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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 05:27
Après le suicide de Christine Renon: 200 directeurs d'écoles publiques du 93 interpellent Blanquer (L'Humanité, 15 octobre 2019)
Éducation. 200 directeurs d’école interpellent Blanquer
Mardi, 15 Octobre, 2019

Après le suicide d’une des leurs, ces professeurs de Seine-Saint-Denis signent une lettre ouverte pour réclamer au ministre l’ouverture d’un « dialogue réel ».

 

Aulnay, Bondy, Bobigny… La liste est impressionnante. Et il sera difficile pour Jean-Michel Blanquer de l’ignorer. Trois semaines après le suicide de leur collègue dans son école de Pantin, 200 directrices et directeurs d’école de Seine-Saint-Denis signent lundi, avec leur identité complète, une longue lettre ouverte au ministre de l’Éducation nationale pour lui réclamer l’ouverture d’un « dialogue réel ». Le 23 septembre, le corps de Christine Renon, 58 ans, avait été retrouvé dans le hall de la maternelle Méhul. Deux jours plus tôt, juste avant de se donner la mort, cette enseignante, « solaire » et « hyper-investie » selon ses collègues, avait pris le soin d’écrire une lettre de trois pages où elle détaillait son « épuisement », la solitude des ­directeurs, l’accumulation de tâches « chronophages », les réformes incessantes et contradictoires.

Face à ce drame, l’attitude de Jean-­Michel Blanquer a été d de l’ignorer, ne concédant qu’un tweet de soutien où il ne citait même pas le nom de l’enseignante… Puis, après le 3 octobre, où des milliers d’enseignants se sont mobilisés à travers la France pour rendre hommage à Christine Renon, le ministre s’est dit « prêt » à « améliorer la situation des directeurs d’école ». Comment ? En ­recyclant certaines des mesures délétères – dont un nouveau statut de directeur d’école – qu’il avait échoué à faire voter lors de l’examen, cet été, de son texte sur « l’école de la confiance »…

Une tentative d’« instrumentalisation » à laquelle la lettre ouverte de ce jour entend répondre. La missive résonne d’une profonde colère. « Comment avez-vous pu, par votre absence d’écoute, permettre que notre collègue en vienne à ce geste ultime ? » interrogent ces enseignants.

Dans ce courrier, ils se disent « oppressés par une institution obsédée par la mesure et le contrôle » et « submergés de tâches administratives », ils décrivent une « mission qui n’a plus de sens car elle est mise à mal par des injonctions de plus en plus déconnectées de la réalité et des besoins de nos élèves et de nos écoles ». Estimant être, bien souvent, « le dernier service public encore fonctionnel dans leur quartier », ils réclament « d’ouvrir un dialogue réel et concret », afin que les « réformes à marche forcée cessent ». Parmi leurs revendications, l’augmentation significative des temps de décharge de classe pour les directrices et directeur d’école. Ou encore la création d’emplois statutaires d’aide administrative à l’école avec des agents formés et en contrat pérenne. « Il est urgent de reconstruire le respect du travail de chacun mis à mal par des réformes et le “new management public” destructeurs alors que c’est de considération, de soutien et de protection dont ont besoin les enseignants », concluent-ils. Jean-Michel Blanquer va-t-il leur répondre ?

Laurent Mouloud

-> Lire la lettre ouverte

 
Lettre ouverte au Ministre de l’Education Nationale
Mardi, 15 Octobre, 2019

200 professeurs de Seine-Saint-Denis signent une lettre ouverte adressée à leur ministre de tutelle, Jean-Michel Blanquer.

 

Monsieur le Ministre,

Nous nous adressons à vous en tant que directrices et directeurs de Seine Saint Denis. Le geste de notre collègue Christine Renon a mis tragiquement la lumière sur la souffrance au travail des enseignants, en particulier celle de ceux chargés de la mission de direction d’école.

Pourtant ce n’est pas faute de vous avoir interpellé à de nombreuses reprises via nos représentants syndicaux dans les instances, via nos mobilisations du printemps dernier contre les EPSF notamment. Nous sommes en colère ! Comment avez-vous pu, par votre absence d’écoute, permettre que notre collègue en vienne à ce geste ultime ?

Nous sommes des professionnels investis dans cette mission que nous avons choisie pour être avant tout les animateurs d’un collectif de travail : le conseil des maîtres.

Notre mission n’a plus ce sens car elle est mise à mal par des injonctions de plus en plus déconnectées de la réalité et des besoins de nos élèves et de nos écoles. Les personnels sont oppressés par une institution obsédée par la mesure et le contrôle qui remet constamment en cause le travail des équipes s’il a le malheur de ne pas correspondre aux attentes et préconisations du moment. Nous sommes traités comme des objets de réforme et non comme des professionnels concepteurs avec une éthique et des valeurs.

Nous sommes submergés de tâches administratives qui ne nous permettent plus de faire vivre nos projets d’école. Or dès que vous avez pris vos fonctions votre gouvernement a supprimé nos aides administratives au lieu d’en faire un vrai métier pour des personnels sur le chemin du retour à l’emploi !

Dans un département comme le nôtre où l’ensemble des services publics partenaires de l’école est exsangue, nous sommes seuls face aux situations de crise que vivent nos élèves. Nous représentons pour leurs familles le dernier service public encore fonctionnel dans leur quartier. Nous ne pouvons pas pallier les défaillances et manques de services sociaux, médicaux, de logement, de protection de l’enfance ou encore de justice.

L’institution que vous représentez nous doit une protection et un soutien. Et non pas, comme c’est le cas désormais, une suspicion et une remise en cause de nos décisions.

Depuis 2 ans, vous avez mené des réformes à marche forcée, sans jamais tenir compte de notre avis. Réformes qui heurtent notre professionnalisme et qui pour certaines bafouent nos valeurs et notre éthique.

Et enfin, quel mépris d’instrumentaliser le geste de notre collègue pour, à nouveau, proposer le statut de supérieur hiérarchique des directeurs. Et ce, le jour même de notre grève massive et de ses obsèques ! Le manque de reconnaissance dont souffre notre mission n’aura pas pour réponse un statut qui nous isolerait encore plus de nos collègues. Nous ne souhaitons pas être « les soldats » de votre politique ! Nous avons choisi notre métier, notre mission pour permettre à tous nos élèves de bénéficier du meilleur service public d’éducation possible. Et vous nous rendez cette tâche impossible.

C’est dans la dignité et l’unité que nous, directrices et directeurs de Seine Saint-Denis vous demandons d’ouvrir un dialogue réel et concret. Pour remplir nos missions, nous voulons que vos réformes à marche forcée cessent. Que vos prescriptions pédagogiques à tous les niveaux arrêtent de mettre à mal nos collègues que vous transformez en simples exécutants de méthodes et autres guides colorés. Pour nous soulager dans notre quotidien, nous souhaitons également l’augmentation significative des temps de décharge en fonction des besoins définis par le conseil des maîtres et la création d’emplois statutaires d’aide administrative à l’école pour des agents formés et en contrat pérenne.

Il est urgent de reconstruire le respect du travail de chacun mis à mal par des réformes et le « new management public » destructeurs alors que c’est de considération, de soutien et de protection dont ont besoin les enseignants.

Veuillez croire, monsieur le Ministre, en notre engagement et en notre mobilisation pour le service public d’éducation nationale.

200 directeurs d'écoles de Seine Saint Denis
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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 05:25
Ils n'ont pas honte! L'éducation nationale rogne les fonds sociaux (Camille Bauer, L'Humanité, 15 octobre 2019)
Ils n’ont pas honte !. L’Éducation nationale rogne les fonds sociaux
Mardi, 15 Octobre, 2019

Le budget qui permet aux établissements d’aider les familles en grande difficulté va passer de 59 à 30 millions d’euros.

 

Sans doute un effet du « en même temps » macronien ? Alors qu’il se gargarise dans les médias de la mise en place de petits déjeuners gratuits, le gouvernement s’apprête, en toute discrétion, à sabrer dans les aides aux parents d’élèves les plus précaires. C’est en tout ce que nous apprennent la publication des « bleus budgétaires », ces documents qui détaillent les dépenses pour chaque mission de l’État. Les crédits consacrés aux fonds sociaux des établissements scolaires, qui avaient été portés à 59 millions d’euros par le précédent gouvernement, et maintenus à ce niveau en 2018 et 2019, devraient être de 30,6 millions d’euros en 2020… Révélée par Jean-Paul Delahaye, ancien directeur général de l’enseignement scolaire et auteur d’un rapport intitulé « Grande Pauvreté et réussite scolaire », l’information n’est pas une bonne nouvelle pour les familles pauvres. Alloués aux établissements pour soutenir la scolarité des élèves démunis, ces fonds aident à payer les transports, le matériel scolaire, les sorties ou encore les soins indispensables, comme des lunettes ou un appareil auditif…Cette baisse n’est pas une première. Entre 2002 et 2012, sous les présidences de Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy, ces fonds sociaux étaient passés de 73 à 32 millions. À la manœuvre, les ministres Gilles de Robien et Luc Chatel, tous deux flanqués d’un certain Jean-Michel Blanquer… Cette fois, le gouvernement va tenter de la jouer plus fine. La baisse attendue pour 2020 sera camouflée par une entourloupe budgétaire. Aux 30,6 millions d’euros alloués, le ministère va ajouter les reliquats de fonds sociaux non consommés des années précédentes. De quoi afficher une somme finale inchangée par rapport à 2019… Pirouette cynique qui révèle, au passage, que 30 millions d’euros de fonds sociaux n’auraient pas été utilisés par les établissements, alors que les besoins sont là. « Trop d’établissements, estime Jean-Paul Delahaye, n’ont pas encore de volet social dans leur projet, alors même que la pauvreté a des conséquences lourdes dans la vie des élèves. » Et ce n’est pas le gouvernement qui va les y contraindre…

Camille Bauer
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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 04:56

 

Le PCF condamne fermement la décision du Tribunal suprême d'Espagne d'infliger à des responsables politiques catalans de lourdes peines de prison pour « sédition ». C'est un déni démocratique : il est inadmissible de judiciariser des processus politiques ; c'est un déni de justice : les droits de la défense au cours du « procès » ne furent pas respectés et que dire de la présence de Vox, le parti d'extrême-droite, parmi les parties civiles ? Ce verdict démontre que, sans évolution démocratique régénératrice des institutions espagnoles, la répression, l'étouffement des libertés et le déni de l’État de droit peuvent reprendre le dessus.

 

Catalogne : contre ce déni de démocratie et de justice, pour une solution politique

Le PCF soutient les forces de gauche politiques, sociales, citoyennes, en Catalogne et dans le reste de l'Etat espagnol qui se mobilisent pour exiger la libération immédiate des prisonniers pour motif politique. L'heure est à la relance urgente du dialogue politique entre les institutions de l’État espagnol et les autorités catalanes ; elle est aussi à la lutte contre les forces de droite et d'extrême-droite qui cherchent à profiter du conflit catalan pour imposer une véritable régression démocratique.

Le PCF réaffirme sa solidarité avec le Parti Communiste d'Espagne, le PSUC Viu, la Gauche Unie et les autres forces et confluences progressistes qui luttent en Catalogne et en Espagne pour porter l'objectif d'un nouvel modèle territorial reflétant le caractère plurinational de l'Etat et d'une république fédérale.

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14 octobre 2019 1 14 /10 /octobre /2019 14:56
Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Morlaix le 11 octobre 2019
Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF Morlaix le 11 octobre 2019

Réunion d'accueil des nouveaux adhérents du PCF dans le pays de Morlaix, une soirée chaleureuse pleine d'histoires et d'expériences individuelles menant à l'engagement communiste.

Une vingtaine de nouveaux adhérents nous ont rejoints depuis deux ans pour construire une société de l'humain d'abord!

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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 18:23
Samedi 12 octobre: rassemblement contre l'invasion du Rojava par les troupes d'Erdogan à Morlaix (photos Jean-Luc Le Calvez)
Samedi 12 octobre: rassemblement contre l'invasion du Rojava par les troupes d'Erdogan à Morlaix (photos Jean-Luc Le Calvez)
Samedi 12 octobre: rassemblement contre l'invasion du Rojava par les troupes d'Erdogan à Morlaix (photos Jean-Luc Le Calvez)
Samedi 12 octobre: rassemblement contre l'invasion du Rojava par les troupes d'Erdogan à Morlaix (photos Jean-Luc Le Calvez)
Samedi 12 octobre: rassemblement contre l'invasion du Rojava par les troupes d'Erdogan à Morlaix (photos Jean-Luc Le Calvez)

Sous la pluie, une quarantaine de personnes se sont retrouvés au kiosque à Morlaix samedi 12 octobre, comme partout en France, pour dénoncer l'invasion par la Turquie du nord de la Syrie administrée par les Kurdes qui y ont mis en place une forme de gouvernement démocratique, laïc et progressiste, multiculturel, après avoir combattu Daech au sol. 

Roger Héré, élu PCF à Plouigneau et membre du comité de section du PCF pays de Morlaix, a exprimé la position des communistes face au lâchage des Kurdes par les américains et l'OTAN et le soutien de la section PCF du Pays de Morlaix au peuple kurde agressé par Erdogan et ses supplétifs islamistes, soutien qui réclame aussi de la France un arrêt des ventes d'armes à la Turquie et une action résolue pour le retrait des troupes turques qui veulent écraser le peuple kurde et pratiquer une politique de nettoyage ethnique au nord de la Syrie au profit de visées impérialistes.

Hevrin Khalaf, secrétaire générale du Parti Syrien pour le futur a été assassiné aujourd'hui par des mercenaires djihadistes, forces auxiliaires de l'armée turque, sur la route entre Qamichli et Minbej, Rojava.
Femme. Démocrate. Pacifiste. Kurde. Quatre raisons pour être exécutée pour Erdogan.

Stop à l'agression permanente du peuple kurde et de son aspiration à la liberté et à la démocratie.

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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 17:11
PCF Morlaix - Mardi 15 octobre, 18h - Mardi de l'éducation populaire - Ciné-débat sur la libéralisation du marché de l'énergie et la casse du service public autour du film de Gilles Balbastre - Main Basse sur l'énergie

ça y est, c'est la rentrée pour les Mardis de l'éducation populaire du PCF Pays de Morlaix, qui proposent une conférence par mois hors été depuis janvier 2018, et ont réuni plusieurs centaines de personnes avec pour but essentiel le partage des savoirs, des expériences et réflexions, à partir de conférences d'éducation populaire. 

Le Mardi 15 octobre à 18h, nous proposerons un visionnage collectif du film de Gilles Balbastre "Main basse sur l'énergie" avec ensuite un échange sur le film avec Bernard Jasserand, ancien salarié d'EDF et syndicaliste.

Depuis 2007, le secteur de l'énergie est entièrement ouvert à la concurrence. Mais il faut remonter encore dans le temps, à la fin des années 90, pour connaître une série de lois libérales qui va démembrer pierre après pierre le service public incarné par EDF et GDF.

Faute d'information, le citoyen lambda mesure mal les conséquences de cette dérégulation.

La hausse exponentielle des factures, l'accroissement de la précarité énergétique, sont la partie visible de l'iceberg. La partie immergée, la plus importante, est peu perceptible. Les médias une fois de plus ne se donnent la peine de l'éclairer.
Et pourtant nos concitoyens seraient en droit d'être un minimum informés sur ce qu'on peut nommer « un vaste hold-up », qui se déroule sous nos yeux mais en dehors de notre compréhension.

Peu d'entre nous savent au fond que nous nous sommes mis à remplir les poches d'une infime minorité et que l'électricité, est devenu en grande partie un polar de série B.

« Main basse sur l'énergie » se propose de visiter en six épisodes, à partir du feuilleton culte des années 60, les Incorruptibles, les années passées où a prospéré en quelque sorte une maffia de l'énergie avec ses nouveaux gangsters, ses politiciens plus ou moins véreux et ses résistants, les nouveaux Eliot Ness, garants d'un service public de l'énergie plus que jamais indispensable.

Ce film de Gilles Balbastre est produit avec l'aide de la CGT Mines-Energie et de "Là-bas si j'y suis"

 

Photo Mardi de l'éducation populaire avec Maryam Madjidi, avril 2019

Photo Mardi de l'éducation populaire avec Maryam Madjidi, avril 2019

Le 26 novembre 2019, la prochaine invitée des Mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix sera l'écrivaine d'origine allemande Saskia Hellmund, auteur de "La fille qui venait d'un pays disparu" et de "Pays perdu, pays choisi" qui nous parlera de sa jeunesse en RDA à l'occasion des 30 ans de la chute du Mur de Berlin.

D'autres conférences sont prévues les mois suivants sur les enjeux écologiques et la crise climatique, la Palestine et le Proche-Orient, la littérature et l'histoire, la philosophie, les sciences.  

Rappels de nos derniers mardis de l'éducation populaire du PCF Pays de Morlaix :

Janvier 2018, le philosophe Jean-Michel Galano sur la philosophie de Karl Marx
Mars 2018, Greg Oxley sur la Révolution Française
Avril 2018, l’écrivaine Maha Hassan sur la littérature, la révolution et la guerre en Syrie
Mai 2018, le journaliste Gérard Le Puill sur l’agriculture et le réchauffement climatique
Mai 2018, encore, l’ingénieur Yann Le Pollotec sur la révolution numérique
Juillet 2018, Marie-Noëlle Postic et Lucienne Nayet sur l’antisémitisme et son histoire

Novembre 2018: l’essayiste, romancier et journaliste Valère Staraselski sur le thème: « Aragon, entre littérature et politique, la liaison délibérée ».

Décembre 2018: la sociologue et romancière Anne Guillou, auteur chez Skol Vreizh en 2018 de « Une embuscade dans les Aurès »: La Guerre d’Algérie (1954-1961), blessures intimes.

Janvier 2019: Dominique Noguères, vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme, avocate, sur l'enjeu de la justice et des réformes de la justice

Février 2019: conférence de l’historien Pierre Outteryck  sur la belle figure de Martha Desrumaux, résistante, déportée, dirigeante du mouvement ouvrier, communiste et cégétiste, du Nord

Mars 2019. Retour de Palestine avec nos trois camarades de l'AFPS, en mission de solidarité au camp de réfugiés de Jalazone: François Rippe, Thierry Seigland, Yann Crenn

Avril 2019: Maryam Madjidi, écrivaine prix Goncourt du premier roman, prix étonnants voyageurs 2018, sur "Marx et la poupée" et sa jeunesse de réfugiée iranienne, fille de militants communistes chassés par la dictature islamiste en Iran.

Mai 2019: l'historien Jean-Paul Sénéchal sur le Front Populaire dans le Finistère

Juin 2019: 1917-1920: Histoire du mouvement ouvrier et révolutionnaire confronté à la guerre, en chansons, avec Roger Héré, Patricia Paulus, Jean-François Vérant. "De la première guerre mondiale à la création du PCF, éléments d'histoire et de contexte". 

Juillet 2019: Bérénice Manac'h sur "Le livre de Nella": une jeunesse dans une famille de réfugiés italiens communistes et dans l'URSS de Staline

Voir aussi:

Mardi de l'éducation populaire, PCF Morlaix: vidéo de la conférence de l'historien Jean-Paul Sénéchal sur le Finistère du Front Populaire (14 mai 2019)

PCF Morlaix - Mardi 15 octobre, 18h - Mardi de l'éducation populaire - Ciné-débat sur la libéralisation du marché de l'énergie et la casse du service public autour du film de Gilles Balbastre - Main Basse sur l'énergie
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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 17:03
Voile/Conseil regional Bourgogne Franche Comté : "Comportement indigne des élus" (PCF)
 
La provocation des élus du Rassemblement National lors du Conseil Régional du vendredi 11 octobre ne relève pas du combat pour la laïcité.
Par cette stigmatisation grossière et ses effets désastreux sur l'image que les enfants pourront garder des institutions de la République, elle ne vise qu'a aiguiser les divisions, entretenir les haines, saper les bases du vivre ensemble pour mieux déployer son idéologie xénophobe.
 
Les règles collectives sont claires : l'absence de signes religieux apparents concerne les agents des services publics dans le cadre de leur fonction, et non l'espace public, où est reconnue la liberté vestimentaire.
 
La violence de l'incident, son caractère d'agression et d'humiliation, indigne du comportement d'élus, mérite que leurs auteurs soient sanctionnés.
 
Parti communiste français,
 
Paris, le 13 octobre 2019.
Voile/Conseil regional Bourgogne Franche Comté : "Comportement indigne des élus" (PCF)
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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 16:50
Législatives au Portugal : les défis pour la gauche

En donnant dimanche 6 octobre une large avance au PS avec 36,6% et en sanctionnant la droite encore plus durement qu’aux législatives précédentes en 2015, avec seulement 31%, le peuple portugais a envoyé un message clair: celui de poursuivre la voie anti-austéritaire et de récupération des droits sociaux entreprise depuis 2015, qui a permis «d’interrompre une politique de désastre national» (pour reprendre les mots de Jeronimo de Sousa, secrétaire général du PCP), à savoir celle menée par la droite avant 2015.

En effet, et sous la pression constante du PCP et du Bloc de Gauche, plusieurs mesures importantes ont été prises: l’arrêt des privatisations, le rétablissement de quatre jours de congés payés, l’augmentation du salaire minimum de 20%, l’augmentation des petites retraites, l’augmentation de l’impôt sur les grandes fortunes, l’instauration d’une taxe sur l’immobilier de luxe…

Mais il faut noter que c’est le PS qui profite électoralement de cette politique, tandis que les deux partis sous la pression desquels elle a été menée sont en recul: le Bloc de Gauche recule légèrement (en passant de 10% à 9,6%) mais reste la 3e force politique et, surtout, le PCP, dans le cadre de la Coalition démocratique unitaire avec les Verts, passe de 8,2% à 6,47%, et perd 5 sièges, avec désormais 12 députés. Le PCP a souffert de l’abstention et également d’une politique de diffamation à son encontre menée par la presse de droite. Il ne remet cependant pas en cause la politique qu’il a menée depuis 2015 malgré les limites (refus du PS de s’attaquer aux questions structurelles du travail ou du pacte budgétaire et de la règle d’or). Il s’est dit disponible pour envisager désormais un soutien budget par budget, année par année. Il avance plusieurs mesures immédiates qui sont nécessaires: porter le salaire minimum à 850 euros, poursuivre la revalorisation des retraites, le droit au logement social, la gratuité des crèches, des investissements pour les transports publics et la santé…

Le défi principal est bien de poursuivre et d’approfondir la politique menée depuis 2015 en s’attaquant à des questions structurelles, alors que les rapports de force entre le PS et les deux organisations à sa gauche se dessinent incontestablement en faveur du premier et que le PS pourrait en outre compter sur l’apport du parti animaliste, le PAN, qui avec 4% renforce sa place au Parlement. La CGTP (Confédération générale des travailleurs portugais) vient à ce propos de lancer un appel à «changer la politique liée au travail» en mettant sur la table, par exemple, la semaine de 35h de travail sans diminution de salaire.

« Le rôle du mouvement social sera encore plus déterminant »

Car le résultat de ces élections montre également des signes d’alerte. L’abstention atteint le chiffre de 45%, ce qui représente le taux le plus élevé depuis la Révolution des Œillets. Cette hausse est particulièrement sensible dans les classes populaires et le résultat du PCP en a souffert. Un autre signe d’alerte est l’entrée, pour la première fois depuis 1974, de l’extrême droite au Parlement portugais, avec, certes, «seulement» un siège, mais c’est un signe politique à prendre au sérieux.

Des défis très importants pour la gauche, non seulement au Portugal mais, avec le rôle joué par l’expérience portugaise depuis 2015, pour l’ensemble de la gauche européenne, sont donc devant nous: comment le rapport de force politique va-t-il s’exercer dans cette nouvelle configuration? et surtout sur quelle base? Le rôle du mouvement social, qui a été important dans la période précédente, sera encore plus déterminant dans celle qui s’ouvre. C’est pour cela que la CGTP appelle, dès le 11 octobre prochain, à des «rencontres nationales des militants syndicaux» pour «dynamiser la lutte revendicative» et «préparer l’intervention syndicale dans le cadre de la discussion du prochain budget».

Vincent Boulet
responsable-adjoint aux questions européennes PCF

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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 16:39
La France doit suspendre immédiatement ses ventes d’armes à la Turquie
 
Le Président de la République a décidé de saisir le conseil de sécurité de l’ONU pour stopper l’invasion de la Syrie par la Turquie et sauver le peuple kurde du massacre.
 
Mais il faut maintenant agir vite. Déjà 63 morts chez les civils et plus de 120 000 déplacés, voilà le triste résultat de l’offensive turque au Rojava.
 
Comme la Norvège, les Pays-Bas, la Finlande et maintenant l’Allemagne, la France doit suspendre immédiatement ses ventes d’armes à la Turquie.
 
Elles doit aussi obtenir de l’UE des sanctions immédiates contre la Turquie. Le conseil de l’UE doit se réunir en urgence pour le décider.
 
La Turquie est un membre important de l’OTAN. La place de la France au sein de cette organisation  qui sème le chaos se pose avec force. Pour notre part nous demandons à en sortir.
 
Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord,
 
Paris, le 12 octobre 2019
La France doit suspendre immédiatement ses ventes d’armes à la Turquie (PCF, 12 octobre)
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13 octobre 2019 7 13 /10 /octobre /2019 16:23

Immigration: l’illusion des quotas au service d’une nouvelle hystérisation du débat (PCF)

Lors du débat à l’Assemblée nationale sur l’immigration, le premier ministre, Edouard Philippe, a remis à l’ordre du jour la notion de quotas en affirmant qu'«il faudrait s’interroger sur les quotas par nationalité ou par secteurs professionnels». E. Philippe annonce donc qu’il veut «choisir ses immigrés» mais se contredit en précisant qu’il n’est pas possible de fixer des quotas au sujet des demandeurs d’asile et du regroupement familial.

Faut-il rappeler à M. Edouard Philippe qu’il existe d'ores et déjà des quotas par métier pour ce qui concerne l’immigration de travail sous la forme d’une liste de métiers «sous tension» prises par arrêté ministériel? Alors que le premier ministre n’hésite pas à faire une évaluation de cette politique avant de lancer des slogans inadaptés à la situation.

Sa vision utilitariste de l’immigration est bien éloignée d’un projet d’avenir et ressemble à une volonté de coller au projet d’une politique de contrôle des flux migratoires existant en France depuis au moins 2006 sous l'ère Sarkozy. C'est une politique illégale au regard du droit et qui n'a apporté aucune solution à la crise de l'accueil des réfugiés ou en matière de politique migratoire digne et juste en France et en Europe.

D’ailleurs, en 2008, la commission Mazeaud avait rendu un rapport sur le sujet: «La Commission écarte l’idée d’instaurer des quotas d’immigration, estimant que ce dispositif n’est pas utile à la maîtrise des flux de l’immigration professionnelle, est inefficace contre l’immigration irrégulière, et impossible à réaliser, d’un point de vue constitutionnel et conventionnel, pour l’immigration familiale.» La commission montrait que fixer des quotas par nationalités ou par région du monde constituait une rupture d’égalité entre les individus. Elle concluait même que le rôle d’une politique migratoire est de faciliter «le va-et-vient» des migrant-e-s entre pays d’origine et la France.

Le Parti communiste français estime que la notion de quotas est une nouvelle manière d’hystériser le débat sur l'immigration, et que cela respecte ni les principes d’égalité et de fraternité de notre pays, ni le droit et les conventions internationales.

La régularisation des travailleurs sans papiers, le renforcement des structures d’accueil, le respect scrupuleux du droit international, de la Déclaration universelle des droits humains, de la convention des droits de l’enfant, le soutien aux associations de solidarité venant en aide aux migrant-e-s, aux ONG qui sauvent des milliers de vies, et la lutte contre le fantasme de «l’appel d’air» auraient été des propositions bien «audacieuses» et utiles au débat, la crise de l'accueil et à l’unité de notre pays.

Parti communiste français
Paris, le 8 octobre 2019

Immigration: l’illusion des quotas au service d’une nouvelle hystérisation du débat (PCF)
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