saint-Pol de Léon 

 

Mardi 6 juin (18 h 30 – Saint Pol de Léon – salle de la Voute - Manoir de Keroulas) : Réunion publique avec Ismaël Dupont et Muriel Grimardias

 

Mercredi 7 juin (10h): présence d'Ismaël Dupont et de militants sur le marché de Roscoff

 

Mercredi 7 juin (18 h 30 – Morlaix – salle de la Mairie) : Réunion publique avec Ismaël Dupont, Muriel Grimardias, et des interventions de membre du comité de soutien

 

Jeudi 8 juin (18h30): à Plougoulm, réunion publique au bar du bourg le Amzer Zo 

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:21
Communiqué de presse du PCF sur le retrait de Trump et des Etats-Unis de l'accord de Paris sur le climat

COMMUNIQUÉ DE PRESSE DU PCF SUR LE RETRAIT DES USA SUR L'ACCORD DE PARIS


" Macron doit passer de la poignée de main au poing tapé sur la table " ! 
 

Ainsi Trump, président de la première puissance émettrice de gaz à effets de serre, a donc pris la décision de se retirer de l'Accord de Paris sur le climat. 
Cette décision, au service des climato-sceptiques du monde entier, répond avant tout aux attentes des magnats des multinationales des énergies fossiles américains qui ont financé sa campagne électorale. Les intérêts financiers égoïstes et de court terme sont donc gravement privilégiés au détriment de l'avenir de l’humanité. 
Cet acte très controversé dans son propre pays, par les acteurs de nombreuses sphères de la société, affaiblit considérablement le fragile consensus auquel l'ONU était parvenue en 2015. 
L’aspect non contraignant de cet accord permet donc, comme nous l'avions souligné à l'époque, à un État de se retirer sans aucune contrainte ni sanction. L'absence des Etats-Unis sera particulièrement préjudiciable si l'on veut, à l'échelle de la planète, gagner la course de vitesse engagée contre le réchauffement climatique. 
C'est le vrai visage du capitalisme, du libéralisme, que nous montrent les Etats-Unis de Donald Trump.
Les États-Unis viennent d'ajouter un obstacle majeur à l'émergence d'une vision solidaire du développement humain durable planétaire.
Le président de la République française, Emmanuel Macron, doit passer de la forte poignée de main au poing tapé sur la table, sans attendre. La France doit condamner et rappeler aux Etats-Unis, lors de la prochaine Assemblée générale de l'ONU, les immenses espoirs nés à Paris lors de la COP 21. 
L'intervention des peuples doit reprendre de la vigueur partout dans le monde.
Les communistes français seront aux côtés de toutes les forces sociales, écologiques et politiques qui, aux États-Unis, se mobilisent pour faire revenir Trump sur sa décision. Le PCF est fortement mobilisé, dans le cadre des élections législatives et le sera encore ensuite, à l'Assemblée nationale, avec les député-e-s communistes et du Front de gauche pour mettre ce sujet à l'ordre du jour.


Parti communiste français
Paris le 1er juin 2017

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 06:02
Un rapport d’Amnesty International fait un inventaire inquiétant d’atteintes aux libertés en France avec la prolongation de l'état d'urgence

Un rapport d’Amnesty International fait un inventaire inquiétant d’atteintes aux libertés

mercredi 31 mai 2017

Amnesty International a enquêté pendant un an sur le respect du droit de manifestation pacifique en France.

Le constat est sans appel : Amnesty estime, dans un rapport présenté le 30 mai, que les mesures prévues par l’état d’urgence ont été « utilisées de manière abusive pour limiter les manifestations pacifiques ».

L’ONG dénonce également les violences subies par ceux qui sont allés manifester.
« Des matraques, des balles en caoutchouc et du gaz lacrymogène ont été utilisés contre des manifestants pacifiques qui ne semblaient pas menacer l’ordre public », expliquent les auteurs du rapport.

En conclusion de son rapport, l’ONG demande une nouvelle fois au gouvernement « de lever l’état d’urgence », qui a été prorogé cinq fois depuis le 13-Novembre, « à moins qu’il ne soit en mesure de prouver qu’un danger public menace la vie de la nation et que les mesures d’urgence sont strictement nécessaires pour faire face à cette situation ».

Amnesty rappelle que "le droit de manifester est un droit fondamental, indispensable à la liberté d’expression, et à la possibilité de revendiquer ses opinions et ses droits. Il ne peut être restreint qu’à des conditions très strictes". "Les autorités ont pour responsabilité de protéger tous nos droits fondamentaux, pourtant, ils sont de plus en plus présentés comme secondaires voire comme des menaces qu’il faudrait donc limiter."

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 05:49
Comment Bachar al-Assad a gazé son peuple: les plans secrets et les preuves (Médiapart- 1er juin, René Backmann)

Comment Bachar al-Assad a gazé son peuple: les plans secrets et les preuves

 PAR RENÉ BACKMANN

Aujourd’hui en exil, des scientifiques syriens qui ont participé à la fabrication des armes chimiques utilisées par le régime de Damas dévoilent pour Mediapart les secrets du complexe militaro-scientifique syrien. Ils révèlent que le dictateur se préparait à utiliser les gaz de combat contre ses opposants dès 2009, deux ans avant les premières manifestations en faveur de la démocratie.

 

Dès l’été 2009, deux ans avant l’explosion de la révolte populaire syrienne, le régime de Damas avait décidé d’utiliser des gaz de combat, en particulier le sarin, un neurotoxique mortel, contre sa propre population en cas de troubles internes. Il a attendu juillet 2011, juste après la première défection d’un officier de l’armée régulière, pour ordonner aux responsables des sites de production d’armes chimiques de concevoir aussi vite que possible des munitions de petite taille – obus, grenades, ogives de roquettes – adaptées à cet usage tactique.

Mais avant la fin de l’année 2009, l’ordre avait déjà été donné d’équiper sept bases aériennes militaires de systèmes de stockage des précurseurs du sarin et de remplissage des bombes ou autres projectiles chimiques. Dans le plus grand secret, Bachar al-Assad avait formé le projet de gazer ses compatriotes en cas de menace contre son régime, et s’en était donné les moyens. La suite a montré qu’il ne s’en est pas privé, même si l’usage et la possession du sarin, et des autres armes de destruction massive à sa disposition, étaient interdits par une convention de l’ONU de janvier 1993. Texte que la Syrie, à l’époque, n’avait pas signé et qu’elle n’a ratifié contrainte et forcée qu’en septembre 2013.

Cela ne l’a pas empêchée de poursuivre jusqu’à aujourd’hui, en le niant, l’utilisation de son arsenal d’armes chimiques. En particulier du sarin. Produit généralement inodore et incolore, donc difficile à détecter, ce gaz de combat peut provoquer la mort en quelques minutes en paralysant le système nerveux et le système respiratoire. Il laisse chez les survivants exposés au nuage toxique de graves lésions neurologiques permanentes. À ce jour, sur les 300 000 morts de la guerre civile syrienne, les attaques au gaz par l’armée du régime de Damas auraient tué près de 2 000 personnes et fait plusieurs milliers de blessés, selon les ONG médicales et humanitaires présentes sur le terrain.

 

Le caractère prémédité de ces crimes de guerre du dictateur syrien est l’une des révélations obtenues par Mediapart lors d’entretiens avec plusieurs scientifiques, experts ou ingénieurs syriens impliqués dans la conception et la fabrication des armes chimiques. Ils sont aujourd’hui en exil en Europe ou au Moyen-Orient.

S’exprimant sous le couvert de l’anonymat, ces transfuges, dont certains ont aujourd’hui rejoint les rangs de l’opposition qu’ils aident notamment à se protéger contre les gaz, ont livré à Mediapart de nombreuses informations inédites sur le complexe « scientifico-militaire » syrien. C’est-à-dire sur la nature – et la quantité – des armes chimiques encore détenues aujourd’hui par Damas, sur l’origine des matières premières et des installations utilisées pour les produire, l’emplacement des principaux sites d’études et de production, les vecteurs à la disposition des militaires syriens et les moyens employéspour tromper les inspecteurs de l’Organisation pour l’interdiction des armes chimique (OIAC) et de l’ONU.

Certains d’entre eux nous ont aussi expliqué pourquoi ils s’étaient mis au service de Bachar al-Assad ou de son père. Et pourquoi ils ont choisi de fuir leur pays. Ils nous ont enfin confié quelques « secrets de fabrication » qui permettent de confirmer avec certitude l’origine syrienne de certains gaz utilisés par la dictature depuis cinq ans et qui contribueront peut-être un jour à nourrir le réquisitoire contre Bachar al-Assad et son clan devant un tribunal international.

Pour l’heure, leurs témoignages et leur expérience constituent une source d’informations irremplaçable sur la vraie nature de la dictature syrienne, la personnalité de ses dirigeants, la barbarie dont ils sont capables. C’est notamment grâce aux informations livrées par certains de ces transfuges que les experts français ont identifié avec certitude, il y a deux mois, les traces du sarin sur les victimes du bombardement du village de Khan Cheikhoun, dans la province d’Idleb, où la dernière attaque chimique, à ce jour, de l’aviation syrienne a fait 88 morts dont 31 enfants, le 4 avril 2017.

Fabriqué depuis plus de trente ans par le régime de la famille Assad, le sarin syrien est synthétisé selon une recette que les experts considèrent comme « classique », mais qui a fait l’objet de quelques adaptations locales. De ces adaptations découle, lorsque le gaz est diffusé dans l’atmosphère, la présence de deux produits, le diisopropyl méthylphosphonate (DIMP) et l’hexamine. Le premier est un « produit secondaire » de la synthèse du gaz. Le second est une substance utilisée par les chimistes syriens pour faciliter le déroulement de la synthèse. La présence des deux constitue la signature caractéristique du sarin syrien. Signature d’autant plus facile à détecter que ces deux produits restent présents durablement dans les sols, les restes de munitions, le sang, l’urine et les tissus des victimes, où ils sont dosables, en laboratoire, par électrophorèse ou d’autres méthodes analytiques sophistiquées.

C’est fort de ces preuves irréfutables, collectées sur le terrain par les sauveteurs et les médecins et analysées par les experts des services de renseignement français à partir des indications fournies par certains des scientifiques syriens exilés, que le ministre des affaires étrangères de François Hollande, Jean-Marc Ayrault, a rendu publique, trois semaines après l’attaque de Khan Cheikhoun, une« Évaluation nationale » accusant clairement la Syrie d’avoir « mené une attaque chimique au sarin contre les civils le 4 avril 2017 ».

Pourquoi Bachar al-Assad, qui avait succédé à son père Hafez al-Assad en juin 2000 avec une réputation de président moderniste, favorable à une « ouverture » politique – Nicolas Sarkozy l’avait même invité à assister au défilé du 14 juillet 2008 ! –, a-t-il décidé en 2009 de retourner contre ses compatriotes l’arme chimique stratégique dont son père avait doté la Syrie, officiellement pour instaurer un semblant d’équilibre de la terreur avec Israël, qui possédait depuis longtemps l’arme nucléaire ?

L'alerte du soulèvement iranien de 2009

« Parce que Bachar al-Assad avait peur, explique l’un des scientifiques syriens interrogés. La concomitance entre l’explosion de la “révolution verte” de juin 2009 en Iran et les consignes données au Centre d’études et de recherches scientifiques (CERS) de miniaturiser en urgence les munitions au gaz et d’équiper sept bases aériennes spécialement choisies d’installations de stockage des précurseurs du sarin et de dispositifs de remplissage des munitions montre clairement qu’il redoutait d’affronter la même révolte populaire qu’Ahmadinejad, dont la réélection à la présidence de la République islamique, jugée manipulée par ses opposants, avait jeté les étudiants et une partie de la population dans la rue. Bachar al-Assad savait que les réseaux sociaux avaient joué un rôle majeur dans cette “révolution Twitter”, peut-être pressentait-il ce qui s’est produit deux ans plus tard. Mais il était résolu à casser les reins, par n’importe quels moyens, à tout mouvement de révolte populaire. »

« La meilleure preuve de sa panique face à une possible contestation de son régime,constate un ingénieur, lui aussi ancien du CERS, c’est qu’il a simultanément commandé 10 000 grenades lacrymogènes à l’Iran et ordonné la mise à l’étude et l’installation dès que possible, sur les grands axes de circulation, d’un réseau de portiques équipés de caméras reliées à un centre de surveillance par des fibres optiques à haut débit. S’il s’agissait seulement, comme le régime l’a annoncé alors, de surveiller et réguler la circulation, il n’était pas nécessaire d’investir dans un réseau équipé de caméras de haute définition permettant non seulement de surveiller les véhicules et les passants, mais de reconnaître les visages. Et de stocker les données. À la seule vue du cahier des charges, certains techniciens ont compris la nature exacte du projet : doter le régime d’un réseau inédit de contrôle des foules. D’autant qu’au même moment, d’autres départements recevaient l’ordre de concevoir et mettre en place un programme de surveillance de tous les réseaux de télécoms. »

Institution choyée – et étroitement contrôlée – par Bachar al-Assad comme par son père, le CERS n’est pas, contrairement à ce qu’avancent parfois les porte-parole du régime, une « version syrienne » du CNRS mais un vaste complexe scientifico-militaire créé au début des années 1970. Théoriquement voué à l’étude et l’avancement des sciences et beaucoup mieux doté que les départements scientifiques des universités, il est rattaché directement à la présidence – et non au ministère de l’éducation – et l’essentiel de son activité est consacré aux recherches et développements en matière d’armement.

L’armée et surtout les « Moukhabarat » (services de renseignement) exercent une surveillance très vigilante sur le recrutement et le comportement du personnel, à l’intérieur de l’institution comme au-dehors. Organisé sur un schéma quasi militaire, fondé sur des chercheurs de formation occidentale, le CERS est divisé en cinq départements, dont quatre sont identifiés par des numéros : département 1000 (électronique), département 2000 (mécanique), département 3000 (chimie), département 4000 (aviation et tous objets volants). Le cinquième département est l’Institut supérieur des sciences appliquées et de technologie (ISSAT), façade « civile » de ce complexe essentiellement militaire.

Indépendant des cinq départements, le discret « projet 99 » dissimule les bureaux et les sites de production des missiles Scud « made in Syria » qui viennent compléter les Scud à propulseur liquide fournis par la Corée du Nord. Chaque département possède, dispersés dans le pays, ses propres centres d’études, d’essais et de production, souvent camouflés en installations civiles. Plusieurs de ces sites du CERS ont été identifiés et localisés par leurs anciens utilisateurs, que nous avons rencontrés.   

Sur les quelque 9 000 employés du CERS, près de 5 500, selon les estimations de ses anciens cadres interrogés par Mediapart, travaillent aujourd’hui dans les départements aviation, électronique et mécanique, au développement et à la production des missiles, bombes et roquettes. Les instituts 1000 et 2000 fournissent des pièces électroniques, des systèmes de guidage et la mécanique lourde de lancement de missiles ou de roquettes, installée sur des camions ou des blindés. Plus de 350 personnes étaient affectées au département chimie (3000), lui-même divisé en deux branches : 3100 et 3600.

Au sein de la 3100 (recherche et développement en matière de biologie, toxicologie, polymères et peintures à usage militaire), le département 3110 se consacre exclusivement aux méthodes de synthèse des armes chimiques et de leurs antidotes, ainsi qu’à la détection et à la décontamination. Plusieurs des scientifiques rencontrés par Mediapart ont travaillé et/ou eu des responsabilités au sein de cette unité.

Un premier emploi à à Kafar Takharim, en octobre 2012

L’autre branche (3600) du département chimie était chargée de la production des armes chimiques. Elle disposait de plusieurs sites situés en plein désert, entre 60 et 100 km à l’est de Damas, dont le site historique de Dumayr, desservi par la route n° 2, partiellement détruit, après l’accord russo-américain de 2013 sur l’élimination des armes chimiques syriennes, par l’ONU. L’actuel directeur du département 3000 – renommé récemment département 5000 pour brouiller les cartes – s’appelle Zouhair Fadhloun.

Un autre site du département 3000 du CERS, celui de Jamraya, sur les flancs du mont Qassioun au nord-ouest de Damas, où étaient assemblés et stockés des missiles, a été attaqué à deux reprises par l’aviation israélienne en janvier, puis en mai 2013. Apparemment pour détruire des engins d’un type jugé dangereux par les militaires israéliens ou sur le point d’être transférés au Hezbollah libanais.

« Nombre de cadres du CERS avaient été recrutés, comme moi, après le baccalauréat, au vu de leurs notes dans les matières scientifiques et invités à poursuivre leurs études, en Syrie, puis à l’étranger, grâce à des bourses du CERS, pour devenir, par leur contribution à la modernisation des moyens militaires, des défenseurs de la Syrie, au même titre que les soldats, raconte un ancien responsable de branche dans le département 3000. À mes yeux, contribuer à doter mon pays de l’atout stratégique que constituent les armes chimiques, c’était le mettre à l’abri d’une attaque d’Israël, péril qui était présenté et, pour beaucoup de mes compatriotes, ressenti, comme récurrent en Syrie. C’était aussi lui permettre de négocier à peu près d’égal à égal avec Israël pour récupérer le Golan.

 Je savais qu’une guerre ne nous permettrait pas d’atteindre cet objectif. Je ne suis pas alaouite, je n’avais aucun attachement clanique au régime de Hafez al-Assad, mais je considérais le président assez bon manœuvrier pour obtenir cela d’Israël, dans le cadre, ou non, d’un accord de paix. Donc, travailler à la production d’armes chimiques stratégiques, et à un outil de dissuasion crédible, avec des avions et des missiles capables de délivrer nos munitions chimiques, ne me posait pas de problème particulier.

Les doutes, et les problèmes, ne sont arrivés que lorsqu’on nous a désigné les sept bases aériennes à équiper, et ordonné de concevoir des munitions au gaz miniaturisées. Les pistes des aéroports choisis n’étaient pas assez longues pour permettre le décollage des bombardiers Sukhoï 22 ou Mig 23 de notre aviation. Elles ne se prêtaient donc pas un usage stratégique des armes chimiques. L’une des bases n’abritait même que des hélicoptères. Une autre, celle de Soueïda au sud du pays, était si proche de la frontière que les Israéliens auraient pu la détruire à coups de canon, s’ils avaient constaté qu’elle devenait dangereuse pour eux. Doter ces bases de systèmes de stockage des précurseurs du sarin et de l’équipement nécessaire pour l’introduire dans les bombes ne tenait pas debout. Il n’y avait qu’une seule conclusion à tirer : le gouvernement voulait utiliser cette arme à l’intérieur. Donc contre une révolte potentielle. J’ai fait part de mes doutes à mon supérieur. J’ai aussi fait prévenir le chef des services de renseignements, Ali Mamluk, que nous avions reçu un ordre absurde. Ce que j’ignorais, c‘est que l’idée d’utiliser le sarin contre l’opposition venait de lui. »

Lorsque pour la première fois des armes chimiques ont été utilisées à l’intérieur du pays, à Kafar Takharim, en octobre 2012, les employés du CERS qui avaient manifesté des doutes, des réserves ou des réticences, et qui avaient tous été relevés de leurs fonctions, ont pensé qu’un scandale international allait éclater et que le régime allait être contraint, au moins, de s’expliquer et, peut-être, de renoncer à cette stratégie. Erreur. L’envergure des attaques était limitée, la majorité des premières victimes étaient des combattants de l’opposition armée. L’ampleur médiatique de l’affaire est restée modeste. Son retentissement diplomatique, dérisoire. Et Bachar al-Assad a compris qu’avec quelques précautions, dont il a fini, avec le temps et l’impunité, par s’affranchir, il pouvait persister dans sa décision de gazer ses opposants. Mais les témoins de la préméditation de son crime, surtout ceux qui avaient produit les armes et affiché leur désaccord, devenaient encombrants.

C’est à ce moment, en septembre 2012, qu’un des responsables du programme d’armement chimique, Bachar Hamwi, a été enlevé par les services de renseignements devant son bureau du CERS. « Depuis, il n’a donné aucun signe de vie, raconte un de ses anciens collègues. Mais les armes miniaturisées sur lesquelles il travaillait ont été réalisées et utilisées, après sa disparition, à de multiples reprises. Il n’est pas impossible qu’il soit, aujourd’hui encore, séquestré et contraint de continuer son travail en secret en échange de la sécurité de sa famille prise en otage. »

Des gaz de combat auraient été utilisés à près de 130 reprises

C’est à ce moment aussi qu’un autre cadre du Département 3000, qui avait été relevé de ses fonctions après avoir manifesté son désaccord avec les consignes du régime, a découvert sur Internet que son nom apparaissait dans des forums dénonçant les fabricants de gaz de combat et demandant leur élimination. « Au lieu de me liquider, explique-t-il aujourd’hui, le régime avait livré mon nom au public en espérant sans doute que je serais éliminé par l’opposition. J’ai compris alors qu’il valait mieux, pour ma famille et moi, que nous quittions le pays. J’avais des amis dans l’opposition, des parents dans le Golfe et en Europe. Je suis parti. »

Malgré quelques défections, le département des armes chimiques du CERS, qui ne dépend pas de l’armée, mais de la branche aviation des Mukhabarat, a continué à travailler à l’adaptation du sarin à un usage interne, à concevoir des munitions miniaturisées adaptées à cette besogne et à livrer le tout à l’aviation.

Jusqu’à 2008, les précurseurs des armes chimiques étaient stockés par deux unités des moukhabarat de l’aviation, l’unité 417 et l’unité 418. Après un accident, lié à la corruption d’un groupe de militaires qui avaient détourné une partie du budget affecté à la sécurité des stocks, un officier, Gaith Ali, et une vingtaine d’autres militaires ont été mutés.

Les unités ont été directement rattachées au CERS en devenant la « branche 450 » à laquelle le stockage des produits a été confié, divisé entre les branches 451 et 452. Le pouvoir pensait ainsi réduire le niveau de corruption très élevé qui affectait l’armée, mais dont le CERS était relativement épargné. La surveillance de l’institut responsable des armes chimiques et le secret autour de leur usage interne ont été encore accrus. Ancien responsable de l’armement chimique au sein de la 5e division de l’armée, le général Zaher al-Saket, qui a fait défection en avril 2013, a raconté ensuite à Al Jazeera que sa candidature pour le commandement de l’unité 451 avait ainsi été écartée au bénéfice du colonel Mohammad Ali Wannous, alaouite, donc jugé plus sûr qu’un sunnite. 

À partir de juillet 2011, alors que l’armée syrienne libre vient d’annoncer sa création, la branche 450 commence le remplissage des réservoirs installés sur les bases aériennes désignées et les unités d’hélicoptères reçoivent leurs premières grenades au sarin. Dès octobre 2012, alors que le soulèvement poursuit sa militarisation, l’usage « fortement présumé » de sarin par l’armée syrienne est signalé à Kafar Takharim et à Salqin, à 60 km à l’ouest d’Alep. Puis en novembre à Harasta, près de Damas, et en décembre à Homs. Selon le recensement des « Allégations d’emploi d’armes chimiques » établi par la DGSE et annexé à « L’évaluation nationale » du Quai d’Orsay d’avril dernier, des gaz de combat auraient été utilisés à près de cent trente reprises en Syrie, entre octobre 2012 et avril 2017, contre des cibles contrôlées par l’opposition. Qu’il s’agisse de positions tenues par des combattants ou d’objectifs civils.

Une vingtaine de ces recours aux gaz de combat ont eu lieu avant l’accord russo-américain sur la destruction des armes chimiques syriennes de septembre 2013 et l’adhésion de la Syrie, le même mois, à la Convention internationale sur l’interdiction des armes chimiques. Tous les autres ont eu lieu après. Ce qui confirme non seulement le mépris manifeste du droit, mais surtout le cynisme absolu du régime de Damas. Mépris et cynisme confortés par l’inaction de la communauté internationale, puis par le soutien militaire et diplomatique décisif de l’allié russe.

Selon le document compilé par la DGSE, les trois quarts des allégations d’usage d’armes chimiques par le régime syrien n’ont pas pu être « caractérisées avec une grande fiabilité par les services français », mais deux font apparaître de « fortes présomptions » d’usage du sarin, vingt-deux révèlent de « fortes présomptions de l’usage de chlore » et dans cinq cas : à Alep, à Jobar et à Saraqeb, en avril 2013, à Damas en août 2013, puis à Khan Cheikhoun le 4 avril 2017, « l’usage de sarin a été prouvé par la France ». Dans la même période, trois attaques à l’ypérite (gaz moutarde) à El Hassekeh, en juin 2015, à Marea, en août puis septembre 2015 ont été attribuées à l’organisation État islamique, qui a récupéré, notamment à Mossoul, de vieux stocks de gaz de combat de l’armée irakienne.

Au cours de l’une des attaques au sarin prouvées par les services français, à Saraqeb, un hélicoptère de l’armée syrienne a largué sur les quartiers situés à l’est de la ville trois grenades du même type. La première a explosé et libéré sa charge de gaz sans faire de victimes, la deuxième a fait un mort et une vingtaine de blessés. La troisième, qui n’a pas explosé, a été récupérée par les services français. Son analyse a démontré qu’elle contenait « un mélange solide et liquide d’environ 100 millilitres de sarin à une pureté estimée à 60 %. L’hexamine, le DF et un produit secondaire, le DIMP, ont également été identifiés » : la signature des chimistes du département 3 000. L’utilisation d’un hélicoptère, la nature des munitions, l’analyse des composés chimiques retrouvés désignaient clairement, sans doute possible, le régime syrien. La « ligne rouge » définie en août 2012 par Barack Obama était clairement transgressée. Déjà. Sans provoquer de réaction notoire. Quelques mois plus tard, le 21 août 2013, c’était le massacre de la Ghouta, qui a fait près de 1 400 morts et 5 000 blessés.

À suivre: le régime syrien a constitué son arsenal avec l'aide de plusieurs pays

Un témoignage à lire sur les attaques au gaz chimique sur des zones rebelles à l'est de Damas en 2013

Un témoignage à lire sur les attaques au gaz chimique sur des zones rebelles à l'est de Damas en 2013

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 05:41

Ras-le-bol de l' « affaire Ferrand », parlons enfin du projet.

 

Depuis maintenant deux semaines que le soupçon règne sur le député sortant, il devient de plus en plus difficile de parler du projet utile pour la France et les gens dans les 5 prochaines années.

 

C'est à la justice de donner quitus aux actes de Richard Ferrand ou de le condamner. Maintenant qu'une enquête préliminaire est lancée, à l'initiative du parquet de Brest, je souhaite qu'une confrontation démocratique saine puisse enfin avoir lieu entre les candidats à la députation sur la 6è circonscription du Finistère.

 

Avec Richard Ferrand et Macron, nous aurons la baisse des retraites via l'augmentation de la CSG, un SMIC qui ne permet pas de vivre dignement, le gel des salaires pour les fonctionnaires, la poursuite de la casse des services publics comme le projet de fermeture du bureau de Poste de Pont de Buis, 10 milliards d'euros en moins dans nos communes avec comme conséquence des suppressions d'emplois dans nos PME du bâtiment et des travaux publics, une casse du code du travail qui va encore plus précariser les plus fragiles et un super cadeau pour les millionnaires avec la baisse de l'impôt sur la fortune.

 

Avec ma candidature, nous pouvons aller vers la transition écologique, le droit à la santé pour tous, l'augmentation du pouvoir d'achat pour le plus grand nombre et la relance des services publics pour la cohésion sociale et l'attractivité des territoires. C'est finançable en s'attaquant à l'évasion fiscale et en mettant place une nouvelle fiscalité plus juste pour les gens et plus équitable pour les commerçants, artisans et les petites et moyennes entreprises en faisant payer les multinationales qui aujourd'hui, en jouant avec la loi, ne paient pas ce qu'elles devraient payer.

 

Au vu du parasitage des derniers jours dans la campagne, il me paraît indispensable d'organiser un débat public avec l'ensemble des candidats de la circonscription. Les médias ont été réactifs pour couvrir les allégations à propos de Monsieur Ferrand, je suis certain qu'ils peuvent être réactifs pour organiser un débat télévisuel, radiophonique et presse d'ici au premier tour de l'élection législative. Il en va de l'intérêt de notre République, décidément bien malade en ce moment.

 

En conséquence, j'invite mes concurrents et l'ensemble des électeurs de la circonscription à se joindre à ma demande.

 

Maxime PAUL

Candidat aux élections législatives

 

réunion du comité de soutien à Maxime Paul

réunion du comité de soutien à Maxime Paul

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2 juin 2017 5 02 /06 /juin /2017 05:36
De Quimper à Brest, la CGT organise le rallye des Bradés (Ouest-France, 1er juin)

Ouest-France

A Morlaix vendredi 2 juin vers 11h à la Maison du Peuple!  

La CGT du Finistère organise, ce jeudi et vendredi, le "rallye des Bradés" entre Quimper et Brest. Il s'agit de dénoncer la situation de l'emploi. Mais aussi de faire des propositions.

En 1977, la CGT lance le rallye des Bradés. "Les Bradés, c'étaient les personnes qui avaient perdu leur emploi" rappelle Anne-Véronique Roudaut, secrétaire générale de l'union départementale CGT.

En 2017, la situation a évolué. "Quarante ans après, les conflits portent davantage  sur les services publics qui ferment que sur l'emploi privé." 

Se voulant force de proposition, la CGT du Finistère estime que le développement des énergies renouvelables est une source d'emplois. "Mais il ne faut pas remettre en cause la réparation navale, par exemple."

Lancé jeudi à Ergué-Gabéric, devant un bureau de poste menacé, le rallye va parcourir le sud Finistère toute la journée. Après une halte à Carhaix, les participants reprendront la route vendredi en passant par Landerneau et Roscoff.

Un ultime rassemblement est prévu au port de Brest.

Le Finistère syndicaliste, journal de la CGT 29 - avril 2017

Le Finistère syndicaliste, journal de la CGT 29 - avril 2017

Le Finistère syndicaliste, journal de la CGT 29 - avril 2017

Le Finistère syndicaliste, journal de la CGT 29 - avril 2017

Le Finistère syndicaliste, journal de la CGT 29 - avril 2017

Le Finistère syndicaliste, journal de la CGT 29 - avril 2017

Le Finistère syndicaliste, journal de la CGT 29 - avril 2017

Le Finistère syndicaliste, journal de la CGT 29 - avril 2017

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 16:13
Parachutage: la candidate du Front National aux législatives dans la circonscription de Morlaix réside à ... Moëlan-sur-Mer

Les candidats "Oui la Bretagne" aux législatives (la liste de Christian Troadec) résidaient déjà hors de la circonscription, mais sur deux circonscriptions voisines... 

Avec Edith Roussel, la candidate du Front National, on fait encore mieux en matière de parachutage puisqu'elle confie dans sa tribune à Ouest-France aujourd'hui qu'elle réside à Moëlan-sur-Mer, soit à 2h de voiture de Morlaix (136 kilomètres).

On se disait aussi qu'on ne voyait pas trop le FN faire campagne et que nul ne connaissait sa candidate dans le coin.  

Nous espérons que les électeurs appliqueront "la préférence de circonscription" et la reconduite à la frontière des "étrangers" d'extrême-droite.  

Cela témoigne surtout que même si l'extrême-droite et le FN ont malheureusement des électeurs en Bretagne et dans le Finistère (quoique moins qu'ailleurs en France), son implantation militante laisse à désirer. On ne viendra pas s'en plaindre. 

Parachutage: la candidate du Front National aux législatives dans la circonscription de Morlaix réside à ... Moëlan-sur-Mer
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