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30 septembre 2021 4 30 /09 /septembre /2021 05:30
Un Comité des Jours Heureux pour la campagne présidentielle de Fabien Roussel se réunira pour la première fois le mercredi 27 octobre à Morlaix
Un Comité des Jours Heureux pour la campagne présidentielle de Fabien Roussel se réunira pour la première fois le mercredi 27 octobre à Morlaix

A noter dans vos agendas:

Après le passage de la caravane d'été des Jours Heureux à Morlaix le 13 août dernier, la réunion constitutive du Comité des Jours Heureux de la circonscription de Morlaix, visant à animer la campagne présidentielle de Fabien Roussel sur notre territoire, entre Trégor et Léon, les réunions publiques, rencontres, actions militantes qui la marqueront, aura lieu le mercredi 27 octobre à 18h au local du Parti communiste, 2 petite rue de Callac à Morlaix.  

Cette réunion est ouverte à toutes celles et tous ceux qui veulent défendre le projet et la candidature de Fabien Roussel pour les élections présidentielles d'avril 2022, membres ou non du PCF. 

D'ici là, un comité de soutien est en voie de formation.

Syndicalistes, militants associatifs, citoyens voulant porter l'exigence d'une revalorisation des salaires, des services publics, du pouvoir d'achat, une ambition forte de justice sociale, et combattre les logiques capitalistes, le néo-libéralisme, l'extrême-droite, rejoignez-nous!

Il y a une place pour la gauche qui ne renonce pas et défend le monde du travail en France.

Si vous voulez en faire partie: envoyez un mail avec les renseignements que vous jugerez utile à dupont.ismael@yahoo.fr

Un Comité des Jours Heureux pour la campagne présidentielle de Fabien Roussel se réunira pour la première fois le mercredi 27 octobre à Morlaix
Un Comité des Jours Heureux pour la campagne présidentielle de Fabien Roussel se réunira pour la première fois le mercredi 27 octobre à Morlaix
Un Comité des Jours Heureux pour la campagne présidentielle de Fabien Roussel se réunira pour la première fois le mercredi 27 octobre à Morlaix
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30 septembre 2021 4 30 /09 /septembre /2021 05:19
Communiqué de section du PCF Pays de Morlaix à la manifestation des retraités à l'appel de l'intersyndicale le 1er octobre
Communiqué de section du PCF Pays de Morlaix à la manifestation des retraités à l'appel de l'intersyndicale le 1er octobre
 
La section du Pays de Morlaix du PCF apporte son soutien à la manifestation à l'appel de  7 organisations syndicales et associations de retraités qui aura lieu vendredi 1er octobre à 11h place des Otages.

Alors que le premier ministre veut faire oublier l’enterrement de la loi grand âge, promise depuis le début du quinquennat et censée donner corps au « cinquième pilier de la Sécurité sociale » consacré aux enjeux de la dépendance (le rapport Libault de 2018 prévoyait 6 milliards d’euros en 2024 pour faire face aux besoins du grand âge.), on en loin du compte pour faire face aux besoins de la perte d'autonomie avec un plan gouvernemental de 400 millions.

La mobilisation des salarié-e-s et des retraité-e-s doit donc s’engager sans attendre pour gagner l’intégration du droit à l’autonomie dans la branche maladie de la Sécurité sociale, financé par les cotisations sociales, au sein d’une Sécurité sociale intégrale. Dans le cadre d’une nécessaire loi sur le grand âge et l’autonomie, exigeons la mise en place d’un grand service public de l’autonomie, en établissements ou à domicile avec 200 000 embauches dans les EHPAD et 100.000 dans le secteur de l’aide à domicile.

Alors que le président de la République veut reporter à 64 ans l’âge de départ à la retraite en modifiant les règles paramétriques en agissant sur l’âge de départ à la retraite et en augmentant le nombre de trimestres cotisés la mobilisation s'impose .

Pour les communistes ,pour une vie digne, aucune pension ne doit être inférieure au SMIC.
Le PCF propose d’ouvrir ce droit sans autre condition que d’avoir une carrière complète (hors pénibilité et carrière longues), qui sera reconnue comme telle dès lors qu’elle ne comporte, entre la fin du lycée, du secondaire et l’âge de 60 ans, que des périodes d’activité, de formation initiale ou continue, de chômage ou d’implications familiales.
Communiqué de section du PCF Pays de Morlaix à la manifestation des retraités à l'appel de l'intersyndicale le 1er octobre
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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 08:56

 

Piqué au vif par les annonces en trompe-l’œil de Jean Castex sur l’autonomie et le grand âge, le groupe des neuf syndicats et associations de retraités appelle à une journée de mobilisation, vendredi 1er octobre.

Ingrats, les seniors ? Jean Castex aura sans doute un pincement au cœur, ce vendredi 1er octobre, au vu des mobilisations de retraités qui se dérouleront dans à peu près tous les départements, à l’appel du « groupe des neuf » organisations syndicales (CGT, FO, CFE-CGC, FSU, Solidaires et Fonction publique retraités) et associatives (LSR et Ensemble & solidaires). Le premier ministre n’a pourtant pas ménagé ses annonces, ces derniers jours, pour faire oublier l’enterrement de la loi grand âge, promise depuis le début du quinquennat et censée donner corps au « cinquième pilier de la Sécurité sociale » consacré aux enjeux de la dépendance. Quatre cents millions d’euros prévus dans le projet de loi de finances de la Sécurité sociale 2022 en faveur de l’aide aux personnes âgées ? Des financements « sanctuarisés » pour la création de 10 000 postes de soignants dans les Ehpad d’ici cinq ans ? Marylène Cahouet renvoie le gouvernement dans son camp : « Les personnes â gées ont payé un lourd tribut à la crise sanitaire. L’abandon de cette loi constitue un reniement budgétaire scandaleux. »

Un sentiment de mépris du gouvernement

La porte-parole du secteur retraités de la FSU a fait les comptes : « Le rapport Libault de 2018 prévoyait 6 milliards d’euros en 2024 pour faire face aux besoins du grand âge. On en est loin avec ces 400 millions. Quant aux 10 000 postes en Ehpad d’ici cinq ans, c’est 1,4 poste par établissement. Ce reniement est hautement symbolique de la place laissée à 20 % de la population. » De fait, le secteur de l’aide à la personne chiffre à 300 000 le nombre de postes à pourvoir d’ici cinq ans pour faire face aux besoins.

Le sentiment de mépris du gouvernement à l’égard des plus de 60 ans ne se limite pas, pour les organisations appelant à la mobilisation, à cette question de l’autonomie. « On essaye d’opposer les actifs et les retraités. Mais cette cloison n’existe pas. Nous ne sommes pas en dehors de la vie, soutient Nelly Di Giovanni, d’Ensemble & Solidaires. Les retraités ont souvent des enfants étudiants dont il faut payer les études ou le logement, des petits-enfants sans crèche ni cantine dont il faut s’occuper. Ils ont aussi des parents qui sont en Ehpad. Tous ces gens manquent parfois de force physique et de ressources mentales pour aller manifester. Mais c’est eux que l’on défend, vendredi. »

Face à l’inflation de 1,6 % cette année, les salariés retraités du public comme du privé n’ont vu leur pension de base revalorisée que de 0,4 % et les retraites complémentaires du privé augmenter d’un petit pour cent. Le compte n’y est donc pas, surtout en période de flambée des factures de l’énergie et de l’alimentation. Les revendications sont donc simples : indexation des retraites sur l’évolution du salaire moyen, interdiction de pensions en dessous du Smic et attribution simplifiée des pensions de réversion.

La prise en compte des retraités ne s’arrête pas au porte-monnaie. L’accès à la citoyenneté passe par des services publics efficients. « Heureusement qu’on les a eus, les hôpitaux publics et l’assurance-maladie, pour faire face à la cr ise sanitaire. Mais dans les métropoles, autant que dans la ruralité, il est de plus en plus compliqué d’accéder aux services publics », souligne Marc Bastide, de la CGT. « Sans personnel dans les bureaux de poste, c’est compliqué. Nous avons besoin de services publics de proximité pour assurer l’égalité de traitement sur tout le territoire », reprend le syndicaliste. Le « groupe des neuf » appelle donc le gouvernement à mettre fin aux mesures d’économies sur l’hôpital public, à y créer au contraire 100 000 postes et à favoriser l’installation de centres de santé publics dans tous les territoires.

Tout cela a un coût. Syndicats et associations ne le nient pas. Ils renvoient la question à un choix de société. « Le gouvernement dit qu’il augmente les salaires. Mais il le fait en diminuant les cotisations sociales. Nous avons affaire à une réorientation des financements pour briser les services publics comme la Sécurité sociale », souligne Marc Bastide. Les mobilisations de vendredi sonnent comme une première escarmouche avant la grande bataille pour la défense du système de solidarité par répartition, lors de la campagne de la présidentielle.

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A Morlaix, les retraités sont appelés à se rassembler, le  vendredi 1er octobre, à 11 h Place des Otages (Kiosque devant la Mairie).

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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 08:38

Fabien Roussel invité de Questions politiques sur France Inter et France Info TV

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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 06:32
Dans ce monde si peu enclin à laisser vivre le pluralisme des média, cet oxygène démocratique, l'Humanité est vraiment un combat quotidien. Merci à Patrick Le Hyaric d'avoir consacré deux décennies de sa vie à le faire vivre contre vents et marées. Plein succès à Fabien Gay pour cette nouvelle page à écrire.
D'ores et déjà, soutenons le journal en continuant à acheter ces bons de soutien de la Fête de l'Humanité qui permettront d'atteindre l'équilibre financier de la Fête mis en péril par la pandémie.
Patrick Le Hyaric passe la main à la tête de l'Humanité, Fabien Gay devrait devenir son nouveau directeur(L'Humanité, 27 septembre 2021)
Patrick Le Hyaric passe la main à la tête de l'Humanité, Fabien Gay devrait devenir son nouveau directeur(L'Humanité, 27 septembre 2021)
Patrick Le Hyaric passe la main à la tête de l'Humanité, Fabien Gay devrait devenir son nouveau directeur(L'Humanité, 27 septembre 2021)
Le directeur de l’Humanité passe la main
Lundi 27 Septembre 2021 - L'Humanité

Patrick Le Hyaric a annoncé, samedi, son départ des fonctions de directeur et de président du directoire du journal de Jaurès. Le sénateur Fabien Gay, ancien directeur de la Fête de l’Humanité, devrait lui succéder.

Une nouvelle page s’ouvre pour le journal de Jaurès. Après 21 années consacrées à la défense et au développement de l’Humanité, son directeur Patrick Le Hyaric a publiquement annoncé son départ ce samedi. L’occasion de revenir sur ces deux décennies marquées par un engagement de chaque instant pour la survie du groupe. « J’ai exercé mes fonctions avec les équipes de L’Humanité dans des contextes difficiles, avec la profonde crise de l’Humanité des années 1998-2000 et alors que les mutations de la presse écrite n’ont jamais cessé. Nous avons dû procéder par trois fois au sauvetage de l’Humanité durant ces 20 années », a-t-il rappelé. Mais aussi – surtout – deux décennies marquées par un attachement indéfectible à ce « combat quotidien ». « L’Humanité est un trésor que nous lègue le mouvement ouvrier et communiste. Il est le seul journal de cette nature dans le monde capitaliste, un journal d’inspiration, de combat et de création communiste », a salué celui qui en est encore directeur pour quelques jours, devant les membres du Conseil national du PCF qui lui ont réservé de chaleureux remerciements.

Pour lui succéder, le sénateur Fabien Gay, ancien directeur de la Fête de l’Humanité, est proposé. Une décision qui sera soumise au Conseil de surveillance de l’Humanité, mercredi 29 septembre. « Nous continuerons à faire de l’Humanité un journal ouvert sur la société, avec des informations qu’on ne retrouve nulle part ailleurs, qui fait vivre nos valeurs, montre l’actualité sous un autre angle, la décrypte et la rend accessible au plus grand nombre. Et ce avec tous les défis qui nous attendent avec toutes ses équipes », explique Fabien Gay.

Un nouveau visage pour de nouveaux et nombreux défis, après les secousses qui ont conduit le groupe à l’élaboration d’un plan de continuation, sous la surveillance du tribunal de commerce. Défi, d’abord, au vu du climat politique dans lequel s’amorce la campagne présidentielle. « La controverse et le combat idéologique glissent dangereusement vers les thèses et thèmes de la droite et de l’extrême droite. Celles-ci marquent des points quotidiens en bénéficiant des moyens d’information et de communication modernes et puissants, détenus en France par désormais neuf familles du monde capitaliste », pointe Patrick Le Hyaric, estimant que « les nouvelles concentrations capitalistiques – comme en témoignent la fusion TF1-M6 ou le rachat du groupe Lagardère par Vivendi-Bolloré afin de fusionner CNews et Europe 1 – visent à la fois la recherche d’une rentabilité augmentée mais aussi une efficacité nouvelle dans le combat idéologique pour les droites ». Défi, aussi, face à la crise de la presse – « son chiffre d’affaires est passé de 10,8 milliards d’euros en 2007 à 6,8 milliards euros en 2017 » - ; la hausse des coûts de productions, de l’impression au papier en passant par la distribution avec « une stratégie inquiétante de la Poste qui délaisse la distribution journalière » ; la diminution du nombre de marchands de journaux ou encore le « pillage des investissements et des recettes publicitaires par les géants du numérique ».

Face à de tels enjeux, les équipes de l’Humanité sont d’ores et déjà au travail au sein d’un « groupe de presse intégrant un quotidien, un magazine, une plate-forme numérique, des hors-séries, un pôle évènementiel, auxquels s’ajoutent deux revues, Travailler au futur  et La Terre  ». « Nous avons engagé un important travail depuis plusieurs mois visant la rénovation de l’Humanité et l’Humanité Dimanche  », a fait savoir Patrick Le Hyaric. Ces journaux « repensés, modernisés, plus incisifs dans la bataille idéologique, tout en donnant plus et mieux la parole à celles et ceux qui travaillent, souffrent, agissent, créent dans les quartiers populaires, les villages, les entreprises, et au monde de la création et de la culture » sont attendus dans les prochains mois. Quant à la Fête de l’Humanité, après le succès de l’édition 2021, son déménagement vers le département de l’Essonne en septembre 2022 doit être « l’occasion de la repenser, de la rénover, de l’enrichir, de lui donner un nouvel attrait ». À l’instar du combat mené lors des deux décennies écoulées, il s’agit, en somme, de faire mieux encore de l’ensemble de ces titres des outils « contre la domination du capital et contre les idées inégalitaires, nationalistes et d’extrême droite ».

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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 06:24
Comment les communistes autrichiens ont gagné la seconde ville du pays
Jonathan Lefèvre
 
https://www.solidaire.org/articles/comment-les-communistes-autrichiens-ont-gagne-la-seconde-ville-du-pays?fbclid=IwAR0VKIC_OwAI-2ljU9lOQoO3Eznaupr_wZjXirTdfelcRhzDv33QPG-uQrA

Comment un parti communiste peut-il passer de 1,8 % en 1983 à près de… 30 % en 2021 ? Pour comprendre ce qui secoue la ville de Graz, seconde plus grande cité autrichienne, nous avons demandé au KPÖ local sa recette pour arriver en tête de l’élection municipale (communale) et devenir le premier parti en battant la droite et l’extrême droite.

Depuis ce dimanche 26 septembre au soir, les commentateurs – tant autrichiens qu’étrangers – se demandent ce qu’il vient de se passer à Graz, ville de 290 000 habitants de la région de l’État de Styrie, dans le sud-est autrichien. Le parti communiste local, le KPÖ (Kommunistische Partei Österreichs), se retrouve en tête de l’élection municipale (communale), devant l’ÖVP conservateur, le FPÖ d’extrême droite, le SPÖ social-démocrate et les Grünen écologistes. Avec plus de 29 %, les communistes battent un record. Et mettent fin à 18 ans de gouvernance conservatrice. Une surprise ? Quand on regarde les sondages, oui. Mais quand on voit le travail de terrain, non. « Certains font des promesses quelques semaines avant les élections. Nous, nous sommes là tous les jours et depuis des années pour les gens, surtout pour les plus démunis », déclarait la probable future bourgmestre, Elke Kahr, à l’annonce des résultats.

Une progression continue grâce à un travail de terrain

La progression du parti communiste, si elle n’est pas linéaire, est néanmoins présente à chaque échéance électorale. En 1983, le maigre score de 1,3 % lui assure pourtant une présence dans la conseil municipal. Mais le KPÖ sait qu’il doit parler à la large classe travailleuse. Il décide donc d’impulser un travail de terrain conséquent, jamais ralenti depuis. En partant du problème, inquiétant, des logements insalubres à Graz et en l’élargissant à toute la problématique du logement en général, le parti veut agir avec les gens. Il lance ainsi un centre d’appel d’urgence pour les locataires. Il agit aussi dans les combats juridiques contre les marchands de sommeil et les gros propriétaires commerciaux. Il lance des actions pour dénoncer la mainmise des géants du béton et du logement. En 1993, Elke Kahr devient la seconde élue communiste de Graz. Alors à 4,2 %, le parti double presque son score en 1998 (7,9%). En 2003, les bons résultats se confirment. Mieux, le KPÖ, avec 20,8 %, bat un nouveau record.

Ce dimanche, les électeurs de Graz étaient appelés aux urnes pour renouveler les conseils de la capitale de la Styrie. Ils devaient élire le Conseil municipal (Gemeinderat - 48 sièges), le gouvernement municipal (Stadtregierung - 7 sièges) et les Conseils des districts (17 Conseils). Le parti communiste a donc gagné 15 sièges au conseil municipal (+ 5) et 3 sièges au gouvernement municipal (+ 1).

Des élus avec un salaire d’ouvrier

Comment expliquer ce résultat ? Celle qui devrait devenir la première bourgmestre communiste de Graz a donc mis en avant le travail réalisé depuis longtemps par le parti. Une analyse que Robert Krotzer, échevin KPÖ de la Santé depuis 2017 au conseil municipal de Graz (et, à l’âge de 29 ans, plus jeune échevin de l’histoire de Graz), nous confirme : « Oui, ce résultat ne peut s'expliquer que par les décennies de travail du KPÖ pour les travailleurs de notre ville et tous ceux qui n'ont pas un compte en banque très fourni. Outre la ligne d'assistance téléphonique pour toutes les questions relatives au logement, des milliers de personnes viennent également chaque année à nos consultations sociales dans le bureau du KPÖ à l'hôtel de ville ou dans notre maison du peuple (secrétariat du parti, NdlR). Nous essayons d'aider les gens à faire valoir leurs droits vis-à-vis des autorités, dans la vie professionnelle ou encore vis-à-vis des sociétés immobilières. »

Un autre facteur a joué en faveur des communistes, comme le relève l’analyste politique expert en mouvements sociaux Manès Weisskircher sur Twitter : « Un aspect important de la crédibilité du KPÖ local est l'engagement personnel des élus. Des heures de travail intensives tout en renonçant à une partie de leur salaire. » Confirmation de Robert Krotzer : « Pour les mandataires du KPÖ, il existe un plafond salarial correspondant au salaire d'un ouvrier qualifié. Elke Kahr et moi-même reversons deux tiers de nos revenus par exemple... »

« Le seul parti qui est là pour le peuple »

Plus généralement, en faisant une campagne axée sur les priorités des gens (logement, transports en commun, etc.), le KPÖ a fait mouche. Pour cela, le parti n’a pas hésité à aller sur le terrain, continue le jeune élu communiste : « Sur les très nombreux stands d'information du KPÖ, on a pu constater le mécontentement des gens face à la déconnexion des politiciens conservateurs en particulier, tant au niveau fédéral que municipal, qui ne font de la politique que pour quelques grands groupes de pression. Beaucoup de gens nous ont dit : "Vous êtes le seul parti qui est là pour le peuple." »

Ce succès doit être analysé (et apprécié) dans son contexte. La droite et l’extrême droite sont très fortes en Autriche. Le chancelier (Premier ministre) conservateur Kurz (ÖVP) a déclaré juste après la publication des résultats : « Cela devrait donner à réfléchir que les communistes puissent gagner une élection en Autriche... » Le chef local du FPÖ (extrême droite) à Graz s'est dit « déçu » par les habitants de Graz et perdu ses illusions : « On dit que l'électeur a toujours raison, mais maintenant je n’en suis plus sûr. » Une variante de la formule de l’écrivain allemand Bertolt Brecht : « Puisque le peuple vote contre le Gouvernement, il faut dissoudre le peuple »…

Des traces du… PTB dans cette victoire

Partir de ce qui vit à la base est-elle une stratégie consciente de lutte contre ces forces de droite ? « Absolument ! L'un de nos slogans est "Nous sommes tous Graz". Nous entendons par là les travailleurs dans toute leur diversité, quelle que soit leur origine. Chaque jour, nous nous efforçons de créer une large alliance sociale dans laquelle la solidarité, l'aide mutuelle et aussi la résistance se mélangent. Lorsque de nombreuses personnes se lèvent ensemble, cela réduit la portée de la propagande de droite et chauvine. Dans ce contexte, la déclaration du candidat de la FPÖ, qui doute que les électeurs aient toujours raison, est très significative. Pour nous, le résultat des élections et la confiance que des dizaines de milliers d'habitants de notre ville nous ont accordée constituent un très grand défi que nous devons relever avec la population dans les jours, les semaines et les mois à venir avec beaucoup de respect et de responsabilité, mais aussi avec un désir de changement. »

Avant de terminer par un clin d’oeil : « Grâce à nos échanges de nos expériences respectives (une délégation du KPÖ-Styrie avait rendu visite au PTB et à Médecine pour le Peuple début 2018, NdlR), on peut également trouver des traces du PTB dans le résultat des élections de Graz. »

Elke Kahr, nouvelle maire communiste de Graz (photo L'Humanité, 28 septembre 2021)

Elke Kahr, nouvelle maire communiste de Graz (photo L'Humanité, 28 septembre 2021)

Autriche. Elke Kahr Une communiste à la tête de la ville de Graz
Mardi 28 Septembre 2021 - L'Humanité

Elke Kahr ne feint pas l’étonnement. À l’issue des municipales de dimanche, la conseillère municipale communiste de Graz prend les rênes de la deuxième ville d’Autriche, où l’industrie automobile domine. Même surprise du côté du chancelier conservateur Sebastian Kurz : « Les communistes en Autriche peuvent gagner une élection, cela devrait donner matière à réflexion. » À 59 ans, Elke Kahr confirme les succès électoraux de ces dernières années : le Parti communiste d’Autriche (KPÖ) s’était hissé au rang de deuxième force politique derrière l’ÖVP (Parti populaire autrichien, droite). Non anticipée dans les sondages, la victoire du KPÖ avec 29,1 % (+ 8,8 % par rapport à 2017) détonne en Autriche. Le maire sortant de Graz, Siegfried Nagl, est quant à lui en chute libre avec 25,7 % (- 12,1 %). « Certains font des promesses quelques semaines avant les élections. Nous, nous sommes là tous les jours et depuis des années pour les gens, surtout pour les plus démunis », analyse à chaud Elke Kahr, dont le numéro d’appel d’urgence pour les locataires a rencontré un succès populaire. Des incertitudes demeurent quant à la composition de la future coalition qui n’intégrera pas l’ÖVP.

Lina Sankari

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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 06:16
Face à la mascarade des Assises de la santé mentale, les communistes manifestent leur soutien aux professionnels de la psychiatrie (Brest, 28 septembre 2021)
Face à la mascarade des Assises de la santé mentale, les communistes manifestent leur soutien aux professionnels de la psychiatrie (Brest, 28 septembre 2021)
Face à la mascarade des Assises de la santé mentale, les communistes manifestent leur soutien aux professionnels de la psychiatrie (Brest, 28 septembre 2021)
Face à la mascarade des Assises de la santé mentale, les communistes manifestent leur soutien aux professionnels de la psychiatrie (Brest, 28 septembre 2021)

Avenir de la psychiatrie: nos camarades étaient présents à Brest hier a la manif des professionnels avec une expression du PCF pour de vrais moyens pour la psychiatrie.

Photos Gladys Grelaud, conseillère régionale communiste finistérienne, Enzo de Gregorio, secrétaire départemental de la JC, Jean-Paul Cam, secrétaire de section PCF de Brest.

Soutien @pcfbrest29 au rassemblement pour une psychiatrie où l’humain est au cœur, ce midi à #brest

 

***

✊ Soutien aux psychiatres et aux psychologues rassemblés le 28 septembre pour dénoncer la mascarade des Assises de la Santé mentale!
STOP !!!
🚫 à la T2A en psy
🚫 à l'isolement et la contention
🚫 à la normalisation des soins
🚫 à la fermeture des lits et des structures
🚫 au mépris de la profession de psychologue
OUI !!!
✅ à une loi de santé mentale avec plus de moyens pour la pédopsy, et qui redonne toute sa place à la psychiatrie de secteur !
✅ à plus de reconnaissance et d'autonomie de la profession de psychologue
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29 septembre 2021 3 29 /09 /septembre /2021 06:11
Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône

Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône

Ouest-France, lundi 27 septembre:

Pierre Dharréville, député PCF des Bouches-du-Rhône:

" Le Premier Ministre a officiellement annoncé, jeudi 8 septembre, le report, une énième fois, de la loi Grand Âge. c'est-à-dire son abandon par cette majorité. L'abandon d'un texte, mais aussi l'abandon de tant de femmes et d'hommes qui ont besoin de la solidarité nationale et de la protection sociale.

Cette loi était pourtant attendue depuis de nombreuses années par le mouvement associatif, par le mouvement syndical, par les différents acteurs, par les salariés, dans toute la société. Cette attente n'allait pas sans crainte, s'agissant de cette majorité, mais elle se manifestait par des revendications fortes. D'ailleurs, des ateliers, des séminaires ont été organisés pour entendre les analyses et propositions.

Déjà, en 2018, alors que je défendais une proposition de loi "Pour une reconnaissance sociale des aidants", celle-ci avait été rejetée par le gouvernement sous prétexte d'une future grande loi sur l'autonomie qui allait tout remastériser, on allait voir ce qu'on allait voir. En 2021, une "cinquième branche" a été créée pour, prétendument, répondre aux enjeux de l'autonomie. J'avais dénoncé, en plus d'un découpage de la Sécurité sociale, une coquille vide et une opération marketing sans suites.

"Des mirages dans le désert de la Macronie".

Avec une gêne visible, tout en nous vantant le caractère "historique" de cette mesure dite "sociale", on m'avait renvoyé vers cette fameuse "grande" loi qui viendrait remplir le grand vide. Nous voici avec une non-loi. Comment être surpris? Les mesures "sociales" sont définitivement des mirages dans le désert de la Macronie. C'est la rigueur budgétaire qui est à l’œuvre, le choix résolu des politiques libérales au détriment du bien-être des femmes et des hommes. 

On confie toujours plus au marché la réponse aux besoins fondamentaux de santé tout au long de la vie. Il faudrait savoir si la santé est un droit, une priorité, un bien commun. Si oui, alors la Sécurité sociale et le service public doivent connaître un nouvel élan, et la question de l'autonomie doit être un grand chantier.

La crise sanitaire a mis en évidence le manque criant de mobilisation et d'engagement public pour protéger nos aînés, avec une forme de relativisme pour les personnes entrées dans ce qu'on appelle le grand âge. Le pari est fait de renvoyer aux solidarités familiales, et notamment aux aidants, un accompagnement qui est une immense question sociale. Et les personnels du secteur font entendre depuis si longtemps leur souffrance, leur colère, leurs revendications. C'est intenable.

Avec ce mauvais film sur l'autonomie, le "en même temps" apparaît ainsi pour ce qu'il est: du double langage. Ce sera l'une des marques du quinquennat antisocial.

Aujourd'hui, comme beaucoup, je suis en colère. Il est urgent et nécessaire de prendre des mesures fortes pour protéger et accompagner les personnes en perte d'autonomie. Il est urgent de créer des structures d'accompagnement et d'accueil dans le cadre d'un grand service public de l'autonomie, de permettre à chacune et à chacun de bénéficier de droits.

A cet endroit, prospère une crise sanitaire et sociale aiguë. Une crise anthropologique. Parler d'autonomie, c'est parler de liberté, d'émancipation et de solidarité.

Prendre soin de l'humain tout au long de la vie, ce n'est pas une préoccupation annexe, c'est un grand geste qui structure un projet de société".

 

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 10:08
Journée d'action retraités - Rassemblement devant le kiosque place des otages à Morlaix le vendredi 1er octobre à 11h à l'appel de l'intersyndicale des retraités

JOURNEE D’ACTION « RETRAITéS »

VENDREDI 1er OCTOBRE 2021,

A 11 H 00 , DEVANT LE KIOSQUE, PLACE DES OTAGES, A MORLAIX

Le choix d’une action unitaire avec les organisations de retraités du Groupe des 9, le vendredi 1er octobre 2021 n’a rien d’anodin.

En effet, pour mémoire, chaque année, le 1er octobre a lieu la Journée internationale des personnes âgées, créée par l’ONU le 14 décembre 1990.

A cette occasion, le gouvernement a prévu d’intervenir sur le thème du « bien vivre » …

Dès lors, il s’agit, pour nous, de ne pas le laisser parler seul sur ce sujet, car, nous pensons que le « bien vivre », c’est avoir les moyens de vivre !

C’est aussi, à cette période, que le gouvernement arbitrera, dans le cadre de la loi de finances, l’augmentation des retraites et des pensions.

D’autre part, début octobre, les parlementaires, sur proposition du gouvernement, vont débattre du PLFSS (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) pour 2022, avec vote au Parlement en fin d’année (qui concerne les retraites, la santé et l’action sociale).

Nous défendrons l’augmentation des retraites et des pensions, parce qu’elle constitue un investissement juste socialement et nécessaire pour l’économie.

Redonner du pouvoir d’achat aux retraités est d’utilité publique et permettrait de favoriser la croissance dont le pays a besoin.

Nous porterons aussi la nécessité d’une protection sociale à 100 % et le droit à l’autonomie dans le cadre de la Sécurité sociale.

Nous rejetterons le discours de nos gouvernants qui consiste à dire et à penser que les retraités sont de manière inéluctable un coût pour la société.

Enfin, nous porterons haut et fort l’exigence de services publics renforcés dans leurs trois composantes (santé, collectivités territoriales et Etat), par des accueils de proximité et du personnel en nombre et qualifié.

Le service au public rendu par des commerçants n’est pas du service public, de même que le seul accueil par Internet n’est pas du service public.

En cette journée internationale des personnes âgées, revendiquons une retraite en bonne santé, une pension de haut niveau aujourd’hui et pour les générations futures et exigeons le droit au bien vieillir !

Ce VENDREDI 1er OCTOBRE 2021, A 11 H 00, DEVANT LE KIOSQUE, PLACE DES OTAGES, A MORLAIX, les organisations locales de retraités (CGT, FO, CFE/CGC, FSU et Solidaires) appellent les retraités à se mobiliser et à porter leurs exigences en participant à cette manifestation.

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28 septembre 2021 2 28 /09 /septembre /2021 09:40

Emmanuel Macron vient de décréter que Paul Quilès était un grand serviteur de l'état. Unanimement les médias ont présenté celui-ci comme directeur de campagne de Mitterrand en 1981, puis ministre de l'intérieur et de la défense.

Mais une période a volontairement été occultée. Celle où il fut nommé ministre des PTT par Mitterrand et Rocard en 1988.

Un an après il débutait la casse de cette administration dans le seul but de satisfaire les appétits des capitalistes, notamment des fonds de pension. France Télécom était pour eux une véritable mine d'or.

Malgré la lutte de milliers de salariés avec la CGT et FO (la CFDT s'étant joint aux socialistes pour cette triste besogne), la privatisation sera finalisée par Lionel Jospin en 1997.

Énorme trahison! car le 29 avril était signé (accord PS-PCF) l'arrêt de la privatisation.

La suite sera désastreuse. Des milliers de suppressions d'emplois, un climat délétère, du mal être et des suicides.

Enfin! la justice condamnera les patrons à de la prison ferme.

Nous voyons aujourd'hui que les profits des Bouygues, Drahi, Niel, les ont hissé au sommet du CAC 40.

Et pendant ce temps là les recettes de l'état se sont amenuisées et la dette s'aggravera.

Le budget des PTT ne sera plus la vache à lait du budget de l'état.

Pour toutes ces raisons on est en droit de dire que P.Quilès a été un serviteur du grand capital.

Michel Lespagnol

 

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