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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 07:32
Le Caire (2018)

Le Caire (2018)

Égypte. Moubarak est mort sans avoir rendu de comptes aux Égyptiens
Mercredi, 26 Février, 2020

Président pendant trente ans, renversé par la déferlante révolutionnaire de février 2011, l’ex-militaire s’était employé à couvrir son pays d’une chape de plomb.

 

L’ancien président égyptien Hosni Moubarak, qui a régné pendant trente ans sur l’Égypte, renversé en 2011 par un soulèvement populaire qui réclamait la justice sociale et la fin de la répression policière, est décédé mardi à l’âge de 91 ans, dans un hôpital militaire. Des funérailles militaires en son honneur sont organisées aujourd’hui.

Rien ne le prédestinait à être président. Numéro deux du régime, il se trouvait derrière Anouar el-Sadate lorsque celui-ci a été tué lors d’une parade militaire. Immédiatement installé, il a fait de la stabilité et de la sécurité les principes de son pouvoir avec, comme piliers, la police, les services de renseignements et lui-même, se présentant comme l’homme capable d’empêcher le chaos. Il avait bien compris que, pour gagner les faveurs des pays occidentaux, à commencer par les États-Unis, il fallait montrer patte blanche et se faire le garant de l’accord de paix avec Israël, signé par son prédécesseur, et s’investir, avec modération, dans la résolution du « conflit » israélo-palestinien. Peu importait alors, pour Washington, Paris ou Londres, qu’il maintienne l’état d’urgence qui se traduisait, pour les Égyptiens, par une restriction des libertés civiles, une quasi-interdiction de rassemblement et un développement des arrestations arbitraires et des emprisonnements sans charge. Les États-Unis allaient même jusqu’à verser à l’égypte 2 milliards de dollars par an en aide militaire et économique.

Sous sa présidence, il a fait de l’armée un état dans l’état

Aimant se présenter comme le père de tous les Égyptiens, Hosni Moubarak, né en 1928 dans le delta du Nil, avait du bagout. On l’entendait souvent dénoncer la corruption et le népotisme dans un pays qui souffrait (et souffre encore) de conditions économiques qui font la part belle au secteur privé. Ce n’était que paroles. Il entendait se faire remplacer à la tête de l’État par un de ses fils, Gamal, et son entourage – familial et amical – croquait à pleines dents dans les opportunités financières qui s’offraient, au détriment du peuple soumis à toutes les contraintes. L’armée, dont il était issu, a ainsi pu devenir un État dans l’État, contrôlant de larges secteurs économiques (routes, transports, tourisme, etc.) Selon l’Unicef, en 2009, 25 % des enfants de moins de 15 ans vivaient dans la pauvreté.

Sous Moubarak, la démocratie n’était qu’un vernis. Toute opposition était muselée. Les organisations progressistes, dont le Parti communiste, étaient démantelées et poursuivies. Ce fut également le cas des Frères musulmans, mais ces derniers bénéficiaient de l’espace existant – le pouvoir ne pouvait s’y attaquer – au sein du réseau des mosquées, d’où les discours politiques emplissaient la sphère publique, et les organisations caritatives relayaient les messages de la confrérie. Comprenant cela, Moubarak a favorisé l’émergence du mouvement salafiste, opposé aux Frères musulmans, rapidement soutenu par l’Arabie saoudite.

À vrai dire, Hosni Moubarak avait une pauvre idée de ce dont l’Égypte et les Égyptiens avaient besoin. La révolte qui a éclaté en 2011 l’a visiblement surpris. Alors que des millions de personnes se rassemblaient dans les villes, comme sur la place Tahrir, au Caire, pour crier « Le peuple veut la chute du régime », il continuait ses atermoiements. L’ami américain avait bien compris que l’homme était fini. Dans une ultime manœuvre pour sauver le régime, le redoutable chef des services de renseignements, Omar Suleiman, était nommé vice-président. Mais il était déjà trop tard. Le 10 février 2011, alors que tout le monde attendait qu’il annonce sa démission dans un discours télévisé, il n’abdiquait toujours pas. Le lendemain, 11 février, Omar Suleiman lisait une déclaration signant la fin du règne de Moubarak, après dix-huit jours de manifestations et 800 morts. Sous la pression de la rue, alors que les chefs militaires voulaient le laisser libre, il était enfin arrêté. Dans une mise en scène digne des meilleures séries B, il se présentait devant la cour chargée de le juger allongé sur un lit roulant. D’abord condamné à la prison à vie, une peine commuée en appel. Il a finalement recouvré sa liberté en mars 2017 et fini sa vie tranquillement, dans un hôpital militaire avec vue sur le Nil.

Pierre Barbancey
Égypte. Moubarak est mort sans avoir rendu de comptes aux Égyptiens (Pierre Barbancey, L'Humanité, 26 février 2020)
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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 07:25
Visite de Trump à Modi: la sainte alliance des nationalismes populistes, xénophobes et ultra-capitalistes sur fond de violence contre la minorité musulmane en Inde
Inde. New Delhi brûle, Trump prend la pose
Mercredi, 26 Février, 2020 - L'Humanité

Lors des visites présidentielles, des nationalistes ont pris d’assaut des quartiers à majorité musulmane.

 

New Delhi vit sans doute ses jours les plus longs depuis des décennies. Les flammes n’en finissent plus de s’échapper de la capitale de la plus grande démocratie au monde. En tout cas, celle qui fut saluée comme telle par Donald Trump, dont le déplacement en Inde s’est achevé hier. Les affrontements qui ont éclaté dans le nord de la mégapole tranchaient radicalement avec les images d’un président américain tout sourires, posant au soleil couchant avec la première dame devant le Taj Mahal.

À 900 kilomètres au nord, les quartiers à majorité musulmane de Jafrabad, Maujpur et Chand Bagh étaient pris d’assaut par des miliciens d’extrême droite et des partisans de groupes hindouistes liés au Parti du peuple indien (BJP) au pouvoir, brûlant des échoppes, rouant de coups des citoyens musulmans ou des dalits, plus connus ici sous le nom récusé d’intouchables, à l’aide de bâtons, de pierres, de cocktails Molotov ou de jets d’acide. Au moins neuf personnes ont trouvé la mort dans ces affrontements et 200  sont blessées ou en état critique. La mise à sac de la mosquée Ashok Nagar par des fondamentalistes hindous, qui ont planté leur drapeau couleur safran en haut du minaret, ravivait le spectre des émeutes intercommunautaires d’Ayodhya (Uttar Pradesh) en 1992. Hier soir, alors que la fièvre n’était toujours pas retombée dans le quartier de Jafrabad, plusieurs milliers de femmes poursuivaient le sit-in pacifique entamé samedi contre la nouvelle loi de citoyenneté.

Un climat extrêmement tendu

Ces violences marquent un tournant dans la mobilisation que connaît l’Inde depuis deux mois autour de ce texte législatif qui entend accorder la nationalité aux réfugiés afghans, bangladais et pakistanais à l’exception des musulmans. Une rupture historique avec la Constitution supposément séculaire. Depuis la nouvelle défaite cinglante du BJP aux élections de New Delhi ce mois-ci, d’aucuns se demandaient quand la violence éclaterait. La campagne des nationalistes avait installé un climat extrêmement tendu à l’égard des manifestants et du chef du gouvernement de Delhi, Arvind Kejriwal (Parti de l’homme ordinaire, centre). Après s’être rendu au chevet des blessés – « hindous, musulmans et policiers », précisait-il dans un tweet –, ce dernier a lancé des appels au calme et à la discussion. À quelques kilomètres de là, de façon presque surréaliste, Melania Trump assistait à un « cours de bonheur » destiné à guider des enfants vers la citoyenneté par la méditation.

Lina Sankari
Inde Trump et Modi, petits arrangements entre amis
Mardi, 25 Février, 2020 - L'Humanité

Pour le premier ministre indien, accusé d’attiser les tensions en son pays, le déplacement du président américain est une incontestable victoire. Les deux dirigeants possèdent des intérêts croisés aux niveaux stratégique, politique et économique.

À quelques mois de la présidentielle, Donald Trump ne ménage pas ses efforts pour séduire la diaspora indienne, traditionnellement considérée comme acquise aux démocrates. Après l’immense meeting qui avait réuni 50 000 Indo-Américains à Houston, en septembre, en présence du premier ministre indien, Narendra Modi, c’est cette fois au tour du président états-unien de se rendre pour la première fois en Inde. D’un coût de 13 millions d’euros, la visite, qui a débuté hier, est d’une importance capitale puisque censée approfondir la stratégie indo-pacifique qui vise à endiguer l’influence chinoise dans la région. À cet égard, un contrat pour l’achat de vingt-quatre hélicoptères Seahawk d’un montant de 2,3 milliards d’euros doit être conclu. Les discussions devraient également porter sur l’achat d’un bouclier antimissile américain et de six autres hélicoptères Apache.

Le déplacement de Donald Trump à Ahmedabad (Gujarat), un État gouverné par Narendra Modi de 2001 à 2014, est une incontestable victoire personnelle pour le chef du gouvernement indien. D’abord, parce que ce dernier fut frappé d’une interdiction de séjour aux États-Unis pendant dix ans pour son rôle dans le pogrom anti-musulmans de 2002. Le voyage redonne également un crédit international au premier ministre, qui fait face, depuis décembre, à des manifestations d’ampleur contre la nouvelle loi de citoyenneté qui exclut les réfugiés musulmans et écorne le caractère séculaire de la Constitution. Il y avait une certaine ironie à voir, hier, Donald Trump s’initier au rouet au cœur de l’ashram du Mahatma Gandhi. En pleine montée des tensions religieuses, l’instrumentalisation de l’héritage politique du héros de l’indépendance, assassiné par un membre du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), la milice fasciste au sein de laquelle le premier ministre indien a fait ses armes, laisse un goût amer. Le doute n’était d’ailleurs plus permis lorsque le président états-unien a été accueilli au Taj Mahal, à Agra, par le moine islamophobe Yogi Adityanath, ministre en chef de l’Uttar Pradesh, qui n’hésitait pas, la semaine dernière, à justifier la mort de vingt manifestants dans son État. Au moment où le chef d’État américain louait la démocratie indienne, de violents affrontements entre la police et les opposants à la loi de citoyenneté se déroulaient à New Delhi.

Hier, Donald Trump n’a pas pipé mot sur l’annexion de fait du Jammu-et-Cachemire, un État à majorité musulmane bouclé par l’armée indienne depuis août. Au cœur du plus grand stade de cricket du monde, 100 000 supporters de Narendra Modi ont applaudi à tout rompre lorsque le président américain a évoqué le « terrorisme islamique radical ». Il ne s’agit toutefois pas d’un blanc-seing à New Delhi dans sa rivalité avec le Pakistan puisque, après avoir suspendu l’aide sécuritaire à Islamabad, accusé d’alimenter en sous-main les djihadistes, Washington a approuvé en décembre la reprise du programme international de formation et d’entraînement militaires (Imet).

Afin d’éviter tout conflit d’intérêts, Donald Trump avait promis avant son élection de se consacrer « entièrement et totalement à la direction du pays » et de se mettre en retrait de son empire immobilier. Seulement, sur ce plan-là non plus son déplacement ne doit rien au hasard. La Trump Organization, impliquée dans l’immobilier, y possède d’importants intérêts économiques et des relations anciennes avec les investisseurs locaux liés au Parti du peuple indien (BJP) au pouvoir, comme c’est le cas de Mangal Prabhat, fondateur de la société immobilière Lodha Group et dirigeant du BJP à Mumbai. En 2018, Donald Trump Jr, qui gère l’empire familial, s’est rendu en Inde afin d’y développer ses activités. Lors de ce séjour, il rencontrait le premier ministre indien et avouait, dans une interview au quotidien indien Mint, que le marché constituait la plus importante zone d’investissements parmi les pays émergents avec cinq projets immobiliers démesurés à Pune, Gurugam, Calcutta, Mumbai et New Delhi. À première vue, Narendra Modi n’usurpe pas le titre de « grand ami » décerné par Trump à l’issue de la visite de l’ashram du Mahatma Gandhi.

Lina Sankari

 
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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 08:06
Ouest-France
Municipales. Joëlle Huon présente sa liste #ChangeonsPlouigneau

Publié le 19/02/2020

Deuxième essai pour Joëlle Huon qui n’a pu occuper le siège de maire de Plouigneau (Finistère) en 2014 à quelques voix près. Sa liste rassemble diverses sensibilités de gauche.

Joëlle Huon (avec l’écharpe rouge) et ses colistiers.

 

Joëlle Huon (avec l’écharpe rouge) et ses colistiers. | OUEST-FRANCE

« C’est une liste divers gauche sur laquelle figurent des personnes du PS, PCF, Génération.s, Place Publique, des citoyennes et citoyens qui sont attachés aux valeurs de progrès social » annonce la liste #ChangeonsPlouigneau. Trente-quatre colistiers sont rassemblés autour de Joëlle Huon. Âge moyen : 52 ans.

Des candidats qui sont allés à la rencontre de la population depuis le 11 janvier avec des rendez-vous hebdomadaires sur divers secteurs de la commune, afin d’échanger et être à l’écoute des attentes et besoins des Ignaciens et présenter les grands axes de leur programme. Celui s’articule autour de six thématiques. Tous vont dans le sens du mieux vivre à Plouigneau et s’adressent à toutes les générations entre loisirs, sport, services de proximité, pôle santé, citoyenneté, culture, transition écologique et circuit court. « Toutes nos actions seront menées dans la démarche du développement durable et en faisant appel à la participation citoyenne », souligne Joëlle Huon.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-joelle-huon-presente-sa-liste-changeonsplouigneau-6744071

Et dans le Télégramme, 19 février 2020

Et dans le Télégramme, 19 février 2020

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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 07:59

Tout le soutien du PCF à la liste d'union de la gauche à la liste conduite par Solange Creignou où est candidat notre jeune camarade Corentin Derrien (PCF), 18 ans, étudiant à Sciences Po Rennes.

Ouest-France - 19 février 2020

Municipales à Saint-Thégonnec-Loc-Éguiner. La maire sortante dévoile sa liste

Publié le

Solange Creignou a présenté sa liste « St-Thé-Loc, construisons l’avenir » pour les élections municipales à Saint-Thégonnec-Loc-Éguiner (Finistère).

La maire sortante Solange Creignou et ses 27 colistiers sont prêts pour les élections municipales du mois de mars 2020.

 

La maire sortante Solange Creignou et ses 27 colistiers sont prêts pour les élections municipales du mois de mars 2020. | OUEST-FRANCE

La liste « St-Thé-Loc, construisons l’avenir » menée par Solange Creignou, maire sortante, mêle des candidats aux origines professionnelles diverses, engagés autour d’un projet qui se décline en trois axes : mettre en avant la place de la personne dans les projets communaux, l’écologie et le développement durable ainsi que la démocratie participative et la vie citoyenne.

Sur la liste, 15 conseillers sortants et 12 nouveaux qui comptent poursuivre la dynamique engagée ces dernières années.

Les candidats

Hélène Rumeur 50 ans, agricultrice, conseillère sortante, Émilie Messager 34 ans, infirmière libérale, conseillère sortante, Sébastien Kudyk 35 ans, adjoint administratif, Anne Fillet 47 ans, agent de service de cantine et d’accueil périscolaire, Françoise Gallou 57 ans, auxiliaire de puériculture, aide soignante, conseillère sortante, Solange Creignou 57 ans, retraitée de la poste, maire sortante, Sébastien Gérard 45 ans, chauffeur avitailleur, Jocelyne Prouff 67 ans, retraitée du commerce, conseillère sortante, Gaël Lanoe 31 ans, grutier, Claude Cras 59 ans, agent commercial indépendant, Hervé Guével 50 ans, comptable, Martine Receveur 58 ans, animatrice pôle enfance, adjointe sortante, Stéphane Lozdowsky 55 ans, artisan, adjoint sortant, Bénédicte Compois 41 ans, directrice de centre social, Françoise Raoult 62 ans, vacataire concours administratifs, adjointe sortante, Yvon Pouliquen 63 ans, agriculteur en retraite, conseiller sortant, Josselin Boireau 42 ans, salarié d’une association de protection de la nature, conseiller sortant, Carolyn Engel Gautier 51 ans, traductrice scientifique, conseillère sortante, Sylvie Sovano Chelloug 58 ans, cadre dans la fonction publique territoriale, Viviane Le Bihan, 36 ans, professeure, Martine Madec 64 ans, cadre de santé en retraite, Jean Pierre Chever 50 ans, comptable contrôleur de gestion, conseiller sortant, Youcef Terzi 45 ans, agent de maîtrise, Gaëlle Zanéguy 36 ans, travailleur sociale, adjointe sortante, Corentin Derrien 18 ans, étudiant, Olivier Le Bras 46 ans, agent aéroportuaire, adjoint sortant, Patrick Le Merrer 47 ans, gestionnaire de paie, conseiller sortant.

Pratique : Réunions publiques vendredi 6 mars à 18 h 30 salle des associations et mercredi 11 mars à 18 h 30 salle du Quinquis à Loc.

https://www.ouest-france.fr/elections/municipales/municipales-saint-thegonnec-loc-eguiner-la-maire-sortante-devoile-sa-liste-6744263

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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 07:45
Jeudi 27 février, 18h: rencontre avec Michel Pierre sur l'affaire Seznec à la MJC de Morlaix, organisée par Dialogues et la MJC
Jeudi 27 février à 18h00, Dialogues Morlaix et la MJC vous proposent une rencontre/débat et une projection d’images d’archives sur l’affaire Seznec (un sujet sensible s'il en est à Morlaix...) avec le spécialiste du bagne et essayiste Michel PIERRE. 
Rendez-vous à l’auditorium de la MJC.(entrée libre et gratuite dans la limite des places disponibles)
 
A la question de savoir si oui ou non la justice a condamné à tort un homme envoyé au bagne qui a toujours clamé son innocence, Michel Pierre apporte des éléments de réponse en revenant sur le procès Seznec dans un ouvrage au titre on ne peut plus clair ; L'impossible innocence aux Editions Taillandier. »
 
L'auteur, historien, a mené une enquête minutieuse et a eu accès à une foule de documents dont il nous fait partager la découverte. 
 

Michel Pierre sera de retour à la librairie samedi matin pour dédicacer son livre.

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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 07:30
PCF - RETRAITES : MACRON TORPILLE LA DEMOCRATIE
PCF - RETRAITES : MACRON TORPILLE LA DEMOCRATIE
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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 07:23
Assemblée nationale. Incapable de défendre sa réforme, LaREM perd son calme (L'Humanité, Aurélien Soucheyre, 25 février 2020)
Assemblée nationale. Incapable de défendre sa réforme, LaREM perd son calme
Mardi, 25 Février, 2020

Mis face à leurs responsabilités, à la dangerosité de la réforme des retraites et aux mensonges du gouvernement, les députés de la majorité préfèrent multiplier les invectives contre l’opposition, à défaut de répondre sur le fond.

 

Il ne se passe pas un jour, à l’Assemblée, sans que les députés d’opposition ne tendent un miroir à ceux de la majorité. Mais les élus LaREM supportent de moins en moins le reflet qu’ils y découvrent à l’occasion des débats sur la réforme des retraites. À tel point qu’ils en perdent leur sang-froid. C’est ce qui est arrivé à Julien Borowczyk, très agacé par les démonstrations des élus PCF. D’abord, Pierre Dharréville s’inquiète de la « violence symbolique et réelle qu’il y a à repousser l’âge de départ à la retraite au-delà de l’âge d’espérance de vie en bonne santé ». Ensuite, Stéphane Peu propose de légiférer en conséquence, en intégrant la « notion de décence de l’âge de départ ». Que répond alors l’élu LaREM ? D’abord que « la notion assez subjective d’espérance de vie en bonne santé n’est pas aussi scientifique » que cela à ses yeux. Puis il bifurque brutalement de son argumentaire : « Depuis le début de nos débats, vous faites un mauvais calcul, celui de l’obstruction parlementaire permanente. Nous sommes dimanche, mais je ne suis pas chien, je vais vous offrir une consultation médicale gratuite. Avec votre mauvais calcul, vous nous faites une colique néphrétique démocratique. »

« On m’a dit : “Si tu veux t’expliquer, tu sors !”»

À gauche comme à droite, les députés protestent contre l’attaque. Fabien Roussel s’en émeut, lors d’un rappel au règlement, en accusant le député Mounir Mahjoubi d’avoir lui aussi lancé que les élus PCF sont « sans limite morale », et qu’ « à ce niveau-là cela mérite une intervention médicale ». « Qui a un problème aujourd’hui de débat dans cet hémicycle ? Qui est un ennemi de la démocratie ? Nous avons proposé un référendum sur ce texte de loi, vous n’en avez pas voulu ! » s’indigne le secrétaire national du PCF. Ce n’était cependant pas la première fois que les députés LaREM déportaient le débat sur le terrain de l’injure et de la menace.

En fin de semaine dernière, Emmanuel Macron confirme qu’il abandonne sa promesse de revaloriser les pensions de retraite à 85 % du Smic pour les agriculteurs. Les députés d’opposition s’étouffent. « Les décisions sont renvoyées à une nouvelle mission parlementaire. C’est affligeant ! » dénonce l’élu LR Marc Le Fur. « C’est une immense honte ! On entend le président dire on n’a pas les moyens ! Mais on a trouvé les moyens de rendre 4 milliards d’euros au 1 % de Français les plus riches ! » tonne le socialiste Boris Vallaud. « C’est une trahison sans nom », observe également le communiste Sébastien Jumel, qui parle alors de « foutage de gueule ». « J’assume de dire que, lorsque la majorité ne respecte pas sa parole devant les agriculteurs, cela relève du foutage de gueule. J’assume de dire qu’après avoir en plus bloqué la proposition de loi Chassaigne pour revaloriser les pensions agricoles en 2018, en renvoyant la question à la réforme des retraites alors à venir, oui, cela relève d’autant plus du foutage de gueule », explique l’élu.

Mais sa formule ne passe pas aux yeux de la Macronie, qui ne supporte pas que l’attitude du président soit qualifiée pour ce qu’elle est. Elle soulève par conséquent une bronca immense. Les invectives fusent, sans être inscrites dans les comptes rendus de débat, sans doute à cause du brouhaha. Le silence retombe, et la députée PS Sylvie Tolmont s’indigne. « Il n’est pas admissible de s’entendre dire : “Si tu viens me chercher, tu vas me trouver !” », scande-t-elle. « On m’a dit : “Si tu veux t’expliquer, tu sors !” », prévient Sébastien Jumel, qui dépose un rappel au règlement. « C’est une atteinte personnelle à mon intégrité politique et physique. Je demande que la présidence de l’Assemblée garantisse la liberté d’expression des parlementaires de l’opposition et que les menaces physiques se stoppent », insiste-t-il.

Autant de dérapages affligeants pour la Macronie, qui ne doivent pas masquer le fond du débat et de la démonstration en cours à l’Assemblée : ni le gouvernement, ni la majorité ne parviennent à défendre le projet de réforme et à formuler des garanties sur l’âge de départ à la retraite et le montant des pensions. Ils se noient dans des promesses non tenues et une étude d’impact mensongère. « Vous n’attendez que ça ! » ​​​​​​​crient enfin les députés LaREM quand la gauche s’inquiète d’un recours au 49-3. Ceux qui ont le plus à perdre avec la poursuite du débat se trouvent pourtant du côté de Macron.

Aurélien Soucheyre
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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 07:13
Retraites - La Macronie menace - Un 49-3 serait une immense duperie, dixit André Chassaigne (L'Humanité, 24 février)
La Macronie menace : «  Attendez-vous à un 49-3 cette semaine  »
Lundi, 24 Février, 2020 - L'Humanité

Le gouvernement songe de plus en plus à utiliser le 49-3 pour imposer son texte sur les retraites. Il l’évoque désormais publiquement. Une démarche antidémocratique, à l’image de sa réforme, marquée du sceau du mépris depuis le début.

 
C’est une petite musique qui a commencé doucement, avant de monter crescendo. Une musique lourde de menace : celle du 49-3. La Macronie la joue désormais à plein poumons, afin de faire passer en force sa réforme des retraites. « La question n’est plus de savoir si, mais quand. Attendez-vous à un 49-3 cette semaine », a ainsi lancé un poids lourd de la majorité, hier, dans le Journal du dimanche.
 
Le même jour, Ouest France publiait une tribune de députés LaREM et Modem qui appellent sans la nommer le gouvernement à sortir l’arme fatale. Car l’article 49-3 de la Constitution permet de faire adopter un texte sans vote au Parlement. « À situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle. Il est de notre responsabilité collective de mettre un terme à cette mascarade », écrivent les 13 signataires, qui accusent l’opposition de freiner les débats en ayant déposé 41 000 amendements. « Notre Constitution permet d’accélérer l’approbation de ce texte. Si nous voulons assurer un système de retraite universel, il n’y aura peut-être pas d’autre choix », ajoutent les auteurs de la tribune, avant de sortir les trompettes : « On tente un coup de force contre l’Assemblée. Que l’Assemblée s’en libère. C’est le sens de cet appel. »
 

 

 
« Libérer » l’Assemblée, donc, en ayant recours au 49-3 ? La Macronie n’en finit décidément plus de pervertir le sens des mots. Car le 49-3 a été pensé pour contraindre le Parlement à s’agenouiller devant le gouvernement. « L’utiliser serait une faute politique grave, un aveu de faiblesse gigantesque et l’expression d’un autoritarisme dangereux. Normalement, le 49-3 est utilisé pour discipliner une majorité. Là, ce serait fait pour museler l’opposition. C’est particulièrement grave », s’alarme Sébastien Jumel. Le député PCF refuse tout procès en « obstruction » intenté par les macronistes. « Nous utilisons nos amendements pour contraindre le gouvernement à s’expliquer et à dévoiler son projet. Quel sera l’âge de départ à la retraite ? Quels seront la valeur du point et le montant des pensions ? Comment sera calculée la pénibilité ? Quelles garanties pour les femmes ? Le gouvernement ne nous répond pas. Son texte n’est pas prêt », accuse le parlementaire.

Cela n’a hélas rien de surprenant. Le gouvernement marche seul et ne veut absolument pas débattre de sa réforme. « Il ne veut pas discuter de son projet avec les partenaires sociaux qu’il méprise. Il ne veut pas entendre les manifestants et les professions mobilisées qu’il passe son temps à enfumer. Il refuse de débattre avec les Français en repoussant tout référendum. Il ne veut pas non plus dévoiler le fond de sa réforme devant le Parlement. La preuve, c’est que son texte à trous est composé de 29 ordonnances », détaille le député PCF Pierre Dharréville.

« Comment pourrions-nous voter un texte aussi important, qui bouscule toute notre organisation sociale, sans savoir précisément ce qu’il y a dedans et en laissant le gouvernement le rédiger plus tard en ayant recours à des ordonnances ? Voilà pourquoi nos amendements sont si nombreux, dès l’article premier, afin d’aborder tous les dangers d’emblée », argumente Adrien Quatennens. Le député FI estime même qu’il était nécessaire d’amender massivement cet article, dont l’examen est en cours à l’Assemblée, au motif que l’exécutif « ne veut pas aller plus loin, car il n’arrive pas à vendre son texte ».

 

LaREM accuse l’opposition

Plutôt que de défendre pied à pied sa réforme, l’exécutif songe depuis longtemps au 49-3. « Il faut faire constater au grand public le jeu d’obstruction mené par certains », a ainsi commandé Emmanuel Macron en réunissant les députés LaREM à l’Élysée, le 11 février. Quelques jours plus tard, alors que le texte arrivait dans l’Hémicycle, le 17 février, Gilles Le Gendre lançait à la presse un commentaire sans appel. « Nous allons perdre du temps à nous embourber et nous noyer dans des choses qui n’ont aucun intérêt », déclarait le président du groupe LaREM, qui n’a eu de cesse de faire référence au 49-3 les jours suivants. « C’est un outil qui n’est pas à exclure évidemment », a ensuite déclaré le secrétaire d’État aux Transports, Jean-Baptiste Djebbari, le 21 février, avant un week-end durant lequel l’ensemble des ministres ont pris soin d’accuser l’opposition en cas de recours au 49-3.

Dans la foulée, le questeur LaREM de l’Assemblée nationale, Florian Bachelier, a nourri l’offensive en calculant qu’une « journée d’obstruction parlementaire par les députés minoritaires d’extrême gauche, c’est 1 500 000 euros d’argent public ». Sauf que le budget de l’Assemblée atteint chaque jour ce montant en moyenne, que les élus siègent ou non, comme l’a rappelé le député PS Boris Vallaud. « J’ai fait un rappel au règlement suite à cette déclaration de Bachelier. Sa démonstration est poujadiste et antiparlementariste. La démocratie a un coût, c’est normal. Que voudrait dire l’inverse ? Qu’il faut dissoudre le Parlement pour faire des économies et avoir recours à des ordonnances permanentes ? » tacle Sébastien Jumel.

Au même moment, dix députés proches du président, dont six LaREM, signaient de leur côté une tribune contre le 49-3, qui serait selon eux interprété comme « un passage en force » et un « déni de démocratie ». L’image de Manuel Valls s’était d’ailleurs considérablement dégradée après un recours à cette arme ultime sur la loi El Khomri en 2016. Près de 72 % des Français sont même contre un recours au 49-3 sur les retraites, selon un sondage BVA. L’usage du 44-3, ou vote bloqué, aurait sans doute le même impact et viendrait couronner la façon de gouverner de Macron : se passer du peuple, se passer des syndicats, et se passer du Parlement. 

Aurélien Soucheyre
 
Retraites - La Macronie menace - Un 49-3 serait une immense duperie, dixit André Chassaigne (L'Humanité, 24 février)
André Chassaigne : « Le 49-3 serait une immense duperie » - L'Humanité
Lundi, 24 Février, 2020

Le député communiste du Puy-de-Dôme s’explique sur le nombre d’amendements déposés par son groupe. Il accuse le gouvernement de vouloir passer en force.
 

 

André Chassaigne Président PCF du groupe GDR

Pourquoi avoir déposé des milliers d’amendements ?

André Chassaigne Nous avons déposé autant d’amendements parce que nous savions qu’ils seraient considérés comme irrecevables par dizaines. Tous les prétextes sont utilisés par le gouvernement. Tous les amendements que j’ai pu rédiger, par exemple sur les retraites agricoles ou celles des militaires, ont été déclarés irrecevables. Nous les avons donc multipliés pour expliquer notre conception d’une réforme des retraites, et poser des questions précises : quel sera l’âge de départ à la retraite, les garanties sur le niveau des pensions… Chaque fois, nous posons des questions fondamentales, sur lesquelles nous n’obtenons pas de réponses. Nos amendements sont un moyen de mener un débat de fond dans le cadre d’une procédure accélérée. Avec la modification du règlement de l’Assemblée, nos interventions sont de surcroît plus limitées qu’auparavant. Ces amendements nous permettent de nous exprimer.

La majorité et l’exécutif vous accusent de faire de l’obstruction parlementaire et brandissent la menace du 49-3. Que leur répondez-vous ?

André Chassaigne Notre objectif, ce n’est pas le 49-3. Nous maintenons notre revendication d’origine qui est le retrait du projet de loi. Ou alors un référendum. Et à défaut, nous voulons que la discussion soit conduite jusqu’au bout. Le gouvernement a fixé de façon arbitraire, sur une base électoraliste, opportuniste, le vote de la loi avant les municipales. Ce projet de loi est d’une extrême importance parce qu’il remet en cause notre socle social, et il n’y a aucune justification valable à cette date butoir. Nous sommes prêts à reprendre le débat après les municipales. Nous sommes fermement opposés au 49-3 qui serait un coup de force s’il était utilisé. Nous accuser de faire de l’obstruction est une fausse justification de l’empressement politicien du gouvernement.

C’est une menace réelle ? On parle aussi de l’article 44-3, ou « vote bloqué »…

André Chassaigne Le 44-3 a déjà été utilisé au Sénat pour bloquer ma proposition de loi sur les retraites agricoles, qui avait pourtant été votée à l’unanimité par l’Assemblée nationale et très largement par la commission des Affaires sociales du Sénat… Cet article permet au gouvernement de faire voter un texte avec seulement ses propres amendements. Je ne sais pas laquelle de ces deux procédures le gouvernement choisirait. Mais il est évident que ce serait inacceptable, et un déni de démocratie dans les deux cas. Et une immense duperie.

Avec quelles conséquences politiques ?

André Chassaigne Ce serait un aveuglement terrible. D’une part à l’égard du mouvement des gilets jaunes, dont émanait une demande de dignité, de respect des citoyens. D’autre part à l’égard de l’immense mobilisation sociale en cours depuis début décembre. Elle trouve en quelque sorte un prolongement dans le débat parlementaire, qui ne s’y substitue pas pour autant. Le 49-3 fermerait la porte à toute évolution du projet de loi en séance. Il s’agirait d’un refus de prendre en compte, ou même de simplement répondre aux questionnements du mouvement social. Le 49-3 est fait pour souder une majorité divisée. Mais ce n’est pas son cas et elle votera sans discussion le texte du gouvernement. Le 49-3 serait alors utilisé pour empêcher le débat et la levée des zones d’ombre de cette réforme. 

Entretien réalisé par Diego Chauvet
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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 07:08

Rachida Dati dans les bas-fonds du racisme électoraliste

En accusant les migrants d’être responsables de la tuerie d’Hanau, Rachida Dati s’est transformée, à des fins électoralistes, en supplétive de l’extrême droite.

Ainsi, non seulement, elle affranchit le tueur néo-nazi de toute responsabilité politique et idéologique, mais de plus, en déclarant que les migrants n’ont « pas la même conception du vivre ensemble que la nôtre, n’ont pas conscience de nos valeurs républicaines », Rachida Dati accuse les migrants d’être les véritables responsables de la tuerie … dont ils ont été les victimes !

Déjà à d’autres époques et encore aujourd’hui, l’extrême droite tient un même raisonnement à l’égard des Juifs qu’elle accuse d’être responsables, par leur simple présence, du nazisme et de leur propre extermination !

L’agression contre la mosquée de Bayonne a déjà démontré que le terrorisme d’extrême-droite peut frapper en France, comme partout en Europe. C’est toute la République qui doit se mobiliser contre les discours racistes qui poussent les fanatiques aux actes criminels.

Rachida Dati, par ses déclarations irresponsables, tenues à des fins bassement électoralistes, offre aux néo-nazis de l’extrême droite un véritable permis de persécuter les migrants.

Selon elle, ce n’est pas l’extrême-droite qui en serait responsable, mais la Maire de Paris, les associations d’entre-aide et tous ceux qui s’opposent au racisme !

Décidément, à vouloir pêcher dans les eaux nauséeuses de l’extrême droite avec l’espoir de récupérer ses électeurs, Rachida Dati et l’aile droitière du mouvement qu’elle représente, abusivement nommé « Les Républicains », témoignent qu’ils n’ont rien appris de l’Histoire.

Paris, le 24 février 2020

Retrouvez cet article sur le site internet du MRAP

Paris: Rachida Dati dans les bas-fonds du racisme électoraliste (MRAP)
Ils n’ont pas honte !. Pour Dati les migrants toujours coupables
Lundi, 24 Février, 2020 - L'Humanité

La candidate de la droite à la mairie de Paris accuse « l’ouverture des frontières » dans l’attentat perpétré par un tueur d’extrême droite en Allemagne.

 

Selon Rachida Dati, qui réagissait le 21 février à la fusillade qui a fait 9 morts en Allemagne, « Angela Merkel n’a pas mesuré les conséquences de l’ouverture massive des frontières ». « Quand elle le fait, ajoute la candidate LR à la mairie de Paris, elle le fait sans anticipation, sans cadre, sans même le gérer. Elle n’écoute pas son opinion publique, elle ne la prépare pas. » En outre, l’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy en profite pour tirer sur la maire de Paris, Anne Hidalgo, qui défendrait une « idéologie laxiste » en souhaitant selon elle « bienvenue aux migrants et aux réfugiés à Paris ».

On est habitué à ce genre de propos venant de la droite à la suite d’attentats motivés par une idéologie islamiste. Ils sont déjà scandaleux, amalgamant ainsi musulmans, immigrés, réfugiés au terrorisme. Mais cette fois Rachida Dati franchit un cap. À Hanau, en Allemagne, ce n’est pas un islamiste qui a abattu neuf personnes. C’est un militant d’extrême droite né en Allemagne, Tobias Rathjen, dont les victimes sont les clients et des membres du personnel de bars à chicha. Un Allemand qui a laissé une profession de foi au contenu explicite, raciste et complotiste.

Mais, pour Rachida Dati, ce n’est donc pas l’idéologie raciste du meurtrier qui est en cause. Quand il s’agit d’attentats djihadistes, les réfugiés, l’immigration sont déjà responsables à ses yeux. Et lorsque les victimes sont assassinées par un terroriste d’extrême droite, les coupables sont à nouveau les mêmes pour Dati ! Au passage, Rachida Dati se livre à un exercice de justification scabreuse des crimes, au prétexte que l’opinion allemande aurait été insuffisamment « préparée » à « l’ouverture des frontières ». Une course derrière l’extrême droite dont le résultat ne s’est fait pas attendre : un responsable du RN de la Mayenne a clamé sur Twitter être « parfaitement d’accord » avec la candidate de la droite parisienne.

Diego Chauvet
Paris: Rachida Dati dans les bas-fonds du racisme électoraliste (MRAP)
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25 février 2020 2 25 /02 /février /2020 06:17
Petit rappel pour ceux qui se demandent pourquoi il y a deux listes de gauche à Morlaix...

Contrairement à ce que ce que l'on peut lire ici et là, c'est bien Morlaix Alternative Citoyenne qui a refusé l'union de la gauche avec Morlaix en Commun que nous leur proposions et qu'ils disaient publiquement vouloir depuis la fin août 2019 (rencontres bilatérales Génération.s et PCF avec la coopérative citoyenne, rassemblement de la fin août place Allende. 

Cette union, nous la leur proposions au terme de deux mois de discussion sur la base: 

- d'un programme qu'ils approuvaient (10 pages d'un projet que nous avions construit pendant un an avec le PS, le PCF, et Génération.s, avec de nombreuses rencontres avec des associations, acteurs économiques, pour étoffer notre réflexion, que nous leur avons remis, et dans lequel ils ont puisé aussi depuis quelques mois) même s'ils ne voulaient pas forcément en discuter sur le fond, car c'était pas ce qui les intéressait

- d'une discussion sur la tête de liste (ils ne nous ont jamais proposé de candidat alternatif à Jean-Paul Vermot qui nous semblait être la candidature la plus crédible face à Agnès Le Brun): ce que nous ne voulions pas, c'était ouvrir la désignation de la tête de liste à un processus d'élection et de compétition en assemblée générale sous forme de primaire qui aurait clivé au lieu de rassembler et de mettre en dynamique pour la campagne.

- d'un partage à égalité des places sur la liste entre MAC et Morlaix en Commun (PS, PCF, Génération.s, Citoyens)

- et d'un mode de campagne participatif que nous avions défini ensemble dans nos 4 rencontres entre septembre et octobre et qui nous a servi de fil directeur dans notre campagne. 3 des négociateurs de Morlaix Alternative Citoyenne, dont un militant FI, que nous avons rencontré régulièrement entre septembre et octobre ne sont pas sur cette liste de MAC, parce qu'ils n'ont pas fait le choix de la division de la gauche, décidée aux deux tiers d'une assemblée de 15 ou 16 membres en fin de semaine en octobre alors que nous devions déboucher le samedi sur la conclusion de notre accord.

Il y a aussi un militant FI sur notre liste, Ali Azzala, qui ne s'est pas retrouvé dans les pratiques de division de certains chez MAC, notamment de Michel Le Saint, qui a tout fait pour que l'accord échoue, en pointant au dernier moment l'exigence que le maire de gauche de Morlaix ne puisse prétendre à la présidence de la communauté d'agglo, alors que le président de la communauté d'agglo sera de toute façon forcément un maire et que Morlaix aura à gagner à mettre en ligne les intérêts de la ville centre et ceux de Morlaix.

Quand on voulait parler programme, projet politique pour Morlaix et les Morlaisiens, on nous répondait par des dogmes: souveraineté des citoyens, "1 personne - 1 voix", élection des candidats en assemblée citoyenne avec une structure quasi associative ne tenant pas compte de l'existence de partis politiques et de la nécessité aussi pour eux de discuter et de trouver des consensus.

A aucun moment il n'a été vraiment possible de parler sur le fond propositions pour Morlaix avec Morlaix Alternative Citoyenne. 

Cela avait déjà été le cas dans les 3 rencontres de la gauche que nous avions organisé, la première à l'initiative du PCF, en juin, septembre, octobre 2018, pour construire l'union aux municipales.

En effet, nous avons construit Morlaix en Commun en octobre 2018 avec le PS, le PCF, Génération.S, parce que Michel Le Saint nous avait posé un ultimatum qui laissait apparaître sa volonté de rompre les discussions à gauche s'il n'arrivait pas à imposer ses vues : ou vous acceptez la création d'une association citoyenne où les partis politiques se dissoudront hic et nunc, ou il y aura deux listes à gauche, l'alliance entre les partisans de Michel Le Saint et les militants FI refusant à l'époque de prendre le temps de discuter de nos convergences sur le projet politique pour Morlaix et de le construire ensemble pendant plusieurs semaines pour vérifier notre capacité à construire du commun. Nous faisions valoir nous que la création d'une nouvelle coopérative citoyenne fonctionnant en vase clos avec uniquement des citoyens politisés, ceux qui sont dans tous les réseaux, assez endogène socialement, et en plus traversée par des luttes internes de pouvoir, ne pourrait pas résoudre l'équation pour l'emporter, mettre en mouvement et rassembler largement autour de la gauche.  

Morlaix en Commun en octobre 2018 et l'été 2018 a toujours a gardé la porte ouverte à toute composante de la gauche qui voudrait rediscuter avec elle, dans un cadre de rassemblement et de recherche de consensus, cela a été dit dans la presse que nous voulions l'union la plus large à gauche. Mais nous ne voulions pas nous laisser imposer des diktats et voulions pouvoir construire notre projet dans la sérénité sans que cela soit pollué par un contexte de compétition, de défiance, voire pire...

Aujourd'hui, la liste de MAC annoncée dimanche 23 février au complet se situe dans une perspective contestatrice plus que de celle de construire un rassemblement majoritaire pour Morlaix, et empêcher un 3ème mandat d'Agnès Le Brun qui continuerait à plonger la ville dans la crise, avec déjà plus de 1000 habitants perdus depuis 2008, et une situation économique et démocratique très difficile.

La liste présentée par MAC dimanche compte deux élus démissionnaires après moins de 2 ans de mandat dans l'opposition, Michèle Abramovicz et Loïc Digaire, nos ex camarades du Front de Gauche... Quelle crédibilité à se représenter devant les électeurs quand on ne tient pas son rôle d'élu qui est une responsabilité que l'on prend devant tous les citoyens, que l'on soit dans la majorité ou dans l'opposition? La question vaut aussi pour Jean-Philippe Bapcérès, tête de liste de la LREM avec la pleybérienne Anne Bruyaux.

Il y aussi Sarah Noll qui se représente sur cette liste de MAC alors qu'elle est aux abonnés absents depuis plusieurs années dans les conseils communautaires, les commissions municipales et communautaires, les CA d'associations  où elle devrait siéger, et une partie des conseils municipaux.

Franchement, pourquoi se représenter si on a pas réussi à assumer les responsabilités de son mandat pour des raisons qui peuvent être compréhensibles et légitimes? La fonction d'élu politique implique des obligations, des responsabilités: ce n'est pas simplement vibrionner sur une campagne électorale.

Pour rappel:

Le samedi 19 octobre, Morlaix Alternative Citoyenne (collectif soutenu jusqu'ici par FI et EELV) nous a signifié que, suite à nos 4 réunions de discussion et négociation depuis le mois de septembre et à nos échanges de courriers et propositions d'accord, ils ne souhaitaient pas constituer de liste unique de la gauche pour les élections municipales.

Pourtant, à l'issue de notre quatrième réunion du lundi 14 octobre, nous avions convenu d'une réunion ce samedi matin au local du PCF qui aurait pu s'entendre sur un accord global et une tête de liste à débattre (nous soutenions à l'intérieur de Morlaix en Commun la proposition de tête de liste de Jean-Paul Vermot, mais étions prêts à examiner une autre tête de liste possible proposée par Morlaix Alternative Citoyenne, qui n'a jamais mis d'hypothèse concrète en débat) choisie au sein d'un groupe de 12 colistiers, 6 de Morlaix en Commun (Génération.s, PCF, PS) et de 6 de Morlaix Alternative Citoyenne. Il y avait un accord de notre part, affirmé oralement lors des réunions précédentes, pour les besoins de l'union sur un partage paritaire des responsabilités en cas de victoire de la gauche (postes d'adjoints, conseillers délégués, élus à Morlaix Communauté). L'AG de Morlaix Alternative Citoyenne tenue jeudi 16 octobre avec une quinzaine de participants en a décidé autrement et a décidé de la désunion de la gauche en choisissant de constituer une liste alternative, en dépit des points d'accord essentiels pour nous enregistrés avec les bases de programme que nous leur avons soumis et sur la manière de faire campagne par forums citoyens thématiques et de quartiers. Morlaix Alternative Citoyenne n'a pas souhaité lors de nos réunions de discussion depuis le mois de septembre discuter du programme mais nous ramenait sans cesse à des questions de forme d'organisation interne. Nous l'avons regretté profondément car nous souhaitions cette union pour donner  les meilleures chances à l'alternance et à un projet de gauche à Morlaix cette liste unie à gauche sur la base d'un projet à discuter avec les citoyens et une plateforme ouverte à tous les habitants souhaitant s'engager sur la liste, en soutien à cette liste, dans les propositions.

Dans ce contexte, actant la décision de Morlaix Alternative Citoyenne de faire une liste séparée, nos trois organisations de gauche – Génération.s, PCF, PS - qui travaillaient ensemble depuis un an sur un programme, avec de multiples rencontres avec le milieu associatif, social et économique morlaisien, et des discussions avec les autres équipes de Morlaix Communauté, avaient décidé de lancer ensemble la campagne et de constituer une équipe municipale ouverte aux citoyens et au monde associatif (+ 50% de citoyens engagés non apparentés aux partis politiques sur notre liste) ensemble sous le nom :

« Morlaix Ensemble. Pour une ville sociale, écologique et solidaire ».
 

Pour mémoire, voici in extenso notre proposition d'accord politique envoyée le 4 octobre dernier à Morlaix en commun avec les bases du programme à mettre en discussion sur lequel nous voulions fonder l'union de la gauche.

 

Courrier de Morlaix en Commun (Génération.s, PCF, PS) à Morlaix Alternative Citoyenne

4 octobre 2019

Réponse à votre courrier du 23 septembre 2019

Aux membres de Morlaix Alternative Citoyenne,

Nous pensons comme vous que l'union des forces de gauche à Morlaix est souhaitable pour parvenir à construire un meilleur avenir aux Morlaisiens, à notre ville et à la Communauté d'agglomération de Morlaix, pour donner de l'espoir à nos électeurs et aux habitants, pour tourner la page d'une gestion de droite, ultra-concentrée, autoritaire, isolationniste, arrogante, sans idées et sans participation citoyenne.

Il y a urgence à trouver la voie d'un autre avenir qui sorte Morlaix du déclin et cela sera beaucoup plus simple avec l'unité de toute la gauche. C'est nécessaire, c'est possible.

Nous avons nourri des espoirs importants à pouvoir échanger de nouveau avec Morlaix Alternative Citoyenne à l'occasion de trois réunions en septembre dont nous avons apprécié le climat d'écoute et de respect, nous laissant penser qu'un travail en commun était possible en gardant ce cap.

Nous ne voulons nous priver d'aucune compétence et bonne volonté à gauche. Nous voulons répondre à l'attente des Morlaisiens d'unité pour avancer et rendre possible le changement à Morlaix.

Nous pensons toujours que nos deux collectifs – Morlaix En Commun et Morlaix Alternative Citoyenne - peuvent fusionner en une liste unique (qui devra porter un autre nom du type Ensemble à gauche pour Morlaix ). Nous pouvons travailler ensemble pour Morlaix à construire un projet partagé de gauche, démocratique, social, solidaire, écologique, et inventif. Et à construire ce projet avec les habitants morlaisiens, en utilisant différentes méthodes de consultation et de participation (forums citoyens thématiques, réunions de quartiers, questionnaires, porte-à-porte, échanges dans les quartiers avec des points fixes).

Nous avons été déçus, comme nous vous l'avons exprimé par mail le 25 septembre, que vous ne vous présentiez pas à la réunion que nous avions fixée ensemble à la date du 24 septembre, ce qui aurait été notre quatrième réunion de négociation, au cours de laquelle nous devions continuer à mettre en discussion les conditions pratiques d'un accord politique. Et où vous deviez nous faire retour sur une proposition que nous vous avions faite à deux reprises oralement.

Il aurait été possible d'échanger avec vous ce mardi 24 septembre des propositions que vous nous avez faites par écrit la veille comme nous aurions aimé vous entendre vous positionner de manière argumentée et en direct sur les propositions faites par nous lors de deux réunions précédentes, sur le contenu que nous souhaitions donner à notre accord pour les Municipales.

Nous avons aussi été étonnés que certaines de vos propositions aient été formulées pour la première fois par écrit à ce moment-là, dans votre courrier du 23 septembre reçu à 23h30, avec un avis de non-participation à notre réunion prévue le 24 septembre, alors même que ces propositions concrètes auraient pu être mises en discussion dans nos trois échanges préalables.

Poser des ultimatums ou des conditions plus ou moins « à prendre ou à laisser » (même si vous nous laissez une place pour répondre à chaque point et faire des contre-propositions) n'est pas une bonne méthode pour rassembler.

Pour autant, nous comprenons la nécessité d'un aller retour entre nos discussions entre les deux groupes et les collectifs de partis et citoyens constitués, et les partis eux-mêmes. Ça rend l'exercice un peu compliqué mais c'est difficilement évitable vu que les négociateurs représentent aussi des forces organisées.

Nous sommes surpris également que chaque semaine vous continuiez à faire une campagne publique par des publications et des distributions de tracts au nom de Morlaix Alternative Citoyenne alors que vous avez parallèlement déclaré publiquement votre intention de construire une liste unique à gauche et de fusionner avec nous. Nous vous avons pourtant dit il y a deux semaines que ce n'était pas la manière la plus appropriée pour établir des relations de confiance entre nous.

Nous ne voulons pas décevoir l'attente majoritaire des électeurs de gauche à Morlaix, ou tout simplement les espoirs et les intérêts de tous les habitants qui souhaitent, et souvent ardemment, une alternance après deux mandats de gestion de droite de la ville avec Agnès Le Brun.

C'est pourquoi nous souhaitons reprendre le dialogue et croyons toujours qu'il nous est possible de nous entendre.

Nous souhaitons reprendre très rapidement et avec l'intention d'aboutir à un accord tout aussi rapidement, la discussion avec vous, en vous disant sur quelles bases pour notre part nous entendons fonder le rassemblement de la gauche avec vous.

Nous pensons tout d'abord que le rassemblement des différentes sensibilités et forces organisées de la gauche à Morlaix doit se faire sur les grandes lignes d'un projet et d'un programme pour les habitants et le territoire, sans volonté hégémonique de quinconque, avec le respect de notre diversité et l'intention de faire de l'addition de nos différences et de nos spécificités un atout pour rassembler largement.

Nous pensons aussi que l'accord sur la méthode et la forme de la campagne ne peut remplacer un accord rapide sur le programme et le mode de construction de la liste et la tête de liste, le reste étant lié.

Qu'est-ce qui peut nous permettre de partir ensemble selon nous?

Ces propositions comme les vôtres ne sont pas à prendre ou à laisser, mais à mettre en discussion.

Avec une nécessité à se mettre d'accord pour la mi-octobre.

***

1 – Le programme

C'est le ciment de notre unité possible et une garantie pour l'avenir. Et surtout la bonne manière de convaincre les Morlaisiens en fonction de ses réponses aux attentes, de son ambition, de sa crédibilité.

Tout ne peut pas être construit dans des assemblées citoyennes sur un mode participatif : les partis politiques de gauche qui réfléchissent et ont des propositions doivent aussi mettre en commun leurs approches, réaliser des synthèses entre elles, et les mettre en discussion auprès des citoyens. Nous avons travaillé pour notre part et nous voulons vérifier que nous pouvons bien nous mettre d'accord sur des propositions importantes pour nous pour les Morlaisiens et l'avenir de Morlaix.

Voici ce que nous voulons mettre en partage avec vous, sur le plan des orientations de notre projet municipal.

Ce programme provisoire reste à discuter, finaliser et étoffer ensemble dans un comité d'écriture du programme et à valider ensemble selon les modalités que nous choisirons et avec un aller-retour avec nos réunions publiques participatives.

- Associer les citoyens aux prises de décision et démocratiser le fonctionnement de la municipalité :

Faire de la démocratie partipative et de l'implication des habitants et des acteurs de la ville (associations, etc.) dans les choix de gestion, d'investissement, un des grands axes de notre mandat de gauche pour la ville.

A étudier et expérimenter : des conseils de quartiers et des élus référents de quartier, un conseil municipal des jeunes, un ou des budgets participatifs, des commissions extra-municipales ouvertes aux associations et citoyens, des commissions municipales qui soient des lieux d'élaboration et de débat, conférences ou assises de la vie associative, une concertation large avant les grands projets et le budget primitif, un respect du pluralisme, une possibilité de constituer des groupes à l'intérieur de la majorité, un conseil municipal qui permette vraiment le débat, une relation de dialogue et de travail véritable avec les associations et le personnel municipal, les représentants syndicaux qui doivent être considérés comme des vrais partenaires, etc.

Cette démarche se fera dans dans un principe d'évaluation permanente de notre action et de compte rendu régulier sur ce que nous faisons à destination des Morlaisiens, par exemple à l'occasion de la préparation de chaque exercice budgétaire.

Nous voulons étendre cette conception d'une citoyenneté active et d'une démocratie de participation citoyenne et populaire à la communauté d'agglomération elle aussi selon des modalités que l'on devra définir ensemble et avec les autres équipes de gauche de Morlaix-Communauté.

- En lien avec Morlaix-Communauté, redynamiser la situation de l'emploi et de l'économie, travailler à la problématique du logement, des services publics et du bien vivre à Morlaix pour faire revenir et conserver des habitants.

Pour l'économie, nous pouvons envisager la création d'une agence de développement de l'économie dont les objectifs seraient l'animation des filières économiques (métallurgie, biotechnologies, construction, santé et soin, transition écologique, numerique, formation, etc.), la communication, le financement des projets, la création d'une ZAC d'activités sur le quartier de la gare pour y favoriser la création d'activités d'avenirs, la mise à disposition de locaux commerciaux pour aider les porteurs de projets, l'émergence de projets internationaux en appui avec la Métropole BMO (Inde, Cornouailles, Allemagne, Afrique), la reconquête de l'habitat avec un programme de rénovation en utilisant les outils d'achat public (Foncière de CDC Habitat ou outil propre). Nous pensons aussi développer la formation aux nouveaux métiers du numérique et de l'informatique, gisement d'emplois importants, travailler tout particulièrement sur l'insertion des jeunes dans le travail en nous donnant des objectifs dont le niveau de satisfaction serait mesurable et en ne craignant pas d'expérimenter des dispositifs novateurs.

Nous examinons en ce moment la possibilité et les avantages d'une inscription dans la démarche « Zéro chômeur de Longue Durée », comme Saint Thégonnec-Loc Eguiner, et voulons d'une participation beaucoup plus active et revendiquée de la ville au service public de l'emploi, à l'insertion des jeunes dans la vie professionnelle, à la lutte contre le chômage de longue durée. Des expérimentations ont été faites ailleurs qui peuvent être tentées ici, il y a aussi à innover localement pour faire reculer le chômage, la précarité et la pauvreté dans un des bassins d'emplois les plus sinistrés de Bretagne. Nous nous donnerons des objectifs et nos politiques en matière de réduction du chômage feront l'objet d'une évaluation régulière.

Nous renforcerons les mesures de prévention contre le risque inondation à Morlaix.

Ces objectifs fondamentaux pour l'avenir de la ville impliquent de travailler en étroite collaboration avec Morlaix Communauté dans le cadre d'une majorité de gauche, et donc de mettre notre projet en débat et de tenir compte aussi du travail communautaire en cours dans les différentes équipes de gauche des communes avoisinantes.

Travailler à renforcer nos coopérations. Avant même de parler de fusion ou de grand Morlaix, on peut développer les projets, actions et achats communs, proposer la conférence du pôle aggloméré associant Saint-Martin-des-Champs, Plourin-les-Morlaix et Sainte-Sève, pour y développer toutes les collaborations possibles. Travailler aussi à avoir une relation plus confiante, franche et apaisée avec Morlaix-Communauté, en évitant les postures politiciennes qui sont celles de la majorité morlaisienne actuelle.

L'indispensable transition écologique est un moteur de développement économique en même temps que de qualité de vie et d'exemplarité pour faire face aux enjeux vitaux de la crise écologique et climatique.

C'est pourquoi nous proposerons la création d'une Société coopérative locale de production d'énergie renouvelable, ou une adhésion aux fournisseurs type Enercoop (Brest), le développement des circuits courts alimentaires sur la cuisine centrale et la commande publique, le Bio en commun (appui municipal dans l'accessibilité de tous au bio local), le développement des potagers, des arbres fruitiers et de la végétalisation, une halle des circuits courts alimentaires au centre-ville, un choix du « Zéro pesticide », le développement de la ville vers la promotion des déambulations et trajets piétons et cyclistes, le développement du transport en commun et de l'usage des bus par la gratuité du transport.

Nous voulons expérimenter l'extension du secteur piétonnier du centre-ville.

Nous veillerons à ce que nos espaces publics, rues, venelles ou trottoirs, parcs et jardins permettent à toutes et tous, valides ou handicapés, de se déplacer, se promener ou se rencontrer en toute quiétude, de jour comme de nuit. Il s'agira de veiller à la qualité des lieux, des revêtements, de l'éclairage et de l'accessibilité.

Un audit énergétique du patrimoine de la ville, couplé à un plan pluriannuel de travaux d'économies d'énergie sur les bâtiments municipaux, sont nécessaires.

Nous voulons également que notre liste défende la gratuité du transport en commun sur le pôle urbain et travaille dessus pour argumenter auprès des autres élus de Morlaix-Communauté, dans le cadre d'un contrat de majorité et d'un projet communautaire à construire ensemble, quitte à y aller progressivement (en commençant par exemple par la gratuité pour les – 26 ans par exemple, et gratuité de navettes haute fréquence dans le centre-ville reliées à des parkings). Ce projet doit s'inscrire aussi dans une majorité de gauche à Morlaix-Communauté, condition sine qua non. Il faut aussi travailler pour favoriser les mobilités et le désenclavement des quartiers sur les horaires, l'accès au transport en commun le dimanche, les dessertes des quartiers. Tout le plan de circulation sur Morlaix est à repenser.

Nous voulons que cette liste unique de gauche à laquelle nous appelons défende la reprise en gestion publique du Transport en commun et une densification des offres de transport en commun sur le réseau péri-urbain, avec de nouvelles lignes et des fréquences et dessertes améliorées. C'est aussi une condition pour que les autres majorités en place à Morlaix Communauté acceptent de financer la gratuité du transport en commun.

Nous soutenons la création de la régie publique de l'eau de Morlaix-Communauté, outil nécessaire pour améliorer la qualité de l'eau, des réseaux, et préserver la ressource.

- Défense des services publics

La qualité de vie à Morlaix passe aussi par la défense des services publics et des moyens pour eux, comme l'hôpital, la Poste, les écoles publiques, liaisons ferroviaires pour le fret et les personnes et la ligne Morlaix-Roscoff, les Finances Publiques (notre majorité municipale devra résister aux politiques néo-libérales et d'austérité), mais aussi par la construction de nouveaux services publics.

En lien avec la médecine de ville et l'hôpital public, nous voulons étendre l'accès aux soins des Morlaisiens en envisageant la réalisation d'un centre de santé public multi-spécialités pouvant salarier des professionnels de santé. Ce centre de santé permettrait de sédentariser sur Morlaix et sa région des spécialistes et de lutter contre la raréfaction de certaines offres de soins tout en s'adaptant aux évolutions des métiers et des aspirations en terme de temps de travail et de manière de travailler des professionnels de santé.

- Vie associative, jeunesse et sports

Nous voulons avancer rapidement sur le chantier d'une maison des associations. Trop d'associations peinent à obtenur des locaux pour exercer leurs activités, se réunir. Or, la richesse du tissu associatif est une des vraies forces de notre ville et un facteur de qualité de vie essentiel. Dans nos choix d'investissements, la création d'une maison des associations est fondamentale, qui pourrait comporter un accueil en lien avec le Resam et/ou les services de la ville permettant une mise à disposition de services et d'information pour les associations.

Nous voulons aussi une politique plus dynamique, participative ambitieuse pour la Jeunesse, son accès à la citoyenneté, aux loisirs, aux arts à la culture et aux sports : à réfléchir, des Tickets Sports à dynamiser avec des moyens supplémentaires (découvertes des sports et des arts avec les élèves), chèques vacances pour les jeunes (pour l'accès aux loisirs et à la culture), colos et camps de découverte sportive, culturelle, touristique à tarifs accessibles pour les familles.

Il nous semble prioritaire aussi de se pencher sur une rénovation en profondeur des locaux de la MJC pour accompagner le développement de ses activités, et son caractère central pour l'éducation populaire, la politique de mixité et d'accompagnement de la jeunesse vers le bien-être et l'émancipation dans la ville. Nous voulons construire avec MAJ, la MJC, Carré d'As, les services jeunesse de Morlaix Communauté, le 2 D, une politique jeunesse visant à la réussite, l'accès à la culture et aux loisirs, à une mixité respectueuse, l'apprentissage citoyen et l'émancipation des jeunes.

Dans le domaine de la politique sportive, il y a beaucoup à faire :

  • Au niveau de la promotion du sport (et de la santé), aider les associations à adapter leur système tarifaire pour permettre l’accès à la pratique au plus grand nombre. Encourager les clubs sportifs à mettre en place des opérations de type « tickets sport » pendant les congés scolaires. Possibilité à étudier de bourses en fonction du quotient familial pour encourager les pratiques sportives des jeunes.

  • Au niveau de l’initiation, renforcer les liens entre l’école et les clubs pendant le temps scolaire (intervenants extérieurs qualifiés), entre les accueils périscolaires, les accueils de loisirs et les clubs hors temps scolaire.

  • Au niveau des investissements, adapter et améliorer les infrastructures des pratiques sportives collectives en extérieur (terrains en herbe ou synthétique). Envisager un agrandissement et une rénovation de la piscine de la Boissière.

  • Au niveau de la relation entre la mairie et les clubs sportifs, installer (réinstaller ?) un dialogue facilité, direct (office des sports) qui permette une consultation régulière des acteurs locaux du sport.

- Politique sociale, personnes âgées

A l'EHPAD de la Boissière, à Belizal, et dans les autres structures, nous voulons travailler à améliorer la qualité de la prise en charge des personnes âgées, à contenir ou réduire le prix du séjour, à favoriser le lien et la mixité intergénérationnelle, améliorer la formation des intervenants et des professionnels, l'accès aux droits et aux bien-être des personnes âgées en perte d'autonomie. C'est aussi pour cela que nous nous engageons par exemple à soutenir fortement les missions de l'ORPAM, à travailler sur la problématique de lutte contre l'isolement et d'accès aux services des personnes âgées. Nous réfléchissons à une mise en place à Morlaix de forme d'habitats partagés, en particulier pour les seniors.

Il nous paraît aussi important dans le domaine social de reprendre la réflexion sur l'épicerie sociale et sur d'autres dispositifs de lutte contre l'exclusion et la pauvreté. Il y a un projet global à définir, l'accumulation actuelle de dispositifs non coordonnés n'est pas satisfaisante.

De poursuivre, en concertation avec les habitants et en prenant en compte leurs points de vue, la réhabilitation de l'habitat locatif, HLM ou privé mais fréquenté par des habitants ayant des bas revenus. Oeuvrer pour la transition écologique de l'habitat social. De construire avec les acteurs publics et associatifs concernés un projet permettant de travailler à des dispositifs innovants et concertés pour lutter contre la pauvreté, l'exclusion.

Pour faire gagner du pouvoir d'achat aux citoyens morlaisiens, nous envisageons une démarche d'achat en commun et de négociation par la mairie de biens et de services utiles à la population (mutuelle santé, combustibles, etc).

- La culture, est des atouts forts de Morlaix

Dans le domaine de la culture, on ne part pas de rien. Loin de là... La culture est le point fort de Morlaix, un de ses atouts essentiels en terme de qualité de vie, de richesse humaine, d'image et d'attractivité.

Le Théâtre du Pays de Morlaix connaît un vrai succès de fréquentation et d'estime, le projet SEW à la Manu est extrêmement ambitieux et prometteur, l'Espace des Sciences peut être un très bel outil de transmission et diffusion d'une culture technique et scientifique, en lien avec les enjeux écologiques contemporains. Le chantier de rénovation du musée est un projet qu'il faudra continuer à suivre de près pour faire en sorte que la ville tire le meilleur parti de ses investissements importants décidés par la majorité actuelle.

Et au-delà, il nous faudra accompagner et soutenir (parfois mieux qu'aujourd'hui) les associations culturelles, conventionnées ou non, particulièrement nombreuses, talentueuses et actives à Morlaix, être facilitateurs pour leurs initiatives, travailler sur la mise en cohérence. La ville doit être aussi moteur et initiatrice de projets pour des actions culturelles ambitieuses, faisant la place à la création, la culture vivante à volonté émancipatrice, donnant les moyens aux citoyens de penser et de rêver leurs vies. Une politique culturelle locale reste à définir avec ses priorités et une approche claire en termes d'objectifs car on ne peut pas faire que soutenir le réseau local, même si le terreau est important.

Nous souhaiterions donner plus d'exposition et de visibilité à nos artistes locaux, davantage valoriser les pratiques amateur (salon des artistes amateur l'été, participation des jeunes musiciens et musiciens amateur à des animations estivales, des vitrines pour les artistes.

Il pourrait être intéressant par exemple de continuer à valoriser l'image artistique de la ville autour du Street Art et de la Poésie, de mieux mettre en avant son patrimoine, son histoire maritime et commerçante.

Nous mettrons l'accent sur la démocratisation de l'accès à la culture (revenir à la gratuité du musée pour les Morlaisiens par exemple, s'intéresser à l'offre de transport pour l'accès aux évènements culturels), sur le fait que nous puissions aussi avoir des offres culturelles qui touchent toutes les couches de la population et les quartiers, et aux pratiques artistiques (pratiques tarifaires attractives).

Nous serons aussi attentifs à faire toute sa place à la culture bretonne et bretonnante à Morlaix, car c'est à la fois un héritage à préserver, une réalité des pratiques en devenir porteuse d'identité et d'attractivité pour notre ouest breton (maison d'édition Skol Vreizh, Diwan, classes bilingues, KLT, pratiques des cours de breton, etc) et un vecteur de lien social. Nous voulons réaffirmer avec force l'identité bretonne de Morlaix car la spécificité et les différences d'un territoire sont porteuses de lien social et de richesse humaine, y compris dans les échanges et l'ouverture aux autres, à l'opposé d'une mondialisation économique qui appauvrit en homogénéisant. La richesse du tissu associatif lié à la langue et la culture bretonne dans la région de Morlaix, son implantation ancienne et sa vitalité en termes de pratiques et de productions, justifierait qu'on se penche à l'échelle de Morlaix-Communauté sur une « maison de la culture bretonne » (Ti Ar Vro), pouvant fédérer un certain nombre d'associations, mettre en commun des salariés, des services et des espaces.

Nous soutiendrons la création de l'école inter-communale de musique avec le souhait de nouveaux espaces d'accueil et souhaitons travailler à la baisse significative des tarifs du Patio et à l'augmentation de la capacité d'accueil pour l'enseignement musical et artistique.

- Droits de l'homme et solidarité internationale

Nous voulons aussi une municipalité qui organise l'accueil des réfugiés et migrants, conformément à sa tradition de solidarité, et qui promeuve la solidarité internationale, l'ouverture à l'international en partant des partenariats et projets existants et en les valorisant davantage (Palestine, Inde, Burkina Faso, Allemagne et Grande-Bretagne...). La défense des droits de l'homme nous semble essentielle comme valeur à défendre par notre municipalité de gauche.

Il ne s'agit là de pistes de politique municipale encore à préciser dans leur mise en œuvre que nous vous soumettons comme base d'accord et que nous espérons pouvoir proposer avec vous à la population morlaisienne en échangeant avec les habitants de Morlaix sur leurs attentes vis à vis de la nouvelle municipalité qui gèrera la ville en 2020 jusqu'en 2026.

2- Notre mode de fonctionnement pendant la campagne

Il est souhaitable que nous nous mettions d'accord sur notre choix de la tête de liste courant octobre afin de pouvoir commencer à engager des dépenses de campagne avec un mandataire financier de la tête de liste et une levée de fonds.

Il n'est pas raisonnable de reporter à décembre le choix de la tête de liste. Décembre est trop tard pour avoir une tête de liste et une proposition commune de maire de gauche. Par contre, il nous semble aussi nécessaire de nous laisser la possibilité d'intégrer des nouveaux co-listiers en cours de développement de notre campagne sans tout figer dès le mois d'octobre.

Le mode que nous privilégions pour le choix de la tête de liste est le consensus, sur la base d'un accord global.

Ce qui doit dicter notre choix sur la tête de liste est à notre avis d'avoir une proposition crédible capable de l'emporter sur Agnès Le Brun grâce à une certaine notoriété (qui s'acquiert difficilement en 5 mois) et une connaissance des dossiers municipaux et intercommunaux, et capable aussi d'assumer la fonction de maire, qui est loin d'être simple, et de l'acquiter en homme de gauche, capable de travailler en équipe, dans l'écoute et le respect des uns et des autres.

La tête de liste devra s'engager à être un maire qui travaille dans la délégation de responsabilité, dans le dialogue, la transparence et l'égalité d'accès à l'information, et qui refuse l'hyper-concentration des pouvoirs et des responsabilités. Les responsables de service et « experts » ne devront pas non plus préempter la décision politique en remplacement du débat des élus.

La désignation assez rapide de la tête de liste nous apparaît comme une nécessité.

Il nous faudra en effet des moyens pour nos tracts, notre communication, un local de campagne, etc.

Il faut que notre liste puisse installer une communication assurée aussi pour que les Morlaisiens puissent savoir à quoi s'attendre de nous et sur qui compter. Il faut pouvoir répondre à la concurrence et avoir rapidement un porte-parole. Il faut pouvoir engager aussi des discussions avec les partenaires de Morlaix Communauté pour peser sur un projet communautaire de gauche souhaitable et répondant aux intérêts des Morlaisiens.

Mais nous avons intérêt au cours de notre campagne (dans les médias, sur nos supports de communication, dans les réunions publiques) à mettre en avant la diversité de la gauche et des sensibilités sur notre liste et à partager les responsabilités.

S'il est normal que nous ayons des débats et des désaccords de départ parfois en cours de campagne, il est indispensable de veiller à ce qu'ils puissent s'exprimer en interne et en réunion de manière respectueuse et ouverte au dialogue, et il faut éviter aussi bien le fonctionnement de débat par mails ou sur les réseaux sociaux. Tout propos irrespectueux par rapport aux personnes est à banir entre nous, comme d'ailleurs dans notre relation publique à nos concurrents politiques.

A partir du moment où nous convergerons, il est préférable que la liste n'ait qu'un seul discours, fut-il porté par plusieurs voix : la polyphonie de l'addition de nos apports spécifiques et non la cacophonie.

Pour construire notre campagne, nous aurons besoin d'un comité directeur ou comité de oordination de la campagne qui peut en effet être constitué par les premiers colistiers désignés par MEC et par MAC et qui sera libre d'intégrer des personnes ressources qui soutiennent cette liste commune de la gauche.

Ce comité de coordination de la campagne, qui peut être constitué dans les 15 prochains jours , privilégiera la discussion, la pratique du compromis et du consensus sur le vote systématique. Au cas où des décisions urgentes devraient être prises, le vote est possible, selon plusieurs modalités.

Désigné par ce comité de coordination de la campagne avec un équilibre des sensibilités un comité de programme ou d'écriture du projet et des documents de campagne (qui travaillera à partir de l'apport des différentes sensibilités) et un comité d'animation de la campagne (intégrant ou non un comité démarche et supports d'anination) se mettront en place, ouverts à des citoyens qui n'intègrent pas pour l'instant ni Morlaix en Commun ni Morlaix Alternative Citoyenne.

La campagne sera appuyée sur la création d'un Comité de soutien.

En effet, il est important aussi d'aller vers les citoyens rapidement et de mettre en pratique la démarche de concertation et de démocratie participative que nous réclamons.

Un premier forum public annoncé ensemble par une communication commune dans la presse en cas d'accord, avec une présentation d'un premier socle de la liste fusionnée. Il pourra porter sur la participation des citoyens à Morlaix et dans la vie municipale.

7 forums thématiques (développement économique et transition écologique, cadre de vie de la cité et de ses habitants, solodarité et santé, cultures pour tous, vie associative, tranquillité, sécurité et prévention, fiscalité) pourront suivre à un rythme d'au moins un toutes les 2 semaines.

Ces forums thématiques seront animés de manière à permettre à un maximum de personnes de pouvoir s'exprimer, ils viseront à faire participer des « non initiés », et tout morlaisien intéressé, ce qui suppose qu'un climat de concurrence interne n'y surdétermine pas les échanges, ce qui suppose aussi qu'on ne prétende pas dispenser la bonne parole et qu'on soit à l'écoute de tout avis, même minoritaire à gauche.

Ces forums thématiques doivent nous permettre de tester nos pistes de politique municipale, nos propositions, et de les réajuster, compléter, amender si le besoin d'en fait sentir du fait du retour des citoyens.

Il nous paraît difficile et non souhaitable de transformer ces forums thématiques en base d'assemblée générale souveraine et en base de groupes de travail pour construire le programme, ou de corps électoral pour désigner la liste.

Pour plusieurs raisons :

1. Les habitants vont y participer en fonction de leur intérêt pour tel ou tel sujet et ne s'engagent pas forcément dans une assemblée citoyenne permanente de la gauche, sociale et écologique.

2. Le temps est compté pour construire du commun sur les orientations du programme, nous avons déjà travaillé, à l'intérieur de nos partis, entre certains de nos partis, avec des associations et acteurs sociaux.

3. Les morlaisiens veulent pouvoir se positionner sur des propositions à discuter, un pré-projet, pas sur du vide.

4. Il est parfois plus difficile de construire du commun et du consensus en grand nombre, de déboucher sur des décisions.

5. Une multiplication des groupes de travail peut compliquer la cohérence d'ensemble du projet. Il vaut mieux définir d'abord, avec différentes sensibilités politiques de gauche, la cohérence globale du projet et ses lignes de force et constituer ensuite des groupes de travail pour pouvoir définir avec précision des scénarios concrets de mise en œuvre, effectuer les travaux de chiffrage, etc.

Il importe aussi que nous organisions des réunions publiques de quartiers, et, sans doute plus important encore, que nous nous organisions pour aller voir ensemble les habitants dans les quartiers avec des supports de reccueil de leurs paroles et de présentation de nos premières orientations.

Nous avons besoin de ne pas nous enfermer entre nous dans des réunions qui même quand elles sont publiques et participatives ne mobilisent qu'une infime minorité de nos concitoyens.

Il faut donc aller à la rencontre des gens, avec des documents de campagne communs à construire, accessibles à tous, et une équipe de soutien constituée par les militants de nos différents partis et tous les citoyens qui se reconnaitront dans cette union de la gauche.

Ce comité de soutien sera un vivier pour réunir des co-listiers qui compléteront la liste fusionnée.

 

3- Notre mode de fonctionnement si nous parvenons à obtenir la confiance d'une majorité de Morlaisiens et à constituer ensemble une majorité municipale

Une charte de fonctionnement municipal pourra être écrite à plusieurs et validée en assemblée du Comité de Soutien ou Comité de coordination de campagne pour nous servir de repères et clarifier notre fonctionnement.

Même si l'essentiel relève d'un code éthique interne nécessaire à tout groupe humain : respect des uns et des autres, de la diversité des points de vue, écoute et esprit de consensus ou de compromis, solidarité pour faire valoir les objectifs communs.

Il nous reviendra aussi de nous entendre des périmètres des compétences des élus et des services (qui pourront et devront sans doute changer par rapport à l'équipe précédente en fonction de notre projet politique), des conseillers délégués, sur l'attribution à chaque élu de responsabilités de plein exercice, sur un fonctionnement du bureau municipal et de commissions qui permettent à chacun d'être acteur et de participer à la co-élaboration des politiques municipales.

Les commissions municipales seront des lieux de construction de projets pour la ville et non des chambres d'enregistrement.

Chaque élu et plusieurs élus pourront jouer un rôle de référent de quartier.

Des modalités pratiques seront à trouver pour que chaque élu puisse s'acquitter pleinement de ses responsabilités et obligations de sa fonction.

Chaque colistier, particulièrement ceux qui sont en position éligible, devra aussi prendre des engagements vis-à-vis du groupe et de sa responsabilité par rapport aux citoyens et électeurs.

 

4- Les règles de constitution de la liste et de choix de la tête de liste

Nous souhaitons éviter d'ouvrir un temps de concurrence et/ou d'affrontement interne pour la désignation ou l'élection de la tête de liste et nous privilégions le fait d'inclure le choix de la tête de la liste dans un accord politique global impliquant tous les autres aspects (grandes axes et principales propositions du programme, équilibre de la liste, place des partis et des citoyens sans engagement partisan, mode, fonctionnement et calendrier de campagne, fonctionnement de la municipalité).

C'est pour cela qu'il nous semble préférable que le nom de la tête de liste fasse partie de l'accord global dès le départ. S'il y a plusieurs possibilités de tête de liste, qu'elles soient connues et qu'on en débatte entre nous.

Le choix de la tête de liste par les colistiers pose un problème de calendrier si on veut que les 33 colistiers puissent se prononcer. Cela voudrait dire, soit figer la liste tout de suite en désignant ces 33 colistiers rapidement, soit repousser trop tardivement la désignation de la tête de liste. Il faudrait si vous teniez absolument à un vote que cela soit la première liste des colistiers issue de la fusion de nos collectifs et de l'accord de nos partis (dont l'UDB) et collectifs qui fasse le choix.

Les trois partis qui composent Morlaix en Commun ont proposé que Jean-Paul Vermot qui est candidat à la candidature puisse être désigné comme tête de liste de la liste commune de la gauche.

Nous sommes prêts à examiner d'autres propositions de tête de liste à condition qu'elles soient énoncées et argumentées.

Mais nous préférons que cette question soit réglée rapidement pour que l'accord puisse se faire, sans arrière-pensées ni contexte d'affrontement interne à redouter par la suite.

Pour ordonner la liste complètement on peut attendre le mois de décembre même si avec l'accord incluant le choix de la tête de liste en octobre et la désignation des premiers colistiers de la gauche unie (mandatés par leur parti pour ceux qui en ont ou leur collectif), on doit pouvoir pour mettre tout le monde à l'aise sur l'équilibre de l'accord faire une première repartion entre sensibilités sur les 8 premières places (dont ceux qui les occuperont seront aussi prêts à travailler 6 ans dans l'opposition le cas échant), les fonctions d'adjoints (pour chaque sensibilité et pas forcément rattachées encore à des noms) et de conseillers communautaires (idem) qui sont liés aux premières places de la liste.

Ce travail suppose une certaine concertation préalable entre nos groupes, notamment parce que des questions de parité se posent. Un partage équitable entre les différentes sensibilités dans l'exécutif morlaisien et sa représentation au sein de Morlaix-Communauté est nécessaire.

Ainsi que sur les postes d'élus communautaires (7 pour la majorité, 3 pour l'opposition sur 52). Des fonctions de vice-présidents ou de conseillers délégués à la Communauté, même si elles ne dépendent pas intégralement de nous, peuvent aussi être mises au débat.

Nous souhaitons vous rencontrer à nouveau rapidement, et nous vous proposons le mardi 8 octobre à 20h (au local du PCF, 2 petite rue de Callac), pour voir si nous pouvons trouver ce terrain d'accord que nous recherchons pour l'intérêt de Morlaix et des Morlaisiens. En cas de difficulté pour vous ce jour-là à nous rencontrer, nous pouvons échanger sur une autre proposition de date.

Bien Cordialement

Morlaix en Commun (Génération.s, PCF, PS)

 

 

 

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