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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 07:22
Appel commun pour l'interdiction de la manifestation d'extrême-droite radicale prévue à Scrignac le 21 avril 2018
Appel commun pour l'interdiction de la manifestation d'extrême-droite radicale prévue à Scrignac le 21 avril 2018 
 
Nous, partis politiques de gauche, syndicats et associations défendant le progrès humain, la démocratie, refusant le racisme et le fascisme, nous demandons à la préfecture du Finistère et à l'Etat d'interdire le rassemblement de l'extrême-droite radicale prévu à Scrignac sous le mot d'ordre "Communistes assassins". 
 
Les organisations et individus qui pourraient participer à ce rassemblement sont extrêmement dangereux pour notre démocratie, s'illustrant très régulièrement par des menaces sur les réseaux sociaux, un discours d'intimidation guerrier, une apologie de la collaboration armée et du nazisme.   
 
Autoriser ce rassemblement serait irresponsable car nous savons bien le péril que représentent ces groupuscules très actifs sur internet et dans les manifestations racistes dans un contexte de montée des idées de haine, révisionnistes et d'extrême-droite en France et partout en Europe. 
 
Cela signifierait accepter que l'on salisse les hommes de la Résistance en en faisant une bande d'assassins et que l'on voue un culte aux anciens collaborateurs. 
 
La violence raciste et fasciste n'a pas sa place en Bretagne. Il faut refuser l'intimidation de la commune de Scrignac et de sa région, hauts lieux de la Résistance, qui gardent déjà un douloureux souvenirs des crimes commis par l'occupant et ses complices.
 
Sachant que les démocrates, les progressistes et antifascistes ne sauront tolérer un tel rassemblement, il faut interdire, Monsieur le Préfet Lelarge, cette manifestation de l'extrême-droite radicale.  
 
Les signataires de l'appel:
 
Parti Communiste Français, Parti Socialiste, Générations groupe local 4ème circonscription, France Insoumise, Ensemble, NPA, EELV 29
 
CGT, CGT Educ Action, CGT enseignement privé, FSU, Solidaires, FIDL 
 
Ligue Des droits de l'Homme, Arac, Les Utopistes en action, CVA 22
 
 
 
 
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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 07:22
Les néo-nazis et les identitaires autorisés à crier leur haine raciste et anti-humaniste à Scrignac: En Marche arrière, la République met les voiles et prend Lelarge

En Marche arrière, la République met les voiles et prend Lelarge...

Les néo-nazis qui défilent à Scrignac un 21 avril, cela ne pose pas de problème au préfet Lelarge et au gouvernement.

"Ils ne viendront peut-être pas", a t-on osé nous dire à la préfecture, "ou ils ne seront qu'une cinquantaine".  

"Ils ne posent pas de problème d'ordre public. Ils n'ont pas demandé l'autorisation de la manif, mais c'est pas grave".

"C'est la liberté du droit de manifester".

"Vous l'extrême-gauche, on connaît votre discours...": on lui a rappelé que le PCF n'était pas d'extrême-gauche mais le cœur de la gauche, que le PS et Générations signaient aussi l'appel. Que les militants communistes pendant la seconde guerre mondiale avaient été au premier rang, des dizaines de milliers le payant de leur vie, pour se battre pour le retour de la République et de la liberté.   

"Cela fait des décennies qu'ils défilent sous le mot d'ordre "communistes assassins", rien de nouveau sous le soleil".

Nous sommes atterrés par cette complaisance de l'Etat vis-à-vis de groupes racistes, révisionnistes, fascistes dangereux dont des individus profèrent des menaces tout à fait explicites sur des personnes qui ne partagent pas leurs idées racistes et fascistes. 

Rappelons qu'il y a un mois une manifestation de solidarité avec Afrin dénonçant l'agression des forces progressistes kurdes par Erdogan et ses supplétifs islamistes avait été interdite à Morlaix. Deux poids, deux mesures...

Nous avons dit au directeur de cabinet du préfet que le gouvernement et l'Etat assumeront toute la responsabilité des conséquences que pourra avoir cette manifestation, et de cette première victoire (la banalisation) pour les fachos. 

Même complaisance coupable vis-à-vis des sites néo-nazis qui peuvent déverser leur haine raciste, antisémite, antirépublicaine à longueur de journée avec des gens qui mettent des commentaires ignobles et qui peuvent déverser la saloperie qu'ils ont dans le cerveau et les tripes sans aucun souci. Un mois et demi que le site Démocratie.participative.biz a fait l'apologie de génocide des juifs dans un article ciblant la présidente du musée de la résistance nationale, Lucienne Nayet, et malgré notre rencontre avec le représentant de l'état, les nombreuses plaintes, adresses au procureur de la république, ce site est toujours en place. 

A croire que l'extrême-droite radicale ne dérange pas tant que ça le pouvoir. 

Le Télégramme, 19 avril 2018:

Les nationalistes bretons appellent à un rassemblement samedi

Plusieurs mouvements nationalistes bretons appellent à un rassemblement, samedi, à Scrignac, en réaction à la profanation de la tombe de l’abbé Perrot, fin mars. Le Parti communiste et plusieurs organisations de gauche demandent l’interdiction de cette manifestation.

 

Durant le week-end de Pâques, la tombe de l’abbé Perrot, située près de la chapelle Koat Keo, à Scrignac (29), a été profanée. La croix celtique qui surmontait la sépulture a été cassée et des tags à la peinture rouge avaient été inscrits sur la pierre tombale. L’abbé Perrot, rappelons-le, a été tué par Jean Thépaut, un résistant communiste de Scaër, le 12 octobre 1943, pour avoir collaboré avec les nazis. Et pour ses accointances avec les responsables des mouvements nationalistes bretons les plus radicaux.

 

« Communistes assassins »

 

Plusieurs mouvements nationalistes bretons d’extrême droite (Yaouankiz Breizh, Adsav et les Identitaires notamment) ont appelé à un rassemblement, samedi, à 18 h, à Scrignac sur la tombe de l’abbé Perrot, sous le mot d’ordre de « communistes assassins ».

Pierre Laurent, secrétaire national du PCF et sénateur, s’en est ému et a interpellé par écrit, le ministre de l’Intérieur au sujet de cette manifestation. Il demande que ce rassemblement soit interdit. « Ces groupes comptent dans leurs rangs des antidémocrates et des extrémistes violents qui ont déjà sévi à plusieurs reprises (…) en s’attaquant à des militants et citoyens de gauche.

 

Ils profèrent, pour certains d’entre eux, des menaces de mort sur les réseaux sociaux et cultivent la nostalgie du nazisme. Il y a un risque réel que ces personnes s’attaquent à des biens et/ou à des personnes à Scrignac, explicitement désignée par eux comme une commune indigne car encore sous influence communiste depuis la Résistance. Cela peut donc générer des troubles graves à l’ordre public ».

 

La gauche demande l’interdiction

 

Le Parti communiste finistérien a entamé des démarches auprès de la préfecture pour que la manifestation soit interdite, comme 11 syndicats et partis politiques de gauche dont le PS, Génération-s, la France Insoumise, le NPA, la CGT, la FSU, Solidaires, FIDL et la Ligue des Droits de l’Homme. « Nous affirmons que ceux que les fachos appellent des assassins, les militants communistes sous l’Occupation, étaient simplement des patriotes qui ont donné leur vie pour libérer la France du joug de l’envahisseur nazi et de l’extrême droite raciste et réactionnaire », souligne, dans un communiqué, Ismaël Dupont secrétaire du PCF finistérien.

 

« Pas de menace à l’ordre public » selon le préfet

 

Pour sa part, le préfet du Finistère « estime qu’il n’y a pas de menace avérée à l’ordre public ». Il dit « suivre la situation avec attention » et « prendra les mesures adéquates si nécessaire ». Par ailleurs, aucune déclaration de manifestation n’a, à ce jour, été déposée auprès de la mairie de Scrignac.


 

Article dans le Poher, mercredi 18 avril 2018

Article dans le Poher, mercredi 18 avril 2018

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 07:20
Communistes et cégétistes: des terroristes, des preneurs d'otage, des privilégiés: C'est Clerc comme de l'eau de roche. Quand le Télégramme marche dans les pas du Figaro et de Valeurs actuelles

La bêtise de Christine Clerc n'est pas insondable, elle est limpide, elle saute aux yeux. 

Clerc comme de l'eau de roche...  

Dans son petit monde permanenté, de mamies à toutou, un spectre hante les beaux quartiers: le rouge, le syndicaliste furibard, le communiste au couteau entre les dents. 

Tous les samedi, Madame Clerc, ancienne de "L'express", du "Point", de "Elle"', de "Valeurs actuelles", qui a fait sa scolarité chez les Dominicaines du Havre avant de faire Sciences Po, nous fait la messe. 

Non, ma fille, tu n'épouseras pas un communiste: ils puent, ils sont dangereux, malpolis, et ils troublent le sommeil des bourgeois. 

Oh, rassurez-vous, elle n'est pas seule au "Télégramme de Brest", qui retrouve dans ses pages nationales les belles couleurs pétainistes qu'il avait aux temps de l'occupation, à qualifier les rouges de terroristes, de preneurs d'otage, d'empêcheurs de "Travail, famille, patrie" en rond: Hubert Coudurier et Henry Lauret, Anna Cabana font le job, avec avec peut-être moins de délicieuse bonne conscience de bourgeoise versaillaise envoyant les pétroleuses au bagne ou au poteau que mamie Clerc, qui a 76 ans pourrait raccrocher avec l'analyse politique, ce ne serait pas une perte irréparable pour le journalisme. 

C'est vrai qu'il y a sans doute pire que "Le Télégramme de Brest" dans la presse régionale.

Il y a plus indigent, plus décalqué des dépêches AFP, plus propre à alimenter le vote FN.  

Ce journal a encore un traitement sérieux de l'actualité locale, l'actualité régionale étant malheureusement sous la coupe des lobbies du patronat et de la FNSEA, de l'institut de Locarn et des petits amis d'Hubert Coudurier: un journal où l'on laisse à un des banquiers les mieux payés de France, Jean-Pierre Denis, le patron du Crédit Mutuel Arkéa (1,6 millions d'euros par an), le soin, non seulement de rédiger les pages économiques sur la crise au Crédit Mutuel, en empêchant que s'exprime toute voix divergente, mais aussi celui de commenter en mode hagiographique le discours de Macron sur le lien abîmé entre l'Eglise et l'Etat.

Nous avons envoyé deux rappels pour un droit de réponse au brûlot de Thierry Wolton et Christine Clerc associant dans un lien de filiation les deux figures du mal absolu de l'éditorialiste et de l'essayiste révisionniste* de droite, Thierry Wolton: le communisme et l'islamisme.  

Voir le Chiffon Rouge, car vous n'aurez pas pu lire cette tribune en forme de droit de réponse dans le "Télégramme".

Ils calomnient, ils insultent, ils falsifient la vérité, mais il est hors de question de donner la parole à l'adversaire.   

Le communisme a fait le lit de l'islamisme - quand le Télégramme relaie l'hystérie anti-communiste de Monsieur Thierry Wolton (12 avril 2018)

Deux jours après, Christine Clerc récidive avec un édito au titre charmant "Dany, réveille-toi!". Christine Clerc crédite Daniel Cohn-Bendit, l'ancien gauchiste, d'une certaine continuité dans sa mutation libérale qui le pousse à soutenir aujourd'hui Emmanuel Macron, la haine des "crapules staliniennes". 

Je veux donner la parole à Christine, c'est savoureux, et le militant communiste apprend qu'il a décidément beaucoup d'amis, tous ceux qui résistent aux politiques capitalistes, de dérégulation:

"Seulement, on l'a oublié: tout autant qu'au pouvoir gaulliste, Dany s'attaquait à ce qu'il appelait les "crapules staliniennes". Celles-ci auraient-elles disparu? A la SNCF, où la CGT joue sa dernière carte (Ben voyons, le premier syndicat de France, le seul qui permet de tenir la dragée haute aux politiques de droite des gouvernements UMP, socialistes, macronistes, serait aux bords de l'agonie...), comme à Tolbiac où des militants veulent, par la violence, "se réapproprier la fac et les moyen,s de production de l'éducation", on dirait qu'elles cherchent à nouveau à imposer leur loi. On attend un nouveau Dany pour leur répliquer d'une voix forte".       

Un Dany du côté des patrons et des CRS, mais qui aurait 18 ans plutôt que l'âge de Christine Clerc. Une pop star étudiante de droite, en somme... Et bien, cherche bien Christine...

Aujourd'hui, 21 avril 2018, Christine aurait pu écrire sur le triste anniversaire des 16 ans de la première accession du FN au second tour des Présidentielles, 57 ans après la chute du régime de Vichy, qui coïncide avec une manifestation néo-nazie autorisée par l'Etat à Scrignac, un haut lieu de la Résistance (1943-1944). 

Mais notre grande prêcheuse des beaux quartiers a d'autres priorités. L'ennemi, cela reste la CGT et les communistes, auteurs de "dénis de démocratie", contrairement à Macron qui gouverne par ordonnances, muselle le Parlement, et élu par 17% des français au premier tour, impose une politique ultra-libérale rejetée par une majorité de la population. 

Où l'on apprend, c'est savoureux, que les cocos ont eu aussi leurs milliardaires, décidés à bloquer le pays contrairement à ceux, bien plus philanthropes, que fréquente Christine Clerc. 

"Avec 10% d'encartés à la SNCF et EDF" se vantait le "milliardaire communiste" Jean-Baptiste Doumeng, "je bloque le pays"! C'était dans les années Mitterrand, quand le président socialiste semblait pourtant avoir réussi son pari: "Plumer la volaille communiste". Un tel cynisme semble se perpétuer au terme de la première année de Macron". 

Le cynisme de Mitterrand, le cynisme de Macron? Pensez-vous, non ! Le cynisme des grévistes, des gens qui font exprès de perdre leurs journées de salaire ou d'études pour troubler les nuits de notre bon président des riches. 

"... des minorités prétendent, à la SNCF et dans les universités, comme à la Zad de Nantes, imposer leur loi. Engagée dans un ultime et féroce combat pour conserver son pouvoir (et son financement) dans ses bastions traditionnels, la CGT n'hésite pas à prendre en otage les usagers, dont beaucoup, travailleurs indépendants ou salariés des petites entreprises, sont loin de bénéficier des salaires et avantages sociaux des employés de la SNCF ou d'Air France".  

Tous les poncifs de la propagande patronale y sont: les grévistes de la CGT, des privilégiés, des fainéants qui empêchent les vrais travailleurs de bosser, des enragés qui prennent le pays en otage. 

C'est rigolo, en même temps que des plumitifs comme Christine Clerc prétendent effacer la lutte des classes, ils ont tellement de zèle pour chercher à déconsidérer les défenseurs de la classe ouvrière qu'ils ressuscitent malgré eux cette lutte des classes et en révèlent de manière éclatante la vigueur, et la haine profonde que les possédants ont des communistes, des syndicalistes, et de tous ceux qui résistent à la dictature du capital. 

"Comme en mai 1968, et bien que le rapport de force se soit inversé depuis au sein de la gauche, on assiste, en outre, à une surenchère entre les héritiers de l'ancienne puissance communiste-cégétiste et les gauchistes de Sud Rail ou les étudiants de Tolbiac, baptisés non plus "Les enragés" comme au temps de "Dany le rouge" (Daniel Cohn-Bendit) à Nanterre, mais "Les Bloqueurs". 

"La majorité silencieuse (tiens, les concepts du FN...) va t-elle comme un certain 30 mai 68 de manifestation gaulliste sur les Champs-Elysée protester que les élections présidentielle et législatives de 2017 ont fait d'elle une majorité incontestable? Ou bien, inquiète des conséquences de la mondialisation et de l'ouverture à la concurrence, va t-elle freiner Macron dans son élan réformateur?"

"Freiner Macron dans son élan réformateur?"...

Où l'on voit que les plus furieux partisans du pouvoir absolu de la bourgeoisie ont trouvé leur maître et serviteur. 

Ismaël Dupont 

 

* Dans "Le Grand recrutement" (1993), Thierry Wolton, dont le grand combat est la lutte contre le communisme, a fait de Jean Moulin un agent de l'URSS: Pierre Vidal-Naquet et François Bédarida ont démontré l'imposture révisionniste et idéologique de ce pseudo-historien.  

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 07:18
étreint(s) - Mac Macron le liquidateur: Jean-Emmanuel Ducoin, journaliste et écrivain (L'Humanité, 19 avril 2018)

JEUDI 19 AVRIL 2018

 
Étreint(s)
 
Face à la terre brûlée de Mac Macron, façon table rase, un vertige nous étreint, à moins que ce ne soit une maudite intuition: si l’Antisocial gagne, sera-t-il trop tard?

Marécage. Tout homme, avant bilan, est homme du passé et déjà homme du passif. L’avantage de l’âge n’exonère pas l’état récapitulatif des pertes et profits, côté salut public et nobles causes ; nous avons même le droit d’anticiper la catastrophe à-venir. Continuant de miser – pour ce qui nous concerne – sur le renouveau d’une République sociale à la française, nous voyons prendre ses aises, à marche forcée et sans complexe, une démocratie à l’anglo-saxonne, la relation client remplaçant un à un les services publics. L’ancienne «embêteuse du monde» qu’était la France (formule de Régis Debray dans un livre à paraître début mai, à suivre…), cette fille aînée de la Révolution, rétive à l’alignement, s’enlise désormais dans le marécage de l’Euroland, capitales Berlin, Strasbourg ou Bruxelles, et devient fer de lance des Gafa en leur déroulant le tapis rouge à Versailles, plus bel avatar ensoleillé de la monarchie républicaine. Le bloc-noteur s’égare-t-il? Pas tant que cela. Le monde de Mac Macron, qu’il pourrait nommer «le train du monde» à défaut de «nouveau monde», est là, sous nos yeux, en projets et en application effective. Il tourne le dos au Conseil national de la Résistance et renvoie nos humanités comme en dépôt, dans les tiroirs de bouquinistes avec d’inutiles cautions de papier. Qu’il est difficile de ne pas s’étonner d’en être là, d’assister sans y avoir prise – ou presque – au tapage nocturne des nouveaux managers, arraisonnés que nous sommes par le langage de la gestion comptable et financière, quand « l’entreprise France » se substitue progressivement à la France des Lumières, celle qui, par sa trace au moins, continue de nous pousser dans le dos en nous efforçant de ne pas renoncer. Allez, croyez-le, ces mots n’ont rien de romantique. Ils ne visent qu’à soupeser les risques, réveiller les consciences (les nôtres aussi d’ailleurs) et favoriser les initiatives, d’où qu’elles viennent en quelque sorte. Soyons honnêtes. Face à la terre brûlée de Mac Macron, façon table rase, un vertige nous étreint, à moins que ce ne soit une maudite intuition que nous ne pouvons taire: si l’Antisocial gagne, bref, s’il liquide tout du sol au plafond en moins de temps qu’il ne le faut pour en anticiper toutes les conséquences, sera-t-il trop tard? Mais vraiment trop tard cette fois? Qui peut répondre à cette question, sans peur et sans crainte de se tromper? 


Liquidateur. Curieuse ironie de l’histoire. Jetant un œil avancé sur le livre d’ex-Normal Ier, "les Leçons du pouvoir" (Stock), un trait fielleux nous a amusés: «L’ancien monde a un nom, cela s’appelle la démocratie. Avec des partis politiques, des syndicats, un Parlement et des élus, une presse.» Une autre manière de dire à Mac Macron que, en s’entourant de ministres technos ou trop soulagés d’être de l’ancien monde pour cachetonner, le nouveau prince-président a tué un certain type de débat politique. Non sans danger, rappelons-le. Si nous ne croyons pas à une «coagulation» rapide des luttes actuelles, aussi multiples soient-elles, et encore moins à une «convergence» (soyons réalistes), le «cause toujours» et le «manifestez toujours» ont leurs limites. Les cheminots tiennent le haut du pavé, dans une action de longue haleine inédite? Le Parlement poursuit son travail de sape et vote la contre-réforme du rail français, comme si de rien n’était. Avec Mac Macron, c’est simple: offensive globale, méthode autoritaire, projet non négociable. Au moins le procédé a-t-il eu pour effet de cimenter un front syndical que nous savons pourtant fragile comme du cristal. Près de quatre-vingts «réunions» avec les syndicats de la SNCF en deux mois! Résultats? Le gouvernement n’a aucune marge de manœuvre octroyée par l’Élysée: marche ou crève. Tel est la seule «négociation» possible. À ce point de «dialogue social», parlons plutôt de mépris absolu. Même les citoyens passifs l’ont compris. Ils savent même à quoi s’attendre dorénavant. La seule question est de savoir s’ils laisseront le liquidateur agir, sans réagir massivement, tôt ou tard, d’une manière ou d’une autre.

 
[BLOC-NOTES publié dans l'Humanité du 20 avril 2018
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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 07:13
De José Fort: chiffrage des manifs: la vérité sur "Occurence"

De José Fort 
Chiffrage manifs : la vérité sur « Occurrence »

« Occurrence » travaille pour AG2R La Mondiale, Airbus, Alstom, Areva, AXA, BNP Paribas, Carrefour, CCI Paris-Ile-de-France, la Commission Européenne, Danone, GDF Suez, Gefco, Harmonie mutuelle, Macif, Mazars, Sanef, SFR, Vinci Concessions, … N’en jetez plus. Qui te donne les sous, je dirai qui tu es.

Le patron de cette entreprise, M. Assaël Adary a reconnu après la dernière manifestation parisienne que seuls les manifestants « passant la ligne d’arrivée » sont comptabilisés. Exit les gens sur les trottoirs, exit les gens e qui pour diverses raisons quittent les cortèges avant la fin.

Croyez-vous qu’on puisse faire confiance à une structure qui facture de grosses sommes aux entreprises et institutions citées plus haut connues pour leur détestation des grèves, des grévistes et des syndicats ?

A moins d’être crédule, croyez-vous qu’on peut faire confiance à un chiffrage frauduleux, à une entreprise pas très nette et à des journalistes peu regardants ?

Il plane sur cette opération comme un mauvais parfum de connivence entre médias et patronat

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21 avril 2018 6 21 /04 /avril /2018 05:27
Une politique migratoire qui tue ! (LDH)

Une politique migratoire qui tue !

Adbulla R. avait 56 ans et soufrait d’une maladie chronique grave. Sa maladie nécessitait des passages réguliers à l’hôpital où il était pris en charge par le service d’hémodialyse du CHU de Brest. Mais bien que demandeur d’asile albano-bulgare, l’État français ne lui a proposé aucune solution d’hébergement quand il n’était plus hospitalisé.
Depuis le 16 mars, il passait ses nuits dehors, en totale contre indication avec son état de santé. Adbulla est décédé jeudi d’insuffisance respiratoire. Il s’agit là du décès prématuré d’un malade angoissé et épuisé par ses conditions de vie.

Pourtant, depuis le 16 mars, 7 certificats médicaux ont été rédigés pour sa mise à l’abri d’urgence. Les services sociaux du Conseil départemental, le Phare, le centre accueil précarité et le service d’hémodialyse sont intervenus auprès des services de préfecture pour l’alerter sur l’urgence d’un hébergement. Rien n’y a fait pendant un mois, et ça n’est que jeudi que l’État a enfin permis à Adbulla d’intégrer l’HUDA (Hébergement d’urgence pour les demandeurs d’asile). Il est mort dans les heures qui ont suivi.
Les certificats de vulnérabilité établis par le corps médical sont le fondement même des demandes de mise à l’abri d’urgence. On constate sur le terrain qu’ils sont de moins en moins pris en compte par les services de la préfecture du Finistère.

La Ligue de droits des l’Homme dénonce cette politique migratoire qui nie l’urgence médicale et conduit à des drames humains comme celui que nous venons de vivre ce jeudi à Brest.

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 05:30
Dès 9 h, ce jeudi matin 19 avril, les postiers étaient mobilisés, à Morlaix. À 11 h, ils vont rejoindre le cortège de manifestants en ville.

Dès 9 h, ce jeudi matin 19 avril, les postiers étaient mobilisés, à Morlaix. À 11 h, ils vont rejoindre le cortège de manifestants en ville.

Les facteurs de Morlaix ont déposé un préavis de grève illimité qui démarre ce jeudi 19 avril. Ils protestent contre la nouvelle organisation mise en place qui augmente leur charge de travail.

Une quinzaine de facteurs était réunie, ce jeudi 19 avril, à 9 h, devant le centre de courrier, à Morlaix. Drapeaux et banderoles étaient de sortie pour ceux qui ont répondu à l’appel de la CGT et Sud pour le premier jour d’une grève illimitée. « Tout le monde n’est pas là. Il y a ceux qui ont décidé de rester chez eux et les facteurs qui vont s’en tenir strictement aux horaires, quitte à ne pas finir leur tournée », explique deux représentants de la CGT et Sud.

 

Six tournées en moins

 

Dans leur viseur : la nouvelle organisation des équipes, mise en place depuis mardi. « Il y a aujourd’hui, à Morlaix, 43 positions de travail réparties entre les facteurs, les courses spéciales, le tri… On en a perdu sept : des départs à la retraite pas remplacés, des CDD pas renouvelés, de l’intérim en moins… », expliquent Olivier Fouquet, de Sud, et Raphaël Prigent, de la CGT.

Concrètement, six tournées sont supprimées et les postiers ont vu leurs horaires réorganisés avec, notamment, une pause méridienne obligatoire de quarante-cinq minutes. « Nous avons perdu notre prime collation qui équivalait quand même à 40 euros par mois », regrette Raphaël Prigent. Olivier Fouquet dénonce les « sous-effectifs permanents. Il faudrait sept à huit recrutements ».

 

 

Fermeture annoncée des bureaux de poste du Leclerc et de Taulé

 

« La direction de La Poste se base sur la baisse du volume de courrier mais il y a plus de colis à livrer avec le commerce sur internet et tous les nouveaux services qui se sont rajoutés. Au final, ceux qui en pâtissent, ce sont les usagers. À commencer par les entreprises, qui ont leur boîte postale disponible non plus à 8 h mais à 8 h 40. Et les particuliers, dont la distribution du courrier peut être perturbée ! », lancent les deux syndicalistes.

« Pour le moment, c’est au niveau du courrier que ça coince. Mais les agences vont aussi être impactées », prévient Olivier Fouquet. Dans les tuyaux pour septembre : la fermeture des bureaux de poste du Leclerc, à Morlaix, et celui de Taulé. « C’est encore du service public en moins… ».

À ce sujet, La Poste précise que le bureau de Taulé « reste un bureau de plein exercice avec des horaires qui seront prochainement adaptés à son activité réelle ». Quant à celui de La Boissière, dans la galerie du Leclerc, « une réflexion est actuellement menée par la direction ». Qui tient à rappeler que « même si la forme de sa présence évolue localement dans le cadre de partenariats (agence postale communale ou relais commerçants), l’accessibilité à ses services demeure ».


Le Télégramme, 20 avril 2018 

manif Pierre-Yvon Boisnard

manif Pierre-Yvon Boisnard

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 05:29
Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photo Jean-Luc Le Calvez

Photos de la manifestation du 19 avril 2018 à Morlaix (Jean-Luc Le Calvez et Pierre-Yvon Boisnard)
Photos de la manifestation du 19 avril 2018 à Morlaix (Jean-Luc Le Calvez et Pierre-Yvon Boisnard)
photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Jean-Luc le Calvez

photo Jean-Luc le Calvez

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Pierre-Yvon Boisnard

photo Jean-Luc Le Calvez

photo Jean-Luc Le Calvez

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20 avril 2018 5 20 /04 /avril /2018 05:14
Photos du rassemblement de Rennes - JC 35 : 9000 manifestants dans la capitale de la région Bretagne!

Photos du rassemblement de Rennes - JC 35 : 9000 manifestants dans la capitale de la région Bretagne!

Rennes: 9000 personnes dans le cortège ce 19 avril 2018 pour la convergence des luttes. 1000 à Lorient et Quimper
Rennes: 9000 personnes dans le cortège ce 19 avril 2018 pour la convergence des luttes. 1000 à Lorient et Quimper
Rennes: 9000 personnes dans le cortège ce 19 avril 2018 pour la convergence des luttes. 1000 à Lorient et Quimper
Rennes: 9000 personnes dans le cortège ce 19 avril 2018 pour la convergence des luttes. 1000 à Lorient et Quimper
Rennes: 9000 personnes dans le cortège ce 19 avril 2018 pour la convergence des luttes. 1000 à Lorient et Quimper
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19 avril 2018 4 19 /04 /avril /2018 20:12
Immigration et droits d’asile : les députés communistes sont vigoureusement opposés à ce texte

jeudi 19 avril 2018

Le projet de loi Asile et Immigration est discuté toute la semaine dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale. Vigoureusement opposés à ce texte, Les députés communistes défendront avec force le trait d’identité de la France et de son histoire.

Dans son intervention, Stéphane Peu n’a pas manqué de rappeler que l’exécutif lui-même « flatte les peurs et encourage les attitudes de repli », alors que « partout en Europe ces politiques d’apprentis sorciers ont renforcé l’extrême droite ».

Pour le député communiste, « l’asile est un droit fondamental qui obéit à des obligations liées à des conventions internationales auxquelles nous ne pouvons pas déroger. »

Par contre, « la gestion des flux migratoires est une autre affaire, qui dépend de la législation dont se dote chaque pays. Elle appartient donc à un tout autre registre et la confusion que vous introduisez ici est à nos yeux extrêmement dangereuse : elle incite une partie de nos concitoyens à se détourner d’une tradition d’accueil qui, en plus de constituer un droit fondamental, est un trait d’identité de notre pays et de son histoire et une obligation qui découle des traités que nous avons signés, à commencer par la convention de Genève. »

S. Peu souligne également l’important déséquilibre qui caractérise ce texte :

« réduction des droits et renforcement des dispositifs répressifs. Ce déséquilibre manifeste, brandi au nom de l’efficacité, ne trompe pas les acteurs de terrain et fait d’ailleurs l’unanimité contre lui. Les associations, les magistrats tout comme les avocats sont vent debout contre ce texte, de même que les agents d’administrations comme ceux de la Cour nationale du droit d’asile – la CNDA – ou de l’OFPRA, familiers du sujet, qui rejettent également les choix retenus par le Gouvernement . » Pour lui, on ne fait jamais de bonne loi contre l’avis de ceux chargés de la mettre en œuvre.

 Lire l’intervention de Stéphane Peu

Stephane Peu, député communiste

Stephane Peu, député communiste

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