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13 mars 2020 5 13 /03 /mars /2020 06:50
Coronavirus/Macron : réaction de Fabien Roussel

L'heure est à la mobilisation nationale pour délivrer la réponse la plus efficace face à la crise sanitaire et à la crise économique exceptionnelles que nous affrontons.

Les flottements de ces dernières heures sur les décisions à prendre ne doivent pas fragiliser la capacité d'action de l'État.

Les annonces du Président de la République supposent aussi des engagements précis que les services publics, notamment ceux de la santé, attendent depuis longtemps ! Les annonces de ce soir impliquent donc de remettre en cause les politiques d'austérité.

La fermeture des établissements scolaires et universitaires ou le report des soins non essentiels ne pouvaient plus être différés. Mais aucun engagement précis n'est annoncé en moyens humains et financiers concernant la crise sanitaire contrairement à d'autres pays comme l'Italie ou le Royaume uni qui ont annoncé mobiliser plusieurs dizaines de milliards d'euros. Et aucune mesure structurelle n'est engagée sur le plan économique.

Coordonner et financer la réponse sanitaire

Notre système de santé public, déjà sous tension, a besoin de moyens pour protéger ses personnels et pour élargir ses capacités d'accueil des patients atteints de coronavirus. Le Président de la République annonce qu'il prendra les mesures nécessaires « quoi qu'il en coûte ». Aux actes ! Les personnels de santé sonnent l'alarme depuis des mois ! De même, dans encore beaucoup de territoires, les médecins et les infirmières libéraux, les personnels de secours comme les pompiers, les laboratoires sont en attente du matériel tel que les masques pour se protéger et protéger les patients ou pour réaliser les tests épidémiologiques. La puissance publique doit demander aux hôpitaux privés de se mettre à la disposition de la nation.

Des mesures structurelles fortes pour faire face à la crise économique

Une crise financière historique, elle aussi d'ampleur mondiale, est en cours. La crise sanitaire en est le catalyseur et non la cause. Ce sont les politiques monétaires et néolibérales qui en sont les principaux déclencheurs. Si des mesures de soutien et d'accompagnement des entreprises et des salariés doivent être mises en place rapidement, il faut donc aussi revoir les règles d'intervention de la BCE pour que les sommes débloquées soutiennent l'économie réelle et non la spéculation financière. Le « Pacte de stabilité » budgétaire européen doit être abandonné. Les secteurs stratégiques du pays doivent être protégés. Nous demandons enfin le report de la réforme de l'assurance chômage dont l'entrée en application est prévue pour le 1er avril.

 

 

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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 16:16
Le programme de Morlaix Ensemble - Pour une ville solidaire, écologique, active

Le jour où tous les candidats de Morlaix Ensemble se réunissent pour travailler à la présentation de leurs candidatures, faire les photos de campagne, participer ensemble à l'élaboration de clips de campagne, nous présentons la version synthétique et actualisée de notre programme pour les Municipales à Morlaix, les 15 et 22 mars, et les 6 ans de mandat à venir.

Morlaix Ensemble est une liste d'union de la gauche soutenue par Génération.s, le Parti communiste, le Parti socialiste, les Radicaux de gauche, conduite par Jean-Paul Vermot, et qui compte 50% de citoyens engagés qui ne sont pas adhérents d'un parti politique mais qui partagent l'envie de construire un projet majoritaire de gauche pour réveiller Morlaix. 

Notre liste est représentative de la diversité générationnelle, socio-professionnelle, des quartiers, de Morlaix. 

Elle est porteuse d'une grande richesse humaine, de parcours et de relations fraternelles, travaille dans l'écoute, le respect, la tolérance pour la diversité. 

Tous nos candidats sont porteurs d'une volonté prioritaire de construire un projet crédible et réaliste pour redynamiser Morlaix et servir la population dans l'écoute et la proximité, avec pour boussole l'intérêt général et des valeurs de solidarité, de justice sociale et d'écologie.

Visitez notre site internet:

https://morlaix-ensemble.bzh

Page Facebook Morlaix Ensemble: https://www.facebook.com/morlaixensemblebzh/

Pour apporter votre soutien à la liste, envoyez un mail à Yvon Laurans: yvonlaurans@orange.fr et morlaixensemble@gmail.com

En lui transmettant vos noms prénoms, quartier, adresse postale et mail

Notre programme pour une ville Solidaire.

« Être solidaire » c’est se sentir lié à l’Autre dans le respect des différences et dans l’envie de partager humanité, fraternité et égalité des droits.

Cette valeur est encore très présente dans notre ville. Le nombre d’associations qui y existent dans tous les domaines est le ciment de cette envie de faire ensemble.

Une maison commune des Associations

Nous voulons avancer rapidement sur le chantier d’une maison des associations et dans nos choix d’investissements, la création d’une telle structure est prioritaire. Trop d’associations peinent à obtenir des locaux pour exercer leurs activités, se réunir.

Or, la richesse de notre tissu associatif est une vraie force de notre ville et un facteur essentiel de qualité de vie.

Cette maison commune devra comporter un accueil en lien avec le Résam et/ou les services de la ville permettant ainsi une mise à disposition effficace de services et d’informations.

Une jeunesse au cœur de nos préoccupations

Nous voulons mettre en place une politique plus dynamique, plus participative pour la Jeunesse et pour son accès à la citoyenneté, aux loisirs, aux arts, à la culture et aux sports : tickets sports à conforter avec des moyens supplémentaires, chèques vacances, séjours de découverte sportive ou culturelle, à tarifs accessibles à toutes les familles.

La rénovation de la MJC favorisera le développement de ses activités, ses objectifs d’éducation populaire, la politique de mixité et d’accompagnement de la jeunesse.

Nous voulons construire avec la MAJ, la MJC, la Récré, Carré d’As, la SIJ (Structure information jeunesse), les services jeunesses de la ville et de Morlaix Communauté, le 2D, etc… une politique « jeunesse » visant la réussite des parcours de nos jeunes, une mixité respectueuse, et l’apprentissage citoyen.

Les seniors au cœur de nos priorités

L’augmentation de l’espérance de vie est une chance, et nos anciens, une richesse !

Nous assurerons une politique qui maintienne l’autonomie des personnes âgés avec l’ensemble des services dédiés.

Nous inclurons dans nos projets une attention systématique à la bonne intégration de tous, dont celle de nos anciens.

Un soutien renouvelé à l’ORPAM en sera la démonstration, pour que l’âge ne rime pas avec isolement, mais bien au contraire, avec une qualité de vivre-ensemble renforcée.

Les nouvelles formes d’habitat collectifs ou partagés seront étudiées pour développer un cadre de vie attractif.

Des ambitions pour le sport !

Le sport, comme la culture, doit être, au quotidien, accessible à tous, et la ville devra y contribuer fortement.

Dès l’enfance, les liens entre l’école et les clubs sportifs pendant les temps scolaires (intervenants extérieurs qualifiés), entre les accueils périscolaires ou de loisirs et les clubs hors temps scolaires seront amplifiés pour engager chacun à une pratique sportive.

Le sport doit être considéré comme le garant d’une bonne santé et tout doit être fait pour faciliter l’accès à une activité physique. Des investissements, des créations, des adaptations, et des améliorations des infrastructures sportives (terrains en herbe et synthétiques) seront mises en œuvre pour permettre une pratique dans de meilleures conditions.

Pour faciliter les relations entre la municipalité et les clubs sportifs, il faut repenser une organisation, en débattre et la mettre en place dès le début du mandat afin d’assurer des consultations régulières entre les acteurs locaux du sport eux-mêmes d’une part, et entre ces acteurs et la Mairie d’autre part.

Ainsi, les projets sportifs et sociaux des clubs pourront être soutenus et toucher le plus grand nombre.

La culture : atout fort de Morlaix

La culture est un point fort de Morlaix, un atout en terme de qualité de vie, de richesse humaine, d’image et d’attractivité.

Le Théâtre du Pays de Morlaix connaît un vrai succès de fréquentation et d’estime, le projet SEW à la Manu est extrêmement prometteur, l’Espace des sciences de Morlaix Communauté sera un très bel outil de transmission et de diffusion d’une culture technique et scientifique en lien avec les enjeux écologiques actuels. Nous serons attentifs au maintien et au rayonnement des événements culturels comme Panorama.

Nous accompagnerons et soutiendrons les associations culturelles, conventionnées ou pas, particulièrement nombreuses, talentueuses et actives à Morlaix : faciliter leurs initiatives, travailler sur leur mise en cohérence, c’est le rôle que notre ville doit jouer.

Nous nous engageons à être moteur et initiateur de projets pour des actions culturelles ambitieuses, faisant la place à la création, la culture vivante à volonté émancipatrice, donnant les moyens aux citoyens de penser et rêver leur vie. Une réflexion sur un nouvel événement de l’ampleur qu’avait le Festival des Arts de Rue sera mise en place, pour attirer durant l’été les habitants du territoire et les touristes dans notre ville.

Nous donnerons plus de visibilité à nos artistes locaux, valoriserons davantage les pratiques « amateur » (salon des artistes amateurs l’été, participation de jeunes artistes à des animations estivales, des vitrines pour les artistes, etc…).

Il est nécessaire de valoriser l’image artistique de la ville, de mieux mettre en avant notre patrimoine ainsi que notre histoire maritime et commerçante.

Nous mettrons l’accent sur la démocratisation de l’accès à la culture pour que les offres culturelles soient accessibles à tous, en lien avec les acteurs sociaux de la ville.

Nous soutiendrons la création de l‘Ecole intercommunale de musique avec de nouveaux espaces modernes et la mise en place de tarifs accessibles à tous.

La réhabilitation du Musée sera menée à terme dans un budget soutenable.

Morlaix, une ville bretonne

Notre héritage est un atout et il est porteur d’identité et d’attractivité pour notre ouest breton (maison d’édition Skol Vreiz, Diwan, Bagad, Cercle, classes bilingues, KLT, cours de breton, etc..).

Pour tous, c’est aussi un vecteur de lien social.

Nous réaffirmons l’identité bretonne de Morlaix, ouverte au monde et à l’autre.

La richesse du tissu associatif lié à la langue et la culture bretonne dans la région de Morlaix, son implantation ancienne, sa singularité et sa vitalité en terme de pratiques et de productions, devront nous permettre à l’échelle de Morlaix Communauté de construire un lieu dédié pouvant fédérer les associations et asssurer le rayonnement de la langue et de la culture bretonne.

La ville s’engagera au niveau 2 de la Charte « Ya d’ar Brezhoneg »

Faire ville ensemble

Il est indispensable d’associer les citoyens aux prises de décision et de démocratiser le fonctionnement de la municipalité :  la réalité d’une démocratie participative par l’implication des habitants et des acteurs de la ville (associations, etc.…) dans les choix de gestion, d’investissement, est un axe majeur de notre mandat.

Nous créerons des conseils de quartier avec des élus référents pour chacun d’entre eux.

Des commissions extra-municipales seront ouvertes, selon les sujets, aux associations et aux habitants.

Ces commissions extra-municipales seront des lieux d’élaboration et de débats.

Les conseils de quartier gèreront des budgets participatifs.

Des assises de la ville avec les associations auront lieu tous les deux ans.

Les grands projets et le vote du budget primitif donneront lieu à une consultation préalable large et à un compte rendu de mandat annuel qui permettra à chacun d’évaluer l’action des élus.

Soutenir et accompagner nos concitoyens au quotidien

Nous nous engageons sur trois axes prioritaires : 

  • Renforcer et donner à chacun l’accès à ses droits. Par la création d’un centre de santé nous voulons  permettre à tous un accès gratuit au soin quand celui-ci ne peut être offert par la médecine de ville ou  hospitalière. Cet établissement municipal aura également vocation à mener des actions de prévention envers les habitants. Au sein du Conseil de Surveillance de l’hôpital, nous nous opposerons aux orientations qui mettent en difficulté l’offre de soins du territoire et les personnels qui l’assurent. Nous mettrons en place l’opportunité de souscrire une Mutuelle municipale qui permettra l’accès de tous aux soins. Plus généralement, notre majorité s’engage à défendre les services publics du territoire.

 

  • Nous voulons que chaque morlaisien puisse bénéficier d’un logement décent pour un loyer abordable. Nous nous engageons à aider chacun à accéder à un revenu minimum, aux allocations existantes auxquelles il a le droit, à un emploi protégé, un logement adapté s’il est en situation de handicap physique ou psychologique. Nous mettrons en place du personnel dédié qui se déplacera dans les quartiers pour permettre à chacun de faire valoir ses droits en accompagnant les personnes le souhaitant. Nous créerons les outils nécessaires à la réhabilitation de l’habitat en envisageant la création d’une Société d’Economie Mixte qui permettra de réhabiliter des immeubles au nom de la collectivité.
Insertion économique et emploi

Une ville fortement touchée par le chômage ne peut pas laisser la question de la réinsertion économique de côté sous prétexte que cela ne serait pas de son ressort.

Nous soutiendrons les dispositifs et les actions de réinsertion des chômeurs de longue durée, en lien étroit avec les acteurs économiques et les professionnels du secteur comme la Mission Locale ou les Chantiers d’insertion.

Nous veillerons au respect des dispositions légales d’emploi au sein des services publics pour les personnes en situation de handicap.

Nous inclurons dans les marchés publics une clause d’emploi préférentiel en insertion.

Nous promouvrons la création de chantiers d’insertion dans des secteurs professionnels ciblés.

Il est inadmissible, qu’en 2020 parmi nous, certains vivent sous le seuil de pauvreté. Nous mettrons tout en œuvre pour que cette situation cesse en recherchant des solutions adaptées à chaque cas. En activant tous les partenariats possibles, en travaillant avec les différentes associations caritatives de notre territoire et en coordonnant les différents acteurs, nous nous attaquerons à cette situation.

Nous prendrons part aux difficultés et bouleversement du monde en respectant notre histoire et notre héritage : Morlaix est une terre d’accueil, et nous soutiendrons la création d’un CADA (Centre d’accueil des demandeurs d’asile) sur notre territoire.

Morlaix rayonne aussi à l’étranger grâce à toutes ses associations de solidarité et d’amitié internationales, la Mairie retrouvera une place forte auprès d’elles et de leurs projets.

Nous rendrons également plus aisé pour les personnes à mobilité réduite les déplacements dans les rues de la ville et l’utilisation des transports publics : tous les travaux à venir sur la voirie devront tenir compte cette volonté. Nous renforcerons les mesures de prévention des inondations à Morlaix. En effet la lutte contre les inondations est une obligation publique et pas une affaire privée.

 

Notre Programme pour une ville plus écologique.

Morlaix dispose d’un environnement exceptionnel qui nécessite une attention permanente et une politique de préservation.

Faire de l’écologie une évidence

Nous sommes tous responsables de ce que nous laisserons aux générations futures. L’écologie sera introduite dans tout projet, toute action municipale.

Nous assurerons un dialogue nourri et une démarche de co-construction avec les différents acteurs impliqués dans la promotion de la transition écologique.

Nous nous engageons sur la mise à disposition d’un tiers lieu de la transition écologique qui sera un outil commun de débat et d’actions avec les associations et les citoyens. L’indispensable transition écologique est également un moteur du développement économique en même temps qu’une certitude de l’amélioration de la qualité de vie.

Se déplacer plus simplement, sans impact néfaste

Les transports et les mobilités sont un point important de l’écologie. Nous lancerons sur le sujet dès le début de notre mandature une réelle réflexion et définirons les actions nécessaires.

La question des transports en commun demandera un travail de concertation et de consensus avec Morlaix Communauté.

Nous développerons des navettes écologiques pour relier différents points de la ville et le centre-ville et elles devront s’intégrer dans le schéma de transport communautaire.

Nous défendrons la gratuité des transports en commun, au moins partielle (pour les scolaires par exemple), au sein de la Communauté et leur gestion publique. Ces choix ont un coût qu’il convient d’évaluer au plus juste.

Mieux cohabiter en ville

Trois types d’utilisateurs de véhicules sont présents : les personnes travaillant sur le centre-ville (commerçants, salariées, etc..), les personnes se rendant en ville pour des raisons variées et les habitants y résidant.

Il faut donc mettre en place des modalités permettant à tous un accès à du stationnement simplifié (parkings périphériques et/ou silo, navettes, zone bleue, applications smartphone, etc…), en générant le moins de kilomètres possibles.

Repenser la place de la voiture dans notre ville est important aussi pour permettre une amélioration et une promotion des déambulations et trajets piétons et cyclistes. Une diminution des déplacements de voitures en centre-ville permettra une diminution importante de la pollution atmosphérique, sécurisera, favorisera les déplacements doux et rendra possible une extension du secteur piétonnier.

Des outils pour avancer

Nous nous engageons à promouvoir des projets nouveaux en matière d’économies d’énergie et de production d’énergies renouvelables. La réhabilitation de l’habitat que nous mettrons en œuvre générera d’importantes économies d’énergie, elle sera étendue aux bâtiments publics pour lesquels un plan pluriannuel de travaux d’économie d’énergie sera mis en place.

Nous débattrons ensemble de la création d’une Société coopérative de production d’énergies renouvelables permettant à la ville et aux citoyens intéressés des baisses de coût mais aussi un engagement sur la voie des énergies propres.

Nous renforcerons la protection des terres agricoles et la présence des agriculteurs raisonnés ou biologiques.

Nous prendrons l’initiative de la création d’une Régie Municipale du Maraichage bio, lieu pédagogique de notre capacité à faire du bio, dont la production sera écoulée dans nos cantines municipales. Ouverte aux habitants, aux agriculteurs, cette régie sera à terme un lieu ressource du territoire construite avec eux.

Une ressource protégée

Nous développerons l’accès à une alimentation saine et à des circuits courts de distribution de produits alimentaires pour les habitants de Morlaix en proposant d’envisager concrètement des halles en centre ville, en améliorant le développement de la cuisine centrale municipale et en soutenant les épiceries associatives.

Nous défendrons la maitrise publique des réseaux d’eau potable et d’assainissement et protégerons les captages afin d’offrir une eau de qualité pour un coût maîtrisé.

Une nature proche de nous

Si l’écologie est une priorité en matière de santé publique et énergétique, elle comporte une troisième dimension, celle de la préservation de la nature, aussi bien en ville qu’à la campagne.

Nous mettrons en place un plan global « paysage de ville écologique », pour améliorer notre environnement urbain de façon plus naturelle et moins minérale, en favorisant des plantations plutôt que des plantes en pots pour permettre à la terre d’absorber l’eau et en permettant aux cours d’eau de ne plus simplement être des écoulements.

Nous mettrons en place les couloirs écologiques nécessaires, comme une « trame noire », qui consistera à limiter l’éclairage public nocturne au strict nécessaire, tout en assurant la sécurité totale des déplacements piétons et deux roues.

L’animal trouvera naturellement sa place dans l’espace de la ville, sans y générer de gêne ou de dégradations et en assurant la biodiversité de notre territoire

Notre programme pour une ville plus active.

Morlaix mérite mieux que la situation actuelle. Le temps du « grand sommeil » est terminé.

Un nouveau Pacte fiscal

Dès notre élection, nous réviserons à la baisse le taux des impôts locaux de façon à ce que la part du montant des impôts collectés soit identique à celle de 2019.

Ensuite, nous mettrons en place un plan pluriannuel pour baisser significativement le montant de la part communale.

Pour les budgets suivants, nous adopterons de nouvelles règles d’établissement du budget en sollicitant systématiquement, dans les temps impartis, les subventions exigibles.

Nous donnerons suite aux propositions de Morlaix Communauté et de la Cour des Comptes en transférant les équipements dont le rayonnement est à l’échelle de l’agglomération : le Théâtre, le Musée et le Parc de Langolvas.

Il est d’ailleurs insensé que l’équipe en place n’ait pas accepté cette proposition faite par le Président de Morlaix Communauté en cours de mandat et dont l’objectif était de baisser nos impôts !!!

Relancer la ville, son habitat et son économie

La relance économique de Morlaix ne se limitera pas à des actions de communication ou des annonces sans lendemain.

Aussi envisageons-nous la création d’une Agence Économique dont les objectifs seront l’animation des filières économiques (métallurgie, biotechnologies, construction, santé et soin, transition écologique, numérique, formation, aéronautique, etc…), la communication, le financement de projets, la mise en place d’une ZAC (zone d’aménagement concerté)  sur le quartier gare pour y favoriser la création d’activités d’avenir, la mise à disposition de locaux commerciaux pour aider les porteurs de projets.

Nous utiliserons les outils d’achat public pour une reconquête de l’habitat et son programme de rénovation. 1400 logements vides en centre-ville : il est temps d’agir et nous proposons la création d’une Société Municipale d’Économie Mixte pour l’habitat.

Nous développerons la formation aux nouveaux métiers du numérique et de l’informatique, gisement important d’emplois, travailler tout particulièrement sur l’insertion des jeunes dans le travail

Nous examinons la possibilité et les avantages d’une inscription dans la démarche « Zéro chômeur longue durée », comme le fait Saint Thégonnec Loc Eguiner, et voulons une participation beaucoup plus active et revendiquée de la ville au service public de l’emploi, à l’insertion des jeunes dans la vie professionnelle, à la lutte contre le chômage de longue durée.

Ces objectifs fondamentaux pour l’avenir de la ville impliquent de travailler en étroite collaboration avec Morlaix Communauté.

Renforcer nos coopérations.

Avant même de parler de fusion ou de grand Morlaix, nous développerons des projets en commun en proposant d’en échanger au sein de la Conférence du pôle aggloméré associant Saint Martin des Champs, Plourin Lès Morlaix, Sainte Sève, Garlan et Plouigneau afin de mettre en place entre nous toutes les collaborations possibles.

Nous devons travailler aussi à avoir une relation plus confiante, plus franche et apaisée avec Morlaix Communauté, en évitant les postures d’isolement et politiciennes qui sont celles de la majorité morlaisienne actuelle. Notre responsabilité est de construire des actions dont l’impact sera positif sur l’ensemble des communes de la communauté.

Nous développerons avec les agriculteurs locaux des circuits courts alimentaires pour la cuisine centrale, nous mettrons en place le programme « le Bio en commun » (Programme d’appui communal dans l’accessibilité de tous au bio), le développement des potagers, des arbres fruitiers et de la végétalisation, la création d’une halle de circuits courts alimentaires en centre-ville.

Nous veillerons donc à ce que Morlaix rayonne à nouveau sur le Pays de Morlaix et qu’ainsi la ville centre bénéficie de retombées économiques et culturelles.

Le programme de Morlaix Ensemble - Pour une ville solidaire, écologique, active
Le programme de Morlaix Ensemble - Pour une ville solidaire, écologique, active
Le programme de Morlaix Ensemble - Pour une ville solidaire, écologique, active
Le programme de Morlaix Ensemble - Pour une ville solidaire, écologique, active
Le programme de Morlaix Ensemble - Pour une ville solidaire, écologique, active
Le programme de Morlaix Ensemble - Pour une ville solidaire, écologique, active
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12 mars 2020 4 12 /03 /mars /2020 15:35
Réaction de Lucienne Nayet à la remise en cause de la présence de Jean-Marc Nayet sur le comité de soutien de Morlaix Ensemble

Aujourd'hui, jeudi 12 mars, et hier dans son édition numérique, le Ouest-France a publié après le compte rendu de la conférence de presse de Morlaix Ensemble, et en conclusion de celle-ci, insérée à l'article, une réaction de la maire sortante et candidate de droite Agnès Le Brun où elle répondait non seulement à nos critiques sur son silence coupable par rapport au soutien que lui avait donné le Rassemblement National mais tentait en plus de jeter la suspicion sur la crédibilité de notre comité de soutien et de notre liste Morlaix Ensemble, en affirmant qu'une personne décédée y figurait comme des personnes qui n'auraient pas réellement donné leurs soutiens. 

Diffamez, diffamez, il en reste toujours quelque chose, dit le dicton. 

Rappelons-le donc avec fermeté: toutes, absolument toutes les personnes membres du comité de soutien de Morlaix Ensemble ont donné explicitement leur accord pour que leur soutien soit rendu public et apparaisse comme un appel public à voter pour notre liste d'union de la gauche. En avoir 287 à ce jour constitue une fierté pour nous et un signe de l'aspiration au changement à Morlaix et à voir une gauche de conviction et de responsabilité gérer la ville à nouveau. Les personnes mises sur le comité de soutien de Morlaix ensemble à leur insu relèvent d'une pure invention et d'un gros mensonge de fin de campagne.

Nous sommes surtout profondément choqués, attristés, écœurés par la remise en cause de la présence de Jean-Marc Nayet, décédé il y a quelques semaines, sur le comité de soutien de Morlaix Ensemble. Un membre de l'équipe d'Agnès Le Brun avait déjà attaqué sur les réseaux sociaux à ce sujet il y a 2 semaines et nous lui avions donné toutes les explications nécessaires pour qu'il n'y ait pas à revenir sur ce sujet et en faire un objet de basse polémique. Agnès Le Brun ne pouvait ignorer ces explications.

Nous sommes aussi consternés que le Ouest-France laisse la maire de Morlaix déballer des attaques de bas étage insérés dans l'article qui devait être consacré à la communication de Morlaix Ensemble alors que jamais on ne nous a demandé réciproquement de réagir aux propos et aux attaques d'Agnès Le Brun à l'issue de ses conférences de presse et que cette attaque censée mettre à mal la crédibilité de notre comité de soutien et de notre liste était parfaitement hors de propos par rapport à ce qui était dit dans l'article, et notamment l'absence de prise de distance d'Agnès Le Brun et de sa liste par rapport au soutien du Rassemblement National.

Lucienne Nayet, soutien elle-même à Morlaix Ensemble, a rédigé aujourd'hui un texte en forme de droit de réponse que le Ouest-France a refusé de publier demain vendredi.

Celui qui peut exprimer les attaques les plus infâmes en fin de campagne - et nous ne l'avons pas fait de notre côté, restant très factuels dans nos critiques - serait donc assuré de porter un coup porteur, sans droit de réponse accordé par la presse. Belle déontologie!!! 

Ils n'ont pas honte!

Ils n'ont pas honte de cette campagne sordide concernant mon mari décédé. 

Bien que nous soyons en période électorale, je pense que tous les arguments et tous les coups ne sont pas permis.

Lui qui a vécu plus de 40 ans dans une ville aux composantes de gauche, a toujours eu à cœur de montrer l'apport considérable qu'une commune peut avoir, notamment en ce qui concerne sa passion pour la photographie, en lui permettant de mettre à la disposition de tous, ses compétences et en s'impliquant dans l'apprentissage de cet art.

Il aimait à dire la phrase d'Antoine Vitez: "être élitaire pour tous"; le meilleur pour chacun et chacune avec passion et partage de valeurs humanistes que porte cette liste.

A la réception en décembre 2019 du mail envoyé par Ismaël Dupont, il avait immédiatement donné son soutien.

Avec beaucoup de sérénité, de respect de ce que fut mon mari, je considère qu'il faut absolument maintenir son nom sur la liste de soutien "Morlaix Ensemble", lui qui voulait avec ardeur participer à cette campagne électorale.

Lucienne Nayet

12 mars 2020

 

 

 

 

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 20:41
La liste Morlaix Ensemble appelle les électeurs à se mobiliser derrière eux dès le premier tour. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

La liste Morlaix Ensemble appelle les électeurs à se mobiliser derrière eux dès le premier tour. (Le Télégramme/Gwendal Hameury)

Réunie ce mercredi matin, la liste « Morlaix Ensemble », conduite par Jean-Paul Vermot, appelle les électeurs à se rassembler derrière elle dès dimanche pour faire barrage à Agnès Le Brun. Une maire sortante qu’elle égratigne au passage. Sur son « déni » de la « situation alarmante » de la ville, d’abord. Sur le fait qu’elle n’a pas pris de « distance vis-à-vis du soutien du Rassemblement national », aussi. Et de préciser qu’Action cœur de ville, « programme de sauvetage de l’État, et non de la ville de Morlaix, ne viendra pas masquer en toute fin de mandat, le triste bilan des 12 dernières années ».

Estimant avoir construit un programme « pour toute la ville, incluant tous les quartiers, afin de répondre globalement aux difficultés que rencontre Morlaix », Jean-Paul Vermot met aussi en avant sa capacité à mener un projet et une équipe communautaires. « Il faut sortir de l’isolationnisme de Morlaix », martèle-t-il.

Et de souligner que son programme de « nouvel élan pour Morlaix » est chiffré et a été construit, ces deux dernières années, sur le principe du réalisme budgétaire. Parmi les actions concrètes qu’il veut mettre en œuvre : la mise en place de navettes écologiques gratuites en ville, la rénovation de l’habitat et des commerces vacants, le retour d’un grand festival d’été, la création d’une maison des associations ou le retour des comités de quartier…

« Morlaix Ensemble » présentera son programme complet ce jeudi, à 18 h 30, à la mairie.

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 19:24
Municipales à Morlaix. Morlaix ensemble se projette à l’échelle communautaire (Ouest-France, 11 mars 2020)

Ouest-France Marie JOUSSEAUME 11 mars 2020

Municipales à Morlaix. Morlaix ensemble se projette à l’échelle communautaire

La liste Divers gauche menée par Jean-Paul Vermot explique avoir construit son programme non seulement à l’échelle de la ville de Morlaix (Finistère), mais aussi à l’échelle communautaire.

 

Jean-Paul Vermot, tête de liste de Morlaix ensemble (PS, PC, Génération·s) le rappelle, le programme de sa liste a été construit sur le constat des difficultés que rencontre la ville :  La plus forte baisse de population des grandes villes bretonnes depuis 2012, le taux de logements vacants supérieur à la moyenne bretonne et le taux de pauvreté de 20 % de la population. 

Face à ces constats, il entend mettre en place des actions en lien avec l’échelon communautaire,  un programme costaud et chiffré. Nous avons fait un travail de réalisme budgétaire. Nous sommes les seuls à nous intégrer dans une future majorité à ce niveau : il faut rompre avec l’isolement, voire l’isolationnisme morlaisien au cœur de la communauté d’agglomération, indique-t-il. Dès le début de notre réflexion, nous avons travaillé en ce sens. Nous avons déjà des relations programmatiques et des discussions avec les autres listes de gauche sur le territoire de Morlaix communauté .

 

« Un déni alarmant »

Le programme,  ce n’est pas que le cœur de ville, c’est toute la ville. Action cœur de ville n’est pas un programme, mais une initiative de l’État , assène-t-il en direction de la liste Vivons Morlaix ! (Divers droite) de la maire sortante, Agnès Le Brun. Et de revenir sur les débats télévisés qui ont opposé les quatre têtes de liste, où la maire sortante a, d’après lui,  affiché un déni alarmant face aux constats des difficultés, en qualifiant de “pseudo-Morlaisiens” les habitants critiques interviewés en micro-trottoir .

Jean-Paul Vermot tacle aussi le  silence  de la maire  depuis que son collègue conseiller régional et secrétaire départemental du Rassemblement national (RN) a clairement appelé à soutenir sa liste Vivons Morlaix ! 

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 15:20

Le Télégramme, Carhaix, 11 mars 2020

Le PCF juge « insultant » le tract de Christian Troadec
La section locale du Parti communiste français a souhaité réagir au tract publié il y a quelques jours par la liste du maire sortant.
La section Carhaix-Huelgoat du Parti communiste français a souhaité réagir, dans un communiqué fleuve, à la publication d’un tract distribué par la liste « Carhaix ville dynamique et solidaire ». Rappelons que ces « échos de campagne » publiés par la liste du maire sortant ont déjà fait l’objet, en début de semaine, d’un dépôt de plainte en diffamation par Jérôme Yvinec, candidat de la liste « Un temps d’avance pour Carhaix-Plouguer ». « Avec de tels écrits, Christian Troadec ne se grandit pas », estime la section locale du PCF.
Le PCF revient notamment sur les propos au sujet de son secrétaire de section, Pierre Yves Thomas, qu’il qualifie de « particulièrement insultants ». « Manier l’insulte comme il le fait à son encontre, en dit long sur le personnage. (…) Qu’il se rassure, le Parti communiste français le sait très bien : Staline est bien mort. Par contre, d’autres despotes ne le sont pas ». (…) En 20 ans, Carhaix a perdu 900 habitants et ses jeunes partent faute de travail, sans parler du centre-ville qui se vide. La ville se meurt et les statues n’empêchent pas le commerce de décliner (…) ».
En cette année du centenaire du PCF, la section locale du PCF rappelle aussi « que nombre de communistes ont beaucoup donné à la France et à la Bretagne », évoquant « le premier village résistant de France qui se trouve à quelques kilomètres de Carhaix ou Marcel Cachin qui fut, le premier, à l’Assemblée nationale, à déposer un texte de loi pour la reconnaissance des langues dites minoritaires, donc le breton ».

 

 

Le PCF juge insultant le tract de Christian Troadec (Le Télégramme)- Lettre ouverte de Pierre-Yves Thomas à M. Troadec
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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 12:09
Quelles seront les premières mesures si vous êtes élu-e-s? - Le Télégramme, 11 mars 2020

Jean-Paul Vermot, Morlaix Ensemble

Le Télégramme, 11 mars 2020

"Nous programmerons immédiatement les dates des premières réunions des conseils de quartier pour nous mettre au service de nos concitoyens et donner une suite aux diagnostics que nous avons faits dans tous les quartiers. Le Conseil de quartier doit rapidement devenir un lieu d'échanges entre les élus et les habitants.

Nous réunirons l'ensemble du personnel communal pour expliciter notre projet. Les agents communaux sont les représentants des services publics au quotidien. Nous nous devons de travailler avec eux sur nos orientations pour les années à venir. Il est important de construire les conditions de la transparence, de la sérénité avec les agents communaux pour assurer avec eux la cohésion sociale de notre territoire. 

Nous conviendrons d'une réunion des équipes de gauche de communauté peu après l'élection. C'est une étape importante car les 15 et 22 mars prochains, nous élisons les conseils municipaux et le conseil communautaire. Nous pourrons ainsi convenir du travail communautaire à mener pour assurer le meilleur service à nos concitoyens. Seule notre liste "Morlaix Ensemble" a intégré la nécessité de concevoir, avec les autres listes de gauche du territoire, un projet et une équipe communautaire. Les trois autres listes morlaisiennes sont, elles, isolées à l'échelle de la communauté d'agglomération. Nous créerons ainsi les conditions d'un nouvel élan nécessaire à Morlaix".

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 11:27
Débat du 1er tour des Municipales à Morlaix sur Tébéo avec la rédaction de Tébéo et du Télégramme

"Face à une maire sortante de Morlaix Agnès Le Brun très agressive, Jean-Paul Vermot est resté zen, sérieux, percutant, précis et appliqué et a dominé le débat".

Revoir la vidéo du débat diffusé une première fois hier soir, 10 mars, sur Tébéo:

https://www.tebeo.bzh/.../156-elections.../10694151

Ce mardi soir, 10 mars, à 19 h 15, Tébéo diffuse un débat entre les quatre têtes de listes candidates aux élections municipales à Morlaix : Agnès Le Brun (Vivons Morlaix, divers droite), Jean-Paul Vermot (Morlaix Ensemble, union de la gauche, en haut à droite), Didier Allain (Morlaix Alternative citoyenne, en haut à gauche) et Jean-Philippe Bapcères (Morlaix Avec Vous, LREM, en bas à droite). Cette émission de 26 minutes sera rediffusée le même jour à 23 h 15, puis le mercredi 11, à 3 h, 5 h 45, 8 h 45, 12 h 30 et 18 h 30 ; le jeudi 12 à 22 h et enfin le vendredi 13 à 4 h 30, 7 h et 16 h. Tébéo est accessible sur le canal 31 de la TNT, le canal 95 sur Numericable, le canal 246 sur Orange TV, le canal 366 sur Free, ainsi que sur www.tebeo.bzh

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 08:34
18 juin 2019 à Morlaix - Echanges scolaires entre le Pays de Morlaix et l'ouest de l'Inde

18 juin 2019 à Morlaix - Echanges scolaires entre le Pays de Morlaix et l'ouest de l'Inde

La visite de Trump en Inde:”America loves India”.

Jean-Claude Breton, président de l'AADI

Tribune dans Le Télégramme, 5 mars 2020

L’Inde , 6ème puissance économique mondiale, n’est plus celle qu’ont visitée Carter, Clinton, ni même Obama, y voyant un contrepoids démocratique et non hégémonique à la Chine. L’Inde cherchait alors à être plus “occidentale” qu’asiatique.

La progression nationale-populiste de l’Inde avec Narendra Modi et le BJP, dont l’idéologie remonte aux années 20 fait comparer à la montée de l’hitlérisme. Le fascisme à l’indienne surpasse le système de castes, pour promouvoir le rêve d’une race supérieure hindoue.

Succédant à Bolsonaro, invité à la Fête de la République de l’Inde en janvier, Trump a été accueilli par Modi avec un rassemblement bollywoodien “Namaste Trump”( Bienvenue au chef de la Maison Blanche) à Ahmedabad, sa ville d’origine au Gujarat et départ de sa carrière politique .Revanche personnelle pour Modi, qui après 2002 était interdit de voyage aux US et en Europe après des massacres communautaires contre les musulmans dans son Etat.

Pour Trump l’occasion à la fois de recevoir les louanges d’un populiste de poids , qui comme lui se moque des commentaires de la presse avec laquelle il ne communique pas , préférant s’adresser directement à ses supporters par les réseaux sociaux (plus de 20 millions de followers sur Twitter) et des hologrammes, mais aussi de tenter de réduire le déficit commercial des US avec l’Inde , quoique10 fois moindre que celui avec la Chine.Trump est resté prudent sur les récentes décisions du gouvernement indien, dont la loi qui accorde la citoyenneté indienne à des réfugiés à condition qu’ils ne soient pas musulmans, et qui de manière plus ou moins perverse, va faire des 160 millions de musulmans indiens une communauté de seconde zone, trahissant les idéaux fondateurs laïcs de l’Inde et en ferait une démocratie ethnique à l’exemple d’Israël. Les oppositions à cette loi depuis décembre 2019 ont culminé à Delhi durant ces 3 jours de visite, avec les plus violentes manifestations intercommunautaires depuis 10 ans, , faisant plus de 20 morts .Modi n’a concédé à Trump que des accords de défense , mais il peut montrer qu’il a consolidé l’image de l’Inde nouvelle, lui redonnant dignité et fierté, ce qui a largement contribué à sa réélection triomphale en 2019.

L’Inde est une puissance désormais développée, recherchant un rôle d’équilibre, qui a été déçue par l’Europe, et joue maintenant une autre partition, dans le sens” India First”.

Bien que les résultats économiques ne soient pas au rendez vous, Modi est populaire dans de nombreuses classes de la société et nombre de ses électeurs ne partageant pas ses idées communautaristes le soutiennent , déçus par les lenteurs des institutions démocratiques à changer leur vie. Modi a besoin de ce coup de main médiatique que lui apporte Trump, lui-même flatté dans son ego par Modi. “Tu me grattes le dos, je te gratte le tien “. Avec les jeunes éduqués et futurs cadres de ce pays, et dans le cadre d’échanges scolaires , nous devons créer un vivier instruit sur nos traditions d’ouverture, démocratie, tolérance. Ces jeunes indiens et leurs parents idéalisent encore un peu la France, ne les décevons pas.

 

 

 

 

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11 mars 2020 3 11 /03 /mars /2020 05:50
Où va l’Inde du premier ministre Narendra Modi ? - L'Humanité, Lina Sankari et Pierre Chaillan, avec Shumona Sinha, Jean-Luc Racine, Ingrid Therwhat
Lundi, 9 Mars, 2020 - l'Humanité
Où va l’Inde du premier ministre Narendra Modi ?

 

Répression politique et discriminations des minorités Arrivé au pouvoir en 2014 et réélu en 2019, le dirigeant nationaliste, membre du BJP, est issu des rangs des milices fascistes RSS.
Shumona Sinha Écrivaine
Jean-Luc Racine Directeur de recherche émérite au CNRS et chercheur senior à Asia Centre
Ingrid Therwath Journaliste, docteure en sciences politiques et spécialiste de l’Inde

 

Le calendrier de la honte du suprémaciste Modi

-

Shumona Sinha  Écrivaine

En février, tandis qu’il recevait en grande pompe son homologue américain Trump, ses électeurs-militants ont mené un pogrom contre les musulmans indiens de la capitale. Nous aurions tort de croire qu’il s’agit d’un acte isolé de la foule hystérique ou d’un conflit intercommunautaire.

Ces barbaries atroces s’inscrivent dans la continuité de la politique hindouiste guerrière, l’hindutva, de Narendra Modi et de son acolyte, le ministre de l’Intérieur, Amit Shah.

Il est temps d’établir le calendrier de la honte de ce régime suprémaciste. 2002 : Modi, connu sous le nom de « Boucher du Gujarat » à cause de son rôle dans les pogroms antimusulmans durant son mandat de chef de ladite région, se voit refuser un visa pour les États-Unis. Toujours au Gujarat, une clinique privée est ouverte pour fabriquer suivant les guides hindouistes les bébés de « la race supérieure aryenne ». 2014 : arrivée au pouvoir en brandissant le programme du développement économique, balayant le parti de droite Congress-I, épuisé après soixante-sept ans de gouvernance, mais dissimulant le caractère fasciste viscéral de son engagement politique. Post-it couleur brune : Modi est membre à vie de la milice RSS, parti souche du BJP au pouvoir, fondée en 1925 et s’inspirant d’Hitler et Mussolini, dont le militant Nathuram Godse a assassiné le Mahatma Gandhi en 1948. 2014-2019 : bilan économique catastrophique (taux de chômage le plus élevé depuis quarante ans, crise dans le secteur agricole, inflation du prix des produits alimentaires, baisse des exportations, déclin de l’investissement…) 2017 : assassinat de Gauri Lankesh, journaliste de gauche, engagée dans la lutte contre l’hindutva, par un homme « qui a agi suivant les consignes de ses leaders pour sauver la religion hindoue ». Février 2019 : attentat au Jammu-et-Cachemire, revendiqué par un groupe djihadiste pakistanais, causant la mort de 40 soldats indiens. Avril-mai 2019 : nouvelle victoire triomphale de Modi grâce à une campagne électorale nationaliste, sécuritaire et anti-immigration. Août 2019 : révocation de l’autonomie constitutionnelle du Cachemire. Suite au mouvement du peuple, la vallée est coupée du monde : aucune communication pendant plus de six mois. Près de 1 000 personnes emprisonnées, des simples citoyens aux élus politiques. L’isolement fait partie des représailles stratégiques violentes à l’encontre de la population musulmane et de quiconque ose s’opposer à l’action autocratique de Modi. Décembre 2019 : adoption de l’amendement discriminatoire CAA. Il modifie la loi sur la citoyenneté de 1955 pour accorder la citoyenneté indienne sous l’hypothèse de persécution religieuse à toute personne, excepté les musulmans. Hiver 2019-2020 : manifestations massives à travers l’Inde et à l’étranger contre le CAA. Plusieurs campus universitaires en résistance à Delhi, Calcutta, Bombay, Bénarès et dans tout le pays sont saccagés, incendiés, des étudiants tabassés par les militants du BJP-RSS ; le peuple indien résistant subit une violence policière sanguinaire. De 2017 à 2020 : au moment de ces carnages, Modi cumule avec succès ses rendez-vous avec les dirigeants des pays tels que la France, Israël et les États-Unis, les militants du BJP-RSS s’enracinent à l’étranger.

Tant que l’intérêt commercial des pays puissants primera sur leurs discours de droits humains, tant que l’Inde sera fantasmée comme l’alliance par excellence contre le terrorisme islamiste et ses ashrams hindouistes comme les échappatoires pour tous ceux blasés par la trinité monothéiste, le swastika continuera à se graver dans les esprits. Il est irresponsable et criminel de se taire, de faire un pacte avec cet autre diable !

Dernier ouvrage paru : le Testament russe, Gallimard.

Le pays divisé et le réveil citoyen

Jean-Luc Racine Directeur de recherche émérite au CNRS et chercheur senior à Asia Centre

Largement réélu en mai 2019, Narendra Modi, premier ministre depuis 2014, décida d’avancer enfin sur les dossiers emblématiques du Bharatiya Janata Party (BJP), le bras politique du Sangh Parivar, la « famille » nationaliste hindoue, dont la puissante matrice est l’Association des serviteurs de la nation (RSS), forte de plus de 50 000 cellules à travers le pays. Deux objectifs affichés depuis des décennies furent très vite atteints. En août, le Parlement votait la suppression du statut particulier du Cachemire, le seul État à majorité musulmane. En novembre, la Cour suprême donnait son aval à la construction à Ayodhya d’un temple monumental au dieu Ram sur le site d’une mosquée contestée, détruite par les militants du Sangh en 1992.

Vint, en décembre 2019, le vote d’une loi facilitant la naturalisation des réfugiés de diverses confessions, musulmans exclus, venus de trois États voisins : le Bangladesh, le Pakistan, l’Afghanistan. Cette loi discriminatoire annonçait les mesures à venir, dont l’établissement d’un registre national des citoyens, déjà mis en œuvre de façon chaotique dans l’État d’Assam : faudrait-il désormais prouver sa nationalité, voire présenter les papiers des parents ou des grands-parents ? L’inquiétude grandit, chez les musulmans et chez tous ceux qui dénonçaient un majoritarisme pro-hindou en pleine ascension. Et l’inattendu arriva. L’opposition au changement de statut du Cachemire avait été limitée, la région elle-même étant soumise à un état d’urgence non déclaré, pour empêcher toute manifestation. Après la décision sur Ayodhya, les organisations musulmanes avaient choisi d’acquiescer, pour calmer le jeu.

Cette fois, contre toute attente, un réveil citoyen fit face. D’abord dans les universités de New Delhi, puis dans la rue, où l’on vit bientôt l’impensable : des femmes musulmanes de tous âges, voilées ou non, occuper pacifiquement, jour et nuit, un des grands axes de New Delhi. Le lieu, Shaheen Bagh, devint le symbole d’une Inde qui dit non, répercuté dans de multiples villes indiennes, hommes, femmes, enfants, toutes religions confondues, hors des partis, brandissant le drapeau indien, les portraits de Gandhi, « père de la nation » et d’Ambedkar, « père de la Constitution », dont le préambule était brandi comme étendard des valeurs d’une Inde diverse mais unie par les mêmes droits et les mêmes devoirs. Comme dans des mouvements comparables sinon identiques, printemps arabes ou Hirak algérien, poètes et artistes donnèrent un sens accru au mouvement. Un poème récité à Bombay devint viral, en récusant d’avance le registre des citoyens : Hum khagaz nahi dikhayenge !, « Nous ne montrerons pas nos papiers ! ».

Nul ne sait ce qu’il adviendra du mouvement, dans un contexte où les partis d’opposition, actifs en ville et au Parlement, souffrent de leur faiblesse et de leurs divisions, tandis que les militants du nationalisme hindou se radicalisent, accusant les opposants d’être des séditieux antinationaux, voire des agents du Pakistan, et passant à l’acte en semant la violence dans des quartiers musulmans de Delhi. L’image internationale du pays en pâtit, n’en déplaise à Donald Trump qui, en visite en Inde, couvre Narendra Modi de compliments : l’Inde n’est-elle pas devenue la cinquième économie mondiale, et tout contrepoids à la Chine de Xi Jinping n’est-il pas bienvenu ? Mais cette Inde de Narendra Modi, sous l’emprise du nationalisme hindou, devient un pays divisé, où s’affrontent deux conceptions opposées de la nation.

Le fantasme génocidaire

-

Ingrid Therwath  Journaliste, docteure en sciences politiques et spécialiste de l’Inde

Le massacre qui a eu lieu à Delhi, la capitale indienne, du 23 au 29 février dernier et qui a fait 47 morts et 350 blessés doit être désigné pour ce qu’il est : un pogrom. Ce vocable inscrit ces événements dans la suite de l’histoire des lynchages et ratonnades subies par les juifs en Europe centrale depuis la fin du XIXe siècle. Ces précédents historiques nous permettent de comprendre ce qui se joue en Inde et de rappeler la proximité et la filiation entre les crimes de l’Europe des XIXe et XXe siècle et ceux de l’Inde d’aujourd’hui.

Les assassins ont été incités par des responsables politiques locaux comme nationaux, soit directement – « allez les tuer », « tirez sur ces ordures » –, soit à travers des discours antimusulmans aussi haineux que fréquents. Le ministre de l’Intérieur lui-même, Amit Shah, est allé jusqu’à employer les termes de « vermines » et « termites » pour désigner des populations musulmanes résidant dans l’État d’Assam. Cette mise au ban des musulmans comme ennemis de l’intérieur, comme agents qui corrompent le corps social, est un trope typique du mouvement national-hindouiste. La maison mère de ce mouvement est la milice nommée Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS). Elle a été fondée en 1925 sur le modèle des faisceaux mussoliniens et s’est largement nourrie des mouvements nazis et fascistes. Le parti du premier ministre Narendra Modi, le BJP, élu en 2014 puis réélu en 2019 pour cinq ans, est une émanation de cette milice (et non l’inverse) et défend l’idée d’une Inde hindoue et non pas laïque comme le prévoit la Constitution. Les minorités n’ont qu’à bien se tenir. Le choix pour elles est clair, manichéen, brutal : se soumettre ou mourir.

Ce que les pogroms de Delhi nous apprennent, ou plutôt confirment, c’est qu’il n’y a pas d’opposition entre deux camps aux motifs légitimes et aux moyens d’action équivalents, même si de nombreux médias ont évoqué des « émeutes » ou des « affrontements intercommunautaires ». D’ailleurs, les exemples de solidarité entre voisins de confessions différentes ont été nombreux.

D’un côté se trouve une population musulmane pauvre, urbaine, marginalisée sur le plan politique. De l’autre côté, des groupes galvanisés et organisés par les nationalistes hindous au pouvoir, qui s’appuient sur les registres du cadastre et les listes des immatriculations de véhicules pour viser spécifiquement les biens des musulmans, en plus de viser les personnes elles-mêmes.

La police et la justice indiennes font preuve d’une complicité souvent active. Ce sont les journalistes indépendants et les défenseurs des droits humains qui ont mis au jour toute l’ingénierie des violences. Elles n’ont rien de spontané ou d’ancestral : elles sont modernes, délibérées et politiques.

Avec ses 200 millions de croyants, l’Inde est le troisième pays musulman du monde, après l’Indonésie et le Pakistan, et devrait être le premier d’ici 2060. Le pouvoir actuel n’a pas de projet génocidaire concret. Il n’existe pas d’infrastructure d’extermination. Si le fantasme génocidaire existe, lui, bel et bien, il se traduit en pratique par une stratégie d’élimination politique, économique, culturelle, spatiale dont les pogroms sont l’expression.

Les musulmans sont peu représentés politiquement, paupérisés économiquement, leurs contributions culturelles minimisées ou effacées des livres d’histoire, leur inscription dans l’espace fréquemment reléguée à des ghettos. Selon toute vraisemblance, de nouveaux pogroms se produiront en Inde.

Malgré les intimidations, de nombreuses voix en Inde s’élèvent pour le dire. Elles existent aussi en France. Emmanuel Macron, qui se dit être « le frère de Modi », garde quant à lui le silence par souci pour nos intérêts économiques et stratégiques. Tant pis pour nos valeurs, pour celles de l’Inde, tant pis pour le droit, tant pis pour les musulmans. Mais que l’on se rassure : à Delhi, l’heure est au retour à la normale. Une normalité criminelle.

Lundi, 2 Mars, 2020 - L'Humanité
Inde. À New Delhi, un pogrom anti-musulmans

Après le massacre perpétré la semaine dernière par des fondamentalistes hindous, le climat reste tendu dans la capitale. Effrayées, des familles fuient les quartiers ciblés.

Au milieu des voitures calcinées, les signes de vie demeurent timides. Ils sont quelques-uns à se hasarder parmi les débris, les livres éparpillés au sol et la tôle froissée des quartiers fantômes. Depuis une semaine et le début des massacres anti-musulmans à New Delhi (Inde), 42 morts ont été recensés. Toutefois, dans certaines zones toujours bouclées par la police, impossible de savoir combien de corps gisent dans les immeubles où nul n’a pu accéder. « Des foules ciblant un seul groupe religieux ont été autorisées à conduire des émeutes sans que la police n’intervienne. C’est la définition même d’un pogrom », dénonce l’écrivaine Mira Kamdar. Les foules en question ? Des hindous fanatisés dont la haine a été affûtée par le premier ministre nationaliste Narendra Modi au nom de l’hindutva (l’Inde hindoue) et le Rashtriya Swayamsevak Sangh (Association des volontaires nationaux, RSS), la milice fasciste dont il est issu. « L’atmosphère à Delhi reste très tendue. On peut clairement dater le début des attaques après l’appel ouvert à la violence d’un chef du BJP (parti de Narendra Modi – NDLR), Kapil Mishra, lors d’un rassemblement le 23 février », explique Prakash, un jeune ingénieur.

Le 24 février, alors que le président Trump louait la tolérance indienne aux côtés du chef de gouvernement indien au cœur du stade de cricket d’Ahmedabad (Gujarat), les habitants du quartier de Vijay Park, au nord de la capitale, ont vu des partisans du Sangh Parivar, une nébuleuse d’organisations fondées par le RSS qui entend renouer avec un prétendu âge d’or du peuple hindou, fondre sur eux par dizaines. « Ils disaient : “Sortez ces traîtres du pays. Nous tuerons ces musulmans. Nous entrerons dans leurs maisons et nous les tuerons ! ” Nous avons stationné des hommes pour tenter de sécuriser le quartier », témoigne Ali. La nouvelle n’a pas le temps de se répandre que, déjà, les passants reçoivent des pierres. Des cocktails Molotov sont lancés sur les échoppes, les écoles, les stations-service et les mosquées. Le poste précaire de premiers secours improvisé par les habitants est vite débordé. Dans cet antre de l’enfer, les maisons et temples hindous sont épargnés.

La police a laissé faire

Farhane, qui circulait alors à moto, est arrêté par plusieurs fondamentalistes hindous qui brandissent leurs bannières couleur safran. « Tous très jeunes, des ados, précise-t-il. Ils m’ont demandé si j’étais musulman avant de me rouer de coups. » Farhane réussit à s’enfuir. Ce n’est pas le cas d’Azzâm, qui fait parvenir, depuis la messagerie WhatsApp, des photos de son visage tuméfié. « La police m’a dit qu’il n’y avait pas de danger, qu’elle me protégeait. En réalité, elle regardait tout cela de loin et j’ai même entendu certains chanter Jai Shri Ram (Victoire au dieu Rama – NDLR). » Prakash a lui aussi de bonnes raisons de penser que la police a laissé faire.

« J’ai été témoin de son inertie lorsque des partisans de Modi ont attaqué des manifestants qui se mobilisaient contre la loi de citoyenneté. Dans la plupart des cas, les commissariats ne prennent même pas les plaintes. Pour moi, il est clair que les policiers agissent sur instruction. Il est temps qu’ils se réveillent, agissent de manière neutre et réagissent avec la diligence requise. » Ils reçoivent leurs instructions d’Amit Shah, ministre de l’Intérieur et président du BJP, qui seconde le premier ministre depuis plus d’une décennie et était déjà pointé du doigt en 2002 pour son rôle trouble lors des massacres anti-musulmans du Gujarat, dont Narendra Modi était le gouverneur. « Les récits des victimes indiquent clairement que les attaques avaient été planifiées », ajoute Prakash.

Certains habitants du nord de New Delhi, partis travailler au moment des faits, ont attendu plusieurs jours avant de remettre les pieds chez eux. D’autres, confinés dans leurs maisons, ont attendu de percevoir des signes de retour à l’ordinaire pour mettre le nez dehors : des magasins qui rouvrent, des voitures qui circulent. Autant de sons qui s’étaient totalement évanouis. « Depuis, le prix de tous les produits de première nécessité ont augmenté dans le quartier. Les épiciers nous saignent comme en temps de guerre », ajoute Ali. Les scènes de familles, quelques affaires sous le bras, fuyant les quartiers où elles vivaient parfois depuis plusieurs décennies font désormais partie du quotidien. Une délégation de partis de gauche s’est rendue vendredi dans les zones touchées pour assurer les habitants de leur soutien. Après le départ de Donald Trump, Narendra Modi s’est contenté d’un message sur Twitter : « La paix et l’harmonie sont des valeurs centrales de notre ethos. » Hier, au cœur de la « plus grande démocratie au monde », deux cadavres supplémentaires étaient découverts dans un canal du nord de Delhi.

Lina Sankari
Mardi, 25 Février, 2020
Inde Trump et Modi, petits arrangements entre amis

Pour le premier ministre indien, accusé d’attiser les tensions en son pays, le déplacement du président américain est une incontestable victoire. Les deux dirigeants possèdent des intérêts croisés aux niveaux stratégique, politique et économique.

À quelques mois de la présidentielle, Donald Trump ne ménage pas ses efforts pour séduire la diaspora indienne, traditionnellement considérée comme acquise aux démocrates. Après l’immense meeting qui avait réuni 50 000 Indo-Américains à Houston, en septembre, en présence du premier ministre indien, Narendra Modi, c’est cette fois au tour du président états-unien de se rendre pour la première fois en Inde. D’un coût de 13 millions d’euros, la visite, qui a débuté hier, est d’une importance capitale puisque censée approfondir la stratégie indo-pacifique qui vise à endiguer l’influence chinoise dans la région. À cet égard, un contrat pour l’achat de vingt-quatre hélicoptères Seahawk d’un montant de 2,3 milliards d’euros doit être conclu. Les discussions devraient également porter sur l’achat d’un bouclier antimissile américain et de six autres hélicoptères Apache.

Le déplacement de Donald Trump à Ahmedabad (Gujarat), un État gouverné par Narendra Modi de 2001 à 2014, est une incontestable victoire personnelle pour le chef du gouvernement indien. D’abord, parce que ce dernier fut frappé d’une interdiction de séjour aux États-Unis pendant dix ans pour son rôle dans le pogrom anti-musulmans de 2002. Le voyage redonne également un crédit international au premier ministre, qui fait face, depuis décembre, à des manifestations d’ampleur contre la nouvelle loi de citoyenneté qui exclut les réfugiés musulmans et écorne le caractère séculaire de la Constitution. Il y avait une certaine ironie à voir, hier, Donald Trump s’initier au rouet au cœur de l’ashram du Mahatma Gandhi. En pleine montée des tensions religieuses, l’instrumentalisation de l’héritage politique du héros de l’indépendance, assassiné par un membre du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), la milice fasciste au sein de laquelle le premier ministre indien a fait ses armes, laisse un goût amer. Le doute n’était d’ailleurs plus permis lorsque le président états-unien a été accueilli au Taj Mahal, à Agra, par le moine islamophobe Yogi Adityanath, ministre en chef de l’Uttar Pradesh, qui n’hésitait pas, la semaine dernière, à justifier la mort de vingt manifestants dans son État. Au moment où le chef d’État américain louait la démocratie indienne, de violents affrontements entre la police et les opposants à la loi de citoyenneté se déroulaient à New Delhi.

Hier, Donald Trump n’a pas pipé mot sur l’annexion de fait du Jammu-et-Cachemire, un État à majorité musulmane bouclé par l’armée indienne depuis août. Au cœur du plus grand stade de cricket du monde, 100 000 supporters de Narendra Modi ont applaudi à tout rompre lorsque le président américain a évoqué le « terrorisme islamique radical ». Il ne s’agit toutefois pas d’un blanc-seing à New Delhi dans sa rivalité avec le Pakistan puisque, après avoir suspendu l’aide sécuritaire à Islamabad, accusé d’alimenter en sous-main les djihadistes, Washington a approuvé en décembre la reprise du programme international de formation et d’entraînement militaires (Imet).

Afin d’éviter tout conflit d’intérêts, Donald Trump avait promis avant son élection de se consacrer « entièrement et totalement à la direction du pays » et de se mettre en retrait de son empire immobilier. Seulement, sur ce plan-là non plus son déplacement ne doit rien au hasard. La Trump Organization, impliquée dans l’immobilier, y possède d’importants intérêts économiques et des relations anciennes avec les investisseurs locaux liés au Parti du peuple indien (BJP) au pouvoir, comme c’est le cas de Mangal Prabhat, fondateur de la société immobilière Lodha Group et dirigeant du BJP à Mumbai. En 2018, Donald Trump Jr, qui gère l’empire familial, s’est rendu en Inde afin d’y développer ses activités. Lors de ce séjour, il rencontrait le premier ministre indien et avouait, dans une interview au quotidien indien Mint, que le marché constituait la plus importante zone d’investissements parmi les pays émergents avec cinq projets immobiliers démesurés à Pune, Gurugam, Calcutta, Mumbai et New Delhi. À première vue, Narendra Modi n’usurpe pas le titre de « grand ami » décerné par Trump à l’issue de la visite de l’ashram du Mahatma Gandhi.

Lina Sankari

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