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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 07:28
Ouest-France, 8 mars 2017

Ouest-France, 8 mars 2017

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 07:27
Salaires: les bretonnes moins bien payées (Ouest-France, 8 mars 2017)

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 06:19
8 mars, journée internationale des droits des femmes et de l'égalité!
8 mars, journée internationale des droits des femmes et de l'égalité!

8 mars, journée internationale des droits des femmes !
 

Dans les luttes, les femmes prennent très largement leur place, affrontant au passage un double mépris, l’exploitation capitaliste et la domination patriarcale, tandis que chaque mesure de régression adoptée les frappe plus durement du seul fait d’être femme.

Nous savons que le capitalisme se nourrit de toutes les oppressions, mais nous savons aussi que la domination patriarcale existe en soi. C’est pourquoi il est toujours d’actualité d’exiger l’égalité. Si le capitalisme se nourrit de cette oppression, nous savons qu’elle n’a pas besoin de lui pour exister.

Pourquoi faut-il encore aujourd’hui mener la bataille pour le droit à disposer de son corps et contre les violences faites aux femmes ? Combien sont tuées ou violentées ? Combien, de par le monde, sont traitées comme des mineures sans droits ? Combien sont contraintes d’obéir, de se cacher, de se soumettre ?

De la même manière, on explique pourtant aux hommes et aux femmes que le féminisme est un combat dépassé, balayant d’un revers de main les inégalités persistantes, le patriarcat encore vivace. Ce combat contre la domination et pour l’égalité doit se faire plus encore le combat de tout le genre humain !

8 mars, journée internationale des droits des femmes et de l'égalité!

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 06:03
 Un tiers des Français se disent en accord avec les idées du Front national (Le Monde, 7 mars 2017)

 

L’enquête Kantar Sofres-OnePoint pour « Le Monde » et France info montre cependant une légère dégradation de l’image du Front national.

 

 

On aurait tort de se rassurer à la lecture du dernier baromètre sur l’image du Front national (FN). Cette enquête, effectuée pour Franceinfo et Le Monde par Kantar Sofres-OnePoint, auprès d’un échantillon national représentatif de 1 006 personnes, interrogées en face-à-face du 23 au 27 février, est l’édition annuelle de ce baromètre réalisé depuis 1984.

Certes, en dépit des intentions de vote flatteuses dont bénéficie actuellement Marine Le Pen en vue de la présidentielle, l’étude ne témoigne pas d’une amélioration significative de l’image du FN dans l’opinion des Français ; elle dévoile même, sur certains points, une légère dégradation. Mais elle démontre, dans le même temps, une indéniable consolidation de ses idées dans son électorat et une capacité certaine à le mobiliser.

La perception du FN reste largement négative

Durant les années 1980 et jusqu’en 2002, environ 70 % en moyenne des Français considéraient que le FN représentait un danger pour la démocratie. Ce jugement très négatif a fortement reflué pendant la décennie suivante : en 2013, après l’accession de Mme Le Pen à sa présidence, 47 % des Français voyaient dans le parti d’extrême droite un danger pour la démocratie, contre un pourcentage équivalent (47 %) qui était d’avis contraire.

 

Or, en dépit des efforts entrepris depuis cinq ans pour normaliser et « dédiaboliser » le parti, le nombre de ceux qui le jugent dangereux pour la démocratie n’a cessé de progresser durant ce laps de temps : ils sont aujourd’hui 58 %, soit 11 points de plus qu’en 2013 et 2 points de plus qu’en 2016. Cette inquiétude est plus marquée chez les femmes (62 %), chez les personnes âgées de plus de 65 ans (63 %), chez les cadres (69 %) et professions intermédiaires (63 %) et chez les diplômés de l’université (68 %).

Un autre chiffre démontre que le vote en faveur de la formation d’extrême droite est loin de s’être banalisé. Près de deux Français sur trois (64 %, en hausse de 2 points par rapport à 2016) assurent n’avoir jamais voté pour le FN. A l’inverse, 17 % ont déjà voté pour lui et entendent récidiver ; 12 % (+ 3) n’ont jamais voté pour lui mais envisagent de le faire cette année ; enfin 3 % (– 3) ont déjà voté pour lui mais pensent ne pas recommencer.

 

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 05:40

Compte suisse et blanchiment: le député LR anti-fraude sociale bientôt au tribunal

 PAR MATHILDE MATHIEU

D'après nos informations, le député Dominique Tian (LR), membre de l'équipe de campagne de François Fillon et grand pourfendeur de la fraude sociale et des “assistés”, fait l'objet d'une citation directe devant le tribunal correctionnel de Paris pour « blanchiment de fraude fiscale » et « omission dans sa déclaration de patrimoine ».

 

ns l’équipe Fillon (ou plutôt sa dernière version), Dominique Tian est chargé de plancher sur « le financement de la protection sociale ». Au sein de la droite, il passe en effet pour un expert de la lutte contre la fraude sociale et s’est fait une spécialité de pourfendre les assistés – pas tant les patrons qui omettent de payer leurs cotisations que les prestataires abusant des “allocs”, de la Sécu ou du RSA. Désormais, son discours aura plus de mal à passer.

D’après nos informations, le parquet de Paris a décidé, à l’issue d’une enquête préliminaire ouverte en 2015 sur signalement de la Haute autorité pour la transparence de la vie publique (Hatvp), de faire citer Dominique Tian devant le tribunal correctionnel pour « blanchiment de fraude fiscale » et « omission dans sa déclaration de patrimoine ». Pourra-t-il rester dans le prochain organigramme de campagne de François Fillon, en pleine recomposition ?

 


Également premier adjoint au maire de Marseille, ce dirigeant d’entreprises, longtemps proche de Bruno Le Maire, a en effet détenu des fonds en Suisse, non déclarés au fisc, de la fin des années 1990 jusqu’en 2014, date à laquelle il s’est décidé à les rapatrier via la « cellule de dégrisement » de Bercy – un dispositif de relative indulgence à l’égard des évadés fiscaux mis en place par le ministre Bernard Cazeneuve pour inciter ces derniers à rentrer.

Entretemps, en 2012, le député a rempli une déclaration de patrimoine muette sur ses actifs cachés à l'étranger, qui dépassaient alors 2 millions d’euros. C’est ce document, remis à l’ancêtre de la HATVP, qui se retrouve aujourd'hui dans le viseur de la justice, épaulée dans ce dossier par les enquêteurs de l'Office central de lutte contre les infractions financières et fiscales (OCLCIFF). Sollicité mardi 7 mars par Mediapart, Dominique Tian nous a simplement répondu qu'il n'avait « aucune information » sur la procédure en cours.

« Ce compte en Suisse a été ouvert par mon père, tentait-il de relativiser en 2015, lorsque nous l'avions interrogé. C'est un héritage. On l'a appris tardivement. C'était compliqué à gérer, comme dans toutes les familles. La procédure Cazeneuve est faite pour ça. » Après l'héritage, il s'est toutefois passé plus d'une décennie avant qu'une régularisation soit entreprise. Pire : les fonds répartis entre plusieurs banques ne seraient pas restés dormants, loin de là. Au-delà d’un éventuel redressement fiscal, Dominique Tian devra donc s’expliquer, en prime, à la barre d’un tribunal correctionnel et en audience publique.

Avant d’apprécier les faits, les juges pourront d’ailleurs consulter la prose du député lui-même. Dans un rapport d’information sur la fraude sociale, Dominique Tian écrivait en effet ces mots définitifs : « La fraude (…) ne constitue pas seulement une perte de ressources très importante et une masse considérable de dépenses injustifiées pour nos finances (…), elle est aussi source d’injustice, de déséquilibre économique et plus fondamentalement elle sape la confiance des assurés dans notre système de protection sociale (…). Nos concitoyens, à juste titre en ces temps de crise, ne l’acceptent plus. »

En avril 2016 déjà, un autre parlementaire anciennement détenteur d'un compte en Suisse, le sénateur Bruno Sido (LR), a été condamné à six mois de prison avec sursis et 60 000 euros d’amende pour « blanchiment de fraude fiscale » et « omission dans sa déclaration de patrimoine ». À l’issue d’une procédure de plaider-coupable à la française (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité), Bruno Sido a cependant échappé à toute peine d’inéligibilité et retrouvé son siège au palais du Luxembourg. À vrai dire, il ne l'a même jamais quitté.

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 05:30

Loi relative à la sécurité publique : le MRAP alerte !

 

L’adoption récente, selon la procédure accélérée, de la loi « relative à la sécurité publique », le 15 février 2017 par l’Assemblée Nationale et le 16 février 2017 par le Sénat, entendait d'abord constituer une réponse aux réclamations de forces de l'ordre, telles qu'elles se sont exprimées depuis l'automne 2016, notamment lors de manifestations de policiers.

Or force est de constater que, dans le même temps, le gouvernement est resté largement sourd face aux protestations et aux manifestations contre les violences policières. Ainsi en est-il, tout particulièrement, de l'absence de résultats constatée lors de l’entrevue accordée par le premier ministre à des associations antiracistes, dont le MRAP, le 13 février 2017 (voir communiqué commun CRAN, LDH, MRAP, SOS-Racisme du 14 février 2017 :http://www.mrap.fr/violences-policieres-entrevue-avec-bernard-cazeneuve.html).

Il est choquant que, dans le cadre de cette procédure accélérée le Parlement ait décidé de réintroduire dans cette loi une disposition attentatoire à la liberté d’information, d'ailleurs, sanctionnée par le Conseil Constitutionnel après les premières lectures du projet de loi, à savoir la création d’un délit très flou de « consultation habituelle de sites djihadistes ».

L'une des dispositions les plus inquiétantes de cette « loi de circonstance » porte sur une extension  dangereuse des circonstances considérées licites d’usage des armes à feu par la police, extension qui renforce dangereusement la marge d’appréciation des fonctionnaires. A cet égard, le MRAP s’inquiète tout particulièrement du risque que les préjugés racistes de certains policiers (fussent-ils minoritaires) ne soit de nature à influer sur leur décision de recourir ou non à l’emploi de la force, avec les risques de dérapage potentiellement meurtrier qu’elle implique.

Le gouvernement a refusé d'instituer le récépissé de contrôle d'identité, refusant l'encadrement des contrôles d’identité - dont le caractère abusif deviendra de ce fait d’autant plus difficile à dénoncer ; Le MRAP condamne également le doublement des peines encourues pour « outrage aux forces de l’ordre », qui ne pourra que renforcer en leur sein un sentiment général d’impunité, aggravant ainsi la défiance de la population à leur encontre.

Le MRAP exprime également sa très vive inquiétude devant l’extension des possibilités de renseignement en milieu pénitentiaire et met en garde contre les conséquences délétères de toute forme de non-respect des droits fondamentaux des personnes détenues.

C'est pour ces motifs que le MRAP s'insurge contre toute dérive sécuritaire, au-delà des prolongements successifs de l’état d’urgence et des dispositions, attentatoires aux libertés publiques, figurant dans la loi « renforçant la lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement » du 3 juin 2016.

C’est dans cette protestation que s’insère sa décision de participer aux manifestations du 19 mars 2017 « contre les violences policières, les discriminations, le racisme » (voir l'appel commun de la LDH, du MRAP, de la CGT et de la FSU : http://www.mrap.fr/le-19-mars-contre-les-violences-policieres-les-discriminations-le-racisme.html).

le 4 mars 2017

N.B. Une analyse critique approfondie de la loi « relative à la sécurité publique figure dans l’avis de la Commission Consultative Nationale des Droits de l’Homme, adopté le 23 février 2017, consultable sur :http://www.cncdh.fr/node/1552

 

 

Retrouvez l'article sur le site du MRAP

 
-- 

Mouvement contre le Racisme et pour l'Amitié entre les Peuples

43 Boulevard Magenta - 75010 Paris

01.53.38.99.82

Site internet - Facebook - Twitter

Loi relative à la sécurité publique: le MRAP alerte!

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8 mars 2017 3 08 /03 /mars /2017 05:26
Présidentielle: ce qu'ils pensent du nucléaire militaire? (Christian Pierre, dans Le Peuple Breton, 7 mars 2017)

Récemment, Le Peuple breton faisait le point sur les positions d’un certain nombre de candidats à l’élection présidentielle, ceux qui sont généralement considérés comme les principaux candidats. Comme promis, voici aujourd’hui leurs positions sur le nucléaire militaire et le désarmement.

Commençons par Benoît Hamon interrogé par « Initiatives pour le Désarmement Nucléaire (IDN) » présidée par Paul Quilès (devenu partisan du désarmement nucléaire après avoir été ministre de la Défense de François Mitterrand en 1985-86). Voici ce que nous apprend son blog : « [Benoît Hamon] a répondu OUI, comme Theresa May devant le Parlement britannique, à la question qui lui était posée : « êtes- vous prêt à donner votre feu vert à une attaque nucléaire capable de tuer des centaines de milliers de personnes, si cela garantissait la sécurité de votre pays ? ».

Dans le même temps, il a rappelé que le concept de dissuasion impliquait que les armes nucléaires ne devaient pas être utilisées en premier. Il a également approuvé la modernisation des deux composantes nucléaires (sous-marins lance engins et forces aériennes), alors que ces opérations coûteuses contredisent l’engagement de la France, qui, en ratifiant le TNP (traité de Non-Prolifération) en 1992, s’est engagée « à poursuivre de bonne foi des négociations sur des mesures efficaces relatives à la cessation de la course aux armements nucléaires à une date rapprochée et au désarmement nucléaire… »

Il n’a pas évoqué la nécessité d’œuvrer au désarmement pour améliorer la sécurité du monde et n’a pas mentionné les travaux en cours à l’ONU pour aboutir à un traité d’interdiction des armes nucléaires, auquel la France s’est opposée lors d’un récent vote à l’Assemblée générale des nations-Unies.

Outre que ces réponses sont parfois contradictoires, elles témoignent d’une volonté de poursuivre la politique de défense actuelle, qui repose sur un système de dissuasion nucléaire datant du XXème siècle, lourd, dangereux, coûteux et loin d’être crédible. »

La position de Jean-Luc Mélenchon n’a rien à envier à celle de son principal concurrent de gauche : « Le 27 janvier 2012, nous dit Médiapart, Jean-Luc Mélenchon a répondu à un questionnaire soumis par l’Action des citoyens pour le désarmement nucléaire. Il conclut sa lettre par cette affirmation saisissante : « je ne peux m’engager à ne jamais utiliser d’arme nucléaire contre quelque peuple que ce soit » . A-t-on jamais lu ou entendu un représentant de la « gauche de la gauche » parler ainsi ?

La réponse de Jean-Luc Mélenchon à ce questionnaire a été soigneusement pesée. Elle s’inscrit dans une orientation d’ensemble qui exalte « l’amour de la France », qui valorise le rôle de l’Etat français sur le plan international et prône le renforcement de ses « capacités militaires souveraines ».

Une position qui n’a rien d’étonnant de la part d’un candidat qui se proclame sur une grande chaîne « républicain jacobin ».

« Cette orientation d’ensemble, reprend Médiapart, est totalement étrangère à tout l’éventail des traditions de la « gauche militante », de rupture avec l’ordre établi – qui va de l’antimilitarisme révolutionnaire au pacifisme. Elle est étrangère à toute la tradition anti-impérialiste et anticolonialiste […]. Si Jean-Luc Mélenchon dénonce virulemment l’impérialisme étatsunien, il considère en revanche que l’Etat français n’est pas impérialiste et ne menace aucun peuple.

[…] Il est assez inquiétant de voir avec quelle facilité le chantre le la VIe République endosse l’habit présidentiel de la Ve République. Cette posture a en effet bien des implications : se projeter en chef des armées et héraut de la nation, notamment. »

Du côté d’Emmanuel Macron, pas beaucoup de prises de position pour l’instant, sinon très récentes, comme nous le fait savoir « Zone militaire » :

« M. Macron s’engage à moderniser ses deux composantes (océanique et aéroportées). Or, les travaux allant dans ce sens sont déjà engagés. Au plus peut-on en déduire qu’il n’a pas l’intention de réduire le format des forces stratégiques, contrairement à d’autres responsables politiques (dont certains soutiennent sa candidature), qui proposent de supprimer la composante aéroportée. » Quand à son nouvel allié François Bayrou, le réseau « Sortir du nucléaire » nous indique qu’il est « favorable au maintien de la « dissuasion nucléaire », comme l’indique sa visite à la base de sous-marins nucléaires lanceurs d’engins de l’Île Longue ce 23 janvier. »

Et c’est de nouveau Médiapart qui nous donne la position de Marine Le Pen et de François Fillon dont les postions pour le nucléaire militaire sont en adéquation avec leur engagement droitier : « Tous [les candidats] ou presque entendent conserver et embellir la force de frappe française. Pour Marine Le Pen, « notre concept de dissuasion nucléaire sera réaffirmé et précisé. Il doit demeurer le fondement de notre stratégie de défense et la garantie ultime de la sécurité et de l’indépendance nationale. » Même chose pour François Fillon : il faut « maintenir la force de dissuasion nucléaire et préparer sa modernisation » ».

La position d’Alain Juppé (sait-on jamais !) est beaucoup plus nuancée, du moins l’était-elle en 2009 : « Brièvement ministre de la Défense de novembre 2010 à février 2011, nous dit l’Opinion, Alain Juppé n’a pas eu alors le temps d’imprimer sa marque dans le monde militaire où les préventions à son égard restent importantes. Celles-ci s’abreuvent à plusieurs sources. Les farouches défenseurs de la dissuasion nucléaire, nombreux dans la Marine, ne lui ont pas pardonné une tribune cosignée avec Michel Rocard en 2009 dans laquelle il appelait à « un désarmement nucléaire mondial ». Même s’il a modéré ses déclarations d’alors, son discours à l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN) en septembre dernier n’a pas rassuré les plus inquiets, lorsqu’il promettait d’ « assurer la pérennité de notre politique de dissuasion » mais avec ce codicille : « dans des conditions compatibles avec nos contraintes budgétaires ». Oui mais… en 2012 sur Europe 1, « Alain Juppé [commentait] la proposition du socialiste Michel Rocard de supprimer la dissuasion nucléaire pour faire des économies. « Observez l’état du monde : il est paisible, il n’y a pas de menace, pas de risques de prolifération nucléaire… donc il est bien le moment de se mettre à poil sur le plan de la défense. Je le répète : ce serait une très grave erreur stratégique que de baisser la garde de la défense française aujourd’hui. La dissuasion nucléaire est la garantie de la sécurité et l’intégrité de la France ».

Enfin, dans notre précédent article sur les positions des candidats sur le nucléaire civil, nous avions laissé la parole finale à Christian Troadec. Là nous la laisserons à Oscar Temaru, emblématique opposant aux essais nucléaires (la Polynésie française a subi 193 essais nucléaires entre 1966 et 1996) qui salue la décision historique de l’Eglise protestante maohi qui a décidé de porter plainte contre l’Etat français au tribunal de La Haye vis-à-vis des essais. « C’est un crime contre l’humanité parce que les essais nucléaires français nous ont été imposés, il y a eu des morts, et il y aura encore les générations futures qui vont souffrir de ces essais nucléaires » (France-Info août 2016).

 

(Né en 1949, Christian PIERRE est membre de l'UDB depuis 1977 et du bureau de sa fédération depuis 1979. Très engagé pour la Bretagne, il est très investi aussi dans les Droits de l'Homme, comme à l'ACAT (ONG chrétienne de lutte pour l'abolition de la torture et contre la peine de mort) dont il est coordonnateur régional. Il milite enfin pour les droits du peuple palestinien).

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 17:18
Marwan Barghouthi, prisonnier politique palestinien et symbole de la résistance populaire à la colonisation, déclaré citoyen d'honneur de la ville d'Aubervilliers: hommage de Pierre Laurent

"Marwan Barghouthi est l'homme d'une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens" (Pierre Laurent)

Je tiens à apporter tout mon soutien et à exprimer la solidarité de l'ensemble du PCF à Meriem Derkaoui, maire d'Aubervilliers, et à tous les habitant-e-s d'Aubervilliers qui voient, pour la deuxième fois, annulée la délibération du Conseil municipal élevant le député palestinien, et prisonnier politique, Marwan Barghouthi, au rang de citoyen d'honneur de la ville.

Pourtant votée à l'unanimité par le conseil municipal, le Tribunal administratif de Montreuil en ordonnait la suspension, le 16 janvier dernier, au motif que cette délibération, jugée « contraire au principe de neutralité des services publics », n'aurait pas été « justifiée par un intérêt public local ». Un tel jugement a pourtant été débouté un première fois par la Cour d'appel de Versailles en août 2016.

Partisan d'une solution politique basée sur le respect du droit international avec la création d'un État palestinien, dans les frontières de 1967 et avec Jérusalem-Est pour capitale, aux côtés d'un État israélien, Marwan Barghouthi est détenu illégalement dans les prisons israéliennes depuis 2002.

Député et président du groupe d'amitié Palestine-France au parlement palestinien, Marwan Barghouthi est un militant de la paix, de l'égalité, de la justice et de la démocratie comme l'était Nelson Mandela et, comme Nelson Mandela, il devrait un jour recevoir le prix Nobel de la paix car il est l'homme d'une paix juste et durable entre Palestiniens et Israéliens.

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7 mars 2017 2 07 /03 /mars /2017 16:00
photo Le Télégramme: bataille pour la défense de la déchetterie de Plougonven

photo Le Télégramme: bataille pour la défense de la déchetterie de Plougonven

Hier après-midi, mercredi 22 février, nous avions une réunion avec des militants syndicaux, des citoyens, des militants communistes en vue de créer un Comité de défense local des Services Publics à l'échelle de Morlaix-Communauté: étaient invités les collectifs de défense des déchetteries de Plougonven et St Thégonnec, les représentants CGT des agents, les militants PCF et Front de Gauche.  

Marc Corbel, Philippe Rivoalen, Daniel Ravasio, Roger Héré, Martine Carn, Ismaël Dupont, Mariette et Jean-Rolland Labrousse, Jean-Luc Le Calvez participaient à la réunion, et plusieurs personnes étaient excusés.   

Le Front de Gauche (PCF, Ensemble, citoyens non cartés) est déjà à l'origine avec la CGT de l'Hôpital d'un Comité de défense du Centre Hospitalier de Morlaix qui informe et mobilise la population, en solidarité avec les personnels et les usagers de l'hôpital, pour la défense du service public hospitalier, contre les logiques libérales et d'austérité qui détruisent petit à petit la qualité de la prise en charge humaine et de santé des patients, rompent avec l'égalité de traitement et l'offre de proximité. Une nouvelle journée de mobilisation pour les urgences de l'hôpital, à la suite d'un appel unitaire intersyndical (CGT, CFDT, Solidaires) que nous soutenons, aura lieu le 28 Février.  

Des militants du PCF, des militants syndicaux et des citoyens vont aussi dans les prochains jours et dans le cadre de ce Comité de défense local des Services Publics de Morlaix-Communauté faire signer des pétitions pour le maintien des bureaux de Poste de La Boissière, Plourin, Taulé, Plouigneau, après que nous ayons révélé il y a plus de deux semaines l'intention de la direction de la Poste de les transformer en relais commerçants ou en bureaux communaux pour pouvoir récupérer des postes à terme. 

Enfin, pour lancer ce Comité de défense des services publics locaux (ouvert à toute personne intéressée), il nous semble important de lancer une réflexion citoyenne collective sur la problématique de l'écologie et de la gestion des déchets à Morlaix-Communauté, afin que la population s'empare de cette question qui a beaucoup d'impacts sur ses finances (via son importance dans le budget de Morlaix-Communauté - 7 millions 600 000 euros, dont 75% qui est financé grâce à la TEOM, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères, mais chaque année environ 500 000- 600 000 € complétés par le budget général), sur son confort de vie quotidienne (proximité, accessibilité des déchetteries, des points de dépôt et de collecte, propreté de la voie publique...), sur l'environnement (importance du recyclage, de la réduction et de la réutilisation des déchets) et sur le social (dette financière et écologique que nous laissons à nos enfants, aux générations futures; conditions de travail des agents: 41 agents de collecte, 16 agents de déchetteries, et 13 agents administratifs au service environnement de Morlaix Communauté pour la gestion des déchets; poids de la fiscalité). 

La mobilisation du PCF et du Front de Gauche, des collectifs de défense des déchetteries de Saint-Thégonnec et de Plougonven, a déjà permis de sauver la déchetterie de Plougonven cette année, que l'exécutif de Morlaix-Communauté avait initialement prévu de fermer dans le cadre du plan de réorganisation, induisant des coûts élevés de remises aux normes des déchetteries, rendue obligatoires par le cadre réglementaire et les nouvelles consignes de tri et de sécurité issues notamment du Grenelle de l'environnement, dans un contexte où Morlaix-Communauté perd 5,4 millions d'euros entre 2014 et 2017 en dotations de l'Etat. 

C'est une première victoire qui doit nous amener à poursuivre le travail d'information des citoyens, de prise en compte collective de cette question, avec ses différents enjeux, afin de ne pas laisser les élus de l'exécutif de Morlaix-Communauté et les services décider seuls de l'avenir de la gestion des déchets à Morlaix-Communauté. 

Plusieurs questions peuvent et doivent faire débat, un débat dont la population doit s'emparer: 

Par exemple: 

- Que deviennent nos déchets? Qu'est-ce que ça coûte à la collectivité, au particulier? Qu'est-ce qu'il nous reste sur les bras? Qu'est-ce qui se recycle? Qu'est-ce qui ne se recycle pas? Comment peut-on réduire nos productions et apports de déchets? 

- Faut-il continuer à investir dans les containers enterrés plusieurs centaines de milliers d'euros alors que cela réduit la proximité des points de dépôt pour les particuliers et que cela vise à supprimer des postes d'agents de collecte? Pour l'instant, les actions de protestation menées à Morlaix et à Locquénolé surtout n'ont pas été entendues. Les décisions sont prises en haut lieu, le rouleau compresseur passe, quelques soient les oppositions.  

- Faut-il envisager un passage à la redevance incitative à la place de la taxe d'enlèvement des ordures ménagères? Les usagers paieraient en fonction du poids de leurs dépôts de déchets annuels. Problème: on est plus dans le cadre de la philosophie du services publics: je paies le poids réel de ce que j'apporte, et ce n'est plus, "chacun paie selon ses moyens et bénéficie selon ses besoins". Cela pourrait multiplier les dépôts sauvages, les incivilités. Cela coûterait globalement plus cher aux particuliers. Cela obligerait le budget Déchets à s'auto-financer complètement, d'où risque de compressions sur le personnel, d'augmentation des prélèvements sur les usagers ou de restrictions d'accès nouvelles.  

- Comment vont évoluer nos déchetteries (nombre de déchetteries sur le territoire, maillage du territoire, accès des particuliers, des professionnels: faut-il envisager des mises sous barrières, des restrictions d'accès? Cela mérite qu'on y réfléchisse à deux fois ; paiement en fonction du nombre de dépôts dans l'année ou du poids des dépôts? Horaires d'ouverture? Nombre d'agents dédiés au tri, aux conseils, à la sécurité? Relations avec les citoyens et les professionnels? Impact des nouveaux garde-corps? Mise en place d'une nouvelle plateforme déchets verts. Possibilité pour les usagers en déchetteries de faire remonter leurs remarques et réclamations via des cahiers d'usagers des services publics qui sont ensuite lus et visés par la hiérarchie, les élus, le CHSCT dans le cadre d'un nouveau dispositif réglementaire prévoyant plus de participation des usagers à la marche des services publics).

- Quel encouragement aux solutions de recyclage individuel ou collectif (compost, mulching, broyage)?  

- Quelle conception du service public ont les élus, touchant la question des déchets? Avenir des emplois, des conditions de travail des agents, du service public lui-même. 

- Rapport avec le privé et les logiques de profit (réduire les apports de déchets en amont au niveau des grandes surfaces, des entreprises; gestion des déchets des entreprises; contrôler le business du déchet en aval, privilégier les solutions de service public).      

- Faut-il accepter une nouvelle augmentation du taux de la TEOM? (après celle de 2% en 2016, une nouvelle augmentation a été envisagée, peut-être plus forte, dans le cadre du débat d'orientation budgétaire de Morlaix-Communauté). Si oui, pourquoi et à quelles conditions? 

- Quelle démocratie dans les prises de décision au sein de Morlaix Communauté? Quelle consultation des agents? Quel dialogue social? Quels débats en commissions et en conseil communautaire? De quelle manière informe t-on et consulte t-on la population sur ces questions liées aux déchets (et si on le fait vraiment)? 

 

Pour discuter de toutes ces questions, le Comité de défense des services publics locaux dans la communauté d'agglomération de Morlaix organise: 

une réunion publique sur la question de la gestion des déchets à Morlaix-Communauté 

Le VENDREDI 10 MARS A 18H  

A LA MAISON DES ASSOCIATIONS DE SAINT EUTROPE A  PLOUGONVEN 

Avant de laisser place au débat et afin de l'instruire, l'introduction de la réunion sera réalisée par Marc Corbel (représentant CGT des agents de Morlaix-Communauté) et Ismaël Dupont (élu Front de Gauche à Morlaix Communauté, membre de la commission environnement). 

 

 

 

       

  

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6 mars 2017 1 06 /03 /mars /2017 20:40

FN : d’hier à aujourd’hui, même propagande

GRÉGORY MARIN ET LAURENCE MAURIAUCOURT
LUNDI, 6 MARS, 2017
HUMANITE.FR
Ce qui est intéressant dans ce slogan, c’est d’une part sa genèse, la volonté affirmée au début des années 1990 par son concepteur Samuel Maréchal d’en finir avec le duel droite-gauche classique ; de l’autre ce qu’il est devenu aujourd’hui. Marine Le Pen et le FN se déclarent « et de droite et de gauche ». Photo : AFP
Ce qui est intéressant dans ce slogan, c’est d’une part sa genèse, la volonté affirmée au début des années 1990 par son concepteur Samuel Maréchal d’en finir avec le duel droite-gauche classique ; de l’autre ce qu’il est devenu aujourd’hui. Marine Le Pen et le FN se déclarent « et de droite et de gauche ». 

Entretien avec Valérie Igounet, historienne, spécialiste du négationnisme et de l'extrême droite en France, à propos de la sortie de son livre Les Français d’abord - slogans et viralité du discours Front national (1972-2017)) suivi du décryptage d’affiches du FN d’hier et d’aujourd’hui.

Pourquoi avoir choisi Les Français d’abord, un vieux slogan du Front national, comme titre ? C’est une provocation ?

Valérie Igounet. On s’est dit avec Inculte (la maison d’édition, ndlr) que c’était un beau titre. On ne voulait pas l’appeler Histoire des slogans. Ce n’est pas de la provoc ‘. C’est un des slogans phare du FN en effet, on le reprend parce qu’il explique beaucoup de choses par rapport au positionnement de ce parti – le nationalisme, la xénophobie, etc. C’est pour montrer cette réalité.

Vous vous intéressez à la viralité des slogans (c’est le sous-titre du livre, « slogans et viralité du discours Front national (1972-2017) ») en mettant en parallèle les mots de « l’ancien FN » et du « nouveau ». D’ordinaire, les historiens se méfient de la mise en parallèle.

Valérie Igounet. Ce qui ne fonctionne pas, c’est de dire : « le FN est un parti nazi ». Ce parallèle est inopérant, et pas juste historiquement. En revanche, étudier cette dizaine de slogans, qui ont pris corps pour la plupart à la naissance du parti, c’est aborder une histoire du FN autrement. Montrer que Marine le Pen prétend conduire un nouveau FN, mais que si cette rhétorique a évolué, elle traite des mêmes fondamentaux. Ici, le parallèle existe : nationalisme, xénophobie, lutte contre l’IVG… Il y a une continuité sur le fond, mais évidemment une évolution contextuelle à retracer.

Le FN montre une certaine défiance envers les observateurs, journalistes ou chercheurs. Comment avez-vous obtenu les documents que vous présentez dans le livre ?

Valérie Igounet. Je travaille sur deux thématiques : le négationnisme et le Front national, depuis vingt ans. C’est assez neutre puisque nous, historiens, nous nous appuyons sur des archives, des sources internes et aussi des entretiens. Quand on est historien, on n’a pas de parti pris, même si chacun sait pourquoi il a choisi tel ou tel sujet de recherche… C’est important de travailler sur ce parti de façon rigoureuse, avec une multitude de documents, notamment internes.

Les documents, j’en ai accumulés en vingt ans. Par certains anciens cadres du parti qui trouvent mon travail rigoureux. Par un travail de terrain, et par le biais d’autres formations politiques. Et puis, il y a les sources orales. Elles sont, selon moi, essentielles. La majorité des entretiens provient d’hommes et de femmes ayant appartenu au FN et de cadres actuels du parti de Marine Le Pen. Bien entendu, les personnes savent à qui elles ont affaire. Mais j’ai toujours la même méthode : j’enregistre l’entretien et je fais valider les propos par leurs auteurs, parce que je considère que la source orale, bien qu’indispensable, est volatile.

Est-ce qu’il est plus facile aujourd’hui avec un parti qui s’est professionnalisé et verrouille un peu plus sa communication ?

Valérie Igounet. Pour mon avant-dernier livre (Le Front national, de 1972 à nos jours. Le parti, les hommes, les idées), je n’ai pas eu de problème d’accès aux personnes, à part Marine Le Pen qui a refusé de me rencontrer. Que ce soient les cadres ou les élus, ou encore Jean-Marie Le Pen, ils m’accordent des entretiens et je retourne les propos sélectionnés avant publication comme je vous l’ai dit précédemment. M’intéressant à la formation politique des élus FN, Louis Aliot m’a laissé assister à des sessions de formation au siège du FN.

Entretien réalisé par Grégory Marin

  • Les Français d'abord : slogans et viralité du discours Front National (1972-2017) de Valérie Igounet. Edition Inculte. 19.90€.

 

Décryptage d’affiches

 
 
 

Le premier document est une affiche de meeting (qui date de décembre 1989, ndlr), importante parce qu’elle a des signes distinctifs, des codes identifiants l’islamisme (fond vert, minaret et femme voilée), et sans logo. C’est le premier support islamophobe qui n’a pas trop fonctionné par rapport au contexte, la première guerre du Golfe en 1990. [Du fait du positionnement de Jean-Marie Le Pen favorable à une solution « exclusivement arabe » en Irak, par crainte d’une action israélienne dans la région, le FN n’éditera aucune affiche visant à dénoncer l’islam pendant plus de vingt ans, ndlr] C’est au début des années 2000 avec l’arrivée de Marine Le Pen que le FN revient sur l’islamophobie. Et là ça prend. La deuxième affiche (datée de septembre 2015, ndlr) met en scène une religion conquérante, avec un slogan fort. Ce discours a pris encore plus de vigueur après les attentats, et avec ce qu’ils appellent la crise des « migrants » que le FN intrumentalise.  En passant du dessin des années 80 à la photo, qui identifie le danger, il n’y a plus d’ambigüité possible : sur cette question, le FN n’avance pas masqué.

 

 
 
 

Ce qui est intéressant dans ce slogan, c’est d’une part sa genèse, la volonté affirmée au début des années 1990 par son concepteur Samuel Maréchal (père de Marion Maréchal-Le Pen, ndlr) d’en finir avec le duel droite-gauche classique ; de l’autre ce qu’il est devenu aujourd’hui. Marine Le Pen et le FN se déclarent « et de droite et de gauche ». On est dans cette difficulté qu'il a à assumer son identité, entre le positionnement de Marine Le Pen lorsqu'elle se trouve, par exemple, en territoire nordiste, où elle n'emploie pas le mot "droite", et celui de Marion Maréchal-Le Pen, qui s'en revendique auprès de ses supporteurs vauclusiens. Il y a, si l’on peut dire, deux lignes : Le Pen-Philippot qui ne veulent s'allier aucunement avec la droite (même si elle a fait il y a quelques semaines un appel à Nicolas Dupont-Aignan et Henri Guaino, NDLR) et Marion Maréchal-Le Pen qui appelle à une recomposition avec une certaine droite. Le Front National a toujours refusé le terme d'extrême droite. Aujourd’hui, il se revendique de « droite et de gauche alors qu'à l'origine Jean-Marie Le Pen se réclamait de droite ("Nous sommes la droite nationale" disait-il à la fondation du FN). Ce qui est intéressant c'est de voir où le FN se place lui-même (nous, observateurs, le plaçons sans souci au sein de l'extrême droite française). Bruno Mégret, qui a marqué l'histoire du FN, avait observé comment le MSI, en se transformant en Alliance nationale et en abandonnant certaines marqueurs de l'extrême droite, s'était affadi pensait-il. Si aujourd'hui le FN ne revendique pas ce qui est constitutif de son ADN, ça peut nuire à ce qu'il est. Il doit à la fois produire des efforts de normalisation pour séduire un nouvel électorat, et en même temps donner des gages à son électorat historique. Les 144 engagements de son programme traduisent cela, en faisant des clins d'œil à tous : gauche, droite et extrême droite.

 

 
 
 

La première est illustrée d'une photo de meeting en 1988. La deuxième a servi pour les régionales de 2015. Aujourd'hui Marine Le Pen prétend incarner la voix des « invisibles ». Quand Marine Le Pen se trouve à Hénin-Beaumont, elle enlève ses talons et se met en jean et en baskets. Et les gens s'identifient à elle. Elle a « changé » en quelques années, en comprenant qu'elle devait s'identifier aux réalités du terrain. Ce qui marche aussi c'est que beaucoup d’électeurs auxquels elle s'adresse ne croient plus dans les autres partis. Ils s'estiment totalement trompés. Les électeurs de gauche qui ont voté Hollande en 2012, ceux qui avaient voté pour le maire divers gauche Gérard Dalongeville (2001-2009),  incarcéré pour détournement de fonds, faux en écriture et favoritisme à Hénin-Beaumont, Le Front National et ses représentant adressent des signes à cette population désenchantée par la politique. Ils avancent un argument malheureusement entendable aujourd'hui: priorité au peuple français, encore plus avec la crise des réfugiés, ou l'affaire Fillon, qui a un effet dévastateur sur la confiance envers les politiques... Ce qui est étonnant, parce que le Front National lui-même est au centre d’affaires (financement des campagnes 2014 et 2015,  NDLR) mais ça ne fait pas écho. Pour l’instant, les électeurs entendent un des arguments principaux de leur représentante, à savoir : ses adversaires politiques, et plus largement le système, veulent l’abattre. Et ils n’auraient trouvé que « ça » pour le faire. Pour les frontistes, Marine Le Pen incarne une nouveauté. Et, rappellent-ils, elle n’a jamais été au pouvoir et s’est engagée à changer radicalement les choses, notamment par l’instauration de la « priorité nationale ».

 

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