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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 06:34

 

Le commandant en chef joue de ses prérogatives pour gracier trois officiers pourtant jugés coupables d’exactions contre des civils commises en Irak ou en Afghanistan.

L’hyperpuissance doit pouvoir jouer de sa force sans aucune entrave. En conséquence, ses soldats sont dotés d’un droit de vie ou de mort sur n’importe quel individu dès lors qu’ils sont déployés sur un des multiples théâtres d’intervention du Pentagone. C’est ce message qu’a envoyé Donald Trump en graciant, le 15 novembre, trois officiers accusés de crimes de guerre par les tribunaux militaires.

Le commandant en chef de l’armée américaine a usé de ses prérogatives pour faire libérer Clint Lorance, un officier qui purgeait une peine de 19 ans à la prison militaire de Fort Leavenworth après avoir été jugé coupable de l’assassinat délibéré de deux civils en Afghanistan. Il est intervenu de la même façon en faveur de Matthew Golsteyn, un officier des forces spéciales (Seal), reconnu coupable du meurtre d’un autre civil afghan désarmé. Enfin, il a ordonné que soit réhabilité Edward Gallagher, officier des Seal, lui aussi, qui avait été acquitté des accusations de plusieurs crimes de guerre commis en Irak en 2017, mais avait néanmoins été dégradé pour avoir posé avec le cadavre d’une des victimes qu’il venait de trucider à l’arme blanche.

Une volonté de rendre intouchables les expéditions américaines

« Quand nos soldats doivent combattre pour notre pays, je veux leur donner la confiance de combattre ! » a lancé le locataire de la Maison-Blanche. On ne saurait être plus clair sur la volonté de rendre intouchables, ou à tout le moins au-dessus du commun des lois de l’humanité, les expéditions militaires américaines et leurs exécutants. La décision suscite des réactions alarmées jusqu’au sein du Pentagone. Car aucun président de l’époque moderne n’a jamais usé ainsi de son pouvoir de squeezer la justice, fût-elle militaire. Gary Solis, un juge retraité de l’armée, cité par le New York Times, ne voit pas d’équivalent, « du plus loin » qu’il se souvienne. Même Nixon, dit-il, « ne pardonna pas » à un certain lieutenant Calley, coupable d’avoir co-organisé le terrible massacre de civils à My Lai durant la guerre du Vietnam.

Les trois hommes graciés par Trump ont été accablés devant les tribunaux militaires par les témoignages de leurs propres hommes. Clint Lorance a ordonné en juillet 2012 aux membres de son escadron de faire feu sur des villageois désarmés. Il a tenté de masquer son forfait à travers un rapport falsifié. Mais les soldats sous le choc l’ont immédiatement confondu. Jugé en cour martiale, il avait été placé depuis lors derrière les barreaux.

Le major Golsteyn a été jugé pour meurtre avec préméditation dans des exactions commises en 2010 en Afghanistan. Dans son dossier figure son aveu devant des enquêteurs de la CIA d’avoir tué un civil suspecté de fabriquer des bombes mais relâché faute de preuves. Donald Trump avait déjà tenté de le blanchir, quand il a été confondu pour meurtre en 2018, en dégainant un de ses tweets les plus sanglants : « Nous entraînons nos boys à être des machines à tuer. Pour ensuite les inculper quand ils tuent. »

Le refus d’adhérer à la Cour pénale internationale

Quant à Edward Gallagher, il fut accablé également par de multiples témoignages de soldats ayant servi sous ses ordres. Il apparaît ainsi qu’après avoir assassiné au couteau un civil afghan, il a menacé de réserver le même sort à d’autres membres des forces spéciales s’ils ne se taisaient pas. Le forcing de Donald Trump est destiné à pousser la logique de la toute-puissance états-unienne. En pleine cohérence avec le refus des administrations américaines successives – y compris celle de Barack Obama – d’adhérer à la Cour pénale internationale qui aurait pu juger des exactions commises par les troupes américaines en maints points de la planète.

C’est cette logique qui transpire dans le tournant national-libéral que veut impulser Trump depuis son accession au pouvoir. Il entend renforcer la domination multidimensionnelle des États-Unis en leur conférant une sorte de droit supérieur à celui des autres Terriens. Qu’il le fasse en se retirant des accords internationaux en faveur de la lutte contre le changement climatique, qui, dit-il, pénaliserait « de façon déloyale » la compétitivité des firmes américaines. Ou qu’il déclenche des guerres commerciales et économiques avec la Chine et le reste du monde.

Bruno Odent

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 13:52

 

Une adolescente de 15 ans a été tuée et plusieurs personnes sont "probablement" disparues après l'effondrement d'un pont, le 18 novembre, enjambant le Tarn à Mirepoix-sur-Tarn, en Haute-Garonne dans le sud-ouest de la France. Une catastrophe qui remet en lumière un rapport du Sénat réalisé à la suite de la tragédie de l’effondrement du pont Morandi à Gênes le 14 août 2018, qui avait provoqué la mort de 43 personne. Selon ce rapport, rendu public en juin 2019, 25 000 ponts routiers en France nécessitent d’être rénovés dans les dix ans. En cause, le désengagement de l’État. Toutes les informations sur la catastrophe dans l'Humanité du 19 novembre.  

Un pont routier sur dix serait, en France, « en mauvais état structurel » et poserait « des problèmes de sécurité pour les usagers ». Lancée au lendemain de la tragédie de l’effondrement du pont Morandi à Gênes le 14 août 2018, qui a provoqué la mort de 43 personnes, la mission sénatoriale qui vient de rendre son rapport met au jour que, de ce côté-ci des Alpes aussi,l’inquiétude est de mise. Vingt ans après la dernière grande catastrophe en France, celle du tunnel du Mont-Blanc en 1999, les sénateurs font d’abord le constat que « le nombre exact de ponts routiers en France n’est pas connu » – il y en aurait entre 200 000 et 250 000. Surtout, qu’aucune politique globale n’est à l’œuvre, entre les ponts dont l’entretien dépend soit de l’État, des départements ou des communes et de leurs groupements.

Pire, quelque 1 750 ponts gérés par l’État présentent « un risque d’effondrement ». Le viaduc autoroutier de Gennevilliers, dont un remblai s’est écroulé en mai 2018, a mis dix mois à rouvrir pleinement. En Seine-et-Marne, deux ponts communaux sont fermés à la circulation depuis… 2014.

« Sous-investissement chronique  et insuffisance de l’action publique»

Si les sénateurs pointent « le vieillissement du patrimoine », avec 2 800 ponts gérés par l’État arrivant en fin de vie, ils soulignent aussi « un sous-investissement chronique (…) et les insuffisances de l’action publique ». Surtout, l’État, en visant l’austérité budgétaire, ne peut que se concentrer sur les ponts les plus dégradés. « Le problème est plus inquiétant encore, s’agissant des communes et des intercommunalités, écrivent les auteurs, qui pour certaines méconnaissent l’état de leurs ponts, voire parfois leur nombre, ne sont pas équipées pour en assurer la gestion et se heurtent à d’importantes difficultés financières pour les entretenir ».

Pour le sénateur centriste Hervé Maurey, qui préside la mission, l’État mesure mal l’impact de ses décisions. « Certains petits ponts peuvent être fragilisés par la multiplication des poids lourds. » On songe à la suppression du « train des primeurs Perpignan-Rungis » voulue par la SNCF, risquant d’être remplacé par 250 camions quotidiens. Les sénateurs pointent aussi l’impact d’applications GPS sur la fréquentation d’ouvrages d’art non conçus pour cela. Ou les effets du dérèglement climatique sur des ouvrages an-ciens, mettant à l’épreuve leur résistance.

La mission dénonce les restructurations à l’équipement

La mission formule dix propositions, dont la première est un plan Marshall consistant à tripler les moyens consacrés par l’État à ses ouvrages, 120 millions d’euros par an, contre 45 millions aujourd’hui. Pour ceux dépendant des communes, elle préconise « un fonds d’aide aux collectivités territoriales doté de 130 millions d’euros par an pendant dix ans ».

En creux, la mission dénonce aussi, au-delà de l’absence de moyens, les effets des restructurations intervenues dans les services de l’équipement, et pointe le besoin de recréer « une ingénierie territoriale accessible », la « mise en place d’une programmation pluriannuelle des travaux ». Il n’y a plus assez d’agents, ce que le ministère des Transports reconnaît pudiquement comme « une tension sur les effectifs ».

La mission s’est concentrée sur les ponts routiers, laissant de côté murs de soutènement et tunnels, « bien que ces autres catégories d’ouvrages puissent également poser des problèmes de sécurité », met en garde le rapport. Pour Hervé Maurey, « le gouvernement qui écarterait ce constat d’un revers de la main prendrait un vrai risque ».

Lionel Venturini

 

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18 novembre 2019 1 18 /11 /novembre /2019 13:46

 

30 ans après la chute du mur de Berlin, Paris accueille la deuxième édition du Forum sur la Paix. Tout ce qui peut contribuer au dialogue, à la coopération, à la baisse des tensions, à la fin des conflits, à la paix, mérite d’être accueilli avec intérêt. Ce Forum se tient au lendemain des célébrations du 9 novembre 1989. Le modèle capitaliste, disait-on, lemportait sur le modèle soviétique et allait souvrir une ère de paix, de liberté, de prospérité. 30 ans après, force est de constater quil y a loin de la coupe aux lèvres.

 

Les communistes français appelaient de leurs vœux la chute du Mur et ils lont notamment exprimé lors des élections européennes de mai 1989 sous le slogan « Une Europe sans mur de fer et sans guerre froide ». Mais la déferlante libérale quont subi les allemands de lEst a provoqué des dégâts dont ils ne se relèvent toujours pas aujourdhui. LEurope des années 1990, malheureusement, a été déchirée par des conflits épouvantablement meurtriers. Personne ne peut oublier les dix années de guerre au lendemain de léclatement de la Yougoslavie avec plus de 150 000 morts et des blessures toujours pas cicatrisées. La dissolution du pacte de Varsovie en juillet 1991 a été suivie par une extension de la domination de lOTAN jusquaux portes de la Russie, semant le désordre au cœur de lEurope.  

 

Actuellement, 60 000 soldats nord-américains sont stationnés en Europe, 35 000 en Allemagne. Ils seront 80 000 en 2020 pour des manœuvres aux frontières de la Russie.150 à 200 ogives nucléaires américaines vont être installées en Europe par Donald Trump. Nous devons tout mettre en œuvre pour len empêcher. Trois ans après la chute du mur, les pays de lUnion européenne ont adopté le Traité de Maastricht. Un modèle économique ultra-libéral qui a généré des inégalités sociales considérables et na aucunement protégé les peuples de graves crises économiques. Un mur est certes tombé, il y a 30 ans. Dautres ont poussé depuis. En 1989, on en dénombrait 12. Aujourdhui, 65 murs ont été construits, cumulant 40 000 km, à limage de celui que Trump a construit à la frontière du Mexique. Ils sont source de conflits, de guerres latentes. Le mur construit à Jérusalem-Est et en Cisjordanie, véritable enfer pour le peuple palestinien, sétire sur 750 km. Il est le symbole de la honteuse et criminelle politique dapartheid. Quand, enfin, va-t-on faire respecter les résolu­tions de lONU et contraindre les gouvernants dIsraël à respecter le droit inter­national ? Dautres murs, cette fois économiques, sattaquent aux peuples et à leur vie quotidienne. Le scandaleux blocus imposé à Cuba depuis 60 ans par les États-Unis est un douloureux exemple. Aucune banque française ne peut sinstaller dans la Grande île alors quelles ont pignon sur rue aux Iles Caïman, paradis fiscal apprécié des truands en col blanc. Ce blocus doit être levé.

 

Enfin, dans plusieurs pays des peuples se lèvent contre des hausses de tarifs, de taxes, contre la corruption, contre toutes formes de domination espérant enfin pouvoir être maitres de leur destin. Il faut les écouter et les entendre. Le forum sur la paix qui se tient actuellement à Paris prendra-t-il en compte ces réalités ? Si la Paix est un objectif alors il faut commencer par appeler les 9 puissances nucléaires, dont la France, à signer le traité dinterdiction des armes nucléaires. Cest une priorité. Et si lOTAN est en état de mort cérébrale, comme le déclarait il y a peu le Président de la République, alors il faut appeler à sa dissolution et construire, sous légide de lONU et avec lensemble des États qui en sont membres, un nouveau cadre de sécurité collective garantissant la souveraineté de chaque peuple et restaurant le multilatéralisme.

 

Il est urgent de répondre aux aspirations des peuples à vivre dignement. Il est urgent de relever le défi climatique. Les moyens humains et technologiques existent. Les femmes et les hommes nont jamais produit autant de richesses. Mais à quel prix ? Au profit de qui ? Il faut aujourdhui repenser totalement nos modes de productions pour quils répondent aux besoins humains tout en préservant la planète.

 

Le capitalisme a fait son temps. Lheure est à bâtir un nouveau modèle économique, social, écologique garantissant, enfin, la paix, la liberté et la prospérité.

 

Fabien Roussel, secrétaire national du PCF, député du Nord, Paris, le 12 novembre 2019

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 13:00
Rouge Finistère n°5 à sortir pour la fête de l'Humanité Bretagne le 30 novembre - Une interview exclusive de Fabien Roussel: l'homme de Béthune

"L'homme de Béthune", Fabien Roussel en invité vedette du cinquième numéro de Rouge Finistère, le journal de la fédération PCF du Finistère, qui sortira dans 10 jours, sous la direction graphique de l'atelier Caradec.

Avec une très belle interview décalée de nos amis et camarades Ernest Gahan et Adèle Ajonc.

Fabien Roussel sera à Lorient dans le cadre de la fête de l'Huma Bretagne le dimanche 1er décembre pour le meeting et un débat sur la gauche.

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 11:12
Photo Le Télégramme: présentation par Saskia Helmund dans les locaux de Skol Vreizh de "Pays perdu, pays choisi. Journal d'une Jeune Allemande de l'est"

Photo Le Télégramme: présentation par Saskia Helmund dans les locaux de Skol Vreizh de "Pays perdu, pays choisi. Journal d'une Jeune Allemande de l'est"

Notez bien dans vos agendas nos prochains Mardis de l'éducation populaire, conférences publiques ouvertes à tous:

 

Mardi 26 novembre 18h (2 petite rue de Callac à Morlaix) :

  A l'occasion des 30 ans de la chute du Mur de Berlin et de la fin de la RDA, conférence-débat avec Saskia HELLMUND, qui nous parlera de la RDA « ex Allemagne de l’Est » où elle est née et a vécu sa jeunesse et étudié, sur la base des deux livres qu'elle a déjà publiés:

- La fille qui venait d'un pays disparu

- Pays perdu, pays choisi. Journal d'une jeune Allemande de l'est (chez Skol Vreizh)

 

Mardi 10 décembre 18h (2 petite rue de Callac à Morlaix):

Conférence-débat avec le journaliste à l'Humanité et essayiste, spécialiste des questions d'environnement, d'agriculture et d'écologie, Gérard Le Puill sur le thème: comment faire face à l'urgence climatique et l'urgence sociale

Auteur de:  Devant l'urgence climatique, bousculons les politiques (éditions du Croquant)

Produire mieux pour manger tous d'ici 2050 et après

L'écologie peut encore sauver l'économie

Réinventons l'économie dans un monde fini

Mardi 14 janvier 18h (2 petite rue de Callac à Morlaix):

Conférence-débat avec le journaliste au Monde Diplomatique Maurice Lemoine, auteur de Venezuela, chronique d'une déstabilisation autour de la situation et de l'histoire récente au Venezuela et de la stratégie américaine et capitaliste pour déstabiliser les gouvernements progressistes et anti-impérialistes en Amérique latine. 

 

Prochains mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix: Saskia Hellmund sur les 30 ans de la chute du Mur de Berlin et de la fin de la RDA le 26 novembre, Gérard Le Puill sur l'urgence climatique le 10 décembre,  Maurice Le Moine sur le Venezuela le mardi 14 janvier
Prochains mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix: Saskia Hellmund sur les 30 ans de la chute du Mur de Berlin et de la fin de la RDA le 26 novembre, Gérard Le Puill sur l'urgence climatique le 10 décembre,  Maurice Le Moine sur le Venezuela le mardi 14 janvier
Prochains mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix: Saskia Hellmund sur les 30 ans de la chute du Mur de Berlin et de la fin de la RDA le 26 novembre, Gérard Le Puill sur l'urgence climatique le 10 décembre,  Maurice Le Moine sur le Venezuela le mardi 14 janvier
Prochains mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix: Saskia Hellmund sur les 30 ans de la chute du Mur de Berlin et de la fin de la RDA le 26 novembre, Gérard Le Puill sur l'urgence climatique le 10 décembre,  Maurice Le Moine sur le Venezuela le mardi 14 janvier

Nos derniers mardis de l'éducation populaire:

 Janvier 2018, le philosophe Jean-Michel Galano sur la philosophie de Karl Marx
 Mars 2018, Greg Oxley sur la Révolution Française
 Avril 2018, l’écrivaine Maha Hassan sur la littérature, la révolution et la guerre en Syrie
 Mai 2018, le journaliste Gérard Le Puill sur l’agriculture et le réchauffement climatique
 Mai 2018, encore, l’ingénieur Yann Le Pollotec sur la révolution numérique
 Juillet 2018, Marie-Noëlle Postic et Lucienne Nayet sur l’antisémitisme et son histoire
Novembre 2018: l’essayiste, romancier et journaliste Valère Staraselski sur le thème: « Aragon, entre littérature et politique, la liaison délibérée ». 
Décembre 2018: la sociologue et romancière Anne Guillou, auteur chez Skol Vreizh en 2018 de « Une embuscade dans les Aurès »: La Guerre d’Algérie (1954-1961), blessures intimes. 
Janvier 2019: Dominique Noguères, vice-présidente de la Ligue des Droits de l'Homme, avocate, sur l'enjeu de la justice et des réformes de la justice
Février 2019: conférence de l’historien Pierre Outteryck  sur la belle figure de Martha Desrumaux, résistante, déportée, dirigeante du mouvement ouvrier, communiste et cégétiste, du Nord
 Mars 2019. Retour de Palestine avec nos trois camarades de l'AFPS, en mission de solidarité au camp de réfugiés de Jalazone: François Rippe, Thierry Seigland, Yann Crenn
 Avril 2019: Maryam Madjidi, écrivaine prix Goncourt du premier roman, prix étonnants voyageurs 2018, sur "Marx et la poupée" et sa jeunesse de réfugiée iranienne, fille de militants communistes chassés par la dictature islamiste en Iran. 
 Mai 2019: l'historien Jean-Paul Sénéchal sur le Front Populaire dans le Finistère 
 Juin 2019: 1917-1920: Histoire du mouvement ouvrier et révolutionnaire confronté à la guerre, en chansons, avec Roger Héré, Patricia Paulus, Jean-François Vérant. "De la première guerre mondiale à la création du PCF, éléments d'histoire et de contexte".  
 Juillet 2019: Bérénice Manac'h sur "Le livre de Nella": une jeunesse dans une famille de réfugiés italiens communistes et dans l'URSS de Staline

 Mardi 15 octobre à 18h, un visionnage collectif du film de Gilles Ballastre « Main basse sur l'énergie » suivi par un débat animé par Bernard JASSERAND sur les enjeux du démantelement du service public de l'énergie et de l'énergie en France en général.

 

Prochains mardis de l'éducation populaire du PCF Morlaix: Saskia Hellmund sur les 30 ans de la chute du Mur de Berlin et de la fin de la RDA le 26 novembre, Gérard Le Puill sur l'urgence climatique le 10 décembre,  Maurice Le Moine sur le Venezuela le mardi 14 janvier
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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 11:10
Morlaix Ensemble, Une ville solidaire, écologique, active: demandez le programme! - Investissez-vous dans la campagne, soutenez notre liste!

Le Télégramme, 16 novembre:

"Jean-Paul Vermot.
Il a été le premier à se lancer (lien article du Télégramme). Âgé de 46 ans, le directeur de l’Afpa de Morlaix, candidat malheureux du second tour en 2014, mènera une liste de gauche et écologique baptisée « Morlaix Ensemble » (PS, PCF, Génération. s). Malgré l’échec des négociations avec Morlaix Alternative Citoyenne, le conseiller départemental socialiste estime être à la tête d’une liste d’union « qui a une vision, et dans laquelle toutes les bonnes volontés peuvent s’agréger ». Un premier « diagnostic de quartier » se tiendra le 23 novembre à la Vierge Noire (à partir de 10 h), suivi d’une première réunion publique le 28, à 18 h 30, sur le thème de la redynamisation du centre-ville. La page Facebook de la liste est opérationnelle et le site Internet devrait suivre. Jean-Paul Vermot et ses colistiers lanceront une opération « Un jour, une idée », 100 jours avant le premier tour".

 
Si vous voulez soutenir notre liste pour donner un avenir à gauche à Morlaix, vous impliquer dans la campagne et le comité de soutien : contact morlaixensemble@laposte.net
yvonlaurans@orange.fr
 
Morlaix Ensemble

Une ville solidaire, écologique, active

Liste soutenue par Génération.s, le PCF, le PS

 

Notre page Facebook:

https://www.facebook.com/Morlaix-Ensemble-109751263795766/

 

Nous avons prévu de faire une campagne jusqu'au mois de mars. 


- Par forums participatifs et ateliers citoyens participatifs et thématiques :

Calendrier prévisionnel :

le jeudi 28 novembre à 18h : "le commerce et le centre-ville de Morlaix" (probablement à l'auberge de jeunesse)

le jeudi 11 décembre à 18h : "La ville de Morlaix et ses associations: culture, sports, social, droits de l'homme et solidarité internationale " (auberge de jeunesse probablement)

le jeudi 9 janvier à 18h : "Santé et solidarités à Morlaix"

le jeudi 23 janvier à 18h : "La place des habitants dans la gestion de la ville. La démocratie participative en acte"

le jeudi 6 février à 18h : "Mieux vivre en ville" (transport, habitat, voirie, petite enfance, vie quotidienne)

le jeudi 20 février à 18h : "Une politique ambitieuse pour l'écologie et le développement durable à Morlaix"

le samedi 29 février : Atelier « quartiers ensemble »

le jeudi 5 mars : Forum participatif "Un rebond économique pour Morlaix: quelle politique pour dynamiser l'emploi et l'activité économique"

Dernière semaine avant le 1er tour, du 9 au 13 mars: Meeting en mairie



Parallèlement nous allons programmer des réunions de quartiers à partir de janvier.

Nous avons aussi décidé avec nos colistiers et soutiens de faire des visites collectives de quartiers préparées sous forme de diagnostics avec les habitants et acteurs des quartiers, « La Parole aux Quartiers », visites avec un itinéraire précis et des rencontres préparées en amont et auxquels se joindront plusieurs colistiers, dont à chaque fois la tête de liste Jean-Paul Vermot, et notamment les colistiers habitant le quartier.

Ces diagnostics de quartiers visent à identifier les points forts, les points faibles, et des propositions d'amélioration pour chaque quartier. Ils prépareront la construction de propositions spécifiques pour le quartier dont nous rendrons compte par documents ou au porte-à-porte.

Ce sera le samedi matin tous les 15 jours.


Le calendrier prévisionnel :


- La Vierge Noire – samedi 23 novembre - 10h à 12h30

- Kernéguès – samedi 7 décembre – 10h à 12h30

- Kerfraval – Penlan – samedi 21 décembre – 10h à 12h30

- Centre ville – samedi 4 janvier bureau de vote n°1 le matin/ bureau de vote n°2 l'après-midi (côté port)

- La Boissière – samedi 18 janvier, de 10h à 12h30

- La Madeleine - samedi 18 janvier, l'après-midi à partir de 14H

- Ploujean – le samedi 1er février toute la matinée

- Troudousten/ Coatserho : le samedi 1er février après-midi

- St Augustin/Gare : le samedi 15 février de 10h à 12h30

- quartier de la route de Callac : le samedi 15 février l'après-midi

Le 29 février : Forums des Quartiers Ensemble Morlaix
 
Jean-Paul Vermot, Catherine Tréanton, Ismaël Dupont, pour la liste Morlaix Ensemble.
 
Photo Jean-Marc Nayet - Conférence de Presse de la liste Morlaix Ensemble (22 octobre 2019)

Photo Jean-Marc Nayet - Conférence de Presse de la liste Morlaix Ensemble (22 octobre 2019)

Morlaix Ensemble, Une ville solidaire, écologique, active: demandez le programme! - Investissez-vous dans la campagne, soutenez notre liste!

Nos orientations programmatiques retenues au mois d'octobre et mises en discussion avec les habitants de Morlaix. Elles vont encore se préciser et se compléter dans les trois mois à venir.

 

Morlaix Ensemble

Pour une ville solidaire, écologique, active

Notre projet pour Morlaix

Pendant un an, depuis octobre 2018, le collectif pour les Municipales à Morlaix en Commun, regroupant Génération.s, le PS, le PCF, réfléchit à un programme de gauche sociale et écologiste pour la ville.

Aujourd'hui, nous devenons « Morlaix Ensemble. Pour une ville solidaire, écologique, active ».

Une liste de rassemblement de la gauche ouverte à tous les citoyens qui veulent d'une alternative majoritaire de gauche à Morlaix pour relancer la ville. De nombreux colistiers sont déjà sans appartenance politique. 

Voici les orientations sur lesquelles nous avons travaillé pour Morlaix.

Ce n'est qu'un pré-projet que nous allons continuer à travailler avec nos colistiers, citoyens et membres de nos 3 partis politiques, les citoyens, le monde associatif et les acteurs morlaisiens.

Nous avons voulu ce programme à la fois bien ancré à gauche et réaliste, et susceptible de relancer la ville de Morlaix, en grande difficulté économique, sociale, démographique, des difficultés qui se sont aggravées depuis que Agnès Le Brun est maire. 20 % de chômeurs à Morlaix, un taux de pauvreté très supérieur à la moyenne, ça interroge et cela nous donne des responsabilités.

Ce projet est à discuter avec les habitants de Morlaix qui nous apporteront d'autres propositions et idées, nous n'en doutons pas.

Nos propositions rentrent dans un cadre finançable sur les 6 ans à condition de renoncer à des projets pharaoniques et non prioritaires du type du funiculaire (il en est de même de la passerelle sur le Viaduc) et de rester dans le cadre d'une gestion financière sérieuse et rigoureuse, avec des mutualisations à prévoir avec Morlaix-Communauté (le Théâtre, Langolvas) et une volonté de réduire les impôts locaux qui sont élevés à Morlaix dans une trajectoire raisonnable.

Notre projet pour la liste "Morlaix Ensemble. Pour une ville solidaire, écologique et active".

Liste conduite par Jean-Paul Vermot et soutenue actuellement par les partis de gauche Génération.s, le PCF, le PS.  Des discussions sont encore en cours avec l'UDB.

 

Notre projet à cette étape :

 

1. Associer les citoyens aux prises de décision et démocratiser le fonctionnement de la municipalité.

Faire de la démocratie participative et de l'implication des habitants et des acteurs de la ville (associations, etc.) dans les choix de gestion, d'investissement, un des grands axes de notre mandat de gauche pour la ville est une priorité pour nous.

Nous voulons :

- des conseils de quartiers et des élus référents de quartier

- un conseil municipal des jeunes, un ou des budgets participatifs

- des commissions extra-municipales ouvertes aux associations et citoyens, des commissions municipales qui soient des lieux d'élaboration et de débat

- des assises de la ville avec les citoyens et associations

- une concertation large avant les grands projets et le vote du budget primitif qui pourra donner lieu à un compte rendu de mandat annuel et une projection sur les projets à venir.

- une relation de dialogue et de travail véritable avec les associations et le personnel municipal, les représentants syndicaux qui doivent être considérés comme des vrais partenaires, etc.

Nous voulons étendre cette conception d'une citoyenneté active et d'une démocratie de participation citoyenne et populaire à la communauté d'agglomération elle aussi selon des modalités que l'on devra définir ensemble et avec les autres équipes de gauche de Morlaix-Communauté.

 

2. En lien avec Morlaix-Communauté, redynamiser la situation de l'emploi et de l'économie, travailler à la problématique du logement, des services publics et du bien vivre à Morlaix pour faire revenir et conserver des habitants.

Pour l'économie, la création d'une agence de développement de l'économie dont les objectifs seraient l'animation des filières économiques (métallurgie, biotechnologies, construction, santé et soin, transition écologique, numérique, formation, etc.), la communication, le financement des projets, la création d'une ZAC d'activités sur le quartier de la gare pour y favoriser la création d'activités d'avenirs, la mise à disposition de locaux commerciaux pour aider les porteurs de projets, l'émergence de projets internationaux en appui avec la Métropole BMO (Inde, Cornouailles, Allemagne, Afrique), la reconquête de l'habitat avec un programme de rénovation en utilisant les outils d'achat public (Foncière de CDC Habitat ou outil propre).

Nous pensons aussi développer la formation aux nouveaux métiers du numérique et de l'informatique, gisement d'emplois importants, travailler tout particulièrement sur l'insertion des jeunes dans le travail en nous donnant des objectifs dont le niveau de satisfaction serait mesurable et en ne craignant pas d'expérimenter des dispositifs novateurs.

Nous examinons en ce moment la possibilité et les avantages d'une inscription dans la démarche « Zéro chômeur de Longue Durée », comme Saint Thégonnec-Loc Eguiner, et voulons d'une participation beaucoup plus active et revendiquée de la ville au service public de l'emploi, à l'insertion des jeunes dans la vie professionnelle, à la lutte contre le chômage de longue durée.

Des expérimentations ont été faites ailleurs qui peuvent être tentées ici, il y a aussi à innover localement pour faire reculer le chômage, la précarité et la pauvreté dans un des bassins d'emplois les plus sinistrés de Bretagne. Nous nous donnerons des objectifs et nos politiques en matière de réduction du chômage feront l'objet d'une évaluation régulière.

Ces objectifs fondamentaux pour l'avenir de la ville impliquent de travailler en étroite collaboration avec Morlaix Communauté dans le cadre d'une majorité de gauche, et donc de mettre notre projet en débat au niveau du groupe de gauche communautaire et de tenir compte aussi du travail communautaire en cours dans les différentes équipes de gauche des communes avoisinantes.

Nous voulons travailler à renforcer nos coopérations. Avant même de parler de fusion ou de grand Morlaix (nous ne nous engagerons pas sur ce terrain là sans consultation de la population, même si cela nous semble être souhaitable à moyen terme), on peut développer les projets, actions et achats communs, proposer la conférence du pôle aggloméré associant Saint-Martin-des-Champs, Plourin-les-Morlaix et Sainte-Sève, pour y développer toutes les collaborations possibles. Travailler aussi à avoir une relation plus confiante, franche et apaisée avec Morlaix-Communauté, en évitant les postures politiciennes qui sont celles de la majorité morlaisienne actuelle.

Le fait que nos organisations politiques vont travailler ensemble dans un certain nombre de communes de Morlaix-Communauté et qu'elles se mettent d'accord sur un projet commun sur le territoire, l'ancrage à gauche de plusieurs communes de Morlaix-Communauté qui devrait se confirmer sera un atout pour déployer un projet de gauche pour le territoire et pour Morlaix si nous sommes élus.

 

3. Un territoire et une commune en transition écologique

Nous voulons le développement des circuits courts alimentaires sur la cuisine centrale et la commande publique, le Bio en commun (appui municipal dans l'accessibilité de tous au bio local), le développement des potagers, des arbres fruitiers et de la végétalisation, une halle des circuits courts alimentaires au centre-ville, le développement de la ville vers la promotion des déambulations et trajets piétons et cyclistes, le développement du transport en commun et de l'usage des bus par la gratuité du transport.

Nous voulons expérimenter l'extension du secteur piétonnier du centre-ville.

Nous veillerons à ce que nos espaces publics, rues, venelles ou trottoirs, parcs et jardins permettent à toutes et tous, valides ou handicapés, de se déplacer, se promener ou se rencontrer en toute quiétude, de jour comme de nuit. Il s'agira de veiller à la qualité des lieux, des revêtements, de l'éclairage et de l'accessibilité.

Un audit énergétique du patrimoine de la ville, couplé à un plan pluriannuel de travaux d'économies d'énergie sur les bâtiments municipaux, sont nécessaires.

Nous voulons également que notre liste défende la gratuité du transport en commun sur le pôle urbain et travaille dessus pour argumenter auprès des autres élus de Morlaix-Communauté, dans le cadre d'un contrat de majorité et d'un projet communautaire à construire ensemble, quitte à y aller progressivement (en commençant par exemple par la gratuité pour les – 26 ans par exemple, et gratuité de navettes haute fréquence dans le centre-ville reliées à des parkings). 

Il faut aussi travailler pour favoriser les mobilités et le désenclavement des quartiers sur les horaires, l'accès au transport en commun le dimanche, les dessertes des quartiers. Tout le plan de circulation sur Morlaix est à repenser.

 

4. Défense des services publics

Nous défendons la reprise en gestion publique du Transport en commun et une densification des offres de transport en commun sur le réseau péri-urbain, avec de nouvelles lignes et des fréquences et dessertes améliorées. C'est aussi une condition pour que les autres majorités en place à Morlaix Communauté acceptent de financer la gratuité du transport en commun.

Nous soutenons la création de la régie publique de l'eau de Morlaix-Communauté, outil nécessaire pour améliorer la qualité de l'eau, des réseaux, et préserver la ressource.

La qualité de vie à Morlaix passe aussi par la défense des services publics et de vrais moyens pour leur fonctionnement, comme à l'hôpital, la Poste, dans les écoles publiques, pour les liaisons ferroviaires pour le fret et les personnes et la relance de la ligne Morlaix-Roscoff, les Finances Publiques (notre majorité municipale devra résister aux politiques néo-libérales et d'austérité), mais aussi par la construction de nouveaux services publics.

En lien avec la médecine de ville et l'hôpital public, nous voulons étendre l'accès aux soins des Morlaisiens en envisageant la réalisation d'un centre de santé public multi-spécialités pouvant salarier des professionnels de santé. Ce centre de santé permettrait de sédentariser sur Morlaix et sa région des spécialistes et de lutter contre la raréfaction de certaines offres de soins tout en s'adaptant aux évolutions des métiers et des aspirations en terme de temps de travail et de manière de travailler des professionnels de santé.

 

5. Vie associative, jeunesse et sports

Nous voulons avancer rapidement sur le chantier d'une maison des associations. Trop d'associations peinent à obtenir des locaux pour exercer leurs activités, se réunir. Or, la richesse du tissu associatif est une des vraies forces de notre ville et un facteur de qualité de vie essentiel. Dans nos choix d'investissements, la création d'une maison des associations est fondamentale, qui pourrait comporter un accueil en lien avec le Resam et/ou les services de la ville permettant une mise à disposition de services et d'information pour les associations.

Nous voulons aussi une politique plus dynamique, participative ambitieuse pour la Jeunesse, son accès à la citoyenneté, aux loisirs, aux arts à la culture et aux sports : à réfléchir, des Tickets Sports à dynamiser avec des moyens supplémentaires (découvertes des sports et des arts avec les élèves), chèques vacances pour les jeunes (pour l'accès aux loisirs et à la culture), colos et camps de découverte sportive, culturelle, touristique à tarifs accessibles pour les familles.

Il nous semble prioritaire aussi de se pencher sur une rénovation en profondeur des locaux de la MJC pour accompagner le développement de ses activités, et son caractère central pour l'éducation populaire, la politique de mixité et d'accompagnement de la jeunesse vers le bien-être et l'émancipation dans la ville. Nous voulons construire avec MAJ, la MJC, Carré d'As, les services jeunesse de Morlaix Communauté, le 2 D, une politique jeunesse visant à la réussite, l'accès à la culture et aux loisirs, à une mixité respectueuse, l'apprentissage citoyen et l'émancipation des jeunes.

Dans le domaine de la politique sportive, il y a beaucoup à faire :

  • Au niveau de la promotion du sport (et de la santé), aider les associations à adapter leur système tarifaire pour permettre l’accès à la pratique au plus grand nombre. Encourager les clubs sportifs à mettre en place des opérations de type « tickets sport » pendant les congés scolaires. Possibilité à étudier de bourses en fonction du quotient familial pour encourager les pratiques sportives des jeunes.

  • Au niveau de l’initiation, renforcer les liens entre l’école et les clubs pendant le temps scolaire (intervenants extérieurs qualifiés), entre les accueils périscolaires, les accueils de loisirs et les clubs hors temps scolaire.

  • Au niveau des investissements, adapter et améliorer les infrastructures des pratiques sportives collectives en extérieur (terrains en herbe ou synthétique). Envisager un agrandissement et une rénovation de la piscine de la Boissière.

  • Au niveau de la relation entre la mairie et les clubs sportifs, installer (réinstaller ?) un dialogue facilité, direct (office des sports) qui permette une consultation régulière des acteurs locaux du sport.

 

6. Politique sociale, personnes âgées

A l'EHPAD de la Boissière, à Belizal, et dans les autres structures, nous voulons travailler à améliorer la qualité de la prise en charge des personnes âgées, à contenir ou réduire le prix du séjour, à favoriser le lien et la mixité intergénérationnelle, améliorer la formation des intervenants et des professionnels, l'accès aux droits et aux bien-être des personnes âgées en perte d'autonomie. C'est aussi pour cela que nous nous engageons par exemple à soutenir fortement les missions de l'ORPAM, à travailler sur la problématique de lutte contre l'isolement et d'accès aux services des personnes âgées. Nous réfléchissons à une mise en place à Morlaix de forme d'habitats partagés, en particulier pour les seniors.

Il nous paraît aussi important dans le domaine social de reprendre la réflexion sur l'épicerie sociale et sur d'autres dispositifs de lutte contre l'exclusion et la pauvreté. Il y a un projet global à définir, l'accumulation actuelle de dispositifs non coordonnés n'est pas satisfaisante.

De poursuivre, en concertation avec les habitants et en prenant en compte leurs points de vue, la réhabilitation de l'habitat locatif, HLM ou privé mais fréquenté par des habitants ayant des bas revenus. Œuvrer pour la transition écologique de l'habitat social. De construire avec les acteurs publics et associatifs concernés un projet permettant de travailler à des dispositifs innovants et concertés pour lutter contre la pauvreté, l'exclusion.

Pour faire gagner du pouvoir d'achat aux citoyens morlaisiens, nous envisageons une démarche d'achat en commun et de négociation par la mairie de biens et de services utiles à la population (énergie, mutuelle santé).

 

7. La culture, un des atouts forts de Morlaix

Dans le domaine de la culture, on ne part pas de rien. Loin de là... La culture est le point fort de Morlaix, un de ses atouts essentiels en terme de qualité de vie, de richesse humaine, d'image et d'attractivité.

Le Théâtre du Pays de Morlaix connaît un vrai succès de fréquentation et d'estime, le projet SEW à la Manu est extrêmement ambitieux et prometteur, l'Espace des Sciences peut être un très bel outil de transmission et diffusion d'une culture technique et scientifique, en lien avec les enjeux écologiques contemporains. Le chantier de rénovation du musée est un projet qu'il faudra continuer à suivre de près pour faire en sorte que la ville tire le meilleur parti de ses investissements importants décidés par la majorité actuelle.

Et au-delà, il nous faudra accompagner et soutenir (parfois mieux qu'aujourd'hui) les associations culturelles, conventionnées ou non, particulièrement nombreuses, talentueuses et actives à Morlaix, être facilitateurs pour leurs initiatives, travailler sur la mise en cohérence. La ville doit être aussi moteur et initiatrice de projets pour des actions culturelles ambitieuses, faisant la place à la création, la culture vivante à volonté émancipatrice, donnant les moyens aux citoyens de penser et de rêver leurs vies. Une politique culturelle locale reste à définir avec ses priorités et une approche claire en termes d'objectifs car on ne peut pas faire que soutenir le réseau local, même si le terreau est important.

Nous souhaiterions donner plus d'exposition et de visibilité à nos artistes locaux, davantage valoriser les pratiques amateur (salon des artistes amateur l'été, participation des jeunes musiciens et musiciens amateur à des animations estivales, des vitrines pour les artistes.

Il pourrait être intéressant par exemple de continuer à valoriser l'image artistique de la ville autour du Street Art et de la Poésie, de mieux mettre en avant son patrimoine, son histoire maritime et commerçante.

Nous mettrons l'accent sur la démocratisation de l'accès à la culture (revenir à la gratuité du musée pour les Morlaisiens par exemple, s'intéresser à l'offre de transport en commun pour l'accès aux évènements culturels), sur le fait que nous puissions aussi avoir des offres culturelles qui touchent toutes les couches de la population et les quartiers, et aux pratiques artistiques (pratiques tarifaires attractives).

Nous soutiendrons la création de l'école inter-communale de musique et de danse avec le souhait de nouveaux espaces d'accueil et souhaitons travailler à la baisse significative des tarifs du Patio et à l'augmentation de la capacité d'accueil pour l'enseignement musical et artistique.

 

8. Faire toute sa place à la culture bretonne et bretonnante à Morlaix

C'est à la fois un héritage à préserver, une réalité des pratiques en devenir porteuse d'identité et d'attractivité pour notre ouest breton (maison d'édition Skol Vreizh, Diwan, classes bilingues, KLT, pratiques des cours de breton, etc) et un vecteur de lien social, d'enrichissement collectif et de création.

Nous voulons réaffirmer avec force l'identité bretonne de Morlaix car la spécificité et les différences d'un territoire sont porteuses de lien social et de richesse humaine, y compris dans les échanges et l'ouverture aux autres, à l'opposé d'une mondialisation économique qui appauvrit en homogénéisant. La richesse du tissu associatif lié à la langue et la culture bretonne dans la région de Morlaix, son implantation ancienne et sa vitalité en termes de pratiques et de productions, justifierait qu'on se penche à l'échelle de Morlaix-Communauté sur une « maison de la culture bretonne » (Ti Ar Vro), pouvant fédérer un certain nombre d'associations, mettre en commun des salariés, des services et des espaces.

 

9 - Droits de l'homme et solidarité internationale

Nous voulons aussi une municipalité qui organise l'accueil des réfugiés et migrants, conformément à sa tradition de solidarité, et qui promeuve la solidarité internationale, l'ouverture à l'international en partant des partenariats et projets existants et en les valorisant davantage (Palestine, Inde, Burkina Faso, Allemagne, Italie, Grande-Bretagne...).

La défense des droits de l'homme nous semble essentielle comme valeur à défendre par notre municipalité de gauche.

Il ne s'agit là de pistes de politique municipale encore à préciser dans leur mise en œuvre que nous vous soumettons comme base d'accord et que nous espérons pouvoir proposer avec vous à la population morlaisienne en échangeant avec les habitants de Morlaix sur leurs attentes vis à vis de la nouvelle municipalité qui gèrera la ville en 2020 jusqu'en 2026.

 

10- Une pratique municipale des élus basée sur la proximité, l'écoute, la discussion, la bienveillance vis-à-vis des habitants, en vue d'une vie collective plus fraternelle et respectueuse de chacun.

 

Photo Le Télégramme

Photo Le Télégramme

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 11:09

Lors de nos initiatives publiques, la question nous est souvent posée : " Et qu'en est-il des israélien.n.es qui s'opposent à la politique de Netanyahou et de son gouvernement ? Ne sont-ils.elles pas trop minoritaires pour pouvoir agir dans une société israélienne gangrénée par le racisme et l'apartheid ? Ont-ils.elles les moyens d'agir ? Quels sont leurs relations avec les Palestiniens ? Qu'ont-ils.elles pu voter lors des dernières échéances électorales ? Comment voient-ils.elles le futur de la Palestine occupée et d'Israël ?

Autant de questions que nous pourrons poser en direct à Éléonore, elle qui s'honore à juste titre de résister à une telle politique au nom de valeurs que nous partageons avec elle, avec Eitan Bronstein Aparicio son compagnon et tous les membres de l'ONG De-Colonizer dont elle fut l'une des fondatrices. Des valeurs de justice, du droit de tous les peuples, le refus du racisme, du colonialisme et le désir d'un monde plus juste basé sur la solidarité et l'égalité des droits pour tous et toutes...

Éléonore, nous l'avions rencontrée lors de notre dernier séjour à Tel Aviv pour une conférence qui présentait leurs actions en direction de la société israélienne. Des actions de rupture, militantes, antisionistes, antiracistes et féministes qui impliquent pour les membres de l'association de se retrouver totalement à contre-courant de l'immense majorité de la population israélienne.

Une démarche qu'Éléonore explicite dans le livre qu'elle a co-écrit avec Eitan "NAKBA, pour la reconnaissance de la tragédie palestinienne en Israël". (cf notre présentation du livre dans "le coin lecture" du blog) : https://morlaix-palestine-solidarite.jimdo.com

À suivre un article publié par Éléonore et Eitan sur le site Orient XXI en avril 2018 qui donne une idée précise de leurs motivations et de leur démarche et qui, devrait vous donner envie de venir les rencontrer...

MARDI 19 NOVEMBRE A PARTIR DE 18H SALLE DU CHEVAL BLANC  A PLOURIN les MORLAIX

L’AFPS du Pays de Morlaix invite à une rencontre avec  Éléonore Merza Bronstein le temps d'une soirée-débat LE 19 NOVEMBRE dans le cadre du Festisol 2019
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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 11:02
Logement. Nouveau coup de rabot sur les APL
Vendredi, 15 Novembre, 2019

La réforme du calcul des allocations logement sera appliquée début janvier. Objectif : 1,2 milliard d’euros d’économies sur le minimum social le plus efficace contre la pauvreté.

Les aides personnelles au logement (APL) sont encore dans le collimateur du gouvernement. Votée dans la loi de finances 2019 mais repoussée à plusieurs reprises pour des raisons techniques, la « contemporanéisation » devrait cette fois s’appliquer à partir du 1er janvier 2020

Derrière ce mot compliqué se cache un principe qui relève en apparence de la justice. Au lieu d’être calculées, comme c’est le cas actuellement, sur les revenus perçus deux ans auparavant, ces allocations, qui aident 6 millions de personnes à payer leur loyer, seront désormais versées en fonction de la situation actuelle des allocataires. Cette dernière sera recalculée automatiquement tous les trois mois par les CAF, qui recevront les informations de la base de ressources mensuelles (BRM), concoctée à partir des données transmises par les employeurs dans le cadre du prélèvement à la source. « Cette réforme va permettre à chacun d’avoir ce dont il a besoin et, surtout, de l’avoir au bon moment et non pas deux ans après, comme c’est le cas aujourd’hui », s’est récemment félicité Julien Denormandie, ministre du Logement, dans un entretien accordé à 20 minutes.

Une étude d’impact aussi bien gardée qu’un secret-défense

« Je vois des perdants et pas de gagnants », s’inquiète Camille Giraudet, de la Confédération syndicale des familles. Derrière l’argument d’une meilleure adéquation des APL aux besoins des personnes, le gouvernement ne cache pas que son objectif est de faire 1,2 milliard d’euros d’économies par an. Selon les chiffres diffusés par le Canard enchaîné, 600 000 allocataires verront leur APL disparaître à la suite de la réforme, et 1,2 million auront des prestations à la baisse. À l’exception de l’hebdomadaire satirique, personne n’a eu accès à l’étude d’impact réalisée par la CAF, qui semble aussi bien gardée qu’un secret-défense. Malgré leurs nombreuses demandes, les associations de défense de locataires n’ont pas pu l’obtenir. Pas plus que les représentants des syndicats qui ont participé, le 5 novembre dernier, au conseil d’administration de la CAF au cours duquel elles ont toutes voté contre le projet de décret entérinant la réforme.

Garantir aux moins de 25 ans un  reste à vivre décent

Les jeunes actifs entrant sur le marché du travail devraient être les premiers à faire les frais de la réforme. En raison de leurs salaires plus faibles et de leur précarité dans l’emploi, les APL sont un outil indispensable pour leur permettre de se loger, dans le marché restreint et coûteux des petites surfaces dans les grandes métropoles. « Pour préserver l’accès au logement des moins de 25 ans, leur garantir un “reste pour vivre” décent et une sécurisation de la première année d’installation, nous demandons un aménagement de l’application du principe de contemporanéité des revenus pris en compte pour le calcul des APL », avaient d’ailleurs plaidé, dès novembre 2018, les associations travaillant sur le logement des jeunes. Les étudiants bénéficieront d’un régime de dérogation : leurs revenus seront calculés en fonction d’un forfait, ce qui rend l’impact de la réforme complexe à évaluer. « Cette réforme va installer de l’instabilité budgétaire », observe aussi Camille Giraudet. Au-delà des jeunes, la réforme entérine l’alignement des allocations sur une précarisation croissante du monde du travail, alors que l’accès au logement est de plus en plus difficile.

Cette nouvelle coupe s’inscrit dans une politique qui a fait du logement en général, et des APL en particulier, les principales victimes des coupes budgétaires de l’ère Macron. En même temps qu’il supprimait l’ISF, le gouvernement fait 400 millions d’euros d’économies annuelles avec la très décriée baisse de 5 euros des APL, décidée à l’été 2017. Au moins 900 millions annuels de plus ont été récupérés, en diminuant de 60 euros celles versées aux locataires de HLM. Dans sa dernière étude, l’Insee a souligné que, même en prenant en compte les réductions de loyer, consenties par les HLM pour compenser la ponction du gouvernement, la baisse des APL expliquait la hausse en 2018 du nombre de ménages dont les revenus sont passés sous la barre du seuil de pauvreté.

Camille Bauer
Logement: nouveau coup de rabot sur les APL (Camille Bauer, L'Humanité, 15 novembre 2019)
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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 11:00

 

Chaque année, des milliers de personnes organisent pendant deux semaines des événements conviviaux et engagés pour parler de solidarité, du local à l’international.

Partout en France, une grande diversité d’acteurs s’engage au quotidien pour faire changer les choses à leur niveau : des associations, des établissements scolaires, des collectivités, des structures socio-culturelles, des citoyen-ne-s…

Une fois par an, ce grand temps de mobilisation nous permet de réfléchir ensemble pour devenir les acteurs d’un monde plus juste, solidaire et  durable.

 

Le collectif d’associations du pays de Morlaix « La Maison du Monde » s’est réuni et vous propose une série d’animations pour réfléchir et s’engager.

Dans le cadre de Festisol 2019 la Ligue des Droits de l’Homme propose deux évènements :

  • Le 18 novembre à partir de 19h30, à la MJC, en partenariat avec CCFD Terre solidaire, Citoyens Pour Le Climat, Bretagne Vivante et la MJC : Ciné-Débat « Océan 2 – La voix des invisibles »
  • Le 29 novembre à partir de 18h, en partenariat avec l’ACAT, Amnesty International et la Ville de Morlaix : Ciné Débat « Lindy Lou, jurée N°2 »

 

Dans le cadre de Festisol 2019 l’Association France Palestine invite à une rencontre avec Eléonore BRONSTEIN : 18 h – Salle du Cheval Blanc à Plourin les Morlaix.

Anthropologue politique, Eléonore BRONSTEIN, est co-fondatrice de l’ONG « De-Colonizer », un centre recherche alternatif basé à Tel-Aviv qui s’emploie à sensibiliser la société israélienne à son histoire coloniale et à la situation du peuple Palestinien par la reconnaissance de  la « Nakba » (La catastrophe) qui désigne l’expulsion de 750 000  palestiniens et la destruction de centaines de localités en 1948 pour établir l’état d’Israël.

 

Pour trouver l'ensemble du programme, cliquer sur le lien ci-dessous : 

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17 novembre 2019 7 17 /11 /novembre /2019 10:54
Oui, Monsieur le Président de la République, la précarité tue ! - Par André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme, président du groupe GDR (L'Humanité)
Oui, Monsieur le Président de la République, la précarité tue !
Vendredi, 15 Novembre, 2019 - L'Humanité

Lettre ouverte au Président de la République. Par André Chassaigne, député PCF du Puy-de-Dôme, président du groupe GDR (PCF - Gauche des DOM-TOM)

 

" C’est avec émotion que je m’adresse à vous, Monsieur le Président, avec l’espoir que vous serez sensible à cet appel. Émotion, mais aussi colère, à la suite du drame vécu par un enfant de la République dans notre France de 2019. Anas, étudiant de 22 ans à Lyon, s’est immolé aux portes d’un restaurant universitaire. Brûlé à 90 %, ce jeune homme est toujours « entre la vie et la mort ».

Vous me connaissez suffisamment, Monsieur le Président, pour savoir qu’en exprimant ma colère je ne me livre pas à quelque instrumentalisation politicienne de cette terrible tragédie. Mais vous en conviendrez, ce drame ne relève ni du fait divers, ni de la fatalité. Au-delà de raisons intimes impénétrables, il s’agit d’un cri d’alarme générationnel dont la résonance est foncièrement politique. C’est l’étudiant lui-même qui le reconnaît dans un message qu’il a posté avant son acte de désespoir. C’est la dégradation de ses conditions de vie et sa situation de jeune précaire qui l’ont plongé dans l’abîme. Et c’est explicitement qu’il souligne la responsabilité du gouvernement et de tous ceux qui nous ont engagés sur la voie de la régression sociale.

Vous devez entendre cette parole, Monsieur le Président. L’appel à la dignité et à la solidarité lancé par notre jeunesse mérite mieux que votre aveuglement. Votre silence inexplicable pendant près d’une semaine pourrait être interprété comme une marque d’indifférence. A moins que ce ne soit, pour reprendre Albert Camus dans « l’Homme révolté , « la sécrétion en vase clos d’une impuissance prolongée » ? Au cœur du mouvement des « gilets jaunes », n’aviez-vous pas déclaré ne pas sentir « une colère profonde » dans le pays ?

La jeunesse est l’une des principales victimes de la violence sociale de votre politique. En témoigne votre décision, à peine arrivé au pouvoir, de baisser l’aide personnalisée au logement de 5 euros par mois (soit 60 euros par an, ce qui n’est pas rien pour un étudiant !). Parallèlement, vous avez également marqué l’ouverture de votre quinquennat par la suppression de l’ISF : une suppression à la fois symbolique et symptomatique. Symbolique, elle a été le péché originel de votre présidence, qui a fait de vous « le président des riches ». Symptomatique, elle a éclairé votre conception de l’équité et de la solidarité nationale, au détriment de nos jeunes concitoyens qui en payent le prix fort.

À défaut de « ruissellement », votre politique en faveur des plus riches a produit des résultats implacables pour les plus vulnérables : les jeunes pauvres et précaires sont de plus en plus nombreux, y compris parmi les étudiants, avec pour eux de lourdes conséquences et des injustices intolérables dans la continuation de leurs études. Concrètement, l’appauvrissement des conditions de vie des étudiants et la multiplication des emplois précaires de jeunes pèsent lourdement sur leur capacité à payer leurs factures, leur loyer et leurs besoins élémentaires.

Une dégradation des conditions de vie qui n’affecte pas que les plus jeunes : nos anciens, eux aussi, sont frappés de plein fouet par la cherté de la vie et la baisse continue de leur retraite.

Je le redis, Monsieur le Président, vous devez entendre cette réalité. Et il n’est pas trop tard ! Rappelons-nous qu’en Tunisie, l’immolation de Mohammed Bouazizi, qui avait préféré « mourir plutôt que vivre dans la misère », fut l’événement catalyseur du soulèvement populaire qui a fait chuter le régime de Ben Ali. Aujourd’hui, partout dans le monde, du Chili au Liban, les peuples s’élèvent contre l’injustice et les inégalités sociales produites par les politiques néolibérales menées par des élites coupées des réalités.

En France, le mouvement des gilets jaunes n’est pas éteint : ses racines profondes sont toujours au cœur de votre action. Cette histoire n’est pas terminée. Elle est toujours vivante et anime les forces vives de notre nation qui en appellent aujourd’hui au retour de nos valeurs fondamentales de justice et d’égalité.

Monsieur le Président, écoutez notre peuple, changez de politique avant qu’il ne soit trop tard… ou l’Histoire vous jugera coupable de non-assistance à peuple en danger.

Je vous prie de croire, Monsieur le Président, en l’expression de mes sentiments les meilleurs."

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