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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 18:02

Non à une qualité d'accompagnement des personnes âgées dégradée à l'EHPAD de la Boissière

Le Front de Gauche du Pays de Morlaix apporte son soutien total aux personnels de l'EHPAD de la Boissière dans leur combat et contre la suppression de six emplois de personnels employés en CDD et contre une réorganisation des services qui se traduira par une dégradation de la qualité de l'accompagnement pour les personnes âgées résidentes.

Pourquoi ne pas profiter de la baisse temporaire du nombre de résidents causée par les travaux de rénovation pour améliorer l'accueil des résidents à l'EHPAD de la Boissière plutôt que de réduire les moyens d'encadrement dans un contexte où les distances parcourues par les aides-soignants sont amplifiées et où les travaux génèrent du stress et de l'anxiété pour les résidents ?

Si le personnel est en surchauffe, si ses passages dans les chambres et auprès des résidents sont minutés, on peut très vite déshumaniser la prise en charge des personnes âgées.

Il est nécessaire d'avoir un taux d'encadrement suffisant, et les moyennes françaises en maison de retraite sont beaucoup trop basses par rapport aux normes d'autres pays européens, pour que les personnels donnent du sens à leur travail et y trouvent une satisfaction qu'ils communiquent aux résidents en prenant le temps d'aider les personnes dépendantes à manger à leur rythme, en ayant le temps de parler avec eux, de les promener, de les aider à se vêtir, de leur faire une douche par jour, toutes choses essentielles pour donner aux personnes âgées en structure, déjà fragilisées, l'envie de vivre, de se maintenir, de se parler.

Nous serons tous un jour des vieux, peut-être appelés à finir leur vie en maison de retraite.

Cette question concerne la société toute entière qui doit trouver des moyens financiers pour donner à tous les moyens de bien vieillir, avec un accompagnement humain et social de qualité.

L'EHPAD de la Boissière avait une bonne réputation jusqu'ici: déjà depuis quelques temps, les aides-soignants ont moins de temps à passer avec les résidents. Ne dégradons pas encore les conditions d'accueil en approuvant la gestion strictement comptable et financière de l'ARS et en mettant en place des nouvelles règles d'organisation à l'EHPAD qui se traduiront par moins de temps de transmission, la suppression de la pause du matin, moins de jours de récupération, plus de "productivité" donc moins de temps passé avec chaque résident et de temps consacré à l'humain!

Avec le non renouvellement par le Maire de Morlaix des contrats de six personnes employés en CDD, on assiste encore une fois à une manière de considérer les salariés comme des mouchoirs que l'on pourrait jeter à sa convenance. Les propos de Mme Le Brun ne rassurent personne : il n'y aucune garantie que ces personnels soient réembauchés dans un an et auront-ils même l'envie de revenir travailler pour l'EHPAD vu comment on considère leur investissement. Ne va t-on pas profiter de la réorganisation justifiée au prétexte des travaux pour réduire durablement le taux d'encadrement afin de faire des économies sur le dos des résidents ?

Si l'ARS veut baisser son attribution de moyens en prétextant de la réduction temporaire du nombre de personnes âgées accueillies le temps des travaux, le rôle d'Agnès Le Brun est de le dénoncer et de résister. Elle n'a pas été élue pour servir de courroie de transmission à l'Agence Régionale de Santé quand la qualité de l'accueil en structure et de la prise en charge santé des habitants du pays de Morlaix est en jeu.

Non à une qualité d'accompagnement des personnes âgées dégradée à l'EHPAD de la Boissière - Communiqué du Front de Gauche Pays de Morlaix, 23 septembre 2016

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 18:01

Appel : zéro fermeture de bureau de poste

Nous sommes usagers, syndicalistes, élus locaux, réunis à la fête de l’humanité, ce jour du 10 septembre 2016, nous lançons un appel à toutes nos concitoyennes et concitoyens pour défendre et développer le service public de la Poste.

L’objectif principal du contrat de présence postale territoriale pour les 3 ans à venir, en cours de discussion entre la poste, le gouvernement et l’Association des Maires de France, au nom de « l’adaptation du réseau aux contraintes économiques », est la fermeture de très nombreux bureaux de poste, en continuant les fermetures dans le monde rural et en les accélérant dans les villes. Il s’agit de passer d’un réseau où les bureaux de poste étaient largement majoritaires encore en 2014 (54 % aujourd’hui) à un réseau largement dominés par les « partenariats » où les bureaux de poste seront en forte régression.

Évidement La poste annonce que le nombre de points de contact (17 000) restera inchangé puisque les bureaux de poste seront transformés en agences postales communales ou en relais commerçants. Pour imposer cette régression, La Poste veut lever l’obstacle de l’opposition des élus, de l’action des usagers et des syndicalistes dans les territoires.

Il est donc créé 3 sortes de points de contacts différents : ceux qui relèvent du fonds de péréquation gérés par les CDPPT où il y a encore besoin de l’accord du maire et du conseil municipal, ceux qui ne relèvent pas du fonds de péréquation dans les communes où il y a un seul bureau postal, il y aura toujours un diagnostic partagé et un accord préalable du maire mais pas de la CDPPT ni du conseil municipal, et tous les autres où il n’y aura plus de diagnostic partagé ni d’accord préalable du maire et du conseil municipal pour fermer le bureau de poste.

Or, aucun bureau de poste ne doit évoluer sans l’accord préalable du conseil municipal et des CDPPT. Cette politique s’accompagnera de la création de maisons de services au public, et des facteurs guichetiers. L’objectif rejoint celui des missions nouvelles confiées aux facteurs pour compenser la régression des services publics sociaux et de santé, missions financées par les habitants concernés. La poste deviendrait la béquille de cette régression généralisée du service public. Il est possible de mener un combat offensif pour faire des véritables maisons de services publics , en posant des conditions de créations d’emplois en nombre suffisant, de formation des salariés concernés, de gestion démocratique et participative. La poste doit orienter sa politique vers ce qui est sa mission : le service public, et non pas empocher le CICE (300 millions par an) pour supprimer des emplois et privilégier la rentabilité financière.

Nous appelons nos concitoyens à :

1. Refuser l’orientation adoptée pour ce nouveau contrat de présence postale pour 2017-2019.

2. Se battre partout, pied à pied, pour empêcher toute fermeture d’un bureau de poste, « Objectif : zéro fermeture de bureau de poste ! »

3. Demander que les CDPPT soient élargies aux associations d’usagers et organisations syndicales représentatives du personnel et qu’elles soient consultées sur l’ensemble des évolutions en cours au sein du réseau postal local ou sur les réorganisations de services qui impactent les conditions de travail et le service rendu aux usagers.

4. Demander la hausse des ressources du fonds de péréquation qui permettent de financer les rénovations et accompagnements du public dans les bureaux de postes et que ce périmètre soit élargi au-delà des quartiers en politique de la ville.

5. Agir pour mettre en place de vraies maisons de services publics, ce qui implique des objectifs en termes de créations d’emplois, de formation, de gestion démocratique …

6. Créer partout des collectifs locaux et départementaux avec le triptyque gagnant usagers-syndicalistes- élus et partis politiques. Une coordination nationale impulsera ce mouvement en lien avec la « convergence des services publics »

Les premiers signataires : Paulette AGNEL, conseillère municipale de Velleron

François AUGUSTE, collectif départemental 38

Marie-Christine BASTIEN, collectif départemental 54

Sylvie BAYLE, secrétaire générale CGT postaux de Paris

Gérard BEAUSSAINT, postier retraité PCF 13

Claude BELLEC, Délégué au logement social de Brest

Nicolas BONNET OULADJ, président du groupe PCF-FDG au Conseil de Paris

Ian BROSSAT, Adjoint à la Maire de Paris

Jean Claude CHAILLEY, Secrétaire général de résistance sociale

Jean-Paul DESSAUX, fédération Sud PTT

Hélène DIAZ, postière retraitée PCF 13 Ismaël DUPONT, élu à Morlaix et communauté

Denis ESTEVE, ancien secrétaire de la CGT poste des Bouches-du-Rhône

Francis FOURNIER, responsable des postiers communistes des Bouches-du-Rhône

Nicolas GALEPIDES, syndicaliste, fédération Sud PTT

Jean-Philippe GILLET, militant CGT, secrétaire de la section PCF poste paris

Eric GUELLEC, Vice-Président de Brest Métropole

Jacqueline HERE, Présidente du groupe des élu-e-s communistes, Maire Adjoint de Brest François JACQUART, conseiller régional auvergne Rhône alpes

Michel JALLAMION, Conseiller régional Ile-de-France, président convergence des services publics

Michel LANNEZ, postier syndicaliste CGT

Gilles LE PROUST Maire d’Allones, membre du bureau de l’AMF

Didier LE RESTE, Conseil de Paris du 10e

Daniel LINOSSIER, comité vigilance : mettre la poste sous protection citoyenne

Joël MARSEILLE, adjoint au maire de TENCIN 38

Isabelle MATHURIN, membre du conseil national du PCF

Eliette MAUTREFF, postière retraité 13

Isabelle MAZELIN, Adjointe à la culture du Releck Kerhuon

Jean Claude MERY, cadre retraité de la Poste, ancien responsable départemental UFCCGT 13 Marc MINNI, Syndicaliste Portuaire Saint-Malo

Martial PASSY, Maire de Givors vice-président métropole de Lyon

Georges PISSON, postier retraité 13 Claude PONDEMER, militant PCF

Jacquy RIVOALAN, militant PCF Rennes

Alain VINATIER, postier retraité 13 PCF

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 17:59
La Poste en danger à Brest: réagissons (PCF Brest): signez la pétition!

La situation est préoccupante pour le service public postal à Brest. Après une fermeture prévue des bureaux du Port de Commerce et 4 Moulins, on apprend aujourd'hui une nouvelle fermeture au Phare de l'Europe alors même que la Poste touche près de 700 millions d'euros au titre du CICE ! Toujours les mêmes critères de rentabilité pour justifier ces fermetures !

Le syndicat de la CGT a commencé à se mobiliser, ci-joint une pétition que nous vous invitons à signer et relayer au maximum : CGT FAPT 29N: Non à la fermeture de bureaux de Poste à Brest ! Oui au service public !

CGT FAPT 29N: Non à la fermeture de bureaux de Poste à Brest ! Oui au servi...

La Direction Régionale Ouest Bretagne de la Poste a annoncé son intention de fermer définitivement 2 bureaux de ...

Les élu-e-s communistes brestois se prononcent également contre ces fermetures. Le lien de leur prise de position paru dans le OF cette semaine : Groupe des élu-e-s communistes et de progrès du Pays de Brest | La poste à Brest : défendre à tout prix les services publics de proximité

Groupe des élu-e-s communistes et de progrès du Pays de Brest | La poste à ...

Enfin, un appel lancé au niveau national durant la fête de l'Huma (que vous pouvez signé), que les élu-e-s communistes brestois ont d'ailleurs signé afin de s'organiser partout sur les territoires et porter efficacement nos revendications : Appel : zéro fermeture de bureau de poste

Appel : zéro fermeture de bureau de poste

Nous sommes usagers, syndicalistes, élus locaux, réunis à la Fête de l’humanité, ce jour du 10 septembre 2016, n...

Il est urgent de se mobiliser pour penser des actions communes au niveau local afin de protéger le Service public de proximité car il est en danger. A ce titre, la Section de Brest, le PCF 29 et les élu-e-s brestois viennent de prendre contact avec la CGT et le collectif afin de penser des actions communes.

PCF Section du Pays de Brest
5 rue Henri Moreau 29200 Brest

Tramway : station St Martin
Tel 02 98 43 47 78 / Fax 02 98 43 44 62
@ : pcf_brest@yahoo.fr

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 12:43
Budget de la sécurité sociale: coupes sombres et fermetures de lits

Budget de la sécurité sociale

Coupes sombres et fermetures de lits

vendredi 23 septembre 2016

Selon le journal Le Monde, le gouvernement va inscrire dans le prochain PLFSS des économies d’un "montant sans précédent depuis 2012". De 3,4 milliards € en 2016 d’économie inscrits dans le PLFSS 2016, on va passer en 2017, à 4 Mds soit 600 millions d’euros obtenus par le « virage ambulatoire » – des fermetures de lits d’hôpitaux –, 800 millions par des « gains d’efficience » demandés aux établissements hospitaliers (notamment par des achats groupés), 1,4 milliard par des économies sur les médicaments et dispositifs médicaux et 1,1 milliard pour la « pertinence » des soins – examens prescrits à meilleur escient, prise en charge médicale ou chirurgicale plus efficace, etc.

Derrière l’équilibre de la Sécu, les difficultés de l’Assurance-maladie

LE MONDE | 22.09.2016 à 19h56

Par François Béguin et Sarah Belouezzane

Le pari de ramener le régime général de la Sécurité sociale à l’équilibre serait-il sur le point d’être tenu ? Sans attendre la présentation officielle du dernier projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) du quinquennat, prévue vendredi 23 septembre, la ministre des affaires sociales et de la santé, Marisol Touraine, a tenu à annoncer elle-même la bonne nouvelle dès jeudi soir. « En 2017, le trou de la “Sécu” aura disparu », a-t-elle assuré aux Echos.

Avec trois branches sur quatre à l’équilibre (retraite, famille, accident du travailler), le régime général de la « Sécu » devrait présenter, en 2017, un solde négatif de « seulement » 400 millions d’euros, lié au seul déficit de la branche maladie. « Pour un budget de 500 milliards d’euros, c’est l’épaisseur du trait », estime Mme Touraine, qui compte bien faire de ce quasi-retour à l’équilibre un argument de poids de la prochaine campagne électorale.

« L’histoire de ce quinquennat, c’est la fin des déficits sociaux, lance-t-elle. La droite avait multiplié les franchises et creusé le déficit. Nous aurons sauvé la “Sécu”. » En réalité, en ajoutant 3,8 milliards d’euros du Fonds solidarité vieillesse (FSV) – la structure qui verse les cotisations retraite de chômeurs et le minimum vieillesse –, le déficit global devrait atteindre encore 4,2 milliards d’euros en 2017, ce qui reste tout de même le meilleur chiffre depuis 2001. Le retour à l’équilibre serait alors prévu pour 2019.

Dépenses en faveur des professionnels de santé Alors que la branche vieillesse devrait afficher en 2017 un excédent de 1,6 milliard d’euros, grâce aux différentes réformes engagées depuis 2010, c’est désormais la branche maladie qui fait figure d’« homme malade » de la « Sécu », selon l’expression de la Cour des comptes.

Celle-ci devrait afficher, en 2017, un déficit de 2,6 milliards d’euros (contre 4,1 milliards en 2016, une amélioration de 1,7 milliard par rapport à 2015).

A cette situation déficitaire vont venir s’ajouter les dépenses récemment accordées en faveur des professionnels de santé. Soit 400 millions d’euros supplémentaires pour les médecins libéraux en raison de la revalorisation de 23 euros à 25 euros du tarif de la consultation standard au 1er mai 2017, et 735 autres millions d’euros pour la revalorisation du point d’indice des fonctionnaires hospitaliers et la revalorisation de leurs carrières.

« On se rapproche de l’équilibre grâce aux efforts des professionnels de santé, c’est donc une juste redistribution », explique-t-on Avenue de Ségur pour justifier ces sommes importantes engagées à quelques mois d’une échéance électorale.

D’ici à la fin de l’année, dentistes libéraux, Assurance-maladie et organismes complémentaires devront également avoir conclu une nouvelle convention tarifaire.

Puis suivront, en 2017, les kinésithérapeutes et les pharmaciens… La facture pourrait donc vite grimper pour la Sécurité sociale. Pour financer ces engagements, le léger relèvement du niveau de l’Objectif national des dépenses d’assurance-maladie (Ondam), de 1,75 % en 2016 à 2,1 % en 2017 – soit 650 millions d’euros de marge en plus – annoncé mardi par le ministre de l’économie et des finances, Michel Sapin, ne sera pas suffisant. Le gouvernement va aussi inscrire dans le prochain PLFSS des économies d’un montant sans précédent depuis 2012. Là où chaque année il demandait peu ou prou 3 milliards d’économie (3,4 milliards en 2016), il va en demander quatre en 2017 ! Soit 600 millions d’euros obtenus par le « virage ambulatoire » – des fermetures de lits d’hôpitaux –, 800 millions par des « gains d’efficience » demandés aux établissements hospitaliers (notamment par des achats groupés), 1,4 milliard par des économies sur les médicaments et dispositifs médicaux et 1,1 milliard pour la « pertinence » des soins – examens prescrits à meilleur escient, prise en charge médicale ou chirurgicale plus efficace, etc.

« Coups de rabot »

Côté recette, une augmentation des « droits de consommation» sur le tabac à rouler devrait rapporter120 millions d’euros. Une « contribution sur les fournisseurs agréés de tabac » devrait par ailleurs rapporter 130 millions d’euros, soit 250 millions d’euros supplémentaires. En outre, le secrétariat d’Etat au budget met en avant les mesures qui seront prises pour lutter contre la fraude à la cotisation sociale. Et qui ont rapporté près d’un milliard d’euros en 2016.

Christian Eckert n’est pas inquiet pour 2017 : « Les réformes qui ont été conduites, les économies et les recettes devraient permettre d’absorber les dépenses. » Le déficit du régime général affiché en 2016 (-3,4 milliards d’euros) a quant a lui aussi beaucoup à voir avec les réformes des retraites ainsi que la baisse du chômage. Cette année, la France a en effet connu un accroissement de sa masse salariale de 2,6 %, ce qui a engendré des recettes supplémentaires. Une tendance qui pourrait continuer en 2017. Si Marisol Touraine assure que ces résultats sont le fruit de réformes de « structure », plusieurs observateurs du monde de la santé s’avouent dubitatifs. « C’est en serrant de plus en plus sévèrement les coûts de la santé que le gouvernement a réduit le déficit de la branche maladie depuis 2012 », analyse Claude Le Pen, économiste de la santé à l’université Paris-Dauphine, qui juge que « Marisol Touraine a mené une politique de coups de rabot ». Une lecture qui rejoint celle effectuée par la Cour des comptes, qui avait appelé, mardi, à une réforme en « profondeur » de l’Assurance-maladie.

« Environ 40 % du déficit résulte de causes structurelles, indépendantes de la conjoncture », faisait-elle valoir, dénonçant le recours par le gouvernement à un « procédé comptable discutable », voire « opportuniste », avec l’intégration d’un « produit exceptionnel de CSG [contribution sociale généralisée] de 700 millions d’euros » ne correspondant à aucune recette supplémentaire de l’Assurance-maladie.

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 05:37
Triskalia: indemnisation historique de deux salariés victimes de pesticides (Médiapart- 22 septembre, Jade Lindgaard)

Triskalia: indemnisation historique de deux salariés victimes de pesticides

22 SEPTEMBRE 2016 | PAR JADE LINDGAARD

Deux anciens salariés du groupe d’agroalimentaire breton obtiennent la première reconnaissance du syndrome d’hypersensibilité aux produits chimiques par un tribunal et reçoivent plus de 110 000 euros chacun d’indemnités.

C'est le couronnement d’une procédure judiciaire pionnière dans la reconnaissance des maladies professionnelles et des souffrances liées aux pesticides. Le tribunal des affaires de sécurité sociale de Saint-Brieuc a accordé 110 000 euros d’indemnités à deux anciens salariés du groupe d’agroalimentaire Nutréa-Triskalia. Laurent Guillou et Stéphane Rouxel, employés jusqu’en 2011 à la réception des matières premières pour NNA, la filiale nutrition animale de Triskalia, ont été chacun victimes de deux accidents du travail ayant entraîné de graves problèmes physiques et psychologiques.

En 2014, ils sont les premiers salariés du monde agricole, non paysans, à faire reconnaître la faute inexcusable de leur employeur dans l’exposition aux pesticides. Le 22 septembre 2016, ils obtiennent la première reconnaissance du syndrome d’hypersensibilité multiple aux produits chimiques (MCS) par un tribunal. « Cette décision est une nouvelle victoire pour Stéphane et Laurent qui mènent maintenant depuis près de sept ans un combat sans relâche pour faire reconnaître leur maladie, exiger réparation et dénoncer le scandale sanitaire et environnemental que représente aujourd’hui l’utilisation massive et irresponsable des pesticides dans l’industrie agroalimentaire », se réjouit dans un communiqué le syndicat Solidaires, qui soutient les deux hommes. Ces deux décisions de justice braquent la lumière sur le sort des travailleurs de la conservation et de la transformation des produits agroalimentaires, victimes souvent oubliées de l’exposition aux substances chimiques.

Pourquoi ces deux hommes, conducteur installation et conducteur machine polyvalent, ont-ils été en contact avec des produits dangereux ? Ils travaillaient pour l’usine de Plouisy (Côtes-d’Armor) où ils devaient réceptionner des céréales préalablement traitées aux pesticides. Le 8 avril 2009, Laurent Guillou est victime d’un premier accident du travail lors du déchargement de produits traités par la société Eolys (une des trois coopératives ayant fondé le groupe Triskalia en 2010).

Un an plus tard, il essuie un deuxième accident alors qu’il décharge des céréales. Les cargaisons avaient reçu une telle quantité de pesticides qu’elles sont devenues toxiques. Dans le premier cas, le fournisseur avait utilisé un produit interdit (le Nuvan Total). L’employé dit ressentir des brûlures au visage et au cuir chevelu ainsi que des problèmes de respiration. Il en subit toujours les conséquences aujourd’hui, et souffre d’un syndrome d’hypersensibilité multiple aux produits chimiques (MCS). Il se manifeste par des céphalées, nausées, brûlures cutanées, toux, douleurs abdominales et musculaires dès qu’il est en contact avec des produits chimiques, même anodins, comme des produits ménagers.

Il ne peut plus supporter aucune odeur, et évite de sortir, ce qui réduit beaucoup sa vie sociale. Il a dû abandonner la chasse et la pêche, ainsi que l’entraînement d’une équipe de football. La mutuelle sociale agricole (MSA) a reconnu le caractère professionnel de l’accident.

Victime des mêmes accidents, Stéphane Rouxel, connaît les mêmes douleurs physiques que son compagnon d’infortune lorsqu’il est exposé à des produits chimiques. Il souffre lui aussi de MCS. Selon le médecin mandaté pour expertiser son état, « il est actuellement gêné par les produits de nettoyage domestique ». Il quitte peu son domicile et se renferme sur lui-même, « très anxieux et nerveux » selon son épouse. Il souffre de ne plus être capable de travailler et n’a pu terminer son stage de reconversion professionnelle pour des raisons de santé : il était en contact avec des produits détergents. La MSA a également reconnu le caractère professionnel de ses accidents.

Mais ces deux cas ne sont pas isolés. L’inspection du travail a relevé en 2009 plusieurs cas de salariés présentant des symptômes graves suite à la réception de blé traité chimiquement. Ces personnes intoxiquées n’avaient été ni informées des risques, ni formées au port des équipements de protection. Entre avril et mai 2009, des salariés sont victimes de graves symptômes à cinq reprises. En 2010, 11 intoxications de salariés sont rapportées entre février et mars. Pour François Lafforgue, avocat de plusieurs anciens salariés de Triskalia, « les conditions de travail étaient déplorables dans cette entreprise dans ces années-là. D’anciens employés ont été obligés de saisir la justice pour obtenir une indemnisation, ce qui n’est pas normal compte tenu du désastre ».

À ses yeux, la prise en charge des salariés intoxiqués devrait être plus simple. Deux autres anciens salariés de la même usine de Triskalia, Pascal Brigant et Claude Le Guyader, n’ont pas réussi à faire reconnaître le caractère professionnel de leur accident. Dans les dossiers de Guillou et Rouxel, le parquet a classé sans suite leur plainte au pénal. Ils se sont depuis constitués partie civile, et un juge d’instruction a été saisi. En mars 2014, un chauffeur-livreur de l’usine de Plouisy a mis fin à ses jourssur son lieu de travail. Chauffeur-livreur d’aliments pour bétail, il avait été victime d’un grave accident du travail deux mois plus tôt en déchargeant des sacs d’aliments médicamenteux destinés aux porcelets.

Le calvaire des personnels de Triskalia mérite d’autant plus l’attention que leur employeur est un géant du secteur agricole breton. Né en 2010 de la fusion de trois coopératives (Coopagri, Eolys et CAM 56), le groupe emploie 4 800 salariés et a réalisé 2,1 milliards d’euros de chiffre d’affaires en 2014. Il possède 250 magasins (Point vert, Magasin vert) et est connu du grand public au travers de ses marques Paysan breton, Régilait, Mamie Nova, Prince de Bretagne, Ronsard, Planète positive.

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23 septembre 2016 5 23 /09 /septembre /2016 05:31

Des néo-nazis en acte et en puissance dont il ne faut pas sous-estimer le danger ni surestimer l'influence actuelle. Mais comme l'époque est troublée et que l'on ne va pas vers des jours très tranquilles et fraternels non plus...

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 09:51
Article de Sophie Prévost, Le Télégramme, après la conférence de presse de l'opposition le mercredi 21 septembre

Article de Sophie Prévost, Le Télégramme, après la conférence de presse de l'opposition le mercredi 21 septembre

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 08:51
"Avec nos retraites, on survit" - La confédération paysanne organise un débat le jeudi 22 septembre à Briec sur le statut social des agriculteurs (Ouest-France, 22 septembre)

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 19:06
Photo Unicef: enfants réfugiés sur la frontière entre la Grèce et la Macédoine

Photo Unicef: enfants réfugiés sur la frontière entre la Grèce et la Macédoine

L'assemblée générale des Nations unies a tenu le 19 septembre à New-York une réunion pour traiter la question des mouvements massifs de réfugiés et migrants autour de réponses plus humaines et mieux coordonnées.

Le nombre de déracinés dans le monde qui franchissent les frontières fuyant les conflits, les persécutions, la misère, atteint 65 millions.

Ces périples font courir des risques considérables et les tragédies se succèdent. Arrivés à destination, ils sont fréquemment en butte à l'hostilité et l'intolérance, malgré les efforts de citoyens et d'associations pour les accueillir avec humanité et dignité. Outre les pertes humaines - plus de 3000 en Méditerranée - ces déplacements ont des répercussions plus larges au plan social, économique et politique auxquelles les Etats se doivent de répondre conformément au droit international.

A cet égard, l'UE et les Etats membres, dont la France se doivent de changer de politique. Qu'en est-il sur notre continent? Avec 600 000 réfugiés syriens accueillis en Allemagne en 2015/16, soit 74 pour 10 000 habitants, Berlin fait plus que tous les pays européens réunis, dont la France qui n'atteint que le chiffre de 1,5 réfugié pour 10 000 habitants! Lors du sommet de Bratislava, l'UE et les pays membres ont aggravé leur désengagement. L'objectif, fixé il y a un an, d'atteindre le chiffre de 160 000 réfugiés relocalisés est abandonné, laissant la Grèce et l'Italie assumer toute la responsabilité et le poids de l'accueil, en tant que premiers pays d'arrivée.

Par contre, l'UE renforce encore le dispositif de fermeture des frontières, se transformant en véritable forteresse, sourde et aveugle à la détresse humaine. L'annonce par le gouvernement français de créer 9000 places d'accueil pour les populations du bidonville de Calais doit s'accompagner de l'accélération des processus d'obtention du droit d'asile et de régularisations pour celles et ceux qui choisissent la France et de pressions sur l'Angleterre pour qu'elle ouvre ses portes aux mineurs et demandeurs d'asile qui veulent rejoindre le pays.

Apporter ces réponses doit s'accompagner d'une politique qui s'attaque aux causes de ces déplacements: faire reculer l'austérité et les inégalités, prévenir les conflits, promouvoir une véritable politique de paix et de développement, de limitation des ventes d'armes. La France doit faire entendre sa voix en faveur d'un monde solidaire et de paix avec l'ambition d'avancer vers une planète où chaque être humain n'aura plus à risquer son existence et celle des siens pour avoir le droit de construire sa vie.

Patrick Margaté,

Commission des relations internationales du PCF

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 12:05
Sidse Babett Knudsen joue le rôle d’Irène Frachon dans le film réalisé par Emmanuelle Bercot. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/festival/article/2016/09/18/le-monde-festival-la-fille-de-brest-le-mediator-a-travers-les-yeux-du-docteur-frachon

Sidse Babett Knudsen joue le rôle d’Irène Frachon dans le film réalisé par Emmanuelle Bercot. En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/festival/article/2016/09/18/le-monde-festival-la-fille-de-brest-le-mediator-a-travers-les-yeux-du-docteur-frachon

"La Fille de Brest" (Emmanuelle Bercot, avec l'actrice Sidse Babett Knudsen), un film sur le combat d'Irène Frachon contre les lobbys pharmaceutiques dans l'affaire du Médiator (article du Monde)

Ce baiser, envoyé de la main par le docteur Irène Frachon à l’actrice Sidse Babett Knudsen, disait à lui seul la belle complicité tissée avec le monde du cinéma, qui lui rend hommage. La pneumologue, grâce à laquelle la dangerosité du Médiator a été mise en évidence, a partagé la scène avec son incarnation sur grand écran, la comédienne danoise révélée par la série « Borgen ». C’était samedi 17 septembre au Gaumont-Opéra, lors de l’avant-première de La Fille de Brest, de la réalisatrice Emmanuelle Bercot – également présente.

Lire aussi : Irène Frachon : « Il faudrait pouvoir punir ceux qui attaquent les lanceurs d’alerte »

Ce thriller médical relate le long, épuisant combat de la pneumologue jusqu’à l’interdiction, en 2009, du coupe-faim des laboratoires Servier à l’origine de graves pathologies cardiaques. Après la projection, le docteur Frachon a jugé la performance de son double de cinéma si réaliste qu’il lui faudrait « apprendre le danois, désormais, pour être crédible ».

Une alchimie entre le médecin et son interprète

La réalisatrice Emmanuelle Bercot est revenue, pour le public, sur la genèse du film qui sortira en salle à la fin de novembre. Elle qui n’avait d’abord suivi que de loin la croisade d’Irène Frachon a été séduite, lorsqu’elle l’a rencontrée, par « ce personnage de fiction puissant et évident ». Par « son bagout, sa générosité, sa joie de vivre, qui déclenchaient le désir d’un film ». La réalisatrice se souvient que le médecin disait, d’ailleurs, souvent elle-même, en lui racontant son histoire « la réalité dépasse la fiction ». Voilà qui appelait au cinéma.

Mais trouver une actrice susceptible de l’incarner à l’écran fut un casse-tête. Jusqu’à ce que Catherine Deneuve lui souffle l’idée de Sidse. Et qu’elle découvre cette dernière en première ministre tourmentée dans la série « Borgen ». Encore fallait-il que le docteur Frachon adhère à l’idée d’un double scandinave. Coup de chance, a expliqué la réalisatrice, Sidse était « l’idole de la famille » d’Irène Frachon. « Quand on regardait la série, a confirmé samedi soir la pneumologue, on avait envie de lui donner des conseils pour mieux concilier vie familiale et vie publique ! »

Sidse Babett Knudsen « l’a rencontrée tôt, avant même que le scénario ne soit fini », a-t-elle confié aux spectateurs de l’avant-première. Elle semble être tombée en admiration. « C’est une personne qui m’inspire. Je ne suis pas comme ça, moi… Quelle créature peut être remplie à ce point de son combat, d’une mission ? » L’actrice a fait état de la « grande responsabilité » qui lui a incombé de jouer cette « héroïne impressionnante » et… « toujours vivante ».

Le tournage, au CHU de Brest, dans les bureaux de la pneumologue, parmi ses collègues, a encore resserré les liens. « Entre deux consultations, en courant, se souvient Emmanuelle Bercot, elle venait nous faire coucou, nous aider sur un point technique. Une alchimie s’est créée grâce à elle, l’empathie que les gens ont pour elle, ce que son combat a représenté pour l’hôpital. »

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Le combat n’est pas terminé pour Irène Frachon

La réalisatrice de La Tête haute adhère-t-elle pleinement au combat retracé ? « Si j’ai choisi de consacrer à ce film deux ou trois ans de ma vie, c’est que je suis sur la même ligne, que j’ai envie de dénoncer les mêmes choses. » Elle, la fille de chirurgien cardiaque, a trop souvent entendu son père dénoncer la collusion entre médecins et laboratoires pour y être insensible.

Ce combat, Irène Frachon le poursuit toujours avec la même ardeur, comme les spectateurs ont pu le constater, au son si déterminé et solennel de sa voix. « Le film, a-t-elle souligné, s’arrête en 2010. Six ans après, je suis toujours dans un vrai corps-à-corps. Face à des criminels à cols blancs qui continuent de s’acharner sur leurs propres victimes. Des cabinets d’avocats payés des fortunes tentent d’étouffer les procédures. Au sein du monde universitaire et médical, certains m’en veulent d’avoir ébranlé le système et soi-disant jeté l’opprobre sur le corps médical. » Pas la moindre idée, a-t-elle déploré, de la date du procès pénal. « Pendant ce temps, des victimes qui ne peuvent plus travailler ni même monter leurs escaliers, et qui vivent avec 540 euros par mois, attendent d’être indemnisées… »

Irène Frachon était venue accompagnée de l’une de ses patientes qui, sans emphase ni haine, a donné chair au scandale du Mediator. « Je sortais de ma douche, je devais m’asseoir par terre tellement j’étais épuisée. » La pneumologue bretonne ne sait pas « quand tout cela finira ». Mais ce film marque pour elle une étape importante. « L’affaire est gravée dans le marbre. »

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