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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 07:20
La CGT passe première organisation dans les TPE en Bretagne
La CGT passe première Organisation Syndicale en Bretagne
Merci aux camarades qui se sont mobilisé-e-s sur les secteurs de Morlaix et Landivisiau pour gagner le vote CGT
Même si le taux de participation reste très faible nous avons gagnés notre pari de GAGNER le vote CGT auprès des salarié-e-s des TPE
Bravo à toutes et à tous
Marc Corbel
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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 05:46

 

La tonne de maïs cotait 165€ en septembre 2020. Son prix est passé à 217€ le 17 mars, soit 1€ de plus que le blé qui sert à faire du pain. L’orge fourragère a suivi une trajectoire similaire, passant de 160 à 200€ la tonne entre Juillet 2020 et mars 2021. Du coup, le prix des aliments pour les volailles de chair et les poules pondeuses ont augmenté de 24,2 % en quelques mois. Et comme ils entrent pour 60 % en moyenne dans les coûts de production, la situation des éleveurs devient difficile.

Par Gérard Le Puill

 

Nous évoquions la semaine dernière les difficultés des éleveurs de bovins à viande, lesquels annoncent pour demain des manifestations à Lyon et Clermont-Ferrand. Ces difficultés sont imputables à des prix de marché plus bas que les années précédentes, alors que les coûts de production sont en hausse sensible. Dans les secteurs de la volaille et des porcs, on assiste depuis six mois à une hausse sensible du prix des aliments composés dans lesquels entrent aussi des tourteaux de soja importés dont le prix de la tonne est passé de 320 à 437€ en six mois.

Selon l’interprofession des volailles de chair, ces aliments composés représentent jusqu’à 65 % des coûts de production dans les élevages spécialisés. La hausse du prix de ces aliments a été de 24,2 % entre la fin de l’été 2020 et le mois de février 2021. Mais « l’Institut Technique de l’Aviculture (ITAVI) attend une hausse de +20 % au premier semestre 2021 sur différentes matières premières par rapport aux 6 premiers mois de 2020 ». De plus, une négociation annuelle très difficile sur les prix d’entrée en magasin vient de s’achever entre les transformateurs et les enseignes de la grande distribution. Elle aura aussi des conséquences défavorables pour les éleveurs qui subissent une hausse des coûts de production.

Qu’adviendra-t-il de l’accord de libre-échange Europe-Mercosur ?

Les éleveurs de volailles tiraient une autre sonnette d’alarme dans un texte publié le 9 mars dernier, dont voici l’extrait le plus révélateur : « La reprise des discussions sur un accord avec le Mercosur assombrit l’avenir de la filière volailles françaises, déjà en proie à une part importante de poulets importés sur le marché français. En effet, même dans un contexte atypique, 41 % des poulets consommés en France sont restés importés en 2020. Ils étaient 44 % en 2019 ».

Si les ménages ont cuisiné en 2020 davantage de poulets et autres volailles produites en France, la restauration en entreprise continue de privilégier les volailles importées dont beaucoup viennent de Pologne, mais aussi du Brésil dans le cadre d’un accord commercial datant de la fin du XXème siècle. On avait réduit les droits de douane sur importations de volailles dites « saumurées », que l’on fait passer depuis pour des produits semi-transformés, moyennant une adjonction de sel sur cette viande avant la congélation !

Si la France approuvait finalement l’accord de libre-échange signé en juin 2019 entre la Commission européenne et le Mercosur, les pays de l’Union importeraient 100.000 tonnes de viandes de volailles supplémentaires par an sans droits de douane. Les éleveurs français de volailles estiment que cela « mettrait en concurrence des filières ne respectant pas les mêmes exigences que la France. Il faut savoir qu’un tel accord anéantirait tous les efforts de la filière française pour mettre en place une montée en gamme : le prix du poulet importé deviendrait le prix de référence pour les opérateurs en Europe alors que les coûts de production brésiliens sont moitié moins élevés qu’en France ».

Ont-ils conscience de tout cela, les ministres et parlementaires qui veulent faire inscrire dans la Constitution que « la République garantit la préservation de la biodiversité, de l’environnement et lutte contre le dérèglement climatique » ? D’autant plus que l’on murmure que chef de l’État aimerait finalement signer l’accord de libre-échange avec le Mercosur après avoir déclaré qu’il ne le signerait pas « en l’état » ? Signer cet accord reviendrait à militer pour la déforestation en Amazonie afin d’accroître l’élevage au Brésil. Peut-on faire cela au titre d’« et en même temps » ? Tout cela pour tenter de vendre quelques avions et quelques milliers de voitures de marques françaises au Brésil !

La filière du foie gras durablement fragilisée

Pour revenir à la filière française de la volaille de chair, l’élevage des canards à foie gras a été durablement fragilisé par l’abattage précipité de quelque 2 millions de têtes durant l’hiver pour tenter d’éradiquer l’épidémie de grippe aviaire. Du coup, au-delà de la perte de revenu pour les éleveurs et pour les transformateurs, on prévoit pour 2021 une baisse sensible des volumes de volailles chair produits sous label rouge en France.

Concernant les volailles sous label, la fermeture des restaurants qui dure désormais depuis plus d’un an a réduit les débouchés. D’où l’inquiétude exprimée en ces termes par l’Interprofession de volailles de chair : « Aujourd’hui, les professionnels de la filière des volailles françaises sont très inquiets du manque de visibilité de ce secteur déterminant. Dans ce contexte, certains éleveurs vivent sous la menace de devoir abandonner leur activité, notamment dans les petites filières des canards, pintades, cailles et pigeons ».

Ainsi, la ruine menace dans un nombre croissant de filières qui assurent notre souveraineté alimentaire et la diversité de notre alimentation du fait des conséquences cumulées de la pandémie du coronavirus et de l’ultralibéralisme en économie.

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17 avril 2021 6 17 /04 /avril /2021 05:40

 

L’évolution de l’indice phare de la Bourse de Paris, le CAC 40, qui rend compte quotidiennement du changement de valeur des actions des quarante multinationales à base française parmi les plus importantes : BNP Paribas, Vinci, Renault, Pernod Ricard… en dit beaucoup sur la dérive actuelle du capitalisme tricolore.

Avec la crise économique, financière et sanitaire, on peut remarquer que nos géants du luxe, créateurs de bijoux, de parfums, de la bagagerie et de la mode de prestige : LVMH, le groupe de Bernard Arnault, Kering, celui de François Pinault, L’Oréal, de la famille Bettencourt, et enfin Hermès, la bande des quatre du luxe, tirent bien mieux leur épingle du jeu que les valeurs d’autres secteurs. En l’espace de seulement une année, de mars 2020 à mars 2021, le cours de l’action LVMH a progressé de 58,5 %, faisant de ce groupe la première capitalisation européenne, devant Nestlé. Si l’on classe les 40 sociétés du CAC selon la valeur boursière totale de leur capital, ces quatre groupes figurent parmi les huit premiers. Et si l’on additionne cette valeur boursière, elle équivaut à près du tiers de la capitalisation de toutes les sociétés cotées au CAC 40 (32,4 %, exactement). Il y a un peu plus de huit ans, au 1er janvier 2013, les valeurs du luxe ne représentaient que 6,6 % de l’indice. Si une bonne partie de l’humanité a dû faire des pieds et des mains pour se procurer un masque, si les hôpitaux ont été un peu partout saturés, les populations confinées, la rentabilité de la fine fleur du luxe et du dividende, elle, est restée totalement déconfinée, en pleine forme. On en arrive même à se demander si le CAC 40 n’est pas devenu l’indice du luxe.

Même la capitalisation de Total a du mal à suivre la cadence imposée, le géant pétrolier est passé de la première à la quatrième place et s’est même fait coiffer par Sanofi, le groupe pharmaceutique français, celui qui, en pleine pandémie, n’hésite pas à licencier nombre de ses chercheurs. Les valeurs industrielles et de la technologie, même celles des banques et sociétés financières, sont derrière et elles devant.

Comment expliquer un tel succès ? Sans aucun doute les investisseurs internationaux qui s’intéressent aux valeurs du CAC 40, fonds divers, spéculateurs en tout genre, considèrent-ils qu’en ce temps de croissance anémiée et de Covid-19, la clientèle internationale aisée des boutiques de luxe a davantage de moyens et d’opportunités de consommer que le « bon peuple » qui fait ses courses à Carrefour.

Notre monde capitaliste prend des allures d’Empire romain en pleine décadence. Il est temps que l’on change d’époque.

 

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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 08:00
Jacqueline Héré

Jacqueline Héré

Jacqueline Heré est adjointe au maire à Brest, adjointe de quartier à Bellevue depuis plusieurs mandats. Elle fait partie du groupe des 8 élus communistes à Brest.

Elle sera candidate sur une liste de rassemblement avec le PS et la majorité départementale aux élections départementales du 20 et 27 juin dans le canton de Brest-1.

Retraitée des Finances Publiques, c'est une figure très connue et appréciée à Brest, notamment pour son sens de l'Humain et sa présence quotidienne auprès des habitants.

Nulle doute qu'au Conseil Départemental elle continuera à faire du social et de la consultation des habitants une priorité.

 

"Mes priorités, les liens avec les habitants, les démarches participatives ,la jeunesse:

Je suis adjointe en charge du quartier de Bellevue depuis de nombreuses années, chargée de la coordination de l’activité municipale avec une vision territoriale du quartier, faire le lien avec les habitants, les élus thématiques et les services, faire le lien avec les associations, les écoles, la Police …

Au titre d’adjointe de quartier j’ai la responsabilité du Projet Éducatif et Citoyen, du Conseil de quartier, de la cellule de veille en lien avec la Police, les médiateurs, Brest Métropole habitat (logements sociaux)..

Bellevue c’est un quartier de 17 000 Habitants C’est le plus gros quartier du Finistère classé en quartier politique de la ville. C’est un quartier avec 6 écoles publiques, 4 écoles dans le REP de même que le collège. Une concentration importante des habitants au m2, le quartier le plus vert de la ville avec 25% d’espaces verts.

C’est le plus gros quartier du Finistère classé en quartier prioritaire qui va bénéficier d’une transformation importante dans les 10 ans à venir dans le cadre de l’Opération de renouvellement urbain, de l’arrivée du TRAM, de l’évolution du cœur de Campus.

Un quartier dont une partie de sa population est loin des réseaux sociaux. Certains habitants des logements sociaux ont bénéficié de l’opération Internet Habitat Social (mise à disposition d’ordinateurs et de MODEM ainsi que de connections au moindre coût en lien avec numéricable, des formations)

Le quartier c’est aussi un partenariat important de toutes les forces vives depuis de nombreuses années, c’est ce partenariat fort qui a permis d’éviter une dégradation.

Quant à la participation, elle a évolué au fil du temps, des visites de quartier, des rencontres avec les habitants à leur demande ou sur les sujets sur l’espace public, sur les projets de quartier. (Concertations souvent longues qui demandent plusieurs rencontres, globalement des habitants très satisfaits) .

Avec l’arrivée de l’opération de renouvellement : de nouvelles formes de concertation ont été proposées :

des rencontres sur les marchés, (nous imaginons aussi de faire cette concertation sur d’autres lieux publics fréquentés), des diagnostics en marchant (y compris certaines avec des jeunes ), des questionnaires, du travail en ateliers (chaque personne autour de la table peut donner son avis et apprendre à écouter l’autre), des rencontres avec les professions médicales et les commerçants, des expositions.

Ces nouvelles formes de participations ont également mis en application pour le TRAM.

Et continueront à être appliquées dans le cadre du renouvellement puisque d’une phase de propositions, nous allons passer en phase opérationnelle à partir des propositions de habitants .

Maintenant une de mes priorités est sur ce que j’appellerai le « aller vers »:

- aller au plus près des habitants, au bas des tours pour les amener à participer à la vie du quartier

- aller vers la jeunesse en leur proposant des actions hors les murs

Reste maintenant un nouvel élément à prendre en compte les conséquences de la crise sanitaire et ses impacts sur la population et sur notre territoire.

Le Département, collectivité des solidarités, est un outil indispensable pour réduire l'impact de la crise économique et sociale liée à la crise sanitaire, et pour corriger les inégalités, donner à toutes et tous leurs chances". 

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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 07:59
Qui êtes-vous? Maryse Rousseau: candidate présentée par le PCF dans le canton de Pont L'Abbé dans le cadre d'une liste de rassemblement de la gauche
Maryse Rousseau et Denis Golberg, dirigeant communiste en Afrique du Sud, compagnon de la lutte anti-Apartheid et de Nelson Mandela - C'était à l'occasion d'un voyage il y a quelques années

Maryse Rousseau et Denis Golberg, dirigeant communiste en Afrique du Sud, compagnon de la lutte anti-Apartheid et de Nelson Mandela - C'était à l'occasion d'un voyage il y a quelques années

"Accepter d'être candidate est pour moi un acte citoyen et politique....rien de plus. Je remercie tous les camarades qui m'ont fait confiance durant toutes ces années de militantisme".  

Maryse Rousseau, candidate présentée par le PCF à Pont L'Abbé, Pays Bigouden, aux élections départementales du 20 et 27 juin, sur une liste commune avec le PS.

" Maryse Tirilly née le 30/04/1958.

"Déjà un signe, je ne souhaitais pas que ma mère travaille un 1er mai !. J'ai travaillé en saison dans les usines de poissons des mes 16 ans.

À 19 ans j'ai commencé à travailler à la mutualité Française, vu les conditions de travail et le non respect des salariés, j'ai créé le syndicat CGT en 1981, à l'époque le secrétaire de l'UL " Marcel Souron" m'avait dit : tu ne vas pas faire long feu ! Au fil des fusions j'ai terminé mon mandat syndical professionnel comme déléguée syndicale centrale à harmonie mutuelle. Mes 10 dernières années j'étais entre Paris et Plomeur toutes les semaines. J'étais détachée à 100%, plus de 5000 salariés.

Je suis retraitée ( en inactivité professionnelle, comme dirait mon grand ami Jacques Rannou) depuis le 1 er mai 2018.

Cette année, j'entame mes 30 années comme administrateure CGT au service des assurés sociaux et notamment à la branche famille, j'ai été élue en 2018 vice présidente en charge de l'action sociale.

J'ai également milité contre le régime d'apartheid avec mon amie Jacqueline Derens, secrétaire nationale de la Rencontre Nationale Contre l'apartheid.

Je suis veuve et j'ai une fille, Elsa, qui va avoir 36 ans".

Maryse Rousseau aura pour suppléante, également présentée par le PCF, Jacqueline Braire, du Guilvinec, déléguée syndicale S.M.I.C.T. - C.G.T. pendant la carrière professionnelle (syndicat des médecins, ingénieurs,  cadres et techniciens ), Infirmière retraitée,  puis cadre de soins et ensuite cadre supérieure de santé jusqu'en 2004, ayant participé à la réserve sanitaire de 2004 à 2010, membre du comité de défense du SMUR et des urgences de Pont-l'Abbé.

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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 05:53
Source: Alternatives économiques

Source: Alternatives économiques

"Nos milliardaires sont les plus riches d’Europe ! Ils totalisent la somme de 354,3 milliards d’euros. Malgré ces chiffres insolents, le Président de la République, M Macron, dit que la France est le pays qui exerce la plus forte pression fiscale... Apparemment y'a des trous dans la raquette...en tout cas, nous on paye nos impôts, en France".

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député communiste du Nord

 

***

En 2017 le monde comptait 2158 milliardaires en dollars, en 2020 ils sont 31 de plus pour atteindre 2189. La fortune de ces milliardaires a connu une hausse de leur richesse de 24% entre avril et juillet 2020 pour constituer un total de 10200 milliards de dollars.

Les 25 plus riches ont vu leur richesse augmenter de 255 milliards de dollars entre mi-mars et fin mai 2020.

Le contraste est saisissant : ceux qui sont déjà riches s’enrichissent quand les pauvres s’appauvrissent. Les entreprises licencient à tour de bras pendant que les actionnaires continueront de percevoir leurs dividendes auprès de nombreuses sociétés, démontant ainsi que la financiarisation de l’économie phagocyte l’économie réelle au profit de quelques-uns.

Comment, dans ce contexte, comprendre et accepter que le gouvernement continue de verser des aides diverses et variées à des entreprises sans exiger la moindre contrepartie en terme d’emplois, de formation ou d’investissement ?

Sans une inflexion radicale de ces politiques, ceux qui vont payer la facture de la crise sanitaire sont ceux qui n’en peuvent déjà plus, les premiers de corvée. Vont-ils se laisser faire ? les ingrédients d’une explosion sociale sont déjà réunis.

***

Lire aussi:

Une quarantaine de milliardaires français totalisent 510 milliards de dollars contre 277 milliards en 2020: et pendant ce temps, 12 millions de personnes sous le seuil de pauvreté en France - Fabien Roussel, 6 avril

Comment la France est devenue vice-championne du monde de l’engraissage de milliardaires - Clothilde Mathieu, L'Humanité, 15 octobre 2020

 

Comment la France est devenue vice-championne du monde de l’engraissage de milliardaires 
Jeudi 15 Octobre 2020 - L'Humanité

Emmanuel Macron voulait plus de milliardaires en France... et les réformes payent ! Dans l’Hexagone, les plus riches s'enrichissent toujours plus et toujours plus vite. Sans contribuer à l’économie. « Un pognon de dingue » que révèlent deux rapports sur la fiscalité du capital en France et les milliardaires dans le monde. Démonstration.

 

La France : un eldorado pour les plus riches. En dix ans, la fortune des milliardaires français a tout simplement quintuplé. D’après le rapport annuel UBS-PwC, ceux-ci ont vu leur fortune augmenter de 439 % en dix ans, soit la deuxième meilleure performance mondiale (voir infographie) ! Les avoirs de Bernard Arnault, le champion de nos milliardaires nationaux, sont ainsi passés de 14,5 à 88 milliards d’euros entre 2010 et 2020, ceux des Bettencourt, mère puis fille, de 10 à 66 milliards. Enfin la palme revient à François Pinault, qui n’émargeait qu’à 943 millions d’euros en 2009 et qui est aujourd’hui à la tête de pas moins de 44 milliards d’euros ! Des montants qui devraient inciter les gouvernements à soumettre les riches, qui dépassent de beaucoup le petit cercle des milliardaires, à davantage de solidarité nationale.

 

Dividendes : + 60 % engrangés en 2018

Or, c’est tout le contraire qui se produit : la fiscalité des riches est de plus en plus « favorable ». Après Nicolas Sarkozy, Emmanuel Macron a immédiatement enfilé son costume de président des riches, avec la transformation de l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) en simple impôt sur la fortune immobilière (IFI) et la création d’un prélèvement forfaitaire unique (PFU ou flat tax) de 30 % sur les revenus du capital. Une politique fiscale cousue main pour les premiers de cordée, visant à alléger leur fiscalité de 5 milliards d’euros pour faire ruisseler ces richesses dans l’économie réelle et favoriser in fine la croissance et l’emploi.

Résultat, en seulement un an, les versements aux actionnaires ont augmenté de 9 milliards pour atteindre 23,2 milliards en 2018, en hausse de 60 %, dont les deux tiers versés à seulement 0,1 % des foyers fiscaux. Ainsi, 1 500 foyers ont enregistré une hausse de plus de 1 million d’euros de leurs dividendes, entre 2017 et 2018. Et la tendance devrait se poursuivre, explique le rapport du comité d’évaluation de la réforme de la fiscalité du capital, chapoté par France Stratégie. Puisque, en 2019, l’augmentation devrait être de l’ordre de 3 milliards d’euros.

Non, ça ne « ruisselle » pas

Or, explique l’économiste Thomas Piketty, cette augmentation des fortunes ne serait en rien dû à « de la création de richesses nouvelles », mais le résultat « de comportements d’optimisation fiscale » des hauts cadres ayant, au travers de la réforme du capital, trouvé un moyen d’échapper à l’impôt sur le revenu.

En revanche, l’organisme rattaché aux services du premier ministre botte en touche pour chiffrer l’effet des réformes fiscales sur l’investissement dans les PME. Mais, dans leur avis, les rapporteurs relèvent toutefois « qu’aucune étude empirique n’a pu, jusqu’à présent, mettre en évidence d’effets marqués à court-moyen terme sur l’investissement des entreprises ». L’étude dit en revanche avoir assez de recul pour affirmer que l’augmentation de la taxation des capitaux sous le gouvernement Hollande n’avait pas eu d’effet significatif sur l’investissement. Un sacré désaveu pour la politique de l’offre.

Dans le rapport de France Stratégie, une enquête réalisée auprès des grandes banques et des gérants de grands portefeuilles montre également qu’un tiers d’entre eux disent constater un moindre investissement dans les PME. C’est pourtant l’excuse maintes fois rabâchée pour alléger la fiscalité des riches, qui en réalité sont bien les seuls à en profiter.

Dividendes. Macron fait le bonheur des ultra-riches
Vendredi 9 Octobre 2020 - L'HUMANITE

La fiscalité mise en place depuis 2017 a fait exploser les revenus du capital des 0,1 % les plus riches.

Voilà une étude qui pourrait hâter la disparition de France Stratégie au profit du nouvellement créé commissariat au Plan, confié à François Bayrou, sans doute plus fidèle au pouvoir macronien. L’organisme placé auprès du premier ministre pour « évaluer, anticiper, débattre et proposer » les politiques publiques a publié ce jeudi un rapport qui démontre, s’il fallait encore une preuve, que la politique fiscale mise en place par Emmanuel Macron depuis le début de son quinquennat est au service des foyers fiscaux les plus riches, qui en ont bien profité.

Examiné dans le rapport publié ce jeudi, l’effet miroir entre les réformes fiscales de 2013 (« barémisation » des prélèvements sur les revenus du capital, instaurant une plus grande progressivité de l’impôt) et de 2017 (fin de l’ISF et mise en place du prélèvement forfaitaire unique – PFU –, ou flat tax, capant les prélèvements sur les revenus du capital) fait particulièrement mal au pouvoir en place. La note démontre qu’à la forte baisse de distribution de dividendes (de 22 milliards en 2012 à 13 milliards en 2013) sous Hollande a succédé une explosion de ces versements sous Macron : + 14 milliards d’euros en 2017, + 23 milliards en 2018. Or, deux tiers de ces dividendes ont été captés par les 0,1 % des plus riches et un tiers par les 0,01 % d’ultra-riches. Avant 2017, ces plus aisés étaient certes déjà bien servis en revenus financiers, mais dans une moindre proportion : la moitié des dividendes étaient concentrés sur les 0,1 % et un « petit » quart sur les 0,01 %.

« Plusieurs éléments laissent clairement penser que la forte hausse des dividendes reçus par les ménages en 2018 est en partie causée par la réforme du PFU, même si cet effet causal n’est pas encore scientifiquement et formellement établi », indique France Stratégie. Autre élément à charge contre l’actuelle politique fiscale, le rapport « n’observe aucun effet significatif » de la flat tax « sur l’investissement de ces entreprises », tout comme aucun effet négatif significatif n’avait été établi sur l’investissement après la réforme de 2013. La transformation de l’impôt sur la fortune (ISF) en impôt sur la fortune immobilière (IFI), laissant ainsi de côté les revenus du capital financier, ainsi que la création de la flat tax, reposait pourtant sur cet argument d’investissement des plus riches dans l’économie réelle et son effet induit, le fameux ruissellement. « Les levées de fonds de capital-investissement auprès des investisseurs particuliers plafonnent depuis 2016, après une forte progression de 2010 à 2016 », note ainsi froidement France Stratégie.

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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 05:50
Action des Sans-papiers à Rennes - Communiqué des communistes d'Ille-et-Vilaine
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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 05:47
Les sénateurs communistes parviennent à remettre à l'ordre du jour du Sénat le CETA: une victoire d'étape contre le déni démocratique et le scandale social et écologique des traités de libre-échange
Les sénateurs communistes parviennent à remettre à l'ordre du jour du Sénat le CETA: une victoire d'étape contre le déni démocratique et le scandale social et écologique des traités de libre-échange
✅ Victoire pour les Sénateurs Communistes Républicains Citoyens et Écologistes

👉 Notre résolution invitant le Gouvernement à inscrire à l’ordre du jour du #Sénat, le #CETA a été adopté à l’unanimité (moins une trentaine d’abstention).

✅ La bataille contre le déni démocratique et contre ce traité continue ! ✊
 
Par le vote de notre proposition de résolution, le Sénat exige l’examen du projet de loi de ratification du CETA

Le Sénat a adopté la proposition de résolution du groupe Communiste Citoyen, Républicain et Ecologiste demandant au Gouvernement de poursuivre le processus de ratification du CETA, en inscrivant le projet de loi de ratification à l’ordre du jour de la Haute Assemblée.

En effet, alors que le 23 juillet 2019, l’Assemblée nationale a adopté en urgence, le projet de loi de ratification, près de deux ans plus tard, et quatre ans après la signature de cet accord de libre-échange, au terme d’opaques négociations, ce texte n'est toujours pas soumis au vote du Sénat. Malgré de multiples interpellations, le gouvernement n’a pas à ce jour, apporté de réponses satisfaisantes.

Il ne s’agissait pas pour les parlementaires du groupe CRCE, à ce stade, de se prononcer pour ou contre le CETA, mais de faire respecter la Constitution et mettre fin au déni démocratique que constitue l’application provisoire de ce traité sans vote des parlements nationaux.

Cela est d’autant plus fondamental que cet accord s’inscrit dans la lignée d’une libéralisation effrénée des échanges, qui se traduit en délocalisations industrielles massives, et en dépendance accrue de notre pays dans des secteurs essentiels comme la pharmacie et le médicament ou le numérique.
Alors que le modèle d’une économie mondiale ultra libéralisée est remis en cause par la pandémie actuelle, l’application d’un tel traité sans ratification ni évaluation n’est plus admissible.
Face à ce vote important, le gouvernement doit, sans délai, inscrire à l’ordre du jour du Sénat, ce projet de ratification du CETA
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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 05:40

 

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16 avril 2021 5 16 /04 /avril /2021 05:36

Des deux côtés de l’Atlantique, des dirigeants essaient de créer des illusions sur les plans de relance adoptés.

À Washington, le FMI tresse une couronne de laurier au plan de relance de Joe Biden d’un montant de 1 600 milliards d’euros, annonçant qu’il aura « des retombées positives sur le reste de l’économie mondiale », grâce au renforcement de la demande américaine qu’il devrait permettre. Un bonus de 2 500 milliards d’euros à ce plan est même annoncé. L’économie européenne va-t-elle profiter de cette manne ? En réalité, ce plan risque plutôt de doper les exportations des groupes cotés à Wall Street vers notre continent en raison de son double effet : il s’accompagne d’une hausse des taux d’intérêt afin d’attirer des capitaux étrangers, et il incite les taux européens à ne pas être en reste, ce qui va compliquer la relance sur le Vieux Continent ; il s’accompagne d’une baisse du cours du dollar. Le billet vert, qui valait 0,919 euro à fin mars, est aujourd’hui tombé à 0,847 euro. Si les exportations européennes sont de ce fait plus chères, celles des États-Unis vont l’être moins. De son côté, le plan européen de relance est plus modeste, il s’élève à 750 milliards d’euros financés par des emprunts contractés par la Commission européenne et il s’ajoute aux plans nationaux. Il y a déjà une première différence : les emprunts européens, les nationaux et celui de laCommission, sont contractés auprès des marchés financiers alors que celui de l’administration Biden va être pour l’essentiel financé par la banque fédérale des États-Unis, la Fed, à des taux d’intérêt plus faibles. De fait, le plan Biden va coûter moins cher et sera relativement moins incitatif à rechercher de la rentabilité financière.

Mais, pour l’un comme pour l’autre de ces plans, se pose la question de leur efficacité réelle en termes de croissance et d’emploi. Certes, les montants sont tels qu’ils devraient avoir quelques effets, mais l’on peut craindre que, pour une part non négligeable, ces fonds soient recaptés par les multinationales, les états-uniennes comme les européennes, qu’ils aillent grossir leurs énormes trésoreries déjà accumulées et qu’ils servent à spéculer.

La situation actuelle renforce la crédibilité de ce dangereux scénario : alors que la croissance se traîne des deux côtés de l’Atlantique, que l’emploi est aux oubliettes, les marchés boursiers battent des records, la finance se porte bien mieux que les effectifs. Tant et si bien que chacun de ces plans, et plus particulièrement l’européen, va faire grossir le soufflé spéculatif, au risque, à terme, de le faire s’effondrer.

 

 

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