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7 mars 2012 3 07 /03 /mars /2012 12:39

Article sur le site Médiapart :Front de gauche, Mélenchon, la propagation de l'onde...

 

 

 

Ce que nous venons d'entendre et voir à Rouen démontre que la « surprise » crée par le tout jeune rassemblement et son candidat à la présidentielle est dépassée. C'est plus qu'un rendez-vous électoral qui se joue en 2012 . Ce serait bien une nouvelle pratique citoyenne qui s'annonce.

6000 personnes à Nantes, 10000 à Villeurbanne, 9000 à Montpellier. A chaque ville visitée, la salle réservée n'est pas assez grande. A Rouen, ils se serraient debout.

Même David Pujadas a dû l'admettre dans son JT de 20h : Jean-Luc Mélenchon est bien le candidat qui réunit le plus de monde dans ses meetings !

Beaucoup de jeunes qui n'applaudissent pas aux mêmes mots ni en même temps que d'autres. Des ouvriers viennent en tenue de travail, casque de sécurité sur la tête, affichent leur bannière syndicale. Des visages graves. Le monde du travail représenté par lui-même.

Pas de brouhahas et de mouvements de foule millimétrés pour satisfaire les caméras d'un événement géré par des professionnels de la communication. Loin d'être une troupe affolée ou béate à la recherche d'un berger, les participants ne scandent pas le nom du candidat à son entrée en scène. Seuls des « Résistance, résistance » accueillent l'orateur.

Dans une drôle de campagne 2012 que d'aucuns voulaient définitivement bi-polaire au point d'en connaître les résultats avant l'heure, ceux qui sont allés à ces meetings du Front de gauche ressortent avec la certitude d'avoir un rôle concret à jouer. Il se passe quelque chose.

Avez-vous déjà vu un candidat à une présidentielle assumer un rôle de candidat-militant comme le fait Jean-Luc Mélenchon ? Sur les plateaux de télé et de radio, il est le porte-parole qui frappe. Ses propos tonitruants choquent ? Au moins, obligent-ils à se positionner. Sur son blog déjà, le contact est direct et expliquant, il parle pour l'Histoire, comme aucun autre candidat ne l'aura fait quant il pouvait le faire.

A Rouen, hier, il a de nouveau endossé le costume de l'instituteur et proposé une nouvelle leçon d'éducation populaire. La pédagogie en moteur social.

A Besançon, il traita du problème du Front National. A Villeurbanne, on l'a entendu démonter point par point le Traité que Sarkozy et Merkel imposaient en silence. A Montpellier, on rappelle l'histoire du drapeau rouge...

Quand le sujet devient trop complexe, le recours à l'humour permet de garder l'attention de la salle. Chaque participant, à cette sauce-là, retiendra les arguments pour à son tour en faire son miel. Un appel à l'intelligence citoyenne.

Il se passe quelque chose, qu'on aime ou pas la personnalité du candidat. Dans ce rassemblement qui s'opère, qui n'a pas besoin de berger, on ne se contente pas de s'indigner, on propose, on politise. Le discours de Rouen est à ce point exemplaire, et l'on se surprend à tout comprendre et se persuader que le temps de politiques décidées par les élites sans rendre compte a du plomb dans l'aile. Le bi-partisme institutionnel a du souci à se faire.

A Rouen, Jean-Luc Mélenchon a parlé de la taxation des plus riches, critiquant l’accumulation des richesses par une infime minorité au détriment du plus grand nombre, et, à l’avant-veille de la Journée internationale de lutte pour les droits des femmes, il a rappelé les combats menés et progrès à venir pour l’égalité femmes-hommes. Puis parlé de la VIème République. Le Front national, l'écoutant, en aura tiré la conclusion qu'il ne pourra pas continuer à instiller son discours haineux sans opposition...

A gauche, aux portes du printemps à venir, il se passe quelque chose.

Voici revenus des moments d'éducation populaire. La goutte d'eau Front de Gauche vient de passer un palier dans sa campagne à Rouen, le 6 mars.
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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 16:25

Une Tribune de Libération

 

Par GÉRARD ASCHIERI Syndicaliste, BERTRAND GEAY Sociologue, CHOUKRI BEN AYED

Sociologue, CHRISTINE PASSERIEUX Militante pédagogique

Les auteurs sont tous membres du conseil de campagne du Front de gauche.

 

On connaît désormais un peu mieux les projets de François Hollande pour l’enseignement et la recherche. Force est de constater qu’ils ne sont pas à la mesure des difficultés et des attaques que subitle service public. Certes, la volonté exprimée par le candidat du Parti socialiste d’inverser la politique éducative en matière d’emploi va dans le bon sens. Et ses intentions pour l’enseignement maternel et élémentaire ou pour la formation méritent attention. Mais l’absence de prise en compte des transformations qu’a connues le service public laisse pantois : rien sur la mise en concurrence des établissements, rien non plus sur la désectorisation, toujours rien sur la transformation managériale des fonctions de responsable d’établissement ! C’est ainsi toute l’offensive du néolibéralisme sur le terrain scolaire qui est purement et simplement ignorée, alors même que l’on sait aujourd’hui à quel point ce type de politique ne fait qu’aggraver les inégalités et tirer vers le bas l’efficacité d’ensemble du système.

Pire : de nombreux éléments attestent d’une volonté de poursuivre voire, à certains égards, d’aggraver cette politique. Ainsi, dans l’enseignement supérieur, non seulement il n’est nullement question d’abroger la loi libertés et responsabilités des universités, mais il faudrait accélérer la «mise en oeuvre des investissements d’avenir». Les gels de postes et l’arbitraire des répartitions de crédits pourront ainsi se poursuivre sans encombre.

Dans les enseignements primaires et secondaires, il n’est pas envisagé de compenser les inégalités entre collectivités territoriales et un «nouvel acte de la décentralisation» pourrait bien s’appliquer. La récente réforme des lycées n’est pas remise en cause alors qu’elle affaiblit les différentes séries, met en péril la voie technologique et installe une organisation locale des enseignements. Le «socle commun de connaissances et de compétences» est conforté, en lieu et place des programmes nationaux. L’école à plusieurs vitesses pourra ainsi s’installer toujours plus au coeur même des processus d’apprentissage. Loin de reconnaître à l’école sa visée émancipatrice, ce projet institutionnalise la fracture sociale de la jeunesse, avec ses établissements fermés pour les fauteurs de troubles et le service civil pour les déscolarisés.

C’est comme si les grandes mobilisations des jeunes, des parents et des personnels n’avaient pas existé, de 2003 à 2011, contre la loi de décentralisation, contre la loi d’orientation, les réformes universitaires ou la réforme du lycée.

Cette incompréhension manifeste à l’égard de tous ceux qui défendent la cause du service public s’exprime aussi dans l’absence de propositions concrètes pour améliorer le fonctionnement démocratique et le rayonnement de l’école laïque. On ne trouve rien, par exemple, sur le statut de parent délégué, qui permettrait une participation plus active et socialement plus diversifiée des parents d’élèves. La place des associations complémentaires de l’école est également passée sous silence, alors qu’elles ont un rôle majeur à jouer pour reconquérir le terrain occupé par toute une série d’officines. La question de la gratuité n’est pas abordée.

Enfin, la mesure phare du programme de François Hollande, les «60 000 postes», apparaît bien insuffisante pour atteindre l’ensemble des objectifs fixés. Rappelons que c’est plus de 70 000 postes de différentes catégories de personnels qui ont été supprimés de 2008 à 2012 et que le petit baby-boom des années 2000 entraînera mécaniquement une augmentation des effectifs de l’ensemble des niveaux d’enseignement.

En réalité, le projet de François Hollande prétend réaliser l’impossible en matière d’emploi public : répondre un tant soit peu aux besoins sociaux tout en respectant la politique d’austérité de l’Union européenne. Le redéploiement des postes de fonctionnaires devient alors la seule variable d’ajustement possible, selon le trop fameux principe du «déshabiller Pierre pour habiller Paul». Il n’y a ainsi guère d’autre cohérence au projet de François Hollande que celle consistant à s’ajuster le moins mal possible aux prescriptions éducatives et économiques du néolibéralisme.

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4 mars 2012 7 04 /03 /mars /2012 07:32

J'étais le vendredi 2 mars à la réunion publique organisée à la maison des capucins de Landivisiau par le collectif Gaspare et l'association "Landivisiau doit dire non à la centrale". Nous avons pris position collectivement au Front de Gauche Morlaix pour un moratoire, une consultation et un débat public avant d'envisager l'installation ou non de la centrale tout en précisant que les arguments de la région visant à faire croire qu'il n'y avait pas d'alternative nous apparaissaient très discutables et que a priori le recours à une énergie fossile pour produire de l'électricité nous paraissait une solution qui n'allait pas de soi.

C'était donc mon rôle de candidat aux législatives de prendre connaissance des arguments des opposants à une centrale qui va s'implanter à 25km de Morlaix et tout au plus près de communes de la 4ème circonscription.  Il y avait 300 à 400 personnes environ, dont une centaine au moins qui ne purent pas accéder à l'intérieur de la salle, archi-comble. 

Les gens de Landivisiau et des alentours qui étaient là (cela ne veut pas dire qu'ils représentent la majorité de la population: il faut être prudent) étaient remontés, révoltés, décidés à ne pas se laisser faire: ils ressentaient cette décision de l'Etat, de la région et des élus de Landivisiau comme une agression et une offense, un déni de démocratie et comme quelque chose qui affecterait durablement leur avenir si elle devait se confirmer.

 

Malgré cette ambiance électrique, sans vouloir faire de mauvais jeu de mot, j'ai assisté à une réunion de très bonne tenue, basée sur une information certes engagée et unilatérale, mais qui m'a paru étayée par des arguments solides et présentée par des gens sérieux.

 

Yvon Pouliquen, porte-parole de "Landivisiau doit dire non à la centrale", a commencé par parler d'"un projet d'un autre temps, qui nous rend dépendant de la Russie, du Qatar, de l'Algérie". Il n'"a pas du tout apprécié la façon dont la collectivité a géré cette question" et il a revendiqué: "Oui, nous sommes des "anti-tout" quand il s'agit de la santé des citoyens, de la sécurité des gens, des enfants de nos écoles et de nos familles". Il a rappelé que entre 150 et 200 millions d'euros au bas mot seraient à la charge du contribuable du fait de la construction de cette centrale: avec tous les raccordements nécessaires, on peut estimer même qu'on ira bien au-delà.

 

Un représentant du collectif Gaspare a rappelé que son association travaillait depuis un an et demi avec des centaines de personnes, spécialistes ou citoyens se formant sur le tas et ayant envie d'être moins démunis sur les questions techniques, pour préparer un dossier de 240 pages afin de montrer les inconvénients de cette centrale et les alternatives possibles et pour demander un débat public avant prise de décision. Leur opposition ne concernait qu'un des 3 piliers du triskel du Pacte électrique breton - celui du contenu de la sécurisation énergétique. Sur les deux autres piliers: réaliser des économies de consommation d'énergie (même si les objectifs sont insuffisants selon eux) et produire 3600 MW en énergies renouvelables à l'horizon 2020 de manière à être autonome à 30% pour la production d'énergie consommée par la Bretagne, ces militants de Gaspare sont en accord avec la planification énergétique de la région. Le pacte électrique Bretons a été refusé sur cette base par les seuls élus UDB et Europe Ecologie les Verts, là où les communistes et les écologistes de Bretagne Ecologie qui étaient sur la liste de Le Drian au 1er tour des régionales ont voté pour le texte.   Malgré le soutien de beaucoup d'élus du Finistère, la Région et l'Etat n'ont pas examiné sérieusement les arguments des opposants à la centrale selon eux et sont restés sourds à cette demande de débat public contradictoire. Selon cet intervenant, Jean-Yves Le Drian a signé le pacte energie Bretagne qui prévoyait l'installation de cette centrale combiné gaz dans le Finistère le 14 décembre 2010 sans avoir pris l'avis préalablement de ses conseillers régionaux ni du Conseil économique et social de Bretagne. Ceux-ci ont été réunis 3 semaines après et ont approuvé le projet, mais ce léger différé par rapport à la prise de décision indiquerait, selon le porte-parole de Gaspare, la haute conception de la démocratie que se fait notre président de Région. La centrale est appelée à fonctionner 20 ans, et on pourra choisir de la faire fonctionner 20 ans supplémentaires. Cela nous engage pour l'avenir: avec quelles conséquences sur le coût de l'électricité sachant que le prix du gaz ne va cesser d'augmenter? Avec quelles conséquences sur l'environnement? Ce gaz que nous n'avons pas, on va le brûler pour faire chauffer de l'eau avec un  rendement de 54%, sant compter les pertes sur le réseau qui le ramène à 45%. Dans le chauffage direct au gaz, le rendement est de 95%.  

 

Jean Corbert, ingénieur EDF dans la production thermique pendant toute sa carrière, nous a ensuite expliqué avec un très bon talent de pédagogue et beaucoup d'humour comment fonctionnait une centrale combiné gaz, histoire d'expliquer un peu, pour ceux qui partent d'aussi loin que le maire de Landivisiau dans la compréhension de la production d'énergie (et c'est mon cas...!), quelle était la différence avec une cuisinière à gaz...

La combustion du gaz est certes moins polluante que celle du charbon ou du fioul: dans cette possible future centrale, le gaz servira à chauffer de l'eau pour faire tourner une turbine qui fera fonctionner un alternateur, puis un transfomateur d'un côté, afin de produire 300 MW à la sortie, et dans une autre partie de la centrale, les vapeurs récupérées et la fumée du gaz chaud serviront, si j'ai bien compris, à faire fonctionner un autre alternateur produisant 150 MW d'électricité. Une tour de refroidissement de 50 mètres permettra de refroidir la vapeur d'eau et les résidus de gaz de combustion à 100 degrés environ: mais la faible hauteur de la tour (celle de Cordomais est haute de 250 mètres) fera que, les jours de brouillard, les gaz de combustion et les particules chimiques cancérigènes s'épandront tout autour non loin de la centrale sur Landivisiau et sur les villages aux alentours, plutôt que de se disperser sur plusieurs kilomètres.

L'intervenant a ensuite cherché à critiquer les arguments politiques en faveur de cette centrale à gaz.

Le risque de black-out pour la Bretagne souvent invoqué ne s'appuie sur aucun précédent historique. Le territoire national, et plus largement européen, est parsemé de réseaux électriques comme une araignée: tout communique avec tout. En réalité, les lignes électriques ne connaissent pas de frontières: toutes les régions et tous les pays sont inter-connectés. Il y a 7 grandes régions électriques en France, celle de l'ouest regroupe 19 départements, et le centre de contrôle qui pilote la distribution est basé à La Chapelle sur Erdre en Loire-Atlantique: c'est à ce niveau là que cela peut-être un sens de parler d'une nécessaire autonomie. En cas d'approvisionnement insuffisant d'électricité dans un contexte de rupture de production quelque part ou de pic de consommation, il y a toujours possibilité de couper partiellement et très temporairement la distribution à un endroit précis pour éviter le black-out général. Cela se pratique couramment.

L'argument des emplois que va créer la centrale à gaz est lui aussi à relativiser même s'il est vrai que la communauté de commune aura des rentrées fiscales avec la centrale à gaz. Les défenseurs du projet parlent d'entre 400 à 800 emplois: mais il faut préciser au minimum qu'il ne s'agira pas d'emplois majoritairement dévolus aux gens du coin. La centrale va nécessiter 3 ans de travaux: il y aura peut-être entre 150 et 200 personnes sur le chantier et peut-être uniquement 50 personnes qui seront recrutés sur le plan local pour faire le terrassement, le beton, dérouler les cables, faire des soudures, travaillant en intérim pour des entreprises sous-traitantes des géants du BTP.

Pour le reste, il s'agit d'emplois qualifiés hautement spécialisés pour lesquels nous n'aurons pas les salariés formés sur place et qui seront pourvus par des personnels formés des grandes entreprises spécialisées qui travailleront sur le site. Alors, certes, on peut dire que tous ces salariés, même s'ils ne s'implantent pas durablement à Landivisiau, consommeront un moment sur place, ce qui fera tourner le commerce. En même temps, il est à prévoir que de moins en moins de gens voudront s'installer ou acheter des maisons individuelles à Landivisiau du fait des pollutions et des nuisances sonores possibles de la centrale (ventilateurs): dès lors, c'est tout le secteur de l'immobilier qui pourrait s'effondrer, la valeur des biens se déprécier, et les entreprises de bâtiment, l'artisanat et les commerces locaux être mis en difficulté.

D'ailleurs, comme un périmètre important devrait être classé Seveso (secteur à haut risque) autour de Landivisiau ou à quelques kilomètres, là où on stockera le gaz (pour pallier aux ruptures d'approvisionnement ou aux brusques flambées des prix de cette énergie fossile soumise à tous les spéculations et incidents diplomatiques), les conséquences sur l'immobilier, l'aménagement des terrains, des maisons individuelles, des villes, se feront sentir au-delà de Landivisiau. De plus, les tranchées à réaliser pour enfouir la ligne à très haute tension qui distribuera l'électricité condamneront sur une trentaine de kilomètres au moins une bande de 100 mètres de terre cultivable si j'ai bien compris: comme les lignes à très haute tension émettent des ondes magnétiques dangeureuses, cette bande de terre sera définitivement perdue. Cela représente  des centaines d'hectares...  

 

L'argument de la qualité technique du projet de centrale de Direct-Energie à Landivisiau, invoqué par Eric Besson, ne tient pas davantage. Direct-Energie est une société financière qui s'est montée pour récupérer le marché de la libéralisation et de la privatisation de la production et de la distribution d'énergie, dans le silage de la loi Nome, avec notamment Robert Louis Dreyfus comme actionnaire. Cette société a déjà racheté des centrales hydrauliques mais n'a jamais construit de centrale à gaz. Les deux projets de centrale qu'elle devait réaliser ont été suspendus par des tribunaux administratifs en Moselle et dans l'Oise, suite à la mobilisation de la population et des élus locaux (dans l'Oise, plusieurs élus communistes ont été en tête de la mobilisation contre la centrale à gaz Direct-Energie, construite à quelques centaines de mètres d'un terrain ou EDF avait acquis de la réserve foncière près de la rivière, dans la circonscription d'Eric Woerth, un ennemi implacable des lobbies de la finance comme chacun sait), et surtout à cause des défauts intrinsèques des dossiers (mauvais chiffrage des travaux, éléments non pris en compte, vices de procédure...?). Il y a donc encore de l'espoir.

 

Un autre intervenant du collectif Gaspare, Christian Roberts, a rappelé que cette centrale qui devrait fonctionner 8000 heures par an (beaucoup plus par conséquent que les centrales plus polluantes en soi mais 10 fois moins mises en activité de Dirinon et de Brennilis qui ne se mettaient en marche que lors des pics de consommation hivernaux) pour être profitable à la société qui la gère polluera certes mois qu'une centrale à gaz classique ou qu'une centrale à charbon mais qu'elle n'en dégagera pas moins 3000 tonnes par jour de C02 par jour dans l'atmosphère, et que sa pollution quand elle fonctionnera sera équivalente à celle des 700.000 voitures qui circulent chaque jour dans l'agglomération de Marseille... Il s'agit selon lui d'une centrale commerciale faite pour faire de l'argent sur notre dos.

 

Un autre représentant du collectif Gaspare, très remonté contre "les politiques" a rappelé que le député de Landivisiau, Jo Le Guen, avait témoigné le plus grand mépris à la délégation d'opposants à la centrale qu'il avait reçu brièvement dans son bureau en se coupant les ongles pendant qu'ils parlaient et en ne se donnant pas la peine de répondre à leurs arguments. Quant à Marylise Lebranchu, son accueil a été paraît-il à la limite de l'impolitesse et elle a rappelé simplement les principes de base du pacte électrique breton en refusant le débat public préalable à la prise de décision. Le maire communiste de Brennilis a accepté de recevoir Gaspare et a écouté ses militants avec considération mais a refusé ensuite d'organiser un débat contradictoire dans la commune, comme les élus de Briec et de Landivisiau. Le député PS Urvoas a botté en touche lui aussi quand les opposants à la centrale lui ont demandé d'appuyer la tenue d'un débat public contradictoire en remettant la décision d'installation de la centrale. Le secrétaire départemental du PS Marc Coatanéa s'est félicité publiquement en bon tacticien que la droite ait choisi le site de Landivisiau et Direct Energie en invoquant que le site de Brennilis se situait dans le Parc d'Armorique: cela lui permet de refiler la patate chaude de la contestation populaire contre un projet de centrale voulu par les socialistes régionaux à un député et à un maire de droite. " Le PS avait intérêt à faire porter le chapeau à la droite". Gaspare demande un véritable débat contradictoire entre les porteurs du projet, les élus, les associations: qu'on débatte avant pour que la population puisse se faire un avis et qu'on décide après...

Dans les Côtes d'Armor, le projet de centrale à gaz de Ploufragran porté par l'Etat a été rejeté par les élus (de gauche principalement) sous la pression de leurs électeurs à la suite d'un débat contradictoire non public. Borloo a ensuite abandonné le bébé de la centrale à gaz bretonne, et c'est ensuite Le Drian, sans l'inscrire au projet de sa liste lors de la campagne des régionales de 2010, qui l'a repris à son compte. 

Maintenant, ce qui nous attend, ce sont des mois de constitution d'un projet définitif (l'Etat s'est prononcé sur un avant-projet) suivi d'une enquête publique de 12 à 18 mois qui verra une consultation de la population.

 

En même temps, remarque un intervenant écologiste d'"Eaux et rivières de Bretagne" dans la salle, il ne faut pas attendre l'enquête publique pour se mobiliser car alors, les citoyens auront des difficultés à faire ressortir les failles d'un dossier comptant des milliers de pages. "C'est maintenant qu'il faut faire chauffer la colle".

 

Un universitaire italien intervient alors pour dire que même s'il n'est pas un intégriste de l'environnement et pourrait à la rigueur accepter un projet industriel polluant "s'il donnait vraiment à bouffer aux gens", perçoit justement qu'il n'y a aucun bénéfice économique et social réel à attendre de cette centrale. Par aillers, il rappelle qu'en Italie il existe des centaines de centrales à gaz et que cela n'empêche pas des coupures massives de courant.

 

Un membre du collectif Gaspare, sympathisant du Front de Gauche, est lui intervenu pour dire que c'était la question de la concertation des élus et de la population et la question de la démocratie qui étaient posées dans cette affaire. Le projet de centrale est arrivé en juillet 2010, après les élections au Conseil Régional: la population ne l'a donc pas approuvé en votant pour la majorité régionale actuelle. Le travail pour trouver des alternatives et pour voir les défauts du projet de centrale à gaz montre que l'expertise citoyenne peut se situer au même niveau que celle des élus et que les élus auraient intérêt à ne pas décider seuls dans leur coin en prenant pour argent comptant que que dit le maire, l'Etat, la majorité municipale, ou le powerpoint commercial des communiquants de l'entreprise...

 

Le lendemain, samedi 3 mars, j'étais aussi à Landivisiau à 10h pour manifester avec Noelle Peoc'h candidate Front de Gauche à Carhaix qui s'était prononcé contre la centrale de Brennilis (de même que Bertrand Seys, candidat Front de Gauche à Brest Rural, militait contre la centrale de Guipavas et que André Bernard avait demandé un moratoire sur le projet de centrale de Briec) avec au moins une dizaine de militants et sympathisants finistériens du Front de Gauche connus de moi.

 

Le choix de participer à la manifestation, je l'ai fait en tant que citoyen car je suis désormais personnellement convaincu que la centrale à gaz est une mauvaise solution. 

En tant que candidat du Front de Gauche aux législatives dans la circonscription de Morlaix, je pense aussi que la mobilisation pour la suspension de la décision de construction de la centrale à gaz est un préalable pour pouvoir imposer à un Etat et un Conseil Régional qui ont tout fait pour écarter la population de la prise de décision un réel débat public et une véritable consultation de la population, position sur laquelle nous nous sommes entendus collectivement et qui correspond aux grandes orientations du programme partagé du Front de Gauche - l'humain d'abord! - pour les présidentielles et les législatives de 2012 qui fait du remplacement des énergies fossiles et du développement des énergies renouvelables une priorité, qui prévoit un grand débat public et une consultation de la population sur les enjeux énergétiques (le problème d'une sortie ou non du nucléaire mais pas seulement), et qui veut en finir avec les institutions de la Vème République basées sur la délégation (et la confiscation) du pouvoir.   

Après, je sais que tout le monde au PCF et au Front de Gauche ne partage pas mon opposition à la centrale à gaz, certains, et cela peut s'entendre, étant sensibles aux arguments de la majorité régionale mettant en avant un esprit de responsabilité et de pragmatisme pour aller vers plus d'autonomie énergétique et sécuriser l'approvisionnement en électricité du Finistère et de la Bretagne en général.

 

Néanmoins, après cette manifestation colorée et résolue de deux heures qui a réuni 1000 personnes de toute sensibilité (citoyens de Landi. et de la région constituant le gros du cortège, écologistes, militants d'association, UDB, NPA, anarchistes, Front de Gauche...) qui ont fait le trajet jusqu'au site de la centrale prévu au nord du centre-ville de l'autre côté de la voie express, j'ai été un peu chagriné de voir dans les pages départementales du Ouest France Eric Le Bour, notre secrétaire fédéral du PCF 29, exposer une prise de position pour la centrale à gaz (tout en réaffirmant sa préférence pour la maîtrise publique) en reprenant les arguments de la majorité régionale de Le Drian sans que cette prise de position - qui se respecte sur le fond car je crois que tous chez nous ont le souci de l'intérêt général - ait fait l'objet d'un réel débat entre nous et d'un choix collectif. Ceci est d'autant plus regrettable que la plupart des candidats du Front de Gauche aux législatives dans le Finistère paraissent opposés à cette centrale  à gaz, ou du moins favorable à un débat public et à une consultation de la population qui n'a pas eu lieu, tout comme le parti de Gauche, la Fase, la Gauche Unitaire, les autres composantes du Front de Gauche sur le plan départemental.

   

Ismaël Dupont.

    

 

 

 

       

                     

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3 mars 2012 6 03 /03 /mars /2012 19:21
bandeau Front De Gauche





Agenda du front de gauche 
 
Lundi 5 mars : Assemblée Citoyenne à Sizun [ 20h - Salle St Ildul ]

 

- Jeudi 8 mars: Assemblée Citoyenne à Plouégat Moysan [ 20h ]

 

- Vendredi 9 mars : Assemblée Citoyenne à Saint Pol de Léon salle de la voûte, manoir de Keroulas ] -           « L’agriculture » animée par Xavier Compain (éleveur de vaches laitières, militant syndical Modef, responsable PCF sur les questions de pêche et d'agriculture), Jean-Jacques Labous (CGT Saint Pol), Joël Helary (CGT Morlaix).

- Mercredi 14 Mars: Pierre Laurent, le secretaire national du PCF, animera une assemblée citoyenne du Front de Gauche à Brest (à la maison des syndicats- Rue de l'Harteloire) à 18h. Auparavant, il sera à Quimperlé à 11h30 pour une rencontre citoyenne et à Douarnenez à 14H30 pour une reconcontre avec les représentants syndicaux et les salariés de Lagassé à Douarnenez.

 

- Dimanche 18 mars: organisation d'un déplacement à Paris ( par bus) pour suivre le meeting du Front de Gauche et de Jean-Luc Mélenchon place de la Bastille, à l'occasion des 141 ans du déclenchement de l'insurrection citoyenne de la Commune.

 

Mercredi 21 mars : Assemblée Citoyenne à St Martin des Champs [20 h – Salle Gallouedec ] - « L’école» animée par Gérard ASCHIERI (ancien secrétaire général de la FSU) avec nos candidats.

 

- Vendredi 30 mars : Assemblée Citoyenne à Pleyber Christ [ 20h - Salle le Mille Club (à côté de la salle des fêtes) ] - « travail, emploi, salaire » animé par Nicolas BENIES (économiste et syndicaliste) avec nos candidats

   

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 16:05

 

Début de la réunion prévue à 18 h (avec le petit retard inévitable), accueil d’Yvon Abiven maire de la commune

(en Breton et en Français, svp), introduction de Marylise Lebranchu (moins volubile qu’à l’accoutumée… un bon

point), intervention de Laurent Fabius… et départ obligatoire à 19 h 15 pour respecter l’horaire de l’avion. On

ne s’étonnera donc pas que l’échange avec la salle, pourtant annoncé dans la presse, n’ait pas eu lieu,

transformant ainsi celles et ceux, nombreux, qui s’étaient déplacés, en récepteurs passifs de la bonne parole.

 

Naïf, j’avais préparé une question :

 

« M. Fabius, en 2005 une nette majorité de Françaises et de Français a refusé clairement le traité

constitutionnel européen qui, comme la loi l’imposait, lui était présenté. Vous en étiez.

 

 Le « grand » homme d’état qui nous gouverne (pour seulement quelques semaines encore, je l’espère)

a compris la leçon : on allait se passer du peuple !

 

Mais pour cela, il fallait changer la Constitution… et trouver des appuis à l’extérieur de son camp. Ce

que, par le vote positif ou l’abstention de parlementaires de votre sensibilité, il réussit malheureusement.

C’est ce qui a permis d’adopter le désastreux Traité de Lisbonne.

 

C’est un déni de démocratie. Etes-vous d’accord avec une proposition qui rendrait obligatoire la

consultation du Peuple pour tout traité ou tout texte européen important ? Car je ne peux pas croire que,

comme notre candidat- président, vous considériez qu’il s’agit de sujets trop compliqués pour les soumettre

au jugement des citoyens. »

 

Comme la question n’a pas été posée, il n’y a pas eu de réponse. Mais j’ai cru lire parailleurs que

François Hollande, à peine élu, allait à lui tout seul renégocier les textes européens qui mettent les

Etats sous la tutelle de la Finance.

 

A chacun sa conception de la démocratie !

 

Alain DAVID

Le 02.03.2012

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 16:00

 

 

 

   FABIUS A SAINT-THEGONNEC : SOYEZ SAGES PENDANT 2 ANS

 

 

Le jeudi 1er mars Laurent FABIUS était dans le Finistère pour soutenir la candidature de François Hollande.

 

A l’aéroport de Guipavas il a rencontré les syndicalistes d’Alcatel. Puis il a visité à Landivisiau l’entreprise de préfabrication de béton Celtis (Quéguiner).

 

L’étape de Saint-Thégonnec a débuté  par une phase de tourisme culturel à l’église et à l’enclos. Puis ce fut la réunion publique dans la salle des fêtes avec 400 « spectateurs » bien sages.

 

Avec beaucoup d’humour, Laurent Fabius n’a pas épargné à plusieurs reprises Sarkozy qui est « bien meilleur candidat que Président ».

 

Vint ensuite le plat de résistance : Laurent Fabius a été chargé « par François Hollande et … par Martine Aubry » de préparer la première année de la nouvelle mandature. C’est à ce titre, même s’il ne faut pas vendre la peau de l’ours avant de l’avoir tué, qu’il a décrit ce qui va se passer pendant ces 12 mois.

 

Première information : tout est prêt pour l’alternance et la prise de pouvoir. Comme en 1870, il ne manque pas un seul bouton de guêtre. On a même listé les hauts-fonctionnaires trop proches du pouvoir actuel et qu’il faudra bien déplacer !

 

Deuxième découverte : la situation n’est pas bonne, elle est même catastrophique. Conclusion : « on ne pourra pas tout faire tout de suite » (tiens, il me semble avoir déjà entendu cette chanson !). Il faudra être sage pendant 2 ans ! Pas question donc de revenir sur tout ce que le Parti Socialiste a vigoureusement condamné depuis des mois (retraite, salaires, emploi, non remplacement des départs en retraite dans la fonction publique … ) . On est loin du compte.

 

Troisième affirmation : après ces 2 ans, si la croissance est au rendez-vous, il sera possible d’apporter des réponses aux attentes de la population. On est loin de la guerre déclarée à la Finance. Pas certain que toutes celles et tous ceux qui souffrent tant aujourd’hui soient prêts à faire preuve de cette patience et de cette compréhension pour des propositions aussi éloignées de leurs attentes et de leurs exigences.


Alain David

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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 06:49

Lundi soir, les élus de Morlaix Communauté ont voté à 54 voix pour, 17 abstentions, 8 voix contre, le nouvel avant-projet de port de plaisance du Diben pouvant accueillir 500 bateaux conçu par le groupement d'entreprise Sogreah et les architectes Jean-François Revert et Bernard Lassus.  Ce vote donne un quitus politique pour le commencement des travaux alors le coût de ceux-ci pourrait augmenter de manière considérable en cours de route.

Morlaix-Communauté est une communauté d'agglomération en assez bonne santé financière. Son faible endettement l'autorise en principe à investir dans des infrastructures pour assurer le développement économique du territoire sur le long terme et il y a des dépenses d'investissement dans des infrastructures importantes qui ont des répercussions sur le long terme en terme de développement économique, d'emploi et de recettes fiscales. 

Est-ce le cas de celle-ci?

A moins avis, non. Je ne pense pas que le Port du Diben, dont la construction va succéder à celle du Port de Roscoff, bien plus important et implanté dans un site plus propre à attirer le public de plaisanciers aisés que visent ces infrastructures, soit réellement un vecteur d'attraction significatif pour les touristes: il se pourrait même que le coût de réservation d'une place sur les pontons ne leur assure pas le remplissage. 

Les vacanciers qui viennent sur le flanc trégorois de la baie de Morlaix sont plutôt en recherche de tranquillité et de paysages authentiques. Par ailleurs, le tourisme crée bien quelques emplois et quelques rentrées d'argent sur un territoire côtier, mais il y aurait un aveuglement à y voir, surtout quand son essor s'appuie sur des dépenses aussi importantes pour une collectivité et le contribuable, l'alpha et l'omega du développement économique.  

Le coût de ce projet de port de plaisance du Diben est estimé désormais par ses promoteurs à 23,5 millions d'euros (après avoir été initialement chiffré à 17 millions d'euros), avec une prise en charge par la communauté d'agglomération de 14,5 millions, bien plus importante que ce qui se passe pour le port de Roscoff, dont la CCI prend en charge l'essentiel du coût. 

Cet argent dépensé par la collectivité est un minimum car le coût final des travaux devrait se révéler plus important encore et le plan de financement ne prend pas en compte semble t-il le coût des infrastructures routières, de la capitainerie, du parking de 280 places. Comme l'a noté Ernest Géréec, élu de Plounéour Menez (le Télegramme, 28 février 2012), ce projet a de quoi interroger: en effet, le port de Roscoff avait démarré à 31 millions d'euros tandis que les travaux qu'il occasionne se chiffrent aujourd'hui à 51 millions d'euros, alors que, dans le même temps, le port de Tréberden n'est déjà lui-même qu'à 80% de remplissage. Le même élu juge à raison que la participation de Morlaix Communauté est très forte par rapport à celle de la CCI.

Dès lors, à l'évidence, il restera bien moins de marges de manoeuvre pour soutenir des projets d'aménagement du territoire dans les terres, pour des dépenses sociales et de démocratisation du sport et de la culture à Morlaix et dans d'autres communes plus rurales, alors que la situation sociale dans notre territoire, et particulièrement à Morlaix est loin d'être réjouissante.

Tout ça pour quoi? Offrir un beau jouet à des amateurs aisés de plaisance, à des promoteurs immobiliers et à quelques professionnels du tourisme? Avoir une nouvelle vitrine à proposer sur des catalogues en papier glacé? Des grands travaux à laisser à la posterité pour flatter l'ego de quelques élus?

En attendant, même si le deuxième projet de port défigure moins l'anse du Diben que le premier avant-projet rejeté par l'Etat, il va nécessiter des travaux colossaux de creusement de la roche qui posent ensuite le problème du stockage des déblais issus de la roche  et des sédiments extraits de l'eau. Ces travaux vont aussi et surtout se traduire par un passage incessant de camions et une perturbation des riverains comme de l'éco-système de l'anse pendant au moins 3 ans.

Le projet alternatif de port de plaisance de 300 places proposé par les associations locales et écologistes critiquant le projet de morlaix-Communauté n'aurait-il pas mérité d'être examiné sérieusement, installant les bateaux dans un lieu (entre la cale et les Viviers de la Méloine) nécessitant moins de travaux d'aménagement et naturellement mieux conformé pour recevoir ce port, même si les terrains aux alentours sont peut-être moins appropriés pour la construction de résidences, de commerces et de restaurants? Surtout, le coût de ce projet alternatif, estimé à 11 millions d'euros, était bien plus raisonnable dans un contexte, et on espère qu'il changera bientôt, ou les aides de l'Etat et les recettes fiscales vont diminuant, et les besoins sociaux en augmentant, du fait des politiques libérales menées sur le plan national conduisant à une crise sociale de plus en plus grave.

 

Ismaël Dupont.    

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 19:20

Voici le communiqué adressé à la presse aujourd'hui qui enregistre les positions faisant l'objet d'un consensus au sein du collectif citoyen du Front de Gauche à l'issue du débat d'hier soir à Morlaix.

 

Communiqué Front de Gauche Morlaix: pour un moratoire sur le projet de centrale à gaz.  

 

Le Front de Gauche propose la planification écologique comme moyen de redéfinir nos modes de production, de consommation et d’échange. Nous devons tenir compte de l’impact des activités humaines et économiques sur l’écosystéme afin de préserver l’intérêt général de l’humanité. Ainsi , pour ce qui concerne les choix énergétiques en Bretagne et dans le Finistère, le Front de Gauche réclame un débat démocratique associant la population à la réflexion sur les besoins énergétiques et les solutions alternatives à la centrale à gaz préconisée par le pacte électrique breton .  

Le risque de rupture de distribution de l'électricité en période hivernale n'est-il pas surestimé pour dire qu'il n'y a pas d'alternative et imposer plus rapidement la construction de cette centrale à gaz finistérienne, intégrant un projet de construction de 40 centrales à gaz porté par l'Etat au niveau national sur lequel des lobbies ont pu avoir une influence? On s'alarme soudainement du fait que la Bretagne ne produise actuellement que 10% de l'électricité qu'elle consomme, mais les circuits de production et de distribution de l'électricité sont organisés au niveau national par grands secteurs qui n'épousent pas les frontières régionales.

De plus, la volonté de tendre vers plus d'autonomie énergétique n'impose pas le recours privilégié à une centrale à gaz. Ce choix coûteux pour la collectivité qui nous engage sur le long terme est de nature à retarder et réduire les investissements nécessaires dans des énergies renouvelables (éolien terrestre et offshore, utilisation des courants marins, pompage de l'eau par Step, filière bois, photovoltaïque...) mais aussi les encouragements à la maîtrise de la consommation d'énergie et à la modernisation des réseaux de distribution pour réduire les pertes en ligne. Le gaz naturel nous vient de l'étranger et constitue une énergie fossile non renouvelable et en voie de raréfaction, ce qui l'expose à des logiques spéculatives augmentant son coût: en quoi faire appel à lui renforce t-il vraiment notre indépendance énergétique?

Le coût d'installation et la capacité de production de 450 MW de cette centrale à gaz gérée par le consortium privé Siemens-Direct-Energie que l'on veut installer à Landivisiau sont excessifs pour n'en faire qu'une centrale d'appoint destinée à fonctionner lors des pics de consommation d'électricité: en réalité, la demande de profitabilité pour l'actionnaire sera telle qu'on l'utilisera bien au-delà des besoins hivernaux et que l'on produira ainsi des tonnes de CO2 contribuant au dérèglement climatique. Or, la priorité du Front de Gauche est de remplacer le plus rapidement possible les énergies carbonées. Dès lors, accepter cette centrale extrêmement polluante et coûteuse, n'est-ce pas compromettre une nécessaire orientation résolument tournée vers les énergies renouvelables et freiner les choix politiques favorisant les économies d’énergies? Nous regrettons le recours systématique à la délégation de pouvoir qui conduit les élus à décider d'affecter des sites à cette centrale sans consultation des populations concernées et nous demandons un moratoire afin de rendre possible une véritable information de la population et un débat dépassionné sur la globalité des choix énergétiques aboutissant, pourquoi pas, à un référendum sur cette centrale à gaz.

 

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28 février 2012 2 28 /02 /février /2012 20:35

Jeudi 1er mars, Eric Besson doit annoncer depuis Strasbourg quel site et quel projet ont été retenus pour mettre en place une centrale électrique à gaz dans le Finistère afin- dit-on du côté des partisans de la centrale- de sécuriser la distribution d'électricité en Bretagne lors des pics de consommation et de renforcer l'autonomie énergétique de la région.

Ce projet de centrale a gaz a été planifié dès décembre 2010 dans le cadre du Pacte électrique breton signé par l'Etat, le Conseil Régional de Bretagne, RTE (Réseau Transport Electricité de France), l'ADEME (l'agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie), l'ANAH (Agence Nationale d'Amélioration de l'Habitat). Ce Pacte électrique breton repose sur trois piliers:

-La maîtrise de l'énergie: renforcer les dispositifs de rénovation thermique des logements privés et publics avec pour objectif de diviser par 2 à l'horizon 2015, puis par 3 à l'horizon 2020 la croissance de la consommation bretonne d'électricité. Concrètement, cette augmentation annuelle de 2,6% de la consommation devra être ramenée à 1% en 2015, objectif somme toute très modeste même en prenant en compte l'augmentation de la population, surtout si on ne mise pas sur une relocalisation industrielle significative.

-Le développement à travers une planification et un fonds de développement régional des énergies renouvelables: éloien terrestre et offshore, énergies marines, photovoltaïque, biomasse.

- La sécurisation de l'approvisionnement électrique et une production plus importante d'énergie en Bretagne à travers deux moyens principalement: l'installation d'une centrale à gaz d'appoint de 450 MW et la création d'une liaison électrique souterraine entre Lorient et Saint Brieuc.

 

Actuellement, la Bretagne ne produit que 8 à 10% de l'électricité qu'elle consomme grâce à des éoliennes terrestes, les turbines à combustion de Brennilis et Dirinon et l'usine marémotrice de la Rance. L'essentiel de sa consommation est assurée grâce aux centrales nucléaires de Flamanville dans le Cotentin, de Chinon en Indre et Loire, et la centrale (charbon, fioul) de Cordemais, en Loire-Atlantique.

 

Cependant, à consommation constante, le risque de black-out et de coupure d'électricité au moment des pics de consommation de l'hiver reste faible aux dires mêmes du réprésentant de RTE Ouest, Didier Bény interroger dans le journal départemental En liens (N°2, février 2012). Il n'existerait qu'en cas d'une avarie majeure dans la centrale de Cordemais dans une situation de grand froid où la consommation journalière peut aller jusqu'à augmenter de 30%. Un seul précédent existe, lors de la coupure de production à Cordemais en janvier 2007, et le rétablissement s'était opéré dans la journée.

 

Dès lors, comment comprendre l'empressement qu'il y a à nous imposer rapidement, après approbation des conseils d'élus concernés mais sans information ni consultation véritable de la population, l'installation d'une centrale à gaz dans le Finistère, centrale qui entrerait en service vers 2016-2017 à Guipavas, Briec, Landerneau ou Brennilis?

 

La mise en avant par les promoteurs du projet de notre situation actuelle de dépendance énergétique est plus que discutable car d'autres régions comme l'île de France sont dépendantes d'approvisionnements extérieurs et le schéma de production d'électricité en France n'épouse pas les frontières régionales mais se répartit en sept grands secteurs de distribution de l'électricité. Nous n'aurions que 60 ans de réserves exploitables à coût soutenable pour le gaz naturel, contre 45 ans pour le pétrole et 130 pour le charbon, et 30 ans de réserves récupérables en dessous de 80 dollars le kilo pour l'uranium (source: André Chassaigne, Pour une terre commune).

 

Le gaz naturel utilisé par cette future centrale électrique viendra pour l'essentiel de Russie et est une source d'énergie fossile qui, quoique disposant de plus de réserves que le pétrole, risque tout de même de voire son coût augmenter dans les prochaines années du fait de la croissance des besoins, de la raréfaction des stocks, et peut-être aussi de tensions internationales et de mécanismes spéculatifs. Dès lors, notre approvisionnement énergétique n'est pas assuré.  

 

Le coût estimé de cette centrale à gaz, qu'elle soit montée et gérée par EDF à Brennilis, par Direct-Energie sur Landivisiau ou par l'italien Enel sur Briec, se situerait entre 200 et 300 millions d'euros, auquel il faudrait ajouter 250 millions d'euros environ nécessaires pour construire la ligne THT qui la relierait aux centres de consommation et le coût des infrastructures pour l'approvisionnement en gaz.

Est-ce vraiment raisonnable économiquement? Ne faut-il pas penser plutôt que la création de cette centrale à gaz finistérienne, qui s'inscrirait dans un plan de création de 40 centrales électriques sur le plan national, vise  plutôt à servir des lobbies puissants qui se positionnent sur le marché de la privatisation de la production électrique?

 

Ces sommes très importantes investies par le contribuable, surtout si ce n'est pas EDF qui décroche le marché à Brennilis, ne vont-elles servir à enrichir des actionnaires privés des sociétés pouvant gérer cette centrale à gaz, et si l'investissement pour elles est également de taille, ne peut-on pas penser que ce sera une bonne raison pour faire fonctionner la centrale, non pas simplement l'hiver lors des pics de consommation générant des risques de rupture d'approvisionnement, mais chaque fois que ce sera rentable?

 

Cet investissement financier conséquent de la collectivité serait bien mieux employé à mon avis à développer les énergies renouvelables (maîtrise des courants marins par hydroliennes, éoliennes, plan pour développer les équipements photovoltaïques, filière bois, développement de la production d'énergie par STEP au lac de Guerledan ou à St Herbot: pompage d'eau en période de bas coût d'énergie et relâchage en période de pics de consommation), à effectuer des travaux sur les lignes pour les entretenir et les moderniser afin de réduire les déperditions d'électricité et à fournir des encouragements pour réduire la consommation énergétique dans les habitations (par l'isolation thermique, les alternatives au chauffage électrique).

 

Cette centrale à gaz, si on en croit les estimations des opposants, le collectif Gaspare, l'association Vivre dans les Monts d'Arrée, pourrait produire « jusqu'à 3900 tones de CO2 par jour, soit l'équivalent de 550.000 voitures roulant à 40km par jour, sans compter les poussières rejetés dans l'atmosphère ».

Le dérèglement climatique par la production excessive de gaz à effet de serre est je crois une réalité que peu contestent (même si il y a également une possibilité qu'une partie des variations climatiques observées soient dûs à des évolutions naturelles du climat) et ses conséquences probables sur l'avenir des hommes de cette planète, en particulier ceux du Sud, apparaissent catastrophiques: sécheresse, montée des eaux, catastrophes naturelles, mauvaises récoltes, exode rural...

 

Dès lors, miser sur la production d'énergie carbonée ne me paraît pas le choix le plus raisonnable. Bien sûr, on peut toujours dire qu'il est inconséquent de vouloir le beurre et l'argent du beurre, de refuser que soit produite l'énergie que l'on consomme près de chez soi, ou encore qu'il faut du développement économique, une relocalisation d'activités industrielles, un TGV à très grande vitesse reliant l'ouest de la Bretagne, des Scanners et des Radios qui fonctionnent dans les hôpitaux, et que les éoliennes et les économies d'énergie privées ne suffiront pas pour subvenir aux nouveaux besoins. La Bretagne n'a pas c'est vrai vocation à se transformer en réserve d'indiens attractive pour les touristes: elle doit être en mesure de subvenir aux besoins énergétiques de son économie et de sa vie sociale.

 

J'entends ces arguments mais le souci global de la survie de la terre et des hommes qui y séjournent doit primer sur la course à la croissance et il faut aussi encourager les gens à avoir une vie plus sobre en termes de consommation d'énergie: non pas les mettre au pied du mur en les culpabilisant et en pénalisant ceux qui peuvent le moins se permettre d'investir dans des modes de production et de consommation d'énergie écologiques, mais en les accompagnant par de l'investissement public solidaire et en les sensibilisant. Les professionnels et les entreprises doivent aussi être encouragés à consommer moins d'énergie, et plus intelligemment.

 

Il y a d'ailleurs dans la généralisation de techniques de réduction de la consommation énergétique et de production d'énergies alternatives un vrai gisement d'emploi et de développement économique local que d'autres pays comme l'Allemagne ou les pays du nord de l'Europe explorent plus que nous.

 

Il est vrai qu'actuellement les techniques de production d'énergie renouvelables ne sont pas assez avancées pour se substituer immédiatement aux centrales thermiques ou aux centrales nucléaires, ce qui fait que si l'on veut sortir du nucléaire à moyen terme, ce qui est mon cas, on aura encore besoin d'énergies fossiles pour effectuer la transition. Mais nous n'avons pas encore choisi collectivement et politiquement au niveau national de sortir du nucléaire, et comme la production d'énergie à partir d'énergies fossiles a des effets négatifs avérés sur l'environnement et la santé elle aussi, je ne vois pas pourquoi on lâcherait la proie d'une limitation immédiate nécessaire de la production d'énergie carbonée pour l'ombre d'une sortie future possible du nucléaire.

 

Ces choix énergétiques posent des problèmes très complexes, qui trouvent rarement des solutions sans effets pervers, et il est difficile pour les citoyens comme pour les élus et les candidats de démêler les éléments objectifs et partiaux dans les études et analyses qui sont mises à leur disposition, d'autant que la compétence du quidam est limitée pour les interpréter. C'est pourquoi je n'irai pas jeter la pierre sur ceux qui pensent en conscience que l'intérêt général requiert la mise en place de cette centrale à gaz ou la continuation du modèle nucléaire français.

 

Néanmoins, comme mes camarades du Front de Gauche candidats titulaires aux législatives, André Bernard, Noëlle Peoc'h, et Bertrand Seys, je me prononce en tant que citoyen et à titre personnel pour une suspension de ce projet de centrale à gaz qui a jusqu'ici été défini et conduit en dehors de toute prise en compte du point de vue des citoyens concernés.

Or, parmi les priorités du projet du Front de Gauche, il y a la volonté de rompre avec la culture de la délégation de pouvoir et de restaurer la souveraineté populaire dans ses droits, particulièrement au niveau des projets locaux qui ont des incidences immédiates sur la vie des gens. Nous sommes également favorables à un secteur de l'énergie maîtrisé par la collectivité, et non principalement géré à des fins de rentabilité par des sociétés privées. Nous considérons enfin que le remplacement rapide des énergies carbonées est une nécessité et un devoir et qu'il faut donc dès à présent investir l'essentiel de l'effort public sur les économies d'énergie et la diversification des sources d'énergie, et principalement dans le domaine des énergies renouvelables.

 

Pour toutes ces raisons, cette décision d'installer une centrale à gaz dans le Finistère et de choisir le lieu précipitemment sans consultation des citoyens ne me paraît ne pas se concilier aisément avec le projet que porte le Front de Gauche.

 

Ismaël Dupont.

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26 février 2012 7 26 /02 /février /2012 19:36

Mercredi 29 février: après la participation à la manifestation (11h, place de la mairie) au côté des syndicats (CGT, FSU, Solidaires, UNSA dans le cadre d'un mouvement européen de manifestations et de grèves initié par la Confédération Européenne des Syndicats) contre l'austérité imposée de manière autoritaire en Europe, retrouvons-nous à la réunion du collectif citoyen du Front de Gauche de la circonscription de Morlaix à 20h, au local du PCF, 2 petite rue de Callac.

Le collectif Front de Gauche de Morlaix compte maintenant 100 membres: il a encore vocation à s'élargir et à mieux se faire connaître pour créer localement le rapport de force et le rassemblement populaire qui permettra d'inverser le renforcement actuel de la domination tyrannique de la finance et du libéralisme sur toutes les activités humaines.

Au menu de la réunion de mercredi soir: bilan des actions militantes passées (porte-à-porte, présences au contact des salariés, dans les marchés, les quartiers) et des assemblées citoyennes, organisations des prochaines initiatives (organisation du déplacement place de la Bastille le 18 mars pour le meeting du Front de Gauche, de la photo de groupe pour l'affiche des législatives), débat sur les langues régionales et la charte européenne qui favorise leur survie et leur reconnaissance publique ainsi que sur la centrale à gaz.   

 

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